Édition française · Hady as-Sârî

Fath al-Bârî

Commentaire du Sahîh d’al-Bukhârî

هدي الساري مقدمة فتح الباري

À propos de cette édition

Traduction française intégrale de Fath al-Bârî (Hady as-Sârî — l’introduction), d’Ibn Hajar al-ʿAsqalânî (m. 852 H / 1449), d’après l’édition de Bûlâq (al-Matbaʿa al-Kubrâ al-Amîriyya, Le Caire, 1301 H). Hady as-Sârî est l’introduction qu’Ibn Hajar a placée en tête de son commentaire : dix chapitres sur le Sahîh d’al-Bukhârî — les raisons de sa composition, son objet, la répétition et l’abrègement des hadiths, les hadiths sans chaîne complète, un glossaire des mots rares, les noms qui se ressemblent, les noms ambigus, les hadiths critiqués par ad-Dâraqutnî et d’autres, les rapporteurs mis en cause, et le compte des hadiths.

Le texte arabe est la saisie numérique de la réimpression de Dâr Ihyâ’ at-Turâth al-ʿArabî (Beyrouth, 1988) de l’édition de Bûlâq de 1301 H, dont elle reproduit la page de titre, publiée par le corpus OpenITI (fichier source). La préface moderne de l’éditeur de 1988 n’est pas reprise. Il est reproduit sans retouche ; seuls le balisage de la saisie et des chiffres d’appel de note orphelins ont été retirés. Aucune note ni correction d’éditeur moderne n’y figure.

Les 60 notes du correcteur de l’édition de Bûlâq sont traduites et regroupées en fin de volume.

Dans les notices de rapporteurs, les sigles arabes indiquent les recueils où chacun est cité : خ al-Bukhârî, م Muslim, د Abû Dâwûd, ت at-Tirmidhî, س an-Nasâ’î, ق Ibn Mâja, ع les six recueils.

Les passages où le texte arabe imprimé ou saisi est incertain sont encadrés en rouge, avec la mention « Passage douteux » ; leur liste figure en fin de volume.

La traduction a été réalisée par IA (Claude), segment par segment, avec un contrôle automatique de l’alignement : chaque titre, paragraphe et note du français correspond à ceux du texte arabe. Elle n’a pas fait l’objet d’une relecture humaine.

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Sommaire — Hady as-Sârî

(Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux) Le shaykh, l'imam, le savant, le très savant, le maître voué au Seigneur (rabbânî), la preuve de l'islam, celui vers qui voyagent les étudiants, le pilier des traditionnistes, l'ornement des assemblées, l'unique de son époque et le sans-pareil de son temps, le revivificateur de la Sunna éclatante, le pourfendeur des gens des innovations et des passions, l'astre perçant (ash-shihâb ath-thâqib), Abû l-Fadl Ahmad ibn ʿAlî ibn Muhammad ibn Muhammad ibn ʿAlî al-ʿAsqalânî, connu sous le nom d'Ibn Hajar, a dit — qu'Allah le récompense par le Paradis, de par Sa grâce et Sa générosité, amen — * Louange à Allah qui a ouvert les poitrines des gens de l'islam à la Sunna, si bien qu'elles se sont soumises pour la suivre et se sont réjouies de l'entendre, et qui a fait mourir par l'innovation les âmes des gens de la tyrannie, après qu'elles se furent obstinées dans leur querelle et eurent dépassé toute mesure dans leur innovation. Et je témoigne qu'il n'y a de divinité qu'Allah, Seul, sans associé, Celui qui connaît la soumission des cœurs et leur refus, qui voit ce que recèlent les cœurs, qu'ils soient divisés ou unis. Et je témoigne que Muhammad est Son serviteur et Son Envoyé, par la vérité duquel la parole du faux a été abaissée après s'être élevée, et par l'envoi duquel les lumières de la guidance ont été reliées et leur preuve est apparue après avoir été interrompue — (paix et bénédictions sur lui), aussi longtemps que demeureront le ciel et la terre, l'un dans son élévation et l'autre dans son étendue —, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons, qui ont brisé les armées des rebelles et ouvert les forteresses de leurs citadelles, qui ont quitté, par amour pour celui qui les appelait à Allah, leurs désirs et leurs patries et n'y sont pas revenus après leur avoir fait leurs adieux, et qui ont préservé pour leurs suiveurs ses paroles, ses actes et ses états, si bien que, grâce à eux, les nobles traditions (sunan) ont été mises à l'abri de la perte.

(Cela dit) La chose la plus digne à laquelle on consacre les jours précieux, et la plus haute de celles que l'on distingue par un surcroît d'attention, est l'étude des sciences de la Loi reçues de la meilleure des créatures. Nul homme sensé ne doute que leur pivot est le Livre d'Allah, que l'on suit, et la Sunna de Son Prophète élu, et que le reste des sciences sont soit des instruments pour les comprendre — et ce sont alors l'objet perdu que l'on recherche —, soit étrangères à eux — et ce sont alors les sciences nuisibles, qu'il faut vaincre. Or, j'ai vu l'imam Abû ʿAbd Allâh al-Bukhârî, dans son Jâmiʿ as-Sahîh, s'appliquer à puiser à leurs lumières resplendissantes, par exposé et par déduction, et s'abreuver à leurs sources désaltérantes, en y puisant et en y tirant avec ardeur ; et il a reçu, grâce à la pureté de son intention, la félicité dans ce qu'il a compilé, au point que l'opposant comme le partisan se sont rendus à lui et que sa parole en matière d'authentification a été accueillie avec soumission par celui qui le suit comme par celui qui s'écarte de lui. J'ai donc demandé à Allah le Très-Haut de m'inspirer le bon choix quant à y joindre des fragments qui en expliquent les bénéfices, en éclaircissent les intentions et dévoilent son dessein dans la fixation de ses singularités et la capture de ses traits épars, et de faire précéder tout cela d'une introduction exposant ses règles et parant ses joyaux, complète et concise, sans prolixité mais au-dessus de l'insuffisance, d'accès aisé, qui ouvre ce qui est fermé, aplanit les difficultés et dilate les poitrines.

Passage douteuxImprimé « بتدقيقه بين فيها », tournure incohérente ; « بين » semble superflu ou altéré, lu « انفرد بتدقيقه فيها عن نظرائه » : « par la finesse desquels il s'est singularisé parmi ses pairs ». Texte arabe imprimé : انفرد بتدقيقه بين فيها عن نظرائه Imprimé « لأنه ومناقبه », dépourvu de sens ici ; probablement « لأخباره ومناقبه » : « ses nouvelles et ses mérites ». Texte arabe imprimé : جامعة لمآثره لأنه ومناقبه

Le propos s'y limitera, si Allah le Très-Haut le veut, à dix sections. La première : l'exposé du motif qui l'a poussé à composer ce livre. La deuxième : l'exposé de son objet, la révélation de son dessein, l'examen précis de ses conditions et l'établissement du fait qu'il est parmi les livres les plus authentiques composés sur le hadith prophétique ; s'y rattache l'examen de ses titres de chapitres, admirables de portée et inégalables de modèle, par la finesse desquels il s'est singularisé parmi ses pairs et par la rigueur desquels il s'est rendu célèbre parmi ses semblables. (La troisième) : l'exposé de la sagesse de son découpage du hadith et de son abrègement, et de l'intérêt de sa reprise du hadith et de sa répétition. (La quatrième) : l'exposé de la raison pour laquelle il rapporte les hadiths muʿallaq (sans chaîne complète) et les traditions mawqûf (s'arrêtant au Compagnon), alors qu'ils s'écartent de l'objet premier du livre ; j'y ai joint l'énumération des hadiths marfûʿ (remontant au Prophète) muʿallaq et l'indication, de manière abrégée, de ceux qui les ont rapportés avec une chaîne complète (mawsûl). (La cinquième) : la fixation des mots rares (gharîb) qui figurent dans ses textes, classés selon l'ordre de l'alphabet, dans l'expression la plus concise et l'indication la plus nette, afin d'en faciliter la consultation et d'en alléger la répétition. (La sixième) : la fixation des noms difficiles qui s'y trouvent, ainsi que des kunya et des nisba ; ils sont de deux sortes : la première, les noms qui s'écrivent de même et se prononcent différemment (al-mu'talif wa-l-mukhtalif) qui s'y trouvent, lorsqu'ils entrent sous une règle générale, afin d'en faciliter la consultation et d'en alléger la répétition, ce qui sort de cela étant mentionné dans le commentaire lui-même ; la seconde, les noms uniques. (La septième) : la présentation de ses maîtres dont il a omis la filiation, lorsque celle-ci est souvent partagée, comme Muhammad, et non de celui dont le nom est rarement partagé, comme Musaddad ; on y trouve aussi l'examen de tous les rapporteurs non précisés (muhmal) et anonymes (mubham) qui s'y trouvent, selon l'ordre du livre, de manière abrégée. (La huitième) : l'énumération des hadiths que lui ont reprochés le hâfiz de son époque, Abû l-Hasan ad-Dâraqutnî, et d'autres critiques, avec la réponse à leur sujet, hadith par hadith, et la démonstration qu'il n'y a rien parmi eux qui porte atteinte à sa condition telle que nous l'avons établie. (La neuvième) : l'énumération des noms de tous ceux de ses rapporteurs qui ont été critiqués, selon l'ordre des lettres, avec la réponse à cette critique de manière équitable et juste, et la justification de l'auteur d'avoir rapporté de certains d'entre eux pour lesquels l'aspect de la critique est le plus fort : soit parce qu'il a évité ce pour quoi le rapporteur a été critiqué, soit parce qu'il a rapporté ce en quoi un plus solide que lui l'a corroboré, soit pour d'autres raisons. (La dixième) : l'énumération de la table de son livre susmentionné, chapitre par chapitre, avec le nombre de hadiths contenus dans chaque chapitre, ce qui fait apparaître le nombre de ses hadiths répétitions comprises ; je l'ai rapportée à la suite du shaykh de l'islam Abû Zakariyyâ an-Nawawî (qu'Allah l'agrée), pour en tirer bénédiction, puis j'y ai ajouté la pertinence de cela, d'après ce que j'ai appris du shaykh de l'islam Abû Hafs al-Bulqînî (qu'Allah l'agrée) ; puis je l'ai fait suivre de l'énumération des noms des Compagnons que contient son livre, classés selon les lettres, avec le décompte des hadiths que chacun d'eux a chez lui, ce qui fait apparaître avec exactitude ce que contient son livre sans répétition. Puis j'ai clos cette introduction par une biographie dévoilant ses particularités et ses mérites, réunissant ses hauts faits, ses nouvelles et ses mérites, afin que sa mention soit la perle centrale de son collier et le cœur musqué de sa clôture.

Passage douteuxUn mot semble manquer avant « أو معناه » ; lu « إلا أن يتغاير لفظه أو معناه » : « à moins que sa formulation ou son sens ne diffère ». Texte arabe imprimé : الا أن يتغاير أو معناه

Lorsque ces sections seront rédigées et ces fondements établis, j'entamerai le commentaire du livre en demandant l'aide de Celui qui ouvre et qui donne sans compter. Je citerai, si Allah le veut, d'abord le chapitre et son hadith, puis je mentionnerai le lien de pertinence entre les deux s'il est caché ; puis, deuxièmement, je dégagerai de ce hadith ce qui s'y rattache comme objet valable parmi les bénéfices relatifs au texte et à la chaîne de transmission : compléments, ajouts (ziyâda), éclaircissement de ce qui est obscur, déclaration explicite d'audition de la part d'un rapporteur pratiquant le tadlîs (dissimulation), et corroboration (mutâbaʿa) de celui qui a entendu d'un maître avant que celui-ci ne devienne confus — tirant tout cela des grands recueils : musnad, jâmiʿ, mustakhraj, fascicules et recueils de bénéfices (fawâ'id), à condition que ce que j'en rapporte soit authentique (sahîh) ou bon (hasan) ; troisièmement, je relierai ce qui est interrompu parmi ses hadiths muʿallaq et mawqûf, et c'est là que se réuniront les surcroîts de bénéfices et que s'ordonneront les joyaux épars ; quatrièmement, je fixerai ce qui est difficile dans tout ce qui précède, noms et qualificatifs, en éclaircissant le sens des mots du lexique et en signalant les subtilités rhétoriques et autres choses semblables ; cinquièmement, je rapporterai ce que j'ai appris des propos des imams, de ce qu'ils ont déduit de ce récit en fait de statuts juridiques, d'exhortations au renoncement et de règles de bienséance à observer, en me limitant à l'avis prépondérant et en recherchant ce qui est clair plutôt que ce qui est hermétique dans ces voies, tout en m'attachant à concilier ce qui semble en apparence contredire un autre texte, et à indiquer expressément l'abrogé avec ce qui l'abroge (naskh, abrogation), le général avec ce qui le particularise (ʿâmm / khâss, général / particulier), l'absolu avec ce qui le restreint, l'ambigu avec ce qui l'explicite et l'apparent avec ce qui l'interprète, et en signalant des subtilités des règles des fondements du droit, des fragments de bénéfices de la langue arabe et un choix de divergences entre les écoles, selon ce qui m'est parvenu des propos des imams et ce que ma compréhension a pu embrasser des objectifs importants. J'observerai cette méthode, si Allah le Très-Haut le veut, dans chaque chapitre. Si le texte [du hadith] est répété dans un chapitre précis autre qu'un chapitre précédent, je signalerai la sagesse de la répétition sans le reprendre, à moins que sa formulation ou son sens ne diffère, auquel cas je signalerai uniquement le passage divergent. S'il est répété dans un autre chapitre, je me limiterai, après la première occurrence, à la pertinence, en expliquant ce qui n'a pas encore été mentionné et en indiquant l'endroit où le propos a déjà été développé. Si l'argument n'apparaît dans le chapitre précédent que de manière lointaine, je modifierai cette convention en me limitant, dans le premier, à la pertinence et, dans le second, à l'exposé des formulations successives, en veillant en tout cela à l'intérêt de la concision, loin du verbiage et de la prolixité. C'est à Allah que je demande de me faire la grâce de Son aide pour l'achever, par Sa générosité et Sa faveur, de me guider, avec Sa permission, vers la vérité dans ce qui a fait l'objet de divergence, de m'accorder une ample récompense dans la Demeure dernière pour m'être consacré aux traditions de Son Prophète, et de répandre sur moi et sur quiconque le consulte, le lit ou le copie des bienfaits abondants et ininterrompus. Il est certes Celui qui entend et qui exauce.

Introduction

Première section : exposé du motif qui a poussé Abû ʿAbd Allâh al-Bukhârî à composer son Jâmiʿ as-Sahîh, et exposé de la pureté de son intention en cela

Passage douteuxImprimé « أبو عمر وعبد الرحمن بن عمر والأوزاعي » ; lecture probable Abû ʿAmr ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAmr al-Awzâʿî (le و de عمرو détaché). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وأبو عمر وعبد الرحمن بن عمر والأوزاعي بالشام

(Sache) — qu'Allah m'instruise ainsi que toi — que les traditions du Prophète (paix et bénédictions sur lui) n'étaient pas, à l'époque de ses Compagnons et des plus grands de leurs Suivants, consignées dans des recueils ni classées, et ce pour deux raisons. La première : au début, il leur avait été interdit de le faire, comme cela est établi dans le Sahîh de Muslim, de crainte qu'une partie de cela ne se mêle au Coran sublime * La seconde : l'étendue de leur mémoire et la fluidité de leurs esprits, et le fait que la plupart d'entre eux ne savaient pas écrire. Puis, à la fin de l'époque des Suivants, apparurent la consignation des traditions et le classement des récits par chapitres, lorsque les savants se furent dispersés dans les contrées et que se multiplièrent les innovations des Kharijites, des Râfidites et des négateurs du décret divin. Les premiers à réunir cela furent ar-Rabîʿ ibn Subayh, Saʿîd ibn Abî ʿArûba et d'autres ; ils composaient chaque chapitre séparément, jusqu'à ce que les grands de la troisième génération se lèvent et consignent les statuts juridiques. L'imam Mâlik composa alors le Muwatta', où il rechercha les hadiths solides des gens du Hijaz, qu'il mêla aux paroles des Compagnons et aux avis juridiques des Suivants et de ceux qui vinrent après eux ; Abû Muhammad ʿAbd al-Malik ibn ʿAbd al-ʿAzîz ibn Jurayj composa à La Mecque, Abû ʿUmar wa-ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿUmar wa-l-Awzâʿî en Syrie, Abû ʿAbd Allâh Sufyân ibn Saʿîd ath-Thawrî à Koufa et Abû Salama Hammâd ibn Salama ibn Dînâr à Bassora. Puis beaucoup de gens de leur époque les suivirent, tissant sur leur métier, jusqu'à ce que certains imams parmi eux jugent bon de consacrer un ouvrage au seul hadith du Prophète (paix et bénédictions sur lui), et ce au tournant de l'an 200 : ʿUbayd Allâh ibn Mûsâ al-ʿAbsî al-Kûfî composa un musnad, Musaddad ibn Musarhad al-Basrî composa un musnad, Asad ibn Mûsâ al-Umawî composa un musnad et Nuʿaym ibn Hammâd al-Khuzâʿî, établi en Égypte, composa un musnad. Puis les imams suivirent ensuite leurs traces, et rares furent les imams parmi les hâfiz qui ne classèrent pas leurs hadiths selon les musnad, tels l'imam Ahmad ibn Hanbal, Ishâq ibn Râhawayh, ʿUthmân ibn Abî Shayba et d'autres parmi les éminents ; certains les classèrent à la fois selon les chapitres et selon les musnad, comme Abû Bakr ibn Abî Shayba.

Lorsqu'al-Bukhârî (qu'Allah l'agrée) vit ces ouvrages, qu'il les rapporta, en respira le parfum et en contempla le visage, il trouva que, par leur conception même, ils réunissaient ce qui relève de l'authentique et du bon, et que beaucoup d'entre eux comportaient du faible, si bien qu'on ne pouvait dire de leur maigre qu'il était gras. Cela suscita sa détermination à réunir le hadith authentique dont nul homme digne de confiance ne doute. Ce qui renforça sa résolution en cela fut ce qu'il entendit de son maître, le commandeur des croyants dans le hadith et le droit, Ishâq ibn Ibrâhîm al-Hanzalî, connu sous le nom d'Ibn Râhawayh. Cela figure dans ce dont nous a informés Abû l-ʿAbbâs Ahmad ibn ʿUmar al-Lu'lu'î, d'après le hâfiz Abû l-Hajjâj al-Mizzî : Yûsuf ibn Yaʿqûb nous a informés : Abû l-Yumn al-Kindî nous a informés : Abû Mansûr al-Qazzâz nous a informés : le hâfiz Abû Bakr al-Khatîb nous a informés : Muhammad ibn Ahmad ibn Yaʿqûb m'a informé : Muhammad ibn Nuʿaym nous a informés : j'ai entendu Khalaf ibn Muhammad al-Bukhârî dire, dans cette ville : j'ai entendu Ibrâhîm ibn Maʿqil an-Nasafî dire : Abû ʿAbd Allâh Muhammad ibn Ismâʿîl al-Bukhârî a dit : « Nous étions chez Ishâq ibn Râhawayh, et il dit : “Si seulement vous réunissiez un livre abrégé de la Sunna authentique de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) !” » Il a dit : « Cela tomba dans mon cœur, et je me mis à réunir le Jâmiʿ as-Sahîh. »

Passage douteuxImprimé « محمود » ; lecture probable Muhammad : le nom connu d'al-ʿUqaylî est Abû Jaʿfar Muhammad ibn ʿAmr. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : أبو جعفر محمود بن عمرو العقيلي

Nous avons rapporté, par une chaîne de transmission établie, d'après Muhammad ibn Sulaymân ibn Fâris, qui a dit : j'ai entendu al-Bukhârî dire : « J'ai vu le Prophète (paix et bénédictions sur lui), et c'était comme si je me tenais devant lui, un éventail à la main, avec lequel je chassais ce qui l'importunait. J'interrogeai alors un interprète des songes, qui me dit : “Tu chasses de lui le mensonge.” C'est cela qui m'a poussé à produire le Jâmiʿ as-Sahîh. » Le hâfiz Abû Dharr al-Harawî a dit : j'ai entendu Abû l-Haytham Muhammad ibn Makkî al-Kushmîhanî dire : j'ai entendu Muhammad ibn Yûsuf al-Firabrî dire : al-Bukhârî a dit : « Je n'ai pas écrit un seul hadith dans le livre du Sahîh sans avoir fait auparavant le grand lavage (ghusl) et prié deux unités de prière. » Abû ʿAlî al-Ghassânî a dit : il est rapporté de lui qu'il a dit : « J'ai extrait le Sahîh de six cent mille hadiths. » Al-Ismâʿîlî a rapporté de lui qu'il a dit : « Je n'ai rapporté dans ce livre que de l'authentique, et ce que j'ai laissé de l'authentique est plus nombreux. » Al-Ismâʿîlî a dit : « Car s'il avait rapporté tout ce qui était authentique chez lui, il aurait réuni dans un même chapitre les hadiths d'un groupe de Compagnons et aurait mentionné la voie de chacun d'eux lorsqu'elle était authentique, et cela serait devenu un livre très volumineux. » Abû Ahmad ibn ʿAdî a dit : j'ai entendu al-Hasan ibn al-Husayn al-Bazzâr dire : j'ai entendu Ibrâhîm ibn Maʿqil an-Nasafî dire : j'ai entendu al-Bukhârî dire : « Je n'ai fait entrer dans mon livre al-Jâmiʿ que ce qui est authentique, et j'ai laissé de l'authentique afin qu'il ne soit pas trop long. » Al-Firabrî a dit aussi : j'ai entendu Muhammad ibn Abî Hâtim al-Bukhârî, le copiste, dire : « J'ai vu en songe Muhammad ibn Ismâʿîl al-Bukhârî marcher derrière le Prophète (paix et bénédictions sur lui), tandis que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) marchait ; chaque fois que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) levait le pied, al-Bukhârî posait son pied à cet endroit même. » Le hâfiz Abû Ahmad ibn ʿAdî a dit : j'ai entendu al-Firabrî dire : j'ai entendu Najm ibn Fudayl — qui était parmi les gens de compréhension — dire… et il mentionna un songe semblable à celui-ci, qu'il avait vu lui aussi. Abû Jaʿfar Mahmûd ibn ʿAmr al-ʿUqaylî a dit : « Lorsqu'al-Bukhârî composa le livre du Sahîh, il le présenta à Ahmad ibn Hanbal, Yahyâ ibn Maʿîn, ʿAlî ibn al-Madînî et d'autres ; ils le trouvèrent bon et attestèrent son authenticité, sauf pour quatre hadiths. » Al-ʿUqaylî a dit : « Et l'avis qui prévaut à leur sujet est celui d'al-Bukhârî : ils sont authentiques. »

Deuxième section : exposé de son objet et mise au jour de son intention

Passage douteuxImprimé « عبد الرحيم » ; lecture probable ʿAbd ibn Ahmad (nom connu d'Abû Dharr al-Harawî). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : أبو ذر عبد الرحيم بن أحمد الهروي Imprimé « الكشمهيني » (lettres interverties) ; lecture probable al-Kushmîhanî (Abû l-Haytham al-Kushmîhanî). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : ورواية أبي الهيثم الكشمهيني

Il est établi qu'il s'y est astreint à l'authenticité et qu'il n'y rapporte que des hadiths authentiques : tel est le fondement de son objet. Cela se déduit du nom qu'il lui a donné : « Le recueil authentique, muni de chaînes de transmission, des hadiths de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui), de ses traditions et de ses jours » (al-Jâmiʿ as-sahîh al-musnad), ainsi que de ce que nous avons rapporté de lui, transmis explicitement par les imams d'après lui. Puis il jugea bon de ne pas le priver des enseignements juridiques et des subtilités de sagesse : il tira donc, par sa compréhension, de nombreux sens des textes des hadiths, qu'il répartit dans les chapitres du livre selon leurs affinités ; il y accorda un soin particulier aux versets porteurs de statuts légaux, dont il dégagea des indications remarquables, et il emprunta, pour faire allusion à leur exégèse, des voies larges. Le shaykh Muhyî d-Dîn (qu'Allah fasse profiter de lui) a dit : « Le but d'al-Bukhârî n'est pas de se limiter aux seuls hadiths ; il veut plutôt en tirer des déductions et argumenter en faveur des chapitres qu'il a voulus. C'est pour cette raison qu'il a laissé beaucoup de chapitres sans la chaîne de transmission du hadith, se contentant d'y dire : “Il y a à ce sujet un hadith d'Untel d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui)”, ou quelque chose de semblable. Parfois il mentionne le texte du hadith sans chaîne, parfois il le rapporte de façon muʿallaq (sans chaîne complète). Il n'agit ainsi que parce qu'il a voulu argumenter en faveur de la question pour laquelle il a intitulé le chapitre, et il a fait allusion au hadith parce qu'il est connu ; il peut s'agir d'un hadith déjà cité, parfois même peu auparavant. Dans beaucoup de ses chapitres figurent de nombreux hadiths ; certains ne contiennent qu'un seul hadith, d'autres un verset du Livre d'Allah, et d'autres ne contiennent absolument rien. » Certains ont prétendu qu'il l'a fait délibérément, son but étant de montrer qu'aucun hadith répondant à sa condition ne s'était avéré authentique, selon lui, sur le sens qu'il avait donné pour titre au chapitre. De là vient que certains copistes du livre ont joint un chapitre où aucun hadith n'est mentionné à un hadith au-dessus duquel aucun chapitre n'est mentionné, si bien que le lecteur a eu du mal à le comprendre. La cause en a été éclaircie par l'imam Abû l-Walîd al-Bâjî le Malikite, dans l'introduction de son livre sur les noms des rapporteurs d'al-Bukhârî. Il a dit : « Le hâfiz Abû Dharr ʿAbd ar-Rahîm ibn Ahmad al-Harawî m'a informé ; il a dit : le hâfiz Abû Ishâq Ibrâhîm ibn Ahmad al-Mustamlî nous a rapporté ; il a dit : “J'ai copié le livre d'al-Bukhârî sur son original, qui se trouvait chez son compagnon Muhammad ibn Yûsuf al-Firabrî. J'y ai vu des choses inachevées et des choses laissées en blanc, parmi lesquelles des titres de chapitres après lesquels il n'avait rien consigné, et des hadiths auxquels il n'avait pas donné de titre ; nous avons alors joint certains de ces éléments à d'autres.” » Abû l-Walîd al-Bâjî a dit : « Ce qui montre la justesse de ce propos, c'est que la version d'Abû Ishâq al-Mustamlî, celle d'Abû Muhammad as-Sarakhsî, celle d'Abû l-Haytham al-Kushmahînî et celle d'Abû Zayd al-Marwazî diffèrent quant à l'ordre, certains éléments étant placés avant ou après, alors qu'ils ont copié sur un seul et même original. Cela tient seulement à ce que chacun d'eux a estimé, pour ce qui figurait dans une marge ou sur un feuillet ajouté, que cela relevait de tel endroit, et l'y a joint. Ce qui le montre, c'est que tu trouves deux titres de chapitres, voire davantage, à la suite, sans hadiths entre eux. » Al-Bâjî a dit : « Je n'ai rapporté ceci ici qu'en raison du souci qu'ont les gens de notre pays de chercher un sens qui concilie le titre du chapitre et le hadith qui le suit, et des interprétations forcées et inadmissibles qu'ils s'imposent à cet effet. » (Fin.)

Passage douteuxImprimé للجعة, mot sans sens ici, probablement للحجة : « apte à servir d'argument ». Texte arabe imprimé : مع صلاحيته للجعة كتبه في الباب Imprimé بما, probablement مما : « fait partie de ce dont on tire un certain appui ». Texte arabe imprimé : وكان بما يستأنس به ويقدمه قوم على القياس

(Je dis) C'est là une bonne règle, à laquelle on recourt lorsqu'il est difficile de trouver comment concilier le titre du chapitre et le hadith ; ce sont des endroits très peu nombreux, qui apparaîtront, comme on le verra si Allah le Très-Haut le veut. Puis il m'est apparu qu'al-Bukhârî, malgré cela, procède de plusieurs manières dans les titres de chapitres qu'il donne. S'il trouve un hadith qui convient à ce chapitre, fût-ce de façon cachée, et qui répond à sa condition, il l'y rapporte avec la formule qu'il a adoptée comme convention pour l'objet de son livre, à savoir « nous a rapporté » (haddathanâ) et ce qui en tient lieu, ainsi que la transmission par « d'après » (al-ʿanʿana) aux conditions qu'il lui fixe. S'il n'y trouve qu'un hadith ne répondant pas à sa condition, bien qu'il soit apte à servir d'argument, il l'écrit dans le chapitre sous une formule différente de celle par laquelle il présente ce qui répond à sa condition ; de là vient qu'il rapporte des hadiths muʿallaq (taʿâlîq), comme on le verra dans la section sur le statut du taʿlîq. Et s'il n'y trouve aucun hadith authentique, ni selon sa condition ni selon celle d'un autre, mais que ce hadith fait partie de ce dont on tire un certain appui et que certains font passer avant l'analogie (qiyâs), il emploie la lettre ou le sens de ce hadith comme titre de chapitre, puis il rapporte à ce sujet soit un verset du Livre d'Allah qui en témoigne, soit un hadith qui appuie la portée générale de ce qu'indique ce récit. Sur cette base, les hadiths qui s'y trouvent se répartissent en trois catégories ; le détail en sera exposé, si Allah le Très-Haut le veut.

Commençons à présent à établir avec précision sa condition dans ce livre et à démontrer qu'il est le plus authentique des ouvrages composés sur le hadith prophétique. Le hâfiz Abû l-Fadl ibn Tâhir a dit, dans ce que j'ai lu auprès de l'homme digne de confiance Abû l-Faraj ibn Hammâd, à savoir que Yûnus ibn Ibrâhîm ibn ʿAbd al-Qawî l'a informé, d'après Abû l-Hasan ibn al-Muqayyir, d'après Abû l-Muʿammar al-Mubârak ibn Ahmad, d'après lui : « La condition d'al-Bukhârî est de rapporter le hadith dont les transmetteurs sont unanimement reconnus dignes de confiance jusqu'au Compagnon célèbre, sans divergence entre les rapporteurs dignes de confiance et solides, et dont la chaîne de transmission est continue, non interrompue. Si le Compagnon a deux rapporteurs ou plus, c'est bien ; et s'il n'en a qu'un seul et que la voie qui mène à lui est authentique, cela suffit. » (Il a dit) « Quant à ce qu'a prétendu al-Hâkim Abû ʿAbd Allâh, à savoir que la condition d'al-Bukhârî et de Muslim est que le Compagnon ait deux rapporteurs ou plus, puis que le Successeur (tâbiʿî) célèbre ait deux rapporteurs dignes de confiance, et ainsi de suite jusqu'à la fin de son propos, cela est réfuté par le fait qu'ils ont tous deux rapporté les hadiths d'un groupe de Compagnons qui n'ont qu'un seul rapporteur. » (Fin.) La condition mentionnée par al-Hâkim, bien qu'elle soit réfutée pour certains des Compagnons dont il a rapporté les hadiths, est néanmoins valable pour ceux qui viennent après eux : il n'y a jamais dans le livre de hadith principal (asl) transmis par quelqu'un qui n'a qu'un seul rapporteur.

Le hâfiz Abû Bakr al-Hâzimî (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Ce qu'a dit al-Hâkim est le propos de quelqu'un qui n'a pas plongé à fond dans les recoins cachés du Sahîh ; s'il avait examiné le livre comme il se doit, il y aurait trouvé quantité d'éléments qui réfutent sa prétention. » Puis il a dit, en substance : « La condition du Sahîh est que sa chaîne soit continue et que son rapporteur soit musulman, véridique, ni pratiquant le tadlîs (dissimulation d'une faille dans la chaîne) ni atteint de confusion (mukhtalit), doté des qualités de probité (ʿadâla), rigoureux dans sa mémorisation (dâbit), soigneux, à l'esprit sain, rarement sujet à l'erreur, de croyance saine. » Il a dit : « La méthode de celui qui rapporte l'authentique consiste à examiner l'état du rapporteur probe par rapport à ses maîtres probes : chez certains, son hadith est authentique et établi, chez d'autres, son hadith est entaché. » Il a dit : « C'est là un domaine obscur, et la voie pour l'éclaircir est de connaître les classes (tabaqât) des rapporteurs qui transmettent d'après le rapporteur de base, ainsi que les degrés de leur saisie. Éclaircissons cela par un exemple : sache que les disciples d'az-Zuhrî, par exemple, se répartissent en cinq classes, chacune ayant un avantage sur celle qui la suit. Ceux de la première classe représentent le summum de l'authenticité, et c'est elle que vise al-Bukhârî. La deuxième classe a partagé avec la première la solidité, sauf que la première a réuni la mémorisation et la précision à une longue fréquentation d'az-Zuhrî, au point que certains d'entre eux l'accompagnaient en voyage et ne le quittaient pas lorsqu'il était chez lui, tandis que la deuxième classe n'a fréquenté az-Zuhrî que peu de temps, si bien qu'elle n'a pas pratiqué assidûment son hadith ; ils étaient donc, pour la précision, en deçà de la première, et ce sont eux qui répondent à la condition de Muslim. » Puis il a donné pour exemples de la première classe Yûnus ibn Yazîd et ʿUqayl ibn Khâlid, tous deux d'Ayla, Mâlik ibn Anas, Sufyân ibn ʿUyayna et Shuʿayb ibn Abî Hamza ; et de la deuxième al-Awzâʿî, al-Layth ibn Saʿd, ʿAbd ar-Rahmân ibn Khâlid ibn Musâfir et Ibn Abî Dhi'b. Il a dit : « La troisième classe comprend par exemple Jaʿfar ibn Burqân, Sufyân ibn Husayn et Ishâq ibn Yahyâ al-Kalbî ; la quatrième, par exemple Zamʿa ibn Sâlih, Muʿâwiya ibn Yahyâ as-Sadafî et al-Muthannâ ibn as-Sabbâh ; la cinquième, par exemple ʿAbd al-Quddûs ibn Habîb, al-Hakam ibn ʿAbd Allâh al-Aylî et Muhammad ibn Saʿîd al-Maslûb. La première classe répond à la condition d'al-Bukhârî ; il lui arrive de rapporter, du hadith des gens de la deuxième classe, ce sur quoi il s'appuie, sans exhaustivité. Quant à Muslim, il rapporte les hadiths des deux classes de façon exhaustive, et il rapporte les hadiths des gens de la troisième classe de la manière dont al-Bukhârî procède pour la deuxième. Quant à la quatrième et à la cinquième, ni l'un ni l'autre ne s'y arrêtent. » (Je dis) Le plus souvent, al-Bukhârî rapporte le hadith de la deuxième classe de façon muʿallaq, et il lui arrive aussi de rapporter un peu du hadith de la troisième classe de façon muʿallaq. L'exemple que nous avons cité concerne les rapporteurs prolifiques ; on mesurera sur ce modèle les disciples de Nâfiʿ, ceux d'al-Aʿmash, ceux de Qatâda et d'autres. Quant aux rapporteurs peu prolifiques, les deux maîtres se sont fondés, pour rapporter leurs hadiths, sur la fiabilité, la probité et la rareté des erreurs ; mais certains d'entre eux inspiraient une forte confiance, et ils ont alors rapporté ce qu'ils étaient seuls à transmettre, comme Yahyâ ibn Saʿîd al-Ansârî ; d'autres n'inspiraient pas une confiance aussi forte, et ils n'ont rapporté d'eux que ce que d'autres transmettaient aussi, et c'est le cas le plus fréquent.

L'imam Abû ʿAmr ibn as-Salâh a dit dans son livre sur les sciences du hadith , dans ce dont nous a informés Abû l-Hasan ibn al-Jawzî, d'après Muhammad ibn Yûsuf ash-Shâfiʿî, d'après lui, par audition : « Le premier à avoir composé un recueil d'authentique fut al-Bukhârî, Abû ʿAbd Allâh Muhammad ibn Ismâʿîl ; il fut suivi par Abû l-Husayn Muslim ibn al-Hajjâj al-Qushayrî. Muslim, bien qu'il ait reçu d'al-Bukhârî et profité de lui, partage avec al-Bukhârî un grand nombre de ses maîtres. Leurs deux livres sont les plus authentiques des livres après le Livre d'Allah, le Puissant. Quant à ce que nous avons rapporté d'ash-Shâfiʿî (qu'Allah l'agrée), qu'il a dit : “Je ne connais sur terre aucun livre de science plus juste que le livre de Mâlik” — il a dit : certains l'ont rapporté en d'autres termes, c'est-à-dire avec l'expression “plus authentique que le Muwatta'” —, il ne l'a dit qu'avant l'existence des deux livres d'al-Bukhârî et de Muslim. Ensuite, le livre d'al-Bukhârî est le plus authentique des deux livres et le plus riche en enseignements. Quant à ce que nous avons rapporté d'Abû ʿAlî al-Hâfiz an-Naysâbûrî, le maître d'al-Hâkim Abû ʿAbd Allâh al-Hâfiz, qui aurait dit : “Il n'y a pas sous la voûte du ciel de livre plus authentique que le livre de Muslim ibn al-Hajjâj”, ce propos, ainsi que celui des maîtres du Maghreb qui ont préféré le livre de Muslim à celui d'al-Bukhârî, s'il faut entendre par là que le livre de Muslim l'emporte en ce qu'il n'y est mêlé rien d'autre que l'authentique — car il n'y a dans ce livre, après son préambule, que le hadith authentique présenté à la suite, sans mélange avec ce qui se trouve dans le livre d'al-Bukhârî, dans les titres de ses chapitres, à savoir des éléments qu'il n'a pas munis d'une chaîne conforme à la description exigée pour l'authentique —, cela ne pose pas de difficulté, mais il n'en découle pas que le livre de Muslim l'emporte sur celui d'al-Bukhârî pour ce qui relève de l'authentique lui-même. Et s'il faut entendre par là que le livre de Muslim est plus authentique, cela est rejeté contre quiconque le soutient. Et Allah sait mieux. » Fin de ses propos.

Passage douteuxImprimé فبأن, probablement فبان : « par là apparaît ». Texte arabe imprimé : فبأن بذلك شفوف كتاب البخاري

Ils contiennent des points qui demandent preuves et explications. Certains imams ont en effet trouvé problématique qu'on affirme sans réserve que le livre d'al-Bukhârî est plus authentique que celui de Mâlik, alors qu'ils ont en commun l'exigence d'authenticité et l'extrême scrupule dans la vérification et la recherche de la certitude ; et le fait qu'al-Bukhârî contienne davantage de hadiths n'implique pas une supériorité dans l'authenticité. La réponse est que cela s'entend de l'exigence même d'authenticité : Mâlik ne considère pas l'interruption dans la chaîne de transmission comme un défaut, c'est pourquoi il rapporte, dans l'objet même de son livre, des hadiths mursal (où le Successeur remonte directement au Prophète), des hadiths interrompus (munqatiʿ) et des balâghât (« il m'est parvenu que… ») ; tandis qu'al-Bukhârî considère l'interruption comme un défaut (ʿilla), si bien qu'il ne rapporte ce qui est de cette nature qu'en dehors de l'objet principal de son livre, comme dans les taʿlîqât et les titres de chapitres. Il ne fait aucun doute que le hadith interrompu, même s'il fait partie, selon certains, de ce qui sert d'argument, est surpassé par le hadith à chaîne continue lorsque les rapporteurs des deux sont également probes et doués de mémoire. Par là apparaît la supériorité du livre d'al-Bukhârî, et l'on sait qu'ash-Shâfiʿî n'a attribué sans réserve au Muwatta' la supériorité en authenticité que par rapport aux recueils existant à son époque, comme le Jâmiʿ de Sufyân ath-Thawrî, le Musannaf de Hammâd ibn Salama et d'autres ; c'est là une préférence admise, qui ne souffre aucune contestation. Les propos d'Ibn as-Salâh impliquent que les savants s'accordent à dire que le livre d'al-Bukhârî est supérieur en authenticité à celui de Muslim, à l'exception de ce qu'il a rapporté d'Abû ʿAlî an-Naysâbûrî, à savoir le propos précédemment cité, et de certains maîtres maghrébins, selon lesquels le livre de Muslim est supérieur à celui d'al-Bukhârî sans qu'il soit question d'authenticité. Nous disons donc : nous avons rapporté, par une chaîne authentique, d'après Abû ʿAbd ar-Rahmân an-Nasâ'î — qui est le maître d'Abû ʿAlî an-Naysâbûrî — qu'il a dit : « Il n'y a, parmi tous ces livres, rien de meilleur que le livre de Muhammad ibn Ismâʿîl. » Or an-Nasâ'î n'entend par « qualité » que la qualité des chaînes de transmission, comme cela vient d'emblée à l'esprit d'après la terminologie des spécialistes du hadith. Un tel propos, venant de quelqu'un comme an-Nasâ'î, constitue le plus haut éloge, vu l'extrême scrupule, la prudence et la rigueur dont il faisait preuve dans la critique des rapporteurs, et sa prééminence en ce domaine sur les gens de son époque, au point que certains connaisseurs habiles en cette matière l'ont placé au-dessus de Muslim ibn al-Hajjâj, et qu'ad-Dâraqutnî et d'autres l'ont placé, en cela et en d'autres domaines, au-dessus de l'imam des imams Abû Bakr ibn Khuzayma, l'auteur du Sahîh.

Al-Ismâʿîlî a dit dans son al-Madkhal : « Cela dit, j'ai examiné le livre al-Jâmiʿ qu'a composé Abû ʿAbd Allâh al-Bukhârî et je l'ai trouvé, comme il l'a nommé, réunissant un grand nombre de traditions authentiques et indiquant quantité de beaux sens déduits, auxquels ne peut parvenir pleinement que celui qui a joint à la connaissance du hadith et de ses transmetteurs, et à la science des versions et de leurs défauts cachés, une science du droit et de la langue, ainsi qu'une maîtrise de toutes ces disciplines et une profonde érudition en elles. Il était (qu'Allah lui fasse miséricorde) l'homme qui consacra exclusivement son temps à cela : il excella, atteignit le sommet et remporta la palme ; il joignit à cela la bonne intention et la recherche du bien, si bien qu'Allah le fit profiter et fit profiter de lui. » Il a dit : « Un groupe a suivi sa voie dans la composition, parmi lesquels al-Hasan ibn ʿAlî al-Hulwânî, mais celui-ci s'est limité aux traditions (sunan) ; parmi eux Abû Dâwûd as-Sijistânî, qui était contemporain d'Abû ʿAbd Allâh al-Bukhârî : il a suivi, dans ce qu'il a nommé Sunan, la méthode consistant à mentionner ce qui a été rapporté sur un sujet, même si la chaîne comporte une faiblesse, lorsqu'il ne trouvait rien d'autre dans le chapitre ; parmi eux Muslim ibn al-Hajjâj, qui était à peu près son contemporain : il a visé le même but que lui et recevait de lui ou de ses livres, mais il ne s'est pas imposé les mêmes restrictions qu'Abû ʿAbd Allâh, et il a rapporté d'un grand nombre de gens dont Abû ʿAbd Allâh n'a pas cherché à transmettre. Chacun a visé le bien, mais aucun d'eux n'a atteint le degré de rigueur d'Abû ʿAbd Allâh, ni ne s'est employé comme lui à déduire les sens, à extraire les subtilités juridiques du hadith et à composer des titres de chapitres indiquant ce qui a un lien avec le hadith qui y est rapporté. Et à Allah appartient la grâce, qu'Il accorde en propre à qui Il veut. » Al-Hâkim Abû Ahmad an-Naysâbûrî — contemporain d'Abû ʿAlî an-Naysâbûrî et qui le précède dans la connaissance des rapporteurs — a dit, d'après ce qu'a rapporté le hâfiz Abû Yaʿlâ al-Khalîlî dans al-Irshâd, ce dont voici le résumé : « Qu'Allah fasse miséricorde à Muhammad ibn Ismâʿîl, car c'est lui qui a composé les fondements — c'est-à-dire les fondements des statuts légaux tirés des hadiths — et les a exposés aux gens ; et tous ceux qui ont travaillé après lui n'ont fait que les prendre de son livre, comme Muslim ibn al-Hajjâj. » Ad-Dâraqutnî a dit, lorsqu'on évoqua devant lui les deux Sahîh : « Sans al-Bukhârî, Muslim ne serait ni allé ni venu. » Il a dit une autre fois : « Qu'a donc fait Muslim ? Il n'a fait que prendre le livre d'al-Bukhârî, sur lequel il a établi un mustakhraj (recueil reprenant les mêmes hadiths par d'autres chaînes), en y ajoutant des ajouts. » Ce que nous avons rapporté d'ad-Dâraqutnî, Abû l-ʿAbbâs al-Qurtubî l'a affirmé catégoriquement au début de son livre al-Mufhim fî sharh Sahîh Muslim. Les propos des imams que l'on pourrait citer sur sa supériorité sont nombreux ; il suffit d'en retenir leur accord sur le fait qu'il était plus savant que Muslim dans cette discipline, et que Muslim lui reconnaissait la prééminence en cela, la qualité d'imam dans ce domaine et le fait d'être le seul de son époque à le connaître ainsi, au point qu'il délaissa à cause de lui son maître Muhammad ibn Yahyâ adh-Dhuhlî, dans une histoire célèbre que nous mentionnerons en détail, si Allah le Très-Haut le veut, dans la biographie d'al-Bukhârî. Voilà pour la vue d'ensemble.

Quant au détail, nous avons établi que le hadith authentique repose sur la continuité de la chaîne, la précision des rapporteurs et l'absence de défauts cachés ; or, à l'examen, il apparaît que le livre d'al-Bukhârî a des rapporteurs plus précis et une continuité plus solide. Cela se montre sous plusieurs aspects. * Le premier : ceux dont al-Bukhârî est seul à rapporter les hadiths, à l'exclusion de Muslim, sont quatre cent trente et quelques hommes, dont quatre-vingts ont été critiqués pour faiblesse ; et ceux dont Muslim est seul à rapporter les hadiths, à l'exclusion d'al-Bukhârî, sont six cent vingt hommes, dont cent soixante ont été critiqués pour faiblesse. Or il ne fait aucun doute que rapporter de quelqu'un qui n'a nullement été critiqué est préférable à rapporter de quelqu'un qui l'a été, même si cette critique n'est pas rédhibitoire. * Le deuxième : ceux qu'al-Bukhârî est seul à citer parmi les rapporteurs critiqués, il n'a pas beaucoup rapporté de leurs hadiths, et aucun d'eux n'a un grand recueil (nuskha) qu'il aurait rapporté en entier ou en majeure partie, si ce n'est la notice de ʿIkrima d'après Ibn ʿAbbâs ; à la différence de Muslim, qui a rapporté la plupart de ces recueils, comme celui d'Abû z-Zubayr d'après Jâbir, de Suhayl d'après son père, d'al-ʿAlâ' ibn ʿAbd ar-Rahmân d'après son père, de Hammâd ibn Salama d'après Thâbit, et d'autres. * Le troisième : ceux qu'al-Bukhârî est seul à citer parmi les rapporteurs critiqués sont pour la plupart de ses propres maîtres, qu'il a rencontrés et fréquentés, dont il a connu l'état, dont il a examiné les hadiths et dont il a distingué les bons de ceux entachés d'erreur ; à la différence de Muslim, car la plupart des rapporteurs critiqués dont il est seul à rapporter les hadiths sont antérieurs à son époque, parmi les Successeurs et ceux qui sont venus après eux. Or il ne fait aucun doute que le traditionniste connaît mieux le hadith de ses propres maîtres que celui de ceux qui les ont précédés. * Le quatrième : al-Bukhârî rapporte des hadiths des gens de la deuxième classe par sélection, tandis que Muslim les rapporte comme hadiths principaux, ainsi qu'il a été dit dans l'exposé du hâfiz Abû Bakr al-Hâzimî. Ces quatre aspects concernent la précision des rapporteurs. * Reste ce qui concerne la continuité, et c'est le cinquième aspect : la doctrine de Muslim, telle qu'il l'a explicitement formulée dans l'introduction de son Sahîh, en réfutant avec vigueur ceux qui s'y opposaient, est que la chaîne transmise par « d'après » (muʿanʿan) a le statut de chaîne continue lorsque celui qui dit « d'après » et celui dont il rapporte ainsi sont contemporains, même si leur rencontre n'est pas établie, sauf si celui qui dit « d'après » pratique le tadlîs ; tandis qu'al-Bukhârî ne la considère pas comme continue tant que leur rencontre n'est pas établie, ne serait-ce qu'une fois. Al-Bukhârî a manifesté cette doctrine dans son Târîkh et l'a appliquée dans son Sahîh avec insistance, au point qu'il lui arrive de rapporter un hadith qui n'a absolument aucun lien avec le chapitre, uniquement pour montrer qu'un rapporteur a bien entendu son maître, parce qu'il avait auparavant rapporté de lui quelque chose transmis par « d'après ». Tu verras cela clairement en son lieu, si Allah le Très-Haut le veut. C'est là l'un des éléments qui donnent l'avantage à son livre, car même si nous concédons le jugement de continuité exposé par Muslim, il est évident que la condition d'al-Bukhârî est plus nette en matière de continuité. Et Allah sait mieux. Quant à ce qui concerne l'absence de défaut caché, c'est le sixième aspect : les hadiths qui leur ont été reprochés atteignent deux cent dix hadiths, comme on le verra en détail dans une section particulière ; al-Bukhârî en a en propre moins de quatre-vingts, et le reste appartient à Muslim. Or il ne fait aucun doute que ce qui a fait l'objet de peu de critiques l'emporte sur ce qui en a fait l'objet de beaucoup. Et Allah sait mieux. *

Quant au propos d'Abû ʿAlî an-Naysâbûrî, nous n'avons jamais trouvé de déclaration explicite de sa part selon laquelle le livre de Muslim serait plus authentique que celui d'al-Bukhârî, contrairement à ce qu'implique la formulation sans réserve du shaykh Muhyî d-Dîn dans son abrégé des sciences du hadith, et aussi dans l'introduction de son commentaire d'al-Bukhârî, où il dit : « La majorité s'accorde à dire que le Sahîh d'al-Bukhârî est le plus authentique des deux et le plus riche en enseignements ; Abû ʿAlî an-Naysâbûrî et certains savants du Maghreb ont dit : le Sahîh de Muslim est plus authentique. » (Fin.) Or ce qu'implique le propos d'Abû ʿAlî, c'est de nier qu'un livre autre que celui de Muslim lui soit supérieur en authenticité ; quant à affirmer cette supériorité en faveur de Muslim, non, car sa formulation sans réserve peut signifier cela comme elle peut signifier l'égalité. Et Allah sait mieux. Ce qui m'apparaît du propos d'Abû ʿAlî, c'est qu'il n'a placé le Sahîh de Muslim en tête que pour une raison autre que celle qui relève de notre sujet, à savoir les conditions requises pour l'authenticité ; c'est plutôt parce que Muslim a composé son livre dans sa ville, ayant ses originaux sous la main, du vivant de beaucoup de ses maîtres : il était donc scrupuleux quant aux termes et soigneux dans la présentation, et il ne s'est pas consacré à ce à quoi s'est consacré al-Bukhârî, à savoir la déduction des statuts légaux pour en faire des titres de chapitres, ce qui a entraîné chez celui-ci le découpage du hadith dans ses chapitres ; Muslim, au contraire, a réuni toutes les voies en un seul endroit et s'est limité aux hadiths, à l'exclusion des traditions mawqûf (s'arrêtant au Compagnon), auxquelles il ne s'est arrêté qu'en certains endroits, rarement, de manière accessoire et non intentionnelle. C'est pour cela qu'Abû ʿAlî a dit ce qu'il a dit. J'ai d'ailleurs vu certains de nos imams admettre la possibilité qu'Abû ʿAlî n'ait pas vu le Sahîh d'al-Bukhârî ; cela me paraît peu probable, et le plus vraisemblable est ce que j'ai mentionné. Et si Abû ʿAlî avait déclaré explicitement ce qu'on lui attribue, il serait réfuté par ce que nous avons exposé dans l'ensemble et dans le détail. Et c'est Allah qui accorde la réussite.

Passage douteuxImprimé امكان, probablement إسكان : « puis la lettre b sans voyelle ». Texte arabe imprimé : بضم الطاء المهملة ثم امكان الباء الموحدة Imprimé « مسلم بن قاسم » ; lecture probable Maslama ibn Qâsim al-Qurtubî (مسلمة), contemporain d'ad-Dâraqutnî. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : ومن ذلك قول مسلم بن قاسم القرطبي Imprimé مضنه, probablement تضمنته : « les titres que renferment ses chapitres ». Texte arabe imprimé : وهي ما مضنه أبوابه من التراجم Imprimé الخطوة (« le pas »), probablement الحظوة : « cette faveur ». Texte arabe imprimé : وفازت بهذه الخطوة لسبب عظيم

Quant à certains maîtres maghrébins, on ne connaît d'aucun d'eux une restriction de la supériorité à la plus grande authenticité ; certains ont seulement parlé de supériorité de façon absolue, et ce, dans ce qu'a rapporté le juge Abû l-Fadl ʿIyâd dans al-Ilmâʿ d'après Abû Marwân at-Tubnî — avec u sur la lettre t emphatique sans point, puis la lettre à un point dessous (b) sans voyelle, suivie d'un n — qui a dit : « L'un de mes maîtres préférait le Sahîh de Muslim au Sahîh d'al-Bukhârî. » (Fin.) J'ai trouvé l'explication de cette préférence chez un Maghrébin : j'ai lu dans la Fahrasa d'Abû Muhammad al-Qâsim ibn al-Qâsim at-Tujîbî : « Abû Muhammad ibn Hazm préférait le livre de Muslim à celui d'al-Bukhârî parce qu'il n'y a dans celui-là, après son préambule, que du hadith présenté à la suite. » (Fin.) À mon avis, cet Ibn Hazm est le maître d'Abû Marwân at-Tubnî que le juge ʿIyâd n'a pas nommé ; il se peut que ce soit un autre, mais l'objet de leur préférence est le même. De même le propos de Muslim ibn Qâsim al-Qurtubî, un contemporain d'ad-Dâraqutnî, qui, mentionnant dans son Târîkh le Sahîh de Muslim, a dit : « Personne n'a composé quelque chose de semblable. » Cela s'entend de la beauté de la composition et de la qualité de l'ordonnancement. J'ai vu beaucoup de Maghrébins ayant composé des ouvrages sur les statuts légaux en supprimant les chaînes de transmission, comme ʿAbd al-Haqq dans ses Ahkâm et son Jamʿ, s'appuyer sur le livre de Muslim, plutôt que sur al-Bukhârî, pour citer les textes des hadiths et leur teneur, parce que ceux-ci se trouvent complets chez Muslim, alors qu'al-Bukhârî les découpe. C'est là un autre aspect de préférence, qui ne relève pas de ce qui touche à l'authentique lui-même. Et Allah sait mieux. Cela étant établi, qu'on mette en regard de cette préférence un autre aspect parmi les aspects de préférence, autre que ce qui relève de l'authentique lui-même : c'est ce qu'a mentionné l'imam, le modèle, Abû Muhammad ibn Abî Jamra dans son abrégé d'al-Bukhârî. Il a dit : « L'un des connaissants (ʿârifûn) que j'ai rencontrés m'a dit, d'après ceux des maîtres reconnus pour leur mérite qu'il avait rencontrés, que le Sahîh d'al-Bukhârî n'a jamais été lu dans une épreuve sans qu'elle se dissipe, et qu'on ne l'a jamais emporté à bord d'une embarcation qui ait fait naufrage. » Il a dit : « Il était exaucé dans ses invocations, et il a invoqué en faveur de celui qui le lit (qu'Allah le Très-Haut lui fasse miséricorde). » De même, l'aspect suprême qui impose de le placer en tête, ce sont les titres que renferment ses chapitres, qui ont plongé les pensées dans la perplexité et ébloui les intelligences et les regards. Ils n'ont atteint ce rang et obtenu cette faveur qu'en raison d'une cause considérable qui a rendu nécessaire leur grandeur : c'est ce qu'a rapporté Abû Ahmad ibn ʿAdî d'après ʿAbd al-Quddûs ibn Hammâm, qui a dit : « J'ai vu plusieurs maîtres dire : al-Bukhârî a transcrit les titres de chapitres de son Jâmiʿ — c'est-à-dire les a mis au propre — entre la tombe du Prophète (paix et bénédictions sur lui) et sa chaire, et il priait deux unités de prière (rakʿa) pour chaque titre. » *

Passage douteuxMot isolé أحمد sans lien avec la phrase (reste d'une saisie ou d'une glose marginale ?) : rendu « Ahmad [?] ». Texte arabe imprimé : واستخراج خبيئه أحمد وكثيرا ما

Commençons à présent à en traiter et exposons ce qui a échappé à certains de ceux qui n'ont pas examiné avec attention et lui ont fait des objections, à la manière dont un jeune homme inexpérimenté objecte à un vieillard éprouvé ou à un homme d'âge mûr, et les a menées comme Saʿd mène ses bêtes, Saʿd enveloppé dans son manteau : * « Ce n'est pas ainsi, ô Saʿd, qu'on mène les chameaux à l'abreuvoir ! » * La première chose à propos de laquelle on a discuté avec lui dans cette matière est le premier hadith par lequel il a commencé son livre et ouvert son propos : beaucoup de ces gens ont dirigé vers lui les flèches du blâme ; certains ont pris sa défense, et d'autres se sont tenus, par acceptation, à la voie des gens [de la voie spirituelle]. * Mentionnons une règle qui comprenne l'exposé des types de titres de chapitres dans ce livre. Ils sont apparents ou cachés. Les apparents, notre propos ici n'est pas de les mentionner : c'est lorsque le titre du chapitre indique par correspondance exacte ce qui est rapporté sous lui ; son utilité est seulement d'informer de ce qui est rapporté dans ce chapitre, sans considération de l'importance de cette utilité, comme s'il disait : « Voici le chapitre où il y a ceci et cela », ou « Chapitre de la mention de la preuve de tel statut », par exemple. Le titre peut reprendre les termes de ce qui est intitulé, ou une partie de ceux-ci, ou leur sens. Tel est le cas le plus fréquent ; il arrive qu'il y ait, dans les termes du titre, la possibilité de plus d'un sens, et il détermine alors l'une des deux possibilités par le hadith qu'il mentionne en dessous. Il s'y trouve aussi l'inverse : la possibilité est dans le hadith et la détermination dans le titre ; le titre est alors l'explication de l'interprétation de ce hadith et tient lieu de ce que dirait le juriste, par exemple : « Ce que vise ce hadith général, c'est le particulier », ou « Ce que vise ce hadith particulier, c'est le général », pour faire entendre l'analogie en raison de l'existence de la cause commune, ou que ce particulier vise quelque chose de plus général que ce qu'indique son sens apparent, par la voie du a fortiori ou du a minori. Il en va de même pour l'absolu (mutlaq) et le restreint (muqayyad), comme ce que nous avons dit pour le particulier (khâss) et le général (ʿâmm) ; de même pour l'explication de l'ambigu, l'exégèse de l'obscur, l'interprétation de l'apparent et le détail du global. Cet endroit est la principale source de difficultés dans les titres de chapitres de ce livre ; c'est pourquoi s'est répandue la parole de nombre d'hommes de mérite : « La science juridique d'al-Bukhârî est dans ses titres de chapitres. » Al-Bukhârî procède le plus souvent ainsi lorsqu'il ne trouve pas, dans le chapitre, de hadith répondant à sa condition et au sens apparent pour le but qu'il a donné pour titre, et il en déduit la science juridique. Il le fait parfois dans le but d'aiguiser les esprits, pour qu'ils mettent au jour ce qu'il a sous-entendu et en extraient ce qu'il a caché, Ahmad [ ?]. Il le fait souvent — c'est-à-dire ce dernier procédé — lorsqu'il mentionne le hadith qui l'explique en un autre endroit, antérieur ou postérieur ; c'est comme s'il y renvoyait et y faisait signe par allusion et indication.

Il intitule souvent ses chapitres sous forme interrogative, comme lorsqu'il dit : « Chapitre : est-ce que cela se fait ainsi ? », ou « Celui qui a dit ceci », ou autre chose de semblable. C'est lorsqu'il ne lui paraît pas fondé de trancher pour l'une des deux possibilités ; son but est d'exposer si ce statut est établi ou non : il donne pour titre le statut, et ce qu'il vise, c'est ce qui s'éclaircit ensuite, qu'il s'agisse de son affirmation, de sa négation, ou du fait qu'il admette les deux. Il se peut que l'une des deux possibilités soit plus apparente ; son but est alors de laisser à l'examen un champ ouvert et de signaler qu'il y a là une possibilité ou une contradiction qui impose de s'abstenir de trancher, lorsqu'il estime qu'il y a là un caractère global, ou que l'argument sur lequel on se fonde est controversé quant à son usage comme preuve. Il intitule souvent un chapitre par une chose dont l'apparence est de peu d'utilité, mais qui, lorsque celui qui l'examine l'approfondit, se révèle utile, comme lorsqu'il dit : « Chapitre : la parole de l'homme : “Nous n'avons pas prié” », car il a voulu par là réfuter ceux qui réprouvent cela ; et de même lorsqu'il dit : « Chapitre : la parole de l'homme : “La prière nous a échappé” », par où il a voulu réfuter ceux qui réprouvent l'emploi de cette expression. Il intitule souvent un chapitre par une chose propre à certaines circonstances, qui n'apparaît pas au premier abord, comme lorsqu'il dit : « Chapitre : le fait que l'imam se frotte les dents au siwâk en présence de ses sujets ». En effet, comme on pourrait penser que l'usage du siwâk relève des actes de basse besogne, certains pourraient s'imaginer qu'il vaut mieux le dissimuler, par égard pour la dignité ; or, puisqu'il est rapporté dans le hadith que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a utilisé le siwâk en présence des gens, cela indique que cela relève de l'embellissement (tatayyub) et non de l'autre domaine. C'est Ibn Daqîq al-ʿÎd qui l'a signalé. Il intitule souvent un chapitre par une expression qui fait allusion au sens d'un hadith non authentique selon sa condition, ou bien il reprend explicitement dans le titre les termes du hadith non authentique selon sa condition, et il rapporte dans le chapitre ce qui en rend le sens, tantôt de façon apparente, tantôt de façon cachée. En voici un exemple : sa parole « Chapitre : les émirs sont de Quraysh » ; ce sont là les termes d'un hadith rapporté d'après ʿAlî (qu'Allah l'agrée), qui ne répond pas à la condition d'al-Bukhârî, et il y a rapporté le hadith : « Il ne cessera d'y avoir un gouverneur issu de Quraysh. » Autre exemple : sa parole « Chapitre : deux et au-delà constituent une assemblée » ; c'est un hadith rapporté d'après Abû Mûsâ al-Ashʿarî, qui ne répond pas à la condition d'al-Bukhârî, et il y a rapporté : « Faites tous deux l'appel à la prière et l'iqâma, et que l'un de vous deux dirige l'autre dans la prière. » Il se contente parfois des termes du titre, qui sont les termes d'un hadith non authentique selon sa condition, et rapporte avec lui une tradition (athar) ou un verset ; c'est comme s'il disait : « Rien n'est authentique dans ce chapitre selon ma condition. » C'est par inattention à ces intentions subtiles que celui qui n'a pas examiné avec attention a cru qu'il avait laissé le livre sans le mettre au propre. Qui examine avec attention trouve, et qui s'efforce obtient. Le très savant Nâsir ad-Dîn Ahmad ibn al-Munayyir, prédicateur d'Alexandrie, a réuni quatre cents de ces titres de chapitres et les a commentés ; le juge Badr ad-Dîn ibn Jamâʿa les a résumés et y a ajouté d'autres éléments. Un Maghrébin en a également traité, Muhammad ibn Mansûr ibn Hamâma as-Sijilmâsî, mais il n'en a pas traité beaucoup : son livre contient en tout une centaine de titres ; il l'a intitulé Fakk aghrâd al-Bukhârî al-mubhama fî l-jamʿ bayn al-hadîth wa-t-tarjama (« Le dévoilement des intentions obscures d'al-Bukhârî dans la conciliation du hadith et du titre du chapitre »). Zayn ad-Dîn ʿAlî ibn al-Munayyir, le frère du très savant Nâsir ad-Dîn, en a aussi traité dans son commentaire d'al-Bukhârî, et il l'a fait de façon approfondie. J'ai eu connaissance d'un volume d'un livre intitulé Tarjumân at-tarâjim d'Abû ʿAbd Allâh ibn Rushayd as-Sabtî, consacré à ce même but, où il est parvenu jusqu'au Livre du jeûne ; s'il avait été achevé, il aurait été de la plus grande utilité, et il est très utile malgré son caractère incomplet. Et c'est Allah le Très-Haut qui accorde la réussite.

Troisième section : exposé de la manière dont il fragmente le hadith et l'abrège, et de l'utilité qu'il y a à le reprendre dans les chapitres et à le répéter

Passage douteuxImprimé « المنعنت » ; lecture probable المتعنت (*Jawâb al-mutaʿannit*, « Réponse à l'esprit chicanier »). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : في جزء سماه جواب المنعنت Imprimé صحيح, construction fautive ; lecture retenue صحّح (« il a authentifié ») ou صحّت عنده (« des hadiths authentiques à ses yeux »). Texte arabe imprimé : ومنها انه صحيح أحاديث على هذه القاعدة

Le hâfiz Abû l-Fadl Muhammad ibn Tâhir al-Maqdisî a dit, dans ce que nous rapportons de lui, dans un opuscule qu'il a intitulé Jawâb al-munʿanit : « Sache qu'al-Bukhârî (qu'Allah lui fasse miséricorde) mentionnait le hadith dans son livre en plusieurs endroits, l'invoquait comme argument dans chaque chapitre par une autre chaîne de transmission et en tirait, par la finesse de sa déduction et l'abondance de sa science juridique, un sens qu'exige le chapitre où il le rapporte. Il est rare qu'il cite un hadith à deux endroits avec une seule chaîne et une seule formulation ; il ne le cite [de nouveau] que par une autre voie, pour des raisons que nous allons mentionner — et Allah sait mieux ce qu'il voulait par là. Parmi elles : il rapporte le hadith d'après un Compagnon, puis le cite d'après un autre Compagnon, dans le but de faire sortir le hadith de la catégorie du gharîb (rapporté par une voie unique) ; il fait de même pour les gens de la deuxième génération, de la troisième, et ainsi de suite jusqu'à ses propres maîtres. Celui qui voit cela sans être du métier croit qu'il s'agit d'une répétition ; or il n'en est rien, car cela comporte un apport supplémentaire. Parmi elles encore : il a authentifié des hadiths selon cette règle, dont chacun comporte des sens différents ; il le cite alors dans chaque chapitre par une voie autre que la première. Parmi elles : des hadiths que certains rapporteurs transmettent en entier et d'autres sous forme abrégée ; il les cite tels qu'ils sont venus, afin de lever le soupçon qui pèserait sur ceux qui les ont transmis. Parmi elles : il arrive que les formulations des rapporteurs divergent ; un rapporteur transmet un hadith contenant un mot susceptible d'un certain sens, et un autre le transmet en exprimant ce même mot par une autre expression susceptible d'un autre sens ; il le cite alors par ses différentes voies, lorsqu'elles sont authentiques selon sa condition, et consacre à chaque formulation un chapitre distinct. Parmi elles : des hadiths pour lesquels la transmission à chaîne continue (wasl) et la transmission mursal (avec omission du Compagnon) s'opposent ; la continuité l'ayant emporté à ses yeux, il s'y est fié, et il a cité la version mursal pour signaler qu'elle n'a, selon lui, aucune incidence sur la continuité. Parmi elles : des hadiths pour lesquels l'arrêt au Compagnon (waqf) et la remontée au Prophète (rafʿ) s'opposent, et le jugement y est le même. Parmi elles : des hadiths dans lesquels certains rapporteurs ajoutent un homme à la chaîne de transmission tandis que d'autres l'omettent ; il les cite sous les deux formes, lorsqu'il est établi à ses yeux que le rapporteur l'a entendu d'un maître qui le lui a rapporté d'après un autre, puis qu'il a rencontré cet autre, qui le lui a rapporté [directement], de sorte qu'il le transmettait sous les deux formes. Parmi elles : il arrive qu'il cite un hadith que son rapporteur a transmis par « d'après » (ʿanʿana), puis qu'il le cite par une autre voie où l'audition est explicitement déclarée, conformément à ce que l'on connaît de sa méthode, qui exige que la rencontre soit établie dans la transmission par « d'après » (al-muʿanʿan). » Tout cela concerne la reprise d'un même texte en un autre endroit ou davantage.

Quant au fait qu'il fragmente le hadith dans les chapitres tantôt, et qu'il se limite à une partie de celui-ci tantôt, c'est que, si le texte est court, ou que ses parties sont liées les unes aux autres, et qu'il comporte deux règles ou davantage, il le reprend en conséquence, en veillant toutefois à ne pas le priver d'un apport relevant de la science du hadith, à savoir le citer d'après un maître autre que celui d'après lequel il l'a rapporté auparavant, comme on l'a exposé en détail ; on tire ainsi profit de la multiplication des voies de ce hadith. Il arrive que l'origine du hadith soit étroite pour lui, quand celui-ci n'a qu'une seule voie ; il en use alors librement : il le cite en un endroit avec une chaîne complète (mawsûl) et en un autre sans chaîne complète (muʿallaq) ; il le cite tantôt en entier, tantôt en se limitant à la partie dont il a besoin dans ce chapitre. Si le texte comprend plusieurs phrases dont aucune n'a de lien avec l'autre, il rapporte chacune d'elles dans un chapitre indépendant, pour éviter les longueurs ; et parfois, pris d'entrain, il le rapporte en entier. Voilà tout ce qui concerne la fragmentation. Un des commentateurs d'al-Bukhârî a rapporté que dans certaines copies, au cours du [Livre du] pèlerinage, après le « Chapitre : de l'abrègement du sermon à ʿArafa », figure : « Chapitre : de la hâte à faire la station », et qu'Abû ʿAbd Allâh a dit : « On ajoute dans ce chapitre le hadith de Mâlik d'après Ibn Shihâb, mais je ne veux pas y faire entrer un élément répété. » Fin. Cela implique qu'il ne cherche pas délibérément à rapporter dans son livre un hadith répété avec toute sa chaîne et tout son texte ; et s'il lui est arrivé quelque chose de tel, c'est sans intention, et c'est très rare ; j'en signalerai les endroits dans le commentaire lorsque j'y parviendrai, si Allah le Très-Haut le veut.

Passage douteuxImprimé لا يسبون, probablement لا يسيبون (comme plus haut) : « ne font pas d'affranchis sans lien de clientèle ». Texte arabe imprimé : إن أهل الإسلام لا يسبون

Quant au fait qu'il se limite à une partie du texte sans mentionner le reste ailleurs, cela ne lui arrive généralement que lorsque la partie supprimée est mawqûf (s'arrêtant au Compagnon) tout en contenant quelque chose auquel on peut reconnaître la valeur de marfûʿ (remontant au Prophète) ; il se limite alors à la phrase à laquelle on reconnaît la valeur de marfûʿ et supprime le reste, parce qu'il n'a pas de rapport avec le sujet de son livre. C'est ce qui lui est arrivé dans le hadith de Huzayl ibn Shurahbîl d'après ʿAbd Allâh ibn Masʿûd (qu'Allah le Très-Haut l'agrée), qui a dit : « Les gens de l'islam ne font pas d'affranchis sans lien de clientèle (sâ'iba), alors que les gens de la Jâhiliyya (l'époque préislamique) en faisaient. » C'est ainsi qu'il l'a cité, et c'est l'abrégé d'un hadith mawqûf dont le début est : « Un homme vint trouver ʿAbd Allâh ibn Masʿûd et lui dit : “J'ai affranchi un esclave à moi en tant que sâ'iba ; il est mort en laissant des biens et n'a laissé aucun héritier.” ʿAbd Allâh dit : “Les gens de l'islam ne font pas d'affranchis sans lien de clientèle, alors que les gens de la Jâhiliyya en faisaient. Tu es son patron, toi qui l'as gratifié [de la liberté] : son héritage te revient donc. Si tu crains d'y commettre un péché et que tu t'en fais scrupule, nous l'acceptons de toi et le versons au Trésor public.” » Al-Bukhârî s'est donc limité à ce qui, dans ce hadith mawqûf, a la valeur de marfûʿ, à savoir sa parole : « Les gens de l'islam ne font pas d'affranchis sans lien de clientèle », car, par sa généralité, elle suppose que cette règle a été reçue du Législateur ; et il a abrégé le reste, parce qu'il ne relève pas du sujet de son livre. C'est là l'un des cas les plus subtils de ce genre qui se soient présentés chez lui. Cela étant établi, il apparaît clairement qu'il ne reprend un hadith que pour un apport, au point que, même si aucun apport n'apparaissait dans sa reprise, ni du point de vue de la chaîne ni du point de vue du texte1, la différence de règle que comporte le second titre de chapitre suffirait à justifier sa reprise, afin qu'elle ne soit pas comptée comme une répétition sans intérêt. Comment en serait-il autrement, alors qu'il ne la prive pas, en outre, d'un apport relatif à la chaîne, à savoir rapporter la chaîne d'après un maître autre que le précédent, ou autre chose encore, selon ce qui a été détaillé plus haut ? Cela est évident pour quiconque examine son livre de près et fait preuve d'équité. Et c'est Allah qui accorde le succès ; il n'est d'autre divinité que Lui.

Quatrième section : exposé de la raison pour laquelle il cite des hadiths suspendus (muʿallaq), qu'ils remontent au Prophète ou s'arrêtent au Compagnon, et exposé de leurs statuts

Ce que l'on entend par suspension (taʿlîq), c'est ce dont on a supprimé, au début de la chaîne de transmission, un rapporteur ou davantage, fût-ce jusqu'à la fin de la chaîne. Tantôt il l'affirme de façon catégorique, comme avec « a dit » (qâla), tantôt il ne l'affirme pas catégoriquement, comme avec « on mentionne » (yudhkaru). Les hadiths suspendus parmi les marfûʿ (remontant au Prophète) se répartissent en deux catégories : la première, ceux qui se trouvent en un autre endroit de ce livre-ci avec une chaîne complète ; la seconde, ceux qui ne s'y trouvent que suspendus. Pour la première, nous en avons exposé la raison dans la section précédente : il le cite suspendu lorsque l'origine du hadith est étroite, car il a pour règle de ne répéter que pour un apport ; lors donc que l'origine est étroite et que le texte comporte plusieurs règles, si bien qu'il a besoin de le répéter, il intervient sur la chaîne en l'abrégeant, de crainte des longueurs. La seconde, à savoir ce qui ne s'y trouve que suspendu, se présente sous deux formes : soit il le cite sous une forme catégorique (sîghat al-jazm), soit il le cite sous une forme dubitative (sîghat at-tamrîd). De la première forme, on tire l'authenticité jusqu'à celui d'après qui il a suspendu le hadith ; mais il reste à examiner les hommes de ce hadith qu'il a fait apparaître : certains répondent à sa condition et d'autres non. Pour ceux qui y répondent, la raison pour laquelle il n'a pas donné sa chaîne complète est soit qu'il a rapporté ce qui en tient lieu, et s'est ainsi dispensé de citer celui-ci dans son intégralité, sans pour autant le négliger : il l'a cité sous forme suspendue par souci de concision ; soit qu'il ne l'avait pas reçu par audition, ou qu'il l'avait entendu mais doutait de l'avoir entendu de son maître, ou qu'il l'avait entendu de son maître lors d'une séance de remémoration (mudhâkara), et il n'a pas jugé bon de le présenter comme un élément du corps principal de l'ouvrage. La plupart de ces cas concernent ce qu'il a cité d'après ses propres maîtres. Ainsi, il a dit dans le Livre de la procuration (Kitâb al-wakâla) : « ʿUthmân ibn al-Haytham a dit : ʿAwf nous a rapporté : Muhammad ibn Sîrîn nous a rapporté, d'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée), qui a dit : “L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) m'a confié la garde de l'aumône de Ramadan” », le hadith dans toute sa longueur. Il l'a cité en d'autres endroits, notamment dans les mérites du Coran et dans la mention d'Iblîs, sans dire en aucun d'eux : « ʿUthmân nous a rapporté ». Il paraît donc qu'il ne l'a pas entendu de lui. L'auteur a employé cette formule, dans plusieurs hadiths, pour ce qu'il n'a pas entendu de ses maîtres : il les cite d'après eux avec la formule « Untel a dit », puis il les cite en un autre endroit avec un intermédiaire entre lui et eux ; on en verra de nombreux exemples en leurs lieux. Il a ainsi dit dans at-Târîkh : « Ibrâhîm ibn Mûsâ a dit : Hishâm ibn Yûsuf nous a rapporté », et il a mentionné un hadith, puis il a dit : « On me l'a rapporté d'après Ibrâhîm. » Mais cela n'est pas constant dans tout ce qu'il a cité sous cette formule ; toutefois, avec cette possibilité, on n'interprète pas tout ce qu'il a cité sous cette formule comme l'ayant entendu de ses maîtres, et il n'en découle pas qu'il pratique à leur égard le tadlîs (dissimulation dans la transmission) : al-Khatîb et d'autres ont en effet déclaré explicitement que le mot « a dit » ne s'interprète comme une audition que chez celui dont on sait, par son habitude, qu'il ne l'emploie que pour ce qu'il a entendu. Il s'ensuit que, pour celui dont on ne connaît pas cette habitude, la chose reste du domaine du possible ; et Allah le Très-Haut sait mieux.

Passage douteuxImprimé لأعلى, à lire لا على : « et non à titre de transmission ». Texte arabe imprimé : بتسمية من حدث به لأعلى جهة التحديث

Quant à ce qui ne répond pas à sa condition, il peut s'agir d'un hadith authentique selon la condition d'un autre, ou d'un hadith hasan (bon) apte à servir d'argument, ou d'un hadith faible, non pas en raison d'une critique portant sur ses hommes, mais en raison d'une légère rupture dans sa chaîne. Al-Ismâʿîlî a dit : « Al-Bukhârî fait parfois cela, soit parce qu'il l'a entendu de ce maître par l'intermédiaire de quelqu'un en qui il a confiance, d'après lui, alors que le hadith est connu et répandu d'après ce maître ; soit parce qu'il l'a entendu de quelqu'un qui ne répond pas à la condition du livre : il a alors signalé ce hadith en nommant celui qui l'a rapporté, et non à titre de transmission de sa part d'après lui. » (Je dis) La raison en est qu'il a voulu ne pas le présenter comme un élément du corps principal. Exemple de ce qui est authentique selon la condition d'un autre : sa parole dans [le Livre de] la purification : « ʿÂ'isha a dit : “Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) invoquait Allah en toutes ses circonstances.” » C'est un hadith authentique selon la condition de Muslim, qui l'a d'ailleurs rapporté dans son Sahîh, comme on l'exposera. Exemple de ce qui est hasan et apte à servir d'argument : sa parole dans ce même [Livre] : « Bahz ibn Hakîm a dit, d'après son père, d'après son grand-père : “Allah est plus digne que l'on ait de la pudeur envers Lui que [envers] les gens.” » C'est un hadith hasan, répandu d'après Bahz, que les auteurs des Sunan ont rapporté, comme on le verra. Exemple de ce qui est faible en raison d'une rupture, mais compensé par un autre élément : sa parole dans le Livre de l'aumône (Kitâb az-zakât) : « Tâwûs a dit : Muʿâdh ibn Jabal a dit aux gens du Yémen : “Apportez-moi des marchandises — des vêtements khamîs ou des habits portés (labîs) — au titre de l'aumône, à la place de l'orge et du sorgho : ce sera plus facile pour vous et meilleur pour les Compagnons de Muhammad (paix et bénédictions sur lui).” » Sa chaîne jusqu'à Tâwûs est authentique, sauf que Tâwûs n'a pas entendu Muʿâdh. Quant à l'objection qu'un des savants tardifs a soulevée pour réfuter cette règle relative à la forme catégorique — à savoir qu'elle n'établit l'authenticité que jusqu'à celui d'après qui il a suspendu —, en arguant que l'auteur a rapporté un hadith où il dit : « ʿAbd Allâh ibn al-Fadl a dit, d'après Abû Salama, d'après Abû Hurayra, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) : “N'établissez pas de préférence entre les prophètes” », le hadith ; car Abû Masʿûd ad-Dimashqî a affirmé catégoriquement que cela n'est pas exact, ʿAbd Allâh ibn al-Fadl ne l'ayant rapporté que d'après al-Aʿraj, d'après Abû Hurayra, et non d'après Abû Salama ; puis il a appuyé cela par le fait que l'auteur l'a rapporté en un autre endroit avec une chaîne complète, disant : « d'après ʿAbd Allâh ibn al-Fadl, d'après al-Aʿraj, d'après Abû Hurayra » — fin —, c'est là une objection irrecevable. La règle est valide et n'est pas réfutée par cette objection fragile. Abû Dâwûd at-Tayâlisî a en effet rapporté ce hadith dans son Musnad d'après ʿAbd Allâh ibn al-Fadl, d'après Abû Salama, d'après Abû Hurayra, exactement comme al-Bukhârî l'a suspendu. Ce qu'a prétendu Abû Masʿûd, à savoir que ʿAbd Allâh ibn al-Fadl ne l'a rapporté que d'après al-Aʿraj, est donc nul, et il est établi que ʿAbd Allâh ibn al-Fadl a pour ce hadith deux maîtres ; nous l'expliquerons davantage en son lieu, si Allah le Très-Haut le veut.

La seconde forme, à savoir la forme dubitative, ne permet pas de tirer l'authenticité jusqu'à celui d'après qui il a suspendu ; mais il s'y trouve de l'authentique et du non-authentique, comme nous allons l'exposer. Pour ce qui est authentique, nous n'y avons trouvé ce qui répond à sa condition qu'en de très rares endroits, et nous avons constaté qu'il n'emploie cette forme que lorsqu'il cite ce hadith suspendu selon le sens, comme sa parole dans [le Livre de] la médecine : « On mentionne d'après Ibn ʿAbbâs, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui), au sujet de l'exorcisme (ruqya) par l'Ouverture du Livre (al-Fâtiha). » Il l'a en effet rapporté avec chaîne en un autre endroit, par la voie de ʿUbayd Allâh ibn al-Akhnas, d'après Ibn Abî Mulayka, d'après Ibn ʿAbbâs (qu'Allah les agrée tous deux) : « Un groupe de Compagnons du Prophète (paix et bénédictions sur lui) passa près d'une tribu parmi laquelle se trouvait un homme piqué », et il a mentionné le hadith où ils exorcisèrent l'homme par l'Ouverture du Livre ; on y trouve la parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui), lorsqu'ils l'en informèrent : « Ce qui mérite le plus que vous en receviez un salaire, c'est le Livre d'Allah. » Comme tu le vois, lorsqu'il l'a cité selon le sens, il ne l'a pas affirmé catégoriquement, car dans la version à chaîne complète il n'est pas dit que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a mentionné l'exorcisme par l'Ouverture du Livre ; il y est seulement dit qu'il ne leur a pas interdit ce qu'ils avaient fait : on l'a donc tiré de son approbation tacite (taqrîr).

Passage douteuxImprimé فثال, à lire فمثال : « exemple de la première catégorie ». Texte arabe imprimé : فثال الأول أنه قال في الصلاة Imprimé « ابن شيبة » ; lecture probable Ibn Abî Shayba, auteur du *Musannaf*. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : ورواه ابن شيبة في مصنفه

Quant à ce qu'il n'a pas cité en un autre endroit, parmi ce qu'il a cité sous cette forme, il en est d'authentique mais ne répondant pas à sa condition, il en est de hasan, il en est de faible et isolé (fard) mais auquel la pratique est conforme, et il en est de faible et isolé que rien ne vient compenser. Exemple de la première catégorie : il a dit dans [le Livre de] la prière : « On mentionne d'après ʿAbd Allâh ibn as-Sâ'ib, qui a dit : “Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) récita [la sourate] al-Mu'minûn dans la prière de l'aube ; lorsqu'il arriva à la mention de Moïse et d'Aaron — ou à la mention de Jésus —, une toux le prit et il s'inclina.” » C'est un hadith authentique selon la condition de Muslim, qui l'a rapporté dans son Sahîh, sauf qu'al-Bukhârî n'a rien rapporté de certains de ses rapporteurs. Il a dit dans [le Livre du] jeûne : « On mentionne d'après Abû Khâlid, d'après al-Aʿmash, d'après al-Hakam, Muslim al-Batîn et Salama ibn Kuhayl, d'après Saʿîd ibn Jubayr, ʿAtâ' et Mujâhid, d'après Ibn ʿAbbâs, qui a dit : “Une femme dit au Prophète (paix et bénédictions sur lui) : ‘Ma sœur est morte alors qu'elle devait un jeûne de deux mois consécutifs’” », le hadith. Les hommes de cette chaîne sont des hommes du Sahîh, mais sa chaîne fait l'objet de nombreuses divergences : Abû Khâlid Sulaymân ibn Hayyân al-Ahmar est seul à le rapporter sous cette forme, et il y a contredit les hâfiz parmi les disciples d'al-Aʿmash, comme on l'exposera si Allah le Très-Haut le veut. Exemple de la deuxième catégorie, à savoir le hasan : sa parole dans [le Livre des] ventes : « On mentionne d'après ʿUthmân ibn ʿAffân (qu'Allah l'agrée) que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) lui dit : “Quand tu vends, mesure ; et quand tu achètes, fais mesurer.” » Ce hadith, ad-Dâraqutnî l'a rapporté par la voie de ʿAbd Allâh ibn al-Mughîra — qui est véridique (sadûq) —, d'après Munqidh, l'affranchi de ʿUthmân — qui a été déclaré digne de confiance —, d'après ʿUthmân. Saʿîd ibn al-Musayyab l'a corroboré (mutâbaʿa) sur ce point, et c'est par sa voie qu'Ahmad l'a rapporté dans al-Musnad, sauf que sa chaîne comprend Ibn Lahîʿa. Ibn Shayba l'a rapporté dans son Musannaf à partir du hadith de ʿAtâ' d'après ʿUthmân, et il y a là une rupture. Le hadith est donc hasan, en raison de ce qui le renforce. Exemple de la troisième catégorie, à savoir le faible que rien ne renforce mais qui est conforme à la pratique : sa parole dans [le Livre des] testaments : « On mentionne d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) qu'il a statué que la dette passe avant le legs. » At-Tirmidhî l'a rapporté avec chaîne complète, à partir du hadith d'Abû Ishâq as-Sabîʿî, d'après al-Hârith al-Aʿwar, d'après ʿAlî ; or al-Hârith est faible. At-Tirmidhî l'a jugé gharîb (singulier), puis il a rapporté le consensus (ijmâʿ) des gens de science sur son application. Exemple de la quatrième catégorie, à savoir le faible que rien ne renforce — ce qui est très rare dans le livre ; et lorsque cela s'y produit, l'auteur le fait suivre d'un jugement de faiblesse, à la différence de ce qui précède — : parmi ses exemples, sa parole dans le Livre de la prière (Kitâb as-salât) : « On mentionne d'après Abû Hurayra, le faisant remonter [au Prophète] : “L'imam n'accomplit pas de prière surérogatoire à sa place” ; et cela n'est pas authentique. » C'est un hadith qu'Abû Dâwûd a rapporté par la voie de Layth ibn Abî Sulaym, d'après al-Hajjâj ibn ʿUbayd, d'après Ibrâhîm ibn Ismâʿîl, d'après Abû Hurayra. Layth ibn Abî Sulaym est faible, le maître de son maître est inconnu, et l'on a divergé à son sujet dans ce hadith.

Passage douteuxImprimé بقريض, à lire بتمريض : « sous forme dubitative ». Texte arabe imprimé : بعض كلامه بقريض وبعضه بجزم

Tel est le statut de tous les hadiths suspendus marfûʿ du livre, sous les deux formes, catégorique et dubitative. Pour ces deux formes, an-Nawawî a rapporté l'accord des spécialistes rigoureux parmi les traditionnistes et d'autres sur leur prise en compte, et qu'il ne convient pas d'affirmer catégoriquement une chose faible, car c'est une forme qui implique son authenticité d'après celui à qui on l'attribue ; elle ne doit donc être employée que pour ce qui est authentique. Il a dit : « Beaucoup d'auteurs, parmi les juristes et d'autres, ont négligé cela, et al-Bayhaqî a réprouvé sévèrement ceux qui y contreviennent. C'est une négligence très laide de la part de celui qui la commet, puisqu'il dit pour l'authentique “on mentionne” et “on rapporte”, et pour le faible “il a dit” et “il a rapporté” : c'est là une inversion des sens et un écart par rapport à ce qui est juste. » Il a dit : « Al-Bukhârî (qu'Allah lui fasse miséricorde) s'est attaché à prendre en compte ces deux formes et à leur donner leur statut dans son Sahîh : il dit, dans un même titre de chapitre, une partie de ses propos sous forme dubitative et une autre sous forme catégorique, en tenant compte de ce que nous avons mentionné ; cela dénote sa rigueur et sa piété scrupuleuse. Dès lors, on interprète sa parole : “Je n'ai fait entrer dans al-Jâmiʿ que ce qui est authentique” comme signifiant : parmi ce dont j'ai donné la chaîne. Et Allah le Très-Haut sait mieux. » Fin de ses propos. Or il est apparu, à travers ce que nous avons détaillé des catégories de ses hadiths suspendus, que l'on n'a pas besoin de cette interprétation, et que tout ce qu'il contient est authentique en ce sens que tout y est recevable, sans rien qui soit à rejeter absolument, sauf de rares cas. Tel est le statut des hadiths marfûʿ *

Passage douteuxImprimé « تعليق التعليق » ; lecture probable تغليق التعليق (*Taghlîq at-taʿlîq*), titre de l'ouvrage d'Ibn Hajar. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : تصنيف كبير سميته تعليق التعليق

Quant aux mawqûf (s'arrêtant au Compagnon), il affirme catégoriquement ceux qui sont authentiques à ses yeux, même s'ils ne répondent pas à sa condition, et n'affirme pas catégoriquement ceux dont la chaîne présente une faiblesse ou une rupture, sauf lorsque ce défaut est compensé, soit par sa venue par une autre voie, soit par sa notoriété d'après celui qui l'a dit. Il ne cite ce qu'il cite des mawqûf — fatwas des Compagnons et des Successeurs, et leurs exégèses de nombreux versets — qu'à titre d'appui et de renfort pour les doctrines qu'il choisit dans les questions sur lesquelles les imams divergent. Dès lors, il convient de dire que tout ce qu'il y cite est soit ce par quoi le titre est formulé (mutarjam bihi), soit ce pour quoi le titre est formulé (mutarjam lahu). L'objet essentiel de cet ouvrage, ce sont les hadiths authentiques pourvus de chaîne, et ce sont eux pour lesquels les titres sont formulés ; ce qui est mentionné accessoirement et à titre subsidiaire, ce sont les traditions mawqûf et les hadiths suspendus — oui, ainsi que les nobles versets. Tout cela relève donc de ce par quoi le titre est formulé ; toutefois, si on les considère les uns par rapport aux autres, et aussi par rapport au hadith, il se trouve que, les uns par rapport aux autres, certains expliquent et d'autres sont expliqués, de sorte que certains sont, à un certain égard, comme ce pour quoi le titre est formulé ; mais l'objet essentiel reste le corps principal. Comprends bien cela, car c'est une bonne issue, par laquelle on écarte bien des objections contre ce que l'auteur a cité de ce genre ; et c'est Allah qui accorde le succès. Voici le moment d'entreprendre l'exposé de ses hadiths suspendus marfûʿ et l'indication de ceux qui leur ont donné une chaîne complète ; j'y ai ajouté les corroborations (mutâbaʿât), parce qu'elles leur sont assimilées quant au statut. J'ai développé tout cela dans un grand ouvrage que j'ai intitulé Taʿlîq at-taʿlîq, où j'ai mentionné tous ses hadiths marfûʿ et ses traditions mawqûf, ainsi que ceux qui leur ont donné une chaîne complète, par mes propres chaînes jusqu'au point de suspension. Ce fut un livre riche et un recueil complet, auquel personne n'avait consacré d'ouvrage spécifique. Le hâfiz Abû ʿAbd Allâh ibn Rushayd l'a dit explicitement dans son livre Tarjumân at-tarâjim : « Cela — c'est-à-dire le taʿlîq — a besoin qu'on lui consacre un livre spécifique, où ces hadiths suspendus soient pourvus de leurs chaînes et où soit exposé leur degré — authentique, hasan ou autre. Je ne connais personne qui se soit attelé à un tel ouvrage ; et c'est assurément une chose importante, surtout pour qui s'intéresse au livre d'al-Bukhârî. »

Passage douteuxImprimé « تعليق التعليق » ; lecture probable تغليق التعليق (*Taghlîq at-taʿlîq*), titre de l'ouvrage d'Ibn Hajar. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وهم بينته في تعليق التعليق

(Du commencement de la Révélation à l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui)) La corroboration de ʿAbd Allâh ibn Yûsuf d'après al-Layth : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans [le Livre des] prophètes et dans l'exégèse ; la corroboration d'Abû Sâlih d'après lui : Yaʿqûb ibn Sufyân l'a rapportée avec chaîne complète dans son Târîkh, d'après lui ; la corroboration de Hilâl ibn Raddâd d'après az-Zuhrî : adh-Dhuhlî l'a rapportée avec chaîne complète dans az-Zuhriyyât ; la corroboration de Yûnus d'après lui : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans l'exégèse ; la corroboration de Maʿmar : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans [le Livre de] l'interprétation des songes * Le hadith d'Abû Sufyân au sujet d'Héraclius : la corroboration de Sâlih — c'est Ibn Kaysân —, que l'auteur a rapportée avec chaîne complète dans [le Livre du] combat sacré (jihâd) ; la corroboration de Yûnus, qu'il a rapportée avec chaîne complète dans [le Livre de] la capitation (jizya) et dans [celui de] la demande de permission ; la corroboration de Maʿmar, qu'il a rapportée avec chaîne complète dans l'exégèse. (La foi) * Le hadith de ʿAbd Allâh ibn ʿAmr : « Le musulman est celui dont [les musulmans] sont à l'abri… », le hadith : la version d'Abû Muʿâwiya, qu'Ishâq ibn Râhawayh a rapportée avec chaîne complète dans son Musnad, d'après lui, et qu'Ibn Hibbân a rapportée avec chaîne complète dans son Sahîh ; la version de ʿAbd al-Aʿlâ, que ʿUthmân ibn Abî Shayba a rapportée avec chaîne complète dans son Musnad, d'après lui * Le hadith d'Abû Saʿîd : « Faites sortir du Feu… », le hadith : la version de Wuhayb d'après ʿAmr — c'est Ibn Yahyâ al-Mâzinî, le maître de Mâlik —, dans sa parole « [le poids d'un grain] de moutarde de bien », et autre chose : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète, par sa chaîne, sans en citer la formulation, en renvoyant au hadith de Mâlik ; elle se trouve dans le Musnad d'Abû Bakr ibn Abî Shayba, conforme à ce qu'al-Bukhârî a suspendu ; et al-Bukhârî l'a rapportée avec chaîne complète à partir du hadith de Wuhayb, mais avec la formulation de Mâlik * Le hadith de Saʿd ibn Abî Waqqâs : « Il donna à un groupe de gens, parmi lesquels se trouvait Saʿd… », le hadith : la version de Yûnus d'après az-Zuhrî, que ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿUmar az-Zuhrî, surnommé Rusta, a rapportée avec chaîne complète dans son Kitâb al-îmân ; la version de Sâlih, qu'al-Bukhârî a rapportée avec chaîne complète dans [le Livre de] l'aumône ; la version de Maʿmar, que ʿAbd ibn Humayd, Ibn Abî ʿUmar al-ʿAdanî, al-Humaydî et d'autres ont rapportée avec chaîne complète dans leurs Musnad — Muslim a commis dans sa chaîne une méprise (wahm) que j'ai exposée dans Taʿlîq at-taʿlîq — ; et la version du neveu d'az-Zuhrî, qu'al-Ismâʿîlî a rapportée avec chaîne complète * Le hadith de ʿAbd Allâh ibn ʿAmr : « Quatre [traits] : quiconque les possède… », le hadith : la corroboration de Shuʿba d'après al-Aʿmash, que l'auteur a rapportée avec chaîne complète dans le Livre des injustices (Kitâb al-mazâlim). (Chapitre : parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « La religion la plus aimée d'Allah le Très-Haut est la hanîfiyya (le pur monothéisme) tolérante. ») Ce hadith, il ne l'a mentionné qu'ici et ne lui a pas donné de chaîne ; l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans son livre al-Adab al-mufrad, ainsi qu'Ahmad dans son Musnad, à partir du hadith de ʿIkrima d'après Ibn ʿAbbâs. Il a un témoignage concordant (shâhid) mursal dans les Tabaqât d'Ibn Saʿd ; et il y a sur ce sujet [des hadiths] d'après Ubayy ibn Kaʿb, Jâbir, Ibn ʿUmar, Abû Umâma, Abû Hurayra et d'autres.

Passage douteuxImprimé « عثمان بن أبي الهيثم » ; lecture probable ʿUthmân ibn al-Haytham (cité plus haut dans le segment). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : متابعة عثمان بن أبي الهيثم وصلها

(Chapitre : de l'ingratitude envers l'époux) Il y a là [un hadith] d'après Abû Saʿîd, qu'il a rapporté avec chaîne complète dans le Livre des deux fêtes (Kitâb al-ʿîdayn), sans citer l'expression « ingratitude envers l'époux » (kufrân al-ʿashîr), laquelle est mentionnée dans le Livre des menstrues (Kitâb al-hayd) * Le hadith d'Abû Saʿîd : « Lorsque le serviteur embrasse l'islam et que son islam est beau… », le hadith : l'auteur ne lui a pas donné de chaîne ; Abû Dharr al-Harawî l'a rapporté avec chaîne complète dans sa version, sans en citer la formulation ; et l'ont rapporté avec chaîne complète an-Nasâ'î dans les Sunan, al-Hasan ibn Sufyân dans son Musnad — et al-Ismâʿîlî d'après lui —, ad-Dâraqutnî dans Gharâ'ib Mâlik, Samawayh dans ses Fawâ'id, et d'autres ; je l'ai moi-même rapporté par la voie de dix personnes d'après Mâlik, avec sa chaîne * Le hadith d'Anas : « Sortira du Feu quiconque a dit : “Il n'est de divinité qu'Allah” » : la version d'Abân ibn Yazîd al-ʿAttâr, qu'al-Hâkim a rapportée avec chaîne complète dans son al-Arbaʿîn, ainsi qu'al-Bayhaqî dans Kitâb al-iʿtiqâd * Le hadith d'Abû Hurayra : « Quiconque suit le convoi funèbre d'un musulman… » : la corroboration de ʿUthmân ibn Abî l-Haytham, qu'Abû Nuʿaym a rapportée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj.

Passage douteuxImprimé « جها دونية », manifestement pour « جهاد ونية » : « mais jihad et intention ». Texte arabe imprimé : ولكن جها دونية

(Chapitre : ce qui est venu au sujet de ce que les actes ne valent que par l'intention. Et le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : « mais jihad et intention ») L'auteur l'a rapporté avec une chaîne complète (mawsûl) dans le Livre du jihad, d'après le hadith d'Ibn ʿAbbâs.

(Chapitre : ce que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a exposé à ʿAbd al-Qays) Il l'a rapporté avec une chaîne complète à plusieurs endroits, dans ce Livre de la foi (Kitâb al-îmân) et ailleurs.

Passage douteuxImprimé « وابن عمرو ابن عباس » (sans conjonction entre les deux derniers noms) ; lecture probable « وابن عمر وابن عباس » : Ibn ʿUmar et Ibn ʿAbbâs. Forme imprimée (Ibn ʿAmr) conservée. Texte arabe imprimé : عن أبي هريرة وابن عمرو ابن عباس

(Chapitre : parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « La religion est le bon conseil (nasîha) envers Allah et envers Son Envoyé ») — le hadith. Ce hadith, il ne l'a mentionné qu'ici et ne lui a pas donné de chaîne de transmission ; Muslim, Abû Dâwûd, Ahmad ibn Hanbal et d'autres l'ont rapporté avec une chaîne complète, d'après le hadith de Tamîm ad-Dârî, et il nous est parvenu avec une chaîne élevée dans le Juz' d'al-Ansârî et dans le Musnad d'ad-Dârimî. Sur ce sujet, il y a aussi des hadiths d'Abû Hurayra, d'Ibn ʿAmr et d'Ibn ʿAbbâs.

(La science) Le hadith d'Ibn Masʿûd : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) nous a rapporté, lui qui est le véridique dont la véracité est confirmée » : il l'a rapporté avec une chaîne complète dans le Livre du commencement de la création, dans celui du décret et ailleurs * Le hadith de Shaqîq d'après ʿAbd Allâh : « J'ai entendu du Prophète (paix et bénédictions sur lui) une parole » : il l'a rapporté avec une chaîne complète dans le Livre des funérailles, dans celui de l'unicité (at-Tawhîd) et ailleurs * Le hadith de Hudhayfa : il l'a rapporté avec une chaîne complète dans le Livre de l'unicité et ailleurs * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs, dans le Livre de l'unicité également, et le hadith d'Anas de même, dont le début est : « Lorsque le serviteur se rapproche de Moi d'un empan » ; de même le hadith d'Abû Hurayra, dont le début est : « Pour chaque acte, il y a une expiation ».

(Sa parole : « Certains ont argué, en faveur de la lecture devant le savant, du hadith de Dimâm ibn Thaʿlaba », et à la fin : « Ceci est une lecture faite au Prophète (paix et bénédictions sur lui) ; Dimâm en informa son peuple ») Abû Dâwûd l'a rapporté avec une chaîne complète, d'après le hadith d'Ibn ʿAbbâs, dans l'histoire de Dimâm ; à la fin de celle-ci, Dimâm dit à son peuple, lorsqu'il revint auprès d'eux : « Allah a envoyé un Messager » — le hadith. Quant au fond de l'histoire de Dimâm, l'auteur l'a rapporté avec une chaîne complète d'après le hadith de Sharîk, d'après Anas * Le hadith d'Anas : « ʿUthmân fit copier les exemplaires du Coran » : il l'a rapporté avec une chaîne complète dans le Livre des mérites du Coran et ailleurs. Le hadith de la délégation de ʿAbd al-Qays : il a déjà été traité. Le hadith de Mâlik ibn al-Huwayrith : il l'a rapporté avec une chaîne complète, en entier, au chapitre de la nouvelle rapportée par un seul (khabar al-wâhid).

(Chapitre : se relayer dans la quête de la science) Le hadith d'Ibn Wahb : Ibn Hibbân l'a rapporté avec une chaîne complète dans son Sahîh, ainsi qu'Abû Nuʿaym dans al-Mustakhraj ; al-Bukhârî a rattaché la version d'Ibn Wahb, d'après Yûnus, à celle d'Abû l-Yamân, d'après Shuʿayb, alors que la version de Shuʿayb comporte un ajout (ziyâda) qui ne se trouve pas chez Yûnus.

(Sa parole : « Certains gens du Hijaz ont argué, en faveur de la remise d'écrit (munâwala), du hadith du Prophète (paix et bénédictions sur lui) lorsqu'il écrivit au chef de l'expédition » — le hadith) Ibn Ishâq l'a rapporté dans al-Maghâzî sous forme mursal (sans mention du Compagnon) ; at-Tabarânî l'a rapporté avec une chaîne complète par une autre voie, d'après le hadith de Jundub ibn ʿAbd Allâh, et sa chaîne est bonne (hasan) * Le hadith : « Celui à qui Allah veut du bien, Il lui donne la compréhension de la religion ; et la science ne s'acquiert que par l'apprentissage » : Ibn Abî ʿÂsim l'a rapporté dans son Kitâb al-ʿilm, d'après le hadith de Muʿâwiya, avec ces deux phrases ; l'auteur n'a rapporté avec une chaîne complète que la première phrase * Le hadith de Jâbir ibn ʿAbd Allâh sur son voyage auprès de ʿAbd Allâh ibn Unays : c'est le hadith de ʿAbd Allâh ibn Unays mentionné dans le Livre de l'unicité, et l'on mentionnera plus loin qui l'a rapporté avec une chaîne complète, si Allah le Très-Haut le veut.

Passage douteuxImprimé « الأهل بلغت », lu « ألا هل بلغت » : « N'ai-je pas transmis ? ». Texte arabe imprimé : قال النبي صلى الله عليه وسلم الأهل بلغت

(Sa parole, au chapitre du mérite de celui qui a appris et enseigné) « Ishâq a dit : “Et il y en avait une partie qui a retenu l'eau” » ; dans une autre version : « Ibn Ishâq a dit », et dans une autre encore : « Abû Ishâq a dit ». Or Ishâq ibn Râhawayh l'a rapporté d'après Abû Usâma dans son Musnad ; c'est donc lui, semble-t-il, qui est visé. Nous l'avons aussi rapporté dans al-Amthâl d'ar-Râmahurmuzî, d'après le hadith d'Abû Ishâq Ibrâhîm ibn Saʿîd al-Jawharî. Quant à Ibn Ishâq, on ne connaît pas ce hadith parmi ses traditions. Le hadith : « Et prenez garde au faux témoignage ! », et il ne cessa de le répéter : l'auteur l'a rapporté avec une chaîne complète dans le Livre des témoignages et dans celui des prix du sang, d'après le hadith d'Abû Bakra * Le hadith d'Ibn ʿUmar : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : “N'ai-je pas transmis ?” » : il l'a rapporté avec une chaîne complète, également, dans le Livre des peines légales (al-hudûd). Le hadith d'Ismâʿîl d'après Ayyûb : l'auteur l'a rapporté avec une chaîne complète dans le Livre de l'aumône légale (az-zakât).

(Sa parole : « Chapitre : que celui qui est présent transmette à celui qui est absent ; Ibn ʿAbbâs l'a dit d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) ») L'auteur l'a rapporté avec une chaîne complète dans le Livre du pèlerinage, avec la formulation : « Que celui qui est présent transmette à celui qui est absent » ; il semble qu'il l'ait mentionné ici selon le sens. La corroboration (mutâbaʿa) de Maʿmar d'après Hammâm : Abû Bakr al-Marwazî l'a rapportée avec une chaîne complète dans son Kitâb al-ʿilm, ainsi qu'al-Baghawî dans Sharh as-sunna. La parole de ʿÂ'isha : « Quelles excellentes femmes que les femmes des Ansâr ! La pudeur ne les a pas empêchées de s'instruire dans la religion » : c'est un fragment d'un long hadith qu'Ibn Khuzayma a rapporté avec une chaîne complète dans son Sahîh, et la partie marfûʿ (remontant au Prophète) se trouve chez Muslim et d'autres. (La purification)

(Sa parole : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a exposé que l'obligation, dans les ablutions (wudû'), est une fois, une fois ; il a aussi fait ses ablutions deux fois, deux fois, et trois fois, trois fois, et il n'a pas dépassé trois ») Le hadith des ablutions une fois, une fois, il l'a rapporté avec une chaîne complète d'après le hadith d'Ibn ʿAbbâs ; le hadith des ablutions deux fois, deux fois, il l'a rapporté avec une chaîne complète d'après le hadith de ʿAbd Allâh ibn Zayd ; et le hadith des ablutions trois fois, trois fois, il l'a rapporté avec une chaîne complète d'après le hadith de ʿUthmân ibn ʿAffân. Sa parole « et il n'a pas dépassé » : il veut dire qu'il n'a rien été rapporté qui indique un dépassement des trois fois ; peut-être fait-il allusion au hadith de ʿAbd Allâh ibn ʿAmr où il est dit : « Celui qui en fait davantage a mal agi et a commis une injustice », hadith qui se trouve chez Ibn Khuzayma, Abû Dâwûd et d'autres.

(Sa parole : « et qu'ils dépassent ce qu'a fait le Prophète (paix et bénédictions sur lui) ») Il fait allusion à ce qui précède et à ce qui viendra au chapitre des ablutions avec un mudd. La corroboration de Muhammad ibn ʿArʿara d'après Shuʿba : l'auteur l'a rapportée avec une chaîne complète dans le Livre des invocations ; la version de Ghundar d'après lui : al-Bazzâr l'a rapportée avec une chaîne complète, avec la formulation donnée sans chaîne (muʿallaq), et Ahmad avec la formulation « Lorsqu'il entrait » ; la version de Mûsâ — c'est-à-dire Ibn Ismâʿîl — d'après Hammâd — c'est-à-dire Ibn Salama — : al-Bayhaqî l'a rapportée avec une chaîne complète ; la version de Saʿîd ibn Zayd — le frère de Hammâd ibn Zayd — : l'auteur l'a rapportée avec une chaîne complète dans son al-Adab al-mufrad. (La parole d'Abû d-Dardâ' : « N'y a-t-il pas parmi vous l'homme aux deux sandales ? ») L'auteur l'a rapportée avec une chaîne complète dans le Livre des mérites et ailleurs. La corroboration d'an-Nadr ibn Shumayl d'après Shuʿba : an-Nasâ'î l'a rapportée avec une chaîne complète ; la corroboration de Shâdhân — de son nom al-Aswad ibn ʿÂmir — : l'auteur l'a rapportée avec une chaîne complète dans le Livre de la prière. La version d'Ibrâhîm ibn Yûsuf ibn Ishâq ibn Abî Ishâq as-Sabîʿî, d'après son père, d'après Abû Ishâq : « ʿAbd ar-Rahmân ibn al-Aswad m'a rapporté » : je ne l'ai pas trouvée.

(Sa parole : « Chapitre : l'expulsion de l'eau du nez (istinthâr) dans les ablutions ») ʿUthmân, ʿAbd Allâh ibn Zayd et Ibn ʿAbbâs l'ont mentionnée.

(Chapitre : le rinçage de la bouche (madmada) dans les ablutions) Ibn ʿAbbâs et ʿAbd Allâh ibn Zayd l'ont dit ; les hadiths des trois sont rapportés chez lui avec une chaîne complète dans le Livre de la purification * Le hadith de ʿÂ'isha : « L'aube arriva ; on chercha de l'eau, on n'en trouva pas, et l'ablution sèche (tayammum) fut révélée » : c'est un abrégé de son long hadith sur la perte de son collier ; il est rapporté chez l'auteur avec une chaîne complète, d'après son hadith, dans le Livre de l'exégèse, dans celui du mariage, dans celui des mérites et ailleurs. Le hadith d'Ahmad ibn Shabîb d'après son père : Abû Nuʿaym l'a rapporté avec une chaîne complète dans al-Mustakhraj, ainsi qu'al-Bayhaqî et d'autres.

(Sa parole : « Et l'on mentionne d'après Jâbir que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) était lors de l'expédition de Dhât ar-Riqâʿ » — le hadith) C'est un abrégé d'un long hadith qu'Abû Yaʿlâ a rapporté avec une chaîne complète dans son Musnad, ainsi qu'Ibn Khuzayma dans son Sahîh, Abû Dâwûd et d'autres. La version de Shuʿba d'après al-Aʿmash : Muslim l'a rapportée avec une chaîne complète. La corroboration de Wahb ibn Jarîr d'après Shuʿba est rapportée avec une chaîne complète dans le Musnad d'Abû l-ʿAbbâs as-Sarrâj ; la version de Ghundar d'après lui : Ahmad et Muslim l'ont rapportée avec une chaîne complète ; la version de Yahyâ al-Qattân d'après lui : Ahmad ibn Hanbal l'a rapportée avec une chaîne complète.

(Sa parole : « Mâlik fut interrogé sur l'essuyage de toute la tête, et il argua du hadith de ʿAbd Allâh ibn Zayd ») Ibn Khuzayma l'a rapporté avec une chaîne complète, d'après le hadith de Mâlik, avec la question mentionnée.

(Sa parole : « Abû Mûsâ a dit : le Prophète (paix et bénédictions sur lui) demanda un récipient » — le hadith) Il l'a rapporté avec une chaîne complète dans le Livre des expéditions ; les paroles y sont adressées à Abû Mûsâ et à Bilâl.

(Sa parole : « ʿUrwa a dit, d'après al-Miswar et d'autres : “Lorsque le Prophète (paix et bénédictions sur lui) faisait ses ablutions, ils manquaient de s'entretuer pour l'eau de ses ablutions” ») Il l'a rapporté avec une chaîne complète dans le Livre des conditions. La version de Mûsâ ibn ʿUqba : « Abû n-Nadr m'a informé qu'Abû Salama l'avait informé que Saʿd… » : al-Ismâʿîlî l'a rapportée avec une chaîne complète d'après al-Hasan ibn Sufyân, et je l'ai donnée avec une chaîne élevée et en entier d'après les Fawâ'id d'Abû Zakariyyâ al-Muzakkî. La corroboration de Harb ibn Shaddâd : an-Nasâ'î l'a rapportée avec une chaîne complète ; la corroboration d'Abân — c'est-à-dire al-ʿAttâr — d'après lui : Ahmad ibn Hanbal et at-Tabarânî l'ont rapportée avec une chaîne complète ; la version de Maʿmar d'après lui : al-Bayhaqî l'a rapportée avec une chaîne complète ; la corroboration de Yûnus d'après az-Zuhrî : Muslim l'a rapportée avec une chaîne complète ; la corroboration de Sâlih ibn Kaysân : Abû l-ʿAbbâs as-Sarrâj l'a rapportée avec une chaîne complète * Le hadith de ʿUrwa d'après al-Miswar : on l'a déjà signalé, et il se trouve dans le Livre des conditions. La version de Saʿîd ibn Abî Maryam, d'après Yahyâ ibn Ayyûb, d'après Humayd : « J'ai entendu Anas » : je ne l'ai pas trouvée. La version de ʿAffân d'après Sakhr ibn Juwayriya : Abû ʿAwâna l'a rapportée avec une chaîne complète dans son Sahîh ; la version de Nuʿaym ibn Hammâd d'après Ibn al-Mubârak : at-Tabarânî l'a rapportée avec une chaîne complète dans al-Awsat, et nous l'avons rapportée dans les Ghaylâniyyât sous forme abrégée * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « J'ai passé la nuit chez le Prophète (paix et bénédictions sur lui), et il se frotta les dents (istanna) » : l'auteur l'a rapporté avec une chaîne complète dans le Livre de l'exégèse.

(Le grand lavage) La version de Yazîd ibn Hârûn d'après Shuʿba : Abû ʿAwâna l'a rapportée avec une chaîne complète dans son Sahîh ; la version de Bahz ibn Asad : al-Ismâʿîlî l'a rapportée avec une chaîne complète ; la version d'al-Juddî — c'est-à-dire ʿAbd al-Malik ibn Ibrâhîm — : je ne l'ai pas trouvée.

Passage douteux« بزيادات ميمونة » est obscur (peut-être « بزيادة ميمونة », l'ajout de Maymûna dans la chaîne) ; rendu littéralement « avec des ajouts : “Maymûna” ». Texte arabe imprimé : عن ابن عيينة بزيادات ميمونة زيادة مسلم

(Sa parole : « Ibn ʿUyayna disait en dernier lieu : “d'après Ibn ʿAbbâs, d'après Maymûna” ») Ash-Shâfiʿî, Abû Bakr ibn Abî Shayba, al-Humaydî et d'autres l'ont rapporté avec une chaîne complète dans leurs Musnad, d'après Ibn ʿUyayna, avec des ajouts : « Maymûna ». L'ajout de Muslim ibn Ibrâhîm d'après Shuʿba : je ne l'ai pas trouvé ; l'ajout de Wahb ibn Jarîr d'après lui : al-Ismâʿîlî l'a rapporté avec une chaîne complète. La version de Saʿîd d'après Qatâda : « Anas leur a rapporté » : l'auteur l'a rapportée avec une chaîne complète au chapitre de l'homme en état d'impureté majeure (junub) qui sort et marche au marché. La corroboration de ʿAbd al-Aʿlâ d'après Maʿmar : Ahmad l'a rapportée avec une chaîne complète dans son Musnad, d'après lui. La version d'al-Awzâʿî d'après az-Zuhrî : l'auteur l'a rapportée avec une chaîne complète dans le Livre de la prière * Le hadith de Bahz ibn Hakîm, d'après son père, d'après son grand-père : Ahmad ibn Hanbal et les auteurs des quatre Sunan l'ont rapporté avec une chaîne complète, mais dans la version d'aucun d'eux la formulation du titre du chapitre n'est rendue entièrement. Certes, al-Bayhaqî l'a rapporté avec une chaîne complète par la voie de ʿAbd al-Wârith d'après Bahz ibn Hakîm, et la formulation mentionnée s'y trouve ; il nous est parvenu avec une chaîne élevée dans la deuxième partie des hadiths d'al-Mukhallis et dans les Thaqafiyyât. La version d'Ibrâhîm ibn Tahmân d'après Mûsâ ibn ʿUqba : an-Nasâ'î l'a rapportée avec une chaîne complète. La corroboration d'Abû ʿAwâna — c'est-à-dire al-Waddâh — d'après al-Aʿmash : l'auteur l'a rapportée avec une chaîne complète à un autre endroit du Livre du grand lavage (al-ghusl) ; la corroboration de Muhammad ibn Fudayl d'après lui : Abû ʿAwâna Yaʿqûb l'a rapportée avec une chaîne complète dans son Sahîh. La corroboration de ʿAmr ibn Marzûq d'après Shuʿba : nous l'avons rapportée dans un Juz' des hadiths d'Abû ʿAmr ibn as-Sammâk, qui a dit : « ʿUthmân ibn ʿUmar ad-Dabbî nous a rapporté : ʿAmr ibn Marzûq nous a rapporté », avec ce hadith. Quant à la version de Mûsâ ibn Ismâʿîl d'après Abân, le shaykh ʿAlâ' ad-Dîn Mughultây a prétendu qu'al-Bayhaqî l'a rapportée avec une chaîne complète par la voie de ʿAffân d'après Mûsâ ; Mughultây s'est trompé en cela : al-Bayhaqî ne l'a rapportée que d'après ʿAffân, d'après Abân lui-même, et ʿAffân n'a absolument aucune transmission d'après Mûsâ, par quelque voie que ce soit.

(Les menstrues et l'ablution sèche)

Passage douteuxImprimé « فكان », lu « فكأن » : « il semble donc que celui qui l'a rapporté seul soit Zakariyyâ ». Texte arabe imprimé : فكان المنفرد به زكريا لا ابنه

(Chapitre : parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « C'est une chose qu'Allah a prescrite aux filles d'Adam ») L'auteur l'a rapporté avec une chaîne complète au chapitre : « La femme en menstrues (hâ'id) accomplit tous les rites ». La corroboration de Khâlid — c'est-à-dire Ibn ʿAbd Allâh at-Tahhân — d'après ash-Shaybânî : nous l'avons rapportée dans les Fawâ'id d'Abû l-Qâsim at-Tanûkhî, et at-Tabarânî l'a rapportée avec une chaîne complète par une autre chaîne ; la corroboration de Jarîr d'après lui : Abû Yaʿlâ l'a rapportée avec une chaîne complète dans son Musnad, ainsi qu'al-Ismâʿîlî, d'après lui ; la version de Sufyân ath-Thawrî d'après lui : Ahmad ibn Hanbal l'a rapportée avec une chaîne complète dans son Musnad * Le hadith : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) invoquait Allah le Très-Haut en tout temps » : Muslim, Abû Dâwûd, at-Tirmidhî, as-Sarrâj et Abû Yaʿlâ l'ont rapporté avec une chaîne complète, tous par la voie de Yahyâ ibn Zakariyyâ ibn Abî Zâ'ida, d'après son père, d'après Khâlid ibn Salama, d'après al-Bahî, d'après ʿUrwa, d'après ʿÂ'isha. At-Tirmidhî a dit : « On ne le connaît que par le hadith de Yahyâ. » (Fin.) Or Yahyâ ibn ʿAbd al-Hamîd al-Himmânî l'a rapporté dans son Musnad d'après son père ; Ibn Abî Dâwûd l'a rapporté dans son Kitâb ash-Sharîʿa d'après Mahmûd ibn Âdam, d'après al-Fadl ibn Mûsâ ; et Abû Yaʿlâ l'a rapporté dans son Musnad d'après Hârûn ibn Maʿrûf, d'après Ishâq ibn Yûsuf al-Azraq, tous d'après Zakariyyâ. Il semble donc que celui qui l'a rapporté seul soit Zakariyyâ, et non son fils. Khâlid ibn Salama fait l'objet de critiques, et al-Bukhârî n'a rien rapporté de lui, si ce n'est ce à quoi il fait allusion ici * Le hadith d'Umm ʿAtiyya : il l'a rapporté avec une chaîne complète dans le Livre des deux fêtes. Le hadith d'Ibn ʿAbbâs d'après Abû Sufyân au sujet d'Héraclius : il a déjà été donné dans le commencement de la Révélation * Le hadith de ʿAtâ' d'après Jâbir : « ʿÂ'isha eut ses menstrues, et elle accomplit les rites » : il l'a rapporté avec une chaîne complète dans le Livre du pèlerinage, par sa voie. La version de Hishâm ibn Hassân, d'après Hafsa, d'après Umm ʿAtiyya : il l'a rapportée avec une chaîne complète dans le Livre du divorce.

(Sa parole : « Chapitre : la femme en menstrues ne rattrape pas la prière ; et Jâbir et Abû Saʿîd ont dit, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) : “Elle délaisse la prière” ») Cette citation sans chaîne (taʿlîq) d'après ces deux Compagnons, l'auteur l'a mentionnée ici selon le sens, d'après eux deux, et je ne l'ai trouvée d'après aucun d'eux avec cette formulation. Quant au hadith de Jâbir, Ahmad l'a rapporté dans son Musnad, ainsi qu'Abû Dâwûd, d'après lui, par la voie d'Ibn Jurayj, qui a dit : « Abû z-Zubayr m'a informé qu'il avait entendu Jâbir dire : “Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) entra chez ʿÂ'isha alors qu'elle pleurait” », et il mentionna le hadith au sujet de ses menstrues ; on y lit : « Entre en état de sacralisation pour le pèlerinage, puis accomplis le pèlerinage et fais ce que fait le pèlerin, si ce n'est que tu ne feras pas les tournées autour de la Maison et ne prieras pas. » Muslim l'a rapporté par cette voie, mais sans en donner la formulation ; nous l'avons rapporté avec une chaîne élevée dans le Musnad de ʿAbd ibn Humayd. Puis je l'ai trouvé chez l'auteur, par une autre voie, dans le Livre des jugements, par la voie de Habîb, d'après ʿAtâ', d'après Jâbir, et on y lit : « si ce n'est qu'elle ne fait pas les tournées et ne prie pas ». Quant au hadith d'Abû Saʿîd, les deux shaykhs [al-Bukhârî et Muslim] s'accordent à le rapporter dans un hadith sur le sermon de la fête, où figure sa parole (paix et bénédictions sur lui) aux femmes : « N'est-il pas vrai que, lorsqu'elle a ses menstrues, elle ne prie pas ? » ; il est rapporté avec une chaîne complète dans le Livre des menstrues (Kitâb al-hayd) * Le hadith de ʿAmmâr sur l'ablution sèche : la version d'an-Nadr ibn Shumayl d'après Shuʿba à son sujet, Muslim l'a rapportée avec une chaîne complète, exactement à l'identique.

(Sa parole : « Et l'on mentionne que ʿAmr ibn al-ʿÂs se trouva en état d'impureté majeure (janâba) par une nuit froide ; il fit l'ablution sèche et récita : “Et ne vous tuez pas vous-mêmes” — le verset ; on le mentionna au Prophète (paix et bénédictions sur lui), et il ne le blâma pas ») Ad-Dâraqutnî l'a rapporté avec une chaîne complète par la voie de Wahb ibn Jarîr ibn Hâzim, d'après son père, d'après Yahyâ ibn Ayyûb, d'après Yazîd ibn Abî Habîb, d'après ʿImrân ibn Abî Anas, d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn Jubayr, d'après ʿAmr ibn al-ʿÂs ; il l'a donné tel qu'al-Bukhârî l'a mentionné, et plus complet. Abû Dâwûd, Ibn Hibbân dans son Sahîh et al-Hâkim l'ont rapporté d'après le hadith de ʿAmr ibn al-Hârith, d'après Yazîd ibn Abî Habîb, sans mention de l'ablution sèche * Le hadith de Yaʿlâ ibn ʿUbayd d'après al-Aʿmash : Ahmad ibn Hanbal et Ishâq ibn Ibrâhîm l'ont rapporté avec une chaîne complète dans leurs deux Musnad, ainsi qu'Ibn Hibbân dans son Sahîh ; il nous est parvenu avec une chaîne élevée d'après le hadith d'Abû l-ʿAbbâs as-Sarrâj, d'après Ishâq ibn Ibrâhîm, et al-Ismâʿîlî l'a également rapporté avec une chaîne complète.

Le Livre de la prière (Kitâb as-salât)

Le hadith d'Abû Sufyân sur l'histoire d'Héraclius a déjà été traité dans le Commencement de la Révélation.

(Sa parole : « Et il est mentionné d'après Salama ibn al-Akwaʿ que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : “Qu'il l'attache, fût-ce avec une épine” ») et dans sa chaîne de transmission il y a à redire. Abû Dâwûd, Ibn Khuzayma, Ibn Hibbân, al-Bukhârî dans son Târîkh et Ibn Abî ʿUmar al-ʿAdanî dans son Musnad l'ont rapporté de manière mawsûla (à chaîne complète), et il m'est parvenu avec une chaîne très élevée (ʿâlî, c'est-à-dire courte) dans le premier fascicule (juz') des hadiths d'al-Mukhlis.

(Sa parole : « Et le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a ordonné que nul ne fasse le tour de la Maison nu ») : il l'a rapporté avec chaîne complète sept chapitres plus loin, dans le hadith d'Abû Hurayra sur l'annonce faite par ʿAlî le jour du Sacrifice à Minâ. La version de ʿAbd Allâh ibn Rajâ' d'après ʿImrân al-Qattân : at-Tabarânî l'a rapportée avec chaîne complète dans al-Kabîr. * Le hadith d'Abû Hâzim d'après Sahl sur le fait qu'ils nouaient leurs pagnes : il l'a rapporté avec chaîne complète peu après. * Le hadith d'Umm Hâni' : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) s'enveloppa d'un vêtement et en croisa les deux pans sur ses épaules » : Abû Bakr ibn Abî Shayba l'a rapporté avec chaîne complète dans son Musannaf, par la voie de Muhammad ibn ʿAmr, d'après Ibrâhîm ibn ʿAbd Allâh ibn Hunayn, d'après Abû Murra, l'affranchi de ʿAqîl, d'après elle. Son origine se trouve dans le Sahîh de Muslim, par la voie d'Abû Jaʿfar al-Bâqir d'après Abû Murra, mais on ne trouve pas chez lui « sur ses épaules » ; et il fait partie des hadiths sur lesquels les deux [al-Bukhârî et Muslim] s'accordent, du hadith de Mâlik d'après Abû n-Nadr d'après Abû Murra, mais on n'y trouve pas « il en croisa les deux pans sur ses épaules ». (Chapitre : ce qui est mentionné au sujet de la cuisse) Et il est rapporté d'après Ibn ʿAbbâs, Jarhad et Muhammad ibn Jahsh, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « La cuisse est une partie intime (ʿawra). » Quant au hadith d'Ibn ʿAbbâs, Ahmad et at-Tirmidhî l'ont rapporté avec chaîne complète, et il nous est parvenu avec une chaîne élevée dans le Musnad de ʿAbd ibn Humayd. Quant au hadith de Jarhad, al-Bukhârî dans at-Târîkh, Abû Dâwûd, Ahmad et at-Tabarânî l'ont rapporté avec chaîne complète par plusieurs voies ; il comporte une divergence (idtirâb), et Ibn Hibbân l'a jugé authentique. Quant au hadith de Muhammad ibn Jahsh, al-Bukhârî l'a lui aussi rapporté avec chaîne complète dans at-Târîkh, ainsi qu'Ahmad et at-Tabarânî, et nous l'avons rapporté avec une chaîne élevée dans les Fawâ'id de ʿAlî ibn Hujr, de la transmission d'Abû Bakr ibn Khuzayma d'après lui.

(Sa parole, dans ce chapitre : « Et Anas a dit : “Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) découvrit sa cuisse” ») : il l'a rapporté avec sa chaîne dans le chapitre même. « Et Abû Mûsâ a dit : “Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) couvrit ses genoux lorsque ʿUthmân entra” » : il l'a rapporté avec chaîne complète dans les Mérites de ʿUthmân. « Et Zayd ibn Thâbit a dit : “Allah le Très-Haut fit descendre la révélation sur Son Envoyé alors que sa cuisse était sur ma cuisse” », le hadith : il l'a rapporté avec chaîne complète dans le Jihâd et dans le Commentaire du Coran (at-tafsîr). * Le hadith de Hishâm ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿÂ'isha, sur l'anbijâniyya (manteau grossier) d'Abû Jahm : Abû Dâwûd l'a rapporté avec chaîne complète, et son origine se trouve chez Muslim. (Chapitre : la prière sur la couche. Et Anas a dit : « Nous priions avec le Prophète (paix et bénédictions sur lui), et l'un de nous se prosternait sur son vêtement ») : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans le chapitre de la prosternation sur le vêtement, au début du Livre de la prière. La version d'al-Layth d'après Jaʿfar ibn Rabîʿa sur la description de la prosternation : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète, ainsi qu'at-Tabarânî dans al-Awsat. (Chapitre : il oriente vers la qibla l'extrémité de ses pieds ; c'est Abû Humayd qui l'a dit) : il l'a rapporté avec chaîne complète, sous une forme développée, dans le chapitre de la sunna de la position assise dans le tashahhud. * Le hadith de Nuʿaym ibn Hammâd d'après Ibn al-Mubârak : dans la version d'Abû Dharr al-Harawî, « Nuʿaym nous a rapporté » ; Abû Nuʿaym a prétendu dans al-Mustakhraj qu'il l'a mentionné d'après Ibn al-Mubârak de manière muʿallaqa (sans chaîne complète), alors qu'ad-Dâraqutnî a rapporté avec chaîne complète la voie de Nuʿaym en question. La version d'Ibn Abî Maryam d'après Yahyâ — c'est Ibn Ayyûb — : Muhammad ibn Nasr al-Marwazî l'a rapportée avec chaîne complète dans le livre Taʿzîm as-salât, ainsi qu'al-Bayhaqî et Ibn Manda dans al-Îmân. La version de ʿAlî — c'est Ibn ʿAbd Allâh al-Madînî — d'après Khâlid ibn al-Hârith : je ne l'ai pas trouvée.

(Sa parole : « Et Abû Hurayra a dit : le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : “Tourne-toi vers la qibla et prononce le takbîr” ») : c'est un fragment de l'histoire de celui qui priait mal ; l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans la Demande de permission (al-isti'dhân), et cette formulation s'y trouve.

(Sa parole : « Et le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a prononcé le salut après deux rakʿa de la prière de midi, s'est tourné vers les gens, puis a achevé ce qui restait ») : il l'a rapporté avec chaîne complète par plusieurs voies, mais dans aucune d'elles ne figure « et il se tourna vers les gens » ; ces mots se trouvent dans al-Muwatta', par la voie de Dâwûd ibn al-Husayn, d'après Ibn Abî Sufyân, d'après Abû Hurayra. La version d'Ibn Abî Maryam d'après Yahyâ ibn Ayyûb : chez Abû Dharr, « Ibn Abî Maryam a dit », et chez les autres, « Ibn Abî Maryam nous a rapporté » ; elle sera reprise dans le Commentaire du Coran, au commentaire de la sourate al-Baqara.

(Sa parole : « Et Ibrâhîm — c'est Ibn Tahmân — a dit, d'après ʿAbd al-ʿAzîz ibn Suhayb, d'après Anas : “On apporta au Prophète (paix et bénédictions sur lui) des biens venant du Bahreïn” », le hadith) : al-Hâkim l'a rapporté avec chaîne complète dans al-Mustadrak, ainsi qu'Abû ʿAbd Allâh ibn Manda dans ses Amâlî, al-Buhayrî ʿUmar ibn Muhammad ibn Buhayr dans son Sahîh et Abû Nuʿaym dans al-Mustakhraj.

Passage douteuxImprimé اتحدوا, probablement اتخذوا : « ils ont pris (les tombes de leurs prophètes pour lieux de prière) ». Texte arabe imprimé : لعن الله اليهود اتحدوا قبور أنبيائهم مساجد Imprimé « شعبة » ; lecture probable شعيب (Shuʿayb ibn Abî Hamza, qui transmet ce hadith d'az-Zuhrî dans le chapitre de l'heure de la prière de midi). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وقت الظهر من طريق شعبة عنه

(Sa parole : « En raison de la parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : “Qu'Allah maudisse les Juifs : ils ont pris les tombes de leurs prophètes pour lieux de prière” ») : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans les Funérailles. Le hadith d'az-Zuhrî d'après Anas : « Le Feu m'a été présenté alors que je priais » : il l'a rapporté avec chaîne complète dans le chapitre de l'heure de la prière de midi, par la voie de Shuʿba d'après lui. * Le hadith d'Abû Qilâba d'après Anas : « Un groupe de la tribu de ʿUkl arriva, et ils logeaient dans la Suffa » : il l'a rapporté avec chaîne complète, dans ces termes, au Livre des combattants rebelles (al-muhâribîn). * Le hadith de ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Bakr : « Les gens de la Suffa étaient pauvres » : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans le chapitre de la veillée avec l'hôte. Le hadith de Kaʿb ibn Mâlik : « Lorsque le Prophète (paix et bénédictions sur lui) revenait de voyage, il commençait par la mosquée et y priait » : il l'a rapporté avec chaîne complète dans le Jihâd, abrégé de cette façon, et il l'a cité sous une forme développée dans les Expéditions (al-maghâzî), dans l'histoire du repentir de Kaʿb.

(Sa parole : « Et Ibrâhîm ibn al-Mundhir a ajouté : Ibn Wahb m'a rapporté, Yûnus m'a informé ») : le hadith sur les Abyssins, dans certaines versions. Et il a ajouté dans la version de Yahyâ — c'est al-Qattân — et de ʿAbd al-Wahhâb — c'est ath-Thaqafî —, d'après Yahyâ — c'est al-Ansârî —, avec chaîne complète chez lui, d'après ʿAlî ibn al-Madînî, d'après eux deux ; elle est coordonnée à la version de ʿAlî d'après Ibn ʿUyayna. Al-Ismâʿîlî l'a rapportée avec chaîne complète, de la transmission de Bundâr d'après eux deux. La version de Jaʿfar ibn ʿAwn : Ahmad l'a rapportée avec chaîne complète dans son Musnad d'après lui, ainsi qu'an-Nasâ'î, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans le fascicule d'al-Hasan ibn ʿAlî ibn ʿAffân d'après lui. La version de Mâlik : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le chapitre de l'esclave affranchi par contrat (al-mukâtab). * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) fit les circumambulations sur un chameau » : il l'a rapporté avec chaîne complète dans le chapitre de celui qui fait signe vers l'angle [de la Kaʿba], au Livre du pèlerinage. Le hadith d'al-Walîd ibn Kathîr d'après ʿUbayd Allâh ibn ʿAbd Allâh, selon lequel Ibn ʿUmar leur a rapporté : Muslim l'a rapporté avec chaîne complète, et il nous est parvenu avec une chaîne élevée dans le Mustakhraj d'Abû Nuʿaym. Le hadith de ʿÂsim ibn ʿAlî : « ʿÂsim ibn Muhammad nous a rapporté » : Ibrâhîm al-Harbî l'a rapporté avec chaîne complète dans son Gharîb al-hadîth. Sa parole : « Et Shuʿba a ajouté, d'après ʿAmr, d'après Anas : “jusqu'à ce que sorte le Prophète (paix et bénédictions sur lui)” ») : il l'a rapporté avec chaîne complète dans le chapitre « Combien y a-t-il entre l'appel à la prière (adhân) et l'iqâma ? », du hadith de Shuʿba.

(Sa parole : « Musaddad a ajouté : Khâlid a dit : ash-Shaybânî a dit », le hadith) : il l'a rapporté avec chaîne complète dans le chapitre « Lorsque le vêtement de celui qui prie touche sa femme quand il se prosterne », d'après Musaddad, avec ce texte. (Chapitres des heures de prière) Bakr ibn Khalaf a dit : « Muhammad ibn Bakr al-Bursânî nous a rapporté » : al-Ismâʿîlî l'a rapporté avec chaîne complète dans son Mustakhraj, ainsi qu'Ahmad ibn ʿAlî al-Abbâr dans Jamʿ hadîth az-Zuhrî.

(Sa parole : « Saʿîd a dit, d'après Qatâda ») — c'est-à-dire d'après Anas — : « Qu'il ne crachote pas devant lui », le hadith ; « et Shuʿba a dit » — c'est-à-dire d'après Qatâda — : « Qu'il ne crache pas devant lui », le hadith ; « et Humayd a dit, d'après Anas : “Qu'il ne crache pas en direction de la qibla” », le hadith. Quant au hadith de Saʿîd, Ahmad l'a rapporté avec chaîne complète dans son Musnad par plusieurs voies, ainsi qu'Ibn Hibbân dans son Sahîh. Quant au hadith de Shuʿba, l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète d'après Âdam, d'après lui. Quant au hadith de Humayd, l'auteur l'a également rapporté avec chaîne complète par la voie d'Ismâʿîl ibn Jaʿfar, d'après lui. La mutâbaʿa (corroboration) de Sufyân — c'est ath-Thawrî — d'après al-Aʿmash au sujet du fait de différer la prière jusqu'à la fraîcheur (al-ibrâd) : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le chapitre de la description du Feu, d'après al-Firyâbî, d'après lui. La corroboration de Yahyâ al-Qattân : Ahmad l'a rapportée avec chaîne complète dans son Musnad d'après lui, et elle nous est parvenue dans les Fawâ'id d'al-Qazwînî. La corroboration d'Abû ʿAwâna : je ne l'ai pas trouvée ; je l'ai seulement trouvé de la transmission d'Abû Muʿâwiya : Ibn Mâja l'a rapporté avec chaîne complète par sa voie.

(Sa parole : « Et Jâbir a dit : “Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) accomplissait la prière de midi dans la grande chaleur (al-hâjira)” ») : il l'a rapporté avec chaîne complète dans le chapitre de l'heure de la prière du coucher du soleil, par la voie de Muhammad ibn ʿAmr ibn Hasan, d'après lui. La version de Muʿâdh d'après Shuʿba, dans le hadith d'Abû Barza al-Aslamî sur les heures de prière : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète. La version de Mâlik d'après az-Zuhrî sur l'heure de la prière de l'après-midi : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète d'après al-Qaʿnabî, d'après lui. La version de Yahyâ ibn Saʿîd — c'est al-Ansârî — : adh-Dhuhlî l'a rapportée avec chaîne complète dans az-Zuhriyyât. La version de Shuʿayb ibn Abî Hamza d'après lui : at-Tabarânî l'a rapportée avec chaîne complète dans Musnad ash-Shâmiyyîn. La version d'Ibn Abî Hafsa — c'est Muhammad ibn Maysara — : adh-Dhuhlî l'a également rapportée avec chaîne complète. Abû Hurayra a dit, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « La prière la plus pénible pour les hypocrites est celle de la nuit (al-ʿishâ') et celle de l'aube », et il a dit : « S'ils savaient ce qu'il y a dans la prière de la nuit (al-ʿatama) et celle de l'aube… » : ce sont deux hadiths ; il a rapporté le premier avec chaîne complète dans le chapitre du mérite de la prière de la nuit en assemblée, et le second dans le chapitre de l'appel à la prière.

(Sa parole : « Et il est mentionné d'après Abû Mûsâ : “Nous nous relayions auprès du Prophète (paix et bénédictions sur lui) lors de la prière de la nuit, et il la retarda” ») : il l'a rapporté avec chaîne complète un seul chapitre après celui-ci ; il ne l'a cité sous la forme dubitative (sîghat at-tamrîd) que parce qu'il l'a rapporté selon le sens, et il y a à redire à cela.

(Sa parole : « Et Ibn ʿAbbâs et ʿÂ'isha ont dit : “Il retarda la prière de la nuit (al-ʿishâ')”, et certains ont dit, d'après ʿÂ'isha : “Il retarda la prière de l'obscurité (al-ʿatama)” ») : il a rapporté avec chaîne complète le hadith d'Ibn ʿAbbâs dans le chapitre du sommeil avant la prière de la nuit, et le hadith de ʿÂ'isha dans le chapitre du mérite de la prière de la nuit, par la voie de ʿAqîl, d'après az-Zuhrî, d'après ʿUrwa, d'après elle ; quant à la seconde voie, dont le rapporteur n'est pas nommé, elle est par la voie de Shuʿayb ibn Abî Hamza, d'après az-Zuhrî.

(Sa parole : « Et Jâbir a dit : “Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) accomplissait la prière de la nuit” ; et Abû Barza a dit : “Il retardait la prière de la nuit” ; et Anas a dit : “Il retarda la prière de la nuit” ; et Ibn ʿUmar, Abû Ayyûb et Ibn ʿAbbâs ont dit : “L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) accomplit la prière du coucher du soleil et celle de la nuit” ») : quant au hadith de Jâbir, l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans le chapitre de l'heure de la prière de la nuit ; le hadith d'Abû Barza a déjà été traité dans le chapitre de l'heure de la prière de midi ; le hadith d'Anas, il l'a rapporté avec chaîne complète dans le chapitre de l'heure de la prière de la nuit jusqu'au milieu de la nuit ; le hadith d'Ibn ʿUmar et d'Abû Ayyûb, dans le Pèlerinage ; et le hadith d'Ibn ʿAbbâs, dans le chapitre du raccourcissement de la prière, et il viendra plus loin.

(Sa parole : « Et Abû Barza a dit : “Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) aimait la retarder” », c'est-à-dire la prière de la nuit : il a déjà été dit qu'il l'a rapporté avec chaîne complète.

(Sa parole : « ʿAbd ar-Rahîm al-Muhâribî : Zâ'ida nous a rapporté ») : ainsi dans la plupart de nos versions, sans formule de transmission ; certes, dans la version d'Abû Dharr al-Harawî : « ʿAbd ar-Rahîm nous a rapporté ».

(Sa parole : « Et Ibn Abî Maryam a dit : Yahyâ ibn Ayyûb nous a informés ») : nous l'avons rapporté avec chaîne complète et élevée dans le premier fascicule des hadiths d'al-Mukhlis, qui a dit : « Al-Baghawî nous a rapporté : Ahmad ibn Mansûr nous a rapporté : Saʿîd ibn Abî Maryam nous a rapporté », avec ce texte. La version d'Abû Rajâ' d'après Hammâm : nous l'avons rapportée avec chaîne complète et élevée dans le fascicule de Muhammad ibn Yahyâ adh-Dhuhlî, qui a dit : « ʿAbd Allâh ibn Rajâ' nous a rapporté ». La corroboration de ʿAbda — c'est Ibn Sulaymân — d'après Hishâm : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le chapitre de la description d'Iblîs et de ses troupes.

(Sa parole : « Chapitre : celui qui ne réprouve la prière qu'après l'aube et après l'après-midi ») : ʿUmar, Ibn ʿUmar, Abû Saʿîd et Abû Hurayra l'ont rapporté. Quant au hadith de ʿUmar, il l'a rapporté avec chaîne complète par plusieurs voies, du hadith d'Ibn ʿAbbâs d'après lui ; quant au hadith d'Ibn ʿUmar, il se trouve dans le chapitre en question ; quant au hadith d'Abû Saʿîd, il se trouve également dans la Prière et dans le Pèlerinage ; et quant au hadith d'Abû Hurayra, il se trouve dans le chapitre qui le précède. * Le hadith de Kurayb d'après Umm Salama : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) pria après l'après-midi » : il l'a rapporté avec chaîne complète dans le chapitre de l'oubli dans la prière (as-sahw), et cela viendra plus loin. La version de Habbân ibn Hilâl d'après Hammâm : Abû ʿAwâna al-Isfarâyînî l'a rapportée avec chaîne complète dans son Sahîh, d'après ʿAmmâr ibn Rajâ', d'après Habbân. La version de ʿUthmân ibn Abî Jabala et d'Abû Dâwûd d'après Shuʿba, d'après ʿAmr ibn ʿÂmir, d'après Anas, au sujet de la prière avant celle du coucher du soleil : je ne l'ai pas trouvée. Mughultây a prétendu qu'al-Ismâʿîlî a rapporté avec chaîne complète le hadith de ʿUthmân ibn Abî Jabala ; or cela ne se trouve pas dans le livre d'al-Ismâʿîlî : on y trouve seulement la transmission de ʿUthmân ibn ʿAmr ibn Fâris.

Chapitres de l'appel à la prière (adhân), de l'iqâma et de la direction de la prière (imâma)

Passage douteuxImprimé أذاني, probablement أذني : « mes oreilles ». Texte arabe imprimé : فجعلت إصبعي في أذاني فأذنت

Et il est mentionné d'après Bilâl qu'il mettait ses deux doigts dans ses oreilles : Ibn Mâja l'a rapporté avec chaîne complète, du hadith de Saʿd al-Qaraz, et al-Hâkim l'a jugé authentique malgré la faiblesse de sa chaîne. Saʿîd ibn Mansûr l'a rapporté avec chaîne complète, du hadith de Bilâl, et sa chaîne est faible et de plus interrompue. Cependant, chez Abû Dâwûd dans les Sunan et at-Tabarânî dans Musnad ash-Shâmiyyîn — et Ibn Hibbân l'a jugé authentique —, par la voie de ʿAbd Allâh al-Hawzanî, qui a dit : « J'ai rencontré Bilâl », puis il mentionna un long hadith dans lequel Bilâl dit : « Je mis mes doigts dans mes oreilles et je fis l'appel à la prière. » Ibn Khuzayma a rapporté dans son Sahîh, par la voie d'Abû Juhayfa, qui a dit : « J'ai vu Bilâl faire l'appel à la prière, ayant mis ses deux doigts dans ses oreilles » ; or ce hadith provient de Hajjâj ibn Artât, d'après ʿAwn ibn Abî Juhayfa, et c'est pourquoi Ibn Khuzayma a hésité sur son authenticité. At-Tabarânî l'a rapporté avec chaîne complète, du hadith d'ath-Thawrî d'après ʿAwn, sans que Hajjâj figure chez lui ; mais j'ai montré dans mon livre al-Mudraj qu'ath-Thawrî n'a entendu cet ajout (ziyâda) que de ʿAwn.

(Sa parole : « Chapitre : on ne se hâte pas vers la prière, mais qu'on y vienne avec calme et sérénité. Et il a dit : “Ce que vous en rattrapez, priez-le, et ce qui vous en a échappé, complétez-le.” C'est Abû Qatâda qui l'a dit ») : il l'a rapporté avec chaîne complète dans le chapitre qui le précède, par la voie de Shaybân d'après Yahyâ ibn Abî Kathîr, et il a dit ensuite : « ʿAlî ibn al-Mubârak l'a corroboré », c'est-à-dire d'après Yahyâ ; et il a rapporté avec chaîne complète le hadith de ʿAlî ibn al-Mubârak dans le chapitre de la marche vers la prière du vendredi. * Le hadith d'Ibn Abî Maryam d'après Yahyâ ibn Ayyûb sur le décompte des pas [vers la mosquée] : Abû Dharr l'a rapporté avec chaîne complète dans sa version, disant : « Ibn Abî Maryam nous a rapporté », et nous l'avons rapporté avec chaîne complète et élevée dans le premier fascicule des hadiths d'al-Mukhlis, qui a dit : « Al-Baghawî nous a rapporté » ; celui-ci a dit : « Az-Ziyâdî nous a rapporté », d'après lui. La corroboration de Ghundar et de Muʿâdh d'après Shuʿba dans le hadith d'Ibn Buhayna : al-Ismâʿîlî l'a rapportée avec chaîne complète. La version de Muhammad ibn Ishâq d'après Saʿd ibn Ibrâhîm : nous l'avons rapportée dans ses Maghâzî al-kubrâ ; Ibrâhîm ibn Saʿd ibn Ibrâhîm l'a corroboré d'après son père. La version de Hammâd ibn Salama d'après Saʿd : Ishâq ibn Râhawayh l'a rapportée avec chaîne complète dans son Musnad, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans Maʿrifat as-sahâba d'Abû ʿAbd Allâh ibn Manda. La version d'Abû Dâwûd d'après Shuʿba sur la prière du Prophète (paix et bénédictions sur lui) derrière Abû Bakr alors qu'il était malade : al-Bayhaqî l'a rapportée avec chaîne complète, et nous l'avons rapportée avec une chaîne élevée dans Hadîth Shuʿba d'Abû l-Husayn ibn al-Muzaffar. La version d'Abû Muʿâwiya d'après al-Aʿmash : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le chapitre de l'homme qui suit l'imam. Le hadith de Zuhayr et de Wahb ibn ʿUthmân d'après Mûsâ ibn ʿUqba, d'après Nâfiʿ, d'après Ibn ʿUmar, sur le fait de commencer par le repas du soir avant la prière : je ne l'ai pas trouvé. La corroboration d'az-Zubaydî d'après az-Zuhrî dans le hadith de ʿÂ'isha : « Ordonnez à Abû Bakr de diriger la prière des gens » : at-Tabarânî l'a rapportée avec chaîne complète dans Musnad ash-Shâmiyyîn, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans al-Bishrâniyyât. La corroboration du neveu d'az-Zuhrî d'après son oncle : adh-Dhuhlî l'a rapportée avec chaîne complète dans az-Zuhriyyât. La corroboration d'Ishâq ibn Yahyâ al-Kalbî d'après az-Zuhrî : nous l'avons rapportée dans son recueil (nuskha), par la voie de Sulaymân ibn ʿAbd al-Hamîd al-Bahrânî, d'après Yahyâ ibn Sâlih, d'après lui. La version de ʿAqîl d'après az-Zuhrî, d'après Hamza ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUmar, de manière mursal (sans mention du Compagnon) : adh-Dhuhlî l'a rapportée avec sa chaîne dans az-Zuhriyyât. La version de Maʿmar corroborant ʿAqîl : Ibn Saʿd l'a rapportée dans at-Tabaqât, ainsi qu'Abû Yaʿlâ dans son Musnad, par la voie d'Ibn al-Mubârak d'après lui ; et al-Bayhaqî l'a citée par la voie de ʿAbd ar-Razzâq d'après Maʿmar, en y ajoutant « d'après Hamza, d'après ʿÂ'isha », comme dans la version du neveu d'az-Zuhrî et de ceux qui l'ont corroboré.

(Sa parole : « Chapitre : celui qui est entré pour diriger la prière des gens, puis l'imam habituel est arrivé ; que le second recule ou ne recule pas, sa prière est valide. Il y a à ce sujet [un hadith] d'après ʿÂ'isha, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) ») : il fait par là allusion à l'histoire de la prière d'Abû Bakr à la tête des gens et de la sortie du Prophète (paix et bénédictions sur lui) alors qu'Abû Bakr avait commencé la prière : Abû Bakr recula et le Prophète (paix et bénédictions sur lui) s'avança ; il a déjà été fait allusion à cela. Et par sa parole « ou ne recule pas », il fait allusion à ce qui est rapporté, à savoir qu'Abû Bakr continua de prier et que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) pria derrière lui ; il en a lui aussi traité dans le chapitre de la limite au-delà de laquelle le malade doit assister à la prière en assemblée.

Passage douteuxImprimé « ابن المندر » ; lecture probable ابن المنذر (Ibn al-Mundhir). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وصلها السراج وابن المندر

(Sa parole : « En raison de la parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : “Que les gens soient dirigés dans la prière par celui d'entre eux qui récite le mieux le Livre d'Allah le Très-Haut” ») : l'auteur n'a pas donné de chaîne complète pour ce hadith ; Muslim, Abû Dâwûd et at-Tirmidhî l'ont rapporté avec chaîne complète, du hadith d'Abû Masʿûd ʿUqba ibn ʿAmr al-Ansârî. * La corroboration de Saʿîd ibn Masrûq d'après Muhârib dans le hadith de Jâbir : Abû ʿAwâna l'a rapportée avec chaîne complète dans son Sahîh. La corroboration de Misʿar ibn Kidâm d'après lui : Ishâq ibn Râhawayh, Abû l-ʿAbbâs as-Sarrâj et an-Nasâ'î l'ont rapportée avec chaîne complète. La corroboration d'ash-Shaybânî — c'est Abû Ishâq Sulaymân — : al-Bazzâr l'a rapportée avec chaîne complète. La version de ʿAmr ibn Dînâr d'après Jâbir : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète. La version de ʿUbayd Allâh ibn Miqsam d'après lui : Ibn Khuzayma l'a rapportée avec chaîne complète dans son Sahîh, et son origine se trouve chez Ahmad ibn Hanbal et d'autres. La version d'Abû z-Zubayr d'après lui : as-Sarrâj l'a rapportée avec chaîne complète. La version d'al-Aʿmash : Ishâq ibn Râhawayh et an-Nasâ'î l'ont rapportée avec chaîne complète. * La corroboration de Bishr ibn Bakr d'après al-Awzâʿî dans le hadith d'Abû Qatâda : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète. La corroboration d'Ibn al-Mubârak d'après lui : Ahmad, Ibn Abî Shayba et an-Nasâ'î l'ont rapportée avec chaîne complète. La corroboration de Baqiyya ibn al-Walîd d'après lui : je ne l'ai pas trouvée. * La version de Mûsâ d'après Abân : as-Sarrâj et Ibn al-Mundir l'ont rapportée avec chaîne complète. * La corroboration de Muhârib d'après al-Aʿmash : je ne l'ai pas trouvée.

(Sa parole : « Et il est mentionné d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) qu'il a dit : “Suivez-moi, et que ceux qui viennent après vous vous suivent” ») : ce hadith, Muslim, Abû Dâwûd et an-Nasâ'î l'ont rapporté avec chaîne complète, sous une forme plus complète qu'ici, et nous l'avons rapporté avec une chaîne élevée dans le Musnad de ʿAbd ibn Humayd ; il est authentique, et s'il ne l'a pas cité sous une forme catégorique, c'est seulement parce qu'il l'a abrégé. * Le hadith de ʿUqba ibn ʿUbayd d'après Bushayr ibn Yasâr : Ahmad ibn Hanbal l'a rapporté avec chaîne complète, ainsi qu'Abû Nuʿaym dans al-Mustakhraj par sa voie.

(Sa parole : « Et an-Nuʿmân ibn Bashîr a dit : “J'ai vu l'homme d'entre nous coller sa cheville à la cheville de son compagnon” ») : l'auteur n'a pas donné de chaîne complète pour ce hadith ; Ibn Khuzayma l'a rapporté avec chaîne complète dans son Sahîh, ainsi qu'Abû Dâwûd et ad-Dâraqutnî, dans un hadith dont l'origine se trouve chez Muslim. * La version de ʿAffân d'après Wuhayb : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans l'Attachement ferme (au Coran et à la Sunna, al-iʿtisâm), d'après Ishâq, d'après ʿAffân.

Chapitres : la description de la prière

Le hadith d'Abû Humayd viendra sous une forme développée au chapitre de la manière conforme à la Sunna de s'asseoir pour le tashahhud. La version de Hammâd ibn Salama d'après Ayyûb au sujet de l'élévation des mains, al-Bukhârî l'a rapportée sous forme mawsûl (à chaîne complète) dans son Juz' rafʿ al-yadayn, ainsi qu'as-Sarrâj et al-Bayhaqî ; et la version d'Ibrâhîm ibn Tahmân d'après Ayyûb et Mûsâ ibn ʿUqba, al-Bayhaqî l'a reliée. * Le hadith de ʿÂ'isha sur la prière de l'éclipse, il l'a relié au chapitre : « Lorsque la monture s'échappe pendant la prière ».

Passage douteuxImprimé « ابن أويس » ; lecture probable Ibn Abî Uways (Ismâʿîl ibn Abî Uways). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : يعني ابن أويس عن مالك Imprimé « ابن أويس » ; lecture probable Ibn Abî Uways (Ismâʿîl ibn Abî Uways). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : فصح أنه ابن أويس وسياقه هكذا

(Sa parole : « Ismâʿîl a dit ») c'est-à-dire Ibn Uways, d'après Mâlik (« ينمى (yunmâ), on le fait remonter »). On a dit que cet Ismâʿîl est Ibn Ishâq al-Qâdî, qui l'a rapporté d'après al-Qaʿnabî, d'après Mâlik ; mais j'ai trouvé sa version dans al-Muttafaq d'al-Jawzaqî, et elle ne présente aucune divergence avec la version d'al-Bukhârî d'après al-Qaʿnabî ; il est donc établi qu'il s'agit d'Ibn Uways. Le texte se présente ainsi dans le Muwatta' selon sa transmission, laquelle s'est interrompue en ces temps-ci.

Passage douteuxImprimé « ابن أبي داود » ; lecture probable Ibn Abî Rawwâd (ʿAbd al-ʿAzîz ibn Abî Rawwâd). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : ورواية ابن أبي داود وهو عبد العزيز

(Sa parole : « Et Sahl a dit ») c'est-à-dire Ibn Saʿd (« Abû Bakr se retourna et vit le Prophète (paix et bénédictions sur lui) ») : il l'a relié intégralement au chapitre du geste de la main pendant la prière. La version de Mûsâ ibn ʿUqba d'après Nâfiʿ au sujet du crachat, Muslim l'a reliée ; et la version d'Ibn Abî Dâwûd — il s'agit de ʿAbd al-ʿAzîz —, Ahmad ibn Hanbal l'a reliée. * Le hadith d'Umm Salama sur la récitation de la sourate at-Tûr à la prière de l'aube, l'auteur l'a relié dans le Livre du pèlerinage.

Passage douteuxImprimé « ابن خريمة » ; lecture probable Ibn Khuzayma (coquille). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وصلها ابن خريمة والسراج

(Sa parole : « Et il est mentionné d'après ʿAbd Allâh ibn as-Sâ'ib : le Prophète (paix et bénédictions sur lui) récita al-Mu'minûn à la prière du matin », le hadith) : ce hadith, Muslim, an-Nasâ'î et al-Bukhârî dans at-Târîkh l'ont relié, et il nous est parvenu avec une chaîne élevée (ʿuluww) dans le Musnad d'al-Hârith ibn Abî Usâma. * Le hadith de ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar, d'après Thâbit, d'après Anas, au sujet de l'homme qui commençait par la récitation de « Dis : Il est Allah, Unique », at-Tirmidhî et al-Bazzâr l'ont relié tous deux d'après al-Bukhârî, d'après Ismâʿîl ibn Abî Uways, d'après ʿAbd al-ʿAzîz ad-Darâwardî, d'après lui ; Ibn Khuzayma l'a rapporté dans son Sahîh, al-Hâkim dans al-Mustadrak et al-Jawzaqî dans al-Muttafaq, tous par la voie d'Ibrâhîm ibn Hamza, d'après ad-Darâwardî ; et il nous est parvenu avec une chaîne élevée dans deux fascicules, d'après Ibn Abî Shurayh. * La corroboration (mutâbaʿa) de Muhammad ibn ʿAmr d'après Abû Salama au sujet de la prononciation à voix haute de « Âmîn », Ibn Khurayma et as-Sarrâj l'ont reliée ; et la corroboration de Nuʿaym al-Mujmir d'après Abû Hurayra, Ibn Khuzayma, an-Nasâ'î, as-Sarrâj, at-Tabarî, Ibn Hibbân, al-Hâkim et ad-Dâraqutnî l'ont reliée sous une forme développée, à partir d'un hadith où il est dit qu'Abû Hurayra prononça à voix haute « Âmîn », le takbîr et la basmala, puis dit, après avoir salué : « Je suis celui d'entre vous dont la prière ressemble le plus à celle de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui). »

(Sa parole : « Chapitre : l'accomplissement complet du takbîr. Ibn ʿAbbâs l'a dit d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) ») : il l'a relié peu après à partir de son hadith. Et sa parole à ce sujet : « Mâlik ibn al-Huwayrith », il l'a reliée au chapitre : « Comment prendre appui sur le sol ». La version de Mûsâ d'après Abân est reliée, car il l'a rapportée d'après Mûsâ, d'après Hammâm et Abân ensemble, mais il les a séparés. La version de ʿAbd Allâh ibn Sâlih d'après al-Layth au sujet du takbîr, adh-Dhuhlî l'a reliée dans az-Zuhriyyât. Il a cité ici des fragments du hadith d'Abû Humayd, qui viendra bientôt.

(Sa parole : « Nâfiʿ posait ses mains avant ses genoux ») : Ibn Khuzayma, al-Bayhaqî et d'autres l'ont relié sous forme marfûʿ (remontant au Prophète), et al-Bayhaqî l'a aussi cité sous forme mawqûf (s'arrêtant au Compagnon). * La version d'Ibn al-Mubârak d'après Yahyâ ibn Ayyûb, d'après Yazîd ibn Abî Habîb, dans le hadith d'Abû Humayd as-Sâʿidî, Jaʿfar al-Firyâbî l'a reliée dans son Kitâb as-salât ; et la version d'Abû Sâlih d'après al-Layth, d'après Yazîd, at-Tabarânî l'a reliée.

(Chapitre : l'évocation après la prière) La version de Shuʿba d'après ʿAbd al-Malik, at-Tabarânî l'a reliée dans son ad-Duʿâ', ainsi qu'as-Sarrâj.

(Sa parole : « Et il est mentionné d'après Abû Hurayra, qui le fait remonter : « Il ne fait pas de prière surérogatoire à sa place », et cela n'est pas authentique ») : Abû Dâwûd l'a relié, et il nous est parvenu avec une chaîne élevée dans les Amâlî d'al-Mahâmilî, par la voie des gens d'Ispahan, d'après lui. * La version d'Ibn Wahb d'après Yûnus, d'après az-Zuhrî, dans le hadith de Hind al-Firâsiyya, an-Nasâ'î l'a reliée ; la version de ʿUthmân ibn ʿUmar d'après Yûnus, l'auteur l'a reliée au chapitre : « Les gens attendent que l'imam se lève » ; la version d'az-Zubaydî d'après az-Zuhrî, at-Tabarânî l'a reliée dans Musnad ash-Shâmiyyîn ; la version de Shuʿayb d'après az-Zuhrî, adh-Dhuhlî l'a reliée dans az-Zuhriyyât, de même que la version d'Ibn Abî ʿAtîq d'après lui, et de même la version d'al-Layth d'après Yahyâ ibn Saʿîd, d'après Ibn Shihâb.

(Sa parole : « Chapitre : la parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Quiconque mange de l'oignon ou de l'ail, par faim ou pour une autre raison, qu'il ne s'approche surtout pas de notre mosquée » ») : il semble faire allusion au hadith d'Abû z-Zubayr d'après Jâbir : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) interdit de manger de l'oignon et du poireau ; puis, poussés par le besoin, nous en mangeâmes. Il dit alors : « Quiconque mange de cette plante malodorante, qu'il ne s'approche surtout pas de notre mosquée » », le hadith ; Muslim l'a relié. Le besoin englobe donc la faim et autre chose. La version de Makhlad ibn Yazîd d'après Ibn Jurayj, d'après ʿAtâ', dans ce hadith, as-Sarrâj l'a reliée ; la version d'Ahmad ibn Sâlih d'après Ibn Wahb, l'auteur l'a reliée dans le Livre de l'attachement ferme (al-iʿtisâm) ; de même la version d'Abû Safwân d'après Yûnus, il l'a reliée dans le Livre des nourritures ; et la version d'al-Layth se trouve dans az-Zuhriyyât.

(Sa parole : « Et ʿAyyâsh a dit d'après ʿAbd al-Aʿlâ ») : Abû Nuʿaym a affirmé dans al-Mustakhraj qu'il a dit : « Et ʿAyyâsh m'a dit » ; il s'agit d'Ibn al-Walîd ar-Raqqâm ; c'est donc relié. * La corroboration de Shuʿba d'après al-Aʿmash, d'après Mujâhid, d'après Ibn ʿUmar, au sujet de l'interdiction d'empêcher les femmes d'aller aux mosquées, Ahmad et at-Tabarânî l'ont reliée.

Le Livre du vendredi (Kitâb al-jumuʿa)

La version de Bukayr ibn al-Ashajj et de Saʿîd ibn Abî Hilâl d'après Abû Bakr ibn al-Munkadir, Muslim, Abû Dâwûd et an-Nasâ'î l'ont reliée.

(Sa parole : « Chapitre : le siwâk pour le vendredi. Et Abû Saʿîd a dit d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Il se frotte les dents » ») : il l'a relié au chapitre du parfum pour le vendredi. * La version d'al-Layth d'après Yûnus, adh-Dhuhlî l'a reliée. * La version d'Abân ibn Sâlih d'après Mujâhid, al-Bayhaqî l'a reliée. * La version de Yûnus ibn Bukayr d'après Abû Khalda, al-Bukhârî l'a reliée dans al-Adab al-mufrad, et la version de Bishr ibn Thâbit d'après lui, al-Ismâʿîlî et al-Bayhaqî l'ont reliée.

Passage douteuxImprimé « عمرو بن ثعلب » ; lecture probable عمرو بن تغلب (le Compagnon ʿAmr ibn Taghlib). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : عن الحسن عن عمرو بن ثعلب

(Sa parole : « Et Anas a dit : le Prophète (paix et bénédictions sur lui) fit le sermon sur la chaire », et sa parole ensuite : « Chapitre : le sermon debout. Et Anas a dit : tandis que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) faisait le sermon debout ») : ce sont deux fragments d'un hadith que l'auteur a relié dans le Livre de la demande de pluie, et qui viendra. * La version de Sulaymân ibn Hilâl d'après Yahyâ ibn Saʿîd, l'auteur l'a reliée au chapitre des signes de la prophétie. * Chapitre : celui qui dit dans le sermon, après la louange : « Cela dit ») * La version de ʿIkrima d'après Ibn ʿAbbâs, il l'a reliée à la fin du chapitre, dans un hadith ; et la version de Mahmûd d'après Abû Usâma viendra dans le Livre du jihâd. * La corroboration de Yûnus ibn ʿUbayd d'après al-Hasan, d'après ʿAmr ibn Thaʿlab, Abû Nuʿaym l'a reliée dans un fascicule de lui contenant les musnad d'un groupe de rapporteurs, parmi lesquels Yûnus ibn ʿUbayd. * La corroboration de Yûnus ibn Yazîd d'après Ibn Shihâb, Muslim l'a reliée. * La corroboration d'Abû Muʿâwiya et d'Abû Usâma ensemble d'après Hishâm ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après Abû Humayd, au sujet de sa parole « Cela dit », Muslim l'a reliée ; nous l'avons rapportée dans al-Arbaʿîn d'Abû l-Futûh at-Tâ'î et, avec une chaîne élevée, dans les Amâlî d'al-Mahâmilî ; l'auteur l'a reliée par la voie d'Abû Usâma seul, sous forme abrégée, dans le Livre de la zakât ; et la corroboration d'al-ʿAdanî d'après Sufyân, Muslim l'a reliée. * La corroboration d'az-Zubaydî d'après az-Zuhrî dans le hadith d'al-Miswar ibn Makhrama, at-Tabarânî l'a reliée dans Musnad ash-Shâmiyyîn. * Le hadith de Salmân sur l'écoute silencieuse, l'auteur l'a rapporté avec sa chaîne au chapitre de l'huile pour le vendredi.

La prière de la peur

Le hadith de Mûsâ ibn ʿUqba d'après Nâfiʿ, d'après Ibn ʿUmar, sur la prière de la peur, et : « Mujâhid a dit de même » : al-Ismâʿîlî l'a expliqué de façon pleinement satisfaisante.

(Sa parole : « Al-Walîd a argumenté par la parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Que nul ne fasse la prière de l'après-midi ailleurs que chez les Banû Qurayza » ») : l'auteur a relié la partie marfûʿ à partir du hadith d'Ibn ʿUmar, un chapitre plus loin.

(Chapitre : les deux fêtes) La version de Murajjâ ibn Rajâ' d'après ʿUbayd Allâh ibn Abî Bakr, d'après Anas, au sujet de manger des dattes en nombre impair, al-Ismâʿîlî et Abû Nuʿaym l'ont reliée, et son origine se trouve dans le Musnad d'Ahmad.

Passage douteuxImprimé « تعليق التعليق » ; lecture probable تغليق التعليق (*Taghlîq at-taʿlîq*), titre de l'ouvrage d'Ibn Hajar. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : اختلاف بيناه في تعليق التعليق Imprimé « عبد الله بن بشر » (ici et dans la citation d'Ahmad) ; lecture probable عبد الله بن بسر, le Compagnon ʿAbd Allâh ibn Busr al-Mâzinî. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وقال عبد الله بن بشر ان كنا فرغنا

(Sa parole : « Et ʿAbd Allâh ibn Bishr a dit : « Nous avions terminé à cette heure-ci », et c'était au moment de la prière surérogatoire ») : c'est un hadith marfûʿ ; Ahmad, Abû Dâwûd, al-Hâkim et at-Tabarânî l'ont relié. La formulation d'Ahmad est : « ʿAbd Allâh ibn Bishr, compagnon du Prophète (paix et bénédictions sur lui), sortit avec les gens et désapprouva le retard de l'imam ; il dit : « Lorsque nous étions avec le Prophète (paix et bénédictions sur lui), nous avions déjà terminé à cette heure-ci », et c'était au moment de la prière surérogatoire. » Et dans la version d'at-Tabarânî : « et c'était au moment de la prière surérogatoire du duhâ (matinée) ». * Le hadith d'Abû Saʿîd : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) se tint debout face aux gens » est un fragment de son long hadith sur le sermon le jour de la fête. * La version de Muhammad ibn Kathîr d'après Sufyân, l'auteur l'a reliée dans le Livre de l'attachement ferme. * La corroboration de Yûnus ibn Muhammad al-Mu'addib d'après Fulayh, al-Ismâʿîlî l'a reliée par la voie d'Abû Bakr ibn Abî Shayba, et il y a là une divergence que nous avons exposée dans Taʿlîq at-taʿlîq ; et la version de Muhammad ibn as-Salt, at-Tirmidhî et ad-Dârimî l'ont reliée.

(Sa parole : « En raison de la parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Ceci est notre fête, gens de l'islam » ») : il fait ainsi allusion à deux hadiths. Le premier, d'après ʿÂ'isha, au sujet des deux jeunes filles qui chantaient chez le Prophète (paix et bénédictions sur lui), où figure sa parole : « Laisse-les, car chaque peuple a une fête, et ceci est notre fête » ; il est relié chez lui au chapitre de la Sunna des deux fêtes. Le second, le hadith de ʿUqba ibn ʿÂmir d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui), qui a dit : « Le jour de ʿArafa et les jours de tashrîq sont notre fête, gens de l'islam » ; Abû Dâwûd, an-Nasâ'î, Ibn Khuzayma, al-Hâkim et d'autres l'ont relié.

(Parmi les chapitres du witr) Abû Hurayra a dit : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) m'a recommandé le witr (prière impaire) avant de dormir » : l'auteur l'a relié selon son sens dans le Livre du jeûne, et il se trouve chez Ahmad avec sa formulation exacte.

(La demande de pluie) La version d'Ibn Abî z-Zinâd d'après son père, d'après al-Aʿraj, d'après Abû Hurayra : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui), lorsqu'il relevait la tête de la dernière inclinaison, disait : « Ô Allah, sauve al-Walîd » », le hadith : elle est à examiner. * La version de ʿAmr ibn Hamza d'après Sâlim ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUmar, d'après son père, Ahmad et Ibn Mâja l'ont reliée. * L'ajout (ziyâda) d'Asbât ibn Nasr d'après Mansûr, d'après Abû d-Duhâ, al-Bayhaqî l'a relié dans as-Sunan et dans ad-Dalâ'il. * La version d'al-Masʿûdî d'après Abû Bakr est reliée chez lui : elle est coordonnée au hadith de ʿAbd Allâh ibn Muhammad d'après Sufyân, d'après ʿAbd Allâh ibn Abî Bakr ; Sufyân a dit : « Et al-Masʿûdî m'a informé », et il l'a cité. Al-Humaydî l'a rapporté dans son Musnad d'après Sufyân de façon explicite, et celui qui l'a compté parmi les rapports muʿallaq (sans chaîne complète) s'est trompé. * La version d'Ayyûb ibn Sulaymân d'après Abû Bakr ibn Abî Uways, dans le hadith d'Anas sur l'histoire du bédouin qui dit le vendredi : « Le bétail a péri », Abû ʿAwâna l'a reliée dans son Sahîh, ainsi qu'al-Ismâʿîlî et al-Bayhaqî, et nous l'avons rapportée avec une chaîne élevée dans le troisième fascicule des Amâlî d'al-Mahâmilî. * La version d'al-Uwaysî d'après Muhammad ibn Jaʿfar viendra dans le Livre des invocations. * La corroboration d'al-Qâsim ibn Yahyâ d'après ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar dans le hadith de ʿÂ'isha, je ne l'ai pas trouvée ; la version d'al-Awzâʿî d'après Nâfiʿ, Ahmad et an-Nasâ'î l'ont reliée, et elle comporte une divergence que j'ai exposée dans le grand ouvrage ; de même la version de ʿUqayl d'après Nâfiʿ. * Le hadith d'Abû Hurayra : « Cinq choses que seul Allah connaît », il l'a relié dans le Livre de la foi.

Passage douteuxImprimé « ابن عمر » ; lecture probable ابن عمرو (ʿAbd Allâh ibn ʿAmr, dont Abû Salama rapporte le hadith de l'éclipse avec celui de ʿÂ'isha). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : معطوف على حديث ابن عمر وليس معلقا

(L'éclipse) Le hadith de ʿÂ'isha : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) fit un sermon lors de l'éclipse », il l'a relié ailleurs sous une forme développée ; de même le hadith d'Asmâ' ; et le hadith d'Abû Mûsâ, au sujet de sa parole : « Allah effraie par elles Ses serviteurs », il l'a relié huit chapitres plus loin. * La version de ʿAbd al-Wârith d'après Yûnus, l'auteur l'a reliée au chapitre de l'éclipse de lune ; de même la version de Shuʿba et de Khâlid at-Tahhân d'après lui ; la version de Hammâd ibn Salama d'après lui, at-Tabarânî l'a reliée ; la version de Mûsâ ibn Ismâʿîl d'après Mubârak ibn Fadâla, je ne l'ai pas trouvée ; et la version d'Ashʿath d'après al-Hasan, an-Nasâ'î l'a reliée. * Le hadith de ʿÂ'isha : « Je ne me suis jamais prosternée d'une prosternation plus longue que celle-là » est coordonné au hadith d'Ibn ʿUmar et n'est pas muʿallaq ; au contraire, Abû Salama l'a rapporté d'après eux deux.

Passage douteuxImprimé « أبو بكر » ; lecture probable أبو بكرة (le Compagnon qui rapporte ce hadith de l'éclipse). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : رواه أبو بكر والمغيرة وأبو موسى Imprimé « ابن أبي نمر » ; lecture probable ابن نمر (ʿAbd ar-Rahmân ibn Namir, transmetteur d'al-Walîd d'après az-Zuhrî). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : رواية الوليد عن ابن أبي نمر

(Sa parole : « Chapitre : le soleil ne s'éclipse ni pour la mort de quelqu'un ni pour sa vie ») : Abû Bakr, al-Mughîra, Abû Mûsâ, Ibn ʿAbbâs et Ibn ʿUmar l'ont rapporté. Et il a dit après cela : « Chapitre : l'évocation lors de l'éclipse ; Abû Mûsâ et ʿÂ'isha l'ont dit ». Ces cinq hadiths — ou plutôt six — sont reliés chez lui ; il les a répartis dans les chapitres de l'éclipse. * La version d'Abû Usâma d'après Hishâm au sujet de « Cela dit » a précédé dans le Livre du vendredi, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans le fascicule de Muhammad ibn ʿUthmân ibn Karâma. * La version d'al-Awzâʿî et d'autres d'après az-Zuhrî est coordonnée à la version d'al-Walîd d'après Ibn Abî Namir ; Muslim l'a clairement montré, et ce n'est pas muʿallaq. La corroboration de Sulaymân ibn Kathîr d'après az-Zuhrî au sujet de la récitation à voix haute, Ahmad et an-Nasâ'î l'ont reliée ; et la corroboration de Sufyân ibn Husayn, at-Tirmidhî et al-Bayhaqî l'ont reliée.

Chapitres : les prosternations du Coran

(Sa parole : « Chapitre : la prosternation de la sourate an-Najm ; Ibn ʿAbbâs l'a dit ») L'auteur l'a relié au chapitre de la prosternation des musulmans avec les associateurs ; et la version d'Ibrâhîm ibn Tahmân d'après Ayyûb, je ne l'ai pas trouvée.

(Sa parole : « Nâfiʿ a ajouté d'après Ibn ʿUmar ») c'est-à-dire d'après ʿUmar ibn al-Khattâb (« Allah ne nous a pas prescrit la prosternation, à moins que nous le voulions ») : cela est coordonné à la version d'Ibn Abî Mulayka ; celui qui dit « Nâfiʿ a ajouté » est Ibn Jurayj, et ce n'est pas muʿallaq comme l'a cru al-Mizzî. Al-Ismâʿîlî et Abû Nuʿaym l'ont clairement montré dans leurs deux Mustakhraj, ainsi qu'al-Bayhaqî ; et Allah est Celui qui accorde le succès.

Chapitres : le raccourcissement de la prière

La corroboration (mutâbaʿa) de ʿAtâ' d'après Jâbir : il l'a rapportée avec chaîne complète (mawsûla) dans le Pèlerinage.

Passage douteuxImprimé « يحيى ابن كثير » ; lecture probable Yahyâ ibn Abî Kathîr (corroborateur d'al-Maqburî). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : متابعة يحيى ابن كثير عن المقبري Imprimé « سهل » (Sahl), alors que la suite parle d'une divergence « على سهيل » ; lecture probable Suhayl ibn Abî Sâlih. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : ومتابعة سهل بن أبي صالح عنه

(Sa parole : « Et le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a appelé un jour et une nuit un voyage ») : cela se trouve dans le hadith d'Abû Hurayra : « Il n'est pas permis à une femme… », le hadith ; l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète plus loin. * La corroboration d'Ahmad d'après Ibn al-Mubârak : je ne l'ai pas trouvée ; et il ne s'agit pas d'Ahmad ibn Hanbal, car celui-ci n'a pas entendu Ibn al-Mubârak. * La corroboration de Yahyâ ibn Kathîr d'après al-Maqburî : Ahmad l'a rapportée avec chaîne complète ; la corroboration de Sahl ibn Abî Sâlih d'après lui : Abû Dâwûd, Ibn Hibbân et al-Hâkim l'ont rapportée avec chaîne complète, et il y a à son sujet une divergence sur Suhayl que j'ai exposée dans le grand [commentaire] ; et la corroboration de Mâlik : Muslim, Abû Dâwûd et d'autres l'ont rapportée avec chaîne complète. * L'ajout (ziyâda) d'al-Layth d'après Yûnus, dans le chapitre « Il prie le maghrib en trois [unités] » : adh-Dhuhlî l'a rapporté avec chaîne complète dans les Zuhriyyât ; et la version d'al-Layth d'après Yûnus, dans le chapitre « Il descend [de sa monture] pour la prière prescrite » : al-Ismâʿîlî l'a rapportée avec chaîne complète. * La version d'Ibrâhîm ibn Tahmân d'après Hajjâj — c'est Ibn Hajjâj —, d'après Anas ibn Sîrîn, d'après Anas : je ne l'ai pas trouvée.

(Sa parole : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a accompli les deux unités du fajr en voyage ») : Muslim l'a rapporté avec chaîne complète dans le hadith d'Abû Qatâda al-Ansârî, dans le récit où ils dormirent jusqu'à manquer la prière du matin ; et il y a dans ce chapitre [des hadiths] d'Abû Hurayra, de Bilâl et de ʿImrân ibn Husayn, comme je les ai exposés dans le grand [commentaire]. La version d'al-Layth d'après Yûnus : adh-Dhuhlî l'a rapportée avec chaîne complète. La version d'Ibrâhîm ibn Tahmân d'après Husayn al-Muʿallim : al-Bayhaqî l'a rapportée avec chaîne complète. La corroboration de ʿAlî ibn al-Mubârak d'après Yahyâ ibn Abî Kathîr : al-Hasan ibn Sufyân et Abû Nuʿaym dans al-Mustakhraj l'ont rapportée avec chaîne complète. La corroboration de Harb ibn Shaddâd d'après Yahyâ : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète un chapitre plus loin.

(Sa parole : « Chapitre : il retarde le zuhr jusqu'au ʿasr s'il part avant que le soleil ne décline ; il y a à ce sujet [un hadith d']Ibn ʿAbbâs ») : le hadith d'Ibn ʿAbbâs a déjà précédé, dans la version d'Ibrâhîm ibn Tahmân mentionnée, mais il n'y est pas restreint au départ ; on le déduit cependant de sa parole : « lorsqu'il était en cours de route ».

Chapitres : la prière de nuit (tahajjud) et les prières surérogatoires

Passage douteuxImprimé « عبد الكريم بن أبي أمية » ; lecture probable ʿAbd al-Karîm Abû Umayya (ibn Abî l-Mukhâriq), cité ainsi par al-Bukhârî (« وزاد عبد الكريم أبو أمية »). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : رواية سفيان عن عبد الكريم بن أبي أمية Imprimé « أبي الهروي » (un mot semble manquer) ; lecture probable « أبي ذر الهروي » : Abû Dharr al-Harawî. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وقع في رواية أبي الهروي

La version de Sufyân d'après ʿAbd al-Karîm ibn Abî Umayya est rapportée avec chaîne complète, de même que la version de Sufyân d'après Sulaymân ibn Abî Muslim : toutes deux se trouvent chez lui d'après ʿAlî, d'après Sufyân. Mais il est survenu dans la version d'Abû l-Harawî, au sujet de l'ajout de Sulaymân : « ʿAlî ibn Khashram a dit : Sufyân a dit » ; il apparaît donc qu'elle relève de la version d'al-Firabrî d'après ʿAlî ibn Khashram. Et s'est trompé celui qui a prétendu que la version de ʿAbd al-Karîm est muʿallaqa (sans chaîne complète) : elle est au contraire rapportée avec chaîne complète, comme l'ont montré Abû Nuʿaym et d'autres.

(Sa parole : « Chapitre : l'exhortation du Prophète (paix et bénédictions sur lui) à la prière de nuit et aux prières surérogatoires, sans obligation ») : il a rapporté avec chaîne complète ce qui est visé par cela dans ces chapitres.

Passage douteuxImprimé « سليمان بن أبي خالد الأحمر » ; le Sahîh porte « تابعه سليمان وأبو خالد الأحمر عن حميد » : lecture probable Sulaymân (ibn Bilâl) et Abû Khâlid al-Ahmar. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : متابعة سليمان بن أبي خالد الأحمر عن حميد

(Sa parole : « Chapitre : le Prophète (paix et bénédictions sur lui) restait debout [en prière] jusqu'à ce que ses pieds enflent ; et ʿÂ'isha a dit : jusqu'à ce que ses pieds se fendillent ») : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète du hadith d'al-Mughîra ibn Shuʿba, dans les termes du titre du chapitre ; et le hadith de ʿÂ'isha, il l'a également rapporté avec chaîne complète dans le Commentaire de la sourate al-Fath. * La corroboration de Sulaymân ibn Abî Khâlid al-Ahmar d'après Humayd : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le Jeûne.

Passage douteuxImprimé « سليمان » ; dans le hadith d'Abû Juhayfa, c'est Salmân (al-Fârisî) qui parle à Abû d-Dardâ', lecture probable. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وقال سليمان لأبي الدرداء نم Imprimé « ابن أبي العشر » ; lecture probable Ibn Abî l-ʿIshrîn, le disciple d'al-Awzâʿî. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : عن ابن أبي العشر عن الأوزاعي

(Sa parole : « Et Sulaymân a dit à Abû d-Dardâ' : « Dors. » Puis, lorsque ce fut la fin de la nuit, il dit : « Lève-toi » ») : c'est un fragment d'un long hadith que l'auteur a rapporté avec chaîne complète dans les Bonnes manières (al-adab), du hadith d'Abû Juhayfa. * La version d'al-Qaʿnabî d'après Mâlik, dans le récit de la femme des Banû Asad : Abû Nuʿaym l'a rapportée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj. * La version de Hishâm — c'est Ibn ʿAmmâr — d'après Ibn Abî l-ʿAshr, d'après al-Awzâʿî : al-Ismâʿîlî et Abû Nuʿaym l'ont rapportée avec chaîne complète dans leurs deux Mustakhraj ; et la corroboration de ʿAmr ibn Abî Salama d'après al-Awzâʿî : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète. * La corroboration de ʿUqayl d'après az-Zuhrî : at-Tabarânî l'a rapportée avec chaîne complète dans al-Muʿjam al-kabîr, dans le Musnad de ʿAbd Allâh ibn Rawâha ; et la version d'az-Zubaydî d'après lui : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans son at-Târîkh as-saghîr. * Le hadith d'Abû Hurayra : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) m'a recommandé les deux unités du duhâ (prière du matin avancé) » : c'est un fragment du hadith du witr qui a précédé. * Le hadith de ʿItbân ibn Mâlik : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) vint chez moi, accompagné d'Abû Bakr, après que le jour se fut avancé », le hadith : l'auteur l'a rapporté avec sa chaîne peu après, sous une forme développée, par la voie d'az-Zuhrî d'après Mahmûd ibn ar-Rabîʿ, d'après lui. * La corroboration de Kathîr ibn Farqad d'après Nâfiʿ au sujet des prières surérogatoires régulières (ar-rawâtib) : je ne l'ai pas trouvée ; la corroboration d'Ayyûb d'après lui : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète quelques chapitres plus loin ; et la version d'Ibn Abî z-Zinâd d'après Mûsâ ibn ʿUqba est à examiner.

Passage douteuxImprimé « عتاب », alors que le commentaire parle du hadith de ʿItbân ; lecture probable « عتبان » : ʿItbân (ibn Mâlik). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : صلاة الضحى في الحضر قاله عتاب Le verbe semble manquer (probablement « صلى » : « a prié ») ; traduit selon cette lecture, le verbe étant suppléé entre parenthèses. Texte arabe imprimé : ان رسول الله صلى الله عليه وسلم في بيته الضحى

(Sa parole : « Chapitre : la prière du duhâ en résidence ; c'est ʿItâb qui l'a dit d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) ») : c'est un fragment du hadith de ʿItbân dont il a été fait mention ; mais il n'y a chez lui, dans aucune de ses voies, l'énoncé explicite que les deux unités qu'il pria étaient la prière du duhâ. Certes, nous l'avons rapporté dans le Musnad d'Ahmad, dans les Sunan d'ad-Dâraqutnî et, avec une chaîne élevée, dans le fascicule (juz') d'adh-Dhuhlî, par la voie de ʿUthmân ibn ʿUmar d'après Yûnus, d'après az-Zuhrî, et son libellé est : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) a [prié] dans sa maison le duhâ ». La corroboration d'Ibn Abî ʿAdî d'après Shuʿba : Ishâq l'a rapportée avec chaîne complète ; et la corroboration de ʿAmr ibn Marzûq : al-Barqânî l'a rapportée avec chaîne complète dans le Kitâb al-musâfaha.

Passage douteuxImprimé « وصلها مسلم بن زيادة بن نمير », incohérent ; lecture probable « وصلها مسلم * زيادة ابن نمير » : « Muslim l'a rapportée avec chaîne complète ; l'ajout d'Ibn Numayr ». Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وصلها مسلم بن زيادة بن نمير عن عبيد الله

(Sa parole : « Chapitre : les prières surérogatoires en groupe ; Anas et ʿÂ'isha l'ont mentionné ») : il a rapporté leurs deux hadiths avec chaîne complète par plusieurs voies. * La corroboration de ʿAbd al-Wahhâb d'après Ayyûb : Muslim ibn Ziyâda ibn Numayr, d'après ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar, l'a rapportée avec chaîne complète dans le Musnad d'Abû Bakr ibn Abî Shayba, et Muslim l'a également rapportée avec chaîne complète.

Chapitres : les actes pendant la prière

(Sa parole : « Chapitre : celui qui recule à reculons dans sa prière ou s'avance pour une affaire qui lui survient ; Sahl ibn Saʿd l'a rapporté d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) ») : cela se trouve chez lui avec chaîne complète dans le Vendredi. * La version d'al-Layth d'après Jaʿfar ibn Rabîʿa, dans le récit de Jurayj le moine et de sa mère : al-Ismâʿîlî, Abû Nuʿaym et d'autres l'ont rapportée avec chaîne complète. * La version d'an-Nadr ibn Shumayl d'après Shuʿba : فذعته (fa-dhaʿattuhu, je l'ai étranglé), avec la lettre dhâl avec point : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète.

Passage douteuxImprimé « عبد الله بن عمر » ; lecture probable ʿAbd Allâh ibn ʿAmr (ibn al-ʿÂs), auteur du hadith du souffle pendant la prosternation de l'éclipse, ainsi dans le Sahîh. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : ويذكر عن عبد الله بن عمر وقال نفخ

(Sa parole : « Et il est mentionné d'après ʿAbd Allâh ibn ʿUmar, et il a dit : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a soufflé pendant sa prosternation lors d'une éclipse » ») : Ahmad, at-Tirmidhî, Ibn Khuzayma et Ibn Hibbân l'ont rapporté avec chaîne complète.

(Sa parole : « Chapitre : celui des hommes qui frappe des mains par ignorance pendant sa prière, [sa prière] n'est pas annulée ; il y a à ce sujet [un hadith de] Sahl ibn Saʿd ») : il l'a rapporté avec chaîne complète deux chapitres plus loin. * La version de Hishâm d'après Ibn Sîrîn, sur l'interdiction de mettre les mains sur les hanches (al-khasr) pendant la prière : Ahmad l'a rapportée avec chaîne complète, et l'origine du hadith se trouve chez l'auteur ; et la version d'Abû Hilâl d'après lui : ad-Dâraqutnî l'a rapportée avec chaîne complète dans al-Afrâd. * La corroboration d'Ibn Jurayj d'après Ibn Shihâb au sujet du takbîr : Ahmad, as-Sarrâj et at-Tabarânî l'ont rapportée avec chaîne complète.

(Sa parole : « Chapitre : le signe de la main pendant la prière ; c'est Kurayb qui l'a dit d'après Umm Salama » : il a rapporté son hadith avec chaîne complète un chapitre plus loin.

Le Livre des funérailles (Kitâb al-janâ'iz)

Passage douteuxImprimé « ابن أخي سمي » ; lecture probable Ibn Akhî Mîmî (ad-Daqqâq), auteur connu de ces Fawâ'id. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : الجزء الثاني من فوائد ابن أخي سمي

La corroboration de ʿAbd ar-Razzâq d'après Maʿmar : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète, et nous l'avons rapportée avec une chaîne très élevée dans le fascicule d'adh-Dhuhlî ; et la version de Salâma ibn Rawh d'après ʿUqayl ne m'est pas encore parvenue. * La version de Nâfiʿ ibn Yazîd d'après ʿUqayl : al-Ismâʿîlî l'a rapportée avec chaîne complète ; la corroboration de Shuʿayb d'après az-Zuhrî : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans les Témoignages ; la corroboration de ʿAmr ibn Dînâr d'après lui : Ibn Abî ʿUmar al-ʿAdanî l'a rapportée avec chaîne complète dans son Musnad, d'après Sufyân ibn ʿUyayna, d'après lui ; et la corroboration de Maʿmar : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans l'Interprétation des rêves. * La corroboration d'Ibn Jurayj d'après Ibn al-Munkadir : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète. * Le hadith d'Abû Râfiʿ d'après Abû Hurayra : « Ne m'en avez-vous donc pas averti ? » : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète, en entier, dans le chapitre du balayage de la mosquée. * La version de Sharîk d'après Ibn al-Asbahânî : Abû Bakr ibn Abî Shayba l'a rapportée avec chaîne complète, et nous l'avons rapportée dans le deuxième fascicule des Fawâ'id d'Ibn Akhî Sumayy. * La parole d'Ibn ʿAbbâs : « Le musulman ne devient pas impur, ni vivant ni mort » : Saʿîd ibn Mansûr et Ibn Abî Shayba l'ont mentionnée de manière mawqûfa (s'arrêtant au Compagnon), al-Hâkim l'a rapportée avec chaîne complète de manière marfûʿa (remontant au Prophète), et al-Bayhaqî l'a rapportée de manière marfûʿa et mawqûfa. * Le hadith : « Le croyant ne devient pas impur » : l'auteur l'a rapporté avec sa chaîne dans le chapitre « La personne en état d'impureté majeure (janâba) marche au marché », dans la Purification, du hadith d'Abû Râfiʿ d'après Abû Hurayra ; et la version de Wakîʿ d'après Sufyân, dans le hadith d'Umm ʿAtiyya : al-Ismâʿîlî l'a rapportée avec chaîne complète.

Passage douteuxImprimé « ديريل » ; lecture probable Ibrâhîm ibn Dîzîl (ديزيل). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : من طريق إبراهيم بن ديريل عنه

(Sa parole : « Chapitre : la parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Le mort est châtié pour une part des pleurs de sa famille sur lui » ») : il l'a rapporté avec chaîne complète du hadith d'Ibn ʿAbbâs d'après ʿUmar. * Le hadith : « Chacun de vous est un berger » : il l'a rapporté avec chaîne complète en plusieurs endroits, du hadith d'Ibn ʿUmar. * Le hadith : « Nulle âme n'est tuée injustement sans que le premier fils d'Adam n'ait une part de son sang », le hadith : il l'a rapporté avec chaîne complète du hadith d'Ibn Masʿûd dans le Commencement de la création. * La corroboration de ʿAbd al-Aʿlâ — c'est Ibn Hammâd — d'après Yazîd ibn Zurayʿ : Abû Yaʿlâ l'a rapportée avec chaîne complète dans son Musnad, d'après lui ; la version d'Âdam d'après Shuʿba : nous l'avons rapportée dans ses hadiths, par la voie d'Ibrâhîm ibn Dîrîl d'après lui ; et la version d'al-Hakam ibn Mûsâ d'après Yahyâ ibn Hamza : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète d'après lui, ainsi qu'Ibn Hibbân dans son Sahîh, d'après Abû Yaʿlâ, d'après al-Hakam.

(Sa parole : « Chapitre : la parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Nous sommes, à cause de toi, affligés » ») : c'est un fragment du récit de la mort d'Ibrâhîm, le fils du Prophète (paix et bénédictions sur lui) qu'il eut de Mâriya, et il est mentionné dans la version de Sulaymân ibn al-Mughîra qui va suivre. Le hadith d'Ibn ʿUmar : « L'œil verse des larmes » : il l'a rapporté avec chaîne complète un chapitre plus loin ; et la version de Mûsâ ibn Ismâʿîl d'après Sulaymân ibn al-Mughîra : al-Bayhaqî l'a rapportée avec chaîne complète dans ad-Dalâ'il. * L'ajout d'al-Humaydî d'après Sufyân : « ou qu'elle soit posée » : Abû Nuʿaym l'a rapporté avec chaîne complète dans son Mustakhraj, par la voie d'al-Humaydî. * La version d'Abû Hamza — c'est as-Sukkarî — d'après al-Aʿmash, dans le récit de Qays ibn Saʿd et de Sahl ibn Hunayf : Abû Nuʿaym l'a rapportée avec chaîne complète. * Et la version de Zakariyyâ d'après ash-Shaʿbî : Saʿîd ibn Mansûr l'a rapportée avec chaîne complète ; et la version d'Abû z-Zubayr d'après Jâbir : « J'étais dans le deuxième rang » : an-Nasâ'î et Ibn Bishrân l'ont rapportée avec chaîne complète, et son origine se trouve chez Muslim. * Le hadith : « Celui qui prie sur le défunt » : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète du hadith d'Abû Hurayra. * Le hadith : « Priez sur votre compagnon » : il l'a rapporté avec chaîne complète du hadith de Salama ibn al-Akwaʿ. * Le hadith : « Priez sur le Négus » : il l'a rapporté avec chaîne complète du hadith de Jâbir. * La version de Yazîd ibn Hârûn d'après Salîm ibn Hayyân, dans le hadith de Jâbir sur la prière sur le Négus : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans l'Émigration en Abyssinie ; et la corroboration de ʿAbd as-Samad d'après lui : al-Ismâʿîlî l'a rapportée avec chaîne complète. * La version d'Ibn al-Mubârak d'après Fulayh : al-Ismâʿîlî l'a rapportée avec chaîne complète. * La version de Sulaymân ibn Kathîr d'après az-Zuhrî : adh-Dhuhlî l'a rapportée avec chaîne complète. * Le hadith d'Abû Hurayra au sujet de l'idhkhir (jonc odorant) : « pour nos tombes et nos maisons » : c'est un fragment de son hadith que l'auteur a rapporté avec chaîne complète dans l'Objet trouvé et ailleurs ; la version d'Abân ibn Sâlih d'après al-Hasan ibn Muslim : al-Bukhârî l'a rapportée dans at-Târîkh al-kabîr, ainsi qu'Ibn Mâja ; et la version de Mujâhid d'après Tâwûs : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le Pèlerinage.

Passage douteuxImprimé « غير معز ولقائل » ; lu « غير معزو لقائل » : « sans être attribué à quelqu'un qui l'aurait dit ». Texte arabe imprimé : هكذا هو غير معز ولقائل

(Sa parole : « Et il a dit : « L'islam domine et n'est pas dominé » ») : il se présente ainsi, sans être attribué à quelqu'un qui l'aurait dit. Ad-Dâraqutnî l'a rapporté avec chaîne complète, ainsi que Muhammad ibn Hârûn ar-Rûyânî dans son Musnad et al-Khalîlî dans ses Fawâ'id, tous par la voie de ʿÂ'idh ibn ʿAmr al-Muzanî ; al-Khalîlî a ajouté dans sa version : « Il était de ceux qui prêtèrent serment sous l'arbre », et il y a dans son hadith un récit. La version de Shuʿayb d'après az-Zuhrî, dans le récit d'Ibn Sayyâd : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans les Bonnes manières ; la version de ʿUqayl d'après lui : il l'a rapportée avec chaîne complète dans le Jihâd, de même que la version de Maʿmar ; et la version d'Ishâq al-Kalbî : adh-Dhuhlî l'a rapportée avec chaîne complète.

(Sa parole : « Et Hajjâj ibn Minhâl a dit : Jarîr ibn Hâzim nous a rapporté ») : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans la mention des fils d'Israël ; il a dit : « Muhammad nous a rapporté : Hajjâj nous a rapporté », et le libellé de la version à chaîne complète est plus complet.

(Sa parole : « Et ʿAffân a dit : Dâwûd ibn Abî l-Furât nous a rapporté ») : ainsi dans certaines versions, et dans d'autres : « ʿAffân nous a rapporté » ; et c'est ainsi qu'Abû Bakr ibn Abî Shayba l'a rapporté avec chaîne complète, disant : « ʿAffân nous a rapporté ». * Le hadith d'Ibn ʿUmar sur la réprobation de la prière sur les hypocrites : il l'a rapporté avec chaîne complète, également dans les Funérailles, dans le récit de ʿAbd Allâh ibn Ubayy Ibn Salûl.

(Sa parole : « Ghundar a ajouté ») — c'est-à-dire d'après Shuʿba — (« J'ai entendu al-Ashʿath dire : « Le châtiment de la tombe est une vérité » ») : an-Nasâ'î l'a rapporté avec chaîne complète. * La version d'an-Nadr d'après Shuʿba, d'après ʿAwn ibn Abî Juhayfa : Ishâq ibn Râhawayh et al-Bayhaqî dans al-Baʿth wa-n-nushûr l'ont rapportée avec chaîne complète. * Le hadith d'Abû Hurayra : « Celui à qui meurent trois enfants n'ayant pas atteint la puberté », le hadith : on a déjà mentionné, au début des Funérailles, qui l'a rapporté avec chaîne complète, dans la version de Sharîk d'après Ibn al-Asbahânî ; et Abû ʿAwâna l'a rapporté en ces termes dans son Sahîh, du hadith d'Anas ibn Mâlik.

(Sa parole, dans le hadith de Samura ibn Jundub sur le songe du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Et Yazîd ibn Hârûn et Wahb ibn Jarîr ont dit : « Et sur la rive du fleuve, un homme » ») : Ahmad a rapporté le hadith de Yazîd ibn Hârûn dans son Musnad, d'après lui ; le hadith de Wahb ibn Jarîr, Muslim et at-Tirmidhî l'ont rapporté avec chaîne complète sous une forme abrégée, et Abû ʿAwâna l'a cité intégralement dans son Sahîh, et on y trouve ce libellé rapporté sans chaîne (muʿallaq).

(Sa parole : « Et l'un de nos compagnons a dit, d'après Mûsâ ibn Ismâʿîl : « un crochet de fer » ») : at-Tabarânî l'a rapporté avec chaîne complète dans al-Kabîr, d'après al-ʿAbbâs ibn al-Fadl, d'après Mûsâ. * La corroboration de ʿAlî ibn al-Jaʿd d'après Shuʿba, dans le hadith de ʿÂ'isha : « N'injuriez pas les morts » : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le Livre des propos qui attendrissent le cœur (ar-riqâq), d'après lui ; les corroborations de Muhammad ibn ʿArʿara et d'Ibn Abî ʿAdî d'après Shuʿba : je ne les ai pas trouvées ; de même la version de ʿAbd Allâh ibn ʿAbd al-Quddûs et de Muhammad ibn Anas d'après al-Aʿmash.

Le Livre de l'aumône légale (Kitâb az-zakât)

Passage douteuxImprimé « يزيد بن أسلم » ; lecture probable Zayd ibn Aslam, maître de Hishâm ibn Saʿd d'après Abû Sâlih. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : ورواية يزيد بن أسلم عنه وصلها مسلم

Le hadith d'Ibn ʿAbbâs d'après Abû Sufyân a précédé dans le Commencement de la Révélation, et il se trouve avec cet ajout dans le Commentaire du Coran. La version de Sulaymân ibn Harb et d'Abû n-Nuʿmân d'après Hammâd, dans le récit de la délégation de ʿAbd al-Qays : l'auteur les a rapportées toutes deux avec chaîne complète ; quant au hadith de Sulaymân, il se trouve dans les Expéditions (al-maghâzî), et quant au hadith d'Abû n-Nuʿmân, dans le Quint (al-khumus). La version de Bahz ibn Râshid d'après Shuʿba : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans les Bonnes manières. * La corroboration de Sulaymân — c'est Ibn Bilâl — d'après ʿAbd Allâh ibn Dînâr viendra dans l'Unicité (at-tawhîd), de même que la version de Warqâ' d'après Ibn Dînâr. La version de Muslim ibn Abî Maryam d'après Abû Sâlih : nous l'avons rapportée dans le Kitâb as-siyâm de Yûsuf ibn Yaʿqûb al-Qâdî ; la version de Yazîd ibn Aslam d'après lui : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète, du hadith d'Ibn Wahb d'après Hishâm ibn Saʿd, d'après lui ; et la version de Suhayl ibn Abî Sâlih d'après Abû Hurayra : Muslim l'a également rapportée avec chaîne complète. * Le hadith d'Abû Hurayra : « Et un homme qui fit une aumône et la cacha » : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète, sous une forme développée, deux chapitres plus loin. * Le hadith d'Abû Mûsâ : « Il est l'un des deux donateurs » : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète quelques chapitres plus loin. * Le hadith : « Celui qui prend les biens des gens dans l'intention de les détruire, Allah le détruira » : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète, du hadith d'Abû Hurayra, dans le chapitre de l'emprunt. * Le hadith : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a interdit de dilapider les biens » : c'est un fragment du hadith d'al-Mughîra ibn Shuʿba que l'auteur a rapporté avec chaîne complète dans la Prière.

(Sa parole : « Kaʿb a dit : « J'ai dit : Ô Envoyé d'Allah, il fait partie de mon repentir que je me dépouille de mes biens en aumône », le hadith ») : c'est un fragment du récit du repentir de Kaʿb ibn Mâlik, et il l'a rapporté avec chaîne complète, en entier, dans les Expéditions, à l'expédition de Tabûk.

(Sa parole : « Comme le fit Abû Bakr lorsqu'il donna tous ses biens en aumône ; et de même les Ansâr préférèrent les Émigrés [à eux-mêmes] ») : quant au récit d'Abû Bakr, Abû Dâwûd, at-Tirmidhî et al-Hâkim l'ont rapporté avec chaîne complète, du hadith de ʿUmar ibn al-Khattâb, et nous l'avons rapporté avec une chaîne élevée dans les deux Musnad de ʿAbd ibn Humayd et d'ad-Dârimî ; quant à la préférence des Ansâr, elle viendra dans le Livre de la donation, si Allah le Très-Haut le veut. * La corroboration d'al-Hasan ibn Muslim d'après Tâwûs au sujet des deux tuniques : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le Vêtement ; la version de Hanzala d'après lui : il en sera question là-bas ; et la version d'al-Layth d'après Jaʿfar ibn Rabîʿa : je ne l'ai pas trouvée.

(Sa parole, dans le chapitre du paiement en marchandises dans l'aumône légale : « Et Tâwûs a dit : Muʿâdh a dit aux gens du Yémen… », le hadith) : Yahyâ ibn Âdam l'a rapporté avec chaîne complète dans le Kitâb al-kharâj. * Le hadith : « Quant à Khâlid, il a immobilisé [en fondation pieuse] ses cottes de mailles » : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète, du hadith d'Abû Hurayra, peu après. * Le hadith : « Faites l'aumône, fût-ce de vos bijoux » : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète, du hadith d'Abû Saʿîd, dans les Deux Fêtes.

(Sa parole : « Chapitre : on ne réunit pas ce qui est séparé et on ne sépare pas ce qui est réuni ; et il est mentionné d'après Sâlim, d'après Ibn ʿUmar, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui), la même chose ») : Abû Yaʿlâ, Ahmad, Abû Dâwûd et at-Tirmidhî l'ont rapporté avec chaîne complète dans un long hadith, et nous l'avons rapporté sous une forme abrégée dans le Musnad d'ad-Dârimî et le Sahîh d'Ibn Khuzayma. * Les hadiths d'Abû Bakr, d'Abû Dharr et d'Abû Hurayra sur l'aumône des chameaux : l'auteur a rapporté les trois hadiths avec leur chaîne dans l'Aumône légale, et le hadith d'Abû Dharr également dans le Vœu. La version d'al-Layth d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn Khâlid, au sujet de la parole d'Abû Bakr : « S'ils me refusaient une chevrette » : adh-Dhuhlî l'a rapportée avec chaîne complète dans les Zuhriyyât. * Le hadith d'Abû Humayd dans le récit d'Ibn al-Lutbiyya : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans la Donation et ailleurs, et il a précédé dans la Prière. La version de Bukayr — c'est Ibn ʿAbd Allâh ibn al-Ashajj — d'après Abû Sâlih, d'après Abû Hurayra, sur la mise en garde contre le refus de l'aumône légale, dans un sens proche du hadith d'Abû Dharr : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète, et nous l'avons rapportée avec une chaîne élevée dans le Mustakhraj d'Abû Nuʿaym. * Le hadith : « Il a deux récompenses : la récompense de l'aumône et celle de la parenté » : c'est un fragment du hadith de Zaynab, l'épouse de ʿAbd Allâh ibn Masʿûd, sur sa question au sujet de l'aumône faite à son mari, et l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète trois chapitres plus loin. * La corroboration de Rawh d'après Mâlik viendra dans les Ventes ; la version de Yahyâ ibn Yahyâ, l'auteur l'a rapportée avec sa chaîne dans la Procuration ; la corroboration d'Ismâʿîl, il l'a rapportée avec sa chaîne dans le Commentaire de la sourate Âl ʿImrân ; et il sera question de la divergence à son sujet dans les Testaments.

(Sa parole : « Chapitre : l'aumône légale [donnée] au mari et aux orphelins sous la tutelle ; c'est Abû Saʿîd qui l'a dit d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) ») : il l'a rapporté avec chaîne complète dans le chapitre qui précède. * Le hadith : « Khâlid a immobilisé ses cottes de mailles » viendra bientôt.

(Sa parole : « Et il est mentionné d'après Abû Lâs qu'il a dit : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) nous a fait monter sur des chameaux de l'aumône » ») : Ahmad et Ishâq l'ont rapporté avec chaîne complète dans leurs deux Musnad, Ibn Khuzayma et al-Hâkim l'ont jugé authentique, et il nous est parvenu avec une chaîne élevée dans al-Maʿrifa d'Ibn Manda. * La corroboration d'Ibn Abî z-Zinâd d'après son père, dans le récit d'al-ʿAbbâs ibn ʿAbd al-Muttalib : Ahmad ibn Hanbal et Abû ʿUbayd dans le Kitâb al-amwâl l'ont rapportée avec chaîne complète. * La version d'Ishâq ibn Râhawayh d'après Abû z-Zinâd : ad-Dâraqutnî l'a rapportée avec chaîne complète ; et la version d'Ibn Jurayj, qui a dit : « On m'a rapporté d'après al-Aʿraj » : ʿAbd ar-Razzâq l'a rapportée avec chaîne complète dans son Musannaf ; il s'est opposé aux autres au sujet d'Ibn Jamîl, mettant à sa place Abû Jahm ibn Hudhayfa. * L'ajout de ʿAbd Allâh ibn Sâlih d'après al-Layth, au sujet de la grande intercession : al-Bazzâr, at-Tabarânî dans al-Awsat et Ibn Manda dans son Kitâb al-îmân l'ont rapporté avec chaîne complète ; et la version de Muʿallâ — c'est Ibn Asad — d'après Wuhayb : Yaʿqûb ibn Sufyân l'a rapportée avec chaîne complète, d'après lui, et nous l'avons rapportée avec une chaîne élevée dans les Amâlî d'Ibn al-Bakhtarî. * La version de Sulaymân — c'est Ibn Bilâl — d'après ʿAmr ibn Yahyâ : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le Pèlerinage ; et la version de Sulaymân également, d'après Saʿd ibn Saʿîd al-Ansârî : Abû ʿAlî Ahmad ibn al-Fadl ibn Khuzayma l'a rapportée avec chaîne complète dans ses Fawâ'id, et c'est par sa voie que le hâfiz ad-Diyâ' l'a produite dans al-Ahâdîth al-mukhtâra.

Passage douteuxImprimé « أبي ذر » ; lecture probable Abû Dâwûd (at-Tayâlisî), cité dans le Sahîh (« وقال أبو داود أنبأنا شعبة ») et auteur d'un Musnad. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : رواية أبي ذر قال أنبأنا شعبة هي في مسنده

(Sa parole : « Comme al-Fadl ibn ʿAbbâs a rapporté que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) n'a pas prié dans la Kaʿba ») : Ahmad l'a rapporté avec chaîne complète dans son Musnad, du hadith d'al-Fadl ; et le hadith de Bilâl, l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans le Pèlerinage. La version d'Abû Dharr, qui a dit : « Shuʿba nous a fait savoir » : elle se trouve dans son Musnad.

(Sa parole : « Et le Prophète (paix et bénédictions sur lui) n'a fixé pour le trésor enfoui (ar-rikâz) que le cinquième ») : il l'a rapporté avec chaîne complète du hadith d'Abû Hurayra et d'Abû Saʿîd. La version d'al-Layth d'après Jaʿfar ibn Rabîʿa viendra dans les Ventes. La corroboration d'Abû Qilâba d'après Anas, dans le récit des gens de ʿUrayna : il l'a rapportée avec chaîne complète dans le Jihâd et ailleurs ; la corroboration de Humayd d'après lui se trouve chez Muslim, an-Nasâ'î, Abû Dâwûd, Ibn Mâja et Ibn Khuzayma, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans le fascicule d'Abû Masʿûd ar-Râzî ; il s'y trouve une subtilité que j'ai mentionnée dans le Kitâb al-mudraj ; et la corroboration de Thâbit : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le Livre de la médecine.

Le Livre du pèlerinage (Kitâb al-hajj)

Le hadith d'Anas selon lequel le Prophète (paix et bénédictions sur lui) prononça la talbiya (formule de consécration) à partir de Dhû l-Hulayfa : l'auteur l'a rapporté avec une chaîne complète (mawsûl) dans le chapitre : « Celui qui passe la nuit à Dhû l-Hulayfa jusqu'au matin » ; et le hadith d'Ibn ʿAbbâs à ce sujet, il l'a rapporté avec une chaîne complète dans le chapitre : « Ce que la personne en état de sacralisation (muhrim) porte comme vêtements ». * La version d'Abân — c'est al-ʿAttâr — d'après Mâlik ibn Dînâr : Abû Nuʿaym l'a rapportée avec une chaîne complète dans al-Mustakhraj, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans le premier fascicule des hadiths d'Abû l-ʿAbbâs ibn Najîh. Et la version de Muhammad ibn Abî Bakr al-Muqaddamî d'après Yazîd ibn Zurayʿ : dans la version d'Abû Dharr al-Harawî figure « Muhammad ibn Abî Bakr nous a rapporté », mais ad-Diyâ' al-Maqdisî l'a comptée parmi les muʿallaq (hadiths sans chaîne complète) et l'a citée dans le livre al-Ahâdîth al-mukhtâra, parmi ce qui ne figure pas dans les deux Sahîh ou dans l'un d'eux, d'après le Musnad d'Abû Yaʿlâ et al-Muʿjam al-kabîr d'at-Tabarânî. La version d'Ibn ʿUyayna d'après ʿAmr ibn Dînâr : Saʿîd ibn Mansûr l'a rapportée, ainsi qu'Ibn Abî Hâtim dans son Tafsîr et al-Ismâʿîlî ; et elle nous est parvenue par une autre voie, connectée, que nous avons exposée dans le grand [ouvrage].

(Sa parole : « Chapitre : Parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Al-ʿAqîq est une vallée bénie » ») Il l'a rapporté avec une chaîne complète dans al-Iʿtisâm. La version d'Abû ʿÂsim d'après Ibn Jurayj : dans certaines versions figure « Abû ʿÂsim nous a rapporté ». La version de « l'un d'eux » d'après Ayyûb, d'après un homme, d'après Anas : l'auteur l'a citée dans le chapitre : « Sacrifier les chameaux debout ».

(Sa parole : « Chapitre : Celui qui passe la nuit à Dhû l-Hulayfa jusqu'au matin. Ibn ʿUmar l'a dit d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) ») Il l'a rapporté avec une chaîne complète quelques chapitres plus haut. La corroboration (mutâbaʿa) d'Abû Muʿâwiya d'après al-Aʿmash, dans le hadith de la talbiya : Musaddad l'a rapportée avec une chaîne complète dans son Musnad, ainsi qu'al-Jawzaqî dans al-Muttafaq ; et la version de Shuʿba, Ahmad et Abû Dâwûd at-Tayâlisî l'ont rapportée avec une chaîne complète. La version d'Abû Maʿmar d'après ʿAbd al-Wârith : Abû Nuʿaym l'a rapportée avec une chaîne complète dans al-Mustakhraj. Et la corroboration d'Ismâʿîl ibn ʿUlayya d'après Ayyûb : l'auteur l'a rapportée avec une chaîne complète plus loin.

Passage douteuxImprimé « بزيادة » (« avec l'ajout »), qui ne s'accorde pas avec la suite « وصلها » ; lu « * زيادة » (« l'ajout de Muhammad ibn Bakr… : il l'a reliée ») comme un nouvel élément. Texte arabe imprimé : من آخر المغازي بزيادة محمد بن بكر Imprimé « يحيى عن الضحاك وهو البابلي », rendu tel quel ; il s'agit peut-être de Yahyâ ibn (ʿAbd Allâh ibn) ad-Dahhâk al-Bâbulutî, transmetteur d'al-Awzâʿî (« عن » pour « بن »). Texte arabe imprimé : ورواية يحيى عن الضحاك وهو البابلي

(Sa parole, dans le chapitre : « Celui qui s'est consacré du temps du Prophète (paix et bénédictions sur lui) comme s'est consacré le Prophète (paix et bénédictions sur lui). Ibn ʿUmar l'a dit d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) ») L'auteur l'a rapporté avec une chaîne complète dans le chapitre : « L'envoi par le Prophète (paix et bénédictions sur lui) de ʿAlî au Yémen », à la fin des Maghâzî (Expéditions). L'ajout (ziyâda) de Muhammad ibn Bakr d'après Ibn Jurayj : il l'a rapporté avec une chaîne complète également dans le chapitre mentionné. Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Il est de la Sunna de ne se consacrer pour le hajj (pèlerinage) que pendant les mois du hajj » : Ibn Khuzayma l'a rapporté avec une chaîne complète dans son Sahîh, ainsi qu'ad-Dâraqutnî et al-Hâkim, et nous l'avons rapporté avec une chaîne élevée dans le deuxième fascicule des hadiths d'Abû Tâhir al-Mukhallis. La version d'Abû Kâmil Fudayl ibn Husayn al-Jahdarî d'après Abû Maʿshar — c'est al-Barrâ', et son nom est Yûsuf ibn Yazîd — d'après ʿUthmân ibn Ghiyâth : al-Ismâʿîlî l'a rapportée avec une chaîne complète dans son Mustakhraj, ainsi qu'Abû Nuʿaym, et chez eux deux figure : « d'après Abû Maʿshar, d'après ʿUthmân ibn Saʿd ». * La version d'Abû Muʿâwiya d'après Hishâm ibn ʿUrwa : Muslim et an-Nasâ'î l'ont rapportée avec une chaîne complète. La version de Salâma ibn Rawh d'après ʿUqayl : Ibn Khuzayma l'a rapportée avec une chaîne complète dans son Sahîh. Et la version de Yahyâ d'après ad-Dahhâk — c'est al-Bâbilî — d'après al-Awzâʿî : Abû ʿAwâna l'a rapportée avec une chaîne complète dans son Sahîh. La corroboration d'Abân al-ʿAttâr d'après Qatâda : Ahmad ibn Hanbal l'a rapportée avec une chaîne complète ; et la corroboration de ʿImrân al-Qattân : Ahmad, Abû Yaʿlâ et Ibn Khuzayma l'ont rapportée avec une chaîne complète ; et la version de ʿAbd ar-Rahmân ibn Mahdî d'après Shuʿba : Ahmad l'a également rapportée avec une chaîne complète.

(Sa parole : « Chapitre : La démolition de la Kaʿba. ʿÂ'isha a dit, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Une armée attaquera la Kaʿba, et ils seront engloutis » ») Cela viendra au début du Jeûne. La corroboration d'al-Layth d'après Kathîr ibn Farqad : an-Nasâ'î l'a rapportée avec une chaîne complète. La corroboration d'ad-Darâwardî d'après le neveu d'Ibn Shihâb : al-Ismâʿîlî l'a rapportée avec une chaîne complète. Le récit d'Ibn ʿAbbâs et de Muʿâwiya au sujet du toucher des angles [de la Kaʿba] : Ahmad, at-Tabarânî, at-Tirmidhî et al-Hâkim l'ont rapporté avec une chaîne complète. La corroboration d'Ibrâhîm ibn Tahmân d'après Khâlid al-Hadhdhâ' : l'auteur l'a rapportée avec une chaîne complète dans le Divorce (at-Talâq). Le hadith de ʿAtâ' : « Les épouses du Prophète (paix et bénédictions sur lui) faisaient la circumambulation (tawâf) avec les hommes », où figure un récit : dans beaucoup de versions figure « ʿAmr ibn ʿAlî a dit », et dans la version d'Abû Dharr et d'autres : « ʿAmr ibn ʿAlî m'a dit » ; de même, al-Bayhaqî l'a rapporté par la version de Hammâd ibn Shâkir d'après al-Bukhârî : « Il a dit : ʿAmr ibn ʿAlî m'a dit » ; et Abû Nuʿaym l'a rapporté dans son Mustakhraj par la voie d'al-Bukhârî : « Il a dit : ʿAmr ibn ʿAlî m'a dit », puis il a dit ensuite : « C'est un hadith rare (ʿazîz), d'issue étroite. » La version de ʿAbdân pour le hadith du Voyage nocturne (al-isrâ') : dans beaucoup de versions figure « ʿAbdân a dit », et dans la version d'Abû Dharr : « ʿAbdân m'a dit » ; et al-Jawzaqî l'a rapportée avec une chaîne complète dans al-Muttafaq.

(Sa parole : « Al-Humaydî a ajouté, d'après Sufyân ») C'est ainsi que nous l'avons rapporté dans le Musnad d'al-Humaydî.

(Sa parole : « Abû z-Zubayr a dit, d'après Jâbir : « Nous nous sommes consacrés depuis al-Bathâ' » ») Ahmad et Muslim l'ont rapporté avec une chaîne complète. Et la version de ʿUbayd ibn Jurayj d'après Ibn ʿUmar : l'auteur l'a rapportée avec une chaîne complète dans le Vêtement (al-Libâs). Et la version de ʿAbd al-Malik d'après ʿAtâ' : Muslim l'a rapportée avec une chaîne complète. * Chapitre : La réunion des deux prières : « Al-Layth a dit : ʿUqayl m'a rapporté », etc. : al-Ismâʿîlî l'a rapporté avec une chaîne complète.

(Sa parole, dans le chapitre de la jouissance (at-tamattuʿ) : « Âdam, Wahb et Ghundar ont dit, d'après Shuʿba : « une ʿumra (visite pieuse) agréée » ») Quant à la version d'Âdam, il l'a rapportée avec une chaîne complète dans le chapitre : « Le tamattuʿ et le qirân » ; quant à la version de Wahb, al-Bayhaqî l'a rapportée avec une chaîne complète ; et quant à la version de Ghundar, Ahmad l'a rapportée d'après lui.

Passage douteuxImprimé « وحديث عبيد الله مسلم) » avec une parenthèse orpheline : il manque probablement « وصله » (« Muslim l'a rapporté avec une chaîne complète ») ; traduit littéralement. Texte arabe imprimé : وحديث عبيد الله مسلم) باب الزيارة يوم النحر Imprimé « مسل » ; lecture probable مسلم : Muslim. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : بعد الزوال وصله مسل وابن خزيمة

(Sa parole : « Chapitre : Le marquage (ishʿâr) des chameaux sacrificiels. ʿUrwa a dit, d'après al-Miswar : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a garni de colliers les offrandes (al-hady) » ») Ceci est un fragment d'un long hadith que l'auteur a rapporté avec une chaîne complète dans les Conditions (ash-Shurût). La corroboration de Muhammad ibn Bashshâr d'après ʿUthmân ibn ʿUmar : je ne l'ai pas trouvée, mais al-Ismâʿîlî l'a rapporté par cette voie. * Chapitre : Sacrifier les chameaux entravés : la version de Shuʿba d'après Yûnus, Ishâq ibn Râhawayh l'a rapportée avec une chaîne complète dans son Musnad, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans al-Manâsik d'al-Harbî. * Chapitre : L'immolation avant le rasage : la version de ʿAbd ar-Rahîm ibn Sulaymân ar-Râzî, al-Ismâʿîlî l'a rapportée avec une chaîne complète, ainsi qu'at-Tabarânî dans al-Awsat ; la version d'al-Qâsim ibn Yahyâ, je ne l'ai pas trouvée ; la version de ʿAffân, Ahmad ibn Hanbal l'a rapportée d'après lui ; et la version de Hammâd ibn Salama d'après Qays, an-Nasâ'î, at-Tahâwî et Ibn Hibbân l'ont rapportée avec une chaîne complète. * Chapitre : Le rasage et le raccourcissement [des cheveux] : le hadith d'al-Layth d'après Nâfiʿ, Muslim et d'autres l'ont rapporté avec une chaîne complète ; et le hadith de ʿUbayd Allâh, Muslim). * Chapitre : La visite (az-ziyâra) le jour du Sacrifice : le hadith d'Abû z-Zubayr d'après ʿÂ'isha et Ibn ʿAbbâs, Abû Dâwûd et at-Tirmidhî l'ont rapporté avec une chaîne complète ; le hadith d'Abû Hassân, at-Tabarânî l'a rapporté avec une chaîne complète dans al-Kabîr, ainsi qu'al-Bayhaqî ; le hadith de ʿAbd ar-Razzâq d'après ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar se trouve dans le Mustakhraj d'al-Ismâʿîlî ; le hadith d'al-Qâsim d'après ʿÂ'isha, sur sa parole : « Safiyya a eu ses règles », l'auteur l'a rapporté avec une chaîne complète, quant au sens ; le hadith de ʿUrwa, l'auteur l'a rapporté avec une chaîne complète dans les Maghâzî ; et le hadith d'al-Aswad, il l'a rapporté avec une chaîne complète dans le chapitre : « Le départ de nuit depuis al-Muhassab ». * Chapitre : Donner un avis juridique (fatwâ) sur sa monture : le hadith de Maʿmar, Ahmad ibn Hanbal et Muslim l'ont rapporté avec une chaîne complète. * Chapitre : Le sermon pendant les jours de Minâ : la corroboration d'Ibn ʿUyayna, Ahmad l'a rapportée d'après lui dans son Musnad, et Muslim l'a rapportée avec une chaîne complète ; le hadith de Hishâm ibn al-Ghâz, Abû Dâwûd et Ibn Mâja l'ont rapporté avec une chaîne complète, et il nous est parvenu avec une chaîne élevée dans les hadiths d'al-Fâkihî. * Chapitre : Les préposés à l'abreuvement (as-siqâya) : le hadith d'Abû Usâma, Muslim l'a rapporté avec une chaîne complète ; le hadith d'Abû Damra, l'auteur l'a rapporté avec une chaîne complète dans le chapitre : « Ce qui est rapporté sur l'abreuvement des pèlerins » ; et le hadith de ʿUqba ibn Khâlid, Muslim l'a rapporté avec une chaîne complète. * Chapitre : La lapidation des stèles (jimâr) : « Et Jâbir a dit : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a lapidé le jour du Sacrifice (al-Adhâ), et il a lapidé, après cela, après le déclin du soleil » » : Musl, Ibn Khuzayma et Ibn Hibbân l'ont rapporté avec une chaîne complète par la voie de ʿAbd al-Malik ibn Jurayj, d'après Abû z-Zubayr, d'après Jâbir. * Chapitre : Lapider les stèles avec sept cailloux ; chapitre : On dit « Allâhu akbar » à chaque caillou ; et chapitre : Celui qui lapide la stèle de ʿAqaba sans s'arrêter : il a dit dans chacun d'eux : « Ibn ʿUmar l'a rapporté » ; et le hadith d'Ibn ʿUmar sur tout cela, l'auteur l'a rapporté avec une chaîne complète dans le chapitre : « Celui qui lapide les stèles sans s'arrêter », par la voie de Sâlim ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUmar, d'après son père. * Chapitre : L'invocation auprès des deux stèles : « Muhammad a dit : ʿUthmân ibn ʿUmar nous a rapporté, d'après Yûnus, d'après az-Zuhrî » : al-Ismâʿîlî l'a rapporté avec une chaîne complète par le hadith d'Abû Mûsâ Muhammad ibn al-Muthannâ. * Chapitre : La circumambulation d'adieu (tawâf al-wadâʿ) : la corroboration d'al-Layth, at-Tabarânî l'a rapportée avec une chaîne complète dans al-Awsat, ainsi que Sumawayh dans ses Fawâ'id. * Chapitre : Lorsqu'elle a ses règles après avoir accompli la circumambulation de l'ifâda : la version de Khâlid, al-Bayhaqî l'a rapportée avec une chaîne complète ; la version de Qatâda, al-Ismâʿîlî l'a rapportée avec une chaîne complète ; le hadith d'Aflah d'après al-Qâsim, Muslim l'a rapporté avec une chaîne complète ; le hadith de Musaddad d'après Abû ʿAwâna, nous l'avons rapporté dans son Musnad ; et la version de Jarîr d'après Mansûr, l'auteur l'a rapportée avec une chaîne complète dans le chapitre : « Le tamattuʿ, le qirân et l'ifrâd ». * Chapitre : Celui qui fait halte à Dhû Tuwâ : le hadith de Muhammad ibn ʿÎsâ d'après Hammâd, d'après Ayyûb, al-Ismâʿîlî l'a rapporté avec une chaîne complète. * Chapitre : Le départ de nuit depuis al-Muhassab : le hadith de Muhammad d'après Muhâdir, al-Ismâʿîlî et Abû Nuʿaym l'ont rapporté avec une chaîne complète par la voie d'al-Hasan ibn Sufyân, d'après Muhammad ibn ʿAbd Allâh ibn Numayr. *

La ʿumra ; chapitre : Celui qui accomplit la ʿumra avant le hajj : le hadith d'Ibrâhîm ibn Saʿd d'après Ibn Ishâq : « ʿIkrima ibn Khâlid m'a rapporté », Ahmad ibn Hanbal l'a rapporté avec une chaîne complète d'après Yaʿqûb ibn Ibrâhîm ibn Saʿd, d'après son père. * Chapitre : On fait dans la ʿumra ce que l'on fait dans le hajj : la version d'Abû Muʿâwiya, Muslim l'a rapportée avec une chaîne complète ; et la version de Sufyân — c'est ath-Thawrî —, nous l'avons rapportée dans son Jâmiʿ. * Chapitre : Quand celui qui accomplit la ʿumra se désacralise-t-il ? « Et ʿAtâ' a dit, d'après Jâbir » : l'auteur l'a rapporté avec une chaîne complète dans le chapitre : « La femme en menstrues accomplit tous les rites sauf la circumambulation ». * Chapitre : Celui qui presse sa chamelle : l'ajout d'al-Hârith ibn ʿUmayr d'après Humayd : « Il la pressait par amour pour elle », Ahmad ibn Hanbal et Abû Bakr ibn Abî Shayba l'ont rapporté avec une chaîne complète dans leurs Musnad. * Chapitre : On ne coupe pas les arbres du territoire sacré (al-haram) : le hadith d'Ibn ʿAbbâs, l'auteur l'a rapporté avec une chaîne complète quelques chapitres plus haut. * Chapitre : Le combat n'est pas permis à La Mecque : le hadith d'Abû Shurayh, l'auteur l'a rapporté avec une chaîne complète dans le chapitre qui le précède. * Chapitre : Ce qui est interdit comme parfum au muhrim : la version de Mûsâ ibn ʿUqba, an-Nasâ'î l'a rapportée avec une chaîne complète ; la version d'Ismâʿîl ibn Ibrâhîm ibn ʿUqba, Abû l-Husayn ibn Bishrân l'a rapportée avec une chaîne complète dans ses Fawâ'id, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée d'après lui ; la version de Juwayriya, l'auteur l'a rapportée avec une chaîne complète dans le Vêtement, mais elle ne contient pas ce que vise le titre du chapitre, et Abû Yaʿlâ l'a rapportée intégralement avec une chaîne complète ; la version d'Ibn Ishâq, Ahmad ibn Hanbal, Abû Dâwûd et al-Hâkim dans son Mustadrak l'ont rapportée avec une chaîne complète ; le hadith de ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar, an-Nasâ'î et Ibn Khuzayma l'ont rapporté avec une chaîne complète ; le hadith de Mâlik se trouve dans al-Muwatta' ; et la version de Layth ibn Abî Sulaym, je ne l'ai pas trouvée. * Chapitre : Le pèlerinage des enfants : la version de Yûnus d'après az-Zuhrî, Muslim l'a rapportée avec une chaîne complète ; le hadith d'Ibn Jurayj d'après ʿAtâ', l'auteur l'a rapporté avec une chaîne complète dans le chapitre : « La ʿumra pendant Ramadan » ; et la version de ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar, Ahmad ibn Hanbal et Ibn Mâja l'ont rapportée avec une chaîne complète. * Le mérite de Médine : le hadith de Maʿmar d'après az-Zuhrî, l'auteur l'a rapporté avec une chaîne complète dans les Épreuves (al-Fitan) ; le hadith de Sulaymân ibn Kathîr, l'auteur l'a rapporté avec une chaîne complète dans le livre Birr al-wâlidayn, hors du Sahîh ; le hadith de ʿUthmân ibn ʿUmar d'après Yûnus se trouve dans az-Zuhriyyât.

Le Livre du jeûne (Kitâb as-sawm)

(Sa parole : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : « Quiconque jeûne Ramadan » ») Il l'a rapporté avec une chaîne complète dans le chapitre qui suit.

(Sa parole : « Et il a dit — c'est-à-dire le Prophète (paix et bénédictions sur lui) — : « Ne devancez pas Ramadan » ») Muslim l'a rapporté avec une chaîne complète en ces termes, et chez l'auteur il figure en ces termes : « Que nul d'entre vous ne devance Ramadan par le jeûne d'un jour ou de deux jours », le hadith.

(Sa parole : « Et un autre a dit, d'après al-Layth : ʿUqayl et Yûnus m'ont rapporté ») Al-Ismâʿîlî l'a rapporté avec une chaîne complète par la version du secrétaire d'al-Layth, d'après al-Layth, d'après ʿUqayl, dans les termes que l'auteur a mentionnés ; et de même, adh-Dhuhlî l'a cité dans az-Zuhriyyât d'après Abû Sâlih, d'après al-Layth, d'après Yûnus, en disant : à peu près dans les termes de ʿUqayl. * Chapitre : Celui qui jeûne Ramadan par foi, en espérant la récompense, et avec intention (niyya) : « Et ʿÂ'isha a dit, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Ils seront ressuscités selon leurs intentions » » : ceci est un fragment d'un hadith que l'auteur a rapporté avec une chaîne complète dans les Ventes (al-Buyûʿ), dans le chapitre : « Ce qui est mentionné au sujet des marchés ». * Chapitre : Parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Lorsque vous voyez le croissant, jeûnez » : ce hadith, Muslim l'a cité en ces termes, tandis qu'al-Bukhârî l'a cité en ces termes : « Lorsque vous le voyez, jeûnez ». Et la version de Sila d'après ʿAmmâr sur le jeûne du jour du doute : Ibn Khuzayma et Ibn Hibbân l'ont rapportée avec une chaîne complète dans leurs Sahîh, ainsi que les quatre [auteurs des Sunan], Ahmad dans son Musnad et al-Hâkim dans son Mustadrak. 2 Chapitre : Parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Et mangez et buvez » ; à ce sujet, al-Barâ' : il fait par là allusion à son hadith célèbre sur la révélation du verset, qui est rapporté avec une chaîne complète dans le chapitre qui précède et ailleurs. * Chapitre : Le jeûneur qui se réveille en état d'impureté majeure (*junub) : la version de Hammâm d'après Abû Hurayra, Ahmad l'a rapportée avec une chaîne complète dans son Musnad ; et le hadith de ʿUbayd Allâh — on dit aussi ʿAbd Allâh — ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUmar se trouve dans le Musnad ash-Shâmiyyîn d'at-Tabarânî et dans as-Sunan al-kubrâ d'an-Nasâ'î.

(Sa parole, dans le chapitre : « Le grand lavage du jeûneur » : « Et il est mentionné d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) qu'il s'est frotté les dents au siwâk (bâtonnet à dents) alors qu'il jeûnait » ; et dans le chapitre : « Le siwâk pour le jeûneur » : « Et il est mentionné d'après ʿÂmir ibn Rabîʿa : « J'ai vu le Prophète (paix et bénédictions sur lui) se frotter les dents au siwâk alors qu'il jeûnait » ») Ahmad, Abû Dâwûd, at-Tirmidhî, Ibn Khuzayma, ad-Dâraqutnî et d'autres l'ont rapporté avec une chaîne complète par la voie de ʿÂsim ibn ʿUbayd Allâh — qui est faible —, d'après ʿAbd Allâh ibn ʿÂmir, d'après son père ; et il nous est parvenu avec une chaîne élevée dans le Musnad de ʿAbd ibn Humayd. Le hadith d'Abû Hurayra, Ibn Khuzayma l'a rapporté en ces termes ; le hadith de Jâbir, Ibn ʿAdî l'a rapporté dans al-Kâmil ; le hadith de Zayd ibn Khâlid, Ahmad et les trois auteurs des Sunan l'ont rapporté, et at-Tirmidhî a rapporté d'al-Bukhârî qu'il l'avait jugé authentique ; et le hadith de ʿÂ'isha, an-Nasâ'î, Ibn Hibbân et d'autres l'ont rapporté. * Chapitre : Parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Lorsqu'il fait ses ablutions, qu'il aspire l'eau par sa narine » : ce hadith, al-Bukhârî ne l'a pas donné avec sa chaîne ; Muslim l'a rapporté avec une chaîne complète, et il nous est parvenu avec une chaîne élevée dans la Sahîfa de Hammâm d'après Abû Hurayra. * Chapitre : Lorsqu'il a des rapports en Ramadan : « Et il est mentionné d'après Abû Hurayra, le faisant remonter [au Prophète] : « Quiconque rompt le jeûne un jour de Ramadan » » : les auteurs des Sunan l'ont rapporté avec une chaîne complète par le hadith d'Abû l-Mutawwis, d'après son père, d'après Abû Hurayra, et il nous est parvenu avec une chaîne élevée dans le Musnad d'at-Tayâlisî ; il comporte une discordance (idtirâb), et ad-Dâraqutnî l'a rapporté par une autre voie, faible.

Passage douteuxImprimé « ابن خريمة » ; lecture probable ابن خزيمة : Ibn Khuzayma. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وصلها ابن خريمة وأبو عوانة والدارقطني

(Sa parole, dans le chapitre : « La ventouse (hijâma) pour le jeûneur » : « Et il est mentionné d'après Abû Hurayra : « S'il vomit, il rompt le jeûne » ») Il fait allusion au hadith de Hishâm ibn Hassân, d'après Muhammad ibn Sîrîn, d'après Abû Hurayra, de façon marfûʿ (remontant au Prophète) : « Celui que le vomissement prend de court alors qu'il jeûne n'a pas à rattraper, et celui qui se fait vomir, qu'il rattrape. » Les auteurs des Sunan l'ont rapporté par cette voie, et ad-Dârimî a dit : « ʿÎsâ ibn Yûnus a dit : les gens de Bassora prétendent que Hishâm s'y est trompé. » Et le hadith d'al-Hasan, d'après plus d'un : « Celui qui pose les ventouses et celui à qui on les pose ont rompu le jeûne » : al-Bayhaqî l'a rapporté avec une chaîne complète ; dans certaines copies d'al-Bukhârî figure « ʿAyyâsh m'a dit », et dans at-Târîkh : « ʿAyyâsh m'a rapporté » ; et Allah sait mieux. Et la version de Shabâba d'après Shuʿba se trouve dans Gharâ'ib Shuʿba d'Ibn Manda. * Chapitre : Le jeûne en voyage : la corroboration de Jarîr, l'auteur l'a rapportée avec une chaîne complète dans le Divorce ; et la corroboration d'Abû Bakr ibn ʿAyyâsh, il l'a également rapportée avec une chaîne complète dans le chapitre : « Hâter la rupture du jeûne ». * Chapitre : « Et à ceux qui le peuvent » : le hadith d'Ibn ʿUmar, l'auteur l'a donné avec sa chaîne dans ce chapitre, de façon abrégée, ainsi qu'at-Tabarânî dans son Tafsîr, où se trouve ce qui est visé ; le hadith de Salama, l'auteur l'a rapporté avec une chaîne complète dans l'exégèse de la sourate al-Baqara ; et le hadith d'Ibn Numayr d'après al-Aʿmash, al-Bayhaqî l'a rapporté intégralement avec une chaîne complète, ainsi qu'Abû Nuʿaym dans al-Mustakhraj. * Chapitre : Celui qui meurt en devant des jours de jeûne : la corroboration d'Ibn Wahb d'après ʿAmr ibn al-Hârith, Muslim l'a rapportée avec une chaîne complète ; et la corroboration de Yahyâ ibn Ayyûb, Ibn Khurayma, Abû ʿAwâna et ad-Dâraqutnî l'ont rapportée avec une chaîne complète. La version de Yahyâ — c'est al-Qattân — d'après al-Aʿmash, Ahmad l'a rapportée d'après lui, de même que le hadith d'Abû Muʿâwiya ; la version d'Abû Khâlid al-Ahmar, Muslim l'a rapportée avec une chaîne complète sans en donner les termes, et Ibn Khuzayma, at-Tirmidhî, an-Nasâ'î et d'autres l'ont également rapportée avec une chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans le sixième [fascicule] des hadiths d'Ibn Sâʿid ; le hadith de ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar, Muslim l'a rapporté avec une chaîne complète ; et le hadith de Jarîr, al-Bayhaqî l'a rapporté avec une chaîne complète. * Chapitre : Lorsqu'on rompt le jeûne en Ramadan, puis que le soleil apparaît : la version de Maʿmar d'après Hishâm ibn ʿUrwa, ʿAbd ibn Humayd l'a rapportée avec une chaîne complète dans son Musnad. * Chapitre : La punition exemplaire pour qui multiplie le jeûne continu (wisâl) : Anas l'a rapporté ; cela viendra dans le Souhait (at-Tamannî). La version de Sulaymân — c'est Abû Khâlid al-Ahmar — d'après Humayd se trouve chez l'auteur dans ce chapitre. * Chapitre : Le droit de la famille : Abû Juhayfa l'a rapporté ; il l'a rapporté avec une chaîne complète avant le chapitre : « Ce qui est mentionné du jeûne du Prophète (paix et bénédictions sur lui) ».

(Sa parole : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : « N'a pas jeûné celui qui jeûne à perpétuité (al-abad) » » Ibn Mâja l'a rapporté avec une chaîne complète en ces termes, et chez l'auteur il figure en ces termes : « N'a pas jeûné celui qui jeûne toute la vie (ad-dahr) ». * Chapitre : Celui qui rend visite à des gens et ne rompt pas son jeûne chez eux : la version d'Ibn Abî Maryam d'après Yahyâ ibn Ayyûb y figure avec mention explicite de la transmission (tahdîth), dans la version de Karîma d'après al-Kushmîhanî. * Chapitre : Le jeûne à la fin du mois : la version de Thâbit d'après Mutarrif, Muslim l'a rapportée avec une chaîne complète. * Chapitre : Le jeûne du vendredi

(Sa parole : « Un autre qu'Abû ʿÂsim a ajouté ») Par « un autre », on entend Yahyâ al-Qattân ; c'est ainsi qu'an-Nasâ'î l'a rapporté avec une chaîne complète par son hadith. Et la version de Hammâd ibn al-Jaʿd d'après Qatâda, nous l'avons rapportée dans les hadiths de Hudba ibn Khâlid, version d'al-Baghawî d'après lui. * Chapitre : Le jeûne des jours de tashrîq : la version d'Ibrâhîm ibn Saʿd d'après Ibn Shihâb se trouve dans le Musnad d'ash-Shâfiʿî, d'après lui. * Chapitre : Le mérite de la Nuit du Destin (laylat al-qadr) : la corroboration de Sulaymân ibn Kathîr se trouve dans az-Zuhriyyât. * Chapitre : Rechercher la Nuit du Destin : à ce sujet, ʿUbâda ; il l'a rapporté avec une chaîne complète dans le chapitre : « La levée [de la connaissance] de la Nuit du Destin ». Le hadith de ʿAbd al-Wahhâb ath-Thaqafî d'après Ayyûb, avec la corroboration de Wuhayb, nous l'avons rapporté dans le Musnad d'Ibn Abî ʿUmar al-ʿAdanî, d'après lui.

Le Livre des ventes (Kitâb al-buyûʿ)

Chapitre : Ce qui est réprouvé parmi les choses équivoques : la version de Hammâm ibn Munabbih d'après Abû Hurayra, l'auteur l'a rapportée avec sa chaîne dans [le Livre de] l'objet trouvé (al-luqata). * Chapitre : Celui qui ne tient pas compte des pensées obsédantes (al-wasâwis) : la version d'Ibn Abî Hafsa d'après az-Zuhrî, as-Sarrâj l'a donnée avec chaîne complète (mawsûl) dans son Musnad. * Chapitre : Le commerce en mer : le hadith d'al-Layth, l'auteur l'a donné ici avec chaîne complète dans la version d'Abû Ishâq al-Mustamlî d'après al-Firabrî, où il dit à la fin : « ʿAbd Allâh ibn Sâlih m'a rapporté : al-Layth nous a rapporté ceci » ; al-Ismâʿîlî et d'autres l'ont également donné avec chaîne complète. * Chapitre : Le gain de l'homme et le travail de ses mains : la version de Hammâm ibn Yahyâ d'après Hishâm, Abû Nuʿaym l'a rapportée dans al-Mustakhraj. * Chapitre : Celui qui accorde un délai à un débiteur dans la gêne : la version d'Abû Mâlik d'après Ribʿî se trouve dans le Musnad d'Ibn Abî ʿUmar ; la corroboration (mutâbaʿa) de Shuʿba d'après ʿAbd al-Malik se trouve chez l'auteur dans [le Livre de] l'emprunt (al-istiqrâd) ; la corroboration d'Abû ʿAwâna se trouve chez lui dans la mention des fils d'Israël ; et la version de Nuʿaym ibn Abî Hind, Muslim l'a donnée avec chaîne complète. * Chapitre : Lorsque les deux contractants exposent clairement [l'état de la marchandise] : le hadith d'al-ʿAddâ' ibn Khâlid, at-Tirmidhî, an-Nasâ'î et d'autres l'ont donné avec chaîne complète ; il y a dans sa formulation une inversion que j'ai exposée dans l'ouvrage principal, et il nous est parvenu avec une chaîne élevée (bi-ʿuluww) dans les Rubâʿiyyât d'Abû Bakr ash-Shâfiʿî. * Chapitre : Celui qui fait consommer l'usure (ar-ribâ) : « Ibn ʿAbbâs a dit : Ceci est le dernier verset qui ait été révélé » ; il l'a donné avec chaîne complète dans [le Livre de] l'exégèse (at-tafsîr). * Chapitre : Ce qui a été dit au sujet de l'orfèvre : le hadith de Tâwûs se trouve chez lui dans [le Livre du] pèlerinage (al-hajj), et le hadith de ʿAbd al-Wahhâb d'après Khâlid al-Hadhdhâ' également dans le pèlerinage. * Chapitre : Acheter soi-même ce dont on a besoin : le hadith d'Ibn ʿUmar viendra plus loin ; le hadith de ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Bakr se trouve dans [le Livre des] aliments (al-atʿima) ; et le hadith de Jâbir viendra également plus loin. * Chapitre : Combien de temps l'option (al-khiyâr) est-elle permise ?

Passage douteuxImprimé والطلب (« la quête »), probablement والطب : « et la médecine », lecture retenue. Texte arabe imprimé : وصله في الحج والهجرة والطلب Imprimé « سعيد بن هلال » ; le Sahîh porte « وقال سعيد عن هلال عن عطاء » (Saʿîd ibn Abî Hilâl d'après Hilâl ibn Abî Hilâl) : lecture probable « Saʿîd d'après Hilâl ». Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : ورواية سعيد بن هلال عن عطاء

(Sa parole : « Ahmad a ajouté : Bahz nous a rapporté ») Abû ʿAwâna l'a donné avec chaîne complète d'après Abû Jaʿfar ad-Dârimî — c'est-à-dire Ahmad ibn Saʿîd —, qui a dit : « Bahz nous a rapporté », avec sa chaîne. * Chapitre : Lorsqu'il achète puis fait don sur-le-champ : « al-Humaydî a dit : Sufyân nous a rapporté : ʿAmr nous a rapporté, d'après Ibn ʿUmar » ; cela se trouve dans le Musnad d'al-Humaydî, et l'on trouve dans la version d'Ibn ʿAsâkir du Sahîh : « al-Humaydî nous a dit » ; la version d'al-Layth d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn Khâlid se trouve chez al-Ismâʿîlî. * Chapitre : Ce qui a été mentionné au sujet des marchés : le hadith de ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf se trouve dans [le Livre des] mérites des Ansâr, le hadith d'Anas dans [le Livre du] mariage (an-nikâh), et le hadith de ʿUmar dans [le Livre de] la demande de permission (al-istiʾdhân), où figure l'histoire d'Abû Mûsâ al-Ashʿarî. * Chapitre : Le caractère réprouvé des éclats de voix dans les marchés : la corroboration de ʿAbd al-ʿAzîz ibn Abî Salama se trouve dans l'exégèse de la sourate al-Fath, et la version de Saʿîd ibn Hilâl d'après ʿAtâ', dans le Musnad d'ad-Dârimî. * Chapitre : Le mesurage incombe au vendeur : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : « Mesurez jusqu'à recevoir votre dû en entier » » ; c'est un fragment du hadith de Târiq ibn ʿAbd Allâh al-Muhâribî, qui se trouve chez Ahmad et Abû Dâwûd, et il nous est parvenu avec une chaîne élevée dans les Mahâmiliyyât ; le hadith de ʿUthmân ibn ʿAffân, Ahmad et d'autres l'ont donné avec chaîne complète ; le hadith de Firâs d'après ash-Shaʿbî d'après Jâbir se trouve dans [le Livre des] testaments (al-wasâyâ), et le hadith de Hishâm d'après Wahb ibn Kaysân dans [le Livre de] la conciliation (as-sulh). * Chapitre : La bénédiction du sâʿ du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : il y a là [un hadith de] ʿÂ'isha, qu'il a donné avec chaîne complète dans le pèlerinage, l'émigration (al-hijra) et la médecine. * Chapitre : Vendre de la nourriture avant d'en avoir pris possession : « Ismâʿîl a ajouté d'après Mâlik » ; al-Bayhaqî l'a donné avec chaîne complète. * Chapitre : La surenchère fictive (an-najsh) : le hadith « La tromperie est en Enfer » se trouve dans al-Muʿjam as-saghîr d'at-Tabarânî, et le hadith « Quiconque accomplit une œuvre… » viendra dans la conciliation. * Chapitre : La vente par attouchement (al-mulâmasa), et Chapitre : La vente par jet (al-munâbadha) : il y a là [un hadith d']Anas, que l'auteur a donné avec chaîne complète quelques chapitres plus loin. * Chapitre : L'interdiction de laisser le lait s'accumuler dans le pis (at-tasriya) : la version d'Abû Sâlih d'après Abû Hurayra, Muslim l'a donnée avec chaîne complète ; la version de Mujâhid se trouve dans al-Muʿjam al-awsat d'at-Tabarânî ; la version d'al-Walîd ibn Rabâh dans le Musnad d'Ahmad ibn Manîʿ ; la version de Mûsâ ibn Yasâr chez Ahmad et Muslim ; la version d'Ibn Sîrîn, avec la mention des dattes, dans le Musnad d'ash-Shâfiʿî, celui d'Ibn Abî ʿUmar, chez Muslim et chez an-Nasâ'î ; et sa version sans la mention des dattes chez Muslim ; elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans le recueil de hadiths de ʿAbd Allâh ibn Ishâq al-Khurâsânî. * Chapitre : Le citadin peut-il vendre pour le bédouin ? Le hadith « Lorsque l'un de vous demande conseil à son frère, qu'il le conseille sincèrement » se trouve chez Ahmad, du hadith de Hakîm ibn Abî Yazîd d'après son père, et chez al-Bayhaqî, du hadith de Jâbir ; il a d'autres voies, que j'ai exposées dans le grand ouvrage. * Chapitre : La vente muzâbana : le hadith d'Anas est mawsûl chez lui, comme on l'a vu précédemment. * Chapitre : La vente des fruits avant que leur bon état n'apparaisse : le hadith d'al-Layth d'après Abû z-Zinâd, je n'ai pas trouvé la chaîne qui mène jusqu'à lui, et je pense qu'il se trouve dans le cahier (nuskha) d'Abû Sâlih, son secrétaire, d'après lui ; mais Saʿîd ibn Mansûr l'a rapporté d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî z-Zinâd, d'après son père, d'après Khârija ibn Zayd ; quant au hadith de ʿAlî ibn Bahr al-Qattân, celui-ci est un maître d'al-Bukhârî. * Chapitre : Lorsqu'il vend les fruits : la version d'al-Layth d'après Yûnus se trouve dans les Zuhriyyât. * Chapitre : Celui qui vend des palmiers déjà fécondés : la version d'Ibrâhîm ibn Mûsâ d'après Hishâm ibn Yûsuf ; dans la voie d'Abû Dharr, on trouve : « Ibrâhîm ibn Mûsâ m'a dit ».

Passage douteuxImprimé « أمر الأنصار » (« l'affaire des Ansâr »), alors que le titre d'al-Bukhârî porte أمر الأمصار (« les affaires des contrées »), lecture probable. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : باب من أجرى أمر الأنصار على ما يتعارفون بينهم Imprimé شجم, mot sans sens, probablement شحم : « la graisse », lecture retenue. Texte arabe imprimé : وباب لا يذاب شجم الميتة

(Sa parole, dans le chapitre « Celui qui applique à l'affaire des Ansâr ce qui est d'usage entre eux » : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit à Hind : « Prends ce qui te suffit, à toi et à ton enfant, selon l'usage convenable » » : c'est un fragment du hadith de ʿÂ'isha, et il est mawsûl dans [le Livre des] dépenses d'entretien (an-nafaqât). * Chapitre : La vente d'une terre en indivision : la version de ʿAbd ar-Rahmân ibn Ishâq d'après az-Zuhrî se trouve dans le Musnad de Musaddad ; la version de Hishâm ibn Yûsuf d'après Maʿmar dans le chapitre « L'abandon des ruses » ; et le hadith de ʿAbd ar-Razzâq un chapitre avant celui-ci. * Chapitre : L'achat d'un esclave à un ennemi en guerre (harbî) : le hadith de Salmân se trouve chez Ahmad, at-Tabarânî et d'autres ; la formulation citée ici figure dans le hadith de Burayda chez Ibn Hibbân, dans son Sahîh ; l'histoire de la captivité de ʿAmmâr, je ne l'ai pas établie avec certitude ; l'histoire de la captivité de Suhayb, l'auteur y a fait allusion dans ce chapitre, et al-Hâkim l'a mentionnée explicitement dans son Mustadrak ; quant à l'histoire de Bilâl, ʿAbd ar-Razzâq l'a mentionnée dans son Musannaf, Musaddad dans son Musnad et Abû Nuʿaym dans al-Hilya, avec des formulations différentes. * Chapitre : Tuer le porc, Chapitre : On ne fait pas fondre la graisse de la bête morte, et Chapitre : L'interdiction du vin : il y mentionne le hadith de Jâbir, qui viendra plus loin. * Chapitre : L'ordre donné par le Prophète (paix et bénédictions sur lui) aux juifs de vendre leurs terres : le hadith d'al-Maqburî d'après Abû Hurayra, il l'a donné avec chaîne complète dans [le Livre de] la capitation (al-jizya) ; et la version d'Abû ʿÂsim, dans le hadith de Jâbir « Allah a interdit la vente du vin et de la bête morte… » (le hadith), Ahmad, Muslim et Abû Dâwûd l'ont donnée avec chaîne complète. * Chapitre : La vente à livraison différée (as-salam) conclue avec celui qui ne possède pas [la marchandise] : le hadith de ʿAbd Allâh ibn al-Walîd al-ʿAdanî d'après Sufyân se trouve dans le Jâmiʿ de Sufyân, dans sa version [de transmission], et de même son hadith dans le chapitre « La vente à livraison différée pour un terme déterminé ». * Chapitre : Employer des polythéistes en cas de nécessité : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a confié [l'exploitation des terres] aux juifs de Khaybar » ; il l'a donné avec chaîne complète dans [le Livre des] expéditions (al-maghâzî). * Chapitre : La rémunération du courtier : le hadith « Les musulmans s'en tiennent à leurs conditions », Ahmad, Abû Dâwûd et al-Hâkim l'ont donné avec chaîne complète, du hadith d'Abû Hurayra, ainsi qu'ad-Dâraqutnî et al-Hâkim, du hadith de ʿAmr ibn ʿAwf. * Chapitre : Ce que l'on donne pour une incantation (ar-ruqya) : le hadith de Shuʿba, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans [le Livre de] la médecine (at-tibb). * Chapitre : Lorsqu'il prend une terre à bail : « Ibn ʿUmar a dit : Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a donné Khaybar contre la moitié [de la récolte] » ; il l'a donné avec chaîne complète dans le chapitre même, du hadith de Juwayriya d'après Nâfiʿ, et a dit ensuite : « ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar a dit, d'après Nâfiʿ » ; il a donné le hadith de ʿUbayd Allâh avec chaîne complète dans [le Livre du] métayage (al-muzâraʿa). * Chapitre : La caution (al-kafâla) : le hadith d'al-Layth d'après Jaʿfar ibn Rabîʿa a précédé au début des ventes. * Chapitre : La protection accordée à Abû Bakr : la version d'Abû Sâlih : « ʿAbd Allâh m'a rapporté, d'après Yûnus », se trouve dans les Zuhriyyât ; Abû Sâlih est Sulaymân ibn Sâlih, surnommé Salmawayh, et ʿAbd Allâh est Ibn al-Mubârak. * Chapitre : La procuration donnée à l'associé : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a associé ʿAlî à son offrande (hady), puis lui a ordonné de la partager » ; ces paroles sont composées à partir de deux hadiths : l'un, dans le pèlerinage, est le hadith de ʿAlî selon lequel le Prophète (paix et bénédictions sur lui) lui ordonna de s'occuper de ses chamelles sacrificielles et lui ordonna de les partager ; l'autre, dans le Livre de l'association (ash-sharika), est le hadith de ʿAtâ' d'après Jâbir selon lequel le Prophète (paix et bénédictions sur lui) ordonna à ʿAlî de demeurer en état de sacralisation (ihrâm) et l'associa à l'offrande. * Chapitre : Lorsque le berger ou le mandataire voit une brebis sur le point de mourir : la corroboration de ʿAbda, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans le Livre des immolations (adh-dhabâʾih). * Chapitre : Lorsqu'il mandate un homme : le hadith de ʿUthmân ibn al-Haytham, al-Mustamlî l'a donné avec chaîne complète dans sa version, d'après Muhammad ibn ʿAqîl, d'après Abû d-Dardâ' ibn Munîb, d'après lui. * Chapitre : Lorsqu'il dit à son mandataire : « Place-le là où Allah te le montrera » : la corroboration d'Ismâʿîl d'après Mâlik se trouve dans l'exégèse de [la sourate] Âl ʿImrân, et la version de Rawh d'après lui, Ahmad l'a rapportée d'après lui. * Chapitre : Le mérite de l'agriculture : le hadith de Muslim ibn Ibrâhîm, Muslim l'a rapporté d'après ʿAbd ibn Humayd, d'après lui. * Chapitre : Garder un chien pour les cultures : le hadith d'Ibn Sîrîn et le hadith d'Abû Sâlih, Abû sh-Shaykh les a donnés avec chaîne complète dans son Kitâb at-tarhîb, de même que le hadith d'Abû Hâzim. * Chapitre : Couper les arbres et les palmiers : le hadith d'Anas, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans l'émigration et ailleurs. * Chapitre : Lorsqu'il cultive avec les biens d'autrui : la version d'Ismâʿîl ibn Ibrâhîm ibn ʿUqba d'après Nâfiʿ, il l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre des] bonnes manières (al-adab). * Chapitre : Les fondations pieuses (awqâf) des Compagnons du Prophète (paix et bénédictions sur lui)

(Sa parole : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit à ʿUmar : « Fais aumône de son fonds… » », etc. Il l'a cité selon le sens et l'a donné avec chaîne complète par plusieurs voies. * Chapitre : Celui qui vivifie une terre morte (mawât) : le hadith de ʿAmr ibn ʿAwf se trouve dans le Musnad d'Abû Bakr ibn Abî Shayba, et le hadith de Jâbir dans le Musnad d'Ahmad ibn Hanbal. * Chapitre : Lorsqu'il dit au propriétaire de la terre : « Je te maintiens » : la version de ʿAbd ar-Razzâq d'après Ibn Jurayj, Ahmad et Muslim l'ont donnée avec chaîne complète. * Chapitre : Comment les Compagnons se secouraient mutuellement : la version d'ar-Rabîʿ ibn Nâfiʿ d'après Muʿâwiya ibn Sallâm, Muslim l'a donnée avec chaîne complète. * Chapitre : Le droit d'eau (ash-shurb) : « ʿUthmân a dit : Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : « Qui achètera le puits de Rûma ? » » ; at-Tirmidhî l'a donné avec chaîne complète dans un long hadith. * Chapitre : Le mérite d'abreuver : le hadith d'ar-Rabîʿ ibn Muslim d'après Muhammad ibn Ziyâd, Abû ʿAwâna l'a donné avec chaîne complète dans son Sahîh, ainsi que le hadith de Hammâd ibn Salama. * Chapitre : Celui qui estime que le propriétaire du bassin a plus de droit sur son eau : la version de ʿAlî, je ne l'ai pas trouvée. * Chapitre : La rédaction des actes de concession de terres (al-qatâʾiʿ) : la version d'al-Layth d'après Yahyâ, de même. * Chapitre : L'homme qui dispose d'un droit de passage : la version d'Ibn Ishâq d'après Bushayr ibn Yasâr, de même. * Chapitre : L'acquittement des dettes : la version de Sâlih et de ʿUqayl d'après az-Zuhrî se trouve dans les Zuhriyyât. * Chapitre : Le titulaire d'un droit a la parole : le hadith « Le retard [de paiement] de celui qui en a les moyens rend licite [d'atteindre] son honneur et sa punition », Ahmad, Abû Dâwûd, an-Nasâ'î et d'autres l'ont donné avec chaîne complète, et al-Bayhaqî l'a rapporté par la voie à laquelle l'auteur a fait allusion. * Chapitre : Celui qui renvoie le créancier au lendemain : le hadith de Jâbir viendra dans le chapitre du don (al-hiba). * Chapitre : Lorsqu'il lui prête pour un terme fixé : la version d'al-Layth d'après Jaʿfar se trouve au début des ventes. * Chapitre : Celui qui annule l'affaire du prodigue : le hadith de Jâbir selon lequel le Prophète (paix et bénédictions sur lui) rendit [son aumône] à celui qui faisait l'aumône avant l'interdiction, puis la lui interdit, se trouve dans le Musnad de ʿAbd ibn Humayd, par la voie de Mahmûd ibn Labîd d'après Jâbir, dans l'histoire de celui qui apporta [une pépite d'or] semblable à un œuf, qu'il avait trouvée dans quelque mine ; Abû Dâwûd, Ibn Khuzayma et Abû Yaʿlâ l'ont également rapporté, et dans sa version, d'après Ibn Ishâq : « ʿÂsim ibn ʿUmar m'a rapporté, d'après Mahmûd » ; le hadith de l'interdiction de dilapider les biens est mawsûl chez lui deux chapitres auparavant, du hadith d'al-Mughîra, et le hadith de celui qui se faisait tromper dans les ventes est mawsûl chez lui plus loin, du hadith d'Ibn ʿUmar. * Chapitre : La poursuite assidue (du débiteur, al-mulâzama) : la version d'al-Layth d'après Jaʿfar ibn Rabîʿa, al-Ismâʿîlî l'a donnée avec chaîne complète. * Chapitre : Lorsqu'il trouve une pièce de bois : la version d'al-Layth a précédé. * Chapitre : Lorsqu'il trouve une datte sur le chemin : la version de Yahyâ al-Qattân d'après Sufyân se trouve dans le Musnad de Musaddad et dans les Maʿânî d'at-Tahâwî, et la version de Zâ'ida d'après Mansûr chez Muslim. * Chapitre : Comment l'on fait connaître l'objet trouvé des gens de La Mecque : le hadith de Tâwûs se trouve dans le pèlerinage chez l'auteur, le hadith de Khâlid d'après ʿIkrima chez lui au début des ventes, et le hadith d'Ahmad ibn Saʿîd — c'est-à-dire Abû Jaʿfar ad-Dârimî —, je ne l'ai pas trouvé. * Chapitre : Le talion pour les injustices : la version de Yûnus ibn Muhammad d'après Shaybân se trouve dans al-Îmân d'Ibn Manda. * Chapitre : Ce qui est rapporté au sujet des auvents (as-saqâʾif)

Passage douteuxImprimé كتاب الشرب ; le hadith de Sahl sur l'auvent des Banû Sâʿida figure dans le Livre des boissons (الأشربة) : possible coquille, traduit littéralement. Texte arabe imprimé : وصله المؤلف في كتاب الشرب

(Sa parole : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) s'assit sous l'auvent des Banû Sâʿida ») C'est un fragment du hadith de Sahl ibn Saʿd, que l'auteur a donné avec chaîne complète dans le Livre de la boisson (ash-shurb). * Chapitre : Les cours devant les maisons

Passage douteuxImprimé النهي (« l'interdiction »), le titre d'al-Bukhârî porte النهبى : « le pillage », lecture retenue. Texte arabe imprimé : باب النهي بغير إذن صاحبه

(Sa parole : « ʿÂ'isha a dit : Abû Bakr se construisit un oratoire… » (le hadith). C'est un fragment d'un hadith que l'auteur a donné avec chaîne complète dans l'émigration. * Chapitre : Écarter ce qui nuit [du chemin] : la version de Hammâm se trouve dans la conciliation. * Chapitre : Le pillage sans la permission de son propriétaire : le hadith de ʿUbâda se trouve dans [le Livre des] prix du sang (ad-diyât) et dans la délégation des Ansâr. * Chapitre : Lorsqu'il brise le plat d'autrui : la version d'Ibn Abî Maryam d'après Yahyâ ibn Ayyûb, je ne l'ai pas trouvée. * Chapitre : L'association de l'orphelin et des héritiers : la version d'al-Layth d'après Yûnus, Ibn Jarîr at-Tabarî l'a rapportée dans son Tafsîr.

Le Livre de l'affranchissement (Kitâb al-ʿitq)

Passage douteuxImprimé « عن أسامة » ; Abû Kurayb rapporte ce hadith d'après Abû Usâma (Hammâd ibn Usâma) : lecture probable « Abû Usâma ». Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : رواية أبي كريب عن أسامة عند المؤلف

* Chapitre : Ce qui est recommandé comme affranchissement lors de l'éclipse : la version d'ad-Darâwardî d'après Hishâm ibn ʿUrwa, al-Bayhaqî l'a donnée avec chaîne complète. * Chapitre : Lorsqu'il affranchit un esclave appartenant à deux [maîtres] : la version d'al-Layth d'après Nâfiʿ, Muslim l'a donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans le Juz' d'Abû l-Jahm ; la version d'Ibn Abî Dhi'b d'après Nâfiʿ, Muslim l'a donnée avec chaîne complète ; la version d'Ibn Ishâq d'après Nâfiʿ se trouve dans le Sahîh d'Abû ʿAwâna, de même que la version de Sakhr ibn Juwayriya ; la version de Juwayriya ibn Asmâ' d'après Nâfiʿ, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre de] l'association ; la version de Yahyâ ibn Saʿîd al-Ansârî d'après lui, Ahmad, Muslim, Abû Dâwûd et an-Nasâ'î l'ont donnée avec chaîne complète ; et la version d'Ismâʿîl ibn Umayya d'après Nâfiʿ, Muslim et at-Tabarânî l'ont donnée avec chaîne complète. * Chapitre : Lorsqu'il affranchit sa part d'un esclave : la corroboration de Hajjâj ibn Hajjâj et de Mûsâ ibn Khalaf, je ne les ai pas trouvées ; la version d'Abân, Abû Dâwûd l'a donnée avec chaîne complète ; et la version de Shuʿba se trouve dans le Musnad d'Abû Dâwûd at-Tayâlisî. * Chapitre : L'erreur et l'oubli : le hadith « À chacun ce qu'il a eu l'intention (niyya) de faire », il l'a donné avec chaîne complète dans le mariage, avec cette formulation. * Chapitre : Lorsqu'il dit de son esclave : « Il est pour Allah » : la version d'Abû Kurayb d'après Usâma se trouve chez l'auteur dans le Livre du serment d'anathème (al-liʿân). * Chapitre : La mère de l'enfant (umm al-walad) : le hadith d'Abû Hurayra se trouve chez lui dans le Livre de la foi (al-îmân). * Chapitre : Lorsque le frère de l'homme est fait prisonnier : le hadith d'Anas, au sujet de la parole d'al-ʿAbbâs : « J'ai racheté ma personne et ʿAqîl », a précédé dans [le Livre de] la prière ; il a répété aussi ce taʿlîq (citation sans chaîne complète) dans le chapitre « Celui qui possède des esclaves parmi les Arabes ». * Chapitre : La parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Les esclaves sont vos frères ; nourrissez-les donc de ce que vous mangez » : l'auteur l'a donné avec chaîne complète, selon le sens, du hadith d'Abû Dharr dans le chapitre même, et du hadith de Jâbir et d'un Compagnon non nommé dans al-Adab al-mufrad. * Chapitre : Le caractère réprouvé de la morgue envers les esclaves : le hadith « Levez-vous pour votre seigneur » est un fragment du hadith d'Abû Saʿîd al-Khudrî dans l'histoire du jugement de Saʿd ibn Muʿâdh au sujet des Banû Qurayza, et l'auteur l'a rapporté avec sa chaîne dans les expéditions ; le hadith « Qui est votre seigneur ? » est un fragment de sa parole (paix et bénédictions sur lui) aux Banû Salima : « Qui est votre seigneur ? » Ils dirent : « Jadd ibn Qays » ; Ibn Manda l'a donné avec chaîne complète dans al-Maʿrifa, du hadith de Kaʿb ibn Mâlik, avec une chaîne authentique, et l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans al-Adab al-mufrad, du hadith d'Abû z-Zubayr d'après Jâbir. * Chapitre : L'esclave affranchi par contrat (al-mukâtab) : le hadith d'al-Layth d'après Yûnus se trouve dans les Zuhriyyât. * Chapitre : Ce qui est permis parmi les conditions de l'affranchi par contrat : il y a là [un hadith d']Ibn ʿUmar, qu'il a rapporté avec sa chaîne un chapitre plus loin.

Le Livre du don (Kitâb al-hiba), du prêt de bête laitière (al-manîha), de la donation viagère (al-ʿumrâ) et de la donation au survivant (ar-ruqbâ)

Passage douteuxImprimé من ساعته (« sur l'heure »), probablement من أصحابه : « celui qui demande un don à ses compagnons », titre du chapitre chez al-Bukhârî ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : باب من استوهب من ساعته

* Chapitre : celui qui demande un don à ses compagnons — le hadith « Attribuez-moi une part avec vous » : c'est un fragment du hadith d'Abû Saʿîd sur la ruqya (formule de guérison) par la Fâtiha du Livre ; il se trouve chez lui dans la Médecine et ailleurs. * Chapitre : celui qui demande à boire — le hadith de Sahl ibn Saʿd : dans le Mariage. * Chapitre : l'acceptation du cadeau de gibier — le hadith d'Abû Qatâda : dans le chapitre qui le précède. * Chapitre : celui qui fait un cadeau en choisissant à dessein [le jour de] l'une de ses épouses — la version de Hishâm d'après un homme et la version d'Abû Marwân d'après Hishâm : je ne les ai pas trouvées. * Chapitre : la contrepartie du cadeau — la version de Wakîʿ : Ibn Abî Shayba l'a rapportée d'après lui dans son Musannaf ; quant à la version de Muhâdir, je ne l'ai pas repérée. * Chapitre : le don à l'enfant — le hadith « Soyez équitables entre vos enfants » : c'est un fragment du hadith d'an-Nuʿmân ibn Bashîr, et l'auteur l'a donné avec chaîne complète plus loin ; et le hadith « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) acheta un chameau à ʿUmar » est déjà passé dans les Ventes, d'après le Musnad d'al-Humaydî. * Chapitre : le don de l'homme à sa femme — le hadith « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) demanda à ses épouses la permission d'être soigné dans la maison de ʿÂ'isha » et le hadith « Celui qui revient sur son don est comme le chien » ont tous deux chez lui une chaîne complète (musnad) dans ce chapitre. * Chapitre : le don de la femme à un autre que son mari — la version de Bakr ibn Mudar d'après ʿAmr ibn al-Hârith : dans al-Adab al-mufrad et dans Birr al-wâlidayn de l'auteur. * Chapitre : comment prendre possession de l'esclave et des biens — le hadith d'Ibn ʿUmar « J'étais sur un jeune chameau rétif » : déjà passé. * Chapitre : s'il fait don d'une créance — le hadith « Celui qui a un droit à son encontre, qu'il le lui donne » : l'auteur l'a donné avec chaîne complète, quant au sens, dans le livre des Injustices (al-Mazâlim), d'après le hadith d'Abû Hurayra, et il se trouve dans le Musnad de Musaddad avec cette formulation ; la version d'al-Layth d'après Yûnus sur l'histoire de la dette du père de Jâbir : dans les Zuhriyyât. * Chapitre : le don dont on a pris possession — le hadith « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) et ses Compagnons donnèrent aux Hawâzin ce qu'ils leur avaient pris en butin » : c'est un fragment du hadith d'al-Miswar et de Marwân ibn al-Hakam, et il est mawsûl (à chaîne complète) chez lui dans la Réconciliation ; la version de Thâbit ibn Muhammad d'après Misʿar : Abû Dharr l'a donnée avec chaîne complète dans sa version, et al-Ismâʿîlî l'a donnée avec chaîne complète dans son Mustakhraj. * Chapitre : celui à qui l'on offre un cadeau alors que ses compagnons de séance sont auprès de lui — « Et il est mentionné d'après Ibn ʿAbbâs que ses compagnons de séance sont ses associés, et cela n'est pas authentique » : ce hadith, ʿAbd ibn Humayd l'a rapporté d'après le hadith d'Ibn ʿAbbâs comme marfûʿ (remontant au Prophète), et ʿAbd ar-Razzâq l'a rapporté d'après lui dans son Musannaf comme mawqûf (s'arrêtant au Compagnon), ce qui est plus vraisemblable. * Chapitre : s'il fait don de son chameau alors qu'il le monte — « Al-Humaydî a dit », etc. : déjà passé dans les Ventes, et il l'a répété peu après. * Chapitre : l'acceptation du cadeau de la part du polythéiste — le hadith d'Abû Hurayra « Ibrâhîm émigra avec Sâra » : il l'a donné avec chaîne complète dans les Ventes ; le hadith « On offrit au Prophète (paix et bénédictions sur lui) une brebis contenant du poison » : il l'a donné avec chaîne complète, d'après le hadith d'Anas, dans la Capitation (al-Jizya) ; le hadith d'Abû Humayd « Le roi d'Ayla offrit une mule blanche » : il l'a donné avec chaîne complète dans la Zakât ; la version de Saʿîd d'après Qatâda sur l'histoire d'Ukaydir : nous l'avons rapportée dans al-Mukhtâra d'ad-Diyâ', d'après le livre d'Ibn Abî ʿÂsim. * Chapitre : ce qui a été dit sur la donation viagère — le hadith de ʿAtâ' d'après Jâbir est coordonné à la version de Qatâda d'après an-Nadr ibn Anas ; Abû Nuʿaym l'a rapporté dans al-Mustakhraj par la voie d'Abû l-Walîd d'après Hammâm, avec les deux chaînes ensemble. * Chapitre : le mérite du prêt de bête laitière — le hadith d'Ahmad ibn Shabîb d'après son père d'après Yûnus : dans les Zuhriyyât ; la version de Muhammad ibn Yûsuf d'après al-Awzâʿî viendra dans les Propos qui attendrissent les cœurs (ar-Riqâq). * Chapitre : s'il dit : « Je te donne cette jeune esclave pour te servir » — Ibn Sîrîn a dit, d'après Abû Hurayra : « Et il lui donna Hâjar pour la servir » : il l'a donné avec chaîne complète dans les Récits des prophètes, par cette même voie.

Le Livre des témoignages (Kitâb ash-shahâdât)

Passage douteuxImprimé « أبي جرير » ; lecture probable أبي حريز (Abû Harîz), rapporteur cité par al-Bukhârî dans ce chapitre d'après ash-Shaʿbî. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : رواية أبي جرير عن الشعبي Imprimé طرق (« voies »), probablement طرف : « un fragment du hadith d'Umm Salama » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : هو طرق من حديث أم سلمة

Le hadith d'al-Layth d'après Yûnus sur l'histoire de la calomnie (al-ifk) : l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans l'exégèse de la sourate an-Nûr. * Chapitre : si un témoin ou des témoins attestent une chose — le hadith de Bilâl et celui d'al-Fadl : tous deux sont déjà passés dans le Pèlerinage. * Chapitre : le témoignage sur les filiations — le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : « Thuwayba nous a allaités, moi et Abû Salama » : c'est un fragment du hadith d'Umm Habîba ; la corroboration (mutâbaʿa) d'Ibn Mahdî d'après Sufyân : Muslim l'a donnée avec chaîne complète ; le hadith « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) bannit le fornicateur pendant un an » est un fragment du hadith d'Abû Hurayra sur l'histoire de l'employé (al-ʿasîf), et il se trouve dans le Mariage et dans les Peines légales (al-Hudûd) ; le hadith « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) interdit de parler à Kaʿb ibn Mâlik et à ses deux compagnons » est un fragment de l'histoire du repentir de Kaʿb, et il se trouve dans les Expéditions (al-Maghâzî) et ailleurs ; le hadith d'al-Layth d'après Yûnus sur l'histoire de la femme qui vola : Abû Dâwûd l'a donné avec chaîne complète. * Chapitre : on ne témoigne pas en faveur d'une injustice — la version d'Abû Jarîr d'après ash-Shaʿbî : dans le Sahîh d'Ibn Hibbân et chez at-Tabarânî. * Chapitre : ce qui a été dit sur le faux témoignage — la corroboration de Ghundar : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans les Bonnes manières (al-Adab) ; la corroboration d'Abû ʿÂmir : dans le Kitâb al-îmân d'Ibn Manda ; la corroboration de Bahz : Ahmad l'a rapportée d'après lui ; la corroboration de ʿAbd as-Samad : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans les Prix du sang (ad-Diyât) ; le hadith d'Ismâʿîl d'après al-Jurayrî : l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans la Demande de repentir aux apostats (Istitâbat al-murtaddîn). * Chapitre : le témoignage de l'aveugle — l'ajout (ziyâda) de ʿAbbâd ibn ʿAbd Allâh : Abû Yaʿlâ l'a donné avec chaîne complète dans son Musnad. * Chapitre : le serment incombe au défendeur en matière de biens — le hadith « Tes deux témoins ou son serment » : c'est un fragment du hadith d'al-Ashʿath, l'auteur l'a donné avec chaîne complète plus loin, et il a répété ce taʿlîq (citation sans chaîne complète) au chapitre « Le défendeur prête serment ». * Chapitre : comment fait-on prêter serment ? — le hadith « et un homme qui a juré par Allah, mensongèrement, après la prière de l'après-midi » : c'est un fragment du hadith d'Abû Hurayra, et il l'a donné avec chaîne complète deux chapitres auparavant. * Chapitre : celui qui produit la preuve après le serment — le hadith « Il se peut que l'un d'entre vous soit plus habile que l'autre à présenter son argument » : c'est un fragment du hadith d'Umm Salama ; il l'a donné avec chaîne complète dans ce chapitre selon le sens, et dans le livre des Injustices avec sa formulation ; le hadith d'al-Miswar est mawsûl chez lui dans le Quint (al-Khumus). * Chapitre : on n'interroge pas les polythéistes sur le témoignage — le hadith d'Abû Hurayra « Ne croyez pas les gens du Livre et ne les démentez pas » : l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans l'exégèse d'al-Baqara. * Chapitre : le tirage au sort dans les cas difficiles — le hadith d'Abû Hurayra « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) proposa le serment à des gens ; ils se hâtèrent, et il ordonna de tirer au sort entre eux » : l'auteur l'a rapporté avec sa chaîne quelques chapitres auparavant, par la voie de Hammâm ibn Munabbih d'après lui.

Le Livre de la réconciliation (Kitâb as-sulh)

La version de ʿAbd Allâh ibn Jaʿfar al-Makhramî : Muslim l'a donnée avec chaîne complète ; la version de ʿAbd al-Wâhid ibn Abî ʿAwn : ad-Dâraqutnî l'a donnée avec chaîne complète, et nous l'avons obtenue avec une chaîne élevée (ʿuluww) dans le troisième fascicule des hadiths3 d'al-Mukhallis. * Chapitre : la réconciliation avec les polythéistes — « À ce sujet, d'après Abû Sufyân » : il fait ainsi allusion à son long hadith sur l'affaire d'Héraclius ; le hadith de ʿAwf ibn Mâlik : l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans la Capitation ; le hadith de Sahl ibn Hunayf : l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans l'Attachement ferme (al-Iʿtisâm) ; le hadith d'Asmâ' — c'est la fille d'Abû Bakr — : l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans les Bonnes manières, et il viendra ; le hadith d'al-Miswar : il l'a donné avec chaîne complète au début des Conditions (ash-Shurût) ; la version de Mûsâ ibn Masʿûd — c'est Abû Hudhayfa an-Nahdî — : Abû Nuʿaym l'a donnée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj, ainsi qu'Abû ʿAwâna dans son Sahîh ; la version de Mu'ammal ibn Ismâʿîl : Ahmad ibn Hanbal l'a donnée avec chaîne complète d'après lui. * Chapitre : la réconciliation au sujet du prix du sang — la version d'al-Fazârî : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans l'Exégèse. * Chapitre : la réconciliation entre les créanciers — le hadith de Jâbir sur le remboursement de la dette de son père, par la voie de Hishâm d'après Wahb : l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans l'Emprunt (al-Istiqrâd) ; la version d'Ibn Ishâq est à examiner. * Chapitre : la réconciliation moyennant une créance et un bien présent — la version d'al-Layth d'après Yûnus : dans les Zuhriyyât.

Le Livre des conditions (Kitâb ash-shurût)

Passage douteuxImprimé « عبد الله ابن عمر », rendu tel quel ; le Sahîh porte « وقال عبيد الله وابن إسحاق عن وهب » : il s'agit probablement de ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar. Texte arabe imprimé : ورواية عبد الله ابن عمر عن وهب

Le hadith de Jâbir sur l'histoire de son chameau : la version de Shuʿba d'après Mughîra, al-Bayhaqî l'a donnée avec chaîne complète ; la version d'Ishâq d'après Jarîr, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans la Lutte armée (al-Jihâd) ; la version de ʿAtâ' d'après Jâbir, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans la Procuration (al-Wakâla) ; la version d'Ibn al-Munkadir, al-Bayhaqî l'a donnée avec chaîne complète ; la version de Zayd ibn Aslam, al-Bayhaqî l'a également donnée avec chaîne complète ; la version d'Abû z-Zubayr d'après Jâbir, al-Bayhaqî l'a également donnée avec chaîne complète, et son origine se trouve chez Muslim ; la version d'al-Aʿmash d'après Sâlim, Muslim et an-Nasâ'î l'ont rapportée, et nous l'avons obtenue avec une chaîne élevée par le hadith de Muhammad ibn ʿUbayd d'après lui, dans le Musnad de ʿAbd ibn Humayd ; la version de ʿAbd Allâh ibn ʿUmar d'après Wahb, l'auteur l'a rapportée avec sa chaîne quelques chapitres plus loin ; la version d'Ibn Ishâq d'après Wahb, Ahmad l'a donnée avec chaîne complète ; la version d'Abû Ishâq d'après Sâlim et la version de Dâwûd ibn Qays d'après ʿUbayd Allâh ibn Miqsam, je ne les ai pas trouvées ; la version d'Abû Nadra, Ahmad, Muslim, an-Nasâ'î et Ibn Mâja l'ont donnée avec chaîne complète. * Chapitre : les conditions dans la dot — le hadith d'al-Miswar : il l'a donné avec chaîne complète dans le Quint. * Chapitre : les conditions dans la répudiation — la corroboration de Muʿâdh d'après Shuʿba : Muslim l'a donnée avec chaîne complète, et de même la corroboration de ʿAbd as-Samad ; la version de Ghundar : Abû Nuʿaym l'a donnée avec chaîne complète dans son Mustakhraj sur Muslim ; les versions d'Âdam, de ʿAbd ar-Rahmân ibn Mahdî et d'an-Nadr — c'est Ibn Shumayl — : je ne les ai pas repérées ; la version de Hajjâj — c'est Ibn Minhâl — : al-Bayhaqî l'a donnée avec chaîne complète. * Chapitre : s'il pose une condition dans le contrat de métayage — la version de Hammâd ibn Salama : Abû Yaʿlâ l'a donnée avec chaîne complète. * Chapitre : les conditions dans le prêt — le hadith d'al-Layth : déjà passé au début des Ventes. * Chapitre : les conditions dans la lutte armée — la version de ʿUqayl d'après az-Zuhrî : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans la Répudiation.

Le Livre des testaments et du waqf (fondation pieuse) (Kitâb al-wasâyâ wa-l-waqf)

Passage douteuxImprimé « عبد الله ابن عمر » ; le hadith des signes de l'hypocrite figure dans le Livre de la foi d'après ʿAbd Allâh ibn ʿAmr (et Abû Hurayra), non d'après Ibn ʿUmar : lecture probable « ʿAbd Allâh ibn ʿAmr ». Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وصله المؤلف في الإيمان من حديث عبد الله ابن عمر

La corroboration de Muhammad ibn Muslim — c'est at-Tâ'ifî — d'après ʿAmr ibn Dînâr : je ne l'ai pas repérée. * Chapitre : la parole d'Allah le Très-Haut : « après exécution du testament qu'il aura fait, ou paiement d'une dette » [An-Nisâ' : 11] — le hadith « Gardez-vous de la conjecture » : l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans les Bonnes manières, d'après le hadith d'Abû Hurayra ; le hadith « Les signes de l'hypocrite sont au nombre de trois » : l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans la Foi, d'après le hadith de ʿAbd Allâh ibn ʿUmar ; le hadith « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a statué que la dette passe avant le testament » : Ahmad, at-Tirmidhî et d'autres l'ont donné avec chaîne complète, d'après le hadith d'al-Hârith d'après ʿAlî ; le hadith « Il n'y a d'aumône que prélevée sur l'aisance » : l'auteur l'a donné avec chaîne complète, d'après le hadith d'Abû Hurayra, dans la Zakât, avec une autre formulation, et an-Nasâ'î et Ahmad l'ont donné avec chaîne complète avec cette formulation, par une autre voie ; le hadith « L'esclave est un gardien des biens de son maître » : l'auteur l'a donné avec chaîne complète, d'après le hadith d'Ibn ʿUmar, dans l'Affranchissement (al-ʿItq). * Chapitre : s'il constitue un waqf au profit de ses proches — la version de Thâbit d'après Anas sur l'histoire d'Abû Talha : Ahmad et Muslim l'ont donnée avec chaîne complète ; la version d'al-Ansârî : ad-Dâraqutnî l'a donnée avec chaîne complète ; le hadith d'Ibn ʿAbbâs : l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans l'exégèse de la sourate ash-Shuʿarâ' ; le hadith d'Abû Hurayra : l'auteur l'a donné avec chaîne complète un chapitre plus loin ; la corroboration d'Asbagh : je ne l'ai pas vue. * Chapitre : le constituant du waqf peut-il tirer profit de son waqf ? — le hadith de ʿUmar est mawsûl deux chapitres plus loin. * Chapitre : s'il constitue une chose en waqf — le hadith de ʿUmar, nous y avons fait allusion, et il a déjà été fait allusion à l'histoire d'Abû Talha. * Chapitre : celui qui fait une aumône à son mandataire — la version d'Ismâʿîl d'après ʿAbd al-ʿAzîz : dans certaines versions on trouve « Ismâʿîl nous a rapporté » — c'est Ibn Abî Uways —, et at-Turuqî a mentionné que l'auteur l'a rapporté d'après al-Hasan ibn Shawkar, d'après Ismâʿîl ibn Jaʿfar, d'après ʿAbd al-ʿAzîz. * Chapitre : s'il constitue une terre en waqf — la version d'Ismâʿîl — c'est Ibn Abî Uways — d'après Mâlik : chez l'auteur, dans l'exégèse de la sourate Âl ʿImrân ; la version de ʿAbd Allâh ibn Yûsuf : dans la Zakât ; la version de Yahyâ ibn Yahyâ : déjà passée dans la Procuration ; le hadith de ʿAbdân d'après son père : al-Ismâʿîlî, Abû Nuʿaym et al-Bayhaqî l'ont donné avec chaîne complète, et ad-Dâraqutnî a mentionné que ʿUthmân, le père de ʿAbdân, est seul à le rapporter d'après Shuʿba ; le hadith de ʿUmar : il a déjà été signalé. * Chapitre : la parole d'Allah, à Lui la puissance et la gloire : « Ô vous qui croyez ! Le témoignage entre vous… » [Al-Mâ'ida : 106] — le hadith de ʿAlî ibn ʿAbd Allâh d'après Yahyâ ibn Âdam sur l'histoire de l'homme des Banû Sahm : dans la version d'Abû Dharr al-Harawî on trouve « ʿAlî m'a dit » ; Abû Nuʿaym l'a aussi donné avec chaîne complète dans son Mustakhraj.

Le Livre de la lutte armée (Kitâb al-jihâd)

* Chapitre : les degrés des combattants — la version de Muhammad ibn Fulayh d'après son père : chez l'auteur dans l'Unicité (at-Tawhîd). * Chapitre : le Paradis est sous l'éclat des sabres — le hadith d'al-Mughîra : chez l'auteur dans la Capitation ; la parole de ʿUmar est un fragment du hadith de Sahl ibn Hunayf sur l'histoire d'al-Hudaybiya, et elle se trouve chez l'auteur dans l'Attachement ferme et ailleurs ; la corroboration d'al-Uwaysî d'après al-Fazârî : Ibn Abî ʿÂsim l'a donnée avec chaîne complète dans son Kitâb al-jihâd. * Chapitre : celui qui recherche l'enfant en vue de la lutte armée — la version d'al-Layth d'après Jaʿfar sur l'histoire de Sulaymân fils de Dâwûd (paix et bénédictions sur lui) : Abû Nuʿaym l'a donnée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj. * Chapitre : celui qui raconte ses faits d'armes — « Abû ʿUthmân l'a dit d'après Saʿd » : l'auteur l'a donné avec chaîne complète quelques chapitres plus loin, d'après le hadith de Sulaymân at-Taymî d'après Abû ʿUthmân. * Chapitre : celui qu'une excuse a retenu — la version de Mûsâ — c'est Ibn Ismâʿîl — d'après Hammâd — c'est Ibn Salama — : Abû Dâwûd l'a donnée avec chaîne complète d'après lui dans les Sunan. * Chapitre : se parfumer d'aromates funéraires (hanût) au moment du combat — la version de Hammâd d'après Thâbit sur l'histoire de Thâbit ibn Qays : chez at-Tabarânî dans al-Muʿjam al-kabîr et chez Ibn Saʿd dans les Tabaqât. * Chapitre : le bien est attaché au toupet des chevaux — la corroboration de Musaddad : dans son Musnad, en la version de Muʿâdh ibn al-Muthannâ d'après lui ; la version de Sulaymân ibn Harb : dans al-Muʿjam al-kabîr et dans le Mustakhraj d'Abû Nuʿaym. * Chapitre : la course entre les chevaux — la version de ʿAbd Allâh d'après Sufyân : dans le Jâmiʿ de Sufyân, en la version de ʿAbd Allâh ibn al-Walîd d'après lui. * Chapitre : la chamelle du Prophète (paix et bénédictions sur lui) — le hadith d'Ibn ʿUmar : l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans le chapitre du Pèlerinage d'adieu, vers la fin des Expéditions ; le hadith d'al-Miswar : on a vu qu'il l'a donné avec chaîne complète dans la Réconciliation ; le hadith de Mûsâ d'après Hammâd : Abû Dâwûd l'a donné avec chaîne complète dans les Sunan. * Chapitre : la mule du Prophète (paix et bénédictions sur lui) — « Anas l'a dit » : il l'a donné avec chaîne complète dans les Expéditions, dans l'histoire de Hunayn ; le hadith d'Abû Humayd : dans la Capitation. * Chapitre : la lutte armée des femmes — la version de ʿAbd Allâh ibn al-Walîd d'après Sufyân : dans le Jâmiʿ de Sufyân. * Chapitre : la garde pendant l'expédition — l'ajout de ʿAmr — c'est Ibn Marzûq — : nous l'avons rapporté dans les Amâlî d'al-Qatîʿî ; dans la version d'Abû Dharr al-Harawî on trouve « ʿAmr nous a ajouté », et Abû Nuʿaym l'a aussi donné avec chaîne complète dans al-Mustakhraj. * Chapitre : celui qui cherche secours auprès des faibles — le hadith d'Ibn ʿAbbâs d'après Abû Sufyân : il l'a cité en entier quelques chapitres plus loin. * Chapitre : on ne dit pas : « Untel est martyr » — le hadith d'Abû Hurayra « Allah sait mieux qui combat dans Sa voie » : il l'a donné avec chaîne complète au début de la Lutte armée, d'après le hadith d'Ibn al-Musayyib d'après lui ; et le hadith « Allah sait mieux qui est blessé dans Sa voie » : il l'a aussi donné avec chaîne complète au début de la Lutte armée, d'après le hadith d'al-Aʿraj d'après lui. * Chapitre : le jeu avec les lances courtes — le hadith de ʿAlî d'après ʿAbd ar-Razzâq : dans la version d'Abû Dharr d'après al-Mustamlî on trouve « ʿAlî nous a ajouté ». * Chapitre : les boucliers de cuir — la version d'Ahmad d'après Ibn Wahb : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans les Deux Fêtes (al-ʿÎdayn). * Chapitre : les lances — le hadith d'Ibn ʿUmar « Ma subsistance a été placée sous l'ombre de ma lance » : Abû Dâwûd l'a donné avec chaîne complète, et nous l'avons obtenu avec une chaîne élevée dans le Musnad de ʿAbd ibn Humayd ; il a un shâhid (témoignage concordant) mursal à la chaîne bonne (hasan) dans le Musannaf d'Ibn Abî Shayba. *

Chapitre : ce qui a été dit de la cotte de mailles du Prophète (paix et bénédictions sur lui) — le hadith « Quant à Khâlid, il a immobilisé ses cottes de mailles » : c'est un fragment du hadith d'Abû Hurayra, que l'auteur a rapporté avec sa chaîne dans la Zakât ; la version de Wuhayb d'après Khâlid : il l'a donnée avec chaîne complète dans l'Exégèse ; le hadith de Yaʿlâ d'après al-Aʿmash : il l'a donné avec chaîne complète dans la Vente à livraison différée (as-Salam) ; le hadith de Muʿallâ : il l'a donné avec chaîne complète dans l'Emprunt. * Chapitre : l'invocation contre les polythéistes pour qu'ils soient mis en déroute — la version de Yûsuf ibn Ishâq : il l'a donnée avec chaîne complète dans la Purification (at-Tahâra) ; la version de Shuʿba : il l'a donnée avec chaîne complète dans la Mission prophétique (al-Mabʿath). * Chapitre : l'appel des Juifs et des Chrétiens à l'islam — le hadith de ʿUmar : l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans la Zakât ; le hadith d'Ibn ʿUmar : il l'a donné avec chaîne complète dans la Foi. * Chapitre : le départ à la fin du mois — la version de Kurayb d'après Ibn ʿAbbâs : il l'a donnée avec chaîne complète dans le Pèlerinage. * Chapitre : les adieux — le hadith d'Ibn Wahb d'après ʿAmr : an-Nasâ'î et al-Ismâʿîlî l'ont donné avec chaîne complète. * Chapitre : celui qui part en expédition alors qu'il vient de se marier — « À ce sujet, Jâbir » : il fait ainsi allusion au hadith de Jâbir sur l'histoire de son chameau, où figure sa parole : « Je dis : « Ô Envoyé d'Allah, je suis jeune marié » » ; il est mawsûl chez lui un chapitre auparavant. * Chapitre : celui qui préfère l'expédition après la consommation du mariage — « À ce sujet, Abû Hurayra » : l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans les Récits des prophètes. * Chapitre : la parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « J'ai été secouru par l'effroi [inspiré à l'ennemi] » — le hadith de Jâbir : l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans la Purification, la Prière et le Quint. * Chapitre : le caractère réprouvé du voyage avec les exemplaires du Coran — la version de Muhammad ibn Bishr : Ishâq ibn Râhawayh l'a rapportée d'après lui dans son Musnad ; la version d'Ibn Ishâq : Ahmad ibn Hanbal l'a donnée avec chaîne complète dans son Musnad, d'après Yazîd ibn Hârûn d'après lui. * Chapitre : le takbîr au moment du combat — la corroboration de ʿAlî d'après Sufyân : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans les Signes de la prophétie. * Chapitre : la rapidité dans la marche — le hadith d'Abû Humayd : l'auteur l'a donné avec chaîne complète vers la fin du Pèlerinage. * Chapitre : « Ensuite, c'est soit la libération gracieuse, soit la rançon » [Muhammad : 4] — « À ce sujet, le hadith de Thumâma » : il fait allusion au hadith d'Abû Hurayra sur l'histoire de Thumâma ibn Uthâl, qu'il a donné avec chaîne complète dans les Expéditions et ailleurs. * Chapitre : la marche en solitaire — la version d'Abû Nuʿaym figure avec chaîne complète dans la plupart des versions, par la voie d'Abû Dharr al-Harawî et d'autres. * Chapitre : ne souhaitez pas la rencontre de l'ennemi — la version d'Abû ʿÂmir al-ʿAqadî : Muslim et an-Nasâ'î l'ont donnée avec chaîne complète. * Chapitre : la ruse permise — la version d'al-Layth d'après ʿUqayl : al-Ismâʿîlî l'a donnée avec chaîne complète. * Chapitre : les vers de rajaz pendant le combat — le hadith de Sahl et celui d'Anas : l'auteur les a donnés avec chaîne complète dans l'histoire du Fossé (al-Khandaq), dans les Expéditions ; le hadith de Yazîd — c'est Ibn Abî ʿUbayd — d'après Salama ibn al-Akwaʿ : il l'a donné avec chaîne complète dans les Expéditions, les Invocations et en plus d'un endroit. * Chapitre : celui qui dit : « Prends-la, et je suis le fils d'Untel » — le hadith de Salama : il l'a donné avec chaîne complète dans les Expéditions. * Chapitre : la rançon des polythéistes — la version d'Ibrâhîm ibn Tahmân : il en a déjà été question dans la Prière, à propos des mosquées. * Chapitre : la parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) aux Juifs : « Embrassez l'islam, vous serez saufs » — la version d'al-Maqburî d'après Abû Hurayra : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans la Capitation et ailleurs. * Chapitre : le recensement des gens par écrit sur ordre de l'imam — la version d'Abû Muʿâwiya d'après al-Aʿmash : Ahmad ibn Hanbal l'a donnée avec chaîne complète dans son Musnad d'après lui, et Muslim l'a rapportée. *

Passage douteuxPassage apparemment altéré : l'attribution « dans les Bonnes manières » semble reprise de la phrase précédente et la mention de la version de ʿAmr ibn Marzûq d'après Shuʿba est répétée ; traduit tel quel. Texte arabe imprimé : حديث أحلت لكم الغنائم وصله المؤلف في الأدب

Chapitre : celui qui a vaincu l'ennemi et est resté trois jours — la corroboration de Muʿâdh : al-Ismâʿîlî l'a donnée avec chaîne complète, et nous l'avons obtenue avec une chaîne élevée dans les Fawâ'id d'Abû l-Husayn ibn Bishrân ; la corroboration de ʿAbd al-Aʿlâ ibn ʿAbd al-Aʿlâ : Muslim l'a donnée avec chaîne complète. * Chapitre : celui qui partage le butin pendant son expédition — le hadith de Râfiʿ : l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans l'Association (ash-Sharika). * Chapitre : si les polythéistes prennent en butin le bien du musulman — le hadith d'Ibn Numayr d'après ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar à ce sujet : Ibn Mâja l'a donné avec chaîne complète. * Chapitre : la fraude sur le butin (al-ghulûl) — la version d'Ayyûb d'après Abû Hayyân d'après Abû Zurʿa : Muslim l'a donnée avec chaîne complète, ainsi qu'at-Tabarânî dans al-Muʿjam as-saghîr, et nous l'avons obtenue en entier dans le Kitâb az-zakât de Yûsuf ibn Yaʿqûb al-Qâdî. * Chapitre : la petite fraude sur le butin — « Et ʿAbd Allâh ibn ʿAmr n'a pas mentionné, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui), qu'il brûla ses effets » ; puis il l'a cité d'après le hadith de Sâlim ibn Abî l-Jaʿd sur l'histoire de Karkara ; il a dit : « Et Ibn Salâm a dit : كركرة (Karkara) », c'est-à-dire avec a sur le kâf ; par le fait de brûler les effets du fraudeur, il fait allusion à un hadith rapporté par Abû Dâwûd dont la chaîne est faible, et l'auteur a établi dans at-Târîkh qu'il est mawqûf. * Chapitre : la bonne nouvelle lors des conquêtes — le hadith de Musaddad sur la mention de Dhû l-Khalasa : il se trouve dans son Musnad, en la version de Muʿâdh ibn al-Muthannâ d'après lui. * Chapitre : ce que l'on donne au porteur de la bonne nouvelle — le hadith de Kaʿb ibn Mâlik : c'est un fragment de l'histoire de son repentir, et il l'a donné avec chaîne complète dans les Expéditions. * Chapitre : le repas au retour de voyage — l'ajout de Muʿâdh d'après Shuʿba dans le hadith de Jâbir : Muslim l'a donné avec chaîne complète. * Chapitre : ce qui a été mentionné de la cotte de mailles du Prophète (paix et bénédictions sur lui) — l'ajout de Sulaymân — c'est Ibn al-Mughîra — d'après Humayd ibn Hilâl : Muslim l'a donné avec chaîne complète. * Chapitre : la préférence accordée par le Prophète (paix et bénédictions sur lui) aux gens de la Banquette (Ahl as-Suffa) et aux veuves, lorsque Fâtima lui demanda de lui donner un serviteur : Ahmad l'a donné avec chaîne complète dans son Musnad, par la voie de ʿAtâ' ibn as-Sâ'ib d'après son père d'après ʿAlî, sous une forme développée, et son origine se trouve dans le Sahîh, au sujet de l'enseignement qu'il lui donna de la formule de rappel (dhikr) au coucher, sans ce que vise le titre du chapitre ; la version de Husayn d'après Sâlim d'après Jâbir : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans les Bonnes manières ; la version de ʿAmr ibn Marzûq d'après Shuʿba : Abû Nuʿaym l'a donnée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj ; le hadith « Je ne suis qu'un répartiteur » se trouve dans le hadith de Jâbir mentionné ; le hadith « Je ne suis qu'un dépositaire » : l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans l'Attachement ferme ; le hadith « Les butins vous ont été rendus licites » : l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans les Bonnes manières ; et la version de ʿAmr ibn Marzûq d'après Shuʿba : Abû Nuʿaym l'a donnée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj, d'après le hadith d'Abû Hurayra et d'après le hadith de Jâbir. * Chapitre : le partage de ce qui parvient [à l'imam] — la version d'Ibn ʿUlayya : il l'a donnée avec chaîne complète dans les Bonnes manières ; la version de Hâtim ibn Wardân : dans les Témoignages ; la version d'al-Layth : dans le Vêtement (al-Libâs) ; l'histoire des Hawâzin et de leur requête auprès du Prophète (paix et bénédictions sur lui) au nom de son allaitement parmi eux : Ibn Ishâq l'a donnée avec chaîne complète dans les Maghâzî, d'après le hadith de ʿAmr ibn Shuʿayb d'après son père d'après son grand-père, et at-Tabarânî et d'autres l'ont rapportée d'après le hadith de Zuhayr ibn Surad, dans le même sens ; et sa parole : « ce que [le Prophète] promettait aux gens de leur donner du butin sans combat (al-fay') » : à ce sujet, le hadith de Jâbir dans ce chapitre ; et

(Sa parole : « ce qu'il donna aux Ansâr » : à ce sujet, le hadith d'Anas chez lui ; et

(Sa parole : « ce qu'il donna à Jâbir ibn ʿAbd Allâh des dattes de Khaybar » : il y a là une allusion à un hadith rapporté par Abû Dâwûd et ad-Dâraqutnî par la voie d'Ibn Ishâq, d'après Wahb ibn Kaysân, d'après Jâbir, et nous l'avons obtenu avec une chaîne élevée dans les Mahâmiliyyât ; la version d'al-Layth d'après Yûnus : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans les Expéditions, de même que la version de ʿAbd Allâh ibn Zayd sur l'histoire de ceux dont les cœurs sont à gagner (al-mu'allafa) ; l'ajout de Jarîr ibn Hâzim : Muslim l'a donné avec chaîne complète ; la version de Maʿmar : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans les Expéditions ; l'ajout d'Abû ʿÂsim : l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans les Deux Fêtes ; quant à la version d'Abû Damra, sous forme mursal (sans mention du Compagnon), je ne l'ai pas trouvée.

Le Livre du tribut (Kitâb al-jizya)

Le hadith d'Ibrâhîm ibn Tahmân a déjà été vu dans la Prière, à propos de la prière dans les mosquées. Le hadith de ʿUmar sur l'expulsion des Juifs : il l'a rapporté avec chaîne complète (mawsûl) dans le Jihâd. Le hadith d'Ibn ʿUmar est rapporté avec chaîne complète dans l'histoire de la Conquête [de La Mecque]. Le hadith d'Ibn Wahb : il l'a rapporté dans son Jâmiʿ. Et le hadith d'Abû Mûsâ Muhammad ibn al-Muthannâ : Abû Nuʿaym l'a rapporté avec chaîne complète dans al-Mustakhraj.

Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq)

Passage douteuxImprimé « عبيد الله بن سلام » ; lecture probable ʿAbd Allâh ibn Salâm, le Compagnon cité par Anas dans ce chapitre du Sahîh. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : حديث أنس قال عبيد الله بن سلام

La version de ʿÎsâ — il s'agit d'Ibn Mûsâ Ghunjâr — : at-Tabarânî l'a rapportée avec chaîne complète dans le Musnad de Raqaba ibn Masqala, ainsi qu'Ibn Manda dans ses Amâlî. * Chapitre : ce qui est rapporté au sujet des sept terres : la version d'Ibn Abî z-Zinâd, je ne l'ai pas trouvée. * Chapitre : mention des anges : le hadith d'Anas « ʿUbayd Allâh ibn Salâm a dit » : il l'a rapporté avec chaîne complète dans l'Hégire ; la corroboration (mutâbaʿa) d'Abû ʿÂsim d'après Ibn Jurayj : il l'a rapportée avec chaîne complète dans les Bonnes manières (al-Adab) ; la version de Mûsâ ibn Ismâʿîl d'après Jarîr ibn Hâzim se trouve dans les Expéditions (al-Maghâzî) ; le hadith d'Abû Hurayra sur la révision [du Coran] avec Gabriel : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans les Mérites du Coran ; le hadith de ʿÂ'isha d'après Fâtima se trouve dans les Signes de la prophétie ; la corroboration de Shuʿba d'après al-Aʿmash : il l'a rapportée avec chaîne complète dans le Mariage ; la corroboration d'Abû Hamza, je ne l'ai pas vue ; la corroboration d'Ibn Dâwûd : Musaddad l'a rapportée dans son Musnad, dans la version de Muʿâdh ibn al-Muthannâ d'après lui ; la corroboration d'Abû Muʿâwiya : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète ; le hadith d'Anas « Les anges gardent Médine » : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète vers la fin du Pèlerinage ; et le hadith d'Abû Bakra se trouve dans les Épreuves (al-Fitan). * Chapitre : description du Paradis : la version d'Abû ʿAbd as-Samad : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans l'exégèse de la sourate ar-Rahmân ; la version d'al-Hârith ibn ʿUbayd : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée (bi-ʿuluww, c'est-à-dire avec peu d'intermédiaires) dans le fascicule (juz') de Hanbal ibn Ishâq. * Les portes du Paradis : le hadith « Quiconque dépense une paire… » : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans le Jeûne, du hadith d'Abû Hurayra ; et le hadith de ʿUbâda sur les portes du Paradis : il l'a rapporté avec chaîne complète dans les Récits des prophètes. * Chapitre : description du Feu : la version de Ghundar d'après Shuʿba : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans les Épreuves. * Chapitre : description d'Iblîs : la version d'al-Layth d'après Hishâm, nous l'avons rapportée avec une chaîne élevée dans le fascicule d'Ibn Zanbûr ; le hadith de ʿUthmân ibn al-Haytham a déjà été vu dans le Livre de la procuration (Kitâb al-wakâla) ; la version d'al-Layth d'après Khâlid ibn Yazîd : at-Tabarânî l'a rapportée avec chaîne complète dans al-Awsat, ainsi qu'Abû Nuʿaym dans al-Mustakhraj. * Chapitre : les djinns : la corroboration de ʿAbd ar-Razzâq d'après Maʿmar : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète, et de même la version de Yûnus d'après az-Zuhrî ; la version d'Ibn ʿUyayna d'après lui : Ahmad et al-Humaydî l'ont rapportée avec chaîne complète dans leurs deux Musnad, d'après lui ; les versions d'Ishâq al-Kalbî et de Muhammad ibn Abî Hafsa, je ne les ai pas trouvées ; si, elles se trouvent toutes deux dans les Zuhriyyât d'adh-Dhuhlî ; la version d'az-Zubaydî : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète ; la version d'Ibrâhîm ibn Mujammiʿ : al-Baghawî l'a rapportée dans le Muʿjam as-sahâba, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans les Fawâ'id d'Abû Bahr al-Barbahârî. * Chapitre : cinq sortes de bêtes : la version d'Ibn Jurayj d'après ʿAtâ' : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le chapitre qui précède ; la version de Habîb al-Muʿallim se trouve dans le Musnad d'Abû Yaʿlâ et dans al-Adab al-mufrad d'al-Bukhârî ; la corroboration d'Abû ʿAwâna d'après al-Aʿmash : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans l'Exégèse ; la version de Hafs ibn Ghiyâth se trouve dans le Pèlerinage ; la version d'Abû Muʿâwiya : Ahmad ibn Hanbal l'a rapportée avec chaîne complète d'après lui ; la version de Sulaymân ibn Qarm, je ne l'ai pas vue ; et la version de Hammâd ibn Salama d'après Hishâm : Ahmad et al-Ismâʿîlî l'ont rapportée avec chaîne complète.

Le Livre des récits des prophètes (Kitâb ahâdîth al-anbiyâ')

La version d'al-Layth d'après Yahyâ ibn Saʿîd et la version de Yahyâ ibn Ayyûb d'après lui : al-Bukhârî les a rapportées toutes deux avec chaîne complète dans al-Adab al-mufrad, ainsi qu'al-Ismâʿîlî dans al-Mustakhraj. * Chapitre : mention d'Idrîs : la version de ʿAbdân sur le Voyage nocturne (al-isrâ') a déjà été vue dans la Prière, et al-Jawzaqî l'a rapportée avec chaîne complète. * Chapitre : ʿÂd : le hadith de ʿAtâ' d'après ʿÂ'isha sur le vent : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans le Commencement de la création ; le hadith de Sulaymân ibn Yasâr d'après elle se trouve dans l'exégèse de la sourate al-Ahqâf ; la version d'Ibn Kathîr d'après Sufyân se trouve dans l'exégèse de la sourate Barâ'a ; le hadith « Un homme dit au Prophète (paix et bénédictions sur lui) : “J'ai vu la Digue, semblable à une étoffe rayée (al-burd al-muhabbar).” Il dit : “Tu l'as bien vue” » : Ibn Abî ʿUmar l'a rapporté avec chaîne complète dans son Musnad. * Chapitre : Abraham : la version d'Abû Usâma : il l'a rapportée avec chaîne complète dans l'histoire de Joseph ; la version de Maʿmar se trouve dans l'histoire de Jacob ; la corroboration de ʿAbd ar-Rahmân ibn Ishâq d'après Abû z-Zinâd se trouve dans le Musnad de Musaddad, dans la version d'Abû Khalîfa d'après lui ; la corroboration de ʿAjlân : Ahmad l'a rapportée avec chaîne complète dans son Musnad ; la version de Muhammad ibn ʿAmr : Abû Yaʿlâ l'a rapportée avec chaîne complète ; la corroboration d'Anas dans le hadith de l'intercession : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète, dans son intégralité, dans la Description du Paradis ; la version d'al-Ansârî d'après Ibn Jurayj sur l'histoire d'Agar : Abû Nuʿaym l'a rapportée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj ; le hadith de ʿAbd Allâh ibn Zayd sur Uhud : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans les Ventes ; la version d'Ismâʿîl d'après Mâlik : il l'a rapportée avec chaîne complète dans l'Exégèse ; le hadith d'Ibn ʿUmar sur « le noble fils du noble » se trouve dans l'histoire de Joseph ; et le hadith d'Abû Hurayra, dans l'histoire de Jacob. * Chapitre : Thamûd : le hadith de Sabra ibn Maʿbad sur l'ordre de jeter la nourriture : at-Tabarânî, Abû Nuʿaym et Samawayh dans ses Fawâ'id l'ont rapporté ; le hadith d'Abû sh-Shumûs à ce sujet se trouve dans al-Âhâd d'Ibn Abî ʿÂsim et dans al-Maʿrifa d'Ibn Manda ; le hadith d'Abû Dharr à ce sujet se trouve dans le Musnad d'al-Bazzâr ; et la corroboration d'Usâma ibn Zayd d'après Nâfiʿ se trouve dans les Fawâ'id d'Ibn al-Muqri'. * Chapitre : l'histoire de Joseph : la version de Husayn al-Juʿfî d'après Zâ'ida : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans la Prière. (L'histoire de Moïse) La corroboration de Thâbit d'après Anas sur le Voyage nocturne : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète ; la corroboration de ʿAbbâd ibn Abî ʿAlî d'après lui, je ne l'ai pas vue. * Chapitre : l'histoire de David : la version de Mûsâ ibn ʿUqba d'après Safwân ibn Sulaym : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans Khalq afʿâl al-ʿibâd, ainsi qu'al-Ismâʿîlî. * Chapitre : l'histoire de Salomon : la version de Shuʿayb d'après Abû z-Zinâd : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans les Serments et les vœux ; la version d'Ibn Abî z-Zinâd, je ne l'ai pas trouvée. * Chapitre : l'histoire de Marie : la version d'Ibn Wahb : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète ; la corroboration du neveu d'az-Zuhrî et d'Ishâq al-Kalbî se trouve dans les Zuhriyyât ; la corroboration de ʿUbayd Allâh d'après Nâfiʿ : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète ; la version d'Ibrâhîm ibn Tahmân : an-Nasâ'î l'a rapportée avec chaîne complète. * Chapitre : la descente de Jésus fils de Marie : la corroboration de ʿUqayl : Ibn Manda l'a rapportée avec chaîne complète dans le Kitâb al-îmân ; la corroboration d'al-Awzâʿî : al-Bayhaqî l'a rapportée avec chaîne complète. * Chapitre : les fils d'Israël : la corroboration de Shuʿba d'après al-Aʿmash, je ne l'ai pas vue ; le hadith de Jâbir sur les graisses : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans les Ventes ; le hadith d'Abû Hurayra : il l'a rapporté avec chaîne complète, également dans les Ventes ; la corroboration de Ghundar d'après Shuʿba : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète. Sa parole : « Et un autre a dit, d'après Maʿmar » : il s'agit de ʿAbd ar-Razzâq ; Ahmad l'a rapporté d'après lui. La version de Muʿâdh d'après Shuʿba : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète ; et la corroboration de ʿAbd ar-Rahmân ibn Khâlid d'après az-Zuhrî se trouve dans les Zuhriyyât.

Le Livre des mérites (Kitâb al-manâqib)

Passage douteuxImprimé « ابن عمرو أبي هريرة » : nom intact ابن عمر suivi de la conjonction و soudée (« ابن عمر وأبي هريرة ») ; lecture retenue « les hadiths d'Ibn ʿUmar et d'Abû Hurayra ». Texte arabe imprimé : وحديث ابن عمرو أبي هريرة في الكريم ابن الكريم

La version de Yaʿqûb ibn Ibrâhîm : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète, mais dans une formulation différente de celle qu'al-Bukhârî a donnée en muʿallaq (sans chaîne complète), et Abû Masʿûd l'a critiqué sur ce point. La version d'al-Layth ibn Saʿd d'après Abû l-Aswad : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète un chapitre plus loin. Les hadiths d'Ibn ʿUmar et d'Abû Hurayra sur « le noble fils du noble » ont déjà été vus dans les Mérites des prophètes (paix sur eux). Le hadith d'al-Barâ' ibn ʿÂzib sur sa parole « Je suis le fils de ʿAbd al-Muttalib » : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans le Jihâd, au cours d'un hadith. Le hadith de ʿÂ'isha : « J'ai vu le Prophète (paix et bénédictions sur lui) me couvrir de son manteau » a déjà été vu dans les Deux Fêtes. * Chapitre : celui qui se rattache à ses ancêtres en islam : la version de Qabîsa : al-Ismâʿîlî et at-Tabarânî l'ont rapportée avec chaîne complète. * Chapitre : le sceau de la prophétie : la version d'Ibrâhîm ibn Hamza : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans la Médecine. * Chapitre : description du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : la version de Yûsuf ibn Ishâq : il l'a rapportée avec chaîne complète un hadith plus haut, et il y a dans celle-ci un ajout (ziyâda) ; la version d'Ibn Bukayr d'après Bakr ibn Mudar se trouve dans la Prière ; le hadith d'Abû Mûsâ viendra dans les Mérites ; la version d'al-Layth d'après Yûnus se trouve dans les Zuhriyyât ; et la version de Saʿîd ibn Mînâ' d'après Jâbir se trouve dans l'Attachement ferme (au Coran et à la Sunna, al-Iʿtisâm).

(Sa parole : « Et un autre a dit ») c'est-à-dire d'après Muʿtamir ibn Sulaymân. Nous avons appris que cet « autre » est ʿUbayd Allâh ibn Muʿâdh : c'est ainsi que Muslim, al-Ismâʿîlî et al-Bayhaqî dans ad-Dalâ'il l'ont rapporté avec chaîne complète par sa voie.

(Sa parole : « Et ʿAbd al-Hamîd a dit ») il s'agit de ʿAbd ibn Humayd, l'auteur du Musnad. La version d'Abû ʿÂsim : Abû Dâwûd et al-Bayhaqî l'ont rapportée avec chaîne complète.

(Sa parole : « Un autre l'a corroboré d'après ʿAbd ar-Razzâq ») c'est ainsi que les deux imams Ahmad et Ishâq l'ont rapporté avec chaîne complète dans leurs deux Musnad, d'après ʿAbd ar-Razzâq, comme dans la version de Yahyâ d'après lui. La version de Mahmûd d'après Abû Dâwûd : Abû Nuʿaym a dit : « Al-Bukhârî a dit : “Mahmûd nous a dit…” » La version de ʿÂsim d'après Abû Hurayra sur le puisage d'Abû Bakr : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans l'Exégèse. Le hadith de ʿÂ'isha sur la grotte : il l'a rapporté avec chaîne complète au début de l'Hégire. Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : il l'a rapporté avec chaîne complète un chapitre plus loin, et de même le hadith d'Abû Saʿîd. Le hadith d'Ibn ʿAbbâs sur la fermeture des portes : il l'a rapporté avec chaîne complète dans la Prière ; et le hadith d'Abû Saʿîd à ce sujet : il l'a rapporté avec chaîne complète un chapitre plus haut. Le hadith de ʿAbd Allâh ibn Sâlim d'après az-Zubaydî : at-Tabarânî l'a rapporté avec chaîne complète dans le Musnad ash-Shâmiyyîn. La corroboration de Jarîr d'après al-Aʿmash : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète. La corroboration d'Abû Muʿâwiya et de ʿAbd Allâh ibn Dâwûd : Musaddad l'a rapportée avec chaîne complète dans son Musnad, dans la version d'Abû Khalîfa d'après lui, pour l'un et l'autre ; elle nous est parvenue avec une chaîne élevée, du hadith d'Abû Muʿâwiya, dans les Amâlî d'Abû Jaʿfar ar-Razzâz ; Muslim l'a également rapportée, mais il a dit « d'après Abû Hurayra » au lieu d'Abû Saʿîd, et c'est une méprise de sa part. La corroboration de Muhâdir d'après al-Aʿmash : nous l'avons rapportée dans les Fawâ'id d'Abû l-Fath al-Haddâd, dans la version d'as-Silafî d'après lui. * Chapitre : les mérites de ʿUmar : l'ajout de Zakariyyâ ibn Abî Zâ'ida : al-Ismâʿîlî l'a rapporté avec chaîne complète ; la version de Hammâd ibn Zayd d'après Ayyûb : al-Ismâʿîlî l'a également rapportée avec chaîne complète. (Les mérites de ʿUthmân) Le hadith « Qui creusera le puits de Rûma ? » a déjà été vu à la fin des Biens de mainmorte (al-Waqf), de même que le hadith « Qui équipera l'armée de la détresse ? » ; la version de Maʿmar d'après az-Zuhrî : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans l'Émigration en Abyssinie ; la corroboration de ʿAbd Allâh ibn ʿAbd al-ʿAzîz, je ne l'ai pas vue ; l'ajout de Hammâd d'après ʿÂsim et d'autres : Ibn Abî Khaythama l'a rapporté avec chaîne complète. (Les mérites de ʿAlî) Le hadith « Tu es de moi et je suis de toi » : il l'a rapporté avec chaîne complète dans le Mariage, du hadith d'al-Barâ' ; et la parole de ʿUmar : il l'a rapportée avec chaîne complète dans le chapitre de la mort de ʿUmar. (Les mérites de Jaʿfar) Le hadith « Tu me ressembles par la physionomie et par le caractère » : il l'a rapporté avec chaîne complète dans le Mariage. (Les mérites de Fâtima) Le hadith « Fâtima est la maîtresse des femmes des gens du Paradis » : il l'a rapporté avec chaîne complète dans la Mort [du Prophète], du hadith de ʿÂ'isha d'après elle. (Les mérites d'az-Zubayr) Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : il l'a rapporté avec chaîne complète dans l'Exégèse. (Les mérites de Talha) La parole de ʿUmar se trouve dans le chapitre de la mort de ʿUmar. * Chapitre : les mérites de Saʿd : la corroboration d'Abû Usâma : il l'a rapportée avec chaîne complète dans le chapitre de la conversion de Saʿd ; l'ajout de Muhammad ibn ʿAmr ibn Halhala se trouve dans le Quint (al-Khums) ; le hadith d'al-Barâ' sur Zayd ibn Hâritha se trouve dans le Mariage ; la version de Nuʿaym d'après Ibn al-Mubârak, je ne l'ai pas vue, mais elle m'est parvenue du hadith de ʿAbdân d'après Ibn al-Mubârak : Ibn Abî d-Dunyâ l'a rapportée dans le Kitâb al-amr bi-l-maʿrûf. Sa parole : « Quelqu'un de mes compagnons m'a rapporté d'après Sulaymân ibn ʿAbd ar-Rahmân » : il s'agit d'adh-Dhuhlî — c'est ainsi que nous l'avons rapporté dans les Zuhriyyât, par sa voie, d'après Sulaymân — ou de Yaʿqûb ibn Sufyân — c'est ainsi que nous l'avons rapporté dans son Târîkh, d'après Sulaymân ; et de même at-Tabarânî l'a rapporté dans le Musnad ash-Shâmiyyîn, d'après Abû ʿÂmir al-Harawî as-Sûrî, d'après Sulaymân, avec l'ajout mentionné. (Les mérites d'al-Hasan) La version de Nâfiʿ ibn Jubayr d'après Abû Hurayra : l'auteur l'a rapportée avec sa chaîne dans les Ventes ; la version de ʿAbd ar-Razzâq d'après Maʿmar : Ahmad et at-Tirmidhî l'ont rapportée, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans le Musnad de ʿAbd ibn Humayd. (Les mérites de Bilâl) Le hadith « J'ai entendu le bruit de tes sandales » : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans la Prière de nuit. Le hadith de Fâtima a déjà été vu. Le hadith « Sans l'Hégire, j'aurais été un homme d'entre les Ansâr » : c'est ʿAbd Allâh ibn Zayd qui l'a rapporté ; il l'a rapporté avec chaîne complète dans l'expédition de Hunayn.

* Chapitre : le mérite des demeures des Ansâr : la version de ʿAbd as-Samad d'après Shuʿba : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans les Mérites de Saʿd ibn ʿUbâda. Le hadith « Patientez jusqu'à ce que vous me rencontriez au Bassin » se trouve dans les Expéditions, dans la version de ʿAbd Allâh ibn Zayd. La version de Qatâda d'après Anas sur les mouchoirs de Saʿd : il l'a rapportée avec chaîne complète dans la Donation (al-Hiba) ; et la version d'az-Zuhrî d'après lui viendra dans le Vêtement, si Allah le Très-Haut le veut. * Chapitre : le mérite d'Usayd ibn Hudayr : la version de Maʿmar d'après Thâbit : al-Ismâʿîlî l'a rapportée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans les Fadâ'il as-sahâba de Tirâd ; et le hadith de Hammâd ibn Salama : an-Nasâ'î l'a rapporté avec chaîne complète. (Le mérite de Saʿd ibn ʿUbâda) La parole de ʿÂ'isha est un fragment de l'histoire de la calomnie (al-ifk), qui se trouve intégralement dans les Expéditions et dans l'Exégèse. (Les mérites de ʿAbd Allâh ibn Salâm) La version d'an-Nadr ibn Shumayl d'après Shuʿba : Ishâq ibn Râhawayh l'a rapportée dans son Musnad, d'après lui ; les versions d'Abû Dâwûd et de Wahb, je ne les ai pas trouvées. (Les mérites de Khadîja) La version d'Ismâʿîl ibn al-Khalîl : Abû ʿAwâna l'a rapportée dans son Sahîh. (Mention de Hind bint ʿUtba) La version de ʿAbdân d'après ʿAbd Allâh : al-Bayhaqî l'a rapportée avec chaîne complète. * Chapitre : Zayd ibn ʿAmr ibn Nufayl : la version d'al-Layth, nous l'avons rapportée avec une chaîne élevée dans le fascicule d'Abû Bakr ibn Zanbûr, d'après Ibn Abî Dâwûd. Sa parole : « Mûsâ ibn ʿUqba a dit : Sâlim ibn ʿAbd Allâh nous a rapporté — et je ne le sais que d'après son père — que Zayd ibn ʿAmr ibn Nufayl partit pour la Syrie ») : Abû Yaʿlâ l'a rapporté avec chaîne complète dans son grand Musnad, par cette même voie, dans son intégralité. * Chapitre : les jours de l'époque antéislamique (al-Jâhiliyya) : le hadith d'Ibn Wahb : Abû Nuʿaym l'a rapporté avec chaîne complète dans al-Mustakhraj. * Chapitre : ce que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a subi à La Mecque : la corroboration d'Ibn Ishâq : Ahmad ibn Hanbal l'a rapportée avec chaîne complète ; la version de ʿAbda d'après Hishâm : an-Nasâ'î l'a rapportée avec chaîne complète ; et la version de Muhammad ibn ʿAmr : al-Bukhârî l'a rapportée avec chaîne complète dans Khalq afʿâl al-ʿibâd, ainsi qu'Abû Yaʿlâ, dans son intégralité. * Chapitre : la fente de la lune : la version d'Abû d-Duhâ : Abû Dâwûd at-Tayâlisî l'a rapportée avec chaîne complète dans son Musnad, et nous l'avons rapportée avec une chaîne élevée dans al-Maʿrifa d'Ibn Manda ; la corroboration de Muhammad ibn Muslim : al-Bayhaqî l'a rapportée avec chaîne complète dans ad-Dalâ'il. * Chapitre : l'émigration en Abyssinie : le hadith de ʿÂ'isha « On m'a montré la terre de votre émigration, plantée de palmiers » : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans la Prière ; le hadith d'Abû Mûsâ et d'Asmâ' — il s'agit de la fille de ʿUmays — : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans l'expédition de Hunayn, en un seul hadith ; la version de Yûnus d'après az-Zuhrî : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans les Mérites de ʿUthmân ; et la version du neveu d'az-Zuhrî : Ibn ʿAbd al-Barr l'a rapportée avec chaîne complète dans at-Tamhîd. * Chapitre : la mort du Négus : la corroboration de ʿAbd as-Samad a déjà été vue dans les Funérailles ; la version de ʿAbd Allâh ibn Muhammad d'après Ibn ʿUyayna, je ne l'ai pas vue. * Chapitre : l'émigration du Prophète (paix et bénédictions sur lui) et de ses Compagnons à Médine : le hadith de ʿAbd Allâh ibn Zayd : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans l'expédition de Hunayn ; le hadith d'Abû Hurayra : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans les Mérites des Ansâr ; le hadith d'Abû Mûsâ : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans l'expédition de Khaybar et ailleurs ; la version d'Abân ibn Yazîd d'après Hishâm, je ne l'ai pas trouvée ; le hadith d'Ibn ʿAbbâs est le fragment d'un hadith que l'auteur a rapporté avec chaîne complète dans l'exégèse de la sourate Barâ'a ; et la corroboration de Khâlid ibn Makhlad : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète.

(Sa parole : « Muhammad ibn as-Sabbâh m'a rapporté, ou cela m'est parvenu de lui ») Abû Nuʿaym l'a rapporté dans al-Mustakhraj par la voie d'Abû Badr ʿAbbâd ibn al-Walîd, d'après Muhammad ibn as-Sabbâh. La version de Duhaym d'après al-Walîd : al-Ismâʿîlî l'a rapportée avec chaîne complète ; et la version de Muhammad ibn Yûsuf a déjà été vue dans la Donation. * Chapitre : l'arrivée du Prophète (paix et bénédictions sur lui) à Médine : la version de Bishr ibn Shuʿayb d'après son père : Ahmad l'a rapportée dans son Musnad, d'après lui ; et la corroboration d'Ishâq ibn Yahyâ al-Kalbî : Abû Bakr ibn Shâdhân al-Bazzâz l'a rapportée avec chaîne complète dans le recueil (nuskha) de Yahyâ ibn Sâlih d'après Ishâq. * Chapitre : la datation (at-târîkh) : la corroboration de ʿAbd ar-Razzâq : al-Ismâʿîlî l'a rapportée avec chaîne complète ; la version d'Ahmad ibn Yûnus : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le Pèlerinage d'adieu ; la version de Mûsâ se trouve dans les Invocations ; le hadith de ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf, dans les Ventes ; et le hadith d'Abû Juhayfa, dans le Jeûne.

(Les Expéditions) * Chapitre : l'expédition de Badr : le hadith de Wahshî : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète, dans toute sa longueur, dans l'expédition de Uhud ; le hadith de Kaʿb ibn Mâlik : il l'a rapporté avec chaîne complète, dans son intégralité, dans l'expédition de Tabûk ; la version d'al-Layth d'après Yûnus : Qâsim ibn Asbagh l'a rapportée avec chaîne complète, et par sa voie Ibn ʿAbd al-Barr dans at-Tamhîd ; la corroboration d'Asbagh : al-Ismâʿîlî l'a rapportée avec chaîne complète ; et la version d'al-Layth d'après Yûnus, encore : al-Bukhârî l'a rapportée avec chaîne complète dans le Târîkh. * Chapitre : le récit des Banû n-Nadîr et de la trahison qu'ils voulurent commettre envers l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) : Ibn Ishâq l'a mentionné dans les Maghâzî ; la corroboration de Hushaym : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans l'exégèse de la sourate al-Hashr. * Chapitre : l'expédition de Uhud : la version de Humayd : at-Tirmidhî et an-Nasâ'î l'ont rapportée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans le fascicule d'Ibn Mallâs ; la version de Thâbit : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans le Musnad de ʿAbd ibn Humayd ; la version d'Abû l-Walîd : al-Ismâʿîlî l'a rapportée avec chaîne complète ; la version de ʿAbbâs ibn Sahl d'après Abû Humayd : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète vers la fin du Pèlerinage ; l'ajout de Khalîfa d'après Yazîd ibn Zurayʿ se trouve dans son Târîkh. * Chapitre : l'expédition du Fossé : la version de Mahmûd d'après ʿAbd ar-Razzâq : Muhammad ibn Qudâma l'a rapportée dans son Kitâb akhbâr al-Khawârij, d'après Mahmûd ; et l'ajout d'Ibrâhîm ibn Tahmân : an-Nasâ'î l'a rapporté avec chaîne complète. * Chapitre : l'expédition de Dhât ar-Riqâʿ : la version de ʿAbd Allâh ibn Rajâ' : Abû l-ʿAbbâs as-Sarrâj l'a rapportée avec chaîne complète dans son Musnad, ainsi que Samawayh dans ses Fawâ'id ; le hadith d'Ibn ʿAbbâs : Ahmad, Ishâq et an-Nasâ'î l'ont rapporté avec chaîne complète ; la version de Bakr ibn Sawâda : Harmala l'a rapportée avec chaîne complète dans son recueil de hadiths d'après Ibn Wahb, ainsi que Saʿîd ibn Mansûr dans les Sunan, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans les Khilaʿiyyât ; la version d'Ibn Ishâq : Ahmad l'a rapportée avec chaîne complète ; la version de Yazîd d'après Salama : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète, sous une forme développée ; la version de Muʿâdh d'après Hishâm : Ibn Jarîr l'a rapportée ; la corroboration de Layth d'après Hishâm — il s'agit d'Ibn Saʿd — : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le Târîkh ; la version d'Abân d'après Yahyâ : Muslim et al-Ismâʿîlî l'ont rapportée avec chaîne complète ; la version de Musaddad d'après Abû ʿAwâna, d'après Abû Bishr — c'est-à-dire d'après Sulaymân ibn Qays, d'après Jâbir — : il l'a rapportée avec chaîne complète dans son grand Musnad, dans la version de Muʿâdh ibn al-Muthannâ d'après lui ; la version d'Abû z-Zubayr d'après Jâbir : Ibn Jarîr l'a rapportée ; et le hadith d'Abû Hurayra : Abû Dâwûd et Ibn Hibbân l'ont rapporté. * Chapitre : l'expédition des Banû l-Mustaliq : la parole d'az-Zuhrî « La calomnie eut lieu à al-Muraysîʿ » : al-Bayhaqî l'a rapportée avec chaîne complète dans ad-Dalâ'il ; la version de Muhammad ibn ʿUqba d'après ʿUthmân ibn Farqad, je ne l'ai pas trouvée. * Chapitre : l'expédition d'al-Hudaybiya : la version de ʿUbayd Allâh ibn Muʿâdh : Abû Nuʿaym l'a rapportée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj ; la corroboration de Muhammad ibn Bashshâr : al-Ismâʿîlî l'a rapportée avec chaîne complète ; la corroboration d'Abû Dâwûd d'après Qurra : al-Ismâʿîlî l'a également rapportée avec chaîne complète ; la corroboration d'al-Aʿmash d'après Sâlim : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans les Boissons ; la parole de Mahmûd « Puis on me l'a fait oublier », c'est-à-dire avec sa chaîne jusqu'à al-Musayyab ibn Hazn, telle que l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète plus loin ; la corroboration de Muʿâdh d'après Shuʿba : al-Ismâʿîlî l'a rapportée avec chaîne complète ; la version de Hishâm ibn ʿAmmâr d'après al-Walîd ibn Muslim, je ne l'ai pas trouvée ; si, Abû Nuʿaym l'a rapportée par la voie de Duhaym d'après al-Walîd.

* Chapitre : l'histoire de ʿUkl et de ʿUrayna : la version de Shuʿba : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans l'Aumône légale (az-Zakât) ; la version d'Abân, je ne l'ai pas trouvée ; la version de Hammâd ibn Salama : Abû Dâwûd, at-Tirmidhî et an-Nasâ'î l'ont rapportée avec chaîne complète ; la version de Yahyâ ibn Abî Kathîr : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans les Combattants (al-Muhâribîn) ; la version d'Ayyûb : il l'a rapportée avec chaîne complète dans ce même chapitre ; la version de ʿAbd al-ʿAzîz ibn Suhayb : Muslim et d'autres l'ont rapportée avec chaîne complète ; et la version d'Abû Qilâba : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète par plusieurs voies, dans la Purification, dans la Qasâma (serment collectif) et en plus d'un endroit. * Chapitre : l'expédition de Khaybar : la corroboration de Maʿmar : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le Décret divin (al-Qadar) ; la version de Shabîb ibn Saʿîd : adh-Dhuhlî l'a rapportée avec chaîne complète, ainsi qu'Ibn Manda dans al-Îmân ; la version d'Ibn al-Mubârak se trouve dans son Kitâb al-jihâd ; la corroboration de Sâlih ibn Kaysân : al-Bukhârî l'a rapportée avec chaîne complète dans le Târîkh ; la version d'az-Zubaydî : al-Bukhârî l'a également rapportée avec chaîne complète dans le Târîkh ; et la version d'az-Zubaydî sur l'histoire d'Abân ibn Saʿîd : Abû Dâwûd l'a rapportée avec chaîne complète. * Chapitre : la nomination par le Prophète (paix et bénédictions sur lui) d'un gouverneur sur Khaybar : la version de ʿAbd al-ʿAzîz ibn Muhammad : ad-Dâraqutnî l'a rapportée avec chaîne complète, ainsi qu'Abû ʿAwâna dans son Sahîh. * Chapitre : la brebis empoisonnée à Khaybar : la version de ʿUrwa d'après ʿÂ'isha viendra par la voie de Yûnus d'après az-Zuhrî. * Chapitre : la ʿumra de l'accomplissement (ʿumrat al-qadâ') : le hadith d'Anas : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans le Pèlerinage ; l'ajout de Hammâd ibn Salama d'après Ayyûb : al-Ismâʿîlî et at-Tabarânî l'ont rapporté avec chaîne complète ; et l'ajout d'Ibn Ishâq : Ibn Khuzayma et Ibn Hibbân l'ont rapporté avec chaîne complète, et il se trouve dans les Maghâzî. * Chapitre : l'envoi d'Usâma : la version de ʿUmar ibn Hafs ibn Ghiyâth se trouve dans les Fawâ'id de Samawayh et dans le Mustakhraj d'Abû Nuʿaym. * Chapitre : l'expédition de la Conquête : la version de ʿAbd ar-Razzâq : Ahmad l'a rapportée avec chaîne complète dans son Musnad, d'après lui ; et la version mursala (sans le Compagnon) de Hammâd ibn Zayd, je ne l'ai pas trouvée. * Chapitre : où il planta l'étendard : la version de Maʿmar : l'auteur l'a rapportée avec sa chaîne dans le Jihâd ; la version de Yûnus se trouve dans le Pèlerinage ; la corroboration de Maʿmar d'après Ayyûb : Ahmad l'a rapportée avec chaîne complète ; et la version mursala de Wuhayb, je ne l'ai pas vue. * Chapitre : l'entrée du Prophète (paix et bénédictions sur lui) par le haut de La Mecque : la version d'al-Layth : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le Jihâd ; la corroboration d'Abû Usâma se trouve dans ce chapitre sous forme mursala, et dans le Pèlerinage avec chaîne complète ; la corroboration de Wuhayb se trouve dans le Pèlerinage ; la version d'al-Layth d'après Yûnus se trouve dans at-Târîkh as-saghîr et dans al-Adab al-mufrad de l'auteur ; la version d'al-Layth sur l'histoire de ʿAbd ibn Zamʿa : adh-Dhuhlî l'a rapportée avec chaîne complète dans les Zuhriyyât ; la version de Khâlid d'après Abû ʿUthmân sur l'histoire de Mujâshiʿ : al-Ismâʿîlî l'a rapportée avec chaîne complète ; la version d'an-Nadr d'après Shuʿba : al-Ismâʿîlî l'a également rapportée avec chaîne complète ; et le hadith d'Abû Hurayra « Allah a rendu La Mecque sacrée » : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans le Pèlerinage. * Chapitre : l'expédition de Hunayn : la version d'Isrâ'îl : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le Jihâd, de même que la version de Zuhayr d'après Abû Ishâq.

(Sa parole : « Certains ont dit, d'après Hammâd ibn Zayd ») c'est-à-dire avec chaîne complète ; il fait allusion à ce que Muslim a rapporté d'après Ahmad ibn ʿAbda, d'après Hammâd ibn Zayd. La version de Jarîr ibn Hâzim a déjà été vue dans le Quint ; la version de Hammâd ibn Salama : Muslim, at-Tabarânî et Abû Nuʿaym l'ont rapportée avec chaîne complète ; la version d'al-Layth : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans les Jugements (al-Ahkâm) ; la version d'al-Humaydî d'après Sufyân, avec la formule de transmission explicite, se trouve dans le Musnad de ʿAbd Allâh ibn ʿUmar, à l'intérieur du Musnad d'al-Humaydî ; et la version de Hishâm ibn Yûsuf d'après Maʿmar, je ne l'ai pas trouvée. * Chapitre : l'envoi d'Abû Mûsâ au Yémen : la version de Jarîr d'après ash-Shaybânî : al-Ismâʿîlî l'a rapportée avec chaîne complète ; la version de ʿAbd al-Wâhid, je ne l'ai pas vue ; la version d'Abû ʿÂmir al-ʿAqadî : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans les Jugements ; la version de Wahb ibn Jarîr : Abû Nuʿaym l'a rapportée avec chaîne complète dans son Mustakhraj sur Muslim ; la version de Wakîʿ : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le Jihâd, sous forme abrégée, et Ibn Abî ʿÂsim l'a rapportée intégralement dans le Kitâb al-ashriba ; la version d'an-Nadr ibn Shumayl : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans les Bonnes manières ; la version d'Abû Dâwûd — il s'agit d'at-Tayâlisî — se trouve dans son Musnad, et an-Nasâ'î l'a rapportée par sa voie ; et l'ajout de Muʿâdh d'après Shuʿba, je ne l'ai pas trouvé. * Chapitre : l'envoi de ʿAlî au Yémen : l'ajout de Muhammad ibn Bakr d'après Ibn Jurayj : al-Ismâʿîlî l'a rapporté avec chaîne complète, ainsi qu'Abû ʿAwâna dans son Sahîh. * Chapitre : la délégation de ʿAbd al-Qays : la version de Bakr ibn Mudar d'après ʿAmr ibn al-Hârith : at-Tahâwî l'a rapportée avec chaîne complète dans ses Maʿânî. * Chapitre : l'arrivée des Ashʿarites : le hadith d'Abû Mûsâ : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans l'Émigration en Abyssinie ; la version de Ghundar d'après Shuʿba, d'après Sulaymân, d'après Dhakwân : Ahmad l'a rapportée avec chaîne complète d'après lui ; et de même la version de Ghundar d'après Shuʿba, d'après al-Aʿmash, d'après Ibrâhîm. * Chapitre : le Pèlerinage d'adieu : la version de Muhammad ibn Yûsuf : at-Tabarânî l'a rapportée avec chaîne complète, ainsi qu'Abû Nuʿaym dans al-Mustakhraj ; et la version d'al-Layth d'après Yûnus se trouve dans les Zuhriyyât. * Chapitre : l'expédition de Tabûk : la version d'Abû Dâwûd — il s'agit d'at-Tayâlisî — d'après Shuʿba, nous l'avons rapportée dans son Musnad. * Chapitre : la maladie du Prophète (paix et bénédictions sur lui) et sa mort : la version de Yûnus d'après az-Zuhrî sur le poison : al-Ismâʿîlî, al-Bazzâr et al-Hâkim dans al-Mustadrak l'ont rapportée avec chaîne complète ; le hadith d'Ibn ʿUmar sur la prière dirigée par Abû Bakr : l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans la Prière ; le hadith d'Abû Mûsâ de même, ainsi que dans l'histoire de Joseph ; le hadith d'Ibn ʿAbbâs de même, ainsi que dans ce chapitre-ci ; et la version d'Ibn Abî z-Zinâd d'après son père sur le médicament versé dans la bouche (al-ladûd) : Ahmad, al-Hâkim et Abû Yaʿlâ l'ont rapportée avec chaîne complète.

(L'exégèse coranique)

(Exégèse de la sourate al-Baqara) La version d'Ibn Abî Maryam d'après Yahyâ ibn Ayyûb : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète (mawsûla) dans le Livre de la prière. La version d'Abû Usâma d'après al-Aʿmash : il l'a rapportée avec chaîne complète dans le Livre de l'attachement ferme [au Coran et à la Sunna] (al-Iʿtisâm). L'ajout (ziyâda) de ʿUthmân ibn Sâlih d'après Ibn Wahb : je ne l'ai pas vu. La version de ʿAbd Allâh ibn al-Walîd d'après Sufyân se trouve dans le Jâmiʿ de Sufyân, dans la transmission qu'il en fait d'après lui. La version de ʿAbd as-Samad d'après son père : Ishâq ibn Râhawayh l'a rapportée d'après lui, et par sa voie Abû Nuʿaym ; de même, Ibn Jarîr l'a rapportée avec chaîne complète d'après Abû Qilâba. La version de Muhammad ibn Yahyâ ibn Saʿîd : at-Tabarânî l'a rapportée dans al-Awsat, et al-Hâkim dans at-Târîkh. La version d'Ibrâhîm ibn Tahmân d'après Yûnus : dans le Livre du mariage. La version d'Ayyûb d'après Muhammad : elle viendra dans le Livre du divorce. La version de Muhammad ibn Yûsuf d'après Sufyân : c'est ainsi que nous l'avons rapportée dans son Tafsîr.

Passage douteuxImprimé « أحمد بن يعقوب عن أبيه » ; lecture probable « أحمد عن يعقوب عن أبيه » (Ahmad d'après Yaʿqûb ibn Ibrâhîm ibn Saʿd, d'après son père), qu'impose la conclusion « Yaʿqûb a pour ce hadith deux chaînes ». Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وقد رواها أحمد بن يعقوب عن أبيه فليعقوب فيه اسنادان

(Exégèse d'Âl ʿImrân) La version de ʿAbd Allâh ibn Yûsuf d'après Mâlik, dans l'histoire d'Abû Talha : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le Livre de la zakât. La version de Rawh ibn ʿUbâda : Ahmad l'a rapportée d'après lui dans son Musnad, et il en a déjà été question. La version d'Ishâq ibn Râshid d'après az-Zuhrî : at-Tabarânî l'a rapportée avec chaîne complète. La corroboration (mutâbaʿa) de ʿAbd ar-Razzâq d'après Ibn Jurayj : Ibn Jarîr l'a rapportée avec chaîne complète. (Sourate an-Nisâ') La corroboration de Saʿîd d'après Ibn ʿAbbâs : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le Livre des testaments. La version d'al-Layth d'après Abû l-Aswad : at-Tabarânî l'a rapportée avec chaîne complète dans al-Awsat. (Sourate al-Mâ'ida) La version de Wakîʿ d'après Sufyân : Ahmad et Ishâq l'ont rapportée avec chaîne complète dans leurs Musnad respectifs. La version d'an-Nadr d'après Shuʿba : Abû Nuʿaym l'a rapportée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj. La version de Rawh d'après lui : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le Livre des propos qui attendrissent les cœurs (ar-Riqâq). La version d'Abû l-Yamân d'après Shuʿayb : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le Livre des vertus (al-Manâqib). La version d'Ibn al-Hâd : at-Tabarânî l'a rapportée avec chaîne complète dans al-Awsat. (Sourate al-Anʿâm) L'ajout de Yazîd ibn Hârûn d'après al-ʿAwwâm : al-Ismâʿîlî l'a rapporté avec chaîne complète. La version de Muhammad ibn ʿUbayd : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète plus loin, dans le Livre de l'exégèse. La version de Sahl ibn Yûsuf : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans les Récits des prophètes (Ahâdîth al-anbiyâ'). La version d'Abû ʿÂsim d'après ʿAbd al-Hamîd ibn Jaʿfar : il en a déjà été question dans le Livre des ventes, où l'on a vu qu'Ahmad l'a rapportée d'après lui. (Sourate al-Aʿrâf) La version de ʿAbd Allâh ibn Barrâd d'après Abû Usâma : je ne l'ai pas trouvée. (Sourate al-Anfâl) La version de Muʿâdh d'après Shuʿba : je ne l'ai pas trouvée. (Sourate Barâ'a) La version d'Ahmad ibn Shabîb : au début du Livre de la zakât. La version d'al-Layth : « ʿUqayl m'a rapporté » : dans an-Nâsikh wa l-mansûkh d'Abû Dâwûd. La corroboration de ʿUthmân ibn ʿUmar : Ahmad et Ishâq l'ont rapportée d'après lui dans leurs Musnad respectifs. La version d'al-Layth d'après Yûnus : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans les Mérites du Coran. La version d'al-Layth d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn Khâlid : al-Baghawî l'a rapportée avec chaîne complète dans son Muʿjam. La version de Mûsâ ibn Ismâʿîl d'après Ibrâhîm ibn Saʿd : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le Livre de l'unicité (at-Tawhîd). La version de Yaʿqûb ibn Ibrâhîm d'après son père : Abû Yaʿlâ l'a rapportée avec chaîne complète, ainsi qu'Ibn Abî Dâwûd dans al-Masâhif. La version d'Abû Thâbit : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le Livre des jugements (al-Ahkâm). (Sourate Hûd) La version de Shaybân d'après Qatâda : « Safwân nous a rapporté » : elle viendra dans le Livre de l'unicité. (Sourate Yûsuf) La corroboration d'Abû Usâma : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans les Récits des prophètes. (Sourate al-Isrâ') La version de Yaʿqûb d'après le fils du frère d'Ibn Shihâb : dans les Zuhriyyât, et par sa voie Qâsim dans ad-Dalâ'il ; Ahmad ibn Yaʿqûb l'a rapportée d'après son père, si bien que Yaʿqûb a pour ce hadith deux chaînes de transmission. L'ajout d'al-Ashjaʿî : nous l'avons rapporté dans le Tafsîr d'ath-Thawrî, dans la transmission qu'il en fait d'après lui.

(Sourate Maryam) La version d'ath-Thawrî d'après al-Aʿmash : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète un chapitre plus loin. La version de Shuʿba : il l'a rapportée avec chaîne complète deux chapitres plus loin. La version de Hafs — c'est Ibn Ghiyâth — : il l'a rapportée avec chaîne complète dans le Livre du louage (al-Ijâra). La version d'Abû Muʿâwiya : Ahmad, Muslim, at-Tirmidhî et an-Nasâ'î l'ont rapportée. La version de Wakîʿ : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète avec le hadith de Shuʿba. L'ajout d'al-Ashjaʿî : nous l'avons rapporté dans le Tafsîr d'ath-Thawrî, dans la transmission qu'il en fait d'après lui. (Sourate al-Hajj) La version d'Abû Usâma d'après al-Aʿmash : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans les Récits des prophètes. La version de Jarîr : il l'a rapportée avec chaîne complète dans le Livre des propos qui attendrissent les cœurs. La version de ʿÎsâ ibn Yûnus : Ishâq ibn Râhawayh l'a rapportée d'après lui dans son Musnad. La version d'Abû Muʿâwiya : Muslim et at-Tabarânî l'ont rapportée avec chaîne complète. La version de Sufyân d'après Abû Hâshim : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le Livre des expéditions (al-Maghâzî). (Sourate an-Nûr) La version d'Abû Usâma dans l'histoire de la calomnie (al-ifk) : Ahmad ibn Hanbal l'a rapportée d'après lui dans son Musnad. La version d'Ahmad ibn Shabîb d'après son père : Ibn Mardawayh l'a rapportée avec chaîne complète dans son Tafsîr. (Sourate ash-Shuʿarâ') La version d'Ibrâhîm ibn Tahmân : an-Nasâ'î l'a rapportée avec chaîne complète par sa voie dans le Tafsîr. La corroboration d'Asbagh a déjà été traitée dans le Livre des testaments. (Sourate as-Sajda) La version d'Abû Muʿâwiya : Abû ʿUbayd l'a rapportée avec chaîne complète d'après lui dans ses Fadâ'il al-Qur'ân, ainsi que Muslim et Ibn Mâja d'après Abû Bakr ibn Abî Shayba, d'après lui. (Sourate al-Ahzâb) La corroboration de Mûsâ ibn Aʿyan d'après Maʿmar : an-Nasâ'î l'a rapportée. La version de ʿAbd ar-Razzâq : Ahmad l'a rapportée d'après lui. La version d'al-Layth d'après Yûnus : dans les Zuhriyyât, de même que la version d'Abû Sufyân al-Maʿmarî. La corroboration de ʿAbbâd ibn ʿAbbâd : Abû Bakr ibn Mardawayh l'a rapportée dans son Tafsîr, et nous l'avons rapportée dans les Fawâ'id de Yahyâ ibn Maʿîn, dans la transmission qu'en fait Abû Bakr ibn ʿAlî al-Marwazî d'après lui. La version d'Ibn Abî Maryam d'après Yahyâ ibn Ayyûb : elle viendra dans le Livre du mariage. La version d'Abû Sâlih d'après al-Layth : Ibn Mardawayh l'a rapportée avec chaîne complète dans son Tafsîr. (Sourate Hâ-Mîm as-Sajda) La version d'al-Minhâl ibn ʿAmr : al-Bukhârî l'a rapportée avec chaîne complète dans la recension d'Abû Dharr, à la fin du texte, en disant : « Yûsuf ibn ʿAdî me l'a rapportée » ; et nous l'avons rapportée avec chaîne complète dans al-Musâfaha d'al-Barqânî et dans al-Muʿjam al-kabîr d'at-Tabarânî. (Sourate an-Najm) La version de ʿAbd ar-Rahmân ibn Khâlid ibn Musâfir : dans les Zuhriyyât. La version de Maʿmar : Ahmad l'a rapportée d'après lui dans son Musnad. La corroboration d'Ibrâhîm ibn Tahmân : al-Ismâʿîlî l'a rapportée avec chaîne complète. La version mursala (sans mention du Compagnon) d'Ibn ʿUlayya : je ne l'ai pas vue. (Sourate ar-Rahmân, à Lui la puissance et la gloire : la parole d'Abû d-Dardâ' au sujet de Sa parole : « Chaque jour, Il est à une œuvre » [Ar-Rahmân : 29] : nous l'avons rapportée marfûʿa (remontant au Prophète) dans le Sahîh d'Ibn Hibbân et ailleurs, de son propre hadith.

(Sourate al-Mumtahana) La corroboration de Yûnus : elle viendra dans le Livre du divorce. La corroboration de Maʿmar : l'auteur l'a rapportée avec sa chaîne de transmission dans le Livre des jugements. La corroboration de ʿAbd ar-Rahmân ibn Ishâq : Ibn Mardawayh l'a rapportée avec chaîne complète dans son Tafsîr. La version d'Ishâq ibn Râshid : dans les Zuhriyyât d'adh-Dhuhlî. La corroboration de ʿAbd ar-Razzâq d'après Maʿmar, dans le hadith de ʿUbâda : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète. (Sourate al-Munâfiqûn) La version d'Ibn Abî Zâ'ida d'après al-Aʿmash : an-Nasâ'î l'a rapportée avec chaîne complète. (Sourate at-Talâq) La version de Sulaymân ibn Harb : at-Tabarânî l'a rapportée avec chaîne complète dans al-Kabîr. La version d'Abû n-Nuʿmân : Abû Nuʿaym l'a rapportée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj, ainsi qu'al-Bayhaqî, par la voie de Yaʿqûb ibn Sufyân. (Sourate al-Muddaththir) Sa parole : « Muhammad ibn Bashshâr nous a rapporté : ʿAbd ar-Rahmân ibn Mahdî et un autre nous ont rapporté, ils ont dit : Harb ibn Shaddâd nous a rapporté, à l'image du hadith de ʿAlî ibn al-Mubârak » : l'« autre », qui n'est pas nommé, est Abû Dâwûd at-Tayâlisî ; c'est ainsi que nous l'avons rapporté dans le Mustakhraj d'Abû Nuʿaym, par la voie d'Abû ʿArûba al-Harrânî, d'après Muhammad ibn Bashshâr Bundâr, d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn Mahdî et Abû Dâwûd, qui ont dit : « Harb nous a rapporté. » Quant à la version de ʿAlî ibn al-Mubârak à laquelle il a fait allusion, nous l'avons rapportée dans le Sahîh de Muslim et dans le Kitâb al-Awâ'il d'Abû ʿArûba, par la voie de ʿUthmân ibn ʿUmar d'après lui, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée (bi-ʿuluww, c'est-à-dire courte) dans les Ghaylâniyyât, du hadith de ʿUthmân ibn ʿUmar. (Sourate al-Mursalât) Sa parole : « Et Ibn ʿAbbâs fut interrogé au sujet de Sa parole : “Ils ne parleront pas” [Al-Mursalât : 35] » : il fait allusion au hadith déjà cité dans l'exégèse de Hâ-Mîm Fussilat, par la voie d'al-Minhâl ibn ʿAmr. La corroboration d'Aswad ibn ʿÂmir d'après Isrâ'îl : Ahmad l'a rapportée avec chaîne complète d'après lui. Les hadiths de Hafs, d'Abû Muʿâwiya et de Sulaymân ibn Qarm ont déjà été traités dans le Commencement de la création (Bad' al-khalq). La version de Yahyâ ibn Hammâd d'après Abû ʿAwâna : at-Tabarânî l'a rapportée avec chaîne complète dans al-Kabîr. La version d'Ibn Ishâq d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn al-Aswad : Ahmad et Ibn Mardawayh l'ont rapportée avec chaîne complète. (Sourate wa sh-Shams wa duhâhâ) La version d'Abû Muʿâwiya : Ishâq ibn Râhawayh l'a rapportée avec chaîne complète d'après lui, dans les termes mêmes qu'al-Bukhârî a cités sans chaîne (muʿallaq). (Sourate Iqra') La version d'al-Layth d'après ʿUqayl d'après az-Zuhrî : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans l'exégèse de cette même sourate. La corroboration de ʿAmr ibn Khâlid : ʿAlî ibn ʿAbd al-ʿAzîz al-Baghawî l'a rapportée avec chaîne complète d'après lui dans son Muntakhab al-Musnad. (Sourate al-Kawthar) La version d'Abû l-Ahwas : Abû Bakr ibn Abî Shayba l'a rapportée avec chaîne complète d'après lui dans son Musannaf. La version de Mutarrif : an-Nasâ'î l'a rapportée avec chaîne complète dans son Tafsîr, ainsi qu'al-Bayhaqî dans al-Baʿth wa n-nushûr. La version de Zakariyyâ : je ne l'ai pas trouvée.

Les mérites du Coran (Fadâ'il al-Qur'ân)

La version de Musaddad d'après Yahyâ : dans son Musnad, dans la transmission qu'en fait Muʿâdh ibn al-Muthannâ d'après lui. La version de Masrûq d'après ʿÂ'isha d'après Fâtima : elle est rapportée avec chaîne complète chez lui dans les Signes de la prophétie (ʿAlâmât an-nubuwwa). La corroboration d'al-Fudayl d'après Husayn ibn Wâqid : Ishâq ibn Râhawayh l'a rapportée d'après lui dans son Musnad. La version d'Abû Maʿmar d'après ʿAbd al-Wârith : al-Ismâʿîlî l'a rapportée avec chaîne complète. La version de ʿUthmân ibn al-Haytham au sujet du Verset du Trône : il en a déjà été fait mention dans le Livre de la procuration (al-Wakâla). La version de ʿAmra d'après ʿÂ'isha sur le mérite de « Dis : Il est Allah, Unique » : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le Livre de l'unicité. L'ajout d'Abû Maʿmar al-Qatîʿî d'après Ismâʿîl ibn Jaʿfar : Abû Yaʿlâ l'a rapporté d'après lui dans son Musnad, ainsi qu'an-Nasâ'î dans ʿAmal al-yawm wa l-layla. * Chapitre : la descente de la quiétude (as-sakîna) : la version d'al-Layth d'après Yazîd ibn al-Hâd : Abû Nuʿaym l'a rapportée avec chaîne complète dans ses deux Mustakhraj. * Chapitre : la révision du Coran pour le garder en mémoire : la corroboration de Bishr ibn Muhammad d'après Ibn al-Mubârak : je ne l'ai pas trouvée ; la corroboration d'Ibn Jurayj : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète. * Chapitre : l'oubli du Coran : la corroboration de ʿAlî ibn Mus'hir : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète peu après ; la corroboration de ʿAbda ibn Sulaymân : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le Livre des invocations (ad-Daʿawât). * Chapitre : « Récitez le Coran tant que vos cœurs s'accordent sur lui » : la corroboration d'al-Hârith ibn ʿUbayd d'après Abû ʿImrân : ad-Dârimî l'a rapportée avec chaîne complète dans son Musnad ; la corroboration de Saʿîd ibn Zayd : al-Hasan ibn Sufyân l'a rapportée avec chaîne complète ; la version d'Abân : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète ; la version de Hammâd ibn Salama : je ne l'ai pas vue ; la version de Ghundar : al-Ismâʿîlî l'a rapportée avec chaîne complète ; la version d'Ibn ʿAwn : Abû ʿUbayd l'a rapportée avec chaîne complète dans ses Fadâ'il al-Qur'ân, d'après Muʿâdh ibn Muʿâdh, d'après lui.

Le Livre du mariage (Kitâb an-nikâh)

Passage douteuxImprimé « ابن أبي ملكية » ; lecture probable Ibn Abî Mulayka (ابن أبي مليكة). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : رواية ابن أبي ملكية وصلها المؤلف

* Chapitre : le mariage de l'indigent : on y trouve Sahl ibn Saʿd, que l'auteur a rapporté avec chaîne complète dans le chapitre : la femme qui se propose elle-même [en mariage]. * Chapitre : la parole de l'homme à son frère : « Regarde laquelle de mes deux épouses tu veux » : la version de ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf : il l'a rapportée avec chaîne complète dans l'Émigration à Médine. * Chapitre : ce qui est réprouvé dans le renoncement au mariage (at-tabattul) et la castration : la version d'Asbagh d'après Ibn Wahb : al-Ismâʿîlî et al-Jawzaqî l'ont rapportée avec chaîne complète. * Chapitre : épouser des vierges : la version d'Ibn Abî Malkiyya : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans l'exégèse de la sourate an-Nûr. * Chapitre : épouser des femmes déjà mariées (thayyibât) : le hadith d'Umm Habîba, l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète quelques chapitres plus loin. * Chapitre : prendre des concubines : la version d'Abû Bakr — c'est Ibn ʿAyyâsh — d'après Abû Hasîn : Ahmad ibn Hanbal l'a rapportée dans son Musnad, elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans le Musnad d'at-Tayâlisî, et Abû Nuʿaym a mentionné que cet Abû Bakr est seul à l'avoir rapportée. * Chapitre : la parole d'Allah, à Lui la puissance et la gloire : « et vos mères qui vous ont allaités » [An-Nisâ' : 23] : la version de Bishr ibn ʿUmar : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète.

Passage douteuxImprimé « فأخذها حتى عنده », tournure fautive (un mot semble manquer ou altéré, p. ex. « فأخذها فجعلها عنده ») ; traduit « qui la prit et la garda auprès de lui ». Texte arabe imprimé : حتى جاء عمار بن ياسر فأخذها حتى عنده Phrase elliptique : « مقصود الترجمة » suit directement la chaîne, sans verbe ni relatif (probablement « ما يوافق مقصود الترجمة ») ; traduit « ce que vise le titre du chapitre ». Texte arabe imprimé : من طريق فروة بن نوفل عن أبيه مقصود الترجمة

(Sa parole : « Et le Prophète (paix et bénédictions sur lui) confia une fille de son épouse (rabîba) à quelqu'un qui en prendrait soin ») : il fait allusion par là au hadith d'Umm Salama, dans l'histoire de son mariage avec le Prophète (paix et bénédictions sur lui) et de son occupation à allaiter sa fille Zaynab lorsqu'il voulut entrer chez elle, jusqu'à ce que vînt ʿAmmâr ibn Yâsir, qui la prit et la garda auprès de lui ; et le Prophète (paix et bénédictions sur lui) l'approuva. Ibn Saʿd, Ahmad et al-Hâkim dans al-Mustadrak ont rapporté cette histoire avec sa chaîne de transmission, et al-Bazzâr et al-Hâkim ont rapporté, par la voie de Farwa ibn Nawfal d'après son père, ce que vise le titre du chapitre.

(Sa parole : « Et le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a appelé le fils de sa fille “fils” ») : il s'agit d'al-Hasan, et le hadith se trouve dans le Livre des vertus, par la voie d'Abû Bakra. La version d'al-Layth d'après Hishâm, dans sa parole « Durra bint Abî Salama » : je ne l'ai pas vue. * Chapitre : on n'épouse pas une femme en même temps que sa tante paternelle : la version de Dâwûd d'après ash-Shaʿbî nous est parvenue avec une chaîne élevée dans le Musnad d'ad-Dârimî, et Muslim et at-Tirmidhî l'ont rapportée ; la version d'Ibn ʿAwn : an-Nasâ'î l'a rapportée dans as-Sunan al-kubrâ, ainsi qu'al-Bayhaqî. * Chapitre : la femme peut-elle s'offrir elle-même ? : la version d'Abû Saʿîd al-Mu'addib : Ibn Mardawayh et al-Bayhaqî l'ont rapportée avec chaîne complète ; la version de Muhammad ibn Bishr : Ahmad l'a rapportée d'après lui dans son Musnad ; la version de ʿAbda : Muslim et Ibn Mâja l'ont rapportée avec chaîne complète. * Chapitre : l'interdiction du mariage temporaire (mutʿa) : la version d'Ibn Abî Dhi'b : al-Ismâʿîlî et at-Tabarânî l'ont rapportée avec chaîne complète ; le hadith de ʿAlî est rapporté avec chaîne complète chez l'auteur dans le Livre des expéditions et ailleurs. * Chapitre : celui qui dit : « Pas de mariage sans tuteur » : la version de Yahyâ ibn Sulaymân d'après Ibn Wahb : je ne l'ai pas vue, mais je l'ai trouvée en entier dans la version d'Asbagh d'après Ibn Wahb, chez ad-Dâraqutnî ; de même, Abû Nuʿaym l'a rapportée avec chaîne complète dans la version d'Ahmad ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn Wahb d'après son oncle paternel. * Chapitre : quand le tuteur est lui-même le prétendant : le hadith de Sahl, on y a déjà fait allusion au début du Livre du mariage. * Chapitre : le mariage conclu par le père : le hadith de ʿUmar vient bientôt. * Chapitre : le souverain est un tuteur, en raison de la parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Nous te l'avons donnée en mariage » : c'est un fragment du hadith de Sahl. * Chapitre : le mariage de l'orpheline : on y trouve Sahl, déjà traité ; la version d'al-Layth d'après ʿUqayl : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le chapitre : l'équivalence (al-akfâ') dans les biens. * Chapitre : l'explication du renoncement à la demande en mariage : la corroboration de Yûnus, au sujet de l'offre que fit ʿUmar de [la main de] Hafsa : ad-Dâraqutnî l'a rapportée avec chaîne complète dans al-ʿIlal ; la version de Mûsâ ibn ʿUqba et d'Ibn Abî ʿAtîq : dans les Zuhriyyât. * Chapitre : la parole d'Allah : « Et donnez aux femmes leur dot de bonne grâce » [An-Nisâ' : 4] : le hadith de Sahl, déjà traité, qu'il a mentionné un chapitre plus loin. * Chapitre : les conditions dans le mariage : le hadith d'al-Miswar, l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans le Livre du quint (al-Khums) et ailleurs. * Chapitre : la teinture jaune pour le jeune marié : le hadith de ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf, l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète dans l'Émigration. * Chapitre : le cadeau à la jeune mariée : la version d'Ibrâhîm ibn Tahmân d'après Abû ʿUthmân : je ne l'ai pas vue, mais Muslim l'a rapportée avec chaîne complète du hadith de Jaʿfar ibn Sulaymân d'après Abû ʿUthmân. * Chapitre : le repas de noces (walîma) est un droit : le hadith de ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf, dans l'Émigration. * Chapitre : le devoir de répondre à l'invitation au repas de noces, et le Prophète (paix et bénédictions sur lui) n'a fixé ni un jour ni deux : il y a mentionné le hadith d'Ibn ʿUmar, qui est absolu (mutlaq) quant au fait de répondre à l'invitation, et nous avons exposé ce qu'il en est dans le grand takhrîj ; la corroboration d'Abû ʿAwâna d'après Ashʿath : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans le Livre des boissons ; la corroboration d'ash-Shaybânî d'après lui : il l'a rapportée avec chaîne complète dans le Livre de la demande de permission (al-Isti'dhân). * Chapitre : les ménagements envers les femmes : le hadith « La femme n'est que comme la côte », l'auteur l'a rapporté avec chaîne complète, sans le mot « ne … que » (innamâ) qui se trouve à son début ; al-Ismâʿîlî l'a mentionné par la voie même par laquelle l'auteur l'a rapporté. * Chapitre : la bonne vie commune avec sa famille : la version de Saʿîd ibn Salama d'après Hishâm, dans l'histoire d'Umm Zarʿ : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète sans en citer le texte, et Abû ʿAwâna l'a citée dans son Sahîh, ainsi qu'Abû Nuʿaym dans al-Mustakhraj ʿalâ Muslim.

(Sa parole : « Et certains ont dit : فأتقمح (fa-ataqammah), “et je bois à satiété” ») : c'est la version d'Ahmad ibn Janâb d'après ʿÎsâ ibn Yûnus, chez Abû Yaʿlâ al-Mawsilî, et par sa voie Abû Nuʿaym dans al-Mustakhraj ʿalâ Muslim. * Chapitre : l'exhortation de l'homme à sa fille : la version de ʿUbayd ibn Hunayn : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans l'exégèse de la sourate at-Tahrîm. * Chapitre : la femme ne permet à personne d'entrer dans la maison de son mari sans sa permission : la version d'Abû z-Zinâd d'après Mûsâ ibn Abî ʿUthmân d'après son père : Ahmad et an-Nasâ'î l'ont rapportée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans le Juz' d'Ibn Nujayd. * Chapitre : l'ingratitude envers le compagnon de vie : le hadith d'Abû Saʿîd, il l'a rapporté avec chaîne complète dans le Livre des deux fêtes ; la corroboration d'Ayyûb d'après Abû Rajâ' : an-Nasâ'î et al-Ismâʿîlî l'ont rapportée avec chaîne complète ; la version de Salm ibn Zarîr : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète dans la Description du Paradis. * Chapitre : « Ton épouse a un droit sur toi » : le hadith d'Abû Juhayfa, il l'a rapporté avec chaîne complète dans le Livre du jeûne. * Chapitre : le Prophète (paix et bénédictions sur lui) s'éloigna de ses épouses ailleurs que dans leurs demeures : le hadith de Muʿâwiya ibn Hayda nous est parvenu avec une chaîne élevée dans le Juz' d'al-Bâniyâsî ; Abû Dâwûd, an-Nasâ'î et Abû Dharr al-Harawî dans al-Mustadrak l'ont rapporté avec chaîne complète. * Chapitre : quand il épouse une vierge : la version de ʿAbd ar-Razzâq : Muslim l'a rapportée avec chaîne complète. * Chapitre : la jalousie : la version de Warrâd d'après al-Mughîra ibn Shuʿba au sujet de la jalousie de Saʿd : l'auteur l'a rapportée avec chaîne complète vers la fin du Livre des peines légales (al-Hudûd). * Chapitre : les hommes deviennent peu nombreux : le hadith d'Abû Mûsâ, il l'a rapporté avec chaîne complète dans le Livre de la zakât. * Chapitre : la recherche de l'enfant : la corroboration de ʿUbayd Allâh d'après Wahb : il l'a rapportée avec chaîne complète dans le Livre des ventes ; et l'homme digne de confiance mentionné dans le hadith de Musaddad d'après Hushaym est Shuʿba ; c'est al-Ismâʿîlî qui l'a dit.

Le Livre de la répudiation (Kitâb at-talâq)

Passage douteuxImprimé « زينت بنت جحش » ; lecture probable Zaynab bint Jahsh (زينب). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وحديث زينت بنت جحش وصله

La version d'Abû Maʿmar d'après ʿAbd al-Wârith : Abû Dharr al-Harawî l'a donnée avec chaîne complète (mawsûla) dans sa version, avec la formule : « Abû Maʿmar nous a rapporté ». * Chapitre : « Peut-on signifier la répudiation en face ? » — la version de Hajjâj ibn Abî Manîʿ : Yaʿqûb ibn Sufyân l'a rapportée dans son Târîkh, et elle nous est parvenue par une chaîne élevée (bi-ʿuluww, à peu d'intermédiaires) dans sa Mashyakha ; et la version d'al-Husayn ibn al-Walîd d'après Ibn al-Ghasîl : Abû Nuʿaym l'a donnée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj. * Chapitre : « S'il dit : je me sépare de toi » — le hadith de ʿÂ'isha : l'auteur l'a donné avec chaîne complète, en entier, dans le Livre de l'exégèse. * Chapitre : « Celui qui dit à sa femme : tu m'es interdite » — la version d'al-Layth d'après Nâfiʿ : Muslim l'a donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue par une chaîne élevée dans le Juz' d'Abû l-Jahm. * Chapitre : « S'il dit de sa femme : celle-ci est ma sœur » — l'histoire d'Abraham et de Sara avec le tyran : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans le Livre du don et dans les Récits des prophètes, d'après le hadith d'Abû Hurayra. * Chapitre : « La répudiation sous la contrainte (ighlâq) » — le hadith « Les actes ne valent que par l'intention (niyya) » : l'auteur l'a donné avec chaîne complète sous cette forme dans le Livre de l'affranchissement ; le hadith « Es-tu atteint de folie ? » : il l'a donné avec chaîne complète dans le Livre des peines légales, dans l'histoire de Mâʿiz ; le hadith de ʿAlî dans l'histoire de Hamza : l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans le Livre des expéditions ; et le hadith de ʿAlî « Ne sais-tu pas que le calame a été levé… ? » : Abû Dâwûd, Ibn Mâja et Ibn Hibbân l'ont donné avec chaîne complète, et il nous est parvenu par une chaîne élevée dans al-Jaʿdiyyât. * Chapitre : « La séparation contre compensation (khulʿ) » — la version d'Ibrâhîm ibn Tahmân : al-Ismâʿîlî l'a donnée avec chaîne complète ; la version d'Ibn Jurayj d'après ʿAtâ', sous forme mursal (sans mention du Compagnon) : ʿAbd ar-Razzâq l'a rapportée d'après lui ; de même la version mursal de Mujâhid : ʿAbd ibn Humayd l'a rapportée dans son Tafsîr ; et la version d'Ibrâhîm ibn al-Mundhir : adh-Dhuhlî l'a rapportée d'après lui dans az-Zuhriyyât. * Chapitre : « Le geste dans la répudiation » — le hadith d'Ibn ʿUmar : l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans le Livre des funérailles ; le hadith de Kaʿb ibn Mâlik : l'auteur l'a donné avec chaîne complète au chapitre de la poursuite du débiteur (al-mulâzama) ; le hadith d'Asmâ' sur l'éclipse : l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans le Livre de la prière, de même que le hadith d'Anas sur la prière d'Abû Bakr ; le hadith d'Ibn ʿAbbâs : il l'a donné avec chaîne complète dans le Livre de la science ; le hadith d'Abû Qatâda : il l'a donné avec chaîne complète dans le Livre du pèlerinage, au chapitre « Le pèlerin en état de sacralisation ne désigne pas le gibier » ; le hadith de Zaynat bint Jahsh : il l'a donné avec chaîne complète vers la fin des Récits des prophètes ; la version d'al-Uwaysî d'après Ibrâhîm ibn Saʿd : Abû Nuʿaym l'a donnée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj ; et la version d'al-Layth d'après Jaʿfar au sujet de la tunique a précédé dans le Livre de l'aumône légale. * Chapitre : la parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Si je devais lapider quelqu'un sans preuve… » — la version d'Abû Sâlih d'après al-Layth figure avec chaîne complète dans la version d'Abû Dharr, avec la formule : « Abû Sâlih m'a dit » ; et la version de ʿAbd Allâh ibn Yûsuf : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans le Livre des combattants rebelles (al-muhâribîn). * Chapitre : « Et les femmes répudiées observent un délai d'attente » [Al-Baqara : 228] — l'ajout (ziyâda) d'Ibn Abî z-Zinâd : Abû Dâwûd et Ibn Mâja l'ont donné avec chaîne complète. * Chapitre : « Et leurs époux ont davantage droit de les reprendre » [Al-Baqara : 228] — sa parole : « Et un autre que lui y a ajouté, d'après al-Layth » : Muslim l'a rapportée d'après Muhammad ibn Rumh, et elle nous est parvenue par une chaîne élevée dans le Juz' d'Abû l-Jahm ; nous l'avons déjà mentionnée. * Chapitre : « La femme en deuil porte des vêtements de ʿasb (étoffe teinte du Yémen) » — la version d'al-Ansârî d'après Hishâm : al-Bayhaqî l'a donnée avec chaîne complète.

Le Livre des dépenses d'entretien (Kitâb an-nafaqât)

* Chapitre : « La femme qui préserve les biens de son mari » — le hadith de Muʿâwiya sur les femmes de Quraysh : Ahmad et at-Tabarânî l'ont donné avec chaîne complète ; et le hadith d'Ibn ʿAbbâs : Ahmad, at-Tabarânî et Abû Yaʿlâ l'ont également donné avec chaîne complète. * Chapitre : « Les nourrices » — la version de Shuʿayb dans l'histoire de Thuwayba : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans le Livre du mariage.

Le Livre des aliments (Kitâb al-atʿima)

Passage douteuxImprimé يدحرون, probablement يدخرون : « ce qu'ils mettaient en réserve ». Texte arabe imprimé : باب ما كان السلف يدحرون

Le hadith d'Anas sur la mention du nom d'Allah et d'autres choses : Muslim et Abû Nuʿaym, dans al-Mustakhraj, l'ont donné avec chaîne complète ; c'est à lui qu'il est fait allusion vers la fin du Livre du mariage, d'après le hadith d'al-Jaʿd ibn Abî ʿUthmân. * Chapitre : « Celui qui suit [la nourriture] autour du plat » — le hadith de ʿUmar ibn Abî Salama : l'auteur l'a donné avec chaîne complète au chapitre « La mention du nom d'Allah sur la nourriture ». * Chapitre : « Le pain fin » — la version de ʿAmr ibn Abî ʿAmr : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète au chapitre du hays (mets de dattes, de beurre et de lait caillé). * Chapitre : « Le croyant mange dans un seul intestin » — la version d'Ibn Bukayr, c'est-à-dire Yahyâ : Abû Nuʿaym l'a donnée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj. * Chapitre : « Le lait caillé séché (aqit) » — la version de ʿAmr ibn Abî ʿAmr : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète au chapitre du hays ; et la version de Humayd : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète au chapitre « Le pain fin ». * Chapitre : « Ce que les pieux prédécesseurs mettaient en réserve » — le hadith de ʿÂ'isha : l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans le Livre de l'Hégire, de même que le hadith d'Asmâ', qu'il a également rapporté avec chaîne dans le Livre du combat sacré (jihâd) ; la version de Muhammad ibn Kathîr d'après Sufyân : at-Tabarânî l'a donnée avec chaîne complète ; la corroboration (mutâbaʿa) de Muhammad d'après Ibn ʿUyayna : Ibn Abî ʿUmar l'a rapportée dans son Musnad d'après Sufyân ibn ʿUyayna ; et la version d'Ibn Jurayj d'après ʿAtâ' : il l'a donnée avec chaîne complète dans le Livre du pèlerinage. * Chapitre : « Celui qui tend [quelque chose à son compagnon] » — la version de Thumâma d'après Anas : il l'a donnée avec chaîne complète au chapitre « Celui qui reçoit un homme comme hôte ». * Chapitre : « Les dattes fraîches et les dattes sèches » — la version de Muhammad ibn Yûsuf d'après Sufyân : je ne l'ai pas vue. * Chapitre : « Ce qui est réprouvé de l'ail et des légumes » — le hadith d'Ibn ʿUmar : l'auteur l'a donné avec chaîne complète au récit de l'expédition de Khaybar. * Chapitre : « Celui qui mange en remerciant est comme le jeûneur patient » — le hadith d'Abû Hurayra : Ibn Khuzayma, Ibn Hibbân et Ibn Mâja l'ont donné avec chaîne complète. * Chapitre : « L'homme que l'on invite à un repas » — la version de Wuhayb d'après Hishâm : al-Ismâʿîlî l'a donnée avec chaîne complète ; et la version de Yahyâ ibn Saʿîd : Ahmad ibn Hanbal l'a rapportée d'après lui dans les mêmes termes, et l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans le Livre de la prière dans une autre formulation. Chapitre : « Lorsque le repas du soir est servi » — la version d'al-Layth d'après Yûnus : dans az-Zuhriyyât.

Le Livre du sacrifice de naissance (Kitâb al-ʿaqîqa)

La version de Hajjâj, c'est-à-dire Ibn Minhâl, d'après Hammâd : al-Bayhaqî l'a donnée avec chaîne complète ; la version de « plus d'un » d'après ʿÂsim et Hishâm : an-Nasâ'î et Ahmad l'ont rapportée par la voie d'Ibn ʿUyayna d'après ʿÂsim ; Abû Dâwûd et at-Tirmidhî l'ont rapportée par la voie de ʿAbd ar-Razzâq d'après Hishâm ; Ibn Mâja l'a rapportée par la voie de ʿAbd Allâh ibn Numayr d'après Hishâm ; et un groupe l'a rapportée d'après Hishâm, d'après Hafsa, en omettant ar-Rabâb : c'est ainsi que l'ont rapportée ad-Dârimî, al-Hârith ibn Abî Usâma et d'autres ; la version de Yazîd ibn Ibrâhîm d'après Muhammad ibn Sîrîn : je ne l'ai pas vue, de même que la version d'Asbagh d'après Ibn Wahb.

Le Livre des bêtes égorgées et de la chasse (Kitâb adh-dhabâ'ih wa-s-sayd)

Passage douteuxImprimé « العبقري » ; lecture probable al-ʿAnqazî (العنقزي), le maître de Qutayba dans ce chapitre du Sahîh. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : متابعة قتيبة عن العبقري لم أقف عليها

* Chapitre : « Le gibier qui disparaît [au chasseur] deux ou trois jours » — la version de ʿAbd al-Aʿlâ d'après Dâwûd : Abû Bakr ibn Abî Shayba, Abû Yaʿlâ, al-Ismâʿîlî et d'autres l'ont donnée avec chaîne complète. * Chapitre : « Manger des sauterelles » — la version de Sufyân d'après Abû Yaʿfûr : ad-Dârimî l'a donnée avec chaîne complète ; la version d'Abû ʿAwâna d'après lui : Muslim l'a donnée avec chaîne complète ; et la version d'Isrâ'îl : at-Tabarânî l'a donnée avec chaîne complète. * Chapitre : « La bête égorgée par une femme » — la version d'al-Layth d'après Nâfiʿ : al-Ismâʿîlî l'a donnée avec chaîne complète. * Chapitre : « La bête égorgée par les Bédouins » — la corroboration de ʿAlî d'après ad-Darâwardî : je ne l'ai pas vue ; la corroboration d'Abû Khâlid : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans le Livre de l'unicité divine ; et la corroboration d'at-Tufâwî : il l'a donnée avec chaîne complète dans le Livre des ventes. * Chapitre : « L'immolation et l'égorgement » — la corroboration de Wakîʿ : Ahmad l'a rapportée d'après lui, ainsi que Muslim ; et la corroboration d'Ibn ʿUyayna : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète plus loin, d'après al-Humaydî, d'après lui. * Chapitre : « Ce qui est réprouvé de la mutilation » — la version de ʿAdî ibn Thâbit d'après Saʿîd ibn Jubayr : Muslim, al-Bukhârî dans son Târîkh et Abû Nuʿaym dans al-Mustakhraj l'ont donnée avec chaîne complète ; et la corroboration de Sulaymân ibn Harb : al-Bayhaqî l'a rapportée. * Chapitre : « La viande des ânes domestiques » — le hadith de Salama : l'auteur l'a donné avec chaîne complète au récit de l'expédition de Khaybar, de même que la version d'Abû Usâma d'après ʿUbayd Allâh, et la corroboration d'Ibn al-Mubârak d'après ʿUbayd Allâh de même ; la corroboration d'az-Zubaydî d'après az-Zuhrî : an-Nasâ'î l'a donnée avec chaîne complète ; la corroboration de ʿUqayl : Ahmad l'a donnée avec chaîne complète ; la version de Mâlik : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète peu après ; la version de Maʿmar : Muslim et al-Hasan ibn Sufyân l'ont donnée avec chaîne complète ; la version d'al-Mâjishûn : Muslim l'a donnée avec chaîne complète ; la corroboration de Yûnus : Abû Nuʿaym l'a donnée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj, et elle viendra dans le Livre de la médecine ; la version d'Ibn Ishâq : Ishâq ibn Râhawayh l'a donnée avec chaîne complète dans son Musnad ; la corroboration d'Ibn ʿUyayna : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans le Livre de la médecine ; et les corroborations d'al-Mâjishûn, de Yûnus et de Maʿmar ont précédé, comme tu le vois. * Chapitre : « Le marquage au fer » — la corroboration de Qutayba d'après al-ʿAbqarî : je ne l'ai pas trouvée.

Le Livre des sacrifices (Kitâb al-adâhî)

* Chapitre : « La Sunna du sacrifice » — la version de Mutarrif d'après ʿÂmir : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans le Livre des deux fêtes. * Chapitre : « Le sacrifice du Prophète (paix et bénédictions sur lui) ».

(Sa parole : « Et l'on mentionne : avec deux béliers gras » : Abû ʿAwâna l'a donnée avec chaîne complète dans son Sahîh, d'après le hadith d'Anas, et Ahmad d'après le hadith d'Abû Râfiʿ ; la corroboration de Wuhayb : al-Ismâʿîlî l'a donnée avec chaîne complète ; la version d'Ismâʿîl, c'est-à-dire Ibn ʿUlayya : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète peu après ; et la version de Hâtim ibn Wardân : Muslim l'a donnée avec chaîne complète. * Chapitre : la parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) à Abû Burda : « Sacrifie-la » — la corroboration de ʿUbayda, c'est-à-dire Ibn Muʿattib, d'après ash-Shaʿbî et Ibrâhîm : je ne l'ai pas vue ; la corroboration de Wakîʿ d'après Hurayth : Abû sh-Shaykh l'a donnée avec chaîne complète dans son Kitâb al-adâhî ; la version de ʿÂsim : Abû ʿAwâna l'a donnée avec chaîne complète dans son Sahîh ; la version de Dâwûd : Ahmad et Muslim l'ont donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue par une chaîne élevée dans le Musnad d'al-Hârith ; la version de Zubayd : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète deux chapitres plus loin ; la version de Firâs : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète trois chapitres plus loin ; la version d'Abû l-Ahwas : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans le Livre des deux fêtes ; la version d'Ibn ʿAwn : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans le Livre des serments et des vœux ; et la version de Hâtim ibn Wardân a précédé un peu plus haut.

Le Livre des boissons (Kitâb al-ashriba)

La corroboration de Maʿmar d'après az-Zuhrî : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans les Récits des prophètes ; la corroboration d'Ibn al-Hâd : an-Nasâ'î, Abû ʿAwâna dans son Sahîh et at-Tabarânî dans al-Awsat l'ont donnée avec chaîne complète ; chez eux, elle est de la version d'Ibn al-Hâd d'après ʿAbd al-Wahhâb ibn Bukht, d'après az-Zuhrî, et c'est ce qu'a affirmé avec certitude al-Hâkim ; peut-être la mention de ʿAbd al-Wahhâb est-elle tombée par inadvertance. La corroboration de ʿUthmân, c'est-à-dire Ibn ʿUmar ibn Mûsâ ibn ʿUbayd Allâh at-Taymî : Tammâm l'a rapportée dans ses Fawâ'id ; al-Hâkim s'est mépris en pensant qu'il s'agissait de ʿUthmân ibn ʿUmar ibn Fâris, et il a dit : « C'est seulement ʿUthmân ibn ʿUmar qui l'a rapporté d'après Yûnus, d'après az-Zuhrî » ; al-Mizzî l'a suivi sur ce point et s'est mépris. Et la version d'az-Zubaydî d'après az-Zuhrî : an-Nasâ'î et Ibn Hibbân l'ont donnée avec chaîne complète.

(Sa parole : « Et Abû Hurayra y adjoignait la jarre vernissée (hantam) et le tronc creusé (naqîr) ») Il fait allusion à un hadith que rapportent Ahmad, an-Nasâ'î et Ibn Mâja par la voie de Muhammad ibn ʿAmr, d'après Abû Salama, d'après Abû Hurayra, en entier. * Chapitre : « Ce qui est rapporté sur le fait que le vin (khamr) est ce qui voile la raison » — la version de Hajjâj d'après Hammâd : ʿAlî ibn ʿAbd al-ʿAzîz l'a donnée avec chaîne complète dans Muntakhab al-Musnad. * Chapitre : « Ce qui est rapporté sur celui qui tient le vin pour licite » — la version de Hishâm ibn ʿAmmâr : al-Hasan ibn Sufyân dans son Musnad, al-Ismâʿîlî, at-Tabarânî dans al-Kabîr, Abû Nuʿaym par quatre voies, Ibn Hibbân dans son Sahîh et d'autres l'ont donnée avec chaîne complète. * Chapitre : « La permission concernant les récipients » — la version de Khalîfa : je ne l'ai pas vue. * Chapitre : « Celui qui estime qu'on ne mélange pas les dattes non mûres et les dattes sèches » — la version de ʿAmr ibn al-Hârith : Muslim et al-Bayhaqî l'ont donnée avec chaîne complète. * Chapitre : « Boire du lait » — la version d'Ibrâhîm ibn Tahmân : Abû ʿAwâna dans son Sahîh et at-Tabarânî dans as-Saghîr l'ont donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue par une chaîne élevée dans Gharâ'ib Shuʿba d'Ibn Manda ; la version de Hishâm : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète au récit du Voyage nocturne, de même que les versions de Saʿîd et de Hammâm. * Chapitre : « Rechercher l'eau douce » — la version de Yahyâ ibn Yahyâ : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans le Livre de la procuration, et la version d'Ismâʿîl, dans le Livre de l'exégèse. * Chapitre : « Celui qui boit debout » — l'ajout de Mâlik : l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans le Livre du pèlerinage. * Chapitre : « Boire dans la coupe du Prophète (paix et bénédictions sur lui) » — la version d'Abû Burda : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans le Livre de l'attachement [au Coran et à la Sunna]. * Chapitre : « Boire l'eau bénie » — la corroboration de ʿAmr, c'est-à-dire Ibn Dînâr, d'après Jâbir : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans le Livre de l'exégèse ; la version de Husayn : il l'a donnée avec chaîne complète dans le Livre des expéditions ; la version de ʿAmr : Ahmad et Muslim l'ont donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue par une chaîne élevée dans le Musnad de ʿAbd ibn Humayd ; et la corroboration de Saʿîd ibn al-Musayyab : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans le Livre des expéditions.

Le Livre des malades et de la médecine (Kitâb al-mardâ wa-t-tibb)

Passage douteuxImprimé أبية, lire أبيه : « d'après son père ». Texte arabe imprimé : رواية سعيد ابن المسيب عن أبية

* Chapitre : « Ce qui est rapporté sur l'expiation par la maladie » — la version de Zakariyyâ ibn Abî Zâ'ida d'après Saʿd, c'est-à-dire Ibn Ibrâhîm : Muslim l'a donnée avec chaîne complète. * Chapitre : « Le mérite de celui qui a perdu la vue » — la corroboration d'Ashʿath : Ahmad et at-Tabarânî dans al-Awsat l'ont donnée avec chaîne complète ; et la corroboration d'Abû Zilâl : at-Tirmidhî et ʿAbd ibn Humayd l'ont donnée avec chaîne complète. * Chapitre : « La visite à l'associateur malade » — la version de Saʿîd ibn al-Musayyab d'après son père : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans le Livre de l'exégèse. * Chapitre : « L'invocation du visiteur pour le malade » — la version de ʿÂ'isha bint Saʿd d'après son père : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans le Livre de la médecine, sous une forme longue ; la version de ʿAmr ibn Abî Qays : nous l'avons rapportée par une chaîne élevée dans les Fawâ'id d'Abû Bakr Muhammad ibn al-ʿAbbâs ibn Najîh ; la version d'Ibrâhîm ibn Tahmân : al-Ismâʿîlî l'a donnée avec chaîne complète ; la version de Jarîr d'après Mansûr : Ibn Mâja l'a donnée avec chaîne complète ; et la version d'al-Qummî, c'est-à-dire Yaʿqûb, d'après Layth : al-Bazzâr l'a donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue par une chaîne élevée dans al-Ghaylâniyyât et dans le Juz' d'Ibn Bukhayt. * Chapitre : « La ventouse (hijâma) en voyage » — le hadith d'Ibn Buhayna : l'auteur l'a donné avec chaîne complète quelques chapitres plus loin. * Chapitre : « La ventouse sur la tête » — la version d'al-Ansârî : Ahmad, al-Ismâʿîlî, al-Bayhaqî et Abû Nuʿaym l'ont donnée avec chaîne complète. * Chapitre : « La ventouse contre la migraine » — la version de Muhammad ibn Sawâ' : al-Ismâʿîlî l'a donnée avec chaîne complète. * Chapitre : « L'antimoine (ithmid) » — le hadith d'Umm ʿAtiyya : l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans le Livre de la répudiation. * Chapitre : « La lèpre » — la version de ʿAffân : je ne l'ai pas vue. * Chapitre : « L'angine (ʿudhra) » — la version de Yûnus d'après az-Zuhrî : Ahmad ibn Hanbal l'a donnée avec chaîne complète ; et la version d'Ishâq ibn Râshid : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète deux chapitres plus loin. * Chapitre : « Le remède de celui qui souffre du ventre » — la corroboration d'an-Nadr ibn Shumayl : Ishâq ibn Râhawayh l'a donnée avec chaîne complète dans son Musnad, d'après lui. * Chapitre : « Pas de safar » — la version d'az-Zuhrî d'après Abû Salama et Sinân : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète deux chapitres plus loin. * Chapitre : « La pleurésie » — la version de ʿAbbâd ibn Mansûr : Abû Yaʿlâ l'a donnée avec chaîne complète dans son Musnad. * Chapitre : « La récompense de celui qui patiente » — la corroboration d'an-Nadr d'après Dâwûd ibn Abî l-Furât : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans le Livre du destin. * Chapitre : « Les formules de guérison (ruqâ) par la Fâtiha ».

Passage douteuxL'étoile séparatrice semble mal placée à l'intérieur de « بعد باب » (« un chapitre plus loin ») ; traduit selon ce sens, étoile conservée. Texte arabe imprimé : وصله المؤلف بعد باب وإنما لم يجزم

(Sa parole : « Et l'on mentionne d'après Ibn ʿAbbâs, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) ») L'auteur l'a donné avec chaîne complète un * chapitre plus loin ; s'il ne l'a pas énoncé de manière affirmative, c'est seulement parce qu'il l'a cité selon le sens. * Chapitre : « La formule contre le mauvais œil » — la corroboration de ʿAbd Allâh ibn Sâlim d'après az-Zubaydî : adh-Dhuhlî l'a donnée avec chaîne complète dans az-Zuhriyyât ; et la version de ʿUqayl, malgré son caractère mursal, nous est parvenue dans un Juz' de la version d'Abû l-Fadl ibn Tâhir al-Hâfiz, et al-Hâkim l'a rapportée avec chaîne complète dans al-Mustadrak. * Chapitre : « La sorcellerie » — la corroboration d'Abû Usâma : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète un chapitre plus loin ; la corroboration d'Abû Damra : il l'a donnée avec chaîne complète dans le Livre des invocations ; la corroboration d'Ibn Abî z-Zinâd : je ne l'ai pas vue ; la version d'al-Layth a précédé au chapitre « La description d'Iblîs » ; et la version d'Ibn ʿUyayna : l'auteur l'a donnée avec chaîne complète un chapitre plus loin. * Chapitre : « Le poison » — la version de ʿUrwa d'après ʿÂ'isha : nous en avons déjà parlé vers la fin du Livre des expéditions. * Chapitre : « Le lait des ânesses » — la version d'al-Layth d'après Yûnus : al-Baghawî l'a donnée avec chaîne complète dans al-Jaʿdiyyât, sans l'histoire qu'elle contient ; et Abû Nuʿaym a rapporté l'histoire et le hadith ensemble dans al-Mustakhraj, par la voie d'Abû Damra d'après Yûnus.

Le Livre du vêtement (Kitâb al-libâs)

Le hadith « Mangez, buvez et habillez-vous… », jusqu'à la fin du hadith : an-Nasâ'î, Ibn Mâja et Abû Dâwûd at-Tayâlisî l'ont donné avec chaîne complète (mawsûl), d'après le hadith de ʿAmr ibn Shuʿayb, d'après son père, d'après son grand-père. * Chapitre : Celui qui traîne son vêtement par orgueil : la corroboration (mutâbaʿa) de Yûnus d'après az-Zuhrî, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans les récits des prophètes (Ahâdîth al-anbiyâ') ; la version de Shuʿayb, mawqûfa (s'arrêtant au Compagnon), al-Ismâʿîlî l'a donnée avec chaîne complète ; la corroboration de Jabala ibn Suhaym, an-Nasâ'î l'a donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée (bi-ʿuluww) dans le Juz' de Hilâl al-Haffâr ; la corroboration de Zayd ibn ʿAbd Allâh et la corroboration de Zayd ibn Aslam, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète plus loin ; la version d'al-Layth d'après Nâfiʿ, Muslim et an-Nasâ'î l'ont donnée avec chaîne complète ; la corroboration de Mûsâ ibn ʿUqba, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans le mérite d'Abû Bakr ; la corroboration de ʿUmar ibn Muhammad, Muslim l'a donnée avec chaîne complète ; et la corroboration de Qudâma ibn Mûsâ, Abû ʿAwâna l'a donnée avec chaîne complète dans son Sahîh, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans les Thaqafiyyât. * Chapitre : Les manteaux (al-ardiya) : le hadith d'Anas, l'auteur l'a donné avec chaîne complète peu après. * Chapitre : L'encolure de la chemise : la corroboration d'Ibn Tâwûs, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre de] l'aumône obligatoire (az-zakât) et dans [le Livre du] combat sacré (al-jihâd) ; la corroboration d'Abû z-Zinâd, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans l'aumône obligatoire ; la version de Hanzala a été mentionnée dans l'aumône obligatoire, ainsi que le fait qu'al-Ismâʿîlî l'a donnée avec chaîne complète, et de même pour la version de Jaʿfar ibn Rabîʿa d'après al-Aʿraj. * Chapitre : La tunique (al-qabâ') : la corroboration de ʿAbd Allâh ibn Yûsuf d'après al-Layth, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre de] la prière (as-salât) ; et la version d'un autre que lui d'après al-Layth, avec la formulation « une tunique fendue (farrûj) de soie », Abû Nuʿaym l'a donnée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj ʿalâ Muslim, par la voie de Yûnus ibn Muhammad d'après al-Layth. * Chapitre : Se couvrir la tête (at-taqannuʿ) : le hadith d'Ibn ʿAbbâs, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans [le Livre de] la prière du vendredi (al-jumuʿa), et le hadith d'Anas, il l'a donné avec chaîne complète dans les mérites des Ansâr. * Chapitre : Les manteaux rayés (al-burûd) : le hadith de Khabbâb, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans la prière. * Chapitre : Le port de la soie : la version d'Abû Maʿmar d'après ʿAbd al-Wârith, Abû Nuʿaym l'a donnée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj, et la version de ʿAbd Allâh ibn Rajâ', an-Nasâ'î l'a donnée avec chaîne complète. * Chapitre : Toucher la soie sans la porter : la version d'az-Zubaydî d'après az-Zuhrî, at-Tabarânî l'a donnée avec chaîne complète dans al-Muʿjam al-kabîr et dans Musnad ash-Shâmiyyîn, ainsi que Tammâm ar-Râzî dans ses Fawâ'id ; et j'ai exposé l'erreur d'al-Mizzî à son sujet dans ses Atrâf, dans le grand ouvrage de takhrîj. * Chapitre : Le port du qassî (étoffe mêlée de soie) : la version de ʿÂsim d'après Abû Burda, Muslim et Abû Dâwûd l'ont donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans les Mahâmiliyyât. * Chapitre : La tente rouge : la version d'al-Layth d'après Yûnus, al-Ismâʿîlî l'a donnée avec chaîne complète. * Chapitre : Le vêtement boutonné d'or : la version d'al-Layth d'après Ibn Abî Mulayka, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre de] la donation (al-hiba).

* Chapitre : Les bagues d'or : la version de ʿAmr — c'est-à-dire Ibn Marzûq — d'après Shuʿba, Abû ʿAwâna l'a donnée avec chaîne complète dans son Sahîh, ainsi que Qâsim ibn Asbagh, et par sa voie Ibn ʿAbd al-Barr ; la corroboration d'Ibrâhîm ibn Saʿd d'après az-Zuhrî, Ahmad et Muslim l'ont donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans les Amâlî d'Abû l-Qâsim ibn al-Jarrâh ; la corroboration de Ziyâd ibn Saʿd, Muslim l'a donnée avec chaîne complète, et nous l'avons rapportée dans les Fawâ'id d'al-Fâkihî ; la corroboration de Shuʿayb, al-Ismâʿîlî l'a donnée avec chaîne complète, et de même la version d'Ibn Musâfir. * Chapitre : Le chaton de la bague : la version de Yahyâ ibn Ayyûb d'après Humayd, nous l'avons rapportée dans le Musnad Humayd ʿan Anas d'al-Qâsim ibn Zakariyyâ al-Mutarriz. * Chapitre : La bague pour les femmes : l'ajout (ziyâda) d'Ibn Wahb d'après Ibn Jurayj, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans l'exégèse de [la sourate] al-Mumtahana. * Chapitre : L'emprunt des colliers : l'ajout d'Ibn Numayr d'après Hishâm, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans [le Livre de] la purification (at-tahâra). * Chapitre : Les boucles d'oreilles pour les femmes : le hadith d'Ibn ʿAbbâs a précédé un chapitre plus haut. * Chapitre : Ceux qui imitent [l'autre sexe] : la corroboration de ʿAmr — c'est-à-dire Ibn Marzûq —, Abû Nuʿaym l'a donnée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj. Sa parole : « L'un de nos compagnons a dit, d'après al-Makkî ibn Ibrâhîm » : nous l'avons rapporté par la voie d'Abû Umayya at-Tarsûsî d'après Makkî ; il se trouve dans le Juz' d'Abû l-Fadl ibn al-Furât, et dans Shuʿab al-îmân d'al-Bayhaqî par une autre voie d'après Makkî. Il semble que Makkî ibn Ibrâhîm l'ait transmis de façon mursal (sans relier la chaîne) lorsqu'il le rapporta à al-Bukhârî, puis qu'al-Bukhârî l'ait entendu de lui avec chaîne complète. * Chapitre : Les cheveux bouclés : sa parole : « L'un de mes compagnons a dit, d'après Mâlik ibn Ismâʿîl » : il s'agit de Yaʿqûb ibn Sufyân ; c'est ainsi qu'il l'a rapporté dans son Târîkh, avec l'ajout auquel l'auteur a fait allusion ; la corroboration de Shuʿba, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans le chapitre de la description du Prophète (paix et bénédictions sur lui) ; la version de Hishâm d'après Maʿmar, Yaʿqûb ibn Sufyân l'a également donnée avec chaîne complète, ainsi qu'al-Ismâʿîlî ; et la version d'Abû Hilâl, al-Bayhaqî l'a donnée avec chaîne complète dans Dalâ'il an-nubuwwa. * Chapitre : Le rajout de cheveux : la version d'Ibn Abî Shayba d'après Yûnus ibn Muhammad, al-Ismâʿîlî l'a donnée avec chaîne complète ; et la corroboration d'Ibn Ishâq d'après Abân ibn Sâlih, nous l'avons rapportée dans les Mahâmiliyyât par la voie des gens d'Ispahan. * Chapitre : Les images : la version d'al-Layth d'après Yûnus, Abû Nuʿaym l'a donnée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj, et elle se trouve dans al-Muʿjam al-kabîr d'at-Tabarânî. * Chapitre : Celui qui réprouve de s'asseoir sur les images : la version d'Ibn Wahb, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre du] commencement de la création (bad' al-khalq). Sa parole : « Certains ont dit : Le propriétaire de la monture a davantage droit à l'avant de celle-ci, à moins qu'il ne le lui permette » : il existe à ce sujet un hadith marfûʿ (remontant au Prophète), que j'ai exposé dans le grand ouvrage.

Le Livre des bonnes manières (Kitâb al-adab)

Passage douteuxImprimé الناسي (« l'oublieux »), probablement الناس, conformément au titre du chapitre chez al-Bukhârî : « Ce qui est permis quand on évoque les gens » ; lecture retenue « les gens ». Texte arabe imprimé : باب ما يجوز من ذكر الناسي Imprimé يرى كفارس قال, probablement ير إكفار من قال, conformément au titre du chapitre chez al-Bukhârî ; lecture retenue « Celui qui ne voit pas la mécréance de celui qui a dit cela ». Texte arabe imprimé : باب من لم يرى كفارس قال ذلك متأولا

* Chapitre : Qui, parmi les gens, a le plus droit à une bonne compagnie : la version d'Ibn Shubruma et de Yahyâ ibn Ayyûb, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans al-Adab al-mufrad, et Muslim a rapporté la voie d'Ibn Shubruma. * Chapitre : Les liens que la femme entretient avec sa mère : la version d'al-Layth d'après Hishâm, nous l'avons rapportée avec une chaîne élevée (bi-ʿuluww) dans le Juz' d'Abû l-Jahm. * Chapitre : On humecte les liens de parenté : l'ajout (ziyâda) de ʿAnbasa ibn ʿAbd al-Wâhid, l'auteur l'a donné avec chaîne complète (mawsûl) dans son Birr al-wâlidayn, en dehors du Jâmiʿ, et dans al-Adab al-mufrad, ainsi qu'al-Ismâʿîlî et Abû Nuʿaym dans leurs deux Mustakhraj. * Chapitre : Celui qui a entretenu les liens de parenté du temps de l'associationnisme : sa parole : « On dit aussi, d'après Abû l-Yamân : أتحنت (atahannatu) », c'est-à-dire avec la lettre à deux points dessus (t) : c'est la version d'Abû Zurʿa ad-Dimashqî d'après Abû l-Yamân, ainsi qu'Abû Nuʿaym l'a rapportée dans al-Mustakhraj ; la version de Maʿmar, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre de] la prière (as-salât) ; la version de Sâlih ibn Kaysân, Muslim l'a donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans al-Îmân d'Ibn Manda ; la version d'Ibn Musâfir, at-Tabarânî l'a donnée avec chaîne complète dans al-Kabîr ; la corroboration (mutâbaʿa) de Hishâm ibn ʿUrwa, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre de] l'affranchissement (al-ʿitq) ; et la version d'Ibn Ishâq se trouve dans ses Maghâzî. * Chapitre : La miséricorde envers l'enfant : la version de Thâbit d'après Anas, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre des] funérailles (al-janâ'iz). * Chapitre : Le péché de celui dont le voisin n'est pas à l'abri de ses méfaits : la corroboration de Shabâba, al-Ismâʿîlî l'a donnée avec chaîne complète, et Ishâq ibn Râhawayh l'a rapportée d'après lui dans son Musnad ; la corroboration d'Asad ibn Mûsâ, at-Tabarânî l'a donnée avec chaîne complète dans son Makârim al-akhlâq ; la version de Humayd ibn al-Aswad, je ne l'ai pas vue ; la version de ʿUthmân ibn ʿUmar, Ahmad l'a donnée avec chaîne complète d'après lui dans son Musnad ; et la version de Shuʿayb ibn Ishâq et d'Abû Bakr ibn ʿAyyâsh, je ne l'ai pas vue. * Chapitre : La bonne parole : le hadith d'Abû Hurayra, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans [le Livre de] la réconciliation (as-sulh), par la version de Hammâm ibn Munabbih d'après lui. * Chapitre : Le bon caractère : le hadith d'Ibn ʿAbbâs, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans le commencement de la Révélation (bad' al-wahy) et dans le jeûne (as-siyâm), et le hadith d'Abû Dharr, il l'a donné avec chaîne complète dans les mérites de Quraysh. * Chapitre : La parole d'Allah le Très-Haut : « Que des gens ne se moquent pas d'autres gens » [Al-Hujurât : 11] : la version d'ath-Thawrî d'après Hishâm, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre du] mariage (an-nikâh) ; la version de Wuhayb, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre de] l'exégèse (at-tafsîr) ; et la version d'Abû Muʿâwiya, il y a déjà été fait allusion dans l'exégèse. * Chapitre : Ce qui est interdit en fait d'insulte et de malédiction : la corroboration de Ghundar, Ahmad l'a rapportée d'après lui dans son Musnad. * Chapitre : Ce qui est permis quand on évoque les gens : le hadith de Dhû l-Yadayn a précédé dans la prière. * Chapitre : Ce qui est réprouvé dans l'éloge mutuel : la version de Wuhayb d'après Khâlid — c'est-à-dire al-Hadhdhâ' —, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète plus loin, d'après Mûsâ, d'après lui. * Chapitre : Celui qui fait l'éloge de son frère : le hadith de Saʿd — c'est-à-dire Ibn Abî Waqqâs —, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans les mérites de ʿAbd Allâh ibn Salâm. * Chapitre : L'orgueil : la version de Muhammad ibn ʿÎsâ, je ne l'ai pas trouvée. * Chapitre : Le délaissement de celui qui a désobéi : le hadith de Kaʿb est une partie du récit de son repentir, et il a précédé dans [le Livre des] expéditions (al-maghâzî). * Chapitre : Rend-on visite à son compagnon chaque jour ? : la version d'al-Layth d'après ʿUqayl, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans l'émigration (al-hijra), au sein d'un long hadith. * Chapitre : La visite : le récit de Salmân et d'Abû d-Dardâ', l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans le jeûne, d'après le hadith d'Abû Juhayfa. * Chapitre : La fraternisation : le hadith d'Abû Juhayfa a précédé, comme tu le vois, et le hadith de ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans [le Livre des] ventes (al-buyûʿ). * Chapitre : Le sourire et le rire : le hadith de Fâtima, il l'a donné avec chaîne complète dans les mérites (al-manâqib), et le hadith d'Ibn ʿAbbâs, il l'a donné avec chaîne complète dans les funérailles ; quant à la version d'al-Humaydî, il en a déjà été question dans les expéditions. * Chapitre : Celui qui taxe son frère de mécréance : la version de ʿIkrima ibn ʿAmmâr, Abû Nuʿaym l'a donnée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj. * Chapitre : Celui qui ne voit pas la mécréance de celui qui a dit cela en l'interprétant : la parole de ʿUmar à Hâtib, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans les expéditions, d'après le hadith de ʿAlî, d'après lui. * Chapitre : Ce qui est permis en fait de colère : la version d'al-Makkî ibn Ibrâhîm, Ahmad l'a rapportée d'après lui dans son Musnad, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans le Musnad d'ad-Dârimî, d'après lui également.

(Sa parole : * « Chapitre : La parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : “Facilitez et ne rendez pas les choses difficiles.” Il aimait l'allègement et la facilité pour les gens ») Quant au hadith « Facilitez », il l'a donné avec chaîne complète (mawsûl) dans le chapitre même ; quant au hadith « Il aimait l'allègement », il a fait par là allusion à un hadith qu'il a donné avec chaîne complète dans [le Livre de] la prière (as-salât), au chapitre : Ce que l'on prie après la prière de l'après-midi, d'après le hadith de ʿÂ'isha, avec la formulation : « Il aimait ce qui allégeait leur charge » ; et il a chez lui, dans [le Livre des] bonnes manières (al-adab), d'après le hadith d'Abû Barza, qu'il fut témoin de la facilité du Prophète (paix et bénédictions sur lui). La version d'al-Layth d'après Yûnus, dans le récit du Bédouin, adh-Dhuhlî l'a donnée avec chaîne complète. * Chapitre : La courtoisie : la version de Hammâd ibn Zayd d'après Ayyûb, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre du] quint (al-khums), et la version de Hâtim ibn Wardân, il l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre des] témoignages (ash-shahâdât). * Chapitre : La parole de l'invité à son hôte : « Je ne mangerai pas » : le hadith d'Abû Juhayfa, il l'a donné avec chaîne complète deux chapitres plus haut. * Chapitre : Honorer l'aîné : la version d'al-Layth d'après Yahyâ — c'est-à-dire Ibn Saʿîd —, Muslim, at-Tirmidhî et an-Nasâ'î l'ont donnée avec chaîne complète ; et la version d'Ibn ʿUyayna, Muslim et an-Nasâ'î l'ont donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée (bi-ʿuluww) dans les Ziyâdât. * Chapitre : La satire des associateurs : la corroboration (mutâbaʿa) de ʿUqayl, at-Tabarânî l'a donnée avec chaîne complète dans al-Kabîr ; et la version d'az-Zubaydî, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans at-Târîkh as-saghîr, ainsi qu'at-Tabarânî. * Chapitre : Ce qui a été rapporté au sujet de la parole de l'homme : « Malheur à toi ! » : la corroboration de Yûnus d'après az-Zuhrî, al-Bayhaqî l'a donnée avec chaîne complète ; la version de ʿAbd ar-Rahmân ibn Khâlid, adh-Dhuhlî l'a donnée avec chaîne complète ; la version d'an-Nadr ibn Shumayl d'après Shuʿba, Ishâq ibn Râhawayh l'a donnée avec chaîne complète d'après lui, à ce que je pense ; la version de ʿUmar ibn Muhammad, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre des] expéditions (al-maghâzî) ; et la version de Shuʿba d'après Qatâda, sous sa forme abrégée, Muslim et Ahmad l'ont donnée avec chaîne complète. * Chapitre : Le signe de l'amour pour Allah le Très-Haut : la corroboration de Jarîr ibn Hâzim, Abû Nuʿaym l'a donnée avec chaîne complète dans Kitâb al-muhibbîn ; la corroboration d'Abû ʿAwâna, Abû ʿAwâna l'a donnée avec chaîne complète dans son Sahîh ; la corroboration de Sulaymân ibn Qarm, Muslim l'a donnée avec chaîne complète dans son Sahîh ; quant à la version d'Abû Muʿâwiya et de Muhammad ibn ʿUbayd, Muslim a dit dans son Sahîh, de même qu'al-Hasan ibn Sufyân dans son Musnad : « Muhammad ibn ʿAbd Allâh ibn Numayr nous a rapporté : Abû Muʿâwiya et Muhammad ibn ʿUbayd nous ont informés, tous deux », avec ce texte ; et le hadith de Muhammad ibn ʿUbayd nous est parvenu avec une chaîne élevée dans les Fawâ'id d'an-Najjâd.

* Chapitre : La parole de l'homme : « Bienvenue ! » : le hadith de ʿÂ'isha, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans les signes de la prophétie, et le hadith d'Umm Hâni', l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans la prière et ailleurs, d'après son propre hadith. * Chapitre : Ne dis pas : « Mon âme est devenue mauvaise » : la corroboration de ʿUqayl, at-Tabarânî l'a donnée avec chaîne complète dans al-Kabîr, ainsi que Samawayh dans ses Fawâ'id. * Chapitre : La parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Le karm (nom donné à la vigne) n'est autre que le cœur du croyant » : il l'a donné avec chaîne complète dans le chapitre même ; le hadith « Le failli n'est autre que… », l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans [le Livre des] propos qui attendrissent les cœurs (ar-riqâq) ; le hadith « Le vrai lutteur n'est autre que… », l'auteur l'a donné avec chaîne complète avec la formulation : « Le fort n'est autre que celui qui se maîtrise », et il l'a aussi donné avec chaîne complète avec la formulation mentionnée ; et le hadith « Il n'est de roi qu'Allah », Muslim l'a donné avec chaîne complète, et il nous est parvenu avec une chaîne élevée dans la Sahîfa de Hammâm ; l'origine du hadith se trouve chez l'auteur, sans l'ajout (ziyâda). * Chapitre : La parole de l'homme : « Que mon père et ma mère te soient donnés en rançon » : le hadith d'az-Zubayr, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans les mérites (al-manâqib). * Chapitre : La parole de l'homme : « Qu'Allah fasse de moi ta rançon » : la parole d'Abû Bakr, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans l'émigration (al-hijra), d'après le hadith d'Abû Saʿîd. * Chapitre : La parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Donnez-vous mon nom » : Anas l'a dit ; cela viendra au chapitre : Celui qui a donné des noms de prophètes ; le hadith d'Anas a précédé dans [le Livre des] funérailles (al-janâ'iz), son hadith sur « Donnez-vous mon nom », il l'a donné avec chaîne complète dans [le Livre des] ventes (al-buyûʿ), et le hadith d'Abû Bakra se trouve dans [le Livre de] l'éclipse (al-kusûf). * Chapitre : Celui qui appelle son compagnon : la version d'Abû Hâzim d'après Abû Hurayra, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre des] aliments (al-atʿima). * Chapitre : La kunya de l'associateur : le hadith d'al-Miswar, il l'a donné avec chaîne complète dans [le Livre du] mariage (an-nikâh). * Chapitre : Les propos à double sens : la version d'Ishâq d'après Anas, il l'a donnée avec chaîne complète dans les funérailles. * Chapitre : Sa parole à propos d'une chose : « Ce n'est rien » : le hadith d'Ibn ʿAbbâs, il l'a donné avec chaîne complète dans [le Livre de] la purification (at-tahâra), dans les funérailles et en plus d'un endroit. * Chapitre : Lever le regard vers le ciel : la version d'Ayyûb d'après Ibn Abî Mulayka, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète vers la fin des expéditions, et Ibn Hibbân l'a rapportée avec la formulation que l'auteur a donnée sans chaîne (muʿallaq). * Chapitre : Dire Allâhu akbar : la version d'Ibn Abî Thawr, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre de] la science (al-ʿilm) et ailleurs.

Le Livre de la demande de permission (Kitâb al-isti'dhân)

Passage douteuxImprimé « الدهلي » ; lecture probable adh-Dhuhlî (الذهلي), auteur des *Zuhriyyât*. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وصلهما الدهلي في الزهريات

* Chapitre : Le plus jeune salue le plus âgé : la version d'Ibrâhîm ibn Tahmân, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète (mawsûl) dans al-Adab al-mufrad. * Chapitre : Saluer trois fois : la version d'Ibn al-Mubârak d'après Ibn ʿUyayna, Abû Nuʿaym l'a donnée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj. * Chapitre : Lorsqu'on est invité : la version de Saʿîd d'après Qatâda, il l'a donnée avec chaîne complète dans al-Adab al-mufrad, ainsi qu'Abû Dâwûd. * Chapitre : Le salut des hommes aux femmes : la corroboration (mutâbaʿa) de Shuʿayb d'après az-Zuhrî, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre des] propos qui attendrissent les cœurs (ar-riqâq) ; la version de Yûnus, il l'a donnée avec chaîne complète dans le mérite de ʿÂ'isha ; et la version d'an-Nuʿmân ibn Râshid, at-Tabarânî l'a donnée avec chaîne complète dans al-Kabîr, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée (bi-ʿuluww) dans le Juz' de Hilâl al-Haffâr. * Chapitre : Celui qui rend le salut : le hadith de ʿÂ'isha a précédé, comme tu le vois ; le hadith de la réponse des anges à Adam, l'auteur l'a donné avec chaîne complète au début du Livre de la demande de permission, par la version de Hammâm d'après Abû Hurayra ; et la version d'Abû Usâma d'après ʿUbayd Allâh, il l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre des] serments et des vœux (al-aymân wa n-nudhûr). * Chapitre : Par qui commence-t-on dans une lettre ? : la version d'al-Layth d'après Jaʿfar a précédé dans [le Livre des] ventes (al-buyûʿ) ; et la version de ʿUmar ibn Abî Salama, Abû Nuʿaym l'a donnée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans les Fawâ'id d'Ibn as-Sammâk et dans le troisième [fascicule] d'al-Mukhallis. * Chapitre : Sa parole : « Levez-vous pour votre chef » : sa parole : « L'un de mes compagnons m'a fait comprendre une partie [du hadith], d'après Abû l-Walîd » : le hadith nous est parvenu en entier par la version de Muhammad ibn Saʿd, le secrétaire d'al-Wâqidî, d'après Abû l-Walîd, qui l'a rapporté dans at-Tabaqât ; et il nous est parvenu également par la version de Muhammad ibn Ayyûb ibn ad-Durays d'après Abû l-Walîd, qu'al-Bayhaqî a rapportée dans Shuʿab al-îmân. * Chapitre : La poignée de main : le hadith d'Ibn Masʿûd, l'auteur l'a donné avec chaîne complète un chapitre plus loin, et le hadith de Kaʿb ibn Mâlik est un abrégé du récit de son repentir, et il se trouve dans [le Livre des] expéditions (al-maghâzî) et ailleurs. * Chapitre : Celui qui répond par « Labbayk » : la version d'Abû Shihâb, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre de] l'emprunt (al-istiqrâd), et la version d'Abû Sâlih d'après Abû d-Dardâ' viendra dans les propos qui attendrissent les cœurs. * Chapitre : Celui qui s'accoude devant ses compagnons : le hadith de Khabbâb, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans les signes de la prophétie. * Chapitre : S'asseoir comme cela vient : la version de Maʿmar, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans les ventes ; et la version de Muhammad ibn Abî Hafsa et de ʿAbd Allâh ibn Budayl, ad-Dahlî les a données toutes deux avec chaîne complète dans les Zuhriyyât. * Chapitre : La circoncision après l'âge adulte : la version d'Ibn Idrîs d'après son père, al-Ismâʿîlî l'a donnée avec chaîne complète. * Chapitre : Ce qui a été rapporté au sujet de la construction : le hadith d'Abû Hurayra, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans [le Livre de] la foi (al-îmân), au sein d'un hadith.

Le Livre des invocations (Kitâb ad-daʿawât)

La version de Muʿtamir d'après son père, Muslim l'a donnée avec chaîne complète (mawsûl). * Chapitre : Le repentir : la corroboration (mutâbaʿa) d'Abû ʿAwâna, Abû Nuʿaym l'a donnée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj ; la corroboration de Jarîr, Muslim l'a donnée avec chaîne complète ; la version d'Abû Usâma, Muslim l'a donnée avec chaîne complète ; les versions de Shuʿba et d'Abû Muslim, le guide d'al-Aʿmash — son nom est ʿUbayd Allâh ibn ʿAbd al-Quddûs —, je ne les ai pas vues ; et la version d'Abû Muʿâwiya, Ahmad et Ishâq l'ont rapportée d'après lui dans leurs deux Musnad. * Chapitre sans titre : la corroboration d'Abû Damra, al-Bukhârî l'a donnée avec chaîne complète dans al-Adab al-mufrad ; la corroboration d'Ismâʿîl ibn Zakariyyâ, at-Tabarânî l'a donnée avec chaîne complète dans al-Awsat ; la version de Yahyâ — c'est al-Qattân —, l'imam Ahmad l'a rapportée d'après lui, ainsi qu'an-Nasâ'î dans al-Yawm wa-l-layla, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée (bi-ʿuluww) dans la septième partie du Hadîth d'al-Muzakkî ; la version de Bishr ibn al-Mufaddal, Musaddad l'a rapportée d'après lui dans son Musnad ; la version de Mâlik, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre de] l'unicité (at-tawhîd) ; et la version d'Ibn ʿAjlân, Ahmad, at-Tirmidhî et an-Nasâ'î l'ont rapportée. * Chapitre : L'invocation dans la prière : la version de ʿAmr — c'est Ibn al-Hârith —, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans l'unicité. * Chapitre : L'invocation après la prière : la corroboration de ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar d'après Sumayy, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre de] la prière (as-salât) ; la version d'Ibn ʿAjlân d'après Sumayy et Rajâ', Muslim et at-Tabarânî dans al-Awsat l'ont donnée avec chaîne complète ; la version de Jarîr d'après ʿAbd al-ʿAzîz ibn Rufayʿ, al-Ismâʿîlî et an-Nasâ'î l'ont donnée avec chaîne complète ; la version de Suhayl d'après son père, Muslim et an-Nasâ'î l'ont donnée avec chaîne complète ; et la version de Shuʿba d'après Mansûr, Ahmad l'a donnée avec chaîne complète. * Chapitre : La parole d'Allah le Très-Haut : « Et prie pour eux » [At-Tawba : 103] : le hadith d'Abû Mûsâ, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans [le Livre des] expéditions (al-maghâzî). * Chapitre : Lever les mains : le hadith d'Abû Mûsâ se trouve dans celui qui le précède ; le hadith d'Ibn ʿUmar, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans l'expédition de la Conquête (ghazwat al-fath) ; et la version d'al-Uwaysî, Abû Nuʿaym l'a donnée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj. * Chapitre : L'invocation dans l'angoisse : la version de Wahb ibn Jarîr ibn Hâzim d'après Shuʿba, je ne l'ai pas vue. * Chapitre : L'invocation pour les enfants : le hadith d'Abû Mûsâ, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans [le Livre du] sacrifice de naissance (al-ʿaqîqa) et dans [celui des] bonnes manières (al-adab). * Chapitre : L'invocation lorsqu'on descend dans une vallée : le hadith de Jâbir, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans [le Livre du] combat (al-jihâd), de même que le hadith de Yahyâ ibn Abî Ishâq d'après Anas. * Chapitre : L'invocation pour celui qui se marie : la version d'Ibn ʿUyayna, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans les expéditions ; la version de Muhammad ibn Muslim, je ne l'ai pas vue. * Chapitre : La répétition de l'invocation : l'ajout (ziyâda) de ʿÎsâ ibn Yûnus, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans [le Livre de] la médecine (at-tibb) ; la version d'al-Layth ibn Saʿd a précédé dans la description d'Iblîs. * Chapitre : L'invocation contre les associateurs : le hadith d'Ibn Masʿûd, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans la prière, dans [les chapitres de] la demande de pluie (al-istisqâ') ; et le hadith d'Ibn ʿUmar, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans les expéditions. * Chapitre : La parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Ô Allah, pardonne-moi » : la version de ʿUbayd Allâh ibn Muʿâdh, Muslim l'a rapportée d'après lui. * Chapitre : Le mérite de la formule « Il n'est de divinité qu'Allah » (at-tahlîl) : la version d'Ibrâhîm ibn Yûsuf, je ne l'ai pas vue ; la version de Mûsâ ibn Ismâʿîl, Ibn Abî Khaythama l'a rapportée d'après lui dans son Târîkh ; la version d'Ismâʿîl — c'est Ibn Abî Khâlid — d'après ash-Shaʿbî, al-Husayn ibn al-Hasan al-Marwazî l'a donnée avec chaîne complète dans les Ziyâdât au Zuhd d'Ibn al-Mubârak ; la version d'Âdam, je ne l'ai pas vue, et il semble qu'elle se trouve dans son recueil (nuskha) bien connu ; la version d'al-Aʿmash, an-Nasâ'î l'a donnée avec chaîne complète dans al-Kubrâ ; la version de Husayn, an-Nasâ'î l'a donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans ad-Duʿâ' de Muhammad ibn Fudayl ; et la version d'Abû Muhammad al-Hadramî d'après Abû Ayyûb, Ahmad et at-Tabarânî dans al-Kabîr l'ont donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans les Amâlî d'al-Mahâmilî. * Chapitre : Le mérite du rappel d'Allah (dhikr) : la version de Shuʿba, Ahmad et al-Ismâʿîlî l'ont donnée avec chaîne complète ; et la version de Suhayl d'après son père, Ahmad et Abû Dâwûd at-Tayâlisî l'ont donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans al-Arbaʿîn d'ath-Thaqafî.

Le Livre des propos qui attendrissent les cœurs (Kitâb ar-riqâq)

Passage douteuxImprimé « الحرقي » ; lecture probable al-Hurfî (الحرفي), Abû l-Qâsim al-Hurfî, auteur des *Amâlî*. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : ووقعت لنا بعلو في أمالي الحرقي

La version d'al-ʿAbbâs al-ʿAnbarî, Ibn Mâja l'a rapportée d'après lui. * Chapitre : Celui qui atteint soixante ans : la corroboration d'Abû Hâzim, al-Ismâʿîlî et Ibn Manda dans at-Tawhîd l'ont donnée avec chaîne complète ; la corroboration d'Ibn ʿAjlân, Ahmad et al-Bayhaqî l'ont donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans les Fawâ'id d'al-Fâkihî ; la version d'al-Layth d'après Yûnus, al-Ismâʿîlî l'a donnée avec chaîne complète ; la version d'Ibn Wahb, Muslim l'a donnée avec chaîne complète ; et la version de Shuʿba d'après Qatâda, Muslim l'a donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans les Amâlî d'al-Harqî. * Chapitre : L'œuvre par laquelle on recherche la face d'Allah : le hadith de Saʿd — c'est Ibn Abî Waqqâs —, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans [le Livre des] parts successorales (al-farâ'id) et ailleurs. * Chapitre : Ceux qui possèdent le plus sont ceux qui auront le moins : la version d'an-Nadr ibn Shumayl, al-Ismâʿîlî, Ibn Manda dans al-Îmân et Ibn Hibbân dans son Sahîh l'ont donnée avec chaîne complète ; et le hadith de ʿAtâ' ibn Yasâr d'après Abû d-Dardâ', al-Bayhaqî l'a donné avec chaîne complète dans al-Baʿth wa-n-nushûr. * Chapitre : Je n'aimerais pas avoir [l'équivalent de] Uhud en or : la version d'al-Layth d'après Yûnus se trouve dans les Zuhriyyât. * Chapitre : La richesse est la richesse de l'âme : la corroboration d'Ayyûb a été mentionnée dans [le Livre du] mariage (an-nikâh) ; la corroboration de ʿAwf, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète, également dans le mariage ; les versions de Sakhr et de Hammâd, an-Nasâ'î et Ibn Manda dans al-Îmân les ont données avec chaîne complète, et le hadith de Sakhr nous est parvenu avec une chaîne élevée dans les Jaʿdiyyât. * Chapitre : Comment était la vie du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : sa parole : « Abû Nuʿaym m'a rapporté environ la moitié de ce hadith » : an-Nasâ'î, al-Hâkim dans al-Mustadrak et Abû Nuʿaym dans al-Hilya l'ont donné avec chaîne complète, en entier. * Chapitre : La modération et la constance dans l'œuvre : la version de ʿAffân, Ahmad l'a rapportée d'après lui dans son Musnad. Chapitre : Le mérite de la crainte d'Allah le Très-Haut : la version de Muʿâdh d'après Shuʿba, il en a déjà été question dans les récits des prophètes. Chapitre : L'isolement est un repos loin des mauvaises fréquentations : la version de Muhammad ibn Yûsuf, Muslim, al-Ismâʿîlî et Ibn Manda dans al-Îmân l'ont donnée avec chaîne complète ; la corroboration d'az-Zubaydî, Muslim l'a donnée avec chaîne complète ; la corroboration de Sulaymân ibn Kathîr, Abû Dâwûd l'a donnée avec chaîne complète ; la corroboration d'an-Nuʿmân ibn Râshid, Ahmad ibn Hanbal l'a donnée avec chaîne complète ; la version de Maʿmar, Ahmad et Muslim l'ont donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans le Musnad de ʿAbd ibn Humayd ; la version de Yûnus se trouve dans les Zuhriyyât d'adh-Dhuhlî, de même que les versions d'Ibn Musâfir et de Yahyâ ibn Saʿîd.

* Chapitre : La parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « J'ai été envoyé, l'Heure et moi, comme ces deux-ci » : la corroboration d'Isrâ'îl d'après Abû Hasîn, al-Ismâʿîlî l'a donnée avec chaîne complète. * Chapitre : Celui qui aime la rencontre d'Allah : la version d'Abû Dâwûd — c'est at-Tayâlisî — se trouve dans son Musnad, et at-Tirmidhî l'a donnée avec chaîne complète ; la version de ʿAmr ibn Marzûq, at-Tabarânî l'a donnée avec chaîne complète dans al-Kabîr ; et la version de Saʿîd d'après Qatâda, Muslim, at-Tirmidhî et an-Nasâ'î l'ont donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans al-Baʿth d'Ibn Abî Dâwûd. * Chapitre : Le souffle dans la Trompe : le hadith d'Abû Saʿîd, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans [le Livre de] l'exégèse (at-tafsîr). * Chapitre : Allah saisira la terre : la version de Nâfiʿ d'après Ibn ʿUmar, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans l'unicité, et elle viendra plus loin. * Chapitre : Celui dont le compte est examiné minutieusement sera châtié : les corroborations d'Ibn Jurayj et de Muhammad ibn Sulaym, Abû ʿAwâna les a données toutes deux avec chaîne complète dans son Sahîh ; la corroboration d'Ayyûb, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans l'exégèse ; et la version de Sâlih ibn Rustum, Ishâq ibn Râhawayh dans son Musnad et Abû ʿAwâna dans son Sahîh l'ont donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans les Mahâmiliyyât. * Chapitre : La description du Paradis et de l'Enfer : le hadith d'Abû Saʿîd, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans l'unicité ; et la version d'Ishâq ibn Ibrâhîm d'après al-Mughîra ibn Salama, Abû Nuʿaym l'a donnée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj ʿalâ Muslim, par la voie d'Ishâq ibn Râhawayh dans son Musnad. * Chapitre : Le Bassin (al-hawd) : le hadith de ʿAbd Allâh ibn Zayd, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans [le Livre des] mérites (al-manâqib) ; la corroboration de ʿÂsim d'après Abû Wâ'il, al-Hârith ibn Abî Usâma l'a donnée avec chaîne complète dans son Musnad ; la version de Husayn, Muslim l'a donnée avec chaîne complète ; la version d'Ahmad ibn Shabîb d'après son père, Abû ʿAwâna dans son Sahîh et al-Ismâʿîlî l'ont donnée avec chaîne complète ; les versions de Shuʿayb et de ʿUqayl se trouvent dans les Zuhriyyât d'adh-Dhuhlî ; la version d'az-Zubaydî, adh-Dhuhlî l'a également donnée avec chaîne complète, ainsi qu'ad-Dâraqutnî dans al-Afrâd ; et l'ajout d'Ibn Abî ʿAdî d'après Shuʿba, Muslim l'a donné avec chaîne complète.

Le Livre du destin (Kitâb al-qadar)

Passage douteuxImprimé « باب » suivi directement de « رواية شبابة » : le titre du chapitre semble être tombé ; traduit tel quel (« Chapitre : la version de Shabâba »). Texte arabe imprimé : باب رواية شبابة وصلها الطبراني

La version d'Âdam d'après Shuʿba, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans l'unicité. * Chapitre : Le calame a séché : le hadith d'Abû Hurayra a précédé au début du mariage. * Chapitre : la version de Shabâba, at-Tabarânî l'a donnée avec chaîne complète dans al-Awsat. * Chapitre : Nul ne peut empêcher ce qu'Allah a donné : la version d'Ibn Jurayj d'après ʿAbda, Ahmad l'a donnée avec chaîne complète d'après ʿAbd ar-Razzâq, d'après lui, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans le Mustakhraj d'Abû Nuʿaym sur Muslim.

Le Livre des serments et des vœux (Kitâb al-aymân wa-n-nudhûr)

Passage douteuxImprimé « الوحاطي » ; lecture probable al-Wuhâzî (الوحاظي), Yahyâ ibn Sâlih al-Wuhâzî. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : رواية يحيى بن صالح الوحاطي عنه Imprimé التوجد, coquille probable pour التوحيد : « dans (le Livre de) l'unicité ». Texte arabe imprimé : متابعة حماد بن زيد في التوجد

Le hadith de Saʿd, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans le Livre de la foi (Kitâb al-îmân), au début de l'ouvrage ; le hadith d'Abû Qatâda, il l'a donné avec chaîne complète dans le combat, dans le Livre du quint (Kitâb al-khums) ; la version de Shuʿba, il l'a donnée avec chaîne complète dans les mérites ; et la version d'Isrâ'îl, il l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre du] vêtement (al-libâs). * Chapitre : Ne jurez pas par vos pères : la corroboration de ʿUqayl, Abû Nuʿaym l'a donnée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj ʿalâ Muslim ; la corroboration d'az-Zubaydî, an-Nasâ'î l'a donnée avec chaîne complète ; la corroboration d'Ishâq al-Kalbî nous est parvenue dans son recueil (nuskha), dans la version de Yahyâ ibn Sâlih al-Wuhâtî d'après lui, par la voie d'Abû Bakr ibn Shâdhân ; la version d'Ibn ʿUyayna, al-Humaydî l'a rapportée d'après lui dans son Musnad ; et la version de Maʿmar, Ahmad l'a rapportée d'après ʿAbd ar-Razzâq, d'après lui ; les rapporteurs de Maʿmar ont divergé à son sujet, et cette version d'Ahmad est celle qui prévaut. * Chapitre : Qu'on ne dise pas : « Ce qu'Allah a voulu et ce que tu as voulu » : la version de ʿAmr ibn ʿÂsim, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans la mention des fils d'Israël. * Chapitre : « Et ils ont juré par Allah de leurs serments les plus solennels » [Al-Anʿâm : 109] : le hadith d'Ibn ʿAbbâs au sujet de la parole d'Abû Bakr, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans [le Livre de] l'interprétation des rêves (at-taʿbîr). * Chapitre : Jurer par la puissance d'Allah : le hadith d'Ibn ʿAbbâs, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans l'unicité ; le hadith d'Abû Hurayra, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans les propos qui attendrissent les cœurs (ar-riqâq) ; la parole de Job (Ayyûb) (paix sur lui), l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans les récits des prophètes (paix sur eux), d'après le hadith d'Abû Hurayra ; et la version de Shuʿba d'après Qatâda, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans l'exégèse. * Chapitre : S'il dit : « Par Allah, je ne parlerai pas aujourd'hui » : le hadith « Les meilleures paroles sont quatre », Ibn Hibbân l'a donné avec chaîne complète dans son Sahîh d'après le hadith de Samura ibn Jundab, et Muslim et an-Nasâ'î en ont rapporté l'essentiel ; Ibn Hibbân et an-Nasâ'î l'ont rapporté par la voie d'Abû Sâlih d'après Abû Hurayra ; an-Nasâ'î et Jaʿfar al-Firyâbî l'ont rapporté par la voie d'Abû Sâlih d'après Abû Hurayra et Abû Saʿîd ensemble ; Ahmad ibn Hanbal l'a rapporté par la voie d'Abû Sâlih d'après certains Compagnons du Prophète (paix et bénédictions sur lui) ; et le hadith d'Abû Sufyân a précédé au début de l'ouvrage. * Chapitre : S'il viole son serment par oubli : la version d'Ayyûb d'après Ibn Sîrîn, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre des] sacrifices (al-adâhî). * Chapitre : S'il jure de ne pas prendre de condiment : la version d'Ibn Kathîr d'après Sufyân, al-Bayhaqî l'a donnée avec chaîne complète. * Chapitre : S'il s'interdit sa nourriture : la version d'Ibrâhîm ibn Mûsâ d'après Hishâm, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans l'exégèse. * Chapitre : Le vœu portant sur ce que l'on ne possède pas : la version d'al-Fazârî d'après Humayd, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre du] pèlerinage (al-hajj) ; la version de ʿAbd al-Wahhâb d'après Ayyûb, sous sa forme mursal (sans mention du Compagnon), je ne l'ai pas vue ; le hadith d'Ibn ʿUmar, il l'a donné avec chaîne complète dans [le Livre des] ventes (al-buyûʿ) ; et le hadith d'Abû Talha4, il l'a donné avec chaîne complète dans [le Livre de] la procuration (al-wakâla). * Chapitre : L'expiation avant la violation du serment : la corroboration de Hammâd ibn Zayd se trouve dans l'unicité ; la corroboration d'Ashhal ibn Hâtim d'après Ibn ʿAwn, Abû ʿAwâna dans son Sahîh et al-Hâkim l'ont donnée avec chaîne complète ; la corroboration de Yûnus, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre des] jugements (al-ahkâm) ; la corroboration de Simâk ibn ʿAtiyya, Muslim l'a donnée avec chaîne complète ; la corroboration de Simâk ibn Harb, at-Tabarânî l'a donnée avec chaîne complète dans al-Kabîr ; la corroboration de Humayd, al-Bazzâr et at-Tabarânî l'ont donnée avec chaîne complète ; la corroboration de Qatâda, Muslim et an-Nasâ'î l'ont donnée avec chaîne complète ; la corroboration de Mansûr : s'il s'agit d'Ibn Wardân, at-Tabarânî l'a donnée avec chaîne complète, et s'il s'agit de Mansûr ibn al-Muʿtamir, an-Nasâ'î l'a donnée avec chaîne complète ; la corroboration de Hishâm, Abû ʿAwâna l'a donnée avec chaîne complète dans son Sahîh, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans les Ghaylâniyyât ; et la corroboration d'ar-Rabîʿ : s'il s'agit d'Ibn Subayh, Abû ʿAwâna dans son Sahîh et at-Tabarânî l'ont donnée avec chaîne complète ; et s'il s'agit d'ar-Rabîʿ ibn Muslim, comme l'a affirmé avec assurance ad-Dimyâtî — qui l'a cité par la voie de Wakîʿ d'après ar-Rabîʿ, sans filiation, d'après al-Hasan —, je ne sais pas s'il s'agit d'ar-Rabîʿ ibn Muslim ou d'Ibn Subayh ; mais il m'est apparu que c'est Ibn Subayh, car ar-Rabîʿ ibn Muslim n'a rien rapporté d'al-Hasan.

Le Livre des parts successorales (Kitâb al-farâ'id)

* Chapitre : Le patronage (al-walâ') : la parole d'Ibn ʿAbbâs dans l'histoire de Barîra : « Je l'ai vu — c'est-à-dire son mari — esclave », l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre du] divorce (at-talâq). * Chapitre : Lorsqu'un homme embrasse l'islam par l'entremise d'un autre : le hadith « Le patronage revient à celui qui affranchit », l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans [le Livre des] conditions (ash-shurût), d'après le hadith de ʿÂ'isha ; et le hadith de Tamîm ad-Dârî, Ahmad, an-Nasâ'î, at-Tirmidhî, Ibn Mâja, at-Tabarânî, Ibn Abî ʿÂsim, ad-Dârimî, an-Najjâd et d'autres l'ont donné avec chaîne complète.

Le Livre des peines légales (Kitâb al-hudûd)

Passage douteuxImprimé « ابن جريح » ; lecture probable Ibn Jurayj (ابن جريج). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : ورواية ابن جريح وصلها مسلم

* Chapitre : La parole d'Allah le Très-Haut : « Le voleur et la voleuse, coupez-leur la main » [Al-Mâ'ida : 38] : la corroboration de ʿAbd ar-Rahmân ibn Khâlid se trouve dans les Zuhriyyât d'adh-Dhuhlî ; la version du neveu d'az-Zuhrî, Abû ʿAwâna l'a donnée avec chaîne complète dans son Sahîh ; la version de Maʿmar, Ahmad l'a donnée avec chaîne complète d'après ʿAbd ar-Razzâq, d'après lui, et Abû ʿAwâna l'a rapportée dans son Sahîh par la voie de Saʿîd ibn Abî ʿArûba d'après Maʿmar, en disant : « Saʿîd a dit : Nous avons fait honneur à Maʿmar : nous avons rapporté ce hadith de lui alors qu'il était jeune » ; la version de Wakîʿ et d'Ibn Idrîs, sous forme mursal, al-Bayhaqî l'a donnée avec chaîne complète, et Ibn Abî Shayba a rapporté le hadith de Wakîʿ dans son Musannaf ; la corroboration d'Ibn Ishâq, al-Ismâʿîlî l'a donnée avec chaîne complète ; et la version d'al-Layth d'après Nâfiʿ, Muslim l'a donnée avec chaîne complète. * Chapitre : On ne lapide ni le fou ni la folle : la parole de ʿAlî à ʿUmar a été mentionnée dans le divorce. * Chapitre : La lapidation au lieu de prière (al-musallâ) : la version de Yûnus, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète trois chapitres plus tôt ; et la version d'Ibn Jurayh, Muslim l'a donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans le Mustakhraj d'Abû Nuʿaym sur lui. * Chapitre : Celui qui commet une faute inférieure à [ce qui entraîne] la peine légale : la version d'Abû ʿUthmân d'après Ibn Masʿûd, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans la prière et dans l'exégèse ; et la version d'al-Layth d'après ʿAmr ibn al-Hârith, al-Bukhârî dans at-Târîkh, al-Ismâʿîlî et at-Tabarânî dans al-Awsat l'ont donnée avec chaîne complète. * Chapitre : On ne réprimande pas l'esclave lorsqu'elle a commis la fornication : la corroboration d'Ismâʿîl ibn Umayya, an-Nasâ'î l'a donnée avec chaîne complète. * Chapitre : Les statuts des tributaires (ahl adh-dhimma) : la corroboration de ʿAlî ibn Mushir, Muslim l'a donnée avec chaîne complète ; la corroboration de Khâlid, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans le chapitre de la lapidation de l'homme marié (al-muhsan) ; la corroboration d'al-Muhâribî, je ne l'ai pas trouvée ; et la corroboration de ʿUbayda, al-Ismâʿîlî l'a donnée avec chaîne complète.

(Sa parole : « Et certains ont dit : après la sourate de la Table servie (al-Mâ'ida) ») c'est la version d'Ahmad ibn Manîʿ dans son Musnad, d'après ʿUbayda ibn Humayd, d'après Abû Ishâq. * Chapitre : Celui qui corrige les siens : le hadith d'Abû Saʿîd, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans la prière. * Chapitre : Combien [de coups] pour la peine discrétionnaire (at-taʿzîr) : la corroboration de Shuʿayb, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans [le Livre du] jeûne (as-siyâm) ; la corroboration de Yahyâ ibn Saʿîd, adh-Dhuhlî l'a donnée avec chaîne complète dans les Zuhriyyât ; la corroboration de Yûnus, Muslim l'a donnée avec chaîne complète ; et la corroboration de ʿAbd ar-Rahmân ibn Khâlid viendra dans les jugements.

Le Livre des prix du sang et des combattants (Kitâb ad-diyât wa-l-muhâribîn)

La version de Habîb ibn Abî ʿAmra d'après Saʿîd ibn Jubayr, al-Bazzâr, at-Tabarânî et ad-Dâraqutnî dans al-Afrâd l'ont donnée avec une chaîne complète (mawsûl). * Chapitre : la parole d'Allah : « Et quiconque la fait vivre » [Al-Mâ'ida : 32] : le hadith d'Abû Bakra, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans le Pèlerinage et ailleurs ; le hadith d'Ibn ʿAbbâs, il l'a aussi donné avec chaîne complète dans le Pèlerinage et les Épreuves ; et le hadith d'Abû Mûsâ, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans les Épreuves. * Chapitre : celui dont un proche a été tué : la version de ʿAbd Allâh ibn Rajâ', al-Bayhaqî l'a donnée avec chaîne complète, et la corroboration (mutâbaʿa) de ʿUbayd Allâh ibn Mûsâ, Muslim l'a donnée avec chaîne complète.

(Sa parole : « Et certains ont dit, d'après Abû Nuʿaym : القتل (al-qatl), le meurtre ») C'est-à-dire avec la lettre q et la lettre à deux points dessus (t) ; il entend par là Muhammad ibn Yahyâ adh-Dhuhlî ; c'est ainsi qu'al-Jawzaqî l'a rapporté par sa voie. * Chapitre : le talion entre les hommes et les femmes

(Sa parole : « Et la sœur d'ar-Rubayyiʿ a blessé une personne ») Il fait allusion à un hadith que Muslim a rapporté d'après le hadith de Hammâd ibn Salama, d'après Thâbit, d'après Anas : « La sœur d'ar-Rubayyiʿ, Umm Hâritha, blessa une personne… » [le hadith]. Son origine se trouve chez l'auteur, dans la version de Humayd d'après Anas, avec les termes : « elle gifla une personne » ou « elle brisa une incisive d'une jeune fille ». Il semble qu'il s'agisse de deux faits distincts. * Chapitre : la qasâma (serment collectif) : le hadith d'al-Ashʿath, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans les Jugements. * Chapitre : quand le musulman gifle un juif : le hadith d'Abû Hurayra, l'auteur l'a rapporté avec sa chaîne (musnad) dans l'histoire de Moïse, dans les Mérites des prophètes. * Chapitre : ce qui est rapporté au sujet de ceux qui interprètent (al-muta'awwilûn) : la version d'al-Layth d'après Yûnus, al-Ismâʿîlî l'a donnée avec chaîne complète, et la version de Hushaym d'après Husayn, il l'a donnée avec chaîne complète dans le Jihad.

Le Livre de la contrainte et de l'abandon des ruses (Kitâb al-ikrâh wa-tark al-hiyal)

Passage douteuxImprimé لأداء, probablement لا داء : « ni maladie, ni vice ». Texte arabe imprimé : حديث بيع المسلم لأداء ولا خبثة

Le hadith « Les actes ne valent que par l'intention » : il en a déjà été question dans le Divorce. * Chapitre : le serment de l'homme : le hadith « Le musulman est le frère du musulman », l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans ce chapitre même, et le hadith « Abraham dit de sa femme : “Celle-ci est ma sœur” », il l'a donné avec chaîne complète dans les Injustices et ailleurs. * Chapitre : quand on usurpe une esclave : le hadith « Vos biens vous sont sacrés », l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans la Foi et le Pèlerinage, et le hadith « À chaque traître un étendard », il l'a donné avec chaîne complète dans ce chapitre. * Chapitre : la ruse de l'agent : le hadith « La vente du musulman : ni maladie, ni vice », il en a été question dans les Ventes, d'après le hadith d'al-ʿAddâ' ibn Khâlid.

Le Livre de l'interprétation des rêves (Kitâb at-taʿbîr)

Passage douteuxImprimé « سفيان بن حنين » ; lecture probable Sufyân ibn Husayn (سفيان بن حسين), rapporteur connu d'az-Zuhrî. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : ومتابعة سفيان بن حنين وصلها أحمد

* Chapitre : la vision pieuse : la version de Thâbit, Muslim l'a donnée avec chaîne complète ; la version de Humayd, Ahmad l'a donnée avec chaîne complète ; la version d'Ishâq ibn ʿAbd Allâh, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète un chapitre plus loin ; et la version de Shuʿayb ibn al-Habhâb, Ibn Manda l'a donnée avec chaîne complète dans son livre ar-Rûh, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée (ʿâlî, à peu d'intermédiaires) dans la quatrième partie du Hadîth d'Abû Jaʿfar ar-Razzâz. * Chapitre : celui qui a vu le Prophète (paix et bénédictions sur lui) : la corroboration de Yûnus et du neveu d'az-Zuhrî d'après az-Zuhrî, Muslim l'a donnée avec chaîne complète. * Chapitre : la vision de la nuit : le hadith de Samura, il l'a donné avec chaîne complète peu après, en entier ; la corroboration de Sulaymân ibn Kathîr d'après az-Zuhrî, Muslim l'a donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans le Musnad d'ad-Dârimî ; la corroboration du neveu d'az-Zuhrî d'après lui se trouve dans les Zuhriyyât d'adh-Dhuhlî ; la corroboration de Sufyân ibn Hunayn, Ahmad l'a donnée avec chaîne complète dans son Musnad ; la version d'az-Zubaydî, Muslim l'a donnée avec chaîne complète ; la version de Shuʿayb et d'Ishâq ibn Yahyâ se trouve dans les Zuhriyyât ; et la version de Maʿmar, Muslim l'a donnée avec chaîne complète, et Ishâq ibn Râhawayh l'a rapportée dans son Musnad de manière explicite. * Chapitre : l'entrave en rêve : la version de Qatâda, Muslim l'a donnée avec chaîne complète ; la version de Yûnus, al-Bazzâr l'a donnée avec chaîne complète ; la version de Hishâm, Ahmad et Ishâq l'ont donnée avec chaîne complète dans leurs Musnad, ainsi que Muslim, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans les Amâlî d'Abû Bakr an-Najjâd ; quant à la version d'Abû Hilâl, je ne l'ai pas vue, et j'ai exposé l'endroit de l'interpolation (idrâj) qu'il contient dans mon livre sur le mudraj. * Chapitre : tirer l'eau du puits : le hadith d'Abû Hurayra, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans le chapitre qui suit. * Chapitre : celui qui ment au sujet de son rêve : la version de Qutayba d'après Abû ʿAwâna nous est parvenue dans la Nuskha de Qutayba, dans la version d'an-Nasâ'î d'après lui ; la version de Shuʿba, al-Ismâʿîlî l'a donnée avec chaîne complète ; et la corroboration de Hishâm d'après ʿIkrima, mawqûf (s'arrêtant au Compagnon), je ne l'ai pas vue.

Le Livre des épreuves (Kitâb al-fitan)

Le hadith de ʿAbd Allâh ibn Zayd, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans les Expéditions, et le hadith « Vous verrez après moi des choses que vous réprouverez », l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans le chapitre suivant. * Chapitre : l'apparition des épreuves : la version de Shuʿayb, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans les Bonnes manières ; la version de Yûnus, Muslim l'a donnée avec chaîne complète ; la version d'al-Layth, at-Tabarânî l'a donnée avec chaîne complète dans al-Awsat ; la version du neveu d'az-Zuhrî, at-Tabarânî l'a également donnée avec chaîne complète dans al-Awsat ; et la version d'Abû ʿAwâna d'après ʿÂsim, je ne l'ai pas vue. * Chapitre : quand deux musulmans s'affrontent avec leurs épées : la version de Mu'ammal — c'est Ibn Ismâʿîl — d'après Hammâd ibn Zayd, Ahmad l'a donnée avec chaîne complète dans son Musnad ; la version de Maʿmar, Muslim, an-Nasâ'î et al-Ismâʿîlî l'ont donnée avec chaîne complète ; la version de Bakkâr ibn ʿAbd al-ʿAzîz, at-Tabarânî l'a donnée avec chaîne complète dans al-Kabîr ; la version de Ghundar, Ahmad l'a rapportée d'après lui, ainsi que Muslim ; et la version mawqûf de Sufyân d'après Mansûr, an-Nasâ'î l'a donnée avec chaîne complète. * Chapitre : celui qui répugne à grossir la foule dans les épreuves : la version d'al-Layth d'après Abû l-Aswad a précédé dans la sourate des Femmes. * Chapitre : chercher refuge contre les épreuves : la version de ʿAbbâs an-Narsî, Abû Nuʿaym l'a donnée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj. Chapitre : la sortie du feu : le hadith d'Anas sur l'histoire de la conversion de ʿAbd Allâh ibn Salâm, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans l'Hégire. * Chapitre : la mention de l'Antéchrist (ad-Dajjâl) : la version d'Ibn Ishâq, at-Tabarânî l'a donnée avec chaîne complète dans al-Awsat ; le hadith d'Abû Hurayra, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans le Commencement de la création ; et le hadith d'Ibn ʿAbbâs, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans ce même livre et dans les Récits des prophètes.

Le Livre des jugements (Kitâb al-ahkâm)

* Chapitre : les émirs sont de Quraysh : la corroboration de Nuʿaym ibn Hammâd, at-Tabarânî l'a donnée avec chaîne complète. * Chapitre : ce qui est réprouvé de l'avidité pour le commandement : la version de Muhammad ibn Bashshâr, je ne l'ai pas vue ; le hadith « Prends ce qui te suffit », l'auteur l'a donné avec chaîne complète en ces termes dans le livre des Dépenses d'entretien. * Chapitre : le témoignage sur l'écriture

(Sa parole : « Et le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a écrit aux gens de Khaybar ») Il a fait allusion par là au hadith de Sahl ibn Abî Hathma sur l'histoire de Muhayyisa, et l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans le chapitre de la lettre du juge à ses agents. * Chapitre : celui qui juge dans la mosquée : les versions de Yûnus et d'Ibn Jurayj ont précédé dans les Peines légales, et la version de Maʿmar, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans ce même livre. * Chapitre : le témoignage dont le juge est détenteur : la parole de ʿUmar sur la lapidation, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans le hadith de la Saqîfa ; l'histoire de Mâʿiz, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans les Peines légales ; et la version de ʿAbd Allâh d'après al-Layth sur l'histoire d'Abû Qatâda : dans la version d'Abû Dharr d'après al-Kushmîhanî, on lit : « ʿAbd Allâh m'a dit » — c'est Ibn Sâlih.

(Sa parole : « Et le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a réprouvé la suspicion et a dit : “Ce n'est que Safiyya” ») Il a fait allusion par là au hadith qui vient ; la version de Shuʿayb, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans les Bonnes manières ; la version d'Ibn Musâfir se trouve dans le Quint ; la version d'Ibn Abî ʿAtîq dans la Retraite spirituelle (iʿtikâf) ; et la version d'Ishâq al-Kalbî dans les Zuhriyyât d'adh-Dhuhlî. * Chapitre : l'ordre du gouverneur : les versions d'an-Nadr et de Wakîʿ ont précédé dans les Expéditions ; la version d'Abû Dâwûd — c'est at-Tayâlisî — nous est parvenue dans son Musnad, dans la version de Yûnus ibn Habîb d'après lui ; et la version de Yazîd ibn Hârûn, Abû ʿAwâna l'a donnée avec chaîne complète dans son Sahîh, ainsi qu'al-Bayhaqî. * Chapitre : l'imam vend pour le compte des gens

(Sa parole : « Et le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a vendu un esclave affranchi pour après la mort de son maître (mudabbar) à Nuʿaym ibn an-Nahhâm ») Il a fait allusion par là au hadith de Jâbir sur cette histoire, et il l'a donné avec chaîne complète dans les Ventes. * Chapitre : les cadeaux faits aux agents : l'ajout (ziyâda) de Hishâm ibn ʿUrwa a précédé dans le Vendredi. * Chapitre : la traduction pour les juges : la version de Khârija ibn Zayd d'après son père, al-Bukhârî l'a donnée avec chaîne complète dans at-Târîkh, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans le Hadîth d'al-Fâkihî ; elle nous est aussi parvenue avec une chaîne élevée par une autre voie, d'après Zayd ibn Thâbit, dans le Juz' de Hilâl al-Haffâr. * Chapitre : l'entourage intime de l'imam : la version de Sulaymân d'après Yahyâ, al-Ismâʿîlî l'a donnée avec chaîne complète ; la version de Sulaymân d'après Ibn Abî ʿAtîq et Mûsâ ibn ʿUqba, al-Bayhaqî l'a donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans le Hadîth de Yahyâ al-Muzakkî ; la version de Shuʿayb nous est parvenue par la voie de ʿAlî ibn Muhammad al-Hakkânî, d'après Abû l-Yamân, d'après lui ; la version d'al-Awzâʿî, Ahmad, Ibn Hibbân et al-Hâkim l'ont donnée avec chaîne complète ; la version de Muʿâwiya ibn Sallâm, an-Nasâ'î l'a donnée avec chaîne complète ; la version d'Ibn Abî Husayn et de Saʿîd ibn Ziyâd d'après Abû Salama, je ne l'ai pas vue ; et la version de ʿUbayd Allâh ibn Abî Jaʿfar d'après Safwân ibn Sulaym, an-Nasâ'î et al-Ismâʿîlî l'ont donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans le Hadîth d'Abû l-Ahwas al-ʿUkbarî. * Chapitre : le serment d'allégeance des femmes : le hadith d'Ibn ʿAbbâs à ce sujet, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans l'exégèse de la sourate de l'Éprouvée (al-Mumtahana) ; et la version d'al-Layth d'après Yûnus se trouve dans les Zuhriyyât. * Chapitre

Passage douteuxLa parenthèse ouvrante du lemme n'est pas fermée dans l'imprimé ; la fin du lemme a été placée après « كذا وكذا ». Texte arabe imprimé : (قوله ليت كذا وكذا حديث عائشة

(Sa parole : « Si seulement telle et telle chose ») — le hadith de ʿÂ'isha, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans l'Hégire. * Chapitre : la réprobation du souhait de rencontrer l'ennemi : la version d'al-Aʿraj d'après Abû Hurayra, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans le Jihad. * Chapitre : ce qui est permis de l'emploi de « si » (law) : la version d'Ibrâhîm ibn al-Mundhir d'après Maʿn ibn ʿÎsâ, je ne l'ai pas vue ; la corroboration de Sulaymân ibn al-Mughîra d'après Thâbit, Muslim l'a donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans le Musnad de ʿAbd ibn Humayd ; la corroboration d'Abû t-Tayyâh d'après Anas, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans les Expéditions ; et la version d'al-Layth d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn Khâlid se trouve dans les Zuhriyyât. * Chapitre : la validité de l'information rapportée par un seul (khabar al-wâhid) : le hadith d'Ibn ʿAbbâs, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans la Science et ailleurs. * Chapitre : la recommandation du Prophète (paix et bénédictions sur lui) aux délégations des Arabes : le hadith de Mâlik ibn al-Huwayrith, il l'a donné avec chaîne complète auparavant, dans le chapitre de la validité de l'information rapportée par un seul.

Le Livre de l'attachement ferme (Kitâb al-iʿtisâm)

Passage douteuxImprimé يعلو, probablement بعلو : « avec une chaîne élevée ». Texte arabe imprimé : ووقعت لنا يعلو من رواية المحاملي

La corroboration de Qutayba d'après Layth, at-Tirmidhî et al-Ismâʿîlî l'ont donnée avec chaîne complète ; la version d'Abû Bakr, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans le chapitre de l'invitation des apostats au repentir ; la version de ʿAbd Allâh — c'est Ibn Sâlih —, Abû ʿUbayd l'a rapportée d'après lui dans son livre al-Amwâl ; et il nous est parvenu, à cet endroit, dans la version d'Abû Dharr al-Harawî : « ʿAbd Allâh m'a dit ». * Chapitre : celui qui donne asile à un innovateur : le hadith de ʿAlî, l'auteur l'a rapporté avec sa chaîne vers la fin du Pèlerinage. * Chapitre : ce sur quoi le Prophète (paix et bénédictions sur lui) était interrogé : le hadith d'Ibn Masʿûd, l'auteur l'a rapporté avec sa chaîne dans l'Exégèse. * Chapitre : ce qui est rapporté de l'effort d'interprétation (ijtihâd) des juges : la corroboration d'Ibn Abî z-Zinâd, at-Tabarânî l'a donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans la version d'al-Mahâmilî, d'après al-Bukhârî, d'après al-Uwaysî, d'après lui. * Chapitre : l'exhortation à l'accord : l'ajout d'al-Layth d'après Yûnus, al-Bayhaqî l'a donné avec chaîne complète dans la Prière ; le hadith de Sahl ibn Saʿd sur le mérite d'Uhud a précédé dans l'Aumône (zakât) ; et la version de Hârûn ibn Ismâʿîl d'après ʿAlî ibn al-Mubârak, ʿAbd ibn Humayd l'a rapportée d'après lui dans son Musnad. * Chapitre : « Et ainsi Nous avons fait de vous une communauté du juste milieu » [Al-Baqara : 143] : la version de Jaʿfar ibn ʿAwn, Abû Nuʿaym a affirmé qu'elle est muʿallaq (sans chaîne complète), alors que ʿAbd ibn Humayd l'a rapportée d'après lui dans son Musnad. * Chapitre : quand l'agent fait un effort d'interprétation : le hadith « Quiconque accomplit un acte qui n'est pas conforme à notre affaire, il est rejeté », Muslim l'a donné avec chaîne complète en ces termes, d'après le hadith de ʿÂ'isha, et son origine se trouve chez al-Bukhârî. * Chapitre : la récompense du juge : la version mursal de ʿAbd al-ʿAzîz ibn al-Muttalib, je ne l'ai pas trouvée. * Chapitre : les statuts que l'on connaît par les indices : la version d'Ibn ʿUfayr d'après Ibn Wahb, il en a été question dans la Prière, de même que le hadith d'al-Layth ; quant au hadith d'Abû Safwân, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans les Nourritures ; et l'ajout d'al-Humaydî d'après Ibrâhîm ibn Saʿd, l'auteur l'a donné avec chaîne complète d'après lui dans le Mérite d'Abû Bakr. * Chapitre : la réprobation de la divergence : la version de Yazîd ibn Hârûn d'après Hârûn al-Aʿwar : ad-Dârimî a dit dans son Musnad : « Abû n-Nuʿmân nous a rapporté : Hârûn al-Aʿwar nous a rapporté ; et Yazîd ibn Hârûn nous a rapporté : Hammâm nous a informés, tous deux d'après Abû ʿImrân. » Ceci est à vérifier. * Chapitre : l'interdiction émise par le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a valeur de prohibition : le hadith d'Umm ʿAtiyya « Il nous a été interdit de suivre les convois funèbres », l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans les Funérailles ; et la version de Muhammad ibn Bakr d'après Ibn Jurayj, il en a été question dans le Pèlerinage d'adieu et dans le Pèlerinage. * Chapitre : la parole d'Allah le Très-Haut au Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Et leur affaire est objet de consultation entre eux » [Ash-Shûrâ : 38] : le hadith « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) consulta ses Compagnons le jour d'Uhud au sujet de la sortie », Ahmad, al-Hâkim et at-Tabarânî l'ont donné avec chaîne complète en entier, et an-Nasâ'î et Ibn Mâja de façon abrégée, d'après le hadith d'Ibn ʿAbbâs ; Ahmad l'a aussi donné avec chaîne complète, ainsi qu'ad-Dârimî et an-Nasâ'î, par la voie de Jâbir ; le hadith « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) consulta ʿAlî et Usâma au sujet de ce dont les gens de la calomnie accusèrent ʿÂ'isha » est un fragment du hadith de la calomnie (al-ifk), et il a précédé dans les Expéditions et dans l'Exégèse ; la version d'Abû Usâma a également précédé dans l'Exégèse ; l'histoire de la flagellation des calomniateurs, Abû Dâwûd, Ahmad, at-Tirmidhî et al-Bayhaqî l'ont donnée avec chaîne complète par la voie d'Ibn Ishâq, d'après ʿAbd Allâh ibn Abî Bakr, d'après ʿAmra, d'après ʿÂ'isha ; le hadith d'Abû Bakr sur le combat contre ceux qui refusaient la zakât a précédé dans l'Aumône ; le hadith « Quiconque change de religion, tuez-le », l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans le Jihad, d'après le hadith d'Ibn ʿAbbâs ; et sa parole « Les lecteurs du Coran étaient les conseillers de ʿUmar », l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans l'exégèse d'al-Aʿrâf.

Le Livre de l'unicité divine (Kitâb at-tawhîd)

L'ajout d'Ismâʿîl ibn Jaʿfar d'après Mâlik a précédé dans les Mérites du Coran. * Chapitre : la parole d'Allah, à Lui la puissance et la gloire : « Le Roi des hommes » [An-Nâs : 2] : le hadith d'Ibn ʿUmar viendra bientôt, et la version de Shuʿayb viendra également ; la version d'az-Zubaydî, Ibn Khuzayma l'a donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans le Juz' d'Ibn Hawdâ ; la version d'Ibn Musâfir, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans l'Exégèse ; et la version d'Ishâq ibn Yahyâ se trouve dans les Zuhriyyât. * Chapitre : la parole d'Allah le Très-Haut : « Et Il est le Puissant, le Sage » : le hadith d'Anas, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans les Serments et les vœux, et le reste des citations sans chaîne (taʿlîq) de ce chapitre a précédé dans ce même livre. * Chapitre : « Et Allah est Audient et Clairvoyant » [An-Nisâ' : 134] : la version d'al-Aʿmash d'après Tamîm ibn Salama, Ahmad l'a donnée avec chaîne complète dans son Musnad, ainsi qu'Ibn Manda dans at-Tawhîd. * Chapitre : la demande par les noms d'Allah : la corroboration de Yahyâ ibn Saʿîd et tout ce qui est mentionné avec elle ont précédé dans les Invocations ; et la corroboration de Muhammad ibn ʿAbd ar-Rahmân, d'ad-Darâwardî et d'Usâma ibn Hafs a également précédé dans les Sacrifices. * Chapitre : la parole d'Allah le Très-Haut : « Le Créateur, Celui qui donne commencement à toute chose » [Al-Hashr : 24] : la version de Mujâhid d'après Qazaʿa, Muslim, Abû Dâwûd, at-Tirmidhî et an-Nasâ'î l'ont donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans les Ziyâdât ; la version de Saʿîd — c'est Ibn Dâwûd — d'après Mâlik, al-Lâlakâ'î l'a donnée avec chaîne complète dans as-Sunna, ainsi qu'ad-Dâraqutnî dans al-Gharâ'ib ; la version de ʿUmar ibn Hamza, Muslim l'a donnée avec chaîne complète, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans le Musnad de ʿAbd ibn Humayd ; la version d'Abû l-Yamân, Ibn Khuzayma l'a donnée avec chaîne complète dans at-Tawhîd, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans le Musnad d'ad-Dârimî. * Chapitre : la version de ʿUbayd Allâh ibn ʿAmr, ad-Dârimî l'a donnée avec chaîne complète dans son Musnad. * Chapitre : « Et Son Trône était sur l'eau » [Hûd : 7] : la version d'al-Layth d'après Ibn Musâfir a précédé dans l'exégèse de Barâ'a ; la version d'al-Mâjishûn, Abû Dâwûd at-Tayâlisî l'a donnée avec chaîne complète dans son Musnad, et cela réfute Abû Masʿûd ad-Dimashqî, qui a prétendu qu'al-Bukhârî s'était trompé à son sujet. * Chapitre : la parole d'Allah le Très-Haut : « Les anges montent » [Al-Maʿârij : 4] : la version d'Abû Hamza d'après Ibn ʿAbbâs a précédé dans la conversion d'Abû Dharr ; et la version de Khâlid ibn Makhlad, al-Jawzaqî l'a donnée avec chaîne complète dans al-Muttafaq.

* Chapitre : la parole d'Allah le Très-Haut : « Ce jour-là, il y aura des visages resplendissants » [Al-Qiyâma : 22] : la version de Hajjâj ibn Minhâl, al-Ismâʿîlî et Abû Nuʿaym l'ont donnée avec chaîne complète dans al-Mustakhraj ; la version de Qays ibn Saʿd d'après Tâwûs, Muslim et les auteurs des Sunan l'ont donnée avec chaîne complète ; et la version d'Abû z-Zubayr d'après lui, Mâlik et Muslim l'ont donnée avec chaîne complète. * Chapitre : ce qui est rapporté au sujet de Sa parole : « La miséricorde d'Allah est proche des bienfaisants » [Al-Aʿrâf : 56] : la version de Hammâm, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans la Description du Paradis. * Chapitre : la parole d'Allah : « Tu donnes la royauté à qui Tu veux » [Âl ʿImrân : 26] : le hadith de Saʿîd ibn al-Musayyab d'après son père, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans les Expéditions ; et la version d'Ahmad ibn Sâlih se trouve dans les Zuhriyyât d'adh-Dhuhlî. * Chapitre : « Et l'intercession auprès de Lui ne profite pas » [Saba' : 23] : la version de Masrûq d'après Ibn Masʿûd, l'auteur l'a donnée avec chaîne complète dans Khalq afʿâl al-ʿibâd, et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans le Juz' de Hilâl al-Haffâr ; et le hadith de Jâbir d'après ʿAbd Allâh ibn Unays, Ahmad, Abû Yaʿlâ et at-Tabarânî l'ont donné avec chaîne complète ; il figure dans al-Adab al-mufrad d'al-Bukhârî sous une forme longue, et dans Khalq afʿâl al-ʿibâd avec les termes de la citation sans chaîne. * Chapitre : la parole d'Allah : « Il l'a fait descendre en toute connaissance » [An-Nisâ' : 166] : l'ajout d'al-Humaydî se trouve dans son Musnad, tel qu'al-Bukhârî l'a cité sans chaîne. * Chapitre : la parole d'Allah : « Ils veulent changer la parole d'Allah » [Al-Fath : 15] : la version de Khalîfa : dans la version d'Abû Dharr al-Harawî, on lit : « Khalîfa m'a dit ». * Chapitre : la parole du Seigneur avec les anges : la version d'Âdam d'après Shaybân, je ne l'ai pas trouvée. * Chapitre : la parole d'Allah le Très-Haut : « Chaque jour, Il est à une œuvre » [Ar-Rahmân : 29] : le hadith d'Ibn Masʿûd, l'auteur l'a rapporté avec sa chaîne dans l'Émigration en Abyssinie. * Chapitre : la parole d'Allah le Très-Haut : « N'agite pas ta langue pour le réciter » [Al-Qiyâma : 16] : le hadith d'Abû Hurayra, Ahmad, Ibn Mâja, Ibn Hibbân dans son Sahîh et al-Hâkim l'ont donné avec chaîne complète, d'après le hadith d'Abû Hurayra. * Chapitre : la parole d'Allah le Très-Haut : « Ô Messager, transmets » [Al-Mâ'ida : 67] : le hadith d'Anas selon lequel le Prophète (paix et bénédictions sur lui) envoya son oncle maternel Harâm vers un peuple, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans le Jihad ; et la version de Muhammad d'après Abû ʿÂmir al-ʿAqadî, je ne l'ai pas vue, mais al-Ismâʿîlî a rapporté le hadith dans la version d'Ahmad ibn Thâbit al-Jahdarî d'après Abû ʿÂmir. * Chapitre : la parole d'Allah : « Dis : “Apportez donc la Torah” » [Âl ʿImrân : 93]

(Sa parole : « Et le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a appelé l'islâm et l'îmân (foi) une œuvre ») Il fait allusion au hadith d'Ibn Masʿûd : « On demanda au Prophète (paix et bénédictions sur lui) : “Quelle œuvre est la meilleure ?” Il répondit : “La foi en Allah.” » Il l'a cité ici sans chaîne (muʿallaq) et l'a donné avec chaîne complète dans le chapitre qui suit ; on y fera aussi allusion d'après le hadith d'Abû Dharr et d'Abû Hurayra. Il a également fait allusion au hadith d'Ibn ʿUmar : « L'islam est bâti sur cinq », car il comporte la désignation de l'islam comme une œuvre. Quant au hadith d'Abû Hurayra sur l'histoire de Bilâl, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans le livre de la Prière de la nuit.

Passage douteuxImprimé بلعو, probablement بعلو : « avec une chaîne élevée ». Texte arabe imprimé : ووقع لنا بلعو في فوائد

(Sa parole : « Et le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a appelé la prière une œuvre ») Il en a mentionné le sens dans le chapitre ; et le hadith « Pas de prière pour qui ne récite pas l'Ouverture du Livre », il l'a donné avec chaîne complète dans la Prière, d'après le hadith de ʿUbâda ibn as-Sâmit. * Chapitre : ce que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) rapporte de son Seigneur : la version de Muʿtamir d'après son père, Muslim et Ibn Hibbân dans son Sahîh l'ont donnée avec chaîne complète, et il a ajouté à la fin du hadith : « Allah est plus large dans le pardon » ; et elle nous est parvenue avec une chaîne élevée dans les Fawâ'id d'Abû l-Hasan al-ʿAqîqî. * Chapitre : ce qui est permis de l'explication de la Torah : le hadith d'Ibn ʿAbbâs d'après Abû Sufyân ibn Harb a précédé dans la Foi, l'Exégèse, le Jihad et en plus d'un endroit, avec chaîne complète et sans chaîne. * Chapitre : la parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Celui qui est habile dans le Coran sera avec les nobles scribes vertueux » : l'auteur a donné ce hadith avec chaîne complète dans la version de Saʿd ibn Hishâm d'après ʿÂ'isha, dans l'Exégèse, en d'autres termes, et Muslim l'a donné avec chaîne complète en ces termes ; et le hadith « Embellissez le Coran par vos voix », il l'a donné avec chaîne complète dans le livre Khalq afʿâl al-ʿibâd et hors du Sahîh, d'après le hadith d'al-Barâ' ibn ʿÂzib, par plusieurs voies, et il nous est parvenu avec une chaîne élevée dans le Musnad d'ad-Dârimî ; Abû Dâwûd, an-Nasâ'î et Ibn Mâja l'ont aussi rapporté avec leur chaîne ; Ibn Hibbân l'a rapporté dans son Sahîh d'après le hadith d'Abû Hurayra ; Ibn Abî Dâwûd l'a rapporté dans al-Masâhif d'après le hadith d'Ibn ʿAbbâs ; et nous l'avons rapporté dans la première partie du Hadîth d'Ibn as-Sammâk, d'après le hadith d'Ibn Masʿûd, sous forme mawqûf. * Chapitre : la parole d'Allah le Très-Haut : « Et Nous avons certes rendu le Coran facile pour la méditation » [Al-Qamar : 17] : le hadith « Chacun est facilité pour ce pour quoi il a été créé », l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans le Destin et dans l'Exégèse, d'après le hadith de ʿAlî ibn Abî Tâlib. * Chapitre : la parole d'Allah le Très-Haut : « Alors que c'est Allah qui vous a créés, vous et ce que vous faites » [As-Sâffât : 96] : sa parole « Et le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a appelé la foi une œuvre » a précédé peu avant ; le hadith d'Abû Dharr « Quelles œuvres sont les meilleures ? », l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans l'Affranchissement ; le hadith d'Abû Hurayra à ce sujet, l'auteur l'a donné avec chaîne complète dans la Foi et le Pèlerinage ; et le hadith de la délégation de ʿAbd al-Qays, il l'a donné avec chaîne complète dans le chapitre, d'après le hadith d'Ibn ʿAbbâs.

J'ai lu devant ʿAbd al-Qâdir ibn Muhammad ibn ʿAlî, petit-fils d'adh-Dhahabî, d'après Ahmad ibn ʿAlî ibn al-Hasan al-ʿÂbid — par lecture faite devant lui alors qu'il écoutait — que Muhammad ibn Ismâʿîl al-Khatîb les a informés : Abû l-Hasan ʿAlî ibn Hamza nous a fait savoir : Abû l-Qâsim ash-Shaybânî nous a fait savoir : Abû Tâlib ibn Ghaylân nous a fait savoir : Abû Bakr ash-Shâfiʿî nous a rapporté : Muhammad ibn Ishâq ibn al-Hasan al-Harbî nous a informés : Abû Hudhayfa nous a rapporté : Sufyân nous a rapporté, d'après un homme, d'après Mujâhid, au sujet de Sa parole : « Et pesez avec la balance exacte (al-qistâs) » [Al-Isrâ' : 35] ; il a dit : « C'est la justice, en langue grecque (ar-rûmiyya). » Al-Firyâbî l'a rapporté dans son Tafsîr d'après Warqâ' ibn ʿUmar, d'après Ibn Abî Najîh, d'après Mujâhid, de façon semblable.

C'est la fin de ce qui se trouve dans le Sahîh comme hadiths muʿallaq et marfûʿ (remontant au Prophète). J'ai exposé ce qu'il en a donné avec chaîne complète en un autre endroit de son livre, en précisant cet endroit ; ce qu'il n'a pas donné lui-même avec chaîne complète ailleurs dans son livre, mais qu'il a donné avec chaîne complète dans l'un de ses ouvrages hors du Sahîh, je l'ai exposé aussi ; et ce dont nous n'avons pas trouvé la voie par lui, j'ai indiqué lesquels des imams l'ont donné dans leurs ouvrages avec chaîne complète jusqu'à celui d'après qui il l'a cité sans chaîne. J'ai traité tout cela de manière exhaustive, avec ses voies et la diversité de ses termes, dans le grand Takhrîj ; ainsi ces feuillets que j'ai résumés dans cette introduction deviennent comme un sommaire de ce Takhrîj. Quiconque médite cette section comme il se doit connaîtra l'étendue de ce qu'al-Bukhârî savait par cœur, l'abondance de ses transmissions, l'excellence de sa présence d'esprit et la force de sa mémoire — qu'Allah le Très-Haut lui fasse miséricorde, l'agrée et l'honore. C'est Allah qui accorde le succès ; il n'y a de divinité que Lui.

Passage douteuxImprimé حد التواضع, probablement خد التواضع : « celui qui pose la joue de l'humilité ». Texte arabe imprimé : ورافع من وضع حد التواضع Imprimé « تعليق التعليق » ; lecture probable *Taghlîq at-taʿlîq* (تغليق التعليق), titre connu de l'ouvrage d'Ibn Hajar. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : لكتابي تعليق التعليق الذي وصلت

* Cette section fait partie des pièces précieuses et choisies, et il mérite de faire l'objet d'un ouvrage à part. Quiconque veut l'isoler, qu'il commence par la louange d'Allah le Très-Haut et Son éloge en disant : « Louange à Allah, qui unit à Lui celui qui se consacre exclusivement à Lui, et qui élève celui qui pose la joue de l'humilité en s'en remettant à Lui ; qu'Allah prie sur notre maître Muhammad et le salue, lui qui a reçu les paroles concises et pleines de sens, et dont le bon conseil envers la communauté est devenu célèbre, chose certaine et connue, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons, astres de la bonne direction et lampes de ceux qui prennent exemple. (Cela dit) : ceci est un abrégé dont j'ai fait comme un sommaire de mon livre Taʿlîq at-taʿlîq, dans lequel j'ai donné avec chaîne complète les citations sans chaîne (taʿâlîq) d'al-Bukhârî dans son Sahîh, et où j'ai éclairci ce dont l'étudiant a besoin quant à l'affaiblissement ou à l'authentification du hadith, afin qu'à partir de cet abrégé on s'y reporte au moindre regard attentif, et que celui qui veut s'appuyer sur l'attribution du hadith à celui qui l'a rapporté puisse s'y appuyer. » Voilà la fin du préambule ; on écrit ensuite : « Ce que l'on entend par taʿlîq… », jusqu'à la fin de cette section, pour qui veut en prendre connaissance avec le moindre effort. Et Allah le Très-Haut nous guide tous vers le droit chemin.

Cinquième section : exposé des mots rares (gharîb) qui se trouvent dans le livre, classés selon l'ordre des lettres et expliqués

J'en ai mentionné un grand nombre selon leur forme apparente, sans tenir compte de la racine dont ils proviennent, afin de faciliter la recherche, et j'ai attiré l'attention sur certains de ces cas, comme tu le verras. J'y ai aussi rapporté beaucoup de mots, même s'ils sont déjà mentionnés dans l'ouvrage principal, afin que l'utilité soit complète en un seul endroit.

La lettre alif (ا)

(Section ʾ-a)

(Sa parole : « آآآ (âââ) ») C'est ainsi qu'il figure, avec hamza et allongement, dans le hadith de ʿAbd Allâh ibn Mughaffal : c'est la reproduction de la modulation de sa voix (tarjîʿ) (paix et bénédictions sur lui) lorsqu'il récita la sourate al-Fath.

(Sa parole : « أوابد (awâbid) ») C'est le pluriel de آبدة (âbida), sur le schème fâʿila. On dit abadat ta'bidu lorsqu'une bête devient sauvage ; et l'on dit : « Untel est venu avec une âbida » lorsqu'il apporte une affaire épineuse.

(Sa parole : « ماء آجن (mâ' âjin) ») C'est-à-dire une eau dont l'odeur s'est altérée.

(Sa parole : « آخرة الرحل (âkhirat ar-rahl) ») Avec i sous la lettre avec point (kh) : c'est la pièce de bois située à l'arrière de la selle, le contraire de sa partie avant (qâdima).

(Sa parole : « آدر (âdar) ») C'est-à-dire qu'il est atteint d'adara, sans allongement et avec a5 sur le râ' : c'est celui qui a les testicules très gros. On dit aussi udra, avec u sur la hamza et sans voyelle sur le dâl.

(Sa parole : « آدم (âdam, basané) », dans la description de Moïse, et, dans la description de notre Prophète : « Il n'était pas basané (laysa bi-l-âdam) ») Son pluriel est udm, avec u et sans voyelle sur le dâl ; c'est la couleur intermédiaire entre le blanc et le noir.

(Sa parole : « ولا يؤده (wa-lâ ya'ûduhu) ») C'est-à-dire : et cela ne Lui pèse pas. On dit âdahu ya'ûduhu lorsqu'une chose accable quelqu'un. Al-âd et al-ayd signifient la force.

(Sa parole : « آسن (âsin) »), dans la description de l'eau : c'est-à-dire altérée.

(Sa parole : « وآل فلان (wa-âl fulân) ») C'est-à-dire la famille (ahl) d'untel. Lorsqu'ils forment le diminutif de âl, ils le ramènent à son origine et disent uhayl.

(Sa parole : « آمين (âmîn) ») Avec allongement ; il est permis d'abréger la hamza (amîn), ce que Thaʿlab a récusé. Le mîm est simple, et il est permis de le redoubler, ce que la plupart ont récusé. Le nûn porte a dans tous les cas. Pour le verbe correspondant, on dit ammana ar-rajul, avec redoublement, ta'mînan. On a divergé sur son sens : ʿAtâ' a dit que c'est une invocation ; on a dit : « Qu'il en soit ainsi » ; on a dit que c'est un nom d'Allah ; on a dit que son origine est amîn, avec voyelle brève, auquel s'est ajoutée la particule d'appel, comme si l'on disait : « Ô Allah, exauce » ; on a dit que c'est un degré au Paradis, acquis par celui qui le prononce ; on a dit que c'est un sceau qui repousse les malheurs ; et l'on a dit autre chose encore.

(Sa parole : « آنفا (ânifan) ») C'est-à-dire tout récemment ; on a dit : au premier moment où nous étions ; on a dit : à l'instant même. Tout cela a le même sens, et le mot vient de isti'nâf (le fait de commencer).

(Sa parole : « آية (âya) ») C'est-à-dire un signe. Le verset (âya) du Coran est un signe marquant l'achèvement d'un propos ; ou bien il est ainsi nommé parce qu'il est un groupe de mots du Coran, âya se disant d'un groupe.

(Section ʾ-b)

(La parole d'Umm ʿAtiyya : « بأبي (bi-abî) ») La plupart l'ont vocalisé avec i sous les deux bâ' et a sur la hamza qui les sépare, et certains ont allégé la hamza en yâ'. Chez al-Asîlî, avec a sur la seconde lettre à un point dessous (b), et de même chez Abû Dharr en certains endroits, mais avec allègement de la hamza ; de même chez ʿAbdûs dans le Pèlerinage. Toutes ces versions sont correctes. Ibn al-Anbârî a dit : « Son sens est : “par mon père, lui”, puis on a supprimé “lui” en raison de la fréquence de l'usage ; à l'origine : “je le rachète par mon père”. » Chez certains, on trouve ba'bâ, avec a sur les deux bâ' à la fois et sans voyelle sur la hamza qui les sépare, comme s'il en avait fait un seul nom dont il a terminé la fin par une voyelle longue (maqsûr).

(Sa parole : « الأبّ (al-abb) ») C'est ce que mange le bétail ; on a dit : ce qui est prêt à être brouté. De là la parole de Quss ibn Sâʿida : « Il se mit à paître de l'abb. »

(Sa parole : « الأبتر (al-abtar) ») Il viendra à la lettre bâ'.

Passage douteuxImprimé لا بد أبد, probablement لأبد أبد : « pour toujours à jamais ». Texte arabe imprimé : الأبد هو الدهر وقوله لا بد أبد

(Sa parole : « للأبد (li-l-abad) ») L'abad est le temps sans fin. Et sa parole : « li-abadi abad » (pour toujours à jamais) : on veut par là insister sur la perpétuité de la chose.

(Sa parole : « الأباريق (al-abârîq) ») Ce sont les aiguières bien connues. On a dit : celle qui a une oreille et une anse est un ibrîq, sinon c'est un kûb (gobelet) ; on a dit : l'ibrîq est celui qui a seulement un bec. On a dit qu'il dérive de barîq (éclat) ; il serait alors mentionné à la lettre à un point dessous (b).

(Sa parole : « نخل أبرت (nakhl ubirat), palmiers fécondés », ainsi que sa parole : « abarahâ » et « yu'abbirûn ») Sans redoublement selon la forme la plus connue, et aussi avec redoublement. Le nom est al-ibâr, c'est-à-dire la fécondation (talqîh).

Passage douteuxLe mot وإن (« et si ») est incompréhensible à cet endroit, sans doute une coquille ; rendu tel quel en translittération suivie de [?]. Texte arabe imprimé : (قوله لم يئتبر) وإن كذا عند ابن السكن

(Sa parole : « لم يئتبر (lam ya'tabir) ») Wa-in [ ?] ainsi chez Ibn as-Sakan, avec la hamza placée en premier ; la forme connue est l'inverse (lam yabta'ir, il n'a pas mis en réserve), et cela viendra plus loin.

(Sa parole : « أبزن (abzan) ») Avec a sur la première lettre, ainsi l'a fixé al-Qâbisî ; Thâbit l'a mentionné avec i sur celle-ci. C'est un mot persan désignant une sorte de petit bassin, ou un baquet de poterie ou de pierre creusée. Abû Dharr a dit : « C'est comme une marmite dans laquelle on chauffe l'eau. » ʿIyâd l'a récusé et a dit : « Anas voulait seulement dire qu'il s'y rafraîchissait. » (Je dis) Rien n'empêche qu'on l'ait pris à l'origine pour chauffer l'eau, puis qu'on l'ait employé pour se rafraîchir là où il n'y a pas de feu.

(Sa parole : « الأبطح (al-abtah) ») C'est le lit d'un cours d'eau où se trouvent de fins graviers ; c'est aussi al-bat-hâ'. On le rattache à La Mecque et à Minâ, et il s'agit d'un seul et même lieu, plus proche de Minâ que de La Mecque. Ainsi l'ont dit Ibn ʿAbd al-Barr et d'autres savants du Maghreb, mais cela est discutable.

(Sa parole : « أبق (abaqa) ») Avec a sur le bâ', et il est permis d'y mettre i : c'est-à-dire il s'est enfui.

(Sa parole : « أبابيل (abâbîl) ») C'est-à-dire en groupes qui se succèdent.

(Sa parole : « أبلسوا (ablasû) ») C'est-à-dire ils ont désespéré. Et sa parole : * « N'as-tu pas vu les djinns et leur iblâs » * c'est-à-dire leur perplexité et leur stupeur. L'iblâs est la perplexité et le silence causés par la tristesse ou la peur. Al-Qazzâz a dit : ablasa signifie « il a regretté et s'est attristé ».

(Sa parole : « أبنوا أهلي (abanû ahlî) ») Sans redoublement du bâ', c'est-à-dire ils ont accusé les miens et les ont évoqués en mal. Chez al-Asîlî, on trouve le redoublement. Thâbit a dit : le ta'bîn consiste à évoquer une chose et à la scruter, et la forme sans redoublement a le même sens. Chez ʿAbdûs, on trouve le nûn placé avant [le bâ'], ce qui est une déformation (tashîf), car le ta'nîb est le blâme, et ce n'est pas ici sa place. Et sa parole : « na'bunuhu narqîhi », c'est-à-dire : nous le pensions capable de soigner par des formules (ruqâ) ; c'est un argument pour qui dit que le mot s'emploie parfois pour autre chose que le mal.

(Sa parole : « أبهري (abharî) ») L'abhar est une veine du dos ; on a dit : c'est une veine qui tapisse l'intérieur du cœur, et, lorsqu'elle est rompue, la vie ne subsiste plus ; et l'on a dit autre chose.

(Sa parole : « الأبواء (al-abwâ') ») Avec a sur la hamza et sans voyelle sur la lettre à un point dessous (b) : un bourg du Furʿ, de la province de Médine ; entre lui et al-Juhfa, du côté de Médine, il y a vingt-trois milles. On a dit qu'il fut ainsi nommé à cause de l'épidémie (wabâ') qui y sévit, mais cela n'est valable que par inversion des lettres.

(Sa parole : « jusqu'à ce que vienne le père (abû) de notre demeure ») C'est-à-dire son maître.

(Sa parole : « Nous, lorsqu'on nous appelle à grands cris, abaynâ ») Ainsi chez al-Asîlî, avec la lettre à un point dessous (b), c'est-à-dire nous refusons la fuite ; chez les autres, avec la lettre à deux points (ataynâ), c'est-à-dire nous répondons à celui qui appelle.

(Sa parole : « Elle était bien la fille de son père ») C'est-à-dire par la fierté et la force d'âme.

(Sa parole : « لا أبا لك (lâ abâ laka) ») Expression qui exhorte à l'action, c'est-à-dire : agis comme celui qui n'a personne pour l'aider.

(Section ʾ-t)

(Sa parole, dans le hadith de l'Hégire : « أُتينا (utînâ) ») À la forme passive, c'est-à-dire : nous avons été rattrapés. Et sa parole : « la route al-mi'tâ' », avec i sous le mîm, suivi d'une hamza sans voyelle, qui est parfois allégée, et avec allongement : c'est-à-dire une voie battue et fréquentée.

(Sa parole : « أتى (atâ) ») Avec voyelle brève, il signifie « il est venu », et avec allongement (âtâ), « il a donné ». Ibn ʿAbbâs a dit, à propos de la parole du Très-Haut : « I'tiyâ (venez tous deux), de gré ou de force. Ils dirent : Ataynâ (nous venons), obéissants » [Fussilat : 11] : c'est-à-dire « donnez tous deux », et « ataynâ », c'est-à-dire « nous donnons ». ʿIyâd a dit : « Atâ n'a pas ici le sens de “donner”, mais seulement celui de “venir”. » On peut l'expliquer par un rapprochement de sens : lorsqu'il leur fut ordonné de faire sortir ce qu'elles contenaient et qu'elles obéirent, ce fut comme un don ; on a donc exprimé par « donner » le fait de venir avec ce qui leur avait été confié.

(Sa parole : « J'ai été sur le point d'envoyer chercher Abû Bakr ou de âtiyahu (venir à lui) ») Ainsi chez Abû Dharr, du verbe ityân (venir), à la première personne ; chez les autres : wa-bnihi (et son fils), avec la lettre à un point dessous (b) et le nûn. On a dit que c'est une erreur, mais il n'en est rien : c'est au contraire la bonne leçon, comme le prouve l'autre version : « Appelle-moi ton père et ton frère. »

(Sa parole : « Nous étions chez Abû Mûsâ, fa-atâ dhikru dajâja ») Ainsi chez Abû Dharr, avec a sur la hamza de atâ ; chez al-Asîlî, avec u sur celle-ci, et c'est la bonne leçon, car le sens est : « on apporta une poule », dhakara étant à prendre comme verbe au passé, comme si le rapporteur avait douté de ce qu'on avait apporté, tout en ayant retenu que c'était une poule.

(Sa parole, dans le hadith d'al-Hudaybiya : « S'ils viennent à nous (fa-in ya'tûnâ), Allah aura retranché un œil d'entre les associateurs ») Ainsi chez la plupart, du verbe ityân (venir) ; chez Ibn as-Sakan, avec la lettre à un point dessous (b) et, après l'alif, la lettre à deux points dessus (t) redoublée, du mot batât (rupture), c'est-à-dire : s'ils rompent avec nous.

(Sa parole : « أتان (atân) ») C'est la femelle de l'âne. Et sa parole : « sur un âne, une ânesse (ʿalâ himârin atânin) » : al-Asîlî l'a vocalisé avec la nunation sur les deux mots, l'un étant substitut (badal) de l'autre, substitut de la partie pour le tout, car le mot himâr (âne) s'emploie pour le mâle et pour la femelle. Dans la version d'Abû Dharr, il est vocalisé en annexion, c'est-à-dire un âne femelle. On a dit aussi que l'on veut par là le qualifier de robuste, car atân est l'un des noms de la pierre dure.

Passage douteuxImprimé المتكابه, probablement المتكأ به : « l'explication de muttaka' par ce mot ». Texte arabe imprimé : يعرف في كلامهم تفسير المتكابه

(Sa parole : « أترجة (utrujja) ») Singulier de utrujj (cédrat), fruit bien connu, avec le jîm redoublé, ou avec un nûn sans voyelle avant le jîm. Il est dit dans l'exégèse de la sourate Yûsuf : « On ne connaît pas al-utrujj dans la langue des Arabes. » Ce n'est pas une négation absolue qui est visée par là : il voulait seulement dire que l'on ne connaît pas dans leur langue l'explication de muttaka' par ce mot, et non qu'il niait l'existence du mot dans la langue des Arabes, car il est attesté dans le hadith.

(Section ʾ-th)

Passage douteuxImprimé انخنة, probablement أثخنه : « la maladie l'a affaibli (athkhanahu) ». Texte arabe imprimé : يقال انخنة المرض إذا أوهنه

(Sa parole : « حتى يثخن في الأرض (hattâ yuthkhina fî l-ard) ») C'est-à-dire jusqu'à ce qu'il aille jusqu'au bout ; on a dit : jusqu'à ce qu'il l'emporte ; il s'agit d'aller jusqu'au bout dans la mise à mort des mécréants. On dit : « la maladie l'a athkhana » lorsqu'elle l'a affaibli. Et la parole de ʿÂ'isha : « jusqu'à ce que je me sois acharnée sur elle (athkhantu ʿalayhâ) », c'est-à-dire que je sois allée jusqu'au bout pour la réduire au silence ; chez certains, avec la lettre sans point (h) précédée d'un nûn, ce qui est plus juste, et cela viendra plus loin.

(Sa parole : « de peur qu'ils ne ya'thurû ») C'est-à-dire qu'ils ne rapportent. On dit athartu l-hadîth, avec voyelle brève, âthuruhu, avec allongement et u sur la lettre à trois points (th), athran, sans voyelle sur celle-ci, lorsque tu as rapporté le propos. Et sa parole : « ni de moi-même, ni en le rapportant (âthiran) », c'est-à-dire en le transmettant. Mujâhid a dit [à propos de] « ou un vestige (athâra) de science » : c'est-à-dire qu'il rapporte une science. Et sa parole : « sur la trace (ithr) de l'une d'elles », avec i sous la hamza et sans voyelle sur la lettre à trois points, et aussi avec a sur les deux : c'est-à-dire après elle. Et sa parole : « que son terme (athar) soit retardé », c'est-à-dire que sa vie soit prolongée.

(Sa parole : « لأوثرنه على نفسي (la-u'thiranna-hu ʿalâ nafsî) ») C'est-à-dire je lui donnerai certes la préférence sur moi-même. Et sa parole : « il a favorisé (âthara) certaines personnes dans le partage », c'est-à-dire il les a privilégiées ; de là : « fa-âthara t-tuwaytât » (il a préféré les Tuwaytât), ainsi chez la plupart ; chez certains : « fa-ayna t-tuwaytât » (où sont les Tuwaytât ?), ce qui est une déformation.

(Sa parole : « Il y aura après moi une uthra ») Avec u sur la hamza et sans voyelle sur le thâ', et aussi avec a sur les deux. Al-Azharî a dit : c'est l'accaparement (isti'thâr), c'est-à-dire qu'on s'accaparera à votre détriment les biens de ce monde et qu'on vous préférera d'autres que vous. De là la parole de ʿUmar : « Il ne se l'est pas accaparée à votre détriment. » Et dans le hadith de l'allégeance : « et malgré une préférence accordée à d'autres que nous (athara) », avec deux a.

(Sa parole : « du athl de la Forêt (al-ghâba) ») Avec a sur la première lettre. Ibn ʿAbbâs a dit : c'est le tamaris (at-tarfâ') ; on a dit : ce qui en est de grande taille.

(Sa parole : « تأثلته (ta'aththaltuhu) ») C'est-à-dire je l'ai pris comme fonds. L'uthla d'une chose, avec u sur la hamza et sans voyelle sur le thâ', est son fondement ; de là sa parole : « sans s'en constituer un capital (ghayra muta'aththilin mâlan) ».

(Sa parole : « plus pécheur (âthamu) auprès d'Allah ») C'est-à-dire plus grand en péché. Et sa parole : « ta'thîman » et « ta'aththuman », c'est-à-dire par scrupule d'encourir le péché (ithm) ; de même sa parole : « ils s'en abstinrent par scrupule (ta'aththamû) ». Et sa parole : « J'ai détesté de u'thimakum », c'est-à-dire de vous faire encourir un péché à cause de la peine qui vous atteindrait et qui vous porterait au mécontentement ; de là sa parole : « jusqu'à ce qu'il le yu'thimahu », c'est-à-dire qu'il le mette dans la gêne (haraj).

(Sa parole : « المأثم (al-ma'tham) ») C'est-à-dire ce qui entraîne le péché, ou bien le péché lui-même, le nom verbal (masdar) étant mis à la place du nom.

(Sa parole : « il encourra un athâm ») C'est-à-dire un châtiment.

(Sa parole : « athâthan ») C'est-à-dire des biens.

(Section ʾ-j)

(Sa parole : « الأجاج (al-ujâj) ») C'est-à-dire l'eau amère.

(Sa parole : « أجج نارا (ajjaja nâran) ») Avec redoublement, c'est-à-dire il a allumé un feu au point qu'on l'entendait crépiter ; cela vient de ajîj (crépitement des flammes).

(Sa parole : « ما أجد (mâ ajadda) ») Avec a sur la première lettre, u sur la deuxième et redoublement du dâl : c'est-à-dire qu'il s'est dépensé au combat. Chez certains, avec a sur la première lettre et i sous le jîm, sans redoublement, du verbe wijdân (trouver) ; la première lecture est plus forte.

(Sa parole : « أجرنا (ajarnâ) ») Du verbe ajartu ; on dit ajâra yujîru ijâratan (accorder sa protection). Et sa parole : « ajarahu Allâh », avec voyelle brève, et âjarahu, avec allongement, ya'juruhu, avec u, de ajr (récompense) ; et (âjara) vient aussi de ijâra (louage), pour le salarié (ajîr).

(Sa parole : « Et ce jour-là, nul ne yujîzu si ce n'est les messagers ») On dit ajâza al-wâdî yujîzu ijâzatan lorsqu'on traverse la vallée en marchant. De là : « le premier à traverser (yujîzu) », et sa parole : « jusqu'à ce qu'il ait traversé la vallée », et de là : « il regarda, puis traversa ».

Passage douteuxImprimé أجهزوه, probablement إنما هو أجهز (ou أجهزت) بالهاء : « on dit seulement ajhaza, avec hâ' ». Texte arabe imprimé : قال الجوهري إنما أجهزوه بالهاء

(Sa parole : « avant que vous ne tujîzû ʿalayya ») C'est-à-dire que vous n'acheviez de me tuer ; on dit ajhaza ʿalâ l-jarîh lorsqu'on achève de tuer le blessé. Al-Jawharî a dit : « On dit seulement ajhaza, avec hâ' ; on ne dit pas ajaztu ʿalâ l-jarîh. »

(Sa parole : « ajla qu'il mange avec toi ») Sans voyelle sur le jîm, c'est-à-dire « à cause de » (min ajl) ; on dit aussi avec i sous la hamza. Quant à ajal, avec deux a, il signifie « oui », avec la dernière lettre sans voyelle ; et al-ajal, avec deux a aussi, est le terme de toute chose, et il désigne aussi la durée de la vie.

(Sa parole : « أجم (ujum) ») Avec deux u, c'est-à-dire une forteresse ; le pluriel est âjâm, avec allongement, et aussi avec i sous la hamza, sans allongement.

(Sa parole : « أجيفوا الأبواب (ajîfû l-abwâb) ») C'est-à-dire fermez les portes ; du mot ijâfa.

(Section ʾ-ḥ)

Passage douteuxImprimé « عبد مناف » ; lecture probable ʿAbd Manât (عبد مناة), la généalogie connue étant al-Hârith ibn ʿAbd Manât ibn Kinâna. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وبنو الحرث بن عبد مناف بن كنانة

(Sa parole : « الأحابيش (al-ahâbîsh) ») Ce sont des tribus d'al-Qâra qui se joignirent aux Banû Layth dans leur guerre contre Quraysh ; le tahbîsh est le rassemblement. Az-Zubayr a dit : « Quraysh, les Banû l-Hârith ibn ʿAbd Manâf ibn Kinâna, ʿAdal et al-Qâra firent alliance contre les Banû Layth ibn Bakr ; ils furent alors nommés les Ahâbîsh, et ce fut la première expulsion des Banû Layth hors de la Tihâma. » Al-Wâqidî a dit : « Ce sont les Banû ʿAbd al-Muttalib qui conclurent l'alliance des Ahâbîsh. »

(Sa parole : « أحد (Uhud) ») Avec deux u : montagne bien connue de Médine.

(Sa parole : « Le pèlerinage est l'un (ahad) des deux combats ») Avec deux a ; celui qui le dit avec une hamza allongée, puis un khâ' avec point portant i, puis un râ', a commis une déformation.

(Sa parole : « أحسوا (ahassû) ») C'est-à-dire ils ont pressenti. On dit ahsastu telle chose, c'est-à-dire je l'ai pressentie ; il vient aussi au sens de « je l'ai supposée ». On dit hasastu et ahsastu, et cela viendra à la lettre hâ'.

(Sa parole : « Lorsqu'il l'eut ahfazahu ») C'est-à-dire mis en colère (aghdabahu), par le schème comme par le sens ; l'ihfâz est le fait de mettre en colère (ighdâb).

(Sa parole : « الإحليل (al-ihlîl) ») Avec i sur la première lettre : c'est-à-dire la verge.

(Section ʾ-kh)

(Sa parole : « إخ إخ (ikh ikh) ») Avec i sur la première lettre. Mot que l'on dit au chameau pour qu'il s'agenouille.

(Sa parole : « يتأخى مناخه (yata'akhkhâ munâkhahu) ») On rapporte aussi yatawakhkhâ, avec wâw : c'est-à-dire il recherche [l'endroit où il avait fait agenouiller sa monture].

(Sa parole : « إخاذات (ikhâdhât) ») Avec i, sans redoublement, et le dhâl avec point : c'est-à-dire des étangs ; le singulier est ikhâdha.

(Sa parole : « yu'akhkhadh », avec a sur la hamza, qui est parfois allégée, et redoublement du khâ', « de sa femme ») C'est-à-dire empêché d'avoir des rapports avec elle ; de al-ukhdha, avec u sur la hamza, qui est la formule incantatoire du sorcier ; son origine est l'idée de lier. De là on a appelé le captif akhîdh, et de là sa parole : « Lorsqu'il fut ukhidha », c'est-à-dire terrassé. Et sa parole : « Ma communauté suivra bi-akhdh les générations [précédentes] », ainsi avec la lettre à un point dessous (b) ; on rapporte aussi ma'khadha, avec mîm, à l'accusatif comme spécificatif (tamyîz) : c'est-à-dire ils suivront leur voie. Certains l'ont vocalisé avec la lettre à un point dessous, suivie d'une hamza portant i, puis d'un khâ' portant a, puis d'un dhâl portant i, pluriel de ikhdha, comme kisar pluriel de kisra. Thaʿlab a dit : on dit mâ akhadha ikhdhahu, c'est-à-dire il n'a pas pris sa direction ; de là sa parole : « Les gens du Paradis ont pris leurs ikhadhât », c'est-à-dire ont suivi leurs chemins, ou ont obtenu leurs faveurs.

(Sa parole : « الأخر (al-akhir) ») Avec la hamza brève et i sous la lettre avec point (kh) : c'est-à-dire le plus éloigné ; on a dit : le plus vil. Quant à sa parole, dans le hadith du salarié : « Va, ô Unays, trouver la femme de l'autre (al-âkhar) », c'est avec allongement et a sur le khâ'.

(Sa parole : « مؤخرة الرحل (mu'akhkhirat ar-rahl) ») Avec i sous le khâ' avec point redoublé ; Ibn Qutayba l'a récusé et a mis la hamza sans voyelle et le khâ' simple, ce qu'an-Nawawî a déclaré correct, tout en rapportant le redoublement comme une opinion. Al-Asîlî a mis a sur le mîm et a de même allégé la hamza. Il existe aussi une autre variante, âkhira, avec allongement, comme on l'a vu plus haut ; al-Jawharî y a réuni six variantes.

(Sa parole : « الأخشبين (al-akhshabayn) ») Ce sont les deux montagnes de La Mecque, Quʿayqiʿân et Abû Qubays ; elles furent ainsi nommées en raison de leur grandeur et de leur rudesse (khushûna).

Passage douteuxImprimé بدمته, probablement بذمته : « ton engagement de protection (dhimma) ». Texte arabe imprimé : إذا لم تف بدمته

(Sa parole : « أخفره (akhfarahu) ») L'ikhfâr vient de al-khufra, avec u puis sans voyelle ; sa place serait à la lettre khâ'. On dit akhfartuhu lorsque tu n'as pas tenu ton engagement de protection (dhimma) envers lui, et khafartuhu, je lui ai accordé ma protection ; la hamza de akhfartuhu a valeur privative.

(Sa parole : « أخلد إلى الأرض (akhlada ilâ l-ard) ») C'est-à-dire il s'est assis et s'est montré réticent.

(Sa parole : « mais la fraternité de l'islam (ukhuwwat al-islâm) ») Ainsi chez la plupart ; chez al-Asîlî : « wa-lâkin khuwwat al-islâm », sans alif. Ibn al-Akhdar le grammairien a dit : il a transféré la voyelle de la hamza sur le nûn de lâkin, puis est passé du i au u en rendant le nûn sans voyelle. Ibn Mâlik a dit : c'est avec u sur le nûn, par assimilation (itbâʿ).

(Section ʾ-d)

(Sa parole : « مادبة (ma'duba) ») Avec u ou a sur le dâl : c'est-à-dire une invitation à un repas. Dans la version d'al-Qâbisî : « i'tadaba Allâh », c'est-à-dire Il a répondu à qui L'a invoqué ; la forme connue est intadaba, avec nûn.

(Sa parole : « une chose iddan ») C'est-à-dire une parole monstrueuse.

(Sa parole : « il a une udra ») Avec u sur la hamza et sans voyelle sur le dâl : c'est-à-dire qu'il a les testicules très gros.

(Sa parole : « parmi les condiments (udm) de la maison ») Avec u et sans voyelle sur le dâl : pluriel de idâm. De là sa parole : « un pain ma'dûm », c'est-à-dire auquel on a ajouté de quoi l'accompagner, c'est-à-dire ce que l'on mange avec le pain, quel qu'il soit. Et sa parole : « fa-âdamtuhu », avec allongement et avec voyelle brève, et le mîm simple : c'est-à-dire je lui ai donné un condiment.

(Sa parole : « de la surface (adîm) de la terre ») C'est-à-dire de sa peau. Et sa parole : « parmi les plus basanés (udm) des hommes », avec u sur la hamza et sans voyelle sur le dâl : pluriel de âdam, avec allongement, de al-udma (teint basané).

Passage douteuxImprimé واو ابعدها, probablement واوا بعدها : « (allégée) en wâw, suivie de ». Texte arabe imprimé : بهمزة ساكنة وقد تسهل واو ابعدها

(Sa parole : « Vois-tu un homme mu'diyan ? ») Avec une hamza sans voyelle, parfois allégée en wâw, suivie d'un yâ' simple : c'est-à-dire capable de voyager, ou parfaitement équipé (kâmil al-adât).

(Sa parole : « l'équipement (adât) de guerre ») C'est-à-dire les armes ; l'adât de toute chose est son outil.

(Sa parole : « الإداوة (al-idâwa) ») Avec i : c'est un petit récipient de cuir que l'on prend pour l'eau ; le pluriel est adâwâ, avec a sur le wâw.

(Section ʾ-dh)

(Sa parole : « الإذخر (al-idhkhir) ») Avec i puis sans voyelle, et avec i sous le khâ' avec point : herbe bien connue, au parfum agréable, qui pousse au Hedjaz.

(Sa parole : « أذربيجان (Adharbîjân) ») Avec deux a, sans voyelle sur le râ', i sous la lettre à un point dessous (b), suivie d'un yâ' sans voyelle, puis d'un jîm ; et aussi avec a sur la première et la troisième lettre et sans voyelle sur la deuxième : contrée bien connue. Al-Asîlî l'a vocalisé avec allongement, et l'on rapporte aussi a sur la lettre à un point dessous (b).

(Sa parole : « أذرح (Adhruh) ») Avec a, puis sans voyelle, puis un râ' portant u, puis un hâ' sans point : bourg de Syrie, dans ses confins les plus proches ; on a dit que c'est la Palestine.

(Sa parole : « مذعنين (mudhʿinîn) ») C'est-à-dire soumis.

(Sa parole : « Et une proclamation (adhân) de la part d'Allah ») C'est-à-dire une annonce. Et sa parole : « udhunu sidq », c'est-à-dire qui croit ce qu'on lui dit. Et sa parole : « adhinat li-rabbihâ », c'est-à-dire elle a écouté son Seigneur. Et sa parole : « Allah n'a rien écouté (mâ adhina) comme Il a écouté (ka-adhanihi) », avec voyelles sur toutes les lettres : c'est-à-dire Il n'a rien écouté autant qu'Il a écouté cela ; on a dit : Il n'a rien annoncé comme Il l'a annoncé. Et sa parole : « âdhinî », c'est-à-dire avertis-moi ; et « wa-idh ta'adhdhana », c'est-à-dire Il a annoncé. Et sa parole : « fa-lam tu'dhinûnî », c'est-à-dire ne m'avez-vous donc pas averti ? Et sa parole : « âdhannâka », c'est-à-dire nous t'avons averti. Et sa parole : « fa-âdhantukum », c'est-à-dire je vous ai avertis.

(Sa parole : « لاها الله إذا (lâ hâ Allâhi idhan) ») C'est un serment, et idhan est un adverbe qui s'y rattache, et non à ce qui suit, afin que le propos ne soit pas altéré. On reviendra dans le commentaire, si Allah le Très-Haut le veut, sur la prétention d'al-Khattâbî et d'autres selon laquelle l'alif de idhan serait surajouté.

(Section ʾ-r)

(Sa parole : « أرأيت (a-ra'ayta) ») C'est-à-dire informe-moi. Et sa parole : « a-ra'aytakum », c'est-à-dire informez-moi ; son explication viendra à la lettre râ'.

(Sa parole : « أرب ماله (ariba mâ lahu) ») Avec a sur l'alif et sur la lettre à un point dessous (b), entre lesquels un râ' portant i ; et aussi avec a sur la première et la deuxième lettre et nunation de la lettre à un point dessous ; chez Abû Dharr, avec a sur toutes les lettres. Celui qui en fait un verbe lui donne le sens de « il a besoin », ou de « il est perspicace » : on dit ariba lorsque quelqu'un est intelligent, et il est alors arîb. On a dit que son sens est un étonnement devant son avidité ; on a dit que c'est une imprécation contre lui, [lui souhaitant] la chute de ses ârâb, c'est-à-dire de ses membres ; c'est comme la parole de ʿUmar (qu'Allah l'agrée) : « aribta min badanika », c'est-à-dire que tes membres se détachent de ton corps. Celui qui en fait un nom lui donne le sens de « un besoin l'a amené », le mâ étant alors surajouté. ʿIyâd a récusé la justification de la version d'Abû Dharr, et Ibn al-Athîr l'a justifiée en disant que son sens est qu'il est homme d'expérience et de savoir.

(Sa parole : « le plus maître d'entre vous de son irb ») Avec i puis sans voyelle. Al-Khattâbî a dit : « Ainsi le disent la plupart des rapporteurs, et l'irb est le membre. » Il a dit : « Ce n'est en réalité que li-arabihi, avec deux a, c'est-à-dire de son besoin. » (Fin.) Mais on a dit aussi que al-irb, sans voyelle [sur le râ'], est le besoin. Et sa parole : « pour chaque membre (irb) de lui, un membre (irban) de lui » : c'est ici le membre qui est visé, et de même sa parole : « il se prosterne sur sept membres (ârâb) ». Et sa parole : « ghayri ulî l-irba », c'est-à-dire [sans désir de] rapports ; Tâwûs a dit : le besoin de cela. Ibn ʿAbbâs a dit [à propos de] « wa-liya fîhâ ma'âribu » : c'est-à-dire des besoins.

(Sa parole : « sur un héritage (irth) de l'héritage d'Abraham ») C'est-à-dire sur un reste de sa Loi.

(Sa parole : « أرجئه (arji'hu) ») C'est-à-dire diffère-le ; turji' : c'est-à-dire tu diffères.

(Sa parole : « sur ses bords (arjâ'ihâ) ») C'est-à-dire ce qui ne s'en est pas fendu ; on a dit : sur ses côtés.

(Sa parole : « أرجوحة (urjûha) ») C'est une corde dont on attache les deux extrémités en un lieu élevé, puis on balance celui qui s'y installe.

(Sa parole : « الأرجوان (al-urjuwân) ») Avec u sur la première et la troisième lettre et sans voyelle sur le râ' qui les sépare : c'est le rouge intense.

(Sa parole : « أريحاء (Arîhâ') ») Sur le schème faʿîlâ' : c'est le bourg du Ghawr, près de Jérusalem (Bayt al-Maqdis).

(Sa parole : « son irdabb ») C'est une mesure bien connue en Égypte, équivalant à cinquante sâʿ.

(Sa parole : « الإرزة (al-arza) ») Avec a sur la première lettre et sans voyelle sur la deuxième, suivie d'un zây : c'est un arbre robuste et grand ; on a dit que c'est le pin.

Passage douteuxImprimé مشدة, probablement مشددة : « redoublé ». Texte arabe imprimé : بعدها زاي مشدة أو نون

(Sa parole : « الأرز (al-aruzz) ») Il comporte six variantes : avec a ou u sur la hamza, avec u ou sans voyelle sur le râ', et sans la hamza, le râ' portant u, suivi d'un zây redoublé, ou d'un nûn sans voyelle à la place du redoublement.

(Sa parole : « ليأرز (la-ya'rizu) ») On dit ariza, avec i sous le râ', ya'rizu, le râ' pouvant recevoir les trois voyelles : c'est-à-dire se resserrer et se rassembler.

(Sa parole : « le péché des arîsiyyîn ») Avec a sur la première lettre, i sous le râ' et redoublement du yâ' après la lettre sans point (s) ; chez an-Nasafî, avec un yâ' au lieu de la première hamza ; il y a d'autres versions hors du Sahîh. C'est une relation à Arîs : on a dit que ce sont les partisans de ʿAbd Allâh ibn Arîs, qui avait innové parmi eux une religion ; on a dit que ce sont les rois qui contredisent leurs prophètes ; on a dit que ce sont les paysans et les sujets, et c'est ce qu'a affirmé al-Layth ibn Saʿd, ce qu'appuie ce qui figure dans certaines de ses versions : « tu porteras le péché de tes sujets ».

(Sa parole : « le puits d'Arîs ») Il est connu à Médine jusqu'à aujourd'hui ; il semble avoir été rapporté à celui qui l'a construit.

(Sa parole : « الأرش (al-arsh) ») Avec a, puis sans voyelle, puis un shîn avec point : c'est ce que prend l'acheteur lorsqu'il découvre un défaut dans la marchandise.

(Sa parole : « parmi les gens de la terre (al-ard) ») C'est-à-dire parmi les protégés (ahl adh-dhimma) ; on les nomme ainsi parce qu'ils ont été maintenus sur leurs terres à condition de payer la capitation (jizya). Le pluriel de ard est aradûn, avec a sur le râ'.

(Sa parole : « les Banû Arfida ») Ce sont les Abyssins, rattachés à un de leurs ancêtres.

(Sa parole : « أرق (ariqa) ») Avec i sous le râ', ou a : c'est-à-dire il a veillé sans dormir ; le nom est al-araq, avec a. Et sa parole : « araqtu l-mâ' » et « il se mit à yurîqu » revient souvent dans le hadith ; on le trouve aussi avec hâ', mais l'origine est la hamza, de al-irâqa, qui signifie verser.

(Sa parole : « أركوا هذين (arkû hâdhayn) ») C'est-à-dire différez [le cas de ces deux-là] ; sa racine est à la lettre râ', car il vient de rakâ.

(Sa parole : « الأراك (al-arâk) ») C'est un arbre bien connu, au parfum agréable, dont on se sert comme cure-dents ; c'est aussi le nom d'un lieu bien connu à ʿArafa.

(Sa parole : « الأريكة (al-arîka) ») Singulier de arâ'ik, qui sont les lits ; on a dit : ceux qui se trouvent dans les alcôves. Al-Azharî a dit : « Tout ce sur quoi l'on s'accoude est une arîka. »

(Sa parole : « أرمينية (Irmîniya) ») Avec i, puis sans voyelle, puis i, puis un yâ' sans voyelle, puis un nûn portant i, puis un yâ' simple portant a : grande contrée bien connue.

(Sa parole : « أرنبته (arnabatuhu) ») L'arnaba du nez est son extrémité pointue.

(Sa parole : « Nous fîmes lever un lièvre (arnab) ») C'est-à-dire nous le débusquâmes ; l'arnab est un petit animal bien connu.

Passage douteuxImprimé فقدر ان بك, probablement فقد ران بك : « on dit de lui râna bika (il t'a dominé) ». Texte arabe imprimé : كل من علاك وغلبك فقدر ان بك

(Sa parole : « Fais vite, ou bien arin ») Avec i sous le râ' et sans voyelle sur le nûn, sur le schème de aqim, chez an-Nasafî ; chez les autres, sans voyelle sur le râ' et avec i sous le nûn ; al-Asîlî l'a vocalisé avec i sous celui-ci et en maintenant le yâ'. Al-Khattâbî a dit : la bonne forme est i'ran, impératif de al-aran, qui est la hâte ; il peut aussi être sur le schème de atiʿ, de arâna al-qawm, lorsque leurs bestiaux ont péri6 ; ou sur le schème de aʿti, au sens de « prolonge l'égorgement », de ranawtu, lorsque j'ai prolongé le regard ; ou encore arin peut avoir le sens de « donne ». Az-Zamakhsharî a dit : de quiconque t'a dominé et vaincu, on dit râna bika ; rîna bi-fulân : la mort l'a emporté ; arâna al-qawm bi-mawâshîhim : ils les ont perdus ; le sens de arin est donc : « sois celui qui l'emporte (dhâ rayn) dans ton égorgement ».

(Sa parole : « Certains maquignons appelaient âriyy Khurâsân et Sijistân ») Avec une hamza portant a et allongée, un râ' portant i et un yâ' redoublé ; ainsi l'a fixé al-Jurjânî. C'est l'endroit où l'on attache la monture ; on a dit : sa mangeoire ; on a dit : une corde enfouie dans le sol, à laquelle on attache la monture. Le sens est que le courtier donnait ce nom à l'endroit où il attachait ses bêtes, pour faire croire que la bête avait été amenée de ce pays, afin qu'on la désire. Il semble que le terme annexant soit tombé du texte original, comme si l'original était « âriyy dawâbbihi » (l'attache de ses bêtes) ; ou bien le mot était déterminé et l'article est tombé, comme s'il y avait « il appelait al-âriyy », l'article ayant valeur générique. Chez al-Marwazî : arâ, avec a sur la hamza et le râ', sur le schème de daʿâ ; chez les autres, avec u sur la hamza ; et les deux sont des erreurs.

(Section ʾ-z)

Passage douteuxImprimé « ازاء أي كذا », où « أي » semble intrus ; lu « إزاء كذا » : « en face de telle chose ». Texte arabe imprimé : قوله ازاء أي كذا

(Sa parole : « إزاء كذا (izâ'a kadhâ), en face de telle chose ») : c'est-à-dire vis-à-vis d'elle. Sa parole : « وازينا العدو (wâzaynâ l-ʿaduww) » : c'est-à-dire nous nous sommes alignés en rangs face à eux ; la forme d'origine est avec hamza ; on dit : آزيت إلى الشيء (âzaytu ilâ sh-shay'), je me suis joint à la chose.

(Sa parole : « إزرة المؤمن (izrat al-mu'min), la manière dont le croyant porte le pagne ») avec i ; ce qu'on entend est la manière [de le porter] ; certains le disent avec u.

(Sa parole : « أنصرك نصرا مؤزرا (ansuruka nasran mu'azzaran), je te secourrai d'un secours puissant ») c'est-à-dire parvenant à son terme, fort ; on a dit aussi qu'il vient de وازرت (wâzartu) : je suis devenu vizir [soutien].

(Sa parole : « أزري (azrî) ») c'est-à-dire mon dos ; le sens premier de الأزر (al-azr) est la force.

(Sa parole : « وكان لها أزرار في كميها (wa-kâna lahâ azrâr fî kummayhâ), elle avait des boutons à ses deux manches ») dans la version d'al-Jurjânî, on trouve إزار (izâr), ce qui est une erreur ; أزرار (azrâr) est le pluriel de زر (zirr), le bouton, qui est bien connu.

(Sa parole : « وشد المئزر (wa-shadda l-mi'zar), et il serrait son pagne ») c'est une métonymie pour la préparation et l'apprêt.

Passage douteuxLe mot « به » semble superflu ; lu « وأصل الأزف القرب » : « le sens premier de الأزف est la proximité ». Texte arabe imprimé : وأصل الازف به القرب

(Sa parole : « أزفت الآزفة (azifati l-âzifa) ») c'est-à-dire l'Heure s'est approchée ; le sens premier de الأزف (al-azaf) est la proximité.

(Section ʾ-s)

(Sa parole : « إستبرق (istabraq) ») : c'est le brocart épais ; c'est un mot arabisé.

(Sa parole : « أسد (asida) ») sur le schème de علم (ʿalima), c'est-à-dire il est devenu comme le lion ; on dit أسد (asida) et استأسد (ista'sada).

(Sa parole : « إذا أسد الأمر (idhâ ussida l-amr), lorsque l'affaire sera confiée ») cela viendra à la lettre wâw.

Passage douteuxImprimé « بجمعهم », probablement « يجمعهم » : « il les rassemble ». Texte arabe imprimé : وقوله يأسرهم أي بجمعهم

(Sa parole : « شددنا أسرهم (shadadnâ asrahum), Nous avons affermi leur constitution ») Maʿmar ibn al-Muthannâ a dit : الأسر (al-asr) est la solidité de la constitution, et toute chose que tu as serrée est مأسور (ma'sûr). Sa parole : « يأسرهم (ya'siruhum) » : c'est-à-dire il les rassemble.

(Sa parole : « أسارير وجهه (asârîr wajhih), les lignes de son visage ») cela viendra à la lettre sîn.

(Sa parole : « أساطير (asâtîr) ») son singulier est أسطورة (ustûra) et إسطارة (istâra) : ce sont les sornettes ; cela viendra à la lettre sîn.

(Sa parole : « أسطوانة (ustuwâna) ») c'est-à-dire une colonne, c'est-à-dire le pilier.

(Sa parole : « أسيف (asîf) ») c'est-à-dire prompt à la tristesse. Sa parole : « آسفونا (âsafûnâ) » : c'est-à-dire ils Nous ont courroucé. Sa parole : « أسف (asifa) » : c'est-à-dire ندم (nadima), il a regretté, de même schème et de même sens.

(Sa parole : « أسقطوا لهاته (asqatû lahâtah) ») cela viendra à la lettre sîn.

(Sa parole : « الأسقف (al-usquf) ») on dit aussi سقف (suquf), avec deux u ; c'est un titre bien connu chez les chrétiens [l'évêque].

(Sa parole : « أسكفة (uskuffa) ») avec u sur la hamza et sur le kâf, entre lesquels un sîn sans point et sans voyelle, et le fâ' redoublé : c'est le seuil inférieur de la porte.

(Sa parole : « يأتسي (ya'tasî) ») c'est-à-dire il suit et prend pour modèle ; dans une version : يتأسى (yata'assâ), sur le schème de يتفعل (yatafaʿʿal). Sa parole : « لا تأس (lâ ta'sa) » : c'est-à-dire ne t'afflige pas ; « فكيف آسى (fa-kayfa âsâ) » : comment m'affligerais-je ?

(Sa parole : « آساني بماله (âsânî bi-mâlih), il m'a secouru de ses biens ») cela viendra à la lettre wâw.

(Sa parole : « ماء آسن (mâ' âsin), une eau croupie ») on dit أسن الماء (asana l-mâ') lorsque son odeur s'est altérée.

(Sa parole : « كان علي مسيئا في شأنها (kâna ʿAlî musî'an fî sha'nihâ), ʿAlî s'était mal comporté à son sujet ») ainsi chez an-Nasafî et Ibn as-Sakan, et de même chez Ibn Abî Khaythama ; le mauvais comportement mentionné tient à sa parole : « et les femmes, en dehors d'elle, sont nombreuses ». La plupart des transmetteurs d'al-Bukhârî l'ont rapporté ainsi : « وكان علي مسلما في شأنها », puis ils ont divergé : chez certains, sans voyelle sur le sîn et avec i sous le lâm (musliman), c'est-à-dire qu'il n'a rien dit à son sujet et est ainsi resté sauf ; chez d'autres, avec redoublement (musalliman), c'est-à-dire qu'il s'est abstenu, sans rien affirmer ni désapprouver.

(Section ʾ-sh)

(Sa parole : « أشخصه (ashkhasahu) ») : c'est-à-dire il l'a transféré d'un lieu à un autre ; de là الإشخاص (al-ishkhâs), avec i sur la première lettre.

(Sa parole : « الأشر (al-ashar) ») avec a, c'est-à-dire l'insolence.

(Sa parole : « أشربته قلوبكم (ushribat-hu qulûbukum) ») cela viendra à la lettre shîn avec point.

(Sa parole : « الآشرة والواشرة والمؤتشرة (al-âshira wa-l-wâshira wa-l-mu'tashira) ») c'est celle qui affûte les bords des dents. Dans le hadith il est fait mention de la scie : on trouve المنشار (al-minshâr), avec nûn, et avec la dernière lettre (y), avec hamza (al-mi'shâr) et sans hamza (al-mîshâr) ; Abû Zayd a rapporté d'Abû ʿAmr ibn al-ʿAlâ' qu'il jugeait faible la forme avec nûn.

(Sa parole : « الأشطاط (al-ashtât) ») avec a sur la première lettre et sans voyelle sur la deuxième : c'est un lieu situé en face d'al-Hudaybiya.

(Sa parole : « إشفى (ishfâ) ») à finale abrégée, avec i sous la hamza : c'est le poinçon avec lequel on coud le cuir.

(Sa parole : « وأشفيت منه على الموت (wa-ashfaytu minhu ʿalâ l-mawt) ») c'est-à-dire j'ai été au bord [de la mort].

(Section ʾ-ṣ)

* (Sa parole : « إصبع (isbaʿ), le doigt ») avec i sous la hamza et a sur la lettre à un point dessous (b) ; il est permis de mettre les trois voyelles sur la hamza avec les trois voyelles sur le bâ', ce qui fait neuf formes au total, et la dixième est أصبوع (usbûʿ), avec deux u et l'ajout d'un wâw.

(Sa parole : « إصرا (isran) ») c'est-à-dire un engagement ; الإصر (al-isr) est aussi le péché.

(Sa parole : « الآصال (al-âsâl) ») son singulier est أصيل (asîl) : c'est la fin de l'après-midi.

(Sa parole : « استأصلت قومك (ista'salta qawmak) ») c'est-à-dire tu as tué l'ensemble de ton peuple, sans en laisser subsister la moindre racine.

(Section ʾ-ṭ)

* (Sa parole : « لا تطروني (lâ tutrûnî), ne m'encensez pas ») الإطراء (al-itrâ') est l'excès dans l'éloge ; de là يطريه (yutrîhi), il l'encense.

(Sa parole : « أطرتها بين نسائي (atartuhâ bayna nisâ'î) ») cela viendra à la lettre tâ'.

(Sa parole : « أطيط (atît) ») on a dit : c'est le craquement du palanquin pendant la marche ; on a dit aussi : le cri des chameaux lorsqu'ils sont repus à l'excès.

(Sa parole : « الأطم (al-utum) ») avec deux u : c'est la forteresse ; آطام المدينة (âtâm al-Madîna), les forteresses de Médine, avec voyelle longue ; on le dit aussi avec i ; on appelle aussi ainsi ce qui s'élève parmi les constructions.

(Section ʾ-ʿ)

(Sa parole : « أع أع (uʿ uʿ) ») : imitation du son qui sort lorsqu'on place le bâtonnet (siwâk) dans la bouche.

(Sa parole : « أعيا (aʿyâ) ») c'est-à-dire il s'est fatigué ; le nom [verbal] est الإعياء (al-iʿyâ').

(Section ʾ-gh)

(Sa parole : « أغروا بي (ughrû bî) ») : avec u sur la première lettre, de الإغراء (al-ighrâ'), qui est le fait de lâcher [quelqu'un] contre [un autre]. Sa parole : « لنغرينك (la-nughriyannaka) » : c'est-à-dire Nous te lâcherons certes contre eux ; il l'a expliqué dans l'original.

(Section ʾ-f)

(Sa parole : « أفرغ عليه قطرا (ufrigh ʿalayhi qitran) ») : c'est-à-dire je ferai descendre — ainsi dans l'original —, au sens de « je verserai » ; le nom [verbal] est الإفراغ (al-ifrâgh).

(Sa parole : « أفشته حفصة (afshat-hu Hafsa), Hafsa l'a divulgué ») c'est-à-dire elle l'a dévoilé ; de là sa parole à elle : « ما كنت أفشي (mâ kuntu ufshî), je n'allais pas divulguer ».

(Sa parole : « أفضوا (afdaw) ») de الإفضاء (al-ifdâ'), qui est la rencontre d'une chose avec une autre ; Ibn ʿAbbâs a dit au sujet de Sa parole : « أفضى بعضكم إلى بعض (afdâ baʿdukum ilâ baʿd), alors que vous vous êtes unis l'un à l'autre » [An-Nisâ' : 21] : c'est une métonymie pour l'union conjugale.

(Sa parole : « تفيضون فيه (tufîdûna fîh) ») c'est-à-dire vous en dites telle et telle chose ; cela vient de الإفاضة (al-ifâda) ; de là : « أفاض من عرفة (afâda min ʿArafa), il a déferlé depuis ʿArafa ».

Passage douteuxLe vers attribué à Ibn Mâlik (« فاف ثلث ونون ان أردت وأف * أفا ورفعا ونصبا آفة قبلا ») paraît altéré et ne correspond pas exactement aux dix formes énumérées ; traduit au plus près de la lettre. Texte arabe imprimé : فاف ثلث ونون ان أردت وأف

(Sa parole : « أف (uff) ») avec redoublement du fâ' et u sur la première lettre : on l'emploie en réponse à ce qui dégoûte et à ce qui exaspère. Il comporte dix variantes : u sur la hamza avec le fâ' sans voyelle ; avec le fâ' redoublé portant les trois voyelles, avec nunation et sans nunation : cela7 fait six ; en allongeant le a avec le redoublement (uffâ) ; avec i sous la hamza et a sur le fâ' redoublé (iffa) ; et avec a sur la hamza et le fâ' redoublé, suivi d'un tâ' du féminin portant la nunation, avec a également (affatan). Ibn Mâlik les a réunies dans un vers, disant : « Mets les trois voyelles à أفّ (uff), et la nunation si tu veux ; et أفْ (uf) * et أفّا (uffâ) ; et, au nominatif comme à l'accusatif, آفة (âffa) a été admis ». L'auteur d'al-Bâriʿ rapporte le u sur la hamza dans la neuvième et la dixième, sans nunation. Ibn Jinnî a dit : on ne dit pas, comme le vulgaire, avec i sous le fâ' en ajoutant le yâ' (uffî) ; mais al-Akhfash l'a admis. Abû l-Baqâ' a dit : celui qui met le i suit la règle de base ; celui qui met le a recherche la légèreté ; celui qui met le u fait une harmonisation vocalique ; celui qui met la nunation veut l'indétermination ; celui qui ne la met pas veut la détermination ; et celui qui allège supprime l'une des deux lettres semblables.

(Sa parole : « الأفق (al-ufuq) ») avec deux u ; son pluriel est آفاق (âfâq), avec voyelle longue : ce sont les confins du ciel et de la terre. Quant à الأفق (al-afaq), avec deux a, c'est le pluriel de أفيق (afîq, cuir tanné), comme أدم (adam) et أديم (adîm), par le schème et par le sens.

(Sa parole : « الإفك والأفك (al-ifk wa-l-afak) ») le second, avec deux a, équivaut à النجس (an-nijs) et النجس (an-najas) ; tu dis : أفكهم (ifkuhum) et أفكهم (afakuhum) ; et l'on dit أفكهم (afakahum), avec deux a, verbe au passé au sens de « il les a détournés », comme Il a dit : « يؤفك عنه من أفك (yu'faku ʿanhu man ufik) » [Adh-Dhâriyât : 9], c'est-à-dire : en est détourné celui qui a été détourné. Quant à المؤتفكة (al-mu'tafika), on dit ائتفكت (i'tafakat), c'est-à-dire elle a été renversée. Le sens premier de الإفك (al-ifk) est le mensonge.

(Sa parole : « لم يفلته (lam yuflit-hu) ») de الإفلات (al-iflât), qui est le fait de relâcher.

(Section ʾ-q)

(Sa parole : « أقط (aqit) ») : avec a sur la hamza et i sous le qâf, que l'on met parfois sans voyelle ; il est permis de mettre u ou i sur la première lettre. ʿIyâd a dit : c'est le fromage tiré du lait dont on a extrait le beurre ; Ibn al-Aʿrâbî l'a réservé [au lait] des brebis ; on a dit aussi : c'est du lait séché et durci avec lequel on cuisine.

(Sa parole : « أقسط فهو مقسط (aqsata fa-huwa muqsit) ») de الإقساط (al-iqsât), qui est la justice.

(Sa parole : « أقلعت عنه الحمى (aqlaʿat ʿanhu l-hummâ) ») de الإقلاع (al-iqlâʿ) ; ce qu'on entend est : la fièvre l'a quitté.

(Sa parole : « أقلني (aqilnî) ») de الإقالة (al-iqâla), qui est l'abandon du contrat.

(Sa parole : « الأقاليد (al-aqâlîd) ») pluriel de إقليد (iqlîd), qui est la clé.

(Section ʾ-k)

* (Sa parole : « لو غير أكار قتلني (law ghayru akkârin qatalanî), si seulement c'était un autre qu'un laboureur qui m'avait tué ! » * الأكار (al-akkâr) est le cultivateur ; c'est tiré de الأكرة (al-ukra), avec u et sans voyelle [sur la deuxième lettre] : c'est la fosse creusée à côté du cours d'eau pour que son eau s'y clarifie ; أكرت الأرض (akartu l-ard) se dit lorsque tu as fendu la terre pour la labourer. Il désignait par là les Ansâr, car ils étaient gens de culture.

(Sa parole : « فأكفئت (fa-ukfi'at) » et Sa parole : « لتستكفئ إناءها (li-tastakfi'a inâ'ahâ) ») الإكفاء (al-ikfâ') est le fait de vider [en renversant].

(Sa parole : « على إكاف (ʿalâ ikâf) ») avec i sur la première lettre : c'est comme le bât et ce qui lui ressemble, pour les bêtes à sabot.

(Sa parole : « أكلة خيبر (aklat Khaybar) » et Sa parole : « أكلة أو أكلتين (ukla aw uklatayn) ») avec u, c'est la bouchée ; avec a, c'est le nom d'action.

(Sa parole : « تأكل القرى (ta'kulu l-qurâ), elle dévore les cités ») c'est-à-dire que le butin des cités y est conduit, ou bien parce que c'est à partir d'elle que les cités ont été conquises et leurs biens pris en butin.

(Sa parole : « على أكمة (ʿalâ akama) ») avec trois a : c'est la colline ; le pluriel est آكام (âkâm), avec voyelle longue, et aussi avec i, sans voyelle longue (ikâm).

(Section ʾ-l)

(Sa parole : « ألتنا (alatnâ) ») : c'est-à-dire Nous avons diminué. Sa parole : « يلتكم (yalitkum) » : c'est-à-dire Il vous diminue.

(Sa parole : « إلا ولا ذمة (illan wa-lâ dhimma), ni lien ni pacte ») al-Bukhârî a dit : الإل (al-ill) est la parenté ; un autre a dit : le pacte ; on a dit aussi : ce qu'on entend par là est Allah.

(Sa parole : « فألحت القصواء (fa-alahhat al-Qaswâ') ») avec redoublement du hâ', de الإلحاح (al-ilhâh), l'obstination.

(Sa parole : « لإيلاف قريش (li-îlâfi Quraysh) ») c'est-à-dire ils s'y sont accoutumés ; Ibn ʿUyayna a dit : c'est-à-dire « pour Mon bienfait ». Sa parole : « المؤلفة قلوبهم (al-mu'allafati qulûbuhum), ceux dont les cœurs sont à gagner » vient de التأليف (at-ta'lîf), dont le sens premier est le rassemblement. Sa parole : « ما ائتلفت (mâ i'talafat) » : c'est-à-dire tant qu'ils s'accordent. Ils ont dit : الإيلاف (al-îlâf) est le pacte et la garantie de protection ; le premier qui l'obtint des rois pour Quraysh fut Hâshim ibn ʿAbd Manâf.

(Sa parole : « ما ألفاه السحر (mâ alfâhu s-sahar) ») c'est-à-dire l'aube ne le trouvait [que…] ; ألفوا (alfaw) : ils ont trouvé ; ألفينا (alfaynâ) : nous avons trouvé ; ألفيا سيدها (alfayâ sayyidahâ) : ils trouvèrent tous deux son maître.

(Sa parole : « ألقى السامري (alqâ s-Sâmiriyy) ») c'est-à-dire il a fabriqué.

(Sa parole : « أليم (alîm) ») douloureux, de la douleur ; il vient de الألم (al-alam) et se trouve à la place de مفعل (mufʿil) ; on a dit aussi : il signifie « qui a de la douleur ».

(Sa parole : « الألنجوج (al-alanjûj) ») avec deux a, sans voyelle sur le nûn et avec u sur le premier jîm : il figure dans l'explication de الألوة (al-aluwwa), qui est le bois d'aloès indien. On le dit aussi avec un yâ' au début (yalanjûj), par allègement. Chez al-Asîlî : أنجوج (anjûj), sans le lâm, ce qui est une méprise. الألوة (al-aluwwa) : avec a, u sur le lâm et redoublement.

(Sa parole : « من هذا المتألي (man hâdhâ l-muta'allî), qui est celui qui jure ainsi ? ») c'est-à-dire celui qui jure avec insistance ; الألية (al-aliyya) est le serment ; on dit آلى (âlâ), c'est-à-dire il a juré ; الإيلاء (al-îlâ') est le serment [de s'abstenir de son épouse] pour une durée déterminée, et c'est un terme légal ; on dit aussi ألا (alâ).

(Sa parole : « ما آلو ما افتديت به (mâ âlû mâ aftadaytu bih) ») c'est-à-dire je ne ménage pas [mes efforts].

(Sa parole : « ما ألوت (mâ alawtu) ») c'est-à-dire je n'ai pas pu ; cela vient de ألا يألو (alâ ya'lû) ; tu dis : ما ألوت جهدا (mâ alawtu juhdan), c'est-à-dire je n'ai épargné aucun effort, et ما ألوت نصحا (mâ alawtu nushan), je n'ai épargné aucun conseil ; certains le mettent avec voyelle longue.

(Sa parole : « لا يألونكم خبالا (lâ ya'lûnakum khabâlan) ») c'est-à-dire ils ne négligent rien pour vous corrompre.

(Sa parole : « وأولي الأمر (wa-ulî l-amr) ») c'est-à-dire ceux qui détiennent l'autorité.

(Sa parole : « إليك عني (ilayka ʿannî) ») c'est-à-dire écarte-toi et éloigne-toi de moi.

(Sa parole : « أليات (alayât) ») avec a sur la première lettre et sur le lâm, pluriel de ألية (alya), avec a et sans voyelle [sur la deuxième lettre], c'est-à-dire la fesse.

(Section ʾ-l-â) avec redoublement et i ou a sur la première lettre, et الا sans redoublement, avec a et avec i * إلا (illâ), avec i et redoublement, est une particule d'exception ou de restriction ; sans redoublement (ilâ), elle exprime le terme ; elle s'emploie au sens de « avec », comme dans sa parole : « يربط إلى سارية المسجد (yurbatu ilâ sâriyati l-masjid), on l'attache à une colonne de la mosquée », et au sens de la préposition lâm, comme dans sa parole : « جئت إلى أمير السرية (ji'tu ilâ amîri s-sariyya), je suis venu auprès du chef du détachement » ; avec a et redoublement (allâ), elle exprime le reproche, et sans redoublement (alâ), elle sert à ouvrir le discours. Une divergence s'est produite dans certains hadiths, que nous avons exposée en son lieu.

(Section ʾ-m)

(Sa parole : « إما لا (immâ lâ) ») : il revient à plusieurs reprises ; il se dit avec i sur la première lettre, redoublement du mîm et a sur le lâm ; al-Asîlî l'a vocalisé avec i sous le lâm ; Abû Hâtim a déclaré fautif celui qui y met le i et l'a attribué au vulgaire, mais on l'a justifié par l'imâla (inflexion vocalique), en faisant de l'expression entière un seul mot. Le sens est : « si tu ne fais pas telle chose, fais-en une autre » ; c'est comme s'ils s'étaient contentés de mentionner « لا » sans mentionner le verbe. Quant à أما (amâ), avec a et sans redoublement, c'est une particule d'ouverture du discours ; elle a aussi le sens de « vraiment » ; elle est composée de la hamza interrogative et du ما négatif, et exprime la confirmation ; elle est semblable à ألم (a-lam), comme dans Sa parole : « ألم نشرح لك (a-lam nashrah lak), N'avons-Nous pas ouvert pour toi » [Ash-Sharh : 1]. Dans l'histoire d'al-Hasan (qu'Allah l'agrée), on trouve : « أما علمت (amâ ʿalimta), ne sais-tu pas ? » ; chez certains, sans la hamza ; elle est souvent supprimée, mais il faut ici la sous-entendre.

(Sa parole : « ولا أمتا (wa-lâ amtan) ») il a dit dans l'original : c'est la colline.

(Sa parole : « أمدها (amaduhâ) ») c'est-à-dire son terme ; الأمد (al-amad) est le terme.

(Sa parole : « ويشركونا في الأمر (wa-yushrikûnâ fî l-amr), et qu'ils nous associent à l'affaire ») dans la version d'al-Jurjânî : في الثمر (fî th-thamar), « aux fruits », avec deux a, ce qui est le plus fondé.

(Sa parole : « لقد أمر (la-qad amira) », avec a puis i, « أمر ابن أبي كبشة (amru Ibn Abî Kabsha) ») c'est-à-dire elle est devenue considérable, l'affaire du fils d'Abû Kabsha ; on dit أمر القوم (amira l-qawm) lorsqu'ils sont devenus nombreux ; de là : « لقد جئت شيئا إمرا (la-qad ji'ta shay'an imran), tu as commis là une chose monstrueuse » [Al-Kahf : 71], c'est-à-dire énorme.

(Sa parole : « تأمرتم (ta'ammartum) ») sur le schème de تفعلتم (tafaʿʿaltum), c'est-à-dire vous vous êtes concertés ; cela vient de الائتمار (al-i'timâr), qui est la consultation. Sa parole : « يأتمرون (ya'tamirûn) » : c'est-à-dire ils se concertent.

(Sa parole : « فإن أصابت الإمرة (fa-in asâbat al-imra) ») avec i sur la première lettre et sans voyelle sur le mîm, c'est-à-dire le commandement (al-imâra) ; quant à الأمارة (al-amâra), avec a, c'est le signe. Le mot الأمر (al-amr) figure souvent au sens de l'exigence d'accomplir un acte ; quant à أمر الساعة (amr as-sâʿa) et أمر العامة (amr al-ʿâmma), il y signifie « l'affaire » ; de même Sa parole : « أولي الأمر (ulî l-amr) ».

(Sa parole : « أمرنا مترفيها (amarnâ mutrafîhâ) ») c'est-à-dire Nous les avons multipliés ; on a dit aussi : Nous leur avons ordonné l'obéissance.

(Sa parole, dans l'histoire du bâtonnet (siwâk) : « فلينته فأمره (fa-layyantuhu fa-amarrahu), je l'ai assoupli, et il l'a passé ») avec redoublement, c'est-à-dire il s'en est frotté les dents ; chez al-Qâbisî : بأمره (bi-amrih) ; la première est plus fondée.

(Sa parole : « أمللت (amlaltu) ») c'est-à-dire j'ai dicté (amlaytu). Sa parole : « تملى عليه (tumlâ ʿalayh) » : c'est-à-dire on les lui lit. Sa parole : « يمليها علي (yumlîhâ ʿalayya) » : mot qui vient de الإملاء (al-imlâ'), qui est le fait de lancer la parole à celui qui l'écoute.

(Sa parole : « أمنا في ثوب (ammanâ fî thawb), il a dirigé notre prière dans un seul vêtement ») de الإمامة (al-imâma). Sa parole : « في إمام مبين (fî imâmin mubîn) » : c'est-à-dire la route ; الإمام (al-imâm) est tout ce que tu prends pour guide et par quoi tu te diriges.

(Sa parole : « وإمامكم منكم (wa-imâmukum minkum) ») on a dit : votre calife ; on a dit aussi : le Coran.

(Sa parole : « على أمة (ʿalâ umma) ») c'est-à-dire sur une voie suivie (imâm), selon Mujâhid. Sa parole : « أمتكم أمة واحدة (ummatukum ummatan wâhida) » : c'est-à-dire votre religion. Sa parole : « وادكر بعد أمة (wa-ddakara baʿda umma) » : c'est-à-dire après une génération ; on a lu aussi : بعد أمه (baʿda amah), avec a sur la hamza et sur le mîm non redoublé, suivi d'un hâ' ; al-amah est l'oubli. Le mot أمة (umma) a encore d'autres sens que ceux-ci.

(Sa parole : « لا أم لك (lâ umma lak), tu n'as pas de mère ! ») c'est une expression que disent les Arabes pour désapprouver ; il arrive qu'on n'entende pas par là le blâme.

(Sa parole : « إن تلد الأمة (an talida l-ama), que l'esclave enfante ») c'est-à-dire la servante avec qui l'on a des rapports. Sa parole, au sujet de l'enfant de la femme soumise au serment d'anathème : « وكان ابن أمه (wa-kâna bna ummih) » : avec u sur la première lettre et redoublement du mîm, suivi d'un hâ', c'est-à-dire qu'on le rattachait à sa mère, sa filiation paternelle étant rompue.

(Sa parole : « الأمي (al-ummiyy) ») c'est-à-dire celui qui ne lit ni n'écrit ; on a dit qu'il est rapporté à la mère (al-umm), car c'est le plus souvent l'état des femmes.

(Sa parole, dans le hadith de ʿUmar : « بعد أن قالها أمنت (baʿda an qâlahâ amintu) ») chez la plupart, avec i sous le mîm, sans voyelle longue, le tâ' portant u pour la première personne, ou a par citation ; chez al-Asîlî, avec voyelle longue et a sur le mîm (âmanta).

(Sa parole : « أمنا بني أرفدة (amnan banî Arfida), en sécurité, ô Banû Arfida ! ») à l'accusatif comme nom d'action, c'est-à-dire « soyez en sécurité d'une sécurité » ; chez al-Asîlî et al-Harawî : آمنا (âminan), avec voyelle longue, c'est-à-dire « vous êtes tombés sur un moment, un lieu ou un pays sûr » ; c'est pourquoi il a dit à la fin : « il veut dire : de la sécurité ». Et la parole de ʿÂ'isha : « فأممت منزلي (fa-amamtu manzilî) », avec redoublement du mîm, c'est-à-dire « je me suis dirigée vers ma demeure » (fa-yammamtu) ; ce yâ' est un allègement de la hamza.

(Sa parole : « إلا آمن عليه البشر (illâ âmana ʿalayhi l-bashar) ») c'est-à-dire ils y ont cru en le voyant, en raison de l'évidence du miracle.

Passage douteuxImprimé « إذ قام », lu « قام » ou « إذا قام » : « ce qui, lorsqu'il s'établit dans le cœur du serviteur, le fait s'acquitter des obligations ». Texte arabe imprimé : تمكن في قلب العبد إذ قام

(Sa parole : « إن الأمانة نزلت في جذر قلوب الرجال (inna l-amânata nazalat fî jadhri qulûbi r-rijâl), la fidélité est descendue au fond des cœurs des hommes ») on a dit : ce qu'on entend par là est la charge des obligations ; on a dit aussi : c'est ce qui, lorsqu'il s'établit dans le cœur du serviteur, le fait s'acquitter des obligations.

(Section ʾ-n)

* (Sa parole : « آناء الليل (âna'a l-layl), les heures de la nuit ») c'est-à-dire ses moments ; son singulier est أنى (anan), sur le schème de رحى (rahan) et sur le schème de كلا (kilâ) ; on dit aussi إني (iny), sur le schème de قدر (qidr).

(Sa parole : « إناء أحدكم (inâ'u ahadikum), le récipient de l'un de vous ») c'est connu ; le pluriel est آنية (âniya).

(Sa parole : « يؤنبوني (yu'annibûnî) ») c'est-à-dire ils me blâment ; أنبه (annabahu) : il l'a blâmé.

Passage douteuxImprimé « ابن عيينة » (antérieur à al-Asmaʿî) ; lecture probable Ibn Qutayba (ابن قتيبة), cité juste avant, qui rapporte cette opinion d'al-Asmaʿî. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : ونقل ذلك ابن عيينة عن الأصمعي

(Sa parole : « الأنبجانية (al-anbijâniyya) ») avec a sur la première et la troisième lettre, ou avec i sur l'une et l'autre, avec redoublement ou sans, au masculin ou au féminin. Thaʿlab a dit : c'est toute étoffe épaisse parmi les manteaux de laine. Un autre a dit : lorsque le manteau porte deux bandes brodées, c'est la khamîsa, sinon c'est l'anbijâniyya. Ibn Qutayba a avancé une opinion singulière en disant : il s'agit seulement de منبجانية (manbijâniyya), par rattachement à Manbij, ville connue de Syrie, et celui qui le dit avec une hamza au début l'a altéré ; Ibn ʿUyayna a transmis cela d'al-Asmaʿî, et d'autres l'ont contesté.

(Sa parole : « يستنبطونه (yastanbitûnah) ») c'est-à-dire ils l'extraient ; de الإنباط (al-inbât), qui est le fait de faire jaillir l'eau de la terre.

(Sa parole : « أنثى بإذن الله (unthâ bi-idhni llâh) ») c'est-à-dire un enfant de sexe féminin.

(Sa parole : « الإنسية (al-insiyya), les [ânes] domestiques ») Ibn Abî Uways l'a dit avec deux a ; ce qui est connu est avec i sur la première lettre et sans voyelle sur la deuxième ; الأنس (al-anas), avec a, est la familiarité ; Abû Mûsâ a admis u sur la première lettre ; c'est le contraire de « sauvage ».

(Sa parole : « أستأنس يا رسول الله (a-sta'nisu yâ Rasûla llâh), puis-je me mettre à l'aise, ô Envoyé d'Allah ? ») c'est sous forme interrogative, c'est-à-dire « puis-je me détendre ? », de الأنس (al-uns), la familiarité.

(Sa parole : « فحمي أنفا (fa-hamiya anafan) ») avec trois a, c'est-à-dire par fierté et par colère ; on le rapporte aussi sans voyelle sur le nûn.

(Sa parole : « أنفذه لنا ابن الأصبهاني (anfadhahu lanâ Ibn al-Asbahânî) ») il veut dire : il nous l'a envoyé ; c'est donc comme s'il l'avait rapporté de lui par correspondance ; ou bien il veut dire qu'il y est passé jusqu'à la fin, [le mot venant] de النفوذ (an-nufûdh) et non de الإنفاذ (al-infâdh).

(Sa parole : « الأنام (al-anâm) ») c'est-à-dire les créatures.

(Sa parole : « أنين الصبي (anîn as-sabiyy) ») c'est-à-dire la voix faible.

Passage douteuxImprimé « آن يئن ونال الكل », probablement « آن يئين ونال، الكل بمعنى » : « âna ya'înu et nâla, tous de même sens ». Texte arabe imprimé : وآن يئن ونال الكل بمعني

(Sa parole : « إناه (inâh) ») c'est-à-dire son moment ; de là : « ألم يأن للرجل (a-lam ya'ni li-r-rajul), n'est-il pas temps pour l'homme ? » ; on dit أنى يأني (anâ ya'nî), آن يئين (âna ya'înu) et نال (nâla) : tous ont le même sens, c'est-à-dire « être proche ».

(Sa parole : « استأنيت بهم (ista'naytu bihim) ») c'est-à-dire je les ai attendus.

(Sa parole : « وإليه أنيب (wa-ilayhi unîb) ») c'est-à-dire je reviens, de الإنابة (al-inâba), qui est le retour.

(Sa parole : « أنى بأرضك السلام (annâ bi-ardika s-salâm) ») c'est-à-dire : d'où ?

(Sa parole : « أنى شئتم (annâ shi'tum) ») c'est-à-dire comme vous voulez.

(Sa parole : « أنهر الدم (anhara d-dam) ») c'est-à-dire il a fait couler le sang.

(Sa parole : « مئنة من فقهه (ma'innatun min fiqhih) ») c'est-à-dire un indice de celle-ci ; ainsi chez la plupart, avec a sur la première lettre, i sous la hamza et redoublement du nûn ; chez Ibn as-Sakan : مائنة (mâ'ina), avec voyelle longue.

(Section ʾ-h)

* (Sa parole : « أهبة (uhub) ») avec diverses voyelles, pluriel de إهاب (ihâb, peau non tannée), hors de la règle ; dans la version d'al-Asîlî : آهبة (âhiba), avec i sous le hâ' précédé d'une voyelle longue, ce qui est une méprise.

(Sa parole : « يتأهبون أهبة عدوهم (yata'ahhabûna uhbata ʿaduwwihim) ») c'est-à-dire ils préparent pour cela ce dont ils ont besoin.

(Sa parole : « أهلك ولا نعلم إلا خيرا (ahluka wa-lâ naʿlamu illâ khayran) » et Sa parole : « ليس بك على أهلك هوان (laysa biki ʿalâ ahliki hawân) ») le mot الأهل (al-ahl) s'applique à la personne elle-même, à l'épouse et aux proches.

(Sa parole : « إهالة سنخة (ihâla sanikha) ») avec i sous la hamza ; الإهالة (al-ihâla) est la graisse dont on assaisonne le pain, et السنخ (as-sanikh) est ce dont l'odeur s'est altérée.

(Sa parole : « أهوى (ahwâ) » et Sa parole : « يهوين (yahwîn) ») cela viendra à la lettre hâ'.

(Section ʾ-w)

(Sa parole : « آب (âba) ») : c'est-à-dire il est revenu ; de là آيبون (âyibûn), c'est-à-dire « revenant » ; الأواب (al-awwâb) est celui qui revient sans cesse ; إيابهم (iyâbahum) : c'est-à-dire leur retour ; tout cela vient de الأوب (al-awb), qui est le retour. Sa parole : « أوبي (awwibî) » : c'est-à-dire glorifie.

(Sa parole : « آوانا (âwânâ), Il nous a abrités ») ainsi chez la plupart, de الإيواء (al-îwâ') ; chez Ibn as-Sakan : أروانا (arwânâ), Il nous a désaltérés, de الري (ar-riyy) ; la première est la plus connue. Sa parole : « آواه الله (âwâhu llâh) » : la lecture la plus connue est avec l'alif bref (awâhu) ; il est permis de mettre la voyelle longue, [le verbe existant] à la forme simple et à la forme augmentée, transitif et intransitif.

(Sa parole : « الأوليان (al-awlayân) ») son singulier est أولى (awlâ) ; de là أولى به (awlâ bih), c'est-à-dire « plus en droit de ». Quant à Sa parole : « أولى له (awlâ lah) », on le dit à celui qui a tenté une chose après qu'elle lui a échappé ; les Arabes le disent en réprimandant.

(Sa parole : « أوه (awwih) ») avec redoublement du wâw, avec i ou a sur celui-ci, sans voyelle longue, et le hâ' sans voyelle : c'est un mot que l'homme dit en se plaignant et en souffrant.

(Sa parole : « الأواه (al-awwâh) ») c'est-à-dire le miséricordieux, dans la langue des Abyssins : ainsi l'a-t-il rapporté dans l'original ; on a dit aussi : c'est celui qui implore humblement ; on a dit encore : celui qui pleure beaucoup ou qui invoque beaucoup. Un autre a dit : الأواه (al-awwâh), [celui qui gémit] par compassion et par crainte ; le poète a dit : * « Elle gémit comme gémit l'homme affligé (ta'awwahu âhata r-rajuli l-hazîn) » * — ainsi chez eux, avec voyelle longue (âha), et chez al-Asîlî sans voyelle longue et avec redoublement du hâ' (ahha).

(Sa parole : « أوان وجدت (awânu wajadtu) ») الأوان (al-awân) est le temps, le moment, l'heure.

(Sa parole : « إني لأراه مؤمنا فقال أو مسلما (innî la-arâhu mu'minan, fa-qâla aw musliman), je le crois croyant ; il dit : ou bien musulman ») c'est avec le wâw sans voyelle, au sens de la rectification ; il est permis aussi qu'il ait le sens de l'hésitation, c'est-à-dire : ne tranche pas pour l'un des deux ; il n'est pas permis ici de mettre a sur le wâw. De même la parole de la femme : « أو إنه لرسول الله حقا (aw innahu la-Rasûlu llâhi haqqan) », et sa parole dans le hadith des ânes que l'on avait cuits : « أو ذاك (aw dhâk) ». Quant à sa parole : « أو خير هو (a-wa-khayrun huwa) », c'est avec a sur le wâw, qui est un wâw d'inchoation précédé de la hamza interrogative ; de même sa parole : « أو أملك لك أن نزع الله (a-wa-amliku laka an nazaʿa llâh) », et sa parole dans [le livre des] boissons : « أو مسكر هو (a-wa-muskirun huwa) ».

(Section ʾ-y)

(Sa parole : « يوجز الصلاة (yûjizu s-salât) » et Sa parole : « أوجز (awjaza) ») : de الإيجاز (al-îjâz), qui est la rapidité.

(Sa parole : « أوجفتم (awjaftum) ») de الإيجاف (al-îjâf) ; cela viendra à la lettre wâw.

(Sa parole : « ليس البر بالإيضاع (laysa l-birru bi-l-îdâʿ), la piété n'est pas dans la précipitation ») al-Bukhârî a dit : أوضعوا (awdaʿû) : ils se sont hâtés ; cela viendra à la lettre wâw.

(Sa parole : « وأيضا والله (wa-aydan wa-llâh) ») c'est-à-dire votre clairvoyance à ce sujet se renforce.

(Sa parole : « الأيكة (al-ayka) ») Mujâhid a dit : le fait que le châtiment les ait couverts de son ombre ; ainsi dans l'original ; j'ai traité cela abondamment dans le chapitre de Shuʿayb, parmi les hadiths des prophètes (paix sur eux).

(Sa parole : « إيلياء (Îliyâ') ») avec i sous la hamza et le lâm, entre lesquels la dernière lettre (y) sans voyelle, et, avant l'alif, une semblable portant a : c'est-à-dire Jérusalem (Bayt al-Maqdis) ; s'est mépris celui qui a dit ici أيلة (Ayla). أيلة (Ayla), avec a sur la première lettre, le yâ' sans voyelle également et a sur le lâm, est le rivage d'al-Qulzum ; c'était une ville connue, puis elle a été ruinée ; elle se situe entre l'Égypte et le Hijaz.

(Sa parole : « أيم الله (aymu llâh) ») avec le yâ' sans voyelle ; son début est un alif de liaison ou de disjonction ; il comporte des variantes ; c'est un serment. On y a mentionné nombre de variantes, qu'Ibn Mâlik a réunies en deux vers : « Dans la hamza de أيم et de أيمن, mets a ou i ; ou bien dis أم (am) * ou dis م (m) ou من (min), vocalisés des trois voyelles ; termine par أيمن, et chacune, annexe-la * au nom d'Allah dans le serment : tu auras couvert tout ce qui a été transmis ». Sa parole : « الأيم (al-ayyim) », avec redoublement du yâ' : c'est celle dont le mari est mort ou l'a répudiée ; on a dit aussi : celle qui n'a pas de mari, même vierge ; de là : « تأيمت حفصة (ta'ayyamat Hafsa) », c'est-à-dire son mari était mort. Quant à sa parole : « أيم هذا (ayyumu hâdhâ) », c'est une interrogation ; al-Harbî a dit : c'est أي (ayy), et ما (mâ) est explétif ; Allah le Très-Haut a dit : « أيما الأجلين قضيت (ayyamâ l-ajalayni qadaytu), quel que soit celui des deux termes que j'accomplisse » [Al-Qasas : 28], et Il a dit : « أيا ما تدعوا (ayyan mâ tadʿû), quel que soit le nom par lequel vous L'invoquez » [Al-Isrâ' : 110]. C'est avec redoublement chez al-Asîlî, et chez Abû Dharr avec le yâ' sans voyelle ; al-Khattâbî a dit : ce sont deux variantes.

(Sa parole : « أيان مرساها (ayyâna mursâhâ) ») c'est-à-dire quand surviendra-t-elle ?

(Sa parole : « إيها يا ابن الخطاب (îhan yâ bna l-Khattâb) ») avec i sous la hamza : mot d'approbation ; de là la parole d'Ibn az-Zubayr : « أيها والإله (îhan wa-l-ilâh) ». Quant à إيه (îhin), avec i et la nunation, c'est un mot pour demander davantage.

(Sa parole : « إياي وإياك وإياكم (iyyâya wa-iyyâka wa-iyyâkum) ») mot de mise en garde. Sa parole : « يا أيها الذين آمنوا (yâ ayyuhâ lladhîna âmanû) » et « يا أيها الناس (yâ ayyuhâ n-nâs) » : c'est-à-dire أي (ayyu), avec redoublement, nom invariable sur u.

(Sa parole : « أي فلان (ay fulân), ô Untel ») c'est une particule de vocatif au sens de يا (yâ).

(Sa parole : « إي والله (î wa-llâh) ») avec i et sans redoublement : son sens est « oui, par Allah ».

La lettre bâ' à un point dessous (ب)

Son sens premier est l'adjonction (ilsâq) au nom ou au verbe qui la précède. Elle vient explétive, pour embellir le discours ; elle peut être supprimée, comme dans le serment ; elle vient au sens de « à cause de » (min ajl), au sens de la préposition li, de ʿan, de fî, de min et de maʿa, ainsi qu'au sens de l'état (hâl), du remplacement (badal) et de la contrepartie (ʿiwad).

(Section b-a)

(Sa parole : « باء (bâ'a) ») c'est-à-dire : il est revenu ; de là : « باء بها أحدهما (bâ'a bihâ ahaduhumâ), l'un des deux en revient chargé », ainsi que باؤوا (bâ'û) et تبوء (tabû'a). On a dit, au sujet de باؤوا : ils s'en sont retournés ; et تبوء : tu portes [la charge] ; ainsi dans l'original.

(Sa parole : « الباءة (al-bâ'a) ») c'est-à-dire le mariage ; sa hamza peut être remplacée par un hâ', ou allégée. Sa parole : « البأساء (al-ba'sâ') » vient de البأس (al-ba's) et de البؤس (al-bu's). Mujâhid a dit : « نبأس (nab'asu) : nous nous affligeons » ; de là : « لا تبأسوا (lâ tab'asû), ne vous affligez pas », et البائس (al-bâ'is), le malheureux. Sa parole : « بعذاب بئيس (bi-ʿadhâbin ba'îs) », c'est-à-dire : un châtiment rigoureux. البأساء, de même que البؤسى (al-bu'sâ), c'est la détresse ; et البؤس se dit avec ou sans hamza. Sa parole : « عسى الغوير أبؤسا (ʿasâ l-ghuwayru ab'usâ), peut-être la petite grotte [recèle-t-elle] des malheurs », c'est-à-dire : peut-être fera-t-elle survenir des malheurs ; أبؤس est le pluriel de البأس, qui est la rigueur de la maladie, de la guerre et d'autres choses. La suite en viendra à l'article الغوير (al-ghuwayr).

(Sa parole : « تقيكم بأسكم (taqîkum ba'sakum), qui vous protègent de votre violence ») : dans l'original, ce sont les cottes de mailles ; mais ce n'est là que l'explication de السرابيل (as-sarâbîl), les vêtements. Quant à البأس ici, c'est la guerre ; de là : « Lorsque le combat devenait violent, nous… »

(Sa parole : « يا بابوس (yâ bâbûs) ») sur le schème de قابوس (qâbûs) : c'est le nourrisson, de quelque espèce qu'il soit. Ad-Dâwûdî a prétendu que c'était un nom propre désignant cet enfant-là, et on l'a jugé dans l'erreur.

(Section b-b)

* (Sa parole : « ببانا واحدا (babbânan wâhidan) ») avec deux lettres à un point dessous (b), la seconde redoublée, et, après le premier alif, un nûn. Ibn Mahdî l'a expliqué par « une seule et même chose ». Abû ʿUbayd a dit : « Je ne pense pas que cela fasse partie de la langue des Arabes » ; il s'est appuyé sur la parole de certains selon laquelle deux lettres de même nature ne se rencontrent pas [en tête de mot] ; mais cela ne se vérifie pas constamment, puisqu'est attesté : « لست من دد (lastu min dadin), je ne suis pas homme de badinage ». Abû Saʿîd ad-Darîr a dit : « C'est avec un yâ', la dernière lettre, à la place de la seconde lettre à un point dessous », c'est-à-dire : une seule chose ; al-Azharî l'a réfuté et a dit : « C'est un usage correct, mais peu répandu dans la langue de Mudar. » L'auteur d'al-ʿAyn l'a déclaré correct et a dit : « On dit : هم على ببان واحد (hum ʿalâ babbânin wâhid), c'est-à-dire : ils suivent une seule et même voie. » At-Tabarî a dit : « Le sens voulu est : si ce n'était que je les laisserais pauvres, dénués, n'ayant rien, c'est-à-dire égaux dans la pauvreté. »

(Section b-t)

Passage douteuxImprimé باتونا, sans sens ici ; lu فإن يأتونا (« s'ils viennent à nous »), forme du hadith d'al-Hudaybiya renvoyée à la section أ ت. Texte arabe imprimé : وقوله في قصة الحديبية فإن باتونا

(Sa parole : « وبت طلاقي (wa-batta talâqî), il a rendu ma répudiation irrévocable » ; sa parole : « طلقني بتة (tallaqanî battatan), il m'a répudiée de façon irrévocable » ; sa parole : « طلقني البتة (tallaqanî l-batta) » ; et, dans [le Livre du] quint : « أو هي البتة (aw hiya l-batta), ou bien c'est définitif ») voilà la racine ; le sens voulu est le fait de trancher, et ce qu'on entend par là dans la répudiation est la rupture du lien conjugal. Certains non-Arabes ont prétendu que البتة (al-batta) n'a été entendu qu'avec la hamza disjonctive ; or ce qui est attesté dans le hadith est avec l'alif de liaison, selon la règle ordinaire de l'alif de l'article : ce qu'il a nié est donc écarté. Sa parole, dans le récit d'al-Hudaybiya : « فإن باتونا (fa-in ya'tûnâ), s'ils viennent à nous », a déjà été vue à la section alif-t.

Passage douteuxLe mot لا est inexplicable à cet endroit (peut-être reste d'un mot tombé, la forme d'al-Jurjânî n'étant pas donnée) ; rendu tel quel « lâ [?] ». Texte arabe imprimé : وللجرجاني لا بالنون والزاي وغلط

(Sa parole : « لم يبتئر (lam yabta'ir) ») c'est-à-dire : il n'a pas mis en réserve ; ainsi l'a expliqué Qatâda, et ce qui le confirme est la parole du poète : « Si les chefs de Quraysh ne mettent rien en réserve * alors le reste des gens n'a rien à mettre en réserve. » On dit : بأرت الشيء (ba'artu sh-shay') lorsque tu as mis la chose en réserve ; le nom en est البئيرة (al-ba'îra), sur le schème de عظيمة (ʿazîma) ; on peut aussi mettre un i sous la première lettre et ne pas vocaliser la hamza. Le poète a dit : « Si tu mets une fois quelque chose en réserve pour toi-même * tu le retrouveras quand les tombes t'auront fait disparaître. » Dans la version d'al-Asîlî, c'est avec le zây ; chez al-Jurjânî, lâ [ ?], avec le nûn et le zây, ce qui est une erreur. ʿIyâd a dit : on le rapporte avec le mîm en dehors des deux Sahîh ; et l'auteur d'al-Matâliʿ l'a établi chez certains transmetteurs de Muslim.

(Sa parole : « المنتثر (al-muntathir) ») viendra à la lettre nûn.

(Sa parole : « الأبتر (al-abtar) ») c'est, parmi les serpents, celui dont la queue est coupée, et chez les autres animaux, celui qui a la queue courte ; on l'a employé pour désigner celui qui n'a pas de descendance, ou celui dont on ne garde pas un souvenir élogieux.

(Sa parole : « البتع (al-bitʿ) ») c'est le vin de miel que buvaient les gens du Yémen.

(Sa parole : « بتكه (battakahu) ») c'est-à-dire : il l'a coupé.

Passage douteuxقاله sans sujet exprimé (nom du commentateur probablement tombé) ; rendu « il l'a dit ». Texte arabe imprimé : وقوله تبتل أي أخلص قاله

(Sa parole : « التبتل (at-tabattul) ») c'est le renoncement au mariage ; البتول (al-batûl) est celle qui se tient à l'écart de l'époux. Sa parole : « تبتل (tabattal) », c'est-à-dire : voue-toi sincèrement ; il l'a dit.

(Section b-th)

(Sa parole : « لا أبث خبره (lâ abuththu khabarahu) ») c'est-à-dire : je ne le divulgue pas, ou je ne le répands pas.

(Sa parole : « Et Il y a disséminé (baththa) des bêtes de toute espèce ») c'est-à-dire : Il y a répandu. Sa parole : « Je ne me plains de mon affliction (baththî) et de mon chagrin qu'à Allah » ; et sa parole : « حضرني بثي (hadaranî baththî) », c'est-à-dire : mon chagrin intense m'a envahi. Et la parole de celle-ci : « Il ne glisse pas la main pour connaître le mal (al-bathth) » : on a dit que c'est un blâme, c'est-à-dire qu'il ne s'enquiert pas de ses affaires ; et on a dit que c'est un éloge, c'est-à-dire qu'il ne cherche pas à découvrir ses défauts.

(Sa parole : « وعصر ابن عمر بثرة (wa-ʿasara Ibnu ʿUmara bathra), Ibn ʿUmar a pressé un bouton ») avec a sur la lettre à trois points (th) ou sans voyelle sur celle-ci : c'est une petite pustule.

(Sa parole : « فانبثق الماء (fa-nbathaqa l-mâ') ») c'est-à-dire : l'eau a jailli.

(Sa parole : « فبثقه (fa-bathaqahu) ») on dit : بثق النهر (bathaqa n-nahr), lorsqu'on a rompu la berge du fleuve pour le détourner de son cours. Dans une version : فشقه (fa-shaqqahu), avec la lettre shîn avec points. Sa parole : « بشق المسافر (bashiqa l-musâfir) » viendra à b-sh.

(Section b-j)

(Sa parole : « بجحني (bajjahanî) ») avec redoublement du jîm — on a rapporté aussi qu'il est simple —, (« فبجحت (fa-bajahtu) ») avec a sur le jîm ou avec i — al-Jawharî a jugé faible le a — : c'est-à-dire il m'a réjouie et je me suis réjouie ; on a dit : il m'a grandie.

(Sa parole : « عجره وبجره (ʿujarahu wa-bujarahu) ») البجر (al-bujar), avec u sur la première lettre et a sur le jîm, ce sont les soucis ; on a dit : les défauts. Leur sens premier est celui des veines nouées dans le corps ; et الأبجر (al-abjar) est celui qui a un gros ventre. العجر (al-ʿujar) viendra à la lettre ʿayn.

(Sa parole : « انبجست (inbajasat) ») c'est-à-dire : elle a jailli. La parole d'Abû Hurayra : « فانبجست منه (fa-nbajastu minhu) » : ainsi chez Ibn as-Sakan et chez Abû Dharr, sauf d'après al-Mustamlî ; chez Abû Dharr, d'après celui-ci, c'est avec le khâ' avec point ; de même chez an-Nasafî, al-Asîlî et al-Qâbisî. La forme correcte est avec un nûn, puis un khâ' avec point portant a, puis un nûn portant a, suivi d'un sîn sans point : c'est ce qu'ont dit ʿIyâd et d'autres.

(Section b-ḥ)

(Sa parole : « فأخذته بحة (fa-akhadhathu buhha), un enrouement le saisit ») avec u et redoublement : c'est ce qui atteint la voix et l'empêche de porter.

(Sa parole : « البحرين (al-Bahrayn) ») c'est une contrée connue comprenant plusieurs bourgades, dont le chef-lieu est Hajar.

(Sa parole : « البحيرة (al-buhayra) » et sa parole : « البحرة (al-bahra) ») le premier est le diminutif du second ; ce qu'on entend par là est la bourgade. Les Arabes appellent les bourgades « les mers » (al-bihâr) ; de là sa parole (paix sur lui) : « Œuvre au-delà des mers », c'est-à-dire des contrées. Al-Jarmî a dit : البحيرة est un peu moins qu'une vallée ; on a dit : toute contrée qui possède un fleuve ou une eau stagnante est une buhayra.

(Sa parole : « وكتب لهم ببحرهم (wa-kataba lahum bi-bahrihim) ») c'est-à-dire : pour leur contrée. Dans la version de ʿAbdûs, c'est avec un nûn à la place de la lettre à un point dessous, ce qui est une altération graphique (tashîf).

(Sa parole : « البحيرة (al-bahîra) ») avec a sur la première lettre. Ibn al-Musayyab a dit : c'est celle dont le lait est réservé aux tawâghît, c'est-à-dire aux idoles. البحر (al-bahr) est la fente : ils fendaient en deux l'oreille de la chamelle lorsqu'elle avait mis bas cinq portées dont la dernière était un mâle ; ensuite, elle n'était plus égorgée ni montée, et l'on ne buvait plus son lait. On a dit : c'est la fille de la sâ'iba (chamelle laissée en liberté).

(Section b-kh)

(Sa parole : « بخ بخ (bakh bakh) ») se dit d'une chose lorsqu'on l'agrée ; on a dit : lorsqu'on la trouve grandiose. Le mot connaît plusieurs usages : sans voyelle sur le khâ' ; avec i, avec ou sans nunation ; avec u et nunation ; et avec redoublement, avec u et nunation. Al-Khattâbî a préféré, lorsqu'il est répété, la nunation du premier et l'absence de voyelle sur le second. Parmi les attestations de l'absence de voyelle sur les deux, il y a la parole d'al-Aʿshâ : * « Bakh bakh pour la mère et pour l'enfant ! »

(Sa parole : « بخسا (bakhsan) ») c'est-à-dire : une diminution.

(Sa parole : « باخع (bâkhiʿ) ») c'est-à-dire : qui fait périr.

(Section b-d)

(Sa parole : « بدء الوحي (bad' al-wahy), le commencement de la Révélation », « بدء الحيض (bad' al-hayd), le commencement des menstrues », « بدء الأذان (bad' al-adhân), le commencement de l'appel à la prière » et « بدء الخلق (bad' al-khalq), le commencement de la création ») avec hamza, de الابتداء (al-ibtidâ'), le commencement. ʿIyâd a dit, au sujet du premier : il a été rapporté avec u et sans hamza, au sens de l'apparition. La première lecture est la plus fondée, en raison de l'indication qui y renvoie.

(Sa parole : « تكون لهم بدء الفجور (takûnu lahum bad' al-fujûr) ») c'est-à-dire : le commencement de la débauche.

(Sa parole : « عودا على بدء (ʿawdan ʿalâ bad') ») c'est-à-dire : une fois après l'autre.

(Sa parole : « وعدتم من حيث بدأتم (wa-ʿudtum min haythu bada'tum), et vous êtes revenus là d'où vous étiez partis ») c'est-à-dire : vous êtes revenus à ce qui était votre état durant la Jâhiliyya, le plus souvent le refus de s'acquitter des droits ; c'est une interprétation singulière. Dans l'autre hadith : « L'Heure ne se lèvera pas avant qu'un héritage ne soit plus partagé et qu'on ne se réjouisse plus d'un butin » ; ʿIyâd l'a expliqué d'une manière dont l'exposé est forcé.

(Sa parole : « استبد علينا (istabadda ʿalaynâ) ») c'est-à-dire : il a agi seul [sans nous].

(Sa parole : « فبدد أصابعه (fa-baddada asâbiʿahu) ») c'est-à-dire : il a écarté ses doigts.

(Sa parole : « لا بد منه (lâ budda minhu) ») c'est-à-dire : on ne peut s'en défaire.

(Sa parole : « أبده بصره (abaddahu basarahu) ») c'est-à-dire : il l'a suivi du regard ; chez la plupart [des transmetteurs] : أمده (amaddahu), avec mîm.

(Sa parole : « اقتلهم بددا (uqtulhum badadan), tue-les dispersés ») c'est-à-dire : séparément. On l'a rapporté avec i sous la première lettre, et cette lecture a été jugée fautive. On a dit : la forme correcte est avec u, de البدد (al-budad), avec u et sans redoublement, qui désigne la part ; c'est-à-dire : donne à chacun d'eux sa part de la mort.

(Sa parole : « أتى ببدر فيه خضرات (utiya bi-badrin fîhi khadirât), on lui apporta un badr contenant des légumes verts ») c'est-à-dire un plateau : ainsi l'a expliqué Ibn Wahb ; chez d'autres : بقدر (bi-qidr), une marmite, avec qâf. An-Nawawî a dit : la forme correcte, ici, est avec la lettre à un point dessous.

(Sa parole : « بدر الطرف نباته (badara t-tarfa nabâtuhu), sa végétation devança le regard ») c'est-à-dire : la précéda. De là : « بادرني عبدي (bâdaranî ʿabdî), Mon serviteur M'a devancé », « ابتدرته (ibtadartuhu), je me suis empressé vers lui », « بدر يمين أحدهم شهادته (badara yamînu ahadihim shahâdatahu), le serment de l'un d'eux devance son témoignage », « ابتدره (ibtadarahu), ils se sont empressés vers lui » et « ابتدرني بالكلام (ibtadaranî bi-l-kalâm), il m'a devancé en prenant la parole ». Sa parole : « بدارا (bidâran) », c'est-à-dire : en se hâtant.

(Sa parole : « بوادره (bawâdiruhu) ») c'est le pluriel de بادرة (bâdira), qui est le morceau de chair situé entre l'épaule et le cou. Quant à sa parole : « فإن عجلت منه بادرة (fa-in ʿajilat minhu bâdira), si un emportement lui échappe », cela vient de المبادرة (al-mubâdara), la précipitation.

(Sa parole : « قليب بدر (qalîb Badr), le puits de Badr » et « يوم بدر (yawm Badr), le jour de Badr ») c'est un lieu connu où se déroula la célèbre bataille.

(Sa parole : « بدعا (bidʿan) ») c'est-à-dire : le premier ; ainsi dans l'original. البديع (al-Badîʿ), le Créateur sans modèle, est l'un des noms d'Allah. Il a dit dans l'original : « البديع, المبتدع (al-Mubtadiʿ), الخالق (al-Khâliq), البارئ (al-Bâri') et الفاطر (al-Fâtir) ont un seul et même sens » ; chez certains transmetteurs : « والبادئ (wa-l-Bâdi') », avec le dâl. Il est venu, parmi les plus beaux noms, dans certaines voies : البادئ (al-Bâdi'), et dans une autre : المبدئ (al-Mubdi') ; de là : « يبدئ الخلق ثم يعيده (yubdi'u l-khalqa thumma yuʿîduhu), Il commence la création puis la recommence », et « بدأ الخلق (bada'a l-khalq), Il a commencé la création ». Dans la langue, بدأ (bada'a) et أبدأ (abda'a) ont le même sens. Quant à la parole de ʿUmar : « نعمت البدعة (niʿmati l-bidʿa), quelle excellente innovation ! », l'innovation est le fait d'accomplir ce qui n'a pas de précédent : ce qui est conforme à la Sunna est bon, et ce qui la contredit est égarement ; c'est ce qui est visé partout où l'innovation est blâmée. Quant à ce qui ne lui est ni conforme ni contraire, il relève du principe de la permission.

(Sa parole : « إنما البدل (innamâ l-badal), il n'y a que le remplacement ») il entend par là le rattrapage du pèlerinage.

(Sa parole : « بدنة (badana) ») c'est le singulier de البدن (al-budn). Mujâhid a dit : on les a appelées budn à cause de leur embonpoint. ʿIyâd a dit : les budn sont propres aux chameaux. D'autres ont dit : le mot s'applique au chameau, à la chamelle et à la vache, mais plus souvent aux chameaux.

(Sa parole : « فلما بدن (fa-lammâ baddana) ») avec redoublement du dâl : c'est-à-dire il avança en âge ; et avec u sur le dâl, sans redoublement (baduna) : c'est-à-dire il prit de l'embonpoint. Certains ont réprouvé cette dernière lecture, et ils ont été réfutés par l'autre version : « Lorsqu'il avança en âge et prit de la chair. »

Passage douteuxImprimé ici بدأ الله, alors que la suite (« قيدناه … بدأ الله بالهمزة » puis « والأول لا يجوز إطلاقه على الله ») oppose cette forme à une première forme sans hamza : lire ثم بدا لله أن يبتليهم ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : وفي حديث أبرص وأعمى ثم بدأ الله أن يبتليهم

(Sa parole : « ثم بدا لأبي بكر (thumma badâ li-Abî Bakr) ») c'est-à-dire : un avis lui apparut. Dans le hadith du lépreux et de l'aveugle : « ثم بدا لله أن يبتليهم (thumma badâ li-llâhi an yabtaliyahum), puis il apparut à Allah de les éprouver ». ʿIyâd a dit : « Nous l'avons fixé, d'après les plus rigoureux de nos maîtres : بدأ الله (bada'a llâhu), avec une hamza portant a, c'est-à-dire : Allah commença à les éprouver. » Il a dit : « La première forme ne peut être appliquée à Allah que si on l'interprète au sens de la volonté. »

(Sa parole : « بادي الرأي (bâdiya r-ra'y) ») c'est-à-dire : ce qui nous est apparu, d'après Ibn ʿAbbâs ; cela correspond à la lecture qui omet la hamza ; quant à ceux qui lisent avec hamza, cela vient de الابتداء (al-ibtidâ'), le commencement. Nous avons rencontré, dans le récit d'al-Khadir, ce même mot sous les deux formes.

(Sa parole : « بدا (badâ) ») c'est-à-dire : il est sorti vers le désert (bâdiya) ; de là : « Permets-moi [de vivre] au désert (badw) » et « dans la vie bédouine (badâwa) ».

(Section b-dh)

(Sa parole : « الباذق (al-bâdhaq) ») avec a sur le dhâl, sans hamza : c'est une sorte de boisson, à savoir le jus [de raisin] cuit.

(Sa parole : « علي أن جاء عمر بالبذر (ʿalayya in jâ'a ʿUmaru bi-l-badhr) ») c'est ce que l'on met de côté parmi les grains pour les semailles.

(Sa parole : « متبذلة (mutabadhdhila) ») sur le schème mutafaʿʿila, avec redoublement ; chez al-Kushmîhanî, sur le schème muftaʿila (mubtadhila) : c'est-à-dire vêtue de ses habits ordinaires, c'est-à-dire sans parure. Sa parole : « المتباذلين (al-mutabâdhilîn) » vient de البذل (al-badhl), qui est le fait de donner.

(Section b-r)

Passage douteuxImprimé أي عن خلقها, où عن semble superflu ; lu أي خلقها : « Il l'a créée ». Texte arabe imprimé : أي عن خلقها وقوله من شر Imprimé « بارئا من قال ثابت » : passage altéré (من de trop ou mot tombé) ; traduit en lisant « قال ثابت » : « Thâbit a dit : c'est l'usage du Hedjaz ». Texte arabe imprimé : بارئا من قال ثابت هذه لغة الحجاز

(Sa parole : « برأ النسمة (bara'a n-nasama) ») c'est-à-dire : Il a créé l'être vivant. Sa parole : « contre le mal de ce qu'Il a créé et façonné (bara'a) » : [le sens] est répété pour insister. البارئ (al-Bâri') est l'un des noms d'Allah. البرية (al-bariyya) se dit avec ou sans hamza : qui le prononce avec hamza le tire de la création ; qui le prononce sans hamza le tire de البرى (al-barâ), qui est la poussière, ou de بريت العود (baraytu l-ʿûd), lorsque tu as dégrossi le bâton. Sa parole : « أصبح بحمد الله بارئا (asbaha bi-hamdi llâhi bâri'an), il est, louange à Allah, guéri au matin » : de quiconque a dit [cela] ; Thâbit [a dit] : c'est l'usage du Hedjaz : برأت من المرض (bara'tu mina l-marad), je suis guéri de la maladie ; et l'usage de Tamîm : برئت (bari'tu). Quant à برئ من الدين (bari'a mina d-dayn), être quitte d'une dette, c'est avec i, de façon tranchée ; de là : « برئت منه الذمة (bari'at minhu dh-dhimma), la responsabilité en est dégagée ».

(Sa parole : « إنني براء (innanî barâ'un) » : le singulier, le duel, le pluriel, le masculin et le féminin sont semblables) : ainsi dans l'original. ʿAbd Allâh [ibn Masʿûd] a lu : « إنني بريء (innanî barî'un) », au singulier. Tout cela vient de البراءة (al-barâ'a), qui est le fait d'être quitte et dégagé.

(Sa parole : « ولا تستبرأ العذراء (wa-lâ tustabra'u l-ʿadhrâ') » et sa parole : « يستبرئها بحيضة (yastabri'uhâ bi-hayda) ») c'est-à-dire : il s'abstient d'avoir des rapports avec elle ; l'origine en est البراءة du ventre (l'absence de grossesse). Sa parole : « استبرأ لدينه (istabra'a li-dînihi) », c'est-à-dire : il a pris ses précautions avant de s'engager dans l'affaire.

(Sa parole : « لا يستبرئ من البول (lâ yastabri'u mina l-bawl) ») c'est-à-dire : il ne fait pas sortir complètement ce qu'il a en lui, ou il ne s'en préserve pas ; ce sens est conforme à l'autre version : « لا يستنزه (lâ yastanzihu) », avec le nûn et le zây.

Passage douteuxImprimé آن, coquille probable pour أن : « c'est qu'elle fasse paraître ses charmes ». Texte arabe imprimé : قال معمر آن تخرج محاسنها

(Sa parole : « ولا تبرجن (wa-lâ tabarrajna) ») Maʿmar a dit : c'est qu'elle fasse paraître ses charmes.

(Sa parole : « بروجا (burûjan) ») il l'a expliqué par : des demeures du soleil et de la lune.

(Sa parole : « ما أنا ببارح (mâ anâ bi-bârih) ») c'est-à-dire : je ne m'en irai pas ; le mot revient plusieurs fois. Sa parole : « غير مبرح (ghayra mubarrih), non violent » : mubarrih signifie violent. البارحة (al-bâriha) est la nuit écoulée la plus proche ; et sa parole, après la prière de l'aube : « L'un de vous a-t-il vu un songe البارحة (cette nuit) ? » réfute ceux qui prétendent qu'on ne le dit qu'après le déclin du soleil.

(Sa parole : « من البرحاء (mina l-burahâ') ») sur le schème fuʿalâ' : c'est l'intensité de l'angoisse ; on le dit aussi de la violence de la fièvre.

(Sa parole : « أربعة برد (arbaʿat burud) ») pluriel de بريد (barîd) ; le barîd vaut quatre parasanges (farsakh), et la parasange trois milles. Barîd se dit aussi du messager rapide. Sa parole : « بريد الرويثة (barîd ar-Ruwaytha) » viendra à la lettre râ'.

(Sa parole : « البردة (al-burda) ») c'est le manteau de laine (shamla) ; le pluriel est برود (burûd). Sa parole : « الثلج والبرد (ath-thalj wa-l-barad), la neige et la grêle » : avec deux a, c'est connu.

(Sa parole : « من صلى البردين (man sallâ l-bardayn), quiconque accomplit les deux prières fraîches ») avec a sur la première lettre et sans voyelle sur le râ' : c'est-à-dire l'aube et l'après-midi.

(Sa parole : « أبردوا عن الصلاة (abridû ʿani s-salât) ») avec i sous le râ' : c'est-à-dire retardez-la au-delà du moment où la chaleur est intense. Sa parole : « ابردوها بالماء (ubrudûhâ bi-l-mâ'), rafraîchissez-la avec l'eau » : avec u sur le râ' et l'alif de liaison, ou avec i sous le râ' et la hamza (abridûhâ). Al-Jawharî a dit : la seconde est un usage médiocre.

(Sa parole : « لو أن عملنا برد لنا (law anna ʿamalanâ barada lanâ) ») avec a sur le râ' : c'est-à-dire : nous fût acquis et assuré.

(Sa parole : « ضربه حتى برد (darabahu hattâ barada) ») c'est-à-dire : jusqu'à ce qu'il s'immobilise et que cessent ses mouvements.

(Sa parole : « حتى أثرت فيه حاشية البرد (hattâ aththarat fîhi hâshiyatu l-burd), au point que la bordure du manteau y laissa une marque ») ainsi chez al-Asîlî ; chez les autres : الرداء (ar-ridâ'), le manteau de dessus. ʿIyâd a dit : la première est la forme correcte, car au début du hadith il y a : « Il portait un manteau (burd) de Najrân », or [le ridâ'] n'est pas appelé burd. Voilà ce qu'il a dit ; mais rien n'empêche qu'on se drape d'un burd [comme d'un ridâ'].

(Sa parole : « البراذين (al-barâdhîn) ») avec le dhâl avec point : ce sont les chevaux qui ne sont pas de race arabe.

(Sa parole : « إبرار القسم (ibrâr al-qasam), l'accomplissement du serment », sa parole : « لأبره (la-abarrahu) » et sa parole : « أتبرر بها (atabarraru bihâ) ») c'est-à-dire : je recherche la piété et sa pratique. Tout cela vient de البر (al-birr), qui est le contraire du parjure ; il se dit de l'obéissance, de l'accomplissement du bien, du bien et de la bienfaisance. Sa parole : « الحج المبرور (al-hajj al-mabrûr) » : on a dit le [pèlerinage] agréé ; on a dit celui qui n'est mêlé d'aucun péché ; on a dit le [pèlerinage] sincère. البر (al-barr), avec a, est le contraire de la mer et le contraire du débauché ; il se dit du bienfaisant et de l'obéissant.

(Sa parole : « وزن برة (wazn burra), le poids d'un grain de blé ») avec u sur la première lettre et redoublement : c'est-à-dire un grain de froment.

(Sa parole : « تبرزت (tabarraztu) » et sa parole : « البراز (al-barâz) ») avec a sur la première lettre : c'est un euphémisme pour le fait de satisfaire un besoin naturel dans un lieu retiré.

(Sa parole : « إن ابن أبي العاص قد برز (inna Ibna Abî l-ʿÂsi qad baraza) ») sans redoublement du râ' : c'est-à-dire il est apparu ; et avec redoublement (barraza) : c'est-à-dire il a fait avancer son armée.

(Sa parole : « وهو هذا البارز (wa-huwa hâdhâ l-bâriz) ») avec a sur le râ' (al-bâraz). Al-Qâbisî a dit : c'est-à-dire ceux qui sortent combattre les musulmans ; on dit بارز (bâraza) et ظاهر (zâhara). Abû Nuʿaym a dit dans son Mustakhraj : ce sont les Kurdes ; on a dit : les Daylamites, البارز étant leur contrée. Sufyân a dit une fois (al-bâzir), en faisant précéder le zây ; et c'est selon cette forme qu'Abû Mûsâ l'a commenté.

(Sa parole : « برزخ (barzakh) ») c'est-à-dire : une barrière.

(Sa parole : « نتبرضه تبرضا (natabarraduhu tabarrudan) ») avec le dâd avec point : c'est-à-dire nous le suivons peu à peu ; البرض (al-barad) est l'eau peu abondante.

(Sa parole : « البرطمة (al-bartama) ») c'est une sorte de divertissement ; chez al-Asîlî : البرطنة (al-bartana), avec nûn. On a dit : le mot avec nûn est le gonflement [des joues] sous l'effet de la colère.

(Sa parole : « برق الفجر (baraqa l-fajr) ») c'est-à-dire : l'aube a brillé ; بارقة السيوف (bâriqat as-suyûf) est l'éclat des sabres. Sa parole : « تبرق أسارير وجهه (tabruqu asârîru wajhihi) », c'est-à-dire : les lignes de son visage brillent. Sa parole : « براق الثنايا (barrâq ath-thanâyâ) », c'est-à-dire : aux incisives d'une blancheur éclatante. Sa parole : « البراق (al-Burâq) », avec u sur la première lettre : il est mentionné dans [le récit de] l'Ascension ; il est appelé ainsi soit parce que son nom dérive de البرق (al-barq), l'éclair, en raison de sa rapidité, soit en raison de son extrême blancheur.

(Sa parole : « برك الغماد (Bark al-Ghimâd) ») avec a sur la première lettre chez la plupart ; on a dit avec i ; et sans voyelle sur le râ', le a [sur celui-ci] ayant été jugé faible : c'est un lieu situé aux confins de Hajar ; on a dit : à l'extrémité du Yémen ; on a dit : au-delà de La Mecque, à cinq nuits de marche. Il a une suite à la lettre ghayn avec point.

(Sa parole : « برك الجمل (baraka l-jamal) ») avec les voyelles (a) : c'est-à-dire le chameau s'est accroupi. Et برك (barraka), avec redoublement, vient de البركة (al-baraka), la bénédiction. On a divergé sur la parole de celle-ci, dans le hadith d'Umm Zarʿ : « كثيرات المبارك (kathîrât al-mabârik), aux nombreux lieux d'accroupissement » : on a dit qu'on les retient pour les égorger, si bien qu'elles vont rarement paître ; et on a dit qu'on trait leur lait en raison du grand nombre d'hôtes qui surviennent.

(Sa parole : « البرمة (al-burma) ») avec u : c'est une marmite de pierre (birâm).

(Sa parole : « مبرمون (mubrimûn) ») c'est-à-dire : réunis.

(Sa parole : « برنس (burnus) ») avec u sur le nûn : c'est une sorte de vêtement connu.

(Sa parole : « برني (barnî) ») sans voyelle sur le râ' et avec i sous le nûn, suivi du yâ' de relation : c'est une variété de dattes connue, et c'est la meilleure.

(Sa parole : « والبرية (wa-l-barriyya) ») avec redoublement, (« إلى جانبه (ilâ jânibihi), à côté de lui ») c'est-à-dire : le désert.

(Section b-z)

(Sa parole : « البازر (al-bâzir) ») a déjà été vu.

(Sa parole : « بزاخة (Buzâkha) ») avec u sur la première lettre et le khâ' avec point : c'est un lieu dans le Bahrayn ; on a dit : près de Kûfa ; c'est un point d'eau des Banû Tayyi' ; on a dit : un point d'eau des Banû Asad, ce qui est plus vraisemblable.

(Section b-s)

(Sa parole : « كان مبسورا (kâna mabsûran) ») c'est-à-dire : il avait une enflure au bas de l'anus ; de là sa parole : « dans des hémorroïdes (bawâsîr) ». Certains l'ont rapporté avec le nûn.

(Sa parole : « يبسون (yabissûna) ») c'est-à-dire : ils cheminent ; ainsi l'a dit Ibn Mâlik. On a dit : ils excitent les chameaux, car en les menant ils disent : « بس بس (bass bass) ».

(Sa parole : « بست (bussat) ») c'est-à-dire : [les montagnes] furent émiettées.

(Sa parole : « بسطة (basta) ») c'est-à-dire : un surcroît et un avantage.

(Sa parole : « انبسط (inbasata) ») c'est-à-dire : il manifesta de la gaieté.

(Sa parole : « باسطوا أيديهم (bâsitû aydîhim), tendant leurs mains ») Ibn ʿAbbâs a dit : البسط (al-bast) est le fait de frapper.

(Sa parole : « يقبض ويبسط (yaqbidu wa-yabsutu), Il restreint et Il étend ») البسط est une image désignant l'étendue de Sa miséricorde.

(Sa parole : « بسق (basaqa) ») c'est un usage peu fréquent pour بصق (basaqa), cracher ; et avec le zây, comme avec le sâd.

(Sa parole : « باسقات (bâsiqât) ») c'est-à-dire : élancés ; ainsi l'a dit Mujâhid.

Passage douteuxImprimé « أي أسلم بدينه », peu clair (peut-être أسلمه بجريرته) ; traduit littéralement : « il a livré (son bien) à cause de sa religion ». Texte arabe imprimé : ويقال فلان أبسل ماله أي أسلم بدينه

(Sa parole : « تبسل (tubsala) ») c'est-à-dire : être déshonorée ; ainsi l'a dit Ibn ʿAbbâs. Il a dit, au sujet de la parole du Très-Haut : « أبسلوا (ubsilû) », c'est-à-dire : ils ont été livrés. البسل (al-basl) s'emploie au sens de licite et d'illicite. On dit : « فلان أبسل ماله (fulânun absala mâlahu) », c'est-à-dire : il a livré [son bien] à cause de sa religion.

(Section b-sh)

(Sa parole : « يباشرها (yubâshiruhâ) » et sa parole : « يباشر (yubâshiru) ») c'est-à-dire : sa peau (bashara) touche la peau d'autrui. Le sens premier de البشرة (al-bashara) est la peau du visage et du corps ; et المباشرة (al-mubâshara) se dit des rapports conjugaux ; de là la parole du Très-Haut : « Et n'ayez pas de rapports avec elles » [Al-Baqara : 187].

(Sa parole : « اقبلوا البشرى (iqbalû l-bushrâ), acceptez la bonne nouvelle ») chez al-Asîlî, c'est avec la lettre à deux points dessous (y) et la lettre sans point (al-yusrâ), ce qui est une altération graphique (tashîf).

(Sa parole : « بشاشة القلوب (bashâshat al-qulûb) ») c'est la familiarité et la douceur ; de là : « بشاشة العرس (bashâshat al-ʿurs), la gaieté de la noce ».

(Sa parole : « بشعة في الحلق (bashiʿa fî l-halq) ») c'est-à-dire : de goût désagréable.

(Sa parole : « بشق المسافر (bashiqa l-musâfir) ») avec i sous le shîn. Abû ʿUbayda a dit : c'est-à-dire il a été retardé ; on a dit : il s'est lassé ; on a dit : il s'est affaibli. Chez les autres qu'al-Asîlî : بثق (bathiqa), avec la lettre à trois points (th) ; chez certains, de même, mais avec un lâm comme première lettre (lathiqa), forme qu'a préférée al-Khattâbî.

(Section b-ṣ)

(Sa parole : « الإبصار (al-ibsâr) ») c'est-à-dire : la clairvoyance dans l'affaire d'Allah. Sa parole : « بصر عيني (basura ʿaynî), mon œil a vu » et « بصرت به (basurtu bihi) », avec u sur le sâd : lorsque tu l'as regardé après un empêchement ; le nom en est البصر (al-busr), avec u puis sans voyelle.

(Sa parole : « مستبصرين (mustabsirîn) » : c'est-à-dire « égarés ») : ainsi dans l'original. Le mustabsir est celui qui s'engage dans une affaire en connaissance de cause (ʿalâ basîra), c'est-à-dire délibérément ; c'est comme Sa parole : « Et Allah l'a égaré en connaissance [de cause] ».

(Sa parole : « بصرى (Busrâ) ») avec u, à finale brève : c'est une ville connue de Syrie ; on a dit : c'est la ville du Hawrân.

(Sa parole : « بصيص (basîs) ») c'est-à-dire : un éclat.

(Sa parole : « بصق (basaqa) ») se dit avec le sâd, le sîn et le zây, comme on l'a vu.

(Section b-ḍ)

(Sa parole : « تبض من الماء (tabiddu mina l-mâ') ») c'est-à-dire : elle s'égoutte et coule. On dit : بض الماء (badda l-mâ'), lorsque l'eau a coulé ; on a dit : البض (al-badd) est le suintement. On a rapporté تبص (tabissu), avec la lettre sans point, de البصيص (al-basîs), qui est l'éclat.

(Sa parole : « بضع امرأة (budʿ imra'a) ») avec u sur la première lettre : c'est le sexe ; il se dit des rapports conjugaux, et المباضعة (al-mubâdaʿa) est le nom des rapports conjugaux. Sa parole : « استبضعي منه (istabdiʿî minhu) », c'est-à-dire : demande-lui des rapports en vue d'avoir un enfant ; de là le « mariage d'istibdâʿ », que ʿÂ'isha a expliqué.

(Sa parole : « بضاعة (bidâʿa) ») avec i : c'est une portion de biens autres que le numéraire. Et, avec u, بضاعة (Budâʿa) : al-Qaʿnabî a dit : une palmeraie à Médine ; on a dit : c'est la demeure des Banû Sâʿida à Médine, et son puits est célèbre.

Passage douteuxImprimé « من اثنين عشرة », vraisemblablement pour من اثنين إلى عشرة ; traduit « de deux à dix ». Texte arabe imprimé : وقيل من اثنين عشرة ومن اثنى عشر

(Sa parole : « بضع (bidʿ) ») avec i sous la première lettre : en matière de nombre, c'est ce qui va de trois à neuf selon l'opinion la plus connue ; on a dit : jusqu'à dix ; on a dit : de deux à dix, et de douze à vingt ; on a dit : sept ; on a dit : de un à quatre.

(Sa parole : « مثل البضعة (mithl al-badʿa) ») avec a sur la première lettre : c'est le morceau de toute chose ; de là : « Fâtima est une partie de moi (badʿa minnî) ».

(Section b-ṭ)

(Sa parole : « بطحان (Buthân) ») avec u sur la première lettre et sans voyelle sur la deuxième : nom d'une vallée de Médine, mentionnée à plusieurs reprises dans les hadiths. Les lexicographes l'ont fixé avec a sur la première et la deuxième lettre (Bathân), et c'est ce qu'affirme catégoriquement Abû ʿUbayd al-Bakrî.

(Sa parole : « البطحاء والأبطح (al-Bathâ' wa-l-Abtah) ») a déjà été vu.

(Sa parole : « بطح لها (butiha lahâ) ») c'est-à-dire : il a été jeté sur la face [devant elles].

(Sa parole : « بطرت (batirat) ») c'est-à-dire : elle s'est montrée arrogante ; il l'a expliqué dans l'original. De là sa parole : « بطرا (bataran) » ; et البطر (al-batar), ils l'ont expliqué par l'insolence au sein du bienfait.

(Sa parole : « بعض بطارقته (baʿd batâriqatihi), certains de ses patrices ») pluriel de بطريق (bitrîq), qui est l'homme habile à la guerre, dans la langue des Byzantins.

(Sa parole : « باطش بجانب العرش (bâtishun bi-jânibi l-ʿarsh) ») c'est-à-dire : agrippé à lui ; البطش (al-batsh) est la saisie puissante et violente.

(Sa parole : « فمثل ذلك بطل (fa-mithlu dhâlika batala) ») c'est-à-dire : il s'en est allé en pure perte. Dans une version, c'est avec la lettre à deux points dessous (yutallu), de طل دمه (tulla damuhu), son sang a été versé impunément ; al-Khattâbî l'a préférée.

(Sa parole : « ماتت في بطن (mâtat fî batn) ») c'est-à-dire : en couches.

(Sa parole : « كانت له بطانتان (kânat lahu bitânatân), il avait deux entourages intimes ») la bitâna d'un homme est son confident.

(Sa parole : « امرأة بطيئة (imra'a batî'a) ») sur le schème faʿîla : c'est le contraire de rapide.

(Section b-ẓ)

* (Sa parole : « بظر اللات (bazr al-Lât) ») avec a sur la première lettre et sans voyelle sur la deuxième : c'est ce que l'on coupe du sexe de la femme lors de l'excision ; de là la parole de Hamza : « Ô fils de celle qui coupe les clitoris ! »

(Section b-ʿ)

(Sa parole : « فبعثنا البعير (fa-baʿathnâ l-baʿîr) ») c'est-à-dire : nous avons fait lever le chameau de l'endroit où il était accroupi ; de là : « lorsque sa monture se lève avec lui ».

(Sa parole : « يبعث البعوث إلى مكة (yabʿathu l-buʿûtha ilâ Makka) ») c'est-à-dire : il équipe les armées.

(Sa parole : « فابتعثاني (fa-btaʿathânî) ») c'est-à-dire : ils m'ont réveillé.

(Sa parole : « ونؤمن بالبعث (wa-nu'minu bi-l-baʿth) ») c'est-à-dire la vie après la mort. بعث (baʿth) du Prophète (paix et bénédictions sur lui), c'est son envoi avec la Loi. Sa parole : « Ô Adam, fais sortir بعث النار (baʿth an-nâr), le contingent du Feu » : c'est le fait de désigner l'objet par le nom d'action, et ce qu'on entend par là est ceux qui seront envoyés au Feu.

(Sa parole : « يوم بعاث (yawm Buʿâth) ») بعاث, avec u sur la première lettre : c'est un lieu situé à deux milles de Médine, où eut lieu une bataille entre les Aws et les Khazraj peu avant l'islam. Certains l'ont mentionné avec le ghayn avec point, comme al-Asîlî et al-Qâbisî, qui ont suivi en cela al-Khalîl ibn Ahmad ; il a été seul à le dire, et on l'a jugé dans l'erreur.

(Sa parole : « بعثرت (buʿthirat) ») c'est-à-dire : [les tombes] ont été retournées. « بعثرت حوضي (baʿthartu hawdî) », c'est-à-dire : j'ai mis le fond de mon bassin dessus.

(Sa parole : « أراكم من بعدي (arâkum min baʿdî) ») c'est-à-dire : derrière mon dos ; et celui qui l'a expliqué par « après la mort » est allé chercher loin. Sa parole : « في دار البعداء (fî dâr al-buʿadâ'), dans la demeure des étrangers », c'est-à-dire l'Abyssinie, en raison de l'éloignement de leurs demeures, de leur lignage et de leur religion.

(Sa parole : « فأحرق على من لا يخرج إلى الصلاة بعد (fa-uharriqa ʿalâ man lâ yakhruju ilâ s-salâti baʿdu), puis que je brûle [les maisons] sur ceux qui ne sortent pas pour la prière, après ») c'est-à-dire : après avoir entendu l'appel. Chez certains : بعذر (bi-ʿudhr), avec une excuse ; ce mot se rattache alors à une négation sous-entendue, et le sens implicite est : il n'a pas d'excuse pour ne pas sortir.

(Sa parole : « البعير (al-baʿîr) ») c'est le chameau ; il se dit aussi de la femelle ; le pluriel est أبعرة (abʿira). Sa parole : « ترمي بالبعرة (tarmî bi-l-baʿra), elle jette la crotte » : c'est le singulier de البعر (al-baʿr), qui est le crottin des chameaux. Dans l'explication de الحوايا (al-hawâyâ) : المباعر (al-mabâʿir), c'est-à-dire les endroits où se trouve le crottin ; chez certains : الأمعاء (al-amʿâ'), les intestins, à la place de المباعر.

(Sa parole : « البعوض (al-baʿûd) ») ce sont les moustiques (baqq) ; on a dit : les petits d'entre eux. Le singulier est بعوضة (baʿûda), et le mot a aussi pour pluriel بعض (baʿd).

(Sa parole : « بع (biʿ) ») impératif de البيع (al-bayʿ), qui est l'échange. Ibrâhîm a dit : les Arabes disent « بع لي (biʿ lî) » en voulant dire l'achat ; il veut dire que le mot bayʿ s'emploie aussi pour l'achat.

(Section b-gh)

(Sa parole, au sujet de la talbîna : « البغيض النافع (al-baghîd an-nâfiʿ), le détesté qui est utile ») بغيض (baghîd) est sur le schème faʿîl ; on l'a appelée ainsi parce que le malade déteste le remède, alors qu'il est utile.

(Sa parole : « لا يبغيان (lâ yabghiyân) ») c'est-à-dire : [les deux mers] ne se mêlent pas, car aucune des deux n'empiète sur l'autre en dépassant sa place.

(Sa parole : « مهر البغي (mahr al-baghiyy) ») avec redoublement du yâ', précédé d'un i : c'est la prostituée, et son « salaire » est ce qu'on lui donne en échange de son sexe. Sa parole : « على البغاء (ʿalâ l-bighâ') », c'est-à-dire : à la prostitution. Le sens premier de البغاء est la recherche, et il s'emploie le plus souvent pour le mal ; de là : « فإن بغت إحداهما على الأخرى (fa-in baghat ihdâhumâ ʿalâ l-ukhrâ), si l'un des deux agresse l'autre » [Al-Hujurât : 9] et « وبغوا علينا (wa-baghaw ʿalaynâ), ils nous ont agressés ». Il est venu au sens de la recherche en général dans sa parole : « أبغني حبيبا (abghinî habîban) », c'est-à-dire : aide-moi à chercher ; de même : « أبغني أحجارا (abghinî ahjâran), cherche-moi des pierres ».

(Sa parole : « يبتغي (yabtaghî) ») c'est-à-dire : il recherche. « Sa recherche (ibtighâ'uhu) m'a retenu », c'est-à-dire : le fait de le chercher. « بغيت (baghaytu) jusqu'à les réunir », c'est-à-dire : j'ai cherché [jusqu'à les réunir] ; et celui qui l'a donné sous la forme تعبت (taʿibtu), je me suis fatigué, avec t, puis ʿ, puis b, a commis une altération graphique. Dans le récit de Zayd ibn ʿAmr : « Il partit s'enquérir de la religion et la rechercher (yabtaghîhi) » : ainsi chez al-Qâbisî, c'est-à-dire : il la recherche ; chez les autres : يتبعه (yattabiʿuhu), il la suit, avec la lettre à deux points dessus (t) redoublée, puis la lettre à un point dessous (b).

(Section b-q)

(Sa parole : « بقر خواصرهما (baqara khawâsirahumâ), il leur fendit les flancs ») c'est-à-dire qu'il les fendit ; le sens premier de البقر (al-baqr) est l'élargissement. Et sa parole : « يبقرون بيوتنا (yabqurûna buyûtanâ) », c'est-à-dire qu'ils percent nos maisons et volent ce qu'elles contiennent.

(Sa parole : « بقع الماء (buqaʿ al-mâ'), les flaques d'eau ») : pluriel de بقعة (buqʿa) ; quant à البقعة (al-buqʿa), la parcelle de terre, son pluriel est également بقع (buqaʿ), et aussi بقاع (biqâʿ).

(Sa parole : « بقيع بطحان (Baqîʿ Buthân) », et sa parole : « البقيع (al-Baqîʿ) ») : c'est le cimetière des gens de Médine. Al-Khalîl a dit : tout endroit de la terre où poussent des arbres est appelé baqîʿ. Al-Baqîʿ était d'abord ainsi, puis on y creusa et on en fit un cimetière.

(Sa parole : « العصف (al-ʿasf) : بقل الزرع (baql az-zarʿ) », c'est-à-dire ses pousses vertes. Chez al-Mustamlî, le mot figure avec la lettre à trois points (th) et un fâ' ; mais la première lecture est la bonne.

(Sa parole : « بقية خير (baqiyyat khayr), un reste de bien ») : c'est-à-dire un surplus.

(Sa parole : « أبقى لثوبك (abqâ li-thawbika), plus durable pour ton vêtement ») : ainsi chez la plupart d'entre eux, de البقاء (al-baqâ'), la durée. Al-Asîlî a dit : on le dit aussi avec un nûn.

Passage douteuxImprimé ارهبه, probablement ارقبه : « je l'observais » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : بموحدة اي ارهبه وفي مسلم انتبه

(Sa parole : « كراهية أن تري أني كنت أبقيه (karâhiyata an yarâ annî kuntu abqîhi), de crainte qu'il ne voie que je le guettais ») : ainsi chez eux, avec la lettre à un point dessous (b), c'est-à-dire « je l'observais ». Dans le Sahîh de Muslim : انتبه (antabihu), avec un nûn et la lettre à deux points dessus (t), et c'est le même sens.

(Sa parole : « إلا الإبقاء عليهم (illâ l-ibqâ'u ʿalayhim), si ce n'est le ménagement envers eux ») : c'est-à-dire la douceur à leur égard.

(Section b-k)

(Sa parole : « الإبكار (al-ibkâr) ») avec i sous la première lettre : c'est le début de l'aube ; ainsi l'a dit Mujâhid.

(Sa parole : « بدلو بكرة (bi-dalwi bakara), avec le seau d'une poulie ») : en annexion. البكرة (al-bakara), avec voyelle sur la deuxième lettre, est la poulie dans laquelle on place la corde du seau ; chez al-Asîlî, avec le kâf sans voyelle. Et البكرة (al-bakra) est la jeune chamelle.

(Sa parole : « الصم البكم (as-summ al-bukm), les sourds, les muets ») : on a dit que cela désigne la populace et les ignorants : comme ils n'acceptent pas [la vérité], c'est comme s'ils n'entendaient pas ; et comme ils ne savent pas énoncer la vérité, c'est comme s'ils ne parlaient pas.

(Sa parole : « أبكم (abkam) ») : c'est le singulier de البكم (al-bukm), les muets.

(Sa parole : « بكيا (bukiyyan), en pleurant ») : c'est-à-dire pluriel de باك (bâkin), celui qui pleure.

(Section b-l)

Passage douteuxImprimé بلج (avec jîm), alors que le lemme est بلحوا ; probablement بلح : lecture retenue. Texte arabe imprimé : يقال بلج الرجل إذا وقف من التعب

(Sa parole : « بلحوا علي (ballahû ʿalayya), ils se sont dérobés devant moi ») avec redoublement, et aussi sans redoublement : c'est-à-dire qu'ils en furent incapables. On dit بلج الرجل (balaha r-rajul) lorsque l'homme s'arrête d'épuisement.

(Sa parole : « بلدح (Baldah) ») avec le lâm sans voyelle et le hâ' sans point : une vallée à l'ouest de La Mecque, appartenant aux Banû Fazâra.

(Sa parole : « أليست البلدة (a-laysat al-balda), n'est-ce pas la Cité ? ») : c'est-à-dire La Mecque. On a dit que l'article tient lieu de l'annexion, c'est-à-dire « notre cité » ; on a dit que c'est un nom de La Mecque ; et l'on a dit que c'est un nom de Minâ.

(Sa parole : « إلى البلاط (ilâ l-Balât) ») : c'est un endroit proche de la mosquée de Médine, que ʿUmar aménagea pour ceux qui voulaient converser. Il sera de nouveau question d'al-Balât à l'entrée ملاط (milât).

(Sa parole : « البلعوم (al-bulʿûm) ») : il l'a expliqué dans l'original par « le conduit des aliments ».

(Sa parole : « أبلها ببلالها (abulluhâ bi-balâlihâ), je l'humecterai de son humidité ») ; et dans une version : ببلاها (bi-balâhâ). Al-Bukhârî a dit : je ne connais pas de justification à la seconde. On dit, pour l'eau qui est dans l'outre : بلة ولا بلال (billa wa-lâ bilâl), avec i sous la première lettre, et aussi avec a : c'est-à-dire de l'eau. Le sens du hadith est : « Je maintiendrai le lien [de parenté] par ce qui le maintient » ; et de là sa parole : « بلوا أرحامكم (bullû arhâmakum), humectez vos liens de parenté ».

(Sa parole : « تبلغ عليه (tabalagh ʿalayhi) », c'est-à-dire : contente-toi de cela. Et sa parole : « لا بلاغ (lâ balâgh) », c'est-à-dire aucun moyen d'arriver. Et sa parole : « أبلي وأخلقي (ablî wa-akhliqî) » : ordre d'user [le vêtement], c'est-à-dire : porte-le jusqu'à ce qu'il devienne vieux et usé.

(Sa parole : « بله ما اطلعتم عليه (balha mâ ttalaʿtum ʿalayhi), sans parler de ce dont vous avez eu connaissance ») : avec a sur la première lettre, le lâm sans voyelle et a sur le hâ'. Il s'emploie au sens de la digression (idrâb), au sens de « autre que » et au sens de « comment » ; lorsqu'on le fait précéder de من (min), il a le sens de « autre que », et aucun autre.

(Sa parole : « ما أبلى أحد (mâ ablâ ahad), personne n'a fait ses preuves autant ») : c'est-à-dire n'a été d'aussi grand secours. De là أبلاه (ablâhu) et أبلاني (ablânî) : on l'emploie pour le bien avec une précision, et pour le mal de façon absolue, d'après la parole du Très-Haut : « une belle épreuve » [Al-Anfâl : 17] ; mais on l'emploie parfois de façon absolue pour les deux, comme dans la parole du Très-Haut : « Nous vous éprouvons par le mal et par le bien, à titre de tentation » [Al-Anbiyâ' : 35]. Son sens premier est la mise à l'épreuve ; et de là : « Allah voulut les éprouver ».

(Section b-n)

(Sa parole : « بالبنات (bi-l-banât) ») c'est-à-dire les jouets et les figurines qui ressemblent à des fillettes, avec lesquelles jouent les petites filles.

(Sa parole : « البندقة (al-bunduqa) » : elle est connue ; on la fabrique avec de l'argile ou autre chose, et l'on en tire le gibier au moyen d'un bâton creux ou d'autre chose.

(Sa parole : « بنانه (banânahu) », c'est-à-dire son doigt.

(Sa parole : « تبني زيدا (tabannâ Zaydan) ») : c'est-à-dire qu'il le nomma son fils.

(Sa parole : « بني بي (buniya bî) ») avec u sur la première lettre, à la voix passive : c'est-à-dire que le mariage fut consommé avec moi. De là sa parole : « ولم يبن بها (wa-lam yabni bihâ), et il n'avait pas consommé le mariage avec elle ». L'origine en est qu'on dressait pour le nouveau marié une tente dans laquelle il entrait auprès de son épouse.

(Sa parole : « كالبنيان (ka-l-bunyân) ») : c'est-à-dire comme l'édifice.

(Sa parole : « البنية (al-baniyya) ») avec i sous le nûn et le redoublement : c'est la Kaʿba.

(Section b-h)

(Sa parole : « قوم بهت (qawm buhut), des gens calomniateurs ») avec u sur la première et la deuxième lettre, et la deuxième parfois sans voyelle ; pluriel de بهوت (bahût), avec a sur la première lettre et u sur la deuxième, de البهتان (al-buhtân), qui est la parole mensongère ; de là : « بهتوني (bahatûnî), ils m'ont calomnié ». Et sa parole : « فبهت (fa-buhita) », avec u [sur la première lettre] et i sous le hâ', c'est-à-dire que son argument fut réduit à néant.

(Sa parole : « بهجتها (bahjatuhâ) », c'est-à-dire sa beauté.

(Sa parole : « أبهار الليل (ibhârra l-layl) ») avec redoublement du râ' : on a dit : la nuit parvint à sa moitié, ou bien sa plus grande partie fut passée, puisque la بهرة (buhra) de toute chose en est la plus grande part. Le mot الأبهر (al-abhar) a été traité à la lettre alif.

(Sa parole : « ما بهشت لهم بقصبة (mâ bahashtu lahum bi-qasaba), je n'ai pas levé sur eux un roseau », c'est-à-dire je n'ai pas tendu la main vers lui.

(Sa parole : « رعاة البهم (ruʿât al-bahm), les pâtres du petit bétail », c'est-à-dire des ovins, car c'est le pluriel de بهمة (bahma), qui est le singulier de البهائم (al-bahâ'im), les bêtes.

(Sa parole : « ذبحت بهيمة (dhabahtu buhayma), j'ai égorgé une petite bête ») : c'est le diminutif de بهمة (bahma).

(Sa parole : « يباهي (yubâhî) ») : c'est-à-dire il se glorifie ; son origine est البهاء (al-bahâ'), qui est la beauté et l'éclat.

(Sa parole : « به به (bah bah) » : Ibn as-Sikkît a dit : cela veut dire بخ بخ (bakh bakh). Ibn al-Athîr l'a jugé invraisemblable, puisqu'il s'agit d'un contexte de réprobation ; un autre que lui a admis que le bâ' soit au sens du mîm.

(Section b-w)

(Sa parole : « فليتبوأ (fa-l-yatabawwa'), qu'il prenne place ») c'est-à-dire qu'il prenne une demeure (مباءة, mabâ'a), c'est-à-dire un lieu où s'installer ; de là : « بوأه الله (bawwa'ahu Llâh), Allah l'a installé ». C'est un impératif ayant le sens d'une information.

Passage douteuxImprimé بوجا, probablement بوحا (*bawhan*) : lecture retenue. Texte arabe imprimé : قيل الصواب بوجا بسكون الواو

(Sa parole : « ولا يبوح (wa-lâ yabûhu) ») : c'est-à-dire il ne divulgue pas. Et sa parole : « كفرا بواحا (kufran bawâhan) », avec a et sans redoublement : c'est-à-dire manifeste. On a dit que la forme correcte est بوجا (bawhan), avec le wâw sans voyelle et sans alif.

(Sa parole : « دار البوار (dâr al-bawâr) » : c'est la perdition ; ainsi l'a dit Mujâhid. Ibn ʿAbbâs a dit : le Feu. C'est comme si l'un d'eux avait expliqué l'annexé et l'autre le complément d'annexion.

(Sa parole : « قوما بورا (qawman bûran) », c'est-à-dire des gens voués à la perdition.

(Sa parole : « البؤس (al-bu's) » : traité à l'entrée البأس (al-ba's).

(Sa parole : « بواط (Buwât) », avec u et sans redoublement : une montagne [du territoire] de Juhayna.

Passage douteuxImprimé المريض, incohérent ; probablement مدّ ou قدر مدّ : « l'envergure des deux bras » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : هو المريض ذراعي الانسان وما بينهما

(Sa parole : « باعا (bâʿan) », et dans une version : « بوعا (bawʿan) » : c'est l'envergure des deux bras de l'homme et ce qui est entre eux.

(Sa parole : « اتخذوا بوقا (ittakhidhû bûqan), prenez une trompe ») : c'est un objet creux dans lequel on souffle.

Passage douteuxLe mot روى est incompréhensible ici (coquille ou mot parasite) ; rendu par *rawâ* [?]. Texte arabe imprimé : جمع بائقه روى وهي المصيبة

(Sa parole : « بوائقه (bawâ'iqahu) », pluriel de بائقة (bâ'iqa) rawâ [ ?] : c'est le malheur ou la calamité.

(Sa parole : « بينهما بون (baynahumâ bawn) ») : c'est-à-dire un écart. البون (al-bawn) s'emploie pour la divergence et pour la distance qui sépare deux choses.

(Sa parole : « بال الشيطان في أذنه (bâla sh-shaytânu fî udhunihi), le diable a uriné dans son oreille ») : on a dit que c'est au sens propre, et on a dit que c'est une image du mépris.

(Sa parole : « لا يباليهم الله بالة (lâ yubâlîhimu Llâhu bâlatan), Allah ne leur accorde aucune importance », « ولا يلقى لها بالا (wa-lâ yulqî lahâ bâlan), et il n'y prête aucune attention », et « ما باليت (mâ bâlaytu), je ne m'en suis pas soucié » : tout cela vient de المبالاة (al-mubâlât), qui est le fait de se soucier d'une chose. البال (al-bâl) désigne aussi l'état et la pensée, et l'on a dit : le souci.

(Section b-y)

(Sa parole : « بينا (baynâ) ») traité à la lettre hamza.

(Sa parole : « فيبيتهم الله (fa-yubayyituhumu Llâh) », et sa parole : « فيبيتون (fa-yubayyatûna) ») : cela vient de البيات (al-bayât), et revient souvent ; on entend par là le fait de livrer combat de nuit. Dans l'histoire d'Ibn Abî l-Huqayq : « دخل عليه بيته (dakhala ʿalayhi bayyatahu) », avec redoublement, de cette même racine ; et dans une version, avec la lettre à deux points dessous sans voyelle, ce qui est une lecture fondée.

(Sa parole : « البيداء (al-baydâ') ») : c'est la terre déserte ; son pluriel est بيد (bîd), sur le schème de بير (bîr). Sa parole : « حتى استوت راحلته على البيداء, jusqu'à ce que sa monture se fût dressée sur al-Baydâ' », et sa parole : « بيداؤكم هذه, votre Baydâ' que voici » : c'est la terre plate qui se trouve en deçà de Dhû l-Hulayfa sur la route de La Mecque. Quant à la parole de ʿÂ'isha : « Lorsque nous fûmes à al-Baydâ' ou à Dhât al-Jaysh, un collier qui m'appartenait se rompit », on a dit que c'est ce même lieu ; et al-Bakrî a dit : il est plus proche de La Mecque que Dhû l-Hulayfa.

(Sa parole : « بيد أنهم (bayda annahum) ») : c'est-à-dire « si ce n'est qu'ils ». Il vient parfois au sens de « sur », au sens de « sauf » et au sens de « à cause de ».

(Sa parole : « بيدر (baydar) », parmi les aires à dattes : c'est الجرين (al-jarîn), l'aire de séchage. Et sa parole : « بيدر كل تمر (baydir kulla tamr) » : impératif tiré de ce mot, c'est-à-dire : place chaque variété [de dattes] sur une aire.

Passage douteuxImprimé على على (dittographie) ; traduit une seule fois. Texte arabe imprimé : بفتح الراء على على كل حال

(Sa parole : « بيرحا (Bayruhâ') ») : endroit situé au sud de la Mosquée du Prophète, connu sous le nom de Qasr Banî Jadîla. On a divergé sur sa vocalisation. On a dit qu'il se prononce comme le mot البئر (al-bi'r, le puits), en annexion, à la manière du nom de la lettre de l'alphabet ; selon cela, les voyelles casuelles portent sur le râ'. Abû Dharr al-Khushanî a rejeté cela : selon lui, il se prononce uniquement avec a sur le râ', dans tous les cas. As-Sûrî a dit : avec a à la fois sur le bâ' et sur le râ', dans tous les cas. Nous obtenons ainsi trois avis ; et l'on a rapporté pour ce mot la forme longue et la forme brève, ce qui en fait six. Dans une version de Muslim : بريحاء (Barîhâ'), avec a sur le bâ' et i sous le râ', suivi d'un yâ' puis d'un hâ' sans point ; et chez Abû Dâwûd de même, sauf qu'il a prolongé la voyelle a du bâ' jusqu'à ce qu'elle devienne بأريحاء (Bâ-rîhâ') ; cela appuie ce qu'a soutenu as-Sûrî.

(Sa parole : « بئر جمل (Bi'r Jamal) ») en annexion, avec un jîm : endroit connu à Médine.

(Sa parole : « بئر أريس (Bi'r Arîs) ») : traité à la lettre hamza.

(Sa parole : « بئر ذروان (Bi'r Dharwân) ») : c'est un endroit situé à une heure de Médine. Al-Asmaʿî a dit : quiconque dit ذروان (Dharwân) se trompe ; ce n'est que ذو أروان (Dhû Arwân). D'autres ont dit : on a dit ذروان par allègement. Le pluriel de البئر (al-bi'r) est أبار (ab'âr), avec la lettre à un point dessous (b) sans voyelle suivie d'une hamza, comme حمل (himl) et أحمال (ahmâl) ; on dit aussi آبار (âbâr), avec la voyelle longue ; c'est un pluriel de petit nombre. Et sa parole : « بئارها (bi'âruhâ) », avec i et une hamza, que l'on allège parfois : c'est un pluriel de grand nombre.

(Sa parole : « حريق بالبويرة (harîq bi-l-Buwayra) » : diminutif de بئر (bi'r) ; c'est un endroit connu à Médine qui appartenait aux Juifs.

(Sa parole : « بيض مكنون (bayd maknûn), des œufs bien préservés ») : Ibn ʿAbbâs a dit : les perles.

Passage douteuxImprimé أسفروا بياض, probablement أسفر، وابياض (coupure fautive) : lecture retenue. Texte arabe imprimé : إذا أسفروا بياض إذا تحول

(Sa parole : « وابياضت (wa-byâddat) ») : c'est-à-dire elle devint claire. On dit أبيض الشئ (ibyadda sh-shay') lorsque la chose s'éclaire, et ابياض (ibyâdda) lorsqu'elle passe d'une couleur à une autre, entre les deux couleurs.

(Sa parole : « البيض (al-bîd) ») : avec i, pluriel de أبيض (abyad) : ce sont les sabres ; avec a (al-bayd), pluriel de بيضة (bayda) : c'est le casque que l'on porte sur la tête à la guerre ; le mot désigne aussi la royauté, la puissance et la majeure partie d'une chose.

(Sa parole : « بيضتهم (baydatahum) », avec a, c'est-à-dire leur communauté.

(Sa parole : « بيعة (bîʿa) », avec i sous la première lettre : c'est l'église ; on a dit aussi que la bîʿa est aux Juifs ce que l'église est aux Chrétiens. Quant à البيعة (al-bayʿa), avec a, c'est le nom d'unité de البيع (al-bayʿ), la vente, qui est l'échange contre compensation ; le mot revient souvent et a déjà été traité. Il s'emploie aussi pour le marchandage ; de là : « لا يبع بعضكم على بيع بعض, que nul d'entre vous ne vende par-dessus la vente d'un autre ».

Passage douteuxImprimé انظاره, probablement نظرائه : « ses semblables » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : فكأنه بعد عن انظاره Imprimé ابن, à lire أبن (impératif « éloigne ») : lecture retenue. Texte arabe imprimé : وقوله ابن القدح أي أبعده

(Sa parole : « البيان (al-bayân) ») : s'emploie pour la manifestation, pour la compréhension et pour la vivacité d'esprit ; de là البينة (al-bayyina), la preuve, parce qu'elle est manifeste, ou parce que la vérité se manifeste par elle. Et sa parole : « ليس بالطويل البائن (laysa bi-t-tawîl al-bâ'in) », c'est-à-dire excessif en hauteur ; le sens premier de البائن (al-bâ'in) est « l'éloigné », comme s'il s'était éloigné de ses semblables. Et sa parole : « أبن القدح (abin al-qadah) », c'est-à-dire éloigne la coupe.

(Sa parole : « بينا (baynâ) et بينما (baynamâ) ») : cela vient de البين (al-bayn), qui est la jonction. On dit بينا أنا (baynâ anâ) et بينما أنا (baynamâ anâ), c'est-à-dire « tandis que j'étais occupé à une action ». Le mot s'emploie aussi pour l'éloignement : il fait donc partie des mots à sens contraires. Quant à بينما, c'est le premier auquel on a ajouté ما (mâ).

La lettre tâ' à deux points dessus (ت)

(Section t-a)

(Sa parole : « تائه (tâ'ih) ») c'est-à-dire égaré, désemparé.

Passage douteuxImprimé بيس فلان, peu clair dans ce contexte (on attendrait تيد فلان) ; rendu tel quel. Texte arabe imprimé : وحكى سيبويه بيس فلان بفتح أوله

(Sa parole : « فليتئد (fa-l-yatta'id) », et sa parole : « اتئدوا (itta'idû) ») : ce qu'on entend par là, c'est la lenteur réfléchie et la pondération ; le nom en est التؤدة (at-tu'ada). Quant à la parole de ʿUmar dans l'histoire de ʿAlî et d'al-ʿAbbâs : « تيدكم (taydakum) », avec a sur la première lettre, le yâ' sans voyelle et a sur le dâl ; chez al-Asîlî, avec i sous la première lettre ; et chez Abû Dharr, avec a sur la première lettre, i sous la hamza et le dâl sans voyelle. La première lecture est la plus juste : c'est un nom verbal tiré de التؤدة (at-tu'ada). Sîbawayh a rapporté بيس فلان (bays fulân), avec a sur la première lettre ; selon cela, le yâ' est un allègement de la hamza, laquelle est elle-même substituée au wâw.

(Section t-b)

(Sa parole : « تباب (tabâb) ») c'est-à-dire perte. Et sa parole : « تبت (tabbat) », c'est-à-dire « elle a péri ». Et sa parole : « تبا لك (tabban laka) », c'est-à-dire « perte à toi » ; on le dit aussi pour la perdition. De là sa parole : « تتبيب (tatbîb) », c'est-à-dire destruction ; ainsi dans l'original. De même sa parole : « ليتبروا (li-yutabbirû) » : il a dit dans l'original : « pour détruire ». Et sa parole : « متبر (mutabbar) », c'est-à-dire perte.

(Sa parole : « سبع في التابوت (sabʿ fî t-tâbût) », c'est-à-dire le corps : il l'a comparé à un coffre.

(Sa parole : « تبارا (tabâran) ») : c'est-à-dire perdition.

(Sa parole : « تبرا من الصدقة (tibran min as-sadaqa) ») : c'est-à-dire de l'or non fondu.

(Sa parole : « تبيع (tabîʿ) » dans la zakât des bovins) : c'est celui qui est entré dans sa deuxième année ; on a dit aussi : celui qui l'a achevée et est entré dans la troisième. Et sa parole : « كنت تبيعا لطلحة (kuntu tabîʿan li-Talha) », c'est-à-dire un suivant à son service.

(Sa parole : « تبع (Tubbaʿ) ») : c'est le surnom des rois du Yémen ; il fut ainsi nommé parce qu'il suit son prédécesseur ; l'ombre est appelée تبع (tubbaʿ) parce qu'elle suit le soleil ; ainsi dans l'original. D'après al-Asmaʿî, il fut appelé Tubbaʿ parce qu'il régna et que les gens le suivirent.

(Sa parole : « تباعا (tibâʿan) ») : c'est-à-dire consécutifs, se suivant les uns les autres. Et la parole d'Abû Hurayra : « ما سألته إلا ليستتبعني (mâ sa'altuhu illâ li-yastatbiʿanî) », c'est-à-dire pour qu'il me dise : « Suis-moi jusqu'à la maison ». Chez Ibn as-Sakan : ليشبعني (li-yushbiʿanî), « pour qu'il me rassasie », de الشبع (ash-shibaʿ), avec la lettre avec point (sh) puis la lettre à un point dessous (b).

(Sa parole : « كنا لكم تبعا (kunnâ lakum tabaʿan) ») avec des a : singulier تابع (tâbiʿ), comme غيب (ghayab) et غائب (ghâ'ib). Et sa parole : « تبعة (tabiʿa) », c'est-à-dire un droit que l'on réclame ; de là sa parole : « علينا به تبيعا (ʿalaynâ bihi tabîʿan) », c'est-à-dire un réclamant ; d'après Ibn ʿAbbâs : un défenseur ; on a dit : un vengeur. On a dit aussi que le sens de أتبعه (atbaʿahu) est « il marcha derrière lui », et اتبعه (ittabaʿahu), avec redoublement, « il suivit son exemple ».

(Sa parole : « إذا أتبع أحدكم فليتبع (idhâ utbiʿa ahadukum fa-l-yatbaʿ) ») : sans voyelle dans le premier et avec redoublement dans le second, chez la plupart ; on a dit aussi : sans voyelle dans les deux, et c'est ce qu'a affirmé Ibn al-Athîr. Al-Khattâbî a jugé fautif le redoublement, et an-Nawawî l'a suivi ; mais ce qui est attesté dans la version a une justification. L'auteur d'at-Târîkh a dit : أتبعته على فلان (atbaʿtuhu ʿalâ fulân), « je lui ai transféré la créance sur untel », et أتبعني عليه (atbaʿanî ʿalayhi), « il m'a transféré la créance sur lui ».

(Sa parole : « تبوك (Tabûk) ») : elle est connue ; c'est l'une des contrées les plus proches du pays de Shâm.

(Sa parole : « التبتل (at-tabattul) » : traité à la lettre à un point dessous (b).

Passage douteuxLe mot حديث semble parasite après le lemme ; rendu littéralement par « hadith ». Texte arabe imprimé : (قوله التبن) حديث هو ما

(Sa parole : « التبن (at-tibn) ») hadith : c'est ce que l'on retire du blé et de l'orge.

(Sa parole : « في تبان (fî tubbân) ») avec u sur la première lettre et le redoublement : c'est un caleçon aux jambes courtes, ou sans jambes.

(Section t-j)

(Sa parole : « تجاهه (tujâhahu) ») c'est-à-dire en face de lui, du côté de son visage ; sa place devrait être à la lettre wâw.

(Section t-ḥ)

(Sa parole : « من تحت (min taht) ») c'est-à-dire d'en bas ; et تحت القوم (taht al-qawm) désigne les plus vils d'entre eux.

(Sa parole : « يتحفونه (yut-hifûnahu) ») : c'est-à-dire ils lui adressent des présents (التحف, at-tuhaf) parmi les primeurs des fruits et autres ; de là sa parole : « فما تحفتهم (fa-mâ tuhfatuhum) », avec le hâ' sans voyelle, et parfois avec a.

(Section t-r)

(Sa parole : « ترب جبينه (tariba jabînuhu) ») c'est-à-dire qu'il soit tué, car le tué tombe face contre terre et se couvre de poussière. En apparence, c'est une imprécation contre lui, mais ce n'est pas ce qui est visé. De même sa parole : « تربت يداك (taribat yadâka) », c'est-à-dire « puisses-tu devenir pauvre », au point que tes mains se remplissent de poussière ; on a dit que cela signifie : « ton intelligence est faible, puisque tu ignores cela » ; on a dit : « tu es dépourvu de science » ; et l'on a dit que cela signifie : « puisses-tu t'enrichir » — on a dit que c'est une expression de la langue des Coptes que les Arabes ont employée, mais cela a été jugé invraisemblable. L'avis prépondérant est que c'est une locution dont on étaie le discours, tantôt pour l'étonnement, tantôt pour la réprimande, la mise en garde ou l'admiration ; elle est comme ويل أمه (waylu ummihi), لا أبا لك (lâ abâ laka) et عقرى حلقى (ʿaqrâ halqâ). Ad-Dâwûdî a dit : ce n'est que ثربت (tharibat), avec la lettre à trois points (th) ; et il s'est trompé.

(Sa parole : « ذا متربة (dhâ matraba) ») : c'est-à-dire celui qui est tombé dans la poussière.

(Sa parole : « أتراب (atrâb) ») : c'est-à-dire des égales [en âge] ; c'est le pluriel de ترب (tirb), avec i sous la première lettre.

Passage douteuxPhrase obscure (peut-être يترجم ou تُرجِم) ; traduite au plus près. Texte arabe imprimé : وقوله بترجم لأنه له من ذلك

(Sa parole : « الترجمان (at-tarjumân) », avec a sur la première lettre — al-Asîlî la vocalise avec u — et u sur le jîm : c'est celui qui explique une langue par une autre. Et sa parole : « بترجم (bi-tarjama) », parce qu'il a cela.

(Sa parole : « سحابة مثل الترس (sahâba mithl at-turs), un nuage comme un bouclier », c'est-à-dire circulaire. Le bouclier est connu ; de là يتترس (yatatarrasu) et يترس (yatarrasu), se protéger d'un bouclier.

(Sa parole : « مترس (matars) ») : il en sera question à la lettre mîm.

(Sa parole : « ترعة (turʿa) ») avec u, puis sans voyelle, suivi d'un ʿayn sans point : on a dit : la porte ; on a dit : le jardin ; et l'on a dit : la marche.

(Sa parole : « أترفوا (utrifû) ») : c'est-à-dire « ils furent anéantis » ; ainsi dans l'original : c'est une explication par la conséquence. المترف (al-mutraf) est celui qui se répand dans les plaisirs de ce monde, et tel est l'état de celui que frappe la perdition.

(Sa parole : « التراقي (at-tarâqî) ») : pluriel de ترقوة (tarquwa), avec u sur le qâf : c'est l'os situé entre le creux de la gorge et l'épaule [la clavicule].

(Sa parole : « يطالع تركته (yutâliʿu tarikatahu) ») : c'est-à-dire son enfant qu'il avait laissé là-bas. Avec i sous le râ', c'est la chose laissée ; on a dit aussi : sans voyelle. Au sens premier, ce sont les œufs de l'autruche, parce qu'elle ne les couve pas.

(Sa parole : « قبة تركية (qubba turkiyya), une tente turque ») : rapportée aux Turcs, qui sont le peuple connu. An-Nawawî a dit : elle était petite, faite de feutre.

(Sa parole : « الترهات (at-turrahât) ») : il en sera question à l'entrée الأساطير (al-asâtîr).

(Section t-s)

(Sa parole : « تستر (Tustar) ») ville du pays de Perse ; elle se prononce avec u sur la première lettre, la deuxième sans voyelle et a sur la lettre à deux points dessus (t). Al-Bakrî l'a vocalisée avec a sur la première lettre et u sur la troisième.

Passage douteuxImprimé التسليم, à lire التسنيم (le lemme) ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : وقال الراغب التسليم عين رفيعة

(Sa parole : « تسنيم (tasnîm) ») : Ibn ʿAbbâs a dit : il domine la boisson des gens du Paradis ; il veut dire que ce qui sert au mélange se trouve au-dessus de ce qui est mélangé. Ar-Râghib a dit : التسنيم (at-tasnîm) est une source de haut rang ; les exégètes ont mentionné qu'elle est réservée aux rapprochés [d'Allah], et qu'on en mélange la boisson des gens de la droite. Puis on a dit que c'est un mot arabisé, et l'on a dit qu'il vient de سنمه (sannamahu), avec redoublement du nûn, lorsqu'on élève une chose.

(Section t-ʿ)

(Sa parole : « تعس (taʿisa) ») avec i sous le ʿayn, et avec a : c'est-à-dire « il a trébuché et est tombé face contre terre » ; on a dit que cela signifie « qu'il soit éloigné », et l'on a dit : « qu'il périsse », ou « que le mal s'attache à lui ».

(Sa parole : « تعسا (taʿsan) ») : c'est comme s'il disait : « Qu'Allah les fasse trébucher », en imprécation contre eux.

(Sa parole : « تعهن (Tiʿhin) ») avec i sous la première lettre, parfois a, la deuxième sans voyelle et i sous le hâ' : endroit situé à trois milles d'as-Suqyâ, sur la route de La Mecque. Certains l'ont vocalisé avec u sur la première et la deuxième lettre et redoublement du hâ' ; Abû Mûsâ l'a rapporté dans adh-Dhayl. D'autres mettent i sous la première lettre, et c'est ce qui figure dans le hadith, avec la deuxième sans voyelle, comme je l'ai mentionné d'abord.

(Section t-f)

(Sa parole : « التفل (at-tafl) ») avec le fâ' sans voyelle : c'est souffler avec un peu de salive, ou sans salive. De là sa parole au sujet du tayammum (ablution sèche) : « وتفل فيهما (wa-tafala fîhimâ), et il souffla dedans » ; et يتفل (yatfulu), avec u sur le fâ', et avec i.

(Sa parole : « وليخرجن تفلات (wa-l-yakhrujna tafilâtin) ») : التفل (at-tafal), avec a sur le fâ', est l'odeur désagréable ; on veut dire qu'elles ne doivent pas se parfumer. On dit : هو تفل (huwa tafil), c'est-à-dire non parfumé.

(Sa parole : « تفثهم (tafathahum) ») : التفث (at-tafath) est le fait d'ôter la saleté.

(Sa parole : « الشئ التافه (ash-shay' at-tâfih) ») : c'est-à-dire la chose minime et insignifiante.

(Section t-q)

* (Sa parole : « التقية إلى يوم القيامة (at-taqiyya ilâ yawm al-qiyâma) », c'est-à-dire le fait de se dissimuler par précaution ; le pluriel est التقي (at-tuqâ). Et sa parole : « يتقي بجذوع النخل (yattaqî bi-judhûʿ an-nakhl) », c'est-à-dire qu'il s'abrite derrière eux. Et la crainte pieuse d'Allah (taqwâ), c'est le fait de Le craindre.

(Section t-k)

(Sa parole : « وكان متكئا (wa-kâna muttaki'an) », « وكان يتكئ (wa-kâna yattaki'u) ») Al-Khattâbî a dit : quiconque s'appuie sur une chose en y étant bien assis est muttaki' ; de là sa parole : « يتوكأ (yatawakka'u), il s'appuie ».

(Section t-l)

(Sa parole : « التلبينة (at-talbîna) ») il en sera question à la lettre lâm.

(Sa parole : « تلعة (talʿa) ») avec a sur la première lettre : terrain élevé où va et vient le torrent ; le pluriel est تلاع (tilâʿ).

(Sa parole : « من تلادي (min tilâdî) ») avec i sous la première lettre : c'est-à-dire parmi ce que j'ai récité anciennement. Le تلاد (tilâd) des biens est leur partie ancienne, et leur طارف (târif) leur partie nouvelle.

(Sa parole : « تله في يده (tallahu fî yadihi) ») : c'est-à-dire il le lui remit. Et sa parole : « فتله للجبين (fa-tallahu li-l-jabîn) », c'est-à-dire il lui posa le visage contre terre.

(Sa parole : « في التلول (fî t-tulûl) ») : pluriel de تل (tall), qui est l'endroit élevé.

(Sa parole : « لا دريت ولا تليت (lâ darayta wa-lâ talayta) ») : on a dit que cela signifie « ولا تلوت (wa-lâ talawta), tu n'as pas récité », et qu'il ne l'a dit avec un yâ' que par assonance et pour l'harmonie avec le mot précédent ; on a dit que cela signifie « tu n'as pas suivi la vérité ». Ibn al-Athîr a dit : ولا ائتليت (wa-lâ i'talayta), c'est-à-dire « tu n'as pas été capable » ; on dit ما ألوت (mâ alawtu), c'est-à-dire « je n'en ai pas été capable », et c'est la forme iftaʿaltu de ce verbe. Ce qu'il a affirmé là, Ibn al-Anbârî ne l'a mentionné que comme une possibilité.

(Section t-m)

(Sa parole : « تمتمة (tamtama) ») c'est l'hésitation de la langue sur un son qui ressemble au tâ' ; l'homme [qui en est atteint] s'appelle تمتام (tamtâm).

(Section t-n)

(Sa parole : « التنعيم (at-Tanʿîm) ») lieu connu hors de La Mecque ; il fut ainsi nommé parce qu'il a à sa droite une montagne appelée Nuʿaym et une autre appelée Nâʿim, et que la vallée a pour nom Nuʿmân.

(Sa parole : « التنور (at-tannûr) ») : c'est le four dans lequel on cuit le pain ; on a dit aussi que c'est le nom d'un lieu à Kûfa. Ibn ʿAbbâs a dit, au sujet de Sa parole : « et que le four se mit à bouillonner » [Hûd : 40] : c'est-à-dire que l'eau jaillit. ʿIkrima a dit : la surface de la terre. Et l'on a dit que c'est un mot arabisé.

(Sa parole : « التناوش (at-tanâwush) ») : c'est le retour de l'au-delà vers ce bas monde.

(Section t-h)

(Sa parole : « تهامة (Tihâma) ») avec i sous la première lettre : c'est tout ce qui est bas dans le pays du Hijâz, et le Najd tout ce qui est élevé. Ibn Fâris a dit : le mot est tiré de التهم (at-taham), avec deux a, qui est l'intensité de la chaleur et l'absence de vent. Al-Bakrî a dit : son commencement est à partir de Madârij, au-dessous de ʿIrq, et son autre extrémité est Madârij al-ʿArj.

(Section t-w)

(Sa parole : « يتوجونه (yutawwijûnahu) ») c'est-à-dire ils le coiffent de la couronne (التاج, at-tâj). Et sa parole : « توخاه (tawakhkhâhu) », c'est-à-dire il le visa ; التوخي (at-tawakhkhî) est le fait de viser.

(Sa parole : « فدعا بتور (fa-daʿâ bi-tawr) ») : c'est un récipient de pierre ou d'autre matière, semblable à une marmite.

(Sa parole : « توى لأحدهما (tawiya li-ahadihimâ) ») : c'est-à-dire « il fut perdu » ; de là : « لا توى عليه (lâ tawâ ʿalayhi), il n'y a pas de perte pour lui ». S'est mépris celui qui l'a dit avec la lettre à trois points (th).

(Sa parole : « تيب عليه (tîba ʿalayhi) ») : c'est-à-dire son repentir fut accepté ; التوبة (at-tawba) est le retour.

(Section t-y)

(Sa parole : « تيس (tays) ») c'est le mâle de deux ans parmi les caprins, qui n'a pas encore atteint l'âge de la saillie.

(Sa parole : « تارة (târa) ») : son pluriel est تيرة (tîra) et تارات (târât) ; la forme correcte est تير (tiyar), avec i sous la première lettre et a sur la deuxième.

(Sa parole : « كيف تيكم (kayfa tîkum) ») : c'est l'un des démonstratifs du féminin.

(Sa parole : « التيمم (at-tayammum) », et « تيمموا (tayammamû) ») : il en sera question à la dernière lettre, le yâ'. Son sens premier est le fait de viser ; آمين (âmmîn), [signifie] se dirigeant intentionnellement ; أممت (amamtu) et يممت (yammamtu) sont une seule et même chose.

(Sa parole : « تيماء (Taymâ') ») : endroit proche du désert du Hijâz ; c'est une localité sédentaire sur un rivage, d'où l'on sort vers le Shâm par al-Balqâ'.

La lettre thâ' à trois points (ث)

(Section th-a)

* (Sa parole : « تثاءب (tathâ'aba), il a bâillé ») ; le nom est الثؤباء (ath-thu'abâ'). On a dit : le correct est avec redoublement de la hamza. On ne dit pas تثاوب (tathâwaba), avec w. Ibn Durayd a dit : son origine est ثئب الرجل (thu'iba r-rajul), lorsque l'homme s'est relâché et est devenu indolent.

(Section th-b)

* (Sa parole : « ليثبتوك (li-yuthbitûka) ») il a dit : « pour t'emprisonner » ; ainsi dans l'original. Sa parole : « فاستثبت عطاء (fa-stathbata ʿAtâ'an), il a demandé à ʿAtâ' de confirmer » : c'est de التثبت (at-tathabbut), la vérification. Sa parole : « طعنته فأثبته (taʿantuhu fa-athbattuhu) », c'est-à-dire : j'ai fixé en lui le coup de lance et atteint ainsi un point mortel. Sa parole : « إذا عمل عملا أثبته (idhâ ʿamila ʿamalan athbatahu) », c'est-à-dire : il y persévérait.

(Sa parole : « ثبات (thubât), par groupes ») on dit que son singulier est ثبة (thuba), avec u et sans redoublement. Ibn ʿAbbâs a dit : c'est-à-dire des détachements dispersés.

(Sa parole : « ثبج البحر (thabaj al-bahr) ») c'est-à-dire le milieu de la mer ; on a dit : son dos ; à l'origine, c'est ce qui est entre le garrot et le dos.

(Sa parole : « ثبير (Thabîr) ») c'est une montagne connue à La Mecque, à gauche de celui qui va de ʿArafa à Minâ.

(Sa parole : « ثبورا (thubûran) ») Ibn ʿAbbâs a dit : c'est-à-dire « malheur ». Sa parole : « مثبورا (mathbûran) », c'est-à-dire maudit.

(Sa parole : « ثبطة (thabita) ») c'est-à-dire lourde ; l'origine du mot est le fait de retarder.

(Section th-j)

(Sa parole : « ثجاجا (thajjâjan) ») c'est-à-dire se déversant ; الثج (ath-thajj) est le fait de verser.

(Section th-kh)

(Sa parole : « أثخنته (athkhantuhu) ») c'est-à-dire : je l'ai accablé de blessures.

(Section th-d)

(Sa parole : « الثدي (ath-thady), le sein ») avec a sur la première lettre, sans voyelle sur le d et sans redoublement du y pour le singulier ; avec u, i sous le d et redoublement pour le pluriel (ath-thudiyy). Sa parole : « ذو الثدية (Dhû th-thudayya) » : la forme connue est avec la lettre à trois points (th), au diminutif ; on a dit aussi que sa première lettre est le y, dernière lettre de l'alphabet (Dhû l-yudayya), au diminutif également, et cela a une justification.

(Section th-r)

(Sa parole : « ولا يثرب (wa-lâ yuthrib) ») c'est-à-dire : et qu'il ne la blâme pas.

(Sa parole : « الثريد (ath-tharîd) ») c'est connu : c'est ce que l'on prépare avec le bouillon de viande, et la viande l'accompagne le plus souvent.

(Sa parole : « الثريا (ath-Thurayyâ), les Pléiades ») c'est l'astre bien connu.

(Sa parole : « الثرى (ath-tharâ) ») c'est la terre humide. Sa parole : « فثرى (fa-tharrâ) », c'est-à-dire : il l'a mouillée d'eau jusqu'à ce qu'elle devienne comme de la terre humide ; de là : « un endroit ثريان (tharyân), humide ».

(Sa parole : « نعما ثريا (naʿaman thariyyan) ») c'est-à-dire nombreux. On dit أثروا (athraw) lorsque leurs biens sont devenus abondants ; le nom est الثرى (ath-tharâ), الثروة (ath-tharwa) et الثراء (ath-tharâ'), avec voyelle longue : les biens et la richesse.

(Section th-ʿ)

(Sa parole : « مثعب (mathʿab) ») c'est-à-dire un écoulement ; de là : « يثعب دما (yathʿabu daman), le sang en jaillit ».

(Sa parole : « الثعبان (ath-thuʿbân) ») Ibn ʿAbbâs a dit : le serpent mâle.

Passage douteuxLe mot مع, isolé après « صغار القثاء », est incompréhensible (coquille ou mot tronqué) ; rendu tel quel en translittération suivie de [?]. Texte arabe imprimé : صغار القثاء مع وقيل يشبهها

(Sa parole : « الثعارير هي الضغابيس (ath-thaʿârîr hiya d-daghâbîs) ») al-Asmaʿî a dit : c'est une plante qui pousse au pied du thumâm, semblable à l'asperge. Abû ʿUbayda a dit : les petits concombres maʿ [ ?] ; on a dit : elle leur ressemble ; on le dit aussi du lait caillé séché (aqit) lorsqu'il est frais ; on a dit : c'est une plante qui sort de l'idhkhir et d'autres plantes, haute d'un empan, et qui a de l'acidité. Al-Qâbisî a dit : les coquilles des perles ; il semble l'avoir tiré de l'autre version, où il est dit : « comme s'ils étaient des perles » ; mais il n'y a pas de lien nécessaire entre les deux, car ce sont deux comparaisons différentes. Et sa parole dans le hadith : « et ils poussent » plaide pour la première explication.

(Section th-gh)

(Sa parole : « ثغاء (thughâ') ») c'est le bêlement des moutons ; on dit : « ما له ثاغية (mâ lahu thâghiya) », c'est-à-dire : il n'a pas de moutons.

Passage douteuxImprimé وإذ اقلعت, lire وإذا قلعت : « et lorsqu'elle tombe ». Texte arabe imprimé : وإذ اقلعت

(Sa parole : « كالثغب شرب صفوه (ka-th-thaghb shuriba safwuhu), comme une mare dont on a bu l'eau claire ») avec, sur sa deuxième lettre, absence de voyelle ou a : c'est l'eau stagnante laissée par la pluie. Sa parole : « وكان منها ثغبة (wa-kâna minhâ thaghba) » : ainsi l'ont rapportée certains, et c'est une altération graphique (tashîf) ; il s'agit en réalité de نقية (naqiyya), avec n, q et redoublement. Sa parole : « ثغرة نحره (thughrat nahrihi) », avec u sur la première lettre : c'est le creux situé entre les deux clavicules. الثغر (ath-thaghr) est ce qui jouxte le territoire de l'ennemi. أثغر الصبي (athghara s-sabiyy) se dit lorsque la dent de l'enfant pousse, et lorsqu'elle tombe.

(Section th-f)

(Sa parole : « استثفري بثوب (istathfirî bi-thawb) ») c'est-à-dire : serre-le sur ton sexe ; c'est tiré du ثفر (thafar) de la monture, la croupière qu'on attache sous sa queue.

Passage douteuxImprimé اليطئ, lire البطيء : « lent ». Texte arabe imprimé : هو اليطئ السير وخطؤوا

(Sa parole : « جمل ثفال (jamal thafâl) ») avec a sur la première lettre : c'est le chameau à l'allure lente ; on a jugé fautif celui qui met un i sur la première lettre.

(Section th-q)

(Sa parole : « الثاقب (ath-thâqib) : le brillant ») on dit : « أثقب نارك (athqib nâraka), attise ton feu », à celui qui allume le feu.

(Sa parole : « ثقب في تنور (thaqb fî tannûr), un trou dans un four ») ; chez al-Kushmîhanî, avec n (naqb).

(Sa parole : « ثقف (thaqif) ») c'est-à-dire فطن (fatin), perspicace, par le schème et par le sens.

(Sa parole : « لما ثقل (lammâ thaqula) ») c'est-à-dire : lorsque sa maladie s'aggrava.

(Sa parole : « الثقل من جمع (ath-thaqal min Jamʿ) ») avec deux a : ce sont les bagages du voyageur et ses suivants.

(Sa parole : « أثقالا (athqâlan) ») c'est-à-dire des fardeaux. Sa parole : « مثقلة إلى حملها (muthqalatun ilâ himlihâ) », c'est-à-dire chargée de péchés. Sa parole : « مثقال ذرة (mithqâla dharra) », c'est-à-dire le poids d'un atome. De là : * « lorsque les couches pèsent lourdement sur les associateurs » * c'est-à-dire que le sommeil les a vaincus au point qu'ils ne pouvaient se lever, à cause de la lourdeur des têtes ; et « الغشي المثقل (al-ghashy al-muthqil), l'évanouissement accablant », c'est-à-dire celui qui alourdit celui qui en est atteint.

(Section th-k)

(Sa parole : « ثكلتك أمك (thakilatka ummuka), que ta mère te perde ! ») الثكل (ath-thakal), avec deux a, ou avec u puis absence de voyelle (ath-thukl), c'est la perte ; c'est un mot qu'on emploie sans en viser le sens propre.

(Section th-l)

(Sa parole : « ثلاث ورباع (thulâtha wa-rubâʿa), par trois et par quatre ») expliqué dans l'original.

(Sa parole : « ثلطت (thalatat) ») c'est-à-dire : elle a fienté ; الثلط (ath-thalt), sans voyelle sur le l, est l'excrément liquide.

(Sa parole : « يثلغ رأسه (yuthlaghu ra'suhu) ») c'est-à-dire : sa tête est fracassée.

(Sa parole : « ثلة (thulla) ») avec u : c'est-à-dire une communauté ; ainsi dans l'original. الثلة (ath-thulla) est un groupe de gens ; avec a sur la première lettre (ath-thalla), un troupeau de moutons.

(Sa parole : « ثلمة الجدار (thulmat al-jidâr) ») c'est-à-dire l'endroit effondré du mur.

(Section th-m)

(Sa parole : « ثمد (thamad) : peu d'eau ») on a dit : c'est l'eau qui apparaît en hiver.

(Sa parole : « ثمال اليتامى (thimâl al-yatâmâ) ») c'est-à-dire celui qui nourrit les orphelins et leur soutien, ou leur abri ; on a dit : celui qui les nourrit dans la disette.

(Sa parole : « ثمل (thamil) ») avec i sous le m : c'est-à-dire ivre.

(Sa parole : « ثمرت أجره (thammartu ajrahu) ») c'est-à-dire : je l'ai fait fructifier et l'ai multiplié.

(Sa parole : « ثمر الأراك (thamar al-arâk), le fruit de l'arak ») avec deux a : c'est-à-dire ce qu'on en mange.

(Sa parole : « وكان له ثمر (wa-kâna lahu thumurun) ») Mujâhid a dit : de l'or et de l'argent ; un autre a dit : c'est le pluriel de ثمر (thamar), le fruit.

(Sa parole : « ثم (thumma) ») avec u : particule de coordination qui place ce qui la suit après ce qui la précède.

(Sa parole : « ثم (thamma) ») avec a : adverbe de lieu. Sa parole : « أثم هو (a-thamma huwa) » : la hamza est interrogative, c'est-à-dire : « Est-il ici ? »

(Sa parole : « ثامنوني (thâminûnî) ») c'est-à-dire : vendez-le-moi et indiquez-m'en le prix.

(Sa parole : « ثمنهن (thumunuhunna) ») avec u sur la première lettre : c'est-à-dire leur héritage, à savoir le huitième.

(Section th-n)

(Sa parole : « في ثنته (fî thunnatihi) ») avec u et redoublement du n, suivi de la lettre à deux points dessus (t) : c'est ce qui est entre le nombril et le pubis.

(Sa parole : « ثنية جارية (thaniyyat jâriya) ») c'est-à-dire sa dent de devant. ثنية الوداع (Thaniyyat al-Wadâʿ) est un lieu sur la route de Médine.

(Sa parole : « بيع الثنيا (bayʿ ath-thunyâ) ») avec u sur la première lettre et sans voyelle sur la deuxième : c'est-à-dire ce qui est excepté dans la vente.

(Sa parole : « يثنون صدورهم (yathnûna sudûrahum), ils replient leurs poitrines ») Ibn ʿAbbâs a lu تثنوني (tathnawnî) : chez Abû l-Haytham avec la lettre à deux points dessus (t) en première lettre, et chez les autres avec la lettre à deux points dessous (y), puis la lettre à trois points (th) sans voyelle, puis un n avec a, et après le w un n avec i ; et صدورهم (sudûruhum) avec u ; c'est le schème ifʿawʿalat, de انثنى الشيء (inthanâ sh-shay'), la chose s'est repliée, s'est courbée. Il a dit dans l'original : ils avaient honte de faire leurs besoins et d'exposer ainsi leurs parties intimes au ciel.

(Section th-w)

(Sa parole : « ثاب رجال (thâba rijâl) ») c'est-à-dire : ils sont revenus. Sa parole : « ثابت إلينا أحسابنا (thâbat ilaynâ ahsâbunâ) », c'est-à-dire : nos sentiments d'honneur nous sont revenus. Sa parole : « مثابة (mathâba) », c'est-à-dire un lieu de rassemblement ; on a dit : un refuge.

(Sa parole : « ثوب بالصلاة (thuwwiba bi-s-salât) ») c'est-à-dire : on y a appelé.

(Sa parole : « هل ثوب الكفار (hal thuwwiba l-kuffâr) ») c'est-à-dire : les mécréants ont-ils été rétribués ?

(Sa parole : « لا بأس أن يعطى الثوب بالثلث (lâ ba'sa an yuʿtâ th-thawbu bi-th-thuluth), il n'y a pas de mal à donner l'étoffe contre le tiers ») : ainsi chez la plupart [des transmetteurs], avec la lettre à un point dessous (b) ; chez Ibn as-Sakan et an-Nasafî, avec r (ath-thawr, le taureau). ʿIyâd a dit : la seconde leçon convient mieux au contexte du chapitre. (Je dis) : la première se justifie aussi, car elle concerne le tissage, et l'autre l'agriculture.

(Sa parole : « ثائر الرأس (thâ'ir ar-ra's) ») c'est-à-dire aux cheveux ébouriffés.

(Sa parole : « يثور من بين أصابعه (yathûru min bayni asâbiʿihi) ») c'est-à-dire : elle se répand.

Passage douteuxImprimé « وتور » (Tawr, avec t) ; lecture probable Thawr (ثور, avec th), le mont Thawr près de Médine, derrière Uhud, nommé juste avant. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وتور جبل آخر صغير بالمدينة

(Sa parole : « جبل ثور (jabal Thawr), le mont Thawr ») il est connu, à La Mecque ; et Tawr est aussi une autre montagne, petite, à Médine, derrière Uhud ; Musʿab az-Zubayrî l'a niée, et un groupe l'a affirmée.

(Sa parole : « ثوى (thawâ) ») c'est-à-dire : il a séjourné ; مثواه (mathwâhu), c'est-à-dire son séjour.

(Section th-y)

(Sa parole : « الثيب (ath-thayyib) ») celui qui s'est marié et a eu des rapports conjugaux ; cela se dit de la femme et de l'homme. C'est de ثاب يثوب (thâba yathûbu), revenir, comme si c'était celui qui est apte à revenir aux rapports ; on a dit : parce qu'elle revient d'une autre manière que celle où elle était quant à la pudeur. (La lettre jîm)

(Section j-a)

(Sa parole : « فجئثت (fa-ju'ithtu) ») cela viendra sous j-th.

(Sa parole : « جأشه (ja'shuhu) ») sans voyelle sur la hamza : c'est-à-dire son cœur.

(Sa parole : « لها جؤار (lahâ ju'âr) ») c'est le mugissement de la vache, et on l'emploie aussi pour l'être humain. Sa parole : « ثم إليه تجأرون (thumma ilayhi taj'arûn) », c'est-à-dire : vous criez et implorez Son secours.

(Section j-b)

(Sa parole : « جب أسنمتها (jabba asnimatahâ) ») c'est-à-dire : il a coupé leurs bosses.

(Sa parole : « الجب (al-jubb) ») avec u : c'est-à-dire le puits dont les parois n'ont pas été maçonnées.

(Sa parole : « الجبت (al-jibt) ») avec i : ʿUmar a dit : la sorcellerie ; ʿIkrima a dit : le diable.

(Sa parole : « جبتان (jubbatân) ») duel de جبة (jubba) : c'est un vêtement taillé dans les étoffes, retroussé ; on le dit aussi avec n (junnatân).

(Sa parole : « جبذت بثوبه (jabadhtu bi-thawbihi) ») الجبذ (al-jabdh) est connu ; on dit aussi الجذب (al-jadhb), tirer ; de là : فاجتذبتها (fa-jtadhabtuhâ) et اجتبذتها (ijtabadhtuhâ).

(Sa parole : « جبار (jubâr) ») c'est-à-dire sans réparation, dont on ne réclame rien.

(Sa parole : « بجبلي طيء (bi-jabalay Tayyi'), aux deux montagnes de Tayyi' ») ce sont Aja', sur le schème de ذهب (dhahab), et Salmâ.

(Sa parole : « والجبلة الأولين (wa-l-jibillata l-awwalîn) ») il a dit : ce sont les créatures ; جبل (jubila) signifie « a été créé » ; de là : جبلا (jibillan) et جبلا (jubulan), avec ou sans redoublement.

(Sa parole : « الجبن (al-jubn) ») c'est le contraire du courage.

(Sa parole : « تجبى (tujbâ) ») c'est-à-dire : sont apportés.

(Sa parole : « وأحدثنا التجبيه (wa-ahdathnâ t-tajbîh) ») avec a sur la lettre à deux points dessus (t), sans voyelle sur le j, avec i sous la lettre à un point dessous (b), suivie d'une lettre à deux points dessous (y) sans voyelle, puis d'un h : ce terme est expliqué dans le hadith par la flagellation, le noircissement du visage (tahmîm) et le fait de faire monter [les coupables] dos à dos sur la monture. Thâbit a dit : il se peut que son sens soit le reproche et la dureté, de جبهت الرجل (jabahtu r-rajul), c'est-à-dire : je l'ai affronté avec ce qu'il déteste. Certains l'ont vocalisé avec une lettre à deux points en dernière lettre, précédée d'une voyelle ; son origine est alors le fait de s'agenouiller, mais c'est improbable ici.

(Section j-th)

(Sa parole : « جثئت منه (juthi'tu minhu) ») avec i sous la lettre à trois points (th), suivie d'une hamza sans voyelle, qui peut être allégée en y, puis le t de la personne à qui l'on s'adresse ; chez la plupart, avec la hamza en premier (ju'ithtu) : c'est-à-dire j'ai été effrayé et j'ai eu peur.

(Sa parole : « اجتثت (ujtuththat) ») c'est-à-dire : a été arrachée.

(Sa parole : « المجثمة (al-mujaththama) ») c'est la bête que l'on immobilise pour la prendre pour cible.

(Sa parole : « جثا (juthan) ») sur le schème de عرا (ʿuran) : pluriel de جاث (jâth), c'est-à-dire agenouillé.

(Sa parole : « جاثية (jâthiya) ») c'est-à-dire accroupie sur les genoux, prête à bondir. Sa parole : « فجثا (fa-jathâ) » est le verbe au passé correspondant.

(Section j-ḥ)

(Sa parole : « من جحرها (min juhrihâ) ») c'est-à-dire de son gîte ; الجحر (al-juhr) est le lieu étroit.

(Sa parole : « جحش (juhisha) ») avec u : c'est plus qu'une égratignure.

(Sa parole : « الجحفة (al-Juhfa) ») avec u puis absence de voyelle : elle est connue parmi les points de sacralisation (mawâqît).

(Sa parole : « الجحيم (al-jahîm) ») c'est l'un des noms du Feu ; à l'origine, c'est ce dont les flammes sont les plus violentes.

(Section j-d)

(Sa parole : « أجادب (ajâdib) ») son singulier est جدبة (jadiba), avec a sur la première lettre et i sous la deuxième, qui peut aussi être sans voyelle : c'est le contraire de la terre fertile. Al-Asmaʿî a dit : الأجادب (al-ajâdib), ce sont les terres qui ne font pas pousser d'herbe.

(Sa parole : « الأجداث (al-ajdâth) ») pluriel de جدث (jadath), avec deux a et, en dernière lettre, la lettre à trois points (th) : c'est la tombe.

(Sa parole : « فاجدح لي (fa-jdah lî) ») c'est-à-dire : remue la farine grillée (sawîq) avec de l'eau. Ad-Dâwûdî a dit : c'est-à-dire « trais » ; et on l'a jugé dans l'erreur.

(Sa parole : « هذا جدكم (hâdhâ jaddukum) ») avec a : c'est-à-dire votre bonne fortune.

(Sa parole : « ولا ينفع ذا الجد منك الجد (wa-lâ yanfaʿu dhâ l-jaddi minka l-jadd), et la fortune du fortuné ne lui sert de rien auprès de Toi ») al-Hasan a dit : الجد (al-jadd) est la richesse ; on a dit : la fortune ; on a dit : la grandeur. Sa parole : « تمادى بي الجد (tamâdâ bî l-jidd) », avec i : c'est-à-dire la rapidité de la marche.

(Sa parole : « فأطال جدا (fa-atâla jiddan) ») c'est-à-dire : il a poussé à l'extrême.

(Sa parole : « جواد الطريق (jawâdd at-tarîq) ») pluriel de جادة (jâdda), avec redoublement, qui peut être allégé : c'est la partie bien tracée de la route.

(Sa parole : « جداد النخل (jadâd an-nakhl) ») c'est-à-dire la récolte des palmiers et la cueillette de leurs fruits.

(Sa parole : « عن الجدر (ʿani l-jadr) ») il fait partie de la Maison [la Kaʿba] : c'est-à-dire le mur qui se trouve dans le hijr, à savoir les fondations anciennes ; ce n'est pas le hijr tout entier qui est visé. De là : « jusqu'à ce qu'elle atteigne الجدر (al-jadr) ».

(Sa parole : « أعطيت جدلا (uʿtîtu jadalan) ») c'est-à-dire l'argumentation et l'art de se défendre.

(Sa parole : « فجدع وسب (fa-jaddaʿa wa-sabba) ») c'est-à-dire : il a prié contre lui qu'il soit mutilé. Sa parole : « هل تحس فيها من جدعاء (hal tuhissu fîhâ min jadʿâ') », c'est-à-dire une bête à l'oreille coupée.

* (Section j-dh

(Sa parole : « فاجتذبتها (fa-jtadhabtuhâ) » a été vu plus haut.

(Sa parole : « في جذر قلوب الرجال (fî jadhri qulûbi r-rijâl), dans la racine du cœur des hommes ») الجذر (al-jadhr), avec a, et le i est admis, est l'origine de toute chose. On a dit : de là : « jusqu'à ce que l'eau atteigne الجذر (al-jadhr) » ; mais la forme connue est avec la lettre d sans point.

(Sa parole : « جذاذا (judhâdhan) ») Qatâda a dit : il les a brisées en morceaux.

(Sa parole : « يا ليتني فيها جذع (yâ laytanî fîhâ jadhaʿ), si seulement j'y étais jeune et vigoureux ! ») avec deux a : c'est le premier âge des dents ; le جذع (jadhaʿ) des animaux est celui qui n'a pas encore atteint l'âge de la deuxième dentition (thaniyy) ; de là : « le jadhaʿ parmi les ovins » ; et de là :

(Sa parole : « وليست عنده جذعة (wa-laysat ʿindahu jadhaʿa) ».

(Sa parole : « جذوع النخل (judhûʿ an-nakhl), les troncs de palmiers », et sa parole : « حنين الجذع (hanîn al-jidhʿ), le gémissement du tronc ») avec i sous le j et sans voyelle sur le dh : c'est connu.

(Sa parole : « بجذل شجرة (bi-jidhli shajara) ») avec i sous la première lettre : c'est-à-dire la souche d'un arbre. Sa parole : « جذيلها (judhayluhâ) », au diminutif : c'est un bâton que l'on dresse pour les chamelles galeuses afin qu'elles s'y frottent.

(Sa parole : « المجذوم (al-majdhûm) ») c'est celui qui est atteint de la lèpre (judhâm) ; qu'Allah nous en préserve !

(Sa parole : « بني جذيمة (Banî Jadhîma) » avec a, sur le schème de عظيمة (ʿazîma) : c'est une tribu connue.

(Sa parole : « جذوة (jadhwa) » c'est-à-dire un gros morceau de bois dans lequel il n'y a pas de flamme.

(Sa parole : « المجذبة (al-mujdhiba) » avec u puis absence de voyelle et i sous la lettre dh avec point : c'est-à-dire dressée.

(Section j-r)

(Sa parole : « جرآء (jura'â') ») sur le schème fuʿalâ', de الجرأة (al-jur'a), qui est l'audace. Sa parole : « لأنها أجرأ (li-annahâ ajra') », c'est-à-dire plus audacieuse ; de là : « ما جرأ صاحبك (mâ jarra'a sâhibaka), qu'est-ce qui a enhardi ton compagnon ? »

(Sa parole : « جرباء (jarbâ') », et sa parole : « أجرب (ajrab) ») الجرب (al-jarab), la gale, est une maladie connue ; qu'Allah nous en préserve !

(Sa parole : « جراب (jirâb) ») avec i chez la majorité : un récipient de cuir ; al-Qazzâz a admis le a.

(Sa parole : « يجرجر (yujarjiru) ») c'est-à-dire : il le fait retentir d'un gargouillement (jarjara), qui est le bruit que fait le chameau lorsqu'il est excédé.

(Sa parole : « الجرادة (al-jarâda) ») singulier de الجراد (al-jarâd), la sauterelle, qui est connue ; c'était le nom de la jument d'Abû Qatâda.

(Sa parole : « جريدة (jarîda) ») c'est la palme du palmier ; le mot s'applique parfois à autre chose.

(Sa parole : « المجردل (al-mujardal) ») ainsi chez al-Asîlî ; cela viendra sous la lettre khâ' avec point.

(Sa parole : « جرداوين (jardâwayn) » c'est-à-dire sur lesquels il n'y a pas de poils.

(Sa parole : « تجرر (tujarraru) » c'est-à-dire : ils la traînent d'un endroit à un autre.

(Sa parole : « اجترت (ijtarrat) ») c'est-à-dire : elle a fait remonter le bol alimentaire (jirra), c'est-à-dire ce qu'elle avait avalé, pour le mâcher.

(Sa parole : « الجريت لا تأكله اليهود (al-jirrît lâ ta'kuluhu l-Yahûd), le jirrît, que les juifs ne mangent pas » c'est un poisson qui ressemble aux serpents ; on le dit aussi sans la lettre à deux points dessus (t) à la fin (al-jirrî).

(Sa parole : « الجريرة (al-jarîra) ») c'est-à-dire le crime ; de là : « بجريرة قومك (bi-jarîrati qawmika) », c'est-à-dire à cause du crime de ton peuple.

Passage douteuxLe lemme الجرز est collé au précédent sans parenthèse ouvrante ni nouveau paragraphe, et le mot منه y semble déplacé ; traduit tel quel dans le même bloc. Texte arabe imprimé : أي جر جرا قوله الجرز) منه بضمتين

(Sa parole : « هلم جرا (halumma jarran), et ainsi de suite ») ordre de continuer ; il est à l'accusatif comme nom verbal (masdar), c'est-à-dire « جر جرا (jurra jarran), continue d'une continuation ». Sa parole : « الجرز (al-juruz) ») de là, avec deux u : Ibn ʿAbbâs a dit : la terre sur laquelle il ne pleut qu'une eau qui ne lui suffit pas.

(Sa parole : « الجرس (al-jaras) ») c'est la clochette (jaljal) ; son origine est الجرس (al-jars), avec a puis absence de voyelle, c'est-à-dire le son léger ; on le dit aussi avec i sous la première lettre (al-jirs).

(Sa parole : « جرست (jarasat) » c'est-à-dire : elles ont butiné.

(Sa parole : « الجرف (al-Juruf) ») avec deux u : un lieu connu près de Médine, à trois milles. Sa parole : « على شفا جرف (ʿalâ shafâ jurufin), au bord d'une falaise » : à l'origine, c'est ce que les torrents rongent. La peste dite al-Jârif (« la balayeuse ») est survenue plusieurs fois en Irak, la première en l'an 67, puis en l'an 87 ; elle fut nommée ainsi à cause de son ampleur, comme si elle balayait les gens comme un torrent.

(Sa parole : « يجرمنكم (yajrimannakum) ») c'est-à-dire : qu'elle vous pousse ; c'est ce qu'a dit Ibn ʿAbbâs. On a dit : le sens de لا جرم (lâ jarama) est « immanquablement ». On dit أجرم (ajrama) et جرم (jarama) dans le même sens. On a dit : l'origine de جرم est « acquérir » ; de là : اجترم (ijtarama), c'est-à-dire acquérir.

(Sa parole : « الجرية (al-jirya) ») c'est-à-dire l'écoulement de l'eau vers le bas.

(Sa parole : « يجري عليه (yujrî ʿalayhi) ») c'est-à-dire la subsistance.

Passage douteuxPhrase manifestement altérée après « مجراها أي مدفعها » (cf. la même formule « هو الحدود أختار » plus loin dans le glossaire) ; « الحدود » rendu tel quel suivi de [?], faute de lecture sûre. Texte arabe imprimé : وهو الحدود أجريت

(Sa parole : « مجراها (majrâhâ) ») c'est-à-dire sa poussée ; et c'est الحدود (al-hudûd) [ ?] : أجريت (ajraytu).

(Sa parole : « فأرسلوا جريا أو جريين (fa-arsalû jariyyan aw jariyyayn) » الجري (al-jariyy), avec a sur la première lettre, i sous le r et redoublement du y, est le messager, parce qu'il court (yajrî) pour les affaires ; et de là :

(Sa parole : « لا يستجرينكم الشيطان (lâ yastajriyannakumu sh-shaytân), que le diable ne fasse pas de vous ses agents ».

(Section j-z)

(Sa parole : « جزيرة العرب (Jazîrat al-ʿArab), la péninsule des Arabes ») al-Mughîra a dit : La Mecque, Médine, la Yamâma et le Yémen ; on a rapporté la même chose de Mâlik.

(Sa parole : « في جزارتها (fî jizâratihâ) ») avec i sous le j : c'est-à-dire pour le travail du boucher.

(Sa parole : « الجزور (al-jazûr) ») avec a sur la première lettre : c'est le chameau que l'on abat, c'est-à-dire que l'on égorge ; le pluriel est جزائر (jazâ'ir) et جزر (juzur).

(Sa parole : « الجزع (al-jazaʿ) ») avec voyelles sur les deux premières lettres : la parole mauvaise ; on a dit : l'effroi.

(Sa parole : « يجزعه (yujazziʿuhu) ») c'est-à-dire : il lui ôte l'angoisse.

(Sa parole : « من جزع أظفار (min jazʿi azfâr) ») sans voyelle sur le z : des perles bien connues.

(Sa parole : « فتجزعوها (fa-tajazzaʿûhâ) ») c'est-à-dire : ils se la sont partagée.

(Sa parole : « جزافا (juzâfan) ») le j pouvant porter les trois voyelles : c'est-à-dire sans mesure de capacité ni de poids.

(Sa parole : « الجزل (al-jazl) ») c'est-à-dire le fort.

(Sa parole : « أيجزي إحدانا (a-yajzî ihdânâ) ») c'est-à-dire : cela suffit-il à l'une d'entre nous ? Sa parole : « ما أجزأ فلان (mâ ajza'a fulân) », c'est-à-dire : untel n'a pas été aussi utile. أجزأني (ajza'anî), avec hamza : cela m'a suffi. Sa parole : « ويجزي من ذلك ركعتان (wa-yujzî min dhâlika rakʿatân) », c'est-à-dire : deux unités de prière en tiennent lieu et en acquittent. Sa parole : « أجزي به (ajzî bihi) », c'est-à-dire : J'en récompense.

(Section j-s)

(Sa parole : « جسدا (jasadan) ») Mujâhid a dit : un démon. Un autre a dit : un petit enfant, une moitié d'être humain ; on a dit : c'est celui que lui enfanta l'une de ses servantes lorsqu'il jura d'avoir des rapports avec elles afin qu'elles conçoivent et enfantent, sans dire : « si Allah le veut ».

(Sa parole : « ثم يؤتى بالجسر (thumma yu'tâ bi-l-jisr), puis on apporte le pont » c'est-à-dire le Sirât : il est comme une arche entre le Paradis et l'Enfer, sur laquelle passent les croyants. Sa parole : « ولا تجسسوا (wa-lâ tajassasû) ») c'est-à-dire : ne vous enquérez pas de ce qui est secret ; on a dit : التجسس (at-tajassus) est le fait de fouiller.

(Section j-sh)

(Sa parole : « جشته (jashshatuhu) ») c'est-à-dire : je l'ai moulu.

(Sa parole : « جشاء (jushâ'), une éructation ») avec u sur la première lettre et voyelle longue : il veut dire que le surplus de leur nourriture sort par là.

(Sa parole : « لتجشمت لقاءه (la-tajashshamtu liqâ'ahu) ») c'est-à-dire : je me serais imposé la peine [d'aller] le rencontrer.

(Section j-ʿ)

(Sa parole : « جعبة (jaʿba) ») avec a sur la première lettre (« de flèches ») : c'est le carquois dans lequel on met les flèches.

(Sa parole : « جعدا (jaʿdan) ») الجعد (al-jaʿd), pour les cheveux, signifie crépu, et, pour les hommes et les animaux, de constitution robuste.

(Sa parole : « الجعرانة (al-Jiʿirrâna) ») c'est un lieu connu entre La Mecque et Tâ'if, avec i sous la première lettre, i sous le ʿayn et redoublement du r ; on dit aussi, sans voyelle sur le ʿayn et sans redoublement du r (al-Jiʿrâna). ʿAlî ibn al-Madînî a dit : les gens de Médine l'allègent et les gens d'Irak redoublent la consonne. Al-Khattâbî a jugé fautif le redoublement.

(Sa parole : « يكون انجعافها (yakûnu njiʿâfuhâ) ») c'est-à-dire son déracinement.

(Sa parole : « الجعائل (al-jaʿâ'il) ») pluriel de جعيلة (jaʿîla) : c'est ce que donne celui qui reste chez lui à celui qui part combattre à sa place ; الجعل (al-juʿl) est ce que l'on fixe pour un travail déterminé.

(Section j-f)

(Sa parole : « فيذهب جفاء (fa-yadhhabu jufâ'an), elle s'en va comme une écume rejetée ») on dit : أجفأت القدر (ajfa'ati l-qidr), lorsque la marmite a bouilli et que l'écume est montée à sa surface.

(Sa parole : « الجفاء (al-jafâ') ») avec a sur la première lettre : c'est-à-dire l'éloignement et le manque de douceur et de miséricorde.

(Sa parole : « يجافي جنبه (yujâfî janbahu) » c'est-à-dire : il s'écarte de sa couche ; c'est de الجفاء (al-jafâ'), l'éloignement.

(Sa parole : « الجفرة (al-jafra) ») avec a : c'est le petit des ovins qui a atteint quatre mois.

(Sa parole : « جف طلعة (juffu talʿa) ») c'est-à-dire l'enveloppe [de l'inflorescence du palmier].

Passage douteuxImprimé كحفنة (avec ḥ), lire كجفنة (avec j), seule lecture conforme à la section et au sens « le plus grand plat » ; lecture retenue : جفنة. Texte arabe imprimé : كحفنة الركب

(Sa parole : « جفن السيف (jafn as-sayf) ») c'est-à-dire son fourreau. Sa parole : « كجفنة الركب (ka-jafnati r-rakb) », c'est-à-dire le plus grand plat qu'aient les voyageurs.

(Section j-l)

* (Sa parole : « تلقى الجلب (talaqqî l-jalab) » c'est-à-dire ce que l'on apporte des campagnes vers les villes.

(Sa parole : « جلبان السلاح (julubbân as-silâh) ») avec u sur le l et redoublement de la lettre à un point dessous (b), ou sans voyelle sur le l et sans redoublement (julbân) ; et il a mentionné dans [le Livre de] la réconciliation : جلبه (juluba), avec deux u ; c'est le pluriel de جلبة (julba), c'est-à-dire le fourreau et l'étui.

(Sa parole : « جلبابها (jilbâbuhâ) » an-Nadr a dit : الجلباب (al-jilbâb) est un vêtement plus court que le khimâr et plus large que lui : c'est la miqnaʿa (voile de tête).

(Sa parole : « فهو يتجلجل (fa-huwa yatajaljalu) ») c'est-à-dire : il s'enfonce ; on a aussi rapporté le mot avec deux khâ' avec point (yatakhalkhalu), mais la première forme est la plus connue.

(Sa parole : « فاطلعت في الجلجل (fa-ttalaʿtu fî l-juljul) ») ni l'auteur d'al-Mashâriq et d'al-Matâliʿ, ni l'auteur d'an-Nihâya ne l'ont expliqué ; je pense qu'il s'agit du juljul bien connu, c'est-à-dire la petite clochette que l'on suspend au cou de la monture.

Passage douteuxImprimé باجليح, lire يا جليح (« Ô Jalîh ! ») ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : (قوله باجليح)

(Sa parole : « يا جليح (yâ Jalîh) ») sur le schème de عظيم (ʿazîm) : ils ne l'ont pas mentionné non plus. Il se peut que ce soit un faʿîl tiré de الجلج (al-jalaj), ou un nom propre désignant celui à qui l'on s'adresse ainsi, ou bien qu'il vienne de التجليح (at-tajlîh), qui est la détermination dans une affaire.

(Sa parole : « جليدا (jalîdan) » et

(Sa parole : « جلدا (jaldan) ») c'est de الجلادة (al-jalâda), qui est la vigueur.

(Sa parole : « من جلدتنا (min jildatinâ) ») c'est-à-dire de notre race. Sa parole : « جلده (jaladahu) », c'est-à-dire : il l'a frappé du fouet (jalda).

Passage douteuxImprimé لحلف (avec ḥ), lire لجلف (avec j), conformément à la section j-l et au sens « grossier et sot » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : (قوله إنك لحلف

(Sa parole : « إنك لجلف (innaka la-jilf) » c'est-à-dire : grossier et sot.

(Sa parole : « إذخر وجليل (idhkhirun wa-jalîl) » الجليل (al-jalîl), avec j, est le thumâm, avec u sur la lettre à trois points (th), une plante connue.

(Sa parole : « جلالها (jilâluhâ) ») avec i : ce sont les housses dont on revêt les chamelles du sacrifice.

(Sa parole : « أجليكم منها (ujlîkum minhâ) ») الجلاء (al-jalâ'), avec a, est l'expulsion d'une terre vers une autre. Parmi les plus beaux attributs : ذو الجلال (Dhû l-jalâl), c'est-à-dire le Détenteur de la majesté.

(Sa parole, dans la mention du Bassin : « فيجلون (fa-yujlawna) ») c'est-à-dire : ils sont écartés ; on a rapporté aussi le mot avec a sur la lettre h sans point et redoublement du l, suivi d'une hamza (fa-yuhalla'ûna), c'est-à-dire : ils sont chassés de l'eau.

(Section j-m)

* (Sa parole : « يجمحون (yajmahûn) » c'est-à-dire : ils se précipitent ; de là : « فجمح موسى في إثره (fa-jamaha Mûsâ fî itharihi) », c'est-à-dire : Moïse se précipita sur ses traces.

(Sa parole : « الجمد (al-jamad) ») avec a sur le m ou sans voyelle : l'eau gelée. Sa parole : « جامدة (jâmida) », c'est-à-dire immobile. Sa parole : « جمادى (Jumâdâ) », c'est-à-dire l'un des deux mois ; il a été ainsi nommé parce qu'il se trouva tomber au plus fort de l'hiver.

(Sa parole : « استجمر (istajmara) ») c'est-à-dire : il s'est essuyé avec des pierres ; الجمار (al-jimâr), avec i, sont les petites pierres. Sa parole : « رمى الجمرة (ramâ l-jamra) » : ce sont les emplacements où l'on jette les petits cailloux, à Minâ ; le plus grand est la Jamrat al-ʿAqaba.

(Sa parole : « جمز (jamaza) ») avec z : c'est-à-dire il a bondi, couru et s'est hâté.

(Sa parole : « من جمع (min Jamʿ) ») sans voyelle sur le m : c'est un lieu connu à Muzdalifa ; c'est le nom d'al-Mashʿar al-Harâm ; on a dit : c'est Muzdalifa elle-même. Sa parole : « تموت بجمع (tamûtu bi-jumʿ) », avec a sur la première lettre ou avec u, le m étant également sans voyelle : c'est-à-dire qu'elle meurt en couches.

(Sa parole : « من تمر الجمع (min tamri l-jamʿ) ») c'est toute datte dont on ne connaît pas le nom.

(Sa parole : « فأجمعت صدقه (fa-ajmaʿtu sidqahu) ») c'est-à-dire : j'y étais résolu.

(Sa parole : « الصلاة جامعة (as-salâtu jâmiʿa) ») c'est-à-dire : en assemblée, ou : réunissant une assemblée.

(Sa parole : « مستجمعا ضاحكا (mustajmiʿan dâhikan) ») c'est-à-dire s'y livrant pleinement.

(Sa parole : « جوامع الكلم (jawâmiʿ al-kalim) ») al-Bukhârî a dit : il m'est parvenu qu'Allah réunit pour lui, en une ou deux choses, les nombreuses choses qui avaient été données à ceux qui l'ont précédé. D'autres ont dit : il s'agit de la parole concise riche de sens. L'auteur d'an-Nihâya affirme catégoriquement qu'il s'agit du Coran.

(Sa parole : « جمالات صفر (jimâlâtun sufr) ») il a dit : ce sont les cordages des navires.

(Sa parole : « جملوه فباعوه (jamalûhu fa-bâʿûhu) ») c'est-à-dire : ils l'ont fondue [la graisse] puis l'ont vendue.

(Sa parole : « حبا جما (hubban jamman) ») c'est-à-dire abondant.

(Sa parole : « فقد جموا (fa-qad jammû) ») avec a et redoublement du m : c'est-à-dire ils se sont reposés ; de là sa parole : « مجمة للمريض (majimma li-l-marîd) », le j portant i ou a si l'on met a sur le m ; si on lui met u (mujimma), le j prend i : c'est-à-dire reposante.

(Sa parole : « جمته (jummatuhu) ») avec u : c'est-à-dire sa chevelure abondante ; elle est plus longue que la wafra.

(Sa parole : « فوفى شعري جميمة (fa-wafâ shaʿrî jumayma) ») au diminutif : c'est-à-dire qu'il en resta un peu.

(Sa parole : « مثل الجمان (mithl al-jumân) ») avec u et sans redoublement : ce sont de petites perles d'argent que l'on façonne à l'imitation des perles.

(Section j-n)

(Sa parole : « يجنأ عليها (yajna'u ʿalayhâ) ») avec hamza : ainsi l'a fixé al-Asîlî ; chez les autres, avec la lettre h sans point (yahna'u). Abû ʿUbayd a jugé correct يجنأ, avec a sur la première lettre et avec j.

(Sa parole : « جنب (junub) », et sa parole : « أجنبت (ajnabtu) ») de الجنابة (al-janâba), état d'impureté majeure, dont l'origine est l'éloignement ; on l'a employée pour l'émission du sperme et ce qui s'y apparente, parce que celui qui est dans cet état s'éloigne de la mosquée et de la prière.

(Sa parole : « فبصرت به عن جنب (fa-basurat bihi ʿan junub) ») c'est-à-dire de loin. Sa parole : « الجار الجنب (al-jâr al-junub) » : c'est l'étranger.

(Sa parole : « تمر جنيب (tamr janîb) ») c'est-à-dire non mélangé. Mâlik a dit : c'est le kabîs ; on a dit : le bon ; on a dit : le ferme.

(Sa parole : « جنبات أم سليم (janabât Umm Sulaym) ») c'est-à-dire les côtés de sa demeure ; de là : « على جنبتي الصراط (ʿalâ janabatay as-sirât) », avec voyelles sur les deux premières lettres, c'est-à-dire sur ses deux côtés.

(Sa parole : « جنابذ اللؤلؤ (janâbidh al-lu'lu') » son singulier est جنبذة (junbudha), expliqué par « coupoles » ; cela viendra sous « حبائل » (habâ'il).

(Sa parole : « جنح الليل (junh al-layl) ») avec u sur la première lettre ou avec i : c'est le début de la nuit ; on a dit : une portion de sa première moitié. Sa parole : « استجنح الليل (istajnaha l-layl) », c'est-à-dire : la nuit est arrivée. Sa parole : « وإن جنحوا للسلم (wa-in janahû li-s-salm) », c'est-à-dire : et s'ils demandent la paix.

(Sa parole : « أمراء الأجناد (umarâ' al-ajnâd) ») pluriel de جند (jund) : ʿUmar avait divisé la Syrie en quatre circonscriptions militaires (ajnâd), on a dit cinq, et il avait placé un émir à la tête de chacune ; de là : « الأرواح جنود مجندة (al-arwâhu junûdun mujannada), les âmes sont des troupes rassemblées ».

Passage douteuxImprimé للميث, lire للميت : « pour le mort ». Texte arabe imprimé : وقيل بالفتح للميث وبالكسر للسرير

(Sa parole : « جنازة (jinâza) ») avec i sous le j ou avec a : se dit du mort et de sa civière ; on a dit : avec a pour le mort et avec i pour la civière.

(Sa parole : « جنفا (janafan) ») c'est-à-dire une partialité.

(Sa parole : « جنة من النار (junnatun mina n-nâr) ») avec u sur la première lettre : c'est-à-dire un rempart ; de là : « جنتان من حديد (junnatâni min hadîd), deux cuirasses de fer », et de là : المجن (al-mijann), le bouclier, dont le pluriel est مجان (majânn), avec a sur le m ; de là : « كالمجان المطرقة (ka-l-majânni l-mutraqa), comme des boucliers recouverts de cuir ».

(Sa parole : « يجن بنانه (yujinnu banânahu) ») c'est-à-dire : il recouvre le bout de ses doigts.

(Sa parole : « جن (janna) ») avec a : c'est-à-dire : il [le soir] est devenu obscur. Les djinns (jinn) ont été ainsi nommés parce qu'ils sont cachés ; on a dit : on appelle جنة (jinna), avec i, tout ce qui est caché.

(Sa parole : « الجنين (al-janîn) ») c'est l'enfant tant qu'il est dans le ventre de sa mère ; on l'appelle ainsi parce qu'il est caché ; lorsqu'elle l'a mis au monde, s'il est vivant, c'est un enfant (walad), et s'il est mort, c'est un avorton (siqt) ; on lui applique parfois le nom de janîn par extension.

(Sa parole : « جنان البيوت (jinnân al-buyût) ») avec i sous la première lettre : ce sont les serpents ; on a dit : les petits serpents blancs et fins ; on a dit : ceux qui ne s'attaquent pas aux gens. Dans l'original : les serpents sont de plusieurs espèces : les jânn, les vipères (afâʿî) et les serpents noirs (asâwid).

(Section j-h)

(Sa parole : « بلغ مني الجهد (balagha minnî l-jahd), l'épuisement m'a atteint ») chez la plupart avec a, et chez certains avec u (al-juhd) : c'est la peine. On a lu de ces deux manières : « et ceux qui ne trouvent que leur effort (juhdahum) » [At-Tawba : 79].

(Sa parole : « اجهد جهدك (ijhad jahdaka) ») c'est-à-dire : atteins l'extrême limite de ce dont tu es capable. Sa parole : « جاهدا عليه (jâhidan ʿalayhi) », c'est-à-dire : s'acharnant à lui nuire ; de même : أجهد على (ajhada ʿalâ).

(Sa parole : « جهد البلاء (jahd al-balâ') ») on a dit : la détresse ; on a dit : beaucoup de personnes à charge et peu de biens. Sa parole, au sujet des rapports conjugaux : « ثم جهدها (thumma jahadahâ) », c'est-à-dire : il a été jusqu'au bout de l'effort avec elle et de ce qu'elle a donné.

(Sa parole : « جهرة (jahratan) ») c'est-à-dire de visu.

(Sa parole : « إلا المجاهرين (illâ l-mujâhirîn) ») c'est-à-dire ceux qui affichent publiquement le péché ; الجهر (al-jahr) est le contraire du secret. On y trouve : « وإن من المجاهرة (wa-inna mina l-mujâhara), et il est de l'affichage » ; et dans la version d'al-Hamawî : « وإن من المجانة (wa-inna mina l-majâna), et il est de l'impudence ».

(Sa parole : « قضيت جهازك (qadayta jahâzaka) ») c'est-à-dire : tu as fini de rassembler ton équipement de voyage ; de là : « أجهز جيشي (ujahhizu jayshî), j'équipe mon armée ».

(Sa parole : « جهش الناس (jahasha n-nâs) ») c'est-à-dire : ils l'ont accueilli, prêts à fondre en larmes.

(Sa parole : « فلا يرفث ولا يجهل (fa-lâ yarfuth wa-lâ yajhal), qu'il ne tienne pas de propos obscènes et n'agisse pas en ignorant ») c'est-à-dire qu'il ne tienne pas les propos des gens de l'ignorance ; et الجاهلية (al-jâhiliyya) est ce qui a précédé l'islam ; il s'emploie parfois par rapport à des peuples déterminés.

(Section j-w)

(Sa parole : « الجوبة (al-jawba) ») avec a : c'est l'endroit spacieux de la terre. Sa parole : « جابوا (jâbû) », c'est-à-dire ils ont percé ; « بجوب الفلاة (bi-jawbi l-falât) », c'est-à-dire en traversant le désert. Mujâhid a dit : « كالجوابي (ka-l-jawâbî), comme des bassins », ce sont les abreuvoirs des chameaux.

(Sa parole : « مجوب عليه (mujawwibun ʿalayhi) ») c'est-à-dire le protégeant d'un bouclier. Sa parole : « جواثى (Juwâthâ) ») avec u, a sur le wâw léger et la lettre à trois points (th) : un village du Bahreïn.

(Sa parole : « جائحة (jâ'iha) ») c'est-à-dire un fléau ; de là : « اجتاح أصله (ijtâha aslahu) », c'est-à-dire il l'a anéanti tout entier.

(Sa parole : « بالجود (bi-l-jawd) ») avec a sur la première lettre : c'est la pluie abondante.

(Sa parole : « يجود بنفسه (yajûdu bi-nafsihi) ») c'est-à-dire il la fait sortir de son corps [il rend l'âme].

(Sa parole : « الجودي (al-Jûdî) ») Mujâhid a dit : une montagne de la Jazîra [Haute-Mésopotamie].

(Sa parole : « جور عن طريقك (jawrun ʿan tarîqika) ») c'est-à-dire déviant [de ton chemin].

(Sa parole : « الجوار (al-jiwâr) ») avec i sur la première lettre et un wâw léger, c'est-à-dire le voisinage.

(Sa parole : « له جؤار (lahu ju'âr) ») avec u et avec hamza, c'est-à-dire il a une voix [un mugissement] ; cela a été vu au début de la lettre.

(Sa parole : « جاسوا (jâsû) ») c'est-à-dire ils se sont dirigés [vers eux].

(Sa parole : « جواظ (jawwâz) ») sur le schème faʿʿâl, avec, en dernière lettre, un ظ (z) avec point : c'est l'homme ventru et court ; on a dit autre chose.

(Sa parole : « مجاعة (majâʿa) ») de الجوع (al-jûʿ), la faim, c'est-à-dire un temps de famine. Sa parole : « الرضاعة من المجاعة (ar-radâʿa mina l-majâʿa), l'allaitement [qui compte] est celui qui tient à la faim », c'est-à-dire de celui qui tète parce qu'il a faim.

(Sa parole : « الجوف من مراد (al-Jawf min Murâd) ») ainsi chez la plupart [des transmetteurs], avec le wâw : c'est un lieu du Yémen ; chez al-Kushmîhanî, avec un râ' à la place du wâw, et c'est une erreur.

(Sa parole : « فأجافوا عليهم الباب (fa-ajâfû ʿalayhimu l-bâb) ») c'est-à-dire ils ont fermé [la porte sur eux] ; de là : « أجيفوا الأبواب (ajîfû l-abwâb), fermez les portes ».

(Sa parole : « جولة (jawla) », c'est-à-dire une débandade, le fait de quitter sa place ; de là : « ثم جالت الفرس (thumma jâlati l-faras), puis la jument s'agita ».

(Sa parole : « عروة جوالقه (ʿurwat juwâliqihi), l'anse de son sac ») avec u, c'est-à-dire le grand sac (al-ghirâra) ; le pluriel est جوالق (jawâliq).

(Sa parole : « فاجتووا المدينة (fa-jtawawu l-Madîna) ») c'est-à-dire ils en ont trouvé le climat malsain.

(Sa parole : « كأنها جونة عطار (ka-annahâ jûnatu ʿattâr), comme si c'était le coffret d'un parfumeur ») avec u sur la première lettre, avec hamza (ju'na), que l'on allège aussi : c'est le récipient.

(Sa parole : « يجيل القداح (yujîlu l-qidâh) ») c'est-à-dire il fait tourner [les flèches du sort] ; on entend par là qu'il les mêle et les tire.

(Section j-y)

(Sa parole : « جيب القميص (jayb al-qamîs) ») c'est-à-dire l'ouverture ou la fente de la tunique par laquelle passe la tête.

(Sa parole : « الصافنات الجياد (as-sâfinâtu l-jiyâd), les coursiers de race ») c'est-à-dire les rapides : c'est ce qu'a dit Mujâhid.

(Sa parole : « كأجاويد الخيل (ka-ajâwîdi l-khayl), comme les meilleurs chevaux ») أجاويد (ajâwîd) est le pluriel de جيد (jayyid), c'est-à-dire le cheval de race.

(Sa parole : « جائزته يوم وليلة (jâ'izatuhu yawmun wa-layla), son présent d'hospitalité est d'un jour et d'une nuit ») on a dit : ce qui lui permet de passer son chemin et lui suffit.

(Sa parole : « لا نجيز البطحاء الاشدا (lâ nujîzu l-Bathâ'a illâ shaddan), nous ne traversons le Bathâ' qu'en courant ») de أجاز الوادي (ajâza l-wâdî), quand on a traversé la vallée ; de là : « فأكون أنا وأمتي أول من يجيز (fa-akûnu anâ wa-ummatî awwala man yujîz), je serai, moi et ma communauté, les premiers à traverser », c'est-à-dire les premiers à passer.

(Sa parole : « قبل أن تجيزوا على (qabla an tujîzû ʿalayya) ») c'est-à-dire avant que vous n'acheviez de me tuer.

(Sa parole : « أجيزوا الوفد (ajîzû l-wafd) ») c'est-à-dire donnez-leur le présent (al-jâ'iza).

(Sa parole : « أن يجيزا بني بواحد من الخمسين (an yujîza bnî bi-wâhidin mina l-khamsîn), qu'il dispense mon fils au moyen de l'un des cinquante ») c'est-à-dire qu'il le rachète.

(Sa parole : « فليتجوز (fa-l-yatajawwaz) ») c'est-à-dire qu'il fasse vite.

(Sa parole : « يشق على اجتيازه (yashuqqu ʿalayya jtiyâzuhu) ») c'est-à-dire il m'est pénible d'y passer.

(Sa parole : « حتى يجيش (hattâ yajîsh) », c'est-à-dire jusqu'à ce qu'il bouillonne ou qu'il jaillisse.

(Sa parole : « جيفة (jîfa) ») avec i : le cadavre qui est devenu puant. Sa parole : « الجيف (al-jiyaf) », avec i et a sur le yâ', c'est le pluriel. Sa parole : « قد جيفوا (qad jayyafû) », c'est-à-dire ils sont devenus des charognes.

(Sa parole : « فوجدوا الجام (fa-wajadû l-jâm), ils trouvèrent la coupe » : c'est un récipient connu, d'argent ou d'autre chose ; il est rond et le plus souvent sans fond creux.

La lettre hâ' (ح)

(Section ḥ-b)

(Sa parole : « حب رسول الله صلى الله عليه وسلم (hibb Rasûl Allâh), le bien-aimé de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) ») avec i sur la première lettre, c'est-à-dire celui qu'il aime.

(Sa parole : « بحبيبتيه (bi-habîbatayhi) ») c'est-à-dire ses deux yeux.

(Sa parole : « الحبة السوداء (al-habbatu s-sawdâ'), la graine noire ») avec a sur la première lettre : elle a été expliquée dans le hadith par الشونيز (ash-shûnîz), la nigelle ; dans l'usage, ce nom-là [« la graine noire »] est aujourd'hui plus connu que shûnîz. Al-Harbî a rapporté d'après al-Hasan que c'est la moutarde.

(Sa parole : « كما تنبت الحبة (kamâ tanbutu l-hibba), comme pousse la semence ») avec i sur la première lettre. Al-Farrâ' a dit : ce sont les graines des herbes sauvages ; Abû ʿAmr a dit : une plante qui pousse parmi l'herbe. On a dit aussi : parmi les plantes, celles qui ont un nom, leur unité est حبة (habba), avec a, et celles qui n'ont pas de nom, حبة (hibba), avec i. Sa parole : « حبة من خردل (habbatun min khardal), un grain de moutarde », avec a : c'est l'unité de الحب (al-habb), le grain.

Passage douteuxImprimé وقبل أعم, probablement وقيل أعم : « et on a dit : plus général ». Texte arabe imprimé : قيل الحنطة وقبل أعم

(Sa parole : « لم يكن لهم يومئذ حب (lam yakun lahum yawma'idhin habb), ils n'avaient pas alors de grain ») il entend le froment. De même, sa parole : « حب الحصيد (habba l-hasîd), le grain moissonné » : on a dit le froment, et on a dit plus général.

(Sa parole : « برد حبرة (burdu hibara), un manteau rayé ») avec i sur la première lettre et a sur la deuxième, de التحبير (at-tahbîr), qui est l'embellissement ; on entend ici les étoffes rayées du Yémen (ʿasb al-Yaman). Sa parole : « لا ألبس الحبير (lâ albasu l-habîr) » : on a dit que c'est la même chose ; on a dit : c'est une étoffe brodée à rayures ; et on a dit : neuve.

(Sa parole : « حبر العرب (habr al-ʿArab / hibr al-ʿArab) ») avec a et avec i sur la première lettre, c'est-à-dire leur savant. Sa parole : « كعب الأحبار (Kaʿb al-ahbâr) », c'est-à-dire le savant ; on a dit aussi qu'il a été ainsi nommé à cause de l'encre (al-hibr) avec laquelle on écrit. Le poète a dit : « Le savant que l'on appelle hibr, ce qui * l'a fait nommer du nom de l'encre, c'est qu'il porte l'encrier. »

(Sa parole : « حبسه القرآن (habasahu l-Qur'ân), le Coran l'a retenu ») c'est-à-dire l'a empêché d'en sortir. Il a dit dans l'original : il entend par là Sa parole : « خالدين فيها (khâlidîna fîhâ), pour y demeurer éternellement ».

(Sa parole : « لعلها تحبسنا (laʿallahâ tahbisunâ) ») c'est-à-dire peut-être va-t-elle nous retenir. De même sa parole : « فحبسه بعد ما أقيمت الصلاة (fa-habasahu baʿda mâ uqîmati s-salât), il le retint après que l'appel à l'accomplissement de la prière eut été lancé ».

(Sa parole : « جمعوا لك الأحابيش (jamaʿû laka l-ahâbîsh), ils ont rassemblé contre toi les Ahâbîsh ») : cela a été vu à la section a-ḥ.

(Sa parole : « ما يقتل حبطا (mâ yaqtulu habatan), ce qui tue par enflure ») on dit حبطت الدابة (habitati d-dâbba) quand la bête a tant mangé du pâturage que son ventre enfle et qu'elle en meurt. Sa parole : « حبط عمله (habita ʿamaluhu) », c'est-à-dire son œuvre a été rendue vaine.

(Sa parole : « والسماء ذات الحبك (wa-s-samâ'i dhâti l-hubuk), par le ciel aux voies tissées ») c'est-à-dire tissé d'étoiles. Il a dit dans l'original : il entend sa régularité et sa beauté.

Passage douteuxImprimé أول حبيلة, probablement أو حبيلة : « ou de حبيلة ». Texte arabe imprimé : جمع حبالة أول حبيلة

(Sa parole : « حبائل اللؤلؤ (habâ'il al-lu'lu') ») ainsi chez tous les rapporteurs, en tous les endroits, sauf dans les « Récits des prophètes », chez d'autres qu'al-Marwazî, qui ont dit جنابذ (janâbidh) ; cela a été vu à la lettre jîm. Plusieurs ont dit que حبائل est une déformation graphique de جنابذ. Ibn Hazm a dit : « Je ne connais ni حبائل ni جنابذ. » D'autres ont expliqué جنابذ par les coupoles, comme on l'a vu. ʿIyâd a dit : il se peut qu'il entende par الحبائل les colliers et les rangs [de perles] ; الحبل (al-habl) est la longue bande de sable ; ou bien il veut dire le pluriel de حبلة (habala), qui est une sorte de parure connue. Ibn Qurqûl l'a critiqué en disant : الحبائل ne peut être que le pluriel de حبالة (hibâla) ou de حبيلة (habîla), non de حبل ni de حبلة. L'auteur d'an-Nihâya a dit : il se peut que حبائل soit un pluriel irrégulier de حبل. Et Allah sait mieux.

(Sa parole : « نهى عن بيع حبل الحبلة (nahâ ʿan bayʿi habali l-habala), il a interdit la vente du fruit du fruit de la gestation ») avec des voyelles sur les deux lettres à un point dessous (b), ou avec une voyelle sur la première et sans voyelle sur la seconde. Dans la version de Mâlik d'après Nâfiʿ, il l'a expliqué comme la vente de la chamelle d'abattage à terme, jusqu'à ce que la chamelle mette bas, puis que mette bas celle qui est dans son ventre ; de même dans la version de Juwayriya d'après Nâfiʿ ; dans la version de ʿUbayd Allâh d'après Nâfiʿ, l'auteur de l'explication est laissé dans l'ombre. On a dit : c'est l'achat du produit du produit, en supposant que ce qui est dans le ventre de la chamelle soit une femelle. On a dit : c'est la vente du raisin avant sa maturité, car الحبلة (al-habla), qui est la vigne, se dit avec b sans voyelle et avec a. On a dit : cela signifie la vente des fœtus, qui sont الحبل (al-habal) dans le ventre des mères ; c'est الحبلة, et الحبلة (al-habala), avec des voyelles, est le pluriel de حابلة (hâbila), femelle pleine : c'est ce qu'a dit al-Akhfash.

(Point utile) Ils ont dit que الحبل (al-habal), la grossesse, avec la lettre à un point dessous (b), est propre aux femmes, sauf dans ce hadith.

(Sa parole : « وما لنا طعام الا ورق السمر والحبلة (wa-mâ lanâ taʿâmun illâ waraqu s-samuri wa-l-hubla), nous n'avions pour nourriture que les feuilles de l'acacia (samur) et la hubla ») on a dit : la hubla est le fruit du samur, qui ressemble au haricot (lûbiyâ) ; chez Muslim, on trouve : « sauf la hubla, c'est-à-dire le samur ». On a dit : la hubla est le fruit des arbres épineux (ʿidâh) ; et on a dit : le fruit de l'acacia gommier (talh).

(Sa parole : « تقطعت بي الحبال (taqattaʿat biya l-hibâl), les liens se sont rompus pour moi ») pluriel de حبل (habl), qui est la bande allongée de sable ; on a dit aussi : la grande dune élevée.

(Sa parole : « يحتبى بثوبه (yahtabî bi-thawbihi) ») c'est-à-dire il dresse ses jambes et enroule sur elles son vêtement, ou il noue ses mains sur ses genoux en s'y appuyant. Le nom en est الحبوة (al-hubwa) et الحبية (al-hibya), avec u et avec i sur le hâ'.

(Sa parole : « ولو حبوا (wa-law habwan), fût-ce en rampant ») c'est-à-dire en se traînant ; c'est une manière particulière de se traîner, qui se dit de celui qui se traîne sur son séant ou sur les mains et les pieds. De là : « ومنهم من يحبو (wa-minhum man yahbû), et parmi eux il y en a qui rampent ».

(Section ḥ-t)

(Sa parole : « تحته بظفرها (tahuttuhu bi-zufrihâ) ») c'est-à-dire elle le gratte [avec son ongle] ; de là sa parole : « فحتها (fa-hattahâ), il la gratta », de même sa parole : « حتيه (huttîhi), gratte-le ». Sa parole : « لا يتحات ورقها (lâ yatahâttu waraquhâ) », c'est-à-dire ses feuilles ne tombent pas.

(Sa parole : « مات حتف أنفه (mâta hatfa anfihi) ») se dit de celui qui meurt dans son lit ; الحتف (al-hatf) est la mort. Abû ʿUbayd a dit : c'est comme si son nez l'avait fait mourir par l'arrêt du souffle. On a dit aussi : il veut dire que son âme sort, dans son lit, par sa bouche et son nez.

(Section ḥ-th)

(Sa parole : « أحث الجهاز (ahuththu l-jahâz) ») c'est-à-dire je presse les préparatifs. Sa parole : « أكلا حثيثا (aklan hathîthan) », c'est-à-dire rapide ; le mot revient sous ses diverses formes.

(Sa parole : « في حثالة (fî huthâla) ») avec u, c'est-à-dire parmi le rebut.

(Sa parole : « فأحث (fa-hthu) ») c'est un impératif, de الحثو (al-hathw), qui est aussi الحثي (al-hathy) ; son sens premier est puiser avec la main.

(Section ḥ-j)

(Sa parole : « حاج آدم موسى (hâjja Âdamu Mûsâ) ») c'est-à-dire Adam l'a vaincu par l'argument et l'a emporté sur lui.

(Sa parole : « لا حجة لهم (lâ hujjata lahum) ») c'est-à-dire pas de preuve. Mujâhid a dit : pas de dispute.

(Sa parole : « شهر ذي الحجة (shahru dhî l-hijja) ») avec a et avec i : il est ainsi nommé parce que l'on y accomplit le pèlerinage.

(Sa parole : « الحجيج (al-hajîj) ») c'est-à-dire les pèlerins (al-hujjâj) ; ce sont deux pluriels.

(Sa parole : « حجيجه (hajîjuhu) », c'est-à-dire celui qui le vainc par l'argument.

(Sa parole : « ربيبتي في حجري وفي حجر ميمونة (rabîbatî fî hajrî wa-fî hajri Maymûna), ma belle-fille est sous ma tutelle et sous celle de Maymûna ») c'est avec a ; cela signifie l'éducation, comme la garde, le fait d'être sous la surveillance de quelqu'un et d'être empêché de ce qui ne convient pas. Pour le sens d'empêchement, on a rapporté les trois voyelles, de même pour le nom verbal. Quant à sa parole : « أجلسه في حجره (ajlasahu fî hajrihi / hijrihi), il l'assit sur son giron », on peut y lire a ou i si l'on entend par là le pan du vêtement et le giron ; si l'on entend la garde ou l'empêchement, ce n'est qu'avec a, de même pour le nom verbal. Il a été rapporté dans al-Muhkam le u aussi, quand on entend le giron ; et si l'on entend le substantif, ce n'est qu'avec i. Dans l'original, à propos de Sa parole, le Très-Haut : « Les gens d'al-Hijr ont traité de menteurs [les envoyés] » [Al-Hijr : 80], c'est le lieu des Thamûd. Quant à « وحرث حجر (wa-harthun hijr) », cela signifie « interdites » ; tout ce qui est défendu est حجر محجور (hijrun mahjûr). Et الحجر (al-hijr) est toute construction que tu as bâtie en enclosant une portion de terre ; de là, le hatîm de la Maison a été appelé hijr ; on appelle hijr la femelle des chevaux, et on appelle hijr la raison ; quant à حجر اليمامة (Hajr al-Yamâma), c'est le lieu de résidence. (Fin.) Tout cela est avec i, sauf Hajr al-Yamâma.

(Sa parole : « تحجرت واسعا (tahajjarta wâsiʿan), tu as restreint ce qui est vaste ») c'est-à-dire tu as rendu étroit ; de même حجرت (hajjarta). Quant à « تحجر كلمه (tahajjara kalmuhu) », cela signifie : sa blessure est devenue sèche comme la pierre, tant elle s'est desséchée en se refermant.

(Sa parole : « وكانت عائشة تطوف حجرة (wa-kânat ʿÂ'isha tatûfu hajratan), ʿÂ'isha faisait les circuits à l'écart ») avec a et sans voyelle sur le jîm, c'est-à-dire dans un côté isolé, mais non éloigné.

(Sa parole : « فأتيت به الحجر (fa-ataytu bihi l-hujar) ») avec u puis a : ce sont les maisons [chambres], pluriel de حجرة (hujra). De là : « مما يلي الحجر (mimmâ yalî l-hujar), du côté des chambres » ; de là : « احتجر حجرة (ihtajara hujratan), il s'aménagea un réduit ». Sa parole : « يحتجره من الليل (yahtajiruhu mina l-layl) », c'est-à-dire il l'isole [pour lui-même].

(Sa parole : « فما احتجزوا (fa-mâ htajazû) ») avec le zây : ils ne s'en sont pas abstenus.

(Sa parole : « آخذ بحجزكم (âkhidhun bi-hujazikum), je vous retiens par vos ceintures ») avec u puis a, pluriel de حجزة (hujza), qui est l'endroit où l'on noue le pantalon et le pagne ; de là : « وهي محتجزة (wa-hiya muhtajiza), elle avait serré sa ceinture ». Sa parole : « أخرجته من حجزتها (akhrajathu min hujzatihâ), elle le sortit de sa ceinture » : chez al-Qâbisî, « من حزتها (min huzzatihâ) », par assimilation. Sa parole : « فجعل يحجزهن ويغلبنه (fa-jaʿala yahjizuhunna wa-yaghlibnahu) », c'est-à-dire il s'interpose entre elles et le feu.

(Sa parole : « الحجاز (al-Hijâz) ») ce qui s'étend entre le Najd et la montagne d'as-Sarât, qui est une chaîne s'étendant du Yémen jusqu'aux confins de la Syrie ; on a dit : il commence à la montagne de Tayyi'.

(Sa parole : « حجفة (hajafa) ») avec deux a, c'est-à-dire un bouclier de cuir.

Passage douteuxImprimé والزر واحد والإزار, probablement والزر واحد الأزرار : « الزر est le singulier des boutons qui entrent dans les boutonnières ». Texte arabe imprimé : والزر واحد والإزار التي في العرى

(Sa parole : « مثل زر الحجلة (mithla zirri l-hajala), comme le bouton de la tente ») le plus connu est avec deux a. الزر (az-zirr) est le singulier des boutons (al-azrâr) qui entrent dans les boutonnières, comme les boutons de la tunique ; الحجلة (al-hajala) est alors, selon ce sens, le baldaquin (al-killa), qui est un rideau à deux pans. On trouve, dans la description du Prophète (paix et bénédictions sur lui), الحجلة pris de حجل الفرس (hujl al-faras), qui est entre ses yeux ; ils l'ont vocalisé avec u sur la première lettre et sans voyelle sur la deuxième : c'est l'entrave, et c'est d'après elle qu'a été nommé le حجل (hijl) de la femme, au sens de bracelet de cheville ; et avec i sur la première lettre et a sur la deuxième. On a dit que c'est une erreur, car le hujl du cheval est une tache blanche aux pattes et non aux yeux ; de là : « يأتون غرا محجلين (ya'tûna ghurran muhajjalîn), ils viendront le front et les membres resplendissants ». On peut trouver une justification. At-Tirmidhî a dit : c'est un bouton blanc. Chez al-Khattâbî, on trouve le râ' avant le zây (رز, rizz), et cela viendra.

(Sa parole : « فجعلت أحجل (fa-jaʿaltu ahjilu) ») c'est-à-dire je me mis à sauter sur un seul pied ; le nom en est الحجل (al-hajl), avec a, et l'on peut dire avec i, puis sans voyelle. De là : « يحجل في قيوده (yahjilu fî quyûdihi), il sautillait dans ses entraves ».

(Sa parole : « حجمه واحتجم (hajamahu wa-htajama), il lui posa des ventouses, et il se fit poser des ventouses ») المحجم (al-mihjam) est l'instrument avec lequel on suce l'endroit de la ventouse (al-hijâma).

(Sa parole : « الحجون (al-Hajûn) ») avec a puis u, sans redoublement : c'est la montagne qui se trouve à côté de la mosquée d'al-ʿAqaba. Az-Zubaydî a dit : c'est le cimetière des gens de La Mecque.

(Sa parole : « بمحجن (bi-mihjan) ») avec i sur le mîm, sans voyelle sur le hâ' et avec a sur le jîm : un bâton recourbé. Sa parole : « حجنه بمحجنه (hajanahu bi-mihjanihi) », c'est-à-dire il le piqua avec le bout de son bâton.

(Sa parole : « يقال للعقل حجر وحجا (yuqâlu li-l-ʿaqli hijrun wa-hijan), on appelle la raison hijr et hijan ») avec i sur la première lettre, à finale brève : c'est l'un des noms de la raison, au sens de connaissance et de vigilance.

(Section ḥ-d)

(Sa parole : « الحداء (al-hudâ') ») avec u sur la première lettre et voyelle longue, avec hamza : c'est une sorte de chant par lequel on mène les chameaux.

(Sa parole : « الحدأة (al-hida'a) ») avec i, a sur le dâl et, après lui, une hamza : un oiseau connu [le milan] ; on dit aussi, à finale brève, et on l'appelle الحديا (al-hudayyâ), avec u et le yâ' redoublé ; الحدياة (al-hudayyât) est pareil, avec un hâ' ajouté à la fin. Le pluriel est comme le premier sans hâ', comme عنبة (ʿinaba) et عنب (ʿinab).

(Sa parole : « من كل حدب ينسلون (min kulli hadabin yansilûn), ils se précipiteront de chaque hauteur ») Qatâda a dit : c'est-à-dire de chaque colline ; d'autres ont dit : c'est ce qui est élevé de la terre ; ils surgiront des terrains durs et élevés ; le pluriel est حداب (hidâb).

(Sa parole : « الحديبية (al-Hudaybiya) ») sans redoublement et avec redoublement : un lieu connu, du côté de Djedda ; entre lui et La Mecque, il y a dix milles.

(Sa parole : « لولا حدثان قومك (lawlâ hidthânu qawmiki), n'eût été que ton peuple est récent (dans l'islam) » avec i sur la première lettre et sans voyelle sur le dâl, c'est-à-dire la proximité de leur époque (de la mécréance).

(Sa parole : « حدث به عيب (hadatha bihi ʿayb), il lui est survenu un défaut ») avec a sur le dâl, partout où il se trouve, sauf dans leur expression « ما قرب وما حدث (mâ qaruba wa-mâ haduth) », où c'est avec u.

Passage douteuxVersion d'an-Nasafî imprimée sans liaison entre يحدث فيه et يؤذ فيه (probablement « ما لم يحدث فيه، ما لم يؤذ فيه ») ; rendue littéralement. Texte arabe imprimé : مالم يحدث فيه يؤذ فيه

(Sa parole : « لمن أحدث عليه (li-man ahdatha ʿalayhi) ») c'est-à-dire qui y a fait ses besoins. Sa parole : « ما لم يحدث (mâ lam yuhdith), tant qu'il n'a pas rompu son état de pureté » a été expliquée dans le hadith par le pet silencieux et le pet bruyant. Dans la version d'an-Nasafî : « ما لم يحدث فيه يؤذ فيه (mâ lam yuhdith fîhi yu'dhi fîhi), tant qu'il n'y rompt pas sa pureté, n'y cause pas de nuisance » ; c'est une explication de الحدث (al-hadath), qui peut donc avoir aussi le sens plus général. Chez certains, avec l'ajout de أو (aw), « ou », entre les deux.

(Sa parole : « من أحدث حدثا (man ahdatha hadathan) ») c'est-à-dire quiconque a fait une chose sans fondement ; on entend par là ce qui contredit la Loi.

(Sa parole : « من أمتي محدثون (min ummatî muhaddathûn), il y a dans ma communauté des inspirés ») avec a sur le dâl, redoublé. Ibn ʿAbbâs a lu : « من نبي ولا محدث (min nabiyyin wa-lâ muhaddath), ni prophète ni inspiré ». On a dit : on entend que la justesse coule sur leurs langues sans qu'ils le veuillent ; on a dit : on entend l'inspiration (ilhâm) ; chez Muslim, cela se trouve sous la forme ملهمون (mulhamûn), inspirés.

(Sa parole : « حداث الأسنان (huddâth al-asnân) ») avec u sur la première lettre et le redoublement, c'est-à-dire des jeunes gens. الحداث (al-huddâth) désigne aussi ceux qui causent ensemble [la nuit], comme السمار (as-summâr).

(Sa parole : « ما يحدون إليه النظر (mâ yuhiddûna ilayhi n-nazar), ils ne fixaient pas sur lui le regard ») c'est-à-dire ils ne le prolongeaient pas, ou n'y mettaient pas d'insistance.

(Sa parole : « يستحد بها (yastahiddu bihâ) ») c'est-à-dire il se rase le pubis ; de même : « تستحد المغيبة (tastahiddu l-mughîba), la femme dont le mari est absent se rase ».

(Sa parole : « ما زلت أرى حدهم كليلا (mâ ziltu arâ haddahum kalîlan) ») c'est-à-dire je n'ai cessé de voir leur vigueur affaiblie.

(Sa parole : « أن تحد على ميت (an tuhidda ʿalâ mayyit), qu'elle observe le deuil pour un mort ») avec u, de la forme à quatre lettres, qui est الإحداد (al-ihdâd), et aussi de la forme à trois lettres ; on dit حدت (haddat) et أحدت (ahaddat). On entend par là s'abstenir de la parure et du parfum.

(Sa parole : « فيحد لي حدا (fa-yahuddu lî haddan), Il me fixera une limite ») le sens premier de الحد (al-hadd) est l'empêchement et la séparation entre deux choses ; le sens est : Il m'empêche de la dépasser.

(Sa parole : « يحادون (yuhâddûn) ») il a dit dans l'original : c'est-à-dire ils s'opposent ; c'est une forme de réciprocité (mufâʿala) de المحادة (al-muhâdda). Comme si l'origine en était que l'ennemi affronte son ennemi avec le tranchant (hadd) du sabre, ou que chacun des deux dépasse la limite (hadd) dans l'hostilité.

(Sa parole : « ذات الشوكة (dhât ash-shawka), celle qui est armée ») c'est-à-dire la vigueur ; on entend la vigueur de la force et de la supériorité.

(Sa parole : « محدودين (mahdûdîn) », c'est-à-dire dont la vigueur et la force s'en sont allées ; de là : « أرى حدهم كليلا (arâ haddahum kalîlan) ». Sa parole : « أداري منه بعض الحد (udârî minhu baʿda l-hadd) », c'est-à-dire la rudesse du caractère ; de là : « وكان رجلا حديدا (wa-kâna rajulan hadîdan) », c'est-à-dire au caractère rude.

(Sa parole : « على حدة منه (ʿalâ hidatin minhu) ») avec i et a sur le dâl, sans redoublement, c'est-à-dire à l'écart.

(Section ḥ-dh)

(Sa parole : « معها حذاؤها (maʿahâ hidhâ'uhâ), elle a avec elle ses sabots ») avec i et voyelle longue, c'est-à-dire sa chaussure. Sa parole : « حذاء الامام (hidhâ'a l-imâm) », c'est-à-dire à côté de l'imam ; de là : « حذو قديد (hadhwa Qudayd), à hauteur de Qudayd ».

(Sa parole : « فحذف بيديه (fa-hadhafa bi-yadayhi) », c'est-à-dire il lança ; de même « حذفه بالسيف (hadhafahu bi-s-sayf) ». Quant à « حدفه بعصاه (hadafahu bi-ʿasâhu) », c'est une erreur de celui qui l'a dit avec la lettre avec point.

(Sa parole : « واما أن يحذيه (wa-immâ an yuhdhiyahu), ou bien il lui en fait cadeau ») comme on dit أحذيت الرجل (ahdhaytu r-rajul) quand tu lui as donné, et aussi حذيته (hadhaytuhu) ; le nom en est الحذيا (al-hudhyâ) et الحذية (al-hidhya) ; de là : « يحذين من الغنيمة (yuhdhayna mina l-ghanîma), elles reçoivent une part du butin ».

(Section ḥ-r)

(Sa parole : « حراء (Hirâ') ») c'est une montagne connue de La Mecque, avec i sur la première lettre ; on a rapporté aussi le a et le u ; il a la voyelle longue, et on l'abrège ; il est déclinable et indéclinable.

(Sa parole : « الحربة (al-harba) ») c'est une lance courte, connue. Sa parole : « بحرابهم (bi-hirâbihim), avec leurs lances » : c'est leur pluriel.

(Sa parole : « محروبين (mahrûbîn) ») c'est-à-dire dépouillés ; on dit حرب الرجل (hariba r-rajul) quand l'homme a été dépouillé de son harîba, c'est-à-dire de son bien ; il est alors حريب (harîb) et محروب (mahrûb) ; le nom en est الحرب (al-harab), avec deux a.

(Sa parole : « الحربي (al-harbî) ») rattaché aux gens de la guerre (ahl al-harb).

(Sa parole : « المحاربة لله (al-muhâraba li-llâh), faire la guerre à Allah », al-Bukhârî a dit : c'est la parole de mécréance.

(Sa parole : « خميصة حريثية (khamîsa huraythiyya) ») on a dit que c'est une déformation graphique et que la forme correcte est جونية (jawniyya), avec le jîm et le nûn ; et on a dit : elle est au contraire rattachée à un homme appelé Hurayth.

(Sa parole : « ويتحرج (wa-yataharraj) », sa parole : « أحرجكم (uhrijakum) », sa parole : « التحريج (at-tahrîj) » et sa parole : « حتى يحرجه (hattâ yuhrijahu) ») tout cela vient de الحرج (al-haraj), qui est l'étroitesse de la poitrine et autre chose ; il s'emploie aussi pour le péché. Sa parole : « على حرد (ʿalâ hard) » : Qatâda a dit : avec résolution en eux-mêmes.

Passage douteuxImprimé « ورؤية » (Ru'ya) ; lecture probable Ru'ba (رؤبة), le poète. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وقال ابن عباس ورؤية الحرور بالليل

(Sa parole : « الحرور (al-harûr) ») il a dit : c'est le jour, avec le soleil. Ibn ʿAbbâs et Ru'ya ont dit : الحرور est la nuit et السموم (as-samûm) le jour. On a dit : c'est le plus fréquent, et chacun s'emploie parfois pour l'autre. On a dit : c'est la forte chaleur, de nuit ou de jour, et السموم le jour seulement. D'après al-Kisâ'î, les deux sont équivalents.

(Sa parole : « استحر القتل (istaharra l-qatl) ») avec le râ' redoublé, c'est-à-dire la tuerie s'est multipliée et intensifiée.

(Sa parole : « الحرة (al-harra) ») avec a et le redoublement : c'est une terre couverte de pierres noires ; on entend par là la harra de Médine. De là :

(Sa parole : « إلى الحرتين (ilâ l-harratayn), jusqu'aux deux harra ». Et la journée d'al-Harra est le nom d'une bataille qui eut lieu dans la harra de Médine, sous le califat de Yazîd ibn Muʿâwiya.

(Sa parole : « وحرزا للأميين (wa-hirzan li-l-ummiyyîn), et une protection pour les illettrés ») c'est-à-dire il les protège. Sa parole : « إلى جبل لأحرزه (ilâ jabalin li-uhrizahu) », c'est-à-dire pour l'y mettre à l'abri.

(Sa parole : « حرضا (haradan) ») c'est-à-dire épuisé, le souci te consumant : ainsi dans l'original. D'autres ont dit : رجل حرض (rajulun harad), c'est-à-dire un homme corrompu.

(Sa parole : « حرفتي (hirfatî) ») c'est-à-dire mon gagne-pain ; احترف (ihtarafa), c'est-à-dire il a gagné sa vie.

(Sa parole : « فحرفها (fa-harrafahâ) ») c'est-à-dire il l'a inclinée [la main] de biais, en allusion à la manière dont tranche le sabre.

(Sa parole : « اقرأ على حرف (iqra' ʿalâ harf) ») c'est-à-dire selon un parler. Sa parole : « يحرفون (yuharrifûn) », c'est-à-dire ils altèrent.

(Sa parole : « الحرقات من جهينة (al-Huruqât min Juhayna) ») leur singulier est الحرقة (al-Huruqa), avec u puis a : ce sont des tribus d'entre eux.

(Sa parole : « حركت بعيري (harraktu baʿîrî) ») c'est-à-dire je l'ai poussé pour qu'il marche vite.

(Sa parole : « وحرم على قرية (wa-hirmun ʿalâ qarya) ») avec i sur le hâ', c'est-à-dire il est devenu nécessaire qu'il n'y ait pas de retour. Selon la lecture « وحرام على قرية (wa-harâmun ʿalâ qarya) », le retour est interdit, et le sens est donc le même.

(Sa parole : « وأنتم حرم (wa-antum hurum) ») pluriel de حرام (harâm), c'est-à-dire en état de sacralisation (muhrim) ou entré dans le territoire sacré (al-haram). Sa parole : « وحرم الحج (wa-hurum al-hajj) », avec deux u : l'ensemble de ses rites ; al-Asîlî a mis un a sur le râ' (huram), c'est-à-dire les choses interdites.

(Sa parole : « مع ذي محرم (maʿa dhî mahram) ») c'est-à-dire avec un homme à qui il est interdit de l'épouser.

(Sa parole : « حرمها الله (harramahâ llâh) ») c'est-à-dire Il l'a rendue sacrée.

(Sa parole : « إن الصورة محرمة (inna s-sûrata muharrama), le visage est sacré ») c'est-à-dire il est interdit de le frapper.

(Sa parole : « لحرمة (li-hurmatihi) ») avec u ; on a dit avec i ; Thâbit a tenu ce dernier pour correct, et al-Khattâbî le contraire.

(Sa parole : « أحرورية (a-harûriyya), es-tu une Harûriyya ? ») الحروري (al-harûrî) est le rattachement à Harûrâ', un village de l'Irak : ce sont un groupe des Kharijites, dont la première sédition eut lieu là ; on appelle leur ensemble الحرورية (al-Harûriyya). Musʿab ibn Saʿd a dit, d'après son père : les Harûriyya sont ceux qui rompent le pacte d'Allah. De là sa parole : « عام حج الحرورية (ʿâma hajja l-Harûriyya), l'année où les Harûriyya firent le pèlerinage ».

(Sa parole : « فليتحر الصواب (fa-l-yataharra s-sawâb) » et sa parole : « أحرى أن لا يفعل (ahrâ allâ yafʿal) ») cela vient de التحري (at-taharrî), qui est la recherche de ce qui est juste. Sa parole : « حرى أن لا يفعل (harâ allâ yafʿal) », c'est-à-dire digne, par la forme et par le sens. On dit aussi حر (harin), avec la nunation, sans redoublement ; le singulier, le duel et le pluriel y sont identiques ; et أحرى (ahrâ) en est le comparatif.

(Sa parole : « يستحلون الحر (yastahillûna l-hira), ils tiendront pour licite la fornication », sans redoublement du râ' : le sexe de la femme. On a dit que son origine est حرح (hirh), et que la dernière lettre a été supprimée par allègement ; elle apparaît au pluriel.

(Section ḥ-z)

(Sa parole : « الأحزاب (al-ahzâb) ») pluriel de حزب (hizb) : ce sont les groupes coalisés. Mujâhid a dit, dans l'explication de [la sourate] Hâ-Mîm : « الأحزاب », les générations passées. Sa parole : « كن حزبين (kunna hizbayn), elles formaient deux partis » : duel de حزب.

(Sa parole : « حتى يحزر (hattâ yahzir) ») c'est-à-dire jusqu'à ce qu'il estime ; chez certains, avec le râ' avant (yahriz), c'est-à-dire il conserve.

Passage douteuxImprimé ويحزوا ذاتكهن, probablement ويحزو إذا تكهن : « quand il pratique la divination ». Texte arabe imprimé : حزى يحزى ويحزوا ذاتكهن

(Sa parole : « كان حزاء (kâna hazzâ'an), il était devin ») il l'a expliqué par sa parole : « il observait les astres », c'est-à-dire leurs présages ; on l'appelle aussi الحازي (al-hâzî) ; on dit حزى يحزى ويحزوا ذاتكهن (hazâ yahzî wa-yahzû idhâ takahhana), quand il pratique la divination ; c'est comme s'il voulait préciser la manière dont il pratiquait la divination.

(Sa parole : « يحتز من كتف شاة (yahtazzu min katifi shât) ») c'est-à-dire il coupe [de l'épaule d'un mouton] ; de là : « حتى حزله فيه (hattâ hazza lahu fîhi) », c'est-à-dire il coupa ; الحزة (al-huzza), avec u, est le morceau.

(Sa parole : « حزم على بطنه (hazama ʿalâ batnihi) ») c'est-à-dire il serra sur lui une ceinture (hizâm). رجل حازم (rajulun hâzim), c'est-à-dire un homme sensé.

(Section ḥ-s)

(Sa parole : « الحسبة (al-hisba) ») c'est-à-dire la recherche de la récompense ; de là : « يحتسبون آثاركم (yahtasibûna âthârakum) » et sa parole : « إيمانا واحتسابا (îmânan wa-htisâban), avec foi et en escomptant la récompense » ; le nom en est الحسبان (al-hisbân), avec i sur la première lettre ; son sens premier est de mettre en réserve la récompense de cette œuvre.

(Sa parole : « بغير حساب (bi-ghayri hisâb), sans compter ») Mujâhid a dit : sans gêne ; c'est comme une explication par le corollaire.

(Sa parole : « فيحسب الحاسب (fa-yahsibu l-hâsib) ») c'est-à-dire celui qui pense pensera ; il est avec i sur le sîn, et avec a ; quant à celui qui est avec u, il vient de الحساب (al-hisâb), le compte. Sa parole : « أتحسب عليه بتطليقة (a-tuhsabu ʿalayhi bi-tatlîqa) », c'est-à-dire est-elle comptée [comme une répudiation]. Sa parole : « بحسبان (bi-husbân) » : on a dit qu'elle signifie selon un compte et des demeures [stations] ; on a dit : comme le pivot (husbân) de la meule ; et حسبان est le pluriel de حساب, comme شهاب (shihâb) et شهبان (shuhbân). Sa parole : « حسبانه (husbânuhu) », c'est-à-dire son compte. Sa parole : « كتاب الله حسبنا (kitâbu llâhi hasbunâ) », c'est-à-dire nous suffit ; de là : « حسبنا الله (hasbuna llâh), Allah nous suffit ».

(Sa parole : « حسر (hasara) ») avec deux a, c'est-à-dire il découvrit. Sa parole : « حسرا (hussaran) », avec u et le redoublement : pluriel de حاسر (hâsir), découvert. Sa parole : « يستحسرون (yastahsirûn) », c'est-à-dire ils se lassent ; c'est la forme istifʿâl de حسر, quand on est fatigué ; de là : حسير (hasîr), épuisé, et حسرت (hasartu).

(Sa parole : « الحسيس والحس واحد (al-hasîsu wa-l-hissu wâhid), hasîs et hiss sont une même chose ») c'est un bruit imperceptible. Sa parole : « تحسسوا (tahassasû) », c'est-à-dire informez-vous. On a dit que la différence entre les deux (تجسس et تحسس) est qu'avec le jîm, c'est s'enquérir des choses cachées auprès d'autrui, et avec le hâ', les découvrir par soi-même ; on a dit qu'ils ont le même sens.

(Sa parole : « هل تحسون فيها (hal tuhissûna fîhâ) », sa parole : « هل تحس منهم من أحد (hal tuhissu minhum min ahad), en perçois-tu un seul ? ») on dit حسست (hasistu) et أحسست (ahsastu), c'est-à-dire j'ai trouvé [perçu] ; la forme à quatre lettres est plus fréquente.

(Sa parole : « حسكة (hasaka) ») c'est-à-dire une épine dure et forte.

(Sa parole : « حسوما (husûman) ») c'est-à-dire consécutifs.

(Sa parole : « فلم يحسمهم (fa-lam yahsimhum) ») c'est-à-dire il ne les a pas cautérisés après l'amputation.

(Sa parole : « إحدى الحسنيين (ihdâ l-husnayayn), l'une des deux meilleures choses ») duel de حسنى (husnâ) : l'une est le martyre et l'autre la victoire.

(Section ḥ-sh)

(Sa parole : « يحشها (yahushshuhâ) ») c'est-à-dire il en rassemble la flamme.

(Sa parole : « حشفة (hashafa) ») unité de الحشف (al-hashaf), qui est la datte sèche [de mauvaise qualité].

(Sa parole : « حاش لله (hâsha li-llâh) ») c'est une exclamation de dénégation et une exception ; on a dit qu'elle signifie : qu'Allah nous en préserve ; son origine est حاشيت (hâshaytu), c'est-à-dire j'ai écarté.

(Sa parole : « حشا رابية (hashyâ râbiya), haletante, essoufflée ») c'est-à-dire l'essoufflement s'est abattu sur ta poitrine (hashâ) à cause de la fatigue, d'où provient l'oppression, de laquelle naît l'essoufflement. On dit حشي (hashiya), avec a puis i : il a été pris d'essoufflement et son souffle s'est coupé.

(Section ḥ-ṣ)

Passage douteuxImprimé صاحبا, probablement حاصبا (Coran : « حاصبا », un vent de cailloux) : « le vent violent ». Texte arabe imprimé : وقال غيره صاحبا الريح العاصف

(Sa parole : « فحصبني (fa-hasabanî) » et sa parole : « فحصبهم (fa-hasabahum) ») c'est lancer des cailloux (al-hasbâ'). ʿIkrima a dit que le sens de Sa parole : « حصب جهنم (hasabu jahannam) » est : le combustible (hatab). D'autres ont dit : « حاصبا (hâsiban) » : le vent violent ; الحاصب (al-hâsib) est ce que le vent projette ; de là « حصب جهنم », c'est-à-dire ce qui y est jeté. On dit حصب في الأرض (hasaba fî l-ard), c'est-à-dire il s'en est allé. الحصب (al-hasb) dérive de الحصباء (al-hasbâ'), qui sont les cailloux. Sa parole : « ليلة الحصبة (laylat al-hasba) », المحصب (al-Muhassab) et التحصيب (at-tahsîb) : tout cela vient de الحصباء ; on entend par là al-Abtah, qui est le Khayf des Banû Kinâna, à l'extérieur de La Mecque ; et le tahsîb consiste à faire halte en ce lieu.

(Sa parole : « حصائد ألسنتهم (hasâ'idu alsinatihim), les moissons de leurs langues ») c'est-à-dire les paroles qu'ils en recueillent ; leur singulier est حصيدة (hasîda) ; il les a comparées à ce que l'on moissonne des cultures.

(Sa parole : « حصحص الحق (hashasa l-haqq) ») الحصحصة (al-hashasa) est le mouvement ; on entend : la vérité est apparue.

(Sa parole : « حب الحصيد (habba l-hasîd) ») c'est ce qui est arraché jusqu'à la racine ; de là : « احصدوهم (uhsudûhum), moissonnez-les ».

(Sa parole : « المحصر (al-muhsar) ») c'est-à-dire celui qui est empêché d'agir. ʿAtâ' a dit : l'empêchement (al-ihsâr) vient de toute chose qui le retient, il entend : dans l'état de sacralisation (ihrâm).

(Sa parole : « حصورا (hasûran) ») c'est-à-dire qui n'approche pas les femmes.

(Sa parole : « حصت كل شئ (hassat kulla shay') ») c'est-à-dire elle a tout ravagé.

(Sa parole : « حصصهم (hisasuhum) ») pluriel de حصة (hissa), qui est la part.

(Sa parole : « حصل (hussila) ») de التحصيل (at-tahsîl), c'est-à-dire il a été séparé [mis au clair]. Sa parole : « بذهيبة لم تحصل من ترابها (bi-dhuhaybatin lam tuhassal min turâbihâ), avec un peu d'or qui n'avait pas été séparé de sa terre », c'est-à-dire qui n'avait été ni purifié ni dégagé.

(Sa parole : « حصان رزان (hasânun razân), chaste et grave ») avec a, c'est-à-dire vertueuse ; de là : « أحصنت فرجها (ahsanat farjahâ), elle a préservé sa chasteté » ; أحصنت المرأة (ahsanati l-mar'a), c'est-à-dire la femme s'est mariée. Le mot vient au sens de vertu, de liberté et d'islam ; et حصنت (hasunat) se dit avec les trois voyelles sur le sâd.

(Sa parole : « وحصانه إلي جنبه (wa-hisânuhu ilâ janbihi) ») c'est-à-dire son cheval de noble race ; il est ainsi nommé parce que son dos est comme une forteresse (hisn) pour son cavalier.

(Sa parole : « حصن تستر (hisn Tustar) ») un lieu du pays de l'Irak.

(Sa parole : « بيع الحصاة (bayʿ al-hasât), la vente au caillou ») c'est l'une des ventes aléatoires (gharar) : c'est qu'il dise : « Quand je t'aurai lancé le caillou, la vente sera conclue. » On a dit : c'est qu'il dise : « Je te vends ce sur quoi tombera ton caillou quand tu l'auras lancé », et : « Je te vends, de la terre, jusqu'où arrivera ton caillou. »

(Sa parole : « من أحصاها (man ahsâhâ), quiconque les dénombre ») c'est-à-dire les retient par cœur : ainsi dans [le Livre] des invocations. On a dit : quiconque les embrasse par la science et la connaissance ; on a dit : par la foi ; on a dit : quiconque les extrait du Livre d'Allah ; on a dit : quiconque est capable d'agir selon ce qu'elles impliquent ; on a dit : quiconque les fait venir à son esprit ; et on a dit : quiconque connaît leurs significations.

(Sa parole : « لا أحصى ثناء عليك (lâ uhsî thanâ'an ʿalayk), je ne saurais dénombrer les louanges qui Te sont dues ») c'est-à-dire : je ne parviens pas à décrire ce qu'exigent Ton droit et Ta grandeur.

(Section ḥ-ḍ)

(Sa parole : « حضرموت (Hadramawt) ») : c'est une contrée connue du Yémen ; les Hudhayl le prononcent avec u sur la lettre mîm.

(Sa parole : « إن الكافر إذا احتضر (inna l-kâfira idhâ uhtudira), lorsque le mécréant est à l'agonie ») on dit : حضره الموت (hadarahu l-mawt), la mort s'est présentée à lui, lorsque sa mort est proche, et les anges chargés d'arracher les âmes se sont présentés à lui ; de là : « Ma fille est à l'agonie (احتضرت, uhtudirat) ».

(Sa parole : « قراءة الليل محضورة (qirâ'at al-layl mahdûra), la récitation de la nuit a des témoins ») c'est-à-dire : les anges y assistent.

(Sa parole : « شرب محتضر (shirb muhtadar) ») c'est-à-dire : ils se présentent à l'eau ; et الحاضر (al-hâdir), le sédentaire, est le contraire de البادي (al-bâdî), le Bédouin.

Passage douteuxImprimé « الرباحي », probablement « الرباعي » : « (la forme) quadrilitère », par opposition à « الثلاثي » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : بضم أوله من الرباحي وخطأه من الثلاثي

(Sa parole : « يحضنونا عن الامر (yahdunûnâ ʿani l-amr), ils nous écartent de l'affaire ») c'est-à-dire : ils nous en font sortir ; c'est ce qu'a dit Abû ʿUbayd. Al-Azharî l'a vocalisé avec u sur la première lettre, comme venant de la forme quadrilitère, et a tenu pour erronée la forme trilitère ; Ibn Fâris et d'autres l'ont pourtant admise.

(Sa parole : « في حضنيه (fî hidnayhi) ») avec i sous la première lettre, c'est-à-dire : ses deux flancs ; on a dit aussi : الحضن (al-hidn) est la hanche. Le mot figure tel quel dans le Livre du commencement de la création ; et dans le Sihâh : الحضن est ce qui se trouve sous l'aisselle jusqu'au flanc.

(Section ḥ-ṭ)

(Sa parole : « وقولوا حطة (wa-qûlû hitta), et dites : « Rémission » » [Al-Baqara : 58]) c'est-à-dire : décharge-nous de nos péchés.

(Sa parole : « الحطيم (al-hatîm) ») il a déjà été traité au mot الحجر (al-hijr) ; on l'a appelé ainsi parce que les gens s'y broient, c'est-à-dire s'y bousculent.

(Sa parole : « يحطم بعضها بعضا (yahtimu baʿduhâ baʿdan) ») c'est-à-dire : ses parties se dévorent les unes les autres ; et la Géhenne a été nommée الحطمة (al-hutama) parce qu'elle broie ce qui y entre.

(Sa parole : « حطمه (hatamahu) ») c'est-à-dire : l'a accablé ; (« الناس (an-nâs), les gens ») : on le rapporte avec la lettre bâ' et avec la lettre nûn ; avec le bâ', ce qu'on entend par là est le grand âge ; avec le nûn, cela signifie que les délégations affluaient vers lui en grand nombre et le privaient de repos durant le jour.

(Sa parole : « قبل حطمة الناس (qabla hatmat an-nâs) ») en annexion, c'est-à-dire : avant leur bousculade ; de là, dans le récit de Kaʿb : « les gens les bousculeront (يحطمهم, yahtimuhum) ».

(Sa parole : « حطاما (hutâman) ») c'est-à-dire : brisé en miettes.

(Section ḥ-ẓ)

(Sa parole : « كهشيم المحتظر (ka-hashîmi l-muhtazir), comme les brindilles de l'enclos » [Al-Qamar : 31]) : il a dit : الحظار (al-hizâr) est fait d'arbres ; le الحظار est toute chose qui fait barrière entre deux choses, et de là vient الحظيرة (al-hazîra), l'enclos. Sa parole : « حظار شديد (hizâr shadîd) », c'est-à-dire une barrière solide ; de là : « حظر البيع (hazara l-bayʿ), il a interdit la vente » et « يحظره (yahzuruhu), il l'interdit » ; et de là : « Et le don de ton Seigneur n'est pas interdit (محظورا, mahzûran) » [Al-Isrâ' : 20], c'est-à-dire : refusé.

(Sa parole : « فليت حظى (fa-layta hazzî) ») c'est-à-dire : ma part.

(Sa parole : « أحظي عنده منى (ahzâ ʿindahu minnî) ») c'est un élatif (afʿal at-tafdîl) tiré de الحظوة (al-hizwa), qui est le haut rang auprès de quelqu'un.

(Section ḥ-f)

(Sa parole : « حفدة (hafada) ») avec deux a ; pluriel de حافد (hâfid). Ibn ʿAbbâs a dit : ce sont les descendants de l'homme ; on a dit aussi : ses suivants et ses serviteurs.

(Sa parole : « الحافرة (al-hâfira) ») Ibn ʿAbbâs a dit : l'état premier. On a dit aussi : l'origine de الحافرة est الحافر (al-hâfir), auquel on a adjoint le tâ' du féminin en raison de la fréquence de l'emploi ; puis l'usage s'en est étendu au point qu'on l'a employé pour tout commencement.

(Sa parole : « حفش (hifsh) ») avec i ; Mâlik a dit : c'est la petite maison ; ash-Shâfiʿî a dit : celle dont le toit est bas ; Abû ʿUbayd a dit : الحفش est le coffret, et la maison a été ainsi nommée à cause de sa petitesse ; on a dit aussi : c'est un couffin de feuilles de palmier, auquel on a comparé la maison misérable.

(Sa parole : « احفظه (ahfazahu) ») c'est-à-dire : il l'a mis en colère.

(Sa parole : « حفوا دونهما بالسلاح (haffû dûnahumâ bi-s-silâh) », et sa parole : « يحفونهم بأجنحتهم (yahuffûnahum bi-ajnihatihim) », et : « حفت بهم الملائكة (haffat bihimu l-malâ'ika) ») c'est-à-dire : ils les ont entourés ; de là : حافة الطريق (hâfat at-tarîq), c'est-à-dire le bord du chemin ; et المحفة (al-mihaffa), avec i, semblable au palanquin (hawdaj), sauf qu'elle n'a pas de dôme. Et sa parole : « faisant cercle (حافين, hâffîna) autour du Trône » [Az-Zumar : 75], c'est-à-dire : l'entourant.

(Sa parole : « تحفل الإبل (tuhaffalu l-ibil) ») c'est-à-dire : on les laisse sans les traire afin que leur lait abonde ; de là vient المحفلة (al-muhaffala), la bête dont on a retenu le lait.

(Sa parole : « وجعلت تحفن الماء (wa-jaʿalat tahfinu l-mâ') ») c'est-à-dire : elle se mit à recueillir l'eau dans ses mains ; et الحفنة (al-hafna) est la poignée puisée avec les deux mains ou avec une seule.

(Sa parole : « يحفى شاربه (yuhfî shâribahu) ») c'est-à-dire : il tond sa moustache et la coupe à ras.

(Sa parole : « أحفوه بالمسئلة (ahfawhu bi-l-mas'ala) ») c'est-à-dire : ils l'ont accablé de questions et ont insisté. Et sa parole : « كان بي حفيا (kâna bî hafiyyan) », c'est-à-dire bienveillant ; on a dit aussi : bon.

(Sa parole : « الحفاء (al-hafyâ') ») avec voyelle longue ou brève, et sans voyelle sur la lettre fâ' : lieu connu de Médine.

(Section ḥ-q)

(Sa parole : « حقبا (huquban) ») c'est-à-dire : un temps ; le pluriel est أحقاب (ahqâb).

(Sa parole : « فأحقبها ناقة (fa-ahqabahâ nâqatan) ») c'est-à-dire : il l'a placée derrière lui, à la place de la sacoche (haqîba).

(Sa parole : « حقروا شأنها (haqqarû sha'nahâ) ») c'est-à-dire : ils l'ont rabaissée et l'ont tenue pour insignifiante.

(Sa parole : « الأحقاف (al-ahqâf) ») pluriel de حقف (hiqf), avec i : c'est la dune de sable incurvée.

(Sa parole : « أمينا حق أمين (amînan haqqa amîn) ») c'est-à-dire : véritablement digne de confiance.

(Sa parole : « حقة (hiqqa) ») c'est la chamelle entrée dans sa quatrième année ; on a dit qu'elle a été ainsi nommée parce qu'elle mérite (istahaqqat) d'être montée et chargée. Son pluriel est حقق (huqaq), avec u, حقاق (hiqâq), avec i, et حقائق (haqâ'iq).

(Sa parole : « الحاقة القيامة (al-hâqqa al-qiyâma), « Celle qui est inéluctable » est la Résurrection ») parce qu'en elle se trouvent les réalités des choses ; الحقة (al-haqqa) et الحاقة sont une seule et même chose ; الحاقة est aussi le malheur qui s'abat et la calamité, et c'est pourquoi la Résurrection a été ainsi nommée. On a dit aussi : parce qu'elle donne à chaque homme ce qui lui revient, en bien ou en mal ; et on a dit : parce qu'elle l'emporte sur tout contradicteur, c'est-à-dire qu'elle le vainc et le confond.

(Sa parole : « المحاقلة (al-muhâqala) ») c'est la location de la terre moyennant une part de ce qu'elle produit ; de là : « Nous étions des gens de culture (حقل, haql) » ; et l'origine de الحقل est la culture des champs.

(Sa parole : « حاقنتي (hâqinatî) ») on a dit : الحاقنة (al-hâqina) est la partie basse du ventre, et الذاقنة (adh-dhâqina) sa partie haute ; on a dit aussi : الحاقنة est l'endroit où se trouve la nourriture ; et on a dit : le creux situé entre les deux clavicules et la gorge.

(Sa parole : « فأعطانا حقوه (fa-aʿtânâ haqwahu) ») avec a sur la première lettre, c'est-à-dire : son pagne ; c'est proprement l'emplacement du pagne, et le mot a été employé pour celui-ci ; on a dit aussi : la hanche seulement.

(Section ḥ-k)

(Sa parole : « من حكة (min hikka), à cause d'une démangeaison ») : c'est une maladie connue, qu'Allah nous en préserve.

(Sa parole : « المحكك (al-muhakkak) ») il a déjà été traité à la lettre jîm ; le sens de المحكك est : celui à qui l'on revient sans cesse ; il a voulu dire qu'on cherche la guérison dans son avis, comme le chameau galeux cherche la guérison en se frottant (at-tahakkuk).

(Sa parole : « الحكمة (al-hikma), la sagesse ») al-Bukhârî a dit : la sagesse est la justesse en dehors de la prophétie ; Qatâda a dit : la sagesse est la Sunna. On a dit aussi qu'elle désigne la jurisprudence (fiqh) et la science de la religion ; ce qui est profitable, exhortation et autres ; le fait de juger selon la vérité ; la bonne action ; et la compréhension de ce qui vient d'Allah et de Son Envoyé ; et elle est venue aussi au sens de prophétie.

(Section ḥ-l)

(Sa parole : « يحلؤن (yuhalla'ûn) ») avec redoublement de la lettre lâm et avec hamza, c'est-à-dire : ils sont repoussés.

Passage douteuxImprimé « أو جهة », probablement « أوجهه » : « le plus plausible en est que… » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : ففيه كلام كثير أو جهة ان مراده

(Sa parole : « الحلاب (al-hilâb) ») avec i et sans redoublement : le récipient dans lequel on trait ; on l'appelle aussi المحلب (al-mihlab). Quant à sa parole, dans le Livre du grand lavage : « Chapitre : celui qui commence par le hilâb ou par le parfum », elle a suscité beaucoup de discussions ; l'interprétation la plus plausible est qu'il veut dire : commence-t-on par le lavage avant le parfum, afin que la trace du parfum demeure, ou par le parfum avant le lavage ? Je l'ai exposé clairement dans le commentaire.

(Sa parole : « ومن حقها حلبها على الماء (wa-min haqqihâ halabuhâ ʿalâ l-mâ'), et parmi leurs droits, qu'on les traie près du point d'eau ») avec a sur la lettre lâm ; on peut aussi la laisser sans voyelle.

(Sa parole : « جمعت احلاسها (jamaʿat ahlâsahâ) ») c'est-à-dire : ses étoffes ; pluriel de حلس (hils), avec i : c'est la couverture ou ce qui lui ressemble, que l'on place sur le chameau sous la selle.

(Sa parole : « لا حلف في الاسلام (lâ hilfa fî l-islâm), pas d'alliance en islam ») l'origine de الحلف (al-hilf) est qu'ils concluaient des pactes et s'engageaient par serment à se porter mutuellement secours, en plongeant tous ensemble leurs mains dans une grande écuelle contenant du parfum ou autre chose. De là : الحلفاء (al-hulafâ'), les alliés, « حلفاؤهم (hulafâ'uhum), leurs alliés », « وتحالفت ثم (wa-tahâlafat thumma) » et « وغمس حلفا (wa-ghamasa hilfan), il avait plongé [sa main] dans une alliance ».

(Sa parole : « الحلقوم (al-hulqûm) ») il l'a expliqué, dans l'original, par le conduit de la nourriture.

(Sa parole : « حلق (halaqa) ») avec redoublement de la lettre lâm, c'est-à-dire : il s'est élevé ; et الحالق (al-hâliq) est la haute montagne.

(Sa parole : « الحلقة (al-halqa) ») avec la lettre sans voyelle : les armes, ainsi que le groupe de gens assis en cercle ; on met parfois a sur son lâm.

(Sa parole : « اغفر للمحلقين (ighfir li-l-muhalliqîn) ») c'est-à-dire : ceux qui se rasent la tête.

(Sa parole : « حلقى (halqâ) ») avec voyelle brève finale ; son origine est que la femme, lorsqu'un proche parent mourait, se rasait la tête : c'est comme s'il avait invoqué cela contre elle, mais sans en vouloir le sens apparent.

(Sa parole : « فلما حلت (fa-lammâ hallat) ») c'est-à-dire : lorsqu'elle est devenue licite pour les époux.

(Sa parole : « بلغت محلها (balaghat mahillahâ) ») c'est-à-dire : le lieu où elle devient licite.

(Sa parole : « وعلى غلامه حلة (wa-ʿalâ ghulâmihi hulla) ») ce sont des vêtements rayés ; la hulla n'est faite que de deux pièces d'étoffe ; on a dit aussi : il n'y a de hulla que neuve ; Abû ʿUbayd a dit : الحلل (al-hulal) sont les manteaux rayés du Yémen.

(Sa parole : « حل حل (hal hal) ») avec a et sans voyelle sur la lettre lâm : c'est le cri pour faire se lever la chamelle.

(Sa parole : « تحلة القسم (tahillat al-qasam) ») c'est-à-dire : l'acquittement du serment.

(Sa parole : « حل من إحرامه (halla min ihrâmihi) ») c'est-à-dire : il est sorti de l'état de sacralisation ; de même lorsqu'il sort du territoire sacré.

(Sa parole : « محلى بفضة (muhallâ bi-fidda), orné d'argent ») de الحلية (al-hilya), la parure.

(Sa parole : « ثم برك فتحلل (thumma baraka fa-tahallala) ») c'est-à-dire : ses forces se sont relâchées.

(Sa parole : « حلوان الكاهن (hulwân al-kâhin) ») c'est-à-dire : le pot-de-vin versé au devin ; et l'origine de الحلوان est la chose douce.

Passage douteuxImprimé « جارة », probablement « جاره » : « l'épouse de son voisin » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : حليلة جارة

(Sa parole : « حليلة جارة (halîlat jârihi) ») c'est la femme mariée ; on l'appelle ainsi parce qu'elle demeure (tahullu) avec lui en un même lieu.

(Sa parole : « بلغ الحلم (balagha l-hulum) ») c'est-à-dire : il a atteint la puberté ; المحتلم (al-muhtalim) et الحالم (al-hâlim) ont le même sens.

(Sa parole : « إذا هي احتلمت (idhâ hiya htalamat) ») c'est-à-dire : lorsqu'elle a vu en songe un rapport conjugal.

(Sa parole : « حلمة ثديه (halamat thadyihi) ») avec deux a : c'est l'extrémité du sein.

(Sa parole : « ذو الحليفة (Dhû l-Hulayfa) ») il viendra à la lettre dhâl avec point.

(Sa parole : « الحلى (al-haly) ») avec a puis sans voyelle : ce dont la femme se pare ; son pluriel s'écrit avec u puis i et redoublement (huliyy), et l'on peut mettre i sous la première lettre. Et sa parole, dans le hadith d'Umm Zarʿ : « من حلى (min haly/huliyy) » peut se lire au singulier ou au pluriel.

(Section ḥ-m)

(Sa parole : « حم (Hâ-Mîm) ») Mujâhid a dit : il en va d'elle comme des initiales des sourates, c'est-à-dire qu'elle en a le statut. On a dit aussi : c'est le nom de la sourate ; on a dit : c'est un nom d'Allah ; on a dit : à partir des lettres isolées se composent des noms d'Allah le Très-Haut ; et on a dit autre chose encore.

(Sa parole : « حمأ (hama') ») avec deux a ; pluriel de حمأة (ham'a) : c'est la boue fétide et altérée.

(Sa parole : « كأنه حميت (ka-annahu hamît) ») sur le schème de عظيم (ʿazîm) : c'est l'outre à beurre fondu, à laquelle a été comparé l'homme noir et gras.

(Sa parole : « لا رقية إلا من حمة (lâ ruqyata illâ min huma), pas d'incantation curative sinon contre une piqûre venimeuse ») avec u et sans redoublement de la lettre mîm ; al-Azharî a tenu le redoublement pour une erreur ; c'est la violence du venin, et l'on a dit aussi : le venin lui-même.

(Sa parole : « حمحمة (hamhama) » et « وقامت تحمحم (wa-qâmat tuhamhimu) ») c'est le cri du cheval, en deçà du hennissement.

(Sa parole : « الحمس (al-hums) ») Muslim a dit : ce sont les Quraysh et leurs descendants, et leurs alliés sont comptés avec eux ; on a dit qu'ils ont été ainsi nommés à cause de leur tahammus, c'est-à-dire leur rigueur dans les affaires.

(Sa parole : « حمص (Hims) ») ville connue de Syrie, avec i sous la première lettre et sans voyelle sur la lettre mîm.

Passage douteuxImprimé « استمحق », manifestement « استحمق » (« s'il s'est conduit en sot »), comme l'indique l'explication ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : أرأيت إن استمحق

(Sa parole : « أرأيت إن استمحق (a-ra'ayta in istahmaqa), que dis-tu s'il s'est conduit en sot ? ») c'est-à-dire : s'il a agi à la manière du sot ; le sot (al-ahmaq) est l'ignorant téméraire. De là : « pour qu'il me voie sot » ; et de là : « يحمقوا إنسانا (yuhammiqû insânan) », c'est-à-dire qu'ils attribuent la sottise à quelqu'un.

Passage douteux« بما لم يصك قطره » est obscur (peut-être « لم يصبه ») ; rendu approximativement par « ce que ses gouttes n'ont pas frappé ». Texte arabe imprimé : وقيل هو خاص بما لم يصك قطره

(Sa parole : « حميل السيل (hamîl as-sayl) ») c'est ce que charrie le torrent, boue et autres ; schème faʿîl au sens de mafʿûl (participe passif). On a dit aussi qu'il désigne spécialement ce que ses gouttes n'ont pas frappé ; chez certains, on trouve la hamza à la place du lâm (hamî'), et c'est alors comme الحمأة (al-ham'a), la boue.

(Sa parole : « كنا نحامل (kunnâ nuhâmilu) ») c'est-à-dire : nous portions des charges sur notre dos pour autrui.

(Sa parole : « حمل على بعير أو على فرس (hamala ʿalâ baʿîrin aw ʿalâ farasin) ») c'est-à-dire : il en a accordé l'usage, en faisant d'eux une monture.

(Sa parole : « حمولة وفرشا (hamûlatan wa-farshan), des bêtes de somme et des bêtes de petite taille » [Al-Anʿâm : 142]) Ibn ʿAbbâs a dit : celles que l'on charge ; de là sa parole : « حمولة الناس (hamûlat an-nâs), les montures des gens » et : « Je ne trouve pas de monture (حمولة) ».

(Sa parole : « واستثنيت حملانه (wa-stathnaytu humlânahu) ») avec u sur la lettre sans point, c'est-à-dire : [je me suis réservé de] me faire porter par lui, moi-même ou mon bagage ; de là : « فيستحمله (fa-yastahmiluhu), il lui demande une monture », et : « il lui demande الحملان (al-humlân), une monture ».

Passage douteuxLe mot حمال ne contient pas de jîm : il faut sans doute lire « بالجيم » (جمال, « chameaux »), présenté comme altération graphique ; traduit littéralement. Texte arabe imprimé : وجاء بفتح الجيم وهو تصحيف

(Sa parole : « هذا الحمال لا حمال خيبر (hâdhâ l-himâl lâ himâlu Khaybar) ») c'est avec i, de الحمل (al-haml), le portage ; ce que l'on transporte de Khaybar, ce sont les dattes : c'est-à-dire que ces pierres que l'on porte pour la construction valent mieux, dans l'au-delà, que ce que l'on transporte de Khaybar. Le mot est aussi venu avec a sur la lettre jîm, ce qui est une altération graphique (tashîf).

(Sa parole : « حمالة الحطب (hammâlat al-hatab), la porteuse de bois » [Al-Masad : 4]) c'est-à-dire : elle colporte la médisance.

Passage douteux« حدثنا » (« nous a rapporté ») est hors de propos entre le lemme et l'explication, probablement une interpolation de saisie ; traduit littéralement. Texte arabe imprimé : (قوله نحممهم) حدثنا أي نسود

(Sa parole : « نحممهم (nuhammimuhum) ») nous a rapporté : c'est-à-dire nous noircissons leurs visages avec الحمم (al-humam), qui est le charbon.

(Sa parole : « توفى حميم لام حبيبة (tuwuffiya hamîmun li-Umm Habîba) ») c'est-à-dire : un proche parent ; c'est celui qui se soucie des affaires de son proche. الحميم est aussi l'eau très chaude ; son origine est la pluie qui tombe pendant la chaleur ; et il s'emploie pour la sueur.

(Sa parole : « الحمنان (al-hamnân) ») pluriel de حمنانة (hamnâna) : ce sont les petites tiques (al-halam), c'est-à-dire القراد (al-qurâd).

(Sa parole : « أحمى سمعي وبصري (uhmî samʿî wa-basarî), je préserve mon ouïe et ma vue ») tiré de الحمى (al-himâ), dont l'origine est l'interdiction.

(Sa parole : « الحمو (al-hamw) ») il est expliqué, chez Muslim, comme étant le frère du mari et ceux de ses proches qui lui ressemblent. Al-Asmaʿî a dit : les أحماء (ahmâ') sont du côté du mari, et les أصهار (ashâr) du côté de l'épouse ; Abû ʿAlî al-Qâlî a dit : الاصهار s'applique aux uns et aux autres.

(Sa parole : « حمية (hamiyya) ») c'est-à-dire : fierté et colère.

(Sa parole : « حمى الله (himâ Allâh) ») l'origine de الحمى est l'interdiction ; c'est-à-dire : ce qu'Il a interdit.

(Sa parole : « بين مكة وحمير (bayna Makkata wa-Himyar) ») avec i sous la première lettre, sans voyelle sur la deuxième et avec a sur la lettre yâ' : tribu célèbre du Yémen, dont le nom a été donné à la contrée.

(Section ḥ-n)

Passage douteux« ولا » isolé après « جرار مزفتة » paraît être un reste altéré ; rendu littéralement « et non ». Texte arabe imprimé : جرار مزفتة ولا وقيل

(Sa parole : « الحنتم (al-hantam) ») il est expliqué dans le hadith par les jarres vertes ; on a dit aussi : rouges ; on a dit : blanches. Al-Harbî a dit : des jarres enduites de poix, et non ; on a dit aussi : الحنتم est l'outre coupée.

(Sa parole : « فيتحنث (fa-yatahannathu) ») c'est-à-dire : il accomplit un acte qui le décharge du الحنث (al-hinth), c'est-à-dire du péché ; de là : « لم يبلغوا الحنث (lam yablughû l-hinth) », c'est-à-dire : ils n'avaient pas atteint l'âge où le péché est inscrit à leur compte. Quant à la parole de ʿÂ'isha : « ولا أتحنث إلى نذري (wa-lâ atahannathu ilâ nadhrî) », elle est conforme au sens premier : je ne commettrai pas d'acte qui entraîne la violation (hinth) de mon vœu. Il a dit, dans le Livre de l'affranchissement : « أتحنث (atahannathu) », c'est-à-dire : je pratique la piété, voulant dire par là se décharger du péché.

(Sa parole : « حناجرهم (hanâjirahum), leurs gosiers ») الحنجرة (al-hanjara) est le gosier.

(Sa parole : « بضب محنوذ (bi-dabbin mahnûdh) ») c'est-à-dire : rôti ; de même : « Il apporta un veau rôti (حنيذ, hanîdh) » [Hûd : 69].

(Sa parole : « الحنوط (al-hanût) ») c'est ce avec quoi on parfume le mort ; de là : « فحنطه (fa-hannatahu), il l'embauma » et « أتحنط (atahannatu), je m'embaume ».

(Sa parole : « الحنيفية (al-hanîfiyya) ») c'est-à-dire : la religion droite. Sa parole : « حنيفا (hanîfan) » est pour le singulier, et حنفاء (hunafâ') pour le pluriel. Abû ʿUbayd a dit : الحنفاء, chez les Arabes, sont ceux qui suivaient la religion d'Abraham. L'origine de الحنف (al-hanaf) est l'inclination ; le sens est : il a incliné vers l'islam.

(Sa parole : « فحنكه (fa-hannakahu) ») التحنيك (at-tahnîk) consiste à introduire le doigt dans la bouche du nouveau-né à sa naissance ; et الحنك (al-hanak) est l'intérieur du haut de la bouche, le palais.

(Sa parole : « لاحتنكن (la-ahtanikanna) ») c'est-à-dire : je les déracinerai certes ; on dit : احتنك فلان ما عند فلان من علم (ihtanaka fulânun mâ ʿinda fulânin min ʿilm), c'est-à-dire : untel a épuisé la science que possédait untel.

(Sa parole : « ولهم حنين (wa-lahum hanîn) ») son origine est le cri modulé de la chamelle pour son petit ; de là : « Le tronc gémit (حن, hanna) vers lui comme gémissent les chamelles pleines (al-ʿishâr) », c'est-à-dire la chamelle.

(Sa parole : « حنين (Hunayn) ») avec u : c'est la vallée proche de Tâ'if ; entre elle et La Mecque il y a un peu plus de dix milles ; c'est là qu'eut lieu la bataille célèbre.

(Sa parole : « وأحناه على ولد (wa-ahnâhu ʿalâ waladin) ») c'est-à-dire : la plus compatissante envers un enfant ; on dit : حنا عليه يحنو حنوا (hanâ ʿalayhi yahnû hunuwwan), il s'est penché sur lui avec tendresse. De là : « فرأيته يحنا عليها (fa-ra'aytuhu yahnâ ʿalayhâ), je le vis se pencher sur elle ». Al-Khattâbî a dit : ce qui est retenu, c'est avec la lettre hâ' sans point ; mais dans la version, cela figure avec la lettre jîm.

(Sa parole : « حنى رأسه (hanâ ra'sahu) ») c'est-à-dire : il a incliné la tête.

(Section ḥ-w)

(Sa parole : « حوبا (hûban) ») Ibn ʿAbbâs a dit : c'est-à-dire un péché ; de là : « تحوبوا (tahawwabû) », c'est-à-dire : ils ont craint le الحوب (al-hûb). Il se dit avec u, et l'on peut mettre a sur la première lettre.

(Sa parole : « ولا يجدون في صدورهم حاجة (wa-lâ yajidûna fî sudûrihim hâja), et ils ne trouvent dans leurs poitrines aucun besoin » [Al-Hashr : 9]) al-Hasan a dit : c'est-à-dire aucune envie. Sa parole : « على حاجته (ʿalâ hâjatihi) », c'est-à-dire pour la défécation et ce qui lui ressemble. Sa parole : « S'il avait quelque besoin (حاجة) de son épouse » est une manière de désigner le rapport conjugal.

(Sa parole : « استحوذ (istahwadha) ») c'est-à-dire : il a dominé.

(Sa parole : « حواري وحواري الزبير (hawâriyyun wa-hawâriyyiya z-Zubayr), un disciple, et mon disciple est az-Zubayr ») Sufyân a dit : الحواري (al-hawârî) est le partisan ; on a dit aussi que les Apôtres (al-hawâriyyûn) ont été ainsi nommés à cause de la blancheur de leurs vêtements. Le mot الحواري s'applique au pur, à l'ami intime, au sincère, à celui qui donne le bon conseil, au proche familier, au combattant, à celui qui est préféré, à celui qui accompagne un grand personnage, et à celui qui est apte à succéder à un grand.

(Sa parole : « حار عليه (hâra ʿalayhi) ») c'est-à-dire : cela est retourné contre lui.

(Sa parole : « الحور العين (al-hûr al-ʿîn) ») c'est-à-dire : celles en qui le regard se perd, ébloui.

(Sa parole : « بالحورانية (bi-l-hawrâniyya) ») relatif à حوران (Hawrân), avec a : c'est une ville connue.

(Sa parole : « المحاورة (al-muhâwara) » et sa parole : « يحاوره (yuhâwiruhu) ») المحاورة est l'échange de répliques.

(Sa parole : « حواشي أموالهم (hawâshî amwâlihim) ») c'est-à-dire : ce qui est en marge de leurs biens.

(Sa parole : « جعلت تحوضه (jaʿalat tuhawwiduhu) ») c'est-à-dire : elle se mit à lui aménager un bassin où l'eau s'accumule.

(Sa parole : « يحوطك (yahûtuka) ») c'est-à-dire : il te protège.

(Sa parole : « حاك في الصدر (hâka fî s-sadr) ») c'est-à-dire : cela a suscité une hésitation dans la poitrine.

(Sa parole : « حولا (hawlan) ») c'est-à-dire : une année.

(Sa parole : « لا حول ولا قوة (lâ hawla wa-lâ quwwata) ») c'est-à-dire : nul mouvement si ce n'est par Allah ; on a dit aussi : الحول (al-hawl) est le stratagème ; et on a dit : le fait de se détourner.

(Sa parole : « ما حال بينهم (mâ hâla baynahum) ») c'est-à-dire : ce qui s'est interposé entre eux.

(Sa parole : « ويحيل بعضهم على بعض (wa-yuhîlu baʿduhum ʿalâ baʿd) ») de أحال (ahâla), lorsqu'on penche, c'est-à-dire : ils se penchent les uns sur les autres à force de rire ; c'est ainsi que cela figure chez Muslim.

(Sa parole : « أحالوا إلى الحصن (ahâlû ilâ l-hisn) ») Abû ʿUbayd a dit : أحال إلى المكان (ahâla ilâ l-makân) signifie : il s'est transporté vers ce lieu.

(Sa parole : « الحوالة (al-hawâla) ») c'est une notion connue : c'est le transfert de la dette.

(Sa parole : « الحام (al-hâm) ») c'est-à-dire : l'étalon des chameaux.

(Sa parole : « يحوى لها بعباءة (yuhawwî lahâ bi-ʿabâ'a) ») c'est-à-dire : il lui fait une حوية (hawiyya) sur laquelle elle monte : c'est une couverture ou quelque chose de semblable, que l'on rembourre et que l'on dispose autour de la bosse du chameau ; le mot est avec redoublement, et l'on rapporte aussi la forme sans redoublement ; le pluriel est الحوايا (al-hawâyâ).

(Sa parole : « الحوايا (al-hawâyâ) ») Ibn ʿAbbâs a dit : les intestins ; c'est nommer la chose d'après ce qu'elle contient.

(Section ḥ-y)

(Sa parole : « شر حيبة (sharru hîba) ») avec i, c'est-à-dire : le pire état ; الحيبة (al-hîba) signifie aussi l'indigence et le besoin ; on dit aussi حوبة (hawba), avec la lettre wâw, avec a ou u sur la première lettre.

(Sa parole : « فحاد (fa-hâda) ») c'est-à-dire : il s'est écarté.

(Sa parole : « الحيرة (al-Hîra) ») avec i : ville d'Irak, tombée en ruine.

(Sa parole : « الحيس (al-hays) ») c'est un mélange de lait caillé séché (aqit), de dattes et de beurre fondu.

(Sa parole : « تحوزونه (tahûzûnahu) ») c'est-à-dire : vous lui donnez asile.

Passage douteuxImprimé « مجيد », manifestement « محيد » : « échappatoire » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : من محيص) أي من مجيد أو معدل

(Sa parole : « من محيص (min mahîs) ») c'est-à-dire : aucune échappatoire ni moyen de se détourner. Et sa parole : « فحاصوا (fa-hâsû) », c'est-à-dire : ils se sont enfuis.

(Sa parole : « الحيض (al-hayd) », les menstrues, notion connue. Et sa parole : « الحيضة (al-hayda) », avec a : c'est une seule fois ; « ثياب حيضتي (thiyâb hîdatî), les vêtements de mes menstrues », avec i sous la lettre hâ', c'est-à-dire l'état. On dit امرأة حائض (imra'a hâ'id), femme menstruée, et l'on ne dit pas حائضة (hâ'ida). La الاستحاضة (istihâda, saignement hors règles) est connue : c'est l'éclatement d'un vaisseau chez la femme, qui fait sortir le sang de son sexe ; et la femme est dite مستحاضة (mustahâda).

(Sa parole : « وأحاطت به خطيئته (wa-ahâtat bihi khatî'atuhu), et son péché l'a cerné » [Al-Baqara : 81], et sa parole : « وأحيط بهم (wa-uhîta bihim), et ils ont été cernés » [Yûnus : 22]) c'est-à-dire : ils ont approché de la perdition.

(Sa parole : « حاق (hâqa) ») c'est-à-dire : il est descendu sur eux.

(Sa parole : « يحيق بهم (yahîqu bihim) ») c'est-à-dire : il descend sur eux.

(Sa parole : « على حيال أذنه ووجهه (ʿalâ hiyâli udhunihi wa-wajhihi) ») c'est-à-dire : en face de son oreille et de son visage.

(Sa parole : « حان (hâna) » et « حانت (hânat) ») c'est-à-dire : son moment est arrivé ; « ويتحينون الصلاة (wa-yatahayyanûna s-salât) », c'est-à-dire : ils guettent son moment (hîn), c'est-à-dire son heure ; de là : « تحينوا ليلة القدر (tahayyanû laylata l-qadr), guettez la Nuit du Destin » ; tout cela vient de الحين (al-hîn). Et sa parole : « et une jouissance jusqu'à un temps (حين) » [Al-Baqara : 36] : il a dit : الحين, chez les Arabes, va d'une heure à une durée dont on ne peut dénombrer la quantité ; ce qu'on entend ici, c'est le Jour de la Résurrection.

(Sa parole : « حيهلا (hayyahalan) » et « حي على الفلاح (hayya ʿalâ l-falâh), venez à la félicité ») tout cela signifie : venez ! Le sens de هلا (halâ) viendra à la lettre hâ'.

(Sa parole : « كان حييا (kâna hayiyyan) ») c'est-à-dire : très pudique.

(Sa parole : « التحيات (at-tahiyyât) ») pluriel de تحية (tahiyya) : c'est la salutation de paix.

(Sa parole : « والشمس حية (wa-sh-shamsu hayya), alors que le soleil est encore vif ») c'est-à-dire : gardant encore toute l'intensité de sa chaleur.

(Sa parole : « الحيات (al-hayyât) », pluriel de حية (hayya) : c'est la femelle du serpent (thuʿbân). Il a dit : les serpents sont de plusieurs espèces : les vipères (afâʿî), les serpents noirs (asâwid) et les serpents fins (jânn).

(Sa parole : « سيد الحي (sayyid al-hayy), le chef du campement ») الحي (al-hayy) est le nom du lieu où demeure la tribu ; puis la tribu elle-même a été appelée ainsi.

La lettre khâ' avec point (خ)

(Section kh-b)

(Sa parole : « خبأت لك خبأ (khaba'tu laka khab'an), je t'ai caché quelque chose ») : avec a sur la première lettre et sans voyelle sur la lettre à un point dessous (b), avec hamza ; de là : « يخرج الخبء (yukhriju l-khab'), Il fait sortir ce qui est caché ». Avec i sous la lettre à un point dessous, sur le schème de عظيم (ʿazîm), c'est le nom de ce que tu as caché : schème faʿîl au sens de mafʿûl (participe passif). « أختبئ دعوتي (akhtabi'u daʿwatî) », c'est-à-dire : je réserve mon invocation ; « أختبئ أنا (akhtabi'u anâ) », c'est-à-dire : je me cache. الخباء (al-khibâ'), avec voyelle longue et i, est l'une des demeures [tentes] des Bédouins ; il s'emploie parfois pour d'autres ; le pluriel est أخباء (akhbâ') et أخبية (akhbiya) ; de là : « أهل أخباء (ahl akhbâ'), des gens de tentes ».

(Sa parole : « الخبب (al-khabab) ») c'est-à-dire l'allure rapide ; de là : « يخب ثلاثة أطواف (yakhubbu thalâthata atwâf) », c'est-à-dire il presse le pas pendant trois tours.

(Sa parole : « وبشر المخبتين (wa-bashshiri l-mukhbitîn), et annonce la bonne nouvelle aux humbles ») c'est-à-dire « à ceux qui sont apaisés » : ainsi dans l'original ; c'est une explication par le corollaire.

(Sa parole : « خبث الحديد (khabath al-hadîd), les scories du fer ») avec deux a et, en dernière lettre, la lettre à trois points (th) ; et « خبث الفضة (khabath al-fidda) » : c'est le rebut de l'un et de l'autre. Quant à « إذا كثر الخبث (idhâ kathura l-khabath), lorsque l'impureté abondera », ce qu'on entend par là est la débauche.

(Sa parole : « الخبث والخبائث (al-khubuth wa-l-khabâ'ith) ») on a dit : les démons mâles et leurs femelles ; ou bien الخبث est le mal tout entier, et الخبائث les péchés, ou les actes blâmables.

(Sa parole : « ولا خبثة (wa-lâ khibtha) ») avec i : par الخبثة il entend l'illicite ou ce qui est douteux ; on a dit aussi : la vente de personnes liées par un pacte (ahl al-ʿahd).

(Sa parole : « خبيث النفس (khabîth an-nafs) ») c'est-à-dire lourd, sans entrain. Sa parole : « Que nul ne dise : خبثت نفسي (khabuthat nafsî), mon âme est devenue mauvaise » : il en a réprouvé le seul nom. Sa parole : « الدواء الخبيث (ad-dawâ' al-khabîth), le remède impur » : at-Tirmidhî l'a expliqué, dans sa version, par le poison ; d'autres ont dit : l'illicite. Sa parole : « Le prix du chien est خبيث (khabîth) », c'est-à-dire illicite, réprouvé ou corrompu. De là : « Quiconque a mangé de cette plante الخبيثة (al-khabîtha), malodorante… », car son caractère mauvais tient à l'aversion qu'inspire son odeur.

(Sa parole : « نهى عن المخابرة (nahâ ʿani l-mukhâbara), il a interdit la mukhâbara ») : c'est le métayage moyennant une part de ce que produit la terre ; à l'origine, les gens de Khaybar traitaient ainsi : c'est ce qu'affirme catégoriquement Ibn al-Aʿrâbî. D'autres ont dit : الخبير (al-khabîr), dans le parler des Ansâr, est le laboureur.

(Sa parole : « خبزة واحدة (khubza wâhida), un seul pain ») : c'est الطلمة (at-tulma), avec la lettre sans point (t), de même schème et de même sens ; on entend par là la galette.

(Section kh-t)

(Sa parole : « يختله (yakhtiluhu) ») c'est-à-dire il cherche à le prendre par surprise et use de ruse pour le tuer, ou pour entendre ses paroles à son insu.

(Sa parole : « ختامه مسك (khitâmuhu misk), son cachet est de musc ») c'est-à-dire son argile [de scellement].

(Sa parole : « خاتم النبيين (khâtam an-nabiyyîn), le Sceau des prophètes », c'est-à-dire le dernier d'entre eux.

(Sa parole : « الختان (al-khitân) » : c'est l'endroit de l'organe sexuel que l'on coupe ; puis le mot s'est employé pour l'acte (la circoncision).

(Sa parole : « ختنه (khatanuhu) ») avec voyelles sur les deux premières lettres, c'est-à-dire son parent par alliance.

(Section kh-d)

(Sa parole : « الأخدود (al-ukhdûd) ») : une fente allongée dans la terre.

(Sa parole : « ذوات الخدور (dhawât al-khudûr) », sa parole : « من خدرها (min khidrihâ) » et sa parole : « في خدرها (fî khidrihâ) ») : الخدر (al-khidr) est un rideau réservé à la jeune fille vierge, dans un coin de la maison ; on a dit aussi que الخدور sont les maisons.

(Sa parole : « تخدشها هرة (takhdishuhâ hirra), une chatte la griffe », et sa parole : « خدوشا في وجهه (khudûshan fî wajhihi), des égratignures sur son visage ») : الخدش (al-khadsh) est l'écorchure de la peau faite avec un bâton ou autre chose, même si elle ne saigne pas.

(Sa parole : « الخداع (al-khidâʿ), يخدع (yakhdaʿu) et خديعة (khadîʿa) ») : tout cela consiste à montrer autre chose que ce que l'on cache. Sa parole : « La guerre est خدعة (ruse) » en relève ; la forme la plus connue est avec deux a ; on dit aussi avec u puis sans voyelle, et avec a puis sans voyelle ; et l'on a rapporté le a sur le dâl dans les deux cas.

(Sa parole : « خدلج الساقين (khadallaj as-sâqayn) » : avec deux a et redoublement du lâm, suivi d'un jîm, c'est-à-dire aux jambes pleines. Sa parole : « خدلا (khadlan) » a le même sens, mais sans jîm, le dâl étant sans voyelle ; al-Asîlî l'a vocalisé avec i.

(Sa parole : « خدم سوقهما (khadam sûqihimâ) ») c'est-à-dire les anneaux de cheville ; le singulier est خدمة (khadama), avec deux a.

Passage douteuxImprimé الكسر et الخيل, lire بالكسر (« avec i ») et الخليل (« l'ami intime ») ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : جمع خدن الكسر وهو الخيل

(Sa parole : « أخدان (akhdân) ») c'est-à-dire des amis intimes, pluriel de خدن (khidn), avec i, qui est l'ami intime.

(Sa parole : « مذعنين مستخدين (mudhʿinîn mustakhdîn) ») : avec la lettre khâ' avec point et le dâl sans point ; le sens en est la marche rapide. Kaʿb ibn Zuhayr a dit en décrivant la chamelle : * « Elle trotte vivement sur les hauteurs, insouciante » * On dit : خدى يخدي خديا (khadâ yakhdî khadyan), il est donc خاد (khâdin).

(Section kh-dh)

(Sa parole : « حصى الخذف (hasâ l-khadhf), les petits cailloux à lancer ») : c'est ce que l'on lance entre le pouce et l'index.

(Section kh-r)

(Sa parole : « خرب المدينة (khirab al-madîna), les ruines de Médine ») : avec a sur la première lettre et i sous la deuxième, ou i sous la première et a sur la deuxième ; pluriel de خربة (khariba), qui est la ruine.

(Sa parole : « ولا فارا بخربة (wa-lâ fârran bi-kharba), ni celui qui s'enfuit après une kharba », c'est-à-dire après un vol : on l'a vocalisé avec a sur la première lettre, sauf al-Asîlî, chez qui elle porte un u ; le râ' est sans voyelle. Il a dit vers la fin du Livre du pèlerinage : « الخربة (al-kharba) est le malheur » ; et dans la version d'al-Mustamlî : « c'est-à-dire le vol ». Al-Khalîl a dit : الخربة, avec u (al-khurba), est la corruption dans la religion ; le mot dérive de الخارب (al-khârib), qui est le voleur, et il ne s'emploie guère que pour le vol de chameaux ; on dit aussi que celui qui concerne spécifiquement les chameaux est الخرابة (al-khirâba). D'autres ont dit : الخربة, avec a, est le vol ; on a dit aussi : le défaut ; et, avec i, la manière d'être du voleur.

(Sa parole : « خريتا (khirrîtan) ») sur le schème fiʿîl, avec redoublement : c'est celui qui est expert dans l'art de guider [sur les routes].

(Sa parole : « خرجا معلوما (kharjan maʿlûman), une rétribution déterminée ») c'est-à-dire un salaire.

(Sa parole : « كان يأكل من خراجه (kâna ya'kulu min kharâjihi) ») c'est-à-dire de son revenu.

(Sa parole : « المخردل (al-mukhardal) ») c'est-à-dire le déchiqueté ; de là sa parole : « et parmi eux, il en est qui est يخردل (yukhardalu), déchiqueté ».

(Sa parole : « فخررت عنها (fa-kharartu ʿanhâ) ») c'est-à-dire je suis tombé ; de là : « فخر عليه (fa-kharra ʿalayhi), il tomba sur lui » et « خر إلى الأرض (kharra ilâ l-ard), il tomba à terre ».

(Sa parole : « يخرزان (yakhruzân) », et sa parole : « أخرز غربه (akhruzu gharbahu), je couds son seau ») : c'est la couture des peaux.

(Sa parole : « تلقى خرضها (tulqî khurdahâ), elle jette son anneau ») avec u sur la première lettre : c'est l'anneau qui est à l'oreille.

(Sa parole : « قتل الخراصون (qutila l-kharrâsûn), maudits soient les conjectureurs ») c'est-à-dire les menteurs. Sa parole : « يخرصها (yakhrusuhâ) », avec a, c'est-à-dire il l'estime et l'évalue ; الخرص, avec i (al-khirs), est le nom, et avec a (al-khars), le nom de l'action ; on a dit aussi que ce sont deux variantes dans le nom, le nom verbal étant avec a. Quant à celui qui signifie le mensonge, il ne prend que le a.

(Sa parole : « يخترط السيف (yakhtaritu s-sayf) ») c'est-à-dire il dégaine le sabre.

(Sa parole : « مخرفا (makhrafan), مخرافا (mikhrâfan) et خرافا (khirâfan) ») : tout cela vient de الخرفة (al-khurfa), avec u, qui est le fruit cueilli ; المخرف (al-mikhraf) est le récipient dans lequel on rassemble les fruits ; de là : « يخترف لهم (yakhtarifu lahum) », c'est-à-dire il cueille pour eux. Al-Asmaʿî a dit : المخرف (al-makhraf) est la cueillette des palmiers ; et l'on a appliqué المخرف au verger.

(Sa parole : « خرفاء (kharfâ') ») c'est-à-dire qui ne sait pas bien travailler.

(Sa parole : « لا يخرم (lâ yakhrimu) ») c'est-à-dire il ne diminue pas.

(Sa parole : « انخرام قرنه (inkhirâm qarnihi) ») c'est-à-dire l'extinction de sa génération.

(Section kh-z)

(Sa parole : « على خزير (ʿalâ khazîr) ») : c'est un mets (hays) que l'on prépare avec du son.

(Sa parole : « ما لبست خزا (mâ labistu khazzan), je n'ai pas porté de khazz ») : c'est l'étoffe où la soie est mêlée de poil de chameau ou d'autre chose.

(Sa parole : « الخزف (al-khazaf) ») : c'est l'argile cuite que l'on utilise [la poterie].

(Sa parole : « كل ما خزق (kullu mâ khazaqa) ») c'est-à-dire tout ce qui a fendu et percé.

(Sa parole : « يختزلوننا (yakhtazilûnanâ) ») c'est-à-dire ils nous écartent.

(Sa parole : « بخزامة (bi-khizâma) ») : c'est un anneau de crin que l'on met dans le nez du chameau rétif afin qu'il se laisse dompter.

(Sa parole : « الخزائن (al-khazâ'in) ») pluriel de خزانة (khizâna), qui est ce dans quoi l'on garde la chose.

(Sa parole : « غير خزايا (ghayra khazâyâ) ») c'est-à-dire sans être humiliés ni déshonorés ; de là sa parole : « نخزيهما (nukhzîhimâ) », c'est-à-dire nous les déshonorons, ainsi que « ولا تخزني (wa-lâ tukhzinî), et ne me couvre pas d'opprobre », et « لا يخزيك الله (lâ yukhzîka llâh), Allah ne te couvrira jamais d'opprobre ».

(Section kh-s)

(Sa parole : « خاسئا (khâsi'an) », et sa parole : « اخسأ (ikhsa') ») : c'est un mot pour rabrouer. Il a dit dans le livre des Bonnes manières (al-Adab) : « خسأت الكلب (khasa'tu l-kalb) : je l'ai éloigné en le chassant ; خاسئين (khâsi'în) : éloignés. »

(Sa parole : « خسر (khusr), c'est-à-dire égarement ») : c'est une explication par le corollaire, car l'égaré est perdant ; de là : « خبت وخسرت (khibta wa-khasirta) », c'est-à-dire tu aurais péri et été privé du bien.

(Sa parole : « خسفت الشمس (khasafat ash-shams), le soleil s'est éclipsé ») avec deux a. On a dit que الخسوف (al-khusûf) se dit de l'éclipse totale et الكسوف (al-kusûf) de l'éclipse partielle ; c'est plus juste que l'avis de celui qui dit que al-khusûf est pour la lune et al-kusûf pour le soleil, car il est authentiquement rapporté dans le Sahîh avec le khâ' pour le soleil. Et الخسف (al-khasf), pour la terre, c'est qu'elle s'enfonce, elle ou ceux qui s'y trouvent.

(Section kh-sh)

(Sa parole : « خشب مسندة (khushubun musannada), des bûches appuyées ») pluriel de خشبة (khashaba). Les deux Akhshab (أخشبا) de La Mecque sont ses deux montagnes, Abû Qubays et Quʿayqiʿân.

(Sa parole : « خشخشة (khashkhasha) ») c'est-à-dire un bruit.

(Sa parole : « خشاش الأرض (khashâsh al-ard) ») avec a sur la première lettre, et l'on admet i et u : ce sont les petites bêtes de la terre. Chez certains : خشيش (khashîsh), sur le schème de عظيم (ʿazîm), qui a le même sens. Certains ont altéré le khâ' en lettre sans point (hâ') et l'ont expliqué par les plantes, ce qui est une erreur.

(Sa parole : « الخاشعين (al-khâshiʿîn) ») c'est-à-dire les croyants véritables : c'est une explication par le corollaire. Le sens premier de الخشوع (al-khushûʿ) est l'humilité et le calme ; il se manifeste par le fait de baisser les yeux et la voix.

(Sa parole : « سمعت خشفة (samiʿtu khashafa), j'ai entendu un bruit léger ») avec deux a, et aussi avec la deuxième lettre sans voyelle : c'est le son qui n'est pas fort.

(Section kh-ṣ)

* (Sa parole : « خصيبة (khasîba) », c'est-à-dire pourvue d'abondance (fertile).

(Sa parole : « خاصرتي (khâsiratî), mon flanc », et « وامتدت خاصرتاها (wa-mtaddat khâsiratâhâ), et ses flancs se distendirent ») : الخاصرة (al-khâsira) est connue : c'est la taille (الخصر, al-khasr). De là sa parole : « Il a interdit le khasr dans la prière », et : « Il a interdit que l'homme prie مختصرا (mukhtasiran) » : cela signifie qu'il prie en s'appuyant sur son flanc, ou qu'il prie en tenant à la main un bâton sur lequel il s'appuie, ce qui est tiré de المخصرة (al-mikhsara, la baguette) ; on a dit aussi que cela signifie ne pas accomplir complètement l'inclinaison ni la prosternation ; on a dit encore : réciter un verset ou davantage de la fin de la sourate sans réciter la sourate entière. (Je dis) : Tout cela est l'explication de الاختصار (al-ikhtisâr), mais la version portant « al-khasr » appuie la première.

(Sa parole : « خصاصة (khasâsa) ») c'est-à-dire besoin.

(Sa parole : « أخصف نعلي (akhsifu naʿlî) ») c'est-à-dire je couds ma sandale ; le sens premier de الخصف (al-khasf) est d'assembler et de réunir ; de là : « يخصفان عليهما من ورق الجنة (yakhsifâni ʿalayhimâ min waraqi l-janna) », c'est-à-dire ils assemblaient les feuilles du Jardin les unes aux autres.

(Sa parole : « خصفة (khasafa) », avec deux a, et « حجرة مخصفة (hujra mukhassafa) ») : c'est une natte de feuilles de palmier.

(Sa parole : « خصلة من النفاق (khaslatun mina n-nifâq), un trait d'hypocrisie ») c'est-à-dire une part, une branche ou un état ; le sens premier de الخصلة (al-khasla) est un morceau de chair isolé dans le corps.

(Sa parole : « الخصم (al-khasim) ») avec a sur la première lettre et i sous la deuxième, c'est-à-dire très querelleur ; et الخصم (al-khasm), avec a puis sans voyelle, s'applique au singulier et au pluriel, au féminin et au masculin.

(Sa parole : « ما سد منها من خصم (mâ sudda minhâ min khusm) ») avec u puis sans voyelle, c'est-à-dire un côté et un bord ; ce qu'on entend ici est l'embouchure inférieure de l'outre.

Passage douteuxImprimé يستحصى (avec ḥ), lire يستخصى (avec kh), conformément à la section خ ص et à l'explication par الخصاء (la castration) ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : (قوله يستحصى)

(Sa parole : « يستحصى (yastakhsî) ») de schème yastafʿil, tiré de الخصاء (al-khisâ'), qui est l'ablation de la verge ou l'extraction des testicules.

(Section kh-ḍ)

(Sa parole : « المخضب (al-mikhdab) ») avec i sous la première lettre et a sur la troisième : sorte de bassine dans laquelle on lave les vêtements.

(Sa parole : « مخضود (makhdûd) ») Mujâhid a dit : « chargé de fruits » ; et l'on dit : celui qui n'a pas d'épines.

(Sa parole : « خضرة حلوة (khadiratun hulwa), verdoyante et douce ») c'est-à-dire tendre et désirable ; الخضر (al-khadir), parmi les plantes, est ce qui est tendre et frais.

(Sa parole : « نهى عن بيع المخاضرة (nahâ ʿan bayʿi l-mukhâdara) ») : c'est la vente des fruits avant que leur bon état n'apparaisse.

(Sa parole : « إلا آكلة الخضر (illâ âkilata l-khadir), sauf celle qui broute la verdure ») avec a puis i ; on a rapporté aussi u puis a ; chez certains : آكلة الخضراء (âkilata l-khadrâ'), avec voyelle longue. Al-Azharî a dit : ce qu'on entend par là est ce qui a une racine enfoncée dans la terre ; le bétail en est friand et en mange beaucoup, car il y demeure de la verdure et de la fraîcheur.

(Sa parole : « خضراء قريش (khadrâ' Quraysh) ») c'est-à-dire la masse des Quraysh ; sa parole : « كتيبة خضراء (katîba khadrâ'), un escadron vert », c'est-à-dire bardé de fer : on a appelé « verdeur » la noirceur du fer.

(Sa parole : « خضعانا (khudʿânan) ») avec u sur la première lettre, et elle peut prendre un i, c'est-à-dire en signe de soumission ; c'est le nom verbal de خضع (khadaʿa) ou le pluriel de خاضع (khâdiʿ).

(Section kh-ṭ)

(Sa parole : « خطأ (khit'an) ») c'est-à-dire péché ; c'est le nom tiré de خطئت (khati'tu) ; الخطأ (al-khata'), avec a, est un nom verbal se rapportant au péché ; et خطئت a le sens de أخطأت (akhta'tu).

(Sa parole : « على خطبة أخيه (ʿalâ khitbati akhîhi), sur la demande en mariage de son frère ») avec i : c'est le fait d'en parler, dans le mariage ; quant au sermon du vendredi, de la fête et autres, il prend un u sur la première lettre.

(Sa parole : « وعزني في الخطاب (wa-ʿazzanî fî l-khitâb), et il l'a emporté sur moi dans le discours ») c'est-à-dire dans la parole.

(Sa parole : « حتى يخطر (hattâ yakhtira) ») avec i sous le tâ', certains lui donnant un u : c'est-à-dire il suggère [de mauvaises pensées] ; et « يخطر في مشيه (yakhtiru fî mashyihi) », c'est-à-dire il se balance en marchant.

(Sa parole : « يخاطر بنفسه (yukhâtiru bi-nafsihi) ») c'est-à-dire il l'expose aux périls.

(Sa parole : « خطة (khutta) ») avec u sur la première lettre, c'est-à-dire une affaire ; de là : « خطة رشد (khuttatu rushd) », c'est-à-dire une affaire juste.

(Sa parole : « حتى أسمع خطيطه (hattâ asmaʿa khatîtahu) ») c'est-à-dire le bruit de son souffle pendant qu'il dort ; on rapporte aussi غطيطه (ghatîtahu), avec la lettre ghayn avec point, qui est la forme connue dans la langue.

(Sa parole : « أخذ خطيا (akhadha khattiyyan) ») avec a sur la première lettre, et l'on a rapporté le i : c'est-à-dire une lance rattachée à al-Khatt, un lieu du Bahreïn.

(Sa parole : « فمن وافق خطه فذاك (fa-man wâfaqa khattahu fa-dhâk), celui dont le tracé concorde avec le sien, voilà ») c'est-à-dire qui fait une marque pareille à la sienne.

(Sa parole : « خط خططا (khatta khutatan) ») c'est-à-dire il a tracé des marques sur le sol ; de là sa parole : « فخططت بزجه (fa-khatattu bi-zujjihi), j'ai tracé [le sol] avec le talon de sa lance ».

(Sa parole : « يتخطفه الطير (yatakhattafuhu t-tayr) ») c'est-à-dire l'emporte rapidement ; de là sa parole : « فخطفته (fa-khatifathu), elle le ravit ».

(Sa parole : « خطيفة (khatîfa) ») c'est-à-dire عصيدة (ʿasîda, bouillie), de même schème et de même sens ; on a dit qu'elle se fait avec du lait. Sa parole : « إن للجن خطفة (inna li-l-jinni khatfa) », c'est-à-dire ils s'emparent [des gens] avec rapidité.

(Sa parole : « أخذ بخطامه (akhadha bi-khitâmihi) ») : c'est la corde que l'on attache à la tête du chameau ; de là مخطوم (makhtûm). Sa parole : « خطم بأنفه (khatama bi-anfihi) », c'est-à-dire que le coup est tombé à l'endroit du licol ; الخطم (al-khatm) est le devant du nez ; de là : خطم الجبل (khatm al-jabal), l'avancée de la montagne.

(Sa parole : « تخط رجلاه (takhuttu rijlâhu), ses pieds traçaient le sol », et sa parole : « يخطان (yakhuttân) »)8 : cela vient de الخطو (al-khatw, le fait de marcher). Sa parole : « خطوات (khutuwât) » est le pluriel de خطوة (khutwa) ; avec u, c'est l'intervalle entre deux déplacements du pied dans la marche, et avec a, le nom verbal ; on dit : « خطوت خطوة واحدة (khatawtu khatwatan wâhida), j'ai fait un seul pas » ; son pluriel est خطوات (khatawât), avec a, et son pluriel est aussi خطا (khutan) ; de là : « كثرة الخطا (kathratu l-khutâ), le grand nombre de pas ».

(Section kh-f)

(Sa parole : « خفت (khafita) ») avec i sous le fâ', c'est-à-dire il est mort ou il est près de la mort.

(Sa parole : « لا تخفروا (lâ tukhfirû) », et sa parole : « إنا كرهنا أن نخفرك (innâ karihnâ an nukhfiraka) ») : on dit أخفرت الرجل (akhfartu r-rajul) quand on a trahi l'homme, et خفرته (khafartuhu) quand on lui a accordé sa protection.

(Sa parole : « فخفضهم (fa-khaffadahum) », c'est-à-dire il les fit taire ; sa parole : « فخفضت عاليه (fa-khafadtu ʿâliyahu) », c'est-à-dire je l'ai incliné ; sa parole : « فخفضوا أصواتهم (fa-khafadû aswâtahum) », c'est-à-dire ils les baissèrent ; sa parole : « فخفض البصر (fa-khafada l-basar) », c'est-à-dire il baissa les yeux ; de là : « يخفض القسط ويرفعه (yakhfidu l-qista wa-yarfaʿuhu), Il abaisse la balance et l'élève » ; et sa parole : « خافضة (khâfida) », c'est-à-dire qui abaissera des gens vers le Feu, « رافعة (râfiʿa) », c'est-à-dire qui élèvera des gens vers le Paradis.

(Sa parole : « وأخفاؤهم (wa-akhiffâ'uhum) ») avec redoublement, et خفافهم (khifâfuhum) sans redoublement : pluriel de خفيف (khafîf, léger).

(Sa parole : « خف (khuff) » : enveloppe de cuir pour le pied.

(Sa parole : « الخفقة (al-khafqa) ») : comme l'assoupissement (as-sina) ; son sens premier est l'inclinaison de la tête.

(Sa parole : « من طرف خفي (min tarfin khafiyy), d'un regard furtif, c'est-à-dire humble ») : ainsi dans l'original ; c'est une explication par le sens. Sa parole : « أخف علينا (akhfi ʿalaynâ) » est un ordre de dissimuler ; et sa parole : « يتخافتون (yatakhâfatûn) », c'est-à-dire ils se parlent en secret.

(Sa parole : « خافت (khâfit) ») c'est-à-dire parle à voix basse.

(Section kh-l)

(Sa parole : « خلأت القصواء (khala'at al-Qaswâ'), al-Qaswâ' s'est montrée rétive ») avec deux a, avec hamza, c'est-à-dire elle a refusé d'avancer ; c'est comme la rétivité (al-hirân) pour le cheval.

(Sa parole : « حبب إليه الخلاء (hubbiba ilayhi l-khalâ') ») avec voyelle longue, c'est-à-dire la retraite solitaire.

(Sa parole : « إن كان خلبها (in kâna khalabahâ) ») c'est-à-dire l'avait trompée.

(Sa parole : « لا خلابة (lâ khilâba) ») c'est-à-dire pas de tromperie.

(Sa parole : « خلبة (khulba) ») avec u : c'est de la fibre de palmier ; le mot désigne aussi la corde qu'on en fait.

(Sa parole : « خليج (khalîj) ») c'est-à-dire un cours d'eau qui sort d'un flanc9 ; et le خليج d'une vallée est son côté.

(Sa parole : « اختلجوا دوني (ukhtulijû dûnî) ») c'est-à-dire ils ont été arrachés ou enlevés loin de moi ; de là : « ليختلجن (la-yukhtalajunna) ».

(Sa parole : « يختلسه الشيطان (yakhtalisuhu sh-shaytân) ») c'est-à-dire il le dérobe furtivement et rapidement.

(Sa parole : « أخلص إليه (akhlusu ilayhi) ») avec u sur le lâm ; et sa parole : « خلصت إلى عظمي (khalasat ilâ ʿazmî) », sa parole : « خلص إلي من عمله (khalasa ilayya min ʿamalihi) », sa parole : « لسنا نخلص إليك (lasnâ nakhlusu ilayka), nous ne pouvons parvenir jusqu'à toi », sa parole : « تخلص في أهل الفقه (takhlusu fî ahli l-fiqh) », et sa parole : « إذا خلص المؤمنون (idhâ khalasa l-mu'minûn) » : il est dit dans al-Bâriʿ : « خلص فلان إلى فلان (khalasa fulân ilâ fulân) : il est parvenu jusqu'à lui » ; le mot s'emploie aussi pour le salut et la délivrance. Sa parole : « ورهطك المخلصين (wa-rahtaka l-mukhlasîn) », avec a sur le lâm, c'est-à-dire les élus ; et المخلص (al-mukhlis), avec i, est celui qui est exempt d'ostentation. Sa parole : « خلصوا نجيا (khalasû najiyyan) » : il a dit dans l'original : cela signifie « ils se retirèrent à l'écart ».

(Sa parole : « ذو الخلصة (Dhû l-Khalasa) ») : c'était le temple d'une idole, au pays de Daws.

(Sa parole : « خليطين (khalîtayn) ») c'est-à-dire deux associés ; الخلطاء (al-khulatâ') sont les associés ; الخلط (al-khilt) de dattes a le sens de « mélangé » ; et sa parole : « ما له خلط (mâ lahu khilt) », c'est-à-dire que rien des résidus de nourriture ne s'y mêle lorsqu'il sort.

(Sa parole : « الخلع (al-khulʿ) ») avec u et sans voyelle sur le lâm : il est connu dans les chapitres du divorce.

(Sa parole : « وقد كانت هذيل خلعوا خليعا (wa-qad kânat Hudhayl khalaʿû khalîʿan) » et « مخلوعا (makhlûʿan) ») c'est-à-dire ils l'avaient exclu de leur alliance, comme s'ils avaient ôté le serment dont ils s'étaient revêtus avec lui.

(Sa parole : « تختلف أيدينا (takhtalifu aydînâ), nos mains alternaient ») c'est-à-dire l'un pose [la main] quand l'autre la lève.

(Sa parole : « لخلوف فم الصائم (la-khulûfu fami s-sâ'im) ») c'est-à-dire l'altération de son odeur. ʿIyâd a dit : la plupart le prononcent avec a, certains avec u, et d'autres des deux façons.

(Sa parole : « ونفرنا خلوف (wa-nafarunâ khulûf) ») avec u, c'est-à-dire nos hommes sont absents.

(Sa parole : « الخوالف (al-khawâlif) ») : الخالف (al-khâlif) est celui qui est resté derrière toi et qui demeure après ton départ ; de là : « يخلفه في الغابرين (yakhlufuhu fî l-ghâbirîn), qu'Il le remplace auprès de ceux qui restent ».

(Sa parole : « خلفة لمن أراد أن يذكر (khilfatan li-man arâda an yadhdhakkara), en alternance pour qui veut se souvenir ») : il a dit dans l'original : celui qui a manqué une œuvre de la nuit la rattrape le jour.

(Sa parole : « أو ليخالفن الله بين وجوهكم (aw la-yukhâlifanna llâhu bayna wujûhikum), ou bien Allah mettra la discorde entre vos visages ») : on a dit : ils seront tournés vers leurs nuques.

(Sa parole : « أو خلفات (aw khalifât) ») avec i sous le lâm, pluriel de خلفة (khalifa) : c'est la chamelle qui en est à la moitié de sa gestation.

(Sa parole : « خلافك وخلفك واحد (khilâfaka wa-khalfaka wâhid) ») c'est-à-dire : après toi.

(Sa parole : « مخلافان (mikhlâfân) ») c'est-à-dire deux provinces ; c'est dans le parler du Yémen.

(Sa parole : « ولجعلت له خلفا (wa-la-jaʿaltu lahu khalfan) ») avec le lâm sans voyelle, c'est-à-dire une porte à l'arrière.

(Sa parole : « إذا وعد أخلف (idhâ waʿada akhlafa), lorsqu'il promet, il manque à sa promesse ») c'est-à-dire il fait le contraire de ce qu'il a dit qu'il ferait.

(Sa parole : « ثم أخالف إلى رجال (thumma ukhâlifa ilâ rijâl) ») c'est-à-dire je me dirige vers eux par derrière, ou je déjoue leur pensée qui me croit occupé par la prière, afin de les prendre au dépourvu.

(Sa parole : « خالقوا الناس (khâliqû n-nâs) ») c'est-à-dire comportez-vous envers eux avec un bon caractère.

(Sa parole : « اختلاق (ikhtilâq) ») c'est-à-dire mensonge ; à l'origine il vient de الخلق (al-khalq, la création), comme si le menteur créait ce qu'il dit.

(Sa parole : « أبلي وأخلقي (ablî wa-akhliqî) ») c'est-à-dire use-le jusqu'à le rompre ; on dit : خلق الثوب (khaluqa th-thawb) et أخلق (akhlaqa) ; chez certains : أخلفي (akhlifî), avec fâ'.

(Sa parole : « ثوب خلق (thawb khalaq) ») avec deux a, c'est-à-dire usé.

(Sa parole : « خليق للإمارة (khalîq li-l-imâra) ») c'est-à-dire digne du commandement.

(Sa parole : « أتى بخلوق (atâ bi-khalûq) ») c'est-à-dire un parfum mêlé de safran.

(Sa parole : « لا خلاق (lâ khalâq) ») c'est-à-dire aucune part.

(Sa parole : « أخلاقهم على خلق رجل واحد (akhlâquhum ʿalâ khalqi rajulin wâhid) ») avec a sur la première lettre et sans voyelle sur le lâm chez la plupart, et chez an-Nasafî avec deux u.

(Sa parole : « يخلل أصول شعره (yukhallilu usûla shaʿrihi) ») c'est-à-dire il écarte ses cheveux pour que l'eau y pénètre.

(Sa parole : « لا بيع فيه ولا خلال (lâ bayʿun fîhi wa-lâ khilâl) ») c'est-à-dire amitié réciproque ; sa parole : « ولا خلة (wa-lâ khulla) », c'est-à-dire affection ; de là sa parole : « خلة الإسلام (khullat al-islâm) », c'est-à-dire l'affection qu'il crée. Le mot الخلة admet les trois voyelles sur le khâ', le i étant le plus connu pour الخل (al-khill, l'ami) ; ʿIyâd a justifié le a, et al-Farrâ' a rapporté le u. الخليل (al-khalîl) est l'ami sincère, pur, qui réserve son affection et chez qui il n'y a aucune faille en quoi que ce soit de cela.

(Sa parole : « خلائل خديجة (khalâ'il Khadîja) ») pluriel de خليلة (khalîla), c'est-à-dire amie.

(Sa parole : « في خلتها (fî khullatihâ) ») avec u, c'est-à-dire ses amies : il a mis le singulier à la place du pluriel ; et الخلة, avec a (al-khalla), est la qualité et le besoin.

(Sa parole : « خلالكم (khilâlakum) ») vient de التخلل (at-takhallul, le fait de s'insinuer) ; « وفجرنا خلالهما (wa-fajjarnâ khilâlahumâ) », c'est-à-dire entre les deux ; « ومن خلال السحاب (wa-min khilâli s-sahâb) », c'est-à-dire des replis des nuages.

(Sa parole : « خلا منها (khalâ minhâ) ») en forme brève (maqsûr), c'est-à-dire sa jeunesse est passée.

(Sa parole : « لا يختلى خلاها (lâ yukhtalâ khalâhâ), on n'en coupe pas l'herbe fraîche ») : en forme brève, et celui qui l'allonge se trompe ; c'est la plante fraîche.

(Sa parole : « لست لك بمخلية (lastu laka bi-mukhliya) ») c'est-à-dire seule à t'avoir.

(Sa parole : « كانوا يستحيون أن يتخلوا (kânû yastahyûna an yatakhallaw) ») c'est-à-dire de se découvrir en satisfaisant leur besoin.

(Section kh-m)

(Sa parole : « خامدين (khâmidîn) ») c'est-à-dire inertes ; sa parole : « خمدت النار (khamadat an-nâr) » : sa flamme s'est apaisée.

(Sa parole : « الخمر ما خامر العقل (al-khamru mâ khâmara l-ʿaql), le vin est ce qui voile la raison ») c'est-à-dire la couvre ; cela s'oppose à celui qui prétend qu'il est réservé au jus de raisin ; et il est établi dans Muslim : « Tout enivrant est khamr ».

(Sa parole : « الخمرة (al-khumra) ») avec u : petite natte tressée, de la taille du visage et des deux mains.

(Sa parole : « على خمارها (ʿalâ khimârihâ) ») : c'est le voile qui couvre la tête ; le pluriel est خمر (khumur), avec deux u.

(Sa parole : « خمر إناءك (khammir inâ'aka) ») c'est-à-dire couvre-le ; de là : « ألا خمرته (allâ khammartahu), pourquoi ne l'as-tu pas couvert ? » et « خمرت وجهي (khammartu wajhî), j'ai couvert mon visage ».

(Sa parole : « والخميس الجيش (wa-l-khamîs al-jaysh), et le khamîs, c'est l'armée ») : on a dit que l'armée est appelée ainsi parce qu'elle a un centre, une avant-garde, une arrière-garde, une aile droite et une aile gauche ; on a dit aussi : parce qu'elle est soumise au prélèvement du quint ; ʿIyâd l'a contesté, au motif que le prélèvement du quint est une institution de la Loi. Les Arabes ont coutume de dire خميس (khamîs) pour le cinquième et نصيف (nasîf) pour la moitié. الخمس (al-khumus), avec u ou sans voyelle sur le mîm, est une part sur les cinq parts du butin.

(Sa parole : « خموش (khumûsh) ») c'est-à-dire des égratignures : ce sont les blessures qui ne laissent pas de trace ; de là : « Shurayh a appliqué le talion pour des égratignures ».

(Sa parole : « في خميصة (fî khamîsa) ») al-Asmaʿî a dit : manteau de laine ou de khazz, orné de bandes ; Abû ʿUbayda a dit : manteau carré qui a deux bandes.

(Sa parole : « بعرض ثياب خميص أو لبيس (bi-ʿardi thiyâbin khamîsin aw labîsin), en marchandise : des vêtements, un khamîs ou un vêtement déjà porté ») : Abû ʿUbayda l'a donné avec la lettre sîn sans point (khamîs) et l'a expliqué par le petit vêtement ; et l'on a justifié ce qui est dans al-Bukhârî en y voyant le masculin de خميصة (khamîsa).

(Sa parole : « أصابه خمص (asâbahu khamas) » et « رأيت به خمصا (ra'aytu bihi khamasan) ») avec a sur le mîm, c'est-à-dire un amaigrissement du ventre dû à la faim ; on désigne la faim par ce mot. Il a dit dans l'original : « مخمصة (makhmasa), c'est-à-dire famine ».

(Sa parole : « أخمص قدمه (akhmas qadamihi) ») : c'est la partie de la plante du pied qui ne touche pas le sol.

(Sa parole : « الخمط (al-khamt) ») : c'est l'arak.

(Sa parole : « خمل رقيق (khamlun raqîq) ») c'est-à-dire une frange ; الخميلة (al-khamîla) est un manteau à poils longs, de quelque couleur que ce soit ; on a dit aussi que الخميل (al-khamîl) est le vêtement noir.

(Section kh-n)

(Sa parole : « أخنأ اسم عند الله (akhna'u smin ʿinda llâh), le nom le plus vil auprès d'Allah ») c'est-à-dire le plus obscène, dérivé de الخنى (al-khanâ), qui est la débauche.

(Sa parole : « خلف المخنث (khalfa l-mukhannath) ») c'est-à-dire l'efféminé, aux manières alanguies, qui adopte le comportement des femmes.

(Sa parole : « انخنث في حجري (inkhanatha fî hijrî) ») c'est-à-dire il s'est affaissé et plié au moment de la mort.

(Sa parole : « لم يخنز اللحم (lam yakhnaz al-lahm) ») c'est-à-dire la viande n'aurait pas pourri.

(Sa parole : « خنس الإبهام (khanasa l-ibhâm) ») c'est-à-dire il a replié le pouce.

(Sa parole : « خنسه الشيطان (khanasahu sh-shaytân) ») c'est-à-dire le diable s'est saisi de son cœur ; de là الخناس (al-khannâs), forme intensive de ce mot.

(Sa parole : « الخنس (al-khunnas) ») : ce sont les étoiles qui reculent dans leur course, c'est-à-dire qui reviennent en arrière ; on a dit aussi : parce qu'elles disparaissent le jour et apparaissent la nuit ; certains les restreignent aux sept planètes, d'autres aux cinq, à l'exception des deux luminaires.

(Sa parole : « الخنصر (al-khinsir) ») : c'est le petit doigt ; le mot désigne parfois le majeur.

(Sa parole : « أخنع اسم (akhnaʿu sm) ») c'est-à-dire le plus vil.

(Sa parole : « لهم خنين (lahum khanîn) ») c'est-à-dire des pleurs accompagnés d'un son nasillard.

(Section kh-w)

(Sa parole : « خوخة (khawkha) ») c'est-à-dire une ouverture entre deux maisons, munie d'une petite porte.

(Sa parole : « روضة خاخ (Rawdat Khâkh) ») : lieu proche de Hamrâ' al-Asad ; dans la version d'Abû ʿAwâna, il figure avec la lettre sans point (hâ') puis un jîm, et l'on a dit que c'est une altération.

(Sa parole : « خوار (khuwâr) ») : c'est le mugissement des bovins.

(Sa parole : « خوز وكرمان (Khûz wa-Kirmân) ») : les Khûz sont un peuple des non-Arabes, et Kirmân est un pays.

(Sa parole : « خويصة (khuwaysa) ») diminutif de خاصة (khâssa) ) c'est-à-dire une affaire qui le concerne en propre.

(Sa parole : « مخوصة (mukhawwasa) ») c'est-à-dire tissée d'or.

(Sa parole : « فيتخوضون (fa-yatakhawwadûn) » avec les deux lettres avec point, c'est-à-dire ils s'y engagent.

Passage douteuxImprimé à la suite de على تخوف sans nouveau lemme : deux lemmes semblent fusionnés (« على تخوف : تنقص » puis « تضرعا وخيفة : من الخوف ») ; traduit selon cette lecture dans un seul bloc. Texte arabe imprimé : أي تنقص تضرعا وخيفة من الخوف

(Sa parole : « على تخوف (ʿalâ takhawwuf) ») c'est-à-dire par une diminution progressive. « تضرعا وخيفة (tadarruʿan wa-khîfatan) » : [khîfa vient] de la crainte.

(Sa parole : « خولنا (khawwalnâ) ») c'est-à-dire nous avons donné.

(Sa parole : « إخوانكم خولكم (ikhwânukum khawalukum) ») c'est-à-dire vos serviteurs et vos esclaves.

(Sa parole : « يتخولنا (yatakhawwalunâ) ») c'est-à-dire il prenait soin de nous ; Abû ʿUbayda a dit : c'est-à-dire il nous rendait dociles.

(Sa parole : « خامة الزرع (khâmat az-zarʿ) ») : c'est la première pousse, tendre et fraîche, ou frêle.

(Sa parole : « خوان (khiwân) ») avec i ou u sur la première lettre : c'est la table dressée pour le repas ; il est irrégulier de lui donner une hamza initiale, sous la forme du pluriel de أخ (akh, frère).

(Sa parole : « خاوية (khâwiya) ») c'est-à-dire où ne demeure âme qui vive.

(Section kh-y)

(Sa parole : « خيبة لك (khaybatan laka) ») c'est-à-dire privation [pour toi].

(Sa parole : « أستخيرك (astakhîruka) ») c'est-à-dire je Te demande de choisir pour moi.

Passage douteuxImprimé « هو الحدود أختار » après le lemme بين خيرتين : phrase manifestement altérée, rendue littéralement (« les peines légales : je choisis ») faute de lecture sûre. Texte arabe imprimé : هو الحدود أختار كذا قال القاضي

(Sa parole : « بين خيرتين (bayna khiyaratayn) ») : c'est « les peines légales (الحدود) : je choisis » ; ainsi l'a dit al-Qâdî.

(Sa parole : « خيرات حسان (khayrâtun hisân), vertueuses et belles ») : leur singulier est خيرة (khayra), avec a.

(Sa parole : « خير دور الأنصار (khayru dûri l-Ansâr) ») c'est-à-dire la meilleure.

(Sa parole : « بيع الخيار (bayʿ al-khiyâr) ») c'est-à-dire avec faculté de choix (at-takhyîr).

(Sa parole, au sujet du mérite de Jaʿfar : « كان أخير الناس (kâna akhyara n-nâs), il était le meilleur des gens ») ; chez certains, sans alif au début, et c'est la forme connue. Ibn Mâlik a dit : la présence de l'alif est la forme de base dans le schème afʿal du superlatif, mais pour « bien » et « mal » on n'emploie que خير (khayr) et شر (sharr), comme dans la parole du Très-Haut : « pire quant à la position » et « meilleur quant à la récompense » ; la forme de base a cependant été employée dans certains hadiths, comme celui-ci ; et de là le vers de Ru'ba : * « Ô toi qui distribues les bienfaits, fils du meilleur (الأخير) » * ; et l'on rapporte d'Abû Qilâba qu'il a récité : « Ils sauront demain qui est le menteur, l'insolent (الأشر) » [Al-Qamar : 26], avec a sur le shîn et redoublement du râ'.

(Sa parole : « المخيط (al-makhît) ») avec a sur le mîm et i sous le khâ', c'est-à-dire le vêtement cousu ; et avec i puis sans voyelle (al-mikhyat), c'est-à-dire l'aiguille.

(Sa parole : « خيف بني كنانة (khayf Banî Kinâna) ») : c'est la vallée connue sous le nom d'al-Muhassab.

(Sa parole : « يخيل إليه (yukhayyalu ilayhi) ») c'est-à-dire il s'imagine ; sa parole : « يخال إلي (yukhâlu ilayya) » équivaut à « يخيل إلي (yukhayyalu ilayya) ».

(Sa parole : « لا أخاله (lâ ikhâluhu) ») c'est-à-dire je ne le pense pas.

(Sa parole : « خيلاء (khuyalâ') ») c'est-à-dire par orgueil et arrogance ; de là : « يجر إزاره من مخيلة (yajurru izârahu min makhîla), il traîne son pagne par vanité ».

(Sa parole : « الختال والمختال واحد (al-khattâl wa-l-mukhtâl wâhid) ») Ibn Mâlik a dit : la forme correcte du premier est الخال (al-khâl), sans la lettre à deux points dessus (t). (Fin.) Il se peut aussi qu'il soit avec la lettre à deux points dessous (y), et c'est la version d'al-Asîlî.

(Sa parole : « إذا رأى مخيلة (idhâ ra'â makhîla) ») c'est-à-dire un nuage dans lequel on croit voir la pluie.

(Sa parole : « أوجس خيفة (awjasa khîfa) ») c'est-à-dire il conçut intérieurement une crainte ; le wâw a disparu à cause du i sous le khâ'.

(Sa parole : « خائنة الأعين (khâ'inat al-aʿyun) ») : c'est le regard porté sur ce qui est interdit ; c'est sous la forme d'un nom verbal, comme dans leur expression عافاه الله عافية (ʿâfâhu llâhu ʿâfiyatan), Allah lui a accordé la santé.

(Sa parole : « جمل خيار (jamal khiyâr) ») c'est-à-dire de choix, excellent.

La lettre dâl sans point (د)

(Section d-a)

(Sa parole : « داء (dâ') ») c'est-à-dire une maladie.

(Sa parole : « دأب (da'b) ») c'est-à-dire un état ; c'est ce qu'a dit Mujâhid dans l'exégèse de Sa parole : « كدأب آل فرعون (ka-da'bi âli Firʿawn), à la manière des gens de Pharaon » [Âl ʿImrân : 11]. Le دأب (da'b) est l'état constant ; de là : « دأبي (da'bî), mon habitude » et « دأبهما (da'buhumâ), leur habitude à tous deux ».

(Sa parole : « تدأدأ (tada'da'a) ») c'est-à-dire : il est descendu en pendant, comme dans l'autre version. On dit تدأدأ (tada'da'a) et تدهده (tadahdaha) lorsqu'une chose dévale du haut vers le bas.

(Section d-b)

(Sa parole : « الدباء (ad-dubbâ') ») avec voyelle longue, et on l'abrège aussi : la courge.

(Sa parole : « دابة الأرض (dâbbat al-ard), la bête de la terre ») c'est-à-dire le termite (al-arada).

(Sa parole : « من ديباج (min dîbâj), de brocart ») ce sont les étoffes faites de soie grège (ibrîsam) ; on vocalise parfois son d avec a.

(Sa parole : « برأ الدبر (bara'a d-dabar) ») avec a sur la lettre à un point dessous (b) : c'est la blessure qui se trouve sur le dos du chameau.

(Sa parole : « غلاما عن دبر (ghulâman ʿan dubur) ») c'est-à-dire : après sa mort.

(Sa parole : « دابر (dâbir) ») c'est-à-dire le dernier.

(Sa parole : « لا تدابروا (lâ tadâbarû), ne vous tournez pas le dos ») c'est-à-dire : ne rompez pas les liens entre vous.

(Sa parole : « مثل الظلة من الدبر (mithl az-zulla mina d-dabr), comme un nuage de دبر ») avec la lettre à un point dessous (b) sans voyelle : un essaim d'abeilles ; on a dit aussi : les guêpes.

Passage douteuxImprimé الغريبة (« étrange »), probablement الغربية : « le vent d'ouest », lecture retenue. Texte arabe imprimé : هي الريح الغريبة

(Sa parole : « الدبور (ad-dabûr) ») c'est le vent d'ouest.

(Section d-th)

Passage douteuxImprimé دثورني, probablement دثروني (« couvrez-moi »), lecture retenue. Texte arabe imprimé : المدثر وقوله دثورني

(Sa parole : « يا أيها المدثر (yâ ayyuhâ l-muddaththir), Ô toi, le revêtu d'un manteau ! » [Al-Muddaththir : 1], et sa parole : « دثروني (daththirûnî) ») c'est-à-dire : couvrez-moi.

(Sa parole : « أهل الدثور (ahl ad-duthûr) ») c'est-à-dire les gens aux grandes richesses.

(Section d-j)

(Sa parole : « مدجج (mudajjaj) ») c'est-à-dire : complètement pourvu d'armes et d'équipement.

(Sa parole : « الدجال (ad-dajjâl) ») c'est-à-dire le grand menteur.

(Sa parole : « شاة داجن (shât dâjin), une brebis domestique ») c'est l'animal qui s'attache à la maison.

(Section d-ḥ)

(Sa parole : « دحورا (duhûran) ») c'est-à-dire en étant chassés ; et مدحورين (madhûrîn), c'est-à-dire chassés.

(Sa parole : « تدحض الشمس (tadhadu sh-shams) ») c'est-à-dire : le soleil décline du milieu du ciel.

(Sa parole : « الدحض والطين (ad-dahd wa-t-tîn) ») c'est-à-dire l'eau qui rend le sol glissant ; et sa parole : « دحض مزلة (dahd mazilla) » a le même sens ; « ليدحضوا (li-yudhidû) » : pour faire disparaître ; le دحض (dahd) est le glissement, un glissement où aucun pied ne tient ferme.

(Sa parole : « دحاها (dahâhâ) ») c'est-à-dire : Il l'a étendue ; et « دحي السيل (duhiya s-sayl) », c'est-à-dire : le torrent y a étalé ce qu'il charriait de terre.

(Section d-kh)

(Sa parole : « لن أدخر (lan addakhira), je ne mettrai pas en réserve ») sa racine est الذخر (adh-dhukhr), avec la lettre ذ avec point ; lorsqu'elle a été assimilée au t du schème iftaʿala, elle a été changée en د (d) ; المدخر (al-muddakhar) est ce qui est thésaurisé.

(Sa parole : « الدخ (ad-dukh) ») on a dit que c'est une variante dialectale de الدخان (ad-dukhân, la fumée) ; on a dit aussi : une plante qui pousse entre les palmiers ; c'est ce qu'a dit al-Khattâbî, et ʿIyâd l'a jugé faible.

(Sa parole : « داخرين (dâkhirîn) ») c'est-à-dire soumis ; son origine est l'humiliation : داخر (dâkhir), c'est-à-dire humilié.

(Sa parole : « فولجت داخلا لهم (fa-walajtu dâkhilan lahum) ») c'est-à-dire une chambre ou un réduit retiré.

(Sa parole : « مدخلا (muddakhalan) ») c'est-à-dire un lieu où ils entrent.

(Sa parole : « داخلة إزاره (dâkhilat izârihi) ») : son pan qui touche le corps.

(Sa parole : « دخلا (dakhalan) ») avec deux a : c'est-à-dire ruse et tromperie.

(Sa parole : « دخانا (dukhânan) ») c'est ce qui monte du feu.

(Sa parole : « على دخن (ʿalâ dakhan) — j'ai dit : Et quel est son دخن (dakhanuhu) ? ») c'est-à-dire : non limpide et non pur.

(Section d-r)

Passage douteuxImprimé en deux mots « فأدار أتم » ; lu فادّارأتم (Coran 2:72), comme l'indique l'explication qui suit. Texte arabe imprimé : قوله فأدار أتم

(Sa parole : « فادارأتم (fa-ddâra'tum) ») c'est-à-dire : vous êtes entrés en désaccord ; ainsi dans l'original. Le mot vient de الدرء (ad-dar'), qui est le fait de repousser ; le sens est donc : les uns ont rejeté cela sur les autres.

(Sa parole : « يدرؤون (yadra'ûna) ») c'est-à-dire : ils repoussent ; et « درأته عني (dara'tuhu ʿannî) » : je l'ai repoussé loin de moi.

(Sa parole : « الدرجة (ad-diraja) ») avec i sous la première lettre et a sur la deuxième : pluriel de درج (durj), avec u sur la première lettre.

(Sa parole : « درج زمزم (daraj Zamzam), les marches de Zamzam ») pluriel de درجة (daraja), avec deux a : ce sont les escaliers.

(Sa parole : « سنستدرجهم (sa-nastadrijuhum) ») de التدريج (at-tadrîj), qui est le passage d'une chose à une autre progressivement.

(Sa parole : « لبن الدر (laban ad-darr) », « ويمنع درها (wa-yumnaʿu darruhâ) » et « ويدر لبنها (wa-yadirru labanuhâ) ») c'est-à-dire : il coule à flots.

(Sa parole : « مدرارا (midrâran) ») c'est-à-dire : dont une partie suit l'autre.

(Sa parole : « تدرد (tadarrada) ») الدرد (ad-darad), avec voyelles, est la chute des dents.

(Sa parole : « تدردر (tadardaru) ») c'est-à-dire تدحرج (tatadahraju), il roule : même schème et même sens.

(Sa parole : « فيدارسه القرآن (fa-yudârisuhu l-Qur'ân) ») c'est-à-dire : il le lit avec lui.

(Sa parole : « بيت المدراس (bayt al-midrâs) ») c'est la maison où ils lisent [les Écritures] ; المدراس (al-midrâs) est de schème mifʿâl, de الدرس (ad-dars) ; de là : « فوضع مدراسها يده (fa-wadaʿa midrâsuhâ yadahu), celui qui la lisait posa sa main ».

(Sa parole : « دراستهم (dirâsatihim) ») c'est-à-dire leur récitation ; et sa parole : « خفت دروس العلم (khiftu durûs al-ʿilm) », c'est-à-dire la disparition de la science.

(Sa parole : « أدراعه (adrâʿahu) » et « ولبس الدرع (wa-labisa d-dirʿ) ») c'est-à-dire le vêtement que l'on porte au combat.

(Sa parole : « الدرك الأسفل (ad-dark al-asfal), le niveau le plus bas ») c'est un nom tiré de الإدراك (al-idrâk) ; on dit الدرك avec a sur le r ou sans voyelle ; de là sa parole : « دركا لقضاء حاجته (darakan li-qadâ'i hâjatihi), un moyen d'atteindre ce dont il a besoin », et de là sa parole : « درك الشقاء (darak ash-shaqâ') », c'est-à-dire être rattrapé par le malheur.

(Sa parole : « اداركوا (iddârakû) ») c'est-à-dire : ils se sont rassemblés ; ainsi dans l'original ; il semble que l'on veuille dire : ils se sont rejoints les uns les autres.

(Sa parole : « من درنه (min daranihi) ») c'est-à-dire de sa saleté.

(Sa parole : « درنوك (durnûk) ») c'est une sorte d'étoffe à poil court.

(Section d-s)

(Sa parole : « دسره البحر (dasarahu l-bahr) ») c'est-à-dire : la mer l'a poussé ; et Sa parole : « ذات ألواح ودسر (dhâti alwâhin wa-dusur), faite de planches et de dusur » [Al-Qamar : 13] : ce sont les membrures du navire.

(Sa parole : « دسته في ثوبه (dassathu fî thawbihi) ») c'est-à-dire : elle l'a dissimulé.

(Sa parole : « دساها (dassâhâ) ») c'est-à-dire : il l'a égarée ; son origine est دسس (dassasa), c'est-à-dire placer une chose en cachette.

(Sa parole : « في دسكرة بحمص (fî daskara bi-Hims), dans une daskara à Homs ») الدسكرة (ad-daskara) est un édifice semblable à un palais.

(Sa parole : « دسماء (dasmâ') », et de même « دسمة (dasima) ») c'est-à-dire de couleur altérée tirant vers le noir, autrement dit sale, comme le vêtement atteint par la graisse de l'huile ou d'une autre matière ; cela venait de la sueur ; on a dit aussi que c'était sa couleur d'origine, car dans certaines versions on trouve : « noire ».

(Section d-ʿ)

(Sa parole : « أدعج (adʿaj) ») c'est-à-dire aux yeux d'un noir intense.

(Sa parole : « يدعون (yudaʿʿûna) ») c'est-à-dire : ils sont repoussés ; de دععت (daʿaʿtu) ; ainsi dans l'original.

(Sa parole : « فذعته (fa-dhaʿattuhu) ») viendra à la lettre ذ avec point.

(Sa parole : « من لم يجب الدعوة (man lam yujibi d-daʿwa), quiconque ne répond pas à l'invitation ») avec a sur le d selon l'opinion la plus connue : c'est le repas.

(Sa parole : « بدعوى الجاهلية (bi-daʿwâ l-jâhiliyya), par l'appel de l'époque d'ignorance ») c'est leur cri : « Ô famille d'Untel ! » ; de là : « حتى تداعوا (hattâ tadâʿaw), jusqu'à ce qu'ils s'appellent mutuellement ».

(Sa parole : « بدعاية الإسلام (bi-diʿâyat al-islâm) ») avec i sous le d : par son appel, qui est l'unicité divine (at-tawhîd).

(Sa parole : « دعاة على أبواب جهنم (duʿâtun ʿalâ abwâbi jahannam), des prêcheurs aux portes de la Géhenne ») c'est-à-dire qu'ils appellent les gens à pratiquer ce qui y fait entrer.

Passage douteuxImprimé « دعا رطئ », manifestement altéré ; lu دُعّار, pluriel de داعر, comme l'indique l'explication. Texte arabe imprimé : قوله دعا رطئ

(Sa parole : « دعار (duʿʿâr) ») avec u sur la première lettre et le redoublement : pluriel de داعر (dâʿir), qui est le méchant ; le mot s'applique aussi au corrupteur et au voleur.

(Section d-gh)

(Sa parole : « تدغرون أولادكن (tadgharûna awlâdakunna) ») avec a sur la première lettre : c'est le fait de presser la gorge à cause de l'ʿudhra, maladie que l'on appelle la chute de la luette.

(Section d-f)

(Sa parole : « بين الدفتين (bayna d-daffatayn), entre les deux couvertures ») c'est-à-dire les deux bords du mushaf.

(Sa parole : « دفت دافة (daffat dâffa) ») الدف (ad-daff), avec a, est l'allure qui n'est pas vive.

(Sa parole : « تدففان (tudaffifâni) ») c'est-à-dire : elles frappent le tambourin (duff), mot qui se dit avec u, et aussi avec a : c'est celui dont on joue lors des noces.

(Sa parole : « دف نعليك (daff naʿlayka) ») avec a : c'est-à-dire le bruit de ta marche avec elles.

(Sa parole : « الدفء (ad-dif') ») ce avec quoi tu te réchauffes.

(Section d-q)

(Sa parole : « فاندقت عنقها (fa-ndaqqat ʿunuquhâ) ») c'est-à-dire : son cou s'est brisé.

(Sa parole : « دق الباب (daqqa l-bâb) ») c'est-à-dire : il a frappé à la porte.

(Section d-k)

(Sa parole : « دكت (dukkat) ») c'est-à-dire : elle a été ébranlée ; et Sa parole : « فدكتا (fa-dukkatâ) », et sa parole10 : « فدككن (fa-dukikna) » : Il a fait des montagnes une seule [masse].

(Sa parole : « حتى دكن (hattâ dakina) ») c'est-à-dire : sa couleur est devenue أدكن (adkan), c'est-à-dire d'un noir intense.

(Sa parole : « دكه دكا (dakkahu dakkan) ») c'est-à-dire : il l'a plaqué au sol ; une chamelle دكاء (dakkâ') est celle qui n'a pas de bosse ; et le دكداك (dakdâk) du sol en est l'équivalent.

(Section d-l)

(Sa parole : « والدلجة (wa-d-dulja) ») c'est, avec u et sans voyelle sur le l, la marche de toute la nuit ; on dit aussi avec a sur le d, et également avec a sur le l. De même sa parole : « فأدلجوا (fa-adlijû) » : on a dit que c'est la marche de toute la nuit ; on dit aussi que ادّلج (iddalaja), avec le redoublement, signifie marcher à la fin de la nuit, et أدلج (adlaja), sans redoublement, marcher toute la nuit : c'est l'avis de la plupart. Et sa parole : « فلقيناه مدلجا (fa-laqînâhu mudlijan) » vient de أدلج, c'est-à-dire : il a marché à la fin de la nuit.

(Sa parole : « تندلق أقتابه (tandaliqu aqtâbuhu) ») c'est-à-dire : ses entrailles sortent.

(Sa parole : « دلك (dalaka) ») c'est-à-dire : il s'est employé à enlever la saleté.

(Sa parole : « دلوك الشمس (dulûk ash-shams) ») c'est son déclin à partir du zénith ; le mot vient aussi au sens du coucher.

(Sa parole : « دل الطريق (dall at-tarîq) ») c'est-à-dire le fait d'indiquer le chemin.

(Sa parole : « أشبه الناس سمتا ودلا (ashbah an-nâs samtan wa-dallan), le plus semblable des gens par l'allure et le maintien ») c'est-à-dire par la conduite, qui est la belle manière d'être.

(Section d-m)

(Sa parole : « من ديماس (min dîmâs) ») avec i sous la première lettre, et aussi avec a : c'est-à-dire un bain (hammâm).

(Sa parole : « دموا وجهه (dammaw wajhahu) ») c'est-à-dire : ils l'ont blessé au visage, de sorte que le sang en a coulé.

(Sa parole : « الدمان (ad-damân) ») avec a et avec u, et sans redoublement du m : c'est la corruption des spathes [du palmier] ; on dit que son d peut prendre les trois voyelles.

(Section d-n)

(Sa parole : « الدنس (ad-danas) ») c'est-à-dire la souillure.

(Sa parole : « الدنان (ad-dinân) ») avec i sous le d : pluriel de دن (dann), avec a ; c'est la jarre.

(Sa parole : « دانية (dâniya) ») c'est-à-dire proche.

(Sa parole : « الجمرة الدنيا (al-jamra ad-dunyâ) ») avec i sous le d ou avec u : c'est-à-dire la plus proche.

(Sa parole : « الدنية (ad-daniyya) ») c'est-à-dire la chose vile (الحقيرة, al-haqîra) : même schème et même sens.

(Section d-h)

(Sa parole : « تدهده (tadahdaha) ») a été vu à تدأدأ.

(Sa parole : « دهش (dahisha) ») c'est-à-dire ذهل (dhahila), il a été stupéfait : même schème et même sens ; de là : « فدهشت (fa-dahishtu) ».

(Sa parole : « دهاقا (dihâqan) ») c'est-à-dire pleine ; c'est ce qu'a dit Ibn ʿAbbâs.

(Sa parole : « الدهقان (ad-dihqân) ») avec i sous la première lettre, et aussi avec u : mot persan arabisé, c'est-à-dire le chef du village.

(Sa parole : « مدهامتان (mudhâmmatân) ») c'est-à-dire : toutes deux noires à force d'être abreuvées.

(Sa parole : « مدهنون (mudhinûn) ») c'est-à-dire : des gens qui démentent ; de même : « ودوا لو تدهن فيدهنون (waddû law tudhinu fa-yudhinûn), ils aimeraient que tu sois complaisant, ils le seraient alors » [Al-Qalam : 9] ; ainsi dans l'original. Il semble que ce soit une explication par le corollaire ; sinon, الإدهان (al-idhân) vient de المداهنة (al-mudâhana, la complaisance) ; et de là :

(Sa parole : « مثل المداهن في حدود الله (mathal al-mudâhin fî hudûdi Llâh), l'exemple de celui qui est complaisant à l'égard des limites d'Allah ») c'est-à-dire celui qui transige à leur sujet.

(Sa parole : « أدهى وأمر (adhâ wa-amarr), plus terrible et plus amère ») schème afʿal de الداهية (ad-dâhiya, la calamité).

(Section d-w) (Sa parole : « دوحة (dawha) ») c'est-à-dire un grand arbre ; de là : « دوحات المدينة (dawhât al-Madîna), les grands arbres de Médine ».

(Sa parole : « من دارة الكفر (min dârat al-kufr) ») féminin de الدار (ad-dâr, la demeure).

(Sa parole : « تدوكون (tadûkûna) ») c'est-à-dire : vous vous plongez [dans la discussion].

(Sa parole : « فيدال علينا (fa-yudâlu ʿalaynâ) ») c'est-à-dire que la دولة (dawla) — à savoir le dessus — est [contre nous].

(Sa parole : « دووي (dûwiya) ») c'est-à-dire : on lui a préparé un remède, ou il a été soigné.

(Sa parole : « دومة الجندل (Dûmat al-Jandal) ») avec u sur le d ou avec a : c'est un bourg proche de Tabûk.

(Sa parole : « دوي صوته (dawiyy sawtihi) ») c'est-à-dire son élévation et sa continuité.

(Section d-y)

(Sa parole : « ديباج (dîbâj) ») a été vu plus haut.

(Sa parole : « دائرة (dâ'ira) ») c'est-à-dire un retournement de fortune (dawla) ; et دائرة السوء (dâ'irat as-saw') est le châtiment ; c'est ce qu'a dit Mujâhid.

(Sa parole : « ديارا (dayyâran) ») c'est-à-dire : quelqu'un ; il semble que ce soit un fayʿâl de الدوران (ad-dawarân).

(Sa parole : « دائس (dâ'is) ») participe actif de الدياس (ad-diyâs), qui est le foulage des grains après leur moisson.

(Sa parole : « الدين (ad-dîn) ») c'est-à-dire la rétribution, dans le bien et dans le mal : « comme tu rétribues, tu seras rétribué » (كما تدين تدان, kamâ tadînu tudân) ; de là « تدانون (tudânûna), vous serez rétribués ». Et Mujâhid a dit : « بالدين (bi-d-dîn) : par le compte ; مدينين (madînîn) : soumis au compte ».

(Sa parole : « لا يجمعهم ديوان (lâ yajmaʿuhum dîwân), aucun registre ne les réunit ») c'est-à-dire un livre qui tienne le compte.

La lettre dhâl avec point (ذ)

(Section dh-a)

(Sa parole : « أخذ بذؤابتي (akhadha bi-dhu'âbatî), il me prit par ma mèche ») c'est-à-dire par les cheveux de mon toupet ; le mot s'applique aussi à leur emplacement sur la tête ; on allège parfois la hamza ; et mettre a sur la première lettre est une faute.

(Section dh-b)

(Sa parole : « ذبابه بين ثدييه (dhubâbuhu bayna thadyayhi) ») c'est-à-dire la pointe de son sabre.

(Sa parole : « يقتل الذباب (yaqtulu dh-dhubâb), il tue les mouches ») c'est le volatile bien connu, du nombre des insectes ; c'est un pluriel dont le singulier est ذبابة (dhubâba) ; on a dit aussi que c'est un nom collectif employé pour le singulier et le pluriel.

(Section dh-kh)

(Sa parole : « ذخرها (dhakharahâ) ») avec voyelles : c'est-à-dire il l'a mise de côté.

(Section dh-r)

(Sa parole : « ذرفت (dharafat) ») on dit avec a sur le r : c'est-à-dire les larmes en ont coulé.

(Sa parole : « ذرة (dharra) ») avec a sur la première lettre : singulier de الذر (adh-dharr), qui est la petite fourmi ; on a dit aussi : la poussière qui apparaît dans un rayon de soleil ; et l'on a dit autre chose encore.

(Sa parole : « ذرها (dharhâ) ») c'est-à-dire laisse-la ; et sa parole : « أن تذر (an tadhara) », c'est-à-dire que tu laisses.

(Sa parole : « موتا ذريعا (mawtan dharîʿan) ») c'est-à-dire une mort répandue et abondante, ou rapide.

(Sa parole : « والذاريات (wa-dh-dhâriyât) ») ʿAlî a dit : les vents ; et un autre a dit : « تذروه (tadhrûhu) » : le disperse.

(Sa parole : « فذروني (fa-dhurrûnî) ») avec u sur le ذ et le r redoublé : impératif tiré de التذرية (at-tadhriya, la dispersion au vent) ; et de là :

(Sa parole, le Très-Haut : « تذروه الرياح (tadhrûhu r-riyâh), que les vents dispersent » [Al-Kahf : 45]) c'est-à-dire le dispersent ; on dit ذرته الريح تذروه وتذريه (dharat-hu r-rîh tadhrûhu wa-tudhrîhi) lorsque le vent l'a fait voler.

(Sa parole : « الذرة (adh-dhura) ») avec u sur le ذ et sans redoublement du r : une sorte de légumineuse (qatânî) ; il l'a mentionnée au [Livre de la] zakât.

(Sa parole : « أتى بذريرة (atâ bi-dharîra) ») c'est une sorte de parfum connue.

(Sa parole : « غر الذرى (ghurr adh-dhurâ) ») c'est-à-dire aux sommets blancs, c'est-à-dire les bosses ; la ذروة (dhirwa) de toute chose est son sommet ; elle se dit avec i sous la première lettre, et l'on peut mettre u.

(Section dh-ʿ)

Passage douteuxImprimé غمرته غمرا (« je l'ai submergé »), probablement غمزته غمزا : « je l'ai pressé fortement », lecture retenue. Texte arabe imprimé : وقيل غمرته غمرا شديدا

(Sa parole : « ذعته (dhaʿattuhu) ») avec a sur le ذ et le ع, et le redoublement de la lettre à deux points dessus (t) : c'est-à-dire je l'ai étranglé ; on a dit aussi : je l'ai pressé fortement ; et cela a été transmis avec la lettre د sans point, c'est-à-dire : je l'ai repoussé violemment.

(Sa parole : « ذعرتها (dhaʿartuhâ) ») c'est-à-dire je l'ai effrayée ; et sa parole : « ذعرا (dhuʿran) », c'est-à-dire de frayeur.

(Section dh-f)

(Sa parole : « مسك أذفر (misk adhfar) ») c'est-à-dire au parfum vif ; cela vient de الذفر (adh-dhafar), avec a sur le f, qui se dit de ce qui a bonne odeur et d'autre chose ; quant à la forme sans voyelle sur le f et avec la lettre د sans point, elle est propre à ce qui sent mauvais.

(Section dh-q)

Passage douteuxImprimé « ذاقننى) مع » : le lemme est sans doute ذاقنتي (hadith « بين حاقنتي وذاقنتي ») et le mot مع isolé est incompréhensible ; rendu « maʿa [?] ». Texte arabe imprimé : مع قيل الذاقنة نقرة النحر

(Sa parole : « ذاقنتي (dhâqinatî) ») maʿa [ ?] ; on a dit : الذاقنة (adh-dhâqina) est le creux à la base du cou ; on a dit aussi : l'extrémité de la gorge.

(Sa parole : « الأذقان (al-adhqân) ») il a dit : c'est la jonction des deux mâchoires ; le singulier est ذقن (dhaqan).

(Section dh-k)

(Sa parole : « أحرقني ذكاؤها (ahraqanî dhakâ'uhâ), son ardeur m'a brûlé ») c'est-à-dire l'intensité de sa chaleur.

(Sa parole : « لا ذاكرا ولا آثرا (lâ dhâkiran wa-lâ âthiran) ») Abû ʿUbayda a dit : ce n'est pas de الذكر (adh-dhikr) opposé à l'oubli ; son sens est seulement : « en le disant », comme tu dis : ذكرت لفلان حديث كذا (dhakartu li-fulân hadîtha kadhâ), j'ai rapporté à Untel tel récit.

(Sa parole : « قعدوا إلى المذكر (qaʿadû ilâ l-mudhakkir) ») c'est-à-dire le conteur (al-qâss) ; s'est trompé celui qui a dit que c'est le moment, et de même celui qui a dit : le lieu du rappel, en le vocalisant avec a sur le m et le k, et sans voyelle sur le ذ entre les deux.

(Sa parole : « مذاكيره (madhâkîruhu) ») c'est-à-dire sa verge ; c'est un nom singulier à forme de pluriel ; on a dit aussi que l'on entend sa verge et ses deux testicules : il relève alors de la prédominance (at-taghlîb).

(Sa parole : « يقاتل للذكر (yuqâtilu li-dh-dhikr), il combat pour la renommée ») c'est-à-dire afin que l'on parle de lui parmi les gens et qu'on le qualifie de brave. Le mot ذكر (dhikr) s'applique à l'opposé de l'oubli, au Coran, à la Révélation, à la mémorisation, à l'information, à l'obéissance, à l'honneur, au bien, à la Table gardée, à tout Livre descendu d'Allah le Très-Haut, à la prononciation des formules de glorification (tasbîh), à la méditation par le cœur, à une prière unique, à la prière en général, au repentir, à l'invisible, au sermon, à l'invocation, à l'éloge, à la renommée, à la gratitude et à la lecture : ce sont donc plus de vingt acceptions, tirées des propos d'al-Harbî, d'as-Sanʿânî et d'autres.

Passage douteuxImprimé التدكية (avec dâl), lu التذكية : « l'égorgement rituel ». Texte arabe imprimé : والتدكية اسم للذبح الشرعي

(Sa parole : « ذكاه (dhakkâhu) ») c'est-à-dire il l'a égorgé ; التذكية (at-tadhkiya) est le nom de l'égorgement légal, qui consiste à trancher les veines jugulaires.

(Section dh-l)

(Sa parole : « ذلف الأنوف (dhulf al-unûf) ») avec u sur le ذ et sans voyelle sur le l ; le nom est الذلف (adh-dhalaf), avec une voyelle sur le l : c'est-à-dire aux nez camus ; on a dit aussi : c'est la petitesse du nez et son aplatissement ; on a dit aussi : l'élévation de son extrémité, avec la petitesse de son lobe.

(Sa parole : « أذلقته الحجارة (adhlaqat-hu l-hijâra) ») c'est-à-dire : les pierres l'ont épuisé à l'extrême ; on a dit aussi que cela signifie : l'ont affaibli.

(Sa parole : « لا ذلول (lâ dhalûl) ») Abû l-ʿÂliya a dit : le travail ne l'a pas assouplie ; elle n'est pas docile au point de labourer la terre, et elle ne travaille pas aux cultures.

(Section dh-m)

(Sa parole : « ذمة الله (dhimmat Allâh) ») c'est-à-dire Sa garantie ; on a dit aussi : الذمام (adh-dhimâm) est la sauvegarde.

(Section dh-n)

(Sa parole : « ذنوبا أو ذنوبين (dhanûban aw dhanûbayn), un seau ou deux ») il a dit : الذنوب (adh-dhanûb) est le grand seau ; on a dit aussi qu'il ne porte ce nom que s'il contient de l'eau ; et dans Sa parole : « ذنوبا مثل ذنوب أصحابهم (dhanûban mithla dhanûbi ashâbihim) » [Adh-Dhâriyât : 59], c'est-à-dire une part ; et Mujâhid a dit : une voie.

(Section dh-h)

Passage douteuxLes voyelles semblent interverties : la pluie se dit ordinairement الذِّهاب (avec i) et le sens connu (« le fait d'aller ») الذَّهاب (avec a) ; traduit tel qu'imprimé. Texte arabe imprimé : الذهاب بالفتح المطر وأما الذهاب بالكسر فمعروف

* (Sa parole : « الذهاب (adh-dhahâb) ») avec a : la pluie ; quant à الذهاب (adh-dhihâb) avec i, il est connu ; on le dit aussi avec a.

(Sa parole : « بذهيبة (bi-dhuhayba) ») diminutif de ذهبة (dhahaba, une parcelle d'or).

(Sa parole : « يذهل (yadhhalu) ») c'est-à-dire : il est distrait.

(Sa parole : « اسأل عن ذه (is'al ʿan dhih) ») démonstratif du féminin ; on dit ذه (dhih), ذي (dhî), هذه (hâdhih) et هذي (hâdhî) ; le h est celui de la pause.

(Section dh-w)

(Sa parole : « خمس ذود (khams dhawd) ») le ذود (dhawd), parmi les chameaux, va de deux à neuf.

(Sa parole : « لأذودن (la-adhûdanna) ») c'est-à-dire : je repousserai assurément.

Passage douteuxImprimé ذرقوا, lu ذوقوا (« goûtez ») d'après l'explication ; le nom سعيد placé avant « قال » est suspect (peut-être une altération, p. ex. de أبو عبيدة) ; rendu « Saʿîd a dit ». Texte arabe imprimé : ذرقوا) سعيد قال معناه باشروا

(Sa parole : « ذوقوا (dhûqû) ») Saʿîd a dit : son sens est « éprouvez et faites-en l'expérience » ; ce n'est pas le goûter de la bouche.

(Sa parole : « ذواقا (dhawâqan) ») nom d'action de ذاق يذوق (dhâqa yadhûqu, goûter).

(Section dh-y)

(Sa parole : « فإذا هو بذيخ (fa-idhâ huwa bi-dhîkh) ») avec i sous le ذ, suivi de la lettre à deux points dessous (y), puis du خ avec point : c'est le mâle des hyènes.

(Sa parole : « ذات الجنب (dhât al-janb) ») on a dit : c'est la phtisie ; on a dit : l'abcès (ad-dubayla) ; on a dit : un ulcère interne ; on a dit : la maladie.

(Sa parole : « ذات الجيش (Dhât al-Jaysh) ») un lieu situé à une étape de poste (barîd) de Médine.

(Sa parole : « ذات الرقاع (Dhât ar-Riqâʿ) ») avec i sous le r : nom d'un arbre du Najd d'après lequel l'expédition a été nommée ; on a dit aussi : nom d'une montagne présentant du blanc et du rouge ; on a dit aussi : parce qu'ils s'étaient bandé les pieds avec des chiffons (riqâʿ) ; et plus d'un a penché vers l'idée qu'il s'agit de deux expéditions.

(Sa parole : « ذات السلاسل (Dhât as-Salâsil) ») c'est un lieu aux confins du Shâm, où eut lieu l'expédition de ʿAmr ibn al-ʿÂs.

(Sa parole : « ذات عرق (Dhât ʿIrq) ») c'est le lieu d'entrée en sacralisation des gens d'Irak.

(Sa parole : « ذات العشيرة (Dhât al-ʿUshayra) ») avec la lettre avec point, et l'on a dit avec la lettre sans point, au diminutif : c'est le nom de la bataille qui eut lieu à al-ʿUshayra ; ce fut la première des expéditions, et aucun combat n'y eut lieu.

(Avertissement) On rencontre souvent les expressions ذات يوم (dhâta yawm), ذات يده (dhâtu yadihi), ذات ليلة (dhâta layla) et ذات بينكم (dhâta baynikum) : tout cela désigne, par métonymie, la chose même et sa réalité ; le mot s'applique aussi à la création et à l'attribut ; son origine est le démonstratif du féminin ; on fait parfois de ذات (dhât) un nom autonome, et l'on dit : ذات الشيء (dhât ash-shay'). Et Allah sait mieux. On parlera de façon détaillée de la parole de Khubayb : « وذلك في ذات الإله (wa-dhâlika fî dhâti l-ilâh) » dans le commentaire du Livre de l'unicité divine (Kitâb at-tawhîd), si Allah le Très-Haut le veut.

(Sa parole : « ذو الحليفة (Dhû l-Hulayfa) ») c'est le lieu d'entrée en sacralisation (mîqât) des gens de Médine.

(Sa parole : « ذو الخلصة (Dhû l-Khalasa) ») avec des a : le temple d'une idole des Daws.

(Sa parole : « ذو السويقتين (Dhû s-suwayqatayn) ») viendra à la lettre sîn.

(Sa parole : « ذو طوى (Dhû Tawâ) ») avec a sur le ط, à finale brève ; on a dit avec i sous le ط, et on a dit avec u. Al-Asmaʿî a dit : [le nom de] la vallée sacrée est à finale brève, et celui qui se trouve sur la route de Tâ'if est à finale longue.

(Sa parole : « ذو الطفيتين (dhû t-tufyatayn) ») viendra à la lettre ط.

(Sa parole : « ذو قرد (Dhû Qarad) ») avec deux a : un point d'eau à environ une journée de Médine, du côté du pays des Ghatafân.

(Sa parole : « ذو المجاز (Dhû l-Majâz) ») c'est l'un des marchés de l'époque d'ignorance ; il se trouvait en un lieu proche de La Mecque.

Passage douteuxImprimé « ذي عين » (Dhû ʿAyn) ; lecture probable Dhû Ruʿayn (ذي رعين), roi du Yémen. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : قيل ذي عين وذي يزن

(Avertissement) ذو (dhû) est venu au sens de « possesseur » ; de là : « تصل ذا رحمك (tasilu dhâ rahimika), tu entretiens le lien avec tes proches parents ». Al-Qâdî ʿIyâd a dit dans al-Mashâriq : chez les grammairiens et les spécialistes de la langue arabe, ce mot ne s'annexe qu'aux noms de genre, et son annexion à autre chose n'est pas valable ; selon la plupart d'entre eux, il ne se met ni au duel ni au pluriel, et il ne s'annexe ni à un pronom, ni à un adjectif, ni à un nom pourvu de l'article, ni à un nom isolé (ism mufrad), ni à un nom annexé, car lui-même ne se départ jamais de l'annexion ; tout ce qui est venu sous cette forme est rare, comme leur expression : ذوو رأينا (dhawû ra'yinâ, les gens de notre avis), et sa parole : « إن تقتل تقتل ذا دم (in taqtul taqtul dhâ dam), si tu tues, tu tueras quelqu'un dont le sang sera réclamé » ; de même ذو مال (dhû mâl). Et dans la Révélation : « ذوا عدل منكم (dhawâ ʿadlin minkum), deux hommes intègres d'entre vous » [Al-Mâ'ida : 95] et « ذواتا أفنان (dhawâtâ afnân), aux branches touffues » [Ar-Rahmân : 48]. Az-Zubaydî a dit dans Mukhtasar al-ʿAyn : l'origine de ذو est ذوو (dhawaw), car on a dit au duel ذوا (dhawâ) ; il a dit : il l'a mentionné parmi les racines faibles (al-lafîf), avec y et avec w. (Fin.) L'auteur du as-Sihâh a mentionné quelque chose de semblable, et il a cité à l'appui la parole d'Allah, exalté soit-Il, le Très-Haut : « ذواتا أفنان ». Cela va à l'encontre de ce qui précède, à moins de soutenir que c'est une forme rare. Et Allah sait mieux. الأذواء (al-adhwâ') est le nom donné aux chefs du Yémen ; on a dit : Dhû ʿAyn et Dhû Yazan. Le mot a été annexé à un nom isolé dans la version d'al-Asîlî, au [Livre du] jihâd, où l'on trouve : « أهل من ذي مسجد ذي الحليفة (ahalla min dhî masjidi dhî l-Hulayfa), il entra en sacralisation depuis la mosquée de Dhû l-Hulayfa » ; ذي est absent de la version des autres. Il vient aussi au sens de الذي (alladhî, celui qui), comme dans leur expression : « أنا ذو سمعت به (anâ dhû samiʿta bihi), je suis celui dont tu as entendu parler ».

La lettre râ' (ر)

(Section r-a)

(Sa parole : « أثاثا ورئيا (athâthan wa-ri'yan), en biens et en apparence ») Ibn ʿAbbâs a dit : الأثاث (al-athâth), ce sont les biens ; et الرئي (ar-ri'y), l'apparence.

Passage douteuxImprimé « في الجمع » pour le féminin avec *i*, puis encore « وفي الجمع » ; le premier est probablement « في الواحد » : traduit « au singulier ». Texte arabe imprimé : ويقال للمؤنث في الجمع بكسر المثناة Imprimé « بنها », mot inexistant ; lu « بها » : « on entend parfois par là la vision ». Texte arabe imprimé : وقد يراد بنها الرؤية

(Sa parole : « أرأيت (a-ra'ayta) ») son sens est la demande d'information, c'est-à-dire : « Informe-moi de telle chose. » Il se dit avec a sur la lettre à deux points dessus (t) au singulier, au duel et au pluriel : on dit أرأيت (a-ra'ayta), أرأيتك (a-ra'aytaka), أرأيتكما (a-ra'aytakumâ) et أرأيتكم (a-ra'aytakum). Pour le féminin, on le dit, au singulier, avec i sous la lettre à deux points dessus ou sous le kâf ; et au pluriel comme le premier, mais avec un nûn au lieu du mîm. Parfois on entend par là la vision [des yeux] : on met alors au duel et au pluriel ce qui précède la marque de l'interlocuteur.

(Sa parole : « راءينا المشركين (râ'aynâ l-mushrikîn), nous nous sommes montrés aux associateurs ») sur le schème فاعلنا (fâʿalnâ), de الرؤية (ar-ru'ya, la vue), c'est-à-dire : nous leur avons fait voir par cet acte que nous sommes forts ; et cela ne vient pas de الرياء (ar-riyâ', l'ostentation).

(Sa parole : « كريه المرآة (karîh al-mar'â), d'aspect repoussant ») avec a sur le mîm et avec voyelle longue, c'est-à-dire l'aspect. Quant à المرآة (al-mir'â), avec i sous le mîm, c'est l'objet dans lequel on voit le visage.

(Section r-b)

(Sa parole : « ربتها (rabbatahâ) ») c'est-à-dire sa maîtresse.

(Sa parole : « يربني بنو عمي (yarubbunî banû ʿammî), que me gouvernent les fils de mon oncle paternel ») c'est-à-dire qu'ils administrent mon affaire et deviennent pour moi un رب (rabb), c'est-à-dire un maître. De là la parole de Salmân : « Je suis passé entre les mains de plus de dix, d'un rabb à un rabb », c'est-à-dire d'un maître à un maître.

(Sa parole : « الربانيون (ar-rabbâniyyûn) ») c'est-à-dire les savants. On a dit qu'ils sont ainsi nommés en raison de leur connaissance du Seigneur (ar-Rabb), exalté soit-Il et Très-Haut ; on a dit aussi que le رباني (rabbânî) est celui qui éduque les gens par les petites questions de la science avant les grandes, c'est-à-dire progressivement ; et l'on a dit autre chose encore. De là Sa parole : ربيون (ribbiyyûn), dont le singulier est ربي (ribbî).

(Sa parole : « يربيها كما يربي (yurabbîhâ kamâ yurabbî), Il la fait croître comme fait croître ») cela vient de التربية (at-tarbiya), qui consiste à prendre soin d'une chose et à l'améliorer.

(Sa parole : « ربيبة (rabîba) du Prophète (paix et bénédictions sur lui) ») sur le schème فعيلة (faʿîla), de التربية [l'éducation] ; on entend par là qu'elle est la fille de son épouse.

(Sa parole : « الربابة البيضاء (ar-rabâba al-baydâ') ») c'est-à-dire le turban.

(Sa parole : « مال رابح (mâl râbih), un bien profitable ») avec la lettre à un point dessous (b), de الربح (ar-ribh, le profit) ; et avec la lettre à deux points dessous (y), c'est-à-dire que la récompense lui revient continuellement.

(Sa parole : « مربد النعم (mirbad an-naʿam) ») avec i sous le mîm : c'est-à-dire le lieu où l'on enferme les bestiaux.

(Sa parole : « الربذة (ar-Rabadha) ») avec des a : un lieu connu entre La Mecque et Médine.

(Sa parole : « مرابض الغنم (marâbid al-ghanam), les enclos des moutons ») pluriel de مربض (marbid), qui est le lieu où ils séjournent près de l'eau.

Passage douteuxImprimé « هده », coquille pour « هذه » : « cet acte d'obéissance ». Texte arabe imprimé : حبس نفسه على هده الطاعة

(Sa parole : « الرباط (ar-ribât) ») c'est-à-dire le fait de demeurer à la frontière pour la lutte armée ; son sens premier est le fait de retenir, comme si celui qui y est posté (al-murâbit) s'était retenu lui-même pour cet acte d'obéissance.

(Sa parole : « وربطنا على قلوبهم (wa-rabatnâ ʿalâ qulûbihim), et Nous avons raffermi leurs cœurs ») c'est-à-dire : Nous leur avons inspiré la patience.

(Sa parole : « من رباع (min ribâʿ) ») avec i sous la première lettre : c'est le pluriel de ربع (rabʿ), qui est la demeure bien connue ; on a dit aussi qu'on ne dit rabʿ que de ce qui comporte une construction supplémentaire.

(Sa parole : « رباعيته (rabâʿiyatuhu) ») c'est-à-dire ses dents de devant.

(Sa parole : « اربعوا على أنفسكم (irbaʿû ʿalâ anfusikum) ») c'est-à-dire : tenez-vous-en à votre affaire et ne vous hâtez pas ; on a dit aussi que son sens est : retenez-vous, ou ménagez-vous.

(Sa parole : « على أربعاء (ʿalâ arbiʿâ') », avec i sous la lettre à un point dessous (b) : pluriel de ربيع (rabîʿ), qui est le petit canal d'irrigation. Quant à الأربعاء (al-arbaʿâ'), c'est le nom du jour particulier, et le bâ' y admet les trois voyelles.

(Sa parole : « ربا من أسفلها (rabâ min asfalihâ) ») c'est-à-dire : il augmenta ; et Sa parole : « يربي الصدقات (yurbî s-sadaqât) ») c'est-à-dire : Il fait fructifier les aumônes.

(Sa parole : « رابيا (râbiyan) ») cela vient de ربا يربو (rabâ yarbû), quand une chose augmente ; et الربا (ar-ribâ, l'usure) dans les transactions a une voyelle finale brève (maqsûr).

(Sa parole : « ربا الرجل (rabâ r-rajul) ») c'est-à-dire qu'il fut pris d'essoufflement en son intérieur ; de là sa parole : « Qu'as-tu, haletante, la poitrine soulevée (hashan râbiya) ? », c'est-à-dire : tu es prise d'essoufflement (ar-rabw), et ton souffle s'est élevé. De là est nommé الربوة (ar-rabwa) ce qui est élevé de la terre ; et Sa parole : « ربت (rabat) », c'est-à-dire : elle s'est élevée.

(Section r-t)

(Sa parole : « ورتعت وترتع (wa-rataʿat wa-tartaʿu) ») c'est-à-dire elle mange, laissée en liberté.

(Sa parole : « رتقاء (ratqâ') ») c'est-à-dire soudée.

(Sa parole : « يرتل القرآن (yurattilu l-Qur'ân), il psalmodie le Coran ») c'est-à-dire qu'il ne se hâte pas dans sa lecture.

(Section r-th)

(Sa parole : « يرثى له (yurthâ lahu) ») c'est-à-dire on s'afflige pour lui.

(Section r-j)

(Sa parole : « وأرجأ أمرنا (wa-arja'a amranâ) ») c'est-à-dire il différa notre affaire ; de même Sa parole : « ترجي (turjî) », c'est-à-dire tu diffères.

(Sa parole : « عذيقها المرجب (ʿudhayquhâ al-murajjab), son petit palmier étayé ») الرجبة (ar-rujba), avec u sur le râ' et sans voyelle sur le jîm, est la construction dont on entoure le palmier de crainte qu'il ne tombe.

(Sa parole : « رجب مضر (Rajab Mudar) ») c'est le mois [de Rajab], rattaché à Mudar parce qu'ils le vénéraient.

(Sa parole : « حتى يرتج (hattâ yartajja) ») c'est-à-dire jusqu'à ce qu'il se meuve et s'agite ; et dans Sa parole : « رجت (rujjat) », c'est-à-dire : elle fut secouée d'un séisme.

(Sa parole : « وزن لي فأرجح (wazana lî fa-arjaha), il me pesa et fit pencher ») c'est-à-dire il ajouta dans la balance jusqu'à ce qu'elle penche.

(Sa parole : « الرجز (ar-rujz) : il a dit : ce sont les idoles ») c'est une explication par le corollaire, car elles mènent au رجز (rijz), qui est le châtiment ; de là, au sujet de la peste : « un châtiment (rijz) qui a été envoyé ».

(Sa parole : « الرجز (ar-rajaz) ») avec deux a : c'est un genre de poésie bien connu ; certains ont nié qu'il soit de la poésie.

(Sa parole : « رجس (rijs) ») sans voyelle sur le jîm, c'est-à-dire une saleté ; on a dit aussi que الرجس est l'impur (an-najas). Le mot rijs vient au sens du péché et au sens de la mécréance, comme dans Sa parole : « afin d'écarter de vous la souillure » [Al-Ahzâb : 33] et : « elle a ajouté une souillure à leur souillure » [At-Tawba : 125] ; il vient parfois au sens du châtiment ou de ce qui l'entraîne.

(Sa parole : « يرجع (yurajjiʿu) », c'est-à-dire il répète ; et Sa parole : « الرجعى (ar-rujʿâ) » : forme féminine de المرجع (al-marjiʿ, le retour).

(Sa parole : « ذات الرجع (dhât ar-rajʿ) ») c'est-à-dire qui revient avec la pluie.

(Sa parole : « رجع بعيد (rajʿun baʿîd), un retour lointain ») c'est-à-dire une remise [à la vie]. Et sa parole : « باسترجاعه (bi-stirjâʿihi) », c'est-à-dire par sa parole : « Nous sommes à Allah et c'est vers Lui que nous retournerons » ; de là sa parole : « فاسترجع (fa-starjaʿa) ».

(Sa parole : « غزوة الرجيع (ghazwat ar-Rajîʿ), l'expédition d'ar-Rajîʿ ») c'est un lieu du pays des Banû Sulaym et des Hudhayl.

(Sa parole : « يتراجعان بينهما بالسوية (yatarâjaʿâni baynahumâ bi-s-sawiyya), ils se rembourseront l'un l'autre à parts égales ») cela concerne les deux associés en matière d'aumône légale (zakât), et son explication viendra dans le commentaire.

(Sa parole : « يرجف فؤاده (yarjufu fu'âduhu), son cœur tremblait ») c'est-à-dire palpitait ; « ترجف المدينة (tarjufu l-madîna) », c'est-à-dire qu'un léger séisme s'y produit ; et « المرجفون في المدينة (al-murjifûna fî l-madîna), les alarmistes de la ville » sont ceux qui se plongent dans les troubles et autres choses semblables.

(Sa parole : « كنت أرجل رأسه (kuntu urajjilu ra'sahu) ») c'est-à-dire je peignais ses cheveux ; de là sa parole : « il voulut faire le pèlerinage et رجل (rajjala) », c'est-à-dire il peigna les cheveux de sa tête ; de là aussi sa parole : المرجل (al-murajjal), avec redoublement. Quant à المرجل (al-mirjal), avec i sous la première lettre et sans voyelle sur le râ', c'est la marmite.

(Sa parole : « فما ترجل النهار (fa-mâ tarajjala n-nahâr) ») c'est-à-dire : le jour s'éleva.

(Sa parole : « المترجلات من النساء (al-mutarajjilât min an-nisâ') ») c'est-à-dire celles qui imitent les hommes.

(Sa parole : « برجلك (bi-rajlika), avec ta piétaille ») الرجل (ar-rajl), ce sont les fantassins (ar-rajjâla) ; et la parole du poète : « * Et des fantassins (rajla) qui frappent les casques * » : c'est un pluriel de رجل (rajul) contraire à l'analogie.

(Sa parole : « لأرجمنك (la-arjumannaka) ») c'est-à-dire : je t'injurierai certes ; on a dit aussi : je m'éloignerai certes de toi. Quant à Sa parole : « أن ترجمون (an tarjumûn), que vous me lapidiez », on a dit que son sens est la mise à mort ; de là : « tu seras certes du nombre des lapidés ».

(Sa parole : « ترجين النكاح (turajjîna n-nikâh) ») avec u et le redoublement, de الرجاء (ar-rajâ'), qui est l'espoir ; il vient aussi au sens de la crainte ; de là : « Qu'avez-vous à ne pas espérer d'Allah une grandeur ? » [Nûh : 13], c'est-à-dire : vous ne craignez pas Sa grandeur — ainsi dans l'original ; et de même : « Quiconque espère la rencontre de son Seigneur » [Al-Kahf : 110], c'est-à-dire Le craint. On dit, pour l'espoir, رجوت (rajawtu) et رجيت (rajaytu), avec wâw et avec yâ' ; et, pour la crainte, avec wâw seulement.

(Section r-ḥ)

Passage douteuxImprimé « صادفت حبا » ; d'après l'étymologie annoncée, lu « صادفت رحبا » : « tu as trouvé de l'espace ». Texte arabe imprimé : أصلها الرحب أي صادفت حبا

(Sa parole : « مرحبا (marhaban), bienvenue ») c'est un mot que l'on dit lorsqu'on veut témoigner de la bienveillance à celui qui arrive ; son origine est الرحب (ar-rahb, l'espace), c'est-à-dire : tu as trouvé de l'espace.

(Sa parole : « رحب بي (rahhaba bî) ») c'est-à-dire il me dit : « Bienvenue. »

(Sa parole : « رحراح (rahrâh) ») c'est-à-dire large.

(Sa parole : « الرحضاء (ar-ruhadâ') ») avec u sur le râ', a sur le hâ' et la lettre dâd avec point, avec voyelle longue : c'est la sueur de la fièvre.

(Sa parole : « مراحيض (marâhîd) ») pluriel de مرحاض (mirhâd), qui est le lieu d'aisance ; il est tiré de الرحض (ar-rahd), qui est le lavage.

(Sa parole : « الرحيق (ar-rahîq) ») Ibn ʿAbbâs a dit : le vin ; un autre a dit : la boisson sans aucun mélange.

(Sa parole : « الرحلة في المسألة النازلة (ar-rihla fî l-mas'ala an-nâzila), le voyage pour une question survenue ») c'est-à-dire le départ en voyage pour cette raison. Et sa parole : « لا تشد الرحال (lâ tushaddu r-rihâl), on ne sangle pas les selles », et sa parole : « على الرحل (ʿalâ r-rahl) » : c'est le singulier du précédent ; c'est ce que l'on pose sur le dos du chameau sous le cavalier. On dit رحلت البعير (rahaltu l-baʿîr), sans redoublement, c'est-à-dire : j'ai sanglé la selle sur lui.

(Sa parole : « صلة الرحم (silat ar-rahim), le maintien des liens de parenté ») avec a sur le râ' et i sous le hâ'. Les gens de la parenté (dhawû r-rahim) sont les proches ; le mot s'applique à tous ceux qu'unit une ascendance du côté des femmes.

(Sa parole : « الرحى (ar-rahâ) ») c'est la meule avec laquelle on moud, bien connue.

(Section r-kh)

* (Sa parole : « رخاء حيث أصاب (rukhâ'an haythu asâb), doucement là où il voulait » Mujâhid a dit : c'est-à-dire agréable ; on a dit aussi : douce.

(Sa parole : « الرخصة (ar-rukhsa) », et sa parole : « أرخص له (arkhasa lahu) ») cela vient de là ; c'est l'opposé de العزيمة (al-ʿazîma, la règle stricte).

(Sa parole : « بايعه برخص (bâyaʿahu bi-rukhs) ») c'est-à-dire au-dessous du prix du moment.

(Sa parole : « في شدة ولا رخاء (fî shidda wa-lâ rakhâ') ») c'est-à-dire ni dans la gêne ni dans l'aisance.

(Sa parole : « منزلي متراخ (manzilî mutarâkh) ») c'est-à-dire éloigné.

(Section r-d)

(Sa parole : « ردء الإسلام (rid' al-islâm), le soutien de l'islam ») c'est-à-dire leur appui. Ibn ʿAbbâs a dit, sur « comme soutien (rid'an) qui me confirme » : on dit : un aide ; et on dit : un secours.

(Sa parole : « رداح (radâh) ») avec a : c'est-à-dire lourde, pleine.

(Sa parole : « فارتدا (fa-rtaddâ) ») c'est-à-dire ils revinrent tous deux ; et sa parole : « فرددتها عليه (fa-radadtuhâ ʿalayhi) », c'est-à-dire je la lui ai rendue. Ibn ʿAbbâs a dit : المتردية (al-mutaraddiya) est celle qui se précipite, c'est-à-dire qui tombe et meurt. Et « celle de ses filles qui lui est renvoyée (al-mardûda min banâtihi) »11 : c'est la répudiée.

(Sa parole : « فردتني (fa-raddatnî) ») c'est-à-dire elle m'en a fait un manteau (ridâ') ; on a dit aussi que son sens est : elle a détourné par là ma faim, et c'est une erreur.

(Sa parole : « ردع (radʿ) ») sans voyelle sur le dâl et avec la lettre ʿayn sans point : c'est-à-dire une teinture. Et sa parole : « ردغ (radgh) », avec la lettre ghayn avec point : c'est-à-dire beaucoup de boue.

(Sa parole : « ردف (radifa) ») c'est-à-dire il s'est approché.

(Sa parole : « ردف فلان (ridf fulân) ») avec i sous la première lettre et sans voyelle sur le dâl : c'est-à-dire celui qui monte en croupe derrière lui. On dit أردفته (ardaftuhu), c'est-à-dire je l'ai pris en croupe derrière moi ; et ردفته (radiftuhu), c'est-à-dire je suis monté en croupe derrière lui.

(Section r-z)

(Sa parole : « لا أرزأ (lâ arza'u) », et sa parole : « ما رزئنا (mâ razi'nâ) », et sa parole : « فلم يرزأني (fa-lam yarza'nî) ») tout cela vient de الرزء (ar-raz'), avec a, qui est la diminution. Quant à

(Sa parole : « الرزية (ar-raziyya) », cela vient de الرزء (ar-ruz'), avec u, qui est le malheur.

(Sa parole : « ثوبين رازقيين (thawbayn râziqiyyayn) ») c'est-à-dire en lin blanc ; et dans la couleur il y a une teinte bleutée. On a dit aussi que le رازقي (râziqî) est ce qui est faible en toute chose.

(Sa parole : « حصان رزان (hasân razân) ») c'est-à-dire sensée, de الرزانة (ar-razâna), qui est la constance et la gravité.

(Section r-s)

(Sa parole : « الرس (ar-rass) ») il a dit : c'est la mine ; son pluriel est رساس (risâs). On a dit aussi que ar-rass est la corruption ; et les gens d'ar-Rass ont été ainsi nommés parce qu'ils ont rassû leur prophète, c'est-à-dire qu'ils l'ont enfoui dans un puits jusqu'à ce qu'il mourût.

(Sa parole : « راسيات (râsiyât) ») c'est-à-dire fermement établies.

(Sa parole : « مرساها (mursâhâ) ») c'est-à-dire son point d'arrêt.

(Sa parole : « على رسغه (ʿalâ rusghihi) ») avec u sur le râ' : c'est-à-dire l'articulation qui est entre la main et l'avant-bras ; de même la jonction de la jambe et du pied.

(Sa parole : « يرسف في قيوده (yarsufu fî quyûdihi) ») avec u sur le sîn — on dit aussi avec i — : c'est la marche de celui qui est entravé.

(Sa parole : « على رسل (ʿalâ rislin) ») avec i sous le râ' : il est expliqué dans le hadith, et c'est le lait de la bête prêtée (al-manîha). On dit : الرسل (ar-rasl), avec a, ce sont les chameaux ; et avec i, le lait. Et sa parole : « على رسلكما (ʿalâ raslikumâ) », avec a sur le râ' et avec i : c'est-à-dire « doucement, tous les deux » ; on a dit aussi qu'avec i c'est la lenteur posée et avec a la douceur ; son sens premier est la marche lente. De là sa parole : « il marchait d'un pas tranquille (mustarsilan) », et : « ils viennent par groupes successifs (arsâlan) ».

(Section r-sh)

(Sa parole : « رشحهم المسك (rashhuhum al-misk), leur sueur est le musc ») c'est-à-dire leur sueur ; de là sa parole : « dans sa sueur (fî rashhihi) ».

(Sa parole : « رشد (rashid) ») avec i sous sa deuxième lettre, et avec a : c'est la rectitude, quelle que soit la forme qu'il prenne.

(Sa parole : « يرشون (yarushshûn) ») c'est verser l'eau de façon dispersée.

(Sa parole : « ارشقوهم (irshuqûhum) ») c'est-à-dire lancez-leur des flèches ; de là sa parole : « les flèches de Thaqîf les criblèrent (rashaqathum) ».

(Sa parole : « الرشوة (ar-rishwa) ») avec i sous le râ' et avec u : c'est-à-dire le don fait pour une fin injuste ; le pluriel est الرشا (ar-rushâ), avec u sur le râ' et la voyelle finale brève.

(Section r-ṣ)

(Sa parole : « رصدته (rasadtuhu) ») c'est-à-dire je l'ai guetté. Et sa parole : « أخذ علينا بالرصد (akhadha ʿalaynâ bi-r-rasad) », c'est-à-dire par la surveillance ; de là : أرصده (arsuduhu), avec u sur le sâd, c'est-à-dire je le guette ; et « Allah posta pour lui un ange (arsada llâhu lahu malakan) », c'est-à-dire Il le fit se tenir sur son chemin.

(Sa parole : « بنيان مرصوص (bunyân marsûs), un édifice compact ») Ibn ʿAbbâs a dit : dont les parties sont collées les unes aux autres, et c'est l'avis de la plupart ; Yahyâ — c'est-à-dire al-Farrâ' — a dit : bâti avec du plomb (ar-rasâs).

(Sa parole : « تراصوا (tarâssû) ») c'est-à-dire serrez-vous les uns contre les autres.

Passage douteuxImprimé « العقبة » ; il s'agit sans doute de « العقب » (nerf enroulé sur la flèche) : traduit « le nerf ». Texte arabe imprimé : بكسر الراء أي العقبة التي تلوى

(Sa parole : « رصافة (risâfa) ») avec i sous le râ' : c'est-à-dire le nerf que l'on enroule sur l'entrée de la pointe dans la flèche.

(Section r-ḍ)

(Sa parole : « ارضخي (irdakhî) ») c'est-à-dire donne un الرضخ (ar-radkh), qui est une chose peu importante comparée à d'autres ; de là : « on lui donne une petite part (yurdakhu lahâ) ». Et sa parole : « رضخ رأسها (radakha ra'sahâ) », c'est-à-dire : il lui fracassa (shadakha) la tête — même schème et même sens.

(Sa parole : « رض رأسها (radda ra'sahâ) ») c'est-à-dire il lui écrasa la tête ; et « يرض فخذي (yaruddu fakhidhî) », c'est-à-dire il me broie la cuisse.

Passage douteuxImprimé « جمع رضيع » ; la suite (« قيل للئيم راضع ») et l'usage imposent « جمع راضع » : traduit « pluriel de راضع ». Texte arabe imprimé : يوم الرضع) جمع رضيع أي لئيم

(Sa parole : « يوم الرضع (yawm ar-ruddaʿ) ») pluriel de راضع (râdiʿ), c'est-à-dire vil ; le sens est : le jour de la perte des vils. On a appelé le vil râdiʿ (celui qui tète) parce qu'il suce le lait directement du pis afin que nul autre n'entende le bruit de la traite et ne lui en demande. Et الرضاعة (ar-ridâʿa, l'allaitement) se dit avec i sous le râ' et avec a.

(Sa parole : « رضف (radf) ») ce sont les pierres chauffées ; de là : رضيفها (radîfuhâ), c'est-à-dire ce dans quoi on a jeté les pierres chauffées.

(Sa parole : « الرضم (ar-radam) ») avec a sur le dâd — on le prononce parfois sans voyelle — : des pierres amoncelées.

(Sa parole : « قوم رضا (qawm ridan), des gens agréés ») cela se dit pour le singulier et le pluriel. Et sa parole : « وكان رضيا (wa-kâna radiyyan) », c'est-à-dire agréé : il veut dire que c'est un schème faʿîl au sens de mafʿûl.

(Section r-ṭ)

(Sa parole : « رطبة (ratba), humide ») sans voyelle sur le tâ' : c'est-à-dire que sa langue ne s'est pas desséchée à force de la réciter.

(Sa parole : « فقام في الرطاب (fa-qâma fî r-ritâb) ») avec i sous le râ' : pluriel de رطبة (ratba), c'est-à-dire les palmiers portant des dattes fraîches.

(Sa parole : « ارتطمت (irtatamat) ») c'est-à-dire elle s'enfonça (sâkhat), avec la lettre khâ' avec point.

(Sa parole : « رطن (ratana) ») c'est-à-dire il parla une autre langue que l'arabe ; de là الرطانة (ar-ratâna), avec a sur le râ' et avec i.

(Section r-ʿ)

(Sa parole : « رعبت (ruʿibtu) ») c'est-à-dire j'ai été effrayé ; de là : « la frayeur du Messie (ruʿb al-masîh) », c'est-à-dire la frayeur qu'il inspire.

(Sa parole : « فإذا ترعرت (fa-idhâ taraʿraʿat) ») c'est-à-dire elle grandit.

(Sa parole : « رعاع الناس (raʿâʿ an-nâs) ») avec a sur le râ' et avec deux lettres sans point : ce sont les gens de rien d'entre eux.

(Sa parole : « تحت راعوفة (taht râʿûfa) ») c'est une pierre que l'on laisse au fond du puits pour que celui qui puise s'y asseye.

(Sa parole : « رعامها (ruʿâmuhâ), avec u sur le râ' et avec la lettre ʿayn sans point : c'est-à-dire ce qui coule de leurs naseaux.

(Sa parole : « رعل (Riʿl) ») avec i sous le râ' et sans voyelle sur le ʿayn : une tribu de Sulaym.

(Sa parole : « رعاء الشاء (riʿâ' ash-shâ'), les bergers des moutons ») avec i sous le râ', avec voyelle longue ; et avec u sur la première lettre et, après l'alif, le hâ' du féminin ; ce sont deux pluriels de راع (râʿ), qui est celui qui a la charge du bétail ; de là : « Chacun de vous est berger », c'est-à-dire gardien, dépositaire de confiance.

(Sa parole : « راعنا (râʿinâ) ») il l'a expliqué par Sa parole : « et regarde-nous (unzurnâ) » ; on a dit aussi que son sens est : prends soin de nous, de الرعي (ar-raʿy), c'est-à-dire : prête-nous l'oreille.

(Section r-gh)

(Sa parole : « والرغباء إليك (wa-r-raghbâ'u ilayka), et le désir est tourné vers Toi ») avec a sur le râ' et avec voyelle longue, de الرغبة (ar-raghba), qui est la demande ; cela revient souvent dans le hadith.

(Sa parole : « رغسه الله مالا (raghasahu llâhu mâlan) ») c'est-à-dire Allah lui multiplia les biens.

(Sa parole : « أرغم الله أنفه (arghama llâhu anfahu) » et « رغم أنفه (raghima anfuhu) ») c'est une imprécation d'humiliation et d'opprobre, comme s'il invoquait contre lui qu'il soit collé au الرغام (ar-raghâm), qui est la poussière ; on a dit aussi que son sens est l'agitation ; et ar-raghm est le désagrément et la colère. Et sa parole : « la tradition de votre Prophète, même si cela vous offusque (wa-in raghimtum) », c'est-à-dire même si cela vous répugne.

(Section r-f)

(Sa parole : « رفاتا (rufâtan) ») c'est-à-dire des débris.

(Sa parole : « ولا رفث (wa-lâ rafath) ») on a dit : les rapports conjugaux ; on a dit : l'obscénité dans les propos ; on a dit : le fait d'évoquer cela avec les femmes.

(Sa parole : « الرفادة (ar-rifâda) ») avec i : c'est-à-dire l'assistance.

(Sa parole : « الرفد المرفود (ar-rifd al-marfûd) ») on a dit que son sens est : le secours qui secourt ; on dit رفدته (rafadtuhu) quand tu l'as aidé ; on a dit aussi que son sens est : quel mauvais don que celui qui est donné !

(Sa parole : « رفرفا أخضر (rafrafan akhdar) ») c'est un tapis vert.

(Sa parole : « ارفضي عمرتك (urfudî ʿumrataki) ») c'est-à-dire abandonne-la ; de là رفضه (rafadahu) et يرفضه (yarfuduhu) : tout cela vient de l'abandon.

(Sa parole : « لو أن أحدا ارفض (law anna Uhudan irfadda) ») avec redoublement : c'est-à-dire s'écroulait.

(Sa parole : « رفعت فرسي (rafaʿtu farasî) ») c'est-à-dire je lui ai demandé d'accélérer l'allure.

(Sa parole : « على رف (ʿalâ raff) ») c'est une planche surélevée au-dessus du sol, contre le mur ; le pluriel est رفوف (rufûf) et رفاف (rifâf).

(Sa parole : « المرفق (al-marfiq) ») avec a sur la première et la troisième lettre — on le prononce aussi avec i — : c'est l'extrémité de l'os de l'avant-bras du côté du bras.

(Sa parole : « كان بنا رافقا (kâna binâ râfiqan) ») c'est-à-dire secourable.

(Sa parole : « الرفيق الأعلى (ar-rafîq al-aʿlâ), le Compagnon suprême ») on a dit que c'est l'un des noms d'Allah le Très-Haut ; al-Azharî a jugé cela erroné et a dit : ce sont plutôt l'assemblée des prophètes et d'autres, et c'est ce qui est visé par Sa parole, exalté soit-Il et Très-Haut : « Et quels bons compagnons que ceux-là ! » [An-Nisâ' : 69]. Un autre a dit : le Compagnon suprême, c'est le Paradis. De là

(Sa parole : « وكان رفيقا (wa-kâna rafîqan) » : cela vient de الرفق (ar-rifq, la douceur).

(Sa parole : « الرفقة (ar-rufqa) ») c'est-à-dire le groupe de compagnons de voyage.

(Sa parole : « الرفاهية (ar-rafâhiya) ») c'est-à-dire l'aisance de la vie.

(Section r-q)

(Sa parole : « فما رقأ الدم (fa-mâ raqa'a d-dam) ») avec hamza : c'est-à-dire son écoulement ne s'arrêta pas ; de là ce qu'elle a dit : « mes larmes ne tarissent pas (lâ yarqa'u lî damʿ) ». Quant à sa parole : « فكنت رقاء في الجبال (fa-kuntu raqqâ'an fî l-jibâl), j'étais un grand grimpeur dans les montagnes », c'est un schème faʿʿâl de الرقي (ar-ruqiyy, l'ascension).

(Sa parole : « ارقبوا محمد (irqubû Muhammadan) ») c'est-à-dire veillez sur lui.

(Sa parole : « رقيب عتيد (raqîbun ʿatîd) ») Mujâhid a dit : c'est-à-dire un observateur (rasîd). Et sa parole : « الرقيب (ar-Raqîb) » : c'est l'un des noms d'Allah, exalté soit-Il et Très-Haut, et son sens est le Gardien. Et sa parole : « فارتقب (fa-rtaqib) », c'est-à-dire attends. Et sa parole : « pour les nuques (fî r-riqâb) » : ce sont les esclaves sous contrat d'affranchissement (al-mukâtabûn), à qui l'on donne des aumônes de quoi racheter leur personne.

(Sa parole : « الرقوب (ar-raqûb) ») il l'a expliqué dans le hadith par celui qui n'a envoyé devant lui aucun de ses enfants. Abû ʿUbayd a dit : son sens dans leur langage ne porte que sur la perte des enfants en ce bas monde, et il en a fait leur perte dans l'au-delà ; ceci n'est pas en contradiction avec cela12, mais c'est une transposition.

Passage douteuxTournure incohérente (« ومنه أن يكون ») ; peut-être « ومنهم من يكون » ; rendu « il en est aussi où cela se fait des deux côtés à la fois ». Texte arabe imprimé : ومنه أن يكون ذلك من الجانبين معا

(Sa parole : « الرقبى (ar-ruqbâ) ») c'est qu'un homme dise à un autre : « Je t'ai donné telle chose ; si tu meurs avant moi, elle me revient, et si je meurs avant toi, elle est à toi. » Chacun d'eux guette donc l'autre ; et il en est aussi où cela se fait des deux côtés à la fois.

(Sa parole : « من أعتق رقبة (man aʿtaqa raqabatan), quiconque affranchit une nuque ») ) c'est-à-dire une personne d'entre les humains ; c'est le fait d'appeler une chose du nom d'une de ses parties.

(Sa parole : « رقاع تخفق (riqâʿun takhfiqu), des feuillets qui claquent ») c'est-à-dire des feuilles ; ce qui est visé, ce sont les registres de ses mauvaises actions ; on a dit aussi : ce sur quoi sont inscrits les droits d'autrui qu'il a commis le péché de tarder à acquitter.

Passage douteuxImprimé « مرقفا » ; d'après la suite (الرقاق), lu « مرققا » : « une galette amincie ». Texte arabe imprimé : قوله رغيفا مرقفا

(Sa parole : « رغيفا مرقفا (raghîfan muraqqaqan), une galette amincie ») c'est-à-dire tendre et large ; de là الرقاق (ar-ruqâq), avec u et sans redoublement.

(Sa parole : « مراق البطن (marâqq al-batn) ») avec redoublement du qâf : cela viendra à la lettre mîm.

(Sa parole : « رقم في ثوب (raqm fî thawb) ») c'est-à-dire une broderie et ce qui y ressemble.

Passage douteuxImprimé « زراع », coquille pour « ذراع » (patte antérieure) : traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : الرقمة في زراع الحمار

(Sa parole : « الرقمة (ar-raqma) sur la patte antérieure (dhirâʿ) de l'âne ») c'est comme un cercle sur celle-ci, ou ce qui ressemble à un ongle et se trouve sur les pattes des bêtes.

(Sa parole : « الرقيم (ar-raqîm) ») c'est-à-dire l'écrit, marqué (marqûm), de الرقم (ar-raqm) ; on a dit aussi que ar-raqîm est la caverne elle-même ; on a dit : le nom du village ; on a dit : le nom du chien.

(Sa parole : « رقاه (raqâhu) », et sa parole : « إني لأرقي (innî la-arqî) ») avec i sous le qâf, de الرقية (ar-ruqya), qui est la formule de protection.

Passage douteuxImprimé « المنير », coquille pour « المنبر » : « la chaire ». Texte arabe imprimé : قوله رقى المنير

(Sa parole : « il monta (raqiya) sur la chaire (al-minbar) ») c'est-à-dire il y monta ; de même sa parole : « رقيت على ظهر بيت لنا (raqîtu ʿalâ zahri baytin lanâ) », c'est-à-dire je montai sur le toit d'une maison à nous.

(Section r-k)

(Sa parole : « ركب ذات غداة مركبا (rakiba dhâta ghadâtin markaban) ») c'est-à-dire il fit un trajet en étant monté.

(Sa parole : « فبعثوا الركاب (fa-baʿathû r-rikâb) ») c'est-à-dire ils firent lever les chameaux.

(Sa parole : « في ركوب (fî rakûb) ») c'est-à-dire des montures (rakâ'ib), pluriel de ركاب (rikâb).

(Sa parole : « أركد في الأوليين (arkudu fî l-ûlayayn) ») c'est-à-dire je reste immobile et cesse tout mouvement ; le sens est qu'il prolonge la récitation dans les deux premières.

(Sa parole : « الركاز (ar-rikâz) ») c'est le trésor enfoui, selon les gens du Hijâz ; les gens d'Irak l'ont expliqué par la mine.

(Sa parole : « ركز الراية (rakaza r-râya) ») c'est-à-dire il planta l'étendard.

(Sa parole : « ركزا (rikzan) ») c'est-à-dire un son ; on a dit aussi : le son imperceptible.

(Sa parole : « هذا ركس (hâdhâ riks) ») c'est-à-dire impur ; on le dit avec kâf et avec jîm. Quant à Sa parole : « أركسهم (arkasahum) », Ibn ʿAbbâs a dit que son sens est : Il les a dispersés ; un autre a dit : Il les a fait passer d'un état à un autre.

(Sa parole : « ركض دابته (rakada dâbbatahu) ») c'est-à-dire il la poussa et l'aiguillonna pour qu'elle avance ; de là « ركضني (rakadanî) » et « يركض (yarkudu) ».

(Sa parole : « اركعي (irkaʿî) ») c'est-à-dire prie : c'est appeler la chose par une de ses parties.

(Sa parole : « فيركمه جميعا (fa-yarkumahu jamîʿan) ») c'est-à-dire Il le rassemble ; الركام (ar-rukâm) consiste à mettre les choses les unes sur les autres.

(Sa parole : « إلى ركن شديد (ilâ ruknin shadîd), à un appui solide ») c'est-à-dire un clan ; de même Sa parole : « فتولى بركنه (fa-tawallâ bi-ruknihi) », c'est-à-dire avec ceux qui étaient avec lui. Le sens premier de rukn est le flanc de la montagne, et on l'emploie à la place de la force. Et Sa parole : « ولا تركنوا (wa-lâ tarkanû) », c'est-à-dire ne penchez pas ; de même Sa parole : « tu aurais bien failli pencher quelque peu vers eux » [Al-Isrâ' : 74].

(Sa parole : « يستلم الركنين اليمانيين (yastalimu r-ruknayn al-yamâniyayn), il touchait les deux angles yéménites ») c'est-à-dire la Pierre noire et l'angle qui lui fait face du côté du Yémen.

(Sa parole : « على رأس ركي (ʿalâ ra'si rakiyy) », et sa parole : « على شفة الركي (ʿalâ shafati r-rakiyy) ») c'est-à-dire le puits ; on dit aussi الركية (ar-rakiyya), mais l'emploi du hâ' y est rare.

(Section r-m)

(Sa parole : « ترمح الدابة (tarmahu d-dâbba) ») c'est-à-dire la bête rue de sa patte.

(Sa parole : « عظيم الرماد (ʿazîm ar-ramâd), aux cendres abondantes ») c'est une métonymie de l'abondance des hôtes, car cela implique une cuisine abondante, donc des feux nombreux, donc des cendres abondantes. Et sa parole : « رمادا (ramâdan) » : c'est ce qui reste du charbon, dispersé.

(Sa parole : « له رمزة (lahu ramza) ») ; dans une version : زمرة (zamra), avec le zây en premier ; dans une version : رمرمة (ramrama), avec deux râ' ; et dans une version, avec deux zây. ʿIyâd et d'autres ont dit : avec les deux lettres avec point, c'est le mouvement des lèvres en parlant du nez et de la gorge, sans que la langue y bouge ; avec les deux lettres sans point, c'est un son imperceptible, très faible ; avec le râ' en premier, c'est un son imperceptible produit en remuant les lèvres, qui ne se comprend pas ; et avec le zây en premier, un son venant de l'intérieur de la bouche.

Passage douteuxImprimé « حمل » ; lu « جمل » (chameau), seul sens compatible avec أرمك et أورق. Texte arabe imprimé : قوله حمل أرمك

(Sa parole : « جمل أرمك (jamal armak) ») c'est-à-dire cendré (awraq), c'est-à-dire qui a du noir et du blanc.

(Sa parole : « رمال حصير (rimâl hasîr) », et sa parole : « وقد أثر الرمال (wa-qad aththara r-rimâl) », et sa parole : « على سرير مرمول (ʿalâ sarîrin marmûl) ») c'est ce qui est tressé de palmes avec des cordes.

(Sa parole : « أن يرملوا الأشواط (an yarmulû l-ashwât), qu'ils trottinent pendant les tours ») le raml (الرمل) dans la circumambulation est le pas sautillant, sans excès.

(Sa parole : « أرملوا في الغزو (armalû fî l-ghazw) ») c'est-à-dire leurs provisions s'épuisèrent. الأرملة (al-armala) est celle qui n'a pas de mari ; on a dit qu'elle désigne en particulier celle dont le mari est mort ; et le mot s'applique parfois à la femme nécessiteuse.

(Sa parole : « رميم (ramîm) ») c'est-à-dire la végétation de la terre lorsqu'elle s'est desséchée et a été foulée — ainsi y est-il ; un autre a dit : ar-ramîm est ce qui est sec et brisé ; et الرمة (ar-rimma), avec i et redoublement, est l'os décomposé.

(Sa parole : « إلى مرماتين (ilâ mirmâtayn) ») Abû ʿUbayd et d'autres ont dit : المرماة (al-mirmât), avec i sous le mîm et aussi avec a, est la viande qui se trouve entre les deux sabots du mouton ; selon cela, le mîm est radical. On a dit aussi que c'est la flèche avec laquelle on tire ; le mîm est alors augmentatif, et il porte un i, d'un avis unanime. On a dit : c'est une flèche avec laquelle on joue sur un tas de terre : celui qui la lance et dont la flèche reste fichée dans le tas l'emporte. On a dit : les deux mirmât sont les deux flèches que tire l'homme et par lesquelles il remporte l'enjeu. Et الرمية (ar-ramiyya), avec i sous le mîm et redoublement, est le gibier que l'on vise.

(Section r-h)

Passage douteuxImprimé « يرهيون », coquille pour « يرهبون » : « ils redoutent ». Texte arabe imprimé : وكذا قوله يرهيون وقوله استرهبوهم

(Sa parole : « رهبة منك (rahbatan minka) ») c'est-à-dire par crainte ; de même Sa parole : « ils redoutent (yarhabûn) » ; et Sa parole : « استرهبوهم (istarhabûhum) » vient aussi de الرهب (ar-rahab), qui est la crainte. De là sa parole : « رهبوت (rahabût) », sur le schème فعلوت (faʿalût), de الرهبة [la crainte] également.

(Sa parole : « رهطا (rahtan) ») Abû ʿUbayd a dit : الرهط (ar-raht) est un groupe de moins de dix ; on a dit aussi : jusqu'à trois.

(Sa parole : « أرهقتنا لصلاة (arhaqatnâ s-salât) ») c'est-à-dire elle nous a atteints. Et Sa parole : « ترهقها قترة (tarhaquhâ qatara) », c'est-à-dire la rejoint et la couvre. Et Sa parole : « ne m'impose pas de difficulté dans mon affaire » [Al-Kahf : 73], c'est-à-dire ne me charge pas de ce que je ne puis supporter. Al-Azharî a dit : الرهق (ar-rahaq) est un nom tiré de الإرهاق (al-irhâq), qui est le fait de charger de ce qui est insupportable. Et sa parole : « راهقت الحلم (râhaqtu l-hulum) », c'est-à-dire j'en ai atteint l'âge.

(Sa parole : « الرهن (ar-rahn) », et Sa parole : « فرهن مقبوضة (fa-rihânun maqbûda), un gage remis en main » : le sens premier de ar-rahn est la rétention ; de là : « Chaque âme est otage de ce qu'elle a acquis » [Al-Muddaththir : 38] — le hâ' (de rahîna) y marque l'intensité —, c'est-à-dire retenue par ce qu'elle a acquis ; et le gage est bien connu dans les questions de jurisprudence.

(Sa parole : « واترك البحر رهوا (wa-truki l-bahra rahwan) » [Ad-Dukhân : 24], Mujâhid a dit : c'est-à-dire un chemin sec ; un autre a dit : calme ; on a dit aussi : ouvert. Ibn ʿArafa a dit : il est possible que rahwan soit une qualification de Moïse (prière et paix sur lui), c'est-à-dire « à ton aise », ou une qualification de la mer, comme il a été dit. Ibn al-Aʿrâbî a dit : rahwan, c'est-à-dire large, aux intervalles très espacés.

(Section r-w)

(Sa parole : « ولا تأتني بروثه (wa-lâ ta'tinî bi-rawtha) ») c'est-à-dire du crottin ; de là sa parole : « et leurs crottins (wa-arwâthihâ) ».

(Sa parole : « بريد الرويثة (barîd ar-Ruwaytha) ») sous la forme du diminutif de روثة (rawtha) : c'est un lieu connu.

(Sa parole : « غدوة أو روحة (ghadwa aw rawha) », et sa parole : « الروحة (ar-rawha) » et « على روحة (ʿalâ rawha) ») c'est le moment qui va du déclin du soleil jusqu'à la nuit.

(Sa parole : « فروح وريحان (fa-rawhun wa-rayhân) ») Mujâhid a dit : un jardin et l'aisance ; on a dit aussi : le repos et la détente.

(Sa parole : « من روح الله (min rawhi llâh) ») c'est-à-dire Sa miséricorde ; on a dit aussi que son sens est l'espoir ; et ar-rayhân viendra plus loin. Et Sa parole : « روحا من أمرنا (rûhan min amrinâ) », avec u sur le râ' : Ibn ʿAbbâs a dit : le Coran, et tout ce qui est vie pour les âmes en les guidant ; on a dit : c'est Gabriel. Et Sa parole : « l'Esprit fidèle est descendu avec lui (nazala bihi r-rûhu l-amîn) » : c'est Gabriel ; de même « l'Esprit de sainteté (rûh al-qudus) ». Au sujet de l'esprit (ar-rûh), les opinions sont nombreuses.

(Sa parole : « الروحاء (ar-Rawhâ') ») avec a sur le râ' et avec voyelle longue : un lieu du district de Médine ; entre les deux il y a de trente à quarante milles.

(Sa parole : « فيكون لهم أرواح (fa-yakûnu lahum arwâh) ») pluriel de ريح (rîh) ; ce qui est visé est l'odeur désagréable.

(Sa parole : « لم يرح (lam yarih) ») avec a sur le râ' ; on le rapporte aussi avec i, avec a ou u sur la première lettre. On dit رحت الشئ أراحه (rihtu sh-shay'a arâhuhu), et ensuite رحته (rihtuhu), avec i, أريحه (arîhuhu), quand tu en as senti l'odeur ; et aussi أرحته (arahtuhu), أريحه (urîhuhu).

(Sa parole : « فلم يرعهم (fa-lam yaruʿhum) ») c'est-à-dire rien ne les effraya ; الروع (ar-rawʿ), avec a, est la frayeur, et avec u, l'âme.

(Sa parole : « فراغ (fa-râgha) ») avec la lettre ghayn avec point : c'est-à-dire il se détourna ; on a dit aussi : il revint en cachette.

(Sa parole : « رويدك (ruwaydaka) ») c'est-à-dire doucement ; diminutif de رود (rûd), avec u, qui est la douceur ; il est à l'accusatif comme qualificatif d'un terme sous-entendu.

(Section r-y)

(Sa parole : « المرائي (al-murâ'î) », et sa parole : « الرياء (ar-riyâ') ») c'est manifester le bien en vue de la renommée tout en cachant autre chose.

(Sa parole : « يريبني (yurîbunî) ») c'est-à-dire il me fait douter, de الريب (ar-rayb, le doute).

(Sa parole : « راث علينا (râtha ʿalaynâ) ») c'est-à-dire il a tardé.

(Sa parole : « وتذهب ريحكم (wa-tadhhaba rîhukum), et que votre force ne s'en aille ») Qatâda a dit : la guerre ; un autre a dit : la victoire.

(Sa parole : « يوما راحا (yawman râhan) ») c'est-à-dire un jour venteux.

(Sa parole : « وريحان (wa-rayhân) ») Mujâhid a dit : la subsistance ; on a dit aussi : le mûr qui n'a pas été mangé. Et sa parole : « ريحانتاي (rayhânatâya), mes deux basilics » : الريحانة (ar-rayhâna) est toute plante herbacée à l'odeur agréable ; c'est aussi ce auprès de quoi l'on trouve le repos.

(Sa parole : « وريشا (wa-rîshan) ») Ibn ʿAbbâs a dit : les biens ; on a dit aussi : ce qui paraît du vêtement.

Passage douteuxFormes de pluriel et de singulier peu cohérentes telles qu'imprimées (ريعة donné à la fois comme pluriel de ريع et singulier de رياع) ; rendu littéralement. Texte arabe imprimé : وجمعه ريعة والرياع واحده ريعة

(Sa parole : « الريع (ar-rîʿ) ») l'élévation de terrain ; son pluriel est ريعة (riyaʿa), et الرياع (ar-riyâʿ) a pour singulier ريعة (rîʿa).

(Sa parole : « لم يرم (lam yarim) ») c'est-à-dire il ne quitta pas [sa place]. On dit رام يريم ريما (râma yarîmu rayman), lorsqu'il quitte et demeure.

(Sa parole : « كلا بل ران (kallâ bal râna), non, mais (ce qu'ils ont acquis) a recouvert (leurs cœurs) » [Al-Mutaffifîn : 14]) c'est-à-dire : a pris le dessus jusqu'à recouvrir leurs cœurs ; on a dit aussi qu'on entend par là l'enracinement des fautes.

(Sa parole : « لارى الري (la-arâ r-riyy), je vois l'étanchement de la soif ») : c'est une métonymie de sa manifestation.

(Sa parole : « يوم التروية (yawm at-tarwiya) ») : c'est le huitième jour de dhû l-hijja ; il a été nommé ainsi parce qu'ils s'y approvisionnaient en eau (yatarawwawna) pour partir vers le lieu de la station.

La lettre zây (ز)

(Section z-b)

(Sa parole : « له زبيبتان (lahu zabîbatân), il a deux zabîba ») : ce sont les deux écumes de venin qui se trouvent de part et d'autre des commissures de la gueule du serpent ; on a dit aussi : الزبيبة (az-zabîba) est le point noir au-dessus de son œil, et l'on dit aussi : sur le côté de sa gueule.

(Sa parole : « الزبد (az-zabad), l'écume ») Mujâhid a dit : [celle du] torrent ; et « زبد مثله (zabadun mithluhu), une écume semblable » : les scories du fer et des parures.

(Sa parole : « زبر الحديد (zubar al-hadîd) » [Al-Kahf : 96]) c'est-à-dire des morceaux de fer ; le singulier est زبرة (zubra).

(Sa parole : « زبرني (zabaranî) ») c'est-à-dire il me rabroua ; et زبره (zabarahu), c'est-à-dire il lui parla durement.

(Sa parole : « الزبر (az-zubur) ») : les écrits ; le singulier est زبور (zabûr) ; on dit زبرت (zabartu), c'est-à-dire j'ai écrit.

(Sa parole : « الزبيل (az-zabîl) ») avec a sur la première lettre et i sous la deuxième : c'est le grand couffin ; on l'appelle aussi الزنبيل (az-zinbîl).

(Sa parole : « الزبانية (az-zabâniya) ») : ce sont les anges ; on a dit qu'ils ont été nommés ainsi parce qu'ils poussent les gens dans la Géhenne, الزبن (az-zabn) signifiant la poussée ; le singulier est زبنية (zibniya).

(Sa parole : « المزابنة (al-muzâbana) ») : c'est l'une des ventes aléatoires (gharar), dérivée de الزبن (az-zabn), la poussée, comme si chacun des deux contractants repoussait l'autre de son droit ; on a dit aussi : c'est la vente des dattes fraîches encore au sommet des palmiers contre des dattes sèches.

(Section z-j)

(Sa parole : « فخططت بزجه (fa-khatattu bi-zujjihi), je traçai (le sol) avec son talon ») : الزج (az-zujj), avec u, est la pièce de fer qui se trouve au bas de la lance.

(Sa parole : « زجج موضعها (zajjaja mawdiʿahâ) ») c'est-à-dire il la cloua, ou bien il bourra les fentes de son assemblage au moyen du zujj ; il est possible aussi qu'il s'agisse du trou creusé à l'extrémité de la pièce de bois, dans lequel il laissa un zujj pour la tenir fermée et préserver ce qu'elle contenait.

(Sa parole : « الزجاجة (az-zujâja), le verre ») : chose connue.

(Sa parole : « زجرة واحدة (zajratun wâhida) ») c'est-à-dire un seul cri ; sa parole : « زجرا شديدا (zajran shadîdan) », c'est-à-dire une forte interdiction ; et de là sa parole : « زجرها (zajarahâ), il la réprimanda ».

(Sa parole : « مزدجر (muzdajar) ») Mujâhid a dit : c'est-à-dire ce qui met un terme ; d'autres ont dit : مزجر (mazjar), un motif de réprimande. Au sujet de sa parole : « وازدجر (wa-zdujira) », Mujâhid a dit : il fut emporté par la folie ; d'autres ont dit : c'est la forme iftaʿala de الزجر (az-zajr), la réprimande ; et d'autres encore ont dit : c'est-à-dire il fut repoussé par l'injure.

(Sa parole : « مزجى السحاب (muzjî as-sahâb) ») c'est-à-dire celui qui fait lever les nuages et les pousse.

(Section z-ḥ)

(Sa parole : « زحزح (zuhziha) ») c'est-à-dire il fut éloigné (bûʿida), الزحزحة (az-zahzaha) étant l'éloignement ; et sa parole : « بمزحزحه (bi-muzahzihihi) », c'est-à-dire « l'éloignant ».

(Sa parole : « زحفا (zahfan) ») c'est-à-dire en se traînant sur le derrière.

(Section z-kh)

(Sa parole : « زخرف القول (zukhruf al-qawl), des paroles enjolivées ») [Al-Anʿâm : 112] : c'est toute chose que tu as embellie et ornée alors qu'elle est fausse ; et sa parole : « لتزخرفنها (la-tuzakhrifunnahâ) », c'est-à-dire vous les ornerez d'or et d'autre chose ; الزخرف (az-zukhruf) désigne aussi l'or.

(Section z-r)

(Sa parole : « وزرابي مبثوثة (wa-zarâbiyyu mabthûtha), et des tapis étendus ») [Al-Ghâshiya : 16] Yahyâ al-Farrâ' a dit : ce sont les tapis (tanâfis) à poil fin ; d'autres ont dit : les zarâbî d'une maison sont ses couleurs.

(Sa parole : « زر الحجلة (zirr al-hajala) ») on a dit : par الحجلة (al-hajala) on entend la moustiquaire (killa), et son zirr est ce par quoi on la boutonne ; on a dit aussi qu'on entend par là l'oiseau [la perdrix], et son zirr est son œuf ; on a dit encore qu'on entend par là la tache blanche, et son zirr est le point blanc.

(Sa parole : « مزررة بالذهب (muzarrara bi-dh-dhahab) ») c'est-à-dire dont les boutons sont d'or ; et sa parole : « ويزره (wa-yazurruhu) », c'est-à-dire il l'attache comme on attache les boutons.

(Sa parole : « لا تزرموه (lâ tuzrimûhu) ») c'est-à-dire n'interrompez pas son urine.

(Sa parole : « الريح ريح زرنب (ar-rîhu rîhu zarnab), son odeur est l'odeur du zarnab ») : c'est une sorte de parfum ; c'est comme si elle le décrivait par la bonne odeur, ou par la belle renommée.

(Section z-ṭ)

(Sa parole : « من رجال الزط (min rijâl az-zutt), parmi les hommes des Zutt ») : c'est une catégorie de Noirs.

(Section z-ʿ)

(Sa parole : « فلا تزعزعوها (fa-lâ tuzaʿziʿûhâ) ») c'est-à-dire ne la remuez pas et ne l'ébranlez pas.

(Sa parole : « زعم (zaʿama), il prétendit ») : الزعم (az-zaʿm) se dit avec les trois voyelles sur le z ; il s'emploie à l'origine pour ce qui est douteux ; il s'applique parfois au mensonge, parfois à ce qui est avéré, ainsi qu'à la parole en général ; on distingue [ces sens] par l'indice [du contexte].

(Section z-f)

(Sa parole : « يزفر لنا القرب (yazfiru lanâ l-qirab) ») c'est-à-dire il coud [les outres] ; on a dit que cette explication n'est pas connue dans la langue ; elle ne se trouve que dans la version d'al-Mustamlî ; le sens connu est : il les porte remplies ; الزفر (az-zifr), avec i sous la première lettre, est l'outre.

(Sa parole : « زفير وشهيق (zafîrun wa-shahîq) » [Hûd : 106]) Ibn ʿAbbâs a dit : un son fort et un son faible ; on a dit aussi : الزفير (az-zafîr) est à l'origine le cri de l'âne au début du braiment, et الشهيق (ash-shahîq) sa fin ; et l'on a dit : le zafîr vient de la poitrine et le shahîq de la gorge.

(Sa parole : « زفت امرأة (zaffat imra'a) ») : cela vient de الزفيف (az-zafîf), qui est le fait de marcher à petits pas rapprochés.

(Sa parole : « المزفت (al-muzaffat) ») : ce sont les récipients enduits de poix (zift).

(Section z-q)

(Sa parole : « الزقاق (az-zuqâq) ») avec u : c'est la ruelle ; son pluriel est أزقة (aziqqa) ; et sa parole : « زقاق (ziqâq) », avec i, est le pluriel de زق (ziqq), qui est l'outre [servant de récipient].

(Sa parole : « الزقوم (az-zaqqûm) ») : de الزقم (az-zaqm), qui est le fait d'avaler goulûment et de boire avec excès.

(Section z-k)

(Sa parole : « الزكاة (az-zakât) ») : l'obéissance et la sincérité ; et sa parole : « لا يؤتون الزكاة (lâ yu'tûna z-zakât), ils n'acquittent pas la zakât » [Fussilat : 7] : ils n'attestent pas qu'il n'est de divinité qu'Allah.

(Sa parole : « لا أزكى به (lâ uzakkâ bihi) ») c'est-à-dire qu'on ne me loue pas, à cause de lui, pour ce qui n'est pas en moi.

(Sa parole : « أزكى طعاما (azkâ taʿâman) ») c'est-à-dire de plus grand rendement.

(Section z-l)

(Sa parole : « كان أزلفها (kâna azlafahâ) ») c'est-à-dire qu'il l'avait rapprochée, ou amassée, ou acquise.

(Sa parole : « وزلفي (wa-zulafan) ») : des heures après des heures ; c'est de là que Muzdalifa tire son nom, car الزلف (az-zulaf) désigne une étape après une étape ; quant à زلفى (zulfâ), c'est un nom verbal comme قربى (qurbâ), proximité ; on dit ازدلفوا (izdalafû) : ils se rassemblèrent, et أزلفنا (azlafnâ) : nous avons rassemblé.

(Sa parole : « هناك الزلازل (hunâka z-zalâzil), là-bas seront les tremblements ») on a dit : [il faut le prendre] selon son sens apparent, pluriel de زلزلة (zalzala), qui est le tremblement de la terre ; on a dit aussi qu'on entend par là les guerres survenant lors des troubles (fitan), en raison de la grande agitation qui y règne.

(Sa parole : « الأزلام (al-azlâm) ») : il les a mentionnés dans le commentaire de la sourate al-Mâ'ida ; le singulier de al-azlâm est زلم (zalam) : ce sont les flèches du sort, des flèches sur lesquelles était écrit « Fais » ou « Ne fais pas » ; lorsque quelqu'un voulait entreprendre une affaire, il y plongeait la main : si l'ordre sortait, il agissait, et si l'interdiction sortait, il n'agissait pas.

(Sa parole : « فأزلهما (fa-azallahumâ) ») c'est-à-dire il les écarta de la voie droite.

(Section z-m)

(Sa parole : « زمرة (zumra) ») avec u : c'est-à-dire un groupe ; زمرة (zamra), avec a, a déjà été vu à la lettre râ'.

(Sa parole : « مزمارة الشيطان (mizmârat ash-shaytân), le flûteau du diable » : الزمر (az-zamr) est le chant, la voix belle et haute ; et l'on dit que المزمار (al-mizmâr) est une voix accompagnée d'un sifflement.

(Sa parole : « زملوني (zammilûnî) ») c'est-à-dire enveloppez-moi dans mes vêtements.

(Sa parole : « زاملته (zâmilatuhu) ») : الزاملة (az-zâmila) est le chameau sur lequel on charge les vivres et les bagages ; c'est comme une forme fâʿila de الزمل (az-zaml), qui est la charge.

(Sa parole : « الزمهرير (az-zamharîr) ») : c'est le froid intense.

(Section z-n)

(Sa parole : « الزنادقة (az-zanâdiqa) ») : le زنديق (zindîq) est celui qui ne professe aucune religion et renie les lois révélées ; le terme s'applique aussi à l'hypocrite.

(Sa parole : « تزن بريبة (tuzannu bi-rîba) ») c'est-à-dire elle est soupçonnée.

(Sa parole : « زنيم (zanîm) ») : on dit qu'il a une زنمة (zanama), comme la zanama de la chèvre — avec une voyelle sur le n —, qui est un morceau de chair pendant à son cou.

(Section z-h)

(Sa parole : « يزهدها (yuzahhiduhâ) ») c'est-à-dire il la minimise.

(Sa parole : « أزهر اللون (azhar al-lawn) ») c'est-à-dire au teint lumineux.

(Sa parole : « المزهر (al-mizhar) ») avec i sous le m : c'est le luth de chant ; le terme s'applique aussi à l'instrument à cordes (miʿzafa), et c'est l'emploi le plus fréquent chez les Arabes.

(Sa parole : « زهق الباطل (zahaqa l-bâtil), le faux a disparu » [Al-Isrâ' : 81]) c'est-à-dire il a péri ; الزهوق (az-zuhûq) est la sortie ; c'est une métaphore.

(Sa parole : « الزهو (az-zahw) ») : c'est le début du mûrissement des dattes vertes ; son sens premier est l'apparition. Sa parole : « حتى يزهى (hattâ yuzhiya) », il l'a expliquée dans le hadith même en disant : « jusqu'à ce qu'elles rougissent » ; le verbe se dit donc avec u sur la première lettre et i sous le h, du verbe à quatre lettres ; dans une version, on trouve « حتى يزهو (hattâ yazhuwa) », de زها (zahâ), verbe à trois lettres ; certains ont rejeté cette forme, et d'autres ont rejeté la première ; on dit زها (zahâ) lorsque le fruit apparaît, et أزهى (azhâ) lorsqu'il se fortifie. Quant à la parole de ʿÂ'isha : « يزهى أن تلبسه (yuzhâ an talbasahu) », elle signifie qu'elle se juge au-dessus de le porter et ne l'agrée pas.

(Section z-w)

(Sa parole : « من أنفق زوجين (man anfaqa zawjayn), quiconque dépense une paire ») c'est-à-dire deux choses de chaque espèce ; le mot الزوج (az-zawj) s'applique à la catégorie et à l'espèce, ainsi qu'à toute paire de choses associées, opposées ou semblables.

Passage douteuxImprimé مرود (deux fois), mais sous la section ز و il faut lire مزود (*mizwad*) : « sac à provisions ». Texte arabe imprimé : (قوله مرود تمر) المرود وعاء

(Sa parole : « مرود تمر (mizwad tamr), un sac de dattes ») : المرود (al-mizwad) est un récipient semblable au sac de cuir (jirâb) et à ce qui lui ressemble.

(Sa parole : « مزادة (mazâda) ») c'est-à-dire une outre à eau.

(Sa parole : « قول الزور (qawl az-zûr) » [Al-Hajj : 30]) c'est-à-dire le mensonge et le faux.

(Sa parole : « زورت مقالة (zawwartu maqâlatan) ») c'est-à-dire j'ai préparé un discours et je l'ai façonné en moi-même.

(Sa parole : « تزاور (tazâwaru) ») c'est-à-dire il s'incline ; cela vient de الزور (az-zawar), qui est l'inclinaison ; et الأزور (al-azwar) est celui qui penche le plus.

(Sa parole : « نهي عن الزور (nuhiya ʿan az-zûr), il a interdit le zûr ») : il se dit avec u, et désigne le fait de rallonger les cheveux avec d'autres cheveux ou avec autre chose.

(Sa parole : « لزورك (li-zawrika) ») avec a sur le z : c'est-à-dire pour ton hôte ; l'auteur en a traité au chapitre de l'honneur dû à l'hôte, dans le Livre des bonnes manières.

(Sa parole : « الزوراء (az-zawrâ') ») avec voyelle longue : c'est un lieu du marché de Médine.

(Sa parole : « يزول في الناس (yazûlu fî n-nâs) ») c'est-à-dire il se déplace parmi les gens, allant et venant, sans se fixer.

(Sa parole : « يزوى بعضها إلى بعض (yuzwâ baʿduhâ ilâ baʿd) ») c'est-à-dire elle se contracte et se resserre.

(Sa parole : « الزاوية (az-zâwiya) ») : c'est un lieu près de Bassora, à deux parasanges de la ville, où eut lieu une bataille célèbre d'al-Hajjâj, et où se trouvait un château d'Anas ibn Mâlik.

(Section z-y)

(Sa parole : « زاح عني الباطل (zâha ʿannî l-bâtil) ») c'est-à-dire [le faux] s'en est allé.

(Sa parole : « زيادة كبد الحوت (ziyâdat kabid al-hût), le lobe du foie du poisson ») : c'est le morceau isolé qui pend du foie.

Passage douteuxImprimé عنه مسلم, probablement عند مسلم : « chez Muslim ». Texte arabe imprimé : وثبت الثاني في حديث صحيح عنه مسلم

(Sa parole : « الحسنى وزيادة (al-husnâ wa-ziyâda), la plus belle récompense et un surcroît » [Yûnus : 26]) Mujâhid a dit : le pardon ; d'autres ont dit : la vision de la Face d'Allah ; ce second sens est établi dans un hadith authentique chez Muslim.

Passage douteuxImprimé تزيع, probablement تزيغ (*tazîgha*) : « avant que le soleil ne décline ». Texte arabe imprimé : وقوله قبل أن تزيع الشمس

(Sa parole : « قبل أن أزيغ (qabla an azîgha) ») c'est-à-dire avant que je ne dévie ; de là : « زاغت الأبصار (zâghati l-absâr) » [Al-Ahzâb : 10], c'est-à-dire les regards ont dévié ; et sa parole : « ما زاغ البصر (mâ zâgha l-basar), le regard n'a pas dévié » [An-Najm : 17] ; et sa parole : « قبل أن تزيع الشمس (qabla an tazîgha sh-shams) », c'est-à-dire avant que le soleil ne décline vers le couchant.

(Sa parole : « زينة القوم (zînat al-qawm), les parures du peuple » [Tâ-Hâ : 87]) : les bijoux qu'ils avaient empruntés aux gens de Pharaon.

La lettre sîn (س)

(Section s-ʾ)

(Sa parole : « صنع سؤرا (sanaʿa su'ran) ») avec hamza sans voyelle : c'est-à-dire un repas ; on a dit que السؤر (as-su'r) signifie le festin en abyssin ; on a dit : en persan ; et on a dit qu'il se prononce sans hamza.

(Sa parole : « إنك لسؤل (innaka la-su'ûl) ») c'est-à-dire grand questionneur.

(Sa parole : « السآمة (as-sa'âma) ») c'est-à-dire la lassitude.

(Section s-b)

(Sa parole : « ثم أتبع سببا (thumma atbaʿa sababan) ») [Al-Kahf : 85] c'est-à-dire un chemin.

(Sa parole : « بسبب (bi-sabab) ») c'est-à-dire avec une corde ; c'est Ibn ʿAbbâs qui l'a dit ; et il a dit : « al-asbâb : le ciel »13 ; et Mujâhid a dit : ses chemins dans ses portes.

(Sa parole : « تقطعت بهم الأسباب (taqattaʿat bihimu l-asbâb) » [Al-Baqara : 166]) Mujâhid a dit : les liens [noués] dans le bas monde.

(Sa parole : « سبابتيه (sabbâbatayhi) ») : duel de سبابة (sabbâba), qui est le doigt voisin du pouce.

(Sa parole : « ساببت (sâbabtu) ») sur le schème fâʿaltu, de السب (as-sabb), qui est l'insulte ; et sa parole : « سباب (sibâb) » est un nom verbal.

(Sa parole : « النعال السبتية (an-niʿâl as-sibtiyya) ») : rapportées à السبت (as-sibt), avec i, qui est le cuir de bœuf.

(Sa parole : « يسبحون (yasbahûna) ») c'est-à-dire ils tournent.

(Sa parole : « سابح يسبح (sâbih yasbah) ») c'est-à-dire il nage.

(Sa parole : « حين التسبيح (hîna t-tasbîh) ») c'est-à-dire au moment de la prière surérogatoire ; de là sa parole : « سبحة الضحى (subhat ad-duhâ), la prière surérogatoire de la matinée » ; la prière a été appelée subha pour la glorification d'Allah et la proclamation de Sa transcendance qu'elle renferme ; de là : « كان يسبح بعد العشاء (kâna yusabbihu baʿda l-ʿishâ') », c'est-à-dire il accomplissait des prières surérogatoires après la prière du soir. Quant à la parole du Très-Haut : « لولا تسبحون (law-lâ tusabbihûna), que ne glorifiez-vous pas ! » [Al-Qalam : 28], son sens est : que ne dites-vous pas « si Allah le veut » ; on a entendu par la glorification (at-tasbîh) l'évocation d'Allah le Très-Haut.

(Sa parole : « سبحان الله (subhâna llâh) ») : c'est la proclamation de Sa transcendance au-dessus de tout mal ; le mot est à l'accusatif, comme nom verbal.

(Sa parole : « ذات سبخة (dhât sabakha) ») avec deux a et la lettre kh avec point : c'est une terre salée ; parfois la deuxième lettre est sans voyelle ; le pluriel est سباخ (sibâkh).

(Sa parole : « سيماهم التسبيد (sîmâhum at-tasbîd) ») c'est-à-dire le fait d'enlever entièrement les cheveux en les rasant ou autrement ; on a dit aussi : l'excès dans l'austérité ; le premier sens est le plus connu.

(Sa parole : « سباطة قوم (subâtat qawm) ») : c'est le dépotoir.

(Sa parole : « الأسباط (al-asbât) ») : ce sont les tribus des fils d'Israël.

(Sa parole : « سبط الشعر (sabt ash-shaʿr) ») c'est-à-dire aux cheveux sans boucles ; et « سبط الكفين (sabt al-kaffayn) », c'est-à-dire aux paumes larges ; la lettre à un point dessous (b) peut porter un i, et l'on rapporte aussi le a.

(Sa parole : « لكل سبوع ركعتين (li-kulli subûʿin rakʿatayn), pour chaque série de sept, deux unités de prière ») : c'est le pluriel de سبع (sabʿ), comme ضرب (darb) et ضروب (durûb) ; on entend par là : il a tourné sept fois [autour de la Kaʿba].

(Sa parole : « من لها يوم السبع (man lahâ yawma s-subuʿ), qui s'en occupera le jour du subuʿ ? ») avec u sur la lettre à un point dessous (b), ou sans voyelle sur elle. On a dit : c'est le nom du lieu du Rassemblement ; on a dit : c'est le moment où le fauve s'en empare — on dit سبع الذئب الغنم (sabaʿa dh-dhi'bu l-ghanam) lorsque le loup a dévoré les moutons — ; on a dit qu'on entend par là le jour de l'abandon ; on a dit : le jour où le fauve dévore le berger, si bien que le loup reste seul avec les moutons ; on a dit : c'est un jour de fête qui existait au temps de l'ignorance, où ils se rassemblaient et se divertissaient en délaissant les moutons, si bien que le fauve les mangeait ; et on a dit qu'on entend par là le jour de l'effroi — on dit أسبع فلان فلانا (asbaʿa fulânun fulânan) lorsqu'il l'a effrayé. An-Nawawî a dit : « La plupart des rapporteurs ont le u sur le b, et certains le prononcent sans voyelle ; le plus juste est que le sens soit : qui s'en occupera lors des troubles, lorsqu'elles seront laissées sans berger ? » Certains ont prétendu que la lecture avec la lettre à un point dessous (b) est une altération (tashîf), et que la bonne est avec la lettre à deux points dessous (y), qui signifie la perte ; on dit أسيعت (usîʿat) et أضيعت (udîʿat), elles ont été laissées à l'abandon.

(Sa parole : « سبغت (sabaghat) ») c'est-à-dire elle fut complète ; sa parole : « توضأ فأسبغ (tawadda'a fa-asbagha) », c'est-à-dire il fit ses ablutions (wudû') et les accomplit complètement ; et sa parole : « لم يسبغ (lam yusbigh) », c'est-à-dire il les fit légèrement.

(Sa parole : « سابغات (sâbighât) ») il a dit : couvrantes ; ce sont les cottes de mailles ; et sa parole : « سابغ الأليتين (sâbigh al-alyatayn) », c'est-à-dire aux fesses volumineuses, de سبوغ الثوب (subûgh ath-thawb), l'ampleur du vêtement ; on a dit aussi : très noir à cause de l'abondance des poils.

(Sa parole : « انقطعت بي السبل (inqataʿat biya s-subul) ») c'est-à-dire les chemins.

(Sa parole : « بسبيل (bi-sabîl) ») c'est-à-dire sur un chemin. La voie d'Allah (sabîl Allâh) est l'obéissance à Lui ; السبيل (as-sabîl) est à l'origine le chemin ; le mot est masculin ou féminin, le féminin étant plus fréquent. Sabîl Allâh est un terme général (ʿâmm) qui s'applique à toute œuvre sincère par laquelle on recherche la proximité d'Allah le Très-Haut au moyen des diverses formes d'obéissance ; employé seul, on entend le plus souvent par là le combat (jihâd). Quant au « fils du chemin » (ibn as-sabîl), c'est le voyageur ; il a été appelé ainsi parce qu'il ne quitte pas le chemin. Dans l'histoire du bien de mainmorte (waqf) de ʿUmar : « سبل ثمرتها (sabbil thamaratahâ) », c'est-à-dire rends-en les fruits libres d'usage ; on dit سبلت الشيء (sabbaltu sh-shay') lorsqu'on a rendu une chose libre d'usage, comme si l'on y avait ouvert un chemin.

(Sa parole : « المسبل إزاره (al-musbil izârahu) ») : c'est celui qui rallonge son vêtement et le laisse traîner quand il marche, par orgueil et par vanité.

Passage douteuxLe mot إلا entre السبئ et وقوله est incompréhensible (mot parasite) ; rendu tel quel en translittération suivie de [?]. Texte arabe imprimé : (قوله السبئ إلا وقوله سبيئة)

(Sa parole : « السبئ (as-saby) » illâ [ ?] et sa parole : « سبيئة (sabî'a) ») : avec ou sans hamza ; c'est ce dont on s'empare parmi les êtres humains, ou ce qu'on réduit en esclavage.

(Section s-j)

(Sa parole : « ملكت فأسجح (malakta fa-asjih), tu as eu le dessus, sois donc clément ») avec a sur le hamza, puis une lettre sans point (s) sans voyelle, puis un j avec i, puis un h sans point : c'est-à-dire tu as eu le pouvoir, sois donc facile, c'est-à-dire pardonne.

Passage douteuxImprimé غير, probablement غيره : « d'autres ont dit : celle qui est remplie ». Texte arabe imprimé : وقال غير المملوء وهو

(Sa parole : « يسجرون (yusjarûna) ») Mujâhid a dit : on allume pour eux le feu. Au sujet de sa parole : « المسجور (al-masjûr) », Mujâhid a dit : « celle qu'on allume » ; dans une version : « الموقر (al-mûqar) », avec r, celle qui est chargée ; d'autres ont dit : celle qui est remplie, ce qui a le même sens que la leçon avec r. Au sujet de sa parole : « سجرت (sujjirat) », al-Hasan a dit : elles seront embrasées jusqu'à ce que leur eau disparaisse et qu'il n'en reste plus une goutte ; et cela rejoint le premier sens donné par Mujâhid ; mais Mujâhid a dit, à ce propos, que le sens de sujjirat est : elles se rejoindront les unes les autres pour ne plus former qu'une seule mer. Et sa parole : « فأخذته فسجرته في التنور (fa-akhadhtuhu fa-sajartuhu fî t-tannûr), je le pris et le jetai dans le four allumé ») c'est-à-dire je l'allumai ; et cela corrobore la première explication.

(Sa parole : « سجف حجرته (sijf hujratihi) ») : c'est le rideau fendu en son milieu.

(Sa parole : « السجل (as-sijill) » avec l redoublé : c'est le feuillet écrit ; on a dit : c'est un ange ; et Abû Dâwûd a rapporté que c'est le nom d'un Compagnon.

(Sa parole : « سجلا (sajlan) ») avec a sur la première lettre et sans voyelle sur le j : c'est-à-dire un seau.

(Sa parole : « الحرب سجال (al-harbu sijâl), la guerre est faite d'alternances ») avec i : c'est-à-dire une fois ainsi et une fois ainsi ; c'est tiré de la rivalité de deux puiseurs d'eau, lorsque l'un descend son seau une fois, puis l'autre une fois.

(Sa parole : « سجيل (sijjîl) ») il a dit : c'est le [caillou] gros et dur ; on le dit avec l et avec n ; Ibn ʿAbbâs a dit : son origine est سنك (sang) et كل (gil), qui ont été fusionnés puis arabisés. Al-Azharî a dit : Allah a montré ce qu'Il entend par Sa parole : « حجارة من سجيل (hijâratan min sijjîl), des pierres de sijjîl » [Hûd : 82], en disant : « des pierres d'argile marquées » [Adh-Dhâriyât : 33-34]. Quant à سجين (sijjîn), là où il se trouve, on a dit : c'est un schème fiʿʿîl de السجن (as-sijn), la prison ; et on a dit : une pierre située sous la septième terre.

(Sa parole : « مسجى (musajjâ) ») c'est-à-dire entièrement recouvert.

(Sa parole : « إذا سجا (idhâ sajâ) » [Ad-Duhâ : 2]) c'est-à-dire lorsqu'elle s'assombrit ; on a dit : lorsqu'elle devient calme et uniforme ; et on a dit : lorsqu'elle recouvre le jour de ses ténèbres.

(Section s-ḥ)

(Sa parole : « ثم سحبوا إلى القليب (thumma suhibû ilâ l-qalîb) ») c'est-à-dire ils furent traînés jusqu'au puits.

(Sa parole : « فيسحتكم (fa-yushitakum) ») c'est-à-dire qu'Il vous fasse périr ; on a dit : qu'Il vous extermine.

(Sa parole : « السحت (as-suht) ») c'est-à-dire l'illicite ; il a été nommé ainsi parce que le bien y est anéanti (yushatu), c'est-à-dire qu'il le fait périr ; on a dit aussi qu'on entend par là le pot-de-vin.

Passage douteuxImprimé سحاورى, mots soudés : lu سحا وروي : « elle se déverse abondamment ; ailleurs, on a rapporté ». Texte arabe imprimé : تسح سحاورى في غيرهما

(Sa parole : « سحا (sahhan) ») : ainsi dans les deux Sahîh, avec nunation, comme nom verbal, c'est-à-dire « elle se déverse abondamment » ; ailleurs, on a rapporté سحاء (sahhâ'), avec voyelle longue et hamza, comme adjectif.

(Sa parole : « سحري ونحري (saharî wa-naharî) ») : السحر (as-sahr), avec a et sans voyelle sur le h, est le poumon ; elle veut dire qu'il mourut appuyé contre sa poitrine, entre son ventre et son cou.

(Sa parole : « مسحرين (musahharîn) ») c'est-à-dire ensorcelés à maintes reprises ; et sa parole : « يسحرون (yusharûna) », c'est-à-dire ils sont aveuglés ; on a dit : ils sont détournés.

(Sa parole : « السحر (as-sahar) ») : c'est la fin de la nuit.

(Sa parole : « السحور (as-suhûr) ») : c'est le repas pris à ce moment ; et, avec a, c'est ce qu'on mange à ce moment.

(Sa parole : « سحقا (suhqan) ») c'est-à-dire éloignement ; on dit سحيق (sahîq) : lointain.

(Sa parole : « اسحقوا (ishaqû) ») : éloignez-vous.

(Sa parole : « اسحقوني (ishaqûnî) ») c'est-à-dire broyez la cendre lorsque vous m'aurez brûlé.

(Sa parole : « إن من البيان لسحرا (inna mina l-bayâni la-sihran), il y a dans l'éloquence une magie ») c'est-à-dire qu'il en est une partie qui détourne les cœurs des auditeurs, même si elle n'est pas conforme au vrai ; il en va de même de la magie. Si l'on entend par le hadith l'éloge, le sens est que par elle on gagne les cœurs, on apaise celui qui est irrité et l'on fait céder celui qui est rétif ; et si l'on entend par là le blâme, le sens est que l'on acquiert par elle autant de péché qu'en acquiert le magicien.

Passage douteuxImprimé سحولة, mais l'explication (« relation à un village ») suppose سحولية (*sahûliyya*) ; c'est cette lecture qui est traduite. Texte arabe imprimé : (قوله سحولة) هي نسبة

(Sa parole : « سحولة (sahûliyya) ») : c'est une relation (nisba) à un village du Yémen appelé Sahûl ; Ibn Habîb et Ibn al-Aʿrâbî ont dit : السحول (as-suhûl) est le coton ; et l'on trouve dans une version : « trois étoffes sahûliyya de kursuf », le كرسف (kursuf) étant le coton.

(Sa parole : « أسحم (asham) ») c'est-à-dire très noir.

(Sa parole : « السحنة (as-sihna) ») avec i sous la première lettre — on la prononce aussi avec a — et sans voyelle sur le h, suivi d'un n : c'est la peau du visage et son aspect.

(Sa parole : « بمساحيهم (bi-masâhîhim) ») sans voyelle sur le y : pluriel de مسحاة (mishât), qui est la pelle de fer ; le m porte un i et il est additionnel, car le mot vient de السحو (as-sahw), qui est le fait de dégager et d'enlever.

(Section s-kh)

Passage douteuxLe lemme et la variante sont imprimés tous deux بصخاب ; sous la section س خ, le lemme doit être بسخاب, la variante بصخاب : traduit ainsi. Texte arabe imprimé : وفي رواية بصخاب والصخب

(Sa parole : « ليس بسخاب (laysa bi-sakhkhâb), il n'est pas criard ») et dans une version : « بصخاب (bi-sakhkhâb) » ; الصخب (as-sakhab) est le mélange confus des voix ; on le dit avec la lettre sâd et avec la lettre sîn, la première forme étant la plus connue.

Passage douteuxImprimé ألبسة, probablement ألبسته : « elle lui mit un collier ». Texte arabe imprimé : (قوله ألبسة سخابا)

(Sa parole : « ألبسته سخابا (albasathu sikhâban), elle lui mit un collier ») avec i sous la première lettre et sans redoublement : c'est le collier fait de parfum ou de girofle ; on a dit aussi : un fil sur lequel on enfile des perles et que l'on suspend au cou des garçons et des fillettes ; de là : « تلقي سخابها (tulqî sikhâbahâ), elle jetait son collier ».

Passage douteuxImprimé أتمخر, à lire أتسخر (section س خ, et l'explication أتستهزئ) : « te moques-tu de moi ? ». Texte arabe imprimé : (قوله أتمخر بي)

(Sa parole : « أتمخر بي (a-taskharu bî) ») c'est-à-dire te moques-tu de moi ? Il l'a dit sous l'effet de l'extrême stupéfaction causée par la joie, ou bien il a pensé, en raison du manquement qu'il avait commis, qu'Il le traitait ainsi à titre de punition.

(Sa parole : « سخطة لدينه (sakhtatan li-dînihi) ») avec a sur le s, qui peut aussi porter un u : c'est-à-dire par aversion ; on dit السخط (as-sakhat) et السخط (as-sukht), comme السقم (as-saqam) et السقم (as-suqm).

(Sa parole : « سخاوة نفس (sakhâwat nafs) ») c'est-à-dire de bon cœur ; on a dit aussi : en renonçant à l'avidité à son égard.

(Section s-d)

(Sa parole : « سد الروحاء (sadd ar-rawhâ') ») : se dit avec u et avec a ; c'est la montagne. Au sujet de sa parole : « بين السدين (bayna s-saddayn) » [Al-Kahf : 93], on a dit : entre les deux montagnes. Et sa parole : « J'ai vu la digue (as-sadd) semblable à une étoffe rayée » : c'est la digue de Gog et Magog, l'endroit que Dhû l-Qarnayn a obstrué devant eux ; c'est le رَدْم (ar-radm), c'est-à-dire ce qui est posé couche sur couche jusqu'à former un tout continu.

(Sa parole : « سددوا وقاربوا (saddidû wa-qâribû), visez juste et rapprochez-vous (du but) ») : السداد (as-sadâd) est la juste mesure dans l'action.

(Sa parole : « سدرة المنتهى (sidrat al-muntahâ), le jujubier de la limite ») : c'est un arbre situé au septième ciel ; on a dit : au sixième.

(Sa parole : « سادلة رجليها (sâdilatan rijlayhâ) ») c'est-à-dire les laissant pendre ; et il a dit : sur le chameau ; on rapporte aussi سابلة (sâbila), avec la lettre à un point dessous (b).

(Sa parole : « يسدل شعره (yasdilu shaʿrahu) ») c'est-à-dire il le laisse pendre derrière lui ; de là : « كانوا يسدلون (kânû yasdilûna), ils laissaient pendre [leurs cheveux] » ; et le sadl dans la prière est le fait de laisser pendre le vêtement.

(Sa parole : « سديدا (sadîdan) ») c'est-à-dire véridique ; c'est ce qu'a dit Mujâhid ; d'autres ont dit : juste et droit, sans déviation, et c'est le sadâd.

(Sa parole : « إن يترك سدى (an yutraka sudan) » [Al-Qiyâma : 36]) c'est-à-dire laissé à l'abandon.

(Section s-r)

(Sa parole : « سربا (sarban) ») sans voyelle sur le r — on le prononce aussi avec a — : c'est-à-dire un passage.

(Sa parole : « يسرب (yasrubu) ») c'est-à-dire il emprunte [un chemin] ; de là : « وسارب بالنهار (wa-sâribun bi-n-nahâr), et celui qui circule au grand jour » [Ar-Raʿd : 10] ; et de là : « يسربهن إلي (yusarribuhunna ilayya) », c'est-à-dire il me les envoyait l'une après l'autre.

(Sa parole : « سرابيل (sarâbîl) ») : ce sont les chemises.

(Sa parole : « السراب (as-sarâb) ») : c'est ce qui apparaît au milieu du jour dans les déserts, comme si c'était de l'eau.

(Sa parole : « أمثال السرج (amthâl as-suruj) ») c'est-à-dire semblables aux lampes.

(Sa parole : « سرح الماء (sarraha l-mâ') ») c'est-à-dire il laissa couler l'eau.

(Sa parole : « قليلات المسارح كثيرات المبارك (qalîlât al-masârih kathîrât al-mabârik), peu nombreuses à partir au pâturage, nombreuses à rester agenouillées ») c'est-à-dire que ses chamelles ne s'absentent pas du campement et ne vont pas paître dans les pâturages éloignés, mais restent dans sa cour, afin que l'on régale les hôtes de leur viande et de leur lait.

(Sa parole : « سرحة (sarha) ») c'est-à-dire un grand arbre.

(Sa parole : « سرح المدينة (sarh al-madîna) ») c'est-à-dire les chameaux qui paissent.

(Sa parole : « سرادق (surâdiq) ») c'est-à-dire une enceinte (hujra) ; c'est ce que l'on désigne par la tente (al-fustât) ; on a dit aussi : tout ce qui entoure une chose, comme le pavillon (midrab).

(Sa parole : « وقدر في السرد (wa-qaddir fî s-sard), et mesure bien l'assemblage » [Saba' : 11]) c'est-à-dire proportionne les clous, qu'ils ne soient ni trop fins ni trop gros ; on a dit aussi : l'enchaînement des anneaux de la cotte de mailles l'un après l'autre.

(Sa parole : « أسرد الصوم (asrudu s-sawm) ») c'est-à-dire je jeûne de manière continue.

(Sa parole : « سرر هذا الشهر (sarar hâdhâ sh-shahr) ») avec a sur la première et sur la deuxième lettre ; Abû ʿUbayd a dit : سرار الشهر (sirâr ash-shahr) est sa fin, et سرره (sararuhu) a le même sens.

(Sa parole : « ملوك على الأسرة (mulûkun ʿalâ l-asirra), des rois sur des trônes ») : pluriel de سرير (sarîr), trône, mot bien connu.

(Sa parole : « ولكن لا تواعدوهن سرا (wa-lâkin lâ tuwâʿidûhunna sirran), mais ne leur faites pas de promesse secrète » [Al-Baqara : 235]) al-Hasan a dit : la fornication ; on a dit : la demande en mariage explicite ; on a dit : les rapports charnels ; et l'on a dit autre chose encore.

(Sa parole : « أسارير وجهه (asârîr wajhihi) ») c'est-à-dire les lignes du front ; le singulier est سر (sirr) et سرر (sirar), le pluriel أسرار (asrâr), et le pluriel du pluriel أسارير (asârîr).

(Sa parole : « سرى عنه (surriya ʿanhu) ») c'est-à-dire cela se dissipa de lui.

(Sa parole : « سرعان الناس (saraʿân an-nâs) ») avec deux a : c'est-à-dire ceux d'entre eux qui se pressent et se hâtent.

(Sa parole : « سرغ (Sargh) ») : lieu en Syrie, avec a sur la première lettre, sans voyelle sur le r, et en dernière lettre un gh avec point.

(Sa parole : « سرف (Sarif) ») avec a sur le s et i sous le r : village situé à six milles de La Mecque, où se trouve la tombe de Maymûna (qu'Allah l'agrée). Quant à sa parole : « وحمى عمر السرف (wa-hamâ ʿUmaru s-saraf), et ʿUmar fit d'as-Saraf une réserve », on a dit que la bonne leçon est avec la lettre sh avec point. Abû ʿUbayd al-Bakrî a dit : c'est un point d'eau des Banû Bâhila ou des Banû Kilâb ; et il a dit : quant à Sarif, qui est près de La Mecque, on n'y met pas l'article.

(Sa parole : « أسرف رجل على نفسه (asrafa rajulun ʿalâ nafsihi), un homme commit des excès contre lui-même ») : السرف (as-saraf) est le dépassement de la juste mesure et l'exagération en une chose.

(Sa parole : « سرقة من حرير (saraqa min harîr), une pièce de soie ») avec a sur le s et sur le r : on a dit : c'est la soie blanche ; et on a dit : la meilleure soie.

(Sa parole : « السرقين (as-sirqîn) ») : il l'a expliqué dans l'original par le crottin des bêtes de somme ; on le dit avec q et avec j ; c'est un mot persan arabisé.

(Sa parole : « سرمدا (sarmadan) ») c'est-à-dire perpétuellement.

(Sa parole : « سروات الجن (sarawât al-jinn) ») c'est-à-dire leurs chefs ; de là sa parole : « وقتلت سرواتهم (wa-qutilat sarawâtuhum) », c'est-à-dire leurs chefs [furent tués] ; le singulier est سري (sarî), dérivé de السرو (as-sarw), la noblesse.

(Sa parole : « نكحت رجلا سريا (nakahtu rajulan sariyyan), j'ai épousé un homme noble ») c'est-à-dire qui réunissait à la fois la noblesse de caractère et la générosité.

(Sa parole : « تحتك سريا (tahtaki sariyyan) » [Maryam : 24]) c'est-à-dire un petit ruisseau, en syriaque ; on a dit aussi : السري (as-sarî) est le canal (jadwal), ainsi nommé parce que l'eau y chemine (yasrî), c'est-à-dire y passe en coulant.

(Sa parole : « ما السري يا جابر (mâ s-surâ yâ Jâbir), pourquoi ce voyage de nuit, ô Jâbir ? » et sa parole : « أسرينا (asraynâ) ») : de السرى (as-surâ), qui est la marche de nuit.

(Sa parole : « خلف سرية (khalfa sariyya), derrière un détachement ») Ibn as-Sikkît a dit : la sariyya compte de cinq à trois cents [hommes] ; al-Khalîl a dit : elle compte environ quatre cents ; ce qui l'appuie, c'est sa parole (paix et bénédictions sur lui) : « Les meilleurs détachements sont de quatre cents », rapportée par Abû Dâwûd et d'autres.

(Section s-ṭ)

Passage douteuxImprimé سطحية, probablement سطيحة (*satîha*), outre faite de deux peaux étendues l'une sur l'autre. Texte arabe imprimé : هو إناء من جلود قال ابن الاعرابى

(Sa parole : « سطحية (satîha) ») : c'est un récipient fait de peaux ; Ibn al-Aʿrâbî a dit : c'est l'outre à eau (mazâda) lorsqu'elle est faite de deux peaux, dont l'une est étendue sur l'autre.

(Sa parole : « الأساطير (al-asâtîr) ») : le singulier est أسطورة (ustûra) ; ce sont les balivernes (turrahât) — avec u sur la lettre à deux points dessus (t), r redoublé et h non redoublé —, dont le singulier est ترهة (turraha) ; c'est un mot persan arabisé, qui désigne à l'origine les petits chemins, autres que la grand-route, qui s'en ramifient ; puis il a été employé par métaphore pour le faux ; et il apparaît parfois en annexion.

(Sa parole : « المسيطرون (al-musaytirûn) ») : المسيطر (al-musaytir) est celui qui exerce sa domination ; on le dit avec la lettre sâd et avec la lettre sîn.

(Sa parole : « يسطرون (yasturûna) ») c'est-à-dire ils tracent des lignes.

(Sa parole : « يسطون (yastûna) ») c'est-à-dire ils agissent avec excès, de السطوة (as-satwa), l'assaut ; et on dit : ils frappent avec violence.

(Section s-ʿ)

(Sa parole : « لبيك وسعديك (labbayka wa-saʿdayka) ») c'est-à-dire je seconde Ton obéissance, secours après secours.

(Sa parole : « شوك السعدان (shawk as-saʿdân) ») : c'est une plante épineuse, parmi les meilleurs pâturages des chameaux.

Passage douteuxImprimé لبلاد, probablement البلاد : « ils ont embrasé le pays ». Texte arabe imprimé : (قوله سعروا لبلاد)

(Sa parole : « سعروا لبلاد (saʿʿarû l-bilâd) ») avec ʿ redoublé — Abû Hâtim a rapporté la forme non redoublée — : c'est-à-dire ils ont embrasé le pays, comme s'embrase le brasier (saʿîr).

(Sa parole : « السعر (as-siʿr) ») c'est-à-dire le prix auquel la marchandise s'arrête sur les marchés ; التسعر (at-tasaʿʿur) et الاضطرام (al-idtirâm) désignent l'embrasement intense.

(Sa parole : « سعيرا (saʿîran) ») c'est-à-dire un combustible.

(Sa parole : « السعوط (as-saʿût) » et sa parole : « استعط (istaʿata) ») c'est-à-dire qu'il y introduisit un saʿût, avec a sur le s : c'est ce qu'on met dans le nez comme remède.

(Sa parole : « يسعى في الوادي (yasʿâ fî l-wâdî) ») c'est-à-dire il marche vigoureusement.

(Sa parole : « ساعيه (sâʿîhi) » et sa parole : « سعاة (suʿât) ») : ce sont les préposés à l'aumône légale.

(Sa parole : « الساعي على الأرملة (as-sâʿî ʿalâ l-armala) ») c'est-à-dire celui qui travaille pour elle.

(Sa parole : « سعوا له بكل شيء (saʿaw lahu bi-kulli shay') ») c'est-à-dire ils ont cherché.

(Sa parole : « لا تأتوها وأنتم تسعون (lâ ta'tûhâ wa-antum tasʿawna), ne vous y rendez pas en vous hâtant ») c'est-à-dire en courant ; de là le parcours (saʿy) entre as-Safâ et al-Marwa, et « يسعون في السكك (yasʿawna fî s-sikak), ils courent dans les rues ». Quant à Sa parole : « فاسعوا إلى ذكر الله (fa-sʿaw ilâ dhikri llâh) » [Al-Jumuʿa : 9], son sens est : allez à l'évocation d'Allah. Le mot as-saʿy peut donc signifier la course, et il peut signifier le fait d'aller. Certains ont dit : lorsqu'il a le sens d'aller ou le sens de courir, il se construit avec إلى (ilâ), et lorsqu'il a le sens d'œuvrer, il se construit avec la préposition li-, comme dans Sa parole : « وسعى لها سعيها (wa-saʿâ lahâ saʿyahâ), et fait pour elle l'effort qu'elle mérite » [Al-Isrâ' : 19]14 ; ce qui le réfute, c'est « فاسعوا إلى ذكر الله », car le sens y est : allez.

(Sa parole : « على ساعتي هذه (ʿalâ sâʿatî hâdhihi) ») c'est-à-dire dans mon état présent, ou en ce moment.

(Sa parole, dans le hadith du vendredi : « من راح في الساعة الأولى (man râha fî s-sâʿati l-ûlâ), celui qui part à la première heure ») : Mâlik a estimé que son début est l'entrée du temps [de la prière], c'est-à-dire le déclin du soleil ; d'autres ont estimé qu'elle commence au début du jour.

(Sa parole, dans le hadith de l'esclave sous contrat d'affranchissement (al-mukâtab) : « ثم استسعى (thumma stusʿiya), puis on le fit travailler ») c'est-à-dire qu'on le poursuivit pour ce qui restait à sa charge, en lui demandant de travailler au rachat de sa personne.

(Sa parole : « من أشراط الساعة (min ashrât as-sâʿa), parmi les signes de l'Heure ») le Jour de la Résurrection a été appelé « l'Heure » (as-sâʿa) parce qu'il sera comme un clin d'œil ; et il n'y avait pas, dans le parler des Arabes, parmi les durées, plus court que la sâʿa.

(Section s-gh)

(Sa parole : « في يوم ذي مسغبة (fî yawmin dhî masghaba), en un jour de famine ») c'est-à-dire de disette.

(Section s-f)

(Sa parole : « مسفوحا (masfûhan) ») c'est-à-dire du sang répandu.

(Sa parole : « سفح الجبل (safh al-jabal) ») c'est-à-dire son flanc, du côté de sa base.

(Sa parole : « بعد ما أسفر (baʿda mâ asfara) ») c'est-à-dire : après que [le jour] s'est éclairé et que la clarté (al-isfâr) a commencé ; le sens premier en est la manifestation ; on dit أسفر (asfara) et سفر (safara).

(Sa parole : « سفرة (safara) ») il a dit : ce sont les anges ; leur singulier est سافر (sâfir) ; on dit : سفرت بينهم (safartu baynahum), c'est-à-dire : j'ai réconcilié entre eux ; et les anges, lorsqu'ils descendent avec la révélation d'Allah et la transmettent, ont été assimilés à l'ambassadeur (as-safîr) qui réconcilie les gens entre eux. Dans l'exégèse de la sourate ʿAbasa, il y a à ce sujet un complément.

(Sa parole : « وصنعنا لهم سفرة في جراب (wa-sanaʿnâ lahum sufra fî jirâb), et nous leur préparâmes une sufra dans un sac de cuir ») c'est-à-dire des provisions : la sufra désigne à l'origine les provisions que l'on prépare pour le voyageur, puis le mot a été employé pour le récipient des provisions, comme al-mazâda et ar-râwiya (les outres).

(Sa parole : « سفعة (safʿa) ») rapporté avec a et avec u ; il l'a expliqué dans le hadith par « une pâleur jaune » ; dans certains ouvrages de lexique : une couleur jaune mêlée de noir ou de bleu ; on a dit : ce n'est pas connu dans la langue ; on a dit : cela signifie un seul coup de la part du démon, à partir de Sa parole : « لنسفعن (la-nasfaʿan) », c'est-à-dire « Nous saisirons certes » ; سفعت بيده (safaʿtu bi-yadihi) : je l'ai saisi et empoigné ; on dit aussi سفعت (safaʿtu) : j'ai giflé ; on a dit : cela signifie la marque du démon ; de là : سفعاء الخدين (safʿâ' al-khaddayn), aux joues noircies.

Passage douteuxImprimé ملسهم, mot sans sens : probablement بعد ما مسهم سفع, « après qu'une noirceur les aura touchés » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : (قوله بعد ملسهم سفع)

(Sa parole : « بعد ملسهم سفع, après qu'une noirceur les aura touchés ») c'est-à-dire une noirceur due à la brûlure du Feu, ou une marque du Feu ; et sa parole : « سفعة من غضب (sufʿa min ghadab) », avec u sur le sîn : c'est une noirceur teintée de rouge.

(Sa parole : « السفق بالأسواق (as-safq bi-l-aswâq), le topage dans les marchés ») on le dit avec sâd et avec sîn ; ce qu'on entend par là, ce sont les transactions de vente ; à l'origine, il s'agit, lors de la vente, du fait de frapper les mains des deux contractants l'une contre l'autre.

(Sa parole : « فسمعت تسفيقها (fa-samiʿtu tasfîqahâ), et j'entendis son claquement ») c'est-à-dire le fait de frapper une paume contre l'autre.

(Sa parole : « يسفك دما (yasfiku daman) ») c'est-à-dire qu'il le répand.

(Sa parole : « اليد السفلى (al-yad as-suflâ), la main inférieure ») il l'a expliquée dans le hadith comme étant celle qui prend ; et d'après al-Hasan, c'est celle qui refuse. السفل (as-sufl) et العلو (al-ʿulw) s'écrivent avec u sur leur première lettre, et le i est permis.

(Sa parole : « السفن (as-sufun) ») pluriel de سفينة (safîna) : c'est ce sur quoi l'on embarque en mer.

(Sa parole : « سفيهة (safîha) ») c'est-à-dire légère d'esprit, ignorante.

(Section s-q)

Passage douteuxImprimé سفاءها sous la section س ق : probablement سقاءها, « son outre » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : سفاءها) أي ما تشرب فيه

(Sa parole : « سفاءها, son outre ») c'est-à-dire ce dans quoi elle boit.

(Sa parole : « أحق بسقبه (ahaqqu bi-saqabihi), a plus de droit en raison de sa proximité ») c'est-à-dire en raison de ce qui lui est contigu.

(Sa parole : « السقط (as-siqt) ») c'est-à-dire l'enfant qui naît mort ; le sîn s'y prononce avec chacune des trois voyelles.

(Sa parole : « سقط في أيديهم (suqita fî aydîhim) ») il a dit : de quiconque regrette, on dit سقط في يده (suqita fî yadihi) ; un autre que lui a dit : il est resté perplexe.

(Sa parole : « وكان ابن الناطور سقف (wa-kâna Ibn an-Nâtûr suqqifa) ») c'est-à-dire qu'il avait été fait évêque (usquf) : c'est le chef des chrétiens.

(Sa parole : « سقيفة بني ساعدة (saqîfat Banî Sâʿida), l'auvent des Banû Sâʿida ») c'est un lieu à eux sous lequel ils se mettaient à l'ombre.

(Sa parole : « السقف المرفوع (as-saqf al-marfûʿ), la voûte élevée ») c'est le ciel.

(Sa parole : « جعل السقاية في رحل أخيه (jaʿala s-siqâya fî rahli akhîhi), il plaça la coupe dans le bagage de son frère ») on a dit : c'est une mesure avec laquelle ils mesuraient.

(Sa parole : « سقيهم (siqyahum) ») avec i : nom de la chose donnée à boire ; et الاستسقاء (al-istisqâ') est l'invocation par laquelle on demande d'être abreuvé [la pluie].

(Sa parole : « وهو قائل السقيا (wa-huwa qâ'ilun as-Suqyâ) ») c'est le nom d'un lieu d'al-Furʿ, où eut lieu la sieste de midi.

(Section s-k)

(Sa parole : « ماء مسكوب (mâ'in maskûb) ») c'est-à-dire une eau courante.

(Sa parole : « فجعلته في سك (fa-jaʿaltuhu fî sukk) ») avec u sur la lettre sans point et le kâf redoublé : un parfum.

(Sa parole : « اسكاتة (iskâta) ») avec i sous la première lettre — et al-Asîlî l'a vocalisée avec u — : nom verbal de سكت (sakata), se taire.

(Sa parole : « سكر الأنهار (sakr al-anhâr) ») c'est le fait de les barrer ; et sa parole : « سكرت (sukkirat) », c'est-à-dire : ont été voilés.

(Sa parole : « السكر (as-sakar) ») avec deux a : c'est ce qui a été rendu illicite.

(Sa parole : « سكك المدينة (sikak al-Madîna), les rues de Médine ») pluriel de سكة (sikka) : c'est la voie fréquentée.

(Sa parole : « فاستكانا (fa-stakânâ) ») c'est-à-dire : tous deux se soumirent.

(Sa parole : « السكينة في أهل الغنم (as-sakîna fî ahl al-ghanam), la sérénité est chez les gens du menu bétail ») c'est-à-dire la dignité, ou la miséricorde, ou la quiétude ; le mot est tiré de l'apaisement (sukûn) du cœur. Le mot sakîna s'emploie aussi pour d'autres sens que ceux mentionnés, parmi lesquels les anges, dans sa parole : « Cela, c'est la sakîna qui est descendue pour écouter le Coran ». Au sujet de la sakîna des Fils d'Israël, on a dit : c'est un vent ; on a dit : une créature semblable à une tête de chat ; on a dit : elle a un visage comme celui de l'homme ; on a dit : un esprit qui parle. An-Nawawî a dit : c'est une chose parmi les créatures d'Allah, qui comporte quiétude et miséricorde et qu'accompagnent les anges. Sa parole : « المسكنة (al-maskana) » : nom verbal ; on dit : « Untel est أسكن (askan) qu'Untel », c'est-à-dire plus nécessiteux que lui ; ce n'est pas l'immobilité (as-sukûn) qui est visée. Un autre a dit : al-maskana est la pauvreté de l'âme, même si l'on est aisé ; تمسكن (tamaskana) : ressembler aux pauvres (masâkîn), dont le singulier est مسكين (miskîn) : c'est celui que la pauvreté a immobilisé (askanahu), c'est-à-dire dont elle a réduit le mouvement ; selon cela, il est sur le schème mafʿîl, tiré de as-sukûn.

(Section s-l)

(Sa parole : « مسلحة لهم (maslaha lahum), un poste armé pour eux ») avec a sur le mîm et sur le lâm : ce sont les gens que l'on équipe d'armes pour garder l'armée.

(Sa parole : « السلحفاة (as-sulahfâ), la tortue ») avec u sur la première lettre, a sur la deuxième et sans voyelle sur la lettre sans point (h) ; et sans voyelle sur la deuxième et avec a sur la troisième ; et avec suppression du hâ' final dans les deux cas ; et avec la lettre à deux points dessous (y) à la place de l'alif, avec i sous le fâ' ; et avec la voyelle longue et la forme brève : ce sont autant de variantes dialectales.

(Sa parole : « نسلخ (naslakhu) ») c'est-à-dire : nous faisons sortir l'un de l'autre.

(Sa parole : « سلخ حية (salkh hayya), la mue d'un serpent ») c'est-à-dire sa peau.

(Sa parole : « في مسلاخها (fî mislâkhihâ) ») avec i sous la première lettre, c'est-à-dire sa peau ; ce qu'on entend par là, c'est être semblable à elle en toute chose.

(Sa parole : « سلسلت الشياطين (sulsilat ash-shayâtîn) ») c'est-à-dire : les démons ont été liés par des chaînes.

(Sa parole : « سلسبيلا (salsabîlan) ») Mujâhid a dit : au courant vif ; on a dit : c'est le nom de la source ; on a dit : douce, facile à avaler, coulant aisément dans la gorge ; Ibn al-Aʿrâbî a dit : je n'ai entendu ce mot que dans le Coran.

(Sa parole : « Ibn ʿAbbâs a dit : tout sultân dans le Coran est un argument ») son origine est التسلط (at-tasallut), c'est-à-dire la domination ; on a dit : il est dérivé de السليط (as-salît), qui est l'huile, à cause de sa luminosité.

(Sa parole : « ترعى بسلع (tarʿâ bi-Salʿ), elle paissait à Salʿ ») c'est une montagne connue à Médine.

(Sa parole : « السلعة (as-silʿa) ») c'est-à-dire la marchandise.

(Sa parole : « اجعله سلفا (ijʿalhu salafan) ») c'est-à-dire un bien qui précède.

(Sa parole : « السلف (as-salaf) ») c'est-à-dire le prêt à terme.

(Sa parole : « تنفرد سالفتي (tanfarida sâlifatî) ») c'est-à-dire que mon cou se tranche, car السالفة (as-sâlifa) est le haut du cou ; on a dit aussi : l'homme a deux sâlifa, qui sont les deux côtés du cou.

(Sa parole : « سلق (silq) ») avec i sous la première lettre : une plante potagère connue.

(Sa parole : « السالقة (as-sâliqa) » et sa parole : « ليس منا من سلق (laysa minnâ man salaqa), n'est pas des nôtres celui qui crie ») avec le lâm sans redoublement, c'est-à-dire qui élève la voix lors du malheur ; on a dit : c'est se frapper le visage.

(Sa parole : « سلكت (salakat) ») c'est-à-dire : elle est entrée.

(Sa parole : « فانسللت منه (fa-nsalaltu minhu) ») c'est-à-dire : je sortis en cachette ; de là : « فانسل فذهب (fa-nsalla fa-dhahaba), il s'esquiva et s'en alla ».

(Sa parole : « فأتى بسلي جزور (fa-atâ bi-salâ jazûr), il apporta le placenta d'une chamelle ») c'est le placenta de la bête ; de là : « ما قرأت سلى قط (mâ qara'at salan qattu), elle n'a jamais porté de placenta ».

(Sa parole : « سلالة (sulâla) ») c'est-à-dire l'enfant ; on a dit : la goutte de sperme.

(Sa parole : « سليم (salîm) ») c'est-à-dire mordu par une bête venimeuse ; on l'appelle ainsi par bon augure.

(Sa parole : « السلم (as-salam) ») c'est la vente à livraison différée (as-salaf) pour un terme déterminé.

(Sa parole : « سلمات الطريق (salimât at-tarîq) ») pluriel de سلمة (salima), avec i sous le lâm, qui désigne les pierres ; avec a sur le lâm, c'est le pluriel de سلمة (salama), c'est-à-dire un grand arbre ; ad-Dâwûdî a avancé une explication étrange en disant : ce sont les embranchements qui partent des côtés du chemin.

(Sa parole : « وهل لي بعد قومي من سلام (wa-hal lî baʿda qawmî min salâm), et y a-t-il pour moi, après mon peuple, quelque salut ? ») c'est-à-dire une sauvegarde (salâma).

(Section s-m)

(Sa parole : « فيما سقت السماء (fî-mâ saqati s-samâ'), sur ce qu'arrose le ciel ») c'est-à-dire la pluie ; il l'a appelée « ciel » (samâ') parce qu'elle descend du ciel ; de même sa parole : « على أثر سماء (ʿalâ ithri samâ'), à la suite d'une pluie ».

(Sa parole : « سمتا وهديا (samtan wa-hadyan) ») c'est-à-dire une conduite et une manière d'être.

(Sa parole : « تسميت العاطس (tasmît al-ʿâtis), la formule de bénédiction pour celui qui éternue ») Thaʿlab a dit : c'est avec la lettre sans point (s), de السمت (as-samt) ; la plupart des gens ont dit : avec la lettre avec points (sh) ; son sens premier est l'invocation de bien ; on a dit : son origine est le fait de faire enrager (ishmât) le démon.

(Sa parole : « الحنيفية السمحة (al-hanîfiyya as-samha), la hanîfiyya (le pur monothéisme) tolérante ») c'est-à-dire facile.

(Sa parole : « مكانا سمحا (makânan samhan) ») c'est-à-dire un lieu facile ; de même : « أسمح لخروجه (asmahu li-khurûjihi), plus commode pour sa sortie ».

(Sa parole : « سامدون (sâmidûn) ») ʿIkrima a dit : ils chantent, en himyarite ; un autre que lui a dit : c'est-à-dire distraits ; السمود (as-sumûd) est l'inattention à l'égard d'une chose ; on a dit : cela signifie orgueilleux ; on a dit : as-sâmid est celui qui se tient debout, perplexe.

(Sa parole : « وسمر أعينهم (wa-samara aʿyunahum) ») c'est-à-dire qu'il leur passa sur les yeux des clous chauffés au feu.

(Sa parole : « السمسار (as-simsâr) ») c'est le courtier ; et sa parole : « السمسرة (as-samsara) », c'est-à-dire le courtage ; son sens premier est le fait de se charger d'une affaire.

(Sa parole : « إلى ظل سمرة (ilâ zilli samura), vers l'ombre d'un samura ») avec u sur le mîm : c'est l'acacia (talh).

(Sa parole : « وجاءت السمراء (wa-jâ'ati s-samrâ'), et le blé brun arriva ») c'est-à-dire le blé de Syrie ; de là : « يردها وصاعا من تمر لا سمراء (yarudduhâ wa-sâʿan min tamr lâ samrâ'), il la rend avec un sâʿ de dattes, non de blé ».

(Sa parole : « أهل سمره (ahl samarihi), les gens de sa veillée ») ceux qui conversaient chez lui après la prière de la nuit ; le mot السمر (as-samar) est à l'origine dérivé de la couleur de la lune, car ils conversaient à sa clarté.

(Sa parole : « شاة سميط أو مسموطة (shâtun samîtun aw masmûta) ») c'est-à-dire rôtie avec sa peau.

(Sa parole : « سمكها (samkahâ) ») c'est-à-dire sa construction.

(Sa parole : « رياء وسمعة (riyâ'an wa-sumʿa), par ostentation et pour la renommée ») c'est-à-dire qu'il fait voir son action et la fait entendre.

(Sa parole : « سمل أعينهم (samala aʿyunahum) ») c'est-à-dire qu'il leur creva les yeux avec des épines ; on a dit : avec un fer chauffé au feu que l'on approche de l'œil jusqu'à ce que sa vue s'en aille ; on a dit : il leur passa sur les yeux un fer.

(Sa parole : « سم الخياط (samm al-khiyât) ») c'est-à-dire le chas de l'aiguille ; et les pores de l'homme sont tous appelés سموم (sumûm).

(Sa parole : « قتل نفسه بسم (qatala nafsahu bi-samm), il s'est tué avec du poison ») chose connue ; on le dit avec a et avec u sur le sîn, le a étant le plus correct ; et السموم (as-samûm), avec a, est le vent brûlant.

(Sa parole : « ويظهر فيهم السمن (wa-yazharu fîhimu s-siman), et l'embonpoint apparaîtra parmi eux ») c'est-à-dire l'abondance de chair ; la raison pour laquelle c'est un défaut est qu'il résulte de l'excès de nourriture et ne fait pas partie des qualités louables.

(Sa parole : « تساميني (tusâmînî) ») c'est-à-dire : elle rivalise avec moi ; son origine est السمو (as-sumuww), qui est l'élévation.

(Section s-n)

Passage douteuxImprimé أسخه et أمر إمامه : probablement أسنحه (« me présenter devant lui ») et أمرّ أمامه (« passer devant lui ») ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : فأكره أن أسخه أي أمر إمامه

(Sa parole : « بالسنح (bi-s-Sunh) ») avec u sur la première lettre, et en dernière lettre un hâ' sans point : c'est un lieu connu dans les hauteurs de Médine. Et la parole de ʿÂ'isha : « فأكره أن أسخه, et je répugnais à me présenter devant lui », c'est-à-dire à passer devant lui.

(Sa parole : « وإهالة سنخة (wa-ihâla sanikha) ») c'est-à-dire de la graisse rance.

(Sa parole : « أسند الأمر (usnida l-amr) ») c'est-à-dire : [l'affaire] a été confiée.

(Sa parole : « يسندون في الجبل (yusnidûna fî l-jabal) ») c'est-à-dire : ils montent.

(Sa parole : « سندس (sundus) ») c'est le brocart fin.

(Sa parole : « أسنمة الإبل (asnimat al-ibil) ») pluriel de سنام (sanâm) : c'est la bosse du chameau.

(Sa parole : « مسنما (musannaman) ») c'est-à-dire surélevé au-dessus du sol, tiré de as-sanâm (la bosse).

(Sa parole : « فاستن (fa-stanna) ») c'est-à-dire : il se frotta les dents ; الاستنان (al-istinân) est le fait de se curer les dents : c'est frotter les dents (al-asnân) avec un bâtonnet ou chose semblable.

(Sa parole : « إن فرس المجاهد لتستن (inna farasa l-mujâhidi la-tastannu) ») c'est-à-dire : le cheval du combattant folâtre ; on a dit : il paît ; on a dit : il rue.

(Sa parole : « يتسنه (yatasannah) ») c'est-à-dire : il s'altère ; et المسنون (al-masnûn) est ce qui est altéré.

(Sa parole : « حتى أسن (hattâ asanna) ») avec redoublement, c'est-à-dire jusqu'à ce qu'il avance en âge.

(Sa parole : « أعطوه سنا (aʿtûhu sinnan) ») c'est-à-dire une chamelle d'un âge déterminé.

(Sa parole : « سنن من كان قبلكم (sanan man kâna qablakum) ») avec a sur la première lettre, c'est-à-dire leur voie.

(Sa parole : « سنة حسنة (sunna hasana), une belle tradition ») c'est-à-dire une belle action.

Passage douteuxImprimé منى برقه sous la section س ن : probablement سنا برقه, « l'éclat de son éclair » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : (قوله منى برقه) أي ضياؤه

(Sa parole : « منى برقه, l'éclat de son éclair ») c'est-à-dire sa lumière.

(Sa parole : « سناه سناه (sanâh sanâh) ») c'est-à-dire « beau », dans la langue des Abyssins.

(Sa parole : « سنة (sina) ») avec i sous la première lettre, c'est-à-dire la somnolence.

(Sa parole : « أصابتهم سنة (asâbathum sana) ») c'est-à-dire une année de famine.

(Sa parole : « نهى عن بيع السنين (nahâ ʿan bayʿ as-sinîn), il interdit la vente des années ») c'est la vente des dattes d'une année [à venir] ; elle fait partie des ventes aléatoires (gharar).

(Section s-h)

* (Sa parole : « الساهرة (as-sâhira) ») on a dit : la surface de la terre ; on a dit : le lieu plat.

(Sa parole : « اسهكوني (ishakûnî) ») c'est-à-dire : broyez-moi.

Passage douteuxImprimé أسلهن : probablement أسهلن (« nous ont menés en plaine »), comme l'indique l'explication qui suit ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : (قوله الا أسلهن بنا)

(Sa parole : « ألا أسلهن بنا, que ne nous ont-elles menés en plaine ! ») c'est-à-dire : [que] n'ont-elles débouché avec nous sur une terre plane ; on dit أسهل القوم (ashala l-qawm) lorsque les gens parviennent à la plaine ; de là sa parole : « ثم يسهل (thumma yushilu) », avec le sîn sans voyelle, c'est-à-dire il chemine dans la plaine.

Passage douteuxImprimé بوالي, mot sans sens : probablement اضربوا لي معكم سهما, « attribuez-moi une part avec vous » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : اضربوا بوالي معكم سهما

(Sa parole : « إلا أن يستهموا عليه (illâ an yastahimû ʿalayhi) ») c'est-à-dire tirer au sort avec des flèches (sihâm) ; Allah le Très-Haut a dit : « فساهم (fa-sâhama) », c'est-à-dire « il tira au sort » ; de même sa parole [à elle] : « خرج سهمي (kharaja sahmî), mon lot est sorti », et sa parole : « سهمي الذي بخيبر (sahmî lladhî bi-Khaybar) », c'est-à-dire ma part ; de même sa parole : « اضربوا بوالي معكم سهما, attribuez-moi une part avec vous ».

(Sa parole : « على سهوة (ʿalâ sahwa) ») c'est-à-dire une banquette devant la maison, ou un cabinet, ou des perches sur lesquelles on pose les effets, ou une lucarne entre deux pièces, ou un mur entre deux murs, le toit couvrant l'ensemble : ce qui est au milieu est la sahwa, et ce qui est à l'intérieur est le cabinet (makhdaʿ) ; on a dit : la sahwa est une petite pièce en contrebas dans le sol, haute de plafond, semblable à un placard ; on a dit : une banquette entre deux pièces.

(Sa parole : « السهو في الصلاة (as-sahw fî s-salât) ») c'est-à-dire l'oubli.

(Section s-w) Sa parole : « وا سوأتاه (wâ saw'atâh), ô quelle honte ! ») السوأة (as-saw'a) est l'acte laid ; on appelle ainsi les parties intimes ; de là la parole du Très-Haut : « عن سوآتهما (ʿan saw'âtihimâ), leurs nudités ».

(Sa parole : « ومن أساء في الإسلام (wa-man asâ'a fî l-islâm), et quiconque fait le mal dans l'islam ») c'est-à-dire persiste dans sa mécréance, ou embrasse l'islam puis apostasie.

(Sa parole : « من سوء الفتن (min sû' al-fitan), du mal des épreuves ») et dans une version : « سوأى الفتن (saw'â al-fitan) » ; السوء (as-sû') est la perdition, le malheur et ce qui s'y apparente ; de là السيئة (as-sayyi'a), qui est tout ce que la Loi a jugé laid ; et السوأى (as-saw'â) en est le féminin.

Passage douteuxImprimé إذ أنزلنا : le hadith porte إنا إذا نزلنا بساحة قوم, « lorsque nous descendons sur la place d'un peuple » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : (قوله إنا إذ أنزلنا بساحة قوم)

(Sa parole : « إنا إذ أنزلنا بساحة قوم, lorsque nous descendons sur la place d'un peuple ») c'est-à-dire dans leur cour.

(Sa parole : « ساخت فرسي (sâkhat farasî) ») c'est-à-dire : [ma jument] s'enfonça.

Passage douteuxLe bloc s'achève sur وأما (« Quant à ») sans suite ; le lemme suivant semble en être la continuation (texte coupé ou parenthèse mal placée) ; rendu littéralement. Texte arabe imprimé : ورأيت أسودة بالساحل أي أشخاصا وأما

(Sa parole : « سوادي (siwâdî) ») avec i, c'est-à-dire mes confidences ; de là sa parole : « صاحب السواد (sâhib as-siwâd) », c'est-à-dire le détenteur du secret. Quant à sa parole : « لا يفارق سوادي سواده (lâ yufâriqu sawâdî sawâdahu) », avec a, c'est-à-dire « ma silhouette ne quitte pas sa silhouette » ; [le mot] revient plusieurs fois ; de là : « ورأيت أسودة بالساحل (wa-ra'aytu aswidatan bi-s-sâhil) », c'est-à-dire des silhouettes. Quant à

(Sa parole : « وأتى بسواد بطنها (wa-utiya bi-sawâdi batnihâ) ») on a dit : le foie ; on a dit : l'ensemble des entrailles du ventre.

(Sa parole : « سيد (sayyid) ») tiré de السودد (as-su'dud), qui est la direction, la primauté et l'élévation du rang ; il s'applique au Seigneur, au propriétaire, au chef, à l'émir, au noble, à l'homme de mérite, au généreux, à l'indulgent qui supporte les torts de son peuple, et à l'époux.

(Sa parole : « الحبة السوداء (al-habba as-sawdâ'), la graine noire ») elle a été expliquée dans le hadith par الشونيز (ash-shûnîz, la nigelle) ; on a dit : c'est la moutarde ; on a dit : le térébinthe (al-butm) ; on a dit : le cyprès ; on a dit : le fenouil (ar-râziyânaj).

(Sa parole : « تسورت عليه الجدار (tasawwartu ʿalayhi l-jidâr) ») c'est-à-dire : je montai sur son mur d'enceinte (sûr).

(Sa parole : « إن جابرا صنع سورا (inna Jâbiran sanaʿa su'ran) ») c'est-à-dire un repas ; cela a précédé à [la section] s-a.

Passage douteuxImprimé الغاية (« le but »), sans sens ici parmi les acceptions de أسوار ; peut-être الفارس (« le cavalier ») ou الثابت ; rendu par la translittération suivie de [?]. Texte arabe imprimé : أو الغاية أو القائد أو المقاتل

(Sa parole : « سوارات (siwârât) » et sa parole : « أساورة (asâwira) ») c'est le pluriel de سوار (siwâr), avec i ou avec u sur la première lettre : c'est ce dont les femmes se parent aux mains ; on dit aussi أسوار (iswâr), avec i sous la hamza ou avec u sur elle ; ce dernier mot s'applique aux individus parmi les Perses ; on a dit : c'est l'archer parmi eux, ou al-ghâya [ ?], ou le chef, ou le combattant.

(Sa parole : « ما خلا سورة من حدة (mâ khalâ sawratan min hidda) ») avec a sur le sîn, c'est-à-dire un emportement et une précipitation.

(Sa parole : « كدت أن أساوره (kidtu an usâwirahu) ») c'est-à-dire le saisir à la tête, ou bondir sur lui.

(Sa parole : « يسوسه (yasûsuhu) ») c'est-à-dire prendre soin d'une chose par ce qui la rend bonne, qu'il s'agisse d'un être humain ou d'une monture ; sa parole : « أسوسه (asûsuhu) », c'est-à-dire je m'en occupe ; et sa parole : « ليسوسهم الأنبياء (la-yasûsuhumu l-anbiyâ') », c'est-à-dire : [les prophètes] jugent entre eux.

(Sa parole : « ويساط بالحميم (wa-yusâtu bi-l-hamîm) ») c'est-à-dire : il est mélangé ; de là le fouet a été appelé سوط (sawt), parce qu'il mêle la chair au sang.

(Sa parole : « سواع (Suwâʿ) ») c'est le nom d'une idole.

(Sa parole : « فلم يجد مساغا (fa-lam yajid masâghan) ») c'est-à-dire un passage.

(Sa parole : « كم سقت إليها (kam suqta ilayhâ) ») c'est-à-dire : combien lui as-tu donné en douaire ? Son origine est qu'ils donnaient en douaire du bétail [que l'on menait].

(Sa parole : « نزل يسوق بهن (nazala yasûqu bihinna) ») c'est-à-dire qu'il chantait pour mener [les chameaux] ; de là : « سوقك بالقوارير (sawqaka bi-l-qawârîr), [doucement dans] ta conduite des fioles ».

(Sa parole : « يرى مخ سوقها (yurâ mukhkhu sûqihâ), on voit la moelle de leurs jambes ») pluriel de ساق (sâq). Quant au marché (as-sûq) où l'on vend, on a dit qu'il a été appelé ainsi en raison des marchandises qu'on y mène ; on a dit : parce qu'on s'y tient debout sur les jambes (as-sûq).

(Sa parole : « ذو السويقتين (dhû s-suwayqatayn), celui aux deux petites jambes ») diminutif de الساقين (as-sâqayn) ; il les a mises au diminutif en raison de leur maigreur et de leur gracilité, ce qui est le plus souvent un trait des Noirs.

(Sa parole : « فيكشف عن ساق (fa-yukshafu ʿan sâq) ») on a dit : la chose terrible ; on a dit autre chose ; et le sâq est ce qui porte l'arbre.

(Sa parole : « السويق (as-sawîq) ») c'est le blé ou l'orge grillé, puis moulu.

(Sa parole : « يسول لهم (yusawwilu lahum) ») c'est-à-dire : il leur pare [les choses].

Passage douteuxImprimé المطعم : probablement المطهم, reprenant le mot précédent (« le *mutahham*, c'est le gras ») ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : المسومة المطهمة قيل المطعم السمين

(Sa parole : « سائمة الغنم (sâ'imat al-ghanam) ») c'est-à-dire le menu bétail qui paît ; يسومون (yusîmûna) : ils font paître ; Mujâhid a dit : المسومة (al-musawwama), c'est المطهمة (al-mutahhama) ; on a dit : celui qui est mutahham, c'est le gras.

(Sa parole : « على سوم أخيه (ʿalâ sawmi akhîhi), sur le marchandage de son frère ») c'est-à-dire sa demande ou son offre ; on dit : سامني (sâmanî) : il m'a fait une offre, comme s'il proposait le prix au vendeur. Quant à sa parole : « يسومونكم (yasûmûnakum) », il l'a expliquée dans l'original par « يولونكم (yûlûnakum), ils vous imposent » ; on a dit : ils vous y astreignent, c'est-à-dire vous le réclament ; de là استيام (istiyâm) du vendeur, qui consiste à demander pour sa marchandise un prix déterminé ; et المساومة (al-musâwama) est la discussion entre les deux contractants.

(Sa parole : « السام عليك (as-sâmu ʿalayk) ») c'est-à-dire la mort ; on a dit : son origine est السأمة (as-sa'âma, la lassitude), dont la hamza a été allégée et le hâ' supprimé ; le premier avis est celui sur lequel on s'appuie.

(Sa parole : « سواء (sawâ') ») avec a et voyelle longue ; et سوى (siwan), avec i et voyelle brève, avec ou sans nunation. La forme longue a le sens de « semblable », le sens de « milieu » — de là سواء الجحيم (sawâ' al-jahîm), le milieu de la Fournaise — et le sens de « droit » — de là سواء السبيل (sawâ' as-sabîl), le droit chemin ; on dit aussi, dans ces deux sens, avec i et voyelle brève. Quant à la forme brève, elle a le sens de « autre que ».

(Sa parole : « ساوى الظل التلول (sâwâ z-zillu t-tulûl) ») son sens : la longueur de l'ombre égala la hauteur des monticules, ce qui correspond à la mesure de la taille d'un homme ; ad-Dâwûdî l'a expliqué d'une manière dans laquelle il s'est trompé.

(Sa parole : « استوى على العرش (istawâ ʿalâ l-ʿarsh) ») cela fait partie des passages ambigus (mutashâbih) dont on remet la connaissance à Allah le Très-Haut ; son explication figure dans l'original.

(Sa parole : « Mujâhid a dit : السوأى (as-saw'â), c'est la mauvaise action (al-isâ'a) ») ainsi chez al-Asîlî ; cela a précédé au début de la section.

(Sa parole : « سويا (sawiyyan) ») ) c'est-à-dire bien portant.

(Section s-y)

(Sa parole : « سيب السوائب (sayyaba s-sawâ'ib) » et sa parole : « إن أهل الإسلام لا يسيبون (inna ahla l-islâmi lâ yusayyibûn), les gens de l'islam ne laissent pas aller en liberté ») à l'époque antéislamique, lorsqu'ils faisaient un vœu, l'un d'eux disait : « Ma chamelle est sâ'iba », c'est-à-dire qu'elle va librement et n'est écartée d'aucun pâturage ; et la sâ'iba consiste aussi à ce que l'on dise à son esclave : « Tu es sâ'iba », ou « Je t'affranchis sâ'iba » : son affranchissement est alors valide, et l'on a divergé sur la question de savoir à qui revient son patronage (walâ').

(Sa parole : « الساج (as-sâj) ») avec jîm : c'est une sorte de bois que l'on apporte de l'Inde ; le singulier est ساجة (sâja) et le pluriel سيجان (sîjân).

(Sa parole : « وما سقي بالسيح (wa-mâ suqiya bi-s-sayh) ») c'est-à-dire par les rivières et les canaux.

(Sa parole : « ساخت قوائم فرسي (sâkhat qawâ'imu farasî) ») c'est-à-dire : les pattes de ma jument s'enfoncèrent dans le sol.

(Sa parole : « حلة سيراء (hulla siyarâ') ») cela a précédé à la lettre hâ'.

(Sa parole : « سير (sayr) ») c'est une lanière découpée dans le cuir ; son pluriel est سيور (suyûr).

(Sa parole : « كان لا يسير بالسرية (kâna lâ yasîru bi-s-sariyya) ») son sens apparent est qu'il ne sortait pas avec ses détachements ; on a dit : cela signifie qu'il ne se conduisait pas selon la conduite (as-sîra) égale, c'est-à-dire juste ; la sîra est la manière dont l'imam se comporte envers ses sujets et l'homme envers sa famille ; et dans sa parole : « على سيرتها (ʿalâ sîratihâ) », c'est-à-dire en son état [premier].

(Sa parole : « سيف البحر (sîf al-bahr) ») avec i sous la première lettre, c'est-à-dire son rivage.

(Sa parole : « سيل العرم (sayl al-ʿarim) ») il a dit : c'est la digue ; c'est une eau rouge ; il l'a mentionné en détail dans l'exégèse de la sourate Sabaʾ.

(Sa parole : « بطن المسيل (batn al-masîl) ») c'est-à-dire le lit d'écoulement des eaux de pluie depuis la montagne.

(Sa parole : « وأسلنا له (wa-asalnâ lahu) ») c'est-à-dire : nous avons fait fondre [pour lui].

(Sa parole : « سيماهم (sîmâhum) ») sans redoublement, c'est-à-dire leur marque ; Mujâhid a dit : l'aspect (as-sahna) ; on a dit : l'humilité ; la suite se trouve dans [l'exégèse de] la sourate al-Fath.

(Sa parole : « لا سيما (lâ siyyamâ) ») avec redoublement.

La lettre shîn avec point (ش)

(Section sh-a)

(Sa parole : « الشؤم (ash-shu'm), le mauvais augure ») avec hamza : c'est ce dont ils tiraient de mauvais présages ; on dit de toute chose redoutée مشئوم (mash'ûm) et مشأمة (mash'ama). الشؤمى (ash-shu'mâ) est la gauche, féminin de الأشأم (al-ash'am) ; de là le hadith de ʿAdî : « فينظر أشأم منه (fa-yanzuru ash'ama minhu), il regarde à sa gauche ». La terre de Syrie a été appelée الشأم (ash-Sha'm) parce qu'elle se trouve à gauche de la Kaʿba.

(Sa parole : « شؤون رأسها (shu'ûn ra'sihâ) ») ce sont les lignes qui se trouvent dans l'os du crâne ; leur singulier est شأن (sha'n). Quant à sa parole : « أني لفي شأن (innî la-fî sha'n), je suis pris par une affaire », son sens est : l'affaire grave, la chose ou l'état ; de là :

(Sa parole : « ما شأنكم (mâ sha'nukum) », c'est-à-dire : qu'avez-vous, ou quelle est votre affaire ; de là : « كان لي ولها شأن (kâna lî wa-lahâ sha'n), il y eut entre elle et moi une affaire » ; de là aussi : « ثم شأنك بأعلاها (thumma sha'naka bi-aʿlâhâ) », c'est-à-dire : cela t'est permis ; de même : « شأنك بها (sha'naka bihâ), à toi d'en disposer ». Quant à la parole du Très-Haut : « Chaque jour, Il est à une œuvre » [Ar-Rahmân : 29], c'est une allusion à l'exécution de ce qu'Il a décrété et à la mise à l'existence de ce dont Il savait d'avance qu'il existerait.

(Sa parole : « شاه شاه (shâh shâh) ») le premier avec nunation ; il est expliqué dans le hadith, où il dit : « le roi des rois ». C'est un mot persan, dont l'origine est شاهان شاه (shâhân shâh) : شاه (shâh) signifie « roi » et شاهان (shâhân) en est le pluriel ; c'est conforme à l'usage de leur langue dans l'antéposition et la postposition. De même sa parole : « أبو شاه (Abû Shâh) » ; on a déclaré dans l'erreur celui qui fait de son h final un t [la lettre à deux points dessus].

(Sa parole : « أرفع فرسي شأوا (arfaʿu farasî sha'wan), je lance mon cheval dans une course ») الشأو (ash-sha'w) est la course et la distance parcourue ; de là : شأوت القوم (sha'awtu l-qawm), c'est-à-dire : je les ai devancés à la course.

(Section sh-b)

(Sa parole : « يشبب بأبيات له (yushabbibu bi-abyâtin lahu), il chante, dans des vers de sa composition ») c'est-à-dire : il célèbre l'amour d'une femme.

(Sa parole : « وشب ضرامها (wa-shabba dirâmuhâ), et son brasier s'embrasa ») c'est-à-dire : son mal s'aggrava ; c'est une métaphore tirée du feu que l'on allume, lorsque sa flambée devient violente.

(Sa parole : « شببة (shababa) ») pluriel de شاب (shâbb, jeune homme) ; de même sa parole : « شبان (shubbân) ».

(Sa parole : « بشبع بطني (bi-shibʿi batnî), pour le rassasiement de mon ventre », sans voyelle (sur la lettre à un point dessous) ou avec a ; la lettre بـ (bi-) marque la cause ; الشبع (ash-shibʿ) est le contraire de la faim.

(Sa parole : « شبرا (shibran), d'un empan ») الشبر (ash-shibr), avec i, va du bout de l'auriculaire au bout du pouce.

Passage douteuxImprimé ثبت, probablement نبت : « une plante du Hedjaz ». Texte arabe imprimé : هو ثبت حجازي يؤكل

(Sa parole : « الشبرق (ash-shibriq) ») c'est une plante du Hedjaz qui se mange et qui n'a pas d'épines ; lorsqu'elle sèche, on l'appelle الضريع (ad-darîʿ).

(Sa parole : « مشتبهات (mushtabihât) ») c'est-à-dire des choses ambiguës ; de même متشابهات (mutashâbihât). Sa parole : « متشابها (mutashâbihan) » ne vient pas de l'ambiguïté (al-ishtibâh), mais signifie que ses parties se ressemblent tout en différant par le goût.

(Sa parole : « من أين يكون الشبه (min ayna yakûnu sh-shabah), d'où vient la ressemblance ? ») avec deux a, ou avec i sous la première lettre et sans voyelle sur la deuxième (shibh), comme مثل (mathal) et مثل (mithl), par le schème comme par le sens.

(Section sh-t)

Passage douteuxImprimé والأفشت, probablement وإلا فشت : « sinon, شت est un singulier ». Texte arabe imprimé : ومراده أن اشتقاق ذلك متحد والأفشت مفرد

(Sa parole : « أشتاتا وشتى وشتات وشت واحد (ashtâtan wa-shattâ wa-shatât wa-shatt wâhid), ashtât, shattâ, shatât et shatt, c'est une même chose ») ainsi cela se présente ; il veut dire que leur dérivation est une ; sinon, شت (shatt) est un singulier et le reste des pluriels ; leur sens est : dispersés et divers.

(Sa parole : « في يوم شات (fî yawmin shât), par un jour d'hiver ») c'est-à-dire en la saison de l'hiver.

(Section sh-th)

(Sa parole : « شئن الكفين (shathn al-kaffayn) ») avec la lettre à trois points (th) sans voyelle, c'est-à-dire : aux paumes épaisses.

(Section sh-j)

(Sa parole : « على المشجب (ʿalâ l-mishjab), sur le portemanteau ») ce sont des bâtons sur lesquels on pose les vêtements.

(Sa parole : « شجك أو فلك (shajjaki aw fallaki) ») c'est-à-dire : il t'a blessée ; الشج (ash-shajj) désigne, parmi les blessures, spécialement celles de la tête et du visage.

(Sa parole : « شجر بينهم (shajara baynahum) ») c'est-à-dire : ils furent en désaccord ; الشجر (ash-shajr), avec a, est l'affaire controversée. Sa parole : « شاجره (shâjarahu) », c'est-à-dire : il se disputa avec lui ; et sa parole : « الرمح شاجر (ar-rumhu shâjir) », c'est-à-dire : dirigée pour frapper.

(Sa parole : « شجاع أقرع (shujâʿ aqraʿ) ») c'est le serpent mâle ; on a dit aussi que tout serpent est un شجاع (shujâʿ), avec u sur la première lettre, et parfois avec i.

(Sa parole : « شجنة من الرحمن (shujna mina r-Rahmân), une branche issue du Tout Miséricordieux ») avec u sur la première lettre ou avec i, et l'on rapporte aussi le a ; son sens premier est l'entrelacement des veines et des branches ; de là : « الحديث شجون (al-hadîthu shujûn) », c'est-à-dire que le propos s'entrecroise ; son annexion au Tout Miséricordieux est métaphorique.

(Section sh-ḥ)

(Sa parole : « شاحبا (shâhiban) ») c'est-à-dire : au teint altéré par la maigreur, la faim ou la maladie.

(Sa parole : « ويلقى الشح (wa-yulqâ sh-shuhh), et l'avarice sera jetée ») il l'a expliqué dans l'original par l'avidité intense.

(Sa parole : « يتشحط في دمه (yatashahhatu fî damihi) ») c'est-à-dire : il s'y débat.

(Sa parole : « حرمت عليهم الشحوم (hurrimat ʿalayhimu sh-shuhûm), les graisses leur furent interdites ») ce sont spécifiquement la graisse des reins, de la panse et des intestins ; l'article y renvoie donc à une chose connue (ʿahdiyya).

(Sa parole : « شحناء (shahnâ') ») c'est l'inimitié.

(Sa parole : « المشحون (al-mashhûn) ») Mujâhid a dit : chargé, c'est-à-dire rempli.

(Section sh-kh)

(Sa parole : « يشخب (yashkhabu) ») c'est-à-dire : il coule à flots.

(Sa parole : « شخص بصره (shakhasa basaruhu) ») c'est-à-dire : son regard se leva et se fixa au loin. Sa parole : « لا شخص (lâ shakhs) » : le mot شخص (shakhs) désigne tout corps qui a de la hauteur et qui est apparent ; il est employé ici par métaphore.

(Section sh-d)

(Sa parole : « يشدخ رأسه (yashdakhu ra'sahu) ») c'est-à-dire : il lui fracasse la tête.

(Sa parole : « اشدد وطأتك (ushdud wat'ataka), rends ton emprise plus dure ») c'est-à-dire : saisis-les avec rigueur.

Passage douteuxImprimé كان, probablement كأن : « c'est comme s'il cherchait à la vaincre ». Texte arabe imprimé : أصلها يشادده كان أي يغالبه

(Sa parole : « لن يشاد هذا الدين (lan yushâdda hâdhâ d-dîn), nul ne rivalisera de rigueur avec cette religion ») avec redoublement du d ; son origine est يشادده (yushâdiduhu) ; c'est comme s'il cherchait à la vaincre.

(Sa parole : « اشتد النهار (ishtadda n-nahâr) ») c'est-à-dire : le jour s'éleva. Sa parole : « فخرج يشتد (fa-kharaja yashtaddu), il sortit en courant », et « اشتد وراءه (ishtadda warâ'ahu), il courut derrière lui » : tout cela relève de la course ; de même : « لا يقطع البطحاء إلا شدا (lâ yaqtaʿu l-bathâ'a illâ shaddan), il ne traverse le lit du torrent qu'en courant ».

(Sa parole : « بلغ أشده (balagha ashuddahu), il atteignit sa pleine force ») son singulier est شد (shadd), avec u sur le d : ainsi dans l'original. Un autre que lui a dit : الأشد (al-ashudd) va de quinze à quarante ans ; c'est le pluriel de شدة (shidda), comme نعمة (niʿma) et أنعم (anʿum) ; c'est la force et la vigueur du corps et de l'intelligence. On a dit : الأشد est l'atteinte de la puberté ; on a dit : dix-huit ans ; on a dit : trente-trois ans ; et l'on a dit autre chose encore.

(Sa parole : « أشد منه (ashaddu minhu) ») c'est-à-dire : plus courageux.

(Sa parole : « ألا تشد (alâ tashuddu), ne charges-tu pas ? ») c'est-à-dire : tu charges et tu combats ; de même

(Sa parole : « شد على (shadda ʿalâ) ») c'est-à-dire : il chargea contre. Quant à la parole du Très-Haut : « Nous fortifierons ton bras par ton frère » [Al-Qasas : 35], Ibn ʿAbbâs a dit : c'est-à-dire « Nous t'aiderons ».

(Sa parole : « شدقه (shidqahu) ») c'est-à-dire : sa bouche. Sa parole : « لو كنت في شدق الأسد (law kunta fî shidqi l-asad), même si tu étais dans la gueule du lion » est une image de l'attachement : c'est-à-dire, même si tu te trouvais en un lieu où l'on ne peut d'ordinaire t'atteindre, j'aimerais parvenir jusqu'à toi.

(Section sh-dh)

(Sa parole : « لا يدع شاذة (lâ yadaʿu shâdhdha), il ne laisse aucun isolé ») الشذوذ (ash-shudhûdh) est le fait d'être isolé.

(Section sh-r)

(Sa parole : « يشرئبون (yashra'ibbûna) ») avec hamza et redoublement de la lettre à un point dessous (b) : c'est tendre le cou comme quelqu'un qui cherche à voir ; al-Asmaʿî a dit : c'est lever la tête.

(Sa parole : « في مشربة (fî mashruba) ») avec u ou avec a sur le r, c'est-à-dire une chambre haute.

(Sa parole : « أشربوا في قلوبهم (ushribû fî qulûbihim), leurs cœurs en furent imprégnés ») c'est-à-dire : cela s'installa en eux comme s'installe la boisson, et ils l'acceptèrent ; on dit ثوب مشرب (thawb mushrab), c'est-à-dire un vêtement teint.

(Sa parole : « في شرب من الأنصار (fî sharbin mina l-Ansâr), parmi une compagnie de buveurs des Ansâr ») avec a et sans voyelle sur le r : pluriel de شارب (shârib, buveur). Sa parole : « ما جاء في الشرب (mâ jâ'a fî sh-shirb) », avec i sous le shîn, c'est-à-dire la règle du partage de l'eau.

(Sa parole : « شراج الحرة (shirâj al-harra) ») الشراج (ash-shirâj), avec i sous la première lettre, ce sont les rigoles où s'écoule l'eau ; leur singulier est شرج (sharj), sans voyelle sur le r ; de même sa parole : « شريج الحرة (sharîj al-harra) ».

(Sa parole : « شرد (sharrid) ») c'est-à-dire : disperse.

(Sa parole : « شرذمة (shirdhima) ») c'est-à-dire : une petite troupe.

(Sa parole : « فيشرشر شدقه (fa-yusharshiru shidqahu) ») c'est-à-dire : il la lui tranche et la lui fend ; الشرشرة (ash-sharshara) désigne à l'origine le fait, pour le fauve, de saisir avec sa gueule.

(Sa parole : « أشراطها (ashrâtuhâ) ») c'est-à-dire : ses signes ou ses prémices ; c'est le pluriel de شرط (sharat), avec deux a. On a dit aussi : c'est le rebut de toute chose ; selon cela, ce qu'on entend, ce sont ses épreuves pénibles et ses calamités avant son avènement.

(Sa parole : « شرعا (shurraʿan) ») c'est-à-dire : شوارع (shawâriʿ) ; Ibn Qutayba a dit : c'est-à-dire plongeant dans l'eau, pluriel de شارع (shâriʿ), comme s'il voulait dire : buvant.

(Sa parole : « فنشرع فيه جميعا (fa-nashraʿu fîhi jamîʿan), nous y plongions tous ensemble (la main) ») c'est-à-dire : nous y puisions.

(Sa parole : « الشريعة والشرعة (ash-sharîʿa wa-sh-shirʿa) ») c'est-à-dire : la voie tracée (as-sunna) et la méthode.

(Sa parole : « شرع لكم (sharaʿa lakum) ») c'est-à-dire : Il a institué pour vous, ou : Il a manifesté et exposé clairement.

(Sa parole : « كان في شارف (shârif), j'avais une vieille chamelle ») c'est-à-dire : une chamelle âgée.

(Sa parole : « مشرف الوجنتين (mushrif al-wajnatayn) ») sans voyelle sur le shîn, c'est-à-dire : aux pommettes saillantes.

(Sa parole : « بشرف الروحاء (bi-sharaf ar-Rawhâ') ») c'est-à-dire : la haute montagne qui s'y trouve.

(Sa parole : « شرفا أو شرفين (sharafan aw sharafayn) ») c'est-à-dire : une course ou deux, ou un galop ou deux ; on a dit aussi : الشرف (ash-sharaf) est ce qui s'élève de la terre.

(Sa parole : « ولا مشرف (wa-lâ mushrif) ») c'est-à-dire : sans être à l'affût. Sa parole : « ذات شرف (dhât sharaf) », avec deux a : c'est-à-dire de grande valeur ; on a dit aussi : « يستشرف الناس لها (yastashrifu n-nâsu lahâ) », c'est-à-dire que les gens lèvent leurs regards vers elle.

(Sa parole : « شرقوا (sharriqû) ») c'est-à-dire : tournez-vous vers l'orient.

(Sa parole : « تشرق الشمس (tashruqu sh-shams) ») c'est-à-dire : le soleil se lève.

(Sa parole : « شرق بذلك (shariqa bi-dhâlika) ») avec i sous le r : c'est-à-dire que sa poitrine s'en serra de jalousie, comme celui qui s'étrangle avec de l'eau.

(Sa parole : « شرقيا (sharqiyyan) ») c'est-à-dire : du côté de l'orient.

(Sa parole : « أيام التشريق (ayyâm at-tashrîq) ») c'est-à-dire les jours de Minâ ; ils ont été ainsi nommés parce qu'ils y يشرقون (yusharriqûna) la viande des sacrifices, c'est-à-dire qu'ils la découpaient et la faisaient sécher ; on a dit qu'ils sont ainsi nommés à cause de la prière de la fête, parce qu'elle est accomplie au moment du lever du soleil ; on a dit encore : parce que l'offrande n'est pas sacrifiée avant que le soleil ne se lève.

(Sa parole : « أو شرك في دم (aw shirk fî dam) ») c'est-à-dire : une participation ; de même : « من أعتق شركا (man aʿtaqa shirkan), celui qui affranchit une part » ; le sens premier de الشركة (ash-sharika) est connu. Sa parole : « لمن يشركهم (li-man yushrikuhum) »15, avec i sous le r, c'est-à-dire : qui s'associe à eux.

(Sa parole : « شراك نعله (shirâk naʿlihi) ») الشراك (ash-shirâk) est l'une des lanières de la sandale, celles qui se trouvent sur son dessus.

(Sa parole : « شروا (sharaw) ») c'est-à-dire : ils ont vendu ; الشراء (ash-shirâ') et البيع (al-bayʿ) sont une même chose, mais le premier s'est imposé du côté de celui qui donne le prix, comme البيع s'est imposé du côté du propriétaire de la marchandise.

(Sa parole : « ركب فرسا شريا (rakiba farasan shariyyan) ») c'est-à-dire : un cheval qui s'emporte dans son allure et persiste ; Ibn as-Sikkît a dit : c'est-à-dire un cheval de choix ; et شراة المال (sharât al-mâl), ce sont les meilleurs des biens.

(Section sh-s)

(Sa parole : « شسع (shisʿ) ») c'est l'une des lanières de la sandale, celle qui passe entre les deux orteils. Sa parole : « شاسع الدار (shâsiʿ ad-dâr) », c'est-à-dire : dont la demeure est lointaine.

(Section sh-ṭ)

(Sa parole : « شطأه (shat'ahu) ») c'est-à-dire ses pousses ; on dit شطء السنبل (shat' as-sunbul) : le grain fait pousser dix, huit ou sept tiges, qui se fortifient les unes par les autres ; c'est pourquoi Il a dit : « فآزره (fa-âzarahu) », c'est-à-dire : il l'a renforcé ; s'il n'y avait qu'un seul grain, il ne se tiendrait pas sur une tige.

(Sa parole : « مسل شطبة (masall shatba) » : on a dit que الشطبة (ash-shatba) est une tige de palme du palmier ; on a dit aussi : un bâton effilé.

(Sa parole : « شطر ما يخرج منها (shatra mâ yakhruju minhâ) ») c'est-à-dire la moitié. Sa parole : « وضع عني شطرها (wadaʿa ʿannî shatrahâ) », c'est-à-dire une partie. Sa parole : « شطر المسجد الحرام (shatra l-masjidi l-harâm) », c'est-à-dire sa direction.

(Sa parole : « شططا (shatatan) ») c'est-à-dire un excès ou une démesure ; Mujâhid a dit : sa parole « لا تشطط (lâ tushtit) » signifie : ne dépasse pas la mesure.

(Sa parole : « على شط النهر (ʿalâ shatti n-nahr) ») c'est-à-dire sur sa rive.

(Sa parole : « بشطنين (bi-shatanayn) ») c'est-à-dire avec deux cordes ; الشطن (ash-shatan), avec des voyelles, est la longue corde.

(Section sh-ʿ)

(Sa parole : « بين شعبها (bayna shuʿabihâ), entre ses membres ») c'est-à-dire ceux de la femme ; الشعب (ash-shuʿab) sont les côtés ; on a dit qu'il s'agit de ce qui est entre ses mains et ses pieds ; on a dit aussi : les bords de la vulve ; c'est une allusion au rapport sexuel, car s'asseoir de la sorte en est l'indice probable ; et l'on a dit autre chose encore.

(Sa parole : « شعبة من الإيمان (shuʿba mina l-îmân), une branche de la foi ») c'est-à-dire une portion.

(Sa parole : « الشعب (ash-shiʿb) ») avec i : c'est le chemin dans la montagne. Quant à الشعب (ash-shaʿb), c'est le singulier de الشعوب (ash-shuʿûb, les peuples) ; de là : « Nous vous avons constitués en peuples » [Al-Hujurât : 13]. On a dit : les شعوب sont la parenté lointaine, et les tribus en deçà ; Ibn ʿAbbâs a dit : les شعوب sont les grandes tribus ; on a dit aussi : les شعوب sont les non-Arabes et les tribus sont les Arabes. Et la parole d'Anas : « Il prit, à la place de الشعب (ash-shaʿb), une chaînette », c'est-à-dire la fêlure.

(Sa parole : « شعبان (Shaʿbân) ») le mois bien connu ; on a dit qu'il a été ainsi nommé parce qu'ils s'y ramifiaient, c'est-à-dire qu'ils s'y dispersaient.

(Sa parole : « تمتشط الشعثة (tamtashitu sh-shaʿitha), que se peigne l'échevelée ») on dit امرأة شعثاء (imra'a shaʿthâ') et شعثة (shaʿitha), c'est-à-dire aux cheveux emmêlés ; on dit رجل أشعث (rajul ashʿath) ; et شعث رأسه (shaʿitha ra'suhu) vient de là.

(Sa parole : « من شعائر الله (min shaʿâ'iri llâh), parmi les rites d'Allah ») pluriel de شعيرة (shaʿîra), c'est-à-dire un signe ; de là : المشعر الحرام (al-Mashʿar al-Harâm) et les rites (mashâʿir) du pèlerinage.

(Sa parole : « ثم لم أشعر (thumma lam ashʿur) ») c'est-à-dire : je n'ai pas su ; de là leur expression : « ليت شعري (layta shiʿrî), si seulement je savais ». Sa parole : « فشق من قصه إلى شعرته (fa-shaqqa min qassihi ilâ shiʿratihi), il fendit depuis son sternum jusqu'à son pubis » : avec i sous le shîn, c'est-à-dire les poils de son pubis.

(Sa parole : « أشعرنها إياه (ashʿirnahâ iyyâhu) ») c'est-à-dire : enveloppez-la dedans et mettez-le au contact de son corps ; c'est tiré de الشعار (ash-shiʿâr), qui est ce qui touche le corps ; de là sa parole au sujet des Ansâr : « Les Ansâr sont le vêtement de dessous ». Le marquage des bêtes d'offrande (ishʿâr al-budn) consiste à fendre l'un des deux côtés de la bosse jusqu'à ce que le sang coule, et à en faire pour elles un signe auquel on reconnaît qu'elles sont des offrandes (hady).

(Sa parole : « رب الشعرى (rabbu sh-shiʿrâ), le Seigneur de Sirius ») il a dit : c'est مرزم الجوزاء (mirzam al-jawzâ'). Un autre que lui a dit : الشعرى se dit de deux étoiles du ciel : l'une est العبور (al-ʿabûr), parce qu'elle a traversé la Voie lactée, et il n'y a pas dans le ciel d'autre étoile qui la traverse en largeur ; l'autre est الغميصاء (al-ghumaysâ'), parce qu'elle ne brille pas de l'éclat d'al-ʿabûr. Abû Kabsha al-Khuzâʿî l'adorait, et Allah révéla, pour le démentir, lui et ceux qui le suivaient : « Et c'est Lui le Seigneur de Sirius » [An-Najm : 49], c'est-à-dire le Seigneur de l'étoile qu'ils adoraient.

(Sa parole : « شعف الجبال (shaʿaf al-jibâl) ») c'est-à-dire leurs sommets et leurs extrémités. Il a dit dans l'exégèse : « Sa parole شعفها حبا (shaʿafahâ hubban), avec la lettre sans point, vient de المشعوف (al-mashʿûf) », et ce n'est pas ce qui figure dans le Coran. Les Arabes disent : فلان مشعوف بفلانة (fulân mashʿûf bi-fulâna), c'est-à-dire que l'amour pour elle l'a tourmenté. Quant à la forme avec point, on dit : cela s'est collé à mon cœur et y a pénétré ; الشغاف (ash-shighâf) est l'enveloppe du cœur. Abû ʿUbayd a dit : المشغوف (al-mashghûf), avec point, est celui dont l'amour a atteint l'enveloppe du cœur, et, sans point, celui chez qui l'amour a atteint le cœur et l'a brûlé.

Passage douteuxImprimé اشتغال (avec ghayn) dans la section ش ع, probablement اشتعال : « l'embrasement du combat ». Texte arabe imprimé : واشتد اشتغال القتال

(Sa parole : « واشتد اشتغال القتال (wa-shtadda shtiʿâlu l-qitâl), l'embrasement du combat devint violent », et sa parole : « اشتعلت وشب ضرامها (ishtaʿalat wa-shabba dirâmuhâ), elle s'embrasa et son brasier flamba ») c'est-à-dire : son affaire devint grave. Sa parole : « يتبعني بشعلة من نار (yatbaʿunî bi-shuʿlatin min nâr), il me poursuit avec une flamme de feu » : الشعلة (ash-shuʿla), avec u, est ce en quoi le feu a été pris et s'est enflammé.

(Sa parole : « رجل مشعان (rajul mushʿânn) ») avec u sur la première lettre et redoublement du n, c'est-à-dire aux cheveux ébouriffés ; il a dit dans l'original : مشعان signifie très grand, au-delà du grand.

(Section sh-gh)

(Sa parole : « نهى عن الشغار (nahâ ʿani sh-shighâr), il a interdit le shighâr ») il l'a expliqué dans le hadith. On a dit que son origine est le fait de lever la patte, et c'est une allusion à l'union conjugale ; on a dit que الشغر (ash-shaghr) signifie à l'origine l'éloignement ; on a dit aussi : l'étendue.

(Sa parole : « يشغلهم (yashghaluhum) ») avec a sur le gh : de الشغل (ash-shughl, l'occupation), contraire du loisir.

(Section sh-f)

(Sa parole : « وأخذ الشفرة (wa-akhadha sh-shafra) ») c'est-à-dire le couteau ; شفرة السيف (shafrat as-sayf) est son tranchant ; شفير جهنم (shafîr Jahannam) est son bord ; شفير الوادي (shafîr al-wâdî) sa lisière ; et شفير العين (shafîr al-ʿayn) est l'endroit où poussent les cils de la paupière.

(Sa parole : « يشفع الأذان (yashfaʿu l-adhân) ») c'est-à-dire : il le prononce par paires ; de là : « قام في الشفع (qâma fî sh-shafʿ), il se leva au nombre pair » ; « وإن كان صلى خمسا شفعن له صلاته (wa-in kâna sallâ khamsan shafaʿna lahu salâtahu), et s'il en a prié cinq, elles rendent sa prière paire » ; « وشفعها بالسجدتين (wa-shafaʿahâ bi-s-sajdatayn), il la rend paire par les deux prosternations » ; de là aussi : « الشفع والوتر (ash-shafʿ wa-l-watr), le pair et l'impair ». Al-Qutaybî a dit : الشفع est le pair et الوتر l'unique. Quant au verset, d'après Mujâhid, l'impair est Allah et le pair l'ensemble des créatures ; un autre a dit : l'impair est le jour de ʿArafa et le pair les jours des Dix ; on a dit : les jours du sacrifice ; on a dit aussi : l'impair est Adam, rendu pair par Ève. Thaʿlab a dit : الشفعة (ash-shufʿa, la préemption), avec u, tire sa dérivation de l'ajout, parce que l'on joint ce que l'on préempte à sa propre part ; الشفاعة (ash-shafâʿa, l'intercession) est la sollicitation, parce qu'elle ajoute à la sollicitation ; et l'on dit شفع أول كلامه بآخره (shafaʿa awwala kalâmihi bi-âkhirihi) : il a joint le début de son propos à sa fin.

(Sa parole : « ولا تشفوا بعضها على بعض (wa-lâ tushiffû baʿdahâ ʿalâ baʿd) ») avec u sur le t : c'est-à-dire ne rendez pas l'une supérieure à l'autre ni ne l'augmentez ; الشف (ash-shiff), avec i, signifie l'excédent et le manque : c'est l'un des mots à sens contraires (al-addâd) ; الشف (ash-shaff), avec a, est le nom de l'action. On appelle l'étoffe fine qui laisse voir ce qui est derrière elle شف (shiff), avec i sous la première lettre ; de là : جوهر شفاف (jawhar shaffâf), une substance transparente.

(Sa parole : « شف هذا على هذا (shaffa hâdhâ ʿalâ hâdhâ) ») c'est-à-dire : celui-ci dépassa celui-là.

Passage douteuxImprimé على رأس, probablement على رأي : « selon l'opinion de celui qui le rapporte avec la lettre avec point » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : هذا على رأس من رواه بالمعجمة

(Sa parole : « وإذا شرب اشتف (wa-idhâ shariba shtaffa) ») c'est-à-dire : il boit jusqu'à la dernière goutte ; cela selon l'opinion de celui qui le rapporte avec la lettre avec point.

(Sa parole : « غاب الشفق (ghâba sh-shafaq) ») c'est la rougeur qui demeure après le coucher du soleil, et qui est le reste de ses rayons ; on a dit aussi : الشفق est la blancheur qui demeure après la rougeur.

(Sa parole : « أشفق أبو بكر (ashfaqa Abû Bakr) ») c'est-à-dire : il craignit.

(Sa parole : « شافهني (shâfahanî) ») c'est-à-dire : il m'a parlé sans intermédiaire.

(Sa parole : « ما شفيتني (mâ shafaytanî) ») c'est-à-dire : tu n'as pas comblé mon désir ; الشفاء (ash-shifâ') est le remède ; de là : « هجاهم حسان فشفى واشتفى (hajâhum Hassânu fa-shafâ wa-shtafâ), Hassân les satirisa : il guérit et se guérit » ; الشفاء est aussi le soulagement.

(Sa parole : « أشفيت منه (ashfaytu minhu) ») c'est-à-dire : j'arrivai au bord de la mort.

(Sa parole : « شفا حفرة (shafâ hufra), le bord d'un gouffre » : il a dit dans l'original : comme شفا الركية (shafâ r-rakiyya), qui est le bord du puits.

(Section sh-q)

(Sa parole : « حتى تشقح (hattâ tushqiha) ») c'est-à-dire : jusqu'à ce qu'ils rougissent ou jaunissent.

(Sa parole : « بمشقص (bi-mishqas) ») c'est la longue pointe de flèche ; son pluriel est مشاقص (mashâqis).

(Sa parole : « من باع شقصا (man bâʿa shiqsan) ») c'est-à-dire une part.

(Sa parole : « شقه الأيمن (shiqqihi l-ayman) ») avec i sous la première lettre : c'est-à-dire son côté.

(Sa parole : « أهل غنيمة بشق (ahli ghunaymatin bi-shiqq), des gens au petit troupeau, dans la peine ») avec i sous la première lettre : c'est-à-dire dans une vie de privation ; on a dit aussi que الشق (ash-Shiqq) est un lieu déterminé ; on peut aussi mettre un a sur la première lettre, c'est-à-dire un lieu étroit. Sa parole : « لولا أن أشق على أمتي (lawlâ an ashuqqa ʿalâ ummatî) » : n'était que je leur imposerais un fardeau. Sa parole : « غير مشقوق عليه (ghayr mashqûqin ʿalayhi) », c'est-à-dire sans être épuisé.

(Sa parole : « جئناك من شقة بعيدة (ji'nâka min shuqqatin baʿîda) ») avec u sur la première lettre, et l'on peut mettre un i : c'est-à-dire d'un long trajet comportant de la peine.

(Sa parole : « بشق عصا المسلمين (bi-shaqqi ʿasâ l-muslimîn), en fendant le bâton des musulmans ») c'est-à-dire : il divise leur communauté.

(Sa parole : « الشاقة (ash-shâqqa) ») c'est-à-dire celle qui déchire l'encolure de sa robe lors du malheur ; de là : « شق الجيب (shaqq al-jayb), déchirer l'encolure ».

(Sa parole : « من شقيقة كانت به (min shaqîqatin kânat bihi) ») c'est-à-dire une violente douleur dans la tête.

(Section sh-k)

(Sa parole : « فشكر الله له (fa-shakara llâhu lahu) ») c'est-à-dire : Allah l'agréa. الشكور (ash-Shakûr) est l'un des plus beaux noms d'Allah le Très-Haut ; on a dit que son sens est : Celui auprès de qui l'on mentionne le peu d'œuvres de Ses serviteurs, et qui leur en multiplie la récompense ; on a dit aussi : Celui qui se satisfait de peu de reconnaissance. Quant à sa parole (paix et bénédictions sur lui) : « Ne serais-je pas un serviteur reconnaissant (ʿabdan shakûran) ? », son sens est : faisant l'éloge d'Allah et s'y adonnant pleinement.

(Sa parole : « الشكس (ash-shakis) ») on a dit : c'est l'homme difficile qui ne se satisfait pas de l'équité ; de là : متشاكسون (mutashâkisûn), en désaccord.

(Sa parole : « فشكت عليها ثيابها (fa-shakkat ʿalayhâ thiyâbahâ) ») c'est-à-dire : elle en rassembla les bords ; on dit شككته بالرمح (shakaktuhu bi-r-rumh) lorsque tu l'as transpercé de la lance ; الشك (ash-shakk) est le fait de coller une chose à une autre, comme le bras au flanc ; il s'emploie aussi pour l'adhérence.

(Sa parole : « شاكي السلاح (shâkî s-silâh) ») c'est-à-dire qui a réuni ses armes ; on dit شاك (shâk) et شائك (shâ'ik) ; الشكة (ash-shikka) est l'armement complet. On a dit aussi que son origine est شائك السلاح (shâ'ik as-silâh), et le sens de شائك est « doté de pointes (shawka) » : c'est donc un mot à métathèse.

(Sa parole : « نحن أحق بالشك من إبراهيم (nahnu ahaqqu bi-sh-shakki min Ibrâhîm), nous sommes plus dignes du doute qu'Abraham ») on a dit : ce qu'on entend est la négation du doute chez tous deux, c'est-à-dire : il n'a pas douté, et nous non plus ; s'il avait douté, nous en aurions été plus dignes que lui ; cela par vénération pour Abraham.

(Sa parole : « على شاكلته (ʿalâ shâkilatihi) ») c'est-à-dire selon sa voie, son côté ou son intention.

(Sa parole : « الشكلة (ash-shakila) ») avec a sur le shîn et i sous le k : c'est la femme coquette et minaudière.

(Sa parole : « في شكواه الذي قبض فيه (fî shakwâhu lladhî qubida fîhi), dans sa maladie dont il mourut », et dans une version : « في شكوه (fî shakwihi) », c'est-à-dire dans sa maladie. Sa parole : « وهو شاك (wa-huwa shâkin) », c'est-à-dire malade ; de là : « اشتكى سعد (ishtakâ Saʿd), Saʿd tomba malade ». Quant à la parole d'Umm Salama : « شكوت أني اشتكى (shakawtu annî ashtakî), je me suis plainte d'être malade », le second verbe a ce sens-là, le premier a le sens connu, et c'est de lui qu'est tiré le second ; de là : « شكت ما تلقى من الرحى (shakat mâ talqâ mina r-rahâ), elle se plaignit de ce qu'elle endurait de la meule » ; sa parole : « يكثرن الشكاة (yukthirna sh-shakât), elles multiplient les plaintes » ; et la parole d'Ibn az-Zubayr : * « Voilà un reproche dont la honte ne s'attache pas à toi » * ; par الشكاة (ash-shakât) on entend ici le blâme et le reproche.

(Section sh-l)

(Sa parole : « شلت يداه (shallat yadâhu), que ses mains se paralysent ») c'est-à-dire se dessèchent ; c'est avec a, et l'on ne dit pas avec u ; le nom est الشلل (ash-shalal).

(Sa parole : « شلو (shilw) ») avec i : c'est le membre de chair ; ممزع (mumazzaʿ) signifie déchiqueté ; on a dit aussi : الشلو est le corps de toute chose.

(Section sh-m)

(Sa parole : « اشمأزت (ishma'azzat) ») c'est-à-dire : [les cœurs] se détournèrent avec répulsion.

(Sa parole : « تشميت العاطس (tashmît al-ʿâtis) ») c'est-à-dire l'invocation en faveur de celui qui éternue, pour écarter de lui la joie maligne (ash-shamâta) ; cela a été vu précédemment à la lettre sans point.

(Sa parole : « مشمر الإزار (mushammir al-izâr) ») c'est-à-dire qui retrousse son pagne ; de là : « وإنهما لمشمرتان (wa-innahumâ la-mushammiratân), et toutes deux avaient retroussé leurs vêtements ».

(Sa parole : « شمس أناسا (shammasa unâsan) ») c'est-à-dire : il les plaça au soleil.

(Sa parole : « شمط رأسه (shamita ra'suhu) ») c'est-à-dire : le blanc s'y mêla au noir ; de là : « أعد شمطاته (aʿuddu shamatâtihi), je compte ses cheveux blancs ». Thâbit a dit : deux couleurs, quelles qu'elles soient, qui se mêlent, voilà le شمط (shamat).

(Sa parole : « اشتمال الصماء (ishtimâl as-sammâ') ») il l'a expliqué dans le hadith par التوشح (at-tawashshuh), qui consiste à enrouler le vêtement autour du corps sans en sortir la main ; le nom en est الشملة (ash-shamla) ; on a dit aussi qu'il ne s'appelle شملة que s'il a des franges. Al-Khalîl rapporte le i sous sa première lettre (shimla) ; le pluriel est شمال (shimâl), qui se confond avec le mot désignant la main gauche. Quant à la forme avec a (shamâl), c'est le vent qui vient de derrière la qibla ; il comporte plusieurs formes dialectales, comme le mot désignant la main : sur le schème de جعفر (jaʿfar) avec hamza (sham'al), en antéposant la hamza au m (sha'mal), et d'autres encore.

(Section sh-n)

(Sa parole : « شنان (shana'ân) ») c'est-à-dire la haine et l'inimitié.

(Sa parole : « تشنجت الأصابع (tashannajati l-asâbiʿ) ») c'est-à-dire : les doigts se raidirent.

(Sa parole : « شنار (shanâr) ») avec a : c'est-à-dire une chose honteuse.

(Sa parole : « شن الغارة (shanna l-ghâra) ») c'est-à-dire : il dispersa le raid et le déversa, comme on déverse et disperse l'eau.

(Sa parole : « شن معلقة (shannin muʿallaqa) ») c'est-à-dire une outre usée ; toute outre usée est un شن (shann).

Passage douteuxImprimé شنقوا, probablement شنفوا (« ils le prirent en haine »), seule lecture compatible avec le sens donné ; traduit ainsi. Texte arabe imprimé : شنقوا له) بكسر النون أي أبغضوه

(Sa parole : « شنقوا له (shanifû lahu) ») avec i sous le n : c'est-à-dire ils le prirent en haine.

(Sa parole : « حل شناقها (halla shinâqahâ) ») Abû ʿUbayda a dit : c'est le cordon par lequel on suspend l'outre ; de là : « شنق للقصوى الزمام (shanaqa li-l-Qaswâ'i z-zimâm) », c'est-à-dire qu'avec la bride il ramena sa tête en arrière.

(Sa parole : « أزد شنوأة (Azd Shanû'a) ») avec a sur le shîn et u sur le n, et après le w une hamza : tribu bien connue.

(Section sh-h)

(Sa parole : « شهاب (shihâb) ») c'est-à-dire l'astre avec lequel on lapide ; son pluriel est شهب (shuhub) ; et le شهاب de feu est tout bâton dont l'extrémité s'est enflammée.

(Sa parole : « اشهد على النبي (ashhadu ʿalâ n-Nabî) (paix et bénédictions sur lui), je témoigne au sujet du Prophète ») c'est-à-dire : j'informe en connaissance de cause. Sa parole, à propos de l'imprécation mutuelle (al-liʿân) : « أشهد بالله (ashhadu bi-llâh) », c'est-à-dire : je jure ; de même la parole d'Abû Hurayra et d'autres : « أشهد بالله », c'est-à-dire : je jure que j'ai bien entendu. Dans l'original : الأشهاد (al-ashhâd), dont le singulier est شاهد (shâhid), comme أصحاب (ashâb) et صاحب (sâhib).

(Sa parole : « ليبلغ الشاهد الغائب (li-yuballighi sh-shâhidu l-ghâ'ib), que celui qui est présent transmette à l'absent ») c'est-à-dire : que le présent qui a entendu transmette à celui qui était absent.

(Sa parole : « شهد الله (shahida llâhu), Allah atteste ») c'est-à-dire : Il a exposé clairement ; on a appelé le témoin شاهد (shâhid) parce qu'il rend claire la décision ; de là : « Nous t'avons envoyé comme témoin » [Al-Fath : 8].

(Sa parole : « كانوا يضربوننا على الشهادة والعهد (kânû yadribûnanâ ʿalâ sh-shahâdati wa-l-ʿahd), ils nous frappaient pour l'attestation et l'engagement ») on a dit : c'est jurer par l'engagement d'Allah ou attester par Allah ; ce qui l'appuie, c'est sa parole dans l'autre version : « On nous interdisait de jurer par l'attestation et l'engagement ».

(Sa parole : « ما يجد الشهيد (mâ yajidu sh-shahîd), ce que ressent le martyr ») on a dit qu'il est appelé شهيد (shahîd) parce qu'il contemple, à sa mort, ce qui lui revient de bien et de rang ; on a dit : parce qu'Allah et Ses anges ont attesté pour lui le Paradis ; on a dit : الشهيد est le vivant. Abû ʿUbayd al-Harawî a dit : c'est l'opinion d'an-Nadr ibn Shumayl ; comme s'il avait interprété

(la parole du Très-Haut : « Ils sont au contraire vivants auprès de leur Seigneur » [Âl ʿImrân : 169]. On a dit : parce que les anges de la miséricorde témoignent en sa faveur ; on a dit : parce qu'il s'est acquitté du témoignage de la vérité pour Allah ; on a dit : parce qu'il est de ceux qui témoigneront contre les nations qui l'ont précédé.

(Sa parole : « الشهر (ash-shahr), le mois ») on a dit qu'il est ainsi nommé à cause de sa notoriété.

(Sa parole : « شهيق (shahîq) ») cela a été vu précédemment à « زفير (zafîr) ».

(Sa parole : « شواهق الجبال (shawâhiq al-jibâl) ») c'est-à-dire les hautes montagnes, pluriel de شاهق (shâhiq), qui est ce qui est élevé et inaccessible.

(Section sh-w) Sa parole : « لم يشب (lam yushab) ») c'est-à-dire : il n'a pas été mélangé ; on dit شيب يشاب شوبا (shîba yushâbu shawban) ; de là : شوب اللبن بالماء (shawb al-laban bi-l-mâ'), le coupage du lait avec de l'eau. Sa parole : « Puis ils auront par-dessus un mélange » [As-Sâffât : 67] : on a dit dans son exégèse : leur nourriture sera mélangée et brassée avec l'eau bouillante.

(Sa parole : « شارة حسنة (shâra hasana) ») c'est-à-dire une belle apparence ; de là : الشوار (ash-shawâr), avec a, c'est-à-dire le trousseau de la mariée.

Passage douteuxImprimé المشهورة, probablement المشورة : « la consultation », comme le confirme la description de la vocalisation qui suit. Texte arabe imprimé : وهو من المشهورة وهي بفتح أوله

(Sa parole : « أشار عليهم (ashâra ʿalayhim) ») c'est-à-dire : il les conseilla ; cela vient de la consultation (al-mashûra), qui se dit avec a sur la première lettre, u sur la deuxième et sans voyelle sur le w, et l'on peut mettre la deuxième sans voyelle et un a sur le w (al-mashwara). On dit que son origine vient de شار الدابة (shâra d-dâbba), lorsqu'on a présenté la bête à la vente ; on dit aussi : de شار العسل (shâra l-ʿasal), lorsqu'on a récolté le miel. Quant à sa parole : « أشار إليهم (ashâra ilayhim) », son sens est : il leur fit signe ; cela vient de الإشارة (al-ishâra, le signe).

(Sa parole : « يشوص فاه بالسواك (yashûsu fâhu bi-s-siwâk) ») c'est-à-dire : il la frotte ou la gratte ; on a dit : الشوص (ash-shaws) est le lavage ; on a dit : الشوص est le brossage des dents dans la largeur, et c'est l'opinion de la plupart ; Wakîʿ a dit : plutôt dans la longueur, de bas en haut.

(Sa parole : « طفت أشواطا (tuftu ashwâtan), j'ai fait plusieurs tours ») pluriel de شوط (shawt), avec a, c'est-à-dire une fois ; c'est à l'origine la distance que parcourt le cheval en courant. الشوط, dans le hadith d'Abû Usayd, est comme le précédent ; avec la lettre avec point et la dernière lettre sans point, c'est un jardin à Médine ; on le dit aussi avec la lettre tâ' avec point (z).

(Sa parole : « شواظ من نار (shuwâzun min nâr) ») c'est-à-dire une flamme, celle qui n'a pas de fumée.

(Sa parole : « متشوفين (mutashawwifîn) ») c'est-à-dire guettant avec impatience ; de là : تشوفت (tashawwaftu).

(Sa parole : « شاكي السلاح (shâkî s-silâh) ») cela a été vu précédemment.

(Sa parole : « كواه من الشوكة (kawâhu mina sh-shawka) ») avec a : c'est une maladie semblable à la peste.

(Sa parole : « ذات الشوكة (dhât ash-shawka) ») c'est-à-dire dotée de tranchant ; شوكة القتال (shawkat al-qitâl) est sa violence et son acuité.

(Sa parole : « وإذا شيك فلا انتقش (wa-idhâ shîka fa-lâ ntaqash) ») c'est-à-dire : quand une épine le pique, qu'elle ne lui soit pas retirée avec la pince à épiler.

(Sa parole : « الشؤم (ash-shu'm) ») contraire de la bonne fortune : cela a été vu précédemment.

(Sa parole : « شامة وطفيل (Shâma wa-Tafîl) ») on a dit que ce sont deux montagnes à La Mecque.

(Sa parole : « نزاعة للشوى (nazzâʿatan li-sh-shawâ), arrachant les membres » [Al-Maʿârij : 16]) on a dit : ce sont les extrémités ; les mains, les pieds et la peau de la tête sont appelés شوى (shawan).

(Sa parole : « الشوائل (ash-shawâ'il) » pluriel de شائلة (shâ'ila) : c'est la chamelle dont le lait a baissé, c'est-à-dire s'est tari ; on l'appelle الشول (ash-shawl), c'est-à-dire dotée d'un reste (dhât shawl), parce qu'il ne reste dans son pis qu'un reste (shawl) de lait, c'est-à-dire un résidu.

(Section sh-y)

(Sa parole : « أشاح (ashâha) ») c'est-à-dire : il se contracta et détourna le visage.

(Sa parole : « مشيخة قريش (mashyakhat Quraysh) ») pluriel de شيخ (shaykh, ancien) ; c'est sans voyelle sur le shîn, et l'on rapporte le i (mashîkha).

(Sa parole : « مشيد (mashîd) ») c'est-à-dire bâti.

(Sa parole : « من الشيزي (mina sh-shîzâ) ») à finale brève (maqsûr) : ce sont les grands plats ; à l'origine, الشيزى est un arbre dont on les fabrique ; le poète entendait par là leurs propriétaires, qui nourrissaient les gens dans ces plats et qui furent tués.

(Sa parole : « فشام السيف (fa-shâma s-sayf) ») c'est-à-dire : il le remit au fourreau.

(Sa parole : « شيمته الوفاء (shîmatuhu l-wafâ') ») c'est-à-dire son caractère et sa nature.

(Sa parole : « شأنه (shânahu) ») c'est-à-dire : il le dépara ; الشين (ash-shayn) est le contraire de الزين (az-zayn, l'ornement).

Passage douteuxImprimé الاثم (« le péché »), probablement الأمم : « les nations ». Texte arabe imprimé : في شيع الأولين) أي الاثم

(Sa parole : « في شيع الأولين (fî shiyaʿi l-awwalîn), parmi les groupes des anciens ») c'est-à-dire les nations ; الشيع (ash-shiyaʿ) sont les partisans, les alliés et les factions ; de là : « ou de vous confondre en sectes » [Al-Anʿâm : 65], c'est-à-dire en groupes.

(Sa parole : « لاشية فيها (lâ shiyata fîhâ), sans tache ») c'est-à-dire sans blanc : c'est Abû l-ʿÂliya qui l'a dit ; on a dit aussi : toute couleur qui diffère de la couleur dominante est une شية (shiya) ; le mot s'emploie aussi pour le signe distinctif.

La lettre sâd sans point (ص)

(Section ṣ-b)

(Sa parole : « صبأنا (saba'nâ), nous avons changé de religion ») : avec hamza, que l'on allège parfois ; de même sa parole : « الصابئ (as-sâbi') ». Le pluriel الصباة : celui qui prononce la hamza le dit sur le schème de كفرة (kafara), soit saba'a, et celui qui ne la prononce pas le dit sur le schème de رماة (rumât), soit subât. Le sens en est : sortir d'une religion pour une autre. Quant aux Sabéens (الصابئون, as-sâbi'ûn), Abû l-ʿÂliya a dit : « C'est une secte des gens du Livre. » On a dit aussi : [une secte] des Chrétiens, qui s'écarte d'eux pour adopter certaines choses du judaïsme ; c'est comme s'ils étaient sortis des deux religions vers une troisième. Ils prétendent suivre la Loi de Noé, d'Idrîs ou d'Abraham ; et certains d'entre eux adorent les astres ou les anges.

Passage douteuxImprimé قدماء, probablement قدماه : « ses pieds » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : قوله انصبت قدماء

(Sa parole : « انصبت قدماه (insabbat qadamâhu), ses pieds descendirent ») c'est-à-dire : descendirent la pente.

(Sa parole : « مصبح في أهله (musabbah fî ahlihi) ») c'est-à-dire : on vient à lui à l'heure de la prière de l'aube (subh) et on le salue. « صبحنا خيبر (sabahnâ Khaybar) », sans ou avec redoublement : nous y sommes arrivés au matin.

(Sa parole : « صبح رابعة (subha râbiʿa), au matin du quatrième (jour) ») avec u sur la première lettre ; il est permis de la prononcer avec i.

(Sa parole : « يا صباحاه (yâ sabâhâh), ô matin ! ») : expression que l'on dit lors de l'attaque de l'ennemi ; ce moment a été choisi parce que c'était le plus souvent l'heure des razzias : c'est comme si le sens était : « Le moment du combat est venu, préparez-vous. » Sa parole : « اصطبح (istabaha) », c'est-à-dire : il a bu au matin ; de même الصبوح (as-sabûh), la boisson du matin, dont le contraire est الغبوق (al-ghabûq), celle du soir. Et la parole de celle-ci : « أتصبح (atasabbahu) », c'est-à-dire : je dors au début du jour.

(Sa parole : « أصبحي سراجك (asbihî sirâjaki) ») c'est-à-dire : allume-la ; المصباح (al-misbâh) est la lampe, parce que c'est par elle que l'on recherche la lumière.

(Sa parole : « قتله صبرا (qatalahu sabran), il le tua en le tenant captif », sa parole : « أن تصبر البهائم (an tusbara l-bahâ'im), que l'on immobilise les bêtes », et sa parole : « ولا تصبر يمينه (wa-lâ tusbaru yamînuhu), et son serment n'est pas imposé ») : tout cela vient de la notion de détention et de contrainte. Pour les serments, il s'agit d'y contraindre ; pour les bêtes, de les dresser comme cibles pour le tir ; pour la mise à mort, c'est évident. Le sens premier de الصبر (as-sabr) est la fermeté. Sa parole : « أصبر على أذى (asbaru ʿalâ adhan) », c'est-à-dire : plus endurant face au tort. Sa parole : « الصبرة من الطعام (as-subra mina t-taʿâm) » : ce qui est amassé de grains, sans mesure.

(Sa parole : « قرظ مصبور (qaraz masbûr), des feuilles d'acacia (qaraz) entassées ») : son sens est : amassé sur le sol, les unes sur les autres.

(Sa parole : « صبغة الله (sibghat Allâh), la teinture d'Allah ») c'est-à-dire : Sa religion.

(Sa parole : « أصيبغ من قريش (usaybigh min Quraysh) ») ainsi chez certains, avec la lettre sans point et le ghayn avec point ; d'autres font l'inverse. Le premier signifie « noirâtre », comme s'il lui reprochait sa couleur ; le second est comme un diminutif de ضبع (dabuʿ), hyène, formé de manière irrégulière : il lui a dit cela pour le rabaisser, et c'est ce qui convient le mieux au fil du discours, puisqu'il dit ensuite : « et tu délaisses un lion ».

(Sa parole : « الصبية (as-sibya), les garçons ») avec i sous la première lettre et sans redoublement de la lettre à un point dessous (b) : pluriel de صبي (sabiyy) ; de même الصبيان (as-sibyân), avec i sous la première lettre, et il est permis de la prononcer avec u. الصبا (as-sibâ), avec i sous la première lettre, est le jeune âge ; on peut aussi y allonger la voyelle. Sa parole : « نصرت بالصبا (nusirtu bi-s-sabâ), j'ai été secouru par le vent d'est » : avec a sur la première lettre et voyelle finale brève, c'est le vent qui souffle du levant.

(Section ṣ-ḥ)

Passage douteuxImprimé ذوابل (« fanés »), probablement ذو إبل : « le possesseur de chameaux (malades) », par symétrie avec ذي ابل ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : أي ذوابل مريضة على ذي ابل صحيحة

(Sa parole : « لا يورد ممرض على مصح (lâ yûridu mumridun ʿalâ musihh) ») c'est-à-dire : que le possesseur de chameaux malades ne les mène pas à l'abreuvoir auprès du possesseur de chameaux sains. Le râ' de يورد, celui de ممرض et le sâd de مصح sont avec i. Ibn al-Qattâʿ a dit : « أصح القوم (asahha l-qawm) : leurs chameaux ont été préservés de la maladie. » Cela, par crainte de ce qui pourrait naître dans les esprits : la croyance en la contagion, que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a niée, afin de couper court à la chose, dans les faits comme dans la croyance, et qu'il a déclarée nulle selon la Loi comme selon la nature. C'est ce qu'a dit ʿIyâd.

(Sa parole : « في صحفتها (fî sahfatihâ), dans son plat ») c'est-à-dire l'écuelle (qasʿa) ; on a dit aussi : c'est plus petit.

(Section ṣ-kh)

(Sa parole : « وكثر عنده الصخب (wa-kathura ʿindahu s-sakhab), et le tumulte s'accrut auprès de lui ») c'est-à-dire : le mélange des voix ; de là sa parole : « ولا صخب فيها (wa-lâ sakhaba fîhâ), sans tumulte », sa parole : « ليس بصخاب (laysa bi-sakhkhâb), il n'est pas criard », et sa parole : « يصخب عليه (yaskhabu ʿalayhi), il élève la voix contre lui ».

(Sa parole : « الصاخة (as-sâkhkha), le Fracas ») c'est-à-dire le cri à la suite duquel survient la Résurrection ; elle frappe (تصخ, tasukhkhu) les oreilles, c'est-à-dire les rend sourdes.

(Section ṣ-d)

(Sa parole : « يصد هذا (yasuddu hâdhâ), celui-ci se détourne ») c'est-à-dire : il se détourne et délaisse. Sa parole : « صددت عن البيت (sudidtu ʿani l-bayt) », c'est-à-dire : j'ai été empêché d'atteindre la Maison ; de là : « إنهم صادوك (innahum sâddûka), ils t'ont empêché » et « ولا يصدنكم (wa-lâ yasuddannakum), qu'il ne vous détourne pas ».

(Sa parole : « صديد (sadîd) ») c'est la chair mêlée de sang ; on a dit aussi : c'est du pus et du sang.

(Sa parole : « يصدون (yasiddûn) ») avec i sous le sâd, c'est-à-dire : ils poussent des clameurs (يضجون, yadijjûn, avec la lettre jîm) ; c'est ce qu'a dit Mujâhid.

(Sa parole : « يصدعون (yassaddaʿûn) ») avec assimilation (idghâm), c'est-à-dire : ils se séparent ; de là sa parole : « فتصدعوا عنها (fa-tasaddaʿû ʿanhâ) », c'est-à-dire : ils s'en sont dispersés ; de même : « فتصدع السحاب (fa-tasaddaʿa s-sahâb), les nuages se dissipèrent ». Le sens premier en est : se fendre en s'écartant de quelque chose ; de là : انصداع الفجر (insidâʿ al-fajr), la fente de l'aube. Sa parole : « ذات الصدع (dhât as-sadʿ), qui se fend », c'est-à-dire : qui se fend sous la poussée des plantes.

(Sa parole : « صدغيه (sudghayhi), ses deux tempes ») الصدغ (as-sudgh) est le côté de la tête qui jouxte le visage.

(Sa parole : « صدف (sadafa) ») c'est-à-dire : il s'est détourné. Sa parole : « الصدفين (as-sadafayn) », c'est-à-dire : les deux montagnes.

(Sa parole : « المصدق (al-musaddiq) ») sans redoublement, c'est celui qui est chargé de percevoir l'aumône (sadaqa) ; المصدق avec redoublement (al-mussaddiq) est celui qui la donne, et on le prononce parfois aussi sans redoublement. الصديق avec redoublement (as-siddîq) est une forme intensive de الصدق (as-sidq), la véracité ; الصديق sans redoublement et avec a sur la première lettre (as-sadîq) est l'ami sincère, dont l'affection est véridique.

(Sa parole : « أصدقاء خديجة (asdiqâ' Khadîja), les amies de Khadîja ») pluriel de صديقة (sadîqa), ce qui est rare, comme سفيهة (safîha) et سفهاء (sufahâ') ; ce qui est connu, c'est que ce pluriel est réservé au masculin.

(Sa parole : « الصدمة الأولى (as-sadma al-ûlâ), le premier choc ») c'est-à-dire : le premier moment où s'abat le malheur ; le sens premier de الصدمة est le coup qui atteint [son but].

(Sa parole : « وكيف حياة أصداء (wa-kayfa hayâtu asdâ'), et comment vivraient des asdâ' ? ») c'est le pluriel de صدى (sadâ) : à l'époque antéislamique (Jâhiliyya), ils prétendaient que, lorsque le mort se décomposait, il sortait de son crâne quelque chose de semblable à un oiseau, qu'on appelait الصدى (as-sadâ), qui s'en allait et qu'on ne voyait plus ensuite.

(Sa parole : « فتصدى لي رجل (fa-tasaddâ lî rajul) ») c'est-à-dire : un homme s'est présenté devant moi. Quant à sa parole, dans [la sourate] ʿAbasa : « تصدى (tasaddâ) », c'est-à-dire : « il a fait mine d'ignorer », ainsi dans les originaux ; dans certaines copies : « تلهى (talahhâ) : il a fait mine d'ignorer ». Peut-être تصدى est-il une altération de تلهى ; ou bien le texte est tombé depuis l'explication de تصدى jusqu'à celle de تلهى, et les deux propos ont été raccordés. Il se peut aussi que le sens visé soit : tu te présentes à celui qui s'estime suffisant, et tu fais ainsi mine d'ignorer l'aveugle. Sa forme première est التصدد (at-tasaddud) : le dâl a été remplacé par un yâ'.

(Section ṣ-r)

(Sa parole : « في صريح الحكم (fî sarîh al-hukm) ») c'est-à-dire : ce qui en est pur ; de même : « صريح الإيمان (sarîh al-îmân), la foi pure ».

(Sa parole : « صرخ (sarakha) ») c'est-à-dire : il a élevé la voix ; de même : « استهل صارخا (istahalla sârikhan), il poussa un cri », « ولأصرخن بها (wa-la-asrukhanna bihâ), je la crierai à haute voix », et استصرخ (istasrakha), il appela au secours.

(Sa parole : « صوت الصارخ (sawt as-sârikh), la voix du crieur ») c'est-à-dire : le coq.

(Sa parole : « الصرح (as-sarh) ») il désigne ici tout dallage fait de verre. Il a dit : « الصرح est le palais ; son pluriel est صروح (surûh). » Il en a parlé dans l'exégèse de [la sourate] an-Naml. (Je dis) : الصرح, dans la langue, est le palais et l'édifice élevé.

(Sa parole : « صر (sirr) ») avec i sous la première lettre, c'est-à-dire : un froid intense. Sa parole : « صرصر (sarsar) », c'est-à-dire : violent.

(Sa parole : « صرة (sarra) ») avec a, c'est-à-dire : un cri.

(Sa parole : « صرة (surra) ») avec u, c'est-à-dire : un morceau d'étoffe noué.

(Sa parole : « المصراة (al-musarrât) ») Il a dit : c'est celle dont le lait a été retenu, gardé et amassé ; le sens premier de التصرية (at-tasriya) est la retenue de l'eau. Un autre a dit : son origine est صرى (sarrâ), sur le schème de زكى (zakkâ). Sa parole : « لا تصروا (lâ tusarrû) », sur le schème de تزكوا (tuzakkû), vient de صرى, lorsqu'on amasse, avec ou sans redoublement. Quant à la lecture sans le wâw du pluriel et avec u sur le lâm de الإبل (al-ibil), elle est à la voix passive ; on l'explique selon l'interprétation de ceux qui y voient le fait de lier et de serrer, de صر يصر (sarra yasurru) : c'est l'interprétation d'ash-Shâfiʿî. De là : « Il a interdit التصرية (at-tasriya) », qui consiste à retenir le lait dans le pis de la brebis pour la vendre ainsi, l'acheteur étant trompé par là. Al-Khattâbî a appuyé ash-Shâfiʿî par la parole du poète : « Je dis à mon peuple : voici vos aumônes * aux pis liés (مصررة, musarrara), qui n'ont pas été traits. »

(Sa parole : « فصرهن (fa-surhunna) ») c'est-à-dire : découpe-les.

(Sa parole : « صرار (Sirâr) ») avec i et sans redoublement : lieu proche de Médine ; on a dit aussi : un puits ancien à trois milles de celle-ci, sur la route de l'Irak.

(Sa parole : « صراط الجحيم (sirât al-jahîm) ») c'est-à-dire : le milieu de la Fournaise ; c'est ce qu'a dit Ibn ʿAbbâs. الصراط (as-sirât) est à l'origine le chemin ; de là : « الصراط المستقيم (as-sirât al-mustaqîm), le droit chemin ». Et le Sirât qui sera dressé au-dessus de la Géhenne, sur lequel passeront les gens : il est venu dans sa description qu'il est plus tranchant que le sabre et plus fin que le cheveu.

(Sa parole : « الصرعة (as-suraʿa) ») avec u sur le sâd et a sur le râ' : c'est celui qui terrasse les gens par sa force. On a appelé صرعة celui qui se maîtrise lors de la colère, parce qu'il a vaincu le plus fort de ses ennemis : son âme et son démon.

Passage douteuxImprimé ذادرفين en un mot, probablement ذا درفين (ou ذا دفتين) : « à deux vantaux » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : ولا يقال مصراع إلا إذا كان ذادرفين

(Sa parole : « بين مصراعين (bayna misrâʿayn), entre deux battants ») المصراع (al-misrâʿ) est la porte ; et l'on ne dit مصراع que lorsqu'elle a deux vantaux.

(Sa parole : « صرعى (sarʿâ) ») c'est-à-dire : gisants à terre. Sa parole : « صرعت عن دابتها (suriʿat ʿan dâbbatihâ) », c'est-à-dire : elle est tombée de sa monture.

(Sa parole : « لا ينصرف (lâ yansarif) ») c'est-à-dire : qu'il ne s'en aille pas ; et « qu'il ne quitte pas la prière », c'est-à-dire : qu'il n'en sorte pas.

(Sa parole : « وصرفت الطرق (wa-surrifat at-turuq), et les chemins ont été délimités ») c'est-à-dire : la propriété a été partagée et ses chemins ont été clairement établis.

(Sa parole : « صرف ولا عدل (sarf wa-lâ ʿadl) ») on a dit : الصرف est le repentir et العدل la rançon ; on a dit : الصرف est l'acte surérogatoire et العدل l'obligation, ce qui est rapporté d'al-Hasan al-Basrî, l'inverse étant rapporté de la majorité (al-jumhûr) ; on a dit : الصرف est la ruse et العدل le prix du sang ou la rançon ; on a dit : العدل est la libre disposition dans l'action ; et il y a à ce sujet d'autres avis encore, épars.

(Sa parole : « صريف الأقلام (sarîf al-aqlâm) ») c'est-à-dire : leur crissement sur la Table.

(Sa parole : « منصرف الروحاء (munsaraf ar-Rawhâ') ») c'est un lieu connu ; il a déjà été mentionné à la lettre râ'.

(Sa parole : « فهدى الله ذلك الصرم (fa-hadâ Allâhu dhâlika s-sirm), Allah guida ce sirm ») avec i : c'est-à-dire le groupe de gens.

(Sa parole : « كالصريم (ka-s-sarîm) ») schème faʿîl tiré de الصرم (as-sarm), qui est la coupe ; il a le sens de مصروم (masrûm), coupé ; c'est aussi toute bande de sable qui s'est détachée de la masse des sables.

(Sa parole : « صرام النخل (sirâm an-nakhl) ») c'est-à-dire : la coupe [des régimes] des palmiers. الصريمة (as-sarîma), pour les chameaux et autres, est le petit troupeau ; de là sa parole : « رب الصريمة (rabb as-surayma), le maître du petit troupeau », au diminutif.

(Sa parole : « من يصريني منك (man yasrînî minka) ») c'est-à-dire : qui me séparera de toi ; الصرى (as-sary) est la coupure. Al-Harbî a dit : « Ce n'est en réalité que ما يصريك عني (mâ yasrîka ʿannî), qu'est-ce qui te sépare de moi, c'est-à-dire qui te détourne de me questionner » ; il veut dire que l'expression a été employée par inversion.

(Section ṣ-ʿ)

(Sa parole : « جملا صعبا (jamalan saʿban), un chameau rétif ») c'est-à-dire : qui n'a pas été dressé à la monte.

Passage douteuxImprimé لا ثبات فيها (« sans stabilité »), probablement لا نبات فيها : « où rien ne pousse » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : وجه الأرض التي لا ثبات فيها

(Sa parole : « في صعيد (fî saʿîd) ») c'est-à-dire : sur une terre. الصعيد (as-saʿîd) est la surface de la terre où rien ne pousse ; son pluriel est صعد (suʿud), avec deux u ; il désigne aussi la poussière. Sa parole : « الصعدات (as-suʿudât) », avec u : ce sont les chemins, mot tiré de الصعيد. Sa parole : « صعد (saʿida) », c'est-à-dire : il est monté ; أصعد (asʿada) a le même sens. On dit : أصعد في الأرض, c'est-à-dire : il est parti en commençant [son voyage], non en revenant ; pour le retour, on dit انحدر (inhadara) ; de là : « إذ تصعدون (idh tusʿidûn), lorsque vous vous éloigniez ».

(Sa parole : « فسما بصري صعدا (fa-samâ basarî suʿudan), mon regard s'éleva vers le haut ») avec deux u chez la plupart [des transmetteurs], avec voyelle finale brève et nunation ; et chez al-Asîlî, avec voyelle longue, sans nunation ; son sens est : il s'est élevé en montant. Quant à « تنفس الصعداء (tanaffasa s-suʿadâ'), il poussa un profond soupir », c'est avec a sur le ʿayn et voyelle longue : c'est-à-dire que son souffle s'est élevé en montant.

(Sa parole : « صعد النظر (saʿʿada n-nazar) ») avec redoublement du ʿayn : c'est-à-dire qu'il a regardé vers le haut progressivement ; صوب (sawwaba) en est l'inverse.

(Sa parole : « ولا تصعر (wa-lâ tusaʿʿir) ») التصعر (at-tasaʿʿur) est le fait de détourner le visage. Quant à la parole de Kaʿb : « وأنا إليها أصعر (wa-anâ ilayhâ asʿar) », son sens est : je penche [vers elle] ; c'est aussi venu avec le ghayn avec point.

(Section ṣ-gh)

(Sa parole : « صاغيتي (sâghiyatî) ») c'est-à-dire : mes proches. On dit : صغوك إلى فلان (saghwuka ilâ fulân), c'est-à-dire : ton penchant vers untel ; de là : « يصغي إلى رأسه (yusghî ilâ ra'sihi) », c'est-à-dire : il la lui incline.

(Sa parole : « صاغرون (sâghirûn) ») il veut dire : humiliés.

(Section ṣ-f)

(Sa parole : « على صفاحهما (ʿalâ sifâhihimâ) ») c'est-à-dire : sur leurs flancs ; de là : « على صفحتهما (ʿalâ safhatihimâ) ».

(Sa parole : « غير مصفح (ghayra musfah) ») avec a sur le fâ' et avec i : c'est-à-dire ne frappant pas avec le plat [du sabre], mais avec son tranchant. Celui qui lit avec a en fait une qualification du sabre, et celui qui lit avec i en fait une qualification de celui qui frappe. Les deux صفح (safh) du sabre sont ses deux faces, et ses deux غرار (ghirâr) sont ses deux tranchants ; الصفيحة (as-safîha), parmi les sabres, est le sabre large ; صفحة العنق (safhat al-ʿunuq) est le côté du cou.

(Sa parole : « صفدت الشياطين (suffidat ash-shayâtîn) ») c'est-à-dire : [les démons] ont été attachés par des carcans de fer.

(Sa parole : « في الأصفاد (fî l-asfâd) ») c'est-à-dire : dans les liens.

(Sa parole : « لا صفر (lâ safar), pas de safar ») on a dit : il s'agit du mois ; les gens de l'époque antéislamique en changeaient le statut et le nom par l'intercalation (an-nasî'). On a dit plutôt : ils ajoutaient tous les quatre ans un mois qu'ils appelaient le second Safar, si bien que la quatrième année comptait treize mois, afin que les saisons s'accordent pour eux, quant à l'hiver et à l'été. On a dit aussi : il s'agit de bestioles dans le ventre, semblables à des serpents, qui atteignent l'homme quand il a faim ; ils disaient qu'elles étaient contagieuses, et le Législateur a déclaré nulle la contagion.

(Sa parole : « ملك بني الأصفر (malik Banî l-Asfar), le roi des Fils du Jaune ») ce sont les Byzantins (ar-Rûm) ; ils ont été ainsi nommés du nom de leur ancêtre al-Asfar ibn ar-Rûm ibn ʿÎs ibn Ishâq ibn Ibrâhîm ; c'est ce qu'a dit al-Harbî. On a dit aussi : parce que les Abyssins les avaient vaincus et que leurs femmes avaient eu d'eux des enfants jaunes, auxquels on les a rattachés ; c'est ce qu'a rapporté Ibn al-Anbârî.

Passage douteuxImprimé ورد فيها en deux mots, probablement وردفيها : « et ses hanches » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : امتلاء منكبيها ورد فيها وقيام نهديها

(Sa parole : « صفر ردائها (sifr ridâ'ihâ) ») c'est-à-dire : ce qui en est vide. الصفر (as-sifr), avec i, est la chose vide ; il veut dire qu'elle a le ventre mince, car le manteau descend jusqu'au ventre. On a dit aussi : ce qu'on entend, c'est qu'elle est légère du haut et lourde du bas ; c'est-à-dire que la plénitude de ses épaules et de ses hanches et le galbe de ses seins écartent le manteau, de sorte qu'il ne touche pas son ventre.

(Sa parole : « الصفراء والبيضاء (as-safrâ' wa-l-baydâ'), la jaune et la blanche ») c'est-à-dire : l'or et l'argent.

(Sa parole : « دعت بشيء من صفرة (daʿat bi-shay'in min sufra) ») avec u : c'est-à-dire du khalûq (parfum au safran).

(Sa parole : « من صفر (min sufr) ») avec u : c'est-à-dire du cuivre.

(Sa parole : « الصفراء (as-Safrâ') ») lieu sur la route de Médine.

(Sa parole : « أهل الصفة (ahl as-suffa), les gens de la Banquette ») c'est un auvent ombragé où se réfugiaient les pauvres, dans la Mosquée du Prophète. S'est bien éloigné [du vrai] celui qui a dit qu'ils furent ainsi nommés parce qu'ils se mettaient en rang (yasuffûn) à la porte de la mosquée.

(Sa parole : « صفة زمزم (suffat Zamzam) ») c'est un lieu ombragé qui se trouvait là.

(Sa parole : « الصافون (as-sâffûn) ») c'est-à-dire : les anges. Sa parole : « الصافات (as-sâffât) » : il a dit : le déploiement de leurs ailes lors du vol ; de là : « والطير فوقهم صافات (wa-t-tayru fawqahum sâffât), et les oiseaux au-dessus d'eux, ailes déployées ».

(Sa parole : « كانوا صفا (kânû saffan) ») c'est-à-dire : tous ensemble.

(Sa parole : « صواف (sawâff) ») c'est-à-dire : debout.

(Sa parole : « الصفق بالأسواق (as-safq bi-l-aswâq) ») c'est-à-dire : l'activité commerciale ; de là sa parole : « أعطاني صفقة يمينه (aʿtânî safqata yamînihi), il m'a donné la poignée de sa main droite », c'est-à-dire son engagement et son pacte. L'origine en est le fait de frapper une main sur l'autre lors de la vente ; de là صفقة البيع (safqat al-bayʿ), la conclusion de la vente. Le mot التصفيق (at-tasfîq) revient à plusieurs reprises : c'est le fait de frapper une paume contre l'autre ; on l'appelle aussi التصفيح (at-tasfîh).

(Sa parole : « الصافنات (as-sâfinât) ») Mujâhid a dit : صفن الفرس (safana l-faras) : le cheval a levé l'une de ses pattes.

(Sa parole : « اللقحة الصفي (al-liqha as-safiyy) ») c'est-à-dire : la chamelle laitière généreuse, abondante en lait ; le pluriel est صفايا (safâyâ).

(Sa parole : « صفوان (safwân) ») c'est-à-dire : un rocher lisse ; sans voyelle sur le fâ' ; s'est trompé celui qui l'a prononcé avec a.

(Sa parole : « الصفا (as-Safâ) ») c'est-à-dire : le mont qui est à La Mecque.

(Sa parole : « صفين (Siffîn) ») avec i sous la première lettre et redoublement du fâ' : lieu de la célèbre bataille, entre la Syrie et l'Irak.

(Section ṣ-q)

(Sa parole : « أحق بصقبه (ahaqqu bi-saqabihi) ») avec a sur le sâd et sur le qâf, suivis de la lettre à un point dessous (b) : c'est-à-dire : en raison de son voisinage.

(Sa parole : « مثل الصقرين (mithla s-saqrayn) ») duel [du nom] de l'oiseau bien connu.

(Section ṣ-k)

(Sa parole : « صك في صدري (sakka fî sadrî) ») c'est-à-dire : il m'a frappé à la poitrine d'un coup violent. Sa parole : « صكه موسى (sakkahu Mûsâ), Moïse le frappa » : de même. Sa parole : « فصكت وجهها (fa-sakkat wajhahâ) » : on a dit : elle a réuni ses doigts et s'est frappé le front.

(Section ṣ-l)

(Sa parole : « الصلب (as-sulb) ») c'est-à-dire : le dos de l'homme.

(Sa parole : « فيكسر الصليب (fa-yaksiru s-salîb), il brisera la croix ») c'est-à-dire celle que vénèrent les Chrétiens.

(Sa parole : « في ثوب مصلب (fî thawbin musallab) ») il veut dire : un vêtement portant l'image de la croix.

(Sa parole : « صلتا (saltan) ») avec a sur la première lettre, et on la prononce aussi avec u : c'est-à-dire dégainé.

(Sa parole : « صلدا (saldan) ») c'est-à-dire : sur lequel il ne reste rien.

Passage douteuxImprimé يركعون (« ils s'inclinent »), probablement يبركون : « ils bénissent », glose d'Ibn ʿAbbâs citée par al-Bukhârî ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : وقال ابن عباس يصلون أي يركعون

(Sa parole : « يصلون (yusallûn) ») Abû l-ʿÂliya a dit : « La prière (salât) d'Allah est l'éloge, celle des anges est l'invocation, et de même de la part des fils d'Adam. » Ibn ʿAbbâs a dit : « يصلون, c'est-à-dire : ils bénissent. »

(Sa parole : « صلة الرحم (silat ar-rahim) ») c'est-à-dire : honorer les proches du côté de la mère.

(Sa parole : « الصالقة (as-sâliqa) » : c'est celle qui se lamente à grands cris lors du malheur ; de là : « N'est pas des nôtres celui qui crie (صلق, salaqa) ».

Passage douteuxImprimé بزبل (« de fumier »), probablement برمل : « de sable », comme chez al-Bukhârî ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : هو طين خلط بزبل فصلصل

(Sa parole : « صلصال (salsâl) ») Il a dit : c'est de l'argile mêlée de sable, qui a résonné comme résonne la poterie. On dit aussi : fétide ; par là ils veulent dire صل (salla), comme on dit صر الباب (sarra l-bâb), la porte a grincé, et صرصر (sarsara).

(Sa parole : « صلصلة الجرس (salsalat al-jaras) ») c'est le son du heurt du fer, c'est-à-dire son tintement.

Passage douteuxImprimé مصلبة, probablement مصلية (*masliyya*) : « rôtie », de la racine ص ل ي ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : ومنه قوله مصلبة بفتح الميم أي مشوية

(Sa parole : « بها صليا (bihâ siliyyan) ») On dit : صلى يصلي (saliya yaslâ), avec a sur le lâm à l'inaccompli, c'est-à-dire : griller, être grillé ; de là sa parole : « مصلية (masliyya) », avec a sur le mîm, c'est-à-dire : rôtie.

(Section ṣ-m)

(Sa parole : « الصامت (as-sâmit) ») c'est le numéraire en or et en argent.

(Sa parole : « اصمت (usmut) ») c'est-à-dire : tais-toi. صمت الرجل (samata r-rajul) se dit lorsqu'il s'est tu lui-même, et أصمته غيره (asmatahu ghayruhu) lorsqu'un autre l'a fait taire.

(Sa parole : « الصمد (as-Samad) ») celui qui n'a pas de creux ; on a dit : celui auquel aboutit la souveraineté ; on a dit : celui vers qui l'on se tourne ; on a dit : celui qui ne mange pas ; on a dit : celui qui n'a aucun défaut ; on a dit : le Roi ; on a dit : le Longanime ; on a dit : le Possesseur ; on a dit : le Parfait ; on a dit : celui au-dessus de qui il n'y a rien ; on a dit : celui dont nul ne possède l'attribut.

(Sa parole : « اشتمال الصماء (ishtimâl as-sammâ') ») on a dit : on l'a ainsi nommée parce qu'elle enveloppe les membres, de sorte que [la personne] ne trouve aucune issue, comme le rocher compact. الصمصامة (as-samsâma) est le sabre à un seul tranchant.

(Sa parole : « صومعة (sawmaʿa) ») c'est la tour du moine et son lieu de dévotion.

(Sa parole : « المن صمغة (al-mannu samgha), la manne est une gomme ») ainsi est-il venu. الصمغة (as-samgha) est ce qui suinte des arbres ; ce qui est exact, c'est que [la manne] est un miel qui descend sur certains fruits dans certains pays : c'est ce qu'on appelle at-taranjabîn.

(Section ṣ-n)

(Sa parole : « صناديد (sanâdîd) ») pluriel de صنديد (sindîd), qui est le grand, le noble.

(Sa parole, dans l'histoire d'Abû Lu'lu'a : « الصنع (as-sanaʿ) ») On dit : رجل صنع (rajulun sanaʿ), avec deux a, c'est-à-dire : habile dans son métier ; de là : « Zaynab bint Jahsh était صناع (sanâʿ), habile de ses mains ».

(Sa parole, dans l'histoire de Safiyya : « نصنعها (nusanniʿuhâ) ») avec redoublement : c'est-à-dire : nous la parons.

(Sa parole : « صنعاء (Sanʿâ') ») ville connue du Yémen.

Passage douteuxImprimé صنعة, probablement صنفة : « le bord du vêtement » (hadith « qu'il l'époussette avec le bord de son vêtement ») ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : أي طرفه الذي يلي طرته

(Sa parole : « صنفة ثوبه (sanifat thawbihi) ») c'est-à-dire : son bord, qui jouxte sa lisière.

(Sa parole : « صنف تمرك (sannif tamraka) ») c'est-à-dire : mets chaque sorte à part.

(Sa parole : « صنم (sanam) ») Niftawayh a dit : « Tout ce qui est adoré et a une forme est une idole (sanam) ; ce qui n'a pas de forme est un wathan. »

(Sa parole : « صنو أبيه (sinwu abîhi) ») c'est-à-dire : son semblable et son proche. L'origine en est : les deux palmiers qui sortent d'une même souche ; de là : صنوان (sinwân).

(Section ṣ-h)

(Sa parole : « الصهباء (as-Sahbâ') ») lieu connu entre Médine et Khaybar.

(Sa parole : « صهرا له (sihran lahu) ») الأصهار (al-as-hâr) sont [les alliés] du côté des femmes, الأحماء (al-ahmâ') ceux du côté des hommes, et الأختان (al-akhtân) les réunit ; ainsi dans al-Matâliʿ. Un autre a dit : الصهر est plus général ; le sens premier de المصاهرة (al-musâhara) est le rapprochement.

(Sa parole : « أهل صهيل (ahl sahîl) ») c'est-à-dire : des gens de chevaux ; الصهيل (as-sahîl) est le hennissement des chevaux.

(Sa parole : « صه (sah) ») mot d'injonction pour faire taire.

(Section ṣ-w) Sa parole : « صيبا (sayyiban) », c'est-à-dire : bienfaisante) avec la lettre à deux points dessous (y) redoublée, c'est-à-dire : une pluie ; صاب يصوب (sâba yasûbu) se dit quand elle tombe. On a aussi rapporté صيبا (sayban), sans voyelle sur le yâ'.

(Sa parole : « الصور (as-sûr) ») Mujâhid a dit : comme la trompe.

(Sa parole : « الصورة محرمة (as-sûra muharrama), la face est inviolable ») c'est-à-dire : le visage, qu'il n'est pas permis de frapper.

(Sa parole : « صواع الملك (suwâʿ al-malik), la coupe du roi ») c'est une mesure ; c'est le makkûk en persan.

(Sa parole : « الصاع (as-sâʿ) ») mesure connue ; pluriel أصوع (aswuʿ) et صيعان (sîʿân).

(Sa parole : « يصول كالجمل (yasûlu ka-l-jamal) ») c'est-à-dire : il fond sur les gens et les écrase.

(Sa parole : « أصبت أصاب الله بك (asabta asâba Allâhu bika) ») c'est-à-dire : tu as visé la voie de la bonne direction et tu l'as trouvée ; الإصابة (al-isâba) est la conformité.

(Sa parole : « رخاء حيث أصاب (rukhâ'an haythu asâb) ») c'est-à-dire : là où il voulait.

(Sa parole, dans l'histoire de Hunayn : « أن يصيبهم ما أصاب الناس (an yusîbahum mâ asâba n-nâs) ») c'est-à-dire : qu'ils obtiennent [ce qu'ont obtenu les gens] de ses dons.

(Sa parole : « أصيب يوم أحد (usîba yawma Uhud) ») c'est-à-dire : il a été tué. (Sa parole16 : « أصابنيها يوم خيبر (asâbanîhâ yawma Khaybar) ») c'est-à-dire : elle m'a atteint à la jambe. Le sens premier de الإصابة est la prise ; on dit : أصاب من الطعام (asâba mina t-taʿâm), lorsqu'on en a mangé.

(Sa parole : « صيتا (sayyitan) ») c'est-à-dire : à la voix puissante.

(Section ṣ-y)

(Sa parole : « صيحة (sayha) ») c'est-à-dire : une destruction.

(Sa parole : « إنا أصدنا (innâ assadnâ) ») c'est-à-dire : اصطدنا (istadnâ), nous avons chassé ; c'est comme أن يصالحا (an yassâlahâ) ; on a dit aussi : أصدت a le sens de « j'ai fait lever le gibier ».

(Sa parole : « من صائر الباب (min sâ'ir al-bâb) ») c'est-à-dire : par la fente de la porte ; c'est expliqué dans le hadith.

(Sa parole : « يكفيك آية الصيف (yakfîka âyatu s-sayf), le verset de l'été te suffit ») c'est-à-dire : celui qui a été révélé en été.

La lettre dâd avec point (ض)

(Section ḍ-a)

(Sa parole : « من ضئضئى هذا (min di'di'i hâdhâ), de la souche de celui-ci ») c'est-à-dire de son origine, de sa source ou de sa descendance.

Passage douteuxImprimé ظأن (avec ẓâ') dans un article de la lettre ḍâd, probablement ضأن : « les ovins » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : الظأن من الغنم معروف

(Sa parole : « من قدوم ظأن (min qadûmi da'n) ») الظأن (ad-da'n) : ce sont les ovins, chose bien connue ; on a dit aussi que ce qu'on entend ici par الضأن (ad-da'n) est une montagne du pays de Daws, et que قدوم (qadûm) est [un lieu] proche de celle-ci.

(Section ḍ-b)

(Sa parole : « وأضبا (wa-adubban), et des lézards ») avec u sur le dâd : pluriel de ضب (dabb), qui est un animal bien connu.

(Sa parole : « أضيبع من قريش (udaybiʿ min Quraysh), une petite hyène de Quraysh », au diminutif : cela a déjà été traité dans la lettre sâd sans point.

(Sa parole : « ضابة (dâba), brume ») avec a : c'est la vapeur qui monte de la terre par un jour couvert.

(Sa parole : « بيدي ضبعيه (bi-yadayy dabʿayhi) ») avec a sur la première lettre et sans voyelle sur la deuxième : c'est-à-dire ses deux bras [dans leur partie haute] ; on a dit : ses deux aisselles ; et on a dit : الضبع (ad-dabʿ) est ce qui va de l'aisselle jusqu'au milieu du haut du bras. Le الاضباع (al-idbâʿ) consiste à placer le vêtement sous l'aisselle droite et à en rejeter les deux extrémités sur l'épaule gauche.

(Section ḍ-j)

(Sa parole : « فضج المسلمون (fa-dajja l-muslimûn) ») c'est-à-dire : les musulmans poussèrent des cris.

(Sa parole : « ضجاع (dijâʿ) ») c'est-à-dire ce sur quoi l'on se couche.

(Section ḍ-ḥ)

(Sa parole : « الضحاء (ad-dahâ') ») avec voyelle longue, c'est le moment où la chaleur du soleil commence à s'intensifier, jusqu'au milieu du jour ; avec voyelle brève, c'est depuis le début de son élévation.

(Sa parole : « ضحضاح (dahdâh) ») à l'origine, c'est la mince couche d'eau à la surface du sol ; le mot a été employé ici, par métaphore, pour le Feu.

(Sa parole : « والشمس وضحاها (wa-sh-shamsi wa-duhâhâ), par le soleil et sa clarté matinale ») il a dit : sa lumière ; on dit ضحى الشئ (dahâ sh-shay') lorsque la chose apparaît. Et sa parole : ضاحية (dâhiya) : on dit que la ضاحية de toute chose est son côté exposé au soleil.

(Sa parole : « الضحايا والأضاحي (ad-dahâyâ wa-l-adâhî), les bêtes sacrifiées ») ce sont des pluriels, dont le singulier est ضحية (dahiyya) et إضحية (idhiyya), avec i sous la hamza ou avec u sur celle-ci, ainsi que أضحاة (adhât), avec a sur la première lettre.

(Section ḍ-kh)

(Sa parole : « ضخم (dakhm) ») c'est-à-dire épais. Et sa parole : « انك لضخم (innaka la-dakhm), tu es bien épais » : il a voulu dire qu'il était sot, et il l'a exprimé par le corollaire, car la sottise est le plus souvent le propre de celui qui est corpulent.

(Sa parole : « ضربها المخاض (darabahâ l-makhâd) ») c'est-à-dire : les douleurs de l'enfantement la saisirent.

(Section ḍ-r)

(Sa parole : « ضرب من الرجال (darbun mina r-rijâl) ») c'est-à-dire de taille moyenne, ni maigre ni épais.

(Sa parole : « من ضريبته (min darîbatihi) ») c'est-à-dire de sa redevance ; de là ضريبة العبد (darîbat al-ʿabd), la redevance de l'esclave, et ضرائب الإماء (darâ'ib al-imâ'), les redevances des servantes.

Passage douteuxImprimé على مائة (« sur cent »), probablement على مائه : « pour sa semence » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : أي أخذ الأجرة على مائة

(Sa parole : « ضراب الجمل (dirâb al-jamal), la saillie du chameau ») c'est-à-dire le fait de percevoir un salaire pour sa semence.

(Sa parole : « ضرب بيده فأكل (daraba bi-yadihi fa-akala) ») c'est-à-dire : il la posa dans la nourriture. Et sa parole : « ضرب الناس بعطن (daraba n-nâsu bi-ʿatan) », c'est-à-dire : leur situation s'est stabilisée ; à l'origine, cela vient du fait que les chameaux demeurent à leur place après avoir bu.

Passage douteuxImprimé الزرق, probablement الرزق : « la subsistance » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : أي يطلبون الزرق

(Sa parole : « ويضرب الحوت (wa-yadribu l-hût) ») c'est-à-dire : le poisson se met en mouvement pour s'en aller ; cela vient de الضرب في الأرض (ad-darb fi l-ard), au sens de « s'en aller par la terre » ; de là : « يضربون في الأرض (yadribûna fi l-ard), ils parcourent la terre », c'est-à-dire : ils recherchent leur subsistance.

(Sa parole : « لا تضارون (lâ tudârrûn) ») avec redoublement, de المضارة (al-mudârra), le fait de se nuire mutuellement ; on le rapporte aussi sans redoublement, de الضير (ad-dayr), le dommage.

(Sa parole : « لها ضرائر (lahâ darâ'ir), elle a des coépouses ») pluriel de ضرة (darra), avec i et avec a : ce sont les épouses d'un même homme ; la coépouse est appelée ضرة parce que, le plus souvent, elle nuit à l'autre.

(Sa parole : « شكا ضرارته (shakâ darâratahu) ») c'est-à-dire sa cécité ; الضرير (ad-darîr) est l'aveugle ; الضرارة (ad-darâra) désigne aussi l'infirmité chronique.

(Sa parole : « ضارية (dâriya) ») son pluriel est ضوار (dawârin) : ce sont les bêtes qui paissent dans les cultures des gens ; et le chien ضاري (dârî) est celui qui est habitué à la chasse.

(Sa parole : « أهل ضرع (ahl darʿ) ») c'est-à-dire des gens de bétail ; on a dit : الضرع (ad-darʿ), le pis, se dit spécialement de la femelle des bovins et des ovins ; quant à la chamelle, on dit خلف (khilf), et pour les autres ثدي (thady).

(Sa parole : « الضريع (ad-darîʿ) ») c'est une plante appelée الشبرق (ash-shibriq), qui est un poison ; on a dit autre chose, comme cela a été vu dans la lettre shîn.

(Sa parole : « شب ضرامها (shabba dirâmuhâ) ») c'est-à-dire son embrasement.

(Section ḍ-ʿ)

Passage douteuxImprimé جابنهم, probablement جانبهم : « la douceur de leur caractère » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : سرعة قبولهم ولين جابنهم

(Sa parole : « وأضعف قلوبا (wa-adʿafu qulûban), et les plus tendres de cœur ») c'est une manière d'exprimer la promptitude de leur acceptation et la douceur de leur caractère.

(Sa parole : « كل ضعيف متضعف (kullu daʿîfin mutadaʿʿaf), tout faible tenu pour faible ») c'est l'humble qui s'abaisse devant Allah le Très-Haut.

(Sa parole : « ضعفة أهله (daʿafat ahlihi), les faibles de sa famille ») il entend les femmes et les enfants. Ibn Mâlik a dit : « ضعفة comme pluriel de ضعيف (daʿîf) est rare. »

(Sa parole : « ضعيف الصوت (daʿîf as-sawt), à la voix faible ») c'est-à-dire qui la baisse. Et sa parole : « أعرف فيه الضعف (aʿrifu fîhi d-daʿf), j'y reconnais la faiblesse », c'est-à-dire celle qui provient du manque de nourriture. الضعف (ad-daʿf) est le contraire de la force, et l'on dit du malade qu'il est faible en raison du peu de sa force. On peut prononcer la première lettre de الضعف avec u ou avec a ; ou bien : avec u, c'est le nom, et avec a, le nom verbal (masdar) ; on a dit aussi : avec u pour ce qui est abstrait, comme l'intelligence, et avec a pour ce qui est concret.

(Sa parole : « ضعف الحياة (diʿf al-hayât) ») c'est-à-dire son châtiment : ainsi dans l'original. D'autres ont dit : ce qu'on entend par là est le double du châtiment de la vie, c'est-à-dire deux fois autant ; on a dit aussi : ce qu'on entend par là est la multiplication du châtiment.

(Section ḍ-gh)

Passage douteuxImprimé أرى (« je vois »), probablement أي : « c'est-à-dire » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : ضغثا أرى حزمة حطب

(Sa parole : « أضغاث أحلام (adghâthu ahlâm), des rêves confus ») leur singulier est ضغث (dighth), qui est le discours mêlé. Et sa parole : « وخذ بيدك ضغثا (wa-khudh bi-yadika dighthan), et prends dans ta main un faisceau », c'est-à-dire une botte de bois.

(Sa parole : « ضغطة (daghtatan) ») avec a, et on le rapporte avec u : c'est-à-dire par contrainte.

(Sa parole : « لا تضاغطوا (lâ tadâghatû) ») c'est-à-dire : ne vous serrez pas les uns contre les autres.

(Sa parole : « ضغائن (daghâ'in) ») pluriel17 de ضغن (dighn), qui est l'hostilité et la rancune.

(Sa parole : « يتضاغون (yatadâghawn) ») c'est-à-dire : ils poussent des cris en pleurant ; on a dit : الضغاء (ad-dughâ'), avec voyelle longue, est le cri de celui qui mendie et s'humilie ; on a dit aussi : ce sont les cris et les pleurs.

(Section ḍ-f)

(Sa parole : « أشد ضفر رأسي (ashuddu dafra ra'sî), je serre la tresse de ma tête ») la lecture connue est avec a sur la première lettre et sans voyelle sur le fâ', c'est-à-dire : je la mets en tresses ; on rapporte aussi la lecture avec deux u, pluriel de ضفيرة (dafîra), qui est la mèche de cheveux. Ce qu'on entend par là, c'est faire entrer les cheveux les uns dans les autres ; de là : « وضفرنا رأسها (wa-dafarnâ ra'sahâ), et nous avons tressé ses cheveux » ; et de là sa parole : « ولو بضفير من حبل (wa-law bi-dafîrin min habl), fût-ce pour une corde tressée », c'est-à-dire tordue : schème faʿîl au sens de mafʿûl (participe passif).

(Section ḍ-l)

* (Sa parole : « ضلع الدين (dalaʿ ad-dayn), le poids de la dette », avec deux a : c'est-à-dire sa dureté ; avec i sous la première lettre, c'est l'os du flanc ; de là : « خلقت من ضلع (khuliqat min dilʿ), elle a été créée d'une côte ». Et sa parole : « بين أضلع منهما (bayna adlaʿa minhumâ) », c'est-à-dire plus robustes ; certains l'ont rapporté بين أصلح (bayna aslaha), avec deux lettres sans point ; la première version est plus fondée.

(Sa parole : « من قدوم ضال (min qadûmi dâl) ») sans redoublement du lâm : c'est-à-dire des jujubiers sauvages (sidr).

(Sa parole : « أئذا ضللنا في الأرض (a-idhâ dalalnâ fi l-ard), lorsque nous nous serons perdus dans la terre ») c'est-à-dire : lorsque nous aurons péri.

(Sa parole : « إنا لضالون (innâ la-dâllûn), nous sommes bien égarés ») c'est-à-dire : nous avons perdu l'emplacement de notre jardin.

(Sa parole : « أضله الله (adallahu llâh) ») c'est-à-dire : Allah ne l'a pas guidé. Et sa parole : « ضل منه (dalla minhu) », c'est-à-dire : cela s'est perdu ; de là : « أضللت بعيري (adlaltu baʿîrî), j'ai perdu mon chameau ».

(Sa parole : « ضل عملي (dalla ʿamalî) ») c'est-à-dire : il s'est écarté du chemin de la vérité. ضل عن الطريق (dalla ʿani t-tarîq) signifie : il a oublié le chemin. La ضالة (dâlla) des chameaux et des autres bêtes est celle d'entre elles qui s'est perdue ; le pluriel est ضوال (dawâll). L'origine de الضلال (ad-dalâl) est la disparition.

(Sa parole : « لا ترجعوا بعدي ضلالا (lâ tarjiʿû baʿdî dullâlan), ne redevenez pas, après moi, des égarés ») c'est-à-dire désorientés, hors du chemin : ainsi dans l'original.

(Section ḍ-m)

(Sa parole : « مضمخ (mudammakh) ») c'est-à-dire enduit.

(Sa parole : « مضمر (mudammar) ») sur le schème de محمد (Muhammad) : c'est-à-dire préparé pour la course ; de là : « الخيل التي ضمرت (al-khayl allatî dummirat), les chevaux qui ont été entraînés », et dans une version : أضمرت (udmirat) ; « et ceux qui n'ont pas été entraînés ».

(Sa parole : « فضمز لي بعض أصحابه (fa-damaza lî baʿdu ashâbihi) ») avec la lettre z : c'est-à-dire il s'est tu. Il se peut que ce soit une altération graphique (tashîf), et qu'il faille lire la lettre gh avec point à la place du dâd ; le contexte du propos l'indique. Dans la version d'al-Kushmîhanî : فضمرني (fa-dammaranî), avec la lettre r et le redoublement, c'est-à-dire : il m'a fait taire. Certains l'ont rapporté فضمن (fa-dammana), avec redoublement du mîm suivi d'un nûn, ce dont on ne voit pas la justification. Et d'après la version d'Ibn as-Sakan : فغمض (fa-ghammada), avec deux lettres à point, c'est-à-dire : il a fermé les yeux en signe de désapprobation.

* (Section ḍ-n

(Sa parole : « ضنكا (dankan), étroite ») il l'a expliqué dans l'original par la misère, ce qui est une explication par le corollaire ; l'origine de الضنك (ad-dank) est l'étroitesse et la gêne ; on a dit que ce qu'on entend ici est le châtiment de la tombe.

(Sa parole : « الضنين (ad-danîn) ») c'est-à-dire l'avare ; de là : « يضن به (yadinnu bihi) », c'est-à-dire : il en est avare.

(Section ḍ-h)

(Sa parole : « يضاهون (yudâhûn) ») c'est-à-dire : ils imitent.

(Section ḍ-w) Sa parole : « ضوضوا (dawdaw) ») c'est-à-dire : ils ont crié et appelé au secours.

(Section ḍ-y)

(Sa parole : « لا ضير ولا تضير (lâ dayra wa-lâ tadîr) ») c'est-à-dire : aucun dommage ; de là sa parole : * « ونعلم أي أرضينا تضير (wa-naʿlamu ayyu ardaynâ tadîru), et nous savons laquelle de nos deux terres est nuisible ».

(Sa parole : « قسمة ضيزى (qismatun dîzâ), un partage injuste ») c'est-à-dire tordu.

(Sa parole : « تعين ضائعا (tuʿînu dâ'iʿan), tu aides un démuni ») c'est-à-dire un impuissant ; c'est tiré de الضياع (ad-dayâʿ), la perdition.

(Sa parole : « من لي بضيعتهم (man lî bi-dayʿatihim), qui se chargera pour moi de leur ضيعة ? ») c'est-à-dire de leurs personnes à charge ; les personnes à charge ont été désignées par le nom verbal, comme on dit : « Il est mort et a laissé فقرا (faqran), une pauvreté », c'est-à-dire des pauvres.

(Sa parole : « أخشى عليه الضيعة (akhshâ ʿalayhi d-dayʿa) ») c'est-à-dire la perdition. Le mot se dit aussi de la terre qui rapporte une redevance, et de tout ce dont on tire sa subsistance : commerce, artisanat et agriculture. Et sa parole : « إضاعة المال (idâʿat al-mâl), la dilapidation des biens » : c'est leur dépense dans l'illicite ; on a dit : le fait de négliger d'en prendre soin ; on a dit aussi : les biens désignent ici les animaux.

(Sa parole : « ضافه ضيف (dâfahu dayf) ») c'est-à-dire : un hôte est descendu chez lui ; de là : « تضيف أبو بكر رهطا (tadayyafa Abû Bakr rahtan) », c'est-à-dire : il en a fait ses hôtes.

(Sa parole : « تضيفت الشمس (tadayyafat ash-shams) ») c'est-à-dire : au moment où il décline.

(Sa parole : « بدار هوان ولا مضيعة (bi-dâri hawânin wa-lâ madyaʿa), dans une demeure d'humiliation ni de délaissement ») avec i sous le dâd ou sans voyelle sur celui-ci, et avec a sur la lettre qui le suit : il s'agit du lieu où l'on est délaissé et où l'on ne reconnaît pas votre valeur.

La lettre tâ' sans point (ط)

(Section ṭ-a)

(Sa parole : « طأطأ رأسه (ta'ta'a ra'sahu) ») c'est-à-dire : il baissa la tête.

(Section ṭ-b)

(Sa parole : « مطبوب (matbûb) ») c'est-à-dire ensorcelé. الطب (at-tabb), avec a, est la sorcellerie, et avec i, le traitement médical ; le mot désigne aussi le médecin ; on a dit que c'est l'un des mots à double sens contraire (addâd).

(Sa parole : « وبالناس طباخ (wa-bi-n-nâsi tabâkh) ») avec a sur la première lettre et sans redoublement de la deuxième : c'est-à-dire de la vigueur. On l'emploie parfois dans d'autres sens : on dit لا طباخ لفلان (lâ tabâkha li-fulân), c'est-à-dire : un tel n'a pas d'intelligence, ou n'a aucun bien. Le mot désigne aussi l'embonpoint.

(Sa parole : « طبع (tubiʿa) ») c'est-à-dire : il a été créé.

(Sa parole : « طبقا عن طبق (tabaqan ʿan tabaq), d'étape en étape ») c'est-à-dire : d'un état après un autre.

Passage douteuxImprimé عاذ, probablement عاد : « (son dos) devint » ; traduit et translittéré selon cette lecture. Texte arabe imprimé : عاذ ظهره طبقا

(Sa parole : « عاذ ظهره طبقا (ʿâda zahruhu tabaqan) ») c'est-à-dire : [son dos devint] une seule vertèbre.

(Sa parole : « فأطبقت عليهم (fa-atbaqat ʿalayhim) ») c'est-à-dire : sa pluie les recouvrit tous.

(Sa parole : « طباقاء (tabâqâ') ») avec a et voyelle longue. On a dit : c'est le sot dont les affaires se sont refermées sur lui ; on a dit : le sot lourd d'esprit ; on a dit : celui qui ne sait s'exprimer, parce que sa bouche se referme du fait de son incapacité à parler ; on a dit : celui qui pèse de sa poitrine lors du rapport conjugal ; et on a dit : celui qui ne va pas aux femmes.

(Section ṭ-ḥ)

(Sa parole : « طحاها (tahâhâ) ») c'est-à-dire : Il l'a étendue ; ce qu'on entend par là est son étendue.

(Section ṭ-r)

(Sa parole : « حيث انتهى طرفه (haythu ntahâ tarfuhu), là où s'arrête son regard ») sans voyelle sur le râ' : c'est-à-dire là où porte son regard. On dit que طرف العين (tarf al-ʿayn) est le mouvement de l'œil ; et الطرف (at-taraf), avec voyelles, est l'extrémité.

(Sa parole : « طرفاء الغابة (tarfâ' al-ghâba), les tamaris de la forêt ») الطرفاء (at-tarfâ') est un arbre du désert ; son nom d'unité est طرفة (tarafa), avec voyelles, et c'est de là que l'homme [le poète Tarafa] a reçu son nom.

(Sa parole : « أطارد حية (utâridu hayyatan) ») c'est-à-dire : je pourchasse un serpent pour le prendre.

(Sa parole : « بطريقتكم (bi-tarîqatikum) ») c'est-à-dire : votre religion.

(Sa parole : « طرقه وفاطمة (taraqahu wa-Fâtima) ») c'est-à-dire : il vint chez lui [et chez Fâtima] de nuit ; de même sa parole : « que l'homme vienne chez sa famille طروقا (turûqan), de nuit ». Il a dit dans l'original : « Ce qui te vient de nuit est un طارق (târiq) » ; et l'on appelle l'astre perçant الطارق (at-târiq).

(Sa parole : « سبع طرائق (sabʿa tarâ'iq) ») c'est-à-dire sept cieux, ainsi nommés parce qu'ils sont superposés, les uns au-dessus des autres.

(Sa parole : « طرائق قددا (tarâ'iqa qidadan) ») c'est-à-dire des groupes divers.

(Sa parole : « طروقة الجمل (tarûqat al-jamal) ») c'est-à-dire [la chamelle] qui est en âge d'être saillie par l'étalon.

(Sa parole : « المجان المطرقة (al-majânn al-mutarraqa) ») avec redoublement et a sur le tâ', ou sans voyelle [sur le tâ'] et sans redoublement du râ' : c'est-à-dire les boucliers recouverts de couches de nerf.

(Sa parole : « لا تطروني (lâ tutrûnî), ne me louez pas à l'excès ») الاطراء (al-itrâ'), avec voyelle longue, est le fait de dépasser la mesure dans l'éloge.

(Section ṭ-s)

(Sa parole : « الطست (at-tast), la bassine ») singulier de الطساس (at-tisâs) : c'est le récipient bien connu ; on dit aussi طس (tass) et طسة (tassa), et au pluriel طسوس (tusûs) et طسوسة (tusûsa) ; le mot est masculin et féminin.

(Section ṭ-ʿ)

(Sa parole : « إنما هي طعمة (innamâ hiya tuʿma), ce n'est qu'une nourriture ») c'est-à-dire une chose à manger ; on l'a rapporté avec i (طعمة, tiʿma), c'est-à-dire la manière de gagner sa vie. Et sa parole : « فما زالت تلك طعمتي (fa-mâ zâlat tilka tiʿmatî) », c'est-à-dire : telle est restée ma manière de manger.

(Sa parole : « بيع الطعام (bayʿ at-taʿâm), la vente de la nourriture ») c'est tout aliment dont on se sustente.

(Sa parole : « فاستطعمته الحديث (fa-statʿamtuhu l-hadîth) ») c'est-à-dire : je lui ai demandé de me rapporter ce récit.

(Sa parole : « الطاعون (at-tâʿûn), la peste ») ce sont des ulcères qui sortent dans les plis du corps ; rares sont ceux qui en sont atteints et survivent longtemps.

(Sa parole : « المطعون شهيد (al-matʿûn shahîd), celui qui meurt de la peste est un martyr ») c'est celui qui est mort de la peste.

(Sa parole : « فجعل يطعن بيده (fa-jaʿala yatʿanu bi-yadihi) ») c'est-à-dire : il se mit à frapper avec son extrémité ; de là : « يطعنها بعود (yatʿanuhâ bi-ʿûd), il la pique avec un bâton ». Le verbe se dit avec u sur le ʿayn, et a est admis.

(Section ṭ-gh)

(Sa parole : « الطاغوت (at-tâghût) ») ʿUmar a dit : « C'est Satan. » ʿIkrima a dit : « Le devin. » On a dit : الطواغيت (at-tawâghît) sont les temples des idoles ; ce sont aussi الطواغي (at-tawâghî), sans tâ'.

(Sa parole : « طغى الماء (taghâ l-mâ') ») c'est-à-dire : l'eau devint abondante. Et sa parole : « بالطاغية (bi-t-tâghiya) », c'est-à-dire : par le vent, qui l'emporta sur ses gardiens.

(Sa parole : « بطغواها (bi-taghwâhâ), par sa transgression ») c'est-à-dire ses désobéissances.

* (Section ṭ-f

(Sa parole : « كأنها عنبة طافئة (ka-annahâ ʿinabatun tâfi'a), comme si c'était un grain de raisin éteint ») on le rapporte avec hamza, c'est-à-dire effacé ; et dans sa description on trouve aussi « ممسوحة (mamsûha), effacée » et « غير ناتئة (ghayr nâti'a), non saillante ». Sans hamza (طافية, tâfiya), c'est-à-dire saillant ; de là الطافي (at-tâfî) parmi les poissons, comme on le verra ; et dans sa description on trouve aussi « جاحظة (jâhiza), exorbitée » et « comme si c'était un astre ». Il se peut que ses deux yeux aient eu ces deux caractères [l'un pour chaque œil].

Passage douteuxLemme imprimé اطفأت سعيد السراج : le mot سعيد semble intrus ou altéré ; rendu littéralement, le commentaire ne portant que sur أطفأت السراج « j'ai éteint la lampe ». Texte arabe imprimé : اطفأت سعيد السراج

(Sa parole : « اطفأت سعيد السراج (atfa'tu Saʿîd as-sirâj) ») avec hamza : c'est-à-dire : j'ai soufflé dessus jusqu'à ce que sa flamme s'éteigne.

(Sa parole : « طفق بالحجر ضربا (tafiqa bi-l-hajari darban) ») c'est-à-dire : il se mit [à frapper la pierre] et persista à le faire.

(Sa parole : « العوذ المطافيل (al-ʿûdh al-matâfîl) ») ce sont les chamelles qui ont avec elles leurs petits.

(Sa parole : « ويل للمطففين (waylun li-l-mutaffifîn), malheur aux fraudeurs ») المطفف (al-mutaffif) est celui qui ne donne pas à autrui son dû entier ; التطفيف (at-tatfîf) est la diminution, et le mot se dit aussi de l'excédent ; de là : « طف بي الفرس (taffa bî l-faras) », c'est-à-dire : le cheval a dépassé avec moi le terme ; et طف الكيل (taffa l-kayl) : la mesure est devenue pleine ; il se dit aussi de ce qui est près d'être plein.

(Sa parole : « شامة وطفيل (Shâma wa-Tafîl) ») ce sont deux montagnes à La Mecque.

(Sa parole : « الطافي من السمك (at-tâfî mina s-samak) ») c'est celui qui est mort et qui flotte à la surface de l'eau.

(Section ṭ-l)

(Sa parole : « طلبة (talibatan) ») avec i sous le lâm : il entend une chose qu'il réclame.

(Sa parole : « لو أن لي طلاع الأرض (law anna lî tilâʿa l-ard), si j'avais de quoi remplir la terre ») avec i sous le tâ' : c'est-à-dire ce que le soleil éclaire de la terre. المطلع (al-muttalaʿ), avec redoublement, est ce que l'on découvre des épouvantes du Jour de la Résurrection. Il a dit dans l'original : المطلع (al-matlaʿ) est le lever, et avec i (al-matliʿ), l'endroit d'où l'on se lève.

(Sa parole : « فليطلع لنا قرنه (fa-l-yutliʿ lanâ qarnahu) ») c'est-à-dire : qu'il se montre.

(Sa parole : « طليعة (talîʿa), éclaireur » : on le dit de celui qui est envoyé pour s'informer des nouvelles de l'ennemi.

(Sa parole : « اطلع إطلاعة (ittalaʿa ttilâʿatan) ») c'est-à-dire أشرف (ashrafa), « il regarda d'en haut », dont il a le schème et le sens.

(Sa parole : « استطلق بطنه (istutliqa batnuhu) ») c'est-à-dire : il fut pris de diarrhée et son ventre se relâcha.

(Sa parole : « تطلق وجهه (tatallaqa wajhuhu) ») c'est-à-dire : son visage s'épanouit et la joie y parut ; وجه طليق (wajh talîq) : un visage épanoui.

(Sa parole : « الطلقاء (at-tulaqâ') ») c'est-à-dire ceux qui ont embrassé l'islam le jour de la Conquête ; le mot est avec a sur le lâm et voyelle longue, pluriel de طليق (talîq) ; il se dit de celui qui a été libéré de captivité ou d'une situation semblable.

(Sa parole : « فانتزع طلقا من جفنة (fa-ntazaʿa talaqan min jafna) ») c'est une entrave de cuir rouge ; on a dit : la corde solide.

(Sa parole : « طلقت المرأة (tulliqat al-mar'a) ») avec u sur la première lettre et redoublement, du divorce (talâq) ; sans redoublement, c'est l'accouchement ; au passé, avec a sur le lâm sans redoublement ; pour le divorce, on dit aussi avec u. Elle est طالق (tâliq) dans les deux sens ; et مطلقة (mutlaqa), sans voyelle [sur le tâ'], vient de الطلق (at-talq, les douleurs de l'enfantement), et avec redoublement (mutallaqa), du divorce.

(Sa parole : « الطل (at-tall) » : c'est la pluie fine.

(Sa parole : « ومثل ذلك يطل (wa-mithlu dhâlika yutall) ») c'est-à-dire : est rendu vain. On dit طل دمه (tulla damuhu), son sang a été versé impunément, avec u sur le tâ', et a est admis ; et أطل (utilla) ; et طله الحاكم (tallahu l-hâkim) et أطله (atallahu), le juge l'a déclaré sans compensation.

(Sa parole : « ويطلى بها السفن (wa-yutlâ bihâ s-sufun) ») c'est-à-dire : on en enduit les navires.

(Sa parole : « الطلاء (at-tilâ') ») avec voyelle longue et i sous la première lettre : c'est le jus de raisin que l'on a cuit jusqu'à ce qu'il épaississe ; on l'a comparé au طلاء des chameaux, qui est le goudron dont on enduit [la bête atteinte de] gale.

(Section ṭ-m)

(Sa parole : « طمثت (tamithat) ») c'est-à-dire : elle a eu ses menstrues (hayd) ; الطمث (at-tamth) est le flux menstruel ; de là « طمثها (tamthihâ) », c'est-à-dire de ses menstrues.

(Sa parole : « طمحت (tamahat) ») c'est-à-dire : il s'est levé, le regard fixe.

(Sa parole : « طمسه (tamasahu) ») c'est-à-dire : il l'a effacé. Et sa parole : « نطمس وجوها (natmisa wujûhan), que Nous effacions des visages », c'est-à-dire : que Nous les aplanissions jusqu'à ce qu'ils deviennent comme des nuques.

Passage douteuxImprimé المطئمن, probablement المطمئن : « le lieu en contrebas » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : والموضع المطئمن المنخفض

(Sa parole : « اطمأن (itma'anna) ») il s'est apaisé et s'est établi ; le lieu المطئمن (al-mutma'inn) est celui qui est en contrebas.

(Section ṭ-n)

(Sa parole : « طنبى المدينة (tunubay al-Madîna), les deux extrémités de Médine ») الطنب (at-tunub) est la corde que l'on attache au piquet.

(Sa parole : « أطنب (atnaba) », c'est-à-dire : il s'est étendu dans l'éloge.

(Sa parole : « طنبور (tunbûr) ») c'est l'un des instruments de divertissement.

(Sa parole : « طنفسة (tinfasa) ») avec i sous le tâ' et a sur le fâ', selon la forme la plus correcte : un petit tapis à poils ; on peut aussi mettre u sur les deux, i sous les deux, a sur les deux, ou a sur le tâ' avec i sous le fâ'.

(Section ṭ-h)

(Sa parole : « طه (Tâ-Hâ) ») ʿIkrima a dit : « Cela signifie « Ô homme ! » en nabatéen » ; on a dit autre chose. Al-Khalîl a dit : « Pour qui prononce طه avec a, le sens est « Ô homme ! » ; pour qui les lit tous deux avec i, ce sont deux lettres de l'alphabet. » On a dit : cela signifie un impératif ordonnant la sérénité ; et on a dit : le hâ' est un pronom désignant la terre, bien qu'elle n'ait pas été mentionnée auparavant, et le sens est : « Foule la terre. » Sa parole : « تطهري (tatahharî) ») c'est-à-dire : nettoie-toi, afin de faire disparaître l'odeur du sang par le parfum du musc. À l'origine, التطهير (at-tathîr), la purification, se fait dans la Loi par l'eau ; dans la langue, c'est le fait de rendre propre.

(Sa parole : « المطهرة (al-mitahara) ») avec i sous la première lettre : c'est-à-dire le récipient avec lequel on se purifie ; avec a sur la première lettre (al-matahara), c'est le lieu.

(Sa parole : « المطهمة (al-mutahhama) ») avec redoublement : c'est [la monture] à la constitution parfaite.

(Section ṭ-w)

(Sa parole : « الطوفان (at-tûfân), le déluge ») on a dit : c'est une mortalité abondante ; on a dit aussi que cela ne vaut que pour l'histoire des gens de Pharaon ; quant à l'histoire de Noé, il s'agit de l'eau, sans divergence.

(Sa parole : « كان يطوف على نسائه (kâna yatûfu ʿalâ nisâ'ihi), il faisait le tour de ses épouses ») c'est-à-dire : il avait des rapports avec elles ; à l'origine, c'est faire le tour d'une chose par tous ses côtés.

(Sa parole : « كالطود (ka-t-tawd) ») c'est-à-dire : comme la montagne.

(Sa parole : « عدا طوره (ʿadâ tawrahu) ») c'est-à-dire : il a dépassé sa mesure.

(Sa parole : « أطوارا (atwâran) ») c'est-à-dire des états : une fois ainsi, une autre fois ainsi. Et sa parole : « الطور (at-Tûr) », c'est-à-dire la montagne, en syriaque.

(Sa parole : « مثل الطاق (mithl at-tâq) ») c'est-à-dire la lucarne.

(Sa parole : « الطول (at-tawl) », avec a : c'est-à-dire la grâce.

(Sa parole : « طوقه (tuwwiqahu) ») c'est-à-dire : cela sera mis à son cou comme un collier ; de même : « سيطوقون (sa-yutawwaqûna), cela leur sera mis au cou ».

(Sa parole : « طوي (Tuwan) ») c'est le nom de la vallée.

(Sa parole : « طوبى (tûbâ) ») il a dit dans l'original : طوبى est le schème fuʿlâ de tout ce qui est bon (tayyib) ; c'est un yâ' qui a été changé en wâw.

(Sa parole : « طوى (tawiyy) ») avec redoublement du yâ' : l'un des puits de Badr. Il a dit : الطوي (at-tawiyy) est le puits à parois de pierre.

(Sa parole : « بطولي الطوليين (bi-tûlâ t-tûlayayn), la plus longue des deux longues ») طولى (tûlâ) est le féminin de أطول (atwal), « plus long », et الطوليين (at-tûlayayn) le duel de طولى. La plus longue a été expliquée comme étant [la sourate] al-Aʿrâf, et les deux longues comme al-Aʿrâf et al-Anʿâm ; c'est la version d'an-Nasâ'î et d'autres.

(Section ṭ-y)

(Sa parole : « فطار لنا عثمان (fa-târa lanâ ʿUthmân) ») c'est-à-dire : il nous échut en partage et dans notre lot ; de là : « فطارت القرعة لعائشة ولحفصة (fa-târati l-qurʿatu li-ʿÂ'isha wa-li-Hafsa), le sort tomba sur ʿÂ'isha et sur Hafsa » ; et de là : « أطرتها بين نسائي (atartuhâ bayna nisâ'î) », c'est-à-dire : je l'ai partagée [entre mes femmes]. Le mot الطير (at-tayr) se dit de la part. Ibn ʿAbbâs a dit : « طائركم (tâ'irukum), c'est-à-dire vos malheurs. » Et sa parole : « لا طيرة (lâ tiyara), pas de présage » : c'est la négation de ce qu'ils croyaient au temps de l'ignorance (jâhiliyya). À l'origine, on considérait l'état de l'oiseau lorsqu'il s'envolait : s'il partait vers la droite, ils agissaient ; s'il partait vers la gauche, ils s'abstenaient et croyaient que c'était de mauvais augure. Puis le mot a été employé pour tout ce dont on tire un mauvais présage.

(Sa parole : « إذا مسهم طيف من الشيطان (idhâ massahum tayfun mina sh-shaytân), lorsqu'une suggestion du diable les touche ») c'est-à-dire : un léger égarement les effleure ; on dit aussi طائف (tâ'if).

(Sa parole : « طائفة (tâ'ifa), un groupe ») le mot se dit d'un seul et de plus, en se fondant sur Sa parole : « Pourquoi de chaque clan quelques-uns ne partiraient-ils pas en groupe (tâ'ifa)… » [At-Tawba : 122] ; on a dit que son minimum est trois.

Passage douteuxImprimé طنيلها, alors que la vocalisation décrite (i sur la première lettre, a sur le y) et le sens (« la corde ») indiquent طيلها (tiyal) ; traduit et translittéré selon cette lecture. Texte arabe imprimé : فما أصابته في طنيلها

(Sa parole : « فما أصابته في طنيلها (fa-mâ asâbathu fî tiyalihâ) ») avec i sous la première lettre et a sur la lettre à deux points dessous (y) : c'est-à-dire la corde par laquelle elle est attachée ; on l'appelle aussi طول (tiwal), avec un wâw portant a.

La lettre zâ' avec point (ظ)

(Section ẓ-a)

Passage douteuxImprimé « ظئر الإبراهيم », probablement « ظئرا لإبراهيم » : « le père nourricier d'Ibrâhîm ». Texte arabe imprimé : وكان ظئر الإبراهيم

(Sa parole : « وكان ظئر الإبراهيم (wa-kâna zi'ran li-Ibrâhîm), il était le père nourricier d'Ibrâhîm ») c'est-à-dire un père par l'allaitement ; le mot s'applique aussi à la nourrice.

(Section ẓ-b)

(Sa parole : « لو رأيت الظباء (law ra'aytu z-zibâ'), si je voyais les gazelles ») : pluriel de ظبي (zaby), avec a sur le zâ' ; c'est la gazelle.

(Section ẓ-r)

(Sa parole : « ظرب (zarib) ») : c'est le singulier de الظراب (az-zirâb), qui sont les petites montagnes.

(Sa parole : « ظروف الأدم (zurûf al-adam), les contenants de cuir ») c'est-à-dire les récipients.

(Sa parole : « غلاما ظريفا (ghulâman zarîfan), un garçon gracieux ») c'est-à-dire de belle apparence.

(Section ẓ-ʿ)

(Sa parole : « الظعن (az-zuʿun) ») : pluriel de الظعينة (az-zaʿîna), qui est la femme ; à l'origine, c'est la litière (hawdaj) lorsque la femme s'y trouve ; puis le mot a été appliqué à la femme. On a dit aussi que la femme a été ainsi nommée parce qu'on voyage avec elle (yuzʿanu bihâ), c'est-à-dire qu'on part avec elle : schème faʿîla au sens de mafʿûla (participe passif).

(Section ẓ-f)

(Sa parole : « الظفر (az-zufur) ») : avec deux u ; c'est l'ongle, bien connu.

Passage douteuxImprimé البقرة (la vache) ; le texte d'al-Bukhârî porte البعير : « le chameau et l'autruche », lecture retenue. Texte arabe imprimé : قال نحو البقرة والنعامة

(Sa parole : « كل ذي ظفر (kull dhî zufur), toute bête à ongle ») il a dit : comme le chameau et l'autruche. Le mot ظفر comporte plusieurs formes : avec deux u ; avec deux i, par harmonisation vocalique ; sans voyelle sur le fâ', avec u ou i sur la première lettre ; et أظفور (uzfûr).

(Sa parole : « ظفار (Zafâri) ») sur le schème de قطام (Qatâmi) : nom d'une ville du Yémen. Sa parole : « من جزع ظفار (min jazʿi Zafâri), d'onyx de Zafâr » : [adjectif] rapporté à cette ville. Chez certains : « من جزع أظفار (min jazʿi azfâr) », pluriel de ظفر (zufr), qui est le qust bien connu dont on se sert pour les fumigations ; c'est comme s'il était percé et enfilé [en collier].

(Sa parole : « قسط ظفار (qust Zafâri) ») : il y a là ce qu'il y a dans le premier ; ce qui est le plus juste est, dans le premier, « جزع ظفار (jazʿ Zafâri) » et, dans le second, « قسط أظفار (qust azfâr) ».

(Section ẓ-l)

(Sa parole : « أخاف ظلعهم (akhâfu zalaʿahum), je crains leur claudication ») c'est-à-dire leur penchant et la faiblesse de leur foi ; à l'origine, c'est un mal qui touche la jambe.

(Sa parole : « الظلف (az-zilf) ») : c'est tout sabot fendu ; on l'emploie parfois pour la bête à sabot fendu. Sa parole : « بأظلافها (bi-azlâfihâ), de ses sabots » : c'est le pluriel de ظلف.

(Sa parole : « ظلل عليه (zullila ʿalayhi) ») c'est-à-dire on lui fit de quoi l'ombrager.

(Sa parole : « يظل الرجل (yazallu r-rajul) ») c'est-à-dire il devient.

(Sa parole : « أظله (azallahu) ») c'est-à-dire il l'a couvert.

(Sa parole : « مثل الظلة (mithl az-zulla) ») c'est-à-dire le nuage ; son pluriel est ظلل (zulal) ; de là : « J'ai vu un nuage d'où dégouttait le beurre clarifié. »

(Sa parole : « تحت ظلال السيوف (tahta zilâl as-suyûf), sous l'ombre des sabres ») : image de la proximité de l'adversaire dans le combat, au point de se trouver sous l'ombre de son sabre.

(Sa parole : « لم يظلم (lam yazlim) ») c'est-à-dire il n'a rien diminué.

(Section ẓ-n)

(Sa parole : « الظنين (az-zanîn) ») c'est-à-dire le suspect ; dérivé de الظن (az-zann), mot qui fait partie des termes à sens contraires : on dit ظننت (zanantu) quand on a acquis la certitude et quand on a douté. On a dit aussi : le doute est la conjecture également partagée.

(Section ẓ-h)

(Sa parole : « ظاهر وبارز (zâhara wa-bâraza) ») c'est-à-dire il revêtit une cotte de mailles par-dessus une autre.

(Sa parole : « ظهير (zahîr) ») c'est-à-dire un aide ou un soutien ; de là : « يظاهرون عليكم (yuzâhirûna ʿalaykum), ils se prêtent main-forte contre vous ».

(Sa parole : « ببعير ظهير (bi-baʿîrin zahîr) ») c'est-à-dire robuste.

(Sa parole : « الظهار (az-zihâr) ») : c'est la parole de l'homme à son épouse : « Tu es pour moi comme le dos de ma mère. »

(Sa parole : « بين ظهرانيهم (bayna zahrânayhim) ») c'est-à-dire parmi eux, en manière d'appui (istizhâr) ; les Arabes mettent le duel à la place du pluriel ; de là sa parole : « ظهراني جهنم (zahrânay Jahannam) » et sa parole : « ظهراني الحجر (zahrânay al-hajar) ».

(Sa parole : « ظهريا (zihriyyan) ») c'est-à-dire ils n'y ont prêté aucune attention ; on dit à celui qui n'a pas satisfait le besoin [d'autrui] : « ظهرت حاجتي (zahharta hâjatî), tu as rejeté mon besoin derrière ton dos, et tu m'as relégué derrière toi (jaʿaltanî zihriyyan) » ; الظهري (az-zihrî), c'est que tu emmènes avec toi une monture ou un récipient dont tu te sers en réserve. Ainsi a-t-il dit dans l'original.

(Sa parole : « جعل لي ظهره إلى المدينة (jaʿala lî zahrahu ilâ l-Madîna), il m'a laissé son dos jusqu'à Médine ») c'est-à-dire il m'a permis de le monter.

(Sa parole : « عن ظهر قلب (ʿan zahri qalb), par cœur ») : c'est une image pour la mémorisation.

(Sa parole : « مصبح على ظهر (musbihun ʿalâ zahr) ») c'est-à-dire sur le point de partir en voyage.

(Sa parole : « قبل أن يظهر (qabla an yazhara) ») c'est-à-dire avant qu'il ne s'élève ; de là sa parole : « أن يظهروه (an yazharûhu) », c'est-à-dire l'escalader ; de même sa parole : « ظهرت لمستوى (zahartu li-mustawan), je me suis élevé jusqu'à un plateau » ; de là sa parole : « أسرينا حتى ظهرنا (asraynâ hattâ zaharnâ), nous avons voyagé de nuit jusqu'à parvenir en hauteur » ; sa parole : « ظاهر عنك عارها (zâhirun ʿanka ʿâruhâ) », c'est-à-dire [une honte] qui s'éloigne de toi ; et sa parole : « حتى إذا أظهرنا (hattâ idhâ azharnâ) », c'est-à-dire lorsque nous fûmes entrés dans le milieu du jour (az-zahîra).

(Sa parole : « ما كان عن ظهر غنى (mâ kâna ʿan zahri ghinan) ») c'est-à-dire ce qui est en surplus, comme si on le rejetait derrière le dos.

La lettre ʿayn sans point (ع)

(Section ʿ-b)

(Sa parole : « ما يعبأ به (mâ yaʿba'u bihi) ») on dit : ما عبأت بكذا (mâ ʿaba'tu bi-kadhâ), c'est-à-dire je ne m'en suis pas soucié ; du mot العبء (al-ʿib'), avec i sous le ʿayn et avec hamza, qui est le fardeau.

(Sa parole : « بعباءة (bi-ʿabâ'a) ») avec hamza et voyelle longue ; la hamza est parfois remplacée par un yâ' ; c'est un manteau ; on a dit : quand il comporte des rayures.

(Sa parole : « تعبثون (taʿbathûn) ») : il a dit dans l'original : « vous bâtissez » ; العبث (al-ʿabath), à l'origine, c'est faire ce qui n'a aucune utilité.

(Sa parole : « فأنا أول العابدين (fa-anâ awwalu l-ʿâbidîn) ») c'est-à-dire le premier des négateurs ; de عبد يعبد (ʿabida yaʿbadu), avec i au passé et a à l'inaccompli, c'est-à-dire il a nié. On a dit aussi : de l'adoration (ʿibâda), par voie d'hypothèse ; or ce qui est soumis à condition n'implique pas sa réalisation.

(Sa parole : « احتبس ادراعه وأعبده (ihtabasa adrâʿahu wa-aʿbudahu), il a immobilisé ses cottes de mailles et ses esclaves ») : avec la lettre à un point dessous (b) dans la version de la plupart, pluriel de عبد (ʿabd) ; on le rapporte aussi avec la lettre à deux points dessus (t), et cela viendra plus loin.

(Sa parole : « العبرانية (al-ʿibrâniyya) ») : c'est la langue des fils d'Israël.

(Sa parole : « يعبرون (yaʿburûn) ») c'est-à-dire ils interprètent le rêve ; on dit عبر الرؤيا (ʿabara r-ru'yâ), avec ou sans redoublement, lorsqu'on fait savoir à quoi aboutira son affaire.

(Sa parole : « العبير (al-ʿabîr) ») : c'est un parfum fait d'un mélange [de substances].

(Sa parole : « حتى يعبر عنه لسانه (hattâ yuʿabbira ʿanhu lisânuhu), jusqu'à ce que sa langue s'exprime pour lui ») c'est-à-dire qu'elle s'exprime clairement.

(Sa parole : « لعله أن يعتبر (laʿallahu an yaʿtabira) ») c'est-à-dire qu'il se souvienne ; de العبرة (al-ʿibra) ; de là sa parole : « عبرة لمن بقي (ʿibratan li-man baqiya), une leçon pour qui reste ».

(Sa parole : « وجد معابر صغارا (wajada maʿâbira sighâran), il trouva de petites embarcations ») c'est-à-dire des bateaux dans lesquels on passe d'une rive à l'autre.

(Sa parole : « عبس وتولى (ʿabasa wa-tawallâ), il s'est renfrogné et s'est détourné ») c'est-à-dire il a fait grise mine et s'est détourné, d'après l'original.

Passage douteuxImprimé اللبيت, probablement اللبيب : « l'homme sagace ». Texte arabe imprimé : السيد واللبيت والكبير والقوي

(Sa parole : « عبقريا يفري (ʿabqariyyan yafrî), un génie qui accomplit des prodiges ») : Ibn Numayr a dit : العبقري (al-ʿabqarî), ce sont les tapis de prix. Abû ʿUbayda a dit : العبقري, parmi les hommes, est celui au-dessus duquel il n'y a rien ; le mot s'applique au chef, à l'homme sagace, au grand et au fort. On a dit aussi qu'il est rapporté à ʿAbqar, un lieu du désert habité par les djinns ; les Arabes l'ont donc appliqué à tout ce qui est grand en soi et supérieur dans son genre.

(Section ʿ-t)

Passage douteuxLe mot isolé « وفي » est sans suite (mot tronqué de l'imprimé ou de la saisie) ; rendu « wa-fî [?] ». Texte arabe imprimé : الملام بادلال وفي وأما قوله

(Sa parole : « فعتب الله عليه (fa-ʿataba llâhu ʿalayhi), Allah lui en fit reproche ») c'est-à-dire Il le blâma ; de là : « عاتبني أبو بكر (ʿâtabanî Abû Bakr), Abû Bakr me fit des reproches ». On a dit : العتاب (al-ʿitâb), c'est le ressentiment ; on a dit aussi : le blâme avec familiarité. Et wa-fî [ ?]. Quant à sa parole : « لعله يستعتب (laʿallahu yastaʿtib) », son sens est : il reconnaît [sa faute] et se blâme lui-même ; أعتب (aʿtaba) : il a supprimé le grief.

(Sa parole : « عتبة الحجرة (ʿatabat al-hujra), le seuil de la chambre » : c'est la traverse que comporte la porte, en bois ou en pierre.

(Sa parole : « أعتده (aʿtudahu) ») : pluriel de عتيد (ʿatîd), qui est le cheval robuste, apprêté pour être monté ; on a dit : celui qui bondit vite ; on a dit aussi : c'est un pluriel de paucité de العتاد (al-ʿatâd), qui est ce que l'on apprête en fait d'armes, de montures et d'équipement de guerre.

(Sa parole : « عتود (ʿatûd) ») avec a sur la première lettre et u sur la lettre à deux points dessus (t) : c'est, parmi les petits de la chèvre, celui qui a atteint l'âge de saillir sans avoir accompli un an.

(Sa parole : « أعتدنا (aʿtadnâ) ») c'est-à-dire Nous avons préparé ; de العتاد (al-ʿatâd).

(Sa parole : « عتيرة (ʿatîra) ») : c'est la bête que l'on égorgeait en rajab ; on a dit qu'ils faisaient vœu, pour celui dont les biens atteignaient un nombre déterminé, d'en égorger une tête sur chaque dizaine pour les idoles, et d'en répandre le sang sur leur tête.

(Sa parole : « المعتر (al-muʿtarr) ») c'est-à-dire celui qui vient rôder autour des bêtes sacrificielles (budn), riche ou pauvre, c'est-à-dire qui s'en approche de temps à autre ; on a dit aussi : c'est celui qui se présente sans demander ouvertement.

(Sa parole : « العواتق (al-ʿawâtiq) » : pluriel de عاتق (ʿâtiq) : c'est la vierge avec laquelle l'époux n'a pas encore consommé le mariage ; ou la jeune femme ; ou celle qui est pubère ; ou celle qui approche de la puberté ; ou celle qui est en âge d'être mariée sans l'avoir été ; ou celle qui a été mariée chez sa famille sans l'avoir quittée. Quant au عاتق parmi les membres du corps, c'est ce qui va de l'épaule à la base du cou.

(Sa parole : « البيت العتيق (al-bayt al-ʿatîq), l'Antique Maison ») c'est-à-dire affranchie des tyrans, ou de la noyade au temps de Noé ; ou bien elle a été nommée عتيق en raison de sa noblesse, de sa beauté ou de son ancienneté.

(Sa parole : « من العتاق الأول (min al-ʿitâq al-uwal) ») c'est-à-dire parmi ce qui a été révélé en premier du Coran ; ou bien l'on entend par العتيق ce qui est noble.

(Sa parole : « على فرس عتيق (ʿalâ farasin ʿatîq) ») c'est-à-dire d'une excellence ou d'une vitesse supérieure. Abû Bakr a été nommé ʿAtîq en raison de sa noblesse, de sa beauté ou de son affranchissement du Feu ; on a dit plutôt que c'est un nom propre de personne : son père l'avait nommé ʿAbd Allâh et sa mère ʿAtîq.

(Sa parole : « فاعتلوه (fa-ʿtilûhu) ») c'est-à-dire poussez-le.

(Sa parole : « عتل (ʿutull) ») avec redoublement : c'est le grossier, le rustre ; on a dit aussi : ce qui est dur en toute chose.

(Sa parole : « ليلة معتمة (layla muʿtima) ») c'est-à-dire obscure ; أعتم (aʿtama) : il est entré dans l'obscurité de la nuit ; العتمة (al-ʿatama) est l'obscurité de la nuit, qui s'étend jusqu'au premier tiers de la nuit ; on l'a appliquée à la prière de la nuit (ʿishâ') parce qu'elle s'accomplit à ce moment ; de là leur expression : « روضة معتمة (rawda muʿtima) ».

(Sa parole : « عتيا (ʿitiyyan) ») c'est-à-dire rébellion ; عتا يعتو عتوا (ʿatâ yaʿtû ʿutuwwan), c'est-à-dire il s'est rebellé. Mujâhid a dit : « عتوا (ʿataw) », c'est-à-dire ils ont transgressé. Ibn ʿUyayna a dit : « عاتية (ʿâtiya) : elle s'est rebellée contre les gardiens ».

(Section ʿ-th)

(Sa parole : « فإن عثر (fa-in ʿuthira), s'il est découvert ») c'est-à-dire s'il apparaît ou si l'on s'en aperçoit ; on l'emploie le plus souvent pour la découverte de ce qui était caché sans l'avoir recherché. عثر (ʿathara) se dit du cheval et de l'homme, avec u au passé et à l'inaccompli, du pied et de la langue ; de là : « أعثرنا عليهم (aʿtharnâ ʿalayhim) », c'est-à-dire Nous les avons fait découvrir.

(Sa parole : « أو كان عثريا (aw kâna ʿathariyyan) ») avec deux a : c'est-à-dire arrosé par le ciel sans aucun travail.

(Sa parole : « عثان (ʿuthân) ») avec u sur la première lettre, c'est-à-dire de la fumée.

(Section ʿ-j)

(Sa parole : « عجب ذنبه (ʿajb dhanabihi) ») avec a, puis sans voyelle : c'est l'os pointu au bas de l'échine ; c'est l'emplacement de la queue chez les quadrupèdes.

(Sa parole : « عجاب (ʿujâb) ») : forme intensive de عجب (ʿajab).

(Sa parole : « من تعاجيب ربنا (min taʿâjîbi rabbinâ) ») c'est-à-dire des merveilles ; il n'a pas de singulier de la même racine ; c'est-à-dire les merveilles qu'Il a manifestées dans Sa création.

(Sa parole : « عجاجة الدابة (ʿajâjat ad-dâbba) ») c'est-à-dire la poussière que soulève la monture.

(Sa parole : « معتجرا بعمامة (muʿtajiran bi-ʿimâma) ») : c'est l'enrouler par-dessus la tête sans la passer sous le menton ; on a dit aussi : l'enroulement en général.

Passage douteuxImprimé عجزه, probablement عجره (*ʿujarahu*), comme le confirme l'explication par العجر : « ses défauts ». Texte arabe imprimé : قوله عجزه وبجره

(Sa parole : « عجزه وبجره (ʿujarahu wa-bujarahu) ») c'est-à-dire ses défauts ; العجر (al-ʿujar), ce sont les nœuds qui se forment dans le corps.

(Sa parole : « عجز راحلته (ʿajuz râhilatihi) ») c'est-à-dire l'arrière de sa monture ; il est sur le schème de رجل (rajul) selon la forme la plus pure, et l'on peut mettre le jîm sans voyelle ; أعجاز الأمور (aʿjâz al-umûr) : la fin des choses ; عجيزة (ʿajîza) de la femme est bien connue, et on le dit parfois pour l'homme ; العجزة (al-ʿajaza), avec deux a, est le pluriel de عاجز (ʿâjiz), impuissant.

(Sa parole : « أعجمي (aʿjamî) ») : الأعجم (al-aʿjam) est celui qui ne s'exprime pas clairement, fût-il arabe ; العجمي (al-ʿajamî) est celui qu'on rattache aux non-Arabes, fût-il éloquent.

(Sa parole : « العجماء جبار (al-ʿajmâ'u jubâr) ») c'est-à-dire la bête ; quant à الجبار (al-jubâr), il a été vu à la lettre jîm.

(Sa parole : « العجوة (al-ʿajwa) ») : c'est la datte tendre, et la meilleure.

(Section ʿ-d)

(Sa parole : « أعداد مياه الحديبية (aʿdâd miyâh al-Hudaybiyya) ») : العد (al-ʿidd), avec i sous la première lettre, c'est l'eau rassemblée, apparente ; il s'applique à celle dont la source ne tarit pas ; son pluriel est أعداد (aʿdâd), comme ند (nidd) et أنداد (andâd).

(Sa parole : « فاسأل العادين (fa-s'ali l-ʿâddîn), interroge donc ceux qui comptent ») c'est-à-dire les anges, parce qu'ils comptent les souffles, à plus forte raison les actes.

(Sa parole : « ما زالت أكلة خيبر تعادني (mâ zâlat aklatu Khaybara tuʿâddunî) ») avec redoublement du dâl, c'est-à-dire elle revient sans cesse à moi ; العداد (al-ʿidâd), c'est le réveil de la douleur chez celui qui a été piqué : chaque fois qu'une année s'est écoulée depuis le jour où il a été piqué, elle se réveille.

(Sa parole : « وعدلت الصفوف (wa-ʿuddilat as-sufûf) ») c'est-à-dire les rangs furent alignés.

(Sa parole : « عدلتمونا (ʿadaltumûnâ) ») c'est-à-dire vous nous avez assimilées.

(Sa parole : « مما عدل به (mimmâ ʿudila bihi) ») c'est-à-dire ce à quoi on l'a égalé en poids.

(Sa parole : « صرف ولا عدل (sarf wa-lâ ʿadl) ») : cela a été vu à la lettre sâd.

(Sa parole : « بعدل تمرة (bi-ʿadli tamra), l'équivalent d'une datte ») : l'auteur a dit : on dit عدل (ʿidl) avec i, c'est-à-dire un poids égal, et avec a (ʿadl), c'est-à-dire un équivalent ; de là : « أو عدل ذلك صياما (aw ʿadlu dhâlika siyâman), ou l'équivalent de cela en jeûne ». D'autres que ces deux-là ont dit : ce sont deux formes d'un même sens ; on a dit aussi : avec i, de même genre, et avec a, d'un autre genre ; et l'on a dit l'inverse.

(Sa parole : « ثم هم يعدلون (thumma hum yaʿdilûn) ») c'est-à-dire ils Lui donnent un égal (ʿadl, avec a) ; de là : « قيمة عدل (qîmat ʿadl), une estimation équitable ».

(Sa parole : « فقسم فعدل (fa-qasama fa-ʿadala), il partagea et fut équitable ») : de العدل (al-ʿadl), qui est la rectitude.

(Sa parole : « قد عدلنا بالله (qad ʿadalnâ bi-llâh) ») c'est-à-dire nous avons associé [des égaux] à Allah ; العديل (al-ʿadîl), c'est l'associé.

(Sa parole : « نعم العدلان (niʿma l-ʿidlân), quelle excellente paire de charges ») c'est-à-dire la charge ; العدل (al-ʿidl), avec i, est la moitié de la charge, parce que les deux moitiés sont égales.

(Sa parole : « تكسب المعدوم (taksibu l-maʿdûm) ») c'est-à-dire la chose introuvable, tu la trouves, toi, grâce à l'abondance de ton savoir-faire, et tu l'acquiers pour toi ; on a dit autre chose.

(Sa parole : « جنة عدن (jannat ʿadn), le jardin d'Éden ») c'est-à-dire de la demeure éternelle ; on dit عدن بالمكان (ʿadana bi-l-makân), c'est-à-dire il a séjourné en ce lieu ; c'est de là que la mine a été appelée المعدن (al-maʿdin), et le maʿdin de toute chose est son origine.

(Sa parole : « عدا حمزة (ʿadâ Hamza), Hamza agressa ») : de العدوان (al-ʿudwân), qui est le fait de dépasser la limite ; de même : « عدا عليه الذئب, le loup l'attaqua » et « عدا يهودي, un juif agressa » ; de là : « غير باغ ولا عاد, sans être rebelle ni transgresseur » ; de là : « يعدون في السبت (yaʿdûna fî s-sabt), ils transgressaient le sabbat », c'est-à-dire ils dépassaient ce qui leur avait été ordonné ; de là sa parole : « لن تعدو قدرك (lan taʿduwa qadraka) », c'est-à-dire tu ne le dépasseras pas ; sa parole : « بغيا وعدوا, par iniquité et transgression », de العدوان ; et de là sa parole : « لا يحب المعتدين, Il n'aime pas les transgresseurs », c'est-à-dire dans l'invocation et ailleurs.

(Sa parole : « له عليه عدة (lahu ʿalayhi ʿida) ») c'est-à-dire une promesse ; comme زنة (zina) et وزن (wazn).

(Sa parole : « عدوتان (ʿudwatân) ») c'est-à-dire deux côtés ; العدوة (al-ʿudwa), avec u, est le bord de la vallée.

(Sa parole : « لا عدوى (lâ ʿadwâ), pas de contagion ») : العدوى, c'est ce que croyaient les gens de l'époque préislamique, à savoir le passage de la maladie du malade à celui qui l'avoisine et le côtoie. Sa parole peut donc s'entendre comme l'interdiction de dire cela et de le croire, ou comme la négation de sa réalité, ainsi qu'il a dit : « Rien ne contamine rien » et « Qui donc a contaminé le premier ? » ; et ceci est le plus apparent.

(Sa parole : « تعادى بنا خيلنا (taʿâdâ binâ khaylunâ) ») c'est-à-dire nos chevaux courent avec nous ; العدو (al-ʿadw), c'est la course rapide ; à l'origine, c'est la succession ; العادية (al-ʿâdiya), ce sont les chevaux qui courent.

(Sa parole : « ما عدا سورة من حدة (mâ ʿadâ sawratan min hidda), hormis un emportement de vivacité ») c'est-à-dire à part ; خلا (khalâ) et عدا (ʿadâ) font partie des particules d'exception.

(Sa parole : « استعدى عليه (istaʿdâ ʿalayhi) ») c'est-à-dire il a porté son affaire devant le juge.

(Sa parole : « فلم يعد أن رأى الناس (fa-lam yaʿdu an ra'â n-nâs) ») c'est-à-dire il n'a pas dépassé [le moment où il a vu les gens].

(Section ʿ-dh)

(Sa parole : « العذراء (al-ʿadhrâ') ») c'est-à-dire la vierge.

(Sa parole : « ليتعذر في مرضه (la-yataʿadhdharu fî maradihi) ») c'est-à-dire il se retenait.

(Sa parole : « فاستعذر (fa-staʿdhara) ») c'est-à-dire il demanda qu'on l'excuse (maʿdhira), c'est-à-dire il dit : « Qui m'excusera ? », c'est-à-dire qui se chargera de mon excuse.

(Sa parole : « وأحب إليه العذر (wa-ahabbu ilayhi l-ʿudhr) ») c'est-à-dire l'excuse présentée.

(Sa parole : « أعلقت عليه من العذرة (aʿlaqtu ʿalayhi mina l-ʿudhra) ») avec u, puis sans voyelle : c'est la luette ; le mot s'applique aussi à la douleur de la gorge due à l'échauffement du sang ; on a dit aussi : un ulcère dans l'orifice entre le nez et la gorge, qui atteint les enfants au lever de l'étoile al-ʿudhra, laquelle est sous Sirius (ash-shiʿrâ) et se lève au cœur de la chaleur. Quant à العذرة (al-ʿadhira), avec a puis i, ce sont les excréments.

(Sa parole : « أعطت عذاقا (aʿtat ʿidhâqan) ») : pluriel de عذق (ʿadhq) avec a, qui est le palmier ; de là sa parole : « عذق أبي زيد (ʿadhq Abî Zayd) » ; avec i (ʿidhq), c'est le régime de dattes (ʿurjûn). Sa parole : « عذيقها المرجب (ʿudhayquhâ l-murajjab) » : c'est le diminutif de عذق, et المرجب (al-murajjab) signifie le vénéré.

(Sa parole : « عذله (ʿadhalahu) ») c'est-à-dire il l'a blâmé ; العذل (al-ʿadhl), sans voyelle ou avec voyelle sur le dhâl, c'est le blâme.

(Section ʿ-r)

(Sa parole : « التعرب في الفتنة (at-taʿarrub fî l-fitna) ») c'est-à-dire habiter le désert parmi les Bédouins.

(Sa parole : « عربا (ʿuruban) ») avec deux u ; son singulier est عروب (ʿarûb), comme صبر (subur) et صبور (sabûr) ; on a dit : العرب, ce sont celles qui se font aimer de leurs époux ; العربة (al-ʿariba) est la jeune femme qui aime l'amusement et ne s'en lasse pas.

(Sa parole : « أعربهم أحسابا (aʿrabuhum ahsâban) ») c'est-à-dire les plus authentiques et les plus clairs d'entre eux.

(Sa parole : « عرج بي إلى السماء (ʿuruja bî ilâ s-samâ') ») c'est-à-dire on m'a fait monter.

(Sa parole : « ذي المعارج (dhî l-maʿârij), Maître des voies d'ascension » : il a dit : les anges montent vers Lui. On a dit aussi : المعراج (al-miʿrâj) est une échelle par laquelle montent les anges, les âmes et les œuvres ; on a dit aussi : c'est l'une des plus belles choses : l'âme, lorsqu'elle la voit, ne peut se retenir de s'en aller vers elle, et c'est vers elle que se fixe le regard de l'agonisant, à cause de sa beauté. Ibn ʿAbbâs a dit : المعارج, ce sont des degrés.

(Sa parole : « إلى العرج (ilâ l-ʿArj) ») avec a, puis sans voyelle : c'est le début de la Tihâma.

(Sa parole : « من تعار (man taʿârra) ») c'est-à-dire il s'est réveillé ; on a dit : il s'est étiré et a gémi ; on a dit : il a parlé ; on a dit : il s'est retourné dans son lit par insomnie.

(Sa parole : « ممن تخشى معرته (mimman tukhshâ maʿarratuhu) ») avec a sur la lettre sans point et redoublement du râ', c'est-à-dire son méfait.

(Sa parole : « من عرس (min ʿurs) ») avec u, puis sans voyelle, c'est-à-dire d'un banquet de noces ; sa parole : « أعرس الرجل بأهله (aʿrasa r-rajulu bi-ahlihi) », lorsqu'il a consommé le mariage avec elle ; العروس (al-ʿarûs) est l'épouse au début de la vie commune, et l'homme de même ; sa parole : « أعرستم الليلة (aʿrastumu l-layla) » est une image pour les rapports conjugaux.

(Sa parole : « معرسين (muʿarrisîn) ») : التعريس (at-taʿrîs), c'est faire halte à la fin de la nuit pour dormir et se reposer ; on l'emploie pour tout moment ; de là : « معرسين في نحر الظهيرة (muʿarrisîna fî nahri z-zahîra), faisant halte au plus fort de la mi-journée ».

(Sa parole : « من عريش (min ʿarîsh) ») c'est-à-dire un abri couvert de palmes et autres ; on dit عروش (ʿurûsh) et عريش. Ibn ʿAbbâs a dit : « معروشات (maʿrûshât) : ce que l'on fait grimper, parmi les vignes » ; العروش, ce sont les constructions ; عرش البيت (ʿarsh al-bayt) est son toit, de même que عريشه ; العرش (al-ʿarsh) est le trône du souverain.

(Sa parole : « أقام بالعرصة ثلاثا (aqâma bi-l-ʿarsa thalâthan) ») c'est-à-dire au milieu de la ville ; عرصة الدار (ʿarsat ad-dâr) est sa cour.

Passage douteuxImprimé بفتح وله, coquille pour بفتح أوله : « avec a sur la première lettre » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : عرض ثياب) بفتح وله وسكون الراء

(Sa parole : « عرض ثياب (ʿard thiyâb) ») avec a sur la première lettre et sans voyelle sur le râ' : tout ce qui n'est ni animal, ni bien immobilier, ni ce qui se mesure au volume ou au poids ; le mot s'applique aussi aux biens de ce monde ; de là : « كثرة العرض (kathrat al-ʿarad), l'abondance des biens » ; celui-ci se dit le plus souvent avec voyelle sur le râ' : c'est ce qui est promptement périssable ; de là : « يبيع دينه بعرض (yabîʿu dînahu bi-ʿarad), il vend sa religion pour un bien de ce monde ».

(Sa parole : « عرضوا (ʿuridû) ») avec u (« فأبوا (fa-abaw), et ils refusèrent ») c'est-à-dire on leur présenta la nourriture et ils s'abstinrent ; العراضة (al-ʿurâda), avec u, c'est le présent.

(Sa parole : « عرض الوسادة (ʿard al-wisâda) ») avec a sur la première lettre : le contraire de la longueur ; ad-Dâwûdî l'a mentionné avec u, mais on a tenu le premier pour juste ; عرض الشيء (ʿurd ash-shay') est son côté ; on a dit aussi : son milieu.

(Sa parole : « عرض له رجل (ʿarada lahu rajul) ») c'est-à-dire un homme lui est apparu.

(Sa parole : « عرضت يوم الخندق (ʿuridtu yawma l-Khandaq) ») c'est-à-dire je fus présenté pour être examiné ; de là : « عرض الأمير الجيش (ʿarada l-amîru l-jaysh), l'émir passa l'armée en revue ».

(Sa parole : « المعراض (al-miʿrâd) ») : c'est un bâton à l'extrémité pointue, ou dont l'extrémité porte un fer, que l'on lance sur le gibier.

(Sa parole : « معروضة في المسجد اعتراض الجنازة (maʿrûdatan fî l-masjid iʿtirâda l-janâza), étendue en travers dans la mosquée comme l'est le défunt ») : dérivé de العرض (al-ʿard), contraire de la longueur.

(Sa parole : « يعرض (yuʿarridu) ») avec redoublement (« ولا يبوح (wa-lâ yabûhu), et ne dit pas ouvertement ») c'est-à-dire il fait allusion ; المعاريض (al-maʿârîd), c'est désigner une chose pour en dire une autre, au moyen d'un terme qu'elles ont en commun, ou que son sens figuré ou sa dérivation permettent.

(Sa parole : « ولو أن تعرض عليه عودا (wa-law an taʿruda ʿalayhi ʿûdan), ne serait-ce qu'en posant dessus un bâton en travers ») avec u sur le râ' et a sur la première lettre ; Abû ʿUbayd l'a mentionné avec i sous le râ' ; son sens est : tu poses dessus [un bâton] en travers.

(Sa parole : « وهذه الخطوط الأعراض (wa-hâdhihi l-khutûtu l-aʿrâd) ») : pluriel de عرض (ʿarad), avec a sur le râ' : ce sont les vicissitudes du temps.

(Sa parole : « عرض له (ʿurida lahu) ») c'est-à-dire un accès lui est survenu, venant des djinns ou de la maladie.

(Sa parole : « عرض الحائط (ʿurd al-hâ'it) ») avec u, c'est-à-dire son côté.

(Sa parole : « أعرض عنه (aʿrada ʿanhu) ») c'est-à-dire il ne lui a prêté aucune attention.

(Sa parole : « عارضا مستقبل (ʿâridan mustaqbil), un nuage venant au-devant ») : c'est le nuage.

(Sa parole : « عراض الوجوه (ʿirâd al-wujûh) ») : il veut dire leur largeur.

(Sa parole : « يتعرض للجواري (yataʿarradu li-l-jawârî) ») c'est-à-dire il se met sur le chemin des jeunes filles pour les solliciter.

(Sa parole : « استبرأ لدينه وعرضه (istabra'a li-dînihi wa-ʿirdihi), il a préservé sa religion et son honneur ») : العرض (al-ʿird), avec i sous la première lettre et sans voyelle sur la deuxième ; son pluriel est أعراض (aʿrâd) ; de là : « أعراضكم عليكم حرام (aʿrâdukum ʿalaykum harâm), vos honneurs vous sont sacrés ». Ibn Qutayba a dit : c'est le corps de l'homme et sa personne. D'autres ont dit : c'est ce qui prête à l'éloge et au blâme, en sa personne, en ses ancêtres ou en ceux qui lui sont rattachés ; on a dit aussi : ce qu'il protège, de sa personne et de son lignage (hasab).

(Sa parole : « العرف عرف مسك (al-ʿarf ʿarf misk), le parfum est un parfum de musc ») avec a, c'est-à-dire l'odeur agréable.

(Sa parole : « عرفها لهم (ʿarrafahâ lahum) ») c'est-à-dire Il la leur a fait connaître ; il se peut aussi que ce soit de العرف (al-ʿarf).

(Sa parole : « العرفط (al-ʿurfut) ») avec deux u : c'est l'arbre talh ; il a une gomme qu'on appelle مغافير (maghâfîr), d'odeur désagréable.

(Sa parole : « بعد المعرف (baʿda l-muʿarraf) ») c'est-à-dire après la station des gens à ʿArafa.

(Sa parole : « عرفاؤكم (ʿurafâ'ukum) ») : pluriel de عريف (ʿarîf), celui qui a la charge des affaires d'un groupe ; de là : « فعرفنا (fa-ʿarrafanâ) », c'est-à-dire il nous a donné des chefs (ʿurafâ').

(Sa parole : « إذا انشق معروف من الفجر ساطع (idhâ nshaqqa maʿrûfun mina l-fajri sâtiʿu), quand se fend une lueur connue de l'aube, éclatante ») c'est-à-dire apparente.

(Sa parole : « ليس لعرق ظالم حق (laysa li-ʿirqin zâlimin haqq), une racine injuste n'a aucun droit ») : on a dit : c'est celui qui construit sur la terre morte d'autrui ; on a dit aussi : l'acheteur dans la terre d'autrui.

(Sa parole : « كان يصلي إلى العرق (kâna yusallî ilâ l-ʿirq) ») c'est-à-dire la petite montagne de sable.

(Sa parole : « إنما ذلك عرق (innamâ dhâlika ʿirq), ce n'est qu'une veine ») : singulier de العروق (al-ʿurûq), c'est-à-dire elle s'est rompue.

(Sa parole : « عرقا سمينا (ʿarqan samînan) ») avec a sur la première lettre : c'est l'os sur lequel reste un peu de viande ; de là : « فيجعل أصول السلق عرقه (fa-yajʿalu usûla s-silqi ʿarqahu), il mettait les racines de bettes en guise de viande » ; de là : « عرقه واعترقه (ʿaraqahu wa-ʿtaraqahu), il l'a rongé ». Al-Khalîl a dit : العراق (al-ʿurâq) est l'os sans viande ; s'il porte de la viande, c'est un عرق (ʿarq). D'autres ont dit : العرق est le singulier de العراق, et de même رذال (rudhâl), pluriel de رذل (radhl).

(Sa parole : « مكتل يقال له العرق (miktal yuqâlu lahu l-ʿaraq), un panier qu'on appelle al-ʿaraq ») avec deux a — certains l'ont mis sans voyelle : c'est le gros panier qui contient de quinze à vingt sâʿ.

(Sa parole : « عركت المرأة (ʿarakati l-mar'a) ») c'est-à-dire elle a eu ses règles ; المعركة (al-maʿraka) est le lieu du combat, parce que les deux combattants se frottent l'un à l'autre (yaʿtarikân) ; de là : « اعتركوا (iʿtarakû) ».

(Sa parole : « رجل عارم (rajul ʿârim) ») : de العرامة (al-ʿarâma), qui est la fougue jointe à la dureté et à la méchanceté.

(Sa parole : « العرم (al-ʿarim) ») : on a dit : c'est le nom de la vallée ; on a dit : la pluie violente ; on a dit : le rat qui détruisit le barrage ; on a dit : c'est le barrage ; on a dit aussi : العرم, c'est la digue (al-musannâ) en langue himyarite.

Passage douteuxImprimé العرقاء, probablement العرواء (*al-ʿurawâ'*, frisson de fièvre), seule lecture conforme à la racine et à la vocalisation indiquée. Texte arabe imprimé : أحم من العرقاء بضم ثم فتح

(Sa parole : « كنت أرى الرؤيا أعرى منها (kuntu arâ r-ru'yâ uʿrâ minhâ), je voyais un rêve qui me donnait des frissons ») c'est-à-dire j'en avais la fièvre ; de العرواء (al-ʿurawâ'), avec u puis a : c'est une sorte de fièvre.

(Sa parole : « لحقوقه التي تعروه (li-huqûqihi llatî taʿrûhu), pour les obligations qui lui surviennent ») c'est-à-dire qui le frappent. Sa parole : « إن نقول إلا اعتراك (in naqûlu illâ ʿtarâka), nous disons seulement que t'a atteint… » : forme iftaʿala de عروته (ʿarawtuhu), c'est-à-dire je me suis dirigé vers lui ; sa parole : « يعتريهم (yaʿtarîhim) », c'est-à-dire il se dirige vers eux.

(Sa parole : « في أعلاه عروة (fî aʿlâhu ʿurwa), à son sommet une anse ») c'est-à-dire quelque chose à quoi l'on se tient ; عروة الكلأ (ʿurwat al-kala') : le fourrage qui a une racine dans la végétation ; عروة الدلو (ʿurwat ad-dalw) : son anse.

(Sa parole : « أن تعرى المدينة (an tuʿrâ l-Madîna) ») c'est-à-dire qu'elle soit vidée et laissée à découvert (ʿarâ') ; العراء (al-ʿarâ'), c'est l'espace découvert de la terre.

(Sa parole : « العرايا (al-ʿarâyâ) ») : pluriel de عرية (ʿariyya), schème faʿîla au sens de mafʿûla (participe passif) ; il vient de عراه يعروه (ʿarâhu yaʿrûhu), c'est-à-dire il lui a donné ; il se peut aussi qu'il vienne de عري يعرى (ʿariya yaʿrâ), comme si elle était dépouillée de ce qui était interdit : elle est alors faʿîla au sens de fâʿila (participe actif) ; on dit : هو عرو من الأمر (huwa ʿirwun mina l-amr), c'est-à-dire il en est exempt.

(Sa parole : « النذير العريان (an-nadhîr al-ʿuryân), l'avertisseur nu ») : son origine est qu'un homme de Khathʿam fut surpris de nuit par l'ennemi de son peuple, qui le dépouilla de ses vêtements ; il avertit son peuple, mais ils le traitèrent de menteur et furent exterminés. On a dit aussi : parce que la coutume était qu'il ôte son vêtement et l'agite pour être vu de loin ; et la condition en est qu'il se tienne en un lieu élevé.

(Section ʿ-z)

(Sa parole : « عزب (ʿazab) ») avec a sur le zây, c'est-à-dire qui n'a pas d'épouse ; de là : « اشتدت علينا العزبة (ishtaddat ʿalaynâ l-ʿuzba), le célibat nous devint pénible » ; رجل عزب (rajul ʿazab) et أعزب (aʿzab) ont le même sens, mais certains ont rejeté أعزب ; on dit aussi عزب de la femme. Le poète a dit : * « Ô toi qui guides un célibataire vers une célibataire ! »

(Sa parole : « الكوكب العازب (al-kawkab al-ʿâzib) ») : ainsi chez al-Asîlî ; chez les autres, avec le ghayn avec point et le râ' sans point (al-ghârib) ; et chez al-Kushmîhanî, avec la lettre à un point dessous (b) avant le râ' (al-ghâbir).

Passage douteuxImprimé يعيب (« il ne fait pas défaut / ne dénigre pas »), probablement يغيب : « il n'est pas absent ». Texte arabe imprimé : لا يعزب) بضم الزاي أي لا يعيب

(Sa parole : « لا يعزب (lâ yaʿzubu) ») avec u sur le zây, c'est-à-dire il n'est pas absent.

(Sa parole : « فأصبحت بنو أسد تعزرني (fa-asbahat Banû Asadin tuʿazzirunî) ») c'est-à-dire ils m'instruisent à son sujet, ou me blâment pour ma négligence en la matière.

(Sa parole : « فعززنا (fa-ʿazzaznâ) ») c'est-à-dire Nous avons renforcé et fortifié.

(Sa parole : « في عزة (fî ʿizza) ») c'est-à-dire dans la rivalité et la résistance.

(Sa parole : « وعزني في الخطاب (wa-ʿazzanî fî l-khitâb) ») c'est-à-dire il m'a vaincu et il est devenu plus fort que moi ; أعززته (aʿzaztuhu) : je l'ai rendu puissant ; de quelque manière que ce mot se dérive, il revient à la force et à la domination.

(Sa parole : « تعازفت الأنصار (taʿâzafat al-Ansâr) ») : dérivé de المعازف (al-maʿâzif), qui sont les luths et les instruments de divertissement.

(Sa parole : « العزل (al-ʿazl) ») : c'est s'abstenir d'éjaculer dans le vagin lors des rapports, de crainte que la femme ne tombe enceinte.

(Sa parole : « وأطلق العزالي (wa-atlaqa l-ʿazâlî) ») : pluriel de عزلي (ʿazlâ), qui est l'orifice inférieur de l'outre.

(Sa parole : « عزمة (ʿazma) ») c'est-à-dire un droit obligatoire ; de là : « عزائم السجود (ʿazâ'im as-sujûd) », c'est-à-dire les prosternations confirmées.

(Sa parole : « عزم الأمر (ʿazama l-amr) ») c'est-à-dire l'affaire est devenue sérieuse.

(Sa parole : « العزى (al-ʿUzzâ) ») : une idole qui se trouvait à at-Tâ'if.

(Sa parole : « عزين (ʿizîn) ») c'est-à-dire des cercles et des groupes ; leur singulier est عزة (ʿiza), sans redoublement ; à l'origine, عزوة (ʿizwa).

(Section ʿ-s)

(Sa parole : « عسب الفحل (ʿasb al-fahl) ») sans voyelle sur le sîn, avec a sur la première lettre, que l'on peut aussi mettre au u : c'est le prix de la saillie de l'étalon ; on a dit aussi : العسب est la saillie elle-même ; on dit aussi : sa semence.

(Sa parole : « العسيب (al-ʿasîb) ») : singulier de العسب (al-ʿusub), qui sont les palmes.

(Sa parole : « غزوة العسرة (ghazwat al-ʿusra), l'expédition de la gêne ») : c'est l'expédition de Tabûk, ainsi nommée en raison de la pénibilité du voyage.

(Sa parole : « العسير أو العسيرة (al-ʿusayr aw al-ʿusayra) ») : diminutif ; la forme connue est avec la lettre sans point (s), et l'on a dit aussi avec la lettre avec point (sh).

(Sa parole : « وأمر لي بعس (wa-amara lî bi-ʿuss) ») avec u sur la première lettre : c'est la grande coupe.

(Sa parole : « عسفان (ʿUsfân) ») avec u sur la première lettre : un lieu connu, près de La Mecque.

(Sa parole : « العسيف (al-ʿasîf) ») : c'est le salarié.

(Sa parole : « العسيلة (al-ʿusayla) ») : c'est une image pour le plaisir des rapports ; le diminutif marque la petite quantité, pour indiquer que peu en suffit ; le féminin vient de ce que العسل (al-ʿasal, le miel) se dit aussi au féminin ; on a dit aussi que c'est une allusion à une portion de miel ; ce n'est pas le sperme qui est visé, car l'éjaculation n'est pas une condition.

(Sa parole : « وما عسيتهم (wa-mâ ʿasaytuhum) ») : Ibn Mâlik a dit : on a donné à عسى (ʿasâ) le sens de حسب (hasiba), et on l'a donc rendu transitif comme celui-ci ; il est possible aussi que le tâ' soit une particule d'allocution et que le pronom soit le nom de عسى, l'implicite étant عساه (ʿasâhu). Il s'est étendu longuement sur l'établissement de cela.

(Section ʿ-sh)

(Sa parole : « كأصوات العشار (ka-aswât al-ʿishâr) ») avec i sous la première lettre : ce sont les chamelles pleines ; de là : ناقة عشراء (nâqa ʿusharâ'), avec u sur la première lettre et a sur la deuxième, avec voyelle longue : c'est celle dont la gestation a atteint dix mois.

(Sa parole : « يكفرن العشير (yakfurna l-ʿashîr), elles sont ingrates envers le compagnon ») c'est-à-dire le mari ; dérivé de المعاشرة (al-muʿâshara), la vie commune ; tout compagnon de vie est un عشير ; عشيرة الرجل (ʿashîrat ar-rajul), ce sont les fils de son père les plus proches.

(Sa parole : « فيما سقت الأنهار العشر (fî-mâ saqati l-anhâru l-ʿushr) ») c'est-à-dire l'aumône légale de ce qui en sort est d'une part sur dix.

(Sa parole : « عاشوراء (ʿÂshûrâ') » : Ibn Durayd a dit : c'est un jour islamique, qui n'existait pas à l'époque préislamique, car le mot عاشوراء ne se trouve pas dans leur langue. On lui a objecté ce qui figure dans le Sahîh : « Les Quraysh jeûnaient ʿÂshûrâ' à l'époque préislamique. » Par ailleurs, il est avec voyelle longue, et Abû ʿAmr ash-Shaybânî y a rapporté la forme brève.

(Sa parole : « معشار (miʿshâr) ») : schème mifʿâl de العشر (al-ʿushr), le dixième.

(Sa parole : « معشر (maʿshar) ») : ce sont tous ceux qui partagent un même caractère.

(Sa parole : « تعشيشا (taʿshîshan) ») c'est-à-dire elle ne remplit pas ses recoins d'ordures au point qu'elle devienne comme un nid (ʿushsh).

(Sa parole : « العشنق (al-ʿashannaq) ») avec a sur la première et la deuxième lettre, redoublement du nûn, puis un qâf, c'est-à-dire le grand de taille ; on a dit : le hardi farouche ; on a dit aussi : l'audacieux.

(Sa parole : « العشي (al-ʿashiyy) ») : Mujâhid a dit : c'est le déclin du soleil jusqu'à son coucher ; la prière du ʿashiyy est celle du zuhr ou celle du ʿasr. Sa parole : « تعشيت (taʿashshaytu) », c'est-à-dire j'ai mangé à la fin de la journée.

(Sa parole : « ومن يعش (wa-man yaʿshu) ») avec u sur le shîn : Ibn ʿAbbâs a dit : « il devient aveugle » ; d'autres ont dit : الأعشى (al-aʿshâ) est celui qui voit le jour et ne voit pas la nuit.

(Section ʿ-ṣ)

(Sa parole : « من لحم أو عصب (min lahm aw ʿasab), de chair ou de nerf ») c'est-à-dire des veines.

(Sa parole : « العصبية (al-ʿasabiyya) ») c'est-à-dire l'esprit partisan (al-hamiyya). العصبة (al-ʿasaba), avec des voyelles sur les lettres, désigne dans la langue les proches parents de sexe masculin qui se rattachent [au défunt] par des hommes ; العصبة (al-ʿusba), avec u, désigne le groupe, et العصابة (al-ʿisâba) désigne aussi le groupe. Sa parole : « تجعل على رأسه العصابة (tujʿalu ʿalâ ra'sihi l-ʿisâba), on placera sur sa tête le bandeau », c'est-à-dire qu'on le couronnera de la couronne ; de là : « عصب رأسه (ʿasaba ra'sahu) », c'est-à-dire il s'est bandé la tête.

Passage douteuxImprimé ثباب, probablement ثياب : « des étoffes ». Texte arabe imprimé : بفتح وسكون ثباب يؤتى بها من اليمن

(Sa parole : « العصب (al-ʿasb) ») avec a [sur la première lettre] et sans voyelle [sur la deuxième] : des étoffes que l'on fait venir du Yémen ; on en lie (yuʿsab) le fil, c'est-à-dire qu'on le serre et le rassemble, puis on le teint, puis on le tisse, de sorte qu'il en sort bariolé, car la partie qui a été liée reste blanche. As-Suhaylî s'est écarté [du vrai] en disant : « العصب est une teinture qui ne tient qu'au Yémen. »

(Sa parole : « العصر (al-ʿasr) ») c'est-à-dire la durée. Yahyâ al-Farrâ' a dit : « Sa parole : « Par le temps (wa-l-ʿasr) » : c'est le temps (ad-dahr), par lequel Il a juré. »

(Sa parole : « إعصار (iʿsâr), un ouragan ») c'est-à-dire un vent impétueux et violent.

(Sa parole : « العصفر (al-ʿusfur), le carthame ») plante connue.

(Sa parole : « العصف (al-ʿasf) ») ce sont les pousses vertes des céréales lorsqu'on les coupe avant qu'elles ne parviennent à maturité ; on a dit : c'est la paille ; et on a dit autre chose.

(Sa parole : « عصم مني (ʿasama minnî), il a préservé de moi ») c'est-à-dire il a empêché ; de là : « عصمة للأرامل (ʿismatun li-l-arâmil), une protection pour les veuves », c'est-à-dire qu'il les préserve du tort.

(Sa parole : « بعصم الكوافر (bi-ʿisami l-kawâfir), aux liens des mécréantes ») pluriel de عصمة (ʿisma), qui est le lien du mariage.

(Sa parole : « لا يضع عصاه عن عاتقه (lâ yadaʿu ʿasâhu ʿan ʿâtiqihi), il ne pose pas son bâton de son épaule ») allusion au fait qu'il battait souvent la femme ; on a dit : il voyageait beaucoup ; mais le premier sens est le bon, car il est établi dans certaines voies de transmission.

(Sa parole : « عصية (ʿUsayya) ») au diminutif : une tribu des Banû Sulaym.

(Section ʿ-ḍ)

(Sa parole : « العضباء (al-ʿAdbâ') ») c'est le nom de la chamelle du Prophète (paix et bénédictions sur lui). Abû ʿUbayd a dit : « الأعضب (al-aʿdab) est celui qui a la corne brisée. » On a dit qu'elle avait l'oreille coupée ; on a dit plutôt que ce n'était qu'un nom, et c'est le plus probable ; et on a dit que العضباء est celle qui a la patte courte.

(Sa parole : « العضد (al-ʿadud), le bras ») c'est ce qui va du coude à l'épaule.

(Sa parole : « عضادتيه (ʿidâdatayhi), ses deux montants ») pluriel de عضادة (ʿidâda), qui est le côté de la porte.

(Sa parole : « لا يعضد شجرها (lâ yuʿdadu shajaruhâ), ses arbres ne sont pas abattus ») c'est-à-dire ne sont pas coupés ; son origine est « couper le bras ». Ce mot a six formes, sur les schèmes de رحل, رجل, حقب, كتب, فلس et قفل.

(Sa parole : « سنشد عضدك (sa-nashuddu ʿadudaka), Nous allons renforcer ton bras ») Ibn ʿAbbâs a dit : « Chaque fois que tu renforces une chose, tu lui donnes un bras (ʿadud). »

Passage douteuxImprimé أن بعض, probablement أن تعض : « que tu t'agrippes avec les dents ». Texte arabe imprimé : ومنه قوله أن بعض بأصل شجرة

(Sa parole : « عض يد رجل (ʿadda yada rajulin), il mordit la main d'un homme ») la morsure (al-ʿadd) est connue : c'est saisir avec les dents ; de là sa parole : « que tu t'agrippes avec les dents (an taʿadda) à la racine d'un arbre », et ce qu'on entend par là est l'attachement constant.

(Sa parole : « عضل والقارة (ʿAdal wa-l-Qâra) ») ce sont deux tribus des Banû Sulaym.

(Sa parole : « لا تعضلوهن (lâ taʿdulûhunna), ne les empêchez pas ») c'est-à-dire ne les contraignez pas : c'est ce qu'a dit Ibn ʿAbbâs. Le sens est que l'homme empêche la femme dont il est le tuteur de se marier ; et le sens premier du mot est la mise à l'étroit.

(Sa parole : « جعلوا القرآن عضين (jaʿalû l-Qur'âna ʿidîn), ils ont fait du Coran des morceaux ») pluriel de عضة (ʿida), de عضيت الشيء (ʿaddaytu sh-shay'), lorsque tu as morcelé la chose. Ibn ʿAbbâs a dit : « Ce sont les gens du Livre : ils ont cru en une partie et ont mécru en une autre. » Ou bien son singulier est عضيهة (ʿadîha), de عضهه (ʿadahahu), lorsqu'il lui a imputé une turpitude.

(Sa parole : « العضاة (al-ʿidâh) ») c'est tout arbre qui porte des épines.

(Section ʿ-ṭ)

(Sa parole : « ثاني عطفه (thâniya ʿitfihi), tournant son flanc ») c'est-à-dire le côté de son cou : allusion à l'orgueil.

(Sa parole : « متعطفا بملحفة (mutaʿattifan bi-milhafa), drapé dans une couverture ») المتعطف (al-mutaʿattif) est celui qui se drape du vêtement en écharpe : ainsi dans al-ʿAyn. Ibn Shumayl a dit : « C'est qu'il repose sur les deux épaules, car il tombe sur les deux عطف (ʿitf) de l'homme, qui sont les deux côtés de son cou. » De là sa parole : « ونظره في عطفيه (wa-nazaruhu fî ʿitfayhi), et son regard sur ses deux flancs ».

(Sa parole : « حتى ضرب الناس بعطن (hattâ daraba n-nâsu bi-ʿatan), jusqu'à ce que les gens s'établissent autour de l'abreuvoir ») c'est-à-dire qu'ils se désaltérèrent, que leurs chameaux se désaltérèrent et restèrent auprès de l'eau ; de là أعطان الإبل (aʿtân al-ibil), c'est-à-dire les lieux où les chameaux demeurent auprès de l'eau.

(Section ʿ-ẓ)

(Sa parole : « فيه عظم من الأنصار (fîhi ʿuzmun mina l-Ansâr), où se trouvait une grande partie des Ansâr ») c'est-à-dire un groupe.

(Sa parole : « عظة النساء (ʿizat an-nisâ') ») c'est-à-dire l'exhortation qui leur est adressée.

(Section ʿ-f)

(Sa parole : « عفر إبطيه (ʿufrat ibtayhi), la blancheur terne de ses aisselles ») c'est-à-dire leur blancheur mêlée, tiré de عفر الأرض (ʿafar al-ard), la poussière de la terre. On l'a rapporté avec deux a, et on l'a rapporté avec u sur la première lettre et sans voyelle sur la deuxième. عفراء (ʿafrâ') se dit de ce qui n'est pas d'un blanc pur. Sa parole : « يعفر وجهه (yuʿaffiru wajhahu) », c'est-à-dire il se prosterne ; et sa parole : « لأعفرن وجهه (la-uʿaffiranna wajhahu) », c'est-à-dire je lui collerai le visage à la poussière.

(Sa parole : « عفاصها (ʿifâsahâ) ») avec i sous la première lettre : c'est-à-dire le contenant.

(Sa parole : « تعففا (taʿaffufan) ») c'est-à-dire en recherchant la chasteté (al-ʿiffa), qui consiste à s'abstenir de ce qui n'est pas licite ; de là يستعف (yastaʿiff), c'est-à-dire il recherche la retenue (al-ʿafâf).

(Sa parole : « في عفاف (fî ʿafâf) ») c'est-à-dire en se suffisant, à l'abri de ce qui n'est pas licite.

(Sa parole : « عفريت (ʿifrît) ») c'est l'être fort et pénétrant, doué de méchanceté et de ruse ; il se dit aussi du rebelle parmi les djinns et les hommes.

(Sa parole : « استعفوا (istaʿfû) ») c'est-à-dire demandez le pardon.

(Sa parole : « عفوا (ʿafaw) ») c'est-à-dire ils sont devenus nombreux.

(Sa parole : « عفا الأثر (ʿafâ l-athar) ») c'est-à-dire la trace s'est multipliée, ou s'est effacée, et c'est le plus évident ; de là يعفو أثره (yaʿfû atharuhu), sa trace s'efface.

(Sa parole : « عوافي الطير (ʿawâfî t-tayr), les oiseaux en quête de nourriture » et « ورأوا طيرا عافيا (wa-ra'aw tayran ʿâfiyan), ils virent un oiseau en quête de nourriture ») العافي (al-ʿâfî) est tout être en quête de subsistance, qu'il soit homme, monture ou bête.

(Sa parole : « فله العفو (fa-lahu l-ʿafw) ») c'est-à-dire l'indulgence.

(Section ʿ-q)

(Sa parole : « ويل للأعقاب من النار (waylun li-l-aʿqâbi mina n-nâr), malheur aux talons, [menacés] du Feu ») العقب (al-ʿaqib) est l'arrière du pied ; de là « رجع على عقبيه (rajaʿa ʿalâ ʿaqibayhi), il est revenu sur ses talons ».

(Sa parole : « العاقب (al-ʿÂqib) ») c'est celui qui vient à la suite de ceux qui l'ont précédé.

(Sa parole : « فعاقبتم (fa-ʿâqabtum) ») c'est ce que les musulmans versent à celui des mécréants dont la femme a émigré.

(Sa parole : « من شاء فليعقب (man shâ'a fal-yuʿqib) ») c'est-à-dire qu'il revienne à la suite du départ de son compagnon. التعقيب (at-taʿqîb) est l'expédition qui en suit une autre dans la même année ; de là يعتقبون (yaʿtaqibûn) ; et sa parole : « يتعاقبون (yataʿâqabûn) », c'est-à-dire ils se relaient.

(Sa parole : « معقبات (muʿaqqibât) ») il a dit dans l'original : ce sont les anges gardiens, les uns succédant aux autres ; de là : « على بعير يعتقبانه (ʿalâ baʿîrin yaʿtaqibânihi), sur un chameau qu'ils montaient à tour de rôle ».

(Sa parole : « لا معقب (lâ muʿaqqiba) ») c'est-à-dire nul qui puisse modifier.

(Sa parole : « عقبى الله (ʿuqbâ llâh) ») c'est-à-dire Sa récompense dans l'au-delà. العقبى (al-ʿuqbâ) est ce qui tient lieu en quelque sorte de compensation d'une chose ; de là العقاب (al-ʿiqâb), la punition du péché, car elle est la contrepartie de l'acte.

(Sa parole : « لا يضمن الدابة ما عاقبت بيد أو رجل (lâ yadmanu d-dâbbata mâ ʿâqabat bi-yadin aw rijl), on ne répond pas de ce que la bête a rendu de la patte de devant ou de derrière ») c'est-à-dire qu'elle a fait cela à celui qui le lui avait fait.

(Sa parole : « ثم تكون لهم العاقبة (thumma takûnu lahumu l-ʿâqiba), puis l'issue est en leur faveur ») c'est-à-dire la victoire au terme de l'affaire.

Passage douteuxImprimé عقده, probablement عقدة : « le nœud (de ma langue) ». Texte arabe imprimé : (قوله عقده من لساني)

(Sa parole : « عقده من لساني (ʿuqdatan min lisânî), le nœud de ma langue ») il a dit dans l'original : c'est [le cas de] quiconque ne prononce pas une lettre, par bégaiement (tamtama), bredouillement (fa'fa'a) ou chose semblable. Ce qui est vrai, c'est qu'il ne restait rien de cela dans le parler de Moïse, en raison de Sa parole : « Ta demande t'est accordée » [Tâ-Hâ : 36].

(Sa parole : « وعقد بيده تسعين (wa-ʿaqada bi-yadihi tisʿîn), et il forma de sa main [le nombre] quatre-vingt-dix ») c'est-à-dire qu'il replia l'index jusqu'à la base du pouce.

(Sa parole : « عقد لي (ʿaqada lî) ») c'est-à-dire il m'a nommé commandant.

(Sa parole : « معقود في نواصيها الخير (maʿqûdun fî nawâsîhâ l-khayr), le bien est noué à leurs toupets ») c'est-à-dire qu'il leur est inséparable.

(Sa parole : « العقود (al-ʿuqûd), les contrats ») Ibn ʿAbbâs a dit : « les engagements ».

(Sa parole : « عقري حلقى (ʿaqrâ halqâ) ») cela a précédé à la lettre hâ'. Ibn ʿAbbâs a dit : « C'est le parler de Quraysh », c'est-à-dire l'imprécation par ces mots : qu'elle soit frappée par le rasage de ses cheveux et la blessure de son corps. Le sens apparent en est l'imprécation, mais elle n'est pas voulue. Abû ʿUbayd y a admis la nunation. On a dit que le sens est que, par son mauvais augure, elle blesse les siens et les rase : allusion au fait de leur attirer le mal.

(Sa parole : « لا تعقر مسلما (lâ taʿqir musliman) ») c'est-à-dire ne blesse pas ; et sa parole : « فعقرته (fa-ʿaqartuhu) », c'est-à-dire je l'ai blessé ; ici, c'est une allusion à l'égorgement. Le mot se dit aussi du fait de frapper au sabre les pattes du chameau.

(Sa parole : « فعقرت حتى ما تقلني رجلاي (fa-ʿaqirtu hattâ mâ tuqillunî rijlâya), je fus saisi au point que mes jambes ne me portaient plus ») avec a sur la première lettre et i sous le qâf ; s'est trompé celui qui lui a donné un u. C'est-à-dire : je fus stupéfait. Le nom en est العقر (al-ʿaqar), avec deux a : c'est la frayeur soudaine.

(Sa parole : « رفع عقيرته (rafaʿa ʿaqîratahu) ») c'est-à-dire sa voix. On a dit que l'origine en est qu'un homme eut la jambe coupée : il posait la jambe coupée sur la jambe saine et criait.

(Sa parole à Musaylima : « لئن أدبرت ليعقرنك الله (la-in adbarta la-yaʿqirannaka llâh), si tu tournes le dos, Allah t'abattra ») c'est-à-dire qu'Il te fera périr ; on a dit que l'origine en est عقر النخل (ʿaqr an-nakhl), qui consiste à couper la tête des palmiers, de sorte qu'ils se dessèchent.

(Sa parole : « أهل الأرض والعقار (ahl al-ard wa-l-ʿaqâr), les gens de terres et de biens-fonds ») avec a : c'est-à-dire les demeures ; le mot se dit aussi du capital et des biens.

(Sa parole : « عقاص رأسها (ʿiqâs ra'sihâ) ») العقاص (al-ʿiqâs) consiste à disposer les cheveux les uns sur les autres et à les tresser ; العقيصة (al-ʿaqîsa) est la chevelure tressée.

(Sa parole : « العقيقة (al-ʿaqîqa) ») c'est la bête sacrifiée que l'on égorge le septième jour du nouveau-né. العقوق (al-ʿuqûq) est la désobéissance [aux parents] ; son origine est العق (al-ʿaqq), qui est الشق (ash-shaqq), la fente, de même schème et de même sens ; العق signifie aussi la coupure.

Passage douteuxImprimé المعلقة (« suspendus »), alors que l'explication par العقال suppose المعقلة : « (les chameaux) entravés » ; traduit et translittéré selon cette lecture. Texte arabe imprimé : (قوله الإبل المعلقة) أي المشدودة في العقال

(Sa parole : « الإبل المعلقة (al-ibil al-muʿaqqala), les chameaux entravés ») c'est-à-dire attachés avec l'entrave (al-ʿiqâl), qui est la corde ; de là : « إلى عقال أسود (ilâ ʿiqâlin aswad), vers une corde noire », « ولو منعوني عقالا (wa-law manaʿûnî ʿiqâlan), même s'ils me refusaient une corde d'entrave » et « وقتله في عقال (wa-qatalahu fî ʿiqâl) », c'est-à-dire à cause d'une corde d'entrave. Le mot عقال se dit aussi de l'aumône légale (zakât) d'une année.

(Sa parole : « وعقلت ناقتي (wa-ʿaqaltu nâqatî) ») c'est-à-dire je l'ai attachée.

(Sa parole : « العقل (al-ʿaql) ») c'est-à-dire le statut de l'ʿaql, qui est le prix du sang (ad-diya) ; de là : « أما أن يعقل (immâ an yuʿqala) », c'est-à-dire que soit versé le prix du sang. Ce qu'on entend par العاقلة (al-ʿâqila), en matière de prix du sang, ce sont les parents agnatiques (al-ʿasabât), à savoir ceux qui ne sont ni ascendants ni descendants.

(Sa parole : « الريح العقيم (ar-rîh al-ʿaqîm), le vent stérile ») Mujâhid a dit : « celui qui ne féconde pas » ; et العقيم (al-ʿaqîm) est la femme qui n'enfante pas.

(Section ʿ-k)

(Sa parole : « عكازة (ʿukkâza) ») c'est un bâton muni, à son extrémité inférieure, d'une pointe ferrée.

(Sa parole : « اعتكف (iʿtakafa) ») c'est-à-dire qu'il s'attacha à demeurer dans la mosquée. « اعتكف المؤذن للصبح (iʿtakafa l-mu'adhdhinu li-s-subh) », c'est-à-dire que le muezzin se tint debout, guettant l'aube.

(Sa parole : « في عكة عسل (fî ʿukkati ʿasal) ») une petite outre.

(Sa parole : « عكاظ (ʿUkâz) ») lieu proche de La Mecque, où se tenait un grand marché.

(Sa parole : « عكومها رداح (ʿukûmuhâ radâh), ses ballots sont pleins ») الأعكام (al-aʿkâm) sont les charges et les sacs ; الرداح (ar-radâh) est celle qui est remplie ; ce qu'on entend par là est la décrire comme grasse.

(Sa parole : « عكن بطني (ʿukan batnî) ») pluriel de عكنة (ʿukna), qui désigne les plis du ventre.

(Section ʿ-l)

(Sa parole : « علبة فيها ماء (ʿulbatun fîhâ mâ'), un vase contenant de l'eau ») c'est un grand récipient à boire, en bois ou en autre chose.

(Sa parole : « العلابي (al-ʿalâbî) ») avec a sur la première lettre et sans redoublement du lâm, suivi de la lettre à un point dessous (b) : ce sont les roseaux frais avec lesquels on lie les fourreaux des sabres et [les hampes] des lances.

(Sa parole : « علاجه (ʿilâjahu) ») c'est-à-dire son travail.

(Sa parole : « يعالج من التنزيل شدة (yuʿâliju mina t-tanzîli shidda), il éprouvait de la peine lors de la descente de la Révélation ») c'est-à-dire il endurait.

(Sa parole : « عالجت امرأة (ʿâlajtu mra'atan) ») c'est-à-dire je l'ai traitée.

(Sa parole : « العلج (al-ʿilj) ») avec i sous la première lettre et sans voyelle sur la deuxième : l'homme fort et corpulent.

(Sa parole : « العلقة (al-ʿulqa) ») avec u sur la première lettre et sans voyelle sur la deuxième : la petite quantité qui suffit pour subsister.

(Sa parole : « علقت به الأعراب (ʿaliqat bihi l-aʿrâb) ») c'est-à-dire que les Bédouins s'attachèrent à lui.

(Sa parole : « أعلاقنا (aʿlâqunâ) ») c'est-à-dire les meilleurs de nos biens ; on a dit que ce qu'on entend par là, c'est ce qui, parmi les affaires du voyageur, est suspendu aux montures et aux charges.

(Sa parole : « أعلق الأغاليق (aʿlaqa l-aghâlîq) ») c'est-à-dire il suspendit les clés.

(Sa parole : « علقة (ʿalaqa) ») avec deux a : c'est le morceau de sang [coagulé].

(Sa parole : « بعلاقته (bi-ʿilâqatihi) ») c'est-à-dire ce par quoi on le suspend.

(Sa parole : « أعلقت عليه (aʿlaqtu ʿalayhi) ») — on rapporte aussi علقت (ʿallaqtu) — et sa parole : « بهذا العلاق (bi-hâdhâ l-ʿilâq) » — on rapporte aussi الإعلاق (al-iʿlâq) — : c'est le traitement de l'angine (ʿudhra) de l'enfant, qui est une enflure dans sa gorge que sa mère, ou une autre, soulève avec son doigt.

(Sa parole : « المعلقة (al-muʿallaqa), la femme laissée en suspens ») c'est celle qui n'est ni sans mari ni pourvue d'un époux.

(Sa parole : « تعلت من نفاسها (taʿallat min nifâsihâ) ») c'est-à-dire que son sang [des couches] cessa et qu'elle devint pure.

(Sa parole : « العلك (al-ʿilk), la gomme ») c'est ce que l'on mâche longuement ; son origine est une plante de la terre du Hedjaz.

(Sa parole : « أولاد علات (awlâd ʿallât) ») c'est-à-dire des frères de même père, dont les mères sont différentes.

(Sa parole : « حتى أتى العلم (hattâ atâ l-ʿalam) ») c'est-à-dire le repère sur la terre, qu'on appelle aussi المعلم (al-maʿlam) ; le mot se dit aussi d'une montagne ; de là : « ينزل إلى جنب علم (yanzilu ilâ janbi ʿalam), il descend au pied d'une montagne ».

(Sa parole : « والعلم في الثوب (wa-l-ʿalam fî th-thawb), la bordure du vêtement » et sa parole : « أعلامها (aʿlâmuhâ) ») pluriel de علم (ʿalam), c'est-à-dire là aussi la marque. Sa parole : « أن تعلم الصورة (an tuʿlama s-sûra) », c'est-à-dire qu'on appose la marque au visage des animaux.

(Sa parole : « تعلم (taʿallam) ») avec redoublement et à l'apocopé : c'est-à-dire sache ; on a dit que son origine est « apprends de moi » (taʿallam minnî), et [le complément] a été supprimé ; on l'emploie pour une chose avérée.

(Sa parole : « العالم (al-ʿâlam) ») avec a sur le lâm : on a dit : les créatures ; et on a dit : les êtres doués de raison parmi elles. Selon le premier sens, il vient de العلامة (al-ʿalâma), la marque ; selon le second, il vient de العلم (al-ʿilm), la science. Relève du premier : « le Seigneur des mondes (rabb al-ʿâlamîn) » [Al-Fâtiha : 2] ; et du second : « afin qu'il soit un avertisseur pour les mondes (li-l-ʿâlamîn) » [Al-Furqân : 1]. Le mot se dit aussi des seuls humains, comme dans Sa parole : « Allez-vous, parmi les mondes (al-ʿâlamîn), vers les mâles ? » [Ash-Shuʿarâ' : 165].

(Sa parole : « لم أعلنه (lam uʿlinhu) ») c'est-à-dire je ne l'ai pas rendu manifeste ; et sa parole : « لا تستعلن به (lâ tastaʿlin bihi) », c'est-à-dire ne le récite pas ouvertement, c'est-à-dire à voix haute.

(Sa parole : « العلاوة (al-ʿilâwa) ») avec i et sans redoublement : ce que l'on pose sur le chameau ou une autre bête, après la charge, en surplus.

Passage douteuxImprimé فلم, probablement قلم : « le calame de Zacharie ». Texte arabe imprimé : (قوله وعال فلم زكريا)

(Sa parole : « وعال فلم زكريا (wa-ʿâla qalamu Zakariyyâ), et le calame de Zacharie l'emporta ») c'est-à-dire pencha ; chez certains [transmetteurs] : فعلا (fa-ʿalâ), c'est-à-dire l'emporta en s'élevant ; et en dehors de l'original, on trouve : فصعد (fa-saʿida), il monta.

(Section ʿ-m)

(Sa parole : « ذات العماد (dhât al-ʿimâd), aux colonnes ») des gens de tentes à poteaux, qui ne demeurent pas sur place ; on a dit : de haute taille et aux constructions élevées.

(Sa parole : « رفيع العماد (rafîʿ al-ʿimâd), aux hauts poteaux ») allusion au fait que sa demeure a un toit élevé et des abords vastes ; on désigne parfois par العماد la personne même de l'homme, en raison de sa noblesse d'ascendance et de son rang.

(Sa parole : « هل أعمد من رجل (hal aʿmadu min rajulin) ») c'est-à-dire : y a-t-il plus étonnant, ou plus excusable ? On a dit : est-ce plus qu'un chef de tribu qui a été tué ? Le عميد (ʿamîd) d'une tribu est son chef.

(Sa parole : « العمرى (al-ʿumrâ) ») c'est le fait, pour un homme, de loger un autre dans sa maison sa vie durant, ou de lui donner en propriété l'usufruit de sa terre sa vie durant, ou pour la durée de la vie du bénéficiaire.

(Sa parole : « استعمركم (istaʿmarakum) ») c'est-à-dire Il a fait de vous des peupleurs [de la terre].

(Sa parole : « التعمق (at-taʿammuq) ») c'est-à-dire l'excès de raffinement. المتعمق (al-mutaʿammiq) est celui qui va loin en profondeur, qui exagère dans son intention et se montre rigoriste en la matière ; عميق (ʿamîq) signifie de vue lointaine ; et أعمقوا (aʿmaqû), c'est-à-dire ils sont allés loin dans le pays.

(Sa parole : « فأمر لي بعمالة (fa-amara lî bi-ʿumâla) ») avec u sur la première lettre, et le i est permis : c'est le salaire de l'agent. Sa parole : « فعملني (fa-ʿammalanî) », c'est-à-dire qu'il m'attribua un salaire d'agent, ou qu'il fit de moi un agent, c'est-à-dire un gouverneur d'une contrée ; de même celui qui est chargé de percevoir l'aumône légale.

(Sa parole, à propos de Khaybar : « ليعتملوها (li-yaʿtamilûhâ) ») c'est-à-dire pour qu'ils y fassent les travaux nécessaires, culture et autres.

(Sa parole : « روضة معتمة (rawda muʿtamma) ») avec redoublement du mîm : c'est-à-dire à la végétation complète ; on la rapporte aussi sans redoublement, c'est-à-dire d'un noir intense.

(Section ʿ-n)

Passage douteuxImprimé وردانه, probablement ورد أنه : « il est rapporté qu'il… ». Texte arabe imprimé : وقد وردانه كان على صورة البعير

(Sa parole : « دابة يقال لها العنبر (dâbbatun yuqâlu lahâ l-ʿanbar), une bête qu'on appelle l'ambre ») on dit que c'est le poisson qui rejette l'ambre ; et il est rapporté qu'il avait la forme d'un chameau.

(Sa parole : « العنت (al-ʿanat) ») avec la lettre à deux points [dessus] en dernière lettre : c'est-à-dire la fornication ; son sens premier est le tort ; de là : « لأعنتكم (la-aʿnatakum) », c'est-à-dire Il vous aurait mis dans la gêne.

(Sa parole : « عنيد وعنود واحد (ʿanîd wa-ʿanûd wâhid), ʿanîd et ʿanûd sont une même chose ») de العنود (al-ʿunûd), qui est la tyrannie ; العناد (al-ʿinâd) est la négation de la vérité par celui qui la connaît.

(Sa parole : « عنزة (ʿanaza) ») avec deux a : c'est un bâton muni, à son extrémité, d'une pointe ferrée.

(Sa parole : « منيحة العنز (manîhat al-ʿanz) ») avec le nûn sans voyelle : c'est-à-dire le don du lait de la chèvre.

(Sa parole : « عنصرهما (ʿunsuruhumâ) ») c'est-à-dire leur origine.

(Sa parole : « فلم يعنف (fa-lam yuʿannif) ») التعنيف (at-taʿnîf) est le blâme ; العنف (al-ʿunf), avec u, est le contraire de la douceur.

(Sa parole : « العنفقة (al-ʿanfaqa) ») ce qui est entre les deux mâchoires.

(Sa parole : « عناق جذعة (ʿanâq jadhaʿa) ») c'est la femelle du petit de la chèvre.

(Sa parole : « العنق (al-ʿanaq) ») c'est une allure aisée et rapide, sans être pressée.

(Sa parole : « العنقري (al-ʿanqarî) ») rattaché à العنقر (al-ʿanqar), qui est une plante connue ; on a dit que c'est la marjolaine (al-marzanjûsh).

(Sa parole : « العنان (al-ʿanân) ») avec a sur la première lettre : c'est-à-dire les nuages.

(Sa parole : « عنان فرسه (ʿinân farasihi) ») avec i sous la première lettre : c'est-à-dire sa bride.

(Sa parole : « عنانا (ʿannânâ) ») avec redoublement : c'est-à-dire il nous a fatigués ; العناء (al-ʿanâ') est la peine et la fatigue.

(Sa parole : « معنية بأمري (muʿanniya bi-amrî) ») avec redoublement : c'est-à-dire qui prend soin de moi.

(Sa parole : « عنت (ʿanat) ») c'est-à-dire se sont humiliés ; on dit عني يعني (ʿaniya yaʿnâ) et عنا يعنو (ʿanâ yaʿnû). Sa parole : « فكوا العاني (fukkû l-ʿânî) », c'est-à-dire le captif ; son sens premier est l'humilité.

(Sa parole : « عن (ʿan) ») c'est une préposition qui a le plus souvent le sens de من, car celle-ci comporte l'explicitation et le partitif. On a dit toutefois que من implique la séparation, à la différence de عن : on dit أخذت منه مالا, j'ai pris de lui de l'argent, et أخذت عنه علما, j'ai reçu de lui une science. Elle a parfois le sens de على, comme dans sa parole : « خالف عنا علي والزبير, ʿAlî et az-Zubayr se sont opposés à nous » ; dans sa parole : « لكذبت عنه, j'aurais menti à son sujet », c'est-à-dire sur lui ; dans sa parole : « اقتصروا عن قواعد إبراهيم », c'est-à-dire ils se sont arrêtés aux fondations d'Abraham ; et dans sa parole : « لست أنافسكم عن هذا الأمر, je ne rivalise pas avec vous sur cette affaire », c'est-à-dire sur elle ou en elle. De là sa parole : « يتعلى عني » — on la rapporte aussi avec le mot على — c'est-à-dire il se montre hautain envers moi ; de là aussi : « سقط عنهم الحائط, le mur tomba sur eux » — on rapporte aussi عليهم. عن a parfois une valeur causale, comme dans sa parole : « كان يضرب الناس عن تلك الصلاة, il frappait les gens à cause de cette prière », et dans sa parole : « لا تهلكوا عن آية الرجم, ne vous perdez pas à cause du verset de la lapidation » ; il se peut aussi que ces deux exemples reposent sur la suppression d'un annexé.

(Section ʿ-h)

Passage douteuxImprimé اليمن, probablement اليمين : « le serment ». Texte arabe imprimé : والظاهر أنه أراد هنا اليمن

(Sa parole : « العهد (al-ʿahd) ») c'est-à-dire la protection (adh-dhimma) ; de là المعاهد (al-muʿâhad), le protégé par pacte. Quant à sa parole : « كانوا يضربوننا على الشهادة والعهد (kânû yadribûnanâ ʿalâ sh-shahâdati wa-l-ʿahd), ils nous frappaient au sujet du témoignage et de l'engagement » : العهد se dit du serment, de la sûreté, de la protection, du caractère sacré, de l'ordre donné au sujet d'une chose, de la connaissance, du temps, de la rencontre, de la visite passagère, de la recommandation testamentaire et de la fidélité. Ce qui est apparent, c'est qu'il a voulu dire ici le serment (al-yamîn) : comme s'ils les instruisaient et les corrigeaient pour qu'ils veillent sur les témoignages et les serments, afin qu'ils y prennent garde.

(Sa parole : « عما عهد (ʿammâ ʿahida) ») c'est-à-dire ce qu'il a connu dans la maison.

(Sa parole : « وللعاهر (wa-li-l-ʿâhir) ») c'est-à-dire au fornicateur.

(Sa parole : « من عهن (min ʿihn) ») c'est-à-dire de laine.

(Section ʿ-w)

(Sa parole : « غير ذي عوج (ghayra dhî ʿiwaj), exempt de tortuosité ») c'est-à-dire d'ambiguïté.

(Sa parole : « بالمعوذات (bi-l-muʿawwidhât) ») cela est venu expliqué dans l'autre version : par [la sourate] al-Ikhlâs et les deux sourates qui la suivent.

(Sa parole : « العوذ المطافيل (al-ʿûdh al-matâfîl) ») العوذ (al-ʿûdh), avec la lettre ذ avec point, est le pluriel de عائذ (ʿâ'idh) : c'est la chamelle qui a mis bas, jusqu'à ce que son petit devienne fort.

(Sa parole : « ذات عوار (dhât ʿawâr) ») c'est-à-dire présentant un défaut.

Passage douteuxImprimé عد واو العوز, probablement عدموا والعوز : « ils manquèrent ; العوز est le dénuement ». Texte arabe imprimé : أي عد واو العوز العدم

(Sa parole : « فأعوز أهل المدينة (fa-aʿwaza ahl al-Madîna) ») c'est-à-dire qu'ils manquèrent ; العوز (al-ʿawaz) est le dénuement.

(Sa parole : « أيعاض صاحبها (a-yuʿâdu sâhibuhâ) ») c'est-à-dire : son propriétaire reçoit-il une compensation (al-ʿiwad) ?

(Sa parole : « عوان بين ذلك (ʿawânun bayna dhâlik) ») c'est-à-dire d'âge moyen, ni jeune ni vieille.

(Sa parole : « عاهة (ʿâha) ») c'est-à-dire un fléau ou une maladie.

(Section ʿ-y)

(Sa parole : « عيبتي (ʿaybatî), mon coffre ») c'est-à-dire le dépositaire de mon secret, tiré de عيبة الثياب (ʿaybat ath-thiyâb), qui est ce dans quoi l'on conserve les vêtements ; de là sa parole : « عيبة نصحي (ʿaybatu nushî) », c'est-à-dire le dépositaire de mon secret et de ma confiance.

(Sa parole : « عاثت في دمائها (ʿâthat fî dimâ'ihâ) ») c'est-à-dire elle a semé la corruption ; de là : « ولا تعثوا في الأرض مفسدين (wa-lâ taʿthaw fî l-ardi mufsidîn), et ne semez pas le désordre sur la terre en corrupteurs » [Al-Baqara : 60], c'est-à-dire لا تعيثوا (lâ taʿîthû).

(Sa parole : « فعيرته بأمه (fa-ʿayyartuhu bi-ummihi) ») c'est-à-dire je l'ai blâmé.

(Sa parole : « سهم عائر (sahmun ʿâ'ir), une flèche perdue ») c'est celle dont on ne sait qui l'a tirée.

Passage douteuxImprimé عائرهما en un mot, probablement عائر هما : « de ʿÂ'ir ; ce sont deux montagnes ». Texte arabe imprimé : وفي رواية من عائرهما جبلان بالمدينة Imprimé وصحيح, probablement وصحح : « plus d'un savant a établi ». Texte arabe imprimé : وصحيح غير واحد أن له وجودا

(Sa parole : « من عير إلى ثور (min ʿAyr ilâ Thawr), de ʿAyr à Thawr ») et dans une version : « من عائر (min ʿÂ'ir) » ; ce sont deux montagnes à Médine. On a dit que la mention de Thawr dans ce hadith est une erreur ; mais plus d'un savant a établi qu'elle existe aussi à Médine.

(Sa parole : « حتى يخرج العير (hattâ yakhruja l-ʿîr) ») avec i sous le ʿayn : c'est-à-dire la caravane.

(Sa parole : « أعافه (aʿâfuhu) ») c'est-à-dire j'en éprouve du dégoût.

(Sa parole : « عالة (ʿâla) ») c'est-à-dire des pauvres ; العيلة (al-ʿayla) est la pauvreté.

(Sa parole : « عائلا (ʿâ'ilan) ») c'est-à-dire chargé de famille ; et sa parole : « عالها (ʿâlahâ) », c'est-à-dire il l'a prise à sa charge, parmi les personnes dont il subvient aux besoins.

(Sa parole : « عين من المشركين (ʿaynun mina l-mushrikîn) ») c'est-à-dire un espion.

(Sa parole : « عين ركبته (ʿaynu rukbatihi) ») c'est-à-dire sa tête.

Passage douteuxImprimé « عيين » (ʿUyayn) ; lecture probable ʿAynayn (عينين), la colline des archers à Uhud. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : (قوله يوم عيين) أي يوم أحد

(Sa parole : « يوم عيين (yawma ʿUyayn) ») c'est-à-dire le jour d'Uhud.

(Sa parole : « عين التمر (ʿAyn at-Tamr) ») lieu situé en dehors de Bassora.

Passage douteuxImprimé زوحى, probablement زوجي : « mon mari ». Texte arabe imprimé : (قوله زوحى عياياء)

(Sa parole : « زوجي عياياء (zawjî ʿayâyâ'), mon mari est impuissant ») avec voyelle longue : c'est-à-dire impuissant et incapable.

La lettre ghayn avec point (غ)

(Section gh-b)

(Sa parole : « لا تغبروا علينا (lâ tughabbirû ʿalaynâ), ne soulevez pas de poussière sur nous ») c'est-à-dire : ne faites pas lever sur nous la poussière (al-ghubâr) ; de là : مغبرة قدماه (mughbarratun qadamâhu), « ses deux pieds couverts de poussière », c'est-à-dire que la poussière les a recouverts ; c'est la terre fine.

(Sa parole : « غبرات (ghubbarât) ») avec u, puis avec redoublement [de la consonne], (« des gens du Livre ») c'est-à-dire leurs restes.

(Sa parole : « الكوكب الغابر (al-kawkab al-ghâbir) ») c'est-à-dire l'astre qui s'en va, qui est passé ; dans une version : الغارب (al-ghârib), « qui se couche ».

(Sa parole : « العشر الغوابر (al-ʿashr al-ghawâbir), les dix [nuits] restantes ») c'est-à-dire celles qui restent ; le mot s'emploie aussi pour celles qui sont passées : il fait partie des mots à sens contraires (al-addâd).

(Sa parole : « الاغتباط (al-ightibât) ») son sens premier est l'envie (al-hasad) ; on a dit : la différence entre les deux est que l'envie consiste à souhaiter la disparition du bienfait, et l'émulation (al-ghibta) à souhaiter un bienfait semblable.

Passage douteuxImprimé الغشي, probablement العشي : « la boisson du soir » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : والغبوق شرب الغشي

(Sa parole : « لا أغبق قبلهما (lâ aghbuqu qablahumâ), je ne sers pas la boisson du soir avant eux deux ») avec a sur la première lettre et u sur la lettre à un point dessous (b), à laquelle il est permis de donner les trois voyelles ; الغبوق (al-ghabûq) est la boisson du soir.

(Sa parole : « غبن أهل الجنة أهل النار (ghabana ahlu l-janna ahla n-nâr), les gens du Paradis ont lésé les gens du Feu », et sa parole : « غبنته (ghabantuhu), je l'ai lésé ») le sens premier de الغبن (al-ghabn) est la diminution ; puis il a été employé pour ce qui s'apparente à la domination.

(Sa parole : « غبي عليكم (ghabiya ʿalaykum) ») sans redoublement, c'est-à-dire : [le croissant] vous est resté caché ; dans une version : أغمي (ughmiya) ; et dans une version : غم عليكم (ghumma ʿalaykum).

(Section gh-th)

(Sa parole : « جمل غث (jamalun ghathth) ») c'est-à-dire un chameau maigre.

(Sa parole : « غثاء (ghuthâ') ») c'est l'écume et ce qui monte à la surface de l'eau.

(Sa parole : « يا غنثر (yâ ghunthar) ») on a dit : le nûn est une lettre ajoutée, non radicale, et le mot est tiré de الغثر (al-ghathr), qui est la chute ; on a dit : il est radical, et le ghunthar est une mouche ; c'est comme s'il le méprisait.

(Section gh-d)

(Sa parole : « غدة كغدة البعير (ghuddatun ka-ghuddat al-baʿîr), une glande comme la glande du chameau ») الغدة (al-ghudda) est un abcès dans la gorge.

(Sa parole : « أي غدر (ay ghudar) ») son sens est : « ô traître ! » ; le traître (al-ghâdir) est celui qui rompt l'engagement ; et sa parole : لا يغادر (lâ yughâdiru) signifie : il ne laisse pas.

(Sa parole : « غدير الأشطاط (Ghadîr al-Ashtât) ») c'est un lieu ; le ghadîr est la petite rivière.

Passage douteuxImprimé المشعب, probablement المشغب : « le fauteur de troubles » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : وقيل الغندر المشعب

(Sa parole : « غندر (ghundar) ») on a dit : le nûn est une lettre ajoutée, non radicale, [le mot venant] de الغدر (al-ghadr) ; on a dit : le ghundar est le fauteur de troubles (al-mushaghghib).

(Sa parole : « غدوة في سبيل الله (ghadwatun fî sabîl Allâh), un départ matinal dans le chemin d'Allah ») الغدوة (al-ghadwa), avec a sur la première lettre, va du début du jour jusqu'au déclin [du soleil] ; ce qu'on entend ici, c'est la marche au début du jour.

(Section gh-r)

(Sa parole : « سهم غرب (sahmu gharb), une flèche perdue ») c'est-à-dire venue d'on ne sait où. Abû Zayd a dit : avec une voyelle sur le râ' (gharab), quand [quelqu'un] a tiré sur une chose et en a atteint une autre ; et sans voyelle sur lui (gharb), quand on ne sait pas qui l'a tirée. On peut y employer l'annexion ou ne pas l'employer.

(Sa parole : « غربوا (gharribû) ») c'est-à-dire : tournez-vous du côté de l'occident.

(Sa parole : « فاستحالت غربا (fa-stahâlat gharban) ») c'est-à-dire : il se transforma en un grand seau.

(Sa parole : « أخرز غربه (akhruzu gharbahu) ») c'est-à-dire : je coudrais son seau.

(Sa parole : « غرابيب سود (gharâbîbu sûd) ») c'est-à-dire d'un noir des plus intenses.

(Sa parole : « تصبح غرثى (tusbihu gharthâ), elle se lève affamée ») الغرث (al-gharth) est la faim ; c'est-à-dire qu'elle ne mentionne personne en mal.

Passage douteuxImprimé عبدا وأمه, probablement عبد أو أمة : « un esclave ou une esclave » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : ومنه بغرة عبدا وأمه

(Sa parole : « غرا محجلين (ghurran muhajjalîn) ») الغرة (al-ghurra) est une blancheur sur le visage, non excessive ; de là : « qu'il prolonge sa ghurra » ; et sa parole : غر الذرى (ghurr adh-dhurâ), c'est-à-dire aux sommets blancs. La ghurra se dit aussi de la personne (an-nasama) ; de là : « d'une ghurra : un esclave ou une esclave ». On a dit : la ghurra est ce qu'il y a de meilleur ; on a dit : la blancheur ; et on le rapporte avec la nunation et sans elle.

(Sa parole : « بيع الغرر (bayʿ al-gharar), la vente aléatoire ») avec a sur les deux [premières lettres], c'est-à-dire le risque ; de là : عش ولا تغتر (ʿish wa-lâ taghtarr), « vis et ne t'expose pas au risque » ; ce qu'on entend par là dans la vente, c'est l'ignorance de [la marchandise], de son prix ou de son terme.

(Sa parole : « لا يغرنك أن كانت جارتك (lâ yaghurrannaki an kânat jâratuki), ne te laisse pas abuser par le fait que ta voisine… ») c'est-à-dire ta coépouse ou ta compagne ; c'est-à-dire : ne te laisse pas abuser par elle au point d'agir comme elle et de tomber dans le péril, car elle se prévaut de l'amour qu'il lui porte.

(Sa parole : « وهم غارون (wa-hum ghârrûn) ») avec redoublement, c'est-à-dire : alors qu'ils étaient inattentifs.

(Sa parole : « الغرور (al-gharûr) ») Mujâhid a dit : c'est le démon ; et un autre que lui a dit : la perdition.

(Sa parole : « اغرورقت عيناه (ighrawraqat ʿaynâhu) ») c'est-à-dire : ses yeux se remplirent de larmes sans déborder.

(Sa parole : « غرض (gharad) ») avec a sur les deux [premières lettres], c'est-à-dire une cible (hadaf), de même schème et de même sens.

(Sa parole : « بقيع الغرقد (Baqîʿ al-Gharqad) ») Abû Hanîfa a dit : la gharqada est le lyciet (al-ʿawsaj) : lorsqu'il devient grand, il devient gharqada ; le Baqîʿ a été appelé ainsi à cause d'arbres de cette espèce qui s'y trouvaient autrefois.

(Sa parole : « تغرة أن يقتلا (taghirrata an yuqtalâ) ») c'est-à-dire : par crainte (qu'ils ne soient tués).

(Sa parole : « في الغرز (fî l-gharz) ») avec a sur la première lettre et sans voyelle sur la deuxième, puis un zây : c'est l'étrier du chameau.

(Sa parole : « في غرفة (fî ghurfa) ») c'est-à-dire un lieu élevé ; le pluriel est غرف (ghuraf) ; الغرفة, avec u (al-ghurfa), est aussi la quantité qui remplit la main, et avec a (al-gharfa), une seule fois.

(Sa parole : « غرلا (ghurlan) ») c'est-à-dire non circoncis.

(Sa parole : « المغرم (al-maghram) ») c'est la dette ; le gharîm est celui qui doit la dette, et aussi celui à qui elle est due ; le sens premier en est l'attachement.

(Sa parole : « غراما (gharâman) ») c'est-à-dire une perdition.

(Sa parole : « إنا لمغرمون (innâ la-mughramûn) ») Mujâhid a dit : « nous sommes certes astreints [au dommage] ».

(Sa parole : « أغروا بي (ughrû bî) ») avec u sur la première lettre, c'est-à-dire : on les a lâchés contre moi.

(Sa parole : « كأنما يغرى في صدري (ka-annamâ yughrâ fî sadrî) ») avec u sur la première lettre et sans voyelle sur la lettre avec point, c'est-à-dire : [comme si cela] s'y collait.

(Section gh-z)

(Sa parole : « غزا (ghuzzan) ») il a dit : leur singulier est غاز (ghâzin) ; et الغزاة (al-ghuzât) est aussi un pluriel de ghâzin.

(Sa parole : « للغزالين (li-l-ghazzâlîn) ») c'est-à-dire ceux qui vendent le fil (al-ghazl).

(Section gh-s)

(Sa parole : « غساقا (ghassâqan) ») on dit : غسقت عينه (ghasaqat ʿaynuhu), « son œil a coulé », et غسق الجرح (ghasaqa l-jurh), « la plaie a suinté » ; c'est comme si le ghassâq et le ghasaq étaient une seule et même chose ; on a dit : le ghassâq est ce qui est fétide ; quant à غسق الليل (ghasaq al-layl), c'est la concentration de son obscurité.

(Sa parole : « غسلين (ghislîn) ») toute chose que tu as lavée et dont il est sorti quelque chose est ghislîn ; c'est un schème fiʿlîn tiré de الغسل (al-ghasl, le lavage), [ce qui coule] de la plaie et des écorchures.

(Section gh-sh)

(Sa parole : « غششته (ghashashtuhu) ») de الغش (al-ghishsh), qui est le contraire du conseil sincère et la dissimulation de la vérité ; il s'emploie aussi pour la tromperie.

(Sa parole : « غاشية من عذاب الله (ghâshiyatun min ʿadhâb Allâh) ») c'est-à-dire un châtiment qui les recouvre.

(Sa parole : « غاشية أهله (ghâshiyatu ahlihi) ») c'est-à-dire ceux qui se réfugient auprès de lui et le fréquentent assidûment.

(Sa parole : « لها غشاء (lahâ ghishâ') ») c'est-à-dire une enveloppe.

(Sa parole : « فتغشى بثوبه (fa-taghashshâ bi-thawbihi) ») c'est-à-dire : il s'en couvrit.

(Sa parole : « فغشي عليه (fa-ghushiya ʿalayhi) », et sa parole : « علاني الغشاء (ʿalânî l-ghashâ') ») c'est une sorte d'évanouissement léger.

(Sa parole : « غشيان الرجل امرأته (ghishyân ar-rajul imra'atahu) ») c'est-à-dire le fait qu'il ait commerce avec elle ; ghashîtu mra'atî signifie : j'ai eu commerce avec ma femme ; et sa parole : فاغشنا به (fa-ghshanâ bihi) signifie : viens à nous avec cela ; de là : fa-lâ taghshanâ, « ne viens pas nous importuner » ; de là : in ghashîta shay'an, « si tu as commis quelque chose » ; et sa parole : lam yaghshahunna l-lahm, « la chair ne les avait pas encore alourdies » ; de là : mâ lam tughsha l-kabâ'ir, c'est-à-dire tant que les grands péchés ne sont pas commis ni pratiqués.

(Sa parole : « يستغشون ثيابهم (yastaghshûna thiyâbahum) ») c'est-à-dire : ils se couvrent.

(Section gh-ṣ)

(Sa parole : « غاص بأهله (ghâssun bi-ahlihi) ») c'est-à-dire rempli de ses occupants.

(Section gh-ḍ)

(Sa parole : « لو غض الناس (law ghadda n-nâs) ») c'est-à-dire : si les gens réduisaient ; on a dit : son sens est : revenaient [en deçà] ; on a dit : s'abstenaient ; de là : غضوا أبصاركم (ghuddû absârakum), « baissez vos regards », et أغض للبصر (aghaddu li-l-basar), « plus propre à faire baisser le regard » ; الغضاضة (al-ghadâda) est la diminution.

(Section gh-ṭ)

(Sa parole : « فغطني (fa-ghattanî) ») c'est-à-dire : il me serra (ghammanî), de même schème et de même sens.

(Sa parole : « وإن برمتنا لتغط (wa-inna burmatanâ la-taghittu) ») c'est-à-dire : bouillait, et son ébullition faisait un bruit ; de là : فغط حتى ركض برجله (fa-ghatta hattâ rakada bi-rijlihi), c'est-à-dire : il émit un son par son souffle, endormi, au point de frapper du pied ; de là : سمعت غطيطه (samiʿtu ghatîtahu), « j'entendis son ronflement » ; et غطيط البكر (ghatît al-bakr) est le cri du jeune chameau.

(Sa parole : « أغطش (aghtasha) ») c'est-à-dire : Il a rendu obscur.

(Section gh-f)

(Sa parole : « غفرانك (ghufrânaka) ») nom verbal (masdar) à l'accusatif comme complément d'objet, c'est-à-dire : accorde-nous cela.

(Sa parole : « المغفر (al-mighfar) ») avec i sous le mîm : c'est ce que l'on fait en mailles et que l'on porte sur la tête, à la manière d'une calotte (qalansuwa).

(Sa parole : « مغافير (maghâfîr) ») on a dit : pluriel de مغفور (mughfûr) ; c'est une chose ressemblant à la gomme, qui se trouve au pied du rimth et qui a de la douceur. Dans le Tafsîr de ʿAbd ar-Razzâq, il est dit que les maghâfîr sont le ventre de la brebis ; c'est ainsi que l'a dit ʿAbd ar-Razzâq de son propre chef, et il n'a pas été suivi. Il a déjà été donné, à [l'article] العرفط (al-ʿurfut), une autre explication du mot ; on a dit aussi que le mîm y est radical.

(Sa parole : « لحوم الغوافل (luhûm al-ghawâfil) ») c'est-à-dire [la chair] des femmes inattentives aux turpitudes.

(Sa parole : « أغفى إغفاءة (aghfâ ighfâ'a) ») il dormit d'un sommeil léger ; on peut dire غفا (ghafâ), mais Ibn Durayd l'a récusé.

(Section gh-l)

(Sa parole : « غلبا (ghulban) ») il a dit : les ghulb, ce sont [les jardins] aux arbres touffus.

(Sa parole : « ليس بالأغاليط (laysa bi-l-aghâlît) ») pluriel de أغلوطة (ughlûta) : c'est ce en quoi l'on se trompe et commet l'erreur.

(Sa parole : « أغلظت له (aghlaztu lahu) ») c'est-à-dire : je l'ai traité durement en paroles.

(Sa parole : « قلوب غلف (qulûbun ghulf) ») [se dit de] toute chose qui est dans une enveloppe (ghilâf) ; on dit : سيف أغلف (sayfun aghlaf), « un sabre au fourreau », et رجل أغلف (rajulun aghlaf), « un homme incirconcis », lorsqu'il n'est pas circoncis.

(Sa parole : « فغلفها بالحناء (fa-ghalafahâ bi-l-hinnâ') ») sans redoublement ; on a rapporté le redoublement, qu'Ibn Qutayba a récusé ; on entend par là qu'il la teignit.

(Sa parole : « الأغاليق (al-aghâlîq) ») c'est-à-dire les clefs.

Passage douteuxImprimé غصب (« usurpation »), probablement غضب : « la colère » (sens connu de إغلاق) ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : أي إكراه وقيل غصب

(Sa parole : « في أغلاق (fî ighlâq) ») c'est-à-dire la contrainte ; on a dit : la colère.

Passage douteuxImprimé العتق, probablement العنق : « ce que l'on met au cou » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : هو ما يجعل في العتق

(Sa parole : « أكره الغل (akrahu l-ghull) ») c'est ce que l'on met au cou.

(Sa parole : « من غلول (min ghulûl) ») c'est-à-dire une malversation dans le butin.

(Sa parole : « من غلته (min ghallatihi) ») c'est-à-dire du salaire de son travail.

(Sa parole : « نام الغليم (nâma l-ghulaym), le petit garçon s'est endormi ») au diminutif ; de même sa parole : أغيلمة من بني عبد المطلب (ughaylimatun min Banî ʿAbd al-Muttalib), « des petits garçons des Banû ʿAbd al-Muttalib » ; et sa parole : غلمة من قريش (ghilmatun min Quraysh), « des garçons de Quraysh » : pluriel de غلام (ghulâm).

(Sa parole : « غلت القدور (ghalat al-qudûr) ») de الغليان (al-ghalayân), qui est le bouillonnement.

(Sa parole : « من غلوة (min ghalwa) ») avec a sur la première lettre, c'est-à-dire une course de cheval, c'est-à-dire la portée de sa course.

(Section gh-m)

(Sa parole : « برك الغماد (Bark al-Ghimâd) ») ce qui est connu dans les versions est le i sous le ghayn ; Ibn Khâlawayh a affirmé avec certitude le u, et a jugé le i fautif ; an-Nawawî l'a attribué aux lexicographes ; mais Abû ʿUbayd al-Bakrî et d'autres ont admis le u et le i, et al-Qazzâz et d'autres ont admis aussi le a ; Ibn ʿUdays l'a mentionné dans al-Muthallath. C'est un lieu situé à cinq ou huit nuits de La Mecque, en direction du Yémen, du côté de la mer. Certains ont avancé une opinion singulière en rapportant que le ghayn y serait sans point.

(Sa parole : « يتغمدني (yataghammadunî) ») c'est-à-dire : (qu'Il) me couvre.

(Sa parole : « في غمرتهم (fî ghamratihim) ») c'est-à-dire dans leurs égarements.

(Sa parole : « غمرات الموت (ghamarât al-mawt) ») c'est-à-dire ses affres.

(Sa parole : « أما صاحبكم فقد غامر (ammâ sâhibukum fa-qad ghâmara), quant à votre compagnon, il s'est jeté dans la mêlée ») al-Mustamlî l'a expliqué en disant que ce qu'on entend est : il a devancé [les autres] dans le bien ; al-Khattâbî a dit : il s'est querellé et s'est jeté dans les tourbillons de la dispute ; ash-Shaybânî a dit : la mughâmara est la précipitation ; et ce peut être une forme mufâʿala tirée de الغمر (al-ghimr), qui est la rancune.

(Sa parole : « الغمز من العذرة (al-ghamz min al-ʿudhra), la pression [de la gorge] à cause de l'angine ») c'est relever la luette avec le doigt.

(Sa parole : « غمس يمين حلف (ghamasa yamîna hilf) ») c'est-à-dire : il s'était lié à eux par serment ; à l'origine, ils apportaient, le jour où ils concluaient l'alliance, une grande écuelle remplie de parfum ou de khalûq et y plongeaient leurs mains.

(Sa parole : « اليمين الغموس (al-yamîn al-ghamûs), le serment immersif ») c'est celui qui ne comporte pas d'exception ; on a dit : il est appelé ainsi parce qu'il plonge son auteur dans les péchés.

(Sa parole : « فغمس منقاره (fa-ghamasa minqârahu) ») c'est-à-dire : il le mit dans l'eau.

(Sa parole : « أغمصه عليها (aghmisuhu ʿalayhâ) ») c'est-à-dire : je le lui reproche ; et sa parole : مغموصا عليه (maghmûsan ʿalayhi), c'est-à-dire : décrié.

(Sa parole : « أغمضته عند الموت (aghmadtuhu ʿinda l-mawt) ») c'est-à-dire : j'ai fermé ses paupières.

(Sa parole : « غمة (ghumma) ») c'est-à-dire un souci et une angoisse.

(Sa parole : « فإن غم عليكم (fa-in ghumma ʿalaykum) ») c'est-à-dire : si les nuages (al-ghamâm) le cachent.

(Sa parole : « بالغميم (bi-l-Ghamîm) ») point d'eau entre ʿUsfân et Dajnân.

(Section gh-n)

* (Sa parole : « غنثر (ghunthar) ») a déjà été traitée.

(Sa parole : « الغنجة (al-ghunja) ») c'est une langueur [des manières] chez la jeune fille.

(Sa parole : « غندر (ghundar) ») a déjà été traitée.

(Sa parole : « غنيمة (ghunayma) ») diminutif de غنم (ghanam, petit bétail) ; c'est comme s'il entendait le troupeau.

(Sa parole : « يتغنى بالقرآن (yataghannâ bi-l-Qur'ân) ») Ibn ʿUyayna a dit : il s'en contente (yastaghnî bihi) ; on dit تغانيت (taghânaytu) et تغنيت (taghannaytu), c'est-à-dire : je me suis suffi. Dans une version : « يجهر به, il le récite à voix haute » ; toute élévation de la voix, chez les Arabes, s'appelle ghinâ' (chant). On a dit : ce qu'on entend, c'est rendre la récitation émouvante et la moduler ; on a dit : son sens est d'en faire son refrain habituel, la consolation de son âme et l'occupation de sa langue en toute circonstance, comme ils le faisaient avec la poésie et le rajaz. الغنى, avec i et la forme brève (al-ghinâ), est le contraire de la pauvreté ; et avec a et la forme longue (al-ghanâ'), c'est ce qui suffit.

Passage douteuxImprimé تغيبا, probablement تغنيا (glosé par استغناء) : « pour se suffire » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : ربطها تغيبا

(Sa parole : « ربطها تغيبا (rabatahâ taghanniyan) ») c'est-à-dire pour se suffire.

(Sa parole : « كأن لم يغنوا فيها (ka-an lam yaghnaw fîhâ) ») c'est-à-dire : comme s'ils n'y avaient pas vécu ; on a dit : ils n'y avaient pas séjourné, ou ils n'y avaient pas résidé satisfaits, et c'est plus proche. Et la parole de ʿUthmân : أغنها عنا (aghnihâ ʿannâ), avec hamza disjonctive, c'est-à-dire : écarte-la [de nous] ; on a dit : retiens-la.

(Section gh-w)

(Sa parole : « الغابة (al-Ghâba) ») avec la lettre à un point dessous (b) : [un lieu] parmi les biens des hauteurs (ʿawâlî) de Médine ; le sens premier de ghâba est un fourré d'arbres touffus.

(Sa parole : « غواث (ghuwâth) ») avec u et avec i, c'est-à-dire un secours.

(Sa parole : « عسى الغوير أبؤسا (ʿasâ l-ghuwayru ab'usan), il se peut que la petite grotte [recèle] des malheurs ») c'est-à-dire : il se peut que le fond de ton affaire soit mauvais ; on a dit : à l'origine, c'était une grotte dans laquelle se trouvaient des gens et qui s'effondra sur eux ; c'est devenu un proverbe pour toute chose d'où l'on craint qu'un mal ne vienne ; puis on a mis ghâr (grotte) au diminutif, et l'on a dit ghuwayr. On a dit : ab'usan est à l'accusatif par un verbe sous-entendu, c'est-à-dire : il se peut que la petite grotte produise des malheurs.

(Sa parole : « أغار عليهم (aghâra ʿalayhim), يغير عليهم (yughîru ʿalayhim) et يغيرون (yughîrûna) ») la razzia (al-ghâra) est le fait de fondre rapidement [sur l'ennemi] dans le but de l'anéantir.

(Sa parole : « غائر العينين (ghâ'ir al-ʿaynayn) ») c'est-à-dire aux yeux enfoncés dans leurs orbites, non saillants.

(Sa parole : « إن أصبح ماؤكم غورا (in asbaha mâ'ukum ghawran) ») on dit : mâ'un ghawr (une eau profonde) et bi'run ghawr (un puits profond) ; le singulier, le pluriel et le duel sont identiques ; c'est [l'eau] que les seaux n'atteignent pas ; et toute chose dans laquelle tu t'es enfoncé est une maghâra (caverne).

(Sa parole : « غواش (ghawâsh) ») a déjà été traitée à gh-sh.

(Sa parole : « الغائط (al-ghâ'it) ») c'est la dépression de terrain ; c'est de là qu'a été nommée [ainsi] l'évacuation naturelle, parce qu'ils s'y rendaient pour s'y cacher.

(Sa parole : « غوغاء الجراد (ghawghâ' al-jarâd) ») on a dit : ce sont les sauterelles elles-mêmes ; on a dit : leur bruit.

(Sa parole : « غوغاؤهم (ghawghâ'uhum) ») c'est-à-dire le mélange confus de leurs voix.

(Sa parole : « لا فيها غول (lâ fîhâ ghawl) ») Mujâhid a dit : [il n'y a pas] de mal de ventre ; on a dit : [le vin] n'emporte pas leur raison. الغول, avec u (al-ghûl), est celle qui taghûlu, c'est-à-dire qui prend diverses apparences pour égarer les gens sur les chemins ; et le hadith « لا غول (lâ ghûl), il n'y a pas de goule » nie ce qu'ils croyaient à ce sujet.

(Section gh-y)

(Sa parole : « غيابة الجب (ghayâbat al-jubb) ») il a dit : toute chose que tu as dérobée à ta vue est une ghayâba.

(Sa parole : « تستحد المغيبة (tastahiddu l-mughîba) ») avec u : c'est celle dont le mari est absent.

(Sa parole : « وإن نفرنا غيب (wa-inna nafaranâ ghayab) ») avec a sur les deux [premières lettres], et chez al-Asîlî avec u sur la première lettre et redoublement du yâ' (ghuyyab), c'est-à-dire non présents.

(Sa parole : « غيبوبة الشفق (ghaybûbat ash-shafaq) ») c'est-à-dire sa disparition.

(Sa parole : « الغيبة (al-ghîba), la médisance ») c'est mentionner un homme par ce qu'il déteste qu'on mentionne de lui, et qui se trouve en lui.

(Sa parole : « الغيث (al-ghayth) ») c'est l'eau qui descend du ciel ; on appelle parfois le pâturage ghayth.

(Sa parole : « أنا أغير منك (anâ aghyaru minka) », « وإني امرأة غيور (wa-innî mra'atun ghayûr) » et « والمؤمن يغار (wa-l-mu'minu yaghâru) ») tout cela vient de الغيرة (al-ghayra, la jalousie), qui est bien connue.

(Sa parole : « لا يغيضها شيء (lâ yaghîduhâ shay') ») c'est-à-dire : rien ne la diminue.

(Sa parole : « غيقة (Ghayqa) ») c'est un lieu entre La Mecque et Médine, appartenant aux Banû Ghifâr.

(Sa parole : « ما يسقى الغيل (mâ yusqâ l-ghayl) ») avec a sur la première lettre : c'est l'eau qui coule à la surface de la terre.

(Sa parole : « قتل غيلة (qutila ghîlatan) ») avec i sous la première lettre, c'est-à-dire par traîtrise ; al-ightiyâl est le fait de prendre par surprise. Et sa parole : « أنهى عن الغيلة (anhâ ʿan al-ghîla) », avec i sous la première lettre, c'est-à-dire avoir commerce avec la femme enceinte, et le fait de prendre à l'improviste ; on dit aussi avec a sur la première lettre ; on a dit : on ne met le a qu'en supprimant le hâ' (ghayl). La ghâ'ila, dans la vente, est tout ce qui conduit à un malheur ; Qatâda a dit : la ghâ'ila est la fornication ; et un autre que lui a dit : le vol.

(Sa parole : « ثمانين غاية (thamânîna ghâya), quatre-vingts ghâya ») c'est-à-dire étendards ; on l'appelle ainsi parce qu'il ressemble au nuage. Dans le hadith de la course est mentionnée la ghâya, qui est le terme [de la course].

(Sa parole : « غياياء (ghayâyâ') ») rapporté avec le ghayn avec point ; Abû ʿUbayd l'a récusé, mais cela a une justification.

(Sa parole : « إذا كان لغية (idhâ kâna li-ghayya), s'il est [né] d'un égarement ») avec a sur la première lettre, de الغي (al-ghayy) ; on lui met aussi le i, mais Abû ʿUbayd l'a récusé ; le ghayy est le contraire de la droiture. Et sa parole : غوت أمتك (ghawat ummatuka), « ta communauté se serait égarée » : le ghayy est l'abandon complet au mal ; de là : أغويت الناس (aghwayta n-nâs), c'est-à-dire : tu as jeté les gens dans l'égarement.

La lettre fâ' (ف)

(Section f-a)

(Sa parole : « فأفاء (fa'fâ') ») c'est celui sur la langue duquel domine le fâ', qu'il répète à cause d'un embarras d'élocution.

(Sa parole : « يرجف فؤاده (yarjufu fu'âduhu), son cœur tremblait ») on a dit : le fu'âd est le cœur ; on a dit : autre chose que le cœur ; on a dit : son enveloppe ; et le pluriel de fu'âd est أفئدة (af'ida).

(Sa parole : « الفأرة (al-fa'ra), la souris ») bien connue ; avec hamza, qui est parfois allégée.

(Sa parole : « فأخذ فأسا (fa-akhadha fa'san) », et sa parole : « بفوسهم (bi-fu'ûsihim) ») c'est l'herminette à deux têtes.

(Sa parole : « ويعجبني الفال (wa-yuʿjibunî l-fa'l), le bon présage me plaît ») avec hamza, et parfois sans hamza. Les spécialistes des sens ont dit : le fa'l concerne ce qui est bon et ce qui est mauvais, tandis que le mauvais augure (at-tiyara) ne concerne que ce qui est mauvais ; certains ont dit : le fa'l ne concerne que ce qui est bon. Le fa'l est ce qui survient sans intention, contrairement au mauvais augure.

(Sa parole : « فئام (fi'âm) ») avec i sous la première lettre — on a rapporté aussi le a — et avec hamza, qui est parfois allégée : nom collectif qui n'a pas de singulier tiré de sa racine.

(Section f-t)

(Sa parole : « تفتأ تذكر (tafta'u tadhkuru) ») c'est-à-dire : tu ne cesses [de te souvenir].

(Sa parole : « فتت (futtat) ») c'est-à-dire : [les montagnes] ont été pulvérisées.

(Sa parole : « يستفتحون (yastaftihûna) ») c'est-à-dire : ils demandent la victoire ; de là : أفتح هو (a-fathun huwa), « est-ce une victoire ? » ; et sa parole : الفتاح (al-Fattâh), c'est-à-dire le Juge ; de là : افتح بيننا (iftah baynanâ), c'est-à-dire : juge entre nous.

Passage douteuxImprimé الفنخ, probablement الفتخ (le mot glosé) ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : قال عبد الرزاق الفنخ الخواتم

(Sa parole : « فتخها (fatakhahâ) ») ʿAbd ar-Razzâq a dit : les fatakh sont les grosses bagues ; on a dit : ce sont des bagues que l'on porte au pied ; al-Asmaʿî a dit : [des bagues] sans chatons ; leur singulier est فتخة (fatakha), comme قصب (qasab) et قصبة (qasaba).

Passage douteuxImprimé ورمان, probablement وزمان : « l'époque de l'interruption » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : ورمان الفترة

(Sa parole : « فإذا فترت تعلقت به (fa-idhâ fatarat taʿallaqat bihi), et lorsqu'elle se relâchait, elle s'y suspendait ») c'est-à-dire : lorsqu'elle était lasse ; de là : يقوم فلا يفتر (yaqûmu fa-lâ yafturu), « il se tient [en prière] sans se relâcher » ; et sa parole : فتر الوحي (fatara l-wahy), c'est-à-dire : la révélation s'apaisa et sa descente fut différée ; et l'époque de l'interruption (zamân al-fatra) est la durée séparant deux envoyés, durant laquelle il n'y a pas de révélation.

Passage douteuxImprimé انتفل, probablement انفتل (de la même racine que le lemme لا ينفتل) : « puis il se retourna » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : ومنه ثم انتفل

(Sa parole : « لا ينفتل (lâ yanfatilu) ») c'est-à-dire : il ne se retourne pas ; de là : ثم انتفل (thumma nfatala), « puis il se retourna » ; et sa parole : فأخذ بأذني يفتلها (fa-akhadha bi-udhunî yaftiluhâ), c'est-à-dire qu'il la frottait [en la tordant].

Passage douteuxImprimé وفتنة كذا, probablement وفتنه : « on dit fatanahu et aftanahu » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : وفتنة كذا وأفتنه

(Sa parole : « تفتنون في قبوركم (tuftanûna fî qubûrikum), vous serez éprouvés dans vos tombes ») le sens premier de fitna est l'épreuve et la mise à l'examen ; puis le mot a été employé pour ce à quoi l'épreuve aboutit de détestable ; de là : « Et Dâwûd pensa que Nous l'avions éprouvé » [Sâd : 24] ; on dit fatanahu et aftanahu, et la première forme est la plus répandue. Le mot est venu au sens de mécréance, au sens d'égarement, au sens de péché, au sens de châtiment, au sens de perte de la raison et au sens d'excuse. Parmi ce qui est venu au sens d'épreuve : sa parole « la fitna qui ondoie [comme les vagues] », « les fitan » et « vous serez éprouvés dans vos tombes » ; et au sens de mécréance :

(Sa parole : « والفتنة أكبر من القتل, et la fitna est plus grave que le meurtre » [Al-Baqara : 217]) ; au sens d'égarement : « ما أنتم عليه بفاتنين, vous ne sauriez, contre Lui, égarer personne » [As-Sâffât : 162] — Mujâhid a dit : bi-dâllîn, « [vous ne sauriez] égarer » ; au sens de péché, Sa parole : « ألا في الفتنة سقطوا, n'est-ce pas dans la fitna qu'ils sont tombés ? » [At-Tawba : 49] ; au sens de châtiment, sa parole : « فتنة النار, le tourment du Feu », et « ذوقوا فتنتكم, goûtez votre tourment » [Adh-Dhâriyât : 14], et ce qui est semblable ; au sens de perte de la raison : « كدنا أن نفتتن في صلاتنا, nous faillîmes perdre la tête dans notre prière » ; au sens d'excuse : « ثم لم تكن فتنتهم, puis leur fitna ne fut autre que… » [Al-Anʿâm : 23] — Ibn ʿAbbâs a dit : leur excuse ; et au sens de reproche :

(Sa parole : « ائذن لي ولا تفتني, permets-moi [de rester] et ne me mets pas à l'épreuve » [At-Tawba : 49]) il a dit : c'est-à-dire ne me fais pas de reproches ; un autre que lui a dit : ne m'égare pas. Le mot est venu au sens du fait d'être distrait par une chose de ce qui est plus important ; de là : « إنما أموالكم وأولادكم فتنة, vos biens et vos enfants ne sont qu'une tentation » [At-Taghâbun : 15] ; et au sens d'orienter vers une chose ; de là : « وإن كادوا ليفتنونك, ils ont bien failli te détourner » [Al-Isrâ' : 73].

(Sa parole : « فتياتكم المؤمنات (fatayâtikum al-mu'minât), vos jeunes femmes croyantes ») pluriel de فتاة (fatât) ; on entend par là les esclaves femmes.

(Sa parole : « فتيا (futyâ) ») son sens premier est la question ; puis la réponse a été appelée ainsi.

(Section f-j)

(Sa parole : « لم يفجأهم (lam yafja'hum) », et sa parole : « نظر الفجاء (nazar al-fujâ'a), le regard fortuit ») c'est avec u sur le fâ', en forme longue ; chez certains, avec a sur le fâ' puis sans voyelle (faj'a) ; cela a le sens de soudaineté ; on dit : فجأني الأمر (faja'anî l-amr), c'est-à-dire : la chose m'est survenue soudainement ; de là : فجأة الحق (faj'at al-haqq), « la survenue soudaine de la vérité ».

(Sa parole : « سالكا فجا (sâlikan fajjan) ») c'est-à-dire une route large ; il a dit, au sujet de Sa parole « سبلا فجاجا (subulan fijâjan) » : c'est-à-dire des routes larges.

(Sa parole : « فإذا وجد فجوة (fa-idhâ wajada fajwa) ») c'est-à-dire un passage dégagé ; le pluriel est فجوات (fajawât).

(Sa parole : « فجرت (fujjirat) ») c'est-à-dire : [les mers] ont débordé ; de là : تفجر دما (tafajjara daman), « il jaillit de sang » ; الفجور (al-fujûr) est la multiplication des désobéissances, comparée au jaillissement de l'eau ; il s'emploie aussi pour le mensonge.

(Section f-ḥ)

(Sa parole : « أفحج (afhaj) ») c'est-à-dire qui a les cuisses très écartées.

(Sa parole : « لم يكن فاحشا (lam yakun fâhishan) ») c'est-à-dire grossier en paroles : c'est celui qui dit ce qui est laid ; le mot s'emploie aussi pour le faux. Le mutafahhish est celui qui multiplie cela et s'y efforce. On a dit : le fuhsh est l'agressivité dans la réponse. La fâhisha est tout ce qu'Allah a interdit ; on a dit : tout ce dont la laideur est grave parmi les choses interdites, comme la fornication ; et les propos d'al-Halîmî impliquent que la fâhisha est le plus grand des grands péchés.

(Sa parole : « عسب الفحول (ʿasb al-fuhûl) ») c'est leur organe destiné à la saillie.

(Sa parole : « فحمة العشاء (fahmat al-ʿishâ') ») c'est-à-dire l'intensité de l'obscurité.

(Section f-kh)

(Sa parole : « من فخذ أخرى (min fakhdhin ukhrâ), d'une autre fraction [de tribu] ») avec a sur la première lettre et sans voyelle sur la deuxième, et l'on peut lui mettre un i (fakhidh) : c'est une subdivision inférieure à la tribu et supérieure au clan (al-batn) ; le fakhidh (la cuisse), parmi les membres du corps, se dit de même ; on dit aussi avec i sur la première et la deuxième lettre (fikhidh), par harmonisation.

(Section f-d)

(Sa parole : « في الفدادين (fî l-faddâdîn) ») avec redoublement, et l'on a rapporté la forme sans redoublement. Al-Asmaʿî a dit : ce sont ceux dont les voix s'élèvent dans leurs labours et parmi leurs bestiaux ; on dit : فد الرجل يفد (fadda r-rajulu yafiddu), avec i sous le fâ', fadîdan, lorsque sa voix s'est faite forte ; on a dit : ce sont ceux qui possèdent beaucoup de chameaux ; on a dit : les gens rudes parmi les Bédouins.

(Sa parole : « على فدفد (ʿalâ fadfad) ») c'est l'étendue désertique où il n'y a rien ; on a dit : celle qui est couverte de cailloux ; on a dit : la terre dure ; on a dit : la plaine.

(Sa parole : « فدك (Fadak) ») avec a sur les deux [premières lettres] : une ville à deux jours de Médine.

(Sa parole : « لما فدع أهل خيبر (lammâ fadaʿa ahlu Khaybar), lorsque les gens de Khaybar luxèrent… ») c'est-à-dire qu'ils déboîtèrent sa main de son articulation, de sorte qu'elle se tordit.

(Sa parole : « فاديت نفسي (fâdaytu nafsî) ») c'est-à-dire : j'ai donné la rançon (al-fidâ'), c'est-à-dire la compensation que le captif verse pour sa personne afin de ne pas être tué.

(Sa parole : « فدا لك (fidan laka) ») avec la forme brève et avec la forme longue, et avec i sous le fâ' dans les deux cas ; on a rapporté le a sur la première lettre avec la forme brève ; on a dit : la forme longue n'existe que dans le nom verbal.

(Section f-dh)

(Sa parole : « صلاة الفذ (salât al-fadhdh) ») c'est-à-dire de celui qui prie seul.

(Sa parole : « الآية الفاذة (al-âya al-fâdhdha) ») c'est-à-dire isolée ; de même sa parole : لا تدع شاذة ولا فاذة (lâ tadaʿu shâdhdhatan wa-lâ fâdhdhatan), « il ne laisse ni [ennemi] écarté ni isolé ».

(Section f-r)

(Sa parole : « الفرات (al-furât) ») c'est-à-dire l'eau douce ; c'est aussi le nom du fleuve bien connu de Syrie.

(Sa parole : « فرثها (farthahâ) ») c'est-à-dire ce qui est dans la panse.

(Sa parole : « فرج سقف بيتي (furija saqfu baytî) ») c'est-à-dire : [le toit] fut fendu ou ouvert ; de là : فرج صدري (faraja sadrî), « il fendit ma poitrine ».

(Sa parole : « ما لها من فروج (mâ lahâ min furûj) ») c'est-à-dire de fissures.

(Sa parole : « وجد فرجة في الحلقة (wajada furjatan fî l-halqa) ») c'est-à-dire une place vide ; le fâ' prend les trois voyelles, et le a est le plus connu.

(Sa parole : « فروج حرير (farrûju harîr) ») avec a sur la première lettre et redoublement du râ', et aussi sans redoublement ; on a rapporté le u sur la première lettre : c'est la tunique (al-qabâ') fendue par-derrière.

(Sa parole : « حتى يفرج عنكم (hattâ yufarraja ʿankum) ») c'est-à-dire : jusqu'à ce que [votre situation] soit élargie, ou que l'affliction se dissipe de vous ; le nom en est الفرج (al-faraj), avec a sur les deux [premières lettres].

(Sa parole : « فرج بين أصابعه (farraja bayna asâbiʿihi) ») c'est-à-dire : il écarta [ses doigts].

(Sa parole : « لا يحب الفرحين (lâ yuhibbu l-farihîn) ») c'est-à-dire : Il n'aime pas ceux qui exultent (al-marihîn) ; ainsi dans l'original ; un autre a dit : on entend par là l'arrogance.

(Sa parole : « فرجعنا فرحى (fa-rajaʿnâ farhâ) ») avec a sur la première lettre, en forme brève : pluriel de فارح (fârih), comme هلكى (halkâ), pluriel de هالك (hâlik).

(Sa parole : « حتى تنفرد سالفتي (hattâ tanfarida sâlifatî) ») c'est-à-dire : jusqu'à ce que [mon cou] se sépare de mon corps.

(Sa parole : « فارا بدم (fârran bi-dam) ») c'est-à-dire en fuyant.

(Sa parole : « فرسخ (farsakh) ») son sens premier est la chose vaste ; il s'emploie pour une distance de trois milles.

(Sa parole : « فرسن شاة (firsinu shât) ») c'est ce qui est au-dessus du sabot ; c'est comme le pied pour l'homme ; il se prononce avec i sous la première et la troisième lettre.

(Sa parole : « الفراش (al-farâsh) ») avec a sur le fâ' : ce qui, parmi les mouches et autres, voltige dans le feu ; de là Sa parole : « comme des papillons dispersés » [Al-Qâriʿa : 4] ; on a dit : ce qu'on entend ici, ce sont les sauterelles.

(Sa parole : « فراشا (firâshan) ») c'est-à-dire une couche étendue (mihâd).

(Sa parole : « الولد للفراش (al-walad li-l-firâsh), l'enfant revient au lit [conjugal] ») c'est-à-dire au propriétaire du lit, qui est le maître ou le mari.

Passage douteuxImprimé الممني, probablement المعنى : « on a dit : le sens est que… » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : وقيل الممني انها تقطع

(Sa parole : « فرصة ممسكة (firsa mumassaka) ») c'est-à-dire un morceau de coton ou de laine parfumé au musc ; on a dit : le sens est qu'on la coupe avec sa peau, la peau étant le mask, avec a sur le mîm. Ce qui est connu dans firsa est le i sous le fâ', et l'on a rapporté les trois voyelles.

(Sa parole : « فرضتي الجبل (furdatay al-jabal) ») la furda est le lieu spacieux ; c'est ici ce qui descend du milieu de la montagne et de son flanc.

(Sa parole : « الفريضة (al-farîda) : c'est ce qu'Allah a prescrit ») c'est-à-dire ce qu'Il a rendu obligatoire ; le mot s'emploie aussi pour l'âge déterminé [de la bête] dans l'aumône sur les bestiaux.

(Sa parole : « فرطنا (faratunâ) », sa parole : « فرط صدق (faratu sidq) » et sa parole : « اجعله فرطا (ijʿalhu faratan) ») le farat, avec a sur le fâ' et le râ', est celui qui précède ceux qui arrivent à l'aiguade pour leur préparer ce dont ils ont besoin ; dans ces hadiths, c'est celui qui précède pour [procurer] la récompense et l'intercession. Quant à sa parole : تفارط الغزو (tafârata l-ghazw), on a dit : son sens est que son moment fut retardé et passa. Le tafrît est la négligence, et l'ifrât l'excès. Et sa parole : « وكان أمره فرطا (wa-kâna amruhu furutan) », c'est-à-dire un regret ; ainsi dans l'original.

(Sa parole : « يفرعها الحر (yafraʿuhâ l-hurr) ») c'est-à-dire : [l'homme libre] la déflore.

(Sa parole : « يفرع النساء طولا (yafraʿu n-nisâ'a tûlan) ») c'est-à-dire : il dépasse les femmes en taille.

(Sa parole : « لا فرع (lâ faraʿ) ») avec a sur les deux [premières lettres] : c'est le premier petit [du troupeau], qu'ils égorgeaient pour les idoles ; l'islam l'a aboli. On a dit : celui dont les chameaux atteignaient cent offrait un jeune chameau qu'il égorgeait pour l'idole : c'est le faraʿ. Et الفرع (al-Furuʿ), avec deux u, est un lieu du territoire de Médine.

(Sa parole : « أفرغ على يديه (afragha ʿalâ yadayhi) ») c'est-à-dire : il versa.

(Sa parole : « سنفرغ لكم (sanafrughu lakum) ») c'est-à-dire : Nous vous demanderons des comptes ; ainsi dans l'original. Al-Mubarrad a dit : sanafrughu signifie : Nous ferons cela. Le farâgh est de deux sortes : se libérer d'une occupation, et se diriger vers une chose.

(Sa parole : « فرق رأسه (faraqa ra'sahu) » et « يفرقون رؤوسهم (yafruqûna ru'ûsahum) ») avec a au passé et u à l'inaccompli, le râ' sans redoublement dans les deux cas ; certains l'ont redoublé, mais l'absence de redoublement est plus connue. L'infirâq des cheveux est leur partage à partir du milieu de la tête ; le mafriq de la tête en est le devant ; de là : على مفارقه (ʿalâ mafâriqihi), « sur les raies de sa chevelure ».

(Sa parole : « فرقنا (fariqnâ) ») c'est-à-dire : nous fûmes effrayés (faziʿnâ), de même schème et de même sens ; il se prononce avec i sous la deuxième lettre.

(Sa parole : « وقرآنا فرقناه (wa-qur'ânan faraqnâhu) ») Ibn ʿAbbâs a dit : « Nous l'avons exposé en détail ».

(Sa parole : « من قدح يقال له الفرق (min qadahin yuqâlu lahu l-faraq), d'un récipient appelé faraq ») avec a sur le râ', et il est permis de le rendre sans voyelle : c'est un récipient contenant seize ratl ; de là : على فرق أرز (ʿalâ faraqi aruzz), « pour un faraq de riz ».

(Sa parole : « على فروة بيضاء (ʿalâ farwatin baydâ') ») Ibn ʿAbbâs (qu'Allah l'agrée) a dit : la farwa est la face de la terre ; on a dit : un morceau d'herbe sèche.

(Sa parole : « فرهين (farihîn) ») c'est-à-dire exultants ou habiles.

(Sa parole : « أعظم الفرى (aʿzam al-firâ), le pire des mensonges ») avec i sous la première lettre : pluriel de فرية (firya) ; et afrâ l-firâ signifie : [le plus grand] mensonge.

(Sa parole : « يفري فريه (yafrî fariyyahu) ») sans redoublement et avec redoublement ; al-Khalîl a récusé le redoublement ; on dit : فلان يفري الفري (fulânun yafrî l-fariyy), c'est-à-dire qu'il accomplit une œuvre extraordinaire.

(Section f-z)

(Sa parole : « استفزز (istafziz) ») c'est-à-dire : entraîne-les à la légèreté ; « بخيلك (bi-khaylika), avec ta cavalerie » : les cavaliers.

(Sa parole : « فافزعوا إلى الصلاة (fa-fzaʿû ilâ s-salât) ») c'est-à-dire : empressez-vous vers elle.

(Sa parole : « وقع فزع (waqaʿa fazaʿ) ») c'est-à-dire une épouvante et un appel au secours ; on dit : فزع من الشيء (faziʿa mina sh-shay') lorsqu'il en est effrayé, et فزع له (faziʿa lahu) lorsqu'il lui porte secours.

(Sa parole : « فزع عن قلوبهم (fuzziʿa ʿan qulûbihim) ») c'est-à-dire : la terreur en fut dissipée.

(Section f-s)

(Sa parole : « فسيحة (fasîha) ») c'est-à-dire vaste ; de là : وبيتها فساح (wa-baytuhâ fusâh), « et sa maison est spacieuse » ; ils l'ont vocalisé avec u sur le fâ', et il est permis de lui mettre un a.

(Sa parole : « فسطاط (fustât) ») c'est-à-dire une tente ou ce qui y ressemble ; le mot désigne aussi le lieu où se rassemblent les habitants d'une contrée.

(Sa parole : « خمس فواسق (khams fawâsiq), cinq [bêtes] nuisibles ») le sens premier de الفسق (al-fisq) est le fait de sortir d'une chose ; c'est de là que ces [bêtes] ont été appelées fawâsiq, parce qu'elles sortent [du cadre] de ce dont on peut tirer profit.

(Section f-sh)

(Sa parole : « فشت تلك المقالة (fashat tilka l-maqâla), ce propos se répandit ») c'est-à-dire qu'il devint manifeste ; et sa parole : « يفشو العلم (yafshû l-ʿilm) », c'est-à-dire que la science devient manifeste ; quant à « أفشته حفصة (afshat-hu Hafsa), Hafsa le divulgua », cela a été vu à la lettre alif.

(Section f-ṣ)

(Sa parole : « يتفصد عرقا (yatafassadu ʿaraqan) ») c'est-à-dire qu'il ruisselait de sueur.

(Sa parole : « بأمر فصل (bi-amrin fasl) ») avec le sâd sans voyelle, c'est-à-dire un ordre tranché qui met fin au litige.

(Sa parole : « فصل الخطاب (fasl al-khitâb) ») Mujâhid a dit : la compréhension dans le jugement ; on a dit : la preuve incombe au demandeur et le serment à celui qui nie ; on a dit : c'est sa formule « Cela dit » (ammâ baʿd).

(Sa parole : « المفصل (al-mufassal) ») Ibn ʿAbbâs a dit : c'est le muhkam (les sourates claires et non abrogées) ; il va du début de [la sourate] al-Fath jusqu'à la fin du Coran ; on a dit autre chose, et sur son point de départ il y a plus de dix opinions ; on l'a appelé al-mufassal en raison du grand nombre de séparations (fawâsil) par la basmala et par d'autres choses.

(Sa parole : « وفصيلته (wa-fasîlatihi), et son clan ») il a dit : ce sont ses ancêtres les plus proches de lui, auxquels aboutit sa généalogie ; on a dit autre chose.

(Sa parole : « فصاله (fisâluhu) ») c'est-à-dire son sevrage.

(Sa parole : « فصلت الهدية (fasalat al-hadiyya) ») c'est-à-dire que le présent partit et quitta les siens ; et sa parole : « بعد أن فصلوا (baʿda an fasalû) », c'est-à-dire après qu'ils se furent mis en route.

(Sa parole : « كانت الفيصل (kânat al-faysal) ») c'est-à-dire la rupture.

(Sa parole : « فيفصم عني (fa-yufsamu ʿannî) ») c'est-à-dire que cela se retire [de moi] ; الفصم (al-fasm) est le fait d'ôter sans séparer complètement.

(Sa parole : « فصه مما يلي كفه (fassuhu mimmâ yalî kaffahu), son chaton du côté de sa paume ») avec a sur la première lettre, et l'on rapporte qu'on le prononce avec les trois voyelles ; c'est [un mot] connu.

(Sa parole : « تفصيا (tafassiyan) ») c'est-à-dire en disparaissant ou en s'échappant.

(Section f-ḍ)

(Sa parole : « يفضحهم (yafdahuhum) ») c'est-à-dire qu'il fait connaître publiquement la laideur de ce qu'ils ont fait ; c'est tiré de الفضيحة (al-fadîha, le scandale).

(Sa parole : « الفضيخ (al-fadîkh) ») ce sont des dattes encore vertes que l'on écrase, c'est-à-dire que l'on broie, et sur lesquelles on verse de l'eau.

(Sa parole : « لا تفض الخاتم (lâ tafudda l-khâtam), ne brise pas le sceau ») c'est-à-dire ne le romps pas ; c'est une image pour la défloration de la vierge, et cela peut s'employer pour le rapport sexuel illicite.

(Sa parole : « فتفتض به (fa-taftaddu bihi) ») Mâlik l'a expliqué par le fait de s'essuyer, c'est-à-dire qu'elle essuie avec elle ses parties intimes, et [la bête] ne survit presque pas à la puanteur de son odeur ; on a dit que le sens de تفتض (taftaddu) est : elle devient comme l'argent (al-fidda) ; mais la première [explication] est préférable.

(Sa parole : « ولو أن أحدا انفض (wa-law anna ahadan infadda) ») c'est-à-dire se dispersa.

(Sa parole : « انفضوا (infaddû) ») c'est-à-dire ils se dispersèrent.

(Sa parole : « أفضلت فضلي (afdaltu fadlî) ») c'est-à-dire ce qui reste au-delà de mon besoin ; de là : « فضل سواكه (fadl siwâkihi), le reste de son bâtonnet à frotter les dents » et « فضل وضوئه (fadl wudû'ihi), le reste de l'eau de ses ablutions » ; de là : « كان لرجال فضول أرضين (kâna li-rijâlin fudûlu aradîna), des hommes avaient des terres en excédent » ; de là : « أفضلا لأمكما (afdilâ li-ummikumâ), laissez-en un reste pour votre mère » ; de là : « فضل الإزار (fadl al-izâr), l'excédent du pagne » et « فضل الماء (fadl al-mâ'), l'excédent d'eau » ; et dans la description du Paradis : « لا تزال تفضل حتى ينشئ الله لها خلقا (lâ tazâlu tafdulu hattâ yunshi'a llâhu lahâ khalqan), il continuera d'y rester de la place jusqu'à ce qu'Allah crée pour lui des créatures ».

(Sa parole : « وعندي منه فاضلة (wa-ʿindî minhu fâdila) ») c'est-à-dire un reste de lui ; certains l'ont rapporté فاضله (fâdiluhu), avec u sur le lâm et le hâ' du pronom.

(Sa parole : « وأفضل عليك (wa-afdala ʿalayka) ») c'est-à-dire il t'a donné.

(Sa parole : « ملائكة فضلا (malâ'ika fudulan), des anges en surnombre ») avec u sur la première et la deuxième lettre, et avec la deuxième sans voyelle ; il a été expliqué dans l'original par « en excédent ».

(Sa parole : « يفضي بفرجه إلى السماء (yufdî bi-farjihi ilâ s-samâ') ») c'est-à-dire il le découvre.

(Sa parole : « وقد أفضوا إلى ما قدموا (wa-qad afdaw ilâ mâ qaddamû) ») c'est-à-dire ils sont parvenus [à ce qu'ils ont accompli].

(Section f-ṭ)

(Sa parole : « على الفطرة (ʿalâ l-fitra) ») c'est-à-dire la nature originelle (fitra) de l'islam ; de là, dans [le récit] du Voyage nocturne : « أخذت الفطرة (akhadhta l-fitra), tu as choisi la nature originelle » ; on a dit que ce que l'on entend par al-fitra est la constitution originelle de la création ; quant au hadith « الفطرة خمس (al-fitra khams), la fitra consiste en cinq choses » ou « خمس من الفطرة (khams min al-fitra), cinq choses font partie de la fitra », ce qu'on y entend est la tradition (sunna), selon la plupart.

(Sa parole : « تنفطر قدماه (tanfatiru qadamâhu) ») c'est-à-dire que ses pieds se fendaient.

(Sa parole : « فطس الأنوف (futs al-unûf), au nez épaté ») الفطس (al-fatas) est l'aplatissement de l'arête du nez.

(Section f-ẓ)

(Sa parole : « ليس بفظ (laysa bi-fazz) ») c'est-à-dire au cœur dur ; et sa parole : « أنت أفظ وأغلظ (anta afazzu wa-aghlazu) » : on n'entend pas par là une comparaison [de supériorité], mais le sens de « rude et dur » ; il est toutefois possible d'y voir une comparaison moyennant une interprétation.

(Sa parole : « أفظع منه (afzaʿa minhu) ») c'est-à-dire d'un aspect plus affreux ; de là : أفظعني (afzaʿanî) et يفظعنا (yufziʿunâ), c'est-à-dire : son affaire nous effraie et nous afflige.

(Section f-gh)

(Sa parole : « فغر لها فاه (faghara lahâ fâhu) ») c'est-à-dire il ouvrit [la bouche].

(Section f-q)

(Sa parole : « فقأ عينه (faqa'a ʿaynahu) ») avec hamza, c'est-à-dire il lui creva l'œil et l'éteignit.

(Sa parole : « فقار ظهره (faqâr zahrihi) ») son singulier est فقارة (faqâra) : ce sont les os du dos [les vertèbres] ; ce qu'on entend est qu'il lui permit de le monter ; de là : « أفقرني ظهره (afqaranî zahrahu), il me prêta son dos [pour le monter] ».

(Sa parole : « فاقع لونها (fâqiʿun lawnuhâ) ») c'est-à-dire d'une couleur pure et vive.

(Sa parole : « الفقاع (al-fuqqâʿ) ») c'est une boisson que l'on fait avec de l'orge et avec des raisins secs.

(Section f-k)

(Sa parole : « انفكت قدمه (infakkat qadamuhu) ») c'est-à-dire que son pied se luxa.

(Sa parole : « فكاك الأسير (fakâk al-asîr) ») c'est-à-dire le libérer de la captivité.

(Sa parole : « فك رقبة (fakku raqaba) ») c'est-à-dire l'affranchissement [d'un esclave].

(Sa parole : « تفكهون (tafakkahûna) ») c'est-à-dire vous vous étonnez ; quant à الفاكهة (al-fâkiha, les fruits), l'auteur l'a mentionnée dans l'exégèse de [la sourate] ar-Rahmân.

(Section f-l)

(Sa parole : « افتلتت نفسها (uftulitat nafsuhâ) ») c'est-à-dire qu'elle mourut soudainement (faltatan) ; الفلتة (al-falta) est ce que l'on fait sans réflexion.

(Sa parole : « المفلس (al-muflis) ») celui dont les biens sont devenus peu nombreux.

(Sa parole : « الفلق (al-falaq) ») c'est-à-dire l'aube ; on a dit : فلق الصبح (falaq as-subh) est sa manifestation et sa fente ; Ibn ʿAbbâs (qu'Allah les agrée, lui et son père) a dit : « فالق الإصباح (fâliq al-isbâh), Celui qui fend l'aube » : c'est la lumière du soleil le jour et la lumière de la lune la nuit.

(Sa parole : « مفلطحة (mufaltaha) ») c'est-à-dire qu'elle a une grande épine, ayant de la largeur et de l'ampleur.

(Sa parole : « فالق كبدي (fâliqu kabidî) ») c'est-à-dire qui la fend ; de là : « فلق رأسه (falaqa ra'sahu) », il lui fendit la tête.

(Sa parole : « في فلك يسبحون (fî falakin yasbahûna) ») c'est-à-dire qu'ils tournent dans une orbite (falak) semblable au peson (falka) du fuseau.

(Sa parole : « اصنع الفلك (isnaʿ al-fulk) ») c'est-à-dire le navire ; « الفلك (al-fulk) et الفلك (al-fulk) sont une même chose » : ainsi dans l'original ; chez certains : « الفلك (al-fulk) est un », c'est-à-dire (qu'il s'emploie) au pluriel comme au singulier. Abû Hâtim as-Sijistânî a dit : الفلك (al-fulk), c'est-à-dire avec u et sans voyelle [sur le lâm], dans le Coran, le singulier, le pluriel, le féminin et le masculin y ont une seule et même forme, et nous ne connaissons personne qui lui ait donné un pluriel. Ainsi a-t-il parlé ; mais d'autres que lui lui ont donné le pluriel أفلاك (aflâk). Quant à الفلك (al-falak) avec deux voyelles, c'est ce qui est au-dessous du ciel et dans quoi les étoiles sont fixées ; c'est ce qu'a dit al-Khalîl.

(Sa parole : « فلك (fallaki) ») c'est-à-dire il t'a brisé [le crâne].

(Sa parole : « بهن فلول (bihinna fulûl) ») c'est-à-dire des brèches ; de là : « فلها يوم بدر (fallahâ yawma Badr), il l'ébrécha le jour de Badr » ; et sa parole : « أي فل (ay fulu) » est comme sa parole « يا فلان (yâ fulân), ô un tel », ou bien c'en est la forme apocopée.

(Sa parole : « فلوه (faluwwahu) ») c'est-à-dire son poulain.

(Sa parole : « فلت رأسه (falat ra'sahu) » et sa parole : « تفلي رأسه (taflî ra'sahu) ») c'est-à-dire qu'elle lui ôtait les poux [de la tête].

(Section f-m)

(Sa parole : « فم (fam) ») avec les trois voyelles possibles sur le fâ', [chacune] avec maintien du mîm, avec sa suppression et avec son redoublement ; la dixième [forme] consiste à aligner la voyelle de son fâ' sur celle de son mîm ; et la plus correcte est le fâ' avec a, sous la forme réduite.

(Section f-n)

(Sa parole : « بفناء داره (bi-finâ'i dârihi) ») c'est-à-dire la cour de sa maison ; de même sa parole : « بفناء الكعبة (bi-finâ'i l-Kaʿba) », dans la cour de la Kaʿba, et « فناء المسجد (finâ' al-masjid) », la cour de la mosquée.

(Sa parole : « أفنان (afnân) ») c'est-à-dire des branches.

(Sa parole : « تفندون (tufannidûni) ») c'est-à-dire vous me taxez d'ignorance.

(Section f-h)

(Sa parole : « فهد (fahida) ») c'est-à-dire qu'il s'assit à la manière du guépard (al-fahd) ; le guépard est connu pour dormir beaucoup ; on a dit que cela signifie : il bondit à la manière du guépard, lequel est aussi réputé pour la rapidité de son bond.

(Sa parole : « بفهر (bi-fihr) ») avec i sous la première lettre, c'est-à-dire avec une pierre.

(Section f-w)

(Sa parole : « من تفاوت (min tafâwut) ») c'est-à-dire de discordance.

(Sa parole : « فوجا فوجا (fawjan fawjan) ») c'est-à-dire groupe après groupe.

(Sa parole : « من فور حيضتها (min fawri haydatihâ) ») c'est-à-dire au début de ses menstrues (hayd).

(Sa parole : « من فورهم (min fawrihim) ») c'est-à-dire de leur colère ; on a dit : sur l'heure même.

(Sa parole : « بمفازتهم (bi-mafâzatihim) ») tiré de الفوز (al-fawz), qui est le salut ; le désert a été appelé مفازة (mafâza) d'après ce mot, en guise de bon augure.

(Sa parole : « فوضت أمري إليك (fawwadtu amrî ilayka) ») c'est-à-dire je l'ai remise [à Toi].

(Sa parole : « ما لها من فواق (mâ lahâ min fawâq) ») Mujâhid a dit : sans retour ; on a dit : sans répit.

(Sa parole : « الفاقة (al-fâqa) ») c'est la pauvreté.

(Sa parole : « أتفوقه تفوقا (atafawwaquhu tafawwuqan) ») tiré de فواق الناقة (fawâq an-nâqa, l'intervalle entre deux traites de la chamelle), car on la trait puis on la laisse un moment jusqu'à ce que son lait afflue, puis on la trait [de nouveau].

(Sa parole : « الفوم (al-fûm) ») Mujâhid a dit : ce sont les grains ; on a dit : l'ail (ath-thûm) ; le fâ' est parfois remplacé par le thâ', la lettre à trois points.

(Sa parole : « فاه (fâhu) ») cela a été vu à [la section] f-m ; le pluriel de فم (fam) est أفواه (afwâh), car sa forme originelle est فوه (fawh) ; il est donc comme ثوب (thawb) et أثواب (athwâb).

(Section f-y)

(Sa parole : « يتفيأ (yatafayya'u) ») Ibn ʿAbbâs (qu'Allah l'agrée) a dit : il se dispose, ou il s'incline ; un autre que lui a dit : c'est tiré de الفيء (al-fay'), qui est l'ombre [portée après le zénith] du soleil ; de là : « فيء التلول (fay' at-tulûl), l'ombre des collines » ; al-fay' est aussi le butin ; de là : « يستفيء سهماننا (yastafî'u suhmânanâ), il prend nos parts comme butin », et de là : « أول ما يفيء الله علينا (awwala mâ yufî'u llâhu ʿalaynâ), le premier butin qu'Allah nous accordera ».

(Sa parole : « تفيئها الريح (tufayyi'uhâ r-rîh) ») c'est-à-dire que le vent la fait pencher.

(Sa parole : « فئة (fi'a) ») c'est-à-dire un groupe ; et sa parole : « فئتين (fi'atayni) », c'est-à-dire deux groupes.

(Sa parole : « فئام (fi'âm) ») c'est-à-dire une troupe [de gens].

(Sa parole : « من فيح جهنم (min fayhi jahannam) ») c'est-à-dire de l'embrasement de la Géhenne ; on rapporte aussi « من فوح جهنم (min fawhi jahannam) ».

(Sa parole : « ثم يفيض الماء (thumma yufîdu l-mâ') ») c'est-à-dire qu'il verse l'eau ; de là : « يفيض المال (yafîdu l-mâl), les biens abonderont » ; et sa parole : « أفاض من عرفة (afâda min ʿArafa) », c'est-à-dire qu'il partit de là vers Minâ.

Passage douteuxImprimé يرجعون (« ils reviennent ») pour expliquer يوفضون, qui signifie habituellement « ils se hâtent » (peut-être يسرعون) ; rendu selon l'imprimé. Texte arabe imprimé : إلى نصب يوفضون) أي يرجعون

(Sa parole : « إلى نصب يوفضون (ilâ nusubin yûfidûna) ») c'est-à-dire ils reviennent.

(Sa parole : « الفيول (al-fuyûl) ») pluriel de فيل (fîl), qui est l'animal bien connu [l'éléphant].

(Sa parole : « في في امرأتك (fî fî imra'atika) ») c'est-à-dire dans sa bouche.

La lettre qâf (ق)

(Section q-b)

(Sa parole : « قباء (Qubâ') ») lieu bien connu à Médine, avec u sur la première lettre et la voyelle longue suivie de hamza ; on rapporte qu'on le prononce avec les trois voyelles, et aussi avec la voyelle finale brève et la nunation, et l'inverse.

(Sa parole : « وعليه قباء (wa-ʿalayhi qabâ') ») avec a sur la première lettre et voyelle longue : c'est une sorte de vêtement étroit, qui fait partie de l'habillement des non-Arabes, bien connu ; le pluriel est أقبية (aqbiya).

(Sa parole : « قبة (qubba) ») c'est-à-dire une tente ; et sa parole : « تركية (turkiyya) » est une relation aux Turcs, le peuple bien connu ; on dit قبوت الشيء (qabawtu sh-shay'), c'est-à-dire je l'ai élevé.

(Sa parole : « أقول فلا أقبح (aqûlu fa-lâ uqabbahu) ») c'est-à-dire que ma parole n'est pas repoussée ; القبح (al-qabh) est le fait d'éloigner.

(Sa parole : « من المقبوحين (min al-maqbûhîna) ») c'est-à-dire de ceux qui sont anéantis ; on a dit : de ceux qui sont éloignés.

(Sa parole : « المقبرة (al-maqbara) ») avec les trois voyelles possibles sur la lettre à un point dessous (b) ; avec i, c'est rare.

(Sa parole : « قبس (qabas) ») c'est-à-dire un tison de feu.

(Sa parole : « قبل بيت المقدس (qibala Bayt al-Maqdis) ») c'est-à-dire en direction de Jérusalem.

(Sa parole : « العذاب قبلا (al-ʿadhâbu qibalan) ») il a dit dans l'original : قبلا (qibalan), قبلا (qubulan) et قبلا (qabalan) : le premier avec i puis a, le deuxième avec deux u, et le troisième avec deux a ; le premier signifie « de visu » ou « face à face » ; le deuxième a le même sens, et l'on a dit que c'est le pluriel de قبيل (qabîl), le sens étant qu'il s'agit de diverses sortes de châtiment, chaque sorte étant un qabîl ; quant au troisième, on a dit qu'il signifie « de nouveau ».

(Sa parole : « قبيله (qabîluhu) ») c'est-à-dire son espèce, dont ils font partie.

(Sa parole : « لا قبل لي (lâ qibala lî) ») c'est-à-dire je n'en ai pas la force.

(Sa parole : « لها قبالان (lahâ qibâlâni) ») c'est-à-dire deux lanières.

(Sa parole : « قبلت الماء (qabilati l-mâ') ») c'est-à-dire qu'elle retint l'eau en elle.

(Sa parole : « القبيل في السلف (al-qabîl fî s-salaf) ») c'est-à-dire le garant.

(Sa parole : « القبول (al-qabûl) ») avec a sur la première lettre, c'est-à-dire l'agrément.

(Sa parole : « أقبال الجداول (aqbâl al-jadâwil) ») c'est-à-dire le moment où les ruisseaux coulent.

(Section q-t)

(Sa parole : « حملها على قتب (hamalahâ ʿalâ qatab) ») [le qatab] est pour le chameau ce que la selle est pour le cheval ; son pluriel est أقتاب (aqtâb) ; quant à sa parole : « تندلق أقتابه (tandaliqu aqtâbuhu) », ce qu'on entend par là, ce sont les entrailles ; c'est le pluriel de قتب (qitb), avec i sous la première lettre et sans voyelle sur la deuxième ; on dit aussi cela pour la petite pièce de l'équipement du chameau.

(Sa parole : « لا يدخل الجنة قتات (lâ yadkhulu l-jannata qattât) ») c'est-à-dire un colporteur de médisances.

(Sa parole : « حمل قت (himl qatt) ») c'est ce que mangent les bêtes en fait de fourrage sec.

(Sa parole : « الإقتار (al-iqtâr) ») c'est-à-dire l'indigence et l'appauvrissement.

(Sa parole : « قترة الجيش (qatarat al-jaysh) ») c'est-à-dire la poussière ; de même sa parole : « على وجهه قترة (ʿalâ wajhihi qatara) ».

(Sa parole : « قتل الخراصون (qutila l-kharrâsûna) ») c'est-à-dire : maudits soient les menteurs ; de là : « قتل الإنسان (qutila l-insânu) », et de là sa parole : « قاتل الله فلانا (qâtala llâhu fulânan), qu'Allah combatte un tel » ; on emploie al-qatl et al-qitâl pour la dispute, par hyperbole.

(Section q-th)

(Sa parole : « القثاء (al-qiththâ') ») c'est l'aliment bien connu [le concombre] ; on rapporte qu'on prononce sa première lettre avec u ; la hamza y est radicale.

(Section q-ḥ)

(Sa parole : « اقتحم المكان (iqtahama l-makân) ») c'est-à-dire qu'il y entra ; et اقتحم عن بعيره (iqtahama ʿan baʿîrihi), c'est-à-dire qu'il descendit de son chameau.

(Sa parole : « أقحط (aqhata) ») c'est-à-dire qu'il eut un rapport sans éjaculer ; القحط (al-qaht), le contraire de l'abondance, est bien connu.

(Section q-d)

* (Sa parole : « القدح (al-qidh) ») c'est la flèche sans plumes ; ils en tiraient des présages ; son pluriel est قداح (qidâh).

(Sa parole : « فقده (fa-qaddahu) ») c'est-à-dire qu'il le coupa.

(Sa parole : « موضع قدة (mawdiʿ qidda) ») c'est-à-dire un morceau.

(Sa parole : « قديد (Qudayd) ») avec u sur la première lettre, au diminutif : lieu bien connu entre La Mecque et Médine.

(Sa parole : « فاقدروا له (fa-qdurû lahu) ») c'est-à-dire : prenez vos précautions pour sa mesure ; cela a été expliqué dans l'autre version par : « وأكملوا العدة (wa-akmilû l-ʿidda), et complétez le nombre [des jours] ».

(Sa parole : « ليلة القدر (laylat al-qadr) ») c'est-à-dire [la nuit] d'une immense valeur ; elle est ainsi appelée en raison de sa noblesse.

(Sa parole : « فوجدوا قميص عبد الله يقدر عليه (fa-wajadû qamîsa ʿAbd Allâh yuqdaru ʿalayhi) ») c'est-à-dire qu'il était exactement à sa mesure.

(Sa parole : « على قدر (ʿalâ qadar) ») c'est-à-dire selon un rendez-vous fixé ; c'est ce qu'a dit Mujâhid.

(Sa parole : « يبسط الرزق لمن يشاء ويقدر (yabsutu r-rizqa li-man yashâ'u wa-yaqdiru) ») c'est-à-dire qu'Il élargit et restreint.

(Sa parole : « المقدس (al-muqaddas) ») Ibn ʿAbbâs (qu'Allah l'agrée) a dit : béni ; et القدس (al-quds) est le nom de la ville et de la mosquée.

(Sa parole : « روح القدس (rûh al-qudus) ») c'est-à-dire Gabriel (Jibrîl).

(Sa parole : « القادسية (al-Qâdisiyya) ») ville bien connue en Irak.

(Sa parole : « لك من القدم (laka min al-qadam) ») avec deux a, c'est-à-dire l'antériorité.

(Sa parole : « قدم صدق (qadama sidqin) ») Mujâhid a dit : un bien ; Zayd ibn Aslam a dit : Muhammad (paix et bénédictions sur lui) ; on a dit autre chose.

(Sa parole : « برز القدمية (baraza l-qudamiyya) ») avec u sur le qâf et a sur le dâl ; on le dit de celui qui prend les devants dans le mal et dans le bien ; on a dit que ce qu'on entend par là, c'est qu'il rechercha les choses élevées.

(Sa parole : « قدوم ضأن (Qadûm Da'n) ») sans redoublement, nom d'un lieu ; la forme correcte en est le qâf avec a, et certains l'ont prononcé avec u.

(Sa parole : « اختتن بالقدوم (ikhtatana bi-l-qadûm), il se circoncit à al-Qadûm / avec l'herminette ») dans la version de Shuʿayb d'après Abû z-Zinâd, sans redoublement, et chez d'autres avec redoublement ; on a dit que sans redoublement c'est le lieu, et avec redoublement l'outil ; dans le récit d'al-Khadir : « فأخذ القدوم (fa-akhadha l-qadûm), il prit l'herminette », rapporté aussi sans redoublement ; et l'on a dit que, pour l'outil, on ne dit que la forme sans redoublement.

(Sa parole : « لا تقدموا بين يدي الله (lâ tuqaddimû bayna yadayi llâh) ») c'est-à-dire : ne décidez pas à Sa place.

(Sa parole : « قد بيده (qud bi-yadihi) ») impératif de القود (al-qawd, mener par la main) ; de là sa parole18 : « تقتدي (taqtadî) ».

(Section q-dh)

(Sa parole : « إلى قذذه (ilâ qudhadhihi) ») avec u sur le qâf, c'est-à-dire les plumes de la flèche.

(Sa parole : « قد قذرني الناس (qad qadhiranî n-nâs) », sa parole : « تقذرا (taqadhduran) » et sa parole : « القذر (al-qadhar) ») tout cela est connu ; il s'écrit avec la lettre à point (dhâl).

(Sa parole : « يقذف في قلوبكما (yaqdhifu fî qulûbikumâ) ») c'est-à-dire qu'il jette ; ce qu'on entend par là, c'est l'insinuation du démon.

(Sa parole : « قذف امرأة (qadhafa mra'a) ») c'est-à-dire qu'il l'accusa de fornication ; de là : « قذف المحصنات (qadhf al-muhsanât), l'accusation portée contre les femmes chastes ».

(Sa parole : « يقذف في النار (yuqdhafu fî n-nâr) ») c'est-à-dire qu'il est jeté ; de là : « ويقذفون من كل جانب دحورا (wa-yuqdhafûna min kulli jânibin duhûran), ils sont harcelés de tous côtés et repoussés » ; et sa parole : « يقذفن في ثوب بلال (yaqdhifna fî thawbi Bilâl) », c'est-à-dire qu'elles jetaient [leurs bijoux dans le vêtement de Bilâl].

Passage douteuxImprimé تساء, mot sans sens : probablement نساء, « les femmes de Quraysh » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : فيتقذف عليه تساء قريش

(Sa parole : « فيتقذف عليه نساء قريش (fa-yataqadhdhafu ʿalayhi nisâ'u Quraysh) ») c'est-à-dire qu'elles se pressaient en foule auprès de lui.

(Sa parole : « فقذفتها (fa-qadhaftuhâ) ») c'est-à-dire : je l'ai jetée ; c'est ce qu'a dit Mujâhid.

(Sa parole : « القذى (al-qadhâ) ») c'est-à-dire la poussière et ce qui y ressemble dans l'œil.

(Section q-r)

(Sa parole : « يقرأ السلام (yaqra'u s-salâm) ») avec a sur la première lettre et la hamza, de القراءة (al-qirâ'a, la lecture) ; et sa parole : « يقرئك السلام (yuqri'uka s-salâm) », avec u sur la première lettre, de الإقراء (al-iqrâ') ; on dit : أقرئ فلانا السلام (aqri' fulânan as-salâm, transmets le salut à un tel) et أقرأ عليه السلام (aqra' ʿalayhi s-salâm) ; c'est comme si, en lui transmettant son salut, il l'amenait à lire [à son tour] la salutation et à la rendre.

(Sa parole : « إن علينا جمعه وقرآنه (inna ʿalaynâ jamʿahu wa-qur'ânahu) ») c'est-à-dire sa récitation. Il est souvent question de القراءة (al-qirâ'a), du الإقراء (al-iqrâ'), du القارئ (al-qâri') et des القراء (al-qurrâ') ; le sens premier de ce mot est le rassemblement : toute chose que tu as rassemblée, tu l'as قرأته (qara'tahu) ; le Coran (al-Qur'ân) a été ainsi appelé parce qu'il a rassemblé les récits, les statuts et autres choses ; c'est un nom verbal, comme غفران (ghufrân) et كفران (kufrân) ; il s'emploie pour la prière, parce qu'elle comporte une récitation, selon le procédé qui consiste à désigner une chose par le nom de l'une de ses parties, et pour la récitation elle-même, comme on l'a vu ; on supprime parfois la hamza par allègement. Et sa parole : « استقرئوا القرآن من أربعة (istaqri'û l-Qur'âna min arbaʿa) », c'est-à-dire : demandez-leur de vous faire réciter [le Coran].

(Sa parole : « ألا تدعني أستقرئ لك الحديث (alâ tadaʿunî astaqri'u laka l-hadîth) ») c'est-à-dire : [ne me laisses-tu pas] le rechercher et te l'apporter petit à petit ?

(Sa parole : « أيام أقرائك (ayyâm aqrâ'iki) ») pluriel de قرء (qur' / qar'), avec u et avec a ; il revient souvent ; il a aussi le pluriel قروء (qurû') ; c'est la pureté (tuhr) qui suit les menstrues ; on a dit : ce sont les menstrues. Maʿmar — c'est-à-dire Abû ʿUbayda le lexicographe — a dit : on dit أقرأت المرأة (aqra'ati l-mar'a) lorsque ses menstrues approchent, et أقرأت (aqra'at) lorsque sa pureté approche. D'autres que lui ont dit de manière absolue que c'est un mot à sens contraires ; ce qui l'indique, c'est la parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « دعي الصلاة أيام أقرائك (daʿî s-salâta ayyâma aqrâ'iki), délaisse la prière les jours de tes aqrâ' », c'est-à-dire les jours de tes menstrues, et sa parole : « من قرء إلى قرء (min qur'in ilâ qur') », c'est-à-dire d'une pureté à une pureté ; il a donc été employé comme terme polysémique. Ce qui est établi après examen, c'est qu'il s'agit du passage d'un état à un autre ; on a dit : le moment ; on a dit : le rassemblement. Et sa parole : « Maʿmar a dit : on dit ما قرأت سلى (mâ qara'at salan) lorsqu'elle n'a porté aucun petit dans son ventre » ; un autre que lui a dit : « ما قرأت الناقة جنينا (mâ qara'ati n-nâqatu janînan), c'est-à-dire que la chamelle n'a renfermé aucun fœtus » : il se range ainsi à l'avis que son sens est le rassemblement.

(Sa parole : « يتيما ذا مقربة (yatîman dhâ maqraba) ») c'est-à-dire un proche parent.

(Sa parole : « يقرب في المشي (yuqarribu fî l-mashy) ») c'est-à-dire qu'il presse l'allure ; al-Asmaʿî a dit : التقريب (at-taqrîb), c'est que la jument lève ses deux pattes de devant ensemble et les pose ensemble.

(Sa parole : « القراب بما فيه (al-qirâb bi-mâ fîhi) ») le قراب (qirâb) du sabre ou d'autre chose est son fourreau.

(Sa parole : « سددوا وقاربوا (saddidû wa-qâribû) ») c'est-à-dire : n'exagérez pas et ne restez pas en deçà, et approchez-vous de ce qui est juste.

Passage douteuxImprimé روياء, probablement رؤيا : « le rêve du croyant » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : لم تكد روياء المؤمن تكذب

(Sa parole : « إذا قرب الزمان لم تكد رؤيا المؤمن تكذب (idhâ qaruba z-zamânu lam takad ru'yâ l-mu'mini takdhib), lorsque le temps se rapprochera, le rêve du croyant ne sera presque jamais mensonger ») on a dit que ce qu'on entend par là est l'approche de l'Heure ; on a dit : l'égalité de la nuit et du jour. Et sa parole : « يتقارب الزمان وتكثر الفتن (yataqârabu z-zamânu wa-takthuru l-fitan), le temps se resserrera et les épreuves se multiplieront » : on a dit qu'il s'agit du raccourcissement des vies ; on a dit : du raccourcissement de la nuit et du jour, ce que vient appuyer le fait que dans l'autre hadith il y a : « يتقارب الزمان حتى تكون السنة كالشهر (yataqârabu z-zamânu hattâ takûna s-sanatu ka-sh-shahr), le temps se resserrera au point que l'année sera comme le mois » ; on a dit : l'égalité des gens dans l'ignorance.

(Sa parole : « أقرب السفينة (aqrub as-safîna) ») pluriel de قارب (qârib), de façon irrégulière ; ce sont de petites embarcations.

(Sa parole : « لأقربن لكم صلاة رسول الله صلى الله عليه وسلم (la-uqarribanna lakum salâta rasûli llâh), je vais vous rendre proche la prière de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) ») c'est-à-dire : je vais vous montrer ce qui lui ressemble et s'en approche.

(Sa parole : « وكانوا إلى علي قريبا (wa-kânû ilâ ʿAliyyin qarîban) ») c'est-à-dire qu'ils revinrent se rapprocher de lui lorsqu'il prêta allégeance à Abû Bakr, après s'être écartés de lui.

(Sa parole : « شيطانك (shaytânuka), ton démon ») قربك (qaribaka), avec i sous le râ' ; on dit قربه (qaribahu), avec i, يقربه (yaqrabuhu), avec a à l'inaccompli ; lorsqu'il n'y a pas là de transitivité, tu dis قرب (qaruba), avec u.

(Sa parole : « من بعد ما أصابهم القرح (min baʿdi mâ asâbahumu l-qarh) ») c'est-à-dire la douleur des blessures ; le mot s'emploie aussi pour les blessures et les ulcères qui sortent sur le corps ; de là : « إن يمسسكم قرح (in yamsaskum qarh), si une blessure vous atteint » ; et sa parole : « قرحت أشداقنا (qarihat ashdâqunâ) », avec i sous le râ', c'est-à-dire que les commissures de nos lèvres furent couvertes d'ulcères.

(Sa parole : « غزوة ذي قرد (ghazwat Dhî Qarad) ») avec deux a, la première lettre étant un qâf ; on rapporte aussi avec deux u : c'est ce qu'a rapporté al-Balâdhurî, qui a dit que la forme correcte est le a sur les deux.

(Sa parole : « يقرد بعيره (yuqarridu baʿîrahu) ») c'est-à-dire qu'il ôte les tiques (al-qurâd) de son chameau.

(Sa parole : « قرت عين أم إبراهيم (qarrat ʿaynu Ummi Ibrâhîm) ») c'est-à-dire qu'elle éprouva de la joie, car l'œil de l'affligé est agité et l'œil de celui qui se réjouit est apaisé ; on a dit : قرت (qarrat) signifie « dormit » ; on a dit : cela vient de القر (al-qurr), avec u, qui est le froid, car la larme de celui qui se réjouit est froide et la larme de l'affligé est chaude ; c'est pourquoi l'on dit dans l'invective : « سخنت عينه (sakhinat ʿaynuhu), que son œil s'échauffe ! » ; et la parole de l'épouse d'Abû Bakr : « لا وقرة عيني (lâ wa-qurrati ʿaynî), non, par la fraîcheur de mon œil ! » : elle jura par la chose qui rafraîchit son œil ; on a dit qu'elle entendait par là le Prophète (paix et bénédictions sur lui).

(Sa parole : « يقر في صدري (yaqirru fî sadrî) ») c'est-à-dire que cela se fixe ; on rapporte aussi يقرأ (yuqra'u), de la lecture, et l'on rapporte يغرى (yughrâ), avec le ghayn avec point, c'est-à-dire que cela s'y colle comme avec de la colle (al-ghirâ').

(Sa parole : « يتقرى حجر نسائه (yataqarrâ hujara nisâ'ihi) ») c'est-à-dire qu'il les parcourait l'une après l'autre.

(Sa parole : « فيقرها في أذن وليه قر الدجاجة (fa-yaqurruhâ fî udhuni waliyyihi qarra d-dajâja) ») c'est-à-dire qu'il l'y fixe ; ce qu'on entend par قر الدجاجة (qarr ad-dajâja), c'est son cri ; quant à l'autre version, « فيقرقرها قرقرة الدجاجة (fa-yuqarqiruhâ qarqarata d-dajâja) », le sens est qu'il la répète comme la poule répète son cri ; on rapporte aussi الزجاجة (az-zujâja, le flacon), avec le zây : c'est une image pour son dépôt à l'intérieur [de l'oreille]. Ibn al-Aʿrâbî a dit : on dit قررت الكلام في الأذن (qarartu l-kalâma fî l-udhun) lorsque tu places ta bouche, en parlant, contre le conduit de l'oreille ; et tu dis قر الخبر في الأذن يقره قرا (qarra l-khabara fî l-udhuni yaqurruhu qarran) lorsqu'il l'y a déposée.

(Sa parole, dans [le récit de] la calomnie : « يقره (yuqirruhu) ») avec u sur la première lettre et le redoublement, c'est-à-dire qu'il ne le désapprouvait pas ; quant à أقر بالشيء (aqarra bi-sh-shay'), cela signifie qu'il l'a reconnu pour vrai.

(Sa parole : « تقرصه بالماء (taqrusuhu bi-l-mâ') », avec le sâd sans point) c'est-à-dire qu'elle le frotte du bout de ses doigts.

(Sa parole : « قرضه (qaradahu) ») avec la lettre à point (dâd), c'est-à-dire qu'il le coupa avec des ciseaux (al-miqrâd).

(Sa parole : « تقرضهم (taqriduhum) ») Mujâhid a dit : elle les laisse ; un autre a dit : elle s'écarte d'eux, ce qui revient au même. Et sa parole : « القرض (al-qard) », avec a sur le qâf : c'est le prêt (as-salaf) ; et القراض (al-qirâd) est la commandite (al-mudâraba), qui consiste à attribuer à celui qui fait fructifier [le capital] une part du profit.

(Sa parole : « تلقي القرط (tulqî l-qurt) ») c'est-à-dire ce dont on pare l'oreille [la boucle d'oreille].

(Sa parole : « قيراط من الأجر (qîrât min al-ajr) ») c'est-à-dire une part sur vingt-quatre.

(Sa parole : « على قراريط لأهل مكة (ʿalâ qarârîta li-ahli Makka) ») on a dit que c'est un lieu ; on a dit que c'est le pluriel de قيراط (qîrât), et c'est ce qu'a affirmé catégoriquement Suwayd ibn Saʿîd, selon ce qu'Ibn Mâja a rapporté de lui ; il a dit : le sens en est un qîrât pour chaque mouton.

(Sa parole : « مقروظ (maqrûz) ») c'est-à-dire tanné avec le qaraz, qui est connu [la gousse d'acacia].

(Sa parole : « أقرع بين نسائه (aqraʿa bayna nisâ'ihi) », « واقترعوا (wa-qtaraʿû) », « وكانت قرعة (wa-kânat qurʿa) » et « واقتسم المهاجرون قرعة (wa-qtasama l-muhâjirûna qurʿatan) ») c'est le jet des flèches sur des lignes ; sa description : on écrit les noms sur des objets, et un étranger les tire ; celui dont le nom sort obtient le droit.

(Sa parole : « قرع نعالهم (qarʿa niʿâlihim) ») c'est-à-dire le bruit de leurs sandales frappant le sol.

(Sa parole : « حتى قرع العظم (hattâ qaraʿa l-ʿazm) ») c'est-à-dire qu'il frappa dedans.

(Sa parole : « لنقرعن بها أبا هريرة (la-naqraʿanna bihâ Abâ Hurayra) ») c'est-à-dire : nous allons le repousser ; التقريع (at-taqrîʿ) s'emploie pour le blâme ; il se peut que cela vienne de أقرعته (aqraʿtuhu), lorsque tu l'as vaincu par ta parole.

(Sa parole : « من قراع الكتائب (min qirâʿ al-katâ'ib) ») c'est-à-dire du combat des armées ; le sens premier en est le choc des sabres.

(Sa parole : « اقترفت ذنبا (iqtaraftu dhanban) ») c'est-à-dire : j'ai commis [un péché] ; et قارفت ذنبا (qâraftu dhanban), c'est-à-dire : je me suis mêlé [à un péché] ; de là : « من لم يقارف الليلة (man lam yuqârif al-layla) », c'est-à-dire qui n'a pas commis [de péché] ; on a dit que ce qu'on entend ici est le rapport conjugal.

(Sa parole : « القرفصى (al-qurfusâ) ») c'est le fait de s'asseoir en entourant [ses genoux] de ses bras ; on a dit : c'est la posture de celui qui est assis prêt à se lever.

(Sa parole : « قرام لعائشة (qirâm li-ʿÂ'isha) ») c'est-à-dire un rideau ; il se prononce avec i sous le qâf.

(Sa parole : « قرني (qarnî), ma génération ») c'est-à-dire mes Compagnons ; les Anciens ont divergé sur la détermination de la durée d'une génération (qarn) : on a dit cent ans, et c'est l'opinion la plus connue ; al-Harbî a rapporté la divergence à ce sujet, de dix à cent vingt [ans], puis il a dit : « Selon moi, la génération est toute communauté qui a péri sans qu'il en reste personne. »

(Sa parole : « قرن الشيطان (qarn ash-shaytân) » et « بين قرني الشيطان (bayna qarnay ash-shaytân), entre les deux cornes du démon ») on a dit : sa communauté ; on a dit : sa domination ; on a dit : les deux côtés de sa tête, et qu'à ce moment-là il se meut ; ce qui l'indique, c'est sa parole : « فإذا ارتفعت فارقها وإذا استوت قارنها (fa-idhâ rtafaʿat fâraqahâ wa-idhâ stawat qâranahâ), lorsque [le soleil] s'élève, il le quitte, et lorsqu'il est au zénith, il s'y joint ».

(Sa parole : « فليطلع لنا قرنه (fa-l-yutliʿ lanâ qarnahu) ») c'est-à-dire : qu'il nous montre sa tête ; c'est une image pour le fait de ne pas se dissimuler dans ses propos.

(Sa parole : « يغتسل بين القرنين (yaghtasilu bayna l-qarnayni) ») c'est-à-dire entre les deux côtés du puits : ce sont les deux piliers, ou les deux poutres, sur lesquels s'étend la poutre à laquelle on suspend la poulie.

(Sa parole : « بكبش أقرن (bi-kabshin aqran) ») parmi les béliers, le أقرن (aqran) est celui qui a des cornes, et parmi les gens, celui dont les sourcils se rejoignent.

(Sa parole : « ثلاثة قرون (thalâthat qurûn) ») c'est-à-dire trois tresses.

(Sa parole : « قرن الثعالب (Qarn ath-Thaʿâlib) », « قرن المنازل (Qarn al-Manâzil) » et « ومهل أهل نجد قرن (wa-muhallu ahli Najdin Qarn), le lieu de sacralisation des gens du Najd est Qarn ») tous avec le râ' sans voyelle ; le sens premier en est une petite montagne isolée, allongée, détachée de la grande montagne ; puis des lieux déterminés en ont reçu le nom.

(Sa parole : « قرينتها في كتاب الله (qarînatuhâ fî kitâbi llâh) ») c'est-à-dire son équivalent ; de là : « Prends ces deux [chamelles] attachées ensemble (al-qarînatayn) » ; et Sa parole : « Et Nous leur avons assigné des compagnons (quranâ') » : on a dit que ce sont les démons ; c'est le pluriel de قرين (qarîn) ; de là Sa parole : « Il devient alors son compagnon (qarîn) », c'est-à-dire le démon qui lui est attaché ; et Sa parole : « Ou que les anges ne sont-ils venus avec lui en l'escortant (muqtarinîn) ? », c'est-à-dire en marchant ensemble.

Passage douteuxImprimé القرآن (« le Coran »), probablement القران (*al-qirân*) : « l'association (du pèlerinage et de la ʿumra) » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : والقرآن في الحج جمعه مع العمرة

(Sa parole : « بئسما عودتم أقرانكم (bi'sa-mâ ʿawwadtum aqrânakum), quelle mauvaise habitude vous avez donnée à vos adversaires ! » et « وحتى تقتل أقرانها (wa-hattâ taqtula aqrânahâ), jusqu'à ce qu'elle tue ses adversaires ») c'est le pluriel de قرن (qirn), avec i sous le qâf : c'est celui qui l'égale en vigueur ou en force, de même dans la science ; quant [à l'égal] en âge, c'est avec a (qarn). Le qirân dans le pèlerinage est le fait de l'associer à la visite pieuse (ʿumra) ; on en dit قرن (qarana) et l'on ne dit pas أقرن (aqrana) ; de même le قران (qirân) des dattes, qui consiste à prendre deux dattes en une bouchée ; dans la plupart des versions, on trouve « نهى عن الإقران (nahâ ʿan al-iqrân), il interdit le iqrân », alors que la forme correcte est القران (al-qirân). Et sa parole : « وما كنا له مقرنين (wa-mâ kunnâ lahu muqrinîna) », c'est-à-dire capables de le dominer ; on a dit : le maîtrisant ; on dit فلان مقرن لفلان (fulânun muqrinun li-fulân), c'est-à-dire qu'il le maîtrise.

(Section q-z)

(Sa parole : « وما نرى في السماء من قزعة (wa-mâ narâ fî s-samâ'i min qazaʿa) ») c'est-à-dire un nuage ; القزع (al-qazaʿ) désigne à l'origine les nuages dispersés et légers.

Passage douteuxImprimé وهنها, probablement وههنا : « et ici » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : ويترك له ههنا شعر وههنا وهنها

(Sa parole : « نهى عن القزع (nahâ ʿan al-qazaʿ) ») ʿAbd Allâh, son rapporteur, a dit : c'est qu'on rase la tête de l'enfant en lui laissant des cheveux ici, ici et ici, c'est-à-dire sur les côtés de la tête ; le sens premier en vient du mot précédent.

(Section q-s)

(Sa parole : « فرت من قسورة (farrat min qaswara) ») on a dit que ce sont les voix des gens et leur tumulte ; tout ce qui est violent est appelé qaswara ; Abû Hurayra a dit : القسورة (al-qaswara), c'est le lion.

(Sa parole : « القسي (al-qassî) ») Abû Burda a dit, d'après ʿAlî : ce sont des étoffes rayées de soie, où il y a des motifs semblables à des cédrats ; un autre que lui a dit : on les fabriquait à al-Qass, dans le pays d'Égypte, et on les a rattachées à ce lieu.

(Sa parole : « القسط الهندي (al-qust al-hindî) ») avec u sur le qâf : une sorte de bois aromatique dont on se sert pour les fumigations.

(Sa parole : « القسطاس (al-qistâs) ») on a dit que c'est la justice en langue grecque (byzantine) ; il l'a rapporté d'après Mujâhid ; un autre a dit : c'est la plus juste des balances, et ce n'est pas un mot arabe ; on a dit : القسط (al-qist) est le nom verbal de المقسط (al-muqsit), qui est celui qui est juste ; quant à القاسط (al-qâsit), il signifie l'injuste. Ainsi dans l'original ; cela appelle réserve, et ils l'ont justifié moyennant une interprétation. Et sa parole : « يخفض القسط ويرفعه (yakhfidu l-qista wa-yarfaʿuhu), Il abaisse le qist et l'élève » : on a dit qu'il s'agit de la subsistance ; on a dit : de la balance ; on a dit : de la part.

(Sa parole : « أجر القسام (ajr al-qassâm) ») c'est la forme faʿʿâl de القسم (al-qasm), avec a sur le qâf, qui est la détermination des parts ; le nom en est القسامة (al-qusâma), avec u et sans redoublement ; quant à القسامة (al-qasâma), avec a, ce sont les serments en matière de sang.

(Sa parole : « وأن تستقسموا بالأزلام (wa-an tastaqsimû bi-l-azlâm) ») il l'a mentionné [dans l'exégèse de la sourate] al-Mâ'ida : c'est le jet des flèches pour faire sortir ce qu'Allah leur a assigné dans une affaire.

(Sa parole : « على المقتسمين (ʿalâ l-muqtasimîna) ») c'est-à-dire ceux qui ont juré de ne pas abandonner l'association (shirk) ; et sa parole : « لا أقسم (lâ uqsimu) », c'est-à-dire « Je jure » ; on lit aussi لا قسم (lâ qasam) ; et sa parole : « تقاسموا (taqâsamû) », c'est-à-dire : jurez-vous mutuellement ; « وقاسمهما (wa-qâsamahumâ) », c'est-à-dire qu'il leur jura ; et sa parole : « لو أقسم على الله لأبره (law aqsama ʿalâ llâhi la-abarrahu), s'il jurait par Allah, Il exaucerait son serment » : on a dit : s'il L'invoquait, Il l'exaucerait ; on a dit : [cela s'entend] selon son sens apparent.

(Section q-sh)

(Sa parole : « قشبني ريحها (qashabanî rîhuhâ), son souffle m'a empoisonné ») c'est-à-dire : il a rempli mes narines ; القشب (al-qashb) est le fait de sentir, et le mot s'emploie aussi pour le fait d'être atteint par toute chose désagréable.

(Sa parole : « تقشع السحاب (taqashshaʿa s-sahâb), les nuages se dissipèrent ») c'est-à-dire : se dispersèrent.

Passage douteuxImprimé هوأ كال (coupure fautive), probablement هو أكال : « c'est une pourriture (*ukâl*) » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : بضم القاف والتخفيف هوأ كال يقع في التمر

(Sa parole : « قشام (qushâm) ») avec u sur le qâf et sans redoublement : c'est une pourriture (ukâl) qui atteint les dattes ; on a dit aussi : c'est le fait qu'elles tombent alors qu'elles sont encore au stade de busr, avant de devenir balah.

(Section q-ṣ)

(Sa parole : « من قصب (min qasab), de qasab ») c'est-à-dire : de perle creuse.

(Sa parole : « يجر قصبه (yajurru qusbahu), il traînait ses entrailles ») avec u sur le qâf et sans voyelle sur le sâd, c'est-à-dire : ses intestins. Le boucher est appelé قصاب (qassâb) d'après التقصيب (at-taqsîb), qui est le découpage ; on dit : قصبت الشاة (qassabtu sh-shât), c'est-à-dire : je l'ai découpée en membres.

(Sa parole : « قصد السبيل (qasd as-sabîl), le droit chemin » [An-Nahl : 9]) c'est-à-dire : son milieu et ce qu'il a de plus juste ; de là : « عليكم بالقصد (ʿalaykum bi-l-qasd) », c'est-à-dire : la rectitude.

(Sa parole : « قصرت الصلاة (qasurat as-salât), la prière a-t-elle été raccourcie ? ») c'est-à-dire : diminuée par rapport à son intégralité ; de là تقصير الصلاة (taqsîr as-salât), le raccourcissement de la prière. Le raccourcissement en voyage consiste à faire de la prière de quatre unités une prière de deux ; et le raccourcissement dans les rites [du pèlerinage] consiste à couper l'extrémité d'une partie des cheveux de la tête. Sa parole : « اقتصروا عن قواعد إبراهيم (iqtasarû ʿan qawâʿid Ibrâhîm) », c'est-à-dire : ils sont restés en deçà des fondations d'Abraham. On dit أقصر عنه (aqsara ʿanhu) lorsqu'on y renonce tout en en étant capable, et قصر عنه (qasura ʿanhu) lorsqu'on y renonce par impuissance ; et l'on dit اقتصر عليه (iqtasara ʿalayhi) lorsqu'on ne recherche rien d'autre. Sa parole : « قصرت الدعوة عليهم (qusirat ad-daʿwa ʿalayhim) », c'est-à-dire : l'appel leur a été réservé.

(Sa parole : « قصرت بهم النفقة (qasurat bihimu n-nafaqa), les ressources leur ont fait défaut ») c'est-à-dire : se sont faites étroites pour eux. Sa parole : « فاقصر الخطبة (fa-aqsir al-khutba) », c'est-à-dire : abrège-la. Sa parole : « قيصر (Qaysar) » : c'est le titre de celui qui règne sur les Byzantins (ar-Rûm).

(Sa parole : « بشرر كالقصر (bi-shararin ka-l-qasr), des étincelles pareilles à des châteaux » [Al-Mursalât : 32]) Ibn ʿAbbâs a dit : « On relève les pièces de bois بقصر (bi-qasar) de trois coudées », c'est-à-dire : à la mesure de trois coudées.

(Sa parole : « قصر بني خلف (qasr Banî Khalaf), le château des Banû Khalaf ») il se trouve à Bassora, et l'on entend par eux les descendants de Talha at-Talahât.

(Sa parole : « مقصورات في الخيام (maqsûrâtun fi l-khiyâm), cloîtrées dans les tentes » [Ar-Rahmân : 72]) c'est-à-dire : retenues, au regard réservé (qâsirât), qui ne désirent personne d'autre que leurs époux.

(Sa parole : « قصيه (qussîhi), suis sa trace ») c'est-à-dire : suis ses traces ; de là : « على آثارهما قصصا (ʿalâ âthârihimâ qasasan), en suivant leurs propres traces » [Al-Kahf : 64].

(Sa parole : « Il la raconta à l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) ») c'est-à-dire : il la lui relata en entier. Sa parole : « لا تسجد لسجود القاص (lâ tasjud li-sujûd al-qâss), ne te prosterne pas à la prosternation du conteur », c'est-à-dire : du prédicateur qui exhorte.

(Sa parole : « قاصه في الدين (qâssahu fi d-dayn), il compensa avec lui la dette ») c'est-à-dire : il fit les comptes avec lui ; de là : « يتقاصون مظالم كانت بينهم (yataqâssûna mazâlima kânat baynahum), ils se rendent mutuellement justice des torts qu'il y avait entre eux » ; de là aussi القصاص (al-qisâs), le talion, parce que [la victime] y prend de lui son droit. On a dit aussi : [le mot vient] de la notion de coupure, car son principe, pour les blessures, est que l'on coupe comme il a coupé.

Passage douteuxImprimé القصمه, probablement القصة البيضاء (*al-qassa al-baydâ'*), le dépôt blanc, comme le confirme la suite (« كالقصة ») ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : قوله القصمه البيضاء Imprimé لجص, probablement الجص : « le plâtre » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : كالقصة وهى لجص

(Sa parole : « القصة البيضاء (al-qassa al-baydâ'), le dépôt blanc ») avec a sur le qâf : c'est une expression figurée pour la pureté ; on entend par là une eau blanche qui sort à la fin des menstrues (hayd), lorsqu'elles cessent, semblable à un fil blanc. On a dit aussi : c'est le fait que ressorte blanc ce dont [la femme] se garnit, semblable à la qassa, qui est le plâtre ; de là : « il la bâtit de pierres sculptées et de plâtre (qassa) ».

(Sa parole : « تناول قصة من شعر (tanâwala qussatan min shaʿr), il prit une mèche de cheveux ») avec u sur le qâf : ce qui, des cheveux de la tête, retombe sur le front ; elle est appelée ainsi parce qu'on la coupe (yuqassu). القص (al-qass) est ce qui se trouve de poils au milieu de la poitrine ; on a dit aussi : ce sont les parties cartilagineuses dans lesquelles sont plantées les extrémités des côtes.

(Sa parole : « القصعة (al-qasʿa) ») c'est le récipient, celui qui est fait de bois.

(Sa parole : « فقصعته (fa-qasaʿathu) ») c'est-à-dire : elle l'a frotté avec son ongle. Sa parole : « فأقصعته (fa-aqsaʿathu) » viendra dans [la section] q-ʿ.

(Sa parole : « قاصفا يقصف كل شيء (qâsifan yaqsifu kulla shay'), un ouragan qui brise toute chose ») c'est-à-dire : qui la projette. Sa parole : « فتقصف عليه النساء (fa-taqassafa ʿalayhi n-nisâ') », c'est-à-dire : les femmes se pressent autour de lui.

(Sa parole : « حتى يقصمها الله (hattâ yaqsimahâ Allâh), jusqu'à ce qu'Allah la brise ») c'est-à-dire : la casse ; le mot s'emploie aussi pour l'anéantissement. La parole de ʿÂ'isha : « فقصمته (fa-qasimtuhu) », avec i sous le sâd, c'est-à-dire : je l'ai fendu ; et on le rapporte aussi avec le dâd avec point, c'est-à-dire : je l'ai coupé.

(Section q-ḍ)

(Sa parole : « بقضيب (bi-qadîb), avec une baguette ») c'est-à-dire : avec une épée fine ou avec un bâton.

Passage douteuxImprimé ينفض, probablement ينقض (*yanqadda*), « s'écrouler » [Al-Kahf : 77], conformément à la section ق ض et à la suite (انقض) ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : قوله يريد أن ينفض

(Sa parole : « يريد أن ينقض (yurîdu an yanqadda), sur le point de s'écrouler » [Al-Kahf : 77]) c'est-à-dire : se lézarder sans tomber. Sa parole : « لو أن أحدا انقض لما فعل بعثمان (law anna Uhudan inqadda li-mâ fuʿila bi-ʿUthmân), si [le mont] Uhud s'écroulait pour ce qui a été fait à ʿUthmân », c'est-à-dire : s'effondrait, se lézardait et se disloquait.

(Sa parole : « يقضمها كما يقضم الفحل (yaqdamuhâ kamâ yaqdamu l-fahl), il la mord comme mord l'étalon ») c'est-à-dire : il la tranche ; de là : « فقضمته (fa-qadamtuhu) ».

(Sa parole : « أحسنكم قضاء (ahsanukum qadâ'an), le meilleur d'entre vous à s'acquitter ») c'est-à-dire : à rembourser.

(Sa parole : « تقاضى ابن أبي حدرد (taqâdâ Ibn Abî Hadrad), il réclama son dû à Ibn Abî Hadrad ») c'est-à-dire : il lui demanda le remboursement de sa dette.

(Sa parole : « قضى (qadâ) ») c'est-à-dire : il mourut.

(Sa parole : « عمرة القضاء أو القضية (ʿumrat al-qadâ' aw al-qadiyya), la ʿumra de l'accomplissement, ou de l'accord ») c'est-à-dire : [conformément à] ce qui figurait dans l'écrit dont ils étaient convenus à al-Hudaybiya. Il est possible qu'elle ait été appelée ainsi parce qu'ils accomplirent la ʿumra après celle-ci, si bien qu'elle en était comme une compensation, même si elle n'était pas obligatoire. Quant à sa parole : « لا يعدل في القضية (lâ yaʿdilu fi l-qadiyya), il n'est pas équitable dans la qadiyya », son sens est : le jugement.

Passage douteuxImprimé الاجر (« le salaire »), probablement الأداء : « l'acquittement », illustré par قضى دينه ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : ويأتي القضاء بمعنى الاجر والوفاء

(Sa parole : « وقضينا إلى بني إسرائيل في الكتاب (wa-qadaynâ ilâ Banî Isrâ'îl fi l-kitâb), Nous avons décrété pour les Enfants d'Israël, dans le Livre » [Al-Isrâ' : 4]) c'est-à-dire : Nous leur avons ordonné. Le mot القضاء (al-qadâ') se présente sous plusieurs acceptions : au sens d'ordre, de jugement et de création — de là : « فقضاهن سبع سماوات (fa-qadâhunna sabʿa samâwât), Il en fit sept cieux » [Fussilat : 12], c'est-à-dire : Il les créa ; ainsi dans l'original. Il se présente aussi au sens d'acquittement et de remboursement — de là : قضى دينه (qadâ daynahu), il a acquitté sa dette ; au sens de faire — de là : « فاقض ما أنت قاض (fa-qdi mâ anta qâd), fais donc ce que tu as à faire » [Tâ-Hâ : 72] ; d'achèvement — de là : « فلما قضى صلاته (fa-lammâ qadâ salâtahu), lorsqu'il eut achevé sa prière » ; au sens de parachèvement — de là : « قضى أجلا (qadâ ajalan), il a accompli un terme » ; de mise à mort — de là : « فوكزه موسى فقضى عليه (fa-wakazahu Mûsâ fa-qadâ ʿalayhi), Moïse lui donna un coup de poing et l'acheva » [Al-Qasas : 15] ; au sens de dénombrement et de détermination ; et au sens d'information — de là : « وقضينا إلى بني إسرائيل (wa-qadaynâ ilâ Banî Isrâ'îl), Nous avons fait savoir aux Enfants d'Israël » [Al-Isrâ' : 4].

(Section q-ṭ)

(Sa parole : « درع قطر (dirʿ qitr), une chemise de qitr ») avec i sous la première lettre : c'est une sorte d'étoffe du Yémen, où il y a du rouge.

(Sa parole : « أفرغ عليه قطرا (ufrigh ʿalayhi qitran), que je verse dessus du métal fondu » [Al-Kahf : 96]) c'est-à-dire : que je verse dessus du plomb ; on dit aussi : du laiton (sufr), et l'on dit aussi : du cuivre (nuhâs) ; c'est ce qu'a dit Ibn ʿAbbâs.

(Sa parole : « من أقطارها (min aqtârihâ), de ses côtés » [Al-Ahzâb : 14]) c'est-à-dire : ses flancs ; son singulier est قطر (qutr), avec u sur la première lettre puis le sukûn.

(Sa parole : « قطر الدم (qatara d-dam), le sang coula goutte à goutte ») c'est-à-dire : se répandit ; de là : « وذكر أحدنا يقطر (wa-dhakaru ahadinâ yaqturu), alors que le membre de l'un de nous dégoutte ».

(Sa parole : « عجل لنا قطنا (ʿajjil lanâ qittanâ), hâte pour nous notre lot » [Sâd : 16]) c'est-à-dire : notre part ; on a dit aussi : notre châtiment ; et on a dit : القط (al-qitt) est le registre, à savoir le registre des bonnes actions.

(Sa parole : « جعدا قططا (jaʿdan qatatan), aux cheveux frisés et crépus ») c'est celui dont les cheveux sont très frisés, comme ceux des Noirs.

(Sa parole : « قط (qattu), jamais ») le mot est avec redoublement lorsqu'il est complément de temps (zarf), et on l'allège parfois ; le qâf porte un a selon l'opinion la plus connue, et l'on a rapporté qu'il porte un u. On a dit aussi : lorsqu'il a le sens de « suffit » (hasb), le tâ' est sans voyelle, au mode apocopé (jazman). Dans la description de l'Enfer : « فتقول قط قط (fa-taqûlu qat qat), il dira : Assez ! Assez ! », avec le tâ' sans voyelle ou avec i ; et dans une version : « قطني قطني (qatnî qatnî) », avec l'ajout d'un nûn ; tout cela a le sens de « il me suffit », et aussi le sens de la diminution19.

(Sa parole : « يقطع من دونها السراب (yaqtaʿu min dûnihâ s-sarâb) ») c'est-à-dire : elle allait si vite que le mirage était aperçu en deçà d'elle et s'y trouvait coupé.

(Sa parole : « بقطع من الليل (bi-qitʿin mina l-layl), dans une partie de la nuit » [Hûd : 81]) c'est-à-dire : dans son obscurité. Sa parole : « ليس فيكم من تقطع الأعناق إليه مثل أبي بكر (laysa fîkum man tuqattaʿu l-aʿnâqu ilayhi mithlu Abî Bakr), il n'y a personne parmi vous vers qui les cous se tendent jusqu'à se rompre comme vers Abû Bakr » : on a dit que cela vient de leur expression منقطع القرين (munqatiʿ al-qarîn), « sans égal » ; on a dit aussi que son sens est : il n'y a personne parmi vous qui devance comme lui vers les bonnes œuvres ; l'expression est tirée de la course du coursier : on dit du cheval, lorsqu'il a pris les devants, « les cous des chevaux se sont rompus » (taqattaʿat aʿnâq al-khayl), sans qu'ils puissent le rattraper.

(Sa parole : « يقتطع (yaqtatiʿu) ») c'est-à-dire : il s'approprie par spoliation.

(Sa parole : « قطعوا لي قميصا (qattaʿû lî qamîsan), ils me taillèrent une chemise ») c'est-à-dire : ils en découpèrent les pièces, puis la cousirent.

(Sa parole : « تقطعوا (taqattaʿû) ») c'est-à-dire : ils se divisèrent.

(Sa parole : « أربعة آلاف مقطعة (arbaʿat âlâf muqattaʿa), quatre mille, fractionnés ») c'est-à-dire : versés par échéances.

(Sa parole : « إن يقطع بعثا قطعة (an yaqtaʿa baʿthan qitʿatan) ») c'est-à-dire : détacher un groupe de gens pour l'expédition ; de là : قطع بعث كذا (quttiʿa baʿthu kadhâ), « telle expédition fut détachée ». Quant à sa parole : « أن نقتطع دونك (an nuqtataʿa dûnaka), que nous soyons coupés de toi », son sens est : que l'ennemi nous empêche de te rejoindre.

(Sa parole : « القطائع (al-qatâ'iʿ), les concessions » : c'est le fait que l'imam accorde quelque chose à celui qu'il en juge digne.

(Sa parole : « أن يقطع لهم البحرين (an yuqtiʿa lahumu l-Bahrayn), qu'il leur concède al-Bahrayn ») c'est-à-dire : qu'il leur en réserve le tribut (jizya). Quant à sa parole : « الأرض التي أقطعها الزبير (al-ard allatî aqtaʿahâ az-Zubayr), la terre qu'il concéda à az-Zubayr », on entend par là celle qui lui fut attribuée en propre parmi les terres mortes (mawât), et qu'il vivifia.

(Sa parole : « على قطيع من الغنم (ʿalâ qatîʿin mina l-ghanam), près d'un troupeau de moutons ») c'est-à-dire : un groupe d'entre eux.

(Sa parole : « قطيفة (qatîfa) ») c'est le manteau à longs poils.

(Sa parole : « قطفا من العنب (qitfan mina l-ʿinab), une grappe de raisin ») avec i sous la première lettre : la grappe.

(Sa parole : « قطوفها دانية (qutûfuhâ dâniya), ses fruits sont à portée de main » [Al-Hâqqa : 23]) c'est-à-dire : ils les cueillent comme ils le veulent.

(Sa parole : « جمل يقطف أو به قطاف (jamal yaqtifu aw bihi qitâf), un chameau qui trottine, ou atteint de qitâf ») c'est celui qui avance à petits pas rapides ; c'est l'un des défauts des montures.

(Sa parole : « من قطمير (min qitmîr) » [Fâtir : 13]) c'est la pellicule qui enveloppe le noyau de datte.

(Section q-ʿ)

(Sa parole : « قعب (qaʿb) ») c'est un récipient de bois, de forme ronde.

(Sa parole : « مقعد صدق (maqʿad sidq), un siège de vérité » [Al-Qamar : 55]) c'est-à-dire : un lieu de séjour.

(Sa parole : « قعد لها (quʿida lahâ) ») à la forme dont l'agent n'est pas nommé, c'est-à-dire : on le fit asseoir, ou on le retint, pour elle.

(Sa parole : « قعود (qaʿûd) ») avec a sur la première lettre : la monture que l'on a prise pour la monter et qu'il est possible de monter ; on le dit du mâle et de la femelle, mais pour la femelle on dit قعودة (qaʿûda), avec l'ajout d'un hâ'.

(Sa parole : « عند القعدة (ʿinda l-qaʿda) ») c'est-à-dire : la position assise dans la prière ; le mot est avec a.

(Sa parole : « القواعد (al-qawâʿid) ») c'est-à-dire : les fondations ; son singulier est قاعدة (qâʿida). Quant à القواعد من النساء (al-qawâʿid mina n-nisâ'), les femmes ménopausées, leur singulier est قاعد (qâʿid).

(Sa parole : « من قعر حجرتها (min qaʿri hujratihâ), du fond de sa chambre » : c'est son intérieur, du côté bas.

(Sa parole : « كقعاص الغنم (ka-quʿâs al-ghanam), comme le quʿâs des moutons ») c'est une maladie qui les fait périr rapidement.

(Sa parole : « فأقعصته (fa-aqʿastuhu) ») c'est-à-dire : je l'ai tué ; on rapporte aussi أقصعته (aqsaʿtuhu), c'est-à-dire : je l'ai écrasé ; القصع (al-qasʿ) est l'écrasement d'une chose entre les deux ongles.

Passage douteuxImprimé قعقة, probablement قعقعة : « le cliquetis (des armes) » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : ومنه قعقة السلاح

(Sa parole : « تقعقع (taqaʿqaʿu) ») c'est-à-dire : elle s'agite et se secoue avec bruit ; de là قعقعة السلاح (qaʿqaʿat as-silâh), le cliquetis des armes.

Passage douteuxPhrase vraisemblablement altérée (de même que وهكذا المكروه, probablement وهذا المكروه, et على وركيه, peut-être على عقبيه) ; traduit littéralement : « c'est de cela qu'il est rapporté qu'il fut pratiqué entre les deux prosternations, de même ». Texte arabe imprimé : وهذا ورد أنه فعل في الجلوس بين السجدتين مثله

(Sa parole : « نهى عن الإقعاء (nahâ ʿani l-iqʿâ'), il interdit l'iqʿâ' ») c'est le fait de coller ses fesses au sol et de dresser ses jambes, les mains posées au sol ; c'est cela qui est réprouvé (makrûh). Le mot s'emploie aussi pour le fait de s'asseoir sur ses hanches ; et c'est de cela qu'il est rapporté qu'il fut pratiqué dans la position assise entre les deux prosternations, de même.

(Section q-f)

(Sa parole : « كل قفار (kull qafâr) ») ainsi l'a-t-on rapporté ; mais la forme la plus connue est avec le fâ' placé en premier, comme cela a précédé.

Passage douteuxImprimé الفقر, probablement القفر : « la terre déserte », de la racine du lemme (يقتفر) ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : يطلبه في الأرض الفقر

(Sa parole : « يقتفر الصيد (yaqtafiru s-sayd) ») c'est-à-dire : il le recherche dans la terre déserte (al-qafr), qui est la terre vide.

(Sa parole : « عن القفازين (ʿani l-quffâzayn), [elle s'abstient] des deux gants » : avec u sur le qâf : c'est ce que la femme porte à la main pour la couvrir.

(Sa parole : « قف البئر (quff al-bi'r), la margelle du puits ») avec u sur la première lettre : c'est la construction qui l'entoure.

(Sa parole : « قف شعري (qaffa shaʿrî), mes cheveux se sont hérissés ») c'est-à-dire : se sont contractés et ramassés, par réprobation de ce que tu as dit ; القفوف (al-qufûf) est le frisson causé par le froid et ce qui lui ressemble.

Passage douteuxImprimé « مففلة من خيير » : مففلة est lu مقفله (« à son retour ») ; pour le nom, imprimé « خيير », lecture probable Khaybar (خيبر). Forme imprimée du nom conservée. Texte arabe imprimé : ومنه مففلة من خيير

(Sa parole : « حين قفل الجيش (hîna qafala l-jaysh), lorsque l'armée s'en retourna », et « وإنا قافلون (wa-innâ qâfilûn), et nous nous en retournons ») son sens premier est le retour ; de là : « مقفله من خيير (maqfalahu min Khuyayr), à son retour de Khuyayr ». La caravane n'est appelée قافلة (qâfila) que lorsqu'elle revient ; mais on l'emploie parfois pour elle au départ, par bon augure.

(Sa parole : « المقفي (al-muqaffî), celui qui vient à la suite ») c'est-à-dire : je suis venu sur les traces des prophètes, en dernier ; celui qui يقفو الشيء (yaqfû sh-shay') suit ses traces.

(Section q-l)

(Sa parole : « تلقي القلب (tulqî l-qulb) ») avec u sur le qâf, c'est-à-dire : [elle jette] le bracelet.

(Sa parole : « ما به قلبة (mâ bihi qalaba), il n'a aucun mal ») c'est-à-dire : aucune maladie ; [le mot vient] de القلاب (al-qulâb), avec u sur la première lettre et sans redoublement.

(Sa parole : « في تقلبهم (fî taqallubihim), dans leurs allées et venues » [An-Nahl : 46]) c'est-à-dire : dans leurs va-et-vient.

(Sa parole : « فقام يقلبها (fa-qâma yaqlibuhâ), il se leva pour la raccompagner » : avec a sur la première lettre, c'est-à-dire : il la ramène vers sa maison et la reconduit chez elle ; on dit : قلبته فانقلب هو (qalabtuhu fa-nqalaba huwa), je l'ai ramené et il s'en est retourné ; de là : « فلم أنقلب إلى أهلي (fa-lam anqalib ilâ ahlî), je ne suis pas retourné auprès des miens », et « ينقلبون (yanqalibûn), ils s'en retournent ».

(Sa parole : « القليب (al-qalîb) ») le puits ; on a dit aussi : il désigne en particulier celui qui n'est pas maçonné.

(Sa parole : « قلات السيل (qilât as-sayl) ») pluriel de قلت (qalt), avec a : c'est le creux où l'eau se rassemble.

(Sa parole : « القلادة والقلائد (al-qilâda wa-l-qalâ'id), le collier et les colliers ») c'est ce que l'on suspend au cou ; المقاليد (al-maqâlîd) et الأقاليد (al-aqâlîd) sont les clés.

(Sa parole : « قلص دمعي (qalasa damʿî), mes larmes se sont taries ») c'est-à-dire : se sont retirées et sont remontées. Sa parole : « وتقلصت عليه (wa-taqallasat ʿalayhi) », c'est-à-dire : elle s'est resserrée et ramassée sur lui.

(Sa parole : « ثلاثة عشر قلوصا (thalâthata ʿashara qalûsan), treize jeunes chamelles ») القلوص (al-qalûs), avec a, au singulier ; au pluriel, قلاص (qilâs), avec i, et قلائص (qalâ'is) : ce sont les jeunes chamelles.

(Sa parole : « أقلعي (aqliʿî) ») c'est-à-dire : retiens-toi.

(Sa parole : « أقلع عنها (aqlaʿa ʿanhâ) ») c'est-à-dire : il s'en est abstenu ; القلع (al-qilʿ), avec i sous la première lettre, est la voile du navire.

(Sa parole : « الأقلف (al-aqlaf) ») celui qui n'a pas été circoncis.

(Sa parole : « يقلقل (yuqalqalu) ») c'est-à-dire : il est secoué avec un grand bruit.

(Sa parole : « قلال هجر (qilâl Hajar), les jarres de Hajar ») c'est-à-dire : les jarres.

(Sa parole : « فذهب يقله (fa-dhahaba yuqilluhu) ») c'est-à-dire : il entreprit de le soulever.

(Sa parole : « يقلم أظفاره (yuqallimu azfârahu) ») c'est-à-dire : il se coupe les ongles.

(Sa parole : « القلنسوة (al-qalansuwa), le bonnet ») avec a sur la première lettre, u sur le sîn, et avec wâw. Ibn Durayd a dit : « Je pense qu'il est dérivé de قلس الرجل (qalasa r-rajul), lorsqu'il l'a couvert et caché, et le nûn est augmentatif. » Il y a là sept variantes dialectales20 : قلنسوة (qalansuwa) ; avec un yâ' à la place du wâw ; قلساة (qalsât), sans nûn ; قليسنة (qulaysina), avec après le lâm la lettre à deux points dessous (y), puis un sîn avec i, puis un nûn ; avec la lettre à deux points dessous à la place du nûn ; et قلينيسة (qulaynîsa), avec après le lâm la lettre à deux points dessous sans voyelle, puis un nûn avec i, puis la lettre à deux points dessous sans voyelle, puis un sîn sans point.

(Sa parole : « وما قلى (wa-mâ qalâ), et Il ne t'a pas pris en aversion » [Ad-Duhâ : 3]) c'est-à-dire : Il n'a pas haï ; de là : « وإن قلوبنا لتقليهم (wa-inna qulûbanâ la-taqlîhim), et nos cœurs les détestent », c'est-à-dire : les haïssent ; et dans une version : « لتلعنهم (la-talʿanuhum), les maudissent ».

(Section q-m)

(Sa parole : « أشرب فأتقمح (ashrabu fa-ataqammahu), je bois à satiété ») c'est-à-dire : je bois jusqu'à étancher ma soif, ou au-delà ; التقمح (at-taqammuh) dans la boisson est comme l'excès de satiété dans la nourriture. On a rapporté aussi أتقنح (ataqannahu), avec nûn ; al-Bukhârî a dit : « Avec mîm, c'est plus authentique. »

(Sa parole : « تعال أقامرك (taʿâla uqâmirka), viens, que je joue avec toi à un jeu de hasard ») القمار (al-qimâr) est connu : c'est le fait d'attribuer quelque chose à celui qui l'emporte, de manière générale, en quoi que ce soit.

(Sa parole : « القمطرير (al-qamtarîr) ») c'est-à-dire : le terrible ; on dit قمطرير (qamtarîr) et قماطر (qumâtir) : le renfrognement à son plus haut degré. Al-Azharî a dit : « Le qamtarîr est celui dont l'espace entre les yeux se contracte. »

(Sa parole : « فينقمعن منه (fa-yanqamiʿna minhu) ») c'est-à-dire : elles se dérobent [à sa vue] et entrent dans la maison.

(Sa parole : « في القمقم (fi l-qumqum) ») c'est-à-dire : le récipient de cuivre ou d'autre matière dans lequel on chauffe l'eau.

(Sa parole : « القمل (al-qummal) » : les petites tiques (al-hamnân).

(Sa parole : « يقم البيت (yaqummu l-bayt) ») c'est-à-dire : il le balaie.

(Section q-n)

(Sa parole : « قنأ لونها (qana'a lawnuhâ), sa couleur vira au rouge vif ») avec hamza, c'est-à-dire : sa rougeur s'intensifia ; on dit أحمر قانئ (ahmar qâni'), c'est-à-dire : d'un rouge intense.

(Sa parole : « قنت شهرا (qanata shahran), il fit le qunût un mois durant ») c'est-à-dire : il fit des invocations. Le mot القنوت (al-qunût) s'emploie pour l'invocation, la station debout, la soumission, le calme, le silence, l'obéissance, la prière, le recueillement, l'adoration et la longue station debout. Ibn al-Anbârî a dit : « Chacune de ces acceptions qui se présente dans le hadith doit être comprise selon ce qu'exige son contexte. » De là : « وقوموا لله قانتين (wa-qûmû li-llâhi qânitîn), et tenez-vous debout devant Allah, avec dévotion » [Al-Baqara : 238]. Ibn Masʿûd a dit : « Le qânit est celui qui obéit. »

(Sa parole : « أتقنح (ataqannahu) ») cela a précédé à [l'entrée] أتقمح (ataqammahu).

(Sa parole : « قنطرة (qantara), un pont ») mot connu ; son pluriel est قناطر (qanâtir), et y mettre le yâ' est une faute, car c'est là le pluriel de قنطار (qintâr). Les rapports divergent sur la valeur de celui-ci : selon la plupart, c'est cent livres (ratl) ; on a dit : une grande quantité de biens, la contenance d'une peau de taureau en or ; on a dit : quatre mille dinars — opinion que Thaʿlab a jugée préférable, et il a dit : « Lorsqu'ils disent قناطير مقنطرة (qanâtîr muqantara), cela fait douze mille dinars » ; on a dit : c'est mille deux cents onces (ûqiyya) ; on a dit : quarante onces d'or ; on a dit : mille deux cents dinars ; on a dit : c'est cent mann, ou cent mithqâl, ou cent dirhams ; on a dit : soixante-dix mille dinars ; et on a dit : quatre-vingt mille dinars ; peut-être ces deux dernières valeurs concernent-elles les qanâtîr muqantara.

(Sa parole : « يتقنع (yataqannaʿu) » et « تقنع بردائه (taqannaʿa bi-ridâ'ihi) ») c'est-à-dire : il se couvrit la tête ; et « مقنع بالحديد (muqannaʿ bi-l-hadîd) », c'est-à-dire : la tête couverte de fer.

(Sa parole : « قنع بقوله (qaniʿa bi-qawlihi) ») c'est-à-dire : il s'en est contenté.

(Sa parole : « مقنعي رؤوسهم (muqniʿî ru'ûsihim) » [Ibrâhîm : 43]) c'est-à-dire : levant la tête, c'est-à-dire qu'ils regardent dans l'humiliation.

(Sa parole : « القنو (al-qinw) ») il a dit : c'est le régime [de dattes] ; le duel est comme le pluriel : قنوان (qinwân), comme صنو (sinw) et صنوان (sinwân).

(Sa parole : « اقتنى (iqtanâ) ») c'est-à-dire : il a acquis une chose et l'a gardée par-devers lui.

(Sa parole : « وادي قناة (wâdî Qanât), la vallée de Qanât ») c'est l'une des vallées de Médine, où se trouvent des cultures et des biens.

(Section q-h)

(Sa parole : « قهرمانه (qahramânuhu), son intendant ») c'est-à-dire : celui qui se charge de ses affaires.

(Sa parole : « القهقرى (al-qahqarâ) », et sa parole : « تقهقر (taqahqara) ») c'est le fait de revenir en arrière.

(Section q-w)

(Sa parole : « قاب قوسين (qâba qawsayn), à deux portées d'arc » [An-Najm : 9]) c'est-à-dire : la mesure de deux arcs.

(Sa parole : « أقاد بها الخلفاء (aqâda bihâ l-khulafâ'), les califes ont appliqué le talion pour elle », et sa parole : « إما أن يقاد (immâ an yuqâda), ou bien que le talion soit appliqué ») القود (al-qawad) est la mise à mort du meurtrier pour celui qu'il a tué ; son origine est qu'ils remettaient le meurtrier au proche de la victime, qui le menait (yaqûduhu) avec une corde ; de là : « يقيدني (yuqîdunî), il m'accorde le talion ».

(Sa parole : « يقودني (yaqûdunî), il me conduit ») c'est-à-dire : il me tire. Sa parole : « قد بيده (qid bi-yadihi) » : c'est un ordre d'appliquer le talion (qawad).

(Sa parole : « فاستقاد لأمر الله (fa-staqâda li-amri llâh), il se soumit à l'ordre d'Allah ») c'est-à-dire : il obtempéra.

(Sa parole : « القوارير (al-qawârîr), les flacons de verre ») Abû Qilâba a dit : « Il entend par là les femmes » ; il les a comparées, pour leur fragilité, au verre.

(Sa parole : « فقوض (fa-quwwida) ») c'est-à-dire : on l'enleva.

(Sa parole : « ففشت تلك المقالة (fa-fashat tilka l-maqâla), ces propos se répandirent ») c'est-à-dire : ce qui était dit ; il est possible qu'il s'agisse de l'acte (al-fiʿla), et il est possible que ce soit au sens de القائلة (al-qâ'ila), c'est-à-dire : le groupe qui tenait ces propos. Le mot القول (al-qawl) s'emploie parfois à la place de l'acte ; de là, dans l'histoire d'al-Khadir : « فقال بيده فأقامه (fa-qâla bi-yadihi fa-aqâmahu) », c'est-à-dire : il fit un geste de la main et le redressa ; et sa parole : « فقال بيده هكذا (fa-qâla bi-yadihi hâkadhâ) » au sujet des ablutions (wudû'), c'est-à-dire : il la secoua. Et sa parole : « آلبر تقولون بهن (a-l-birra taqûlûna bihinna), est-ce de la piété que vous leur prêtez ? », c'est-à-dire : que vous supposez.

(Sa parole : « تقاولت به الأنصار (taqâwalat bihi l-Ansâr), ce que les Ansâr s'étaient lancé ») c'est-à-dire : ils s'étaient satirisés mutuellement. Sa parole : « تقاولنا (taqâwalnâ) », c'est-à-dire : nous nous sommes insultés. Sa parole : « تقول (taqawwala) », avec redoublement, c'est-à-dire : il a forgé un mensonge.

(Sa parole : « يؤم القوم (ya'ummu l-qawm), il dirige la prière du groupe ») ce sont les hommes réunis, selon l'opinion correcte.

(Section q-y)

* (Sa parole : « القاحة (al-Qâha) » : avec la lettre sans point (h), sans redoublement : une vallée située à trois étapes avant as-Suqyâ.

(Sa parole : « قيد شبر (qîda shibr) » et « قيد سوط (qîda sawt) ») c'est-à-dire : la mesure [d'un empan, d'une longueur de fouet].

(Sa parole : « المقير (al-muqayyar) ») il a le même sens que المزفت (al-muzaffat) ; le muqayyar est [le récipient] enduit de qâr, qui est le qîr (le goudron).

(Sa parole : « وقيضنا لهم قرناء (wa-qayyadnâ lahum quranâ'), Nous leur avons destiné des compagnons » [Fussilat : 25]) c'est-à-dire : Nous avons donné pouvoir, ou Nous avons préposé.

(Sa parole : « فأجلسني في قاع (fa-ajlasanî fî qâʿ), il me fit asseoir dans un qâʿ », sa parole : « قاعا يعلوه الماء (qâʿan yaʿlûhu l-mâ'), un qâʿ que l'eau recouvre », sa parole : « إنما هي قيعان (innamâ hiya qîʿân), ce ne sont que des qîʿân », et sa parole : « بقاع قرقر (bi-qâʿin qarqar), dans un qâʿ uni ») القاع (al-qâʿ) est une étendue de terre plane, dure et vaste.

(Sa parole : « وهو قائل السقيا (wa-huwa qâ'il as-Suqyâ) ») c'est-à-dire : faisant halte pour la sieste (al-qâ'ila) à as-Suqyâ ; de là : « ولم يقل عندي (wa-lam yaqil ʿindî), il ne fit pas la sieste chez moi » ; de là aussi : « قائلة الضحى (qâ'ilat ad-duhâ), la sieste de la matinée » ; et le nom est المقيل (al-maqîl).

(Sa parole : « قيلت الماء (qayyaltu l-mâ') ») on a dit : القيل (al-qayl) est le fait de boire au milieu du jour.

(Sa parole : « أنت قيام السماوات والأرض (anta qayyâm as-samâwâti wa-l-ard), Tu es Celui qui maintient les cieux et la terre ») avec redoublement du yâ' ; القيام (al-qayyâm) et القيوم (al-qayyûm) désignent Celui qui se charge de l'ordre [des choses], de même que القيم (al-qayyim). Le Jour de la Résurrection (yawm al-qiyâma) est appelé ainsi parce que les gens s'y lèvent (qiyâm). L'accomplissement de la prière (iqâmat as-salât) est son parachèvement ; et l'iqâma dans la prière est connue.

(Sa parole : « لقينهم (li-qaynihim), pour leur artisan ») c'est-à-dire : l'orfèvre. Sa parole : « قينة (qayna) », c'est-à-dire : une jeune esclave qui chante. Sa parole : « تقين (tuqayyanu) », c'est-à-dire : elle est coiffée, parée et présentée à son époux.

(Sa parole : « ومتاعا للمقوين (wa-matâʿan li-l-muqwîn), et une ressource pour ceux qui traversent le désert » [Al-Wâqiʿa : 73]) c'est-à-dire : ceux qui cheminent dans le قي (al-qiyy), qui est le désert et la terre lisse ; la terre déserte (al-qafr) est la terre vide ; et أقوت الدار (aqwat ad-dâr) : la demeure s'est vidée de ses habitants.

La lettre kâf (ك)

(Section k-a)

(Sa parole : « كآبة (ka'âba) ») c'est-à-dire tristesse.

(Section k-b)

(Sa parole : « كبه الله (kabbahu llâh), Allah le jeta face contre terre ») c'est-à-dire le précipita. On dit, pour l'intransitif, أكب (akabba), et pour le transitif, كب (kabba) : tu dis أكب عليه (akabba ʿalayhi), « il se pencha sur lui » ; et de là : أكببنا على الغنائم (akbabnâ ʿalâ l-ghanâ'im), « nous nous jetâmes sur le butin ». L'auteur en a traité.

(Sa parole : « كبت الكافر (kabata l-kâfir) ») c'est-à-dire il l'a terrassé, ou il l'a déçu, ou il l'a humilié, ou il l'a couvert d'opprobre ; et de là : كبتوا (kubitû), c'est-à-dire ils furent couverts d'opprobre.

(Sa parole : « الكباث (al-kabâth) ») avec a sur les deux premières lettres, sans redoublement : c'est le fruit de l'arak ; on a dit : ses feuilles, mais celui qui l'a dit s'est trompé.

(Sa parole : « ونحن ننقل التراب على أكبادنا (ʿalâ akbâdinâ), tandis que nous transportions la terre sur nos foies ») ainsi dans l'expédition du Fossé, sans divergence ; c'est une métaphore. Ailleurs qu'à cet endroit, on le rapporte avec la lettre à deux points dessus (t) ; le كتد (katad) est la jonction du cou et de l'échine, et ce qui appuie cette lecture, c'est la version de Muslim : أكتافنا (aktâfinâ), « nos épaules ».

(Sa parole : « في كبد (fî kabad) ») c'est-à-dire créé dans la peine ; on a dit : celui qui endure les difficultés de ses affaires ; et on a dit : créé dressé, non courbé.

(Sa parole, à propos du creusement du Fossé : « فعرضت لنا كبدة (kabida), un terrain dur se présenta à nous ») avec i sous la lettre à un point dessous (b), dans la version d'al-Qâbisî, d'al-Asîlî et d'autres : c'est-à-dire une portion de terre difficile à creuser à cause de sa dureté. On le rapporte aussi avec un nûn — c'est-à-dire avec i sous celle-ci —, et avec la lettre à deux points dessus (t) ; le Qâdî a dit : « Je ne connais pas le sens de ces deux formes » ; ainsi qu'avec la lettre à deux points dessous (y), et également en plaçant le d avant celle-ci.

(Sa parole : « كبد الحوت (kabid al-hût), le foie du poisson ») c'est l'organe bien connu de tout animal.

(Sa parole : « الله أكبر (Allâhu akbar) ») on a dit qu'il signifie « le Grand » ; et on a dit : plus grand que toute chose, le complément ayant été omis parce que le sens est clair.

(Sa parole : « واشتد وعظم ذلك وكبره (wa-kubruhu), cela devint intense, grave, et sa plus grande part ») avec u sur le k, et aussi avec i sous celui-ci ; et de là : « والذي تولى كبره (kibrahu), et celui d'entre eux qui s'est chargé de la plus grande part » [An-Nûr : 11], c'est-à-dire la majeure partie ; on a dit que ce qu'on entend est le grand péché, de كبيرة (kabîra), comme الخطء (al-khit') de الخطيئة (al-khatî'a).

(Sa parole : « كبر كبر (kabbir kabbir) ») c'est-à-dire : fais passer en premier celui qui est le plus âgé. Yahyâ al-Qattân a dit : c'est-à-dire « que le plus âgé se charge de la parole ». Dans une version : الكبر الكبر (al-kubra al-kubra), c'est-à-dire : fais passer l'âge en premier ; et dans une version : كبر الكبر (kabbiri l-kubra), c'est-à-dire : fais passer en premier le plus âgé.

(Sa parole : « على ساعتي هذه من الكبر (min al-kibar), en mon heure présente, de vieillesse ») c'est-à-dire en mon état d'âge avancé.

(Sa parole : « وتكون لكما الكبرياء (al-kibriyâ'), et que la grandeur soit à vous deux ») c'est-à-dire la royauté, car elle implique la grandeur.

(Section k-t)

(Sa parole : « أهل الكتاب (ahl al-kitâb), les gens du Livre ») c'est-à-dire de l'Écriture révélée à l'un des deux prophètes, Moïse ou Jésus.

(Sa parole : « كتاب معلوم (kitâb maʿlûm) ») c'est-à-dire un terme fixé. Le Livre d'Allah (kitâb Allâh) est le Coran ; le mot s'applique parfois à ce qu'Il a rendu obligatoire, comme dans sa parole : « Je jugerai assurément entre vous deux selon le Livre d'Allah » ; et de là : « Nous leur avons prescrit (katabnâ) » [Al-Mâ'ida : 45] et « Le combat vous a été prescrit (kutiba) » [Al-Baqara : 216].

(Sa parole : « كتائب وكتيبة (katâ'ib wa-katîba) ») ce sont les troupes rassemblées qui ne se dispersent pas.

(Sa parole : « المكتوبة (al-maktûba) ») c'est-à-dire la [prière] obligatoire.

(Sa parole : « Je jugerai assurément entre vous deux selon le Livre d'Allah ») c'est-à-dire selon Son statut ; de même : « Le Livre d'Allah, c'est le talion », « Applique-le selon le Livre d'Allah » et « Le Livre d'Allah a plus de droit ».

Passage douteuxImprimé (كتاب قوله على أكتادنا) : la parenthèse ouvrante est manifestement mal placée ; lire فيكتب بذلك بينهما كتاب (قوله على أكتادنا) : « on rédige à ce sujet, entre eux, un écrit », avant le nouveau lemme « على أكتادنا » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : فيكتب بذلك بينهما (كتاب قوله على أكتادنا)

(Sa parole : « المكاتبة (al-mukâtaba) », « وكاتبوهم (wa-kâtibûhum) » et « كاتب يا سلمان (kâtib yâ Salmân) ») à l'origine, c'est que le maître affranchit son esclave contre une somme déterminée que celui-ci lui verse par échéances, et l'on rédige à ce sujet, entre eux, un écrit (kitâb). (Sa parole : « على أكتادنا (ʿalâ aktâdinâ), sur nos épaules ») pluriel de كتد (katad), qui est la jonction du cou et de l'échine ; cela a déjà été vu.

(Sa parole : « ائتوني بكتف (bi-katif), apportez-moi une omoplate ») c'est-à-dire la peau d'une omoplate de mouton, pour y écrire.

(Sa parole : « في مكتل (fî miktal) ») c'est le panier (zanbîl) et le couffin (quffa). Ibn Wahb a dit : le مكتل contient de quinze à vingt sâʿ.

(Sa parole : « بالحناء والكتم (wa-l-katam), au henné et au katam ») c'est une plante avec laquelle on teint les cheveux, dont la couleur tire sur le noir.

(Section k-th)

(Sa parole : « عنده كثيب (kathîb), auprès de lui une dune ») c'est-à-dire une étendue de sable allongée, semblable à un monticule de terre ; le pluriel est كثب (kuthub), avec u sur la lettre à trois points (th).

(Sa parole : « إن أكثبوكم (in akthabûkum) ») c'est-à-dire s'ils s'approchent de vous.

Passage douteuxImprimé جمعه sans complément : peut-être « qu'il recueillit », ou reste tronqué de « والجمع كثب » (« le pluriel est كثب ») ; lecture retenue : « qu'il recueillit ». Texte arabe imprimé : أي قليلا منه جمعه

(Sa parole : « فحلب كثبة (kuthba) ») avec u, et sans voyelle sur la lettre à trois points (th) : c'est-à-dire un peu [de lait], qu'il recueillit.

(Sa parole : « من كثب (min kathab) ») avec a sur les deux premières lettres : c'est-à-dire de près.

(Sa parole : « كث اللحية (kathth al-lihya) ») c'est-à-dire que sa barbe est fournie et arrondie, sans être longue.

(Sa parole : « الكوثر (al-kawthar) ») c'est une petite rivière du Paradis ; on a dit : le Coran ; on a dit : la prophétie ; et on a dit : c'est un fawʿal tiré de الكثرة (al-kathra), l'abondance, et son sens est « le bien abondant ».

(Sa parole : « من سأل تكثرا (takaththuran) ») c'est-à-dire pour amasser beaucoup sans en avoir besoin ; et de là : « quiconque prétend à une chose pour s'en enrichir (li-yatakaththara bihâ) ».

(Section k-ḥ)

(Sa parole : « على الأكحل (ʿalâ l-akhal) ») al-Khalîl a dit : c'est la veine de la vie ; Abû Hâtim a dit : elle est dans le bras ; et on a dit : il y en a une ramification dans chaque membre.

(Section k-kh)

(Sa parole : « كخ كخ (kikh kikh) ») mot par lequel on réprimande l'enfant pour l'empêcher de faire ce qu'il veut faire. On le dit avec a sur le k ou avec i sous celui-ci, avec les deux kh sans voyelle ou avec i, avec la nunation accompagnant le i ou sans nunation. On a dit que c'est un mot étranger que les Arabes ont arabisé.

(Section k-d)

Passage douteuxImprimé بالمدينة (« à Médine »), probablement بالمد : « avec voyelle longue », par symétrie avec بالقصر et parce que كداء est près de La Mecque ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : بالمدينة مفتوح الكاف وكدى بالقصر

(Sa parole : « كداء (Kadâ') ») avec voyelle longue et a sur le k, et كدى (Kudâ), avec voyelle brève et u sur le k : ce sont deux montagnes. Près de La Mecque, la haute est celle à voyelle longue, et la basse celle à voyelle brève ; on dit aussi celle à voyelle brève sous la forme du diminutif, mais le plus exact est que celle qui a la forme du diminutif est un autre lieu, du côté du Yémen.

(Sa parole : « يكدحون (yakdahûn) ») c'est-à-dire ils gagnent [leur vie].

(Sa parole : « ليس من كدك (kaddika) ») c'est-à-dire de ta peine.

(Sa parole : « الكديد (al-Kadîd) ») avec a sur le k : c'est [le lieu] situé entre ʿUsfân et Qudayd, à quarante-deux milles de La Mecque.

(Sa parole : « انكدرت (inkadarat) ») c'est-à-dire elles se sont dispersées.

(Sa parole : « الكدرة (al-kudra) ») avec u : couleur proche du noir.

(Sa parole : « مكدوس (makdûs) ») avec la lettre sans point (s) : c'est-à-dire jeté à terre.

(Sa parole : « يكدم الأرض (yakdumu l-ard) ») c'est-à-dire il mord la terre.

(Sa parole : « أكدى (akdâ) ») c'est-à-dire il a cessé de donner.

(Sa parole : « كدية (kudya) ») c'est-à-dire un morceau [de terrain] dur.

(Section k-dh)

(Sa parole : « فإن كذبني (kadhabanî) ») sans redoublement : c'est-à-dire s'il m'a annoncé un mensonge.

(Sa parole : « أن أكون مكذبا (mukadhdhaban), que je sois démenti ») avec a : c'est-à-dire que les gens me démentent ; on le rapporte aussi avec i (mukadhdhiban), c'est-à-dire que mes actes démentent mes paroles. Le mot الكذب (al-kadhib), le mensonge, s'applique parfois à l'erreur.

(Sa parole : « فكذاك وكذاك حتى أهل مكة من مكة (fa-kadhâka wa-kadhâka hattâ ahlu Makkata min Makka), et ainsi de suite, jusqu'aux gens de La Mecque, depuis La Mecque ») l'allusion vise ceux qui habitent entre le mîqât et le territoire sacré.

(Section k-r)

(Sa parole : « واكرب أباه (wâ karba abâh), quelle angoisse pour mon père ! ») c'est-à-dire son affliction ; et de là : فكرب لذلك (fa-kuriba li-dhâlik), « il en fut angoissé ».

(Sa parole : « فكر الناس عنه (fa-karra n-nâs ʿanhu) ») c'est-à-dire ils revinrent.

(Sa parole : « آية الكرسي (âyat al-kursî), le verset du Trône ») c'est-à-dire : « Allah ! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même », jusqu'à Sa parole : « le Très-Haut, l'Immense » [Al-Baqara : 255].

(Sa parole : « الكرسف (al-kursuf) ») c'est-à-dire le coton.

(Sa parole : « كرشي (karishî) », avec i sous le r et avec la lettre sh avec point) c'est-à-dire mon groupe et l'objet de ma confiance ; le mot الكرش (al-karish) s'applique au groupe de gens.

(Sa parole : « كرعنا (karaʿnâ) ») c'est-à-dire nous avons bu directement avec la bouche.

(Sa parole : « لو دعيت إلى كراع (ilâ kurâʿ), si j'étais invité à un pied [de mouton] ») on a dit que ce qu'on entend est le nom d'un lieu : c'est toute avancée qui s'étire d'une montagne ou d'un champ de lave ; et on a dit que ce qu'on entend est le membre, dont le pluriel est أكارع (akâriʿ), et il est propre aux animaux à sabots fendus.

(Sa parole : « الدواب والكراع (wa-l-kurâʿ) » et sa parole : « هلك الكراع (halaka l-kurâʿ) ») c'est un nom désignant l'ensemble des chevaux.

(Sa parole : « تكركر حبات من شعير (tukarkiru habbâtin min shaʿîr) ») c'est-à-dire elle moud des grains d'orge.

(Sa parole : « يقاتلون خوزا وكرمان (Khûzan wa-Kirmân), ils combattront le Khûz et le Kirmân ») c'est-à-dire leurs habitants ; et « il se sacralisa depuis Kirmân » : c'est une contrée connue du pays des Persans, avec i sous le k ou avec a.

(Sa parole : « الكرم (al-karm), la vigne ») on a dit : les Arabes appelaient l'arbre du vin كرم (karm) parce que le vin les portait à la générosité (karam) ; كرم (karm) et كريم (karîm) ont le même sens : c'est un nom verbal employé comme qualificatif. La Loi a donc interdit d'appeler la vigne كرم, parce que c'est faire l'éloge de ce qu'Allah a interdit. On a dit aussi qu'elle a été appelée كرم en raison de la générosité de son fruit et de son ombre, de l'abondance de sa production, de sa qualité et de la facilité de sa cueillette.

(Sa parole : « الكريم ابن الكريم (al-karîm ibn al-karîm), le noble fils du noble ») c'est-à-dire celui qui réunit un bien abondant.

(Sa parole : « كرائم أموالهم (karâ'im amwâlihim) ») c'est-à-dire leurs biens les plus précieux.

(Sa parole : « قال لكريه (li-kariyyihi), il dit à son loueur ») c'est-à-dire celui auprès de qui il avait loué [sa monture].

(Sa parole : « رجل كريه المرآة (karîh al-mir'ât) ») c'est-à-dire laid d'aspect.

(Sa parole : « الكرى (al-karâ) ») avec voyelle brève : c'est le sommeil ; le mot s'applique aussi à l'assoupissement.

(Sa parole : « الكراء (al-kirâ') ») avec voyelle longue : c'est le loyer.

(Section k-s)

Passage douteuxImprimé تكسيه (« tu le vêts »), probablement تكسبه : « tu l'acquiers », comme dans la suite (تكسبه غيرك) ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : أي تكسيه لنفسك وكنى عن العزيز

(Sa parole : « تكسب المعدوم (taksibu l-maʿdûm) ») la plus connue des versions donne a sur la première lettre : c'est-à-dire tu l'acquiers pour toi-même, ce qui est rare à trouver étant désigné de façon allusive par « l'inexistant » ; on a dit : tu le procures à autrui. On dit كسب مالا (kasaba mâlan), « il a gagné des biens », et كسب غيره مالا (kasaba ghayrahu mâlan), « il a fait gagner des biens à autrui », [le verbe étant] intransitif et transitif. Ibn al-Aʿrâbî a admis أكسب (aksaba) avec hamza, ce qu'al-Qazzâz a récusé ; ce qui prouve que c'est admissible, c'est

(Sa parole : * « فأكسبني مالا وأكسبته حمدا (fa-aksabanî mâlan wa-aksabtuhu hamdan), il m'a fait acquérir des biens, et je lui ai fait acquérir des louanges »)

(Sa parole : « نهى عن كسب الإماء (kasb al-imâ'), il a interdit le gain des esclaves femmes ») ce sont leurs rémunérations pour la prostitution.

(Sa parole : « كست أظفار (kust azfâr) ») c'est-à-dire قسط أظفار (qust azfâr), le costus d'azfâr ; on le dit avec k et avec q, et avec t emphatique (ط) et avec t (ت).

(Sa parole : « فلم يكسره لهم (fa-lam yaksirhu lahum) ») c'est-à-dire il ne leur permit pas de prendre la totalité du jardin.

(Sa parole : « كسع أنصاريا (kasaʿa ansâriyyan) ») l'auteur a dit : الكسع (al-kasʿ), c'est frapper une chose de la main ou du pied ; cela se dit aussi lorsqu'on lui lance un mal. Al-Khalîl a dit : c'est frapper de la main et du pied le derrière de quelqu'un.

(Sa parole : « كسفت الشمس (kasafati sh-shams) ») c'est-à-dire sa lumière fut voilée.

(Sa parole : « كسفا (kisafan) ») c'est-à-dire des morceaux ; c'est Ibn ʿAbbâs qui l'a dit.

Passage douteuxImprimé الارداة, coquille pour الإرادة : « la volonté » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : ترك العمل لعدم الارداة

(Sa parole : « يكسل (yuksilu) ») avec u sur la première lettre, de la forme quadrilitère, et avec a (yaksalu), de la forme trilitère : c'est-à-dire il a un rapport sans éjaculer. L'origine du mot الكسل (al-kasal), la paresse, est le fait de délaisser l'action faute de volonté ; si c'est faute de capacité, c'est l'impuissance.

(Sa parole : « كاسية في الدنيا (kâsiya fî d-dunyâ) ») c'est-à-dire vêtue.

(Section k-sh)

(Sa parole : « إنا لنكشر في وجوه قوم (la-nakshiru), nous montrons les dents en souriant au visage de certaines gens ») avec i sous le sh ; الكشر (al-kashr), c'est l'apparition des dents lors du sourire.

(Sa parole : « فيكشط السحاب (fa-yukshatu s-sahâb) ») c'est-à-dire il est dispersé ; الكشط (al-kasht) et القشط (al-qasht) sont équivalents : on dit كشطت (kashattu) et قشطت (qashattu).

(Sa parole : « انكشفوا عنه (inkashafû ʿanhu) ») c'est-à-dire ils se débandèrent.

(Section k-ẓ)

(Sa parole : « وهو كظيظ (kazîz), sur le schème de عظيم (ʿazîm) ») c'est-à-dire plein ; on dit كظ الوادي (kazza l-wâdî), c'est-à-dire la vallée s'est remplie.

(Sa parole : « كظامة قوم (kizâmat qawm) ») c'est-à-dire un abreuvoir ou un dépotoir.

(Sa parole : « والكاظمين الغيظ (wa-l-kâzimîna l-ghayz), et ceux qui maîtrisent leur colère » [Âl ʿImrân : 134]) c'est-à-dire qui la taisent ; on dit كظم الغيظ (kazama l-ghayz), c'est-à-dire il a supporté la colère et l'a endurée, c'est-à-dire il l'a contenue ; et de là, à propos du bâillement : « qu'il le retienne (fa-l-yakzim) autant qu'il le peut ».

(Sa parole : « مكظوم (makzûm) ») c'est-à-dire accablé de chagrin.

(Section k-ʿ)

(Sa parole : « كواعب (kawâʿib) ») pluriel de كاعب (kâʿib), qui est [la jeune fille] aux seins naissants.

(Sa parole : « تكعكعت (takaʿkaʿta) ») c'est-à-dire tu as reculé, c'est-à-dire tu es revenu en arrière.

(Section k-f)

(Sa parole : « أكفاء تتكافأ دماؤهم (akfâ' tatakâfa'u dimâ'uhum), des égaux dont le sang se vaut ») c'est-à-dire ils sont égaux quant au talion. Le mot الكفء (al-kuf'), avec u ou avec i, avec voyelle longue ou brève, signifie le semblable.

(Sa parole : « يتكفؤها الجبار (yatakaffa'uhâ l-jabbâr) ») c'est-à-dire Il la retourne et la fait pencher ; on a dit : Il la rassemble.

(Sa parole : « فانكفأت إلى امرأتي (fa-nkafa'tu ilâ mra'atî) ») c'est-à-dire je suis revenu ; et de là : انكفأت إليهن (inkafa'tu ilayhinna).

(Sa parole : « تكفأ (takaffa'a) ») avec redoublement du f : c'est-à-dire il se penchait vers l'avant.

(Sa parole : « اكفتوا صبيانكم (ukfutû subyânakum) ») c'est-à-dire rassemblez-les auprès de vous ; et de là sa parole : « ولا نكفت شعرا (wa-lâ nakfita shaʿran), et que nous ne retenions pas les cheveux ».

(Sa parole : « كفاتا (kifâtan) ») c'est-à-dire qui a la propriété de كفت (kaft), c'est-à-dire de contenir et de rassembler.

(Sa parole : « يكفرن العشير (yakfurna l-ʿashîr) ») c'est-à-dire elles nient ses bienfaits.

Passage douteuxImprimé ولم, mot isolé incompréhensible entre وكفراه et ويقال (coquille ou mot tronqué) ; rendu en translittération avec [?]. Texte arabe imprimé : وعاء كل شئ كافوره وكفراه ولم ويقال

(Sa parole : « كافور (kâfûr) ») c'est le parfum bien connu ; le mot s'applique aussi à l'enveloppe. Quelqu'un a dit : l'enveloppe de toute chose est son كافور (kâfûr) et son كفرى (kufurrâ) (wa-lam [ ?]) ; et l'on dit du raisin, lorsqu'il sort : كافور et كفرى.

(Sa parole : « الكفرى (al-kufurrâ) ») avec u sur le k et a sur le f, ou avec u sur les deux, et le r redoublé, à finale brève : c'est l'enveloppe de la spathe du palmier ; c'est ce qu'a dit al-Asmaʿî, et al-Qâlî l'a jugé préférable. Al-Khattâbî a dit : c'est la spathe avec ce qu'elle contient. Al-Farrâ' a dit : c'est la spathe lorsqu'elle se fend ; ce qui l'appuie, c'est sa parole dans le hadith : « l'écorce du كفرى ».

(Sa parole : « غير مكفي ولا مكفور (ghayra makfiyyin wa-lâ makfûr) ») c'est-à-dire non renié.

Passage douteuxImprimé اليمن (« le Yémen »), probablement اليمين : « le serment » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : الكفارة ما يعطى الحانث في اليمن

(Sa parole : « كفارة اليمين (kaffârat al-yamîn), l'expiation du serment ») ar-Râghib a dit : الكفارة (al-kaffâra) est ce que donne celui qui a rompu son serment ; on l'a employée aussi pour l'expiation du meurtre et du zihâr ; elle vient de التكفير (at-takfîr), qui consiste à voiler l'acte et à le recouvrir, de sorte qu'il devient comme s'il n'était pas connu. Il a dit : il est valable que son origine soit l'élimination du كفر (kufr), comme التمريض (at-tamrîd) pour l'élimination de la maladie. L'origine de الكفر (al-kufr) est le fait de couvrir ; on dit تكفر الرجل بالسلاح (takaffara r-rajul bi-s-silâh) lorsqu'il s'en est couvert.

(Sa parole : « يتكففون الناس (yatakaffafûna n-nâs) ») c'est-à-dire ils demandent aux gens de leur donner dans le creux des mains.

(Sa parole : « كفاف (kafâf) ») c'est-à-dire à égalité.

(Sa parole : « كفة واحدة (kaffa wâhida) ») c'est-à-dire le contenu d'une paume d'eau.

(Sa parole : « كفي رأسك (kuffî ra'saki) ») c'est-à-dire rassemble-en les extrémités.

(Sa parole : « فكف (fa-kaffa) ») c'est-à-dire il cessa.

(Sa parole : « كفيل (kafîl) ») c'est-à-dire garant ; le pluriel est كفلاء (kufalâ') ; et de là : الكفالة (al-kafâla), la garantie ; « تكفل الله (takaffala llâh), Allah s'est porté garant » ; et « كفلهم عشائرهم (kafalahum ʿashâ'iruhum), leurs clans se portèrent garants pour eux ».

(Sa parole : « وكفلها زكريا (wa-kaffalahâ Zakariyyâ), et Il en confia la charge à Zacharie » [Âl ʿImrân : 37]) c'est-à-dire Il la lui adjoignit ; et de là : « فقال أكفلنيها (akfilnîhâ) », c'est-à-dire adjoins-la-moi ; tout cela a le sens d'adjoindre et ne relève pas de la garantie des dettes.

(Sa parole : « كفل (kifl) ») c'est-à-dire une part. Abû Mûsâ a dit : « كفلين من رحمته (kiflayni min rahmatihi) », c'est-à-dire deux récompenses, dans la langue des Abyssins.

(Sa parole : « الكفن (al-kafan) ») c'est ce dont on revêt le mort.

(Section k-l)

(Sa parole : « الكلاء (al-kala') ») avec hamza, sans voyelle longue : c'est le pâturage, frais ou sec.

(Sa parole : « كلاب وكلوب (kullâb wa-kallûb) ») c'est-à-dire un crochet ; le pluriel est كلاليب (kalâlîb).

(Sa parole : « عبس (ʿabasa) ») c'est-à-dire كلح (kalaha) ; الكلح (al-kalah), avec a sur le l, est la contraction des lèvres ; et il a dit à un autre endroit : كالحون (kâlihûn) : renfrognés (ʿâbisûn).

(Sa parole : « اكلفوا من العمل (iklafû min al-ʿamal) ») on dit كلفت بالشئ (kaliftu bi-sh-shay') lorsque tu t'es épris de la chose.

(Sa parole : « تحمل الكل (tahmilu l-kall), tu portes la charge ») c'est-à-dire celui qui n'est pas capable de travailler et de gagner sa vie. L'auteur a dit : الكل (al-kall), ce sont les personnes à charge ; c'est l'un de ses sens. Il s'applique au singulier et au pluriel, au masculin et au féminin ; son origine est الكلال (al-kalâl), qui est la fatigue ; puis on l'a employé pour toute affaire laissée à l'abandon ou toute affaire pesante ; et de là sa parole : « quiconque laisse un كل (kall) », c'est-à-dire des personnes à charge ou une dette.

(Sa parole : « كلالة (kalâla) ») l'auteur a dit : c'est celui dont n'héritent ni père ni fils ; c'est un nom verbal de تكلله النسب (takallalahu n-nasab) ; et l'expression تكلله النسب signifie : la parenté s'est repliée sur lui et l'a entouré. Un autre a ajouté : celui qui n'a hérité ni d'un ascendant ni d'un descendant.

(Sa parole : « الإكليل (al-iklîl) ») c'est la couronne ; les أكاليل (akâlîl) du visage sont le front et ce qui l'entoure, qui est l'emplacement de la couronne.

(Sa parole : « كلا (kallâ) ») mot de réprimande ; il vient aussi avec le sens de « non, par Allah ».

(Sa parole : « يكلم في سبيل الله (yuklamu fî sabîli llâh) ») c'est-à-dire il est blessé ; « ويداوي الكلمى (al-kalmâ) », c'est-à-dire les blessés ; et الكلم (al-kalm), c'est la blessure.

(Sa parole : « وكلمته ألقاها إلى مريم (wa-kalimatuhu alqâhâ ilâ Maryam), et Sa parole qu'Il a lancée à Marie » [An-Nisâ' : 171]) c'est-à-dire Sa parole : « Sois ! ».

(Sa parole : « إلى كلمة سواء بيننا وبينكم (ilâ kalimatin sawâ'in baynanâ wa-baynakum), vers une parole commune entre nous et vous » [Âl ʿImrân : 64]) c'est la parole de l'Unicité.

(Sa parole : « بكلمة الله (bi-kalimat Allâh) ») c'est-à-dire par l'ordre d'Allah.

(Sa parole : « بكلمات الله التامة (bi-kalimâti llâhi t-tâmma), par les paroles parfaites d'Allah ») on a dit qu'il signifie Sa parole ; et on a dit : Sa science.

(Section k-m)

(Sa parole : « الكمأة (al-kam'a), la truffe ») avec a sur la première et la troisième lettre et sans voyelle sur la deuxième, avec hamza ; il est permis de supprimer l'alif, et l'on a jugé fautif celui qui le maintient en allégeant [la hamza]. C'est une plante de la terre bien connue ; les Arabes l'appellent « la variole de la terre ». Le Législateur l'a appelée منا (mann), c'est-à-dire une nourriture obtenue sans travail, comme la manne qui fut descendue sur les fils d'Israël.

(Sa parole : « فكمنا فيه (fa-kamannâ fîhi) ») c'est-à-dire nous nous y sommes cachés.

(Sa parole : « الأكمه (al-akmah) ») celui qui naît aveugle. Mujâhid a dit : celui qui voit le jour mais non la nuit ; c'est un glissement de l'explication de الأعشى (al-aʿshâ), l'héméralope, à celle de الأكمه. Le mot الكمه (al-kamah) désigne la cécité.

(Section k-n)

(Sa parole : « هذا كنزك (hâdhâ kanzuka), voici ton trésor ») la mention du كنز (kanz) revient souvent : ce sont les biens qu'on dépose dans la terre ; ce qu'on entend ici, c'est ce que l'on thésaurise sans en acquitter le droit.

(Sa parole : « الكنود (al-kanûd) : الكفور (al-kafûr) ») c'est-à-dire l'ingrat qui renie.

(Sa parole : « كنز من كنوز الجنة (kanzun min kunûzi l-janna), un trésor parmi les trésors du Paradis ») c'est-à-dire que la récompense de celui qui la prononce est mise en réserve comme un trésor.

(Sa parole : « كنس كما يكنس الظبي (kanasa kamâ yaknisu z-zaby), il se terra comme se terre la gazelle ») c'est-à-dire il se déroba et se cacha.

(Sa parole : « ما كشفت كنف أنثى (kanafa unthâ), je n'ai jamais découvert le voile d'une femme ») c'est-à-dire son vêtement qui la couvre ; il a ici désigné par là, de façon allusive, le rapport sexuel ; et de là la parole de la femme : « Il n'a pas découvert pour nous de voile. »

(Sa parole : « فتكنفه الناس (fa-takannafahu n-nâs) ») c'est-à-dire ils l'entourèrent ; [l'expression] revient plusieurs fois.

(Sa parole : « بين أكنافكم (bayna aknâfikum) ») c'est-à-dire entre vos côtés.

(Sa parole : « فيضع عليه كنفه (kanafahu) ») avec a sur la première lettre : c'est-à-dire Il le couvre et ne le déshonore pas.

(Sa parole : « الكنيف (al-kanîf) ») avec a sur la première lettre : ce sont les latrines.

(Sa parole : « كنانته (kinânatuhu), son carquois ») c'est-à-dire ce dans quoi il met ses flèches ; on l'a appelé ainsi parce qu'il les abrite (yakunnuhâ), c'est-à-dire les protège ; et de là la parole de ʿUmar : « Abrite (akinna) les gens de la pluie », c'est-à-dire fais-leur un abri (kinn). L'auteur a dit : أكنة (akinna), dont le singulier est كنان (kinân), et أكنان (aknân), dont le singulier est كن (kinn), comme حمل (himl) et أحمال (ahmâl) ; on dit كننت الشئ (kanantu sh-shay') : j'ai caché la chose.

(Sa parole : « يتعاهد كنته (kannatahu) ») avec a sur la première lettre : c'est-à-dire la femme de son fils ou la femme de son frère.

(Section k-h)

* (Sa parole : « الكهف (al-kahf) ») Mujâhid a dit : la montagne.

(Sa parole : « وكهلا (wa-kahlan) ») Mujâhid a dit : c'est le doux (halîm) ; un autre a dit : c'est celui qui est entre l'âge d'homme et la vieillesse.

(Sa parole : « على كاهله (ʿalâ kâhilihi) ») c'est-à-dire ce qui est entre ses deux épaules ; on a dit : l'avant du haut du dos, c'est-à-dire son tiers supérieur.

(Sa parole : « الكهان (al-kuhhân) ») pluriel de كاهن (kâhin), le devin : c'est celui qui se mêle d'annoncer ce qui adviendra dans le temps futur.

(Section k-w)

(Sa parole : « الكوب (al-kûb) ») al-Bukhârî a dit : [le récipient] qui n'a ni oreille ni anse. Il a dit aussi : les أكواب (akwâb) sont les aiguières sans bec. Un autre a dit : les أكواب sont les [récipients] ronds sans anse ; et on a dit autre chose.

(Sa parole : « مثل الكوة (mithl al-kuwwa) ») c'est la lucarne : avec a (kawwa) lorsqu'elle n'est pas traversante, et avec u (kuwwa) lorsqu'elle est traversante.

(Sa parole : « كورت (kuwwirat) »)21 elle est enroulée jusqu'à ce que sa lumière disparaisse.

(Sa parole : « يكوران يوم القيامة (yukawwarâni yawma l-qiyâma) ») c'est-à-dire leur lumière et leur éclat disparaissent ; on a dit : ils sont jetés.

(Sa parole : « كيزانه عدد نجوم السماء (kîzânuhu ʿadadu nujûmi s-samâ'), ses gobelets sont du nombre des étoiles du ciel ») pluriel de كوز (kûz), qui a aussi pour pluriel أكواز (akwâz).

(Sa parole : « الكوفة (al-Kûfa) ») c'est une ville célèbre de l'Irak.

(Sa parole : « إن الشيطان لا يتكونني (lâ yatakawwanunî) ») c'est-à-dire il ne prend pas mon apparence.

(Section k-y)

(Sa parole : « كيت وكيت (kayta wa-kayta) ») ce terme est invariable sur a ; c'est une expression allusive désignant les situations et les actes : tu dis « j'ai fait كيت وكيت » et « il se passa كيت وكيت » ; s'il s'agit de paroles, tu dis « j'ai dit ذيت وذيت (dhayta wa-dhayta) ».

Passage douteuxImprimé تدبيزه, coquille pour تدبيره : « le machiner » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : اعتقاد فعل السوء وتدبيزه بهما

(Sa parole : « من كاد أهل المدينة (man kâda ahl al-Madîna), quiconque ruse contre les gens de Médine » et sa parole : « يكادان به (yukâdâni bihi) ») de الكيد (al-kayd) et المكيدة (al-makîda), qui consistent à projeter de faire le mal et à le machiner contre eux deux.

(Sa parole : « كادوا (kâdû) ») on dit كاد الشئ (kâda sh-shay') au sens de « s'approcher ».

(Sa parole : « وهو يكيد بنفسه (yakîdu bi-nafsihi) ») c'est-à-dire il agonise, comme si cela venait de كاد يكاد (kâda yakâdu), lorsqu'on approche [de la fin].

(Sa parole : « كما ينفي الكير خبث الحديد (kamâ yanfi l-kîru khabatha l-hadîd), comme le soufflet élimine les scories du fer ») le كير est bien connu : c'est l'instrument du forgeron avec lequel il souffle.

Passage douteuxImprimé كأس, probablement أكاس (*akâsa*) : « engendrer un enfant intelligent » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : يقال كأس إذا ولد كيسا

(Sa parole : « الكيس الكيس (al-kays al-kays) ») c'est-à-dire l'enfant ; on dit أكاس (akâsa) lorsqu'on a engendré un enfant intelligent. Ibn Hibbân a dit : ce qu'on entend ici par الكيس est le rapport conjugal ; Ibn al-Aʿrâbî l'y avait précédé. C'est une sagacité particulière, car lorsque celui qui s'est longtemps absenté de sa famille la retrouve et a des rapports avec elle, cela relève de sa sagacité. On a dit : ce qu'on entend ici est le rapport en vue de rechercher l'enfant et la descendance, et c'est la sagacité de celui qui le fait, parce qu'il se conforme à la Sunna.

(Sa parole : « غلام كيس (ghulâm kayyis) ») avec redoublement ou sans redoublement : c'est-à-dire intelligent ; le كيس (kays) est ici le contraire de l'incapacité, et il ne se dit alors que sans redoublement.

(Sa parole : « من كيس أبي هريرة (min kîsi Abî Hurayra), de la bourse d'Abû Hurayra ») avec i sous la première lettre : c'est-à-dire de ce qu'il possède de science acquise et conservée dans son cœur ; on le rapporte aussi avec a sur la première lettre (kays), c'est-à-dire de sa compréhension et de sa sagacité.

(Sa parole : « كيل بعير (kayla baʿîr), la mesure d'un chameau ») c'est-à-dire ce que porte un chameau.

(Sa parole : « إذا بعت فكل (idhâ biʿta fa-kil), lorsque tu vends, mesure ») ordre de mesurer.

La lettre lâm (ل)

(Section l-a)

(Sa parole : « كأنهم اللؤلؤ (ka-annahum al-lu'lu'), comme s'ils étaient des perles ») On a dit : ce sont les grosses perles ; on a dit : c'est un nom collectif désignant le genre des perles. Et sa parole : « يتلألأ (yatala'la'u) », c'est-à-dire il brille.

(Sa parole : « نرهنك اللامة (narhanuka l-la'ma), nous te donnerons en gage la cuirasse ») c'est la cotte de mailles ; le mot s'emploie aussi pour toutes les armes ; de là : « ويستلئم للقتال (wa-yastal'imu li-l-qitâl) ». Al-Asmaʿî a dit : son sens est : il revêt son armement complet.

(Sa parole : « ولام بينهما (wa-la'ama baynahumâ) ») c'est-à-dire il les a joints l'un à l'autre.

(Section l-b)

Passage douteuxImprimé الألباب (« les intelligences »), probablement الإلباب (*al-ilbâb*) : « le fait de demeurer, la proximité » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : قال الحربي الألباب القرب

(Sa parole : « لبيك (labbayka) ») son sens est : réponse à Toi après réponse, comme on dit حنانيك (hanânayka) ; il est à l'accusatif en tant que nom verbal (masdar). Al-Harbî a dit : الإلباب (al-ilbâb) est la proximité ; on a dit : l'obéissance ; on a dit : la soumission ; on a dit : l'orientation et la visée ; on a dit : l'amour ; on a dit : la sincérité (ikhlâs).

(Sa parole : « فلببته بردائه (fa-labbabtuhu bi-ridâ'ihi), je le saisis au collet par son manteau ») c'est-à-dire il rassembla sur lui son vêtement à hauteur de sa poitrine, à sa gorge (لبته, labbatihi) ; le mot se dit avec et sans redoublement. اللبة (al-labba), avec a et redoublement, est le haut de la poitrine, là où l'on égorge (المنحر).

(Sa parole : « لذي لب (li-dhî lubb) ») avec u sur le lâm : c'est-à-dire doué de raison ; le pluriel est ألباب (albâb), et le pluriel de لبيب (labîb) est ألباء (alibbâ'), avec i sous le lâm, redoublement et voyelle longue.

(Sa parole : « استلبث الوحي (istalbatha l-wahy) ») c'est-à-dire la descente [de la Révélation] tarda ; ainsi dans al-Mashâriq. Il est dit dans an-Nihâya : c'est la forme istafʿala de اللبث (al-labth), qui est la lenteur et le retard. Ni l'un ni l'autre n'a abordé ici le sens du sîn. Notre maître a dit dans al-Qâmûs : استلبثه (istalbathahu) signifie il l'a trouvé lent (استبطأه). Ceci est conforme à la règle (qiyâs), mais cela implique qu'on lise الوحي à l'accusatif ; or on a dit qu'il est ainsi vocalisé dans certaines copies d'al-Bukhârî. Il est donc possible que le sens de la version connue soit : il tarda délibérément, comme استأخر (ista'khara).

(Sa parole : « من لبد شعره (man labbada shaʿrahu), celui qui a collé ses cheveux », « والتلبيد (wa-t-talbîd) » et « ملبدا (mulabbidan) ») c'est le fait de rassembler les cheveux sur la tête avec ce qui les colle. Et sa parole : « كساء ملبد (kisâ'un mulabbad) », c'est-à-dire qu'il a été peigné jusqu'à devenir comme du feutre ; on a dit : son sens est rapiécé.

(Sa parole : « كادوا يكونون عليه لبدا (kâdû yakûnûna ʿalayhi libadan), ils faillirent se presser en masse autour de lui » [Al-Jinn : 19]) c'est-à-dire des auxiliaires ; on a dit : لبدا signifie nombreux.

(Sa parole : « لبيس (labîs) ») c'est-à-dire porté [comme vêtement].

(Sa parole : « لبوس لكم (labûsin lakum) » [Al-Anbiyâ' : 80]) c'est-à-dire les cottes de mailles.

(Sa parole : « وللبسنا (wa-la-labasnâ) ») Ibn ʿAbbâs (qu'Allah l'agrée) a dit : c'est-à-dire nous aurions rendu [la chose] ambiguë. Un autre a dit : c'est-à-dire elle leur aurait été embrouillée. Et il a dit : « يلبسكم (yalbisakum) » vient de الالتباس (al-iltibâs), c'est-à-dire le mélange.

(Sa parole : « يتلبط (yatalabbatu) ») c'est-à-dire il se roule par terre.

(Sa parole : « لبنة (labina) » et « موضع اللبنة (mawdiʿ al-labina), l'emplacement de la brique ») son pluriel est لبن (labin), avec i sous la lettre à un point dessous (b) ; chose connue : c'est l'argile que l'on pétrit, puis que l'on fait sécher et avec laquelle on bâtit ; lorsqu'on la cuit, c'est la brique cuite (الآجر, al-âjurr). De là : « لبن المسجد (labin al-masjid), les briques de la mosquée », et sa parole : « على لبنتين (ʿalâ labinatayn), sur deux briques » ; et de là :

(Sa parole : « لبنتها (libnatuhâ) », avec i comme le premier, et sans voyelle [sur le b], « من ديباج (min dîbâj), de brocart » : c'est-à-dire une pièce rapportée à l'encolure.

(Sa parole : « عندي عناق لبن (ʿindî ʿanâqu laban), j'ai une jeune chèvre de lait ») avec a sur la lettre à un point dessous (b) : c'est-à-dire22 une bête allaitée (ملبونة, malbûna), que l'on nourrit de lait.

(Sa parole : « بنت لبون (bint labûn) ») chose connue : parmi les âges des chameaux, celle qui est entrée dans sa troisième année.

Passage douteuxImprimé لشببها, probablement لشبهها : « à cause de sa ressemblance » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : سميت بذلك لشببها باللبن

(Sa parole : « التلبينة (at-talbîna) ») c'est une soupe semblable à la harîra, que l'on prépare avec de la farine ou du son ; elle a été ainsi nommée à cause de sa ressemblance avec le lait (اللبن, al-laban) par la blancheur.

(Section l-t)

(Sa parole : « اللات والعزى (al-Lât wa-l-ʿUzzâ) ») Ibn ʿAbbâs (qu'Allah l'agrée) a dit : « Al-Lât était un homme qui délayait (يلت, yaluttu) la farine d'orge grillée pour les pèlerins. » Comme si le mot était à l'origine à consonne redoublée, puis avait été allégé.

(Section l-th)

(Sa parole : « لثق المسافر (lathiqa l-musâfir) ») avec i sous le thâ' : c'est-à-dire le voyageur est tombé dans l'eau et la boue.

(Section l-j)

(Sa parole : « ألجأت ظهري (alja'tu zahrî), j'ai adossé mon dos ») c'est-à-dire je l'ai appuyé ; de là : « ولا ملجأ (wa-lâ malja'), et point de refuge ».

(Sa parole : « من استلج في يمينه (man istalajja fî yamînihi), celui qui s'obstine dans son serment ») de اللجاج (al-lajâj), qui est la persistance dans une affaire.

(Sa parole : « إن للمسجد للجة (inna li-l-masjidi la-lajja) ») avec a sur les deux lâm, [le jîm] redoublé : c'est-à-dire le mélange des voix.

(Sa parole : « يلجمهم العرق (yuljimuhum al-ʿaraq), la sueur leur sera une bride ») c'est-à-dire elle atteindra leur bouche, jusqu'à l'endroit où se place la bride (اللجام, al-lijâm) chez la monture.

(Section l-ḥ)

(Sa parole : « ألحت (alahhat) ») c'est-à-dire elle a persisté dans son action.

Passage douteuxImprimé اللمحد, probablement اللحد (*al-lahd*) : « la niche funéraire », comme l'indique la suite ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : (قوله اللمحد) سمى لحدا

(Sa parole : « اللحد (al-lahd), la niche funéraire ») on l'a appelée لحد parce qu'elle est sur un côté ; et sa parole : « ملتحدا (multahadan) », c'est-à-dire un lieu où se détourner. Lorsque [la fosse] est droite, on l'appelle الضريح (ad-darîh).

(Sa parole : « لحاف (lihâf) ») c'est ce dont on se couvre.

(Sa parole : « ألحف (alhafa) ») c'est-à-dire il a insisté dans sa demande.

Passage douteuxImprimé لسم, probablement اسم : « nom du cheval du Prophète » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : مصغرا لسم فرس النبي

(Sa parole : « اللحيف (al-Luhayf) », avec u, la lettre sans point (h), au diminutif : nom du cheval du Prophète (paix et bénédictions sur lui) ; on le dit aussi avec la lettre khâ' avec point. Al-Wâqidî a dit : il a été appelé al-Luhayf parce qu'il était comme enveloppé (الملتحف) de sa crinière. On dit aussi : il a été comparé au flanc (لحف, lihf) d'une montagne, puis le mot a été mis au diminutif.

(Sa parole : « ألحن بحجته (alhanu bi-hujjatihi) ») c'est-à-dire plus perspicace et plus habile à la présenter. اللحن (al-lahn) est un terme commun à la faute de langage et à la perspicacité ; on a dit : au sens de perspicacité, on ne le dit qu'avec des voyelles sur les lettres (al-lahan).

Passage douteuxImprimé اللجي (avec *jîm*), probablement اللحي (*al-lahy*) : « la mâchoire », mot expliqué dans ce passage ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : واللجي بفتح اللام وكسرها

(Sa parole : « ما بين لحييه (mâ bayna lahyayhi), ce qui est entre ses deux mâchoires ») on a dit : sa langue ; on a dit : son ventre. اللحي (al-lahy), avec a ou i sur le lâm, est l'os sur lequel pousse la barbe chez l'homme.

(Sa parole : « تلاحى رجلان (talâhâ rajulân), deux hommes se disputèrent ») c'est-à-dire ils se querellèrent ; الملاحاة (al-mulâhât) est la querelle, et aussi l'injure ; le nom en est اللحاء (al-lihâ'), avec i et voyelle longue.

Passage douteuxImprimé « لحي جمل », alors que le texte annonce un duel ; lecture probable لحيي جمل (Lahyay Jamal). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وفى رواية لحي جمل بالتثنية

(Sa parole : « لحى جمل (Lahy Jamal) ») on le dit avec i et avec a sur le lâm : c'est un lieu situé à sept milles de Médine. Ibn Waddâh a dit : c'est le col d'al-Juhfa. Dans une version : « لحي جمل (Lahy Jamal) », au duel.

(Section l-d)

(Sa parole : « الألد الخصم (al-aladd al-khasim), le plus acharné des querelleurs ») c'est celui qui est sans cesse en querelle ; le nom en est اللدد (al-ladad), tiré de لديدا الوادي (ladîdâ l-wâdî), qui sont ses deux flancs.

(Sa parole : « لا تلدوني (lâ taluddûnî), ne me versez pas de remède dans la bouche », sa parole : « إلا لد (illâ ludda) », sa parole : « يلد به من ذات الجنب (yuladdu bihi min dhât al-janb), on l'administre par la bouche contre la pleurésie », et « ولددناه (wa-ladadnâhu), nous lui avons versé le remède dans la bouche ») اللدود (al-ladûd), avec a sur le lâm, est le remède que l'on verse par l'un des deux côtés de la bouche du malade, côtés qui sont ses لديدان (ladîdân) ; لددت (ladadtu) : j'ai fait cela au malade.

(Sa parole : « لدا (luddan) ») c'est-à-dire tortueux ; ألد (aladd) : tordu.

(Sa parole : « لدغ (ludigha), il fut piqué ») on dit : لدغته العقرب (ladaghathu l-ʿaqrab), c'est-à-dire le scorpion l'a frappé de sa queue ; quant à لذعته نار (ladhaʿathu nâr), un feu l'a brûlé, il s'écrit avec la lettre ʿayn sans point et le dhâl avec point.

(Section l-dh)

(Sa parole : « إنما البدل على من نقض حجه بالتلذذ (innamâ l-badal ʿalâ man naqada hajjahu bi-t-taladhdhudh), la compensation n'incombe qu'à celui qui a rompu son pèlerinage par la jouissance ») c'est-à-dire par le rapport sexuel et ses diverses formes.

(Section l-z)

(Sa parole : « لازب (lâzib) ») c'est-à-dire collant (لازم).

(Sa parole : « ألزقته (alzaqtuhu) ») je l'ai serré contre lui.

(Sa parole : « اللزام (al-lizâm) ») c'est-à-dire le règlement décisif de l'affaire ; dans le hadith, il est expliqué par le jour de Badr. Et sa parole : « فيلتزمه (fa-yaltazimuhu) », c'est-à-dire il le serre contre lui.

(Section l-ṣ)

(Sa parole : « ملصقا في قريش (mulsaqan fî Quraysh), rattaché à Quraysh ») c'est-à-dire : je ne suis pas de leur souche même.

(Section l-ṭ)

(Sa parole : « اللطخ (al-latakh) », avec des voyelles sur les lettres) c'est-à-dire la suspicion.

(Sa parole : « اللطف (al-lataf) ») avec des voyelles sur les lettres également : c'est-à-dire la bonté et la douceur.

(Sa parole : « لطم الخدود (latm al-khudûd) ») c'est-à-dire le fait de se frapper les joues.

(Section l-ẓ)

(Sa parole : « نارا تلظى (nâran talazzâ), un feu qui flambe » [Al-Layl : 14]) c'est-à-dire qui s'embrase ; on a dit : qui flamboie ; لظى (Lazâ) est l'un des noms de la Géhenne.

(Section l-ʿ)

(Sa parole : « تلاعبها وتلاعبك (tulâʿibuhâ wa-tulâʿibuka), tu jouerais avec elle et elle jouerait avec toi ») on a dit : c'est de اللعب (al-laʿib), le jeu ; on a dit : de اللعاب (al-liʿâb), avec i sous le lâm ; ce qu'appuie l'autre version : « Où en es-tu des vierges et de leur لعاب ? » Al-Kushmîhanî l'a rapporté avec u sur le lâm (luʿâb) ; cela revient alors au premier sens, et le second fait allusion au fait de sucer sa salive et de la boire.

(Sa parole : « رجل لعاب (rajul laʿʿâb) ») c'est-à-dire grand plaisantin : forme intensive tirée de اللعب (al-laʿib).

(Sa parole : « اللعن والالتعان (al-laʿn wa-l-iltiʿân), la malédiction et l'anathème mutuel ») relèvent de l'accusation légale [d'adultère], chose connue ; le sens premier de اللعن est l'éloignement, et اللعين (al-laʿîn) est le banni.

(Section l-gh)

(Sa parole : « فلغبوا (fa-laghabû) ») c'est-à-dire ils furent épuisés ; de là sa parole : « وما مسنا من لغوب (wa-mâ massanâ min lughûb), et aucune lassitude ne Nous a touché » [Qâf : 38]. Il a dit : c'est la fatigue.

(Sa parole : « لغاديده (laghâdîdahu) ») c'est ce qui pend de la chair des deux mâchoires ; on a dit : c'est une chair située dans le fond des oreilles, du côté intérieur.

(Sa parole : « فكثر عنده اللغط (fa-kathura ʿindahu l-laghat), le brouhaha s'accrut auprès de lui ») c'est la parole que l'on ne comprend pas ; de là : « ولغط نسوة (wa-laghat niswa), et le brouhaha de femmes ».

(Sa parole : « أكثروا اللغو (aktharû l-laghw) », sa parole : « فقد لغا (fa-qad laghâ) », sa parole : « لاغية (lâghiya) » et sa parole : « فقد لغوت (fa-qad laghawta) ») le sens premier de اللغو est le propos dénué de substance ; لغو اليمين (laghw al-yamîn), le serment futile, est celui qui n'entraîne pas d'expiation ; l'auteur a expliqué اللغو par le faux (الباطل, al-bâtil).

(Section l-f)

(Sa parole : « لفحتك النار (lafahatka n-nâr) ») c'est-à-dire le feu t'a marqué.

(Sa parole : « لفظته الأرض (lafazathu l-ard) ») c'est-à-dire la terre l'a rejeté.

(Sa parole : « متلفعات بمروطهن (mutalaffiʿâtin bi-murûtihinna), enveloppées dans leurs manteaux ») c'est-à-dire emmitouflées ; التلفع (at-talaffuʿ) s'emploie pour le fait de s'envelopper en se couvrant la tête ; il vient parfois au sens de se couvrir la tête seulement.

(Sa parole : « إذا أكل لف (idhâ akala laffa) ») c'est-à-dire lorsqu'il mangeait, il rassemblait [tout].

Passage douteuxImprimé فص ل ق) collé à la fin du paragraphe : intitulé de section altéré (فصل ل ق), rendu « (Section l-q) » à la même place. Texte arabe imprimé : أي مجتمعة فص ل ق)

(Sa parole : « ألفافا (alfâfan) ») c'est-à-dire touffus. (Section l-q)

(Sa parole : « لقحة (liqha) » et sa parole : « بلقاح (bi-liqâh) ») اللقحة (al-liqha), avec i sous le lâm — on la dit aussi avec a —, ce sont les chamelles laitières. Thaʿlab a dit : trois mois après sa mise bas, c'est une laitière (لبون, labûn). Le mot est venu dans le hadith à propos des vaches et des moutons. نوق لواقح (nûqun lawâqih) : des chamelles portant des petits. Quant à la parole de l'auteur : « لواقح : ملاقح (lawâqih : malâqih) », c'est l'une des opinions : au sens de ملقحة (mulqiha), fécondants, ou porteurs de fécondation, c'est-à-dire qu'ils fécondent les arbres et les plantes et amènent les nuages ; on a dit : لواقح signifie porteurs de nuages, comme la chamelle porte [son petit].

(Sa parole : « لقست نفسي (laqisat nafsî) ») c'est-à-dire mon âme s'est gâtée ; on a dit : elle est devenue de mauvaise humeur.

(Sa parole : « اللقطة (al-luqata) ») avec u sur le lâm et a sur le qâf ; de là : « ولا تحل لقطتها (wa-lâ tahillu luqatatuhâ), et l'objet qu'on y trouve n'est pas licite » ; الالتقاط (al-iltiqât) consiste à prendre une chose trouvée sans l'avoir cherchée.

(Sa parole : « تلقف (talqafu) ») c'est-à-dire elle engloutit.

(Sa parole : « ما لم يكن نقع أو لقلقة (mâ lam yakun naqʿun aw laqlaqa), tant qu'il n'y a ni naqʿ ni laqlaqa ») l'auteur et d'autres ont expliqué اللقلقة par la voix ; اللقلقة est l'imitation des voix lorsqu'elles se multiplient, et اللقلق (al-laqlaq) est la langue : c'est comme s'il voulait dire le mouvement répété de la langue émettant des sons, par les pleurs et la lamentation sur le mort.

(Sa parole : « لقن (laqin) ») c'est-à-dire prompt à comprendre et doué de mémoire.

(Sa parole : « يلقى الشح (yulqâ sh-shuhh), l'avarice sera jetée ») c'est-à-dire elle sera placée dans les cœurs.

(Sa parole : « ألقاها إلى مريم (alqâhâ ilâ Maryam), qu'Il a lancée à Marie » [An-Nisâ' : 171]) c'est-à-dire Il la lui a fait connaître. Et sa parole : « وما يلقاها إلا الصابرون (wa-mâ yulaqqâhâ illâ s-sâbirûn), et seuls les endurants y parviennent » [Al-Qasas : 80] : on a dit que son sens est : elle ne leur est donnée [qu'à eux] ; on a dit : ils sont seuls guidés vers elle.

(Sa parole : « نهى عن التلقي (nahâ ʿan at-talaqqî), il a interdit d'aller au-devant ») c'est-à-dire d'aller à la rencontre de ceux qui arrivent avec des marchandises.

(Section l-k)

(Sa parole : « تلكأت (talakka'at) ») c'est-à-dire elle hésita.

(Sa parole : « فلكزني لكزة (fa-lakazanî lakza), il me donna une bourrade ») al-Bukhârî a dit : لكز (lakaza) et وكز (wakaza) ont un même sens. D'autres ont dit : c'est le fait de pousser de la main sur la poitrine.

(Sa parole : « أثم لكع (a-thamma lukaʿ), le petit est-il là ? ») Al-Harawî a dit : c'est le petit, dans le parler des Banû Tamîm ; on a dit : l'ânon qui tète encore. Il a dit cela à propos d'al-Hasan par tendresse et miséricorde.

(Section l-m)

(Sa parole : « لمح البصر (lamh al-basar) ») c'est-à-dire le coup d'œil.

(Sa parole : « يلمزون الناس (yalmizûna n-nâs) ») c'est-à-dire ils dénigrent les gens ; on a dit : c'est sans parole explicite, par des signes des yeux.

(Sa parole : « نهى عن اللماس وعن الملامسة (nahâ ʿan al-limâs wa-ʿan al-mulâmasa), il a interdit la vente par attouchement ») c'est une sorte de vente de l'époque antéislamique (al-jâhiliyya) : on achète l'étoffe sans la connaître autrement qu'en la touchant de la main.

(Sa parole : « يتلمظه (yatalammazuhu) ») c'est-à-dire il le suit avec sa langue dans sa bouche.

(Sa parole : « ما رأيت شيئا أشبه باللمم (mâ ra'aytu shay'an ashbaha bi-l-lamam), je n'ai rien vu qui ressemble davantage aux fautes légères ») il vise la parole du Très-Haut : « إلا اللمم (illâ l-lamam), hormis les fautes légères » [An-Najm : 32]. On en a donné des interprétations différentes de ce qu'a dit Ibn ʿAbbâs : c'est commettre le péché puis ne plus y revenir ; on a dit : c'est l'absence de persistance ; on a dit : tout ce qui est en deçà de l'associationnisme (shirk) ; on a dit : ce pour quoi il n'est prévu ni peine légale (hadd) en ce monde ni menace dans l'autre ; on a dit : ce qui a eu lieu durant l'époque antéislamique. La parole d'Ibn ʿAbbâs est la plus forte, et elle revient à dire que ce sont les péchés en deçà des grands péchés.

(Sa parole : « إن كنت ألممت بذنب (in kunti almamti bi-dhanb), si tu as commis un péché ») celui qui « ألم » une chose (الملم بالشيء, al-mulimm bi-sh-shay') est celui qui la commet sans en avoir l'habitude ; il est l'opposé de celui qui persiste (المصر, al-musirr). Et sa parole : « يقتل أو يلم (yaqtulu aw yulimm) », c'est-à-dire il tue ou il approche de tuer. Et sa parole : « من كل عين لامة (min kulli ʿaynin lâmma), de tout œil malfaisant », c'est-à-dire porteur de لمم (lamam), qui est une atteinte de folie.

(Sa parole : « من اللمم (min al-limam) ») avec i sous le lâm : pluriel de لمة (limma), également avec i : ce sont les cheveux de la tête ; ils ont été ainsi nommés parce qu'ils atteignent (ألمت, alammat) les épaules.

(Section l-h)

(Sa parole : « يلهث (yalhathu) ») c'est-à-dire il sort la langue de fatigue ou de soif.

(Sa parole : « بلهزمتيه (bi-lihzimatayhi) ») avec i sous le lâm et sous le zây : c'est-à-dire ses deux commissures ; ainsi est-ce expliqué dans le hadith. Al-Khalîl a dit : ce sont deux morceaux de chair à la base de la mâchoire ; on a dit autre chose.

(Sa parole : « الملهوف (al-malhûf) ») c'est-à-dire l'affligé ; on a dit : l'opprimé.

(Sa parole : « في لهوات رسول الله (fî lahawât Rasûl Allâh), dans le fond du gosier de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) ») pluriel de لهاة (lahât), qui est la chair située en haut du larynx.

(Sa parole : « ألهاني الصفق بالأسواق (alhânî s-safqu bi-l-aswâq), le commerce sur les marchés m'a distrait ») c'est-à-dire m'a occupé ; et dans l'exégèse : « تلهى (talahhâ) », c'est-à-dire tu te détournes.

(Section l-w)

(Sa parole : « لواء رسول الله (liwâ' Rasûl Allâh), l'étendard de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) ») c'est-à-dire la bannière. Et sa parole : « لكل غادر لواء (li-kulli ghâdirin liwâ'), à tout traître un étendard », c'est-à-dire un signe, car l'étendard a pour fonction première d'être un signe ; ce qu'on entend par là est de faire connaître l'endroit où se tient le chef et de signaler sa position.

(Sa parole : « ما بين لابتيها (mâ bayna lâbatayhâ) ») c'est-à-dire de Médine : il veut dire ses deux champs de lave (حرتيها, harratayhâ), de part et d'autre ; اللابة (al-lâba) est le champ de lave aux pierres noires.

Passage douteuxImprimé لاثنتي, probablement لاثته (*lâthathu*) : « elle l'a enroulé » (il s'agit du voile) ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : (قوله لاثنتي) أي لفت

(Sa parole : « لاثته (lâthathu) ») c'est-à-dire elle l'a enroulé sur lui-même et l'a fait tourner autour [de sa tête] — il veut dire son voile.

(Sa parole : « لاث الناس به (lâtha n-nâsu bihi) ») c'est-à-dire les gens se sont rassemblés en cercle autour de lui.

Passage douteuxImprimé لا ذمني, probablement لاذ مني (*lâdha minnî*) : « il s'est dérobé à moi », comme le confirme يلذن به ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : (قوله لا ذمني) أي استتر

(Sa parole : « لاذ مني (lâdha minnî) ») c'est-à-dire il s'est dérobé à moi ; de là : « يلذن به (yaludhna bihi) », c'est-à-dire elles s'abritent derrière lui.

Passage douteuxImprimé دعاه, probablement ادعاه : « il le revendiqua comme son fils » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : فالتاط به أي دعاه ابنه

(Sa parole : « يلوط حوضه (yalûtu hawdahu) ») on rapporte aussi « يليط حوضه (yalîtu hawdahu) » : c'est-à-dire il répare son bassin et l'enduit d'argile ; on dit لاط الشيء بالشيء (lâta sh-shay'a bi-sh-shay') lorsqu'on colle une chose à une autre. Et sa parole : « فالتاط به (fa-ltâta bihi) », c'est-à-dire il le revendiqua comme son fils ; de là : « يليط أولاد الجاهلية لمن ادعاهم (yulîtu awlâda l-jâhiliyya li-man iddaʿâhum) », c'est-à-dire il attachait et rattachait les enfants de l'époque antéislamique à ceux qui les revendiquaient.

Passage douteuxImprimé ولا كوه en deux mots, à lire ولاكوه (*wa-lâkûhu*) : « et ils le mâchèrent » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : وقوله فلاكها ولا كوه

(Sa parole : « فلكنا (fa-lukna), nous mâchâmes ») avec u sur le lâm, et sa parole : « فلاكها (fa-lâkahâ) » et « ولاكوه (wa-lâkûhu) » : اللوك (al-lawk), avec a, est le fait de mâcher une chose dure et de la tourner dans la bouche.

(Sa parole : « تلوم بإسلامها الفتح (talawwamu bi-islâmihâ l-fath), [les Arabes] attendaient la conquête pour embrasser l'islam ») c'est-à-dire elle attend : il a voulu dire تتلوم (tatalawwamu), et l'un des deux tâ' a été supprimé pour alléger.

(Sa parole : « سبعة عجوة وستة لون (sabʿatu ʿajwatin wa-sittatu lawn), sept [mesures] de ʿajwa et six de lawn ») اللون (al-lawn), parmi les dattes, est tout ce qui n'est pas ʿajwa ; on a dit : c'est الدقل (ad-daqal), c'est-à-dire les dattes de mauvaise qualité, et non le daqal qui est le palmier doum (الدوم), c'est-à-dire المقل (al-muql). Dans une version : « واللين على حدة (wa-l-lîn ʿalâ hida), et le lîn à part ». On a dit que اللين est اللون et اللينة (al-lîna), c'est-à-dire ce qui n'est ni ʿajwa ni barnî ; on a dit : اللون et اللينة sont les dattes mélangées ; on a dit : اللينة est le nom du palmier.

(Sa parole : « فتلون وجه رسول الله (fa-talawwana wajhu Rasûl Allâh) (paix et bénédictions sur lui) ») c'est-à-dire son teint changea sous l'effet de la colère.

(Sa parole : « لواه حقه (lawâhu haqqahu) ») c'est-à-dire il différa le paiement de son dû ; de là : « لي الواجد (layyu l-wâjid), le retard de paiement de celui qui en a les moyens ».

(Sa parole : « لوى ذنبه (lawwâ dhanabahu), il a tordu sa queue ») avec redoublement. Abû ʿUbayd a dit : il veut dire qu'il n'a pas fait le bien, mais qu'il s'en est détourné et écarté.

(Sa parole : « لا يلوي أحد على أحد (lâ yalwî ahadun ʿalâ ahad) ») c'est-à-dire nul ne se retourne vers un autre.

Passage douteuxImprimé إذا, probablement إذ : « puisque » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : فيه نظر إذا لو حرف

(Sa parole, dans le titre du chapitre : « Chapitre : ce qui est permis de اللو (al-law) ») il veut dire : du fait de dire « si » (لو, law). Lui adjoindre l'alif et le lâm [de l'article] appelle examen, puisque لو est une particule et que ces deux lettres n'entrent pas sur une particule. Ainsi l'a affirmé ʿIyâd sans restriction ; la réponse en faveur d'al-Bukhârî est évidente, comme nous le mentionnerons, si Allah le veut, en son lieu.

(Section l-y)

Passage douteuxImprimé ل وإذ, à lire فصل ل و، إذ هو أصلها : « dans la section l-w, puisque c'en est l'origine » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : في فصل ل وإذ هو أصلها

(Sa parole : « خطامها ليف وحشوها ليف (khitâmuhâ lîf wa-hashwuhâ lîf), son licol est de fibre et son rembourrage est de fibre ») c'est ce qui sort de la base des palmes du palmier ; on en rembourre les coussins et on en tresse les cordes. Nous avons déjà vu الليط (al-lît) et اللينة (al-lîna) dans la section l-w, puisque c'en est l'origine. Ibn Durayd soutenait que le yâ' et le wâw sont deux variantes dialectales ; cela aussi a déjà été vu.

(Sa parole : « لي الواجد (layyu l-wâjid) ») c'est-à-dire le retard qu'il met à payer. Et Allah sait mieux.

La lettre mîm (م)

(Section m-a)

(Sa parole : « مؤنة عاملي (ma'ûnatu ʿâmilî), l'entretien de mon agent ») c'est-à-dire ce qui lui est nécessaire et les frais qu'il supporte ; on a dit : il veut dire l'administrateur de ses aumônes.

(Sa parole : « فتلك أمكم يا بني ماء السماء (fa-tilka ummukum yâ banî mâ'i s-samâ'), telle est votre mère, ô fils de l'eau du ciel ») Al-Khattâbî a dit : il veut dire les Arabes, parce qu'ils suivent la pluie [à la recherche des pâturages] ; on a dit : il a voulu désigner les Ansâr, car ils se rattachent à Mâ' as-Samâ', qui est ʿÂmir, le père de ʿAmr surnommé Muzayqiyâ'.

(Section m-t)

(Sa parole : « مترس (mitars) ») Al-Bâjî l'a vocalisé, d'après Abû Dharr, avec i sous le mîm, a sur la lettre à deux points dessus (t) non redoublée et sans voyelle sur le râ' ; al-Asîlî l'a vocalisé avec redoublement du tâ' et sans voyelle sur le râ', et d'autres avec i sous le râ'. C'est un mot persan qui signifie la sauvegarde.

(Sa parole : « متع النهار (mataʿa n-nahâr) ») avec a sur la lettre à deux points dessus (t) : c'est-à-dire le jour s'est avancé ; on a dit : [le soleil] s'est élevé et a monté.

(Sa parole : « متاعا (matâʿan) ») المتاع (al-matâʿ) est ce dont on jouit, c'est-à-dire ce dont on tire profit.

(Sa parole : « عن المتعة (ʿan al-mutʿa) ») le mot a deux acceptions : la mutʿa du pèlerinage, qui consiste, pour celui qui n'est pas de La Mecque, à réunir le pèlerinage et la ʿumra durant les mois du pèlerinage ; et la mutʿa des femmes, qui est le mariage à terme : à l'époque antéislamique, l'homme convenait avec la femme d'une chose déterminée et d'un nombre de jours déterminé ; lorsqu'ils étaient écoulés, il la laissait aller sans contrat ni divorce. Le hadith en mentionne une troisième, qui est la mutʿa de la femme divorcée ; de là la parole du Très-Haut : « ومتعوهن (wa-mattiʿûhunna), et faites-leur don de quelque bien » [Al-Baqara : 236] : c'est ce que l'époux donne à la femme divorcée après l'avoir répudiée, par bienfaisance envers elle. Quant à celle avec qui le mariage n'a pas été consommé, son don est ce qui lui a été fixé. On rapporte d'al-Khalîl que la mutʿa du pèlerinage se dit avec i sous le mîm.

(Sa parole : « وأعتدت لهن متكأ (wa-aʿtadat lahunna muttaka'an), et elle leur prépara un repas où l'on s'accoude » [Yûsuf : 31]) cela a déjà été vu sous la lettre à deux points dessus (t) ; al-Bukhârî en a traité dans la sourate Yûsuf (paix sur lui).

(Sa parole : « على متن ثور (ʿalâ matni thawr), sur le dos d'un taureau ») c'est-à-dire son dos ; de là : « على متونهم (ʿalâ mutûnihim), sur leurs dos ».

(Sa parole : « فقام ممتنا (fa-qâma mumtinan) ») ainsi dans le Livre du mariage, avec u sur le premier mîm, sans voyelle sur le second et avec i sous la lettre à deux points dessus (t) ; on a dit que son sens est : longuement. Abû Dharr l'a vocalisé avec a sur la lettre à deux points dessus (t) et redoublement du nûn (mumtannan), c'est-à-dire en accordant une faveur ; et l'on rapporte : « فقام ممثلا (fa-qâma mumaththalan) », c'est-à-dire dressé debout.

(Section m-th)

(Sa parole : « مثاعب المدينة (mathâʿib al-Madîna) ») pluriel de مثعب (mathʿab), qui est la rigole par où s'écoulent les eaux.

(Sa parole : « ستجدون في القوم مثلة (satajidûna fî l-qawmi muthla), vous trouverez parmi les gens une mutilation ») avec u sur le mîm et sans voyelle sur la lettre à trois points (th) ; on rapporte aussi avec a sur la première lettre et u sur la deuxième (mathula), et avec u sur les deux (muthula) : c'est la défiguration infligée aux tués. Son pluriel est مثلات (muthulât), avec deux u. Quant à la parole du Très-Haut : « وقد خلت من قبلهم المثلات (wa-qad khalat min qablihimu l-mathulât), alors que des châtiments exemplaires ont eu lieu avant eux » [Ar-Raʿd : 6], ce sont les châtiments ; leur singulier est مثلة (mathula), avec a sur le mîm. À l'origine, المثلات, dont le singulier est مثلة, sont les semblables et les exemples. Abû ʿAmr a dit : المثلة (al-muthla), avec u puis sans voyelle, et المثل (al-mathl), avec a sur la première lettre et sans voyelle sur la deuxième, désignent le fait de couper le nez et l'oreille ; de là : « مثل به المشركون (mathala bihi l-mushrikûn), les associateurs le mutilèrent ».

(Sa parole : « فيها تماثيل (fîhâ tamâthîl), où se trouvent des représentations ») c'est-à-dire des images figurées à la forme des corps ; de là :

(Sa parole : « ما هذه التماثيل (mâ hâdhihi t-tamâthîl), que sont ces statues ? » [Al-Anbiyâ' : 52] ce sont les idoles ; leur singulier est تمثال (timthâl).

(Sa parole : « رأيت الجنة والنار ممثلتين (ra'aytu l-jannata wa-n-nâra mumaththalatayn), j'ai vu le Paradis et l'Enfer représentés ») c'est-à-dire dressés devant moi ; ceci en admettant qu'il les ait vus réellement, ce qui est le plus apparent ; mais il est possible qu'il ait vu leur image.

(Sa parole : « لا يتمثل في صورتي (lâ yatamaththalu fî sûratî) ») c'est-à-dire il ne prend pas ma ressemblance.

(Sa parole : « فتمثل ببيت شعر (fa-tamaththala bi-bayti shiʿr) ») c'est-à-dire il déclama un vers et le cita en exemple.

(Sa parole : « ومضى مثل الأولين (wa-madâ mathalu l-awwalîn) » [Az-Zukhruf : 8]) c'est-à-dire leur coutume, selon Mujâhid ; on a dit : leur châtiment. Et sa parole : « مثلا للآخرين (mathalan li-l-âkhirîn) » [Az-Zukhruf : 56], c'est-à-dire une exhortation pour ceux qui viennent après eux, selon Qatâda ; un autre a dit : une leçon. Et sa parole : « طريقتكم المثلى (tarîqatukumu l-muthlâ) » [Tâ-Hâ : 63] : c'est le féminin de الأمثل (al-amthal). Ibn ʿUyayna a dit : أمثلهم (amthaluhum) signifie le plus juste d'entre eux ; de là : « الأمثل فالأمثل (al-amthal fa-l-amthal) », c'est-à-dire le plus éminent, puis le plus éminent.

(Section m-j)

(Sa parole : « وعقل مجة مجها (wa-ʿaqala majjatan majjahâ), et il se souvint d'un jet [d'eau] qu'il avait projeté » et sa parole : « فمج فيها (fa-majja fîhâ) ») son sens est l'émission de l'eau par la bouche en la projetant au loin ; on a exprimé ce rejet de l'eau par la bouche par التزريق (at-tazrîq), le jet.

Passage douteuxImprimé يتنون, probablement يثنون : « ils font Ton éloge » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : أي يتنون عليك

(Sa parole : « يمجدونك (yumajjidûnaka) ») c'est-à-dire ils font Ton éloge. المجيد (al-majîd) est l'un des noms du Coran : son sens est le grandiose ; on a dit : le noble ; c'est aussi l'un des plus beaux noms [d'Allah]. Le sens premier de المجد (al-majd) est la noblesse étendue.

(Sa parole : « كأثر المجل (ka-athari l-majl), comme la trace d'une ampoule ») avec a sur la première lettre et sans voyelle sur la deuxième — on lui donne parfois aussi un a — : ce sont les cloques remplies d'eau qui apparaissent sur les mains.

(Sa parole : « المجان المطرقة (al-majânn al-mutraqa), des boucliers recouverts de cuir ») pluriel de مجن (mijann), qui est le bouclier ; le mîm est augmentatif, car le mot vient de الجنة (al-junna), la protection.

(Sa parole : « وهل أردن يوما مياه مجنة (wa-hal aridan yawman miyâha Majanna), viendrai-je un jour aux eaux de Majanna ? ») c'est un lieu dans le bas de La Mecque ; il se dit avec a sur le mîm, et aussi avec i ; et [le mîm] est augmentatif.

(Section m-ḥ)

* (Sa parole : « من محاريب (min mahârîb) », pluriel de محراب (mihrâb), chose connue.

(Sa parole : « قد امتحشوا (qad imtuhishû), ils auront été calcinés ») avec u sur la lettre à deux points dessus (t) et i sous le hâ', à la voix passive ; al-Asîlî l'a vocalisé avec a sur les deux (imtahashû). On dit : محشته النار (mahashathu n-nâr), c'est-à-dire le feu l'a brûlé ; المحش (al-mahsh) est la brûlure de la peau qui laisse apparaître l'os. Yaʿqûb rapporte : أمحشه الحر (amhashahu l-harr), la chaleur l'a brûlé. L'auteur d'al-Afʿâl a dit : محشت (mahashtu) est une variante dialectale rare, et أمحشت (amhashtu) est la forme connue. Ad-Dâwûdî a dit : son sens est : ils se sont contractés et ont noirci.

Passage douteuxImprimé التمحيض / محضته (avec *dâd*), probablement التمحيص / محصته (avec *sâd*) : « faire sortir ce qu'il y a dans une chose » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : (قوله التمحيض) يقال محضته

(Sa parole : « التمحيص (at-tamhîs) ») on dit : محصته (mahhastuhu), j'ai fait sortir ce qu'il avait en lui.

(Sa parole : « محضا (mahdan) ») c'est-à-dire pur.

(Sa parole : « ممحلين (mumhilîn) ») c'est-à-dire frappés par المحل (al-mahl), qui est la sécheresse.

(Sa parole : « وهو شديد المحال (wa-huwa shadîdu l-mihâl) » [Ar-Raʿd : 13]) c'est-à-dire le châtiment ; on a dit : la force ; on a dit : la ruse ; on a dit : la dispute. On dit : ماحل عن أمره (mâhala ʿan amrihi), c'est-à-dire il a disputé [pour défendre sa cause].

(Sa parole : « امتحن الله قلوبهم (imtahana llâhu qulûbahum) » [Al-Hujurât : 3]) c'est-à-dire Il les a rendus purs.

(Sa parole : « لا أمحاه (lâ amhâhu), je ne l'effacerai pas ») c'est comme s'il disait « أمحوه (amhûhu) » ; on dit محيته أمحاه (mahaytuhu amhâhu) et محوته أمحوه (mahawtuhu amhûhu) lorsqu'on a fait disparaître une chose.

(Section m-kh)

Passage douteuxImprimé انظر (« regarde »), incohérent ; probablement في داخل العظم (ou ما يُنقي العظم) : « la graisse qui est à l'intérieur de l'os » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : أي الدهن الذي انظر العظم

(Sa parole : « مخ سوقها (mukhkh sûqihâ), la moelle de ses jambes ») c'est-à-dire la graisse qui est à l'intérieur de l'os.

(Sa parole : « تمخر الريح السفن (tamkharu r-rîhu s-sufun) » et sa parole : « مواخر (mawâkhir) ») Al-Khalîl a dit : on dit مخرت السفينة (makharat as-safîna) lorsque le navire fait face au vent. Abû ʿUbayd a dit : المخر (al-makhr) est le fait de fendre ; le sens est que les navires fendent l'eau de leur proue. Al-Farrâ' a dit : المخر est le bruit que font les navires en courant sous le vent. Dans le hadith : « استمخروا الريح (istamkhirû r-rîh) », c'est-à-dire tournez-lui le dos.

(Sa parole : « بنت مخاض (bint makhâd) ») c'est celle dont la mère est devenue pleine, alors qu'elle-même est dans sa deuxième année ; الماخض (al-mâkhid) est la chamelle pleine, et المخاض (al-makhâd) les douleurs de l'enfantement.

(Sa parole : « والأوطاب تمخض (wa-l-awtâbu tumkhadu), et les outres étaient barattées ») c'est-à-dire secouées ; المخيض (al-makhîd), pour le lait, est celui dont le récipient a été secoué afin d'en extraire le beurre.

(Sa parole : « مخاليف اليمن (makhâlîf al-Yaman) ») leur singulier est مخلاف (mikhlâf), qui est l'équivalent des provinces (الأقاليم) pour ceux qui ne sont pas du Yémen.

(Section m-d)

(Sa parole : « في المدة التي ماد فيها أبا سفيان (fî l-muddati llatî mâdda fîhâ Abâ Sufyân), durant la période où il conclut une trêve avec Abû Sufyân ») avec redoublement du dâl : c'est-à-dire il fixa entre lui et Abû Sufyân une durée de paix ; de là : « إن شاؤوا ماددتهم (in shâ'û mâdadtuhum), s'ils le veulent, je conclurai avec eux une trêve ».

Passage douteuxImprimé يسغ, probablement يسع : « qui contient » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : وهو كيل يسغ رطلا

(Sa parole : « مد أحدهم (mudda ahadihim) » et « وتوضأ بالمد (wa-tawadda'a bi-l-mudd) ») la mention du mudd revient souvent : c'est une mesure qui contient un ratl et un tiers. On a dit qu'il a été ainsi nommé parce qu'il contient23 le plein des deux mains de l'homme.

(Sa parole : « المد الأول (al-mudd al-awwal), le premier mudd ») c'est une allusion au fait que le mudd a été augmenté à l'époque des Omeyyades.

(Sa parole : « مادة الإسلام (mâddat al-islâm) ») c'est-à-dire son soutien.

(Sa parole : « وامتد النهار (wa-mtadda n-nahâr) ») c'est-à-dire le jour s'est prolongé et [le soleil] s'est élevé.

(Sa parole : « يمدونهم في الغي (yamuddûnahum fî l-ghayy) » [Al-Aʿrâf : 202]) c'est-à-dire ils les y font persévérer.

(Sa parole : « المدر (al-madar) ») c'est l'argile sans sable ; de là : « يمدر حوضه (yamduru hawdahu), il enduit d'argile son bassin ».

(Sa parole : « مداد كلماته (midâda kalimâtihi) ») c'est-à-dire leur abondance et leur surcroît ; tu dis : مد الشيء مدا ومدادا (madda sh-shay'a maddan wa-midâdan).

(Sa parole : « وليس لنا مدى (wa-laysa lanâ mudan), et nous n'avons pas de couteaux ») pluriel de مدية (mudya) — le mot revient souvent — : c'est le couteau ; le mîm porte un u, et l'on peut lui donner un i au pluriel, et aussi au singulier.

(Sa parole : « وإلى مدين (wa-ilâ Madyan) ») c'est-à-dire aux gens de Madyan, car Madyan est une ville.

(Sa parole : « مدى صوت المؤذن (madâ sawt al-mu'adhdhin) ») c'est-à-dire sa portée et son point extrême.

(Section m-dh)

(Sa parole : « كنت رجلا مذاء (kuntu rajulan madhdhâ'an), j'étais un homme sujet au liquide prostatique ») avec voyelle longue. المذي (al-madhy), avec a sur le mîm, est le liquide ténu qui sort lors des caresses ; on dit à ce propos : مذى الرجل (madhâ r-rajul) et أمذى (amdhâ).

Passage douteuxImprimé مدقة (avec *dâl*) dans la section m-dh, probablement مذقة (*madhqa*) : « un peu de lait mêlé d'eau » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : (قوله مدقة لبن) أي قليل

(Sa parole : « مذقة لبن (madhqat laban) ») c'est-à-dire un peu de lait mêlé d'eau.

(Sa parole : « الماذيانات (al-mâdhiyânât) ») avec i sous le dhâl, et l'on peut lui donner un a : on a dit que ce sont les petites rigoles ; on a dit : les grands cours d'eau.

(Section m-r)

(Sa parole : « المرأة (al-mar'a), la femme ») singulier de النساء (an-nisâ'), les femmes ; المرأتان (al-mar'atân) en est le duel, et il n'a pas de pluriel tiré de sa propre racine. المرء (al-mar'), pour les hommes, est le singulier, et le pluriel est مرؤون (mar'ûn) ; on peut donner un u à son mîm ; sans l'article, on dit امرؤ (imru') et امرآن (imra'ân).

(Sa parole : « المروءة (al-murû'a) ») c'est la noblesse de caractère. المرآة (al-mir'ât), avec voyelle longue et i, est [le miroir] où la personne voit son image ; le mîm est augmentatif. De même sa parole : « كريه المرآة (karîh al-mar'ât) », avec a sur le mîm, c'est-à-dire de vue repoussante.

(Sa parole : « مربد النعم (mirbad an-naʿam) » et sa parole : « فوضعت في المربد (fa-wudiʿat fî l-mirbad) ») c'est l'endroit où l'on parque les chameaux pour la vente.

(Sa parole : « سألته عن المرجئة (sa'altuhu ʿan al-murji'a), je l'ai interrogé sur les Murjiʾites ») c'est un groupe d'innovateurs qui disent qu'aucune désobéissance ne nuit lorsqu'on a la foi (îmân).

(Sa parole : « من مارج (min mârij) ») المارج (al-mârij) est la flamme mêlée ; on a dit : un feu inférieur à la foudre.

(Sa parole : « في مرج أو روضة (fî marjin aw rawda), dans un pré ou un jardin ») المرج (al-marj) est une terre couverte de végétation où passent les bêtes.

(Sa parole : « مرج أمر الناس (marija amru n-nâs) ») c'est-à-dire les affaires des gens se sont embrouillées ; مرج البحرين (maraja l-bahrayn) : Il a fait se mêler les deux mers ; l'auteur en a traité dans la sourate ar-Rahmân.

(Sa parole : « مرجل (mirjal) ») c'est-à-dire une marmite.

(Sa parole : « يمرحون (yamrahûn) ») c'est-à-dire ils se montrent insolents, selon Mujâhid.

(Sa parole : « مريدا (marîdan) ») c'est-à-dire rebelle ; ainsi dans l'original. Il vient de المرد (al-mard), avec a sur le mîm et sans voyelle sur le râ' ; المارد (al-mârid) est le rusé, c'est-à-dire celui qui va à l'extrême dans le mal.

(Sa parole : « مرة (mirra) ») avec i sous le mîm : c'est-à-dire force.

(Sa parole : « بمرورهم (bi-murûrihim) ») pluriel de مر (mirr), avec i sous le mîm : c'est la pelle.

(Sa parole : « مر الظهران (Marr az-Zahrân) ») lieu situé hors de La Mecque ; cela a déjà été vu sous la lettre zâ' (ظ).

(Sa parole : « مستمر (mustamirr) ») Mujâhid a dit : c'est-à-dire passager ; un autre a dit : fort et pénétrant.

(Sa parole : « ممر الناس (mamarr an-nâs) ») c'est-à-dire l'endroit où passent les gens.

(Sa parole, dans l'explication de الشعرى (ash-Shiʿrâ, Sirius) : « c'est مرزم الجوزاء (mirzam al-Jawzâ') ») on l'a critiqué en objectant que المرزم (al-mirzam) est une autre étoile que الشعرى.

(Sa parole : « المريسيع (al-Muraysîʿ) ») point d'eau appartenant aux Banû Khuzâʿa.

(Sa parole : « أصابه مراض (asâbahu murâd) ») avec u sur le mîm, sans redoublement ; certains ont mis un i sous le mîm : c'est l'une des maladies des fruits.

(Sa parole : « لا يورد ممرض على مصح (lâ yûridu mumridun ʿalâ musihh) ») c'est-à-dire un malade auprès d'un bien portant, ou le propriétaire de chameaux malades auprès du propriétaire de chameaux sains.

(Sa parole : « أن يمرض في بيتي (an yumarrada fî baytî) ») c'est-à-dire qu'il soit soigné chez moi pendant sa maladie.

(Sa parole : « في قلوبهم مرض (fî qulûbihim marad) » [Al-Baqara : 10]) Abû l-ʿÂliya a dit : c'est-à-dire le doute.

(Sa parole : « تمرط شعرها (tamarrata shaʿruhâ) ») c'est-à-dire ses cheveux se sont arrachés et sont tombés par mèches.

(Sa parole : « في مروطهن (fî murûtihinna) » et sa parole : « في مرطي (fî mirtî) ») avec i sous le mîm — le mot revient souvent — : c'est une robe de soie (khazz) verte, selon an-Nadr ibn Shumayl ; al-Khalîl a dit : un manteau ; ce qu'appuie sa parole : « في مرط مرحل من شعر أسود (fî mirtin murahhalin min shaʿrin aswad), dans un manteau à motifs, de poil noir ».

(Sa parole : « فتمرغت (fa-tamarraghtu), je me suis roulé [à terre] ») c'est-à-dire je me suis frotté (tamaʿʿaktu) contre le sol.

(Sa parole : « يمرقون من الدين (yamruqûna mina d-dîn), ils sortent de la religion ») c'est-à-dire ils en sortent comme la flèche se sépare du gibier lorsqu'elle l'a transpercé.

(Sa parole : « مراق البطن (marâqq al-batn) ») avec redoublement du qâf : ce qui est mince et souple au bas du ventre ; il n'a pas de singulier tiré de sa propre racine, et son mîm est augmentatif.

(Sa parole : « مرمرة حمراء (marmara hamrâ'), un marbre rouge ») c'est une sorte de marbre.

(Sa parole : « مرماتين (mirmâtayn) ») Al-Bukhârî a dit : « المرماة (al-mirmât) est la chair qui se trouve entre les sabots du mouton. » Fin [de citation]. Le mot est avec i sous le mîm.

(Sa parole : « المروة (al-marwa) ») ce sont les pierres tranchantes, et c'est d'après elles qu'a été nommée la compagne d'as-Safâ.

Passage douteuxImprimé تمازينا, probablement تمارينا (*tamâraynâ*) : « nous nous sommes disputés », de la racine م ر ي ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : ولا أماريك وتمازينا

(Sa parole : « أفتمارونه (a-fa-tumârûnahu), allez-vous donc disputer avec lui ? ») c'est-à-dire vous querellez-vous avec lui, de المراء (al-mirâ', la dispute), ou bien doutez-vous de lui, de المرية (al-mirya, le doute). De là : « يتمارى في الفوق (yatamârâ fî l-fûq), il doute au sujet de l'encoche [de la flèche] », « ولا أماريك (wa-lâ umârîka), et je ne disputerai pas avec toi » et « وتمارينا (wa-tamâraynâ), et nous nous sommes disputés ». Et Sa parole : « Ils sont, certes, dans le doute (mirya) au sujet de la rencontre de leur Seigneur » [Fussilat : 54], c'est-à-dire dans le doute ; et Sa parole : « يمترون (yamtarûn) », c'est-à-dire ils doutent.

(Sa parole : « المرئ (al-marî') ») avec a sur le mîm et i sous le râ', et se terminant par une hamza : c'est-à-dire la gorge (al-hulqûm). Quant à المري (al-murî), avec u sur le mîm et sans voyelle sur le râ', sans hamza, c'est ce qui se mange [un condiment].

(Sa parole : « كنيسة يقال لها مارية (kanîsa yuqâlu lahâ Mâriya), une église appelée Mâriya ») avec le yâ' non redoublé ; c'est l'homonyme du nom de la concubine du Prophète (paix et bénédictions sur lui).

* (Section m-z

(Sa parole : « مزجاة (muzjât) ») c'est-à-dire de peu de valeur ; il l'a expliqué dans l'original.

(Sa parole : « مزدلفة (Muzdalifa) ») ʿAtâ' a dit : « Lorsque tu t'élances des deux défilés (ma'zimay) de ʿArafa, c'est al-Muzdalifa, jusqu'à Muhassir. » Elle a été nommée ainsi en raison de l'izdilâf des gens en ce lieu, c'est-à-dire de leur rassemblement ; on a dit : parce qu'elle rapproche d'Allah ; et on a dit autre chose.

(Sa parole : « المزر (al-mizr) ») il l'a expliqué comme une boisson faite de sorgho et d'orge ; on la fabrique aussi à partir de froment.

(Sa parole : « مزعة لحم (muzʿat lahm) », et sa parole : « شلو ممزع (shilw mumazzaʿ) ») c'est-à-dire un morceau de chair, [et un membre] découpé, dispersé.

(Sa parole : « مزقه (mazzaqahu) ») c'est-à-dire il l'a mis en pièces.

(Sa parole : « أن يمزقوا كل ممزق (an yumazzaqû kulla mumazzaq), qu'ils soient entièrement mis en pièces ») c'est-à-dire qu'ils soient dispersés par la disparition de leur royaume.

(Sa parole : « المأزمان (al-ma'zimân) ») leur singulier est مأزم (ma'zim) : c'est le passage étroit.

(Sa parole : « المزن (al-muzn) ») c'est-à-dire les nuages.

(Section m-s)

(Sa parole : « المسيح بن مريم (al-Masîh ibn Maryam), le Messie fils de Marie ») On a dit qu'il a été nommé ainsi parce que, lorsqu'il passait la main (masaha) sur une personne atteinte d'une infirmité, elle guérissait ; on a dit : à cause de son parcours (mash) de la terre et de ses pérégrinations ; on a dit : parce qu'il avait le pied plat (mamsûh ar-rijl), sans cambrure ; on a dit : le mot signifie « le véridique » (as-siddîq), et c'est l'avis d'Ibrâhîm an-Nakhaʿî et d'autres ; on a dit : parce que Zakariyyâ l'avait oint d'huile ; on a dit : parce qu'il est né oint d'elle ; et on a dit autre chose.

(Sa parole : « المسيح الدجال (al-Masîh ad-Dajjâl), le Messie imposteur » : la plupart des rapporteurs le prononcent comme le premier. Abû ʿUbayd a dit : « Il a été nommé ainsi parce que l'un de ses yeux est effacé (mash). » On a dit : parce qu'il parcourt la terre ; et on a dit encore autre chose à son sujet. Certains philologues le prononcent avec i sous le mîm et redoublement du sîn sans point (missîh), et certains le prononcent avec le khâ' avec point, avec redoublement (missîkh). Abû l-Haytham a dit : « المسيح (al-masîh), avec la lettre sans point, est le contraire de celui qui est avec la lettre à point : مسحه الله (masahahu llâh) se dit lorsqu'Il l'a créé d'une belle création, et مسخه (masakhahu) lorsqu'Il l'a créé d'une création laide, maudite. »

(Sa parole : « فلما مسحوا الركن حلوا (fa-lammâ masahû r-rukna hallû), lorsqu'ils eurent touché l'angle [de la Kaʿba], ils se désacralisèrent ») c'est-à-dire lorsqu'ils l'eurent touché de la main (istalamûhu).

(Sa parole : « المساحي (al-masâhî) », pluriel de مسحاة (mishât) : c'est l'outil avec lequel on arrache l'argile et ce qui est semblable.

(Sa parole : « فلا يتمسح بيمينه (fa-lâ yatamassah bi-yamînihi), qu'il ne s'essuie pas de sa main droite ») c'est-à-dire qu'il ne se nettoie pas avec des pierres (yastajmir).

(Sa parole : « حبل من مسد (habl min masad), une corde de fibres » [Al-Masad : 5]) Il a dit : c'est la fibre du palmier doum (al-muql) ; et c'est la chaîne qui est dans le Feu.

(Sa parole : « لا مساس (lâ misâs), pas de contact » [Tâ-Hâ : 97]) nom verbal de ماسه يماسه مساسا (mâssahu yumâssuhu misâsan).

(Sa parole : « المس مس أرنب (al-massu massu arnab), son toucher est le toucher d'un lièvre ») elle l'a donné en image de la bonté de son caractère et de sa fréquentation, car la peau du lièvre est douce au toucher.

(Sa parole : « ما دون أن أمسها (mâ dûna an amassahâ), ce qui est en deçà de la toucher ») c'est-à-dire d'avoir un rapport avec elle ; المس (al-mass) et المساس (al-misâs) désignent le rapport charnel.

(Sa parole : « مسيك (missîk) ») avec redoublement, sur le schème de فعيل (fiʿʿîl), et sans redoublement avec a sur la première lettre (masîk) : de l'avarice [avare].

(Sa parole : « فرصة ممسكة (firsa mumassaka) » : on a dit : parfumée au musc (misk) ; on a dit : pourvue d'un مسك (mask), avec a sur le mîm, c'est-à-dire d'une peau, et ce qui est visé est un morceau de laine. Le musc (al-misk) est connu : c'est le meilleur des parfums.

(Section m-sh)

(Sa parole : « أمشاج (amshâj) ») c'est-à-dire mélange ; il l'a dit dans l'original. On dit مشيج (mashîj), comme خليط (khalît, mélangé), et ممشوج (mamshûj), mélangé.

(Sa parole : « في مشط ومشاطة (fî musht wa-mushâta), dans un peigne et des cheveux tombés du peigne ») on rapporte aussi مشاقة (mushâqa). Avec le tâ', c'est ce qui est peigné des cheveux et en sort dans le peigne ; avec le qâf, c'est la même chose, et l'on a dit : ce qui est peigné du lin. المشط (al-musht) est l'instrument avec lequel on se peigne, avec i sous le mîm et avec u, et sans voyelle sur sa deuxième lettre ; le u [sur la deuxième lettre] est également admis ; le pluriel est أمشاط (amshât). Dans la version d'al-Qâbisî figure « مشاط الحديد (mishât al-hadîd) », et c'est une erreur. Sa parole : « امتشطي (imtashitî) » et « تمشطي (tamashshatî) » signifie : peigne tes cheveux.

(Sa parole : « المشعر الحرام (al-Mashʿar al-harâm), le Monument sacré ») c'est Muzdalifa.

(Sa parole : « المشقص (al-mishqas) ») chose connue [une pointe de flèche large], avec i sous sa première lettre et a sur sa troisième.

(Sa parole : « ثوب ممشق (thawb mumashshaq) ») c'est-à-dire teint au مشق (mishq), avec i sous sa première lettre : c'est l'ocre rouge (al-maghra).

(Sa parole : « المشكاة (al-mishkât) ») Saʿd ibn ʿIyâd a dit : c'est la niche (al-kuwwa) ; un autre a dit : c'est celle qui ne traverse pas [le mur].

(Sa parole : « المشلل (al-Mushallal) ») avec u sur sa première lettre, a sur le shîn et redoublement : lieu situé à Qudayd, du côté de la mer ; c'est la montagne d'où l'on descend vers Qudayd.

(Section m-ṣ)

(Sa parole : « المصيصة (al-Massîsa) ») elle est mentionnée dans le chapitre de la description du Prophète (paix et bénédictions sur lui) ; elle est avec i sous le mîm, [le sâd] étant non redoublé ou redoublé : c'est une ville connue de Syrie (ash-Shâm).

(Sa parole : « أمصص بظر اللات (imsas bazra l-Lât), suce le clitoris d'al-Lât ») avec a sur le premier sâd, de المص (al-mass, sucer).

(Sa parole : « مصانع (masâniʿ) ») Il a dit : c'est toute construction édifiée.

(Section m-ḍ)

Passage douteuxImprimé مضغته et المضغ (« mâcher »), ce qui ne s'accorde ni avec la section *m-ḍ* suivie de *ʿayn* ni avec la glose « remuer » ; probablement مضعته / المضع (ou مصعته, « elle l'a gratté de son ongle ») ; lecture retenue : « frotter, remuer ». Texte arabe imprimé : قوله مضغته بظفرها

(Sa parole : « مضعته بظفرها (madaʿathu bi-zufrihâ), elle l'a frotté avec son ongle ») c'est-à-dire elle l'a fait disparaître ; le sens premier de المضع (al-madʿ) est le fait de remuer.

(Sa parole : « في الجسد مضغة (fî l-jasadi mudgha), il y a dans le corps un morceau de chair ») c'est-à-dire un morceau de chair, et ce qui est visé est le cœur, comme cela est dit explicitement.

(Section m-ṭ)

(Sa parole : « تمطر في المطر (tamattara fî l-matar), il s'exposa à la pluie ») c'est-à-dire il chercha à ce que la pluie tombe sur lui. On dit مطرت السماء (matarati s-samâ', le ciel a plu) et أمطرت (amtarat) ; on dit aussi : مطرت (matarat) pour la miséricorde et أمطرت (amtarat) pour le châtiment. Ibn ʿUyayna a dit : « Allah n'a appelé « pluie » (matar) dans le Coran que le châtiment », il veut dire que le mot matar n'est employé dans le Coran que pour le châtiment. On lui a objecté la parole du Très-Haut : « Nul grief contre vous si vous êtes incommodés par la pluie (matar) » [An-Nisâ' : 102].

Passage douteuxImprimé بتمطيسه, mot inexistant, probablement بتمطيه : « en s'étirant » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : يمد مطاه بتمطيسه أي ظهره

(Sa parole : « فتمطأت (fa-tamatta'tu), je m'étirai ») ce mot figure dans l'original avec hamza, ce qui est une méprise ; la forme correcte est تمطيت (tamattaytu), dont l'origine est تمطط (tamattata), c'est-à-dire s'étirer. On a dit qu'il vient de المطا (al-matâ), qui est le dos, car celui qui s'étire allonge son matâ en s'étirant, c'est-à-dire son dos.

(Sa parole : « بمطارق (bi-matâriq), avec des marteaux ») pluriel de مطراق (mitrâq) : c'est un outil connu.

(Sa parole : « مطل الغني (matlu l-ghanî), le fait que le riche tarde à payer ») المطل (al-matl) est connu : c'est le fait de ne pas remettre ce dont le terme est échu alors qu'on le réclame.

(Section m-ʿ)

(Sa parole : « إلى معاد (ilâ maʿâd), vers un lieu de retour » [Al-Qasas : 85]) Ibn ʿAbbâs a dit : « La Mecque », et c'est une interprétation par allusion.

(Sa parole : « معادن العرب (maʿâdin al-ʿArab), les mines des Arabes ») pluriel de معدن (maʿdin, mine) : c'est une métaphore désignant les origines [les lignées].

(Sa parole : « المعرف (al-muʿarraf) ») c'est le lieu de la station à ʿArafa.

(Sa parole : « المعرس (al-Muʿarras) ») c'est un lieu connu, à six milles de Médine.

(Sa parole : « فتمعر وجهه (fa-tamaʿʿara wajhuhu), son visage s'altéra ») c'est-à-dire il se contracta et changea ; on le rapporte aussi avec la lettre à point.

(Sa parole : « فامتعضوا (fa-mtaʿadû) ») avec un dâd à point : c'est-à-dire ils s'en offusquèrent, parce qu'ils le détestaient et que cela leur était pénible.

(Sa parole : « تمعط شعرها (tamaʿʿata shaʿruhâ), ses cheveux tombèrent ») c'est-à-dire ils s'arrachèrent et tombèrent.

(Sa parole : « فتمعكت (fa-tamaʿʿaktu), je me suis roulé ») c'est-à-dire je me suis frotté et retourné [à terre].

(Sa parole : « في معا واحد (fî maʿan wâhid), dans un seul intestin ») avec la finale brève, et la finale longue est admise ; le pluriel est أمعاء (amʿâ') et أمعية (amʿiya) : c'est l'endroit de l'homme où [passe] la nourriture.

Passage douteuxImprimé مغ (avec *ghayn*) en fin de section *m-ʿ*, probablement مع (*maʿ*) : « avec », dont la description (sans voyelle, *a* en liaison, *i* dialectal) est celle de مع ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : (قوله مغ) بالسكون وتفتح إذا وصلت

(Sa parole : « مع (maʿ), avec ») avec la dernière lettre sans voyelle ; on lui met un a lorsqu'on le lie [au mot suivant], et le i est un parler dialectal.

(Section m-gh)

(Sa parole : « فتمغر وجهه (fa-tamaghghara wajhuhu) ») c'est-à-dire son visage devint rouge comme l'ocre (al-maghra) ; on le rapporte aussi avec la lettre sans point, et cela a déjà été traité.

(Section m-q)

(Sa parole : « المقام مقام إبراهيم (al-maqâm maqâm Ibrâhîm), la Station, la Station d'Abraham ») c'est la pierre sur laquelle il se tint debout lorsqu'il éleva la construction de la Maison ; on a dit : c'est plutôt celle que l'épouse d'Ismaël plaça pour Abraham lorsqu'elle lui lava la tête alors qu'il était monté [sur sa bête].

(Section m-k)

(Sa parole : « مكاء (mukâ') ») c'est-à-dire le fait d'introduire leurs doigts dans leurs oreilles ; on a dit : c'est le sifflement.

(Sa parole : « مكتل (miktal) ») c'est le zanbîl, c'est-à-dire le couffin (al-quffa).

(Sa parole : « فمكثنا غير بعيد (fa-makathnâ ghayra baʿîd), nous restâmes peu de temps ») c'est-à-dire nous séjournâmes.

(Sa parole : « ماكستك (mâkastuka), j'ai marchandé avec toi ») المماكسة (al-mumâkasa) consiste à proposer un prix inférieur.

(Sa parole : « مكوك (makkûk) ») mesure connue en Iraq, qui contient un sâʿ et demi.

(Sa parole : « مكانتكم (makânatikum) ») c'est-à-dire votre place ; il l'a dit dans l'original.

(Sa parole : « مكة (Makka), La Mecque ») on a dit qu'elle a été nommée ainsi en raison du peu d'eau qu'elle a ; on a dit : parce qu'elle anéantit (tamukku) les péchés. Elle a de nombreux noms.

(Section m-l)

(Sa parole : « ملأى (mal'â), pleine ») c'est-à-dire extrêmement pleine. Sa parole : « La main droite d'Allah est pleine » exprime l'abondance de la générosité et l'ampleur du don.

(Sa parole : « أحسنوا الملا (ahsinû l-mala'), améliorez votre conduite ») avec hamza, à finale brève, avec a sur sa première et sa deuxième lettre : c'est la manière de se comporter avec autrui (al-ʿishra) ; on a dit qu'on le lit avec i sous la première lettre et sans voyelle sur la deuxième (mil'), ce qui est également défendable ; de là : « ملء السماوات والأرض (mil'a s-samâwâti wa-l-ard), de quoi remplir les cieux et la terre ». الملا (al-mala') désigne aussi l'assemblée ; de là : * « Le groupe (al-mala') s'est révolté contre nous » * ; et الملا désigne les nobles et les chefs ; de là : « Je le mentionne dans une assemblée (mala') meilleure que la sienne », et de même « l'Assemblée suprême (al-mala' al-aʿlâ) ». Son sens premier est l'étendue spacieuse de la terre. Et sa parole : « une parole qui emplit la bouche » signifie : grave.

(Sa parole : « على ملا (ʿalâ malî') ») avec hamza : c'est-à-dire sur un homme aisé.

(Sa parole : « كبش أملح (kabsh amlah) ») c'est-à-dire un bélier dont la laine est mêlée de blanc et de noir. Et sa parole, dans l'explication de الصرح (as-sarh) : « كل ملاط (kull milât) », avec i sous la première lettre : c'est l'argile ; ainsi chez la plupart [des transmetteurs]. Chez al-Asîlî et Ibn as-Sakan, c'est avec la lettre à un point dessous (b) (بلاط, balât) : c'est ce dont on pave le sol, en pierres ou en autre chose.

(Sa parole : « أملق (amlaqa) ») c'est-à-dire il s'appauvrit et ses provisions s'épuisèrent.

(Sa parole : « لتملنه (la-tamallunnahu), vous vous en lasserez assurément ») de الملال (al-malâl), qui est la lassitude ; de là : « Allah ne se lasse pas jusqu'à ce que vous vous lassiez », et cela relève de la figure de correspondance (al-muqâbala) ; on a dit autre chose dans son explication.

(Sa parole : « فأمللت عليه (fa-amlaltu ʿalayhi), je lui ai dicté ») on dit أمللت الكتاب (amlaltu l-kitâb) et أمليت (amlaytu) : ce sont deux parlers.

(Sa parole : « أمليت لهم (amlaytu lahum), Je leur ai accordé un répit ») c'est-à-dire Je leur ai donné un long délai, de الملي (al-malî) et de الملاوة (al-malâwa) ; de là : « سرت مليا (sirtu maliyyan), j'ai marché longtemps ». On appelle aussi ملاء (malâ') l'étendue de terre vaste et longue ; ainsi dans l'original.

Passage douteuxImprimé « ويملل » : le nom ملل (Malal), lieu à dix-huit milles de Médine, est intact ; seule la lettre qui le précède est altérée (probablement بملل, « à Malal »). Lecture du nom intact retenue. Texte arabe imprimé : (قوله ويملل) بلامين

(Sa parole : « بملل (bi-Malal) ») avec deux lâm : lieu situé à dix-huit milles de Médine.

(Section m-m)

(Sa parole : « وكان مما يحرك شفتيه (wa-kâna mimmâ yuharriku shafatayhi) ») c'est-à-dire il remuait souvent les lèvres. On a dit que [mimmâ] est composé de من (min) et de ما (mâ) : min a le sens de rubba (souvent), et mâ est explétive, empêchant [la rection] (kâffa). De là la parole du poète : « Et nous sommes de ceux qui souvent (la-mimmâ) frappent le champion d'un coup * sur son visage, qui fait tomber la langue de la bouche. »

(Section m-n)

(Sa parole : « لان يمنح أحدكم أخاه خير له (la-an yamnaha ahadukum akhâhu khayrun lahu), que l'un de vous prête à son frère vaut mieux pour lui ») المنحة (al-minha), chez les Arabes, est de deux sortes : l'une est le don en général, comme la donation (al-hiba) et le présent (as-sila) ; l'autre est propre aux bêtes laitières : c'est qu'il lui donne, par exemple, une brebis pour qu'il profite de son lait, puis la rende. De là المنيحة (al-manîha) et « منيحة العنز (manîhat al-ʿanz), la chèvre prêtée ».

(Sa parole : « منديل (mindîl), un mouchoir ») chose connue.

(Sa parole : « قرن المنازل (Qarn al-Manâzil) » : c'est Qarn ath-Thaʿâlib, et il se trouve près de La Mecque.

(Sa parole : « المناصع (al-Manâsiʿ) ») Al-Azharî a dit : « Je pense que ce sont des lieux situés hors de Médine. » Et il est venu dans le hadith : « une vaste étendue de terre (saʿîd afyah) hors de Médine ».

(Sa parole : « منصف (minsaf) ») Il a dit, dans une version : « المنصف (al-minsaf) est le serviteur (al-wasîf) », et c'est son explication.

(Sa parole : « منعة (manaʿa) ») avec des voyelles sur les lettres : c'est-à-dire un groupe qui me protège, pluriel de مانع (mâniʿ, protecteur) ; on le dit aussi sans voyelle (manʿa), c'est-à-dire une puissance de résistance par laquelle je me défends.

Passage douteuxLe mot كما (« comme ») reste sans complément et semble fautif ou tronqué ; rendu tel quel en translittération suivie de [?]. Texte arabe imprimé : وقيل يغربله كما والميم فيه زائدة

(Sa parole : « أهل منق (ahl munaqqin) ») avec a sur le nûn, et le i est admis : c'est celui qui débarrasse le froment de ses balles ; on a dit : celui qui le crible, kamâ [ ?] ; le mîm y est augmentatif.

Passage douteuxImprimé الكفار (« les mécréants »), probablement الكافر : « le mécréant », comme dans le hadith « ce qui sépare les deux épaules du mécréant » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : بين منكبي الكفار

(Sa parole : « بين منكبي الكافر (bayna mankibay al-kâfir), entre les deux épaules du mécréant ») المنكب (al-mankib) est connu : c'est le haut du garrot (al-kâhil) ; les deux kâhil sont les deux côtés, et ce qui est visé est leur partie supérieure.

(Sa parole : « فامشوا في مناكبها (fa-mshû fî manâkibihâ), parcourez donc ses flancs » [Al-Mulk : 15]) c'est-à-dire ses côtés.

(Sa parole : « فقام ممتنا (fa-qâma mumtannan) ») cela vient de المن (al-mann), qui est la force ; cela a déjà été traité dans [la section] m-t.

(Sa parole : « من أمن الناس (min amanni n-nâs), parmi les hommes les plus généreux ») élatif de المن (al-mann), qui est le don ; de là : « منّ الله علي (manna llâhu ʿalayya), Allah m'a accordé Sa faveur ». Quant à Sa parole : « par le rappel du bienfait (al-mann) et le tort » [Al-Baqara : 264], c'est celui qui rappelle son don pour s'en faire louer. De là : « غير ممنون (ghayr mamnûn) » : il a dit dans son explication : « non compté » ; un autre a dit : « non interrompu ». On dit manna lorsqu'il a donné, manna lorsqu'il a coupé, et manna lorsqu'il s'est vanté de son don.

(Sa parole : « المن والسلوى (al-mann wa-s-salwâ), la manne et les cailles » [Al-Baqara : 57]) Il a dit dans son explication : « La manne est une gomme. » On lui a objecté que c'est une chose qui tombe sur les arbres, à savoir le taranjubîn. Quant à sa parole : « Les truffes sont de la manne », le sens est qu'elles ressemblent à la manne, puisqu'elles viennent spontanément, sans travail.

(Sa parole : « منسأته (minsa'atahu) ») c'est-à-dire son bâton.

(Sa parole : « المنون (al-manûn) ») avec a sur sa première lettre et u sur sa deuxième, sans redoublement : c'est-à-dire la mort.

(Sa parole : « مناة الطاغية (Manât at-tâghiya), Manât la tyrannique ») c'est une idole que dressa ʿAmr ibn Luhayy du côté de la mer, dans les parages de Qudayd ; les Azd entraient en état de sacralisation pour elle.

(Sa parole : « ما تمنون (mâ tumnûn), ce que vous éjaculez » [Al-Wâqiʿa : 58]) c'est-à-dire [ce que vous émettez] comme gouttes de sperme. On dit aussi que cela vient de l'estimation (at-taqdîr) : on dit منى الله الشئ (manâ llâhu sh-shay'), c'est-à-dire Allah a déterminé la chose ; et أمنيت كذا (amnaytu kadhâ). On dit qu'il est tiré de المنى (al-manâ), avec a sur le mîm et sur le nûn, qui est la mesure (al-qadar), car celui qui l'éprouve estime sa réalisation ; le nom en est المنية (al-munya) et الأمنية (al-umniyya), et le pluriel المنى (al-munâ), avec u, et الأماني (al-amânî). De là : « d'une goutte de sperme lorsqu'elle est éjaculée (tumnâ) » [An-Najm : 46]. Sa parole : « فلم يمن (fa-lam yumni) ») c'est-à-dire il n'a pas éjaculé.

(Sa parole : « منى (Minâ) ») avec i et à finale brève : sa limite va de al-ʿAqaba jusqu'à Muhassir. Elle a été nommée ainsi en raison du sang qui y est versé (yumnâ), c'est-à-dire répandu.

(Section m-h)

(Sa parole : « تمهدون (tamhadûn) ») c'est-à-dire vous aplanissez les couches.

(Sa parole : « الماهر (al-mâhir) ») c'est-à-dire l'habile ; ce qu'on qualifie le plus souvent ainsi, c'est le nageur. المهر (al-mahr) est la dot ; on dit مهرت المرأة (mahartu l-mar'a, j'ai doté la femme). Abû Hâtim a récusé أمهرت (amhartu) ; on dit que c'est un parler faible, et Abû Zayd l'a tenu pour correct.

(Sa parole : « أبيض أمهق (abyad amhaq) ») c'est-à-dire d'une blancheur pure, que ne mêle ni rougeur ni autre chose ; on a dit : une blancheur tirant sur le bleu.

(Sa parole : « إنما هي للمهلة (innamâ hiya li-l-muhla), il n'est destiné qu'à la sanie ») c'est le pus et la purulence du corps ; la forme connue est avec u sur sa première lettre, et l'on rapporte a et i.

(Sa parole : « مهلا (mahlan), doucement ») c'est-à-dire avec douceur. Certains ont prétendu que son origine est مه (mah), auquel on a ajouté لا (lâ).

Passage douteuxImprimé ما هن en deux mots, probablement ماهن (*mâhin*) : « serviteur » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : والواحد ما هن ومنه

(Sa parole : « مهنة أهله (mihnat ahlihi) », et sa parole : « مهنة أنفسهم (mahanat anfusihim) ») le premier est sans voyelle sur le hâ', c'est-à-dire le service [de sa famille], et le mîm porte un a ; on rapporte aussi le i, mais al-Asmaʿî l'a récusé ; المهنة (al-mihna) est l'habileté dans le travail. Le second est avec des a [sur toutes les lettres], c'est-à-dire les serviteurs d'eux-mêmes ; le singulier est ماهن (mâhin). De là : « فامتهنوا وعالجوا (fa-mtahanû wa-ʿâlajû), ils se mirent au travail et s'y employèrent ».

(Sa parole : « مهيعة (Mahyaʿa) ») c'est al-Juhfa ; le mot est sur le schème de مخرمة (makhrama), et l'on a dit : sur le schème de فعيلة (faʿîla, Mahîʿa).

(Sa parole : « مهيمنا عليه (muhayminan ʿalayhi) » [Al-Mâ'ida : 48]) Il a dit : « المهيمن (al-muhaymin) est le dépositaire fidèle ; le Coran est le dépositaire fidèle de ce qui l'a précédé. »

(Sa parole : « مهيم (mahyam) ») c'est un mot yéménite qui signifie : « Qu'est-ce que cela ? » Dans le récit de Hâjar figure, à la place de مهيم (mahyam), مهيا (mahyâ), mais le premier est le connu. L'un des plus subtils parmi les savants tardifs a indiqué que son origine est ما هذا الأمر (mâ hâdhâ l-amr, qu'est-ce que cette affaire ?) : on s'est contenté, pour chaque mot, d'une seule lettre, du fait que toute confusion était exclue.

(Sa parole : « مهين (mahîn) ») c'est-à-dire faible ; Mujâhid l'a dit.

(Sa parole : « مه (mah) ») mot de réprimande, qui revient souvent ; il peut aussi venir pour l'interrogation, comme sa parole dans le hadith de Moïse : « ثم مه (thumma mah) », c'est-à-dire : « Puis qu'adviendra-t-il ? » Comme si son origine était ما (mâ), le hâ' étant celui de la pause.

(Section m-w)

(Sa parole : « الموبقات (al-mûbiqât) ») Al-Bukhârî a dit : « Les [péchés] destructeurs. » Un autre a dit : « الموبق بعمله (al-mûbaq bi-ʿamalihi) est celui à qui l'on demande compte et que l'on punit. » Son origine est avec wâw.

(Sa parole : « ثم موتان كقعاص الغنم (thumma mutânun ka-quʿâsi l-ghanam), puis une mortalité semblable à l'épizootie des moutons ») avec u sur le mîm, et on lui met aussi un a : c'est un nom désignant la peste et la mort.

(Sa parole : « فليمتها طبخا (fa-l-yumithâ tabkhan), qu'il les fasse mourir par la cuisson ») c'est-à-dire qu'il en fasse disparaître l'odeur. Et sa parole : « فقد مات ميتة جاهلية (fa-qad mâta mîtatan jâhiliyya) », avec i sous le mîm : c'est-à-dire dans l'état de la mort de l'époque antéislamique.

(Sa parole : « الموات (al-mawât) ») les terres mortes (mawât al-ard) sont celles qui n'ont pas été mises en valeur et qui ne sont la propriété de personne ; on dit aussi موتان (mawatân), avec deux a.

(Sa parole : « مؤتة (Mu'ta) ») avec u et avec hamza, et parfois sans hamza : lieu de Syrie, proche d'al-Balqâ'.

(Sa parole : « ماج الناس (mâja n-nâs) ») c'est-à-dire les gens se mêlèrent ; et « تموج موج البحر (tamûju mawja l-bahr), elle ondoie comme les vagues de la mer », c'est-à-dire elle s'agite.

(Sa parole : « مادت (mâdat) ») c'est-à-dire elle pencha (mâlat), dont il a le schème et le sens.

(Sa parole : « تمور مورا (tamûru mawran) ») c'est-à-dire elle tourne ; il l'a expliqué dans l'original.

(Sa parole : « الموسم (al-mawsim) ») c'est-à-dire le rassemblement des gens pour le pèlerinage et en d'autres occasions.

(Sa parole : « موقها (mûqahâ) » : c'est la bottine (al-khuff), mot persan arabisé. Le موق (mûq) de l'œil est l'extrémité de sa fente ; chaque œil a deux mûq. Il y a là neuf parlers : موق (mûq), ماق (mâq), ماقي (mâqî) sur le schème de قاضي (qâdî), et ماق (mâq) sur le schème de عال (ʿâl), avec hamza dans les quatre et sans hamza dans les quatre, et أمق (amq) sur le schème de ظلم (zulm). On dit aussi que le mûq est le coin postérieur [de l'œil] et le mâq le coin antérieur.

(Sa parole : « المومسات (al-mûmisât) ») pluriel de مومسة (mûmisa), qui a aussi pour pluriel مواميس (mawâmîs) : ce sont les prostituées.

(Section m-y)

(Sa parole : « ميتة (mîta) ») cela a déjà été traité plus haut.

(Sa parole : « فلما فرغ من الطعام ماثته (fa-lammâ faragha mina t-taʿâmi mâthathu), lorsqu'il eut fini de manger, elle les macéra ») dans une version : أماثته (amâthathu), quadrilitère, mais le premier est plus répandu dans la langue. Le sens est : elle a délayé les dattes et les a pétries dans l'eau.

(Sa parole : « الميثرة (al-mîthara) ») ʿAlî (qu'Allah l'agrée) a dit : « Les femmes la confectionnaient pour leurs maris. » On a dit : les mîthara sont des peaux de fauves. Le pluriel est مياثر (mayâthir) ; le mîm est augmentatif, et son origine est avec wâw, de الوفير (al-wafîr, l'abondant).

(Sa parole : « المائدة (al-mâ'ida), la table servie ») son origine est [au sens de] مفعولة (mafʿûla, participe passif), comme dans « عيشة راضية (ʿîsha râdiya), une vie agréable » ; le sens est : celle dont son possesseur a été pourvu (mîda bihâ). On dit مادني يميدني (mâdanî yamîdunî), ainsi dans l'original. المائدة a pour sens premier la table (al-khiwân) sur laquelle on mange. Quant à sa parole : « Il mangea sur la mâ'ida de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) », c'est-à-dire sa nappe (sufra), car il n'avait pas de khiwân, qui est ce que l'on prépare en bois à cet effet, comme cela est authentiquement rapporté d'Anas. On dit aussi qu'on ne l'appelle mâ'ida que lorsqu'il y a de la nourriture dessus ; et l'on a dit : c'est le nom de la nourriture elle-même.

(Sa parole : « ميري أهلك (mîrî ahlaki), approvisionne ta famille » : الميرة (al-mîra) est la nourriture dont le Bédouin s'approvisionne (yamtâru).

(Sa parole : « تكاد تميز (takâdu tamayyazu) » [Al-Mulk : 8]) c'est-à-dire tatamayyazu ; il l'a expliqué dans l'original par : « elle éclate (tataqattaʿu) ».

(Sa parole : « بالميشار (bi-l-mîshâr), avec la scie ») on le dit aussi avec le nûn (minshâr) ; c'est chose connue.

(Sa parole : « أميطي (amîtî) », et sa parole : « أمط (amit) ») on dit ماطه هو (mâta huwa, il s'éloigna) et أماطه غيره (amâtahu ghayruhu, un autre l'éloigna), c'est-à-dire il l'écarta et l'ôta ; le nom en est الميط (al-mayt).

(Sa parole : « الا انماع كما ينماع الملح في الماء (illâ nmâʿa kamâ yanmâʿu l-milhu fî l-mâ'), si ce n'est qu'il se dissoudra comme le sel se dissout dans l'eau ») c'est-à-dire il coula et se répandit ; le nom en est الميع (al-mayʿ).

(Sa parole : « كمقدار ميل (ka-miqdâri mîl), à la mesure d'un mîl ») le mîl désigne une distance de terre, qui est de mille brasses (bâʿ) ; de là : « trente milles » ; et il désigne aussi [le bâtonnet] avec lequel on s'applique le collyre.

(Sa parole : « والعشي ميل الشمس (wa-l-ʿashiyyu maylu sh-shams), le soir, c'est le déclin du soleil ») avec a sur le mîm : c'est-à-dire le moment où il approche du coucher. On a employé الميل (al-mayl) pour les corps et pour d'autres choses ; de là : « ne penchez pas tout à fait [vers l'une d'elles] » [An-Nisâ' : 129].

(Sa parole : « مائلات مميلات (mâ'ilâtun mumîlât) ») on a dit : déviantes.

(Sa parole : « ما (mâ) ») il s'emploie pour l'interrogation et la négation, comme relatif, comme indéfini qualifié (mawsûfa) et comme explétif.

La lettre nûn (ن)

(Section n-a)

(Sa parole : « نأى بي الشجر (na'â bî sh-shajar), les arbres m'ont entraîné loin ») c'est-à-dire : la recherche du pâturage m'a éloigné. النأي (an-na'y) est l'éloignement : نأى ينأى (na'â yan'â), sur le modèle de سعى يسعى (saʿâ yasʿâ) ; on dit aussi, par interversion, ناء يناء (nâ'a yanâ'u), sur le modèle de حار يحار (hâra yahâru), et ناء ينوء (nâ'a yanû'u), sur le schème de دار يدور (dâra yadûru) ; de là : ناء بصدره (nâ'a bi-sadrihi), c'est-à-dire il s'est écarté. Quant à sa parole : « ثم ذهب ينوء (thumma dhahaba yanû'u) », elle signifie : il se mit à se lever.

(Sa parole : « وهم ينهون عنه وينأون عنه (wa-hum yanhawna ʿanhu wa-yan'awna ʿanhu), et ils en détournent [les autres] et s'en éloignent » [Al-Anʿâm : 26]) c'est-à-dire : ils s'en tiennent éloignés ; c'est ce qu'a dit Ibn ʿAbbâs. Al-Bukhârî a dit : ناء (nâ'a) : il s'est éloigné.

(Sa parole : « ما أراه الا نيئه (mâ arâhu illâ nî'atan), je ne le vois que cru ») c'est-à-dire non cuit. On rapporte aussi الأنتنة (al-antana), avec la lettre à deux points dessus suivie d'un nûn, c'est-à-dire son odeur répugnante.

(Section n-b)

(Sa parole : « النبأ (an-naba') ») c'est-à-dire la nouvelle. Al-Bukhârî a dit : « النبأ العظيم (an-naba' al-ʿazîm), la grande nouvelle, c'est le Coran. » النبئ (an-nabî'), avec hamza, est celui qui informe de la part d'Allah ; on a dit qu'il a le sens d'un participe passif, c'est-à-dire qu'Allah l'a informé de Son ordre ; on a dit qu'il est dérivé de النبأ (an-naba'), qui est ce qui s'élève au-dessus du sol, en raison de l'élévation de leurs rangs ; et l'on a dit que النبأ est le chemin, ainsi nommé parce qu'il est le chemin qui mène à Allah le Très-Haut. Le parler de Quraysh omet la hamza, soit par allègement, soit parce qu'il le dérive de النبوة (an-nubuwwa), qui est l'élévation.

(Sa parole : « نهى عن المنابذة (nahâ ʿan al-munâbadha), il a interdit la munâbadha ») c'est l'une des ventes interdites : c'est la vente de deux choses que chacun des deux [contractants] jette (yanbidhu) à l'autre, la vente des deux devenant obligatoire par ce seul fait. On en a donné d'autres explications, comme de faire du jet une rupture du droit d'option.

(Sa parole : « خذي نبذة من قسط (khudhî nubdhatan min qust), prends un peu de costus ») c'est-à-dire un morceau. النبذ (an-nabdh) est le fait de jeter et de rejeter ; de là : « فنبذ الناس خواتيمهم (fa-nabadha n-nâsu khawâtîmahum), alors les gens jetèrent leurs bagues ».

(Sa parole : « قبر منبوذ (qabr manbûdh), une tombe isolée ») c'est-à-dire éloignée, à l'écart. On rapporte aussi (قبر منبوذ) en annexion, c'est-à-dire [la tombe] d'un enfant trouvé (laqît), qui est celui que l'on a jeté tout petit, dès sa naissance. On l'appelle laqît lorsqu'il a été recueilli, et manbûdh tant qu'il reste abandonné ; on lui applique parfois le nom de manbûdh après qu'il a été recueilli, par métaphore ; de là, dans le hadith de ʿUmar : « أتى في منبوذ (utiya fî manbûdh), on vint le trouver au sujet d'un enfant trouvé ». Sa parole : « فانتبذت به (fa-ntabadhat bihi) », c'est-à-dire : elle s'assit à l'écart [avec lui]. Sa parole : « فنبذناه (fa-nabadhnâhu) », c'est-à-dire : Nous l'avons jeté. Sa parole : « انتبذت من أهلها (intabadhat min ahlihâ) », c'est-à-dire : elle se retira loin des siens. Sa parole : « فانبذ إليهم على سواء (fa-nbidh ilayhim ʿalâ sawâ') », c'est-à-dire : déclare-leur ouvertement la rupture de ce qui est entre toi et eux ; de là : « فنبذ أبو بكر في ذلك العام إلى الناس (fa-nabadha Abû Bakr fî dhâlika l-ʿâm ilâ n-nâs) », c'est-à-dire : il dénonça le pacte qui existait entre eux. Le نبذ (nabdh) s'applique, en paroles et en actes, aux choses concrètes comme aux choses abstraites.

(Sa parole : « النبيذ (an-nabîdh) ») il revient souvent dans le hadith : c'est la boisson que l'on prépare à partir de dattes ou d'autre chose. Le نباذ (an-nibâdh) consiste à jeter des dattes ou des raisins secs dans l'eau.

(Sa parole : « ولا تنابزوا (wa-lâ tanâbazû), ne vous lancez pas de sobriquets ») النبز (an-nabaz), avec des voyelles sur les lettres, est le surnom : il leur a donc été interdit de s'interpeller par des sobriquets. Sa parole : « أن رجلا نباشا (anna rajulan nabbâshan), qu'un homme était un pilleur de tombes ») c'est-à-dire qu'il déterrait les tombes.

(Sa parole : « النبط والنبيط والأنباط (an-nabat wa-n-nabît wa-l-anbât), les Nabatéens ») ce sont les chrétiens de Syrie qui l'ont peuplée, ainsi que les habitants du Sawâd de l'Irak ; on les a appelés ainsi parce qu'ils font jaillir (istinbât) l'eau et l'extraient ; on a dit aussi que c'est un peuple parmi les hommes. Cela a également été traité dans la lettre hamza.

(Sa parole : « ينبع (yanbaʿu) ») de النبع (an-nabʿ), qui est la sortie de l'eau hors de la terre.

(Sa parole : « وإذا نبقها (wa-idhâ nabiquhâ), et voici que ses fruits… ») c'est-à-dire ses fruits. النبق (an-nabiq) est le fruit du jujubier (as-sidr) ; son singulier est نبقة (nabiqa), avec a, et aussi avec i ; on le prononce également sans voyelle [sur la deuxième lettre].

(Sa parole : « النبل (an-nabl) ») ce sont les flèches arabes ; le mot n'a pas de singulier tiré de sa propre racine : on dit seulement, pour l'une d'elles, سهم (sahm).

(Sa parole : « نبا (nabâ) ») avec voyelle brève, c'est-à-dire : il s'est éloigné.

(Section n-t)

(Sa parole : « كما تنتج البهيمة (kamâ tuntaju l-bahîma), comme la bête met bas ») c'est-à-dire : enfante.

(Sa parole : « وإذ نتقنا الجبل فوقهم (wa-idh nataqnâ l-jabala fawqahum), et lorsque Nous avons secoué la montagne au-dessus d'eux » [Al-Aʿrâf : 171]) c'est-à-dire : Nous l'avons élevée.

(Sa parole : « منتنة (muntina), puante ») c'est-à-dire une parole ignoble.

(Sa parole : « هؤلاء النتنى (hâ'ulâ'i n-natnâ), ces charognes ») il a voulu dire : les cadavres puants.

(Sa parole : « ناتئ الجبين (nâti' al-jabîn), au front saillant ») c'est-à-dire au front proéminent, de النتوء (an-nutû'), la saillie.

(Section n-th)

(Sa parole : « الاستنثار (al-istinthâr) ») et استنثر (istanthara), forme istafʿala de cette racine : c'est-à-dire aspirer l'eau par le nez, puis faire sortir ce qui est dans le nez et le rejeter (nathara) ; on a dit aussi qu'il vient de النثرة (an-nathra), qui est le bout du nez.

(Sa parole : « لا تنث حديثنا (lâ tanuthth hadîthanâ), ne divulgue pas nos propos ») avec nûn, et avec la lettre à un point dessous (b) ; les deux ont le même sens.

(Sa parole : « نثل لي كنانته (nathala lî kinânatahu), il vida pour moi son carquois ») c'est-à-dire : il le renversa et en sortit ce qu'il contenait ; de là : « وأنتم تنتثلونها (wa-antum tantathilûnahâ), et vous, vous en sortez [les trésors] », c'est-à-dire vous en extrayez ce qu'ils contiennent ; et de là : « فينتثل طعامه (fa-yuntathalu taʿâmuhu), et ses provisions seraient dispersées ».

(Section n-j)

(Sa parole : « لا منجا (lâ manjâ), pas d'échappatoire ») de النجاء (an-najâ'), qui est le salut.

(Sa parole : « طويل النجاد (tawîl an-nijâd), au long baudrier ») c'est-à-dire la bandoulière du sabre ; c'est une manière de désigner la haute taille.

Passage douteuxImprimé « حرس » (Haras) ; lecture probable Jurash (جرش), limite habituellement donnée du Najd. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : حدها ما بين حرس إلى سواد الكوفة

(Sa parole : « أهل نجد (ahl Najd), les gens du Najd ») ses limites vont de Haras jusqu'au Sawâd de Kûfa. Le mot نجد (najd) s'applique à tout ce qui est élevé. Quant à la parole du Très-Haut : « وهديناه النجدين (wa-hadaynâhu n-najdayn), et Nous lui avons indiqué les deux voies » [Al-Balad : 10], il s'agit du chemin du bien et du chemin du mal ; on a dit aussi que ce sont les deux seins.

(Sa parole : « نواجذه (nawâjidhuhu) ») c'est-à-dire ses canines.

(Sa parole : « نجر خشبة (najara khashaba), il tailla un morceau de bois ») c'est-à-dire qu'il le tailla avec une herminette.

(Sa parole : « برد نجراني (burd najrânî), un manteau de Najrân ») c'est-à-dire rattaché à Najrân ; de là : « أهل نجران (ahl Najrân), les gens de Najrân ». C'est une ville bien connue.

(Sa parole : « لا تبيعوا غائبا بناجز (lâ tabîʿû ghâ'iban bi-nâjiz), ne vendez pas ce qui est absent contre ce qui est comptant ») c'est-à-dire contre ce qui est présent.

(Sa parole : « المؤمن لا ينجس (al-mu'min lâ yanjusu), le croyant ne devient pas impur ») avec u sur le jîm, du verbe trilitère, et aussi avec a sur celui-ci : c'est-à-dire qu'il ne devient pas impur en sa substance.

(Sa parole : « نهى عن النجش (nahâ ʿan an-najsh), il a interdit le najsh ») avec le jîm sans voyelle : c'est le fait de vanter la marchandise pour des qualités qu'elle n'a pas, et d'en surenchérir le prix sans vouloir l'acheter, mais seulement pour tromper un autre ; de là : « لا تناجشوا (lâ tanâjashû), ne surenchérissez pas frauduleusement les uns contre les autres ». « والناجش آكل الربا (wa-n-nâjish âkil ar-ribâ), et le surenchérisseur frauduleux est un mangeur d'usure » : peut-être cela vise-t-il celui qui le fait moyennant un pot-de-vin.

(Sa parole : « أربعة آلاف منجمة (arbaʿat âlâf munajjama), quatre mille, échelonnés ») c'est-à-dire répartis sur des échéances déterminées ; de là : « نجمتها عليه (najjamtuhâ ʿalayhi), je les lui ai échelonnés ».

(Sa parole : « تجرى نجلا (tajrî najlan), elle coulait en un mince filet ») avec a sur le nûn et sans voyelle sur le jîm : c'est-à-dire qu'elle suintait d'une eau peu abondante ; on a dit aussi que النجل (an-najl) est l'étang où l'eau ne tarit jamais. Dans le texte de base, نجلا (najlan) signifie : [une eau] croupie.

(Sa parole : « استنجى (istanjâ), il fit l'istinjâ' ») c'est-à-dire qu'il enleva le نجو (najw), qui est l'excrément. On l'a appelé najw parce qu'ils se rendaient pour cela vers une نجوة (najwa), qui est une élévation du sol, afin d'y prendre de quoi en ôter la trace ; on l'a donc appelé du nom de ce lieu, de même qu'on a appelé l'excrément غائط (ghâ'it), parce qu'ils se rendaient dans un ghâ'it (une dépression) pour satisfaire leur besoin. Et la parole du Très-Haut : « فاليوم ننجيك (fa-l-yawma nunajjîka), aujourd'hui, Nous allons te sauver » [Yûnus : 92], c'est-à-dire : Nous allons te jeter sur une élévation (najwa) du sol ; cela vient du texte de base.

(Sa parole : « خلصوا نجيا (khalasû najiyyan), ils se retirèrent pour se concerter ») Il a dit dans le texte de base : c'est-à-dire que le mot نجى (najiyy) se dit d'un seul comme de plusieurs ; on dit au pluriel أنجية (anjiya). يتناجون (yatanâjawna), c'est-à-dire : ils parlent à voix basse ; de là sa parole : « et lorsqu'ils tiennent des conciliabules (najwâ) » [Al-Isrâ' : 47] : c'est un nom verbal de ناجيت (nâjaytu), dont Il les a qualifiés, le sens visé étant : ils se parlent à voix basse ; de là : « Que deux ne se parlent pas à voix basse à l'exclusion d'un troisième ».

(Sa parole : « ما لي أدعوكم إلى النجاة (mâ lî adʿûkum ilâ n-najât), qu'ai-je donc à vous appeler au salut » [Ghâfir : 41]) c'est-à-dire à la foi ; c'est ce qu'a dit Mujâhid, et c'est une explication par le corollaire. D'autres ont dit : النجاة (an-najât) est le salut, et de même النجاء (an-najâ'). Le hadith de l'entretien intime (an-najwâ) dans l'au-delà signifie qu'Allah le Très-Haut fera reconnaître au serviteur ses péchés, à l'abri des regards des gens.

(Section n-ḥ)

(Sa parole : « قضى نحبه (qadâ nahbahu), il a accompli son engagement » [Al-Ahzâb : 23]) On trouve dans le Livre de l'exégèse : c'est-à-dire son pacte ; on a dit aussi : son vœu, c'est-à-dire ce qu'il s'est imposé à lui-même. Ce que confirme

(sa parole au sujet de Talha : « Celui-ci est de ceux qui ont accompli leur engagement (nahbahu) ». النحب (an-nahb) est aussi la mort : c'est comme s'il s'était imposé la mort et de ne pas fuir, et qu'il s'en fût acquitté.

Passage douteuxImprimé نحو ركما en deux mots, probablement نحوركما : « vos poitrines » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : ومنه على نحو ركما Imprimé منتاهاء, probablement منتهاها : « son terme » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : هو مبلغ الشمس منتاهاء من الارتفاع

(Sa parole : « بين سحري ونحري (bayna sahrî wa-nahrî), entre mon poumon et ma gorge ») النحر (an-nahr) est le point de jonction des clavicules, en haut de la poitrine ; de là : « على نحوركما (ʿalâ nuhûrikumâ), sur vos poitrines ». Sa parole : « نحر الظهيرة (nahr az-zahîra), le plein midi » : c'est le moment où le soleil atteint le terme de son élévation. Sa parole : « رد كيد الكافر في نحره (radda kayda l-kâfiri fî nahrihi), Il a renvoyé la ruse du mécréant dans sa gorge » : c'est une manière d'exprimer son échec.

(Sa parole : « وكانوا في نحر العدو (wa-kânû fî nahri l-ʿaduww), et ils étaient face à l'ennemi ») c'est-à-dire en face de lui.

(Sa parole : « ونحاس (wa-nuhâs), et du cuivre ») Il a dit : c'est le laiton que l'on fera fondre sur leurs têtes.

(Sa parole : « أيام نحسات (ayyâm nahisât), des jours néfastes » [Fussilat : 16]) c'est-à-dire de mauvais augure ; c'est ce qu'a dit Mujâhid.

(Sa parole : « صدقاتهن نحلة (saduqâtihinna nihlatan), leur dot, à titre de don » [An-Nisâ' : 4]) c'est-à-dire leur douaire, en don. Le mot النحلة (an-nihla) s'applique aussi à la croyance que l'on professe.

(Sa parole : « فانتحى عليها (fa-ntahâ ʿalayhâ) ») c'est-à-dire : il s'appuya [sur elle].

(Sa parole : « حتى انتحيت عليها (hattâ ntahaytu ʿalayhâ) ») c'est-à-dire : jusqu'à ce que je me fusse dirigée vers elle et l'eusse emporté sur elle. Et sa parole : « صلى نحو بيت المقدس (sallâ nahwa Bayt al-Maqdis), il pria en direction de Jérusalem », c'est-à-dire en se tournant vers elle.

(Sa parole : « فنحوا من الديوان (fa-nuhhû min ad-dîwân) ») c'est-à-dire : ils furent écartés [du registre] ; نحاه (nahhâhu), c'est-à-dire il l'écarta. Chez la plupart [des transmetteurs] : فمحوا (fa-muhû), du verbe المحو (al-mahw), effacer.

(Sa parole : « كان على أربعة أنحاء (kâna ʿalâ arbaʿati anhâ'), il était de quatre sortes ») c'est-à-dire de quatre manières.

(Section n-kh)

(Sa parole : « الناخرة والنخرة سواء (an-nâkhira wa-n-nakhira sawâ'), nâkhira et nakhira sont la même chose ») Certains ont dit : النخرة (an-nakhira) est [l'os] usé, et الناخرة (an-nâkhira) l'os creux dans lequel passe le vent.

(Sa parole : « نخس بعيري (nakhasa baʿîrî) ») c'est-à-dire : il piqua mon chameau.

(Sa parole : « فلا يتنخع (fa-lâ yatanakhkhaʿ), qu'il ne crache pas ») النخاعة (an-nukhâʿa) et النخامة (an-nukhâma) ont le même sens ; cela viendra plus loin.

(Sa parole : « النخاع (an-nikhâʿ) ») avec i sous le nûn. النخع (an-nakhʿ) consiste à trancher le نخاع (nikhâʿ) du mouton, qui est le cordon blanc de son cou, qui pénètre dans la nuque.

(Sa parole : « إلى نخلة (ilâ Nakhla) ») c'est un lieu proche de La Mecque. Nakhla est aussi un lieu situé au marché de Médine.

(Sa parole : « منخلا (munkhulan) ») c'est-à-dire un tamis.

(Sa parole : « إلى نخل قريب من المسجد (ilâ nakhl qarîb min al-masjid), vers une palmeraie proche de la mosquée ») On le rapporte aussi avec jîm ; ce qui est visé par là a été traité peu auparavant.

(Sa parole : « تنخم (tanakhkhama), il cracha une mucosité » : il lança la نخامة (nukhâma)) c'est ce qui sort de la bouche comme humeur venant de la tête ou de la poitrine ; on a dit aussi : avec mîm, [ce qui vient] de la tête, et avec ʿayn, [ce qui vient] de la poitrine.

(Section n-d)

Passage douteuxImprimé يند بن en deux mots, probablement يندبن : « elles lamentaient » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : قوله يند بن من قتل من آبائهن

(Sa parole : « يندبن من قتل من آبائهن (yandubna man qutila min âbâ'ihinna), elles pleuraient ceux de leurs pères qui avaient été tués ») c'est-à-dire qu'elles les lamentaient. La ندبة (nudba) consiste spécialement à faire l'éloge du mort.

(Sa parole : « انتدب الله (intadaba llâh) ») c'est-à-dire : Il s'empresse de lui accorder la récompense. On dit : انتدب فلان في حاجتي (intadaba fulân fî hâjatî), c'est-à-dire : un tel s'est levé pour [satisfaire] mon besoin.

(Sa parole : « فرس يقال له مندوب (faras yuqâlu lahu Mandûb), un cheval qu'on appelait Mandûb ») Il est possible que ce soit un nom propre qui lui était donné, et il est possible qu'on l'ait appelé ainsi à cause d'une ندب (nadab) qu'il portait, c'est-à-dire la trace d'une blessure ; de là : « وأنه لندب بالحجر من ضرب موسى (wa-innahu la-nadabun bi-l-hajar min darb Mûsâ), et il reste sur la pierre une trace des coups de Moïse ». Et sa parole : « ندب الناس فانتدب الزبير (nadaba n-nâsa fa-ntadaba z-Zubayr) », c'est-à-dire : il les appela et az-Zubayr répondit.

(Sa parole : « فند منها بعير (fa-nadda minhâ baʿîr), l'un d'eux, un chameau, s'enfuit ») c'est-à-dire : il s'échappa et s'effaroucha.

(Sa parole : « أن تجعل لله ندا (an tajʿala li-llâhi niddan), que tu attribues à Allah un égal ») avec i sous le nûn : c'est-à-dire un semblable ; son pluriel est أنداد (andâd). Le mot الند (an-nidd) s'applique aussi au contraire.

(Sa parole : « أندر ثنيته (andara thaniyyatahu) ») c'est-à-dire : il lui fit tomber une incisive.

(Sa parole : « فأكلوا فندموا (fa-akalû fa-nadimû), ils mangèrent, puis ils regrettèrent ») de الندامة (an-nadâma), le regret.

(Sa parole : « غير خزايا ولا ندامى (ghayra khazâyâ wa-lâ nadâmâ), sans être couverts d'opprobre ni pleins de regret ») c'est-à-dire : sans regretter.

(Sa parole : « نديا (nadiyyan) ») الندى (an-nadiyy) et النادي (an-nâdî) sont une seule et même chose : c'est l'assemblée où l'on s'entretient.

(Sa parole : « فليدع ناديه (fa-l-yadʿu nâdiyahu), qu'il appelle donc son assemblée ») c'est-à-dire son clan : c'est comme s'il avait appliqué au groupe le nom du lieu où il se réunit.

(Section n-dh)

(Sa parole : « النذير (an-nadhîr), l'avertisseur ») c'est-à-dire celui qui transmet. أنذرته (andhartuhu) : je l'ai averti.

(Section n-z)

(Sa parole : « نزحناها ونزحوها (nazahnâhâ wa-nazahûhâ), nous l'avons épuisé, ils l'ont épuisé ») c'est le fait de puiser toute l'eau du puits.

(Sa parole : « نزرت رسول الله صلى الله عليه وسلم (nazartu Rasûla llâh), j'ai importuné l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) ») sans redoublement du zây, et il est permis de le redoubler : c'est-à-dire j'ai insisté auprès de lui.

(Sa parole : « نزع إلى أهله (nazaʿa ilâ ahlihi) ») c'est-à-dire : il est retourné [auprès des siens] ; de là : « وينزع إلى أهله (wa-yanziʿu ilâ ahlihi), et il retournait auprès des siens ». Et sa parole : « نزع الولد إلى أبيه (nazaʿa l-waladu ilâ abîhi) », c'est-à-dire : [le père] l'a attiré à lui ; c'est une manière d'exprimer la ressemblance ; de là : « نزعه عرق (nazaʿahu ʿirq), une ascendance l'a attiré ».

(Sa parole : « ونزعنا منها ونزعت بموقها (wa-nazaʿnâ minhâ wa-nazaʿat bi-mûqihâ), nous y avons puisé, et elle puisa avec sa bottine ») c'est-à-dire : elle puisa de l'eau. Et sa parole : « لا ينزع هذا العلم انتزاعا (lâ yanziʿu hâdhâ l-ʿilma ntizâʿan), Il n'arrache pas cette science d'un coup », c'est-à-dire : Il ne la fait pas disparaître.

(Sa parole : « شديد النزع (shadîd an-nazʿ), puissant à tirer ») avec a sur la première lettre et sans voyelle sur le zây : c'est-à-dire puissant à tendre la corde de l'arc pour tirer.

(Sa parole : « ولم ينزل (wa-lam yunzil), et il n'a pas éjaculé ») c'est-à-dire le sperme.

(Sa parole : « يتنازعون بينهم (yatanâzaʿûna baynahum) ») c'est-à-dire : ils se passent [la coupe] les uns aux autres ; c'est ce qu'a dit Mujâhid. المنازعة (al-munâzaʿa) est la dispute.

(Sa parole : « واما ينزغنك (wa-immâ yanzaghannaka), et si jamais [le Diable] t'incite ») c'est-à-dire : te fait perdre ta retenue ; cela vient du texte de base.

(Sa parole : « لا ينزفون (lâ yunzafûna) ») c'est-à-dire : leur raison ne s'en ira pas. Le sens premier de النزف (an-nazf) est l'écoulement ; de là : « فنزفه الدم (fa-nazafahu d-dam), le sang l'a épuisé », c'est-à-dire il lui a retiré ses forces.

(Sa parole : « أعد الله له نزلا (aʿadda llâhu lahu nuzulan) ») c'est-à-dire un accueil d'hôte. Al-Bukhârî a dit : c'est-à-dire une récompense.

(Sa parole : « نزوت لأخذه (nazawtu li-akhdhihi) ») c'est-à-dire : je bondis [pour le prendre]. Et sa parole : « فنزا منه الماء (fa-nazâ minhu l-mâ') », c'est-à-dire : l'eau en jaillit et apparut.

(Sa parole : « ستعلم أينا منها بنزه (sa-taʿlamu ayyunâ minhâ bi-nazah), tu sauras lequel de nous deux en est éloigné ») c'est-à-dire : à distance.

(Sa parole : « لا يستنزه من البول (lâ yastanzihu min al-bawl) ») c'est-à-dire : il ne se tenait pas à l'écart [de l'urine].

(Section n-s)

(Sa parole : « إن كان نساء (in kâna nasâ'an), si c'est à terme ») avec a et voyelle longue : c'est-à-dire différé. Chez la plupart [des transmetteurs] : نسيأ (nasî'an), sur le schème de عظيم (ʿazîm) ; de là : « أنسأ الله في أجله (ansa'a llâhu fî ajalihi) », c'est-à-dire qu'Allah a reculé son terme ; et de là : « ينسأ في أثره (yunsa'u fî atharihi), que son terme soit reculé ».

(Sa parole : « نسيئة (nasî'a) ») c'est-à-dire à terme. Et sa parole : « إنما النسئ (innamâ n-nasî') », c'est-à-dire le report.

(Sa parole : « في نسب قومها (fî nasabi qawmihâ), parmi la lignée de son peuple ») c'est-à-dire parmi les plus nobles maisons de son peuple.

(Sa parole : « ونسرا (wa-Nasran) ») c'est le nom de l'idole qu'adorait le peuple de Noé.

(Sa parole : « لننسفنه (la-nansifannahu), nous allons sûrement le disperser ») On dit : نسف الشئ (nasafa sh-shay') lorsqu'on a dispersé la chose au vent.

(Sa parole : « نسكنا ونسكت شاتي والمنسك والمناسك والنسك ومن إحدى نسيكتيك (nasaknâ, nasaktu shâtî, al-mansik, al-manâsik, an-nusuk, min ihdâ nasîkatayka) ») النسيكة (an-nasîka) est la bête immolée ; son pluriel est نسك (nusuk). المنسك (al-mansak), avec a sur le sîn ou avec i sous celui-ci, est le lieu de l'immolation. Quant aux مناسك (manâsik), ce sont les lieux des actes d'adoration du pèlerinage ; leur singulier est aussi منسك (mansak), qui est le lieu de l'adoration.

(Sa parole : « ينسلون (yansilûna) ») c'est-à-dire : ils sortent ; c'est ce qu'a dit Ibn ʿAbbâs.

(Sa parole : « نسم بنيه (nasam banîhi), les âmes de ses descendants ») avec des voyelles sur les lettres : c'est-à-dire leurs âmes ; le singulier est نسمة (nasama).

(Sa parole : « ونسواتها تنطف (wa-naswâtuhâ tantufu), et ses tresses dégouttaient ») Dans une version : ونوساتها (wa-nawsâtuhâ), ce qui est plus vraisemblable ; cela viendra plus loin.

(Sa parole : « فنسيتها (fa-nasîtuhâ), je l'ai oubliée », avec a sur le nûn et sans redoublement, et avec u sur celui-ci et redoublement (fa-nussîtuhâ, on me l'a fait oublier) : ce sont deux versions.

Passage douteuxImprimé نسبا, probablement نسيا (*nasyan*) : « (une chose) oubliée », comme dans le verset et la glose qui suit ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : قوله في التفسير وكنت نسبا

(Sa parole, dans l'exégèse : « وكنت نسيا (wa-kuntu nasyan), et que j'eusse été [une chose] oubliée » [Maryam : 23]) c'est-à-dire insignifiante ; on a dit aussi que ce qui est visé ici est le chiffon de la menstruation.

(Section n-sh)

(Sa parole : « نشأ (nasha'a) ») c'est-à-dire : il s'est levé, en langue abyssine.

(Sa parole : « فأنشأ يحدثنا وأنشأت سحابة وأنشأ رجل (fa-ansha'a yuhaddithunâ, wa-ansha'at sahâba, wa-ansha'a rajul), il se mit à nous raconter, un nuage se forma, un homme se mit à… ») tout cela au sens de commencer.

(Sa parole : « فلم ينشب (fa-lam yanshab) ») avec a sur le shîn : c'est-à-dire il ne tarda pas. Le sens premier de النشوب (an-nushûb) est l'attachement : c'est comme s'il avait dit qu'il ne s'attacha à rien d'autre que ce qui est mentionné.

(Sa parole : « نشيج عمر (nashîj ʿUmar), les sanglots de ʿUmar », et sa parole : « فنشج الناس يبكون (fa-nashaja n-nâsu yabkûna), les gens se mirent à sangloter en pleurant ») c'est une voix qu'accompagnent la douleur et l'affliction.

Passage douteuxImprimé التشديد (« le redoublement »), probablement النشيد : « la voix élevée », dans le contexte de la racine ن ش د ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : والتشديد هو الصوت

(Sa parole : « ينشدنك العدل (yanshudnaka l-ʿadl), elles te conjurent [d'observer] l'équité », et sa parole : « أنشدك الله (anshuduka llâh), je te conjure par Allah ») On a dit que son sens premier est : j'ai demandé à Allah en élevant la voix ; le sens est : je te le demande par Allah, ou : je te le rappelle par Allah. Et le نشيد (an-nashîd), c'est la voix.

Passage douteuxLe mot ثم (« puis ») paraît superflu ou fautif dans cette phrase ; traduit sans lui : « et نشدتها lorsque tu l'as recherché ». Texte arabe imprimé : ونشدتها ثم إذا طلبتها

(Sa parole : « إلا لمنشد (illâ li-munshid), sauf pour celui qui le fait connaître [publiquement] ») c'est-à-dire pour celui qui en fait l'annonce. On dit, au sujet de l'objet perdu : أنشدتها (anshadtuhâ), lorsque tu l'as annoncé, et نشدتها (nashadtuhâ) lorsque tu l'as recherché. Son sens premier est l'élévation de la voix.

(Sa parole : « ينشرها (yunshiruhâ) ») c'est-à-dire : il les fait sortir.

(Sa parole : « نشرا بين يدي رحمته (nushuran bayna yaday rahmatihi), dispersés en avant de Sa miséricorde » [Al-Aʿrâf : 57]) c'est-à-dire éparpillés. Et sa parole : « فلما نشر الخشبة (fa-lammâ nashara l-khashaba) », c'est-à-dire : lorsqu'il eut scié le morceau de bois. Et sa parole : « النشرة وينشر (an-nushra wa-yunashshir) » : c'est une sorte de lavage, accompli d'une manière particulière, pour repousser le mal causé par l'auteur du mauvais œil.

(Sa parole : « نشوزا (nushûzan) ») c'est-à-dire de l'aversion ; c'est ce qu'a dit Ibn ʿAbbâs. D'autres ont dit : le نشوز (nushûz) est l'arrogance de l'un des deux [époux] envers l'autre.

(Sa parole : « ناشز الجبهة (nâshiz al-jabha) ») c'est-à-dire au front saillant.

(Sa parole : « على نشز (ʿalâ nashaz) ») النشز (an-nashaz) est le lieu élevé.

(Sa parole : « ينشغ للموت (yanshaghu li-l-mawt), il râlait à l'approche de la mort ») النشغ (an-nashgh) est le hoquet et la respiration haletante qui monte, au point que l'on est près de s'évanouir.

(Sa parole : « الاستنشاق (al-istinshâq) ») c'est le fait d'aspirer l'eau par le souffle dans les narines.

(Sa parole : « انتشل عرقا (intashala ʿarqan), il retira un os garni de viande ») c'est-à-dire : il le souleva et le sortit.

(Sa parole : il a dit : « لنشوان (la-nashwân) ») c'est-à-dire ivre.

(Section n-ṣ)

(Sa parole : « نصبا (nasaban) ») avec un a sur les deux [premières lettres], et il est permis de mettre un u sur la première et de laisser la deuxième sans voyelle : c'est-à-dire de la fatigue ; de là : « من النصب والجوع (min an-nasab wa-l-jûʿ), de fatigue et de faim », et sa parole : « على قدر نصبك (ʿalâ qadri nasabiki), à la mesure de ta fatigue », c'est-à-dire de ta peine.

(Sa parole : « فنصب يده (fa-nasaba yadahu) ») c'est-à-dire : il la tendit ; et « نصب رجله (nasaba rijlahu) », c'est-à-dire : il la dressa.

(Sa parole : « ونصبني للناس (wa-nasabanî li-n-nâs) ») c'est-à-dire : il m'a exposé aux regards des gens et m'a rendu célèbre.

(Sa parole : « نصب (nusub) ») avec un u sur les deux [premières lettres], et avec a puis sans voyelle (nasb) : singulier de الأنصاب (al-ansâb), qui sont les pierres sur lesquelles ils immolaient.

(Sa parole : « إلى نصب (ilâ nasb), vers une stèle dressée » [Al-Maʿârij : 43]) Al-Aʿmash a lu إلى نصب (ilâ nasb), c'est-à-dire une chose dressée. النصب (an-nusb), avec u, est un singulier, et النصب (an-nasb) est un nom verbal ; c'est ce qu'a dit l'auteur. D'autres ont dit : la majorité a lu avec a puis sans voyelle (nasb), et Ibn ʿÂmir ainsi que Hafs d'après ʿÂsim ont lu avec un u sur les deux [premières lettres] (nusub). La première forme désigne la chose dressée ; quant à la seconde, on a dit que c'est un singulier, comme حقب (huqub), singulier de الأحقاب (al-ahqâb) ; on a dit que c'est un pluriel, comme سقف (suquf), pluriel de سقف (saqf) ; et on a dit : comme كتب (kutub), pluriel de كتاب (kitâb).

(Sa parole : « جن نصيبين (jinn Nasîbîn), les djinns de Nasîbîn ») c'est une ville bien connue parmi les villes de la Jazîra.

(Sa parole : « ذات منصب (dhât mansib), de haut rang ») c'est-à-dire de valeur et d'élévation. Le نصاب (nisâb) de toute chose est son origine.

(Sa parole : « أنصت (ansit) ») c'est-à-dire : tais-toi ; de là : « استنصت الناس (istansata n-nâs) », c'est-à-dire : il leur ordonna de se taire.

(Sa parole : « توبة نصوحا (tawbatan nasûhan), un repentir sincère » [At-Tahrîm : 8]) Qatâda a dit : [le repentir] véridique. Az-Zajjâj a dit : c'est-à-dire d'une parfaite sincérité. On a dit aussi que نصوحا (nasûhan) a le sens de منصوح (mansûh), [et qu'on] l'a qualifié par le participe actif parce que le serviteur a été sincère envers lui-même, comme Il a dit : « عيشة راضية (ʿîsha râdiya), une vie satisfaisante », c'est-à-dire empreinte de satisfaction.

(Sa parole : « إذا وجد فجوة نص (idhâ wajada fajwatan nassa), lorsqu'il trouvait un espace libre, il pressait l'allure ») c'est-à-dire qu'il élevait l'allure de sa marche et accélérait. النص (an-nass) est le terme extrême de toute chose.

Passage douteuxImprimé ينصح, probablement ينصع (*yansaʿu*) : « se dégage, devient pur », comme dans le hadith et selon l'ordre du glossaire (suivi de المناصع) ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : قوله وينصح طيبها

(Sa parole : « وينصع طيبها (wa-yansaʿu tîbuhâ), et ce qu'elle a de bon se dégage ») c'est-à-dire qu'il se purifie ; on a dit aussi : qu'il apparaît. [Ce verbe] est attesté comme intransitif et comme transitif.

(Sa parole : « إلى المناصع (ilâ l-manâsiʿ) ») leur singulier est منصع (mansaʿ) : c'est l'étendue de terre vaste et dégagée.

(Sa parole : « مد أحدهم ولا نصيفه (mudda ahadihim wa-lâ nasîfahu), le mudd de l'un d'eux, ni sa moitié ») c'est-à-dire sa moitié : on dit نصف (nisf) et نصيف (nasîf). Quant à sa parole : « ونصيف إحداهن (wa-nasîfu ihdâhunna) », il s'agit du voile de tête.

(Sa parole : « إن يناصفه (an yunâsifahu) ») c'est-à-dire qu'il le partage entre nous et lui par moitiés.

(Sa parole : « فأتاني منصف (fa-atânî minsaf), un serviteur vint à moi ») On le rapporte avec a sur le mîm et avec i sous celui-ci : c'est le jeune serviteur (al-wasîf), comme il est expliqué dans le hadith ; on ne le dit que de celui qui est jeune. On dit : نصفت الرجل (nasaftu r-rajul) lorsque tu as servi cet homme.

(Sa parole : « بنصالها (bi-nisâlihâ), par leurs fers », et « وينظر إلى نصله (wa-yanzuru ilâ naslihi), il regarde le fer de sa flèche ») النصل (an-nasl) est la pointe de fer de la flèche. Et sa parole : « منصل الأسنة (munsil al-asinna), celui qui fait ôter les fers des lances » : il veut dire le mois de Rajab, car ils ôtaient les fers de leurs lances dès l'apparition de son croissant.

(Sa parole : « في نواصي الخيل (fî nawâsî l-khayl), [le bien est attaché] aux toupets des chevaux ») c'est-à-dire qu'il leur est inséparable ; il n'a pas voulu désigner spécifiquement le toupet ; de là : « ناصيته بيد شيطان (nâsiyatuhu bi-yadi shaytân), son toupet est dans la main d'un démon ».

(Section n-ḍ)

(Sa parole : « نضب عنه الماء (nadaba ʿanhu l-mâ'), l'eau s'est retirée de lui ») c'est-à-dire qu'elle s'est épuisée et a séché.

(Sa parole : « لحما نضيجا (lahman nadîjan), de la viande cuite ») c'est-à-dire dont la cuisson est achevée ; de là : « ما ينضجون كراعا (mâ yundijûna kurâʿan), ils ne font pas même cuire un pied de mouton », c'est-à-dire ils ne le cuisent pas.

(Sa parole : « فيما سقى بالنضح (fî-mâ suqiya bi-n-nadh), pour ce qui est arrosé par puisage ») c'est-à-dire au moyen des bêtes de puisage (as-sawânî) et de ce qui leur est assimilé, comme l'arrosage au seau et autres moyens semblables. Les chameaux ont été appelés نواضح (nawâdih) parce qu'ils arrosent (nadh) en puisant l'eau et en la déversant. La mention du ناضح (nâdih) et des نواضح (nawâdih) revient souvent dans le hadith.

(Sa parole : « ينضح (yandahu) ») c'est-à-dire : il ruisselle. النضح (an-nadh) est l'aspersion ; il vient parfois au sens de verser ; de là : « تقرصه بالماء ثم تنضح (taqrusuhu bi-l-mâ' thumma tandahu), qu'elle le frotte avec de l'eau puis qu'elle asperge ». Et sa parole : « فمن نائل وناضح (fa-min nâ'il wa-nâdih) », c'est-à-dire : celui qui en prenait et celui qui en aspergeait.

(Sa parole : « ينضخ طيبا (yandakhu tîban), il exhale le parfum ») avec la lettre avec point (khâ'). Al-Khalîl a dit : le نضخ (nadkh) est comme le لطخ (latkh), une souillure dont il reste une trace. D'autres ont dit : il est plus abondant que celui avec la lettre sans point (nadh).

(Sa parole : « نضاختان (naddâkhatân), deux sources jaillissantes » [Ar-Rahmân : 66]) c'est-à-dire abondantes ; c'est ce qu'a dit Ibn ʿAbbâs. D'autres ont dit : elles jaillissent de toute sorte de biens.

(Sa parole : « طلع نضيد (talʿ nadîd), des spathes bien rangées » [Qâf : 10]) Il a dit dans le texte de base : c'est le كفري (kufurrâ), [la spathe du palmier] tant qu'elle est dans ses enveloppes, c'est-à-dire empilée (mandûd) l'une sur l'autre. D'autres ont dit : son sens est qu'elle est disposée l'une à côté de l'autre.

(Sa parole : « وطلح منضود (wa-talh mandûd), et des acacias aux fruits superposés » [Al-Wâqiʿa : 29]) Mujâhid a dit : [ce sont] les bananiers. D'autres ont dit : le sens est qu'ils n'ont pas de troncs apparents, mais qu'ils sont garnis de feuilles et de fruits, de leur bas jusqu'à leur sommet.

(Sa parole : « وما فيها من النضرة (wa-mâ fîhâ min an-nadra), et ce qu'il s'y trouve d'éclat ») c'est-à-dire de splendeur.

(Sa parole : « قدح من نضار (qadah min nudâr), une coupe de nudâr ») c'est-à-dire d'un bois de qualité. Le نضار (nudâr) est aussi ce qu'il y a de pur en toute chose ; le نضار est aussi l'or ; et le نضار se fait [du bois] du nabʿ et du tamaris, et sa couleur tire sur le jaune.

Passage douteuxImprimé نظرة (avec ظ), probablement نضرة : « l'éclat (de la félicité) », comme dans le verset et la glose qui suit ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : قوله وقال الحسن نظرة النعيم

(Sa parole : « وقال الحسن نضرة النعيم (wa-qâla l-Hasan : nadrat an-naʿîm), al-Hasan a dit : « l'éclat de la félicité » ») النضرة (an-nadra) est dans le visage, et la joie dans le cœur.

(Sa parole : « ومنا من ينتضل (wa-minnâ man yantadil), et certains d'entre nous tiraient à l'arc ») c'est-à-dire qu'il tire sa flèche. المناضلة (al-munâdala) aux flèches est le concours de tir.

(Sa parole : « ينظر إلى نضيه (yanzuru ilâ nadiyyihi), il regarde la hampe de sa flèche ») avec a sur le nûn, i sous le dâd et redoublement du yâ' : c'est le fût, la tige de la flèche.

(Section n-ṭ)

Passage douteuxImprimé تنطعه, probablement تنطحه : « elle le frappe de ses cornes » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : وقوله تنطعه أي تضربه بقرونها

(Sa parole : « النطيحة (an-natîha), la bête tuée d'un coup de corne ») c'est-à-dire la bête qui reçoit un coup de corne et en meurt. Ibn ʿAbbâs a dit : « Le mouton reçoit un coup de corne : ce que tu en rattrapes encore remuant, égorge-le et mange. » Et sa parole : « تنطحه (tantahuhu) », c'est-à-dire : elle le frappe de ses cornes ; il se dit avec i sous le tâ', et on a rapporté qu'il se dit avec a sur celui-ci.

(Sa parole : « نطعا (nitaʿan) ») c'est ce que l'on étend [au sol], fait de cuir. Ce mot comporte plusieurs formes : avec a sur le nûn ou avec i sous celui-ci, et le tâ' sans voyelle ou avec a ; la plus correcte est avec i sous le nûn et a sur le tâ'.

(Sa parole : « نطفة (nutfa) ») c'est-à-dire le sperme.

(Sa parole : « المتنطعون (al-mutanattiʿûn), ceux qui exagèrent ») pluriel de متنطع (mutanattiʿ), qui est celui qui exagère en toute chose, en paroles et en actes. « وتنطع في الكلام (wa-tanattaʿa fî l-kalâm) ») c'est-à-dire : il a exagéré dans sa manière de parler, comme تشدق (tashaddaqa). Le نطع (an-nataʿ), avec un a sur les deux [premières lettres], est le haut de la bouche, à l'intérieur ; on a rapporté aussi la forme avec u puis sans voyelle. La vocalisation de شدق (shidq) a été donnée précédemment.

(Sa parole : « ينطف رأسه (yantufu ra'suhu), sa tête dégouttait ») c'est-à-dire qu'elle s'égouttait et ruisselait ; de là : « تنطف سمنا وعسلا (tantufu samnan wa-ʿasalan), elle dégouttait de beurre clarifié et de miel ».

(Sa parole : « ذات النطاقين (dhât an-nitâqayn), celle aux deux ceintures ») C'est ainsi qu'a été surnommée Asmâ' bint Abî Bakr, parce qu'elle mettait une ceinture par-dessus une autre ceinture ; on a dit aussi qu'elle en avait deux : elle en portait une, et dans l'autre elle portait les provisions à son père. La seconde [explication] est la plus juste, car elle est rapportée d'elle explicitement dans le Sahîh. Dans le hadith de Hâjar : « أول ما اتخذ النساء المنطق (awwala mâ ttakhadha n-nisâ'u l-mintaq), la première fois que les femmes prirent la ceinture », avec i sous la première lettre et a sur la troisième : c'est la ceinture (an-nitâq), dont le pluriel est مناطق (manâtiq). Cela consiste à revêtir le vêtement, puis à se serrer la taille avec quelque chose, à remonter le milieu du vêtement et à le laisser retomber sur le bas, afin de ne pas trébucher sur la traîne.

(Section n-ẓ)

(Sa parole : « بخير النظرين (bi-khayri n-nazarayn), selon la meilleure des deux options ») c'est-à-dire la meilleure des deux choses : soit prendre, soit laisser. Ceci est attesté au sujet de la vente et du talion.

(Sa parole : « أن بها النظرة (anna bihâ n-nazra), elle est atteinte de la nazra ») avec a puis sans voyelle : c'est-à-dire le mauvais œil, provenant du regard des djinns.

(Sa parole : « كنت أنظر المعسر (kuntu unzir al-muʿsir), j'accordais un délai à l'insolvable ») c'est-à-dire je lui accordais un sursis ; de là : استنظرته (istanzartuhu), c'est-à-dire je lui ai demandé un sursis. Le nom qui en dérive est النظرة (an-nazira), avec a puis i.

Passage douteuxLe mot حسو est incompréhensible ici (le correcteur signale qu'il manque dans une autre copie) ; rendu en translittération suivie de [?]. Texte arabe imprimé : حسو فانظرهم بألف وصل

(Sa parole : « فقال الحجاج انظرني (fa-qâla l-Hajjâj : anzirnî) ») c'est-à-dire : attends-moi ; de là24 : hasw [ ?] « فانظرهم (fa-nzurhum) », avec alif de liaison, c'est-à-dire : attends-les ; et de là : « انظرونا نقتبس (unzurûnâ naqtabis), attendez-nous, que nous prenions [un peu de votre lumière] » [Al-Hadîd : 13].

(Sa parole : « أعرف النظائر (aʿrifu n-nazâ'ir) ») c'est-à-dire les [sourates] semblables.

(Section n-ʿ)

(Sa parole : « فنعته وينعتها (fa-naʿatahu, wa-yanʿatuhâ) ») النعت (an-naʿt) est la description ; le pluriel est النعوت (an-nuʿût).

(Sa parole : « نعس (naʿasa) ») avec a sur le ʿayn : de النعاس (an-nuʿâs), avec u sur le nûn, qui est le prélude du sommeil. On a dit qu'un souffle léger vient du cerveau vers l'œil et recouvre l'œil : c'est cela, l'assoupissement ; lorsqu'il atteint le cœur, c'est le sommeil.

(Sa parole : « نعجة (naʿja), une brebis ») c'est-à-dire une femme ; c'est ce qu'a dit Mujâhid.

(Sa parole : « نعشهم (naʿashahum) ») c'est-à-dire : il les a relevés. Et sa parole : « وانتعش المريض (wa-ntaʿasha l-marîd) », c'est-à-dire : le malade s'est rétabli.

(Sa parole : « تنعق بغنمها (tanʿiqu bi-ghanamihâ) ») c'est-à-dire : elle crie [après ses moutons] ; de là : « وينعق بهما عامر بن فهيرة بغلس (wa-yanʿiqu bihimâ ʿÂmir ibn Fuhayra bi-ghalas), et ʿÂmir ibn Fuhayra criait après elles [les bêtes] aux dernières ténèbres de la nuit ».

(Sa parole : « نعل السيف (naʿl as-sayf), la bouterolle du sabre ») c'est la pièce de fer qui se trouve au bas du fourreau.

(Sa parole : « فنعله (fa-naʿʿalahu) ») c'est-à-dire : il le chaussa de sandales. La sandale (an-naʿl) que l'on porte au pied est bien connue. Et sa parole : « ينتعلون الشعر (yantaʿilûna sh-shaʿr), ils se chaussent de poil », c'est-à-dire que leurs sandales sont faites de cordes tressées de poil ; il se peut aussi qu'il veuille dire l'abondance et la longueur de leurs chevelures, au point qu'ils les foulent de leurs pieds.

(Sa parole : « حمر النعم (humr an-naʿam), les chameaux roux ») avec un a sur les deux [premières lettres] : c'est-à-dire les chameaux, et les roux en sont les meilleurs. النعم (an-naʿam) désigne les chameaux en particulier ; quand on dit الانعام (al-anʿâm), les bovins et les ovins y sont inclus avec eux ; on a dit aussi que النعم s'applique aux trois ; de là sa parole : « بنعمهم (bi-naʿamihim), avec leurs troupeaux ».

(Sa parole : « نعما ثريا (naʿaman thariyyan) ») avec un a sur les deux [premières lettres] : c'est-à-dire de nombreux chameaux ; on a rapporté aussi la forme avec i sous la première lettre (niʿaman), pluriel de نعمة (niʿma), bienfait.

(Sa parole : « فأنعم أن يبرد (fa-anʿama an yubrida) ») c'est-à-dire : il s'appliqua [à attendre la fraîcheur] et le fit bien.

(Sa parole : « لم أنعم أن أصدقهما (lam unʿim an usaddiqahumâ), je n'ai pas consenti volontiers à les croire ») c'est-à-dire : mon âme ne s'y est pas prêtée de bon gré.

(Sa parole : « ولا نعمة عين (wa-lâ naʿmata ʿayn), et sans réjouir l'œil ») c'est-à-dire : ton œil ne s'en réjouira pas. النعمة (an-naʿma), avec a, et (النعمة, an-nuʿma) avec u, est la joie ; avec i (an-niʿma), c'est ce qu'Allah a accordé à Ses serviteurs comme bienfaits.

(Sa parole : « نعما (niʿimmâ), quelle excellente chose ») c'est-à-dire : (نعم الشئ) quelle excellente chose ! avec une intensification. On trouve souvent des tournures comme نعم كذا (niʿma kadhâ), par exemple نعم الرجل (niʿma r-rajul), quel excellent homme, et نعم المجئ (niʿma l-majî'), quelle excellente venue.

(Sa parole : « نعى النجاشي (naʿâ n-Najâshî) ») c'est-à-dire : il annonça la mort du Négus.

(Sa parole : « نعى أبي سفيان (naʿiyy Abî Sufyân) », avec i sous le ʿayn et redoublement) c'est-à-dire l'annonce de sa mort.

(Sa parole : « فسمعت الناعي (fa-samiʿtu n-nâʿî), j'entendis l'annonceur de la mort ») c'est le participe actif de النعي (an-naʿy).

(Sa parole : « ينعى على قتل رجل (yanʿâ ʿalayya qatla rajul), il me reproche le meurtre d'un homme ») c'est-à-dire qu'il le lui impute comme un défaut et l'en blâme.

(Section n-gh)

(Sa parole : « ما فعل النغير (mâ faʿala n-nughayr), qu'est devenu le petit oiseau ? ») au diminutif : c'est un oiseau qui ressemble au moineau ; on a dit : au bec rouge.

(Sa parole : « نغض كتفه (nughd katifihi), l'os mobile de son épaule ») avec u sur la première lettre et sans voyelle sur le ghayn : c'est l'extrémité de l'omoplate, qui bouge.

(Sa parole : « فسينغضون (fa-sa-yunghidûna) ») c'est-à-dire : ils hocheront [la tête] ; c'est ce qu'a dit Ibn ʿAbbâs.

(Section n-f)

(Sa parole : « نفث ثلاث نفثاث (nafatha thalâtha nafathât), il souffla trois fois », et sa parole : « جعل ينفث (jaʿala yanfuthu), il se mit à souffler ») avec la lettre à trois points (th) : c'est-à-dire qu'il souffle en récitant la formule de guérison (ruqya), comme quelqu'un qui crache ; on a dit qu'il n'y a pas de salive, et que s'il y en a, c'est le تفل (tafl) ; on a dit aussi que les deux ont le même sens.

(Sa parole : « نفث في روعي (nafatha fî rawʿî) ») c'est-à-dire : il m'a inspiré et révélé. الروع (ar-rawʿ) est l'âme.

Passage douteuxImprimé فنفحت, probablement فنفجت : « elle bondit », de la même racine que أنفجنا ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : أي أثرناها فنفحت أي وثبت

(Sa parole : « أنفجنا أرنبا (anfajnâ arnaban), nous fîmes lever un lièvre ») c'est-à-dire : nous l'avons débusqué, et il bondit (nafajat), c'est-à-dire sauta. S'est trompé celui qui l'a cité sous la forme بعجنا (baʿajnâ), avec la lettre à un point dessous, puis le ʿayn sans point, puis le jîm, et l'a expliqué par « fendre le ventre » ; ce qui le réfute, c'est : « فسعيت حتى أدركتها (fa-saʿaytu hattâ adraktuhâ), je courus jusqu'à l'attraper ».

(Sa parole : « ينفح منه الطيب (yanfahu minhu t-tîb) ») c'est-à-dire que son parfum s'en exhale. النفحة (an-nafha) est le coup de pied que donne la bête.

(Sa parole : « نفد (nafida) ») c'est-à-dire : il s'est épuisé.

(Sa parole : « ينافح عن رسول الله صلى الله عليه وسلم (yunâfihu ʿan Rasûli llâh), il défendait l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) ») c'est-à-dire qu'il le défendait et disputait pour lui.

(Sa parole : « ينفذهم البصر (yanfudhuhumu l-basar), le regard les embrasse ») avec a sur la première lettre et avec le dhâl avec point : c'est-à-dire qu'il les embrasse tous de sa vue.

(Sa parole : « حتى نفذ (hattâ nafadha) ») c'est-à-dire : jusqu'à ce qu'il fût parvenu.

(Sa parole : « أنفذ (anfadha) ») c'est-à-dire : il envoya.

(Sa parole : « ولينفذن الله أمره (wa-la-yunfidhanna llâhu amrahu) ») c'est-à-dire qu'Il l'accomplira.

(Sa parole : « هؤلاء النفر (hâ'ulâ'i n-nafar) ») c'est-à-dire le groupe, de trois à dix.

(Sa parole : « ونفرنا خلوف (wa-nafarunâ khulûf), et nos hommes sont absents ») c'est-à-dire : notre groupe est absent.

(Sa parole : « حمر مستنفرة (humur mustanfira), des ânes effarouchés » [Al-Muddaththir : 50]) c'est-à-dire qui prennent la fuite, épouvantés.

(Sa parole : « ولا تنفروا وان منكم منفرين (wa-lâ tunaffirû, wa-inna minkum munaffirîn), ne faites pas fuir [les gens], et il y a parmi vous des gens qui font fuir ») cela vient de النفار (an-nifâr), qui est la fuite et l'échappée ; de là : نفور الدابة (nufûr ad-dâbba), l'effarouchement de la bête.

(Sa parole : « فانفروا ولينفر (fa-nfirû, wa-l-yanfir) ») c'est le jour du départ des gens de Minâ. Le jour du نفر (nafr) est le troisième des jours de Minâ.

(Sa parole : « نفور (nafûr) ») avec a sur la première lettre : c'est-à-dire très ingrat ; quant [à la forme] avec u sur la première lettre (nufûr), elle vient de النفرة (an-nafra), la fuite.

(Sa parole : « أكثر نفرا (akthar nafaran), plus nombreux en hommes ») c'est-à-dire en nombre, ou en groupe.

(Sa parole : « لعلك نفست (laʿallaki nafisti), peut-être as-tu eu tes règles ? ») c'est-à-dire : as-tu eu tes menstrues ? النفساء (an-nufasâ') est celle qui a accouché ; le pluriel est نفاس (nifâs), comme كرام (kirâm).

(Sa parole : « نفاسة (nafâsatan) ») c'est-à-dire par envie ; de là : « لم ينفس عليك (lam yanfas ʿalayka), il ne te l'a pas jalousé », et de là : « ولا تنافسوا (wa-lâ tanâfasû), ne rivalisez pas [de convoitise] ».

(Sa parole : « أنفسها عند أهلها (anfasuhâ ʿinda ahlihâ), la plus précieuse aux yeux de ses maîtres ») c'est-à-dire la meilleure.

(Sa parole : « فأنفسهم (fa-anfasahum) ») avec a sur le fâ' : c'est-à-dire cela les a émerveillés et a pris de l'importance à leurs yeux.

(Sa parole : « فلينفس عن معسر (fa-l-yunaffis ʿan muʿsir), qu'il soulage le débiteur dans la gêne ») c'est-à-dire qu'il lui accorde un délai.

(Sa parole : « ولا يتنفس في الإناء (wa-lâ yatanaffas fî l-inâ'), et qu'il ne respire pas dans le récipient ») c'est-à-dire qu'il n'y souffle pas pendant qu'il boit.

(Sa parole : « مما يخرج من الأنفس (mimmâ yakhruju mina l-anfus), de ce qui sort des souffles ») il fait allusion au vent qui sort de l'anus avec bruit.

Passage douteuxImprimé اقتلتت, probablement افتلتت (*uftulitat*) : « son âme lui a été ravie (elle est morte subitement) » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : قوله اقتلتت نفسها

(Sa parole : « افتلتت نفسها (uftulitat nafsuhâ), son âme lui a été ravie ») c'est-à-dire qu'elle est morte subitement ; ce qu'on entend par النفس (an-nafs) est l'âme (ar-rûh), et cela revient en plusieurs endroits.

(Sa parole : « إذ نفشت فيه غنم القوم (idh nafashat fîhi ghanamu l-qawm), lorsque les moutons des gens y paissaient [la nuit] » [Al-Anbiyâ' : 78]) c'est-à-dire y ont brouté.

(Sa parole : « حمى بنافض (hummâ bi-nâfid), une fièvre avec frissons ») c'est-à-dire avec tremblement.

(Sa parole : « فلم ينفض به (fa-lam yanfud bihi) ») c'est-à-dire il ne s'en est pas essuyé ; de là sa parole : « استنفض بهن (astanfidu bihinna), je m'en nettoierai ».

(Sa parole : « نفض الأديم (nafd al-adîm), comme on secoue le cuir ») c'est-à-dire je la fatiguerai et la frotterai comme on frotte le cuir.

(Sa parole : « فنفط (fa-nafita) ») avec i sous le fâ' : c'est-à-dire cela a enflé [en ampoule].

(Sa parole : « نافق (nâfaqa), والنفاق (an-nifâq), والمنافقين (al-munâfiqîn) ») son origine est le fait de montrer une chose dont l'intérieur est contraire ; il est dérivé de نافقاء اليربوع (nâfiqâ' al-yarbûʿ), l'issue dérobée du terrier de la gerboise.

(Sa parole : « منفقة السلعة (manfaqatu s-silʿa) ») c'est-à-dire une cause de la vente rapide de la marchandise.

(Sa parole : « الأنفال (al-anfâl), ونفلني (naffalanî), ونفلنا (naffalanâ) ») النفل (an-nafal), avec a sur le fâ', est le surplus ; on l'a appliqué au butin parce qu'Allah le leur a accordé en surplus, parmi ce qu'Il leur a rendu licite et qu'Il avait interdit à d'autres qu'eux. L'auteur a dit : النافلة (an-nâfila) est le don. النفل s'emploie aussi pour le serment.

(Sa parole : « نفهت نفسك (nafihat nafsuka) ») avec i sous le fâ' : c'est-à-dire ton âme s'est épuisée et lassée.

(Sa parole : « نفى ولده (nafâ waladahu), il a désavoué son enfant ») c'est-à-dire il l'a renié ; النفي (an-nafy) est l'éloignement.

(Section n-q)

(Sa parole : « أنقاب المدينة (anqâb al-madîna) ») pluriel de نقب (naqb) : c'est-à-dire les accès de Médine, ses portes et les débouchés de ses routes.

(Sa parole : « وإذا نقب مثل التنور (wa-idhâ naqbun mithla t-tannûr), et voici une ouverture semblable au four ») c'est une brèche dans le mur par laquelle on passe à ce qui se trouve derrière.

(Sa parole : « نقبت أقدامنا (naqibat aqdâmunâ) ») avec i sous le qâf : c'est-à-dire nos pieds se sont ulcérés, et la terre en a entamé la peau.

(Sa parole : « كان أحد النقباء (kâna ahada n-nuqabâ'), il était l'un des chefs ») pluriel de نقيب (naqîb), qui est celui qui est à la tête des gens ; et أنقب عنه (anqubu ʿanhu) signifie : je fais des recherches à son sujet.

(Sa parole : « نقبوا في البلاد (naqqabû fî l-bilâd) » [Qâf : 36]) c'est-à-dire ils ont parcouru [le pays] : ainsi l'a dit Mujâhid. Un autre a dit : ils y ont circulé, ont fait des recherches et ont emprunté ses passages.

Passage douteuxImprimé تنقبث, probablement تنقث (*tunaqqithu*), en accord avec le nom verbal تنقيثا : « elle ne transporte pas (au-dehors) nos provisions » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : قوله لا تنقبث ميرتنا تنقيثا

(Sa parole : « لا تنقث ميرتنا تنقيثا (lâ tunaqqithu mîratanâ tanqîthan) ») c'est-à-dire elle ne transporte pas [au-dehors] nos provisions.

(Sa parole : « نقد لي ثمنه (naqada lî thamanahu) ») c'est-à-dire il m'en a payé le prix sans délai ; النقد (an-naqd), en matière de zakât, est le numéraire (al-ʿayn).

(Sa parole : « نهى عن النقير (nahâ ʿani n-naqîr), il a interdit le tronc creusé ») c'est le palmier dont on creuse la base et dans lequel on prépare le nabîdh.

Passage douteuxImprimé أن, probablement أي : « c'est-à-dire il l'a pincé de sa serre » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : بالفعل الماضي أن عضه بمخلبه

(Sa parole : « نقره (naqarahu) ») au verbe accompli : c'est-à-dire il l'a pincé de sa serre.

(Sa parole : « الناقور (an-nâqûr) ») c'est-à-dire la trompe (as-sûr).

(Sa parole : « ينقزان القرب (yanquzâni l-qirab) ») c'est-à-dire elles bondissaient avec les outres ; النقز (an-naqz) est le bond.

(Sa parole : « الناقوس (an-nâqûs) ») c'est un instrument de cuivre ou d'autre matière que l'on frappe et qui résonne.

(Sa parole : « وإذا شيك فلا انتقش (wa-idhâ shîka fa-lâ ntaqash), et s'il est piqué d'une épine, qu'elle ne lui soit pas retirée ») c'est-à-dire que, lorsqu'une épine l'atteint, il ne trouve personne pour la lui extraire ; الانتقاش (al-intiqâsh) est l'extraction de l'épine du pied ; son origine est المنقاش (al-minqâsh), la pince avec laquelle on l'extrait.

(Sa parole : « من نوقش الحساب (man nûqisha l-hisâb), celui dont le compte est épluché ») c'est-à-dire avec qui on va jusqu'au bout [de l'examen] ; المناقشة (al-munâqasha) est l'examen poussé jusqu'au bout.

(Sa parole : « لا ينقصان (lâ yanqusâni), ils ne sont pas incomplets ») c'est-à-dire tous deux ensemble dans une même année ; al-Khattâbî a dit : le plus souvent. On a dit : la récompense ne diminue pas du fait que le nombre [des jours] diminue ; et on a dit : l'un d'eux n'est pas inférieur à l'autre quant à la récompense ; et c'est là la plus faible [de ces interprétations].

(Sa parole : « لنقضت الكعبة (la-naqadtu l-kaʿba) ») c'est-à-dire je l'aurais démolie.

Passage douteuxImprimé رجل (« pied »), probablement رحل : « le grincement de la selle de la monture » sous le poids de la charge ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : وهو صرير رجل الدابة

(Sa parole : « أنقض ظهرك (anqada zahraka) ») c'est-à-dire أتقن (atqana) : ainsi dans l'original. Al-Firabrî a dit : Abû Maʿshar a dit : la forme correcte est أثقل (athqala), « qui a alourdi » ; il est tiré de النقيض (an-naqîd), qui est le grincement de la selle de la monture sous le poids de la charge.

(Sa parole : « أن ينقض (an yanqadda) ») c'est-à-dire s'écrouler.

(Sa parole : « انقضي رأسك (unqudî ra'saki), défais ta chevelure ») c'est-à-dire dénoue ses tresses.

(Sa parole : « النقع (an-naqʿ), la terre ») on a dit : la poussière ; et on a dit : le cri. Et sa parole : « نقعا (naqʿan) », c'est-à-dire de la poussière.

Passage douteuxPhrase incohérente telle qu'imprimée (« comme le premier, mais avec le bâ' »), déjà signalée par le correcteur (note n25) ; traduite littéralement. Texte arabe imprimé : ووقع عند الأصيلي كالأول لكن

(Sa parole : « أتى النقيع (atâ n-naqîʿ), il vint à an-Naqîʿ ») c'est un lieu de marché à Médine. Et sa parole : « حمى النقيع (himâ n-naqîʿ), le domaine réservé d'an-Naqîʿ » : c'est une vallée distante de Médine de vingt parasanges, dont l'étendue est d'un mille sur un barîd. Al-Khattâbî a dit : certains l'ont déformé en l'écrivant avec la lettre à un point dessous (b). Abû ʿUbayd al-Bakrî y a rapporté les deux formes. Chez al-Asîlî, cela figure comme le premier, mais25 avec le bâ', et on l'a jugé fautif.

(Sa parole : « منق (munaqqin) ») Abû ʿUbayd a dit : il est venu avec i sous le nûn, et je ne le connais pas [ainsi] ; il est seulement avec a (munaqqan) : celui qui nettoie le grain. Un autre a dit : avec i, il vient de النقيق (an-naqîq), qui est le cri des bêtes, comme les poules.

(Sa parole : « ولا سمين فينتقل (wa-lâ samînun fa-yuntaqal), ni gras, pour qu'on l'emporte ») c'est-à-dire qu'on l'enlève, de الانتقال (al-intiqâl). On rapporte aussi فينتقى (fa-yuntaqâ), c'est-à-dire qu'on le désire et qu'on le choisisse.

(Sa parole : « ما ينقم ابن جميل (mâ yanqimu bnu jamîl), que reproche Ibn Jamîl ? ») c'est-à-dire que désapprouve-t-il ou que blâme-t-il ?

(Sa parole : « حتى نقهت (hattâ naqihtu) ») c'est-à-dire jusqu'à ce que je me fusse remise de ma maladie.

(Sa parole : « ما رأى النقي (mâ ra'â n-naqiyy), وقرصة النقي (qursat an-naqiyy) ») avec a sur le nûn, i sous le qâf et le redoublement : c'est-à-dire la fleur de farine (ad-darmak).

(Sa parole : « التي لا تنقي (allatî lâ tunqî), celle qui n'a pas de moelle ») c'est-à-dire qu'elle n'a pas de نقي (niqy), avec i sous le nûn, sans voyelle sur le qâf et sans redoublement, qui est la graisse ; son origine est la moelle de l'os.

(Sa parole : « وكان منها نقية (wa-kâna minhâ naqiyya), et il y en avait une partie pure ») c'est-à-dire une terre blanche.

(Sa parole : « والشمس نقية (wa-sh-shamsu naqiyya) ») c'est-à-dire blanche et claire.

(Section n-k)

(Sa parole : « ينكأ العدو (yanka'u l-ʿaduww), il inflige du mal à l'ennemi ») telle est la version, avec a sur le kâf et avec hamza ; c'est un usage dialectal, et le plus répandu en ce sens est ينكي (yankî) ; ce qu'on entend est le fait d'infliger un mal extrême.

(Sa parole : « لناكبون (la-nâkibûn) ») c'est-à-dire « se détournant » : [explication tirée] de l'original.

(Sa parole : « على منكبه (ʿalâ mankibihi), sur son épaule ») cela a déjà été vu à la lettre mîm.

(Sa parole : « نكبت أصبعه (nukibat isbaʿuhu) ») c'est-à-dire une pierre a heurté son doigt et l'a fait saigner.

(Sa parole : « ينكت بقضيب (yankutu bi-qadîb) ») c'est-à-dire il en frappait le sol jusqu'à y laisser des marques ; de là : « فنكت في قلبه (fa-nukita fî qalbihi), un point a été marqué dans son cœur ».

(Sa parole : « أنكاثا (ankâthan) ») c'est-à-dire en morceaux défaits ; النكث (an-nakth) est le fait de défaire.

(Sa parole : « نكح (nakaha), ونكحت (nakahtu), والنكاح (an-nikâh) ») il s'applique au contrat [de mariage] et à l'union charnelle ; de là : « tu ne peux te marier avant que le délai de viduité ne soit écoulé ». Le plus souvent, dans le Livre et la Sunna, il est employé au sens de contrat.

(Sa parole : « إلا نكدا (illâ nakidan) » [Al-Aʿrâf : 58]) c'est-à-dire peu, ou avec peine.

(Sa parole : « نكرهم (nakirahum) ») c'est-à-dire leur aspect lui a paru étrange.

Passage douteuxImprimé غير واصفته, probablement غيروا وصفه : « changez son aspect » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : قوله نكروا لها عرشها) أي غير واصفته

(Sa parole : « نكروا لها عرشها (nakkirû lahâ ʿarshahâ), rendez-lui son trône méconnaissable » [An-Naml : 41]) c'est-à-dire changez son aspect.

(Sa parole : « شيئا نكرا (shay'an nukran) » [Al-Kahf : 74]) c'est-à-dire une chose calamiteuse.

(Sa parole : « نكس (nakasa) ») c'est-à-dire il a baissé la tête ; نكسوا (nakasû) : ils ont baissé la tête ; et انتكس (intakasa) : il s'est renversé sur le visage.

(Sa parole : « نكسوا (nukisû) ») c'est-à-dire ils ont été ramenés en arrière.

(Sa parole : « ويأسها من بعد أنكاسها (wa-ya'sihâ min baʿdi ankâsihâ), et leur désespoir après leur abattement ») الأنكاس (al-ankâs) est le pluriel de نكس (niks), avec i, qui est le faible.

(Sa parole : « نكص على عقبيه (nakasa ʿalâ ʿaqibayhi) » [Al-Anfâl : 48], et : « على أعقابهم ينكصون (ʿalâ aʿqâbihim yankusûn) ») c'est-à-dire ils reviennent sur leurs talons.

(Sa parole : « أنكالا (ankâlan) ») c'est-à-dire des entraves, ou un châtiment.

Passage douteuxImprimé قولة, coquille pour قوله : « sa parole » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : (قولة ينكلوا)

(Sa parole : « كالمنكل لهم (ka-l-munakkili lahum) ») التنكيل (at-tankîl) est le châtiment exemplaire. (Sa parole : « ينكلوا (yankulû) ») avec u sur le kâf ; النكول (an-nukûl) est le refus.

(Section n-l)

(Sa parole : « نلت منها (niltu minhâ) ») c'est-à-dire j'en ai pris ; et de même : j'ai obtenu d'elle ce que je voulais.

(Section n-m)

(Sa parole : « نمرقة (numruqa) ») avec u sur le nûn et sur le râ' ; on dit aussi avec i sur les deux (nimriqa) : c'est le coussin.

(Sa parole : « نمرة (namira) ») avec i sous le mîm ; son pluriel est أنمار (anmâr) : c'est la pièce d'étoffe rayée, en laine.

(Sa parole : « الناموس (an-nâmûs) ») ce qu'on entend par là est Gabriel ; c'est, à l'origine, le confident du roi.

(Sa parole : « النامصة (an-nâmisa) ») c'est-à-dire celle qui épile les poils ; et المتنمصة (al-mutanammisa) est celle qui le demande.

(Sa parole : « اتخذتم أنماطا (ittakhadhtum anmâtan), vous avez pris des tapis ? ») النمط (an-namat), avec a, est la couverture de dessus du lit ; il s'applique aussi à ce dont on couvre les palanquins ; النمط signifie aussi la sorte et la voie.

(Sa parole : « لا يدخل الجنة نمام (lâ yadkhulu l-jannata nammâm), le colporteur de médisances n'entrera pas au Paradis », et sa parole : « يمشي بالنميمة (yamshî bi-n-namîma), il colportait les médisances ») c'est le fait de rapporter les propos des gens dans le but de semer la discorde.

(Sa parole : « فنميت ذلك (fa-namaytu dhâlika) ») c'est-à-dire je l'ai rapporté.

(Sa parole : « ينمي ذلك (yanmî dhâlika) ») c'est-à-dire il le rapporte [en le faisant remonter].

(Section n-h)

(Sa parole : « نهب إبل (nahbu ibil) ») c'est-à-dire un butin de chameaux.

Passage douteuxImprimé النهى, probablement النهبى (*an-nuhbâ*), « le pillage », vu la suite (النهبة، ننتهب، الانتهاب) ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : قوله نهى عن النهى) بالضم

(Sa parole : « نهى عن النهبى (nahâ ʿani n-nuhbâ), il a interdit le pillage ») avec u ; de même النهبة (an-nuhba) et « ولا ننتهب (wa-lâ nantahib), et que nous ne pillions pas » : tout cela est un nom du pillage (al-intihâb), qui est le fait qu'un groupe s'empare d'une chose sans équité [dans le partage].

(Sa parole : « وإني لأنهج (wa-innî la-anhaju), et j'étais essoufflée ») avec a sur le hâ' : c'est-à-dire je halète de fatigue. Et sa parole : « النهد (an-nihd) », avec i : c'est le repas de réconciliation entre les tribus ; de même [on le dit] des voyageurs lorsqu'ils mettent en commun leurs provisions. نهد إليه (nahada ilayhi) est comme نهض (nahada), il s'est levé vers lui ; et النهد (an-nahd) est aussi le sein.

(Sa parole : « فانتهرهما أبو بكر (fa-ntaharahumâ abû bakr) ») c'est-à-dire Abû Bakr a crié contre elles deux.

(Sa parole : « ما أنهر الدم (mâ anhara d-dam) ») c'est-à-dire ce qui le fait couler et le répand abondamment.

(Sa parole : « ناهزت الاحتلام (nâhaztu l-ihtilâm) ») c'est-à-dire j'approchais de la puberté.

(Sa parole : « لا ينهزه إلا الصلاة (lâ yanhazuhu illâ s-salât) ») c'est-à-dire rien ne le fait se lever [pour sortir] que la prière.

(Sa parole : « فنهس منها نهسة (fa-nahasa minhâ nahsa), il en mordit une bouchée ») avec la lettre sans point ; on a dit : avec la lettre avec point (fa-nahasha). On a dit : النهس (an-nahs) est le fait de manger de la viande et de la prendre du bout des dents, et avec la lettre avec point, avec les molaires. Al-Khattâbî a dit : avec la lettre sans point, c'est plus fort qu'avec la lettre avec point.

(Sa parole : « نهيق الحمير (nahîq al-hamîr) ») c'est-à-dire le cri des ânes.

(Sa parole : « تنتهك ذمة الله (tuntahaku dhimmatu llâh), la garantie d'Allah est violée ») c'est-à-dire elle est tenue pour licite, et l'on prend ce qui n'est pas permis.

(Sa parole : « نهكتهم الحرب (nahikathumu l-harb) », avec i sous le hâ') c'est-à-dire la guerre les a marqués et les a éprouvés ; et l'on dit نهك الرجل المرض (nahika r-rajula l-marad) lorsque la maladie a affaibli l'homme.

(Sa parole : « المنهل (al-manhal) ») c'est toute eau à laquelle on vient s'abreuver sur la route ; si elle se trouve hors de la route, on ne l'appelle pas manhal.

(Sa parole : « نهمته من سفره (nahmatahu min safarihi) ») avec a sur le nûn : c'est-à-dire son désir et son envie.

(Sa parole : « التقي ذو نهية (at-taqiyyu dhû nuhya), le pieux est doué de sagesse ») avec u sur le nûn — on dit aussi avec a — et sans voyelle sur le hâ' : c'est-à-dire de raison et du fait de s'abstenir des actes laids.

(Sa parole : « فتناهى ابن صياد (fa-tanâhâ bnu sayyâd) ») c'est-à-dire Ibn Sayyâd a cessé de parler.

(Sa parole : « لأولي النهى (li-ulî n-nuhâ) ») avec u sur le nûn : c'est-à-dire [pour les doués] de raison ; Ibn ʿAbbâs a dit : la piété.

(Sa parole : « سدرة المنتهى (sidrat al-muntahâ), le jujubier de la limite » [An-Najm : 14]) on l'a expliqué dans la tradition par le fait que ce qui est au-dessous de lui s'arrête à lui sans le dépasser.

(Section n-w)

(Sa parole : « فذهب لينوء (fa-dhahaba li-yanû'a) ») c'est-à-dire pour se lever et se mettre debout.

(Sa parole : « لتنوء بالعصبة (la-tanû'u bi-l-ʿusba) » [Al-Qasas : 76]) c'est-à-dire pèseraient lourd [sur un groupe d'hommes].

(Sa parole : « ونواء على أهل الإسلام (wa-nawâ'an ʿalâ ahli l-islâm) ») c'est-à-dire par hostilité envers eux.

(Sa parole : « مطرنا بنوء كذا (mutirnâ bi-naw'i kadhâ), nous avons eu la pluie par l'astre untel ») c'est-à-dire par l'étoile untelle. النوء (an-naw'), chez les Arabes, est le coucher de l'une des étoiles des vingt-huit demeures [lunaires] — qui sont déterminées — au couchant, au lever de l'aube, en même temps que le lever de celle qui lui fait face, du côté du levant.

(Sa parole : « للشرف النواء (li-sh-shurufi n-niwâ'), aux vieilles chamelles grasses ») avec i sous le nûn et [la finale] longue : c'est-à-dire grasses.

(Sa parole : « نتناوب النزول (natanâwabu n-nuzûl) ») c'est-à-dire nous descendions à tour de rôle.

(Sa parole : « فكانت نوبتي (fa-kânat nawbatî) ») c'est-à-dire mon tour.

(Sa parole : « وإليك أنبت (wa-ilayka anabtu), et vers Toi je suis revenu ») c'est-à-dire je suis retourné ; الإنابة (al-inâba) est le repentir et le retour.

(Sa parole : « من نابه شيء (man nâbahu shay'), celui à qui il arrive quelque chose ») c'est-à-dire à qui cela survient.

(Sa parole : « يتناوبون الجمعة (yatanâwabûna l-jumuʿa) ») c'est-à-dire ils s'y rendaient [à tour de rôle].

(Sa parole : « لنوائبه (li-nawâ'ibihi) ») c'est-à-dire pour ses besoins et les charges qui lui surviennent.

(Sa parole : « نهى (عن) النياحة (nahâ ʿani n-niyâha), il a interdit les lamentations funèbres ») النوح (an-nawh) a pour origine التناوح (at-tanâwuh), qui est le fait de se faire face ; puis on l'a employé pour la réunion des femmes qui se font face en pleurant le mort.

(Sa parole : « أن ينوروا نارا (an yunawwirû nâran) ») c'est-à-dire qu'ils fassent paraître la lumière d'un feu.

(Sa parole : « أناس من حلي أذني (anâsa min huliyyin udhunayya), il a chargé mes oreilles de bijoux qui se balancent ») c'est-à-dire il les a remplies de bijoux ; ينوس (yanûsu) signifie : se balance.

Passage douteuxImprimé تنظف (« se nettoie »), probablement تنطف (*tantufu*) : « dégouttait », comme l'explique la suite (تقطر الماء) ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : قوله ونوساتها تنظف

(Sa parole : « ونوساتها تنطف (wa-nawsâtuhâ tantufu), et ses mèches gouttaient ») c'est-à-dire les tresses de sa tête dégouttaient d'eau. On a rapporté نسواتها (naswâtuhâ), qui est une métathèse.

(Sa parole : « ولات حين مناص (wa-lâta hîna manâs) » [Sâd : 3]) c'est-à-dire « et ce n'était plus le moment de fuir » ; النوص (an-naws) est la fuite.

(Sa parole : « في نواصيها الخير (fî nawâsîhâ l-khayr), dans leurs toupets est le bien ») pluriel de ناصية (nâsiya), qui est le devant de la tête.

(Sa parole : « ما لك تنوق في قريش (mâ laka tanawwaqu fî quraysh), qu'as-tu à faire le difficile parmi Quraysh ? ») de النيقة (an-nîqa), avec i sous le nûn et sans voyelle sur la lettre à deux points [dessous] : c'est le comportement de celui qui choisit [avec exigence] dans les affaires.

(Sa parole : « ناقة منوقة (nâqa munawwaqa) ») c'est-à-dire une chamelle domptée.

(Sa parole : « بغير نول (bi-ghayri nawl), sans rétribution ») c'est-à-dire sans salaire. Et sa parole : « فيما نال من أجر (fîmâ nâla min ajr), dans ce qu'il a obtenu comme récompense » : النول (an-nawl) est le salaire, et النيل (an-nayl), avec a, est le don.

(Sa parole : « ما نال للرجل (mâ nâla li-r-rajul) ») c'est-à-dire [le moment] n'est-il pas venu [pour l'homme] ?

(Sa parole : « ما نولك أن تفعل (mâ nawluka an tafʿala) ») c'est-à-dire quel droit as-tu [de faire cela] ?

(Sa parole : « تناولت (tanâwaltu) ») c'est-à-dire j'ai tendu la main et j'ai pris.

(Sa parole : « حتى تناولتها (hattâ tanâwaltuhâ) ») c'est-à-dire je l'ai prise à partie de ma langue ; ce qu'on entend est l'invective et le blâme.

(Sa parole : « المناولة (al-munâwala) ») c'est le fait de donner ; et, dans la terminologie, c'est le fait de remettre le livre à l'étudiant pour qu'il le rapporte d'après [celui qui le lui remet] ; il est requis, selon l'avis correct, que la permission soit énoncée explicitement.

(Sa parole, dans le récit d'Umayya ibn Khalaf : « حين نام الناس (hîna nâma n-nâs), quand les gens dormaient ») c'est-à-dire faisaient la sieste ; de là : « فأنيموهم (fa-anîmûhum) », c'est-à-dire faites-leur faire la sieste.

(Sa parole : « زيادة كبد النون (ziyâdat kabid an-nûn), le lobe du foie du poisson », et sa parole : « أخذ نونا (akhadha nûnan) ») c'est-à-dire un poisson ; النينان (an-nînân) sont les poissons.

(Sa parole : « وزن نواة من ذهب (wazna nawâtin min dhahab), le poids d'un noyau d'or ») Abû ʿUbayd a dit : ce sont cinq dirhams. On a dit : c'est un nom qui désigne ce qui pèse ce poids ; et on a dit : la quantité d'or [équivalant à] un noyau, dont la valeur est de cinq dirhams.

(Sa parole : « النوى (an-nawâ) ») c'est le lieu lointain ; il s'emploie parfois pour l'éloignement lui-même.

(Sa parole : « أنوي (anwî) ») c'est-à-dire il s'est proposé [de gagner] un lieu lointain.

(Section n-y)

(Sa parole : « لا يعنى إلا نيئه (lâ yuʿnâ illâ nî'uhu), seule sa viande crue est visée ») (نيء, nî'), avec i, la voyelle longue et la hamza : le contraire de ce qui est cuit.

(Sa parole : « حتى بدت أنيابه (hattâ badat anyâbuhu), au point que ses canines apparurent ») الناب (an-nâb) est la dent qui se trouve derrière l'incisive latérale.

Passage douteuxImprimé ناضج (« cuit, mûr »), probablement ناضح (*nâdih*), forme connue du hadith : « celui qui en prenait (en aspergeant) » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : قوله فمن نائل وناضج

(Sa parole : « فمن نائل وناضح (fa-min nâ'ilin wa-nâdih) ») c'est-à-dire parmi eux celui qui en atteignait et celui qui en prenait ; de là : « مع ما نال من أجر أو غنيمة (maʿa mâ nâla min ajrin aw ghanîma), avec ce qu'il a obtenu comme récompense ou comme butin ».

(Sa parole : « نلت من فلان (niltu min fulân) ») c'est-à-dire je l'ai insulté ; de là : « فنال من عرضه (fa-nâla min ʿirdihi), il s'en prit à son honneur ».

La lettre hâ' (ه)

(Section h-a)

(Sa parole : « هاء وهاء (hâ'a wa-hâ'a) ») avec la voyelle longue ; on le rapporte aussi bref. On a dit : il signifie هاك (hâka), dont le kâf a été remplacé par une hamza qui a gardé sa voyelle : c'est-à-dire هاك وهاك (hâka wa-hâka), au sens de « prends, et prends », comme si chacun des deux le disait à l'autre. On a dit aussi : il signifie هاك وهات (hâka wa-hâti), « prends et donne ».

(Sa parole : « إذا قال ها ضحك الشيطان (idhâ qâla hâ dahika sh-shaytân), quand il dit « hâ », Satan rit ») c'est l'imitation du son de celui qui bâille.

(Section h-b)

(Sa parole : « هباء منثورا (habâ'an manthûran), de la poussière éparpillée » [Al-Furqân : 23]) Ibn ʿAbbâs a dit : الهباء (al-habâ') est ce que le vent soulève et disperse. Un autre a dit : c'est ce qui sort par la lucarne avec la lumière du soleil, semblable à de la poussière.

(Sa parole : « هبت الركاب (habbati r-rikâb) ») c'est-à-dire les montures se sont levées.

(Sa parole : « هب ساعة من الليل (habba sâʿatan mina l-layl) ») c'est-à-dire il s'est levé de son sommeil.

(Sa parole : « هبورا (habbûran) ») c'est un mot nabatéen, avec la lettre à un point dessous (b) redoublée : ce sont les menus débris des céréales.

(Sa parole : « اعل هبل (uʿlu hubal), sois exalté, Hubal ! ») c'est le nom de la plus grande idole qu'ils adoraient ; ils l'avaient placée sur la Kaʿba.

(Sa parole : « لم يهبلن (lam yuhabbalna) ») c'est-à-dire la chair ne les avait pas alourdies ; al-Khalîl a dit : التهبل (at-tahabbul) est l'abondance de chair.

(Section h-t)

(Sa parole : « فهتف بي البواب (fa-hatafa biya l-bawwâb) ») c'est-à-dire le portier m'a appelé à haute voix.

(Sa parole : « فهتكه (fa-hatakahu) ») c'est-à-dire il l'a tiré et l'a déchiré.

(Section h-j)

(Sa parole : « تهجد (tahajjad) ») c'est-à-dire il s'est levé [pour prier] de nuit ; الهجود (al-hujûd) fait partie des mots à sens contraires : il se dit de la veille et du sommeil.

(Sa parole : « أهجر (a-hajara) ») avec la hamza interrogative ; le nom est الهجر (al-hujr), qui est le délire ; il s'emploie aussi pour l'abondance de paroles dépourvues de sens. On a dit que c'est une interrogation de désaveu.

(Sa parole : « لو تعلمون ما في التهجير (law taʿlamûna mâ fî t-tahjîr), si vous saviez ce qu'il y a [de mérite] à venir tôt [à la prière de midi] », « والصلاة بالهاجرة (wa-s-salâtu bi-l-hâjira), et la prière au plus chaud du jour », « والمهجر (wa-l-muhajjir) ») al-Khalîl et d'autres ont dit : الهجير (al-hajîr) et الهاجرة (al-hâjira) désignent le milieu du jour, lorsque la chaleur est la plus intense.

(Sa parole : « هجرة إلى (hijratun ilâ) ») الهجرة (al-hijra) est l'abandon ; elle désigne ici le passage d'une demeure à une autre.

(Sa parole : « مجوس هجر (majûsu hajar), les mages de Hajar », « وقلال هجر (wa-qilâlu hajar), les jarres de Hajar ») c'est une ville connue, du côté d'al-Bahrayn.

(Sa parole : « هجع (hajaʿa) ») c'est-à-dire il a dormi.

(Sa parole : « هجمت عينك (hajamat ʿaynuka) ») avec a sur le mîm, sans redoublement : c'est-à-dire ton œil s'est enfoncé. Et sa parole : « انهجم عليهم الغار (inhajama ʿalayhimu l-ghâr) », c'est-à-dire la grotte s'est effondrée [sur eux].

(Sa parole : « الهجين (al-hajîn) ») c'est celui dont le père est arabe, mais non la mère.

(Section h-d)

Passage douteuxImprimé هد أنفسه, probablement هدأ نفسه (*hada'a nafasuhu*) : « son souffle s'est calmé » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : قوله هد أنفسه

(Sa parole : « هدأ نفسه (hada'a nafasuhu) ») c'est-à-dire s'est calmé.

(Sa parole : « الهدأة (al-hada'a) ») sans voyelle sur le dâl, avec a sur le hâ' et sur la hamza : un lieu entre ʿUsfân et La Mecque. Entre La Mecque et at-Tâ'if se trouve un autre lieu que celui-ci, appelé الهدة (al-hadda), sans hamza ; l'adjectif de relation qui s'y rapporte est هدوي (hadawî).

(Sa parole : « مهدبة (muhaddaba) ») c'est-à-dire pourvue de franges (hudb) ; le singulier en est هدبة (hudba), et c'est d'après elle qu'on a nommé l'homme [Hudba].

(Sa parole : « هدد بن بدد (hadad ibn badad) ») nom propre d'un homme.

(Sa parole : « فأهدرها (fa-ahdarahâ) ») c'est-à-dire il l'a annulée, sans y instituer de talion.

(Sa parole : « هدنة (hudna) ») c'est-à-dire une trêve.

(Sa parole : « الهدي (al-hady), وأشبه الناس هديا (ashbahu n-nâsi hadyan), celui qui ressemble le plus [au Prophète] par la conduite ») c'est-à-dire la manière d'être et l'allure.

(Sa parole : « يهادى بين اثنين (yuhâdâ bayna thnayn), on le menait soutenu entre deux hommes ») c'est-à-dire il marchait d'un pas pesant ; التهادي (at-tahâdî) est la marche pesante, avec balancement.

(Sa parole : « هدوا إلى الطيب من القول (hudû ilâ t-tayyibi mina l-qawl), ils ont été guidés vers la bonne parole » [Al-Hajj : 24]) c'est-à-dire cela leur a été inspiré ; c'est de la guidance (al-hidâya).

(Sa parole : « أولم يهد لهم (a-wa-lam yahdi lahum) ») c'est-à-dire ne leur a-t-il pas été montré clairement ?

(Sa parole : « هديناهم (hadaynâhum) ») c'est-à-dire Nous leur avons indiqué le bien et le mal, comme dans Sa parole : « Et Nous lui avons indiqué les deux voies » [Al-Balad : 10] ; et de là : « Nous l'avons guidé sur le chemin, qu'il soit reconnaissant ou ingrat » [Al-Insân : 3]. Le mot الهدى (al-hudâ), avec u sur le hâ' et [la finale] brève : la bonne direction (al-irshâd) et le fait de rendre heureux (al-isʿâd) ; de là : « Ce sont ceux qu'Allah a guidés » [Al-Anʿâm : 90].

Passage douteuxImprimé ويعض, coquille pour وبعض : « et certains (Arabes) » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : وأهل الحجاز يخففونه ويعض العرب يثقلونه

(Sa parole : « أهدى الهدي (ahdâ l-hady) ») avec a sur le hâ' et sans voyelle sur le dâl : c'est ce que l'on offre à la Maison [sacrée], vache, chameau (badana) ou mouton. Les gens du Hijâz le prononcent sans redoublement, et certains Arabes avec redoublement (al-hadiyy).

(Sa parole : « هدنا (hudnâ) ») c'est-à-dire nous nous sommes repentis.

(Section h-dh)

(Sa parole : « هذبوا ونقوا (hudhdhibû wa-nuqqû) ») c'est-à-dire ils ont été épurés et purifiés.

(Sa parole : « هذا كهذ الشعر (hadhdhan ka-hadhdhi sh-shiʿr), à toute allure, comme on débite la poésie ») c'est-à-dire avec rapidité et précipitation dans la récitation ; الهذ (al-hadhdh) est la rapidité.

(Section h-r)

(Sa parole : « الهرج (al-harj) ») il l'a expliqué, dans le hadith, par le meurtre ; dans une version : « dans la langue des Abyssins ». ʿIyâd a dit : c'est une méprise venant de certains rapporteurs ; sinon, c'est un mot arabe authentique. (Je dis) Le fait qu'il soit arabe n'empêche pas qu'il appartienne à la langue des Abyssins, car leur langue concorde avec la langue arabe en de nombreuses choses.

(Sa parole : « هرة (hirra) ») c'est-à-dire une chatte.

(Sa parole : « إلى مهراس (ilâ mihrâs) ») c'est la pierre [creuse] dans laquelle on pile les choses.

(Sa parole : « ثنية هرشى (thaniyyat harshâ) ») sans voyelle sur le râ' et avec la lettre avec point (sh) : une montagne de la Tihâma, près d'al-Juhfa.

(Sa parole : « يهرعون (yuhraʿûn) ») c'est-à-dire ils se hâtent.

(Sa parole : « هريقوا عليه (harîqû ʿalayhi) ») c'est de l'impératif de « verser » (al-irâqa), le hâ' étant substitué à la hamza ; de là : « أهرق هذه القلال (ahriq hâdhihi l-qilâl), verse [le contenu de] ces jarres ».

(Sa parole : « هرمة (harima) ») c'est-à-dire extrêmement âgée ; de là : « Je cherche refuge auprès de Toi contre la décrépitude (al-haram) ».

(Sa parole : « هرولة (harwala), وأهرول (uharwilu), ويهرولون (yuharwilûn) ») al-Khalîl a dit : الهرولة (al-harwala) est [une allure] entre la marche et la course.

(Section h-z)

(Sa parole : « أتستهزئ بي (a-tastahzi'u bî) ») الهزء (al-huz') est la moquerie.

(Sa parole : « تهتز (tahtazzu) ») al-Khalîl a dit : اهتزت الأرض (ihtazzati l-ard) se dit lorsque la terre fait pousser [la végétation], et اهتز النبات (ihtazza n-nabât) lorsque la plante grandit. Et sa parole : « اهتز العرش (ihtazza l-ʿarsh), le Trône a tremblé » : c'est-à-dire s'est réjoui ; on a dit : ce qu'on entend, ce sont les anges.

(Sa parole : « هزيلة (huzayla) ») diminutif de الهزل (al-hazl), qui est le contraire du sérieux.

(Section h-sh)

(Sa parole : « هشمت البيضة (hushimati l-bayda) ») c'est-à-dire le casque a été brisé.

(Sa parole : « فأصبح هشيما (fa-asbaha hashîman) » [Al-Kahf : 45]) c'est-à-dire desséché.

(Section h-ṣ)

(Sa parole : « هصر ظهره (hasara zahrahu) ») c'est-à-dire il l'a ployé et incliné vers le bas, bien droit.

(Section h-ḍ)

(Sa parole : « هضبة (hadba) ») sans voyelle sur le dâd : c'est le rocher énorme, solidement ancré ; son pluriel est هضاب (hidâb) ; on a dit : la montagne étalée sur le sol.

(Sa parole : « طلعها هضيم (talʿuhâ hadîm) » [Ash-Shuʿarâ' : 148]) c'est-à-dire il s'effrite quand on le touche : ainsi dans l'original. Un autre a dit : c'est celui qui est serré dans son enveloppe avant d'apparaître.

(Sa parole : « لا تخاف ظلما ولا هضما (lâ takhâfu zulman wa-lâ hadman), il ne craindra ni injustice ni lésion » [Tâ-Hâ : 112]) c'est-à-dire diminution.

(Section h-ṭ)

(Sa parole : « مهطعين إلى الداعي (muhtiʿîna ilâ d-dâʿî), accourant vers celui qui appelle » [Al-Qamar : 8]) c'est-à-dire le trot (an-naslân) : ainsi dans l'original. Un autre a dit : أهطع الرجل فهو مهطع (ahtaʿa r-rajulu fa-huwa muhtiʿ) se dit lorsqu'il se hâte. Thaʿlab a dit : المهطع (al-muhtiʿ) est celui qui regarde avec humilité et recueillement.

(Section h-l)

Passage douteuxImprimé الحمرص, coquille pour الحرص : « l'avidité » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : قيل قلة الصبر وقيل الحمرص

(Sa parole : « الهلع (al-halaʿ) ») on a dit : le manque de patience ; et on a dit : l'avidité.

(Sa parole : « سلطه على هلكته (sallatahu ʿalâ halakatihi) ») c'est-à-dire sur sa destruction [en le dépensant].

(Sa parole : « قلادة هلكت (qilâdatun halakat) ») c'est-à-dire s'est perdue. Et sa parole : « فإن العلم لا يهلك (fa-inna l-ʿilma lâ yahliku) », avec i sous le lâm — on a rapporté aussi le a — c'est-à-dire ne se perd pas.

(Sa parole : « مهل أهل المدينة (muhallu ahli l-madîna), le lieu où les gens de Médine entrent en sacralisation », sa parole : « أهل الهلال (uhilla l-hilâl) », sa parole : « الإهلال (al-ihlâl) » et « استهل الشهر (istahalla sh-shahr) ») l'origine de الاستهلال (al-istihlâl) est le fait d'élever la voix ; l'origine de الإهلال (al-ihlâl) est le fait de dire : « Il n'y a de divinité qu'Allah » ; puis on l'a appliqué au fait d'élever la voix en prononçant la talbiya.

(Sa parole : « يتهلل وجهه (yatahallalu wajhuhu) ») c'est-à-dire il resplendit, au point d'être comme le croissant. Dans l'original : on dit أهل (ahalla) : il l'a prononcé ; استهللنا الهلال (istahlalnâ l-hilâl) : nous avons aperçu le croissant ; استهل المطر من السحاب (istahalla l-matar mina s-sahâb) : la pluie a jailli du nuage ; استهل الصبي (istahalla s-sabiyy) : l'enfant a poussé son premier cri : tout cela vient [de l'idée] d'apparition.

(Sa parole : « وما أهل به لغير الله (wa-mâ uhilla bihi li-ghayri llâh), et ce sur quoi on a invoqué un autre qu'Allah » [Al-Baqara : 173]) c'est-à-dire ce qui a été égorgé pour un autre que Lui ; son origine est le fait que l'égorgeur élève la voix en mentionnant celui pour qui il égorge.

(Sa parole : « هلم (halumma) ») il a dit dans l'original : dans le parler des gens du Hijâz, [il est invariable] pour le singulier, le duel et le pluriel. Fin. D'autres que lui le fléchissent ; de là le hadith d'Abû Hurayra sur les anges itinérants : « Ils disent : هلموا (halummû), venez ! »

(Section h-m)

Passage douteuxImprimé الغائب (« l'absent »), probablement العائب : « celui qui dénigre » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : الهامز الغائب في الغيبة والحضرة

(Sa parole : « همزة لمزة (humazatin lumaza) » [Al-Humaza : 1]) الهامز (al-hâmiz) est le dénigreur, en l'absence [de l'intéressé] comme en sa présence ; ce schème fait partie des formes intensives.

(Sa parole : « من همزات الشياطين (min hamazâti sh-shayâtîn) » [Al-Mu'minûn : 97]) c'est-à-dire leurs aiguillons ; on a dit : leurs suggestions dans le cœur de l'homme.

(Sa parole : « إلا همسا (illâ hamsan) » [Tâ-Hâ : 108]) c'est-à-dire un son à peine perceptible.

(Sa parole : « همل النعم (hamalu n-naʿam) ») avec a sur le mîm : ce sont les chameaux sans gardien, et de même les autres [bêtes].

(Sa parole : « إذا هم أحدكم (idhâ hamma ahadukum) ») c'est-à-dire lorsqu'il se propose [une chose] et s'y appuie de sa résolution ; c'est le premier degré de la détermination.

(Sa parole : « الهميان (al-himyân) ») c'est-à-dire le cordon qui retient le vêtement ; il s'applique aussi à ce dans quoi l'on met l'argent de la dépense, à la taille.

(Section h-n)

(Sa parole : « فلم يقربها إلا هنة واحدة (fa-lam yaqrabhâ illâ hanatan wâhida), il ne l'approcha qu'une seule fois ») sans redoublement du nûn ; on a rapporté aussi son redoublement, qu'al-Azharî a désapprouvé. Ce qu'on entend ici par الهنة (al-hana) est une seule fois, faible.

(Sa parole : « وذكر هنة من جيرانه (wa-dhakara hanatan min jîrânihi) ») c'est-à-dire un besoin.

(Sa parole : « أسمعنا من هنياتك (asmiʿnâ min hunayyâtika), fais-nous entendre de tes petites choses ») au diminutif, pluriel de هنة (hana) : c'est-à-dire de tes affaires. Dans une version : « من هنيهاتك (min hunayhâtika)26 », qui est le diminutif de هنيهة (hunayha) ; il relève de ce qui précède, avec un hâ' ajouté.

(Sa parole : « يا هنتاه (yâ hantâh) ») al-Khalîl a dit : quand tu appelles une femme en désignant son nom par périphrase, tu dis يا هنة (yâ hana) ; si tu le prolonges par l'alif et le hâ', tu t'y arrêtes dans l'apostrophe et tu dis يا هنتاه (yâ hantâh) ; on ne le dit que dans l'apostrophe.

(Sa parole : « هنية (hunayya) ») diminutif de هنة (hana).

(Sa parole : « لست هناك (lasta hunâka) ») هنا (hunâ) est un nom de lieu, et le sens est : tu n'es pas à ce rang.

(Section h-w)

(Sa parole : « وأفئدتهم هواء (wa-af'idatuhum hawâ') » [Ibrâhîm : 43]) c'est-à-dire creux : ils n'ont pas de raison ; ainsi l'a-t-il dit dans l'original. Un autre a dit : son origine est l'air (al-hawâ'), dans lequel rien ne tient ; il est donc vide.

(Sa parole : « هودجها (hawdajuhâ) », et sa parole : « هودجي (hawdajî) ») le palanquin (al-hawdaj) est ce dans quoi la femme voyage à dos de chameau ; il est comme la litière (al-mihaffa), surmontée d'une coupole.

(Sa parole : « هادوا (hâdû) ») c'est-à-dire ils sont devenus juifs : [explication tirée] de l'original. Un autre a dit : هادوا signifie « ils se sont repentis ».

(Sa parole : « يتهوع (yatahawwaʿu) ») c'est-à-dire il vomit.

(Sa parole : « عذاب الهون (ʿadhâb al-hûn) ») c'est-à-dire de l'humiliation (al-hawân) ; الهون (al-hawn), avec a, est la douceur.

(Sa parole : « آذاك هوامك (âdhâka hawâmmuka), tes bestioles t'incommodent-elles ? ») pluriel de هامة (hâmma), avec redoublement ; cela s'applique aux bêtes qui rampent, comme les poux et ce qui leur ressemble, et aux bêtes de la terre, serpents et créatures venimeuses ; de là : « (contre) tout démon et toute bête venimeuse (hâmma) ».

(Sa parole : « وكيف حياة أصداء وهام (wa-kayfa hayâtu asdâ'in wa-hâm), et comment y aurait-il vie pour des échos et des chouettes ? ») on a dit : les Arabes prétendaient que l'âme de la victime d'un meurtre non vengé devenait une hâma, semblable à un oiseau ; on a dit : c'est la chouette, et elle disait : « Abreuvez-moi ! Abreuvez-moi ! » jusqu'à ce que la victime fût vengée. L'islam est venu abolir cela ; de là : « Pas de hâma », et il est sans redoublement.

(Sa parole : « والمؤتفكة أهوى (wa-l-mu'tafikata ahwâ) » [An-Najm : 53]) c'est-à-dire Il l'a précipitée dans un gouffre (huwwa).

(Sa parole : « هوى (hawâ) ») c'est-à-dire il est descendu.

(Sa parole : « فقد هوى (fa-qad hawâ) » [Tâ-Hâ : 81]) Ibn ʿAbbâs a dit : c'est-à-dire il est devenu malheureux.

(Sa parole : « فأهويت لأنزع (fa-ahwaytu li-anziʿa), je me penchai pour retirer ») c'est-à-dire je me suis incliné. Et sa parole : « استهوته (istahwathu) », c'est-à-dire l'ont égaré.

(Section h-y)

Passage douteuxLe mot عن, isolé avant من الهيبة, n'a pas de sens ici (reste d'un mot tronqué ou coquille) ; traduit selon le sens « cela vient de الهيبة ». Texte arabe imprimé : عن من الهيبة وهى الخوف

(Sa parole : « أتهيبني (a-tahîbunî) ») cela vient de الهيبة (al-hayba), qui est la crainte.

(Sa parole : « هيت لك (hayta laka) » [Yûsuf : 23]) ʿIkrima a dit : son sens est « viens ! » (halumma) ; Ibn Jubayr a dit : « approche ! » (taʿâlah). Ibn Masʿûd l'a lu avec i sous le hâ', et son sens est alors : « je me suis préparée pour toi ».

(Sa parole : « لا تهيج الريح الرسل (lâ tahîju r-rîhu r-rusul) ») c'est-à-dire le vent ne soulève rien contre eux ; de là sa parole : « هاجت السماء (hâjati s-samâ') » et « هاج المطر (hâja l-matar) », le ciel, la pluie se sont déchaînés.

(Sa parole : « على شفا جرف هار (ʿalâ shafâ jurufin hâr), au bord d'une berge croulante » [At-Tawba : 109]) c'est-à-dire هائر (hâ'ir) ; on dit تهورت البئر (tahawwarati l-bi'r) lorsque le puits s'est effondré, et de même انهار (inhâra).

(Sa parole : « كثيب أهيل أو أهيم (kathîbun ahyalu aw ahyam), une dune de sable mouvant ») avec le mîm, cela n'a pas de sens ici ; ce qui est connu est avec le lâm. On a dit que le sens de la forme avec mîm est : [le sable] qui ne tient pas ensemble, et il a été comparé aux chameaux assoiffés (al-hîm) ; de là : « une dune de sable croulant (kathîban mahîlan) » [Al-Muzzammil : 14], c'est-à-dire le sable qui s'écoule.

(Sa parole : « ومهيمنا عليه (wa-muhayminan ʿalayhi) » [Al-Mâ'ida : 48]) c'est-à-dire témoin ; on dit aussi : gardien ; et on dit : dépositaire.

(Sa parole : « شرب الهيم (shurba l-hîm) » [Al-Wâqiʿa : 55]) c'est-à-dire des chameaux atteints de la maladie que l'on appelle الهيام (al-huyâm), qui leur donne une soif telle qu'ils ne se désaltèrent pas jusqu'à en mourir.

(Sa parole : « هيهات هيهات (hayhâta hayhât) » [Al-Mu'minûn : 36]) c'est-à-dire loin, loin ! Ainsi l'a-t-il dit dans l'original. Un autre a dit : son origine est هاها (hâhâ), que l'on dit pour presser l'allure [des montures].

La lettre wâw (و)

Elle s'emploie pour la coordination et pour d'autres usages. On a divergé sur la question de savoir si elle exprime l'ordre de succession. Ibn Mâlik a dit : son emploi pour la concomitance est prépondérant, son emploi pour l'ordre de succession est fréquent, et son emploi pour l'ordre inverse est rare.

(Section w-a)

(Sa parole : « وأد البنات (wa'd al-banât), l'enterrement des filles ») c'est-à-dire le fait de les tuer ; à l'origine, il s'agit de les enterrer vivantes. De là vient الموؤدة (al-maw'ûda), la fille enterrée vivante.

(Sa parole : « موئلا (maw'ilan) ») il a dit dans l'original : وأل يئل (wa'ala ya'ilu) signifie نجا ينجو (najâ yanjû), « échapper, se sauver », et c'est exact. Il est dit dans al-Jamhara : de là vient leur expression لا وألت إن وألت (lâ wa'altu in wa'alta), c'est-à-dire « puissé-je ne pas en réchapper si tu en réchappes ». L'auteur d'al-ʿAyn a dit : الموئل (al-maw'il), c'est le refuge. Il a dit aussi dans l'original : موئلا (maw'ilan), un lieu où l'on est à l'abri.

(Section w-b)

(Sa parole : « إن الوبأ قد وقع (inna l-waba'a qad waqaʿa), l'épidémie s'est déclarée ») le mot est avec hamza et à voyelle finale brève ; il est venu aussi avec voyelle longue (وباء, wabâ'), mais la forme brève est la plus connue. C'est la maladie nombreuse, générale et rapide. De là vient أرض وبئة (ard wabi'a), c'est-à-dire une terre où la maladie abonde.

Passage douteuxImprimé تحقير القدرة, probablement تحقيرا لقدره : « pour rabaisser sa valeur » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : على أنه شبهه بشعر الإبل تحقير القدرة

(Sa parole : « لوبر تدلى (li-wabrin tadallâ), un wabr qui est descendu ») il s'agit — sans voyelle sur la lettre à un point dessous (b) — d'une petite bête de la taille d'un chat, blanche, parfois grisâtre, qui fait partie des animaux des montagnes. Certains l'ont vocalisé avec a sur la lettre à un point dessous (wabar), en considérant qu'il l'a comparé aux poils du chameau, pour rabaisser sa valeur ; mais la première lecture est celle qui est connue.

(Sa parole : « وتناول وبرة (wa-tanâwala wabaratan), et il prit un poil ») avec a sur la lettre à un point dessous : c'est-à-dire un poil parmi les poils du chameau. De là vient [l'expression] في أهل الوبر (fî ahl al-wabar), « parmi les gens du poil [de chameau] ».

(Sa parole : « أوباشا (awbâshan) ») c'est-à-dire des groupes issus de tribus diverses.

(Sa parole : « وبيص الطيب (wabîs at-tîb) ») avec la lettre sâd sans point : c'est-à-dire l'éclat du parfum. De là vient وبيص خاتمه (wabîs khâtamihi), l'éclat de sa bague.

(Sa parole : « الموبقات (al-mûbiqât) ») c'est-à-dire les [péchés] qui mènent à la perdition.

(Sa parole : « وابل (wâbil) ») ʿIkrima a dit : une pluie violente ; son pluriel est وبل (wubul).

(Sa parole : « فذاقت وبال أمرها (fa-dhâqat wabâla amrihâ), elle goûta les conséquences de sa conduite ») c'est-à-dire ce qu'il y a de pénible dans celle-ci ; il l'a expliqué dans l'original par la rétribution.

(Sa parole : « وبيلا (wabîlan) ») c'est-à-dire rigoureux.

(Section w-t)

(Sa parole : « لن يترك (lan yatirak) ») c'est-à-dire : il ne te diminuera pas.

(Sa parole : « وتر أهله وماله (wutira ahlahu wa-mâlahu) ») c'est-à-dire : il en a été diminué, ou il en a été dépouillé.

(Sa parole : « إنه وتر (innahu witr), Il est impair [unique] ») avec i sous la première lettre ; il est permis aussi d'y mettre a (watr).

(Sa parole : « الوتين (al-watîn) ») il a dit : c'est l'artère qui suspend le cœur [l'aorte].

(Section w-th)

(Sa parole : « وثئت رجلي (wuthi'at rijlî), je me suis foulé le pied ») avec u sur la première lettre, sur le modèle de كسرت (kusirat) : c'est une lésion qui atteint l'os sans aller jusqu'à la fracture.

(Sa parole : « وأشدنا وثبة من يثب قبر عثمان (wa-ashaddunâ wathbatan man yathibu qabra ʿUthmân), le plus fort d'entre nous au saut était celui qui sautait par-dessus la tombe de ʿUthmân ») الوثوب (al-wuthûb), c'est l'élan rapide. De là viennent وثب إليه (wathaba ilayhi), « il bondit vers lui », يثب في الدرع (yathibu fî d-dirʿ), « il bondit dans sa cotte de mailles », et وثب قائما (wathaba qâ'iman), « il se leva d'un bond ».

(Sa parole : « نهى عن المياثر وعن ميثرة الأرجوان (nahâ ʿan al-mayâthir wa-ʿan mîtharat al-urjuwân), il a interdit les mayâthir et la mîthara pourpre ») avec i sous la première lettre : c'est une sorte de coussin que l'on confectionne à la manière d'un tapis de selle ; c'est ce qu'a dit al-Harbî. Il a dit : il ne l'a interdit que lorsqu'il est rouge. Et dans l'original, d'après ʿAlî, ce sont des sortes de couvertures veloutées qu'ils posaient sur les selles des montures pour le confort du cavalier ; le mot vient de الوثارة (al-wathâra), qui est la douceur. On a dit aussi : c'est la housse de soie qui recouvre les selles.

(Sa parole : « الوثقى (al-wuthqâ), la plus solide ») féminin de الأوثق (al-awthaq), tiré de الوثاق (al-wathâq), avec a, qui est la corde ou l'entrave avec laquelle on attache le captif et la bête de somme. الميثاق (al-mîthâq), c'est l'engagement, de même que الموثق (al-mawthiq). De là vient تواثقنا على الإسلام (tawâthaqnâ ʿalâ l-islâm), c'est-à-dire : nous nous sommes liés par serment sur l'islam.

Passage douteuxImprimé فهر, probablement فهو : « c'est (une idole) » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : وما كان صورة بغير جثة فهر صنم

(Sa parole : « الأوثان (al-awthân) ») pluriel de وثن (wathan) : c'est ce qui est une figure faite de pierre ou d'autre chose. Al-Azharî a dit : ce qui a un corps est un وثن (wathan), et ce qui est une image sans corps est un صنم (sanam) ; et certains ne font pas de distinction.

(Section w-j)

(Sa parole : « وجاء (wijâ') ») avec voyelle longue : c'est le fait d'écraser fortement les deux testicules pour faire disparaître le désir sexuel ; cela tient lieu de castration. Le sens est que le jeûne coupe le désir sexuel comme le coupe le wijâ'. Il a été rapporté aussi وجا (wajan), sur le modèle de عصا (ʿasan), mais cette version a été jugée improbable.

Passage douteuxLemme imprimé وحبت (avec ḥâ'), probablement وجبت : « le soleil s'est couché » (article de la section w-j) ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : (قوله وحبت الشمس) أي سقطت

(Sa parole : « وجبت الشمس (wajabati sh-shams) ») c'est-à-dire : le soleil s'est couché.

(Sa parole : « فوجأت في عنقها (fa-waja'tu fî ʿunuqihâ) ») c'est-à-dire : j'ai frappé [de mon arme] dans son cou.

(Sa parole : « أوجب (awjaba) ») c'est-à-dire : sa rétribution lui est devenue due. Abû ʿUbayd a dit : cela se dit de la bonne action comme de la mauvaise. Le wujûb est, dans la langue, le caractère de ce qui s'impose, et, dans la Loi, ce dont le délaissement est puni.

(Sa parole : « فلا تجد علي (fa-lâ tajid ʿalayya) ») c'est-à-dire : ne te fâche pas [contre moi]. De là viennent وجد علي (wajada ʿalayya), « il s'est fâché contre moi », et الموجدة (al-mawjida), la colère.

(Sa parole : « وجدت عليه وجدا (wajadtu ʿalayhi wajdan) ») c'est-à-dire : j'ai éprouvé du chagrin.

(Sa parole : « وكأنهم وجدوا في أنفسهم (wa-ka-annahum wajadû fî anfusihim) ») c'est-à-dire : ils se sont fâchés. Il est venu dans la version d'Abû Dharr كأنهم وجد في أنفسهم (ka-annahum wujud fî anfusihim), c'est-à-dire fâchés.

(Sa parole : « من وجد أمه به (min wajdi ummihi bihi) ») il est correct de l'entendre au sens du chagrin et au sens de l'amour ; le premier est plus apparent, et le second est ce qui l'implique.

(Sa parole : « فمن وجد منكم بماله شيئا فليبعه (fa-man wajada minkum bi-mâlihi shay'an fa-l-yabiʿhu), que celui d'entre vous qui éprouve de l'attachement pour son bien le vende ») c'est-à-dire : qui s'en réjouit et l'aime.

(Sa parole : « لي الواجد (layy al-wâjid) ») c'est-à-dire : le retard que met le riche à payer.

(Sa parole : « يوجز (yûjizu) ») c'est-à-dire : il fait vite.

(Sa parole : « وجع (wajiʿ) ») c'est-à-dire malade et souffrant. Dans une version, il est avec qâf à la place du jîm (waqiʿ), et il a le même sens. Les Arabes appellent وجع (wajaʿ) toute maladie.

(Sa parole : « وجنتاه (wajnatâhu), ses deux pommettes ») le mot الوجنة (al-wajna) se dit avec chacune des trois voyelles sur le wâw et sans voyelle sur le jîm ; il est permis aussi de mettre i ou a sur le jîm avec a sur le wâw, et le wâw est parfois remplacé par une hamza avec u. C'est le côté du visage, c'est-à-dire son os saillant.

(Sa parole : « وجه ههنا (wajjaha hâ-hunâ) ») c'est-à-dire : il s'est dirigé [par ici]. Et sa parole : « وجهت وجهي (wajjahtu wajhî) », c'est-à-dire mon intention.

Passage douteuxLemme imprimé وجاء العدو, probablement وجاه العدو : « face à l'ennemi » (le commentaire parle de تجاهه) ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : (قوله وجاء العدو) بضم الواو وكسرها

(Sa parole : « وجاه العدو (wujâha l-ʿaduww), face à l'ennemi ») avec u et avec i sur le wâw : c'est le fait de faire face à une chose avec le visage. Le wâw est remplacé par un tâ', et l'on dit alors تجاهه (tujâhahu), « en face de lui ».

(Sa parole : « وهو موجه قبل المشرق (wa-huwa muwajjih qibala l-mashriq), et il était tourné vers l'Orient ») avec i sous le jîm ; il est permis aussi d'y mettre a.

(Sa parole : « ما لم يوجف عليه (mâ lam yûjaf ʿalayhi) ») c'est-à-dire ce qui n'a pas été pris par la supériorité d'une armée. L'origine de الإيجاف (al-îjâf) est le fait de se hâter dans la marche.

(Sa parole : « كان لعلي وجه حياة فاطمة (kâna li-ʿAliyyin wajhun hayâta Fâtima), ʿAlî avait du crédit du vivant de Fâtima ») c'est-à-dire un surcroît de considération en raison d'elle. De là vient أرى لك وجها عند هذا (arâ laka wajhan ʿinda hâdhâ), « je vois que tu as du crédit auprès de celui-ci ».

(Section w-ḥ)

Passage douteuxÉtoile isolée en tête de paragraphe et parenthèse du lemme non refermée dans l'imprimé ; étoile reproduite, lemme traduit tel quel. Texte arabe imprimé : (قوله كأنه وحرة بالفتح

* (Sa parole : « كأنه وحرة (ka-annahu wahara), comme s'il était une wahara », avec a : on a dit que c'est le gecko, et on a dit que c'en est une espèce.

(Sa parole : « فإذا هي وحوشا (fa-idhâ hiya wuhûshan) ») pluriel de وحش (wahsh), qui est le lieu vide et désert. De là vient le hadith de Fâtima : elle se trouvait dans un lieu وحش (wahsh), désert. Il se dit sans voyelle sur le hâ', et on y met aussi i (wahish) ; la première forme est la plus pure.

(Sa parole : « فأوحى إليهم (fa-awhâ ilayhim) ») c'est-à-dire : il leur fit signe. L'origine de الوحي (al-wahy) est le fait d'informer de manière cachée et rapide.

(Section w-kh)

(Sa parole : « يؤخذ الرجل عن امرأته (yu'akhkhadhu r-rajulu ʿan imra'atihi) ») avec redoublement du khâ' : c'est-à-dire qu'il est ensorcelé [de sorte qu'il ne peut approcher sa femme]. Ce mot aurait dû être mentionné à la lettre hamza, car il vient de الأخذ (al-akhdh).

(Sa parole : « استوخموا المدينة (istawkhamû l-Madîna), ils trouvèrent Médine malsaine », et sa parole : « والمدينة وخمة (wa-l-Madînatu wakhima), et Médine était malsaine ») la terre وخمة (wakhima) est celle dont l'air ne convient pas à qui s'y établit ; et un pâturage وخيم (wakhîm) est un pâturage sur lequel le bétail ne profite pas.

(Sa parole : « يتوخى (yatawakhkhâ) ») c'est-à-dire : il recherche et vise.

(Section w-d)

Passage douteuxImprimé النخر, probablement النحر : « le creux de la gorge » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : في جانبي ثغرة النخر

(Sa parole : « الأوداج (al-awdâj) ») pluriel de ودج (wadaj) : ce sont les veines qui entourent le cou. On a dit aussi : الودجان (al-wadajân) sont deux grosses veines situées de part et d'autre du creux de la gorge.

(Sa parole : « الودود (al-wadûd), le Très-Aimant ») de la forme فعول (faʿûl) au sens de l'agent, tiré de الود (al-wudd), qui est l'amour, ou bien au sens du patient. Le mot الود se dit avec chacune des trois voyelles sur le wâw, et le u est le plus connu.

(Sa parole : « ودا ولا سواعا (waddan wa-lâ suwâʿan) ») c'est le nom propre d'une idole.

(Sa parole : « على ود (ʿalâ wadd) ») avec a : c'est-à-dire un piquet (watad).

(Sa parole : « الودق (al-wadq) ») c'est-à-dire la pluie.

(Sa parole : « شحم ولا ودك (shahm wa-lâ wadak) ») le ودك (wadak) est la graisse de la viande et son suif.

(Sa parole : « مودى اليد (mûdâ l-yad) ») c'est-à-dire à la main atrophiée.

(Sa parole : « وادي القرى (Wâdî l-Qurâ) ») c'est un lieu connu ; entre lui et Médine il y a trois milles, du côté du Shâm.

(Section w-dh)

(Sa parole : « إن لا أذره (an lâ adharahu) ») c'est-à-dire : [que] je ne le laisse pas.

(Sa parole : « يتوذف (yatawadhdhafu) ») c'est-à-dire : il se hâte en se pavanant.

(Section w-r)

(Sa parole : « من وراء وراء (min warâ'a warâ'a), de derrière, de derrière ») c'est une expression que dit celui qui veut faire preuve d'humilité. On l'a vocalisée avec u, et il est permis d'y mettre a.

(Sa parole : « وكان وراءهم (wa-kâna warâ'ahum) ») c'est-à-dire devant eux ; de même : « من ورائه جهنم (min warâ'ihi jahannam), devant lui il y a la Géhenne ». Et sa parole : « يقاتل من وراء الإمام (yuqâtalu min warâ'i l-imâm) » : on a dit qu'elle signifie « devant lui ».

(Sa parole : « يوم وردها (yawma wirdihâ) ») avec i sous le wâw : c'est-à-dire le jour où elle vient boire.

(Sa parole : « وردا (wirdan) ») c'est-à-dire assoiffés. Le ورود (wurûd) est le fait de se mettre à boire.

(Sa parole : « ورطات الأمور (waratât al-umûr) ») pluriel de ورطة (warta), sans voyelle sur le râ' : c'est-à-dire les situations pénibles et celles dont on ne peut se tirer.

Passage douteuxImprimé وأن فيها الورقا, probablement إن فيها لورقا : « il y en a bien de couleur cendrée » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : هل فيها من أورق وأن فيها الورقا

(Sa parole : « هل فيها من أورق (hal fîhâ min awraq), y en a-t-il de couleur cendrée ? », et « إن فيها لورقا (inna fîhâ la-wurqan), il y en a bien de couleur cendrée ») la couleur الورقة (al-wurqa), chez les chameaux, est celle qui tire sur une couleur semblable à celle de la cendre.

(Sa parole : « واروا الصبي (wârû s-sabiyy) ») c'est-à-dire : enterrez l'enfant.

(Sa parole : « ورى بغيرها (warrâ bi-ghayrihâ) ») c'est-à-dire qu'il la cachait et laissait entendre, en mentionnant une autre [expédition], que c'était celle-ci qu'il visait.

(Sa parole : « توارى (tawârâ) ») c'est-à-dire : il se couvrit.

(Sa parole : « ولا توروا نارا (wa-lâ tûrû nâran) ») c'est-à-dire : n'allumez pas [de feu].

(Sa parole : « حتى يريه (hattâ yariyahu) ») cela vient de الوري (al-wary), avec a sur le wâw et sans voyelle sur le râ' : c'est une maladie qui atteint le poumon.

(Section w-z)

(Sa parole : « لا وزر (lâ wazar) ») c'est-à-dire : point de forteresse ; ainsi dans l'original. D'autres ont dit : الوزر (al-wazar), avec a, est le lieu où l'on se réfugie.

(Sa parole : « ولا تزر وازرة وزر أخرى (wa-lâ taziru wâziratun wizra ukhrâ), nulle âme ne portera le fardeau d'une autre ») c'est-à-dire que nul ne sera tenu pour le péché d'autrui. الوزر (al-wizr), c'est le poids ; son pluriel est أوزار (awzâr). Et sa parole : « حتى تضع الحرب أوزارها (hattâ tadaʿa l-harbu awzârahâ), jusqu'à ce que la guerre dépose ses fardeaux » : il a dit : c'est-à-dire ses péchés. D'autres ont dit : الأوزار (al-awzâr), ce sont les armes ; le وزر (wizr) est ce que porte l'homme, et les armes ont été appelées ainsi.

(Sa parole : « أوزاع (awzâʿ) ») c'est-à-dire des groupes dispersés. L'origine du mot est التوزيع (at-tawzîʿ), qui est la répartition. De là vient : « فقاموا إلى غنيمة فتوزعوها (fa-qâmû ilâ ghunaymatin fa-tawazzaʿûhâ), ils se levèrent vers un petit troupeau de moutons et se le partagèrent ».

(Sa parole : « يوزعون (yûzaʿûn) ») c'est-à-dire : ils sont retenus.

(Sa parole : « أوزعني (awziʿnî) ») c'est-à-dire « fais-moi », dans l'original ; d'autres ont dit : « inspire-moi ».

(Sa parole : « وازت برؤوسنا (wâzat bi-ru'ûsinâ) », et sa parole : « وازى (wâzâ) ») cela vient de الموازاة (al-muwâzât), qui est le fait de se trouver vis-à-vis.

(Section w-s)

Passage douteuxImprimé تحب, probablement تحت : « sous (la tête) » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : هي ما تجعل تحب الرأس Imprimé واصطجعت, probablement واضطجعت : « je me couchai » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : ومنه واصطجعت في عرض الوسادة

(Sa parole : « الوسادة (al-wisâda) ») c'est ce que l'on place sous la tête pour dormir. Le mot revient à plusieurs reprises ; de là vient : « واضطجعت في عرض الوسادة (wa-dtajaʿtu fî ʿardi l-wisâda), je me couchai dans la largeur du coussin ».

(Sa parole : « إذا وسد الأمر (idhâ wussida l-amr) ») avec u sur la première lettre et redoublement [de la consonne], mais on l'allège aussi : c'est-à-dire lorsque l'affaire est confiée et remise à d'autres que ceux qui en sont dignes. L'origine en est qu'on faisait au roi un coussin sur lequel il s'asseyait afin que son siège soit élevé.

(Sa parole : « وسطا (wasatan) ») الوسط (al-wasat), c'est le juste.

(Sa parole : « وما وسق (wa-mâ wasaqa) ») c'est-à-dire : et ce qu'elle rassemble.

(Sa parole : « خمسة أوسق (khamsat awsuq), cinq wasq ») pluriel de وسق (wasq), avec a sur la première lettre et sans voyelle sur la deuxième ; on rapporte aussi le i sur la première lettre. C'est soixante sâʿ.

(Sa parole : « الوسيلة (al-wasîla) ») c'est un rang au Paradis.

(Sa parole : « اتسق (ittasaqa) ») c'est-à-dire : il est devenu complet.

(Sa parole : « المتوسمين (al-mutawassimîn) ») c'est-à-dire ceux qui regardent avec l'œil de la clairvoyance.

Passage douteuxImprimé إيل, probablement إبل : « les chameaux (de l'aumône) » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : ومنه ليسم إيل الصدقة

(Sa parole : « الوسم في الصورة (al-wasm fî s-sûra), la marque sur le visage ») c'est-à-dire le signe. De là vient : « ليسم إبل الصدقة (li-yasima ibila s-sadaqa), pour marquer les chameaux de l'aumône » ; et الميسم (al-mîsam), c'est l'instrument [qui sert à marquer].

(Sa parole : « يخضب بالوسمة (yakhdibu bi-l-wasma) ») c'est une plante avec la feuille de laquelle on teint les cheveux en noir.

(Sa parole : « أوسم (awsam) ») c'est-à-dire plus beau, de الوسامة (al-wasâma), qui est la beauté.

(Sa parole : « الموسوس (al-muwaswas) », « الوسواس (al-waswâs) » et « ووسوست به صدورها (wa-waswasat bihi sudûruhâ), et ce que leurs poitrines leur ont suggéré ») الوسوسة (al-waswasa), c'est le discours intérieur de l'âme ; et l'on applique le terme الموسوس (al-muwaswas) à celui dont les propos sont confus et qui est égaré.

(Section w-sh)

(Sa parole : « أوشاب (awshâb) ») c'est-à-dire des gens mêlés.

(Sa parole : « الوشاح (al-wishâh) ») c'est une lanière sur laquelle on enfile des perles et que la femme porte en écharpe.

(Sa parole : « يوشك (yûshiku) » et « أوشك (awshaka) ») c'est-à-dire : il se hâte, il s'est hâté.

(Sa parole : « الواشمة والمستوشمة والموشومة (al-wâshima wa-l-mustawshima wa-l-mawshûma), celle qui tatoue, celle qui se fait tatouer et celle qui est tatouée ») cela vient de الوشم (al-washm), qui consiste à inciser la peau avec une aiguille et à la remplir de khôl ou d'autre chose, si bien que l'endroit devient verdâtre.

(Sa parole : « موشيا (mawshiyyan) ») c'est-à-dire teint avec du وشي (washy), qui est une soie d'une facture raffinée.

(Sa parole : « يستوشيه (yastawshîhi) ») c'est-à-dire : il le fait sortir [en le provoquant].

(Section w-ṣ)

(Sa parole : « لا وصب (lâ wasab) ») c'est-à-dire : point de maladie.

(Sa parole : « عذاب واصب (ʿadhâbun wâsib) ») c'est-à-dire perpétuel.

Passage douteuxImprimé الأصيد, probablement الوصيد (le texte d'al-Bukhârî porte « ويقال الوصيد الباب ») ; lecture retenue (*al-wasîd*). Texte arabe imprimé : ويقال الأصيد الباب

(Sa parole : « الوصيد (al-wasîd) ») c'est la cour devant la maison ; son pluriel est وصائد (wasâ'id) et وصد (wusud). On dit aussi : الوصيد (al-wasîd), c'est la porte.

(Sa parole : « مؤصدة (mu'sada) ») c'est-à-dire refermée [sur eux].

(Sa parole : « بالوصيف (bi-l-wasîf) ») c'est-à-dire le jeune serviteur, qu'il soit mâle ou femelle. On a dit que ce qui est visé ici, c'est la tombe.

(Sa parole : « تقطعت أوصاله (taqattaʿat awsâluhu) ») c'est-à-dire ses membres et ses articulations.

(Sa parole : « نهى عن الوصال (nahâ ʿan al-wisâl), il a interdit le wisâl ») c'est-à-dire le fait de jeûner la nuit et le jour sans rompre le jeûne pendant la nuit.

(Sa parole : « الوصيلة (al-wasîla) ») c'est la brebis qui, ayant mis bas six portées de deux chevrettes chaque fois, met bas à la septième une chevrette et un chevreau ; ils disaient alors : elle a rejoint son frère (wasalat akhâhâ), et ils déclaraient son lait licite pour les hommes à l'exclusion des femmes. Si elle mettait bas à la septième un mâle, il était pour les femmes à l'exclusion des hommes ; et si elle mettait bas un petit mort, ils le mangeaient tous.

(Sa parole : « الواصلة والموصولة (al-wâsila wa-l-mawsûla), celle qui pose des postiches et celle à qui on les pose ») cela vient du fait d'ajouter (wasl) des cheveux sur la tête.

Passage douteuxLe mot final أنثى est obscur ici ; rendu « par une femme », lecture incertaine (peut-être une lacune ou une altération). Texte arabe imprimé : يجمع بينه وبينه في النسب أنثى

(Sa parole : « صلة الرحم (silat ar-rahim) » et « من وصلها وصله الله (man wasalahâ wasalahu llâh), quiconque la maintient, Allah le maintient [dans Son lien] ») on a dit : le maintien des liens de parenté (silat ar-rahim), c'est la bienfaisance envers celui avec qui l'on partage une ascendance commune par une femme.

(Section w-ḍ)

(Sa parole : « الوضوء (al-wudû'), les ablutions ») avec u, c'est l'acte ; le nom, avec a (al-wadû'), est l'eau avec laquelle on fait les ablutions. Son origine est la propreté ; puis le terme a été transféré, dans la Loi, à une manière déterminée [de se laver].

(Sa parole : « أوضأ منك (awda'u minka), plus beau que toi ») forme afʿal tirée de الوضاءة (al-wadâ'a), la beauté éclatante.

(Sa parole : « وضح وجهه (wadah wajhihi) ») c'est-à-dire la blancheur de son visage.

(Sa parole : « على أوضاح (ʿalâ awdâh) ») c'est une sorte de parure, appelée ainsi à cause de sa blancheur, car on la fabrique en argent.

(Sa parole : « وضر من صفرة (wadar min sufra) ») c'est-à-dire une trace de khalûq ou d'un parfum qui a une couleur.

(Sa parole : « فنضع كما تضع الشاة (fa-nadaʿu kamâ tadaʿu sh-shât), nous évacuions comme évacue la brebis ») il voulait dire que leurs excréments sortaient difficilement en raison de leur sécheresse, parce qu'ils mangeaient les feuilles d'acacia et étaient privés de leur nourriture habituelle.

(Sa parole : « يستوضع الآخر (yastawdiʿu l-âkhar) ») c'est-à-dire qu'il lui demande une remise (wadîʿa), qui est l'abandon d'une partie de la dette.

(Sa parole : « موضونة (mawdûna) ») c'est-à-dire tissés.

(Sa parole : « الوضين (al-wadîn) ») c'est une sangle tressée, dont les brins sont entrelacés, avec laquelle on attache la selle sur le chameau, comme la sous-ventrière pour la selle [du cheval].

(Section w-ṭ)

(Sa parole : « وطاء (witâ'an) ») c'est-à-dire مواطأة (muwâta'a), qui est la concordance.

(Sa parole : « اشدد وطأتك (ushdud wat'ataka) ») c'est-à-dire ton châtiment et ta saisie.

Passage douteuxImprimé فغض (incompréhensible), probablement تمخض : le hadith d'Umm Zarʿ porte « والأوطاب تمخض », « et les outres étaient barattées » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : (قوله والأوطاب فغض)

(Sa parole : « والأوطاب تمخض (wa-l-awtâbu tumkhadu), et les outres étaient barattées ») pluriel de وطب (watb), qui est l'outre réservée au lait. Il est venu chez an-Nasâ'î الوطاب (al-witâb), et c'est la forme régulière.

(Sa parole : « الطلاق عن وطر (at-talâqu ʿan watar) ») c'est-à-dire [pour] un besoin.

(Sa parole : « المواطن (al-mawâtin) ») pluriel de موطن (mawtin), qui est tout lieu où l'homme a séjourné.

(Section w-ʿ)

(Sa parole : « وعاءين (wiʿâ'ayn), deux récipients », et sa parole : « وعاءها (wiʿâ'ahâ), son récipient ») singulier de الأوعية (al-awʿiya), qui sont ce dans quoi l'on conserve une chose.

(Sa parole : « وعك أبو بكر (wuʿika Abû Bakr) ») c'est-à-dire : Abû Bakr tomba malade.

(Sa parole : « استوعى الزبير حقه (istawʿâ z-Zubayru haqqahu) ») c'est-à-dire qu'il le recouvra et le reçut intégralement. Et sa parole : « لا توعي فيوعى عليك (lâ tûʿî fa-yûʿâ ʿalayki) », c'est-à-dire : ne fais pas de compte [avare de ce que tu donnes].

(Sa parole : « واعية (wâʿiya) ») c'est-à-dire qui retient. Et sa parole : « وتعيها (wa-taʿiyahâ) », c'est-à-dire qu'elle la retienne : [tiré] de l'original.

(Sa parole : « الواعية (al-wâʿiya) ») c'est-à-dire la pleureuse qui annonce en criant la mort de celui qui est mort.

(Section w-f)

(Sa parole : « وفد عبد القيس (wafd ʿAbd al-Qays), la délégation de ʿAbd al-Qays ») le وفد (wafd), c'est le visiteur ; ce qu'on entend ici par là, ce sont ceux de son peuple qui viennent auprès du chef.

(Sa parole : « موفرا (muwaffaran) ») c'est-à-dire bon ou complet.

(Sa parole : « موفورا (mawfûran) ») c'est-à-dire abondant ; ainsi dans l'original. D'autres ont dit : وفرته فهو موفور (wafartuhu fa-huwa mawfûr), c'est-à-dire non diminué ; et ce qu'on entend par là, c'est qu'il ne sera rien diminué de sa rétribution.

(Sa parole : « فوا ببيعة الأول (fû bi-bayʿati l-awwal), soyez fidèles à l'allégeance du premier ») c'est un ordre de fidélité.

(Sa parole : « أن يفي به (an yafiya bihi) ») c'est-à-dire qu'il ne trahisse pas.

(Sa parole : « موافين (muwâfîn) ») c'est-à-dire sur le point d'arriver.

(Section w-q)

(Sa parole : « وقب (waqaba) ») c'est-à-dire : il s'est obscurci.

(Sa parole : « وقت (waqqata) ») c'est-à-dire : il a fixé [une limite].

(Sa parole : « وقيذ (waqîdh) ») c'est-à-dire une bête tuée sans égorgement rituel. Et sa parole : « الموقوذة (al-mawqûdha) » : il a dit : c'est celle qu'on frappe avec un bâton et qui en meurt.

(Sa parole : « وقر في أنفسهم (waqara fî anfusihim) ») c'est-à-dire : cela s'est ancré [en eux]. De là vient : « وقر الإيمان في قلبي (waqara l-îmânu fî qalbî), la foi s'est ancrée dans mon cœur ».

(Sa parole : « وقر (waqr) ») avec a : c'est-à-dire une surdité.

(Sa parole : « الوقار (al-waqâr) ») c'est-à-dire la sérénité. Et sa parole : « وقارا (waqâran) », c'est-à-dire la grandeur.

(Sa parole : « وقصته ناقته (waqasathu nâqatuhu), sa chamelle lui brisa le cou », ou « أوقصته (awqasathu) ») الوقص (al-waqs), c'est la fracture du cou.

(Sa parole : « بمواقع النجوم (bi-mawâqiʿi n-nujûm) ») c'est-à-dire par les lieux où tombent les étoiles lorsqu'elles tombent ; on a dit aussi : ce qui est péremptoire (muhkam) dans le Coran ; ainsi dans l'original. Ibn ʿAbbâs a dit : les étoiles (nujûm) sont les fractions (nujûm) du Coran et sa descente, une partie après l'autre.

(Sa parole : « إن ابن أختي وقع (inna bna ukhtî waqiʿ) ») avec i sous le qâf, déclinable : c'est-à-dire malade.

(Sa parole : « يتقي بجذوع النخل (yattaqî bi-judhûʿi n-nakhl) ») c'est-à-dire qu'il en fait une protection (wiqâya) pour lui.

(Section w-k)

(Sa parole : « وكاءها (wikâ'ahâ) ») avec voyelle longue : c'est le cordon avec lequel on ferme le récipient. De là vient : « لم تحلل أوكيتهن (lam tuhlal awkiyatuhunna), leurs cordons n'avaient pas été dénoués ». Et sa parole : « لا توكي فيوكي الله عليك (lâ tûkî fa-yûkiya llâhu ʿalayki) », c'est-à-dire : ne sois pas parcimonieuse envers toi-même dans la dépense ; il a désigné cela de manière imagée par le fait de lier [le cordon].

(Sa parole : « موكب جبريل (mawkib Jibrîl) ») c'est-à-dire l'appareil de son armée lorsqu'il chevauche.

(Sa parole : « الوكت (al-wakt) ») il l'a expliqué dans l'original comme la trace d'une chose, sa petite [marque].

(Sa parole : « وكزه (wakazahu) ») c'est-à-dire qu'il le frappa.

(Sa parole : « ولا وكس (wa-lâ wakas) ») c'est-à-dire : sans diminution.

(Sa parole : « وكف المسجد (wakafa l-masjid) ») c'est-à-dire que le toit de la mosquée laissa couler goutte à goutte l'eau [de pluie].

(Sa parole : « وكل بالرحم ملكا (wakala/wakkala bi-r-rahimi malakan), il a préposé à la matrice un ange » : on l'a rapporté sans redoublement et avec redoublement, c'est-à-dire qu'Il lui a confié cette charge et la lui a fait assumer.

(Sa parole : « من توكل لي ما بين رجليه (man tawakkala lî mâ bayna rijlayhi) ») c'est-à-dire : quiconque se porte garant envers moi [de ce qui est entre ses jambes].

(Section w-l)

(Sa parole : « فولجت عليه (fa-walajtu ʿalayhi) ») c'est-à-dire : j'entrai.

(Sa parole : « فليلج النار (fa-l-yalij an-nâr) ») c'est-à-dire : qu'il y entre. De là viennent : « وولج عليه شاب (wa-walaja ʿalayhi shâbb), et un jeune homme entra auprès de lui », et sa parole : « فليلج عليك (fa-l-yalij ʿalayka), qu'il entre chez toi ».

(Sa parole : « وليجة (walîja) » : il a dit dans l'original : toute chose que tu as fait entrer dans une autre, tu l'y as أولجت (awlajta), fait pénétrer ; de là vient : « يولج الليل في النهار (yûliju l-layla fî n-nahâr), Il fait pénétrer la nuit dans le jour ».

(Sa parole : « وليدة (walîda) ») c'est-à-dire une esclave.

(Sa parole : « شاة والد (shât wâlid) ») c'est-à-dire qui a son petit avec elle.

(Sa parole : « نهى عن قتل الولدان (nahâ ʿan qatli l-wildân) ») c'est-à-dire des enfants.

(Sa parole : « ولغ (walagha) ») c'est-à-dire qu'il but en lapant avec sa langue.

(Sa parole : « مزينة موالي (Muzayna mawâliyya) ») c'est-à-dire : [les Muzayna] sont mes alliés qui me sont propres.

(Sa parole : « إذ تلقونه (idh talaqqawnahu), lorsque vous le receviez », avec redoublement, qui est la lecture de la majorité [des lecteurs], c'est-à-dire que vous le rapportiez les uns des autres ; c'est ce qu'a dit Mujâhid. ʿÂ'isha l'a lu sans redoublement et avec i sous le lâm (taliqûnahu), et cela vient de الولق (al-walq), c'est-à-dire le mensonge.

(Sa parole : « أولم (awlama) ») c'est-à-dire qu'il offrit un banquet (walîma), qui est la nourriture que l'on prépare lors d'une réjouissance ; ce qu'on entend ici, c'est le mariage. L'auteur d'al-Afʿâl a dit : la walîma est le repas de noces.

Passage douteuxImprimé فالأولى, probablement فلأولى (texte du hadith : « au plus proche parent de sexe masculin ») ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : وفى المواريث فالأولى رجل ذكر

(Sa parole : « أولى الناس بعيسى (awlâ n-nâsi bi-ʿÎsâ) ») c'est-à-dire celui d'entre eux qui lui est le plus spécialement lié et le plus proche. Et dans [le Livre des] successions : « فلأولى رجل ذكر (fa-li-awlâ rajulin dhakar), au plus proche [parent] de sexe masculin », c'est-à-dire le plus proche et le plus direct en degré. Le terme المولى (al-mawlâ) s'applique au proche parent par l'ascendance, et le nom qui en dérive est الولاية (al-walâya), avec a ; à celui qui est chargé d'une affaire, et le nom qui en dérive est الولاية (al-wilâya), avec i ; à l'affranchi et à l'affranchisseur, et le nom qui en dérive est الولاء (al-walâ') ; et au défenseur, à l'allié, au cousin paternel et aux agnats (ʿasaba). Al-Farrâ' a dit : المولى (al-mawlâ) et الولي (al-waliyy) sont une seule et même chose. Le terme المولى s'applique encore à d'autres choses, parmi lesquelles le suivant, l'ami, le voisin, le refuge, le parent par alliance, le frère, le fils, le fils de la sœur, l'associé, le compagnon, et d'autres encore. Dans l'original, il a dit : « Maʿmar a dit » — il veut dire Abû ʿUbayda ibn al-Muthannâ, le lexicographe —, et il a rapporté de lui ce qui se trouve dans l'exégèse de la sourate an-Nisâ'. Il est dit aussi dans l'original : الولاية (al-walâya), avec a sur le wâw, nom d'action de الولاء (al-walâ'), c'est la seigneurie ; et avec i, c'est le commandement. Cela revient à plusieurs reprises.

(Sa parole : « الولاء (al-walâ') ») ce qu'on entend par là, c'est l'héritage de l'affranchi par son affranchisseur.

(Sa parole : « يسمعها من يليه (yusmiʿuhâ man yalîhi) ») c'est-à-dire celui qui est proche de lui.

Passage douteuxSigle de section imprimé ومن, probablement و م (wâw-mîm), pour l'article المومسات ; traduit « w-m ». Texte arabe imprimé : (فصل ومن)

(Section w-m)

(Sa parole : « المومسات (al-mûmisât) ») pluriel de مومسة (mûmisa), qui est la prostituée qui s'affiche ouvertement comme telle.

(Section w-n)

(Sa parole : « لا تنيا في ذكري (lâ taniyâ fî dhikrî), ne faiblissez pas dans Mon rappel ») c'est-à-dire : ne vous relâchez pas ; de الوناء (al-wanâ'), qui est la faiblesse.

(Section w-h)

(Sa parole : « وهل ابن عمر (wahila/wahala bnu ʿUmar) ») on dit [ce verbe] avec a et avec i sur le hâ' au sens de prendre peur, et avec a seulement au sens de se tromper ; on rapporte aussi le i [en ce sens]. L'auteur d'al-Afʿâl a dit : وهل في الشيء (wahala fî sh-shay'), avec a, nom d'action وهلا (wahlan), sans voyelle [sur le hâ'] : son idée s'y est portée ; et وهل (wahila), avec i, nom d'action وهلا (wahalan), avec a : c'est-à-dire il a oublié.

(Sa parole : « وهنتهم حمى يثرب (wahanathum hummâ Yathrib), la fièvre de Yathrib les a affaiblis ») c'est-à-dire les a rendus faibles. Il a dit dans l'original, à propos de la parole du Très-Haut « ولا تهنوا (wa-lâ tahinû) » : c'est-à-dire « ne faiblissez pas » ; et cela vient de الوهن (al-wahn).

(Sa parole : « فهي يومئذ واهية (fa-hiya yawma'idhin wâhiya), ce jour-là, il sera fragile ») il a dit dans l'original : son وهي (wahy), c'est son éclatement ; d'autres ont dit : c'est-à-dire extrêmement faible.

(Section w-y)

(Sa parole : « ويحك (wayhaka) ») ويح (wayh) est une expression que l'on dit à celui qui est tombé dans un malheur qu'il ne mérite pas. Al-Hasan a dit : ويح est une expression de compassion.

(Sa parole : « ويكأن الله (wayka-anna llâha) ») Sîbawayh a dit : le mot ويك (wayka) est un avertissement, dont le sens est « ne prends-tu pas garde ? ». D'autres ont dit : le sens de ويكأن est ainsi : « ne vois-tu pas ? ».

(Sa parole : « ويل (wayl) ») c'est une expression que l'on dit à celui qui est tombé dans un malheur qu'il mérite. Sîbawayh a dit : ويح (wayh) est une expression de reproche adressée à celui qui est au bord du malheur, et ويل (wayl) à celui qui y est tombé. On a dit : ويل est une expression de dissuasion ; on a dit : c'est l'affliction ; on a dit : le châtiment le plus pénible ; et on a dit : une vallée de la Géhenne. De là vient sa parole : « يا ويلها (yâ waylahâ) » et « ويلك (waylaka) » ; et le mot revient à plusieurs reprises dans le hadith.

(Sa parole : « ويل أمه (waylu ummihi) ») c'est une expression d'étonnement par laquelle on ne vise pas le blâme.

La lettre yâ' (ي)

(Section y-a)

(Sa parole : « لا تيأسوا (lâ tay'asû), ne désespérez pas ») اليأس (al-ya's), le désespoir, est le contraire de l'espoir.

(Sa parole : « فلما استيأسوا منه (fa-lammâ istay'asû minhu), lorsqu'ils eurent désespéré de lui ») c'est-à-dire de la forme iftaʿalû, à partir de يئست (ya'istu), j'ai désespéré ; ainsi dans l'original.

Passage douteuxImprimé يؤس, alors que le verset (Hûd : 9) porte يؤوس (ya'ûs) : « désespéré » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : قوله يؤس كفور

(Sa parole : « يؤس كفور (ya'ûs kafûr), désespéré et ingrat ») forme faʿûl tirée de اليأس (al-ya's) ; de là : « Ceux qui ont cru n'ont-ils donc pas désespéré (a-fa-lam yay'asi lladhîna âmanû) » [Ar-Raʿd : 31].

(Section y-b)

(Sa parole : « يبسا (yabasan), sec ») c'est-à-dire يابسا (yâbisan), desséché.

(Section y-t)

(Sa parole : « وذكرت أنها مؤتمة (wa-dhakarat annahâ mu'tima), elle mentionna qu'elle était mu'tima ») c'est-à-dire mère d'orphelins.

(Section y-th)

(Sa parole : « يثرب (Yathrib) ») c'est le nom de Médine avant l'islam ; le Prophète (paix et bénédictions sur lui) l'a nommée Tayba et leur a interdit de l'appeler Yathrib. Ce nom est venu dans le Coran pour rapporter la parole des hypocrites.

(Section y-ḥ)

(Sa parole : « يحموم (yahmûm) ») c'est une fumée noire ; c'est ce qu'a dit Mujâhid.

(Section y-d)

(Sa parole : « اتخذت عندهم يدا يحمون بها قرابتي (ittakhadhtu ʿindahum yadan yahmûna bihâ qarâbatî), je me suis acquis auprès d'eux un bienfait par lequel ils protégeraient mes proches ») اليد (al-yad), la main, désigne le bienfait, la générosité et ce qui est de cet ordre.

(Sa parole : « أطولهن يدا (atwaluhunna yadan), celle d'entre elles qui a la main la plus longue ») c'est-à-dire la plus généreuse d'entre elles. La mention de la main (al-yad) est venue dans le Coran et le hadith rattachée à Allah le Très-Haut ; les gens de la Sunna et de la communauté (ahl as-sunna wa-l-jamâʿa) sont unanimes à dire que ce qui est visé par la main n'est pas l'organe, qui fait partie des attributs des choses créées ; ils ont affirmé ce qui est venu à ce sujet et y ont cru. Certains d'entre eux s'en sont tenus là, sans recourir à l'interprétation ; d'autres ont rapporté chacun de ces termes au sens qui leur paraissait évident. C'est ainsi qu'ils ont procédé pour tout ce qui est venu de semblable.

(Sa parole : « حتى يعطوا الجزية عن يد (hattâ yuʿtû l-jizyata ʿan yad), jusqu'à ce qu'ils versent la capitation de leur main ») c'est-à-dire par contrainte ; on a dit : avec humilité et reconnaissance ; et on a dit : sans intermédiaire.

(Sa parole : « في ذات يده (fî dhâti yadihi), dans ce qui est en sa main ») c'est-à-dire dans ce qu'il possède.

(Section y-r)

(Sa parole : « يوم اليرموك (yawm al-Yarmûk), le jour du Yarmouk ») avec a sur la première lettre : un lieu du pays de Shâm où eut lieu la bataille.

(Section y-s)

(Sa parole : « ذو اليسار (dhû l-yasâr), celui qui a de l'aisance ») c'est-à-dire la richesse ; اليسار (al-yasâr) est aussi le contraire de la droite [c'est-à-dire la gauche].

(Sa parole : « أيسر على المعسر (uyassiru ʿalâ l-muʿsir), je facilite les choses à celui qui est dans la gêne ») c'est-à-dire je le traite avec facilité (al-muyâsara).

(Sa parole : « يسر لي جليسا (yassir lî jalîsan), facilite-moi un compagnon ») c'est-à-dire prépare-moi. La main gauche (al-yad al-yusrâ) est appelée الشؤمى (ash-shu'mâ) ; elle est le contraire de la droite.

(Section y-ʿ)

(Sa parole : « لها يعار (lahâ yuʿâr), elle a un bêlement ») avec u : c'est le cri des chèvres parmi le petit bétail ; de là : « شاة تيعر (shâtun tayʿaru) », c'est-à-dire une bête qui crie.

(Section y-gh)

Passage douteuxLe paragraphe s'interrompt après وكذا et le suivant, « (قوله ويعوق », n'a pas de parenthèse fermante : il s'agit probablement d'une seule phrase coupée à tort (« et de même sa parole : wa-Yaʿûq ») ; découpage et parenthèse reproduits tels quels. Texte arabe imprimé : ثم صار إلى قوم من العرب وكذا

(Sa parole : « ولا يغوث (wa-lâ Yaghûth), ni Yaghûth ») c'est le nom d'une idole qui se trouvait chez le peuple de Noé, puis qui passa à une tribu des Arabes ; et de même

(Sa parole : « ويعوق (wa-Yaʿûq), et Yaʿûq »

(Section y-q)

(Sa parole : « شجرة من يقطين (shajaratan min yaqtîn), un arbre de cucurbitacée ») il est venu dans l'original : c'est toute plante qui n'a pas de tronc, comme la courge (ad-dubbâ') et ce qui lui ressemble ; un autre que lui a dit : اليقطين (al-yaqtîn), c'est la citrouille (al-qarʿ).

(Sa parole : « يقظان ويقظ واستيقظ ويقظى (yaqzân, yaqiz, istayqaza, yaqzâ) ») tout cela vient de اليقظة (al-yaqaza), qui est l'éveil.

(Section y-l)

(Sa parole : « يلملم (Yalamlam) ») c'est une vallée connue, proche de La Mecque, sur la route du Yémen.

(Section y-m)

(Sa parole : « اليم (al-yamm) ») c'est la mer.

(Sa parole : « اليمامة (al-Yamâma) ») contrée connue entre La Mecque et le Yémen.

(Sa parole : « يعجبه التيمن (yuʿjibuhu t-tayammun), il aimait le tayammun ») c'est-à-dire commencer par la droite ; cela peut aussi signifier le fait de tirer un bon augure.

(Sa parole : « اليمن (al-Yaman), le Yémen ») il a dit : on l'a appelé al-Yaman parce qu'il se trouve à droite (yamîn) de la Kaʿba, et ash-Shâm parce qu'il se trouve à sa gauche (shimâl). La mention de la main droite a précédé il y a peu.

(Sa parole : « تأتوننا عن اليمين (ta'tûnanâ ʿani l-yamîn), vous veniez à nous par la droite ») c'est-à-dire par la vérité.

(Section y-n)

(Sa parole : « أينعت له ثمرته (aynaʿat lahu thamaratuhu), son fruit a mûri pour lui ») c'est-à-dire a atteint sa maturité et est devenu bon ; الينع (al-yanʿ), avec a sur le yâ', est la maturation des fruits * Fin de la section. Louange à Allah, abondante — nous ne saurions dénombrer les éloges qui Lui sont dus —, en toute circonstance ; Allah nous suffit, et quel excellent garant ! Il n'y a de force ni de puissance qu'en Allah.

Sixième section : exposé des noms, kunya, surnoms et nisbas semblables par l'écriture et différents par la prononciation (al-mu'talif wa-l-mukhtalif) qui se trouvent dans le Sahîh d'al-Bukhârî, selon l'ordre des lettres, parmi ceux qui y sont mentionnés ou qui y ont une transmission, et fixation de la prononciation des noms uniques (al-asmâ' al-mufrada) qui s'y trouvent

Elle comprend deux parties : la première porte sur ce qui prête à confusion à l'intérieur du livre seulement ; la seconde sur ce qui prête à confusion avec des noms qui se trouvent en dehors du livre.

(La première partie * La lettre alif)

(الأحنف (al-Ahnaf)) avec le ḥâ' sans point et le nûn : il est connu ; avec le khâ' avec point et la lettre à deux points dessous (y) (الأخيف, al-Akhyaf) : Mikraz ibn Hafs ibn al-Akhyaf, mentionné dans le long hadith relatant la trêve d'al-Hudaybiya.

(أخزم (Akhzam)) avec le khâ' avec point et le zây : Zayd ibn Akhzam, l'un des maîtres d'al-Bukhârî, qui a rapporté de lui dans le Livre des mérites (Kitâb al-manâqib) ; avec le ḥâ' sans point (أحزم, Ahzam) : l'un des ancêtres de ʿAbbâd ibn Mansûr, mais la généalogie de ʿAbbâd n'est pas exposée dans le Sahîh ; nous ne mentionnons ce genre de cas que pour qu'on en tire profit de manière générale.

(أسلم (Aslam)) avec a sur le lâm : fréquent ; avec u sur le lâm (Aslum) dans la généalogie de Qudâʿa : c'est Aslum27 ibn al-Hârith ibn al-Hâf ibn Qudâʿa ; mais il n'est mentionné dans la généalogie d'aucun des rapporteurs qui se rattachent à lui.

(أسيد) avec a sur la première lettre et i sous le sîn (Asîd) : Abû Basîr ʿUtba ibn Asîd ibn Jâriya ath-Thaqafî, mentionné dans le récit de la trêve d'al-Hudaybiya, et ʿAmr ibn Abî Sufyân ibn Asîd ibn Jâriya ath-Thaqafî, l'un des maîtres d'az-Zuhrî — on l'a aussi appelé ʿUmar, avec u sur le ʿayn ; avec u sur la hamza et a sur le sîn (Usayd) : plusieurs personnes.

(أفلح (Aflah)) avec le fâ' : plusieurs personnes ; avec le qâf (Aqlah) : ʿÂsim ibn Thâbit ibn Abî l-Aqlah, qui a la qualité de Compagnon.

Passage douteuxImprimé ميتة, lecture incertaine (forme de أمية « sans alif » : peut-être مية ou منية) ; rendu en translittération suivie de [?]. Texte arabe imprimé : يعلى بن عبيد ابن ميتة

(أمية (Umayya)) fréquent ; sans alif : Yaʿlâ ibn ʿUbayd ibn ميتة (Mayta [ ?]) ; mais le nom de son grand-père n'est pas mentionné dans le Sahîh.

(أمينة (Umayna)) avec la lettre à deux points dessous (y) sans voyelle, suivie d'un nûn : c'est la fille d'Anas ibn Mâlik ; son père a rapporté d'après elle dans le Sahîh.

(أنس (Anas)) fréquent ; parmi eux Muhammad ibn Anas, mentionné à la fin du Livre des funérailles (Kitâb al-janâ'iz) ; quiconque le prononce avec la lettre à deux points dessus (t) suivie d'un shîn avec point a commis une altération (tashîf).

(الأسدي (al-Asadî)) avec a sur le sîn : fréquent ; sans voyelle sur le sîn (al-Asdî) : plusieurs personnes d'al-Azd — le zây étant parfois remplacé par un sîn —, parmi lesquels ʿAbd Allâh ibn Buhayna et Ibn al-Lutbiyya. Parmi ceux qui réunissent les deux nisbas, avec a et sans voyelle, il y a Musaddad ibn Musarhad, maître d'al-Bukhârî : il est d'al-Azd, on peut donc l'appeler al-Asdî, sans voyelle ; puis il appartient à une branche de cette tribu qui se rattache à Asad ibn Sharîk, avec a, de sorte qu'on peut l'appeler al-Asadî, avec a ; mais malgré cela, il n'apparaît pas avec cette nisba dans le Sahîh.

(الأزدي (al-Azdî)) fréquent ; avec un wâw à la place du zây (al-Awdî) : ʿAmr ibn Maymûn al-Awdî, l'un des grands Successeurs (tâbiʿûn), Huzayl ibn Shurahbîl, Abû Qays ʿAbd ar-Rahmân ibn Tharwân, Idrîs ibn Yazîd al-Awdî al-Kûfî et son fils ʿAbd Allâh ibn Idrîs, le juriste, ainsi qu'Ahmad ibn ʿUthmân ibn Hakîm al-Awdî, l'un des maîtres d'al-Bukhârî ; mais ce cas ne prête guère à confusion.

La lettre bâ' à un point dessous (ب)

(بشار (Bashshâr)) avec la lettre à un point dessous (b) et le shîn avec point redoublé : le père de Bundâr Muhammad ibn Bashshâr al-Basrî, maître d'al-Bukhârî et des autres auteurs (al-jamâʿa) ; il est unique dans le Sahîh. Tous les autres qui y ont cette graphie sont avec la lettre à deux points dessous (y) et le sîn non redoublé (Yasâr) ; avec le sîn en tête et la lettre à deux points dessous redoublée (Sayyâr) : Abû l-Minhâl Sayyâr ibn Salâma, Successeur.

(بشر (Bishr)) avec i sous la lettre à un point dessous (b) et sans voyelle sur le shîn avec point : fréquent ; avec u sur la lettre à un point dessous et le sîn sans point (Busr) : ʿAbd Allâh ibn Busr al-Mâzinî, qui a dans al-Bukhârî un hadith à chaîne complète (mawsûl) sur la description des cheveux blancs du Prophète (paix et bénédictions sur lui), et un hadith sans chaîne complète (muʿallaq) dans [le Livre de] la prière du vendredi, où il dit : « Et l'on mentionne d'après ʿAbd Allâh ibn Busr » ; Busr ibn Saʿîd al-Hadramî al-Madanî, Successeur ; et Busr ibn ʿUbayd Allâh al-Hadramî ash-Shâmî ; avec a sur le nûn au début (Nasr) : Yahyâ ibn Abî Bukayr ibn Nasr, mais le nom de son grand-père n'est pas mentionné dans le Sahîh.

(بريد (Burayd)) il viendra à l'article Yazîd.

Passage douteuxImprimé « بشير بن بشار » ; lecture probable Bushayr ibn Yasâr (بشير بن يسار). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : بشير بن بشار الأنصاري المدني

(بشير (Bashîr)) fréquent ; avec u sur la lettre à un point dessous et a sur le shîn avec point, sous forme de diminutif (Bushayr) : Bushayr ibn Bashshâr al-Ansârî al-Madanî et Bushayr ibn Kaʿb al-ʿAdawî al-Basrî, deux Successeurs ; il n'y a pas dans le Sahîh d'autres qu'eux avec cette forme de diminutif ; sur le même schème, mais commençant par la lettre à deux points dessous (y) suivie d'un sîn sans point (Yusayr) : Yusayr ibn ʿAmr, grand Successeur, dont le nom se présente le plus souvent avec une hamza au début (Usayr).

(بصير (Basîr)) avec a [sur la première lettre] et i sous le sâd : Abû Basîr ath-Thaqafî, mentionné dans [le récit de] la trêve d'al-Hudaybiya ; avec u sur le nûn et a sur le sâd (Nusayr) : Nusayr ibn Abî l-Ashʿath, qui a dans al-Bukhârî un seul passage, dans [le Livre des] vêtements.

(برة (Barra)) c'était le nom de Zaynab bint Umm Salama, que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a changé, et de même celui de Juwayriya, l'épouse du Prophète (paix et bénédictions sur lui) ; avec un zây (Bazza) : al-Qâsim ibn Abî Bazza, l'un des jeunes Successeurs.

(بيان (Bayân)) évident ; avec a sur la lettre à deux points dessous (y), le nûn redoublé et un qâf à la fin (Yannâq) : al-Hasan ibn Muslim ibn Yannâq, l'un des jeunes Successeurs ; mais ce cas ne prête guère à confusion.

Passage douteuxImprimé « يوسف بن زياد » ; lecture probable Yûsuf ibn Yazîd (يوسف بن يزيد), nom connu d'Abû Maʿshar al-Barrâ'. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : أبو معشر واسمه يوسف بن زياد

(البراء (al-Barâ')) sans redoublement : Ibn ʿÂzib ; avec le râ' redoublé (al-Barrâ') : Abû l-ʿÂliya, Successeur, dont le nom est Ziyâd ibn Fayrûz selon l'opinion la plus connue, et Abû Maʿshar, dont le nom est Yûsuf ibn Ziyâd.

(البزاز (al-Bazzâz)) avec deux zây : plusieurs personnes ; avec un râ' à la fin (al-Bazzâr) : al-Hasan ibn as-Sabbâh, l'un des maîtres d'al-Bukhârî, et de même Yahyâ ibn Muhammad ibn as-Sakan et Bishr ibn Thâbit ; ces trois-là sont avec le râ' dans le Sahîh d'al-Bukhârî, et tous les autres avec le zây ; et Allah sait mieux.

(البصري (al-Basrî)) avec le bâ' : fréquent ; avec le nûn (an-Nasrî) : Mâlik ibn Aws ibn al-Hadathân et ʿAbd al-Wâhid ibn ʿAbd Allâh ; il n'y a dans le livre personne d'autre qu'eux deux avec le nûn.

La lettre tâ' à deux points dessus (ت)

(تميلة (Tumayla)) avec la lettre à deux points dessus (t) : la kunya de Yahyâ ibn Wâdih ; avec le nûn (Numayla) : le grand-père de Muhammad ibn Miskîn, maître d'al-Bukhârî ; il n'y a dans le livre personne d'autre qu'eux deux avec cette graphie.

(تيهان (Tayyihân)) avec la lettre à deux points dessous (y) redoublée : le père d'Abû l-Haytham, le Compagnon ; avec un nûn et la lettre à un point dessous (b) sans voyelle : Abû Sâlih, affranchi d'at-Taw'ama, dont le nom est Nabhân.

(التوزي (at-Tawwazî)) avec a [sur la première lettre], le wâw redoublé, puis un zây : c'est Abû Yaʿlâ Muhammad ibn as-Salt ; tous les autres dans le livre sont avec la lettre à trois points (th), le wâw sans voyelle et le râ' sans point (ath-Thawrî).

(التغلبي (at-Taghlibî)) sans voyelle sur le ghayn avec point, avec i sous le lâm, puis la lettre à un point dessous (b) : al-Musayyab ibn Râfiʿ, lui seul ; tous les autres sont avec la lettre à trois points (th), le ʿayn sans point et a sur le lâm (ath-Thaʿlabî).

La lettre thâ' à trois points (ث)

Passage douteuxLe texte attribue Thawr ibn Yazîd à Médine et Thawr ibn Zayd à la Syrie ; c'est en réalité l'inverse (Thawr ibn Zayd ad-Dîlî est médinois, Thawr ibn Yazîd est de Homs) : inversion probable ; traduit tel qu'imprimé. Texte arabe imprimé : فالمدني ثور بن يزيد أول اسم أبيه Imprimé « بور » (avec ب) ; lecture probable Pûr (پور), comme en tête de l'article. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : فسماه أبو ذر في روايته فقال بور المروزي

(ثور (Thawr)) évident ; avec u sur la lettre à un point dessous (b) : پور (Pûr) ibn Asram, maître d'al-Bukhârî — c'est un son entre le b et le f — ; toutefois il n'apparaît pas nommé dans le Sahîh : [al-Bukhârî] l'a désigné par sa kunya, disant dans [le Livre du] jihad : « Abû Bakr ibn Asram nous l'a rapporté », et Abû Dharr l'a nommé dans sa version, disant : « بور (Bûr) al-Marwazî ». Fin. Quant à Thawr, il y a deux hommes de ce nom qui peuvent être confondus, un Médinois et un Syrien : le Médinois est Thawr ibn Yazîd, dont le nom du père commence par la lettre à deux points dessous (y), suivie d'un zây avec i ; et le Syrien est Thawr ibn Zayd, dont le nom du père commence par le zây avec a.

La lettre jîm (ج)

(جمرة (Jamra)) avec le jîm et le râ' sans point : la kunya de Nasr ibn ʿImrân ad-Dubaʿî — c'est Abû Jamra —, qui a rapporté d'après Ibn ʿAbbâs, Abû Bakr ibn ʿUmâra ibn Ruwayba et d'autres. Il n'y a pas dans al-Bukhârî de kunya qui puisse être confondue avec elle, hormis Abû Hamza al-Ansârî, qui rapporte d'après Zayd ibn Arqam, et Abû Hamza as-Sukkarî al-Marwazî ; quant aux noms, en dehors des kunya, il y en a plusieurs. Quant à ce qui se trouve dans [le Livre des] expéditions (al-maghâzî) par la voie de Shuʿba, d'après Abû Jamra, d'après ʿÂ'idh ibn ʿAmr, la majorité est d'avis que c'est avec le jîm et le râ' ; mais dans la version d'Abû Dharr al-Harawî d'après al-Kushmîhanî, c'est avec le ḥâ' sans point et le zây ; et Allah sait mieux.

(جرير (Jarîr)) fréquent ; avec un ḥâ' puis un râ', tous deux sans point, et un zây à la fin (Harîz) : deux personnes, Harîz ibn ʿUthmân ar-Rahabî, et Abû Harîz, dont le nom est ʿAbd Allâh ibn Husayn, juge du Sijistân ; il n'y a dans le livre rien avec u sur le ḥâ' sans point, ni rien avec a sur cette lettre et un râ' à la fin.

(جعيد (Juʿayd)) avec u sur le jîm : Ibn ʿAbd ar-Rahmân, Successeur ; avec un ḥâ' sans point et un fâ' (Hufayd) : Umm Hufayd, mentionnée dans le hadith d'Ibn ʿAbbâs.

(الجريري (al-Jarîrî)) avec a [sur la première lettre] : c'est Yahyâ ibn Ayyûb, des descendants de Jarîr ibn ʿAbd Allâh, mentionné dans une version sans chaîne complète (muʿallaq), mais sans y être désigné par sa nisba ; avec u sur le jîm et a sur le râ' (al-Jurayrî) : Saʿîd ibn Iyâs et ʿAbbâs ibn Farrûkh, deux Basriens ; avec le ḥâ', sur le schème du premier (al-Harîrî) : Yahyâ ibn Bishr, l'un des maîtres d'al-Bukhârî.

La lettre hâ' sans point (ح)

Passage douteuxImprimé « أبو نصير » ; lecture probable Abû Basîr (أبو بصير), ʿUtba ibn Asîd, cité plus haut à l'article أسيد. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وأبو نصير بن أسيد بن جارية

(حارثة (Hâritha)) plusieurs personnes ; avec un jîm et la lettre à deux points dessous (y) (Jâriya) : le grand-père de ʿAbd ar-Rahmân et de Mujammiʿ, les deux fils de Yazîd ibn Jâriya ; le grand-père de ʿAmr ibn Abî Sufyân ibn Asîd ibn Jâriya ; Abû Nusayr ibn Asîd ibn Jâriya ; et Jâriya ibn Qudâma at-Tamîmî, mentionné sans transmission.

(الحبر (al-Hibr)) fréquent ; avec un khâ' avec point et la lettre à deux points dessous (y), dernière de l'alphabet (al-Khayr) : Abû l-Khayr Marthad ibn ʿAbd Allâh al-Yazanî.

(حبان) avec i [sur la première lettre] et la lettre à un point dessous (b) redoublée (Hibbân) : Hibbân ibn Mûsâ, et le grand-père d'Ahmad ibn Sinân ibn Hibbân al-Qattân, tous deux maîtres d'al-Bukhârî ; quant à Hibbân ibn ʿAtiyya et Hibbân ibn al-ʿAriqa, ils sont mentionnés sans transmission ; avec a sur le ḥâ' (Habbân) : Wâsiʿ ibn Habbân, son neveu Muhammad ibn Yahyâ ibn Habbân, et Habbân ibn Hilâl ; tous les autres sont avec la lettre à deux points dessous (y) (Hayyân) ; et tout ce qui s'y trouve sous la forme Abû Hayyân, en tant que kunya, est avec la lettre à deux points dessous (y).

(حصين) avec a sur le ḥâ' et i sous le sâd sans point (Hasîn) : la kunya de ʿUthmân ibn ʿÂsim al-Asadî ; tous les autres sont avec u [sur la première lettre] et a sur le sâd (Husayn). Abû l-Hasan al-Qâbisî s'est trompé en disant, à propos d'al-Husayn ibn Muhammad al-Ansârî, que son nom est avec le ḍâd avec point ; ce qui est établi, c'est qu'il est conforme à la forme courante. Al-Bukhârî n'a rien cité de Hudayn ibn al-Mundhir, dont la kunya est Abû Sâsân, et dont le nom est avec le ḍâd avec point. Quant à Hudayr, qui se termine par un râ' sans point, c'est le père d'Usayd, et ce cas ne prête guère à confusion.

(حازم (Hâzim)) avec le ḥâ' sans point : fréquent ; avec le khâ' avec point (Khâzim) : le père d'Abû Muʿâwiya Muhammad ibn Khâzim, et la kunya du père de Hishâm ibn Abî Khâzim. Quant à Muhammad ibn Bishr al-ʿAbdî, on diverge sur sa kunya : est-ce Abû Khâzim, avec le khâ' avec point, ou avec la lettre sans point ? Mais il n'apparaît pas chez [al-Bukhârî] désigné par sa kunya.

Passage douteuxImprimé آخره وراء, probablement وآخره راء : « et un râ' à la fin » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : بالضم وفتح الجيم آخره وراء

(حجير (Hujayr)) avec u [sur la première lettre], a sur le jîm, et un râ' à la fin : Hishâm ibn Hujayr, qui rapporte d'après Tâwûs ; quant à Hujayn ibn al-Muthannâ, il est comme lui, sauf qu'il se termine par un nûn.

(حرام (Harâm)) avec le râ' sans point, dans la généalogie des Ansâr ; de là la parole d'Umm Salama : « Il y avait auprès de lui des femmes des Banû Harâm » ; parmi les rapporteurs, avec le zây (Hizâm) : Hakîm ibn Hizâm et Mûsâ ibn Hizâm, maître d'al-Bukhârî ; quant à la forme avec le khâ' avec point et le dhâl (Khidhâm), c'est le père de Khansâ' bint Khidhâm, qui est mentionnée ; et ce cas ne prête guère à confusion.

(حكيم (Hakîm)) avec a [sur la première lettre] : fréquent ; avec u, sous forme de diminutif (Hukaym) : Ruzayq ibn Hukaym, qui est mentionné ; on l'a aussi prononcé avec a.

(حباب (Hubâb)) avec u sur le ḥâ' et la lettre à un point dessous (b) non redoublée : c'est Ibn al-Mundhir, qui est mentionné ; c'est aussi la kunya de ʿAbd Allâh ibn Ubayy ibn Salûl, mentionné lui aussi, et la kunya de Saʿîd ibn Yasâr, qui a une transmission ; tous les autres sont Khabbâb, avec a sur le khâ' avec point et le bâ' redoublé ; il n'y a pas dans le livre de Janâb, avec le jîm et le nûn.

(حماد (Hammâd)) fréquent ; avec i sous le ḥâ', le mîm non redoublé et un râ' à la fin (Himâr) : nom d'une seule personne, mentionnée dans un hadith selon lequel un homme, Compagnon, portait ce surnom.

(حبة (Habba)) avec la lettre à un point dessous (b) : c'est Abû Habba al-Ansârî, mentionné dans le hadith du voyage nocturne (al-isrâ') ; avec la lettre yâ', dernière de l'alphabet (Hayya) : le père de Jubayr ibn Hayya ath-Thaqafî ; il n'y a dans le Sahîh d'al-Bukhârî personne d'autre qu'eux deux avec cette graphie.

(حريث (Hurayth)) diminutif de Harth, se terminant par la lettre à trois points (th) : fréquent ; avec i sous le khâ' avec point, le râ' redoublé et, à la fin, la lettre à deux points dessus (t) (al-Khirrît) : le père d'az-Zubayr ibn al-Khirrît ; mais ce cas ne prête guère à confusion, puisque l'article al- l'accompagne toujours.

Passage douteuxImprimé « الأشعث » ; lecture probable al-Ashʿar (الأشعر) : Hubaysh/Khunays ibn Khâlid al-Ashʿar, tué lors de la conquête de La Mecque. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : واختلف في حبيش بن الأشعث المقتول

(حبيش (Hubaysh)) avec u [sur la première lettre], a sur la lettre à un point dessous (b) et un shîn avec point à la fin : plusieurs personnes ; avec le khâ' avec point, a sur le nûn et un sîn sans point à la fin (Khunays) : Khunays ibn Hudhâfa, Compagnon, qui est mentionné. On a divergé au sujet de Hubaysh ibn al-Ashʿath, tué le jour de la conquête [de La Mecque] : dans toutes les versions, il est comme le premier, alors qu'Ibn Ishâq, dans les Maghâzî, l'a donné comme le second.

(حبيب (Habîb)) fréquent ; avec u sur le khâ' avec point et a sur la lettre à un point dessous (b) (Khubayb) : trois personnes : Khubayb ibn ʿAbd ar-Rahmân, maître de Mâlik ; la kunya de ʿAbd Allâh ibn az-Zubayr ; et Khubayb ibn ʿAdî, Compagnon, qui est mentionné.

(حرب (Harb)) fréquent ; avec un zây et un nûn (Hazn) : le grand-père de Saʿîd ibn al-Musayyab ibn Hazn, uniquement.

(حزم (Hazm)) avec le zây : plusieurs personnes ; avec le jîm et le râ' (Jarm) : une tribu connue ; on lit dans le hadith de Zahdam : « Un homme de Jarm entra chez Abû Mûsâ. »

(الحرامي (al-Harâmî)) avec le râ' non redoublé, dans la généalogie des Ansâr ; tous les autres sont avec le zây (al-Hizâmî). (الحراني (al-Harrânî)) nisba se rapportant à Harrân : fréquent ; avec u [sur la première lettre] et le dâl à la place du râ' (al-Huddânî) : ʿUqba ibn Suhbân al-Huddânî et Yahyâ ibn Mûsâ, son gendre, uniquement.

(الحرشي (al-Harashî)) avec le shîn avec point : évident ; avec u sur le jîm (al-Jurashî) : an-Nadr ibn Muhammad al-Jurashî et Yûnus ibn al-Qâsim al-Yamâmî ; avec le sîn sans point, sur le schème du premier (al-Harasî) : cela ne se trouve pas dans le livre.

La lettre khâ' avec point (خ)

(الخزاز, al-Khazzâz) avec deux zây : nombreux28 ; avec râ' puis zây (al-Kharrâz) : ʿUbayd Allâh ibn al-Akhnas, seulement. Il n'y a dans [le livre], avec jîm suivi de zây et, après l'alif, un râ' (al-Jazzâr), aucun nom propre ; certes, dans le hadith de ʿAlî : « et que le boucher (al-jazzâr) n'en reçoive rien ».

(الخياط, al-Khayyât) comme nom, non comme nisba : Khalîfa ibn Khayyât. Dans le livre, deux personnes portent cette nisba : Abû Khalda Khâlid ibn Dînâr et Hurayth ibn Abî Matar ; mais elles n'apparaissent pas dans le livre avec cette nisba. Hormis cela, c'est al-Hannât, avec hâ' sans point et nûn.

La lettre dâl (د)

(داود, Dâwûd) nombreux ; et avec u sur la première lettre et le wâw porteur de hamza placé avant [l'alif] : Abû l-Mutawakkil an-Nâjî, dont le nom est ʿAlî ibn Du'âd.

La lettre râ' (ر)

(الربيع, ar-Rabîʿ) nombreux ; et avec u [sur la première lettre], a sur le bâ' et redoublement du dernier yâ' (ar-Rubayyiʿ) : deux femmes, la fille de Muʿawwidh ibn ʿAfrâ', Compagne qui a des récits rapportés, et la fille d'an-Nadr, tante paternelle d'Anas ibn Mâlik, qui est mentionnée. Dans [le Livre du] jihad figure « Umm ar-Rubayyiʿ bint al-Barâ' », alors que ce qui est juste, c'est qu'il s'agit d'ar-Rubayyiʿ bint an-Nadr ; nous le signalerons plus loin, si Allah le Très-Haut le veut.

(رزيق, Ruzayq) ibn Hakîm ; et avec le zây placé en premier (Zurayq), dans la généalogie des Ansâr : les Banû Zurayq.

Passage douteuxImprimé « صبيع » ; lecture probable Sulayʿ (صليع) : ar-Rabâb bint Sulayʿ, rapporteuse connue du hadith sur la ʿaqîqa. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : هي بنت صبيع بضم الصاد المهملة

(رباب, Rabâb) avec a [sur la première lettre] et la lettre à un point dessous (b) : c'est la fille de Subayʿ, avec u sur le sâd sans point, au diminutif, de la génération des Successeurs (tâbiʿiyya), qui a un hadith sur le sacrifice de naissance (ʿaqîqa) ; avec i sous le râ' suivi de la lettre à deux points dessous (y), qui peut aussi porter une hamza (Riyâb) : Riyâb ibn Yaʿmar, grand-père de Zaynab bint Jahsh et de ses proches ; et avec u ou a sur le zây, suivi de nûn (Zunâb / Zanâb) : c'est ainsi que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a interpellé Zaynab, fille d'Umm Salama.

(رباح, Rabâh) avec a sur le râ' et la lettre à un point dessous (b) : ʿAtâ' ibn Abî Rabâh et Zayd ibn Rabâh, seulement ; tous les autres, avec i sous le râ' et la lettre à deux points dessous (y) (Riyâh). Abû r-Rijâl, avec i sous le râ' suivi d'un jîm léger : Muhammad ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn Hâritha ibn an-Nuʿmân al-Madanî, qui a rapporté d'après sa mère ʿAmra bint ʿAbd ar-Rahmân ; et avec a sur le râ' et redoublement du hâ' sans point : Abû r-Rahhâl ʿUqba ibn ʿUbayd, dont al-Bukhârî a cité un récit sans chaîne complète (muʿallaq) dans [le Livre de] la prière du vendredi.

(رداد, Raddâd) avec redoublement du premier dâl : Hilâl ibn Raddâd, au début du livre ; avec un wâw à la place du premier dâl (Rawwâd) : un groupe de personnes ; et avec le wâw placé avant le râ' : Warrâd, le secrétaire d'al-Mughîra ibn Shuʿba. Cette section peut ne pas prêter à confusion.

Passage douteuxImprimé غيره مرة, probablement غير مرة : « plus d'une fois » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : كما قلنا غيره مرة

(رقبة, Raqaba) avec des a [sur les lettres] et la lettre à un point dessous (b) : c'est Ibn Masqala ; al-Bukhârî a dit dans [le Livre du] commencement de la création : « Et ʿÎsâ a rapporté d'après Raqaba. » Avec u sur le râ' et un yâ' redoublé à la place du b (Ruqayya) : Ruqayya, fille du Prophète (paix et bénédictions sur lui), épouse de ʿUthmân, qui est mentionnée ; et Abû Ruqayya Tamîm ad-Dârî : al-Bukhârî a dit dans [le Livre des] successions : « Et l'on mentionne d'après Tamîm ad-Dârî », puis il a cité un hadith ; mais il n'apparaît pas sous sa kunya dans le Sahîh. On ne mentionne de tels cas que pour qu'on en tire profit de manière générale, comme nous l'avons dit plus d'une fois.

La lettre zây (ز)

(الزبير, az-Zubayr) clair. Parmi ce qui s'y confond : az-Zubayr ibn ʿAdî, qui a un seul hadith d'après Anas dans al-Jâmiʿ ; et az-Zubayr ibn ʿArabî, avec râ' suivi de la lettre à un point dessous (b), sous la forme d'une nisba, qui y a un seul hadith d'après Ibn ʿUmar. Avec a sur la première lettre (az-Zabîr) : ʿAbd ar-Rahmân ibn az-Zabîr, mentionné dans le hadith de ʿÂ'isha selon lequel Rifâʿa al-Qurazî répudia sa femme de manière irrévocable. Avec un nûn sans voyelle puis la lettre à un point dessous (b) portant un a (Zanbar) : Saʿîd ibn Dâwûd ibn Abî Zanbar az-Zanbarî, mentionné dans [le Livre de] l'unicité divine (at-tawhîd) sans chaîne complète, mais sans que sa nisba soit indiquée.

La lettre sîn sans point (س)

(سريج, Surayj) se trouve chez al-Bukhârî sous cette forme, avec la lettre sans point et le jîm, pour deux noms et une kunya : les deux noms sont Surayj ibn Yûnus et Surayj ibn an-Nuʿmân, et la kunya Ahmad ibn Abî Surayj ar-Râzî ; tous trois font partie de ses maîtres, sauf que dans le Sahîh il a rapporté du premier par un intermédiaire, et du second tantôt par un intermédiaire, tantôt sans intermédiaire. Avec le shîn avec point et le hâ' sans point (Shurayh) : un groupe de personnes.

(سلام, Sallâm) avec redoublement : nombreux ; avec le lâm léger (Salâm) : ʿAbd Allâh ibn Salâm, le célèbre Compagnon, seulement. On a divergé au sujet de Muhammad ibn Salâm, le maître d'al-Bukhârî, et l'avis prépondérant est qu'il s'écrit lui aussi avec [le lâm] léger.

(سليم, Sulaym) avec u [sur la première lettre] et a sur le lâm : un groupe de personnes ; avec a [sur la première lettre] et i sous le lâm (Salîm) : Salîm ibn Hayyân al-Hudhalî, seulement. Dans al-Jâmiʿ, il y a un rapporteur qui pourrait se confondre avec celui-ci : Sulaymân ibn Hayyân Abû Khâlid al-Ahmar, mais [son nom] comporte en plus le nûn.

Passage douteuxImprimé « مسلمة ابن علقمة », ce qui contredit la phrase suivante ; lecture probable Salama ibn ʿAlqama (سلمة بن علقمة). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : ومما يشتبه به مسلمة ابن علقمة

(سلمة, Salama) avec a sur le lâm : un groupe de personnes. Parmi ce qui s'y confond : Maslama ibn ʿAlqama, qui a un récit dans al-Jâmiʿ, alors que Maslama ibn ʿAlqama n'a chez lui aucun récit. Avec i sous [le lâm] (Salima) : dans la généalogie des Ansâr, que l'on appelle les Banû Salima ; il s'agit de Salima ibn Saʿd ibn ʿAlî ibn Asad ibn Sârida ibn Tazîd ibn Jusham ibn al-Khazraj ; parmi eux, Jâbir ibn ʿAbd Allâh, Abû Qatâda al-Ansârî et d'autres ; ainsi que Salima al-Jarmî et son fils ʿAmr ibn Salima.

Passage douteuxImprimé « سعير بن مالك بن الحمس » ; lecture probable Mâlik ibn Suʿayr ibn al-Khims (مالك بن سعير بن الخمس), rapporteur d'al-Bukhârî. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : سعير بن مالك بن الحمس

(سعيد, Saʿîd) nombreux ; avec u sur le sîn et a sur le ʿayn (Suʿayd), dans la généalogie de ʿAmr ibn al-ʿÂs et d'autres : Suʿayd ibn Saʿd ibn Sahm, qui n'est pas mentionné dans le Sahîh d'al-Bukhârî ; et sur le même schème, mais finissant par un râ' (Suʿayr) : Suʿayr ibn Mâlik ibn al-Hims.

(سواد, Sawâd) avec a [sur la première lettre], dans la généalogie des Ansâr ; et avec u (Suwâd), dans la généalogie de Baliyy, dont fait partie Kaʿb ibn ʿUjra.

(السامي, as-Sâmî) nisba se rapportant à Sâma ibn Lu'ayy ; parmi eux, ʿAbd al-Aʿlâ ibn ʿAbd al-Aʿlâ, ʿAbbâd ibn Mansûr, Abû l-Mutawakkil an-Nâjî et Muhammad ibn ʿArʿara ibn al-Birind as-Sâmî ; hormis ceux-là, c'est avec le shîn avec point (ash-Shâmî).

(السلمي, as-Sulamî) avec u [sur la première lettre] : nombreux ; avec a (as-Salamî) : chez les Ansâr seulement.

(السيناني, as-Sînânî) avec i [sous la première lettre] suivi du dernier yâ', et deux nûn, l'un avant l'alif et l'autre après : al-Fadl ibn Mûsâ, seulement ; tout le reste dans le livre est avec a sur la lettre avec point (shîn), suivi du dernier yâ' puis de la lettre à un point dessous (b) (ash-Shaybânî).

La lettre shîn avec point (ش)

(شعيب, Shuʿayb) clair ; et avec la lettre à trois points (th) à la fin (Shuʿayth) : ʿAbd ar-Rahmân ibn Hammâd ibn Shuʿayth ash-Shuʿaythî.

La lettre sâd sans point (ص)

(صبيح, Subayh) avec u [sur la première lettre] : Abû d-Duhâ Muslim ibn Subayh ; avec a (Sabîh) : ar-Rabîʿ ibn Sabîh, mentionné dans [le chapitre de] l'expiation du serment, parmi les corroborations (mutâbaʿât).

(صعير, Suʿayr) avec u [sur la première lettre] et a sur la lettre sans point (ʿayn) : ʿAbd Allâh ibn Thaʿlaba ibn Suʿayr ; avec a [sur la première lettre] et i sous le ghayn avec point (Saghîr) : clair, mais il n'apparaît pas comme nom propre ; certes, il y a [dans le livre] Hâtim ibn Abî Saghîra, mais avec un hâ' en plus.

La lettre zâ' avec point (ظ)

(الظفري, az-Zafarî) avec deux a, chez les Ansâr ; et avec i [sur la première lettre] et un hâ' sans voyelle à la place du fâ' (az-Zihrî) : al-Muʿâfâ ibn ʿImrân az-Zihrî.

La lettre ʿayn sans point (ع)

(عابد, ʿÂbid) avec la lettre à un point dessous (b) : nombreux ; avec le dernier yâ' et le dhâl avec point (ʿÂ'idh) : ʿÂ'idh ibn ʿAmr al-Muzanî, Compagnon ; Ayyûb ibn ʿÂ'idh at-Tâ'î ; et Abû Idrîs al-Khawlânî, dont le nom est ʿÂ'idh Allâh.

(عباس, ʿAbbâs) clair ; et avec la lettre à deux points dessous (y) et le shîn pourvu de point (ʿAyyâsh) : Abû Bakr ibn ʿAyyâsh al-Muqri' al-Kûfî, et ʿAlî ibn ʿAyyâsh al-Himsî, l'un des maîtres d'al-Bukhârî, sans qu'il y ait de parenté entre lui et Abû Bakr. Parmi ce qui prête le plus à confusion dans cette racine, il y a ʿAbbâs ibn al-Walîd et ʿAyyâsh ibn al-Walîd, l'un avec la lettre à un point dessous (b) et la lettre sans point, l'autre avec la lettre à deux points (y) et la lettre avec point, et tous deux sont des maîtres d'al-Bukhârî. Le premier est an-Narsî ; il a dans le livre deux hadiths, l'un dans les signes de la prophétie, le second dans les expéditions militaires (al-maghâzî), au chapitre de l'envoi d'Abû Mûsâ et de Muʿâdh au Yémen ; dans chacun d'eux, [al-Bukhârî] dit : « ʿAbbâs ibn al-Walîd nous a rapporté » ; et il en a cité un troisième sans chaîne complète dans le Livre des troubles (al-fitan), où il dit : « ʿAbbâs an-Narsî a dit : Yazîd ibn Zurayʿ nous a rapporté », puis il a cité un hadith. Tout le reste dans le livre relève du hadith de l'autre, ʿAyyâsh ibn al-Walîd ar-Raqqâm ; il mentionne tantôt son père, tantôt ne le mentionne pas. On a divergé au sujet d'un passage du [Livre du] pèlerinage, où il dit : « ʿAbbâs ibn al-Walîd nous a rapporté : Muhammad ibn Fudayl nous a rapporté », puis il a cité le hadith d'Abû Hurayra sur le mérite de ceux qui se rasent la tête : la plupart des versions l'ont avec le shîn avec point, et la version d'Ibn as-Sakan avec la lettre sans point ; al-Qâbisî en doutait d'après Abû Zayd, disant « ʿAbbâs ou ʿAyyâsh », et l'affirmait avec certitude d'après al-Asîlî, disant « ʿAyyâsh, avec la lettre avec point », et c'est ce qui est juste. On a divergé aussi au sujet d'un autre passage, dans [le chapitre de] la mission prophétique (al-mabʿath), où il dit : « ʿAyyâsh ibn al-Walîd nous a rapporté : al-Walîd ibn Muslim nous a rapporté » : la plupart des versions l'ont avec la lettre avec point, et il n'est pas vocalisé dans le livre d'al-Asîlî ; Abû ʿAlî al-Jayyânî a rapporté de certains qu'il s'agit de ʿAbbâs ibn al-Walîd ibn Mazyad al-Bayrûtî, mais il a rejeté cela en disant que cela ne vaut rien, et il en est bien comme il l'a dit.

(عبادة, ʿUbâda) nombreux ; et avec a [sur la première lettre] (ʿAbâda) : Muhammad ibn ʿAbâda al-Wâsitî, d'après Yazîd ibn Hârûn.

* (عباد (ʿAbbâd) : nombreux ; et avec u [sur la première lettre] et la lettre à un point dessous (b) légère (ʿUbâd) : Qays ibn ʿUbâd, Successeur.

(عبدة, ʿAbda) clair ; et avec a sur le bâ' (ʿAbada) : Bajâla ibn ʿAbada at-Tamîmî, d'après ʿUmar.

Passage douteuxImprimé « ابن عمرو » (répété de l'entrée précédente) ; lecture probable Ibn Humayd (ابن حميد) : ʿAbîda ibn Humayd al-Hadhdhâ'. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وابن عمرو الحذاء الكوفي

(عبيدة, ʿAbîda) avec a [sur la première lettre] : Ibn ʿAmr as-Salmânî, Successeur ; Ibn ʿAmr al-Hadhdhâ' al-Kûfî, d'après ʿAbd al-Malik ibn ʿUmayr ; et ʿÂmir ibn ʿAbîda, cadi de Bassora, mentionné dans le Livre des jugements : trois seulement ; avec u (ʿUbayda) : un groupe de personnes, kunya-s et noms.

(عبثر, ʿAbthar) avec le b sans voyelle, suivi de la lettre à trois points (th) puis d'un râ' : c'est Ibn al-Qâsim, dont la kunya est Abû Zubayd ; avec nûn puis la lettre à un point dessous (b) (ʿAnbar) : Muhammad ibn Sawâ' ibn ʿAnbar as-Sadûsî ; et avec u sur la première lettre, le ghayn avec point suivi d'un nûn et a sur la lettre à trois points (th) (Ghunthar) : Abû Bakr as-Siddîq l'a dit à son fils ʿAbd ar-Rahmân, dans son histoire.

Passage douteuxImprimé « أبو عبسي » ; lecture probable Abû ʿÎsâ (أبو عيسى), qui ne diffère de عبس que par l'ajout d'un yâ' final. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وأما أبو عبسي بزيادة ياء

(عبس, ʿAbs) avec la lettre à un point dessous (b) : Abû ʿAbs ibn Jabr ; [ʿAbs] est l'ancêtre de la célèbre tribu issue de Qays ; et avec nûn (ʿAns) : l'ancêtre de l'autre tribu, issue du Yémen. Quant à Abû ʿAbsî, avec un yâ' ajouté à la fin, il est célèbre et ne prête pas à confusion.

(عتيبة, ʿUtayba) évident ; et avec deux lettres à deux points dessous (y) suivies d'un nûn (ʿUyayna) : Sufyân ibn ʿUyayna, souvent mentionné, nommément ou non ; et ʿUyayna ibn Hisn al-Fazârî, qui n'a aucun récit rapporté, mais est seulement mentionné au cours du hadith ; c'est un Compagnon.

Passage douteuxImprimé « حبيب » (trois fois ici, et une quatrième fois en fin de paragraphe) ; lecture probable Khubayb (خبيب) : Khubayb ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn Khubayb ibn Yisâf. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وأما حبيب بن عبد الرحمن بن حبيب بن يساف

(عتبة, ʿUtba) nombreux ; et avec a sur le ghayn avec point, i sous le nûn et redoublement du dernier yâ' (Ghaniyya) : ʿAbd al-Malik ibn Humayd ibn Abî Ghaniyya et son fils Yahyâ. Dans le Livre des deux fêtes figure : « Et Anas ordonna à leur affranchi, Ibn Abî ʿUtba, à az-Zâwiya » ; celui-ci est comme la forme de base de l'article, avec le ʿayn sans point portant un u ; il a dans le livre un récit d'après Abû Saʿîd al-Khudrî, dans [le Livre des] bonnes manières (al-adab) et dans [celui du] pèlerinage, et son nom est ʿAbd Allâh ibn Abî ʿUtba. Mais à l'endroit que nous avons mentionné dans [le Livre des] deux fêtes, on trouve chez Abû Dharr al-Harawî, d'après ses maîtres : « Ibn Abî Ghaniyya », avec a sur le ghayn avec point, comme pour ʿAbd al-Malik ibn Humayd ; or c'est une altération graphique (tashîf), prends-y garde. Quant à Habîb ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn Habîb ibn Yisâf ibn ʿInaba al-Ansârî, c'est avec i sous le ʿayn sans point et a sur le nûn, suivi de la lettre à un point dessous (b) ; mais Habîb n'est pas rattaché à cet ancêtre dans le livre.

(عتاب, ʿAttâb) avec la lettre à deux points (t) et la lettre à un point dessous (b) : c'est Ibn Bashîr al-Jazarî ; et Ghiyâth, avec i sous la lettre avec point, suivie de la lettre à deux points dessous (y) et, après l'alif, de la lettre à trois points (th) : ʿUthmân ibn Ghiyâth ar-Râsibî, Hafs ibn Ghiyâth, son fils ʿUmar, et d'autres.

(عثام, ʿAththâm) avec la lettre à trois points (th) : Ibn ʿAlî al-ʿÂmirî ; et avec la lettre avec point et le nûn (Ghannâm) : Talq ibn Ghannâm ibn Talq ibn Muʿâwiya, maître d'al-Bukhârî.

Passage douteuxImprimé « ابن أبي ملكية » ; lecture probable Ibn Abî Mulayka (ابن أبي مليكة). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : في حديث ابن أبي ملكية

(عزيز, ʿAzîz) avec a [sur la première lettre], le zây et, après le yâ', un zây également : dans le hadith d'Ibn Abî Malkiyya, d'après ʿUqba ibn al-Hârith, selon lequel il épousa une fille d'Abû Ihâb ibn ʿAzîz ; Abû Dharr al-Harawî l'a rapporté d'après al-Mustamlî et as-Sarakhsî avec u sur le ʿayn ; Qatâda ibn Diʿâma ibn ʿAzîz, le célèbre Successeur ; et Khaythama ibn ʿAbd ar-Rahmân, dont le père s'appelait ʿAzîz, nom que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) changea ; mais dans le Sahîh, nul d'entre eux n'est nommé explicitement, hormis le premier. Avec u sur le ghayn avec point, a sur le râ' et, après le yâ', un râ' également, au diminutif (Ghurayr) : Muhammad ibn Ghurayr az-Zuhrî, maître d'al-Bukhârî.

(عقيل, ʿAqîl) avec a sur le ʿayn : Ibn Abî Tâlib, frère de ʿAlî, et Abû ʿAqîl al-Ansârî, deux Compagnons qui sont mentionnés ; Abû ʿAqîl Zuhra ibn Maʿbad, Successeur ; et Abû ʿAqîl Bashîr ibn ʿUqba ad-Dawraqî. Chez al-Bukhârî, avec u (ʿUqayl) : ʿUqayl ibn Khâlid, le compagnon d'az-Zuhrî, souvent mentionné.

(عنزة, ʿAnaza) avec a sur le nûn et le zây : c'est à lui que se rattachent les ʿAnaziyyûn ; et avec i sous le ghayn avec point et a sur la lettre à deux points dessous (y), suivie d'un râ' (Ghiyara) : dans la généalogie des Banû Layth ; parmi eux, les Banû l-Bukayr, Iyâs et ses frères ; il s'agit d'al-Bukayr ibn ʿAbd Yâlîl ibn Nâshib ibn Ghiyara ibn Saʿd ibn Layth ibn Bakr ibn ʿAbd Manât.

(العابدي, al-ʿÂbidî) avec la lettre à un point dessous (b) et la lettre sans point : ʿAbd Allâh ibn as-Sâ'ib al-ʿÂbidî, des descendants de ʿÂbid ibn ʿAbd Allâh ibn ʿAmr ibn Makhzûm ; et avec la lettre à deux points dessous (y) et le dhâl avec point : ʿAlî ibn Mushir al-ʿÂ'idhî.

(العبدي, al-ʿAbdî) nombreux ; et avec fâ' suivi de la lettre à deux points dessous (y) (al-Faydî) : Muhammad ibn Jaʿfar al-Faydî, maître d'al-Bukhârî ; cela peut ne pas prêter à confusion.

(العبسي, al-ʿAbsî) avec la lettre à un point dessous (b) : des Banû ʿAbs ibn Baghîd ibn Rayth ibn Ghatafân ; parmi eux, Hudhayfa ibn al-Yamân, Compagnon célèbre, Sila ibn Zufar, Successeur, Ribʿî ibn Hirâsh, Successeur lui aussi, et ʿUbayd Allâh ibn Mûsâ, maître d'al-Bukhârî. Avec la lettre à deux points dessous (y) et le shîn avec point (al-ʿAyshî) : ʿAbd ar-Rahmân ibn al-Mubârak al-ʿAyshî et Umayya ibn Bistâm al-ʿAyshî, tous deux maîtres d'al-Bukhârî ; Yazîd ibn Zurayʿ, célèbre, est lui aussi ʿAyshî, mais il n'apparaît pas avec cette nisba ; ceux-là sont des Banû ʿAysh ibn Mâlik ibn Taym Allâh ibn Thaʿlaba ibn ʿUkâba ibn Saʿb ibn ʿAlî ibn Bakr ibn Wâ'il. Avec nûn suivi de la lettre sans point (al-ʿAnsî) : ceux qui se rattachent à ʿAns ibn Mâlik ibn Udad, de Madhhij ; parmi eux, ʿAmmâr ibn Yâsir, le Compagnon célèbre, ainsi qu'al-Aswad le Menteur, et d'autres.

(العدوي, al-ʿAdawî) nombreux ; et avec le dhâl avec point sans voyelle et le râ' (al-ʿUdhrî) : ʿAbd Allâh ibn Thaʿlaba ibn Suʿayr al-ʿUdhrî, qui vit le Prophète (paix et bénédictions sur lui) étant enfant, et d'après qui az-Zuhrî a rapporté. Ahmad ibn Sâlih, dans un hadith qu'il a rapporté de lui, lui a donné la nisba « al-ʿAdawî », comme le premier, et a ainsi altéré [le nom] ; il est en réalité des Banû ʿUdhra ibn Zayd al-Lât ibn Rufayda ibn Qudâʿa.

(العمري, al-ʿUmarî) nombreux ; et avec a sur le ʿayn et le mîm sans voyelle (al-ʿAmrî) : Jaʿfar ibn ʿAwn ibn Jaʿfar ibn ʿAmr ibn Hurayth, rattaché à son ancêtre ʿAmr ibn Hurayth. Parmi les Ansâr, il y a ceux qui se rattachent aux Banû ʿAmr ibn ʿAwf ; parmi eux, Murâra ibn ar-Rabîʿ, l'un des trois qui étaient restés en arrière, mentionné dans le hadith de Kaʿb ibn Mâlik, mais celui-ci ne l'a pas mentionné avec sa nisba ; ainsi que ʿAbd ar-Rahmân et Mujammiʿ, les deux fils de Yazîd ibn Jâriya, qui ont un hadith dans les deux livres [les deux Sahîh], mais qui n'ont pas non plus reçu cette nisba.

(العمى, al-ʿAmmî) avec a sur le ʿayn : clair ; et avec u sur le qâf (al-Qummî) : Yaʿqûb al-Qummî, mentionné parmi les témoignages concordants (shawâhid) ; cela peut ne pas prêter à confusion.

(العنزي, al-ʿAnazî) avec a sur le nûn : nombreux ; et sans voyelle sur lui (al-ʿAnzî) : ʿÂmir ibn Rabîʿa al-ʿAnzî, allié des Banû ʿAdî, Compagnon, et son fils ʿAbd Allâh ibn ʿÂmir, des Banû ʿAnz ibn Wâ'il, frère de Bakr ibn Wâ'il. Abû ʿUbayda Maʿmar ibn al-Muthannâ a dit : « Les Banû ʿAnz ibn Wâ'il sont peu nombreux sur la terre. »

(العنبري, al-ʿAnbarî) clair ; et avec un qâf à la place de la lettre à un point dessous (b), et le zây avec point (al-ʿAnqazî) : ʿAmr ibn Muhammad al-ʿAnqazî ; cela peut ne pas prêter à confusion.

(العوفي, al-ʿAwfî) avec le wâw sans voyelle suivi d'un fâ' : ceux qui se rattachent à ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf az-Zuhrî ; et avec a sur le wâw suivi d'un qâf (al-ʿAwaqî) : Muhammad ibn Sinân al-ʿAwaqî, maître d'al-Bukhârî ; il est d'al-ʿAwaqa, une fraction des ʿAbd al-Qays, à savoir ʿAwaq ibn ad-Dalîl ibn ʿAmr ibn Wadîʿa ibn Bukayr ibn Afsâ ibn ʿAbd al-Qays.

La lettre ghayn avec point (غ)

Passage douteuxImprimé « غزبة » ; lecture probable Ghaziyya (غزية), le nom même de l'entrée. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : عمارة بن غزبة استشهد به

(غزية) (Ghaziyya) : avec a sur la première lettre et i sous le zây, suivi d'un yâ' (la lettre à deux points dessous) redoublé : ʿUmâra ibn Ghazba, cité à titre de témoignage concordant (istishhâd) dans le Livre de l'aumône (Kitâb az-zakât) ; et avec u sur le ʿayn sans point et a sur le râ', à la forme diminutive (ʿUrayya) : c'est ainsi que ʿÂ'isha s'adressa à ʿUrwa ibn az-Zubayr ; cela se trouve à la fin de l'exégèse de la sourate Yûsuf.

La lettre fâ' (ف)

(الفروي) (al-Farwî) : Ishâq ibn Muhammad ibn Abî Farwa ; et avec le wâw placé avant et un zây à la place du râ' : Khattâb ibn ʿUthmân al-Fawzî.

La lettre qâf (ق)

(القاري) (al-Qâri') : ceux qui sont rattachés à la lecture [du Coran] sont nombreux ; et avec le yâ' redoublé (al-Qâriyy), rattachement à al-Qâra : ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd al-Qâriyy, qui a rapporté d'après ʿUmar ibn al-Khattâb, ainsi que le petit-fils de son frère, Yaʿqûb ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn Muhammad ibn ʿAbd Allâh ibn ʿAbd al-Qâriyy, établi à Alexandrie, de la génération d'al-Layth.

(القاضي) (al-Qâdî) : nombreux ; et avec un sâd redoublé, sans yâ' (al-qâss, le conteur) : ʿAtâ' ibn Yasâr, le conteur des gens de Médine, et d'autres ; il n'y a pas de confusion possible.

La lettre kâf (ك)

Passage douteuxImprimé « ذودان » (avec ذ) ; lecture probable Dûdân (دودان), forme de la généalogie connue. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وكبير ابن غنم بن ذودان بن أسد

(كثير) (Kathîr) : nombreux ; et avec la lettre à un point dessous (Kabîr) : Junâda ibn Abî Umayya — le nom d'Abû Umayya est Kabîr, mais il n'est pas nommé dans le Sahîh — ainsi que Kabîr ibn Ghanm ibn Dhûdân ibn Asad, dans la généalogie de Zaynab, la Mère des croyants, et d'autres de même ; et avec un nûn et un zây (Kunayz) : ʿAmr ibn ʿAlî ibn Bahr ibn Kunayz, connu sous le nom d'al-Fallâs.

La lettre mîm (م)

(مبارك) (Mubârak) : clair ; et avec le nûn, le zây et le lâm : Abû l-Manâzil Khâlid al-Hadhdhâ'.

Passage douteuxImprimé « لبن عيينة » ; lecture Ibn ʿUyayna (ابن عيينة) : le nom عيينة est intact, seul le mot ابن est altéré. Lecture du nom intact retenue. Texte arabe imprimé : عن علي بن المديني عن لبن عيينة

(محرز) (Muhriz) : avec le hâ' sans point sans voyelle et i sous le râ', suivi d'un zây : Safwân ibn Muhriz, Successeur (tâbiʿî), et ʿUbayd Allâh ibn Muhriz, mentionné dans le Livre des jugements (Kitâb al-ahkâm) ; et avec un jîm portant a et i sous le zây, suivi d'un autre zây : Mujazziz al-Mudlijî, Compagnon, mentionné dans le hadith de ʿÂ'isha au sujet de l'histoire d'Usâma ibn Zayd ibn Hâritha. Ismâʿîl al-Qâdî a rapporté, d'après ʿAlî ibn al-Madînî, d'après Ibn ʿUyayna, qu'Ibn Jurayj a déformé ce nom en disant « Muhriz », comme le premier. On a divergé au sujet de ʿAlqama ibn Muhriz : al-Bukhârî a dit : « Chapitre : l'expédition de ʿAbd Allâh ibn Hudhâfa as-Sahmî et de ʿAlqama ibn Muhriz al-Mudlijî » ; dans la version d'Ibn as-Sakan et d'autres, c'est comme le premier, tandis qu'ad-Dâraqutnî et ʿAbd al-Ghanî l'ont fixé comme le second.

(مثنى) (Muthannâ) : clair ; et avec i sous le mîm, suivi d'un yâ' (à deux points dessous) puis d'un nûn : ʿAtâ' ibn Mînâ et Saʿîd ibn Mînâ, deux Successeurs ; il n'y a pas de confusion, car celui-ci ne s'écrit qu'avec un alif, contrairement au premier.

Passage douteuxImprimé بعد هاء, probablement بعدها : « suivi d'un yâ' ». Texte arabe imprimé : وبكسر الغين المعجمة بعد هاء ياء تحتانية

(معتب) (Muʿattib) : avec la lettre à deux points dessus puis la lettre à un point dessous : clair ; il figure dans la généalogie de Jubayr ibn Hayya et d'autres membres de Thaqîf, mais il n'est pas mentionné explicitement dans le Livre ; et avec i sous le ghayn avec point, suivi d'un yâ' (à deux points dessous) puis de la lettre à trois points : Mughîth, le mari de Barîra, mentionné dans l'histoire de celle-ci.

(معقل) (Maʿqil) : plusieurs ; et avec u sur le mîm, a sur le ghayn avec point et le fâ' redoublé : ʿAbd Allâh ibn Mughaffal, Compagnon, seul de ce nom.

(معمر) (Maʿmar) : clair ; et avec u sur le mîm, a sur le ʿayn et le [second] mîm redoublé : Muʿammar ibn Yahyâ ibn Sâm ; on l'a dit aussi sans redoublement, comme le premier, et c'est la version de la plupart. Quant à Muʿammar ibn Sulaymân ar-Raqqî, il est avec redoublement, mais al-Bukhârî n'a rien rapporté de lui ; ad-Dimyâtî s'est trompé en prétendant qu'il a rapporté de lui le hadith d'al-Mughîra ibn Shuʿba.

(منبه) (Munabbih) : évident ; et avec le nûn sans voyelle et a sur le yâ' (à deux points dessous) : Yaʿlâ ibn Munya, le Compagnon ; Munya est sa mère, et le nom de son père est Umayya.

(المخرمي) (al-Makhramî) : avec a sur la première lettre, le khâ' avec point sans voyelle et a sur le râ' : ʿAbd Allâh ibn Jaʿfar, des descendants d'al-Miswar ibn Makhrama, qui a un hadith dans [le Livre de] la réconciliation, à titre de corroboration (mutâbaʿa) ; et avec u sur la première lettre, a sur le khâ' et le râ' redoublé : Muhammad ibn ʿAbd Allâh ibn al-Mubârak al-Mukharrimî, l'un des maîtres d'al-Bukhârî, rattaché à al-Mukharrim, lieu de Bagdad où s'établit l'un des descendants de Yazîd ibn Mukharrim, auquel il fut rattaché.

(المري) (al-Murrî) : avec le râ' redoublé : plusieurs ; et avec a sur le zây, suivi d'un nûn : an-Nuʿmân ibn Muqarrin, Suwayd ibn Muqarrin, Maʿqil ibn Yasâr, ʿAbd Allâh ibn Sarjis, ʿAbd Allâh ibn Mughaffal, Râfiʿ ibn ʿAmr et ʿÂ'idh ibn ʿAmr, les Compagnons de Muzayna (al-Muzaniyyûn) ; et parmi les Successeurs : Muʿâwiya ibn Qurra, ʿUbayd Abû l-Hasan et Bakr ibn ʿAbd Allâh ; on a appelé aussi Khâlid ibn ʿAbd Allâh at-Tahhân « al-Muzanî », parce qu'il était l'affranchi d'Ibn Muqarrin.

La lettre nûn (ن)

(نصر) (Nasr) : plusieurs ; et نضر (Nadr) de même ; celui qui a la lettre sans point est dépourvu de l'article al-, tandis que celui qui a la lettre avec point le porte toujours, comme an-Nadr ibn Shumayl.

(النسائي) (an-Nasâ'î) : Abû Khaythama Zuhayr ibn Harb, de Nasâ', ville connue ; et avec i sous le nûn, le shîn avec point, suivi d'une voyelle longue : Muhammad ibn Harb an-Nishâ'î, qui vendait de l'amidon (an-nishâ') ; tous deux comptent parmi ses maîtres.

La lettre hâ' (ه)

(هذيل) (Hudhayl) : avec le dhâl avec point : clair ; et avec le zây : Huzayl ibn Shurahbîl al-Awdî, Successeur.

La lettre yâ' (ي)

(يزيد) (Yazîd) : nombreux ; et avec, en tête, la lettre à deux points dessus : Tazîd ibn Jusham, dans la généalogie de certains Ansâr, parmi lesquels Muʿâdh et al-Barâ' ibn Maʿrûr ; et avec u sur la lettre à un point dessous et a sur le râ' : Burayd ibn ʿAbd Allâh ibn Abî Burda ibn Abî Mûsâ al-Ashʿarî. On a divergé au sujet de la kunya de ʿAmr ibn Salima : la majorité des rapporteurs l'ont prononcée selon la forme courante ; Abû Dharr a rapporté de son maître Abû Muhammad as-Sarakhsî qu'il la disait avec la lettre à un point dessous et le râ' ; ʿAbd al-Ghanî ibn Saʿîd a dit : « Je ne l'ai entendue de personne autrement qu'avec le yâ' et le zây » ; et Muslim l'a mentionnée dans al-Kunâ avec la lettre à un point dessous et le râ'. Et Allah sait mieux.

La deuxième partie

(أبى) (Ubayy) : tout ce qui, parmi les noms, se présente sous cette forme y est avec u sur la hamza, a sur la lettre à un point dessous et le yâ' redoublé ; on n'y trouve pas آبى (Âbî), avec voyelle longue et i sous la lettre à un point dessous. Quant à sa parole dans le Livre de la purification (Kitâb at-tahâra) : « Il a dit : et mon père a dit : puis il a fait ses ablutions », celui qui le dit est Hishâm ibn ʿUrwa, et il veut dire que son père a dit cela. Et sa parole dans le Livre du pèlerinage (Kitâb al-hajj), dans le hadith de ʿÂ'isha : « Puis il les envoya avec mon père » : c'est avec a sur la hamza, i sous le bâ' (la lettre à un point dessous) et le yâ' non redoublé, par annexion (abî, mon père) ; elle veut dire son père Abû Bakr as-Siddîq. On trouve dans [le Livre des] serments et des vœux, dans le hadith d'Usâma ibn Zayd : « Une fille de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) lui envoya dire — et avec l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) se trouvaient Usâma, Saʿd et mon père, ou Ubayy — : mon fils est à l'agonie… », jusqu'à la fin du hadith. C'est là un doute du rapporteur : Usâma a-t-il dit « et mon père (abî) », voulant dire son père Zayd ibn Hâritha, ou a-t-il dit « et Ubayy », avec u, voulant dire Ubayy ibn Kaʿb ? Cela figure dans la seule version d'Abû Dharr ; dans la version des autres, on a « et Ubayy », sans doute, et c'est ce qui est juste, car on trouve chez l'auteur, dans le Livre du destin (Kitâb al-qadar) : « et Ubayy ibn Kaʿb ». Quant à sa parole, dans le hadith de ʿÂ'isha sur la bataille d'Uhud : « Hudhayfa dit : mon père ! mon père ! », il veut seulement dire son père al-Yamân, car celui-ci fut tué ce jour-là. Et Allah sait mieux.

(أحمد) (Ahmad) : tout ce qui s'y trouve est avec le hâ' et le dâl ; on n'y trouve ni أجمد (Ajmad), avec jîm, ni أحمر (Ahmar), avec râ'.

(الأعور) (al-Aʿwar) : plusieurs ; il n'y a rien avec le ghayn avec point et le zây.

Passage douteuxImprimé « عباد بن عبد المطلب » ; lecture probable ʿAbbâd ibn al-Muttalib (عباد بن المطلب), généalogie connue de Mistah ibn Uthâtha. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : أثاثة بن عباد بن عبد المطلب المذكور

(أثاثة) (Uthâtha) : avec u sur la hamza et un alif entre les deux lettres à trois points : c'est Mistah ibn Uthâtha ibn ʿAbbâd ibn ʿAbd al-Muttalib, mentionné dans le hadith de la calomnie (al-ifk).

(أشوع) (Ashwaʿ) : avec un shîn avec point sans voyelle, suivi d'un wâw portant a : c'est Saʿîd ibn ʿAmr ibn Ashwaʿ al-Hamdânî.

(أشهل) (Ashhal) : avec le shîn avec point et a sur le hâ', suivi d'un lâm : c'est Ibn Hâtim al-Basrî.

(الأغر) (al-Agharr) : avec le ghayn avec point et le râ' ; il n'y a rien avec la lettre sans point et le zây.

(اشكاب) (Ishkâb) : avec i sous la première lettre, et son shîn est avec point.

(الأيلي) (al-Aylî) : avec a sur la hamza, suivie d'un yâ' (à deux points dessous) sans voyelle puis d'un lâm : plusieurs dans le Livre, rattachés à Ayla ; il n'y a rien avec u sur la hamza et la lettre à un point dessous, et le lâm redoublé.

(الألهاني) (al-Alhânî) : avec a sur la hamza, le lâm sans voyelle et, après l'alif, un nûn : Muhammad ibn Ziyâd, Successeur.

(بحينة) (Buhayna) : avec u sur la première lettre et a sur le hâ' sans point.

(بدل) (Badal) : avec deux a ; sa première lettre est la lettre à un point dessous.

(بعجة) (Baʿja) : sa première lettre est la lettre à un point dessous, puis vient un ʿayn sans point, puis un jîm ; Successeur, dont le hadith figure dans [le Livre des] sacrifices (al-adâhî).

(بجرة) (Bajara) : avec a sur le bâ' et le jîm : le père de Miqsam ; [l'auteur] a rapporté le hadith de Miqsam dans l'exégèse, mais sans mentionner son père.

Passage douteuxEntrée imprimée « بحالة » (avec ح), alors que la description indique un jîm ; lecture probable Bajâla (بجالة). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : (بحالة) بفتح الموحدة والجيم الخفيفة

(بحالة) (Bahâla) : avec a sur la lettre à un point dessous et le jîm non redoublé.

(بقية) (Baqiyya) : sur le schème faʿîla, de al-baqâ' (la subsistance) ; mentionné dans [le Livre de] la prière, à titre de témoignage concordant.

(البكالي) (al-Bikâlî) : avec i sous la lettre à un point dessous et le kâf non redoublé : Nawf, mentionné dans le hadith de Saʿîd ibn Jubayr d'après Ibn ʿAbbâs, dans l'histoire d'al-Khadir.

(البناني) (al-Bunânî) : avec u sur la lettre à un point dessous, le nûn non redoublé et, après l'alif, un autre nûn : tout ce qui, dans le Livre, se présente sous cette forme a cette vocalisation ; il n'y a rien avec un nûn, la lettre à un point dessous et, après l'alif, la lettre à deux points.

(البرساني) (al-Bursânî) : avec u sur la première lettre, le râ' sans voyelle, le sîn sans point et, après l'alif, un nûn : Muhammad ibn Bakr et d'autres.

(البيكندي) (al-Bîkandî) : avec i sous la lettre à un point dessous, sans voyelle sur le yâ' (la dernière lettre de l'alphabet), avec a sur le kâf et le nûn sans voyelle, suivi d'un dâl sans point.

(البعلاني) (al-Baʿlânî) : avec a sur la première lettre et le ʿayn sans point sans voyelle.

(البرلسي) (al-Burullusî) : avec u sur la lettre à un point dessous et sur le râ', le lâm redoublé portant u, et le sîn sans point.

(البردي) (al-Burdî) : avec u sur la lettre à un point dessous et le râ' sans voyelle ; il n'y a rien dans le Livre avec a sur le yâ' et le zây sans voyelle.

(تويت) (Tuwayt) : avec u sur la première lettre et a sur le wâw, suivi d'un yâ' puis de la lettre à deux points : al-Hawlâ' bint Tuwayt ibn Habîb ibn Asad ibn ʿAbd al-ʿUzzâ, mentionnée dans le hadith de ʿÂ'isha.

(التنعي) (at-Tanaʿî) : avec la lettre à deux points et le nûn : Salama ibn Kuhayl at-Tanaʿî.

(ثابت) (Thâbit) : tout ce qui est dans le Livre est avec la lettre à trois points et, après l'alif, la lettre à un point dessous puis la lettre à deux points ; il n'y a pas نابت (Nâbit), commençant par un nûn. Certes, le nom d'Abû Hafsa est Nâbit, et le hadith de ʿUmâra ibn Abî Hafsa est dans le Livre, de même que son fils Haramî ibn ʿUmâra ibn Abî Hafsa, mais il n'y est pas mentionné par son nom.

(ثروان) (Tharwân) : avec a sur la lettre à trois points et le râ' sans voyelle : Abû Qays ʿAbd ar-Rahmân ibn Tharwân al-Awdî ; il n'y a rien dans le Livre avec la lettre à un point dessous et le zây.

(جبر) (Jabr) : avec a sur le jîm et la lettre à un point dessous sans voyelle : Abû ʿAbs ibn Jabr, Compagnon ; il n'y a rien dans le Livre avec a sur le khâ' avec point, suivi d'un yâ' (à deux points dessous) ; certes, on y trouve Abû l-Khayr Marthad al-Yazanî, mais toujours avec l'article al-.

(جميل) (Jamîl) : avec a sur le jîm : clair ; de là Yusra ibn Safwân ibn Jamîl al-Lakhmî, dans l'exégèse de [la sourate] al-Hujurât ; il n'y a dans le Livre ni خميل (Khamîl), avec le khâ' avec point, ni [le même nom] avec la lettre sans point — certes, il y a, dans une relation concernant ʿUmar : « il prit un garant (hamîl) », le hamîl étant le garant (al-kafîl) — et il n'y a rien dans le Livre avec u sur le hâ' sans point.

(جعشم) (Juʿshum) : avec u sur la première lettre, le ʿayn sans voyelle et u sur le shîn avec point.

(أبو الجوزاء) (Abû l-Jawzâ') : avec le jîm et le zây ; il n'y a rien dans le Livre avec le hâ' et le râ'.

(جيسور) (Jaysûr) : avec a sur le jîm — on a dit aussi avec le hâ' sans point —, suivi d'un yâ', puis d'un sîn sans point portant u, et après le wâw un râ' : c'est le nom du garçon que tua al-Khadir ; les transmetteurs du Jâmiʿ ont divergé sur la vocalisation de sa première lettre.

(الجمال) (al-Jammâl) : avec le jîm : plusieurs ; on ne le trouve pas chez lui avec le hâ' sans point.

(الجدي) (al-Juddî) : avec u sur le jîm et le dâl redoublé : ʿAbd al-Malik ibn Ibrâhîm ; il n'y en a pas d'autre chez lui.

(الحدثى) (al-Hadathî) : avec a sur le hâ' et le dâl, tous deux sans point, puis la lettre à trois points.

Passage douteuxLe mot imprimé الخندعي ne correspond pas à la description (lettre à un point dessous et dhâl), qui suppose plutôt الخبذعي ; mot gardé tel qu'imprimé. Texte arabe imprimé : وليس فيه الخندعي بالخاء المعجمة وسكون الموحدة والدال المعجمة

(الجندعي) (al-Jundaʿî) : avec u sur le jîm, le nûn sans voyelle et a sur le dâl — on peut aussi y mettre u ; il n'y a pas الخندعي (al-Khandaʿî), avec le khâ' avec point, la lettre à un point dessous sans voyelle et le dhâl avec point.

Passage douteuxEntrée imprimée « حياة », alors que la description (a sur le wâw) suppose حيوة ; lecture probable Haywa. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : (حياة) بفتح المهملة وسكون الياء الأخيرة وفتح الواو

(حياة) (Hayât) : avec a sur la lettre sans point, sans voyelle sur le yâ' (la dernière lettre de l'alphabet) et avec a sur le wâw.

(خوات) (Khawwât) : avec la lettre avec point, et sa dernière lettre est la lettre à deux points ; il n'y a rien dans le Livre avec le jîm et, en dernière lettre, la lettre à un point dessous.

(خيار) (Khiyâr) : avec i sous le khâ' avec point et le yâ' (la dernière lettre de l'alphabet) non redoublé : ʿUbayd Allâh ibn ʿAdî ibn al-Khiyâr ; il n'y a rien dans le Livre, parmi les noms d'êtres humains, avec a sur le jîm et la lettre à un point dessous redoublée.

(الخدري) (al-Khudrî) : avec u sur la première lettre : Abû Saʿîd ; il n'y a pas dans le Livre al-Jadarî, avec un jîm portant a ; certes, Sinân ibn Abî Sinân ad-Du'alî porte cette nisba, mais [l'auteur] ne l'a pas mentionnée dans le Livre.

(خراش) (Khirâsh) : avec le khâ' avec point portant i, a sur le râ' non redoublé, et sa dernière lettre est un shîn avec point : absent du Livre ; on y trouve Ribʿî ibn Hirâsh, avec le hâ' sans point.

(خذام) (Khidhâm) : le père de Khansâ', avec i sous le khâ' avec point et le dhâl non redoublé.

(الخشني) (al-Khushanî) : avec u sur le khâ' et a sur le shîn, tous deux avec point : Abû Thaʿlaba ; il n'y a rien avec a sur le hâ' et le sîn, tous deux sans point.

(خمير) (Khumayr) : avec u sur le khâ' avec point et a sur le mîm non redoublé, suivi d'un yâ' (la dernière lettre de l'alphabet) puis d'un râ' : absent du Livre ; on y trouve Muhammad ibn Himyar, avec i sous le hâ' sans point, le mîm sans voyelle et a sur le yâ'.

(خصيب) (Khasîb) : avec a sur le khâ' avec point et i sous le sâd : absent ; on y trouve Burayda ibn al-Husayb, avec u sur la lettre sans point et a sur le sâd, Compagnon.

(الختلي) (al-Khuttalî) : avec u sur le khâ' avec point et a sur le tâ' (la lettre à deux points dessus) redoublé : ʿAbbâd ibn Mûsâ ; il n'y a pas al-Hubulî, avec u sur le hâ' sans point et sur le bâ' (la lettre à un point dessous).

(خلاس) (Khilâs) ibn ʿAmr : avec i sous la première lettre et le lâm non redoublé ; Successeur.

(خرشة) (Kharasha) : avec a sur la première lettre, a sur le râ', et le shîn avec point.

(الخمس) (al-Khims) : le père de Saʿîd, avec i sous la première lettre et le mîm sans voyelle.

(خربوذ) (Kharrabûdh) : avec a sur la première lettre, a sur le râ' redoublé, u sur la lettre à un point dessous, et sa dernière lettre est un dhâl avec point.

(خلى) (Khalî) : sur le schème de ʿAlî ; le père de Khâlid, maître d'al-Bukhârî.

Passage douteuxEntrée imprimée « الحريبي » (avec ح) au milieu des noms en خ ; lecture probable al-Khuraybî (الخريبي). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : (الحريبي) بالضم وفتح الراء

(الحريبي) (al-Huraybî) : avec u sur la première lettre et a sur le râ', suivi d'un yâ' (la dernière lettre de l'alphabet) puis de la lettre à un point dessous.

(الخاركي) (al-Khârakî) : avec a sur le râ'.

(الخلقاني) (al-Khulqânî) : avec u sur la première lettre et le lâm sans voyelle, suivi d'un qâf.

(دكين) (Dukayn) : avec u sur la première lettre, a sur le kâf, et sa dernière lettre est un nûn : Abû Nuʿaym al-Fadl ibn Dukayn ; il n'y a rien avec le râ' sans point.

(دحية) (Dihya) : avec i sous la première lettre et le hâ' sans point sans voyelle, suivi d'un yâ' (la dernière lettre de l'alphabet) ; Compagnon.

(دخشم) (Dukhshum) : avec u sur la première lettre, le khâ' avec point sans voyelle, u sur le shîn avec point, et sa dernière lettre est un mîm ; on a dit aussi qu'il se termine par un nûn, et on a dit aussi qu'il est à la forme diminutive ; Compagnon.

(الدثنة) (ad-Dathina) : avec a sur le dâl, i sous la lettre à trois points et a sur le nûn ; (الدغنة) (ad-Daghina) est sur le même schème, et son ghayn est avec point ; on a dit aussi avec u sur le dâl et le ghayn, et le nûn redoublé (ad-Dughunna).

Passage douteuxImprimé « عبد مناف » ; lecture probable ʿAbd Manât (عبد مناة), forme de la généalogie de Kinâna. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : بن بكر بن عبد مناف بن كنانة

(الدؤلي) (ad-Du'alî) : Abû l-Aswad ad-Du'alî, qu'on appelle aussi ad-Dîlî ; rattaché à ad-Du'il — on dit aussi ad-Dîl — ibn Bakr ibn ʿAbd Manâf ibn Kinâna. Abû ʿAlî al-Qâlî a dit dans le livre al-Bâriʿ : al-Asmaʿî, Sîbawayh, al-Akhfash, Ibn as-Sikkît, Abû Hâtim, al-ʿAdawî et d'autres ont dit : il est avec u sur le dâl et a sur la hamza, rattaché à ad-Du'il, avec u sur le dâl et i sous la hamza ; celle-ci a reçu un a dans la nisba de même que le nûn de Namir a reçu un a dans an-Namarî, et le lâm de Salima dans as-Salamî. Al-Asmaʿî a dit : ʿÎsâ ibn ʿUmar le prononçait dans la nisba avec i sous la hamza également, en conservant la forme d'origine ; et il a rapporté cela aussi de Yûnus et d'autres. Il a dit : sa conservation dans la forme d'origine est irrégulière au regard de l'analogie. Abû ʿAlî a dit : al-Kisâ'î, Abû ʿUbayda, Muhammad ibn Habîb et d'autres disaient : Abû l-Aswad est rattaché à ad-Dîl, avec i sous le dâl et le yâ' sans voyelle. (Je dis) : du clan d'Abû l-Aswad il y a aussi plusieurs personnes : Nawfal ibn Muʿâwiya ibn ʿUrwa ibn Sakhr ibn Yaʿmar ibn Nufâtha ibn ʿAdî ibn ad-Dîl, Compagnon, dont le hadith figure dans [le Livre des] mérites (al-manâqib) du Jâmiʿ as-Sahîh ; et de cette catégorie également, parmi ceux dont le hadith a été rapporté dans le Jâmiʿ as-Sahîh — certains d'entre eux n'y étant pas mentionnés avec leur nisba — : Sinân ibn Abî Sinân, maître d'az-Zuhrî ; Thawr ibn Zayd ad-Dîlî, maître de Mâlik ; Muhammad ibn ʿAmr ibn Halhala ; et Muhammad ibn Ismâʿîl ibn Abî Fudayk.

Passage douteuxImprimé « الذهبي » ; lecture probable al-Murhibî (المرهبي) : Dharr ibn ʿAbd Allâh, père de ʿUmar ibn Dharr, est al-Murhibî al-Hamdânî. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : بن عبد الله الذهبي بفتح الذال المعجمة

(ذر) (Dharr) ibn ʿAbd Allâh adh-Dhahabî : avec a sur le dhâl avec point ; ainsi que son fils ʿUmar ibn Dharr.

(ذكوان) (Dhakwân) : avec a sur le dhâl avec point et le kâf sans voyelle : plusieurs. Parmi ce qui prête à confusion à ce sujet : al-Husayn ibn Dhakwân et al-Hasan ibn Dhakwân, deux Basriens d'une même époque ; le hadith du second, d'après Abû Rajâ' al-ʿUtâridî, d'après ʿImrân ibn Husayn, porte sur l'intercession ; il n'a rien d'autre dans le Livre, comme on le verra dans sa notice.

(روح) (Rawh) : avec a sur le râ' ; al-Qâbisî a rapporté que quelqu'un a lu « Rûh ibn al-Qâsim », avec u, ce qui est une erreur.

(الربعي) (ar-Rabaʿî) : avec a sur le bâ' (la lettre à un point dessous) : Abû l-Jawzâ', Successeur, rattaché à ar-Rabaʿa, qui est Ibn al-Ghitrîf, des Banû Zahrân.

(الرواجني) (ar-Rawâjinî) : avec le jîm portant i et le nûn : ʿAbbâd ibn Yaʿqûb.

(زر) (Zirr) : avec i sous le zây : Ibn Hubaysh, mukhadram (ayant vécu la Jâhiliyya et l'islam).

(زرير) (Zarîr) : le père de Salm, avec a sur le zây et i sous le râ', suivi d'un yâ' (la dernière lettre de l'alphabet) puis d'un autre râ' : Salm ibn Zarîr. Al-Asîlî a dit : Abû Zayd al-Marwazî nous a lu « Zurayr », avec u sur le zây, mais ce qui est juste, c'est avec a.

(الزماني) (az-Zimmânî) : avec i sous le zây et le mîm redoublé : il n'est pas mentionné dans le Jâmiʿ ; on y trouve Abû Hâshim ar-Rummânî, avec u sur le râ'.

(زبر) (Zabr) : ʿAbd Allâh ibn al-ʿAlâ' ibn Zabr, avec a sur le zây et la lettre à un point dessous sans voyelle, suivie d'un râ'.

(زبيد) (Zubayd) : avec le bâ' (la lettre à un point dessous) ; il n'y a pas dans le Jâmiʿ Zuyayd, avec deux lettres à deux points dessous.

(الزبيدي) (az-Zubaydî) : avec u sur le zây, rattachement à la tribu ; il n'y a pas dans le Jâmiʿ quelqu'un rattaché à la ville, laquelle est avec a (Zabîd).

(سمرة) (Samura) : avec u sur le mîm.

(سبرة) (Sabra) : avec le bâ' (la lettre à un point dessous) sans voyelle.

(أبو سروعة) (Abû Sirwaʿa) : avec i sous la lettre sans point, le râ' sans voyelle et a sur le wâw.

(سياه) (Siyâh) : avec i sous la première lettre et le yâ' (la lettre à deux points dessous).

(سلامة) (Salâma) : avec le lâm non redoublé ; il n'y a rien dans le Livre avec le lâm redoublé.

(السفر) (as-Safar) : avec a sur le fâ' : ʿAbd Allâh ibn Abî s-Safar ; il n'y a rien avec ce fâ' sans voyelle.

(سيدان) (Sîdân) : avec i sous la première lettre et un yâ' (la dernière lettre de l'alphabet) sans voyelle.

(سمى) (Sumayy) : avec u sur la première lettre et a sur le mîm, suivi d'un yâ' (la dernière lettre de l'alphabet) redoublé.

(السلماني) (as-Salmânî) : avec le lâm sans voyelle.

(السرماري) (as-Sarmârî) : avec a sur le sîn et le râ' sans voyelle, puis un alif, suivi d'un râ'.

(السعدي) (as-Saʿdî) : avec a sur le sîn et le ʿayn, tous deux sans point, sans voyelle sur le ʿayn ; certains Maghrébins ont vocalisé Ibrâhîm ibn Nasr as-Saʿdî, maître d'al-Bukhârî, avec u et le ghayn avec point (as-Sughdî), ce qui est une déformation (tashîf).

(الشنائي) (ash-Shana'î) : avec a sur le shîn avec point et sur le nûn, et une hamza portant i : Sufyân ibn Abî Zuhayr, Compagnon, des Azd Shanû'a ; il n'y a rien avec le sîn sans point et la lettre à un point dessous sur le même schème.

(شبابة) (Shabâba) : avec a sur le shîn avec point, le bâ' (la lettre à un point dessous) non redoublé et, après l'alif, une autre lettre à un point dessous portant a.

Passage douteuxImprimé « شيبل » ; lecture probable Shubayl (شبيل), le nom de l'entrée. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : هو الحرث بن شيبل فقط

(شبيل) (Shubayl) : avec u sur le shîn avec point, à la forme diminutive : c'est al-Hârith ibn Shaybal, uniquement.

(شميل) (Shumayl) : le père d'an-Nadr, à la forme diminutive.

(الشعبي) (ash-Shaʿbî) : avec a sur la première lettre ; il n'y a rien avec i.

(الشعيثي) (ash-Shuʿaythî) : rattaché à Shuʿayth, avec la lettre à trois points.

(الشعيري) (ash-Shaʿîrî) : rattaché à la vente de l'orge (ash-shaʿîr) ; il n'y a rien avec la lettre sans point et la lettre à deux points dessus.

(صباح) (Sabbâh) : partout où il apparaît, avec la lettre à un point dessous redoublée ; il n'y a rien avec cette lettre non redoublée, ni avec le yâ' (la lettre à deux points dessous).

(أم صبية) (Umm Subayya) : avec u sur le sâd : kunya de Khawla bint Qays.

(صدى) (Sudayy) : avec u sur la première lettre et a sur le dâl : nom d'Abû Umâma al-Bâhilî.

(صرد) (Surad) : le père de Sulaymân ibn Surad, avec u sur la lettre sans point et a sur le râ', suivi d'un dâl sans point.

(الصنعاني) (as-Sanʿânî) : avec le nûn et le ʿayn sans point ; il n'y a rien sans le nûn et avec le ghayn avec point.

(ضمام) (Dimâm) : avec i sous le dâd avec point et le mîm non redoublé.

(طرخان) (Tirkhân) : avec i sous la première lettre ; le père de Sulaymân at-Taymî.

(عبدان) (ʿAbdân) : avec le bâ' (la lettre à un point dessous) ; il n'y a rien avec le yâ' (la dernière lettre de l'alphabet).

(على) (ʿAlî) ibn Abî Tâlib (paix sur lui) : tout ce qui, dans le Livre, se présente sous cette forme est sur son schème ; il n'y a rien avec u sur le ʿayn et a sur le lâm.

(عميس) (ʿUmays) : le père d'Asmâ' bint ʿUmays, avec u sur la première lettre et a sur le mîm ; sur le même schème, ʿUbays, avec le bâ' (la lettre à un point dessous) à la place du mîm : le père de Bishr, maître d'al-Bukhârî.

(عبلة) (ʿAbla) : avec le bâ' (la lettre à un point dessous) sans voyelle.

(علية) (ʿUlayya) : avec u sur le ʿayn et a sur le lâm, suivi d'un yâ' (la dernière lettre de l'alphabet) redoublé.

(أبو عبس) (Abû ʿAbs) ibn Jabr : avec le bâ' (la lettre à un point dessous) sans voyelle.

(عكاشة) (ʿUkkâsha) : avec u sur la première lettre et le kâf redoublé — il est parfois non redoublé — et le shîn avec point.

(عابس) (ʿÂbis) : avec la lettre à un point dessous et un sîn sans point ; il n'y a rien avec le yâ' (la dernière lettre de l'alphabet) et le shîn avec point.

(العرقة) (al-ʿAriqa) : avec a sur le ʿayn, i sous le râ' et a sur le qâf.

(العنزي) (al-ʿAnazî) : avec a sur le nûn, suivi d'un zây ; quant à la forme avec le nûn sans voyelle (al-ʿAnzî), il y a dans le Jâmiʿ ʿAbd Allâh ibn ʿÂmir ibn Rabîʿa et son père ; il n'y a rien avec le ghayn avec point portant u et la lettre à un point dessous portant a.

Passage douteuxLe mot العتقى suit sans liaison ni étiquette : probablement une entrée distincte fondue dans la précédente ; traduit à la suite. Texte arabe imprimé : بعدها قاف العتقى بضم العين

(العلقي) (al-ʿAlaqî) : avec a sur le ʿayn et le lâm, suivi d'un qâf ; al-ʿUtaqî, avec u sur le ʿayn et a sur la lettre à deux points dessus.

(العيزار) (al-ʿAyzâr) : avec a sur le ʿayn sans point, suivi d'un yâ' (la lettre à deux points dessous) puis d'un zây, et après l'alif un râ' sans point.

(غفلة) (Ghafala) : avec a sur le ghayn avec point, sur le fâ' et sur le lâm.

(غزوان) (Ghazwân) : avec le zây sans voyelle.

(غورث) (Ghawrath), mentionné dans le hadith de Jâbir : avec a sur la première lettre, le wâw sans voyelle et a sur le râ', suivi d'un thâ' (la lettre à trois points).

(فطر) (Fitr) : avec i sous le fâ' et le tâ' sans voyelle.

(القشب) (al-Qishb) : avec i sous le qâf et le shîn avec point sans voyelle, suivi d'un bâ' (la lettre à un point dessous).

(قوقل) (Qawqal) : avec deux qâf, dans le hadith d'Abû Hurayra : « Celui-ci est le meurtrier d'Ibn Qawqal. »

Passage douteuxLa parenthèse ouvrante et le gras de l'entrée « القنطري » manquent après l'étoile ; reproduit tel quel. Texte arabe imprimé : والزاي والعين القنطري) بسكون النون

(قزعة) (Qazaʿa) : avec a sur le qâf, le zây et le ʿayn * القنطري) (al-Qantarî) : avec le nûn sans voyelle, rattaché à al-Qantara.

(القنوي) (al-Qanawî) : avec le qâf et le nûn portant tous deux a : Qurra ibn Habîb, rattaché à al-Qanâ, c'est-à-dire les lances. Quant à la forme avec le ghayn avec point (al-Ghanawî), il n'y a rien dans le Livre ; et Zayd ibn Abî Unaysa, bien qu'il porte cette nisba, n'y est pas cité avec elle.

(القطيعي) (al-Qutayʿî) : avec u sur le qâf et a sur le tâ'.

(القردوسي) (al-Qurdûsî) : avec u sur le qâf, le râ' sans voyelle et u sur le dâl : c'est Hishâm ibn Hassân ; il n'y a rien dans le Jâmiʿ avec i sous le qâf et a sur le dâl.

(القسملي) (al-Qasmalî) : avec a sur la première lettre, le sîn sans point sans voyelle et a sur le mîm.

(القطواني) (al-Qatawânî) : avec des a : Khâlid ibn Makhlad ; [l'auteur] ne l'a pas mentionné dans le Jâmiʿ avec cette nisba, car on a rapporté de lui qu'il s'en irritait.

(كريز) (Kurayz) : avec u sur le kâf, a sur le râ' et, après le yâ', un zây : ʿAbd Allâh ibn ʿÂmir ibn Kurayz, mentionné dans [le Livre de] la réconciliation, et la fille d'al-Hârith ibn Kurayz, vers la fin des expéditions (al-maghâzî) ; il n'y a rien avec a sur le kâf.

(أبو كدينة) (Abû Kudayna) : avec u sur le kâf et a sur le dâl, suivi d'un yâ' (la dernière lettre de l'alphabet) puis d'un nûn.

(أبو كبشة) (Abû Kabsha) : avec a sur la première lettre et la lettre à un point dessous sans voyelle, suivie d'un shîn avec point ; il n'y a rien avec le yâ' (la dernière lettre de l'alphabet) redoublé suivi d'un sîn sans point. Al-Bukhârî a rapporté, dans le livre séparé al-Ashriba, un hadith d'après Abû Kabsha ; ad-Dâraqutnî l'a signalé dans son al-Mu'talif wa-l-mukhtalif.

(ابن اللتبية) (Ibn al-Lutbiyya) : avec u sur le lâm, a sur la lettre à deux points, i sous la lettre à un point dessous et le yâ' redoublé ; on a dit aussi avec a sur le lâm.

(منير) (Munîr) : le père de ʿAbd Allâh, maître d'al-Bukhârî, avec u sur le mîm et i sous le nûn, sa dernière lettre étant un râ' ; il n'y a rien avec a sur le nûn et un nûn comme dernière lettre.

(مخلد) (Makhlad) : avec a sur le mîm et le khâ' avec point sans voyelle ; il n'y a rien avec u sur le mîm, a sur le khâ' et le lâm redoublé.

(مرار) (Marrâr) : avec a sur la première lettre et le râ' redoublé : c'est Abû Ahmad ibn Hammûya, mais il n'est pas nommé dans le Livre, sauf dans certaines des versions d'Abû Dharr.

Passage douteuxImprimé بل مل, probablement بن مل : « ʿAbd ar-Rahmân ibn Mull ». Texte arabe imprimé : مل والد أبى عثمان عبد الرحمن بل مل

(مقرن) (Muqarrin) : avec u, a sur le qâf et i sous le râ' redoublé. مل (Mull) : père d'Abû ʿUthmân ʿAbd ar-Rahmân ibn Mull ; avec a sur le mîm ; on dit aussi avec u, et c'est ce qu'ont affirmé de façon catégorique as-Sûrî et Abû Dharr al-Harawî ; on dit encore avec i.

(معرور) (Maʿrûr) ibn Suwayd : sans voyelle sur le ʿayn sans point ; il n'y a dans [le Sahîh] rien [de ce nom] avec le ghayn avec point.

Passage douteuxImprimé « محاصر » ; lecture probable Muhâdir (محاضر, avec le ḍâd). Forme imprimée conservée (Muhâsir). Texte arabe imprimé : (محاصر) بالضم وفتح المهملة

(محاصر) (Muhâsir) : avec u et a sur la lettre sans point (h).

(مجزأة) (Majza'a) ibn Zâhir, Successeur (tâbiʿî) : avec a sur le mîm, sans voyelle sur le jîm et a sur le zây, suivi de l'alif portant une hamza avec a ; parfois on allège la hamza, et parfois on met i sous le mîm.

(مطهر) (Mutahhar) : sur le schème de Muhammad.

(محبر) (Muhabbar) : avec la lettre sans point (h) et la lettre à un point dessous (b), sur le même schème également.

(مجلز) (Mijlaz) : avec i sous le mîm, sans voyelle sur le jîm et a sur le lâm.

(أبو مراوح) (Abû Murâwih) : avec u, le râ', et i sous le wâw, suivi d'un hâ' sans point.

Passage douteuxL'entrée المقبري n'a pas de parenthèse ouvrante ni d'étiquette en gras (séparateur « * » à la place) ; rendue telle quelle. Texte arabe imprimé : شئ المقبري) بالفتح وسكون القاف

(أبو المليح) (Abû l-Malîh) : avec a sur le mîm ; il n'y a dans [le Sahîh] rien [de ce nom] avec u. * المقبري (al-Maqburî) : avec a, sans voyelle sur le qâf et u sur la lettre à un point dessous (b).

(المرهبي) (al-Murhibî) : avec i sous le hâ' et sous la lettre à un point dessous (b).

(المسلى) (al-Muslî) : avec u, sans voyelle sur le sîn sans point et i sous le lâm.

(المعولي) (al-Miʿwalî) : avec i, sans voyelle sur le ʿayn sans point et a sur le wâw.

(المعنى) (al-Maʿnî) : avec a, sans voyelle sur la lettre sans point (ʿ) et i sous le nûn.

(المسندي) (al-Musnadî) : avec a sur le nûn.

(نابل) (Nâbil) : avec la lettre à un point dessous (b) après l'alif ; il n'y a dans [le Sahîh] rien [de ce nom] avec la lettre à deux points (t).

(الناجي) (an-Nâjî) : avec le nûn et le jîm.

(نسيبة) (Nusayba) : avec u, a sur la lettre sans point (s) et sans voyelle sur la dernière lettre (y), suivie d'une lettre à un point dessous (b).

(نشيط) (Nashît) : avec a sur le nûn et i sous le shîn avec point ; c'est ʿAbd Allâh ibn ʿUbayda ibn Nashît.

(النفيلي) (an-Nufaylî) : avec u et a sur le fâ' ; il n'y a dans [le Sahîh] rien [de ce nom] avec la lettre à un point dessous (b) et le qâf.

(النخاس) (an-Nakhkhâs) : avec le khâ' avec point ; il n'y a dans [le Sahîh] rien [de ce nom] avec la lettre sans point (h).

(هريم) (Huraym) : avec u et a sur le râ', suivi de la dernière lettre (y).

(الهمداني) (al-Hamdânî) : sans voyelle sur le mîm, et le dâl sans point ; il n'y a dans [le Sahîh] rien [de ce nom] avec a sur le mîm et le dhâl avec point.

(واقد) (Wâqid) : avec le qâf ; il n'y a dans [le Sahîh] rien [de ce nom] avec le fâ'.

(ورقة) (Waraqa) ibn Nawfal : avec des a successifs.

(وساج) (Wassâj) : avec le sîn sans point redoublé ; il se termine par un jîm.

(الواشحي) (al-Wâshihî) : avec le shîn avec point et le hâ' sans point.

(وبرة) (Wabara) : avec des a successifs.

(الوحاظي) (al-Wuhâzî) : avec u sur le wâw, suivi d'un hâ' sans point ; son zâ' est avec point.

(ياسر) (Yâsir) : père de ʿAmmâr ; il n'y a dans [le Sahîh] rien [de ce nom] avec le nûn et le shîn avec point. On a dit que le nom du père d'Abû Thaʿlaba al-Khushanî était Nâshir, mais il n'est pas mentionné dans le Jâmiʿ.

(يسرة) (Yasara) : avec a sur la dernière lettre (y) et sur le sîn sans point ; c'est Ibn Safwân, maître d'al-Bukhârî. Il n'y a dans le Jâmiʿ rien [de ce nom] avec la lettre à un point dessous (b), qu'elle porte u ou i, avec le shîn, qu'il soit avec point ou sans point.

(يعفور) (Yaʿfûr) : avec le fâ' et le râ' ; Abû Yaʿfûr l'Aîné est un Successeur, et le Cadet compte parmi les maîtres d'Ibn ʿUyayna.

Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés

Le shaykh Qutb ad-Dîn al-Halabî a dit : certains ont adressé une objection à al-Bukhârî, parce qu'il cite des hadiths d'après des maîtres qu'il se contente de nommer sans rien ajouter, en raison de la confusion qui en résulte, surtout lorsqu'un rapporteur faible partage avec eux ce même nom. Al-Hâkim, al-Kalâbâdhî, Ibn as-Sakan, al-Jayyânî et d'autres se sont exprimés pour éclaircir une partie de cela. (Je dis) Al-Bayyâshî, l'un des maîtres de hadith (huffâz) du Maghreb, a rapporté dans les Ahkâm al-kubrâ qu'il a compilés, d'après al-Firabrî, ce qui suit : « Chaque fois qu'il y a dans al-Bukhârî “Muhammad, d'après ʿAbd Allâh”, c'est Ibn al-Mubârak ; chaque fois qu'il y a “ʿAbd Allâh” sans nisba ou sans le nom de son père, c'est Ibn Muhammad al-Asadî ; ce qui s'y trouve “d'après Ishâq” de la même manière, c'est Ibn Râhawayh ; lorsqu'il y a “Muhammad” d'après des gens de l'Irak, comme Abû Muʿâwiya, ʿAbda ibn Sulaymân et Marwân al-Fazârî, c'est Ibn Salâm al-Baykandî ; et ce qui s'y trouve “d'après Yahyâ”, c'est Ibn Mûsâ al-Balkhî. » (Je dis) Il arrive que l'on trouve, à l'encontre de certains de ses propos, ce qui les contredit. Allah m'a facilité le recensement de tout cela dans l'ensemble du livre ; je l'ai exposé ici de manière exhaustive, en l'expliquant en entier et en attribuant chaque opinion à son auteur. Puisse Allah en faire une chose profitable !

(Mention de ceux qui s'appellent Ahmad)

Passage douteuxImprimé ولأفرده, probablement ولا أفرده : « et al-Mizzî ne lui a pas consacré de notice ». Texte arabe imprimé : ولأفرده الحافظ أبو الحجاج المزي بترجمة

(Section) Ceux qui sont mentionnés sans indication de leur ascendance ; il y a sept notices. (La première) « Ahmad a dit : nous a rapporté Bahz ibn Asad ». Al-Bukhârî l'a mentionné dans les Ventes, à la suite du hadith de Hafs ibn ʿUmar, d'après Hammâm, d'après Qatâda, du hadith de Hakîm ibn Hizâm : « Les deux contractants d'une vente disposent du droit d'option (khiyâr) » ; il dit : « Et Ahmad a ajouté : nous a rapporté Bahz, qui a dit : Hammâm a dit : je mentionnai cela à Abû t-Tayyâh », et il le cite. Cet Ahmad, ni al-Hâkim, ni al-Kalâbâdhî, ni Abû ʿAlî al-Jayyânî ne l'ont mentionné, et le hâfiz Abû l-Hajjâj al-Mizzî ne lui a pas consacré de notice particulière comme il l'a fait pour d'autres. Ce qui vient d'emblée à l'esprit, c'est qu'il s'agit de l'imam Ahmad ibn Muhammad ibn Hanbal ; seulement, ce hadith, avec cette chaîne de transmission, ne figure pas dans son Musnad. Abû ʿAwâna l'a rapporté dans son Sahîh ; il dit : « Nous a rapporté Abû Jaʿfar ad-Dârimî, qui a dit : nous a rapporté Bahz ibn Asad. » Cet Abû Jaʿfar s'appelle Ahmad ibn Saʿîd ibn Sakhr ; c'est un hâfiz éminent, dont al-Bukhârî a rapporté dans le Jâmiʿ, au chapitre de la prière surérogatoire sur l'âne : « Nous a rapporté Ahmad ibn Saʿîd, qui a dit : nous a rapporté Habbân, qui a dit : nous a rapporté Hammâm », et il cite un hadith ; il a aussi rapporté de lui autre chose. Il apparaît donc que c'est bien lui, et Allah sait mieux.

Passage douteuxImprimé دخل عن النبي, probablement دخل عليّ النبي : « le Prophète entra chez moi ». Texte arabe imprimé : دخل عن النبي صلى الله عليه وسلم وعندي جاريتان Imprimé « أحمد بن عبد الله بن وهب » ; lecture probable Ahmad ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn Wahb (عبد الرحمن), le neveu d'Ibn Wahb. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : أو أحمد بن عبد الله بن وهب ابن أخي ابن وهب

(La deuxième) « Ahmad, d'après Ibn Wahb ». Cela se trouve dans la Prière, au chapitre « Élever la voix dans les mosquées » : « Nous a rapporté Ahmad, nous a rapporté Ibn Wahb », avec le hadith de Kaʿb ibn Mâlik, selon lequel il réclama à Ibn Abî Hadrad le paiement d'une dette ; au chapitre « Lorsque l'homme se tient à la gauche de l'imam et que celui-ci le fait passer [à sa droite] » : « Nous a rapporté Ahmad, nous a rapporté Ibn Wahb », avec le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « J'ai dormi chez ma tante maternelle Maymûna » ; dans le Vendredi, à un endroit qui sera mentionné plus loin ; dans les Deux Fêtes, au chapitre « Les boucliers et les lances lors des deux fêtes » : « Nous a rapporté Ahmad, nous a rapporté Ibn Wahb », avec le hadith de ʿÂ'isha : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) entra chez moi alors que j'avais auprès de moi deux jeunes filles qui chantaient » ; dans les Funérailles, à deux endroits : le premier au chapitre « Défaire les cheveux de la tête de la femme » : « Nous a rapporté Ahmad, nous a rapporté Ibn Wahb », avec le hadith d'Umm ʿAtiyya, selon lequel elles firent à la chevelure de la fille de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) trois tresses ; le second au chapitre « Comment envelopper le défunt du linceul de dessous (ishʿâr) », qui est également le hadith d'Umm ʿAtiyya, mais le premier dans la version de Hafsa bint Sîrîn d'après elle, et le second dans la version de son frère Muhammad d'après elle ; dans le Pèlerinage, à trois endroits : le premier au chapitre de la parole du Très-Haut : « Ils viendront à toi à pied » [Al-Hajj : 27], le hadith d'Ibn ʿUmar : « J'ai vu le Prophète (paix et bénédictions sur lui) monter sa monture à Dhû l-Hulayfa » ; le deuxième au chapitre « Le lieu de sacralisation des gens du Najd », le hadith d'Ibn ʿUmar : « Le lieu de sacralisation des gens de Médine est Dhû l-Hulayfa » * le hadith ; le troisième au chapitre « Les circumambulations sans ablutions », le hadith de ʿÂ'isha : « La première chose par laquelle il commença lorsqu'il arriva fut de faire les ablutions, puis il fit les circumambulations autour de la Maison » ; dans le Combat sacré (al-jihâd), au chapitre des boucliers, le hadith de ʿÂ'isha déjà vu dans les Deux Fêtes, dont il cite un fragment sans chaîne (taʿlîqan) ; dans les Expéditions, au chapitre de l'expédition de Khaybar : « Ahmad m'a rapporté, nous a rapporté Ibn Wahb », avec le hadith d'Anas : « Nous arrivâmes à Khaybar ; lorsqu'Allah eut ouvert la forteresse, on lui mentionna la beauté de Safiyya », le hadith ; également dans les Expéditions, au chapitre de l'expédition de Mu'ta : « Nous a rapporté Ahmad, nous a rapporté Ibn Wahb », avec le hadith d'Ibn ʿUmar, selon lequel il se tint auprès de Jaʿfar et dit : « J'y comptai cinquante [blessures], entre coups de lance et coups d'épée », le hadith ; dans le Commencement de la création, dans un chapitre : « Nous a rapporté Ahmad, nous a rapporté Ibn Wahb », avec le hadith de Zayd ibn Khâlid, selon lequel Abû Talha lui rapporta le hadith : « Les anges n'entrent pas dans une maison où se trouve une image » ; et dans l'exégèse de la sourate al-Ahqâf : « Nous a rapporté Ahmad, nous a rapporté Ibn Wahb », avec le hadith de ʿÂ'isha : « Je n'ai jamais vu l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) rire à pleine bouche au point que je voie le fond de sa gorge », le hadith. Les maîtres de hadith ont divergé sur l'identification de cet Ahmad : est-ce Ahmad ibn Sâlih at-Tabarî, Ahmad ibn ʿÎsâ at-Tustarî, ou Ahmad ibn ʿAbd Allâh ibn Wahb, le neveu d'Ibn Wahb ? Abû ʿAlî ibn as-Sakan, l'un des transmetteurs du Sahîh d'après al-Firabrî, a dit : « À tous ces endroits, c'est Ahmad ibn Sâlih. » Al-Hâkim Abû Ahmad al-Karâbîsî a dit : « C'est le neveu d'Ibn Wahb. » Al-Hâkim Abû ʿAbd Allâh a dit : « C'est Ahmad ibn Sâlih ou Ahmad ibn ʿÎsâ ; il est nécessairement l'un des deux. [Al-Bukhârî] n'a rien rapporté d'après le neveu d'Ibn Wahb, et quiconque prétend que c'est le neveu d'Ibn Wahb s'est trompé. La preuve en est que les maîtres d'al-Bukhârî dont il n'a rien cité dans le Sahîh, il a rapporté d'après eux dans le reste de ses livres, comme Abû Sâlih ; or nous ne lui avons trouvé aucune transmission d'après le neveu d'Ibn Wahb dans aucun de ses ouvrages : soit il n'a rien écrit de lui, soit il a écrit de lui puis l'a délaissé. » Abû ʿAbd Allâh ibn Manda a dit : « Chaque fois qu'il y a dans le Jâmiʿ “Ahmad, d'après Ibn Wahb”, c'est Ibn Sâlih ; lorsqu'il rapporte d'après Ahmad ibn ʿÎsâ, il indique son ascendance ; et il n'a rien cité d'après le neveu d'Ibn Wahb. » Al-Ismâʿîlî, à propos de nombre de ces endroits, après les avoir rapportés par la voie d'Ahmad, le neveu d'Ibn Wahb, a dit : « Ahmad, le neveu d'Ibn Wahb, ne remplit pas ses conditions. »

Passage douteuxImprimé « العمري » ; lecture probable al-Ghamrî (الغمري), transmetteur d'Abû ʿAlî ash-Shabbuwî. Forme imprimée conservée (al-ʿUmarî). Texte arabe imprimé : فنسبه الوليد بن بكر العمري Imprimé « أبي سعيد » ; lecture probable Abû Saʿd (أبي سعد), kunya connue d'Ibn as-Samʿânî. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وفى أصل أبي سعيد بن السمعاني La suite « حدثنا أحمد بن صالح حدثنا أحمد بن عيسى » paraît altérée (deux noms concurrents enchaînés) ; traduite littéralement. Texte arabe imprimé : فقال فيه حدثنا أحمد بن صالح حدثنا أحمد بن عيسى Imprimé « أبو الجياني » ; lecture probable Abû ʿAlî al-Jayyânî (علي tombé). Forme imprimée conservée (« Abû l-Jayyânî »). Texte arabe imprimé : ولم ينبه عليه أبو الجياني

(Je dis) Les transmetteurs du Jâmiʿ ont divergé sur l'identification à certains de ces endroits. Quant au premier endroit, celui de la Prière, al-Walîd ibn Bakr al-ʿUmarî lui a donné son ascendance d'après Abû ʿAlî Muhammad ibn ʿUmar ash-Shabbuwî, d'après al-Firabrî, d'après al-Bukhârî, qui a dit : « Nous a rapporté Ahmad ibn Sâlih, qui a dit : nous a rapporté Ibn Wahb » ; les autres l'ont laissé sans précision. Quant au deuxième endroit, je ne l'ai vu avec son ascendance dans aucune des versions ; mais Abû Nuʿaym a affirmé dans al-Mustakhraj qu'il s'agit d'Ibn Sâlih, et il l'a rapporté par sa voie. Quant à l'endroit du Vendredi, il se trouve au chapitre « D'où doit-on venir à la prière du vendredi ? » ; il dit : « Nous a rapporté Ahmad, nous a rapporté Ibn Wahb », avec le hadith de ʿÂ'isha : « Les gens venaient à tour de rôle au vendredi depuis les hauteurs (al-ʿawâlî) », le hadith. Ainsi en est-il dans la plupart des versions ; mais dans la version d'Abû Zayd al-Marwazî, dans la version d'Abû Dharr d'après ses maîtres, dans l'exemplaire de base d'Abû Saʿîd ibn as-Samʿânî, sur lequel il a fait la lecture auprès d'Abû l-Waqt, et de même dans la version d'al-Walîd ibn Bakr d'après Abû ʿAlî ash-Shabbuwî, on trouve : « Nous a rapporté Ahmad ibn Sâlih, nous a rapporté Ibn Wahb ». Abû ʿAlî al-Jayyânî n'a pas signalé cet endroit. Quant à l'endroit des Deux Fêtes, on trouve dans la version d'Abû Dharr, pour ce hadith : « Nous a rapporté Ahmad ibn ʿÎsâ », et il en est de même dans la version du hâfiz Abû l-Qâsim ibn ʿAsâkir d'après ses maîtres ; dans la version d'Abû ʿAlî ash-Shabbuwî, on trouve : « Nous a rapporté Ahmad ibn Sâlih ». Al-Bukhârî a cité sans chaîne, dans le Combat sacré, au chapitre des boucliers, à la suite du hadith d'Ismâʿîl d'après Ibn Wahb, un fragment du hadith de cet Ahmad, comme nous l'avons dit plus haut ; al-Ismâʿîlî et Abû Nuʿaym l'ont extrait du hadith d'al-Hasan ibn Sufyân, d'après Ahmad ibn ʿÎsâ, et Allah sait mieux. Quant aux deux endroits des Funérailles, Abû ʿAlî ash-Shabbuwî a dit pour le premier : « Nous a rapporté Ahmad ibn Sâlih », et pour le second : « Nous a rapporté Ahmad », c'est-à-dire Ibn Sâlih. Quant aux trois endroits du Pèlerinage, on trouve dans la version d'Abû Dharr : « Nous a rapporté Ahmad ibn ʿÎsâ » ; Abû ʿAlî ash-Shabbuwî est d'accord avec lui pour les deux premiers endroits et s'en écarte pour le troisième, où il dit : « Nous a rapporté Ahmad ibn Sâlih, nous a rapporté Ahmad ibn ʿÎsâ ». J'ai trouvé, dans le Pèlerinage, à un autre endroit, à savoir le chapitre « Par où sort-on de La Mecque ? » : « Nous a rapporté Ahmad, nous a rapporté Ibn Wahb », et je ne l'ai vu avec son ascendance dans aucune des versions. Quant à l'endroit du Combat sacré, il a été vu avec les Deux Fêtes. Quant à l'endroit du Commencement de la création, on trouve dans la version d'ash-Shabbuwî : « Nous a rapporté Ahmad ibn Sâlih ». Quant au premier endroit des Expéditions, on trouve dans la version d'ash-Shabbuwî : « Nous a rapporté Ahmad ibn Sâlih », et dans la version de Karîma al-Marwaziyya : « Nous a rapporté Ahmad ibn ʿÎsâ ». Quant au second endroit des Expéditions, je ne l'ai vu avec son ascendance dans aucune des versions, et Abû l-Jayyânî ne l'a pas signalé ; mais Abû Nuʿaym a affirmé dans al-Mustakhraj qu'il s'agit d'Ahmad ibn Sâlih. Quant à l'endroit de l'Exégèse, on trouve dans la version d'Abû Dharr : « Nous a rapporté Ahmad ibn ʿÎsâ », et les autres l'ont laissé sans précision. Il ressort clairement de l'ensemble de cela qu'il n'a rien cité d'après le neveu d'Ibn Wahb, puisque les transmetteurs s'accordent, dans l'ensemble, sur Ahmad ibn Sâlih et Ahmad ibn ʿÎsâ, et Allah sait mieux.

(La troisième) « Ahmad, d'après Muhammad ibn Abî Bakr al-Muqaddamî », avec le hadith d'Anas : « Zayd ibn Hâritha vint se plaindre », et il cite le hadith ; il se trouve au chapitre « Et Son Trône était sur l'eau » [Hûd : 7] du Livre de l'unicité divine (at-tawhîd). Abû ʿAlî al-Jayyânî a dit : « Ni Abû ʿAlî ibn as-Sakan ni aucun autre transmetteur du Jâmiʿ ne lui a donné d'ascendance. » Al-Kalâbâdhî a dit : « On dit que c'est Ahmad ibn Sayyâr, Abû l-Hasan al-Marwazî. » Al-Hâkim Abû ʿAbd Allâh a dit : « C'est selon moi Ahmad ibn an-Nadr », c'est-à-dire celui qui va suivre.

Passage douteuxImprimé « عبد الله » ; lecture probable ʿUbayd Allâh (عبيد الله), ʿUbayd Allâh ibn Muʿâdh mentionné juste avant. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : عن محمد بن النضر عن عبد الله

(La quatrième) « Ahmad, d'après ʿUbayd Allâh ibn Muʿâdh », avec le hadith d'Anas où il est fait mention d'Abû Jahl ; il se trouve dans l'exégèse de la sourate al-Anfâl. Lui non plus n'a reçu d'ascendance dans aucune des versions. Les deux Hâkim, Abû Ahmad et Abû ʿAbd Allâh, ont affirmé qu'il s'agit d'Ahmad ibn an-Nadr ibn ʿAbd al-Wahhâb an-Naysâbûrî. Al-Hâkim a dit : « Il m'est parvenu que Muhammad ibn Ismâʿîl séjournait souvent à Naysâbûr chez Ibn an-Nadr. » Il a d'ailleurs rapporté ledit hadith, dans ladite sourate, d'après Muhammad ibn an-Nadr, d'après ʿAbd Allâh.

(La cinquième) Al-Bukhârî a dit dans le Livre du vêtement, au chapitre « Le sceau gravé peut-il comporter trois lignes ? » : « Nous a rapporté Muhammad ibn ʿAbd Allâh al-Ansârî, d'après son père, d'après Thumâma, d'après Anas : lorsqu'Abû Bakr fut désigné calife, il lui écrivit… », le hadith ; puis il a dit : « Et Ahmad m'a ajouté : nous a rapporté al-Ansârî : mon père m'a rapporté, d'après Thumâma, d'après Anas, qui a dit : le sceau du Prophète (paix et bénédictions sur lui) était à sa main, puis à la main d'Abû Bakr. » (Je dis) Abû ʿAlî al-Jayyânî n'a pas mentionné qui est cet Ahmad. Al-Mizzî a affirmé dans al-Atrâf, dans la notice « Anas d'après Abû Bakr », qu'il s'agit d'Ahmad ibn Hanbal, suivant en cela al-Humaydî ; mais je n'ai pas vu ce hadith par cette voie dans le Musnad d'Ahmad ; il faut donc l'examiner.

(La sixième) Al-Bukhârî a dit dans les Témoignages : « Nous a rapporté Abû r-Rabîʿ Sulaymân ibn Dâwûd — et Ahmad m'en a fait comprendre une partie —, qui a dit : nous a rapporté Fulayh ibn Sulaymân, d'après az-Zuhrî », et il cite le hadith de la calomnie (al-ifk). (Je dis) Abû ʿAlî al-Jayyânî n'a pas précisé qui est cet Ahmad. Dans le livre de Khalaf al-Wâsitî, al-Atrâf, on trouve : « et Ahmad ibn Yûnus m'en a fait comprendre une partie », et c'est ce qu'a affirmé ad-Dimyâtî ; mais Ibn ʿAsâkir et al-Mizzî ont dit que c'est une erreur. (Je dis) Je l'ai vu dans l'exemplaire du hâfiz Abû l-Husayn al-Yûnînî : il l'a laissé sans précision dans toutes les versions qui lui étaient parvenues, sauf une seule, sur laquelle il a écrit le signe ق et lui a donné son ascendance en disant : « Ahmad ibn Yûnus ». Adh-Dhahabî a dit dans les Tabaqât al-ʿadâla, dans la notice d'Ahmad ibn an-Nadr : « C'est lui qu'al-Bukhârî a laissé indéterminé dans le hadith de la calomnie », c'est-à-dire celui-ci. Abû ʿAbd Allâh ibn Khalfûn a admis la possibilité qu'il s'agisse d'Ahmad ibn Hanbal. Quant à Abû Nuʿaym, dans al-Mustakhraj, il l'a rapporté par une voie remontant à Abû r-Rabîʿ az-Zahrânî, d'après Fulayh, et a dit à la fin : « Al-Bukhârî l'a rapporté d'après Abû r-Rabîʿ », sans faire mention d'Ahmad. Je ne l'ai pas vu non plus dans al-Musâfaha d'al-Barqânî, bien qu'il lui soit parvenu avec une chaîne élevée d'après Abû r-Rabîʿ et qu'il réponde à ses conditions, s'il avait estimé que l'Ahmad non précisé, attesté dans al-Bukhârî pour une partie [du hadith], était de ceux qui l'avaient entendu d'Abû r-Rabîʿ az-Zahrânî, comme l'ont dit adh-Dhahabî et d'autres ; le fait qu'il se soit abstenu de le rapporter indique donc qu'il a retenu qu'il s'agit d'Ahmad ibn Yûnus. Et à supposer que ce ne soit pas Ahmad ibn Yûnus, ceux qui ont entendu d'Abû r-Rabîʿ et qui s'appellent Ahmad sont un groupe, parmi lesquels Ahmad ibn ʿAlî ibn al-Muthannâ Abû Yaʿlâ, Ahmad ibn ʿAmr ibn Abî ʿÂsim an-Nabîl Abû Bakr, et Ahmad ibn an-Nadr.

(La septième) « Ahmad : nous a rapporté ʿAnbasa ». Il l'a cité au chapitre « La présence des anges à Badr » du Livre des expéditions. Ainsi en est-il, sans ascendance, dans la version d'Abû Dharr al-Harawî d'après ses maîtres ; al-Asîlî et d'autres lui ont donné son ascendance dans leur version en disant : « Nous a rapporté Ahmad ibn Sâlih ». Al-Bukhârî a d'ailleurs cité d'après Ahmad ibn Sâlih, d'après ʿAnbasa, en plusieurs endroits autres que celui-ci. Abû ʿAlî al-Jayyânî n'a pas non plus signalé cet endroit.

(Avertissement) « Ahmad : mon père nous a rapporté » : on verra bientôt, plus loin, qu'il s'agit d'Ahmad ibn Hafs an-Naysâbûrî.

(Section) Ceux qui sont mentionnés avec leur ascendance, mais sans être distingués de ceux qui la partagent avec eux ; il y a plusieurs notices. (La première) « Ahmad ibn Muhammad, d'après Ibrâhîm, d'après son père », au chapitre « Le pèlerinage des femmes ». Ibn ʿAdî a dit : « C'est Ahmad ibn Muhammad ibn ʿAwn al-Qawwâs. » Un autre a dit : « C'est Abû l-Walîd al-Azraqî, le grand-père de l'auteur de l'Histoire [de La Mecque] », et c'est là ce qui est juste. Ibrâhîm, son maître, est Ibn Saʿd ibn Ibrâhîm ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf. (La deuxième) « Ahmad ibn Muhammad : nous a rapporté ʿAbd Allâh ibn al-Mubârak ». Ad-Dâraqutnî a dit : « C'est Ahmad ibn Muhammad ibn Thâbit, connu sous le nom d'Ibn Shabbuwayh. » Al-Hâkim Abû ʿAbd Allâh a dit : « C'est Ahmad ibn Muhammad ibn Mûsâ al-Marwazî, connu sous le nom de Mardawayh. » Al-Mizzî et d'autres ont donné la préférence à ce second avis. On trouve au chapitre « Sur quelle distance raccourcit-on la prière ? » : « Ahmad l'a corroboré, d'après Ibn al-Mubârak » ; c'est ce même [rapporteur].

(La troisième) « Ahmad ibn Abî ʿAmr, d'après son père, d'après Ibrâhîm », c'est-à-dire Ibn Tahmân : c'est Ahmad ibn Hafs ibn Râshid as-Sulamî an-Naysâbûrî. Il a des hadiths dans le Pèlerinage et le Mariage ; Ibn as-Sakan, dans sa version, a dit dans le Mariage : « Nous a rapporté Ahmad ibn Hafs ». On trouve, au chapitre de la parole du Très-Haut : « Allah a institué la Kaʿba, la Maison sacrée » [Al-Mâ'ida : 97], au cours du Livre du pèlerinage : « Nous a rapporté Ahmad, mon père nous a rapporté, Ibrâhîm nous a rapporté » ; c'est ce même [rapporteur].

(La quatrième) « Ahmad ibn Wâqid : nous a rapporté Hammâd ibn Zayd ». Cela se trouve dans la Prière et ailleurs ; c'est Ahmad ibn ʿAbd al-Malik ibn Wâqid, qu'il a rattaché à son grand-père.

(Mention de ceux qui s'appellent Ibrâhîm) Il a dit dans le Pèlerinage : « Nous a rapporté Ibrâhîm, al-Walîd nous a informés, al-Awzâʿî nous a rapporté. » Cet Ibrâhîm est Ibn Mûsâ al-Farrâ', connu sous le nom d'as-Saghîr ; il était parmi les grands maîtres de hadith. Il figure avec son ascendance dans la version d'Abû ʿAlî ibn Shabbuwayh et d'autres. Al-Walîd est Ibn Muslim. Parmi ceux qui s'appellent Ibrâhîm, rapporte d'après al-Walîd ibn Muslim dans le Sahîh d'al-Bukhârî Ibrâhîm ibn al-Mundhir al-Hizâmî ; et parmi ses maîtres qui ont également rapporté d'après al-Walîd ibn Muslim figure Ibrâhîm ibn Hamza az-Zubayrî. Al-Jayyânî n'a pas mentionné cette notice. Il a dit au chapitre « Celui qui vend des palmiers déjà pollinisés » : « Ibrâhîm m'a dit : Hishâm nous a informés, d'après Ibn Jurayj. » Cet Ibrâhîm est Ibn al-Mundhir, comme l'a dit al-Mizzî ; et Hishâm est Ibn Sulaymân al-Makhzûmî, comme l'a signalé al-Mizzî, qui a dit : « Car Ibn al-Mundhir n'a pas entendu de Hishâm ibn Yûsuf. » (Je dis) Il est possible qu'Ibrâhîm soit Ibn Mûsâ ar-Râzî, et Hishâm Ibn Yûsuf.

(Mention de ceux qui s'appellent Ishâq, selon l'ordre des maîtres)

(Notice) Il a dit au chapitre « La maladie du Prophète (paix et bénédictions sur lui) et sa mort », et au chapitre « L'accolade » du Livre des convenances (al-adab) : « Nous a rapporté Ishâq, nous a rapporté Bishr ibn Shuʿayb » ; c'est un seul et même hadith. Je n'ai vu cet Ishâq avec son ascendance dans aucune des versions, sauf dans celle d'Ibn as-Sakan, qui la lui donne au premier chapitre en disant : « Nous a rapporté Ishâq ibn Mansûr ».

Passage douteuxImprimé « جابر بن محمد بن سمرة » ; lecture probable Jâbir ibn Samura, le Compagnon (cf. « مسند جابر بن سمرة » juste après). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : عبد الملك ابن عمير عن جابر بن محمد بن سمرة

(Notice) Il a dit au chapitre « Le butin vous a été rendu licite » : « Nous a rapporté Ishâq, qui a entendu Jarîr » ; il a dit au chapitre de l'exégèse de Luqmân : « Nous a rapporté Ishâq, nous a rapporté Jarîr » ; et il a dit dans les Ventes : « D'après Ishâq, d'après Jarîr, d'après Mughîra ». * Quant au premier endroit, al-Mizzî, dans al-Atrâf, lui a donné pour ascendance Ishâq ibn Ibrâhîm ; il se trouve dans la notice « ʿAbd al-Malik ibn ʿUmayr d'après Jâbir ibn Muhammad ibn Samura ». Je ne l'ai vu avec son ascendance dans aucune des versions ; de même, Abû ʿAlî al-Jayyânî a dit qu'il ne l'avait vu avec son ascendance dans aucune des versions, et Abû Nasr al-Kalâbâdhî ne l'a pas mentionné. (Je dis) Khalaf ne l'a pas mentionné non plus dans al-Atrâf. Ce sur quoi al-Mizzî s'appuie à son sujet, c'est que le hadith a été trouvé, dans le Musnad d'Ishâq ibn Râhawayh, parmi les hadiths de Jâbir ibn Samura, avec cette même teneur. Quant au deuxième endroit, al-Jayyânî en a dit ce qu'il a dit du premier, et al-Mizzî, dans al-Atrâf, lui a également donné pour ascendance Ishâq ibn Ibrâhîm ; ce qui le corrobore, c'est qu'al-Bukhârî a rapporté, dans l'exégèse de la sourate al-Ahzâb et au chapitre « Demander la permission à l'imam » du Livre du combat sacré, d'après Ishâq ibn Ibrâhîm, d'après Jarîr. Quant au troisième endroit, c'est Ishâq ibn Ibrâhîm, comme le prouve ce qui précède, et Allah sait mieux.

(Notice) Il a dit au chapitre « L'appel à la prière pour le voyageur » : « Nous a rapporté Ishâq, nous a rapporté Jaʿfar ibn ʿAwn, nous a rapporté Abû l-ʿUmays, d'après ʿAwn ibn Abî Juhayfa, d'après son père, qui a dit : J'ai vu l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) à al-Abtah », le hadith. Cet Ishâq ne figure avec son ascendance dans aucune des versions, sauf dans certains exemplaires par la voie d'Abû l-Waqt. Khalaf a affirmé dans al-Atrâf qu'il s'agit d'Ibn Mansûr ; Abû Nasr al-Kalâbâdhî a hésité entre Ibn Ibrâhîm et Ibn Mansûr ; et Abû ʿAlî al-Jayyânî a donné la préférence à Ibn Mansûr, en arguant que Muslim a rapporté exactement ce hadith d'après Ishâq ibn Mansûr, d'après Jaʿfar ibn ʿAwn, avec cette chaîne de transmission ; c'est un argument solide.

(Notice) Il a dit au chapitre « Le mérite de la prière de l'aube », au chapitre « Les deux contractants d'une vente disposent du droit d'option », au chapitre « Lorsque le vendeur dispose du droit d'option, la vente est-elle valide ? », au chapitre « Le hadith d'Abû n-Nadr », au chapitre « La récompense de celui qui patiente lors de la peste » du Livre de la médecine, au chapitre « Les cheveux bouclés » du Livre du vêtement, au chapitre « Les propos à double sens dispensent du mensonge », au chapitre « Ce qu'était le serment du Prophète (paix et bénédictions sur lui) » et au chapitre « Lorsqu'il avoue le meurtre une seule fois » : « Nous a rapporté Ishâq, nous a rapporté Habbân ibn Hilâl ». Abû ʿAlî al-Jayyânî a dit : « Je n'ai trouvé cet Ishâq avec son ascendance chez aucun des transmetteurs du livre ; c'est peut-être Ishâq ibn Mansûr, car Muslim a rapporté dans son Sahîh d'après Ishâq ibn Mansûr, d'après Habbân ibn Hilâl. » (Je dis) Je l'ai vu dans la version d'Abû ʿAlî Muhammad ibn ʿUmar ash-Shabbuwî, au chapitre « Les deux contractants d'une vente disposent du droit d'option », où il dit : « Nous a rapporté Ishâq ibn Mansûr, nous a rapporté Habbân ». C'est là un indice qui renforce ce qu'a supposé Abû ʿAlî (qu'Allah lui fasse miséricorde) ; ce qui le renforce encore, c'est qu'Ishâq ibn Râhawayh ne dit pas « nous a rapporté », mais seulement « nous a informés ».

Passage douteuxImprimé « حماد بن سلمة » ; lecture probable Hammâd ibn Usâma (حماد بن أسامة), nom d'Abû Usâma. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : حدثنا إسحاق حدثنا أبو أسامة واسمه حماد بن سلمة

(Notice) Il a dit au chapitre « L'appel à la prière avant l'aube » et au chapitre « L'islam de Saʿd (qu'Allah l'agrée) » du Livre des expéditions : « Nous a rapporté Ishâq, nous a rapporté Abû Usâma », dont le nom est Hammâd ibn Salama ; et il a dit au chapitre « Sur quelle distance raccourcit-on la prière ? » : « Nous a rapporté Ishâq, qui a dit : j'ai dit à Abû Usâma ». Abû ʿAlî al-Jayyânî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté dans le Livre des aliments d'après Ishâq ibn Ibrâhîm al-Hanzalî, d'après Abû Usâma ; il a rapporté en plus d'un endroit d'après Ishâq ibn Ibrâhîm, d'après lui ; il a rapporté dans le Sacrifice de naissance (al-ʿaqîqa) et ailleurs d'après Ishâq ibn Mansûr, d'après Abû Usâma ; et il a rapporté dans l'exégèse de la sourate as-Sajda et ailleurs d'après Ishâq ibn Nasr, d'après Abû Usâma. L'Ishâq dont il ne donne pas l'ascendance est donc nécessairement l'un de ces trois. » (Je dis) Al-Mizzî a affirmé dans al-Atrâf, pour le premier endroit, qu'il s'agit d'Ishâq ibn Ibrâhîm, ce qui demande examen. Quant au troisième endroit, Abû ʿAlî al-Jayyânî ne l'a pas signalé ; c'est selon moi Ishâq ibn Ibrâhîm également, car c'est cette formule même qu'il a employée dans son Musnad, où il dit, dans la notice « ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar, d'après Nâfiʿ, d'après Ibn ʿUmar » : « J'ai dit à Abû Usâma : ʿUbayd Allâh vous a-t-il rapporté, d'après Nâfiʿ, d'après Ibn ʿUmar (qu'Allah les agrée), que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : “La femme ne doit pas voyager trois [jours] si ce n'est avec un proche parent (mahram)” ? » Al-Mizzî a également affirmé dans al-Atrâf qu'il s'agit d'Ishâq ibn Ibrâhîm. Dès lors, il convient d'interpréter le deuxième endroit à la lumière des deux autres, et il est établi que, lorsqu'il rapporte d'après Ishâq, d'après Abû Usâma, sans donner l'ascendance d'Ishâq, il s'agit d'Ibn Ibrâhîm al-Hanzalî ; s'il rapporte d'après un autre, il en donne l'ascendance, et parfois il rapporte de lui [Ibn Ibrâhîm] en donnant aussi son ascendance, et Allah sait mieux.

Passage douteuxImprimé آن, lu أن (« que »). Texte arabe imprimé : ومراده آن التردد في كونه

(Notice) Il dit, dans le chapitre « Le sacrifice rituel (nusuk) est un mouton » du Livre du pèlerinage, dans le chapitre « Le meilleur bien du musulman sera des moutons qu'il suivra jusqu'aux cimes des montagnes » du Livre du commencement de la création, dans le chapitre de l'expédition du Fossé, dans le chapitre de l'exégèse de la sourate al-Baqara en deux endroits, dans le chapitre de l'exégèse de la sourate al-Anfâl et dans le chapitre « Et quiconque place sa confiance en Allah, Il lui suffit » [At-Talâq : 3] du Livre des propos qui attendrissent les cœurs (ar-Riqâq) : « Ishâq nous a rapporté : Rawh – c'est Ibn ʿUbâda – nous a rapporté. » Abû ʿAlî al-Jayyânî a dit : « Je n'ai trouvé cet Ishâq identifié par sa filiation d'après aucun des maîtres, en aucun de ces endroits » – il veut dire ceux qu'il a mentionnés, à savoir ceux du commencement de la création, de l'exégèse d'al-Baqara et d'ar-Riqâq, et il n'a pas attiré l'attention sur les autres. Il a dit : « Al-Bukhârî a rapporté, dans l'exégèse de la sourate al-Ahzâb et dans l'exégèse de la sourate Sâd, d'après Ishâq ibn Ibrâhîm, d'après Rawh » – (Je dis) : et de même dans ar-Riqâq. (Fin.) Il a dit : « Et il a rapporté, dans la prière, dans les boissons et en plus d'un endroit, d'après Ishâq ibn Mansûr, d'après Rawh. » Il veut dire par là que l'hésitation demeure quant à savoir s'il s'agit d'Ibn Ibrâhîm ou d'Ibn Mansûr. Ce qui m'apparaît, c'est qu'il s'agit d'Ishâq ibn Mansûr dans tous ces endroits, sauf celui du commencement de la création. Khalaf, dans al-Atrâf, a affirmé catégoriquement que l'Ishâq mentionné dans le pèlerinage, dans le commencement de la création et dans l'exégèse d'al-Anfâl est Ishâq ibn Mansûr, et al-Mizzî s'est accordé avec lui. Quant au second des deux endroits de l'exégèse d'al-Baqara, al-Bukhârî l'a repris dans le Livre du délai de viduité (al-ʿidda), où il dit : « Ishâq ibn Mansûr nous a rapporté : Rawh nous a rapporté », et il l'a cité à l'identique. Ces endroits indiquent donc que, lorsqu'il rapporte d'après Ishâq, d'après Rawh, sans préciser sa filiation, il s'agit d'Ibn Mansûr – à moins qu'Ishâq ne s'exprime par « nous a informés », auquel cas c'est Ibn Ibrâhîm, car celui-ci ne dit pas « nous a rapporté ». Or c'est ainsi qu'il s'est exprimé dans le commencement de la création ; Abû Nuʿaym l'a d'ailleurs donné d'après le Musnad d'Ishâq ibn Râhawayh, conforme à son libellé lettre pour lettre, et il a dit : « Al-Bukhârî l'a donné d'après Ishâq. »

(Notice) Il dit, dans le chapitre du séjour du Prophète (paix et bénédictions sur lui) à La Mecque après la conquête, du Livre des expéditions, et dans le chapitre de la parole du Très-Haut : « Gardez secrète votre parole ou divulguez-la » [Al-Mulk : 13], dans le Livre de l'unicité : « Ishâq nous a rapporté : Abû ʿÂsim – c'est ad-Dahhâk ibn Makhlad, maître d'al-Bukhârî – nous a rapporté. » Je ne l'ai vu identifié par sa filiation dans aucune des versions. Abû ʿAlî al-Jayyânî a admis la possibilité qu'il s'agisse d'Ishâq ibn Mansûr, en arguant de ce que Muslim a donné dans son Sahîh des hadiths d'après Ishâq ibn Mansûr, d'après Abû ʿÂsim. (Je dis) : Abû ʿAbd Allâh al-Hâkim a affirmé catégoriquement que l'Ishâq dont al-Bukhârî rapporte d'après Abû ʿÂsim est Ishâq ibn Nasr, qui sera mentionné plus loin. Et Allah sait mieux.

(Notice) Il dit, dans l'exégèse de la sourate al-Ahzâb : « Ishâq nous a rapporté : ʿAbd Allâh ibn Bakr – c'est as-Sahmî – nous a rapporté. » Abû ʿAlî a dit : « Aucun des maîtres transmetteurs du Jâmiʿ n'a précisé sa filiation, ni Abû Nasr al-Kalâbâdhî. » (Je dis) : Khalaf, dans al-Atrâf, et al-Mizzî ont affirmé catégoriquement qu'il s'agit d'Ishâq ibn Mansûr.

(Notice) Il dit, dans le chapitre « La sutra (objet marquant l'emplacement de la prière) de l'imam est une sutra pour ceux qui sont derrière lui », dans le chapitre « Ceux qui appliquent aux habitants des différentes contrées ce qu'ils connaissent par l'usage » du Livre des ventes, et dans l'exégèse de la sourate an-Nisâ' : « Ishâq nous a rapporté : ʿAbd Allâh ibn Numayr nous a rapporté. » Abû ʿAlî a dit : « Je ne l'ai trouvé identifié par sa filiation chez aucun des transmetteurs, et Abû Nasr – il veut dire al-Kalâbâdhî – ne l'a pas précisée non plus. » (Je dis) : le hadith qui se trouve dans les ventes est celui-là même qui se trouve dans l'exégèse ; or Khalaf, dans al-Atrâf, suivi par al-Mizzî, a affirmé catégoriquement que l'Ishâq de l'exégèse est Ishâq ibn Mansûr ; il est donc nécessaire que ce soit aussi lui dans les ventes. Quant à celui de la prière, ils n'ont pas précisé sa filiation, mais il convient de l'interpréter de la même manière.

Passage douteuxLe titre du chapitre manque après « باب » (et la notice ne comporte aucune discussion) : lacune probable de l'imprimé ; traduit « dans un chapitre ». Texte arabe imprimé : قال في باب حدثنا إسحاق حدثنا عبد الله هو ابن الوليد العدني

(Notice) Il dit, dans un chapitre : « Ishâq nous a rapporté : ʿAbd Allâh – c'est Ibn al-Walîd al-ʿAdanî – nous a rapporté. »

(Notice) Il dit, dans le chapitre de la réprobation du désaccord, du Livre de l'attachement [au Coran et à la Sunna] : « Ishâq nous a rapporté : ʿAbd ar-Rahmân ibn Mahdî nous a rapporté. » Abû Nasr al-Kalâbâdhî a affirmé catégoriquement qu'il s'agit d'Ishâq ibn Ibrâhîm al-Hanzalî, tandis qu'Abû ʿAlî al-Jayyânî a penché pour Ishâq ibn Mansûr.

Passage douteuxImprimé « مسعود » ; lecture probable Abû Masʿûd (أبو مسعود ad-Dimashqî, auteur d'un Atrâf, régulièrement cité avec Khalaf). Forme imprimée conservée (« Masʿûd »). Texte arabe imprimé : ابن نصر ونسبه مسعود ابن منصور

(Notice) Il dit, dans le chapitre du mérite de la réconciliation entre les gens, dans le chapitre « Celui qui tient l'étrier et ce qui est semblable » du Livre du combat sacré (al-jihâd), dans l'exégèse de la sourate al-Anʿâm, dans l'exégèse d'al-Aʿrâf, dans le chapitre « Allah sait mieux ce qu'ils auraient fait » du Livre du destin, et dans le chapitre de l'abandon des ruses : « Ishâq nous a rapporté : ʿAbd ar-Razzâq nous a rapporté. » Au sujet de cet Ishâq, dans ces endroits, Abû ʿAlî al-Ghassânî a dit : « Il se peut que ce soit Ishâq ibn Nasr, car il a donné beaucoup de hadiths de lui d'après ʿAbd ar-Razzâq ; c'est Ishâq ibn Ibrâhîm ibn Nasr, qu'al-Bukhârî rattache à son grand-père. Al-Bukhârî a également rapporté d'après Ishâq ibn Ibrâhîm al-Hanzalî – qui est Ishâq ibn Râhawayh –, d'après ʿAbd ar-Razzâq, et cela dans le Livre des ablutions ; il a aussi rapporté d'après Ishâq ibn Mansûr, d'après ʿAbd ar-Razzâq, et cela dans le Livre de la foi et dans l'exégèse de « Dis : Il est Allah, Unique ». Il ressort donc pour nous qu'al-Bukhârî rapporte d'après ces trois-là, d'après ʿAbd ar-Razzâq. » (Je dis) : mais la règle est qu'un tel nom laissé sans précision (muhmal) s'interprète comme désignant celui dont il rapporte le plus, tandis que celui dont il rapporte le moins, il précise sa filiation ; il est donc nécessaire d'interpréter cela comme désignant Ishâq ibn Nasr. Toutefois, dans les vertus de ʿUmar, dans le Sahîh, on a : « Ishâq nous a rapporté : ʿAbd ar-Razzâq nous a rapporté » ; Ibn as-Sakan a précisé sa filiation en disant « Ibn Mansûr », al-Asîlî l'a précisée en disant « Ishâq ibn Nasr », et nul autre qu'eux deux ne l'a précisée. Celui de l'exégèse de la sourate al-Anʿâm est sans précision dans la plupart des exemplaires de référence ; Khalaf l'a identifié comme Ibn Nasr, et Masʿûd comme Ibn Mansûr. Le hadith du mérite de la réconciliation, Abû Dharr, dans sa version, l'a attribué à Ishâq ibn Mansûr, et le hadith du destin, Abû Dharr, dans sa version, l'a attribué à Ishâq ibn Ibrâhîm. Dans le chapitre de la délégation des Banû Hanîfa, on a : « Ishâq nous a rapporté : ʿAbd ar-Razzâq nous a rapporté » ; Abû Zayd al-Marwazî et Ibn as-Sakan l'ont identifié comme Ishâq ibn Nasr, et al-Ismâʿîlî, d'après Abû Ahmad, comme Ishâq ibn Mansûr.

(Notice) Il dit, dans le chapitre « Quand le chien boit dans le récipient », dans le chapitre de la prière de celui qui est assis, dans le chapitre « Fait-on l'appel à la prière lorsqu'on réunit deux prières ? », dans le chapitre de la constitution d'une terre en bien de mainmorte (waqf) pour la mosquée, dans les vertus de Saʿd, dans l'expédition de Khaybar, dans l'expédition de la conquête [de La Mecque], dans le chapitre de la salutation et de la demande de permission, dans le chapitre « Ce qui a été rapporté sur le fait que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) n'avait pas de portier » du Livre des jugements, et dans le chapitre de la réprobation du désaccord du Livre de l'attachement : « Ishâq nous a rapporté : ʿAbd as-Samad nous a rapporté. » Al-Ghassânî a dit : « Al-Asîlî a précisé la filiation de l'Ishâq du chapitre du waqf, du chapitre de l'expédition de la conquête et du chapitre des jugements, en disant dans ces trois endroits : “Ishâq ibn Mansûr nous a rapporté”, et il a laissé les autres sans précision ; je ne l'ai trouvé identifié par sa filiation ni chez Ibn as-Sakan ni chez un autre. » (Je dis) : dans la version d'Abû ʿAlî ash-Shabbuwî, d'après al-Firabrî, on trouve, dans le chapitre du waqf de la terre : « Ishâq – c'est Ibn Mansûr – nous a rapporté : ʿAbd as-Samad nous a rapporté. » Abû Nuʿaym, dans al-Mustakhraj, a affirmé catégoriquement que celui du chapitre « Quand le chien boit », ainsi que celui de la salutation et de la demande de permission, est al-Kawsaj, c'est-à-dire Ishâq ibn Mansûr. Ce qui indique que c'est bien lui, c'est qu'al-Bukhârî a dit, dans le chapitre de la prière de celui qui est assis : « Ishâq ibn Mansûr nous a rapporté : Rawh ibn ʿUbâda nous a rapporté », puis il a cité un hadith et a dit aussitôt après : « Et Ishâq nous a rapporté : ʿAbd as-Samad nous a rapporté » ; c'est là un indice que c'est Ibn Mansûr. L'endroit des jugements est établi, dans la version d'Abû Dharr al-Harawî d'après ses trois maîtres, avec la filiation précisée, puisqu'il y dit : « Ishâq ibn Mansûr nous a rapporté » ; il est donc nécessaire d'interpréter les autres endroits de la même manière. Al-Ghassânî a omis un autre endroit, dans l'unicité, au chapitre de la parole du Seigneur avec les anges ; il est lui aussi sans précision dans toutes les versions, si ce n'est que j'ai vu dans certaines copies : « Ishâq – c'est Ibn Râhawayh – nous a rapporté » ; mais c'est là une explication ajoutée par quelqu'un qui ne s'y connaît pas, on ne s'y fie donc pas. Et Allah sait mieux. Al-Bukhârî a donné, dans le chapitre de l'expédition de Khaybar, d'après Ishâq, d'après ʿAbd as-Samad : « nous a rapporté » ; Abû Nuʿaym a indiqué qu'il ne s'agit pas d'Ishâq ibn Ibrâhîm, car Ishâq ibn Ibrâhîm n'a rapporté ce hadith, dans son Musnad, que d'après an-Nadr et non d'après ʿAbd as-Samad. Il résulte de tout cela que l'Ishâq qui rapporte d'après ʿAbd as-Samad, partout où il n'est pas précisé, est Ibn Mansûr. Et Allah sait mieux.

(Notice) Il dit, dans le chapitre de la bienséance : « Ishâq nous a rapporté : Abû l-Mughîra – c'est ʿAbd al-Quddûs ibn al-Hajjâj – nous a rapporté. » Ibn as-Sakan, dans sa version, l'a identifié comme Ishâq ibn Râhawayh, et al-Kalâbâdhî a rapporté, d'après Abû Hâtim al-Hadhdhâ', qu'il s'agit d'Ishâq ibn Mansûr. Et Allah sait mieux et Son jugement est le plus sage.

(Notice) Il dit, dans le chapitre de la délégation des ʿAbd al-Qays : « Ishâq nous a rapporté : Abû ʿÂmir al-ʿAqadî nous a rapporté. » Al-Kalâbâdhî a mentionné qu'il s'agit d'Ishâq ibn Râhawayh ; de même, Abû Nuʿaym l'a donné dans al-Mustakhraj d'après le Musnad d'Ishâq ibn Râhawayh.

(Notice) Il dit, dans le chapitre « Comment est la prière de la nuit ? » et dans le chapitre « En combien [de temps] lit-on le Coran ? » des Mérites du Coran : « Ishâq nous a rapporté : ʿUbayd Allâh nous a rapporté. » Al-Ghassânî a dit : « Je ne l'ai trouvé identifié par sa filiation chez aucun des transmetteurs du livre. » Al-Kalâbâdhî a mentionné qu'Ishâq al-Hanzalî rapporte d'après ʿUbayd Allâh ibn Mûsâ. (Je dis) : Abû Nuʿaym a donné les deux hadiths d'après le Musnad d'Ishâq ibn Râhawayh al-Hanzalî.

(Notice) Il dit, dans les bêtes égorgées : « Ishâq nous a rapporté : il a entendu ʿAbda. » Al-Ghassânî a dit : « Abû ʿAlî ibn as-Sakan l'a identifié comme Ishâq ibn Râhawayh. » (Je dis) : de même, Abû Nuʿaym l'a donné d'après le Musnad d'Ishâq ibn Râhawayh.

(Notice) Il dit, dans le combat sacré, l'attachement et l'unicité : « Ishâq nous a rapporté : ʿAffân nous a rapporté. » Al-Ghassânî a dit : « Ni al-Kalâbâdhî ni aucun des transmetteurs dont les versions nous sont parvenues n'a précisé sa filiation. » (Je dis) : dans la version d'al-Asîlî, d'Ibn ʿAsâkir et d'Abû l-Waqt, on trouve dans le Livre du combat sacré : « Ishâq ibn Mansûr nous a rapporté : ʿAffân nous a rapporté » ; les deux autres endroits s'interprètent donc de la même manière.

(Notice) Il dit, dans l'attachement : « Ishâq nous a rapporté : ʿÎsâ ibn Yûnus, Ibn Idrîs et Ibn Abî Ghaniyya nous ont informés, tous trois d'après Abû Hayyân. » Al-Ghassânî a dit : « Al-Kalâbâdhî l'a identifié comme Ishâq ibn Ibrâhîm al-Hanzalî. » Il a dit : « Et je ne l'ai trouvé identifié par sa filiation dans aucune des versions. » (Je dis) : Khalaf, dans al-Atrâf, a affirmé catégoriquement qu'il s'agit d'Ishâq ibn Râhawayh ; de même, Abû Nuʿaym l'a donné d'après le Musnad d'Ishâq ibn Râhawayh. Et Allah sait mieux.

(Notice) Il dit, dans le chapitre de la kunya (surnom) du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Ishâq m'a rapporté : al-Fadl ibn Mûsâ nous a informés. » Al-Ghassânî a dit : « Al-Kalâbâdhî a mentionné qu'Ishâq ibn Râhawayh rapporte dans le Jâmiʿ d'après al-Fadl ibn Mûsâ. » (Je dis) : il figure avec sa filiation dans l'exemplaire de référence d'Abû Dharr al-Harawî et dans l'exemplaire lu devant Abû l-Waqt, dont le libellé est : « Ishâq ibn Ibrâhîm m'a rapporté » ; de même, Abû Nuʿaym l'a donné dans al-Mustakhraj d'après le Musnad d'Ishâq ibn Râhawayh.

(Notice) Il dit, dans le chapitre « Celui qui combat pour que la parole d'Allah soit la plus haute », au début du Livre du combat sacré : « Ishâq nous a rapporté : Muhammad ibn al-Mubârak – c'est as-Sûrî – nous a rapporté. » Al-Ghassânî a dit : « Al-Asîlî a précisé sa filiation en disant : “Ishâq ibn Mansûr nous a rapporté.” » (Je dis) : al-Ismâʿîlî l'a donné d'après le hadith d'Ishâq ibn Zayd al-Khattâbî – qui résidait à Harrân – : « Muhammad ibn al-Mubârak nous a rapporté. » Il a dit : on dirait qu'al-Asîlî n'a précisé sa filiation que de son propre chef ; sinon, il s'agit de cet al-Khattâbî, à ce qu'il me semble. Et Allah sait mieux.

(Notice) Il dit, dans la prière, au chapitre « Quand l'imam dit : “Restez à vos places” », et dans l'exégèse de la sourate an-Nûr : « Ishâq nous a rapporté : Muhammad ibn Yûsuf nous a rapporté. » Al-Ghassânî a dit : « Aucun des transmetteurs n'a précisé sa filiation ; peut-être est-ce Ishâq ibn Mansûr. » (Je dis) : c'est ce qu'al-Mizzî a affirmé catégoriquement dans al-Atrâf.

(Notice) Il dit, dans le chapitre du chaton de la bague, du Livre du vêtement : « Ishâq nous a rapporté : Maʿmar nous a rapporté. » Al-Ghassânî a dit : « Je ne l'ai trouvé identifié par sa filiation chez aucun des transmetteurs. » (Je dis) : Abû Nuʿaym l'a donné dans al-Mustakhraj d'après le Musnad d'Ishâq ibn Râhawayh.

(Notice) Il dit, dans le chapitre « Celui qui ne voit d'ablutions à refaire (wudû') que pour ce qui sort des deux voies naturelles », dans le chapitre de l'entrecroisement des doigts, de la prière, dans les vertus des Compagnons, en deux endroits de l'exégèse de la sourate al-Baqara, dans le chapitre du retroussement des vêtements, du vêtement, dans le chapitre « Facilitez et ne rendez pas les choses difficiles », de la bienséance, et dans le chapitre de la recommandation faite aux délégations des Arabes de transmettre à ceux qu'ils ont laissés derrière eux, de l'acceptation de l'information rapportée par un seul : « Ishâq nous a rapporté : an-Nadr – c'est Ibn Shumayl – nous a rapporté. » Quant au premier endroit, on trouve dans la version d'al-Asîlî et d'Abû ʿAlî ibn Shabbuwayh : « Ishâq ibn Mansûr nous a rapporté » ; c'est ce qu'Abû Nuʿaym a affirmé catégoriquement dans al-Mustakhraj, ainsi que pour celui qui le suit, et il a affirmé catégoriquement, pour les autres endroits, qu'il s'agit d'Ishâq ibn Ibrâhîm. Dans la version d'Abû ʿAlî ibn as-Sakan, on trouve dans tous les endroits : « Ishâq ibn Ibrâhîm nous a rapporté ». Al-Kalâbâdhî a dit, dans la notice d'an-Nadr, que rapportent de lui dans le Jâmiʿ Ishâq ibn Ibrâhîm et Ishâq ibn Mansûr. Et Allah sait mieux.

(Notice) Il dit, dans le jeûne : « Ishâq nous a rapporté : Hârûn ibn Ismâʿîl nous a rapporté. » Al-Ghassânî a dit : « Ni Abû Nasr ni aucun autre de nos maîtres n'a précisé sa filiation. » (Je dis) : Abû Nuʿaym l'a donné d'après le Musnad d'Ishâq ibn Râhawayh.

(Notice) Il dit, dans l'appel à la prière (al-adhân), dans la prière pour la pluie, dans le chapitre de la réclamation [des dettes] des ventes, et dans la mention des anges : « Ishâq nous a rapporté : Wahb ibn Jarîr nous a rapporté. » Quant à l'endroit de l'appel à la prière, il ne figure avec sa filiation dans aucune des versions ; quant aux autres, Abû ʿAlî ibn as-Sakan l'a identifié comme Ishâq ibn Ibrâhîm, et c'est ce qu'a affirmé catégoriquement al-Kalâbâdhî dans la notice de Wahb ibn Jarîr ; de même, Abû Nuʿaym les a donnés dans al-Mustakhraj d'après le Musnad d'Ishâq ibn Râhawayh.

(Notice) Il dit, dans l'éclipse, dans la procuration, dans l'expédition d'al-Hudaybiya, et dans les serments et les vœux : « Ishâq nous a rapporté : Yahyâ ibn Sâlih nous a rapporté. » Al-Ghassânî a dit : « Cet Ishâq n'est pas identifié par sa filiation, et je pense que c'est Ibn Mansûr, car Muslim a donné le hadith qu'al-Bukhârî a donné dans la procuration en précisant sa filiation ; il a dit : “Ishâq ibn Mansûr nous a rapporté.” » (Je dis) : Abû Nuʿaym a donné le hadith de l'éclipse et celui des serments et des vœux d'après le Musnad d'Ishâq ibn Râhawayh ; et dans la version de Karîma al-Marwaziyya, d'après al-Kushmîhanî, on trouve dans le hadith des serments et des vœux : « Ishâq – il veut dire Ibn Ibrâhîm – nous a rapporté. »

(Notice) Il dit, dans le chapitre de la parole du Très-Haut : « Ceux qui vendent à vil prix leur engagement envers Allah ainsi que leurs serments » [Âl ʿImrân : 77], du Livre des témoignages, dans le chapitre « Quand il marie sa fille alors qu'elle y répugne », du Livre du mariage, et dans le chapitre de l'invocation après la prière, du Livre des invocations : « Ishâq nous a rapporté : Yazîd ibn Hârûn nous a informés. » Al-Ghassânî a dit : « Je ne l'ai pas trouvé identifié par sa filiation ; or al-Bukhârî l'a explicitement nommé dans le chapitre de la présence des anges à Badr, où il dit : “Ishâq ibn Mansûr nous a rapporté : Yazîd ibn Hârûn m'a informé.” »

(Notice) Il dit, dans le chapitre de ce qui doit couvrir la nudité (ʿawra), dans le chapitre « Celui qui dit que rien n'interrompt la prière », dans le chapitre des prières surérogatoires en groupe, dans le chapitre « Quand l'associateur dit : “Il n'y a de divinité qu'Allah” » du Livre des funérailles, dans le chapitre de la consultation juridique sur la monture, dans le chapitre du pèlerinage des enfants du Livre du pèlerinage, dans le chapitre « Le musulman guide-t-il les gens du Livre ? » du combat sacré, dans le chapitre de la descente de ʿÎsâ fils de Maryam des Prophètes, dans le chapitre de la présence des anges à Badr, dans la ʿumra d'al-Hudaybiya, dans le chapitre de la parole du Très-Haut : « Et le jour de Hunayn, quand votre grand nombre vous avait plu » [At-Tawba : 25] des expéditions, dans le chapitre de la lettre du Prophète (paix et bénédictions sur lui) à Chosroès, dans l'exégèse d'at-Tawba, dans l'exégèse d'al-Mumtahana, dans le chapitre de la viande des ânes et dans le chapitre du verset du voile : « Ishâq nous a rapporté : Yaʿqûb ibn Ibrâhîm nous a rapporté. » (Je dis) : dans la version d'Abû Dharr, on trouve au deuxième endroit et au dernier : « Ishâq ibn Ibrâhîm nous a rapporté ». L'endroit de la descente de ʿÎsâ, Abû Nuʿaym l'a donné d'après le Musnad d'Ishâq ibn Ibrâhîm et a dit : « Al-Bukhârî l'a rapporté d'après Ishâq. » Les deux endroits du pèlerinage figurent, dans la version d'al-Asîlî comme dans celle d'Abû ʿAlî ibn Shabbuwayh, sous la forme : « Ishâq ibn Mansûr nous a rapporté : Yaʿqûb nous a rapporté » ; Abû ʿAlî ibn as-Sakan s'est accordé avec lui pour le premier endroit, et l'on trouve en plusieurs de ces endroits, chez Ibn as-Sakan : « Ishâq ibn Ibrâhîm nous a rapporté ». Dans la version d'Abû ʿAlî ibn Shabbuwayh, on trouve à l'endroit des funérailles : « Ishâq ibn Ibrâhîm nous a rapporté », et à l'endroit du combat sacré : « Ishâq ibn Mansûr nous a rapporté ». Quant à l'endroit de l'expédition d'al-Hudaybiya, Abû Nuʿaym l'a donné dans son Mustakhraj par la voie d'al-Hasan ibn Sufyân, d'après Ishâq ibn Abî Kâmil, d'après Yaʿqûb, et il a dit ensuite : « Al-Bukhârî l'a donné d'après Ishâq, d'après Yaʿqûb. »

(Notice) Il dit, dans la purification et en plusieurs endroits : « Ishâq nous a rapporté : Khâlid nous a rapporté. » Cet Ishâq, partout où il apparaît, est Ibn Shâhîn al-Wâsitî, et Khâlid est Ibn ʿAbd Allâh at-Tahhân ; il a d'ailleurs précisé sa filiation en certains endroits.

(Mention de ceux qui se nomment Ismâʿîl)

(Notice) Il dit, dans le chapitre de la supériorité des gens de foi les uns sur les autres dans les œuvres, et en plusieurs endroits : « Ismâʿîl nous a rapporté : Mâlik nous a rapporté. » Cet Ismâʿîl, partout où il apparaît ainsi, est Ibn ʿAbd Allâh ibn Abî Uways al-Madanî, fils de la sœur de Mâlik. De même lorsqu'il dit : « Ismâʿîl nous a rapporté : Sulaymân – c'est Ibn Bilâl – m'a rapporté » ; c'est ainsi que cela figure dans le chapitre de ce qui a été rapporté sur la tombe du Prophète (paix et bénédictions sur lui). En dehors de cet endroit, il dit : « Ismâʿîl nous a rapporté, il a dit : mon frère m'a rapporté : Sulaymân m'a rapporté. » Ismâʿîl ibn Abî Uways a en effet entendu Sulaymân ibn Bilâl, et il a aussi entendu son frère – qui se nomme ʿAbd al-Hamîd, a pour kunya Abû Bakr et est connu sous le nom d'al-Aʿshâ – d'après Sulaymân. Il a également rapporté d'après Ismâʿîl, d'après ʿAbd al-ʿAzîz al-Uwaysî, et d'après Ismâʿîl, d'après Ibn Wahb, en certains endroits, et c'est bien lui. Il a dit, dans l'exégèse des Hypocrites : « Ismâʿîl ibn ʿAbd Allâh nous a rapporté : Ismâʿîl ibn Ibrâhîm ibn ʿUqba nous a rapporté », et c'est bien lui.

Passage douteuxImprimé يفي deux fois, probablement يُنمى puis يَنمي (« on fait remonter » / « il fait remonter »), selon le texte d'al-Bukhârî ; traduit ainsi. Texte arabe imprimé : وقال إسماعيل يفي ذلك ولم يقل يفي ذلك Imprimé « إسماعيل بن إسماعيل » ; lecture probable Ismâʿîl ibn Ishâq al-Qâdî (إسماعيل بن إسحاق), comme le texte le nomme plus loin. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : أنه إسماعيل بن إسماعيل القاضي

(Notice) Il dit, dans le chapitre de la pose de la main droite sur la gauche, dans la description de la prière, à la suite du hadith d'al-Qaʿnabî, d'après Mâlik, d'après Abû Hâzim, d'après Sahl ibn Saʿd : « Et Ismâʿîl a dit : “On fait remonter cela”, et il n'a pas dit : “Il fait remonter cela jusqu'au Prophète (paix et bénédictions sur lui).” » Cet Ismâʿîl est Ibn Abî Uways. Mughaltây a prétendu qu'il s'agit d'Ismâʿîl ibn Ismâʿîl al-Qâdî et qu'il l'a rapporté d'après al-Qaʿnabî ; mais ce qu'il a dit est contestable, car Ismâʿîl al-Qâdî n'a été mentionné par personne parmi les maîtres d'al-Bukhârî : il est au contraire de ses pairs dans la transmission reçue d'al-Qaʿnabî, de ʿAlî ibn al-Madînî et de leurs semblables, et al-Bukhârî est plus âgé que lui, sans parler du reste. J'ai d'ailleurs trouvé le hadith, dans la version d'Ismâʿîl ibn Ishâq susmentionné d'après al-Qaʿnabî, avec le libellé qu'al-Bukhârî a d'abord cité d'après lui, dans al-Muttafaq d'al-Jawzaqî ; cela indique que ce n'est pas lui qui est visé, et il est donc établi qu'il s'agit d'Ibn Abî Uways. Et Allah sait mieux.

(Mention de ceux qui se nomment Habbân, et d'autres)

(Notice) Il dit, dans le chapitre « Celui qui oublie une prière » : « Habbân a dit : Hammâm nous a rapporté. » Ce Habbân (حبان), avec a sur la lettre ح sans point, est Ibn Hilâl ; ce n'est pas Hibbân, avec i, qui est Ibn Mûsâ, car ce dernier n'a pas connu Hammâm. Cela ne relève pas de l'objet de cette section, mais je l'ai mentionné pour son utilité.

(Notice) Il dit, dans le chapitre du silence [à observer] pour les savants, et en plus d'un endroit : « Hajjâj nous a rapporté : Shuʿba nous a rapporté. » Celui-ci est Ibn Minhâl. Il a dit, dans le chapitre de l'obligation de l'aumône légale (zakât) : « Hajjâj nous a rapporté : Hammâd ibn Zayd nous a rapporté » ; c'est également Ibn Minhâl, et Abû ʿAlî ibn Shabbuwayh a précisé sa filiation dans sa version. Il a dit, dans le chapitre « Quand un homme déclare quelqu'un intègre » : « Hajjâj nous a rapporté : ʿAbd Allâh ibn ʿUmar an-Numayrî nous a rapporté » ; c'est également Ibn Minhâl : al-Bukhârî a précisé sa filiation pour ce même hadith dans le chapitre de l'homme qui emmène son épouse en expédition.

(Notice) Il dit, dans l'exégèse d'az-Zumar : « Al-Hasan nous a rapporté : Ismâʿîl ibn al-Khalîl nous a rapporté » – ainsi dans nos exemplaires de référence. Cet al-Hasan est Ibn Shujâʿ al-Balkhî ; c'est ce qu'a affirmé catégoriquement Abû Hâtim Sahl ibn as-Sarî, le hâfiz, comme l'a rapporté de lui Abû Nasr al-Kalâbâdhî. Dans al-Musâfaha d'al-Barqânî, on trouve al-Husayn, avec u sur le ح, et il est rapporté d'al-Hâkim Abû Ahmad qu'il s'agit d'al-Husayn ibn Muhammad ibn Ziyâd al-Qabbânî.

Passage douteuxImprimé « هو محمد بن الصباح » (« ابن » absent) ; lecture probable al-Hasan ibn Muhammad ibn as-Sabbâh az-Zaʿfarânî. Forme imprimée conservée (« est Muhammad ibn as-Sabbâh »). Texte arabe imprimé : والحسن هذا هو محمد بن الصباح الزعفراني

(Notice) Il dit, dans l'expédition de Khaybar : « Al-Hasan nous a rapporté : Qurra ibn Habîb nous a rapporté. » Cet al-Hasan est Muhammad ibn as-Sabbâh az-Zaʿfarânî ; c'est ainsi que l'ont identifié Abû ʿAlî ibn as-Sakan et d'autres. Al-Hâkim a prétendu qu'il s'agit d'al-Hasan ibn Shujâʿ, mais le premier avis est le bon.

(Notice) Il dit, dans le Livre de la médecine, au chapitre « La guérison est dans trois choses » : « Husayn m'a rapporté, d'après Ahmad ibn Manîʿ. » Al-Hâkim a dit : « Ce Husayn est Ibn Yahyâ ibn Jaʿfar ; al-Bukhârî a beaucoup rapporté d'après Yahyâ, et son fils al-Husayn était de grand rang ; son père rapportait de lui. » Al-Kalâbâdhî a dit : « Husayn, selon moi, est Ibn Muhammad ibn Ziyâd al-Qabbânî, car il détenait le Musnad d'Ahmad ibn Manîʿ, transmis de lui ; et al-Qabbânî était de ceux qui fréquentaient assidûment al-Bukhârî lorsque celui-ci se trouvait à Naysâbûr. »

Passage douteuxImprimé « أبو عمرو » ; lecture probable Abû ʿUmar (أبو عمر), kunya de Hafs ibn ʿUmar al-Hawdî. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : فهو أبو عمرو الحوضي البصري Imprimé « أبو عمرو » ; lecture probable Abû ʿUmar (أبو عمر), kunya connue d'ad-Dûrî le lecteur. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : أبو عمرو حفص بن عمر الدوري المقري

(Notice) Il dit, dans le chapitre de la préférence pour la droite dans les ablutions et le grand lavage (ghusl) : « Hafs ibn ʿUmar nous a rapporté : Shuʿba nous a rapporté », et cela revient souvent. Il a aussi donné des hadiths de lui d'après Hishâm ad-Dastuwâ'î, Yazîd ibn Ibrâhîm at-Tustarî et d'autres. Partout où il apparaît, c'est Abû ʿAmr al-Hawdî al-Basrî. À son époque vivaient Abû ʿAmr Hafs ibn ʿUmar ad-Dûrî, le lecteur du Coran, et plus d'un autre ; c'est pourquoi je l'ai distingué.

Passage douteux« ces trois endroits » alors que quatre chapitres sont énumérés : incohérence possible de l'imprimé ; traduit tel quel. Texte arabe imprimé : هو في هذه المواضع الثلاثة زكريا بن يحيى

(Notice) Il dit, dans le chapitre « Quand on ne trouve ni eau ni terre », dans le chapitre du vendredi, dans le chapitre de la tente dans la mosquée et dans le chapitre du retour du Prophète (paix et bénédictions sur lui) de l'expédition des Coalisés : « Zakariyyâ ibn Yahyâ nous a rapporté : ʿAbd Allâh ibn Numayr nous a rapporté. » Al-Kalâbâdhî a dit : « Il s'agit, dans ces trois endroits, de Zakariyyâ ibn Yahyâ ibn Sâlih, Abû Yahyâ al-Balkhî. » Abû Ahmad ibn ʿAdî a dit : « C'est Zakariyyâ ibn Yahyâ ibn Zakariyyâ ibn Abî Zâ'ida al-Kûfî. » De même, ad-Dâraqutnî a mentionné parmi les hommes d'al-Bukhârî Zakariyyâ ibn Yahyâ al-Kûfî. (Je dis) : j'ai trouvé al-Bukhârî, dans le chapitre des deux fêtes, disant : « Zakariyyâ ibn Yahyâ Abû s-Sukayn nous a rapporté : al-Muhâribî nous a rapporté », et il a dit, dans le chapitre de la sortie des femmes pour satisfaire leurs besoins : « Zakariyyâ nous a rapporté, il a dit : Abû Usâma nous a rapporté. » Il se peut donc que ce soit Abû s-Sukayn at-Tâ'î al-Kûfî, et il se peut que ce soit al-Balkhî ; il se peut aussi que celui qui est visé dans les autres endroits soit at-Tâ'î, car il rapporte lui aussi d'après Ibn Numayr. Mais le fait qu'al-Bukhârî se soit borné à distinguer celui des deux fêtes, à l'exclusion des autres, indique qu'ils sont deux personnes différentes.

(Notice) Il dit, dans le chapitre « Le bien est attaché au toupet des chevaux » : « Sulaymân a dit : Shuʿba nous a rapporté », et il a dit, dans le chapitre « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a appelé la foi une œuvre », vers la fin du livre : « Sulaymân nous a rapporté : Shuʿba nous a rapporté. » Ce Sulaymân est Ibn Harb al-Basrî, le juge de La Mecque ; al-Bukhârî a précisé sa filiation en plusieurs endroits de son livre.

(Notice) Il a dit, dans le commentaire de la sourate an-Nisâ' : « Sadaqa nous a rapporté : Yahyâ — c'est-à-dire Ibn Saʿîd al-Qattân — nous a rapporté. » Ce Sadaqa est Ibn al-Fadl al-Marwazî, l'un des mémorisateurs (huffâz) du Khurâsân. Al-Bukhârî a rapporté de lui, en d'autres endroits, des hadiths d'après Sufyân ibn ʿUyayna, ʿAbd ar-Rahmân ibn Mahdî, Hajjâj ibn Muhammad, al-Walîd ibn Muslim, Abû Khâlid al-Ahmar, Ghundar et Abû Muʿâwiya ; parfois il donne sa filiation. Parmi ses maîtres, il n'en est pas d'autre qui se nomme Sadaqa.

Passage douteuxImprimé خطأ (« erreur »), probablement خطا (« à l'écrit »), en parallèle avec نطقا ; lecture retenue : « se confondent à l'écrit ». Texte arabe imprimé : مشتبهان في الاسم خطأ مختلفان نطقا

(Notice) ʿAbbâs ibn al-Walîd et ʿAyyâsh ibn al-Walîd : ce sont deux maîtres dont les noms se confondent à l'écrit et diffèrent à la prononciation, qui s'accordent par le nom du père, à l'écrit comme à la prononciation, et qui sont deux personnes différentes. Le premier, عباس (ʿAbbâs), s'écrit avec la lettre à un point dessous (b) et le s sans point ; le second, عياش (ʿAyyâsh), avec la lettre à deux points dessous (y) et le sh avec points. J'ai exposé leur cas dans la section précédente ; qu'on s'y reporte.

(Notice) Il a dit, au chapitre « Celui qui demande aux gens pour amasser davantage » : « ʿAbd Allâh a ajouté : al-Layth m'a rapporté. » Ce ʿAbd Allâh est Ibn Sâlih, Abû Sâlih, le secrétaire d'al-Layth ; il l'a mentionné en d'autres endroits sous forme muʿallaq (sans chaîne complète). Il a dit au chapitre « Le takbîr quand on gravit une hauteur » : « ʿAbd Allâh nous a rapporté : ʿAbd al-ʿAzîz ibn Abî Salama nous a rapporté », et dans le commentaire de la sourate al-Fath : « ʿAbd Allâh nous a rapporté : ʿAbd al-ʿAzîz ibn Abî Salama nous a rapporté. » Quant au premier endroit, Abû ʿAlî ibn as-Sakan l'a identifié comme ʿAbd Allâh ibn Yûsuf, et Abû Masʿûd ad-Dimashqî a hésité entre ʿAbd Allâh ibn Sâlih, le secrétaire d'al-Layth, et ʿAbd Allâh ibn Rajâ' al-Ghudânî. Quant au second endroit, Abû Masʿûd a hésité à son sujet, tandis qu'Abû ʿAlî ibn as-Sakan et Abû Dharr, dans leurs versions, l'ont identifié comme ʿAbd Allâh ibn Maslama ; Abû ʿAlî al-Ghassânî, suivi par un groupe de savants tardifs, a affirmé qu'il s'agit de ʿAbd Allâh ibn Sâlih. Al-Mizzî a prouvé la justesse de cette identification par le fait qu'al-Bukhârî a rapporté le hadith en question dans le livre al-Adab al-mufrad d'après ʿAbd Allâh ibn Sâlih, en donnant sa filiation ; cela indique que c'est bien lui, et Allah sait mieux.

(Notice) Il a dit, au chapitre « Ce qui est réprouvé dans les lamentations sur le défunt » : « ʿAbd al-Aʿlâ l'a corroboré d'après Yazîd ibn Zurayʿ. » Ce ʿAbd al-Aʿlâ est ʿAbd al-Aʿlâ ibn Hammâd, l'un de ses maîtres.

(Notice) Il a dit, au chapitre « Et aux Thamûd, leur frère Sâlih » [Al-Aʿrâf : 73] : « ʿAbd Allâh nous a rapporté : Wahb ibn Jarîr nous a rapporté » ; au chapitre « Les signes de la prophétie » : « ʿAbd Allâh nous a rapporté : Abû ʿÂsim nous a rapporté » ; au chapitre « Poser l'enfant sur la cuisse » : « ʿAbd Allâh ibn Muhammad nous a rapporté : ʿÂrim nous a rapporté » ; et il a dit dans le commentaire de la sourate at-Tawba : « ʿAbd Allâh ibn Muhammad nous a rapporté : Yahyâ ibn Maʿîn nous a rapporté : Hajjâj nous a rapporté », et il a cité un hadith. ʿAbd Allâh, en ces endroits, est Ibn Muhammad al-Bukhârî al-Juʿfî al-Musnadî. L'auteur a beaucoup rapporté de lui ; en de nombreux endroits il le rattache à son père, tantôt il dit « al-Juʿfî », tantôt « al-Musnadî ». C'est l'un de ses maîtres les plus éminents, même s'il a rencontré des maîtres dont la chaîne de transmission est plus élevée que la sienne.

(Notice) Il a dit, dans le commentaire d'al-Baqara : « ʿAbd Allâh a dit : Sufyân nous a rapporté. » Ce ʿAbd Allâh est Ibn al-Walîd al-ʿAdanî et Sufyân ath-Thawrî ; al-Bukhârî ne l'a pas connu ; il est possible aussi que ce soit al-Musnadî mentionné plus haut, Sufyân étant alors Ibn ʿUyayna ; cette seconde hypothèse est à mes yeux la plus probable.

(Notice) Il a dit, dans le commentaire d'al-Aʿrâf : « ʿAbd Allâh nous a rapporté : Sulaymân ibn ʿAbd ar-Rahmân et Mûsâ ibn Hârûn — c'est al-Burdî — nous ont rapporté ; tous deux ont dit : al-Walîd ibn Muslim nous a rapporté. » Et il a dit, dans « La conversion d'Abû Bakr à l'islam » : « ʿAbd Allâh m'a rapporté d'après Yahyâ ibn Maʿîn : Ismâʿîl ibn Mujâlid nous a rapporté », et il a cité un hadith. Quant au premier, Ibn as-Sakan, dans sa version, l'a identifié comme ʿAbd Allâh ibn Hammâd, et c'est ce qu'ont affirmé Abû Nasr al-Kalâbâdhî et d'autres ; ʿAbd Allâh ibn Hammâd était l'un des élèves d'al-Bukhârî, et la transmission de ce dernier à partir de lui relève ici de la transmission des aînés d'après les cadets. Quant au second, Abû Zayd al-Marwazî l'a identifié comme ʿAbd Allâh ibn Hammâd, et c'est ce qu'a affirmé également Abû Nasr al-Kalâbâdhî ; quant à Abû ʿAlî ibn as-Sakan, il l'a identifié comme ʿAbd Allâh ibn Muhammad. Abû ʿAlî al-Jayyânî a dit : « Il n'a rien fait de valable. » (Je dis) Au contraire, sa démarche a une justification : on a vu plus haut, avant cette notice, qu'al-Bukhârî a rapporté d'après ʿAbd Allâh ibn Muhammad, d'après Yahyâ ibn Maʿîn, un autre hadith que celui-ci ; c'est là un indice qui renforce l'avis d'Abû ʿAlî ibn as-Sakan. La transmission de ʿAbd Allâh ibn Muhammad al-Musnadî d'après Yahyâ ibn Maʿîn relève de la transmission entre pairs (aqrân), et Allah sait mieux.

(Notice) Il a dit, dans « Les signes de la prophétie » : « ʿAbd al-Hamîd a dit : ʿUthmân ibn ʿUmar nous a rapporté », et il a cité un hadith. Les mémorisateurs s'accordent à dire que ce ʿAbd al-Hamîd est ʿAbd ibn Humayd, le mémorisateur (hâfiz) bien connu ; mais je n'ai trouvé ce hadith ni dans son Tafsîr ni dans son Musnad, et Allah sait mieux.

(Notice) Il a dit, au chapitre « Celui qui sort de sa retraite (iʿtikâf) au matin » : « ʿAbd ar-Rahmân nous a rapporté : Sufyân nous a rapporté » ; il a dit dans le commentaire d'al-Baqara : « ʿAbd ar-Rahmân m'a rapporté : Yahyâ ibn Saʿîd nous a rapporté » ; et il a dit dans la prière et dans les bonnes manières : « ʿAbd ar-Rahmân nous a rapporté : Bahz ibn Asad nous a rapporté. » Quant au premier, il figure avec sa filiation dans la version d'Abû Dharr al-Harawî : ʿAbd ar-Rahmân ibn Bishr, c'est-à-dire Ibn al-Hakam al-ʿAbdî an-Naysâbûrî, connu pour transmettre d'après Sufyân ibn ʿUyayna. Quant au deuxième endroit, je ne l'ai vu avec sa filiation dans aucune des versions ; l'auteur des Atrâf a affirmé qu'il s'agit de ʿAbd ar-Rahmân ibn Bishr. Quant aux deux autres endroits, Abû ʿAlî ibn as-Sakan et d'autres l'y ont identifié, lui aussi, comme ʿAbd ar-Rahmân ibn Bishr ; les deux hadiths sont connus par sa transmission, et Allah sait mieux.

(Ceux qui se nomment ʿAbda)

(Notice) Il a dit, au chapitre « Celui qui répète ses propos trois fois pour être compris » et dans l'histoire de Yûsuf : « ʿAbda nous a rapporté : ʿAbd as-Samad nous a rapporté. » Ce ʿAbda est Ibn ʿAbd Allâh al-Khuzâʿî al-Marwazî ; l'auteur a donné sa filiation dans le commentaire du Coran. Ibn ʿAdî a dit qu'al-Bukhârî a rapporté d'après ʿAbda ibn Sulaymân al-Marwazî, mais nul autre que lui ne l'a mentionné.

(Ceux qui se nomment ʿUthmân)

(Notice) Il a dit, au chapitre « Celui qui, debout, interroge un savant assis » et en plus d'un endroit : « ʿUthmân nous a rapporté : Jarîr nous a rapporté. » Ce ʿUthmân est Ibn Abî Shayba ; il revient à plusieurs endroits.

(Ceux qui se nomment ʿAlî)

(Notice) Il a dit, dans le Livre des prix du sang (diyât) : « ʿAlî nous a rapporté : Ishâq ibn Saʿîd ibn ʿAmr ibn Saʿîd ibn al-ʿÂsî nous a rapporté. » Ce ʿAlî, Abû ʿAlî al-Jayyânî ne l'a pas mentionné, et je ne l'ai vu avec sa filiation dans aucune des versions. L'auteur des Atrâf a admis la possibilité qu'il s'agisse de ʿAlî ibn al-Jaʿd, et ce n'est pas invraisemblable, car cet Ishâq ibn Saʿîd est ancien : il est mort avant Mâlik, de sorte que ni ʿAlî ibn al-Madînî ni al-Labaqî ne l'ont connu. Mais je n'ai pas trouvé, dans ce qu'al-Baghawî a réuni des hadiths de ʿAlî ibn al-Jaʿd, de transmission de sa part d'après as-Saʿîdî, et Allah sait mieux.

Passage douteuxImprimé « ابن أبي هشام » ; lecture probable Ibn Abî Hâshim (أبي هاشم), forme donnée plus loin pour le même rapporteur. Forme imprimée conservée (Ibn Abî Hishâm). Texte arabe imprimé : أن عليا هذا هو ابن أبي هشام

(Notice) Il a dit, au chapitre « La jalousie », du Livre du mariage : « ʿAlî nous a rapporté d'après Ibn ʿUlayya. » Abû Nasr al-Kalâbâdhî prétend que ce ʿAlî est Ibn Abî Hishâm ; il ne me paraît pas invraisemblable que ce soit ʿAlî ibn al-Madînî, et Allah sait mieux.

(Notice) Il a dit, au chapitre « Ce que l'on dit au retour d'une expédition » et au chapitre « La présence des anges à Badr » : « ʿAlî nous a rapporté : Bishr ibn al-Mufaddal nous a rapporté. » ʿAlî, aux deux endroits, est Ibn ʿAbd Allâh ibn al-Madînî ; il l'a explicité dans le Livre des bonnes manières, où il dit : « ʿAlî ibn ʿAbd Allâh nous a rapporté : Bishr ibn al-Mufaddal nous a rapporté. »

(Notice) Il a dit, au chapitre « L'incitation au mariage » : « ʿAlî nous a rapporté : j'ai entendu Hassân ibn Ibrâhîm. » Ce ʿAlî, al-Jayyânî ne l'a pas mentionné et je ne l'ai vu avec sa filiation dans aucune des versions ; l'auteur des Atrâf l'a identifié comme ʿAlî ibn ʿAbd Allâh : c'est donc Ibn al-Madînî.

(Notice) Il a dit, au chapitre « Le parfum pour le vendredi » : « ʿAlî nous a rapporté : Haramî ibn ʿUmâra nous a rapporté. » Ce ʿAlî est Ibn al-Madînî ; Ibn ʿAsâkir et d'autres l'ont explicité dans leur version, en disant : « ʿAlî ibn ʿAbd Allâh ibn Jaʿfar nous a rapporté. »

(Notice) Il a dit, dans la purification et en plus d'un endroit : « ʿAlî nous a rapporté : Sufyân nous a rapporté. » Ce ʿAlî est Ibn ʿAbd Allâh ibn Jaʿfar al-Madînî ; il a d'ailleurs donné sa filiation en de nombreux endroits.

(Notice) Il a dit, dans la préemption (shufʿa) et dans le commentaire d'al-Fath : « ʿAlî nous a rapporté : Shabâba nous a rapporté. » Ce ʿAlî, Abû Dharr, dans sa version d'après al-Mustamlî, l'a identifié aux deux endroits comme ʿAlî ibn Salama, c'est-à-dire al-Labaqî ; au second endroit, dans sa version d'après Abû l-Haytham et Abû Muhammad al-Hamawî, il l'a identifié comme ʿAlî ibn ʿAbd Allâh ; et Abû ʿAlî ibn as-Sakan l'a identifié de même dans sa version d'après al-Firabrî. Abû ʿAlî al-Jayyânî a jugé plus probable qu'il s'agisse d'Ibn Salama, et Allah sait mieux.

(Notice) Il a dit, au chapitre « S'il jure de ne pas boire de nabîdh » : « ʿAlî m'a rapporté qu'il a entendu ʿAbd al-ʿAzîz ibn Abî Hâzim. » Ce ʿAlî, al-Jayyânî ne l'a pas mentionné et je ne l'ai trouvé avec sa filiation dans aucune des versions ; mais Khalaf, dans ses Atrâf, l'a identifié comme ʿAlî ibn ʿAbd Allâh : c'est donc Ibn al-Madînî.

(Notice) Il a dit, dans le commentaire de la sourate al-Hashr : « ʿAlî nous a rapporté : ʿAbd ar-Rahmân — c'est Ibn Mahdî — nous a rapporté. » Cela revient souvent ; c'est Ibn al-Madînî, et il a donné sa filiation au chapitre « L'invocation quand on se réveille la nuit », dans les invocations, et ailleurs.

(Notice) Il a dit, dans le commentaire de la sourate al-Mâ'ida et au chapitre « L'invocation dans la prière » du Livre des invocations : « ʿAlî nous a rapporté : Mâlik ibn Suʿayr nous a rapporté. » Ce ʿAlî est Ibn Salama al-Labaqî — اللبقي (al-Labaqî), avec a sur le l et sur la lettre à un point dessous (b), suivie d'un q — ; c'est ce qu'ont affirmé Abû Masʿûd ad-Dimashqî et Abû Nasr al-Kalâbâdhî, et il figure avec sa filiation dans la version d'Abû Dharr d'après al-Mustamlî, au premier endroit.

(Notice) Il a dit, au chapitre « Le remède par les dattes ʿajwa » : « ʿAlî nous a rapporté : Ibn Marwân nous a rapporté. » Ce ʿAlî, je ne l'ai vu avec sa filiation dans aucune des versions, et Abû ʿAlî al-Ghassânî ne l'a pas mentionné ; l'auteur des Atrâf a indiqué qu'il s'agit de ʿAlî ibn ʿAbd Allâh, c'est-à-dire Ibn al-Madînî.

(Notice) Il a dit, au chapitre « La récitation du pervers et de l'hypocrite » : « ʿAlî nous a rapporté : Hishâm — c'est Ibn Yûsuf — nous a rapporté : Maʿmar nous a rapporté. » Ce ʿAlî est Ibn al-Madînî.

Passage douteuxImprimé « المستلمي » ; lecture probable al-Mustamlî (المستملي). Forme imprimée conservée (al-Mustalimî). Texte arabe imprimé : عن المستلمي علي بن أبي هاشم

(Notice) Il a dit, au chapitre « Ce dont on a acquitté la zakât n'est pas un trésor thésaurisé » : « ʿAlî nous a rapporté qu'il a entendu Hushaym », et dans le commentaire d'Âl ʿImrân : « ʿAlî nous a rapporté : Hushaym nous a rapporté. » Quant au premier, Abû Dharr, dans sa version d'après al-Mustalimî, l'a identifié comme ʿAlî ibn Abî Hâshim, et Abû Masʿûd ad-Dimashqî s'est accordé avec lui là-dessus ; de même, Abû Dharr, d'après al-Mustamlî, a identifié ainsi ce ʿAlî au second endroit, et Allah sait mieux.

Passage douteux« حدثنا » imprimé deux fois de suite (dittographie probable) ; traduit une seule fois. Texte arabe imprimé : حدثنا حدثنا على حدثنا وهب

(Notice) Il a dit, au chapitre « Étendre la soie pour s'y asseoir » : « ʿAlî nous a rapporté : Wahb ibn Jarîr nous a rapporté. » Ce ʿAlî, je ne l'ai pas vu avec sa filiation ; le plus apparent est qu'il s'agit d'Ibn al-Madînî.

(Notice) Il a dit, au chapitre « La maladie du Prophète (paix et bénédictions sur lui) et sa mort » : « ʿAlî nous a rapporté : Yahyâ nous a rapporté. » Ce ʿAlî est Ibn al-Madînî ; il a beaucoup rapporté de lui, d'après Yahyâ ibn Saʿîd al-Qattân.

(Notice) Il a dit, au chapitre « Où prie-t-on le zuhr le jour de tarwiya ? », du Livre du pèlerinage : « ʿAlî nous a rapporté qu'il a entendu Abû Bakr ibn ʿAyyâsh. » Ce ʿAlî, je ne l'ai pas vu avec sa filiation, et il semble bien que ce soit Ibn al-Madînî.

(Notice) Il a dit, dans les bonnes manières, au chapitre « Poser l'enfant sur la cuisse » : « ʿAbd Allâh ibn Muhammad nous a rapporté : ʿÂrim nous a rapporté : al-Muʿtamir ibn Sulaymân nous a rapporté d'après son père : j'ai entendu Abû Tamîma rapporter d'après Abû ʿUthmân, d'après Usâma ibn Zayd. Et d'après ʿAlî : Yahyâ nous a rapporté : Sulaymân nous a rapporté d'après Abû ʿUthmân, d'après Usâma. » Pour ʿAlî, il est apparent qu'il s'agit de ʿAlî ibn al-Madînî, car il a beaucoup rapporté d'après Yahyâ ibn Saʿîd al-Qattân, comme nous l'avons exposé. Mais sa parole « Et d'après ʿAlî » est-elle coordonnée à ʿÂrim — ce serait alors une transmission entre pairs —, ou bien al-Bukhârî l'a-t-il rapportée de son maître ʿAlî par la formule « d'après » (ʿanʿana)29 ? Et, dans la seconde hypothèse, quelle en est la raison cachée ?

(Notice) Il a dit, au chapitre « L'envie légitime à l'égard de celui qui possède le Coran » : « ʿAlî ibn Ibrâhîm nous a rapporté qu'il a entendu Rawh ibn ʿUbâda. » On a divergé sur l'identification de ce ʿAlî. On a dit que c'est ʿAlî ibn Ibrâhîm ibn ʿAbd Allâh ibn ʿAbd al-Hamîd al-Wâsitî — al-Hâkim l'a rapporté, et al-Lâlakâ'î et Ibn as-Samʿânî l'ont jugé plus probable — ; on a dit aussi que c'est ʿAlî ibn ʿAbd Allâh ibn Ibrâhîm al-Baghdâdî, rattaché seulement à son grand-père — al-Hâkim l'a rapporté également. Al-Bukhârî a rapporté, au chapitre « Répondre à celui qui invite », d'après ʿAlî ibn ʿAbd Allâh ibn Ibrâhîm, d'après Hajjâj ibn Muhammad, un autre hadith. Abû Ahmad ibn ʿAdî a dit : « Il se peut que ʿAlî ibn Ibrâhîm, qui figure dans les mérites, soit ʿAlî ibn al-Husayn ibn Ibrâhîm ibn Ishkâb, qu'il a rattaché à son grand-père ; il a rapporté d'après son frère Muhammad dans le Jâmiʿ. » (Je dis) La première opinion est la plus juste et la plus exacte ; al-Bukhârî a d'ailleurs rapporté dans l'Histoire (at-Târîkh), d'après ʿAlî ibn Ibrâhîm, un autre hadith.

(Ceux qui se nomment ʿUmar)

(Notice) Il a dit, dans le commentaire de « Par la nuit quand elle enveloppe ! » [Al-Layl : 1] : « ʿUmar nous a rapporté : mon père nous a rapporté : al-Aʿmash nous a rapporté. » Ce ʿUmar est Ibn Hafs ibn Ghiyâth ; il figure avec sa filiation dans la version d'Abû Dharr. Je ne l'ai signalé que parce qu'il a rapporté, en un autre endroit, d'après ʿUmar ibn Muhammad ibn al-Hasan al-Kûfî, d'après son père, et que le père de celui-ci rapporte d'après al-Aʿmash.

(Ceux qui se nomment ʿAyyâsh)

(Notice) ʿAyyâsh : il a été traité plus haut, à ʿAbbâs.

(Ceux qui se nomment Muhammad)

Passage douteuxImprimé أمامة, probablement إمامة : « l'imamat » (titre de chapitre du Sahîh). Texte arabe imprimé : باب أمامة المفتون والمبتدع

(Notice) Il a dit, au chapitre « L'imamat de celui qui est en proie à la sédition et de l'innovateur » : « Muhammad ibn Abân nous a rapporté : Ghundar nous a rapporté. » On a dit que c'est al-Balkhî, le répétiteur (mustamlî) de Wakîʿ, et on a dit que c'est al-Wâsitî.

Passage douteuxImprimé « عبد الله بن موسى » ; lecture probable ʿUbayd Allâh ibn Mûsâ (عبيد الله), forme donnée à la fin de la notice. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : حدثنا محمد بن خالد حدثنا عبد الله بن موسى Imprimé « dans les jugements (al-ahkâm) », alors que le quatrième passage cité est attribué au Livre de l'unicité divine (at-Tawhîd) ; rendu tel qu'imprimé, incohérence probable. Texte arabe imprimé : أما الذي في الاحكام فذكر خلف

(Notice) Il a dit, dans le jeûne : « Muhammad ibn Khâlid nous a rapporté : Muhammad ibn Mûsâ ibn Aʿyan nous a rapporté » ; il a dit, au chapitre « La formule de protection (ruqya) contre le mauvais œil », du Livre de la médecine : « Muhammad ibn Khâlid nous a rapporté : Muhammad ibn Wahb ibn ʿAtiyya nous a rapporté : Muhammad ibn Harb nous a rapporté » ; il a dit dans les invocations (al-adhkâr) : « Muhammad ibn Khâlid nous a rapporté : al-Ansârî, Muhammad ibn ʿAbd Allâh, nous a rapporté » ; et il a dit dans le Livre de l'unicité divine (at-Tawhîd) : « Muhammad ibn Khâlid nous a rapporté : ʿAbd Allâh ibn Mûsâ nous a rapporté. » Al-Hâkim, al-Kalâbâdhî et Abû Masʿûd ont dit : Muhammad ibn Khâlid est adh-Dhuhlî, que l'auteur a rattaché au grand-père de son père, car il est Muhammad ibn Yahyâ ibn ʿAbd Allâh ibn Khâlid ibn Fâris. Abû Muhammad ibn al-Jârûd a rapporté, d'après Muhammad ibn Yahyâ adh-Dhuhlî, d'après Muhammad ibn Wahb ibn ʿAtiyya, le deuxième hadith, celui qui figure dans la médecine : c'est un indice que c'est bien lui, outre qu'il est nommé explicitement dans la version d'al-Asîlî, qui dit : « Muhammad ibn Khâlid adh-Dhuhlî nous a rapporté. » Quant à celui qui figure dans les jugements (al-ahkâm), Khalaf a indiqué que c'est al-Wâqifî ; Ibn ʿAdî a mentionné parmi les maîtres d'al-Bukhârî Muhammad ibn Khâlid ibn Jabala al-Wâqifî, et al-Bukhârî a rapporté de lui, d'après ʿUbayd Allâh ibn Mûsâ.

(Notice) Il a dit, dans le Livre de la conciliation (as-sulh) : « Muhammad ibn ʿAbd Allâh nous a rapporté : al-Uwaysî et Ishâq ibn Muhammad al-Farwî nous ont rapporté » ; il a dit dans le combat sacré (al-jihâd) : « Muhammad ibn ʿAbd Allâh nous a rapporté : Husayn ibn Muhammad nous a rapporté » ; il a dit dans les expéditions (al-maghâzî) : « Muhammad ibn ʿAbd Allâh nous a rapporté : Hammâd ibn Masʿada nous a rapporté » ; il a dit dans le commentaire d'al-Kahf : « Muhammad ibn ʿAbd Allâh nous a rapporté : Saʿîd ibn Abî Maryam nous a rapporté » ; il a dit dans le commentaire de Sâd : « Muhammad ibn ʿAbd Allâh nous a rapporté : Muhammad ibn ʿUbayd at-Tanâfisî nous a rapporté » ; il a dit dans les serments et les vœux : « Muhammad ibn ʿAbd Allâh nous a rapporté : ʿUthmân ibn ʿUmar nous a rapporté » ; il a dit dans les peines légales (al-hudûd) : « Muhammad ibn ʿAbd Allâh nous a rapporté : ʿÂsim ibn ʿAlî nous a rapporté » ; il a dit dans la qasâma (serment collectif en cas d'homicide) : « Muhammad ibn ʿAbd Allâh nous a rapporté : Muhammad ibn Sâbiq nous a rapporté » ; et il a dit dans l'unicité divine : « Muhammad ibn ʿAbd Allâh nous a rapporté : Yahyâ ibn Bukayr nous a rapporté. » Quant au premier endroit, celui de la conciliation, il se présente ainsi dans toutes les versions, sauf celle d'Abû Ahmad al-Jurjânî et celle d'Ibrâhîm ibn Maʿqil an-Nasafî : la mention de Muhammad ibn ʿAbd Allâh en est tombée, de sorte que le hadith, chez eux deux, est rapporté par al-Bukhârî d'après Ishâq al-Farwî et al-Uwaysî sans intermédiaire. Al-Hâkim a indiqué que ce Muhammad ibn ʿAbd Allâh est adh-Dhuhlî, qu'al-Bukhârî a rattaché à son grand-père. Quant au deuxième, celui du combat sacré, al-Kalâbâdhî a affirmé que c'est adh-Dhuhlî, tandis que dans la version d'Abû ʿAlî ibn as-Sakan il est dit que c'est Muhammad ibn ʿAbd Allâh ibn al-Mubârak al-Mukharrimî, le juge de Bagdad. Quant au troisième, celui des expéditions, al-Kalâbâdhî a affirmé que c'est adh-Dhuhlî, et al-Barqânî l'a affirmé de même. Quant au quatrième, celui du commentaire d'al-Kahf, al-Hâkim a affirmé que c'est adh-Dhuhlî. Quant au cinquième, celui du commentaire de Sâd, al-Kalâbâdhî a dit : « Je pense que c'est adh-Dhuhlî. » Quant au sixième et au septième, al-Jayyânî a dit : « Je ne l'ai vu avec sa filiation dans aucune des versions, et al-Kalâbâdhî n'en a rien dit. » (Je dis) Al-Mizzî a affirmé dans at-Tahdhîb qu'il s'agit, dans ces deux endroits aussi, d'adh-Dhuhlî. Al-Bukhârî a rapporté, dans le Livre du commencement de la création, d'après Muhammad ibn ʿAbd Allâh ibn al-Mubârak al-Mukharrimî, comme on l'a vu, et d'après Muhammad ibn ʿAbd Allâh ibn Ismâʿîl ibn Abî th-Thalj, qui sont tous deux de cette génération (tabaqa). Il a rapporté aussi, dans le commentaire du Coran, d'après Muhammad ibn ʿAbd Allâh ar-Raqâshî, ainsi que d'après Muhammad ibn ʿAbd Allâh ibn Numayr et Muhammad ibn ʿAbd Allâh ibn Hawshab, qui sont tous deux d'une génération plus élevée que celle-ci, et d'après Muhammad ibn ʿAbd Allâh al-Ansârî, qui est plus élevé qu'Ibn Hawshab et ar-Raqâshî. Quant au huitième, celui de la qasâma, al-Kalâbâdhî a dit : « On dit que c'est adh-Dhuhlî », et Allah sait mieux. Quant au neuvième, al-Jayyânî ne l'a pas mentionné, et al-Mizzî a affirmé dans at-Tahdhîb que c'est adh-Dhuhlî, et Allah le Très-Haut sait mieux.

(Notice) Il a dit, en deux endroits de la prière : « Muhammad ibn Abân nous a rapporté : Ghundar nous a rapporté. » Ce Muhammad ibn Abân est al-Wâsitî, qui a rapporté d'après les Basriens, et Ghundar est basrien. Ibn ʿAdî prétend qu'il s'agit de Muhammad ibn Abân al-Balkhî ; al-Bâjî a dit : « C'est une méprise, car al-Balkhî ne rapporte que d'après les Koufiens. » (Je dis) Ce qui le confirme, c'est qu'al-Bukhârî a mentionné al-Wâsitî dans son Târîkh et n'a pas mentionné al-Balkhî.

Passage douteuxImprimé « السمعاني » ; lecture probable as-Simnânî (السمناني) : Muhammad ibn Abî l-Husayn Jaʿfar as-Simnânî. Forme imprimée conservée (as-Samʿânî). Texte arabe imprimé : هذا هو السمعاني واسم أبيه

(Notice) Il a dit, au chapitre « L'expédition de Khaybar » : « Muhammad ibn Abî l-Husayn m'a rapporté : ʿUmar ibn Hafs nous a rapporté. » Ce Muhammad ibn Abî l-Husayn est as-Samʿânî ; le nom de son père est Jaʿfar. Il comptait parmi les mémorisateurs et appartient à la génération d'al-Bukhârî ; il n'a chez lui, dit-on, que ce seul hadith.

Passage douteuxImprimé « الفرياني » ; lecture probable al-Firyâbî (الفريابي). Forme imprimée conservée (al-Firyânî). Texte arabe imprimé : يوسف وهو الفرياني وهو أعلى

(Notice) Il a dit, au chapitre « Les mérites des Compagnons » : « Muhammad ibn Yûsuf nous a rapporté : Ahmad ibn Ibrâhîm ibn Yazîd al-Harrânî nous a rapporté. » Ce Muhammad ibn Yûsuf est al-Baykandî al-Bukhârî, l'un de ses maîtres les plus jeunes ; car al-Bukhârî a beaucoup rapporté dans le Jâmiʿ d'après Muhammad ibn Yûsuf, qui est al-Firyânî, d'une génération plus élevée que celui-ci. Il a dit aussi dans la science : « Muhammad ibn Yûsuf nous a rapporté : Abû Mushir nous a rapporté » ; ce Muhammad ibn Yûsuf est lui aussi al-Baykandî.

(Notice) Il a dit, dans les mérites des Ansâr : « Muhammad ibn Yahyâ nous a rapporté qu'il a entendu Shâdhân. » Al-Hâkim et al-Kalâbâdhî ont affirmé que c'est Muhammad ibn Yahyâ ibn ʿAbd al-ʿAzîz as-Sâ'igh, et non adh-Dhuhlî.

(Notice) Il a dit, dans les ventes : « Muhammad ibn ʿAmr nous a rapporté : al-Makkî ibn Ibrâhîm nous a rapporté. » Ad-Dâraqutnî a affirmé que c'est Abû Ghassân ar-Râzî, connu30 sous le nom de Zunayj ; dans la version d'Abû Ahmad al-Jurjânî, il est dit que c'est Muhammad ibn ʿAmr ibn ʿAbbâd ibn Jabala ; et al-Hâkim et al-Kalâbâdhî ont affirmé que c'est Muhammad ibn ʿAmr as-Sawwâq al-Balkhî, ce que confirme le fait que son maître al-Makkî est balkhien, et Allah sait mieux.

(Notice) Il a dit, au chapitre « Le mérite d'Abû Bakr » : « Muhammad ibn Yazîd al-Kûfî nous a rapporté : al-Walîd nous a rapporté d'après al-Awzâʿî. » Ce Muhammad ibn Yazîd est ar-Rifâʿî, Abû Hishâm, selon ce qu'ont affirmé Abû Ahmad ibn ʿAdî, Abû l-Walîd al-Bâjî, al-Khatîb et d'autres ; d'autres encore ont affirmé que c'est Muhammad ibn Yazîd al-Hizâmî, lui aussi koufien. Al-Bukhârî l'a mentionné dans l'Histoire en disant : « Muhammad ibn Yazîd al-Kûfî a entendu al-Walîd ibn Muslim et Damra », et il a mentionné Abû Hishâm ar-Rifâʿî dans une notice à part : c'est là un indice qui renforce l'idée que celui qu'il mentionne dans le Sahîh est al-Hizâmî, et Allah sait mieux.

(Notice) Il a dit, dans la médecine : « Muhammad nous a rapporté : Ahmad ibn Bashîr, Abû Bakr, nous a rapporté. » Abû Nasr al-Kalâbâdhî a affirmé que c'est Muhammad ibn Salâm, et c'est ainsi que l'ont identifié al-Asîlî et Abû Dharr dans leurs versions.

(Notice) Il a dit, dans le commentaire de la sourate Barâ'a : « Muhammad nous a rapporté : Ahmad ibn Abî Shuʿayb nous a rapporté. » Il en est ainsi dans la plupart des versions ; la mention de Muhammad est tombée de la version d'Abû ʿAlî ibn as-Sakan, de sorte que le hadith est rapporté par al-Bukhârî d'après Ahmad ibn Abî Shuʿayb lui-même. Al-Hâkim a affirmé que c'est Muhammad ibn Ibrâhîm al-Bûshanjî, et il a dit une autre fois que c'est Muhammad ibn an-Nadr an-Naysâbûrî. Abû ʿAlî al-Jayyânî a dit : « Mon avis est que c'est Muhammad ibn Yahyâ adh-Dhuhlî, car ce même hadith se trouve dans le livre ʿIlal hadîth31 Ibrâhîm (Les défauts cachés des hadiths d'Ibrâhîm) de Muhammad ibn Yahyâ adh-Dhuhlî. » (Je dis) C'est ce qu'a affirmé al-Bayhaqî dans ad-Dalâ'il.

(Notice) Il a dit, dans l'unicité divine : « Muhammad nous a rapporté : Ahmad ibn Sâlih nous a rapporté. » Il en est ainsi dans la majorité des versions ; la mention de Muhammad est tombée chez Ibn as-Sakan. Al-Hâkim et al-Kalâbâdhî ont affirmé que ce Muhammad est adh-Dhuhlî.

(Deux notices) Il a dit, dans le mariage et dans les bonnes manières : « Muhammad nous a rapporté : Ismâʿîl ibn Jaʿfar nous a rapporté » ; et il a dit dans la vente à terme (as-salam) : « Muhammad nous a rapporté : Ismâʿîl ibn ʿUlayya nous a rapporté. » Abû Dharr a dit dans sa version, pour le premier : « C'est Ibn Salâm » ; et al-Kalâbâdhî a affirmé que c'est Muhammad ibn Salâm aux deux endroits.

(Notice) Il a dit, dans la prière, au chapitre « La demande de pluie (istisqâ') dans la mosquée du vendredi » : « Muhammad nous a rapporté : Abû Damra — c'est Anas ibn ʿIyâd — nous a rapporté. » Dans la version d'al-Asîlî et d'autres, on trouve : « Muhammad ibn Salâm nous a rapporté. »

(Notice) Il a dit, au début du Livre de l'emprunt (al-istiqrâd) : « Muhammad nous a rapporté : Jarîr nous a rapporté. » Il figure avec sa filiation dans la version d'Abû ʿAlî ash-Shabbuwî et d'autres : Muhammad ibn Salâm ; et dans la version d'Abû Dharr d'après Abû l-Haytham, il est dit que c'est Muhammad ibn Yûsuf. Et il a dit dans les successions (al-farâ'id) : « Muhammad nous a rapporté : Jarîr nous a rapporté. » Al-Jayyânî a dit : « C'est Ibn Salâm, si Allah le Très-Haut le veut. »

(Notice) Il a dit, au chapitre « Ce qui est rapporté au sujet des fils d'Israël » : « Muhammad nous a rapporté : Hajjâj ibn al-Minhâl nous a rapporté. » Al-Hâkim a dit : « C'est adh-Dhuhlî » ; et Abû ʿAlî ibn as-Sakan l'a identifié dans sa version en disant : « Muhammad ibn Maʿmar ».

Passage douteuxImprimé « شريح بن النعمان » (ici et plus bas dans la même notice) ; lecture probable Surayj ibn an-Nuʿmân (سريج), qui rapporte d'après Fulayh. Forme imprimée conservée (Shurayh). Texte arabe imprimé : حدثنا محمد حدثنا شريح بن النعمان

(Notice) Il a dit, au chapitre du pèlerinage et au chapitre des expéditions : « Muhammad nous a rapporté : Shurayh ibn an-Nuʿmân nous a rapporté : Fulayh nous a rapporté. » Al-Hâkim a dit que c'est adh-Dhuhlî aux deux endroits ; Abû ʿAlî ibn as-Sakan a identifié celui du pèlerinage comme Muhammad ibn Salâm ; et Abû ʿAlî al-Jayyânî a dit : « Le plus vraisemblable, à mon avis, est que c'est Muhammad ibn Râfiʿ, car al-Bukhârî a dit dans la conciliation : “Muhammad ibn Râfiʿ nous a rapporté : Shurayh ibn an-Nuʿmân nous a rapporté : Fulayh nous a rapporté” ; ces trois hadiths proviennent donc d'un même recueil (nuskha). » (Je dis) Abû Dharr a dit dans sa version, à propos du hadith qui figure dans les expéditions : « C'est Ibn Râfiʿ » ; cela concorde avec ce qu'a jugé plus probable al-Jayyânî.

(Notice) Il dit dans le Commencement de la création : « Muhammad nous a rapporté : Ibn Abî Maryam nous a rapporté. » C'est ainsi que cela figure dans la version d'Abû Dharr d'après Abû l-Haytham ; dans la version des autres, la mention de Muhammad est tombée : ils l'ont rapporté d'al-Bukhârî d'après Saʿîd ibn Abî Maryam. Si Abû l-Haytham l'a correctement retenu, il s'agit d'adh-Dhuhlî, comme nous l'avons exposé auparavant : il a en effet rapporté, dans l'exégèse de la sourate al-Kahf, d'après Muhammad ibn ʿAbd Allâh, d'après Ibn Abî Maryam, et al-Hâkim a affirmé avec certitude qu'il s'agit d'adh-Dhuhlî. Et Allah sait mieux.

(Notice) Il dit dans la Purification, le Jihad, les Expéditions et l'Exégèse : « Muhammad nous a rapporté : Sufyân ibn ʿUyayna nous a rapporté. » Ce Muhammad est Ibn Salâm, car il a précisé sa filiation à un autre endroit, dans la Purification.

(Notice) Il dit dans le Jeûne : « Muhammad nous a rapporté : Abû Khâlid Sulaymân ibn Hayyân al-Ahmar nous a rapporté. » Ibn as-Sakan l'a identifié comme Muhammad ibn Salâm, et c'est ce qu'a indiqué al-Kalâbâdhî.

(Notice) Il dit dans la Prière ainsi que dans les Serments et les vœux : « Muhammad nous a rapporté : Abû l-Ahwas Sallâm ibn Sulaym nous a rapporté. » Ibn as-Sakan l'a identifié comme Muhammad ibn Salâm ; de même al-Asîlî et d'autres l'ont identifié ainsi dans le hadith qui se trouve dans la Prière.

Passage douteuxImprimé « محمد بن يسار » ; lecture probable Muhammad ibn Bashshâr (بشار), Bundâr. Forme imprimée conservée (Muhammad ibn Yasâr). Texte arabe imprimé : عن محمد بن يسار عن سهيل بن يوسف

(Notice) Il dit dans la Mention des prophètes : « Muhammad nous a rapporté, il a dit : Suhayl ibn Yûsuf nous a rapporté. » Ibn as-Sakan l'a identifié comme Muhammad ibn Salâm. Al-Kalâbâdhî a dit : « Abû Ahmad al-Hâfiz m'a dit : c'est Ibn al-Muthannâ. » Al-Bukhârî a d'ailleurs rapporté dans le Jihad, d'après Muhammad ibn Yasâr, d'après Suhayl ibn Yûsuf, un autre hadith que celui-ci.

(Notice) Il dit dans les Prix du sang : « Muhammad nous a rapporté : ʿAbd Allâh ibn Idrîs nous a rapporté. » Ibn as-Sakan l'a identifié comme Muhammad ibn Salâm.

(Notice) Il dit dans la Mention des Fils d'Israël : « Muhammad nous a rapporté : ʿAbd Allâh ibn Rajâ' nous a rapporté. » Al-Jayyânî a dit : « Aucun des transmetteurs n'a précisé sa filiation ; peut-être s'agit-il de Muhammad ibn Yahyâ adh-Dhuhlî. » (Je dis) Abû Dharr al-Harawî a admis, dans sa version, la possibilité qu'il s'agisse d'adh-Dhuhlî ; il a dit en effet : « Il est vraisemblable que ce Muhammad soit adh-Dhuhlî. Al-Bukhârî a bien entendu ʿAbd Allâh ibn Rajâ', mais ce hadith, il le tient de Muhammad, d'après ʿAbd Allâh ibn Rajâ'. » Puis il l'a cité avec sa propre chaîne, d'après Muhammad ibn Yahyâ ibn ʿAbd Allâh adh-Dhuhlî, d'après ʿAbd Allâh ibn Rajâ'. De même, Abû Nuʿaym l'a donné dans son Mustakhraj par la voie d'adh-Dhuhlî, d'après ʿAbd Allâh ibn Rajâ'. Al-Barqânî a dit : « On a dit que c'est adh-Dhuhlî. »

Passage douteuxImprimé « عن محمد النفيلي » ; lecture probable « عن محمد عن النفيلي » (un « عن » tombé) : « d'après Muhammad, d'après an-Nufaylî ». Forme imprimée conservée (« d'après Muhammad an-Nufaylî »). Texte arabe imprimé : ثم قال أخرجه البخاري عن محمد النفيلي

(Notice) Il dit dans l'Exégèse, vers la fin de l'exégèse de la sourate al-Baqara : « Muhammad nous a rapporté : ʿAbd Allâh ibn Muhammad an-Nufaylî nous a rapporté. » C'est ainsi que cela figure dans toutes les versions, sauf dans celle d'Abû ʿAlî ibn as-Sakan, qui l'a donné d'al-Bukhârî d'après an-Nufaylî, sans mentionner personne entre eux. Al-Kalâbâdhî a dit : « Je pense que ce Muhammad est adh-Dhuhlî. » Il a dit : « Et Abû ʿAbd Allâh ibn al-Bayyiʿ m'a dit : c'est Muhammad ibn Ibrâhîm al-Bûshanjî. » Il a dit : « Et cela fait partie de ce qu'al-Bûshanjî a dicté à Naysâbûr. » (Je dis) Al-Hâkim a rapporté cela dans son Târîkh d'après la copie d'Abû ʿAbd Allâh ibn al-Akhram. Abû Nuʿaym a donné ce hadith dans son Mustakhraj par la voie d'Abû Hâtim Muhammad ibn Idrîs ar-Râzî, d'après an-Nufaylî, puis il a dit : « Al-Bukhârî l'a donné d'après Muhammad an-Nufaylî. » Il est possible que ce Muhammad soit Abû Hâtim.

(Notice) Il dit dans la Prière et en plusieurs endroits : « Muhammad nous a rapporté : ʿAbd Allâh nous a rapporté », sans préciser leur filiation. Muhammad est Ibn Muqâtil et ʿAbd Allâh est Ibn al-Mubârak ; il a précisé leur filiation, à tous deux ou à l'un d'eux, en plusieurs endroits, et Abû ʿAlî ibn as-Sakan a affirmé avec certitude ce que nous avons dit.

Passage douteuxImprimé نسخة أبو علي, grammaticalement fautif pour نسخة أبي علي : traduit « la copie d'Abû ʿAlî ibn Shabbuwayh ». Texte arabe imprimé : ثم راجعت نسخة أبو علي بن شبويه

(Notice) Il dit dans les Ventes : « Muhammad nous a rapporté : ʿAbd Allâh ibn Yazîd nous a rapporté. » Al-Jayyânî a dit : « Aucun des transmetteurs n'a précisé sa filiation. » (Je dis) Il nous apparaît que c'est adh-Dhuhlî, et c'est ce qu'a affirmé avec certitude al-Hâkim. Puis j'ai consulté la copie d'Abû ʿAlî ibn Shabbuwayh : il l'avait omis, si bien que la chaîne devient : d'al-Bukhârî d'après ʿAbd Allâh ibn Yazîd, sans mention de personne entre eux.

(Notice) Il dit dans le Pèlerinage ainsi que dans le Vêtement : « Muhammad nous a rapporté : ʿAbd al-Aʿlâ nous a rapporté. » Ibn as-Sakan l'a identifié comme Muhammad ibn Salâm, et dans la version d'Abû Dharr, dans le Pèlerinage, on lit : « Muhammad – c'est Ibn Salâm – nous a rapporté. » Al-Jayyânî a dit : « Al-Bukhârî a aussi rapporté dans le Pèlerinage d'après Muhammad ibn al-Muthannâ, d'après ʿAbd al-Aʿlâ. » Et Allah sait mieux.

(Notice) Il dit dans l'Affranchissement ainsi que dans les Troubles : « Muhammad nous a rapporté : ʿAbd ar-Razzâq nous a rapporté. » Al-Hâkim a affirmé avec certitude que c'est adh-Dhuhlî ; Ibn as-Sakan a identifié celui de l'Affranchissement comme Muhammad ibn Salâm, ce qui ne vaut rien, et ce qu'a mentionné al-Hâkim est plus proche de la vérité. C'est ce qu'a dit al-Jayyânî. (Je dis) Il me semble vraisemblable que Muhammad, aux deux endroits, soit Muhammad ibn Râfiʿ, car al-Bukhârî a donné d'après lui, d'après ʿAbd ar-Razzâq, d'autres hadiths que celui-ci.

(Notice) Il dit dans la Science : « Muhammad nous a rapporté : al-Muhâribî nous a rapporté », c'est-à-dire ʿAbd ar-Rahmân ibn Muhammad. Ce Muhammad, Abû Dharr et al-Asîlî l'ont identifié dans leurs versions comme Ibn Salâm.

(Notice) Il dit dans l'Exégèse : « Muhammad nous a rapporté : ʿAbd ar-Rahmân ibn Mahdî nous a rapporté. » Ce Muhammad, Abû ʿAlî ibn as-Sakan l'a identifié comme Ibn Salâm.

(Notice) Il dit dans l'Émigration : « Muhammad nous a rapporté : ʿAbd as-Samad nous a rapporté. » Ce Muhammad, Ibn as-Sakan l'a identifié comme Ibn Bashshâr Bundâr. Abû Nuʿaym a dit : « On dit que Muhammad est ici Abû Mûsâ Muhammad ibn al-Muthannâ. »

(Notice) Il dit dans la Purification, la Prière, les Funérailles, les Mérites, le Mariage et l'Unicité : « Muhammad nous a rapporté : ʿAbd al-Wahhâb nous a rapporté », c'est-à-dire ath-Thaqafî. Ce Muhammad, Ibn as-Sakan l'a identifié, à certains de ces endroits, comme Ibn Salâm ; de même Abû Dharr dans la Prière ; et al-Asîlî l'a identifié, dans les Funérailles, comme Muhammad ibn al-Muthannâ. Al-Bukhârî a d'ailleurs explicitement donné le nom de son père dans les Sacrifices et ailleurs, et il a rapporté, dans l'exégèse de « Iqtarabat » et dans la Contrainte, d'après Muhammad ibn ʿAbd Allâh ibn Hawshab, d'après ʿAbd al-Wahhâb. Allah sait donc mieux.

(Notice) Il dit dans la Prière, le Jeûne, le Pèlerinage, le Jihad, le Commencement de la création, les Prophètes, les Mérites, l'exégèse d'al-Baqara et de Yûsuf, ainsi que dans le Mariage, le Vêtement, les Bonnes manières, la Foi, les Jugements et le Souhait : « Muhammad nous a rapporté : ʿAbda nous a rapporté », c'est-à-dire Ibn Sulaymân. Ce Muhammad, Ibn as-Sakan l'a identifié, à certains de ces endroits, comme Ibn Salâm ; de même Abû Dharr dans sa version, dans le Jihad ; et c'est ce qu'ont affirmé avec certitude Abû Nasr al-Kalâbâdhî, Ibn ʿAsâkir et d'autres.

(Notice) Il dit dans la Médecine ainsi que dans l'Attachement (al-iʿtisâm) : « Muhammad nous a rapporté : ʿAttâb ibn Bashîr nous a rapporté. » Abû Dharr, d'après al-Mustamlî, l'a identifié comme Ibn Salâm, et c'est ce qu'ont affirmé avec certitude al-Kalâbâdhî et d'autres.

(Notice) Il dit dans les Bonnes manières : « Muhammad nous a rapporté : ʿUthmân ibn ʿUmar nous a rapporté. » Ibn as-Sakan l'a identifié comme Ibn Bashshâr Bundâr.

(Notice) Il dit dans les Expéditions, à la fin du hadith de la calomnie (al-ifk) : « Muhammad a dit : ʿUthmân ibn Farqad nous a rapporté. » Al-Asîlî et al-Mustamlî l'ont identifié comme Muhammad ibn ʿUqba. Et il dit dans les Ventes : « Muhammad nous a rapporté : ʿUthmân ibn Farqad nous a rapporté. » Abû Dharr l'a identifié comme Ibn Salâm ; de même Ibn as-Sakan, ici et dans le précédent.

(Notice) Il dit dans le Vêtement ainsi que dans les Serments et les vœux : « ʿUthmân ibn al-Haytham nous a rapporté », ou bien : « Muhammad, d'après lui ». Al-Hâkim a affirmé avec certitude que ce Muhammad est adh-Dhuhlî.

(Notice) Il dit dans les Expéditions ainsi que dans l'Exégèse : « Muhammad nous a rapporté : ʿAffân nous a rapporté. » Al-Hâkim a affirmé avec certitude, pour le premier endroit, que c'est adh-Dhuhlî, sans aborder le second. La mention de Muhammad est tombée de la version d'Ibn as-Sakan, qui l'a donné d'al-Bukhârî d'après ʿAffân, sans intermédiaire.

Passage douteuxImprimé بشبه, coquille probable pour يشبه : « il est vraisemblable que ». Texte arabe imprimé : قال أبو علي الجياني بشبه أن يكون

(Notice) Il dit dans les Deux fêtes : « Muhammad nous a rapporté : ʿUmar ibn Hafs nous a rapporté. » Abû ʿAlî al-Jayyânî a dit : « Il est vraisemblable que ce soit adh-Dhuhlî. » La mention de Muhammad est tombée des versions d'Ibn as-Sakan, d'Abû Ahmad al-Jurjânî et d'Abû Zayd al-Marwazî. (Je dis) À supposer qu'elle soit établie, il est vraisemblable qu'il s'agisse de Muhammad ibn Jaʿfar as-Simnânî ; un autre hadith de lui d'après ʿUmar ibn Hafs a déjà été mentionné.

(Notice) Il dit dans les Funérailles : « Muhammad nous a rapporté : ʿAmr ibn Abî Salama nous a rapporté. » Al-Kalâbâdhî a dit : « De ce Muhammad, on dit qu'il est adh-Dhuhlî. »

(Notice) Il dit dans l'Attachement : « Muhammad nous a rapporté : al-Fudayl ibn Sulaymân nous a rapporté. » Al-Asîlî l'a identifié comme Muhammad ibn ʿUqba ash-Shaybânî ; il en est de même dans la version d'Ibn ʿAsâkir et d'autres. Al-Jayyânî a dit : « Il n'est pas improbable que ce soit Muhammad ibn Abî Bakr al-Muqaddamî, car al-Bukhârî rapporte souvent d'après lui, d'après Fudayl ibn Sulaymân. »

(Notice) Il dit dans le Jeûne, l'Exégèse et le Divorce : « Muhammad nous a rapporté : Ghundar Muhammad ibn Jaʿfar nous a rapporté. » Aucun des transmetteurs n'a précisé sa filiation, selon ce qu'a dit al-Jayyânî. (Je dis) Il est possible que ce soit adh-Dhuhlî, car il a entendu Ghundar ; il est possible aussi que ce soit Muhammad ibn Abân, dont il a déjà été fait mention. Al-Bukhârî a rapporté dans l'exégèse d'al-Fath, d'après Muhammad ibn al-Walîd al-Busrî, d'après Ghundar, autre chose que cela. Et dans les Récits des prophètes, dans l'histoire de Moïse : « Muhammad nous a rapporté : Ghundar nous a rapporté. » Ce Muhammad pourrait être Muhammad ibn al-Muthannâ Abû Mûsâ, car Abû Nuʿaym a rapporté ce hadith dans son Mustakhraj par la voie d'al-Hasan ibn Sufyân, d'après lui.

Passage douteuxImprimé « محمد بن حازم » ; lecture probable Muhammad ibn Khâzim (خازم, avec point), nom d'Abû Muʿâwiya. Forme imprimée conservée (Hâzim). Texte arabe imprimé : عن محمد بن حازم وهو أبو معاوية

(Notice) Il dit dans la Purification, les Funérailles, le Pèlerinage, les Témoignages, les Expéditions, l'exégèse de « ʿAmma », le Mariage, les Nourritures, les Bonnes manières, l'Interprétation des rêves et l'Attachement : « Muhammad nous a rapporté : Abû Muʿâwiya nous a rapporté. » Ibn as-Sakan a affirmé avec certitude que c'est Muhammad ibn Salâm, et al-Asîlî l'a identifié de même à certains de ces endroits. Al-Bukhârî a d'ailleurs explicitement rapporté d'après Muhammad ibn Salâm, d'après Abû Muʿâwiya, dans le Mariage et ailleurs ; et il a rapporté dans la Purification d'après Muhammad ibn al-Muthannâ, d'après Muhammad ibn Hâzim, qui est cet Abû Muʿâwiya. Ce qui apparaît, c'est qu'il s'agit de Muhammad ibn Salâm partout où il ne l'a pas précisé.

(Notice) Il dit dans l'exégèse d'al-Mâ'ida : « Et Muhammad m'a donné en plus, d'après Abû n-Nuʿmân », c'est-à-dire Muhammad ibn al-Fadl. Al-Jayyânî a dit : « Ce Muhammad est adh-Dhuhlî. » (Je dis) Dans la version d'Ibn al-Hutay'a par la voie d'Abû Dharr, on lit : « Et Muhammad al-Baykandî m'a donné en plus, d'après Abû n-Nuʿmân. » Dans ce cas, c'est Ibn Salâm, ou bien Muhammad ibn Yûsuf al-Bukhârî al-Baykandî, qui est plus jeune qu'Ibn Salâm. Et Allah sait mieux.

(Notice) Il dit dans la Retraite pieuse, les Ventes et la Chasse : « Muhammad nous a rapporté : Ibn Fudayl nous a rapporté. » Dans la version d'al-Asîlî, dans la Retraite pieuse, on lit : « Muhammad ibn Salâm nous a rapporté » ; et dans la version de Karîma d'après Abû l-Haytham : « Muhammad – c'est Ibn Salâm – nous a rapporté ». C'est ce qu'a affirmé avec certitude Ibn as-Sakan aux trois endroits. Al-Bukhârî a d'ailleurs explicitement rapporté dans le Mariage d'après Muhammad ibn Salâm, d'après Muhammad ibn Fudayl.

(Notice) Il dit dans le Vendredi, ainsi que dans les Ventes, les Testaments, les Mérites, les Malades et le Vêtement : « Muhammad nous a rapporté : Makhlad ibn Yazîd nous a rapporté. » Al-Jayyânî a dit : « C'est Ibn Salâm. » (Je dis) Abû Dharr l'a identifié dans sa version, dans les Testaments ; al-Bukhârî a explicitement mentionné son père en d'autres endroits ; et Abû Nuʿaym a affirmé avec certitude dans le Mustakhraj, pour plusieurs d'entre eux, que c'est Ibn Salâm.

Passage douteuxImprimé « محاصر » ; lecture probable Muhâdir (محاضر) ibn al-Muwarriʿ. Forme imprimée conservée (Muhâsir). Texte arabe imprimé : زادني محمد حدثنا محاصر

(Notice) Il dit dans le Pèlerinage : « Muhammad m'a donné en plus : Muhâsir nous a rapporté. » Ibn as-Sakan l'a identifié comme Ibn Salâm.

(Notice) Il dit dans le Pèlerinage, les Expéditions et l'exégèse d'al-Mâ'ida : « Muhammad nous a rapporté : Marwân al-Fazârî nous a rapporté. » Ibn as-Sakan, ainsi qu'Abû Dharr d'après al-Mustamlî, l'ont identifié comme Ibn Salâm ; c'est ce qu'a affirmé avec certitude al-Kalâbâdhî d'après Abû Ahmad ; et dans la version de Karîma d'après Abû l-Haytham, on lit : « Muhammad – c'est Ibn Salâm – nous a rapporté ».

(Notice) Il dit dans la Purification, l'Association, la Capitation (jizya) et le Vêtement : « Muhammad nous a rapporté : Wakîʿ nous a rapporté. » Al-Asîlî et d'autres ont identifié celui de la Purification comme Muhammad ibn Salâm, et c'est ce qu'a affirmé avec certitude Ibn as-Sakan pour les autres endroits. Il l'a d'ailleurs nommé explicitement dans les Successions, et il a rapporté dans les Ablutions d'après Muhammad ibn al-Muthannâ, d'après Wakîʿ. Et Allah sait mieux.

(Notice) Il dit dans le Pèlerinage : « Muhammad nous a rapporté : Yahyâ ibn Sâlih nous a rapporté. » Al-Hâkim a dit : « C'est adh-Dhuhlî. » Abû Masʿûd ad-Dimashqî a dit : « C'est Muhammad ibn Muslim ibn Wâra. » Al-Kalâbâdhî a dit : « As-Sarakhsî m'a dit : c'est Abû Hâtim Muhammad ibn Idrîs ar-Râzî », et il a mentionné l'avoir trouvé dans un manuscrit original ancien.

(Deux notices) Il dit dans les Deux fêtes : « Muhammad nous a rapporté : Abû Tumayla Yahyâ ibn Wâdih nous a rapporté. » Et il dit dans la Vente à terme (salam) : « Muhammad nous a rapporté : Yaʿlâ ibn ʿUbayd nous a rapporté. » Ibn as-Sakan l'a identifié aux deux endroits comme Muhammad ibn Salâm, et c'est ce qu'a affirmé avec certitude al-Kalâbâdhî pour les deux.

Passage douteuxImprimé « الفراديسي » ; lecture probable al-Farâhîdî (الفراهيدي) : Muslim ibn Ibrâhîm al-Farâhîdî. Forme imprimée conservée (al-Farâdîsî). Texte arabe imprimé : وهو ابن إبراهيم الفراديسي

(Mention de ceux qui s'appellent Mahmûd) Al-Bukhârî a rapporté en plusieurs endroits d'après un Mahmûd dont la filiation n'est pas précisée, d'après ʿAbd ar-Razzâq, d'après Saʿîd ibn ʿÂmir, d'après Abû Ahmad az-Zubayrî, d'après Abû Usâma, d'après Shabâba ibn Sawwâr, d'après Wahb ibn Jarîr et d'après ʿUbayd Allâh ibn Mûsâ. Ce Mahmûd est Ibn Ghaylân al-Marwazî ; il l'a nommé explicitement en d'autres endroits, d'après ces derniers et d'après d'autres. Abû Dharr, al-Asîlî et d'autres ont affirmé avec certitude, dans leurs versions, l'identité de certains de ceux qui ont été mentionnés, aux endroits mentionnés. De sa génération est Mahmûd ibn Âdam al-Marwazî, mais al-Bukhârî n'a rien donné d'après lui. (Mention de ceux qui s'appellent Muslim) Al-Bukhârî a rapporté en plusieurs endroits d'après un Muslim, d'après Wuhayb, d'après Hishâm ad-Dastuwâ'î, d'après Abân al-ʿAttâr et d'après Abû ʿAqîl ; c'est Ibn Ibrâhîm al-Farâdîsî, qu'il a nommé explicitement en d'autres endroits. (Mention de ceux qui s'appellent Mûsâ) Al-Bukhârî a rapporté en plusieurs endroits d'après un Mûsâ, d'après Wuhayb, d'après Abû ʿAwâna, d'après Thâbit ibn Yazîd, d'après Juwayriya ibn Asmâ' et d'après ʿAbd al-Wâhid ibn Ziyâd ; c'est Mûsâ ibn Ismâʿîl at-Tabûdhakî, qu'il a nommé explicitement en d'autres endroits, d'après ces derniers et d'après d'autres. Il a aussi rapporté d'après Mûsâ ibn Hizâm, d'après Husayn ibn ʿAlî al-Juʿfî, dans le livre du Commencement de la création : « Mûsâ nous a rapporté. » Mûsâ ibn Hizâm est plus jeune qu'at-Tabûdhakî et n'a rencontré aucun de ceux qui ont été mentionnés en premier.

(Mention de ceux qui s'appellent Hârûn) Il dit dans les Testaments : « Hârûn nous a rapporté : Abû Saʿîd, affranchi des Banû Hâshim, nous a rapporté. » Ce Hârûn est Ibn al-Ashʿath al-Bukhârî ; Abû Dharr a précisé sa filiation dans sa version. Al-Bukhârî a aussi rapporté d'après Hârûn ibn Ismâʿîl al-Khazzâz, et il a rapporté d'après quelqu'un qui le tenait de lui ; al-Khazzâz est plus jeune que cet Ibn al-Ashʿath.

(Mention de ceux qui s'appellent Hishâm) Il dit dans la Prière de nuit : « Hishâm a dit : Ibn Abî l-ʿIshrîn nous a rapporté. » Hishâm est Ibn ʿAmmâr ad-Dimashqî, et Ibn Abî l-ʿIshrîn est ʿAbd al-Hamîd. De la génération de Hishâm ibn ʿAmmâr est Hishâm ibn Khâlid ad-Dimashqî, mais al-Bukhârî n'a rien donné d'après lui.

(Mention de ceux qui s'appellent Yahyâ) Notice : il dit dans le Vêtement et ailleurs : « Yahyâ nous a rapporté : al-Layth nous a rapporté. » Ce Yahyâ est Yahyâ ibn ʿAbd Allâh ibn Bukayr ; al-Bukhârî a beaucoup rapporté d'après lui, d'après al-Layth, mais il le rattache à son grand-père en disant : « Yahyâ ibn Bukayr nous a rapporté », et c'est sous ce nom qu'il est connu.

Passage douteuxImprimé « المعروف تحت » ; lecture probable « المعروف بخت » (Yahyâ ibn Mûsâ, surnommé Khatt). Forme imprimée conservée (« connu sous le nom de Taht »). Texte arabe imprimé : وهو المعروف تحت واسم جده

(Notice) Il dit dans les Menstrues ainsi que dans l'Attachement : « Yahyâ nous a rapporté : Ibn ʿUyayna nous a rapporté. » Quant à celui des Menstrues, Abû ʿAlî ibn as-Sakan l'a identifié dans sa version comme Yahyâ ibn Mûsâ, qui est connu sous le nom de Taht, et le nom de son grand-père est ʿAbd Allâh ibn Sâlim ; on interprète donc le second de la même manière.

(Notice) Il dit dans la Prière, le Jeûne, les Mérites, les Signes de la prophétie, l'exégèse de « Iqra' », l'Imprécation mutuelle (liʿân), les Dépenses d'entretien, le Vêtement et les Jugements : « Yahyâ nous a rapporté : ʿAbd ar-Razzâq nous a rapporté. » Ibn as-Sakan l'a là aussi identifié comme Yahyâ ibn Mûsâ, et Abû Dharr al-Harawî l'a rejoint pour celui des Mérites ; je l'ai trouvé de même, avec sa filiation chez tous, dans le chapitre du gain de l'homme, au livre des Ventes. Al-Humaydî a mentionné dans al-Jamʿ bayna s-Sahîhayn, dans le Musnad de ʿÂ'isha, à propos du hadith d'Abû Mûsâ d'après ʿUrwa, d'après elle, sur l'histoire de Zayd ibn Hâritha et d'Usâma ibn Zayd, qui se trouve dans la description du Prophète (paix et bénédictions sur lui), ce Yahyâ sans filiation, et l'on dit qu'il s'agit de Yahyâ ibn Qazaʿa. (Je dis) Je n'ai pas vu cela chez un autre que lui ; j'ai mentionné que dans la version d'Abû Dharr on lit : « Yahyâ ibn Mûsâ nous a rapporté », et c'est donc ce qui est juste. Al-Bukhârî a aussi rapporté d'après Yahyâ ibn Jaʿfar, d'après ʿAbd ar-Razzâq, mais il précise sa filiation ; je l'ai trouvé ainsi en deux endroits : au début du livre de la Demande de permission, et dans le chapitre de la parole du Très-Haut : « Dépensez des bonnes choses que vous avez acquises » [Al-Baqara : 267], au livre des Ventes.

(Notice) Il dit dans la Prière, les Funérailles et l'exégèse de la sourate ad-Dukhân : « Yahyâ nous a rapporté : Abû ʿAwâna nous a rapporté. » Quant à celui des Funérailles, Ibn as-Sakan l'a identifié comme Yahyâ ibn Mûsâ ; on interprète donc les autres de la même manière.

(Notice) Il dit dans la Prière, le Jihad, les Expéditions, l'exégèse d'al-Aʿrâf, de Maryam, d'ad-Dukhân en deux endroits, d'an-Najm, d'Iqtarabat, d'al-Muddaththir et d'al-Layl, ainsi qu'en deux endroits du Mariage, dans les Bêtes égorgées, les Bonnes manières, les Apostats, la Nouvelle rapportée par un seul (khabar al-wâhid) et l'Unicité : « Yahyâ nous a rapporté : Wakîʿ nous a rapporté. » Ibn as-Sakan l'a identifié, à la plupart de ces endroits, comme Yahyâ ibn Mûsâ ; mais à l'endroit qui se trouve dans la Prière – à savoir le chapitre de la prière lors de l'assaut des forteresses –, Abû Dharr, d'après al-Mustamlî, l'a identifié comme Yahyâ ibn Jaʿfar ; de même, Abû Nuʿaym a affirmé avec certitude, pour celui des Bonnes manières et d'autres, que c'est Yahyâ ibn Jaʿfar. Al-Bukhârî a d'ailleurs explicitement rapporté d'après Yahyâ ibn Jaʿfar, d'après Wakîʿ, dans le chapitre du nombre des Compagnons de Badr. Et Allah sait mieux.

Passage douteuxImprimé بالأحد, coquille probable pour لأحد : « chez aucun des maîtres ». Texte arabe imprimé : لم أجده منسوبا بالأحد من المشايخ

(Notice) Il dit au début de la Prière, ainsi que dans les Funérailles et dans l'exégèse d'ad-Dukhân : « Yahyâ nous a rapporté : Abû Muʿâwiya nous a rapporté. » Ce Yahyâ, Ibn as-Sakan l'a identifié, à l'endroit des Funérailles, comme Yahyâ ibn Mûsâ ; on interprète donc les deux autres endroits de la même manière. Abû ʿAlî al-Jayyânî a dit : « Je ne l'ai trouvé identifié chez aucun des maîtres. » (Je dis) Abû Nuʿaym a affirmé avec certitude que celui des Funérailles est Yahyâ ibn Jaʿfar ; Abû Masʿûd, Khalaf et al-Mizzî, dans les Atrâf, ont affirmé avec certitude que c'est Yahyâ ibn Yahyâ, ce qui est peu probable. On s'appuie sur ce qu'a dit Ibn as-Sakan, et Abû ʿAlî ibn Shabbuwayh l'a rejoint sur ce point, d'après al-Firabrî. Et Allah sait mieux.

(Mention de ceux qui s'appellent Yaʿqûb)

(Notice) Il dit dans la Purification : « Yaʿqûb ibn Ibrâhîm nous a rapporté : Ismâʿîl ibn Ibrâhîm nous a rapporté. » Ce Yaʿqûb est ad-Dawraqî ; Abû Dharr al-Harawî a précisé sa filiation dans sa version, dans le chapitre de la prière dans la mosquée de Qubâ', et tous l'ont précisée de même dans le chapitre de sa parole aux Ansâr : « Vous êtes les gens que j'aime le plus. »

Passage douteuxImprimé « إبراهيم بن سعيد » ; lecture probable Ibrâhîm ibn Saʿd (سعد), le texte parlant ensuite de Yaʿqûb ibn Ibrâhîm ibn Saʿd. Forme imprimée conservée (Ibrâhîm ibn Saʿîd). Texte arabe imprimé : حدثنا يعقوب حدثنا إبراهيم بن سعيد

(Notice) Il dit dans le chapitre « S'ils se réconcilient sur une injustice » et dans le chapitre du mérite de ceux qui ont pris part à Badr : « Yaʿqûb nous a rapporté : Ibrâhîm ibn Saʿîd nous a rapporté. » Al-Kalâbâdhî a affirmé avec certitude que Yaʿqûb, à ces deux endroits, est Ibn Humayd ibn Kâsib ; al-Hâkim l'a affirmé avec certitude d'après ses maîtres, puis il a admis la possibilité que ce soit Yaʿqûb ibn Muhammad az-Zuhrî. Al-Hâkim a dit aussi : « Notre maître Abû Ahmad al-Hâkim a débattu avec moi, soutenant qu'al-Bukhârî a rapporté dans le Sahîh d'après Yaʿqûb ibn Humayd ibn Kâsib ; je lui ai dit : il n'a rapporté que d'après Yaʿqûb ibn Muhammad. Mais il n'est pas revenu sur son avis. » (Je dis) Ibn Manda, Abû Ishâq al-Habbâl et plus d'un ont affirmé avec certitude ce qu'a dit Abû Ahmad al-Hâkim. Al-Jayyânî a dit : « Les copies sont toutes d'accord pour que celui de la Réconciliation soit sans filiation, sauf Ibn as-Sakan, qui y a dit : “Yaʿqûb ibn Muhammad nous a rapporté” ; il a dit de même pour celui des Expéditions. Abû Dharr al-Harawî et Abû Muhammad al-Asîlî l'ont contredit en disant : “Yaʿqûb ibn Ibrâhîm nous a rapporté”, et c'est ce qu'a affirmé avec certitude Abû Masʿûd ad-Dimashqî dans les Atrâf. » Puis celui-ci a admis la possibilité que ce soit Yaʿqûb ibn Ibrâhîm ibn Saʿd, ce qui est une erreur, car Yaʿqûb est mort avant le voyage d'al-Bukhârî, qui a rapporté beaucoup de choses de lui par un intermédiaire. Al-Mizzî a admis la possibilité que ce soit Yaʿqûb ibn Ibrâhîm ad-Dawraqî, mentionné précédemment. Et Allah sait mieux. Al-Barqânî a dit dans al-Musâfaha : « Yaʿqûb ibn Humayd ne répond pas à ses conditions ; on a dit que c'est Yaʿqûb ibn Ibrâhîm ibn Saʿd, mais que l'intermédiaire entre lui et al-Bukhârî est tombé de la copie, car al-Bukhârî ne l'a pas entendu. »

(Mention de ceux qui s'appellent Yûsuf) Il dit dans l'Unicité : « Yûsuf ibn Râshid nous a rapporté : Ahmad ibn ʿAbd Allâh nous a rapporté », c'est-à-dire Ibn Yûnus. Ce Yûsuf est Ibn Mûsâ ibn Râshid ; il a rapporté d'après lui autre chose que cela en disant : « Yûsuf ibn Mûsâ nous a rapporté », et ici il l'a rattaché à son grand-père.

Passage douteuxImprimé وذلك جزم, probablement وبذلك جزم : « et c'est ce qu'ont affirmé avec certitude ». Texte arabe imprimé : وذلك جزم أبو ذر الهروي

(Mention de ceux qui ont pour kunya Abû Ahmad) Il dit dans les Conditions : « Abû Ahmad m'a rapporté : Abû Ghassân Muhammad ibn Yahyâ al-Kinânî nous a rapporté : Mâlik nous a rapporté. » Ibn as-Sakan l'a nommé dans sa version Marrâr ibn Hammûyah, et c'est ce qu'ont affirmé avec certitude Abû Dharr al-Harawî d'après certains de ses maîtres, Abû Nuʿaym dans le Mustakhraj, Abû Masʿûd dans les Atrâf et d'autres. Al-Hâkim a dit : « Les gens de Bukhârâ prétendent que c'est Abû Ahmad Muhammad ibn Yûsuf al-Baykandî al-Bukhârî », d'après qui al-Bukhârî a beaucoup rapporté. Al-Hâkim a dit : « J'ai lu ce hadith de la main d'Abû ʿAmr al-Mustamlî ; il a dit : Abû Ahmad Muhammad ibn ʿAbd al-Wahhâb al-Farrâ' nous a rapporté, d'après Abû Ghassân. » Il veut dire qu'il est donc possible que ce soit al-Farrâ'. Et Allah sait mieux.

Passage douteuxImprimé « عبد الله بن يونس » ; lecture probable « عبد الله عن يونس » (ʿAbd Allâh [ibn al-Mubârak] d'après Yûnus). Forme imprimée conservée (« ʿAbd Allâh ibn Yûnus »). Texte arabe imprimé : قال أبو صالح حدثنا عبد الله بن يونس عن الزهري Imprimé غالبا الليث, texte manifestement altéré ; probablement غالبا كاتب الليث : traduit « c'est, le plus souvent, ʿAbd Allâh ibn Sâlih, le secrétaire d'al-Layth ». Texte arabe imprimé : وهو عبد الله بن صالح غالبا الليث

(Mention de ceux qui ont pour kunya Abû Sâlih) Il dit dans le Cautionnement : « Abû Sâlih a dit : ʿAbd Allâh ibn Yûnus nous a rapporté, d'après az-Zuhrî. » Cet Abû Sâlih est Sulaymân ibn Sâlih, surnommé Salmawayh ; al-Bukhârî a rapporté d'après lui par un intermédiaire dans l'exégèse de la sourate Iqra' et dans les Bêtes égorgées. Il dit en plusieurs endroits : « Abû Sâlih a dit, d'après al-Layth » ; c'est, le plus souvent, ʿAbd Allâh ibn Sâlih, le secrétaire d'al-Layth, comme on le verra dans la neuvième section. Et il dit dans le Commencement de la Révélation, à la suite du hadith de Yahyâ ibn Bukayr d'après al-Layth : « Abû Sâlih et ʿAbd Allâh ibn Yûsuf l'ont corroboré » ; cet Abû Sâlih est ʿAbd Allâh ibn Sâlih, le secrétaire d'al-Layth, selon ce qu'ont affirmé avec certitude Abû Nuʿaym dans le Mustakhraj et plus d'un. Le hâfiz Qutb ad-Dîn al-Halabî a mentionné dans son commentaire, à la suite du hâfiz Abû Ahmad ad-Dimyâtî, qu'il s'agit de ʿAbd al-Ghaffâr ibn Dâwûd al-Harrânî, et c'est ce qu'a affirmé avec certitude l'un des auteurs tardifs ; puis je l'ai trouvé de même dans la partie qu'a commentée le shaykh Muhyî d-Dîn an-Nawawî (qu'Allah lui fasse miséricorde). C'est une méprise : le hadith existe dans la version du secrétaire d'al-Layth dans plusieurs recueils, entre autres le Târîkh de Yaʿqûb ibn Sufyân, le Muʿjam al-awsat d'at-Tabarânî, le Musnad de Muhammad ibn Hârûn ar-Rûyânî, et d'autres encore. Et Allah sait mieux.

(Mention de ceux qui ont pour kunya Abû Maʿmar) Il dit dans la Science et ailleurs : « Abû Maʿmar nous a rapporté : ʿAbd al-Wârith nous a rapporté. » Cet Abû Maʿmar s'appelle ʿAbd Allâh ibn ʿAmr ibn Abî l-Hajjâj al-Basrî ; on l'appelle al-Muqʿad. Al-Bukhârî a aussi rapporté d'après Abû Maʿmar Ismâʿîl ibn Ibrâhîm al-Qatîʿî, mais celui-ci ne rapporte pas d'après ʿAbd al-Wârith.

(Mention de ceux qui ont pour kunya Abû l-Walîd) Il dit dans la Purification : « Abû l-Walîd nous a rapporté : Ibn ʿUyayna nous a rapporté. » Abû l-Walîd est Hishâm ibn ʿAbd al-Malik at-Tayâlisî. Al-Bukhârî a rapporté d'après plus d'un de ceux qui ont pour kunya Abû l-Walîd et qui rapportent d'après Ibn ʿUyayna, parmi lesquels Ahmad ibn Muhammad al-Azraqî, Hishâm ibn ʿAmmâr et d'autres, mais il les nomme ; et il a beaucoup rapporté d'après Abû l-Walîd at-Tayâlisî, d'après Shuʿba, Zâ'ida et cette génération. * Voici la fin de ce que j'avais l'intention d'établir dans cette section. Puis il m'est apparu que s'en tenir là serait insuffisant, puisqu'il n'y a pas de différence entre ce qui se présente ainsi parmi les maîtres de l'auteur ou parmi les maîtres de ses maîtres et au-delà. J'ai donc jugé bon de passer en revue ce qui, dans le livre, relève de ce genre et de l'exposer à la suite, dans l'ordre, car c'est plus utile et d'un accès plus facile. J'y ai joint ce qui s'en rapproche : l'identification de celui qui est désigné par sa kunya, d'un anonyme (mubham) ou de celui qui est désigné par un surnom, que ce soit dans la chaîne de transmission ou dans le texte [du hadith]. J'ai fait précéder cela de sections : la première, sur la règle pour identifier celui qui est mentionné par sa kunya ; la deuxième, sur la règle pour identifier celui qui est mentionné par sa filiation, comme « Ibn Untel » ; la troisième, sur la règle pour connaître celui qui est mentionné par sa nisba ; la quatrième, sur la règle pour celui qui est mentionné par son surnom. Puis j'ai parcouru le livre dans l'ordre, et j'ai le plus souvent répété ce qui revient lorsque sa précédente mention est éloignée. Et c'est Allah qui accorde le succès.

Passage douteuxImprimé « هو محمد بن عمرو » ; lecture probable « c'est le fils de Muhammad ibn ʿAmr » (Abû Bakr ibn Muhammad ibn ʿAmr ibn Hazm, cité plus loin). Forme imprimée conservée (« c'est Muhammad ibn ʿAmr »). Texte arabe imprimé : أبو بكر بن حزم هو محمد بن عمرو الآتي Imprimé « خيثمة » (deux fois dans l'entrée) ; lecture probable Hathma (حثمة) : Abû Bakr ibn Sulaymân ibn Abî Hathma, comme dans la section suivante (ابن أبي حثمة). Forme imprimée conservée (Khaythama). Texte arabe imprimé : أبو بكر بن أبي خيثمة هو أبو بكر Imprimé « أبو الصديق » ; lecture probable « أبو بكر الصديق » : Abû Bakr as-Siddîq. Forme imprimée conservée (« Abû s-Siddîq »). Texte arabe imprimé : أبو الصديق عبد الله بن عثمان بن أبي قحافة

(Section) Sur les noms de ceux qui sont connus par leur kunya (surnom en « Abû … ») et dont le nom revient souvent ; je les ai rassemblés pour en faciliter la consultation et les ai classés selon l'ordre des lettres de l'alphabet. Abû l-Ahwas, le Successeur (tâbiʿî) : son nom est ʿAwf ibn Mâlik. Abû l-Ahwas, de la génération de Hammâd ibn Zayd : son nom est Sallâm ibn Sulaym. Abû Idrîs al-Khawlânî : ʿÂ'idh Allâh ibn ʿAbd Allâh. Abû Ishâq as-Sabîʿî : ʿAmr ibn ʿAbd Allâh. Abû Ishâq ash-Shaybânî : Sulaymân ibn Fayrûz. Abû Ishâq al-Fazârî : Ibrâhîm ibn Muhammad ibn al-Hârith. Abû l-Aswad ad-Du'alî : Zâlim ibn ʿAmr, d'après ʿUmar et d'autres. Abû l-Aswad, d'après ʿUrwa et ʿIkrima : son nom est Muhammad ibn ʿAbd ar-Rahmân. Abû Usayd as-Sâʿidî, Compagnon : son nom est Mâlik ibn Rabîʿa. Abû l-Ashhab al-ʿUtâridî : Jaʿfar ibn Hayyân. Abû Umâma ibn Sahl : son nom est Asʿad. Abû Anas al-Asbahî, allié des Banû Tamîm : son nom est Mâlik ibn Abî ʿÂmir. Abû Iyâs : Muʿâwiya ibn Qurra. Abû Badr : Shujâʿ ibn al-Walîd. Abû Burda ibn Abî Mûsâ : on dit que son nom est al-Hârith, et l'on dit ʿÂmir. Abû Burda ibn Niyâr, oncle maternel d'al-Barâ' : son nom est Hâni', et l'on dit al-Hârith, et l'on dit autre chose encore. Abû Burda le cadet : Burayd ibn ʿAbd Allâh. Abû Barza al-Aslamî : Nadla ibn ʿUbayd. Abû Bishr, d'après Saʿîd ibn Jubayr et ceux de sa génération : son nom est Jaʿfar ibn Abî Wahshiyya. Abû Bishr al-Ansârî, connu par sa kunya : on dit que son nom est Qays ibn ʿUbayd. Abû Bakr ibn Abî l-Aswad : son nom est ʿAbd Allâh ibn Muhammad ibn Humayd ibn al-Aswad. Abû Bakr ibn Asram : son nom est Bawr (بور), avec la lettre à un point dessous (b). Abû Bakr ibn Hazm : c'est Muhammad ibn ʿAmr, qui viendra plus loin. Abû Bakr ibn Abî Uways : son nom est ʿAbd al-Hamîd ibn ʿAbd Allâh. Abû Bakr ibn Abî Khaythama : c'est Abû Bakr ibn Sulaymân ibn Abî Khaythama al-ʿAdawî, rattaché à son grand-père. Abû Bakr ibn Sâlim ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUmar : son nom est sa kunya. Abû Bakr ibn Abî Shayba : son nom est ʿAbd Allâh ibn Muhammad ibn Ibrâhîm ibn ʿUthmân al-ʿAbsî. Abû Bakr ibn Shayba : son nom est ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd al-Malik ibn Shayba, rattaché à son grand-père. Abû Bakr ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn al-Hârith ibn Hishâm al-Makhzûmî : on dit que son nom est Muhammad, et l'on dit que son nom est sa kunya. Abû Bakr ibn Abî Mulayka, frère de ʿAbd Allâh : on ne lui connaît pas de nom. Abû Bakr ibn ʿUmar ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUmar : son nom est sa kunya. Abû Bakr ibn ʿAyyâsh : on dit que son nom est Shuʿba, et l'on dit autre chose, selon dix avis ; Ibn Hibbân et d'autres ont tenu pour exact que son nom est sa kunya, et Abû Zurʿa a donné la préférence à Shuʿba. Abû Bakr ibn Muhammad ibn ʿAmr ibn Hazm al-Ansârî : son nom est sa kunya. Abû Bakr ibn al-Munkadir, frère de Muhammad : son nom est sa kunya ; quant à Muhammad, il avait pour kunya Abû Bakr et Abû ʿAbd Allâh. Abû Bakr ibn Abî Mûsâ al-Ashʿarî : on dit que son nom est ʿAmr, et l'on dit ʿÂmir ; Ibn Saʿd et d'autres ont dit : son nom est sa kunya. Abû Bakr al-Hanafî : son nom est ʿAbd al-Kabîr ibn ʿAbd al-Majîd. Abû s-Siddîq : ʿAbd Allâh ibn ʿUthmân ibn Abî Quhâfa. Abû Bakra ath-Thaqafî : Nufayʿ.

Passage douteuxImprimé « سليمان » ; lecture probable Salmân (سلمان), nom connu d'Abû Hâzim al-Ashjaʿî. Forme imprimée conservée (Sulaymân). Texte arabe imprimé : أبو حازم الأشجعي عن أبي هريرة اسمه سليمان Imprimé « طريف بن خالد » ; lecture probable Tarîf ibn Mujâlid (مجالد), nom d'Abû Tamîma al-Hujaymî. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : أبو تميمة الهجيمي طريف بن خالد

Abû Tumayla al-Marwazî : Yahyâ ibn Wâdih. Abû Tamîma al-Hujaymî : Tarîf ibn Khâlid. Abû Tawba al-Halabî : ar-Rabîʿ ibn Nâfiʿ. Abû t-Tayyâh : Yazîd ibn Humayd ad-Dubaʿî. Abû Thâbit al-Madanî : Muhammad ibn ʿUbayd Allâh. Abû Thaʿlaba al-Khushanî : son nom est Jurthûm, et l'on dit autre chose. Abû Juhayfa : Wahb ibn ʿAbd Allâh as-Suwâ'î. Abû Jaʿfar al-Bâqir : Muhammad ibn ʿAlî ibn al-Husayn ibn ʿAlî. Abû Jaʿfar as-Simnânî : Muhammad ibn Jaʿfar. Abû Jamra ad-Dubaʿî : Nasr ibn ʿImrân. Abû Juhaym ibn al-Hârith ibn as-Simma al-Ansârî : on dit que son nom est ʿAbd Allâh. Abû l-Juwayriya al-Jarmî : son nom est Hittân ibn Khufâf. Abû Hâzim al-Ashjaʿî, d'après Abû Hurayra : son nom est Sulaymân. Abû Hâzim al-Aʿraj, d'après Sahl ibn Saʿd as-Sâʿidî : son nom est Salama ibn Dînâr. Abû l-Hubâb : Saʿîd ibn Yasâr al-Madanî. Abû Habba al-Badrî, un Ansârî : on dit que son nom est ʿAmr, et l'on dit ʿÂmir, et l'on dit Mâlik, et l'on dit autre chose. Abû Hudhayfa an-Nahdî : Mûsâ ibn Masʿûd. Abû Hassân, d'après Ibn ʿAbbâs : son nom est Muslim ibn ʿAbd Allâh. Abû l-Hasan as-Suwâ'î : son nom est ʿAtâ'. Abû Hasîn al-Asadî, avec a sur la première lettre : son nom est ʿUthmân ibn ʿÂsim. Abû Hafs ibn al-ʿAlâ' : on dit que son nom est ʿUmar. Abû Hamza as-Sukkarî al-Marwazî : Muhammad ibn Maymûn ; il est parfois cité par sa seule kunya, et on le reconnaît à ce qu'il est un maître des maîtres d'al-Bukhârî. Abû Humayd as-Sâʿidî : on dit que son nom est ʿAbd ar-Rahmân, et l'on dit al-Mundhir. Abû Hayyân at-Taymî : Yahyâ ibn Saʿîd ibn Hayyân. Abû Khâlid al-Ahmar : Sulaymân ibn Hayyân. Abû Khalda as-Saʿdî : Khâlid ibn Dînâr. Abû Khaythama : Zuhayr ibn Muʿâwiya al-Juʿfî. Abû Khaythama : Zuhayr ibn Harb, son maître. Abû l-Khayr : Marthad ibn ʿAbd Allâh al-Yazanî. Abû Dâwûd at-Tayâlisî : Sulaymân ibn Dâwûd. Abû d-Dardâ' : ʿUwaymir. Abû Dhubyân : Khalîfa ibn Kaʿb. Abû Dharr al-Ghifârî : Jundub ibn Junâda ; on dit aussi Burayd ibn Jundub, on dit Jundub ibn as-Sakan, et l'on dit autre chose.

Passage douteuxLe nom donné comme altération est imprimé identique au nom correct (سلمان) ; lecture probable سليمان : « Sulaymân ». Forme imprimée conservée (« Salmân »). Texte arabe imprimé : ووقع في بعض الروايات سلمان وهو تصحيف Imprimé غير (« autre que »), qui contredit la suite ; Abû sh-Shaʿthâ' est Jâbir ibn Zayd : lecture retenue sans ce mot. Texte arabe imprimé : أبو الشعثاء غير جابر بن زيد تابعي Imprimé « أبو السكن » ; lecture probable Abû s-Sukayn (أبو السكين), forme donnée dans la notice de Zakariyyâ ibn Yahyâ at-Tâ'î à la septième section. Forme imprimée conservée (Abû s-Sakan). Texte arabe imprimé : أبو السكن الطائي زكريا بن يحيى

Abû Râfiʿ as-Sâ'igh : Nufayʿ. Abû Râfiʿ, affranchi de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) : son nom est Ibrâhîm ; on dit Aslam, on dit Thâbit, et l'on dit Hurmuz. Abû r-Rabîʿ az-Zahrânî : Sulaymân ibn Dâwûd. Abû r-Rijâl : Muhammad ibn ʿAbd ar-Rahmân al-Ansârî ; sa mère est ʿAmra bint ʿAbd ar-Rahmân. Abû Rajâ', affranchi d'Abû Qilâba : son nom est Salmân ; dans certaines versions figure « Salmân », ce qui est une altération (tashîf). Abû Rajâ' al-ʿUtâridî : ʿImrân ibn Taym. Abû r-Rahhâl at-Tâ'î : ʿUqba ibn ʿAbd Allâh. Abû Zubayd : ʿAbthar ibn al-Qâsim. Abû z-Zubayr : Muhammad ibn Muslim ibn Tadrus. Abû Zurʿa ibn ʿAmr ibn Jarîr, d'après Abû Hurayra : on dit que son nom est Harim, on dit ʿAbd Allâh, on dit ʿAbd ar-Rahmân, on dit que son nom est Jarîr, et l'on dit que son nom est sa kunya. Abû z-Zinâd : ʿAbd Allâh ibn Dhakwân al-Madanî. Abû Zayd al-Harawî : Saʿîd ibn ar-Rabîʿ. Abû Saʿîd al-Ashajj : ʿAbd Allâh ibn Saʿîd. Abû Saʿîd ibn al-Muʿallâ al-Ansârî : on dit que son nom est Râfiʿ, et l'on dit al-Hârith ; Compagnon. Abû Saʿîd al-Khudrî : Saʿd ibn Mâlik ibn Sinân. Abû Saʿîd al-Maqburî : Kaysân. Abû Saʿîd, affranchi des Banû Hâshim : ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh. Abû s-Safar : Saʿîd ibn Yuhmid. Abû Sufyân : Sakhr ibn Harb. Abû Sufyân, d'après Jâbir : Talha ibn Nâfiʿ. Abû Sufyân al-Maʿmarî : Muhammad ibn Humayd. Abû Sufyân al-Himyarî : Saʿîd ibn Yahyâ. Abû Sufyân, affranchi d'Ibn Abî Ahmad : on dit que son nom est Wahb, et l'on dit Quzmân ; il était affranchi des Banû ʿAbd al-Ashhal, mais il s'attacha à ʿAbd Allâh ibn Abî Ahmad ibn Jahsh, si bien qu'on le rattacha à lui. Abû s-Sakan at-Tâ'î : Zakariyyâ' ibn Yahyâ. Abû Salama ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf : on dit que son nom est ʿAbd Allâh, on dit Ismâʿîl, et l'on dit que son nom est sa kunya. Abû Salama at-Tabûdhakî : Mûsâ ibn Ismâʿîl. Abû Salama al-Khuzâʿî : Mansûr ibn Salama. Abû Suhayl ibn Mâlik ibn Abî ʿÂmir : son nom est Nâfiʿ. Abû s-Sawwâr al-ʿAdawî : on dit que son nom est Hassân ibn Hurayth, on dit Hurayth ibn Hassân, on dit Hujayr ibn ar-Rabîʿ, et l'on dit autre chose. Abû Shurayh al-Khuzâʿî al-Kaʿbî al-ʿAdawî : Khuwaylid ; on dit ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAmr, on dit Hâni', et l'on dit autre chose. Abû Shurayh : ʿAbd ar-Rahmân ibn Shurayh, Basrien. Abû sh-Shaʿthâ' : Jâbir ibn Zayd, Successeur ; et Abû sh-Shaʿthâ' al-Muhâribî, dont le nom est Sulaym ibn Aswad, est plus âgé que le précédent. Abû Shihâb al-Khayyât l'aîné : son nom est Mûsâ ibn Nâfiʿ ; il a un seul hadith, dans le Pèlerinage. Abû Shihâb al-Khayyât le cadet : son nom est ʿAbd Rabbih ; il rapporte abondamment d'après Nâfiʿ.

Passage douteuxImprimé « أبو عبد الله » ; lecture probable Abû ʿAbd ar-Rahmân (أبو عبد الرحمن), kunya connue de ʿAbd Allâh ibn Yazîd al-Muqri'. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : أبو عبد الله المقرئ عبد الله بن يزيد Imprimé « أبو عبيد » ; lecture probable Abû ʿUbayda (أبو عبيدة) al-Haddâd. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : أبو عبيد الحداد عبد الواحد بن واصل Imprimé « عقبة » ; lecture probable ʿUtba (عتبة) ibn ʿAbd Allâh. Forme imprimée conservée (ʿUqba). Texte arabe imprimé : أبو العميس عقبة بن عبد الله المسعودي

Abû Sâlih, d'après al-Layth : c'est ʿAbd Allâh ibn Sâlih al-Juhanî. Abû Sâlih as-Sammân az-Zayyât : son nom est Dhakwân, compagnon d'Abû Hurayra et d'Abû Saʿîd. Abû Sâlih, affranchi d'at-Taw'ama : son nom est Nabhân ; il rapporte peu. Abû Sakhra : Jâmiʿ ibn Shaddâd. Abû s-Siddîq an-Nâjî : Bakr ibn ʿAmr. Abû Safwân : ʿAbd Allâh ibn Saʿîd al-Umawî. Abû d-Duhâ : Muslim ibn Subayh. Abû Damra : Anas ibn ʿIyâd al-Laythî. Abû t-Tufayl : ʿÂmir ibn Wâthila. Abû Talha : Zayd ibn Sahl al-Ansârî. Abû Tuwâla : ʿAbd Allâh ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn Maʿmar al-Ansârî. Abû Zabyân : Husayn ibn Jundub. Abû Zilâl : c'est Hilâl ibn Abî Hilâl, d'après Anas ; dans la version d'Abû Dharr figure « Abû Zilâl ibn Hilâl », où il y a une lacune. Abû ʿÂsim : ad-Dahhâk ibn Makhlad an-Nabîl, Basrien, parmi les plus anciens maîtres d'al-Bukhârî. Abû l-ʿÂliya ar-Riyâhî : Rufayʿ, grand Successeur. Abû l-ʿÂliya al-Barrâ', avec redoublement : on dit que son nom est Ziyâd ibn Fayrûz, et l'on dit que son nom est Kulthûm ; tous deux ont rapporté d'après Ibn ʿAbbâs, et ar-Riyâhî apparaît sans indication d'origine. Abû ʿÂmir al-ʿAqadî : ʿAbd al-Malik ibn ʿAmr. Abû ʿÂmir al-Ashʿarî : il apparaît dans les Boissons sous la forme « ou Abû Mâlik », ainsi, avec le doute ; on ne connaît pas son nom ; Abû Mâlik est le plus connu ; il viendra plus loin. Abû ʿAbbâd : Yahyâ ibn ʿAbbâd ad-Dubaʿî. Abû l-ʿAbbâs, le poète aveugle : son nom est as-Sâ'ib ibn Farrûkh al-Makkî. Abû ʿAbd Allâh al-Agharr : son nom est Salmân. Abû ʿAbd Allâh as-Sunâbihî : son nom est ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿUsayla. Abû ʿAbd ar-Rahmân as-Sulamî : ʿAbd Allâh ibn Habîb. Abû ʿAbd Allâh al-Muqri' : ʿAbd Allâh ibn Yazîd. Abû ʿAbd as-Samad al-ʿAmmî : ʿAbd al-ʿAzîz ibn ʿAbd as-Samad. Abû ʿAbs ibn Jabr : son nom est ʿAbd ar-Rahmân, et l'on dit ʿAbd Allâh. Abû ʿUbayd : al-Qâsim ibn Sallâm. Abû ʿUbayd, d'après ʿUqba ibn Wassâj et d'autres : c'est le compagnon de Sulaymân ; on dit que son nom est Hayy, on dit Huyay, et l'on dit ʿAbd al-Malik. Abû ʿUbayd, affranchi d'Ibn Azhar : son nom est Saʿd ibn ʿUbayd. Abû ʿUbayda ibn al-Jarrâh : ʿÂmir ibn ʿAbd Allâh ibn al-Jarrâh al-Fihrî, l'homme de confiance de cette communauté. Abû ʿUbayda ibn ʿAbd Allâh ibn Masʿûd : son nom est ʿÂmir. Abû ʿUbayd al-Haddâd : ʿAbd al-Wâhid ibn Wâsil. Abû ʿUthmân : al-Jaʿd ibn Dînâr, d'après Anas. Abû ʿUthmân an-Nahdî : ʿAbd ar-Rahmân ibn Mull. Abû ʿUthmân at-Tabbân, affranchi d'al-Mughîra, d'après Abû Hurayra : son nom est Saʿîd, et l'on dit ʿImrân. Abû ʿAtiyya al-Wâdiʿî : Mâlik ibn ʿÂmir, selon l'avis exact. Abû ʿAqîl ad-Dawraqî : Bashîr ibn ʿUqba. Abû ʿAqîl : Zuhra ibn Maʿbad. Abû ʿAlî al-Hanafî : ʿUbayd Allâh ibn ʿAbd al-Majîd. Abû ʿUmar al-Hawdî : Hafs ibn ʿUmar. Abû ʿUmar, affranchi d'Asmâ' bint Abî Bakr : son nom est ʿAbd Allâh ibn Kaysân. Abû ʿAmr al-Awzâʿî : ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAmr. Abû ʿAmr ash-Shaybânî : Saʿd ibn Iyâs. Abû ʿAmr, affranchi de ʿÂ'isha : son nom est Dhakwân. Abû ʿImrân al-Jawnî : ʿAbd al-Malik ibn Habîb. Abû l-ʿUmays : ʿUqba ibn ʿAbd Allâh al-Masʿûdî. Abû ʿAwâna : al-Waddâh ibn ʿAbd Allâh. Abû ʿAwn ath-Thaqafî : Muhammad ibn ʿUbayd Allâh. Abû l-ʿAlâ' : Yazîd ibn ʿAbd Allâh ibn ash-Shikhkhîr. Abû ʿIyâd : ʿAmr ibn al-Aswad al-ʿAbsî.

Passage douteuxImprimé « بكير » ; lecture probable Kathîr (كثير) : Yahyâ ibn Kathîr al-ʿAnbarî. Forme imprimée conservée (Bukayr). Texte arabe imprimé : أبو غسان يحيى بن بكير العنبري Imprimé « مسلم » ; lecture probable Salm (سلم) ibn Qutayba. Forme imprimée conservée (Muslim). Texte arabe imprimé : أبو قتيبة مسلم بن قتيبة الشعيري Les deux formes sont imprimées identiques (داود) ; lecture probable de la seconde دؤاد : « Ibn Du'âd ». Forme imprimée conservée (« Ibn Dâwûd » deux fois). Texte arabe imprimé : علي بن داود وقيل ابن داود Imprimé « أقلح » ; lecture probable Aflah (أفلح), affranchi d'Abû Ayyûb. Forme imprimée conservée (Aqlah). Texte arabe imprimé : زعم الطبراني أنه أقلح مولى أبى أيوب Imprimé « ناقد » ; lecture probable Nâfidh (نافذ). Forme imprimée conservée (Nâqid). Texte arabe imprimé : أبو معبد عن ابن عباس اسمه ناقد Imprimé « الجاج » ; lecture probable al-Hajjâj (الحجاج). Forme imprimée conservée (al-Jâj). Texte arabe imprimé : أبو المغيرة عبد القدوس بن الجاج

Abû Ghassân : Yahyâ ibn Bukayr al-ʿAnbarî. Abû Ghassân al-Madanî : Muhammad ibn Mutarrif. Abû Ghassân an-Nahdî, maître d'al-Bukhârî : son nom est Mâlik ibn Ismâʿîl. Abû Ghallâb : Yûnus ibn Jubayr al-Bâhilî. Abû l-Ghayth, affranchi d'Ibn Mutîʿ : son nom est Sâlim ; Médinois. Abû Farwa al-Juhanî : Muslim ibn Sâlim ; c'est le cadet. Abû Farwa al-Hamdânî : ʿUrwa ibn al-Hârith ; Successeur. Abû Qatâda al-Ansârî : son nom est al-Hârith ibn Ribʿî ; on dit an-Nuʿmân, et l'on dit ʿAmr ; le premier est le plus connu. Abû Qutayba : Muslim ibn Qutayba ash-Shaʿîrî. Abû Qudâma : al-Hârith ibn ʿUbayd. Abû Qudâma as-Sarakhsî : ʿUbayd Allâh ibn Saʿîd. Abû Qilâba al-Jarmî : ʿAbd Allâh ibn Zayd, d'après Anas et d'autres. Abû Qays al-Awdî : ʿAbd ar-Rahmân ibn Tharwân. Abû Qays, affranchi de ʿAmr ibn al-ʿÂs : on ne connaît pas son nom. Abû Kabsha as-Salûlî : on ne connaît pas son nom, et al-Hâkim s'est trompé à son sujet. Abû Kudayna : Yahyâ ibn al-Muhallab. Abû Kurayb : Muhammad ibn al-ʿAlâ'. Abû Lubâba al-Ansârî : Bashîr, et l'on dit Rifâʿa, ibn ʿAbd al-Mundhir ; Compagnon. Abû Laylâ : ʿAbd Allâh ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn Suhayl al-Ansârî, maître de Mâlik ; on dit aussi que c'est Abû Laylâ ʿAbd Allâh ibn Sahl. Abû Mâlik al-Ashʿarî : on ne connaît pas son nom, ou bien c'est al-Hârith ibn al-Hârith. Abû l-Mutawakkil an-Nâjî : ʿAlî ibn Dâwûd, et l'on dit Ibn Dâwûd. Abû Mujâhid at-Tâ'î : Saʿd. Abû Mijlaz : Lâhiq ibn Humayd. Abû Muhammad al-Hadramî, d'après Abû Ayyûb : at-Tabarânî a prétendu que c'est Aqlah, affranchi d'Abû Ayyûb, mais la vérité est que c'est un autre. Abû Muhammad, affranchi d'Abû Qatâda : son nom est Nâfiʿ ibn ʿAbbâs. Abû Murâwih al-Ghifârî, d'après Abû Dharr : on dit que son nom est Wâqid. Abû Murra : son nom est Yazîd, affranchi de ʿAqîl. Abû Maryam al-Asadî : ʿAbd Allâh ibn Ziyâd. Abû Musâwir : al-Fadl ibn Musâwir. Abû Masʿûd al-Badrî : son nom est ʿUqba ibn ʿAmr al-Ansârî. Abû Masʿûd al-Jurayrî : Saʿîd ibn Iyâs. Abû Muslim, le guide d'al-Aʿmash : son nom est ʿUbayd Allâh ibn Saʿîd. Abû Musʿab az-Zuhrî : Ahmad ibn Bakr al-Madanî. Abû Muʿâwiya ad-Darîr : Muhammad ibn Khâzim, avec deux lettres à point (kh et z). Abû Muʿâwiya an-Nahwî : Shaybân ibn ʿAbd ar-Rahmân. Abû Maʿbad, d'après Ibn ʿAbbâs : son nom est Nâqid. Abû Maʿshar al-Barrâ' : Yûsuf ibn Yazîd. Abû Maʿshar al-Bukhârî : il est mentionné dans la sourate « Alam nashrah », parmi les compagnons d'al-Bukhârî ; al-Firabrî a rapporté d'après lui, et son nom est al-Fadl ibn Ahmad ibn Yaʿqûb. Abû l-Muʿallâ, d'après Saʿîd ibn Jubayr : son nom est Yahyâ ibn Maymûn al-Kûfî. Abû Maʿmar, d'après Ibn Masʿûd : ʿAbd Allâh ibn Sakhbara. Abû Maʿmar, d'après ʿAbd al-Wârith : ʿAbd Allâh ibn ʿAmr ibn Abî l-Hajjâj al-Muqʿad. Abû l-Mughîra : ʿAbd al-Quddûs ibn al-Jâj. Abû l-Malîh ibn Usâma al-Hudhalî : son nom est ʿÂmir, et l'on dit Zayd ; Successeur. Abû l-Minhâl, d'après Abû Barza : son nom est Sayyâr ibn Salâma. Abû l-Minhâl, d'après Zayd ibn Arqam et al-Barâ' : son nom est ʿAbd ar-Rahmân ibn Mutʿim al-Makkî. Abû Mûsâ al-Ashʿarî : son nom est ʿAbd Allâh ibn Qays ; Compagnon. Abû Mûsâ : Muhammad ibn al-Muthannâ al-Basrî, maître d'al-Bukhârî. Abû Mûsâ, d'après al-Hasan : son nom est Isrâ'îl. Abû Mûsâ, d'après Jâbir, dans la prière de la peur : on dit que c'est ʿAlî ibn Rabâh, et l'on dit que c'est Abû Mûsâ al-Ghâfiqî, mais cela n'est pas établi. Abû Maysara : son nom est ʿAmr ibn Shurahbîl ; Successeur.

Passage douteuxImprimé أو نصر (« ou Nasr »), probablement أبو نصر : « Abû Nasr », nouvelle entrée. Texte arabe imprimé : أو نصر عن ابن عباس في النكاح

Abû n-Najâshî, d'après Râfiʿ ibn Khadîj : son nom est ʿAtâ' ibn Suhayb. Abû Nasr, d'après Ibn ʿAbbâs, dans le Mariage : on ne connaît pas son nom. Abû n-Nadr : Hâshim ibn al-Qâsim, Baghdadien. Abû n-Nadr ad-Dimashqî al-Farâdîsî : Ishâq ibn Ibrâhîm ibn Yazîd ; il est parfois rattaché à son grand-père. Abû Nadra al-ʿAbdî : al-Mundhir ibn Mâlik ibn Qutaʿa. Abû n-Nuʿmân : Muhammad ibn al-Fadl as-Sadûsî, ʿÂrim. Abû Nuʿaym : al-Fadl ibn Dukayn ibn Zuhayr al-Kûfî. Abû Nûh : son nom est ʿAbd ar-Rahmân ibn Ghazwân ; son surnom est Qurâd. Abû Hârûn al-Ghanawî : Ibrâhîm ibn al-ʿAlâ' ; il a un seul passage, que Sufyân ibn ʿUyayna a rapporté d'après lui sous forme maqtûʿ (s'arrêtant au Successeur). Abû Hâshim ar-Rummânî : Yahyâ ibn Dînâr ; on dit Ibn Nâfiʿ, et l'on dit autre chose. Abû Hurayra : Ibn al-Kalbî a affirmé avec certitude qu'il s'appelait ʿUmayr ibn ʿÂmir, et Ibn Ishâq a affirmé avec certitude qu'il s'appelait ʿAbd ar-Rahmân ibn Sakhr ; certains de ses disciples l'ont rapporté d'après Abû Hurayra, qui a dit : « Mon nom était ʿAbd Shams ibn Sakhr, et le Prophète (paix et bénédictions sur lui) m'a nommé ʿAbd ar-Rahmân. » Al-Hâkim l'a rapporté dans al-Mustadrak ; et ce qu'a rapporté Ibn Khuzayma d'après Muhammad ibn ʿAmr, d'après Abû Salama, d'après Abû Hurayra, qui a dit : « Mon nom était ʿAbd Shams », vient le renforcer. Un groupe de savants tardifs l'a jugé authentique ; ad-Dimyâtî a penché vers l'avis d'Ibn al-Kalbî ; et Ibn Khuzayma a dit : son nom est ʿAbd Allâh ou ʿAbd ar-Rahmân. (Je dis) : Il y a à ce sujet des divergences extrêmement nombreuses, et ce que nous avons mentionné est le plus proche de l'exactitude, malgré ce qu'il comporte ; et Allah sait mieux. Abû Hishâm : al-Mughîra ibn Salama al-Makhzûmî. Abû Hammâm : Muhammad ibn az-Zibriqân. Abû Hilâl ar-Râsibî : Muhammad ibn Sulaym. Abû Wâqid al-Laythî : on dit que son nom est al-Hârith ibn Mâlik, et l'on dit autre chose. Abû Wâ'il : Shaqîq ibn Salama. Abû l-Walîd at-Tayâlisî : Hishâm ibn ʿAbd al-Malik. Abû l-Walîd, compagnon d'Ibn Sîrîn : son nom est ʿAbd Allâh ibn al-Hârith. Abû Lâs al-Khuzâʿî : il a un seul passage ; on dit que son nom est ʿAbd Allâh ibn Ghanama, mais ce n'est pas exact ; c'est un Compagnon. Abû Yahyâ al-Himmânî : c'est ʿAbd al-Hamîd ibn ʿAbd ar-Rahmân. Abû Yazîd al-Madanî : Successeur ; Abû Zurʿa a dit : on ne lui connaît pas de nom. Abû Yaʿfûr l'aîné : Successeur, dont le nom est Waqdân, et l'on dit Wâqid. Abû Yaʿfûr le cadet : ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿUbayd ibn Nistâs. Abû Yaʿlâ : Mundhir ath-Thawrî. Abû Yaʿlâ at-Tawwazî : Muhammad ibn as-Salt. Abû l-Yamân : al-Hakam ibn Nâfiʿ, maître d'al-Bukhârî. Fin des kunya-s.

Passage douteuxImprimé « ملكية » ; lecture probable Mulayka (مليكة). Forme imprimée conservée (Malkiyya). Texte arabe imprimé : ويقال رميلة ويقال ملكية

(Section qui en relève) Umm Harâm bint Milhân : on l'appelait al-Ghumaysâ'. Umm Khâlid bint Khâlid ibn Saʿîd ibn al-ʿÂs : son nom est Ama. Umm ad-Dardâ' l'aînée : son nom est Khayra, avec la lettre à point (kh) portant a. Umm ad-Dardâ' la cadette : Hujayma. Umm Rûmân, mère de ʿÂ'isha : Ibn Ishâq a dit que son nom est Zaynab, et as-Suhaylî rapporte que son nom est Daʿd. Umm Salama, Mère des croyants (qu'Allah l'agrée) : Hind bint Abî Umayya ibn al-Mughîra al-Makhzûmiyya. Umm Sulaym, mère d'Anas ibn Mâlik : son nom est Sahla ; on dit Rumayla, on dit Malkiyya, on dit ar-Rumaysâ', et l'on dit autre chose. Umm Sharîk : on dit que son nom est Ghaziyya, et l'on dit Ghuzayla. Umm ʿAtiyya : son nom est Nusayba. Umm ʿAmr bint ʿAbd Allâh ibn az-Zubayr : on ne connaît pas son nom. Umm al-ʿAlâ' al-Ansâriyya : on dit que c'est la mère de Khârija ibn Zayd ibn Thâbit. Umm al-Fadl : Lubâba bint al-Hârith al-Hilâliyya. Umm Qays bint Mihsan al-Asadiyya : Abû l-Qâsim al-Jawharî rapporte que son nom est Âmina. Umm Kulthûm bint ʿUqba ibn Abî Muʿayt : sa kunya est son nom. Umm Hâni' bint Abî Tâlib : Fâkhita, et l'on dit Hind. Umm Yaʿqûb, qui a une histoire avec Ibn Masʿûd : elle n'est pas nommée.

Passage douteuxImprimé والمهلمة, coquille pour والمهملة : « la lettre sans point ». Texte arabe imprimé : نسر بالنون والمهلمة Un mot manque après « ابن أبي » ; lecture probable « ابن أبي حفصة » : « Ibn Abî Hafsa : Muhammad ibn Maysara ». Forme imprimée conservée, lacune marquée « [?] ». Texte arabe imprimé : ابن أبي محمد بن ميسرة Imprimé أخبرنا (« nous a informés »), probablement أخبر : « (Ibn Abî Bakr) qui a informé ʿAbd Allâh ibn ʿUmar ». Texte arabe imprimé : ابن أبي بكر أخبرنا عبد الله بن عمر

(Section sur ceux qui sont mentionnés par le nom de leur père, de leur grand-père ou d'une manière semblable) Ibn Abzâ : ʿAbd ar-Rahmân. Ibn Akhî z-Zuhrî (le fils du frère d'az-Zuhrî) : Muhammad ibn ʿAbd Allâh ibn Muslim. Ibn Idrîs al-Awdî : ʿAbd Allâh. Ibn Idrîs ash-Shâfiʿî : Muhammad ; il est mentionné en deux endroits, au sujet du trésor enfoui (rikâz) et des ʿarâyâ. Ibn Udhayna : ʿAbd ar-Rahmân ; il est mentionné dans les Testaments. Ibn Ishâq : Muhammad. Ibn Ashwaʿ : Saʿîd ibn ʿAmr ibn Ashwaʿ ; il l'a mentionné dans la Donation. Ibn Abî Awfâ : ʿAbd Allâh. Ibn al-Asbahânî : ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh. Ibn Aflah, d'après Abû Muhammad, affranchi d'Abû Qatâda : c'est ʿUmar ibn Kathîr ibn Aflah, rattaché à son grand-père. Ibn Abî Uways : Ismâʿîl. Ibn Abî Ayyûb : Saʿîd. Ibn Buhayna : ʿAbd Allâh ibn Mâlik ibn al-Qishb. Ibn Barrâd : ʿAbd Allâh. Ibn Abî Burda : Saʿîd. Ibn Burayda : c'est ʿAbd Allâh ; [l'auteur] n'a rien cité de son frère Sulaymân. Ibn Bashshâr : c'est Muhammad, surnommé Bundâr. Ibn Bukayr al-Misrî : c'est Yahyâ ibn ʿAbd Allâh ibn Bukayr, rattaché à son grand-père. Ibn Abî Bukayr al-Kirmânî : son nom est Yahyâ, et le nom d'Abû Bukayr est Nasr (نسر), avec la lettre n et la lettre sans point (s). Ibn Bakr : Muhammad al-Bursânî. Ibn Abî Bakra : son nom est ʿAbd ar-Rahmân. Ibn Abî Bakr, qui a informé ʿAbd Allâh ibn ʿUmar d'après ʿÂ'isha : c'est ʿAbd Allâh ibn Muhammad ibn Abî Bakr as-Siddîq, rattaché à son grand-père. Ibn at-Taymî : Muʿtamir ibn Sulaymân. Ibn Abî Thawr : ʿUbayd Allâh ibn ʿAbd Allâh. Ibn Jâbir : son nom est ʿAbd ar-Rahmân ibn Yazîd ibn Jâbir ad-Dimashqî. Ibn Jâbir, dans le hadith d'Abû Burda ibn Niyâr : c'est ʿAbd ar-Rahmân ibn Jâbir ibn ʿAbd Allâh al-Ansârî. Ibn Jurayj : c'est ʿAbd al-Malik ibn ʿAbd al-ʿAzîz ibn Jurayj, rattaché à son grand-père. Ibn Jaʿfar : ʿAbd Allâh ibn Jaʿfar ibn Abî Tâlib. Ibn Abî Jaʿfar : c'est ʿUbayd Allâh l'Égyptien. Ibn Abî Hâzim : ʿAbd al-ʿAzîz ibn Salama ibn Dînâr. Ibn Abî Habîb : Yazîd l'Égyptien. Ibn Abî Hathma : Abû Bakr ibn Sulaymân ibn Abî Hathma, rattaché à son grand-père. Ibn Hazm : c'est Abû Bakr ibn Muhammad ibn ʿAmr ibn Hazm al-Ansârî, rattaché à son grand-père. Ibn Abî Husayn : ʿAbd Allâh ibn ʿAbd ar-Rahmân et ʿUmar ibn Saʿîd ; Abû Husayn est leur grand-père. Ibn al-Hadramî : al-ʿAlâ', Compagnon. Ibn Abî [ ?] : Muhammad ibn Maysara. Ibn Halhala : Muhammad ibn ʿAmr ibn Halhala, rattaché à son grand-père. Ibn Himyar : son nom est Muhammad. Ibn al-Hanafiyya : Muhammad ibn ʿAlî ibn Abî Tâlib ; al-Hanafiyya est sa mère, qui s'appelait Khawla et faisait partie des captives d'al-Yamâma. Ibn Hakîm, d'après Saʿîd ibn Jubayr : son nom est Yaʿlâ. Ibn Hunayn : ʿAbd Allâh, ʿUbayd et Ibrâhîm, fils de ʿAbd Allâh ibn Hunayn. Ibn Hayy : Sâlih ibn Sâlih ibn Hayyân.

Ibn Abî Khâlid : c'est Ismâʿîl. Ibn Kharrabûdh : son nom est Maʿrûf. Ibn al-Khattâb : c'est ʿUmar, ainsi dans les Mérites d'Abû Bakr. Ibn Khalî : Khâlid. Ibn Dâwûd : ʿAbd Allâh al-Khuraybî. Ibn Dukayn : al-Fadl. Ibn Dînâr : ʿAbd Allâh. Ibn Dharr : ʿUmar. Ibn Dhakwân : c'est Abû z-Zinâd ʿAbd Allâh. Ibn Abî Dhi'b : Muhammad ibn ʿAbd ar-Rahmân. Ibn Abî Râfiʿ : ʿUbayd Allâh. Ibn Râhawayh : Ishâq ibn Ibrâhîm al-Hanzalî. Ibn Rajâ' : ʿAbd Allâh. Ibn Abî Rajâ' al-Harawî : Ahmad. Ibn Abî Rizma : Muhammad ibn ʿAbd al-ʿAzîz. Ibn Abî Rawwâd : ʿAbd al-ʿAzîz. Ibn Abî Zâ'ida : Yahyâ ibn Zakariyyâ' ibn Abî Zâ'ida. Ibn Zabr : ʿAbd Allâh ibn al-ʿAlâ' ibn Zabr, rattaché à son grand-père. Ibn az-Zubayr : ʿAbd Allâh. Ibn Abî z-Zinâd : ʿAbd ar-Rahmân. Ibn as-Sabbâq : ʿUbayd. Ibn Abî Sarh : ʿIyâd ibn ʿAbd Allâh ibn Saʿd. Ibn Saʿîd ibn Jubayr : ʿAbd Allâh. Ibn Abî s-Safar : ʿAbd Allâh ibn Saʿîd ibn Muhammad. Ibn Salama : c'est Hammâd ; il figure dans la Visite pieuse de compensation (ʿumrat al-qadâ'). Ibn Abî Salama al-Mâjishûn : ʿAbd al-ʿAzîz ibn ʿAbd Allâh. Ibn Sawâ' : Muhammad. Ibn Sûqa : Muhammad. Ibn Salâm le Compagnon : ʿAbd Allâh. Ibn Salâm, maître d'al-Bukhârî : Muhammad al-Baykandî. Ibn Sîrîn : Muhammad. Ibn Shubruma : ʿAbd Allâh. Ibn Shihâb : c'est Muhammad ibn Muslim ibn ʿUbayd Allâh ibn ʿAbd Allâh ibn Shihâb ibn al-Hârith ibn Zuhra az-Zuhrî, le juriste. Ibn Abî sh-Shaʿthâ' : Ashʿath ibn Sulaym. Ibn Abî Saʿsaʿa : ʿAbd Allâh ibn ʿAbd ar-Rahmân. Ibn Tâwûs : ʿAbd Allâh. Ibn Abî Talha : c'est Ishâq ibn ʿAbd Allâh ibn Abî Talha Zayd ibn Sahl al-Ansârî.

Ibn ʿÂbis : ʿAbd ar-Rahmân. Ibn ʿAbbâs : c'est ʿAbd Allâh (qu'Allah les agrée tous deux). Ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn Abzâ : Saʿîd. Ibn Umm ʿAbd : c'est ʿAbd Allâh ibn Masʿûd. Ibn Abî ʿAbla : Ibrâhîm. Ibn Abî ʿUbayd, d'après Salama : son nom est Yazîd. Ibn Abî ʿUtba, affranchi d'Anas : son nom est ʿAbd Allâh. Ibn Abî ʿAtîq : c'est Muhammad ibn ʿAbd Allâh ibn Abî ʿAtîq Muhammad ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Bakr as-Siddîq ibn Abî Quhâfa at-Taymî ; celui-ci rapporte d'après az-Zuhrî, et son père rapporte d'après ʿÂ'isha. Ibn ʿUthmân : c'est Muhammad ibn ʿUthmân ibn Mawhab ; il figure dans les Bonnes manières. Ibn ʿAjlân : Muhammad. Ibn ʿArʿara : Muhammad. Ibn Abî ʿArûba : Saʿîd. Ibn Abî ʿAdî : Muhammad. Ibn Abî l-ʿIshrîn : ʿAbd al-Hamîd ibn Habîb ibn Abî l-ʿIshrîn. Ibn ʿAtiyya : c'est Hayyân ; il est mentionné vers la fin du Jihâd. Ibn ʿUfayr : Saʿîd ibn Kathîr ibn ʿUfayr, rattaché à son grand-père. Ibn ʿIlâqa : Ziyâd. Ibn ʿUlayya : Ismâʿîl ibn Ibrâhîm ibn Miqsam ; ʿUlayya est sa mère, et l'on dit sa grand-mère. Ibn ʿUmar : ʿAbd Allâh ibn ʿUmar. Ibn ʿAmr ibn al-ʿÂs : ʿAbd Allâh. Ibn ʿAwn : ʿAbd Allâh. Ibn ʿAwf : ʿAbd ar-Rahmân. Ibn ʿAyyâsh : Abû Bakr. Ibn ʿUyayna : Sufyân. Ibn al-Ghasîl : ʿAbd ar-Rahmân ibn Sulaymân ibn ʿAbd Allâh ibn Hanzala — c'est lui « le lavé par les anges » — ibn Abî ʿÂmir al-Ansârî. Ibn Abî Ghaniyya : ʿAbd al-Malik. Ibn Abî Fudayk : Muhammad ibn Ismâʿîl. Ibn Fudayl : Muhammad. Ibn Fulân : c'est ʿAbd Allâh ibn Ziyâd ibn Samʿân, d'après qui Ibn Wahb a rapporté ; il a un seul passage, où il est associé à un autre rapporteur. Ibn Fulayh : Muhammad. Ibn Abî Qatâda : ʿAbd Allâh. Ibn Qusayt : Yazîd ibn ʿAbd Allâh ibn Qusayt. Ibn Abî Kathîr : Yahyâ. Ibn Abî Laylâ : ʿAbd ar-Rahmân. Ibn al-Mâjishûn : ʿAbd al-ʿAzîz ibn ʿAbd Allâh ibn Abî Salama. Ibn al-Mubârak : ʿAbd Allâh. Ibn Abî l-Mujâlid : son nom est Makhlad. Ibn Mujammiʿ : Ibrâhîm ibn Ismâʿîl. Ibn Muhayrîz : ʿAbd Allâh. Ibn Abî Maryam : Saʿîd. Ibn Musâfir : ʿAbd ar-Rahmân ibn Khâlid ibn Musâfir. Ibn Mushir : ʿAlî. Ibn al-Musayyib : Saʿîd. Ibn Mughaffal al-Muzanî, le Compagnon : ʿAbd Allâh. Ibn Muqaddam : ʿUmar ibn ʿAlî. Ibn Miqsam : ʿUbayd Allâh. Ibn Abî Mulayka : ʿAbd Allâh ibn ʿUbayd Allâh32, et Abû Mulayka est son grand-père. Ibn Munabbih : Hammâm. Ibn al-Munkadir : Muhammad. Ibn Mahdî : ʿAbd ar-Rahmân. Ibn Mawhab : c'est ʿUthmân ibn ʿAbd Allâh ibn Mawhab. Ibn Abî Najîh : ʿAbd Allâh, et le nom de son père est Yasâr. Ibn Abî Nuʿaym : ʿAbd ar-Rahmân. Ibn Namir : ʿAbd ar-Rahmân. Ibn Abî Namir : Sharîk. Ibn Numayr : ʿAbd Allâh ; et Ibn Numayr, maître d'al-Bukhârî : Muhammad ibn ʿAbd Allâh ibn Numayr. Ibn al-Hâd : Yazîd ibn ʿAbd Allâh. Ibn Hurmuz, d'après Ibn Buhayna : c'est ʿAbd ar-Rahmân al-Aʿraj. Ibn Abî Hind : ʿAbd Allâh ibn Saʿîd. Ibn Abî Hilâl : Saʿîd. Ibn Wahb : ʿAbd Allâh. Ibn Abî Yaʿqûb : Muhammad ibn ʿAbd Allâh ad-Dabbî. Ibn Yaʿmar : Yahyâ. Ibn Yûnus : Ahmad ibn ʿAbd Allâh ibn Yûnus al-Yarbûʿî.

(Section qui s'y rattache) La fille d'al-Hârith, dans l'histoire de Khubayb ibn ʿAdî, est Umm ʿAbd Allâh ; elle est l'épouse d'Abû Sirwaʿa ibn al-Hârith, frère de ʿUqba ibn al-Hârith an-Nawfalî.

Troisième section : identification de ceux qui sont mentionnés par leur nisba

Passage douteuxImprimé « أبو أحمد بن محمد بن عبد الله », avec un « بن » superflu ; forme imprimée conservée, lecture probable « أبو أحمد محمد بن عبد الله الأسدي » : Abû Ahmad Muhammad ibn ʿAbd Allâh al-Asadî. Texte arabe imprimé : الزبيري أبو أحمد بن محمد بن عبد الله الأسدي Imprimé « عمر وأبو عامر » (mot coupé) ; forme imprimée conservée, lecture probable « عبد الملك بن عمرو أبو عامر » : ʿAbd al-Malik ibn ʿAmr, Abû ʿÂmir. Texte arabe imprimé : العقدي عبد الملك بن عمر وأبو عامر Imprimé « أبي بكري » ; forme imprimée conservée, lecture probable « أبي بكر » : Muhammad ibn Abî Bakr al-Muqaddamî. Texte arabe imprimé : المقدمي محمد بن أبي بكري

Al-Ashjaʿî : ʿUbayd Allâh ibn ʿAbd ar-Rahmân. Al-Uwaysî : ʿAbd al-ʿAzîz ibn ʿAbd Allâh. Al-Ansârî, le maître d'al-Bukhârî : Muhammad ibn ʿAbd Allâh ibn al-Muthannâ. Al-Badrî : Abû Masʿûd ʿUqba ibn ʿAmr. Al-Barrâ' : Abû l-ʿÂliya, rattaché au taillage des flèches. At-Taymî : Sulaymân. Ath-Thaqafî : ʿAbd al-Wahhâb ibn ʿAbd al-Majîd. Ath-Thawrî : Sufyân ibn Saʿîd. Al-Juddî : ʿAbd al-Malik ibn Ibrâhîm. Al-Jurayrî : Saʿîd ibn Iyâs. Al-Humaydî : ʿAbd Allâh ibn az-Zubayr. Ad-Darâwardî : ʿAbd al-ʿAzîz ibn Muhammad. Az-Zubaydî : Muhammad ibn al-Walîd. Az-Zubayrî : Abû Ahmad ibn Muhammad ibn ʿAbd Allâh al-Asadî. Az-Zuhrî : Ibn Shihâb. As-Sabîʿî : ʿAmr ibn ʿAbd Allâh, Abû Ishâq. As-Saʿîdî : ʿAmr ibn Yahyâ ibn Saʿîd. Ash-Shaʿbî : ʿÂmir ibn Sharâhîl. Ash-Shaybânî : Abû Ishâq Sulaymân ibn Abî Sulaymân. As-Sunâbihî : ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿUsayla. Al-ʿAdanî : ʿAbd Allâh ibn al-Walîd. Al-ʿAqadî : ʿAbd al-Malik ibn ʿUmar, et Abû ʿÂmir. Al-ʿUmarî : ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar ibn Hafs. Al-Farwî : Ishâq ibn Muhammad. Al-Firyâbî : Muhammad ibn Yûsuf. Al-Fazârî : Abû Ishâq Ibrâhîm ibn Muhammad ad-Dimashqî. Al-Qummî : c'est Yaʿqûb ibn ʿAbd Allâh ; il n'apparaît qu'en un seul endroit, dans [le Livre de] la médecine. Al-Mujmir : Nuʿaym ibn ʿAbd Allâh. Al-Muhâribî : ʿAbd ar-Rahmân ibn Muhammad. Al-Masʿûdî : son nom est ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh. Al-Maʿmarî : Abû Sufyân Muhammad ibn Humayd. Al-Maqburî : Abû Saʿîd Kaysân, ainsi que son fils Saʿîd. Al-Muqaddamî : Muhammad ibn Abî Bakrî. Al-Muqri' : Abû ʿAbd ar-Rahmân ʿAbd Allâh ibn Yazîd. Al-Mulâ'î : Abû Nuʿaym al-Fadl ibn Dukayn.

Quatrième section : ceux qui sont mentionnés par un surnom (laqab) ou quelque chose de semblable

Passage douteuxImprimé « المرزوي » ; forme imprimée conservée, lecture probable « المروزي » : al-Marwazî. Texte arabe imprimé : سلمويه سليمان بن صالح المرزوي Imprimé « غبدة » ; forme imprimée conservée, lecture probable « عبدة » : ʿAbda ibn Sulaymân. Texte arabe imprimé : غبدة بن سليمان اسمه عبد الرحمن

Al-Ahwal : ʿÂsim ibn Sulaymân. Al-Azraq : Ishâq ibn Yûsuf. Al-Aʿraj : ʿAbd ar-Rahmân ibn Hurmuz. Al-Aʿmash : Sulaymân ibn Mihrân. Al-Agharr : Salmân, Abû ʿAbd Allâh. Al-Bâqir : Muhammad ibn ʿAlî ibn Husayn, Abû Jaʿfar. Al-Bahr : ʿAbd Allâh ibn al-ʿAbbâs. Al-Batîn : Muslim ibn ʿImrân. Bundâr : Muhammad ibn Bashshâr. Al-Bahî : ʿAbd Allâh ibn Yasâr. Al-Hadhdhâ' (le cordonnier) : Khâlid ibn Mihrân ; il s'asseyait chez eux [les cordonniers]. Khatan al-Muqri' (le gendre du lecteur) : Bakr ibn Khalaf. Duhaym : ʿAbd ar-Rahmân ibn Ibrâhîm. Dhû l-Butayn : Usâma ibn Zayd. Dhû l-Yadayn : al-Khirbâq. Ar-Rishk : Yazîd ad-Dubaʿî. Saʿdân al-Lakhmî : Saʿîd ibn Yahyâ ibn Sâlih. Salmawayh : Sulaymân ibn Sâlih al-Marzawî. Sunayd : son nom est al-Husayn. Shâdhân : al-Aswad ibn ʿÂmir. ʿÂrim : Muhammad ibn al-Fadl as-Sadûsî. ʿAbdân : ʿAbd Allâh ibn ʿUthmân. Ghabda ibn Sulaymân : son nom est ʿAbd ar-Rahmân. ʿUbayd ibn Ismâʿîl : c'est ʿUbayd Allâh. ʿUwaymir, Abû d-Dardâ' : son nom est ʿÂmir. Ghundar : Muhammad ibn Jaʿfar. Fulayh ibn Sulaymân : on a dit que son nom est ʿAbd al-Malik. Qutayba ibn Saʿîd : on a dit que son nom est Yahyâ. Le secrétaire d'al-Mughîra : on a dit que son nom est Warrâd. Al-Mâjishûn : Abû Salama. Musaddad : son nom est ʿAbd al-Malik. An-Nabîl : Abû ʿÂsim ad-Dahhâk ibn Makhlad. Abû z-Zinâd est un surnom, et sa kunya est Abû ʿAbd ar-Rahmân. Dhât an-Nitâqayn (celle aux deux ceintures) : Asmâ' bint Abî Bakr as-Siddîq (qu'Allah l'agrée). * Voici à présent le moment d'aborder l'objet visé. (Le commencement de la Révélation) * Al-Humaydî d'après Sufyân : c'est Ibn ʿUyayna, partout où cela apparaît. ʿAbdân d'après ʿAbd Allâh : c'est Ibn al-Mubârak. D'après Yûnus : c'est Ibn Yazîd, partout où cela se trouve. Abû l-Yamân d'après Shuʿayb : c'est Ibn Abî Hamza, partout où cela se trouve.

(Sa parole, dans le hadith d'Abû Sufyân : « parmi une caravane de Quraysh ») Ils étaient près de trente hommes. L'interprète n'est pas nommé. L'endroit où l'envoyé les trouva est Gaza. Quant au « grand de Bosra », on a dit que c'est al-Hârith ibn Abî Shamir, qui était le roi de Ghassân. L'homme bédouin n'est pas nommé. Son ami à Rome s'appelait Daghâtir. « Le fils d'Abû Kabsha » : il désignait par là notre maître Muhammad (paix et bénédictions sur lui) ; on a dit qu'Abû Kabsha était le grand-père du grand-père de sa mère, on a dit qu'il était l'un de ses ancêtres de lait, et l'on a dit autre chose encore.

Le Livre de la foi (Kitâb al-îmân)

Passage douteuxImprimé « الجرمي », alors que le texte explique qu'il s'agit d'un nom ayant la forme d'une nisba ; forme imprimée conservée, lecture probable « الحرمي » : Abû Rawh Haramî ibn ʿUmâra. Texte arabe imprimé : حدثنا أبو روح الجرمي هو اسم Imprimé « أي العلم أفضل » ; le hadith visé porte « أي العمل أفضل » : « quelle œuvre est la meilleure ? ». Texte arabe imprimé : سئل أي العلم أفضل Imprimé « عمر وأن » (mot coupé) ; forme imprimée conservée, lecture probable « عبد الله بن عمرو أن رجلا سأل » : ʿAbd Allâh ibn ʿAmr. Texte arabe imprimé : (عن عبد الله ابن عمر وأن رجلا سأل)

(Et Muʿâdh a dit) C'est Ibn Jabal. (« Assieds-toi avec nous ») : celui à qui cela fut dit est al-Aswad ibn Hilâl. Ismâʿîl, d'après ash-Shaʿbî : c'est Ibn Abî Khâlid. Dâwûd : c'est Ibn Abî Hind. (« D'après Abû Mûsâ : Ils dirent : Ô Envoyé d'Allah ») Chez Muslim : « Nous dîmes » ; chez Ibn Hibbân, il est dit que c'est lui [Abû Mûsâ] qui posa la question ; et chez at-Tabarânî, d'après ʿUbayd ibn ʿUmayr, d'après son père, que c'est celui-ci qui posa cette question. Al-Layth d'après Yazîd : c'est Ibn Abî Habîb. (« D'après ʿAbd Allâh ibn ʿUmar, et qu'un homme demanda ») On a dit que c'est Abû Dharr ; et chez Ibn Hibbân, d'après le hadith de Hâni' ibn Yazîd, père de Shurayh, c'est lui qui interrogea sur le sens de cela et reçut une réponse semblable. Âdam : c'est Ibn Abî Iyâs. Ayyûb : c'est Ibn Abî Tamîma as-Sakhtiyânî. (« D'après ʿUbâda ibn as-Sâmit : je fus parmi les chefs (nuqabâ') ») Les chefs étaient douze hommes : Asʿad ibn Zurâra, ʿAbd Allâh ibn Rawâha, Saʿd ibn ar-Rabîʿ, Râfiʿ ibn Mâlik, al-Barâ' ibn Maʿrûr, Saʿd ibn ʿUbâda, ʿAbd Allâh ibn ʿAmr, père de Jâbir, al-Mundhir ibn ʿAmr et ʿUbâda ibn as-Sâmit — ceux-là étaient des Khazraj — et, parmi les Aws, Usayd ibn Hudayr, Saʿd ibn Khaythama et Rifâʿa ibn ʿAbd al-Mundhir. ʿAbda : c'est Ibn Sulaymân. (« D'après Hishâm ») C'est Ibn ʿUrwa. ʿAmr ibn Yahyâ d'après son père : c'est Ibn ʿUmâra ibn Abî Hasan. Wuhayb a dit : « ʿAmr nous a rapporté », c'est-à-dire d'après son père, avec cette chaîne de transmission et ce texte. (« Il passa près d'un homme des Ansâr qui sermonnait son frère au sujet de la pudeur ») Aucun des deux n'est nommé. D'après Sâlih : c'est Ibn Kaysân. « Abû Rawh al-Jarmî nous a rapporté » : c'est un nom ayant la forme d'une nisba ; certains se sont trompés à son sujet en en faisant sa nisba, et lui ont donné un nom en se trompant là aussi. D'après Wâqid ibn Muhammad : c'est Ibn Zayd ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUmar. (« Et un certain nombre de savants ont dit ») J'en ai nommé, dans la section des taʿlîq (passages sans chaîne complète), Anas, Ibn ʿUmar, Mujâhid et d'autres. (« On lui demanda : quelle œuvre est la meilleure ? ») Celui qui posa la question est Abû Dharr, comme dans le Livre de l'affranchissement. Saʿd ibn Abî Waqqâs : Abû Waqqâs a pour nom Mâlik ibn Wuhayb ibn Zuhra.

(Sa parole : « Il laissa un homme qui était, de tous, celui qui me plaisait le plus ») C'est Juʿayl ibn Surâqa ; al-Wâqidî l'a mentionné. « Et ʿAmmâr a dit » : c'est Ibn Yâsir. Yûnus : c'est Ibn ʿUbayd al-Basrî. D'après al-Hasan : c'est Ibn Abî l-Hasan al-Basrî. Dans la parole d'Abû Bakra, « secourir cet homme » : il s'agit de ʿAlî ibn Abî Tâlib, lors de la bataille du Chameau.

(Sa parole : « D'après al-Maʿrûr ») C'est Ibn Suwayd.

Passage douteuxImprimé « عمن علقمة », probablement « عن علقمة » : « d'après ʿAlqama ». Texte arabe imprimé : النخعي عمن علقمة هو ابن قيس

(Sa parole : « et son serviteur portait un habit ») Ce serviteur n'est pas nommé. (« J'ai insulté un homme et lui ai fait honte de sa mère ») C'est Bilâl ; le nom de sa mère est Hamâma, par laquelle il est connu, et elle était nubienne. « Bishr m'a rapporté » : c'est Ibn Khâlid. « Muhammad nous a rapporté » : c'est Ibn Jaʿfar, Ghundar. D'après Sulaymân : c'est Ibn Mihrân al-Aʿmash. D'après Ibrâhîm : c'est Ibn Yazîd an-Nakhaʿî. D'après ʿAlqama : c'est Ibn Qays. D'après ʿAbd Allâh : c'est Ibn Masʿûd ; et c'est là l'une des chaînes dont on a dit qu'elles sont les plus authentiques. « Abû r-Rabîʿ nous a rapporté » : c'est Sulaymân ibn Dâwûd az-Zahrânî. « ʿAbd al-Wâhid nous a rapporté » : c'est Ibn Ziyâd. « ʿUmâra nous a rapporté » : c'est Ibn al-Qaʿqâʿ. « Ismâʿîl nous a rapporté : Mâlik nous a rapporté » : cet Ismâʿîl est Ibn Abî Uways ʿAbd Allâh ibn ʿAbd Allâh, et il est le fils de la sœur de Mâlik. « Ibn Salâm nous a rapporté » : c'est Muhammad33. Et Yahyâ ibn Saʿîd : c'est al-Ansârî. « Zuhayr nous a rapporté » : c'est Ibn Muʿâwiya al-Juʿfî. « Abû Ishâq nous a rapporté » : c'est ʿAmr ibn ʿAbd Allâh as-Sabîʿî. D'après al-Barâ' : c'est Ibn ʿÂzib al-Ansârî.

(Sa parole : « Il descendit chez ses grands-pères — ou il dit : ses oncles maternels — parmi les Ansâr ») Ce sont les Banû ʿAmr ibn ʿAwf, des Khazraj. La mère de ʿAbd al-Muttalib, le grand-père du Prophète (paix et bénédictions sur lui), était des leurs, et son nom était Salmâ ; ils sont donc ses grands-pères au sens propre et ses oncles maternels au sens figuré. Le doute vient du rapporteur de la nouvelle.

(Sa parole : « Un homme parmi ceux qui avaient prié avec lui sortit et passa près des gens d'une mosquée ») Ibn ʿAbd al-Barr a dit : le nom de cet homme est ʿAbbâd ibn Nahîk ; on a dit aussi : [ʿAbbâd] ibn Bishr ibn Qayzî al-Ashhalî, et c'est l'avis le plus probable ; Ibn Abî Khaythama, al-Fâkihî et Ibn Manda l'ont rapporté avec une chaîne bonne (hasan). Les gens de la mosquée étaient les Banû Hâritha. (« Des hommes moururent alors que la qibla (direction de la prière) était l'ancienne, et d'autres furent tués ») Parmi ceux qui moururent, on a nommé al-Barâ' ibn Maʿrûr et Asʿad ibn Zurâra ; quant au fait d'avoir été tués, cela demande examen, car le changement [de qibla] eut lieu avant la révélation [de l'ordre] de combattre. « Muhammad nous a rapporté » : c'est Ibn al-Muthannâ. « Yahyâ nous a rapporté » : c'est Ibn Saʿîd al-Qattân. D'après Hishâm : c'est Ibn ʿUrwa. (« Et il y avait auprès d'elle une femme ») C'est al-Hawlâ' bint Tuwayt, comme chez Muslim. « Hishâm nous a rapporté » : c'est Ibn Abî ʿAbd Allâh ad-Dastuwâ'î, avec a sur la lettre à deux points dessus (t). « Et Abân a dit » : c'est Ibn Yazîd al-ʿAttâr.

(Sa parole : « Un homme d'entre les Juifs dit à ʿUmar ») C'est Kaʿb al-Ahbâr ; nous l'avons rapporté dans le Musnad de Musaddad avec une chaîne bonne (hasan). Ibn ʿAsâkir l'a cité au début de Târîkh Dimashq par sa voie, et cela se trouve dans al-Muʿjam al-awsat d'at-Tabarânî par cette même voie. Sa question à ʿUmar à ce sujet eut lieu avant que Kaʿb n'embrasse l'islam. Dans une autre version du Sahîh, il est dit que « les Juifs dirent » ; or celui d'entre eux qui posa la question est ici identifié : peut-être, lorsqu'il la posa, se trouvait-il au milieu d'un groupe d'entre eux.

(Sa parole : « Un homme des gens du Najd vint ») Ibn Battâl a dit — et ʿIyâd, Ibn al-ʿArabî, al-Mundhirî, Ibn Bâtîsh et d'autres l'ont suivi — : c'est Dimâm ibn Thaʿlaba. An-Nawawî a dit, dans Sharh al-Muhadhdhab : « Cela demande examen. » Al-Qurtubî a dit dans al-Mufhim — et notre maître, le Shaykh al-Islâm Sirâj ad-Dîn al-Bulqînî, l'a suivi — : « Ce qui apparaît, c'est qu'il s'agit d'un autre, les deux récits étant différents. » Et il en est comme il l'a dit. « Rawh nous a rapporté » : c'est Ibn ʿUbâda. « ʿAwf nous a rapporté » : c'est al-Aʿrâbî. D'après al-Hasan : c'est al-Basrî ; et Muhammad : c'est Ibn Sîrîn. (« Et Ibn Abî Mulayka a dit ») C'est ʿAbd Allâh ibn ʿUbayd Allâh ibn Abî Mulayka — dont le nom [d'Abû Mulayka] est Zuhayr ibn ʿAbd Allâh ibn Judʿân —, Abû Muhammad at-Taymî. (« J'ai connu trente des Compagnons du Prophète (paix et bénédictions sur lui) ») Je dis : leurs noms sont énumérés dans sa notice, dans Tahdhîb al-Kamâl et ailleurs, mais on ne les y a pas portés jusqu'à ce nombre. (« Et l'on rapporte d'al-Hasan : nul ne la craint… ») Le pronom renvoie à l'hypocrisie. (« Et d'après Zubayd ») C'est Ibn al-Hârith al-Yâmî.

(Sa parole : « Deux hommes se disputèrent ») Ce sont Kaʿb ibn Mâlik et ʿAbd Allâh ibn Abî Hadrad ; c'est Ibn Dihya qui l'a dit. Abû Hayyân at-Taymî d'après Abû Zurʿa : c'est Ibn ʿAmr ibn Jarîr al-Bajalî. « Abû Nuʿaym nous a rapporté » : c'est al-Fadl ibn Dukayn. Il a dit : « Zakariyyâ nous a rapporté » : c'est Ibn Abî Zâ'ida. D'après ʿÂmir : c'est ash-Shaʿbî. D'après Abû Jamra : c'est avec j et r, et son nom est Nasr ibn ʿImrân. (« La délégation de ʿAbd al-Qays ») La délégation comptait quatorze hommes, al-Ashajj compris, qui était leur chef et dont le nom est al-Mundhir ibn ʿÂ'idh ; ainsi dans le hadith de Mazyada al-ʿAsarî. Dans la version d'Abû Khayra as-Sabâhî, ils étaient quarante hommes. Soit donc ils vinrent en délégation à deux reprises, soit les notables parmi eux étaient quatorze hommes et le reste n'était que des suivants. J'ai exposé les noms des quarante dans mon livre sur les Compagnons. D'après Abû Masʿûd : c'est ʿUqba ibn ʿAmr. (« Puis il dit : demandez le pardon pour votre émir, car il aimait le pardon ») L'émir est al-Mughîra ibn Shuʿba ; Jarîr dit cela lorsqu'il mourut.

Le Livre de la science (Kitâb al-ʿilm)

Passage douteuxLe lemme parle d'un bédouin (أعرابي) mais le commentaire porte « لم يسم هذا الغلام » (« ce garçon n'est pas nommé ») ; lu « هذا الأعرابي » : « ce bédouin n'est pas nommé ». Texte arabe imprimé : جاءه أعرابي) لم يسم هذا الغلام

(D'après Abû Hurayra : tandis que l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) était dans une assemblée, s'adressant aux gens, un bédouin vint à lui) Ce bédouin n'est pas nommé. « Et Abû l-ʿÂliya a dit » : c'est Rufayʿ. (« Sulaymân nous a rapporté ») C'est Ibn Bilâl. (« Et certains ont argué, au sujet de la lecture devant le savant, du hadith de Dimâm ibn Thaʿlaba ») C'est34 al-Humaydî, son maître. (« Mûsâ l'a rapporté ») C'est Ibn Ismâʿîl at-Tabûdhakî, Abû Salama. (« Et certains gens du Hedjaz ont argué, au sujet de la remise (munâwala), du hadith du Prophète (paix et bénédictions sur lui) où il écrivit pour le chef de l'expédition ») Celui qui a argué de cela est al-Humaydî. Le chef de l'expédition est ʿAbd Allâh ibn Jahsh, comme dans la Sîra d'Ibn Ishâq — sa chaîne est mursal (sans mention du Compagnon) et ses rapporteurs sont dignes de confiance —, et comme dans al-Muʿjam al-kabîr d'at-Tabarânî, d'après le hadith de Jundab ibn ʿAbd Allâh, avec une chaîne bonne (hasan). (« Il envoya sa lettre avec un homme, et lui ordonna de la remettre au grand de Bahreïn ; le grand de Bahreïn la remit à Kisrâ ») L'envoyé est ʿAbd Allâh ibn Hudhâfa as-Sahmî ; le grand de Bahreïn est al-Mundhir ibn Sâwâ ; et Kisrâ est Abarwîz ibn Hurmuz.

Passage douteuxImprimé « هو الذي إبراهيم بن سعد », « الذي » est superflu ; lu « هو إبراهيم بن سعد ». Texte arabe imprimé : عن أبيه) هو الذي إبراهيم بن سعد

(Sa parole : « Et je pense ») Celui qui le dit est Ibn Shihâb. « ʿAbd Allâh nous a informés » : c'est Ibn al-Mubârak. (« On lui dit : ils ne lisent pas ») C'est-à-dire les Byzantins. (« Lorsque trois personnes s'avancèrent ») Aucun d'eux n'est nommé. (« Musaddad nous a rapporté : Bishr nous a rapporté ») C'est Ibn al-Mufaddal. (« Et quelqu'un tenait la bride de sa monture ») C'est Bilâl ; an-Nasâ'î l'a rapporté d'après le hadith d'Umm al-Husayn. Chez al-Ismâʿîlî, il est dit explicitement que c'est Abû Bakra lui-même ; on comprend donc que chacun des deux l'a tenue. (« Et l'on dit : le rabbânî est celui qui éduque les gens ») Celui qui le dit, à ce qu'on a rapporté, est Ibn ʿAbbâs. (« Jarîr nous a rapporté ») C'est Ibn ʿAbd al-Hamîd. (« D'après Mansûr ») C'est Ibn al-Muʿtamir. (« Un homme lui dit : Ô Abû ʿAbd ar-Rahmân ») Cet homme est ʿAbd Allâh ibn Mirdâs ; Muhammad ibn Saʿd l'a indiqué dans le livre at-Tabaqât. (« Ibn Wahb nous a rapporté ») C'est ʿAbd Allâh. (« D'après Yûnus ») C'est Ibn Yazîd. (« J'ai entendu Muʿâwiya ») C'est Ibn Abî Sufyân. (« Ismâʿîl ibn Abî Khâlid nous a rapporté, autrement que ce que nous a rapporté az-Zuhrî ; il a dit : j'ai entendu Qays ibn Abî Hâzim ») Celui qui dit « j'ai entendu Qays ibn Abî Hâzim » est Ismâʿîl ; et celui à qui az-Zuhrî l'a rapporté est Sufyân : az-Zuhrî le lui a rapporté d'après Sâlim ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUmar, d'après son père, en d'autres termes, comme [l'auteur] l'a cité dans [le Livre de] l'unicité divine. (« Yaʿqûb ibn Ibrâhîm nous a rapporté, d'après son père ») C'est Ibrâhîm ibn Saʿd. (« Tandis que Moïse se trouvait au milieu d'une assemblée des fils d'Israël, un homme vint à lui ») Nous n'avons pas trouvé son nom. (« Son jeune compagnon dit à Moïse ») C'est Josué fils de Nûn (Yûshaʿ ibn Nûn). (« ʿAbd al-Wârith nous a rapporté ») C'est Ibn Saʿîd. (« Khâlid nous a rapporté ») C'est al-Hadhdhâ'.

(Chapitre : sortir en quête de la science)

Passage douteuxImprimé « عنبة » ; forme imprimée conservée, lecture probable « غنية » (Ghaniyya), nom connu de la fille d'Abû Ihâb. Texte arabe imprimé : اسمها عنبة وتكنى أم يحيى

(Et Jâbir ibn ʿAbd Allâh voyagea un mois de marche jusqu'à ʿAbd Allâh ibn Unays pour un seul hadith) L'auteur a cité une partie de ce hadith dans le Livre de l'unicité divine, et le voyage se fit de Médine vers l'Égypte. (« Abû Burda ibn Abî Mûsâ ») Il a déjà été mentionné dans [le Livre de] la foi. (« Ishâq a dit ») C'est Ibn Râhawayh. (« Et Rabîʿa a dit ») C'est Ibn Abî ʿAbd ar-Rahmân, le maître de Mâlik. (« Al-Makkî ibn Ibrâhîm nous a rapporté ») C'est un nom ayant la forme d'une nisba, mais ce n'est pas une nisba, car il était de Balkh. (« Hanzala nous a informés ») C'est Ibn Abî Sufyân al-Jumahî. (« D'après Sâlim ») C'est Ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUmar. (« Un homme vint à lui et dit : je ne m'en suis pas rendu compte ») Le hadith est de la version de ʿAbd Allâh ibn ʿAmr et de celle de ʿAbd Allâh ibn ʿAbbâs ; aucun de ceux qui l'interrogèrent sur ces choses n'est nommé. (« Wuhayb nous a rapporté ») C'est Ibn Khâlid. (« Hishâm nous a rapporté ») C'est Ibn ʿUrwa ibn az-Zubayr. (« D'après Fâtima ») C'est son épouse, la fille d'al-Mundhir ibn az-Zubayr. (« D'après Asmâ' ») C'est la fille d'Abû Bakr as-Siddîq ; elle est la grand-mère de Hishâm ibn ʿUrwa et de Fâtima, la mère de leurs pères respectifs, ʿUrwa et al-Mundhir. (« D'après Abû Jamra ») Avec j et r. (« Il épousa une fille d'Abû Ihâb ») Son nom est ʿAnaba, et sa kunya Umm Yahyâ. (« Une femme vint à lui ») Elle n'est pas nommée. (« Et elle épousa un autre mari ») C'est Zurayb ibn al-Hârith. (« Moi et un voisin à moi parmi les Ansâr ») C'est Aws ibn Khawlî, entre qui et ʿUmar ibn al-Khattâb le Prophète (paix et bénédictions sur lui) établit la fraternité ; Ibn Bashkuwâl a rapporté ce qui le confirme. L'explication en viendra dans le Livre du mariage.

(Sa parole : « J'entrai chez Hafsa ») Celui qui dit « j'entrai chez Hafsa » est ʿUmar, et non l'Ansârî ; le récit comporte un abrègement dont l'explication viendra dans le Livre du mariage. (« Sufyân m'a informé ») C'est ath-Thawrî. (« D'après Ibn Abî Khâlid ») C'est Ismâʿîl. (« D'après Abû Masʿûd al-Ansârî, qui dit : un homme dit : Ô Envoyé d'Allah, je manque presque la prière, tant un tel la prolonge pour nous ») Abû Masʿûd : il a été dit précédemment que c'est ʿUqba ibn ʿAmr ; celui qui le dit est Hazm ibn Abî Kaʿb ; et « un tel » est Muʿâdh ibn Jabal, ou, a-t-on dit, Ubayy ibn Kaʿb. (« Un homme l'interrogea sur l'objet trouvé ») On a dit que c'est Bilâl, on a dit que c'est al-Jârûd, on a dit ʿUmayr, père de Mâlik, et l'on a dit que c'est Zayd ibn Khâlid lui-même. (« Un homme dit : qui est mon père ? Il répondit : ton père est Hudhâfa ») C'est ʿAbd Allâh, comme il viendra dans le hadith d'Anas. (« Un autre se leva et dit : qui est mon père ? Il répondit : ton père est Sâlim, l'affranchi de Shayba ») C'est Saʿd ibn Sâlim, affranchi de Shayba ibn Rabîʿa ; Ibn ʿAbd al-Barr l'a mentionné dans la notice de Suhayl ibn Abî Sâlih, dans at-Tamhîd, mais il n'a pas mentionné Saʿd parmi les Compagnons — ni lui ni aucun autre de tous ceux qui ont composé des ouvrages à leur sujet. Je l'ai éclairci, louange à Allah, dans mon livre sur les Compagnons. (« ʿAbd as-Samad nous a rapporté ») C'est Ibn ʿAbd al-Wârith ; et Thumâma : c'est Ibn ʿAbd Allâh ibn Anas. (« Al-Muhâribî nous a informés ») C'est ʿAbd ar-Rahmân ibn Muhammad. (« Sâlih ibn Hayyân nous a rapporté ») C'est Sâlih ibn Sâlih ibn Hayy, père d'al-Hasan ; et l'on trouve chez lui, dans al-Adab al-mufrad : « Sâlih ibn Hayy nous a rapporté ». « ʿAbd al-ʿAzîz nous a rapporté » : c'est Ibn ʿAbd Allâh. « Sulaymân m'a rapporté » : c'est Ibn Bilâl. (« Une femme dit : et deux ? Il dit : et deux ») C'est Umm Mubashshir, comme chez l'auteur ; on a dit aussi Umm Sulaym, comme chez Ahmad, at-Tabarânî, Ibn Bishrân et Ibn Abî Maysara ; et l'on a dit Umm Ayman, comme dans al-Awsat d'at-Tabarânî. ʿAbd Allâh ibn ʿAbd al-Wahhâb a dit : « Hammâd nous a rapporté » : c'est Ibn Zayd. (« Comme rapportent un tel et un tel ») Ibn Mâja, dans sa version, a nommé l'un d'eux : Ibn Masʿûd ; quant au second, on a dit que c'est Abû Hurayra. ʿAbd al-Wârith : c'est Ibn Saʿîd. (« D'après ʿAbd al-ʿAzîz ») C'est Ibn Suhayb. (« Mûsâ m'a rapporté ») C'est Ibn Ismâʿîl at-Tabûdhakî35. Wakîʿ d'après Sufyân : c'est ath-Thawrî. D'après Mutarrif : c'est Ibn Tarîf. Shaybân : c'est Ibn ʿAbd ar-Rahmân. D'après Yahyâ : c'est Ibn Abî Kathîr. D'après Abû Salama : c'est Ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf.

Passage douteuxImprimé « اسنمه », probablement « اسمه » : « que son nom est Shâh ». Texte arabe imprimé : أن اسنمه شاه وهو غريب

(« Les Khuzâʿa tuèrent un homme des Banû Layth, l'année de la conquête de La Mecque, en représailles d'un des leurs qu'ils avaient tué ») Les deux tués sont Munabbih al-Khuzâʿî, mentionné par Ibn Ishâq, que les Banû Layth tuèrent, et Junaydib ibn al-Akwaʿ, mentionné par Ibn Hishâm, que tuèrent les Banû Kaʿb, c'est-à-dire les Khuzâʿa. D'après Ibn Ishâq, Khirâsh ibn Umayya al-Khuzâʿî tua Ibn al-Akwaʿ al-Hudhalî en représailles d'un homme tué au temps de l'ignorance, nommé Ahmar ; le Prophète (paix et bénédictions sur lui) dit alors : « Ô gens de Khuzâʿa, levez vos mains du meurtre », etc. Et nous avons rapporté, à la fin du fascicule des Fawâ'id d'Abû ʿAlî ibn Khuzayma, que le nom du meurtrier est Hilâl ibn Umayya. Et Allah sait mieux. (« Un homme des gens du Yémen vint et dit : Écris pour moi, ô Envoyé d'Allah. Il dit : Écrivez pour Abû un tel ») C'est Abû Shâh, avec un hâ' final portant la nunation ; et ce qu'il demandait qu'on écrive était ce sermon du Prophète (paix et bénédictions sur lui). (« Un homme de Quraysh dit ») C'est al-ʿAbbâs ibn ʿAbd al-Muttalib. Il se trouve dans le Musannaf d'Abû Bakr ibn Abî Shayba que son nom est Shâh, ce qui est singulier. Wahb ibn Munabbih d'après son frère : c'est Hammâm. (« Maʿmar l'a corroboré ») C'est-à-dire qu'il a corroboré Wahb. Et ʿAmr : c'est Ibn Dînâr, c'est-à-dire que ʿAmr en a également informé Ibn ʿUyayna d'après az-Zuhrî. (« D'après Hind ») C'est la fille d'al-Hârith, al-Firâsiyya. (« D'après Umm Salama ») C'est Hind bint Abî Umayya ibn al-Mughîra al-Makhzûmiyya, épouse du Prophète (paix et bénédictions sur lui). (« Shuʿba, qui dit : al-Hakam nous a rapporté ») C'est Ibn ʿUtayba. (« Ismâʿîl nous a rapporté ») C'est Ibn Abî Uways. « Mon frère m'a rapporté » : c'est Abû Bakr ʿAbd al-Hamîd. (« Hajjâj nous a rapporté ») C'est Ibn al-Minhâl. (« Ils partirent tous deux, et voici un garçon qui jouait avec les garçons ; al-Khadir le saisit par la tête ») Le nom de ce garçon est Jaysûr. « ʿUthmân nous a rapporté » : c'est Ibn Abî Shayba. « Jarîr nous a rapporté » : c'est Ibn ʿAbd al-Hamîd. D'après Mansûr : c'est Ibn al-Muʿtamir. (« Un homme vint ») C'est Lâhiq ibn Dumayra. (« Un homme d'entre eux se leva et dit : Ô Abû l-Qâsim, qu'est-ce que l'esprit ? ») Il n'est pas nommé. Isrâ'îl : c'est Ibn Yûnus. (« D'après Abû Ishâq ») ʿAmr ibn ʿAbd Allâh as-Sabîʿî. (« D'après al-Aswad ») C'est Ibn Yazîd an-Nakhaʿî. (« Muʿâdh ibn Hishâm nous a informés ») C'est Ibn Abî ʿAbd Allâh ad-Dastuwâ'î. (« Muʿtamir : j'ai entendu mon père ») C'est Sulaymân ibn Tarkhân at-Taymî. (« D'après Anas, qui dit : on m'a mentionné ») Anas n'a pas nommé celui qui le lui a mentionné ; il est possible qu'il l'ait entendu de Muʿâdh, le protagoniste de l'histoire. (« Un homme se leva dans la mosquée et dit : Ô Envoyé d'Allah, d'où nous ordonnes-tu d'entrer en état de sacralisation ? ») Cet homme n'est pas nommé. (« Ibn ʿUmar a dit : Ils prétendent que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : “Et les gens du Yémen entrent en état de sacralisation à partir de Yalamlam”, mais je n'ai pas saisi cela de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) ») Sa mention est établie dans le hadith d'Ibn ʿAbbâs.

Le Livre des ablutions (Kitâb al-wudû')

Passage douteuxImprimé « هو سعيد بن العاص الأموي » ; forme imprimée conservée ; lecture probable : Saʿîd ibn ʿAmr est le petit-fils de Saʿîd ibn al-ʿÂs (« ابن سعيد بن العاص »). Texte arabe imprimé : سعيد بن عمرو المكي هو سعيد بن العاص الأموي Imprimé « سعيد بن محمد » ; forme imprimée conservée, lecture probable « سعيد بن يحمد » (Ibn Abî s-Safar = ʿAbd Allâh ibn Saʿîd ibn Yuhmid). Texte arabe imprimé : واسم أبيه سعيد بن محمد كما تقدم

(Les gens de science ont réprouvé l'excès en cela), c'est-à-dire dans les ablutions (wudû'). Abû Bakr ibn Abî Shayba a consacré à ce sujet un chapitre, où il l'a mentionné d'après un groupe d'imams, parmi lesquels ʿAlqama ibn Qays, Hilâl ibn Yasâf, Ibrâhîm at-Taymî et Ibrâhîm an-Nakhaʿî, de lui-même et d'après d'autres. (Un homme du Hadramawt a dit : « Qu'est-ce que le hadath (ce qui rompt l'état de pureté) ? ») Son nom n'est pas connu, et il est rapporté que c'était un Bédouin. (D'après Khâlid) : c'est Ibn Yazîd. (D'après ʿAbbâd ibn Tamîm, d'après son oncle paternel) : c'est ʿAbd Allâh ibn Zayd ibn ʿÂsim al-Mâzinî. (Nous avons dit à ʿAmr : « Des gens disent que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) avait l'œil qui dormait sans que son cœur ne dorme ») : cela a été rapporté par le hadith d'Abû Salama ibn ʿAbd ar-Rahmân d'après ʿÂ'isha, et il figure dans le Sahîh, dans les chapitres de la prière de nuit et ailleurs. (Et Mûsâ a dit) : c'est Ibn Ismâʿîl. (D'après Hammâd) : c'est Ibn Salama. (Warqâ') : c'est Ibn ʿUmar. (Des gens disent : « Lorsque tu t'assieds pour satisfaire ton besoin ») : cela est établi comme parole d'Abû Ayyûb al-Ansârî. (Yazîd ibn Hârûn : Yahyâ nous a informés) : c'est Ibn Saʿîd al-Ansârî. (Je venais, moi et un garçon) : c'est un Ansârite, mais je n'ai pas trouvé son nom ; puis il m'est apparu qu'il s'agit d'Abû Hurayra, son rattachement aux Ansârites étant alors à prendre au sens figuré ; je l'ai exposé dans le commentaire. (An-Nadr l'a corroboré) : c'est Ibn Shumayl ; et Shâdhân est al-Aswad ibn ʿÂmir. Saʿîd ibn ʿAmr al-Makkî est Saʿîd ibn al-ʿÂs al-Umawî. « ʿAbdân nous a rapporté » : c'est ʿAbd Allâh ibn ʿUthmân. « ʿAbd Allâh nous a informés » : c'est Ibn al-Mubârak, comme on l'a vu précédemment. Abû Idrîs : son nom est ʿÂ'idh Allâh ibn ʿAbd Allâh al-Khawlânî ; on l'a vu précédemment. Ismâʿîl est Ibn ʿUlayya. « Khâlid nous a rapporté » : c'est Ibn Mihrân al-Hadhdhâ'. Umm ʿAtiyya est Nusayba al-Ansâriyya. (Lors du lavage de sa fille) : c'est Zaynab, comme chez Muslim. Ashʿath ibn Sulaym est Ibn Abî sh-Shaʿthâ' al-Muhâribî. (Et az-Zuhrî a dit : « Lorsqu'il a lapé dans le récipient et que l'on n'a pas d'autre eau pour les ablutions, on fait ses ablutions avec. » Sufyân a dit : « Voilà la jurisprudence même ») : ce Sufyân est ath-Thawrî ; je ne l'ai signalé que parce que ce qui vient d'abord à l'esprit est qu'il s'agit d'Ibn ʿUyayna, puisque c'est lui le disciple d'az-Zuhrî, et non ath-Thawrî ; mais Ibn ʿAbd al-Barr l'a rapporté dans at-Tamhîd par la voie de Duhaym, d'après al-Walîd ibn Muslim, d'après al-Awzâʿî, d'après az-Zuhrî ; al-Walîd a dit : « Je l'ai mentionné à Sufyân ath-Thawrî, et il a dit » — et il a cité la parole. ʿÂsim est Ibn Sulaymân al-Ahwal. « D'après Ibn Sîrîn » : c'est Muhammad. « J'ai dit à ʿAbîda » : il s'agit, avec a sur la lettre ʿayn, d'Ibn ʿAmr as-Salmânî. ʿAbbâd est Ibn al-ʿAwwâm. « D'après Ibn ʿAwn » : c'est ʿAbd Allâh. « D'après Ibn Abî s-Safar » : son nom est ʿAbd Allâh, et le nom de son père est Saʿîd ibn Muhammad, comme on l'a vu précédemment. (Il était lors de l'expédition de Dhât ar-Riqâʿ ; un homme fut atteint d'une flèche) : c'est ʿAbbâd ibn Bishr al-Ansârî, comme l'a rapporté al-Wâqidî. « Et les gens du Hedjaz ont dit : le sang n'entraîne pas d'ablutions » : Ismâʿîl al-Qâdî l'a rapporté d'après Ismâʿîl ibn Abî Uways, d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî z-Zinâd, d'après son père, d'après tous les juristes qu'il avait connus. (Un homme non arabe a dit : « Qu'est-ce que le hadath ? ») : on a vu qu'il était du Hadramawt, et il n'y a pas de contradiction entre les deux, car il était hadramite par l'ascendance et non arabe par la langue. Mundhir est Ibn Yaʿlâ ; il a pour kunya Abû Yaʿlâ. (D'après Muhammad ibn al-Hanafiyya) : le nom d'al-Hanafiyya est Khawla, et son père est ʿAlî ibn Abî Tâlib. An-Nadr est Ibn Shumayl.

(Sa parole : « Il envoya chercher un homme des Ansâr, qui vint, la tête ruisselante ») On a dit que cet homme se nommait Sâlih ; ʿAbd al-Ghanî ibn Saʿîd l'a rapporté dans ses Mubhamât. Dans al-Awsat d'at-Tabarânî, il s'agit de Râfiʿ ibn Khadîj, et Ibn Bashkuwâl l'a également mentionné. Chez Muslim figure un autre récit concernant ʿItbân ibn Mâlik, par lequel on pourrait l'expliquer ; dans as-Sahâba d'Ibn Qâniʿ, il est question de ʿAbd Allâh ibn ʿItbân ; et Ibn as-Sakan a rapporté un récit semblable concernant Abû ʿUthmân al-Ansârî. « Wahb l'a corroboré » : c'est Ibn Jarîr ibn Hâzim. « Yazîd ibn Hârûn, d'après Yahyâ » : c'est Ibn Saʿîd al-Ansârî. ʿAbd al-Wahhâb est Ibn ʿAbd al-Majîd ath-Thaqafî. « Et Hammâd a dit » : c'est Ibn Abî Sulaymân, d'après Ibrâhîm. « Et Mâlik fut interrogé » : celui qui l'interrogea à ce sujet est Ishâq ibn ʿÎsâ ibn at-Tabbâʿ ; Ibn Khuzayma l'a précisé dans son Sahîh. (Un homme dit à ʿAbd Allâh ibn Zayd) : dans al-Umm d'ash-Shâfiʿî, par cette même voie, on lit : « il dit à ʿAbd Allâh », de sorte que le questionneur serait Yahyâ, le père de ʿAmr ; mais dans une autre version chez l'auteur : « J'ai vu ʿAmr ibn Abî Hasan interroger ʿAbd Allâh ibn Zayd » ; il se peut donc que tous deux l'aient interrogé. « Et c'est le grand-père de ʿAmr ibn Yahyâ » : il n'est pas réellement son grand-père, mais il en tient lieu, car il est l'oncle paternel de son père. « Wuhayb, d'après ʿAmr » : c'est Ibn Yahyâ ibn ʿUmâra al-Mâzinî. (Et Abû Mûsâ a dit : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) demanda un bol contenant de l'eau ; il s'y lava les mains et le visage, y rejeta de l'eau de sa bouche, puis leur dit à tous deux : “Buvez-en” ») : ceux à qui il s'adressait étaient Abû Mûsâ et Bilâl, comme l'auteur l'a rapporté avec sa chaîne dans al-Maghâzî. « D'après Ibn Shihâb, qui a dit : Mahmûd ibn ar-Rabîʿ m'a informé — et c'est lui au visage de qui l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) avait rejeté de l'eau de sa bouche, alors qu'il était enfant, de l'eau de leur puits » (Je dis) : il n'a pas mentionné le récit lui-même et s'est limité à la proposition incise ; le récit est mentionné par cette même voie dans le chapitre de la prière surérogatoire en groupe, et en voici la suite : « Mahmûd affirma avoir entendu ʿItbân ibn Mâlik al-Ansârî, qui était de ceux qui avaient pris part à Badr, dire : “Je dirigeais la prière pour mon clan, les Banû Sâlim, et une vallée me séparait d'eux” », et il a cité le hadith en entier. (Et ʿUrwa a dit, d'après al-Miswar et un autre) : c'est Marwân ibn al-Hakam, comme il l'a précisé dans al-Maghâzî et ailleurs. « D'après al-Jaʿd » : c'est Ibn ʿAbd ar-Rahmân. (J'ai entendu as-Sâ'ib ibn Yazîd dire : « Ma tante maternelle m'emmena ») : son nom est Salmâ. « Khâlid ibn Makhlad nous a rapporté : Sulaymân nous a rapporté » — c'est Ibn Bilâl — « d'après ʿAmr ibn Yahyâ, d'après son père, qui a dit : Mon oncle paternel faisait souvent les ablutions » : c'est ʿAmr ibn Abî Hasan. « Musaddad nous a rapporté : Hammâd nous a rapporté » : c'est Ibn Zayd. « Misʿar : Ibn Jabr m'a rapporté » : c'est ʿAbd Allâh ibn ʿAbd Allâh ibn Jabr ; il l'a rattaché à son grand-père.

(Du chapitre de l'essuyage des chaussons de cuir jusqu'au Livre du grand lavage) Ibn Wahb est ʿAbd Allâh. « D'après ʿAmr » : c'est Ibn al-Hârith al-Misrî. « Abû n-Nadr m'a rapporté » : c'est Sâlim ibn Abî Umayya, affranchi de ʿUmar ibn ʿUbayd Allâh. « ʿAmr, d'après Bukayr » : c'est Ibn ʿAbd Allâh ibn al-Ashajj. « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) passa près de deux tombes et dit : “Ils sont tous deux châtiés” » ; et dans une version : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) passa près d'un jardin clos et entendit la voix de deux êtres humains que l'on châtiait ». Dans al-Awsat d'at-Tabarânî, d'après le hadith de Jâbir : « Il passa près de tombes de femmes des Banû n-Najjâr, mortes à l'époque préislamique » ; Abû Mûsâ al-Madînî l'a rapporté dans le livre at-Targhîb par cette même voie, en ces termes : « Il passa près de deux tombes de gens des Banû n-Najjâr, morts à l'époque préislamique, et les entendit être châtiés pour l'urine et la médisance. » « Il vit un Bédouin uriner dans la mosquée » ; et dans une autre formulation : « Un Bédouin vint et urina dans un coin de la mosquée » ; et chez Abû Hurayra : « Un Bédouin se leva dans la mosquée et urina ; les gens s'en prirent à lui. » On a dit que le nom de ce Bédouin était Dhû l-Khuwaysira al-Yamânî ; Abû Mûsâ l'a rapporté dans le Dhayl (Appendice) du livre des Compagnons ; et Abû Bakr at-Târîkhî a mentionné, d'après ʿAbd Allâh ibn Nâfiʿ, qu'il s'agit d'al-Aqraʿ ibn Hâbis at-Tamîmî. « Mâlik, d'après Hishâm ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿÂ'isha, qui a dit : On amena à l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) un petit garçon, qui urina sur son vêtement » : ad-Dâraqutnî a rapporté par la voie d'al-Hajjâj ibn Artât, d'après Hishâm, avec cette chaîne, qu'elle amena ʿAbd Allâh ibn az-Zubayr ; un fait semblable est arrivé avec al-Husayn ibn ʿAlî, rapporté par al-Hâkim, et avec Sulaymân ibn Hâshim ibn ʿUtba ibn Abî Waqqâs, rapporté par Ibn Manda. « D'après Umm Qays bint Mihsan, qu'elle amena un fils à elle, en bas âge » : son nom à elle est Âmina, et l'on a dit Judhâma ; quant au nom de son fils, je ne l'ai pas vu. « Le dépotoir (subâta) d'un groupe de gens » : dans certaines voies, « des Ansâr ». « D'après Asmâ' » — c'est la fille d'Abû Bakr — « qui a dit : Une femme vint trouver le Prophète (paix et bénédictions sur lui) et dit : Que penses-tu de l'une d'entre nous qui a ses menstrues… », le hadith : dans le Musnad de l'imam ash-Shâfiʿî, c'est Asmâ' qui posait la question, et il n'est pas invraisemblable qu'elle ait tu son propre nom, comme cela s'est souvent produit en de nombreux endroits ; on en verra bientôt un exemple analogue avec Muʿâdha. Quant à la parole d'an-Nawawî selon laquelle cette version est faible, c'est une méprise de sa part ; sa chaîne remplit au contraire les conditions des deux maîtres. « Il a dit : Et mon père a dit : Puis il fait ses ablutions » : celui qui parle est Hishâm ibn ʿUrwa, qui le rapporte de son père.

Passage douteuxImprimé « عبد الله بن عمر » ; forme imprimée conservée, lecture probable « عبد الله بن عثمان » (comme plus haut dans le segment). Texte arabe imprimé : عبدان هو عبد الله بن عمر بن جبلة Imprimé « عرنية » (ʿUrniyya) ; forme imprimée conservée, lecture probable « عرينة » (ʿUrayna), tribu connue de ce récit. Texte arabe imprimé : قدم ناس من عكل أو عرنية

« Qutayba : Yazîd nous a rapporté » : c'est Ibn Zurayʿ, et l'on a dit Ibn Hârûn. « D'après Anas, qui a dit : Des gens de ʿUkl ou de ʿUrniyya arrivèrent » ; on y trouve : « Ils tuèrent le berger du Prophète (paix et bénédictions sur lui) et emmenèrent les chameaux ; la nouvelle arriva au début de la journée, et il envoya des hommes à leur poursuite », le hadith : le nom du berger tué est Yasâr, le nom du chef de la troupe est Kurz ibn Jâbir, et les chameaux étaient au nombre de quinze ; Ibn Saʿd l'a mentionné. Mûsâ ibn ʿUqba a rapporté que le nom du chef de la troupe était Saʿîd ibn Zayd, et at-Tabarî a rapporté, d'après le hadith de Jarîr ibn ʿAbd Allâh al-Bajalî, que c'est lui qui commandait la troupe, mais cela n'est pas authentique. Maʿn est Ibn ʿÎsâ al-Qazzâz. « ʿAbdân nous a rapporté : mon père m'a informé » : on a vu que ʿAbdân est ʿAbd Allâh ibn ʿUmar ibn Jabala ibn Abî Rawwâd al-Marwazî, originaire de Basra. « Lorsque certains d'entre eux dirent aux autres : Lequel d'entre vous apportera le placenta de la chamelle égorgée des Banû Untel ? » : celui qui parlait était Abû Jahl, et la chamelle appartenait aux Banû Jumah ; on y trouve : « Le plus misérable des gens se leva » : c'est ʿUqba ibn Abî Muʿayt, comme chez Muslim ; on y trouve aussi : « Et il compta le septième, mais je ne l'ai pas retenu » : il l'a nommé dans le Livre de la prière, peu avant le chapitre des horaires : ʿUmâra ibn al-Walîd ibn al-Mughîra al-Makhzûmî. « Muhammad ibn Yûsuf nous a rapporté » : c'est al-Firyâbî. « Sufyân nous a rapporté » : c'est ath-Thawrî ; je ne l'ai signalé ici, bien que ce soit clair, que parce qu'al-Bukhârî rapporte d'après Muhammad ibn Yûsuf al-Baykandî, qui rapporte d'après Sufyân ibn ʿUyayna et rapporte aussi d'après Humayd ; mais ce hadith n'est que de la transmission d'al-Firyâbî d'après ath-Thawrî, comme l'ont affirmé Khalaf, Abû Nuʿaym et d'autres. « On me dit : Donne au plus âgé ; je le donnai alors au plus âgé » : celui qui le lui dit est Jibrîl (paix sur lui), comme nous l'avons exposé, dans la version de Nuʿaym ibn Hammâd qu'il a citée sans chaîne (muʿallaq) d'après Ibn al-Mubârak. « D'après Usâma » : c'est Ibn Zayd al-Laythî. « ʿAbd Allâh : Sufyân nous a informés » : c'est ath-Thawrî. « D'après Mansûr » : c'est Ibn al-Muʿtamir.

Passage douteuxImprimé « بنت عمرو أم سلمة » ; forme imprimée conservée, lecture probable « بنت عمر وأم سلمة » (wâw mal placé) : Hafsa bint ʿUmar et Umm Salama. Texte arabe imprimé : وحفصة بنت عمرو أم سلمة

(Du Livre du grand lavage jusqu'à la prière) Abû Bakr ibn Hafs est Ibn ʿUmar ibn Saʿd ibn Abî Waqqâs. « J'ai entendu Abû Salama dire : J'entrai, moi et le frère de ʿÂ'isha » : c'est ʿAbd Allâh ibn Yazîd, son frère de lait, comme chez Muslim ; le commentateur ad-Dâwûdî a prétendu qu'il s'agit de ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Bakr. « Et Bahz a dit » : c'est Ibn Asad. Al-Juddî est ʿAbd al-Malik ibn Ibrâhîm. « D'après Abû Ishâq, qui a dit : Abû Jaʿfar nous a rapporté » : c'est Muhammad ibn ʿAlî ibn al-Husayn ; et ceci relève de la transmission d'un aîné d'après un plus jeune que lui. On y trouve : « Un homme dit : Cela ne me suffit pas » : c'est al-Hasan ibn Muhammad ibn ʿAlî ibn Abî Tâlib, comme l'auteur l'a explicitement indiqué deux hadiths plus loin. Abû ʿÂsim est ad-Dahhâk ibn Makhlad ; al-Bukhârî rapporte beaucoup de lui, et ici il a rapporté d'après un intermédiaire, d'après lui. « D'après Hanzala » : c'est Ibn Abî Sufyân al-Jumahî. « D'après al-Qâsim » : c'est Ibn Muhammad ibn Abî Bakr. « Al-Aʿmash : Sâlim m'a rapporté » : c'est Ibn Abî l-Jaʿd, comme dans le hadith qui suit. Aflah est Ibn Humayd ; il n'a rien retenu d'Aflah ibn Saʿîd. « Muslim a ajouté » : c'est Ibn Ibrâhîm. « Et Wahb » : c'est Ibn Jarîr ibn Hâzim, d'après Shuʿba ; dans certaines versions on lit ici « et Wuhayb », et il semble que ce soit une erreur, car al-Ismâʿîlî l'a rapporté avec sa chaîne dans son Mustakhraj par la voie de Wahb ibn Jarîr, d'après Shuʿba. « Sulaymân a dit : Je ne sais pas s'il a mentionné la troisième ou non » : Sulaymân est al-Aʿmash, le transmetteur du hadith ; il semble qu'il en ait douté au moment où il le rapportait, car il a été cité juste avant d'après le hadith de ʿAbd al-Wâhid, d'après al-Aʿmash, où l'on trouve : « deux ou trois fois ». Ibn Abî ʿAdî est Muhammad. On y trouve : « Je l'ai mentionné à ʿÂ'isha, et elle dit : Qu'Allah fasse miséricorde à Abû ʿAbd ar-Rahmân » : al-Bukhârî n'a pas mentionné ici le complément d'objet de « mentionner », mais il l'a mentionné quelques chapitres plus loin par cette même voie : « J'ai mentionné à ʿÂ'isha la parole d'Ibn ʿUmar : “Je n'aimerais pas me retrouver au matin en état de sacralisation, exhalant le parfum.” ʿÂ'isha dit : “C'est moi qui ai parfumé l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui)” », et il a cité le hadith ; il apparaît ainsi qu'Abû ʿAbd ar-Rahmân est ʿAbd Allâh ibn ʿUmar. Le hadith de Muʿâdh ibn Hishâm : « Mon père m'a rapporté, d'après Qatâda : Anas nous a rapporté, qui a dit : Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) faisait le tour de ses épouses dans une même heure de la nuit et du jour, et elles étaient onze », le hadith ; « et Saʿîd a dit, d'après Qatâda, qu'Anas leur avait rapporté : neuf femmes ». Les neuf sont : ʿÂ'isha bint Abî Bakr, Hafsa bint ʿAmr, Umm Salama bint Abî Umayya, Zaynab bint Jahsh, Umm Habîba bint Abî Sufyân, Sawda bint Zamʿa, Juwayriya bint al-Hârith, Safiyya bint Huyayy, et Zaynab bint Khuzayma — c'est la « Mère des pauvres » — ou Maymûna bint al-Hârith ; car Zaynab bint Khuzayma est morte avant lui, et Maymûna est la dernière d'entre elles qu'il a épousée. Le plus vraisemblable ici est de compter Maymûna, car, Zaynab étant morte, il n'avait pas atteint le nombre complet de neuf épouses ; et cela concorde avec la version de Saʿîd. Quant aux deux supplémentaires dans le hadith de Hishâm, il a voulu désigner par là Mâriya la Copte et Rayhâna an-Nadîriyya, qui étaient deux concubines ; il ne les a comptées parmi les femmes que par extension (taghlîb). À la mort du Prophète (paix et bénédictions sur lui), il laissa neuf d'entre elles, ainsi que Mâriya ; Zaynab bint Khuzayma et Rayhâna étaient mortes de son vivant.

Passage douteuxImprimé « بكير » (Bukayr) ; forme imprimée conservée, lecture probable « بكر » : Bakr ibn ʿAbd Allâh al-Muzanî. Texte arabe imprimé : بكير هو ابن عبد الله المزنى

Zâ'ida est Ibn Qudâma. « D'après Abû Hasîn », avec a sur la lettre h : on a vu qu'il s'agit de ʿUthmân ibn ʿÂsim. « D'après Abû ʿAbd ar-Rahmân » : c'est as-Sulamî, et son nom est ʿAbd Allâh ibn Habîb. « D'après ʿAlî » : c'est Ibn Abî Tâlib, qui a dit : « J'étais un homme sujet à de fréquents écoulements de liquide prostatique (madhy), et je chargeai un homme de demander » : c'est al-Miqdâd ibn al-Aswad, comme cela est établi chez lui plus loin ; chez an-Nasâ'î et at-Tabarânî : « Je chargeai ʿAmmâr ibn Yâsir » ; on y trouve aussi : « ʿAlî, ʿAmmâr et al-Miqdâd discutèrent du madhy, et ʿAlî leur dit : Demandez tous deux au Prophète (paix et bénédictions sur lui) à ce sujet ». « Et Bahz a dit » : c'est Ibn Hakîm ibn Muʿâwiya ibn Hayda al-Qushayrî. Umm Hâni' bint Abî Tâlib : on dit que son nom est Fâkhita. Ibn Fudayl : son nom est Muhammad. Bukayr est Ibn ʿAbd Allâh al-Muzanî. « D'après Abû Râfiʿ » : c'est Nufayʿ as-Sâ'igh. « ʿAmr l'a corroboré » : c'est Ibn Marzûq. « Et Mûsâ a dit » : c'est Ibn Ismâʿîl. « Abân nous a rapporté » : c'est Ibn Yazîd al-ʿAttâr. « Al-Husayn al-Muʿallim, qui a dit : Yahyâ a dit » : c'est Ibn Abî Kathîr. « Et certains ont dit : Les menstrues furent d'abord envoyées sur les fils d'Israël » : celui qui a dit cela est Ibn Masʿûd ; Ibn Abî Shayba l'a rapporté. « Et Abû Wâ'il envoyait sa servante » — je n'ai pas trouvé son nom — « chez Abû Razîn » : son nom est Masʿûd ibn Mâlik al-Asadî. « Al-Makkî ibn Ibrâhîm nous a rapporté : Hishâm nous a rapporté » : c'est Ibn Abî ʿAbd Allâh ad-Dastuwâ'î ; al-Bukhârî n'a rien retenu de Makkî d'après Hishâm ibn ʿUrwa. Abû Ishâq ash-Shaybânî : son nom est Sulaymân ibn Fayrûz. « Khâlid l'a corroboré » : c'est Ibn ʿAbd Allâh at-Tahhân. « Et Sufyân l'a rapporté » — c'est ath-Thawrî — « d'après ash-Shaybânî, que ʿÂ'isha vit de l'eau de carthame et dit : On dirait une chose que trouvait Unetelle » ; et dans le hadith qui suit : « Une femme parmi ses épouses fit la retraite spirituelle avec l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) ; elle voyait du sang et un écoulement jaunâtre, et la bassine était sous elle pendant qu'elle priait » : on a dit que cette femme est Sawda bint Zamʿa, et l'on a dit Zaynab bint Jahsh ; et j'ai vu, en marge d'une copie fiable provenant de la voie d'Abû Dharr al-Harawî, qu'il s'agit d'Umm Habîba bint Abî Sufyân. « Yazîd ibn Zurayʿ et Muʿtamir, d'après Khâlid » : c'est al-Hadhdhâ'. « Ayyûb, d'après Hafsa » : c'est la fille de Sîrîn. Mansûr ibn Safiyya est Ibn ʿAbd ar-Rahmân al-ʿAbdarî ; Safiyya est sa mère, et elle est la fille de Shayba ibn ʿUthmân al-Hajabî.

Passage douteuxLacune dans l'imprimé : le nom de la femme manque après « هي » ; rendu par « […] ». Texte arabe imprimé : المرأة هي وأختها هي أم عطية Imprimé « المدني » (al-Madanî) ; forme imprimée conservée, lecture probable « المديني » : Abû Mûsâ al-Madînî, cité plus haut dans le segment. Texte arabe imprimé : ابن طاهر وأبو موسى المدني وأبو علي الجياني Lacune dans l'imprimé : le nom du mari d'Umm ʿAtiyya manque après « هو » ; rendu par « […] ». Texte arabe imprimé : وزوج أم عطية هو وقصر بنى خلف

« Une femme des Ansâr dit : Comment dois-je faire le grand lavage après les menstrues ? » : chez Muslim, il s'agit d'Asmâ' bint Shakal, avec a sur la lettre sh avec point et sur le k ; ad-Dimyâtî a prétendu que c'est une altération graphique, et que la forme correcte est as-Sakan, avec la lettre s sans point et un n à la fin, et qu'elle a été rattachée à son grand-père, étant Asmâ' bint Yazîd ibn as-Sakan ; c'est ce qu'a affirmé Ibn al-Jawzî dans at-Talqîh, et avant lui al-Khatîb. Or c'est là rejeter des récits authentiques sur une simple supposition : sinon, qu'est-ce qui empêche qu'il s'agisse de deux femmes ? Dans le Musannaf d'Ibn Abî Shayba, on trouve la même chose que chez Muslim, ce qui l'exonère de toute erreur ; c'est ce qu'ont affirmé Ibn Tâhir, Abû Mûsâ al-Madanî et Abû ʿAlî al-Jayyânî ; et Allah sait mieux. « Mûsâ ibn Ismâʿîl nous a rapporté : Ibrâhîm nous a rapporté » : c'est Ibn Saʿd. « Et il parvint à la fille de Zayd ibn Thâbit que des femmes demandaient des lampes » : Zayd ibn Thâbit avait pour filles Umm Ishâq, Hasana, ʿAmra et Umm Kulthûm ; je n'ai vu de transmission que d'Umm Kulthûm, qui était l'épouse de Sâlim ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUmar ; il semble donc que ce soit elle. « Muʿâdha : qu'une femme dit à ʿÂ'isha : Suffit-il à l'une d'entre nous d'accomplir ses prières une fois purifiée ? » : la questionneuse est Muʿâdha, comme chez Muslim. « Une femme arriva et descendit au château des Banû Khalaf ; elle rapporta d'après sa sœur, et le mari de sa sœur avait pris part avec l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) à douze expéditions » : la femme est […] ; sa sœur est Umm ʿAtiyya, dont le nom est Nusayba bint al-Hârith al-Ansâriyya ; et le mari d'Umm ʿAtiyya est […]. Le château des Banû Khalaf tient son nom de Khalaf al-Khuzâʿî, grand-père de Talha at-Talahât. On y trouve : « Ne doit-elle pas assister à ʿArafa et à ceci et cela ? », c'est-à-dire Muzdalifa, Minâ, les stèles (jamarât) et ce qui s'y apparente. « Umm Habîba eut un saignement hors règles (istihâda) pendant sept ans » : c'est la fille de Jahsh. « Safiyya a eu ses menstrues » : c'est la fille de Huyayy. « Husayn al-Muʿallim, d'après Ibn Burayda » : c'est ʿAbd Allâh ; al-Bukhârî n'a rien retenu de son frère Sulaymân. La femme est Umm Kaʿb al-Ansâriyya, comme chez Muslim. « Elle emprunta à Asmâ' » — c'est la fille d'Abû Bakr, sa sœur — « un collier, qu'elle perdit ; l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) envoya un homme, qui le trouva » : l'homme est Usayd ibn Hudayr, comme cela est établi chez lui dans une autre version, où il dit : « Il envoya Usayd ibn Hudayr et des gens avec lui ». « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) arriva du côté du puits de Jamal ; un homme le rencontra et le salua » : c'est Abû Juhaym, le transmetteur du hadith, comme dans le Musnad d'ash-Shâfiʿî ; et un fait semblable est rapporté concernant al-Muhâjir ibn Qunfudh. « D'après Dharr » : c'est Ibn ʿAbd Allâh al-Murhibî. On y trouve : « Un homme vint trouver ʿUmar ibn al-Khattâb » : je n'ai pas trouvé son nom ; chez at-Tabarânî : « Un homme des gens de la campagne vint ». « Et an-Nadr a dit » : c'est Ibn Shumayl. Ibn ʿAbd ar-Rahmân est Saʿîd, comme dans la version qui précède. ʿAwf est al-Aʿrâbî. « Abû Rajâ' nous a rapporté » : c'est ʿImrân ibn Milhân al-ʿUtâridî. On y trouve : « Le premier à se réveiller fut Untel » : c'est Abû Bakr as-Siddîq, comme dans la version de Salm ibn Zarîr chez lui. On y trouve : « Et voici qu'il vit un homme à l'écart, qui n'avait pas prié avec les gens ; il dit : Qu'est-ce qui t'en a empêché, ô Untel ? » : cet homme n'est pas nommé, et s'est mépris celui qui a prétendu qu'il s'agit de Khallâd ibn Râfiʿ. On y trouve : « Il appela ʿAlî et Untel » : c'est ʿImrân ibn Husayn, le transmetteur du récit ; il en est ainsi également dans la version de Salm ibn Zarîr. On y trouve : « Ils rencontrèrent une femme entre deux outres » : je n'ai pas trouvé le nom de cette femme.

Le Livre de la prière (Kitâb as-salât)

« Et Ibn ʿAbbâs a dit : Abû Sufyân m'a rapporté » : il s'agit de Sakhr ibn Harb, dans le hadith d'Héraclius, c'est-à-dire celui qui a précédé dans « Le commencement de la Révélation ». « Ibn Shihâb a dit : Ibn Hazm m'a alors informé » : il s'agit d'Abû Bakr ibn Muhammad ibn ʿAmr ibn Hazm al-Ansârî. « Qu'Ibn ʿAbbâs et Abû Habba al-Ansârî disaient » : Abû Zurʿa ar-Râzî a dit : le nom d'Abû Habba est ʿÂmir ibn ʿAbd ʿAmr ; et حبة (Habba) s'écrit avec la lettre à un point dessous (b). On y trouve : « Gabriel dit alors au gardien du ciel : Ouvre ! » : le nom du gardien du ciel le plus proche est Ismâʿîl ; at-Tabarânî l'a nommé dans al-Awsat, d'après le hadith d'Abû Saʿîd. « Yazîd ibn Ibrâhîm » : il s'agit d'at-Tustarî. « D'après Muhammad » : il s'agit d'Ibn Sîrîn. « D'après Umm ʿAtiyya » : il s'agit de Nusayba. « Elle a dit : Il nous a été ordonné » : chez lui [al-Bukhârî], dans [le Livre] des deux fêtes, par sa voie à elle, on trouve : « Notre Prophète (paix et bénédictions sur lui) nous a ordonné ». On y trouve : « Une femme dit alors » : celle qui parle est Umm ʿAtiyya elle-même, comme dans une autre version, et ce qui l'indique a précédé dans [le Livre des] menstrues. « Et Abû Hâzim a dit » : il s'agit de Salama ibn Dînâr. « Jâbir a prié » : il s'agit d'Ibn ʿAbd Allâh. On y trouve : « Quelqu'un lui dit » : il s'agit de ʿUbâda ibn al-Walîd ibn ʿUbâda ibn as-Sâmit, comme dans [le Sahîh de] Muslim ; chez al-Bukhârî, Muhammad ibn al-Munkadir et Saʿîd ibn al-Hârith l'interrogèrent eux aussi à ce sujet, et dans le Juz' de ʿÂmir ibn Sayyâr, c'est Saʿîd al-Maqburî qui l'interrogea lui aussi à ce sujet. « Yahyâ : Hishâm nous a rapporté : mon père m'a rapporté » : il s'agit de ʿUrwa ibn az-Zubayr. « D'après ʿUmar ibn Abî Salama » : il s'agit du fils de ʿAbd Allâh ibn ʿAbd al-Asad, le beau-fils du Prophète (paix et bénédictions sur lui). « D'après Abû n-Nadr » : il s'agit de Sâlim. « Qu'Abû Murra » : il s'agit de Yazîd, comme cela a précédé. On y trouve : « Le fils de ma mère a prétendu » : dans la version d'al-Hamawî, « le fils de mon père » ; les deux sont exacts, et il s'agit de ʿAlî ibn Abî Tâlib, leur mère étant Fâtima bint Asad ibn Hâshim. On y trouve : « Untel, fils de Hubayra » : Ibn al-Jawzî a dit, à la suite d'autres : si l'on entend par « Untel » son fils [à elle], c'est Jaʿda ; mais Ibn ʿAbd al-Barr a désapprouvé cela chez ceux qui l'ont dit, et a dit : il est invraisemblable que ʿAlî ait voulu tuer le fils de sa sœur, alors qu'elle était musulmane et qu'il était jeune. D'autres ont penché pour la possibilité que Hubayra ait eu un fils d'une autre femme qu'Umm Hâni'. Voilà ce qu'il en est dans cette version, qui est celle de Mâlik ; il est possible que le mot عم (ʿamm, « oncle paternel ») soit tombé de sa version et qu'il y ait eu : « Untel, fils de l'oncle paternel de Hubayra », ce qui peut à juste titre s'expliquer par al-Hârith ibn Hishâm ou par ʿAbd Allâh ibn Abî Rabîʿa, de même que par Zuhayr ibn Abî Umayya, selon ce que rapporte az-Zubayr ibn Bakkâr dans an-Nasab. Parmi ce qui indique qu'il y a quelque chose dans la version de Mâlik, il y a ce qu'Abû ʿUbayd a rapporté dans le Kitâb al-amwâl, d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn Mahdî, d'après Mâlik, dans ce même hadith, où il dit : « Hubayra, ou Untel fils de Hubayra ». Il n'est pas valable d'expliquer celui à qui elle accorda sa protection par Hubayra, car celui-ci s'était enfui. Le reste de ce qui s'y rapporte viendra dans [le Livre du] jihâd.

Passage douteuxImprimé « جرهدد », avec un dâl redoublé ; forme imprimée conservée (Jarhadd), lecture probable « جرهد » : Jarhad. Texte arabe imprimé : وقال جرهدد والأسلمي

(Sa parole : « Qu'un questionneur l'interrogea ») Je ne suis pas parvenu à connaître son nom ; mais Shams ad-Dîn al-Hanafî as-Sarakhsî a mentionné dans son livre al-Mabsût que le questionneur était Thawbân. « Al-Aʿmash, d'après Muslim ibn ʿImrân » : il s'agit d'al-Batîn. « Rawh » : il s'agit d'Ibn ʿUbâda. « Il transportait [des pierres] avec eux », c'est-à-dire avec Quraysh, lorsque la Kaʿba fut construite : ceci fait partie des mursal des Compagnons (ce qu'un Compagnon rapporte sans en avoir été témoin) ; il est possible que Jâbir l'ait reçu d'al-ʿAbbâs ibn ʿAbd al-Muttalib, car il y a dans le contexte de quoi l'appuyer ; et Allah sait mieux. « Ayyûb, d'après Muhammad » : il s'agit d'Ibn Sîrîn. On y trouve : « Un homme se leva et l'interrogea sur la prière dans un seul vêtement », et on y trouve : « Puis un homme interrogea ʿUmar », c'est-à-dire Ibn al-Khattâb : je ne suis parvenu au nom d'aucun des deux. « Ibn Abî Dhi'b » : il s'agit de Muhammad ibn ʿAbd ar-Rahmân, comme cela a précédé. On y trouve : « Un homme demanda ce que doit porter le pèlerin en état de sacralisation » : je ne suis pas parvenu à son nom. « Qabîsa : Sufyân nous a rapporté » : il s'agit d'ath-Thawrî. « Au sujet de deux muezzins » : je n'ai vu personne qui les ait nommés. « Ibn Abî l-Mawâlî » : il s'agit de ʿAbd ar-Rahmân. « Et Jarhadd a dit, ainsi qu'al-Aslamî et Muhammad ibn Jahsh » : il s'agit de Muhammad ibn ʿAbd Allâh ibn Jahsh, rattaché à son grand-père. « Et Abû Mûsâ a dit » : il s'agit de ʿAbd Allâh ibn Qays al-Ashʿarî. « Et Abû Talha monta [en selle] » : il s'agit de Zayd ibn Sahl al-Ansârî, l'époux de la mère d'Anas ibn Mâlik. « Ils dirent : Muhammad ! ʿAbd al-ʿAzîz a dit », c'est-à-dire Ibn Suhayb, « et certains de nos compagnons ont dit : et l'armée (al-khamîs) » : il s'agit de Thâbit al-Bunânî. « Un homme vint auprès du Prophète (paix et bénédictions sur lui) » : je ne suis pas parvenu à son nom. On y trouve : « Il dit : Prends une autre jeune captive qu'elle » : dans al-Umm d'ash-Shâfiʿî, le Prophète (paix et bénédictions sur lui) fit tuer ce jour-là Kinâna ibn ar-Rabîʿ et donna sa sœur à Dihya al-Kalbî. (Je dis) Kinâna était l'époux de Safiyya bint Huyayy ; c'est donc comme si le Prophète (paix et bénédictions sur lui), lorsqu'il reprit Safiyya à Dihya, lui avait donné en compensation la sœur de son époux. On y trouve : « Thâbit lui dit » : il s'agit d'al-Bunânî ; « et Umm Sulaym » : elle est la fille de Milhân, la mère d'Anas ibn Mâlik.

Passage douteuxImprimé « قبيضة » ; forme imprimée conservée (Qabîda), lecture probable « قبيصة » : Qabîsa. Texte arabe imprimé : وقيل قبيضة وقيل قصيبة Imprimé « صميرة » ; forme imprimée conservée (Samîra), lecture probable « ضميرة » : Dumayra. Texte arabe imprimé : واليتيم اسمه صميرة Imprimé فإن نكر, peu clair, probablement فإن كان (ou ذكر) : « si elle est sa grand-mère (à lui) ». Texte arabe imprimé : فإن نكر جدة فهي أم أنس

« Abû l-Yamân nous a rapporté » : il s'agit d'al-Hakam ibn Nâfiʿ. « Shuʿayb nous a informés » : il s'agit d'Ibn Abî Hamza al-Himsî ; [cela] revient souvent. « Chez Abû Jahm » : il s'agit d'Ibn Hudhayfa al-ʿAdawî, et son nom est ʿÂmir selon l'opinion la plus répandue. « Al-Layth » : il s'agit d'Ibn Saʿd ; « d'après Yazîd » : il s'agit d'Ibn Abî Habîb ; « d'après Abû l-Khayr » : il s'agit de Marthad ibn ʿAbd Allâh al-Yazanî, comme cela a précédé. « Untel, client d'Unetelle, l'a fabriqué », c'est-à-dire la chaire (minbar) : [Unetelle] est une Ansârite ; certains rapporteurs ont altéré [son nom] et ont dit ʿUlâtha, si bien que certains l'ont mentionnée sous la lettre ʿayn parmi les Compagnons, ce qui est une erreur. Quant au menuisier, on a dit que son nom était باقوم (Bâqûm), avec la lettre à un point dessous (b) et le qâf ; on a dit aussi que sa dernière lettre est un lâm, et c'est la version de ʿAbd ar-Razzâq ; on a dit Qabîda ; on a dit قصيبة (Qasîba), avec le sâd placé avant ; on a dit Maymûn ; on a dit Mînâ ; on a dit Ibrâhîm ; on a dit Kilâb ; on a dit Sabbâh ; la première opinion est la plus connue. J'ai exposé leurs hadiths dans mon livre sur les Compagnons. On a dit aussi que celui qui l'a fabriquée est Tamîm ad-Dârî, et cela viendra d'après le hadith d'Ibn ʿUmar ; mais al-Wâqidî a rapporté, d'après le hadith d'Abû Hurayra, que Tamîm en donna le conseil et que Kilâb, client d'al-ʿAbbâs, la fabriqua ; et al-Balâdhurî a affirmé que celui qui l'a fabriquée est Abû Râfiʿ, client du Prophète (paix et bénédictions sur lui). « Que sa grand-mère Mulayka » : on a dit qu'elle est la grand-mère d'Anas ibn Mâlik, et on a dit plutôt qu'elle est la grand-mère d'Ishâq ibn ʿAbd Allâh ibn Abî Talha ; on dit qu'Anas ibn Mâlik, lorsqu'il disait « sa grand-mère », désignait de la main Ishâq. Si elle est sa grand-mère [à lui], elle est la mère d'Anas ibn Mâlik, car ʿAbd Allâh ibn Abî Talha est son frère utérin par sa mère Umm Sulaym ; or le nom d'Umm Sulaym n'est pas Mulayka, selon l'opinion la plus répandue. Ibn Saʿd a affirmé dans at-Tabaqât que Mulayka est la grand-mère d'Anas ; si cela est établi [soit] ; sinon, il se peut qu'elle soit la grand-mère maternelle d'Ishâq, et c'est la vieille femme mentionnée dans ce hadith. Quant à l'orphelin, son nom est Samîra ; ʿAbd al-Malik ibn Habîb l'a mentionné dans al-Wâdiha. « Al-Layth, d'après Yazîd » : il s'agit d'Ibn Abî Habîb ; « d'après ʿIrâk » : il s'agit d'Ibn Mâlik ; « d'après ʿUrwa » : il s'agit d'Ibn az-Zubayr ; c'est un Successeur (tâbiʿî), et ce hadith de lui a la forme d'un mursal ; il viendra qu'on l'interprète comme l'ayant entendu de ʿÂ'isha. « Ghâlib al-Qattân » : il s'agit d'Ibn ʿAbd Allâh ; « d'après Bakr ibn ʿAbd Allâh » : il s'agit d'al-Muzanî. « Ibrâhîm a dit : et cela leur plaisait », c'est-à-dire aux compagnons de ʿAbd Allâh ibn Masʿûd, comme l'ont précisé Ibn Khuzayma et d'autres. « Abû Usâma » : il s'agit de Hammâd ibn Usâma. « Mahdî » : il s'agit d'Ibn Maymûn ; « d'après Wâsil » : il s'agit d'Ibn Hayyân, connu sous le nom d'al-Ahdab ; « d'après Abû Wâ'il » : il s'agit de Shaqîq ibn Salama. « Il vit un homme » : je ne suis pas parvenu à son nom ; dans le Sahîh d'Ibn Khuzayma, il est de Kinda. « D'après Jaʿfar » : il s'agit d'Ibn Rabîʿa ; « d'après Ibn Hurmuz » : il s'agit de ʿAbd ar-Rahmân al-Aʿraj.

(Du chapitre de l'orientation vers la qibla jusqu'à la fin des mosquées) « Yahyâ » : il s'agit d'al-Qattân ; « d'après Sayf » : il s'agit d'Ibn Sulaymân ; « j'ai entendu Mujâhid » : il s'agit d'Ibn Jabr. « Ibn Jurayj » : il s'agit de ʿAbd al-Malik. « ʿAtâ' » : il s'agit d'Ibn Abî Rabâh ; il [al-Bukhârî] n'a rien d'après ʿAtâ' al-Khurâsânî, sauf dans l'exégèse (tafsîr), à ce qu'on dit ; quant à ʿAtâ' ibn as-Sâ'ib, il a cité ses hadiths en l'associant à un autre rapporteur. « Isrâ'îl » : il s'agit d'Ibn Yûnus ibn Abî Ishâq, et Abû Ishâq est ʿAmr ibn ʿAbd Allâh ; [cela] revient souvent. « Un homme pria avec le Prophète (paix et bénédictions sur lui), puis s'en retourna et passa auprès de gens » : il a précédé dans [le Livre de] la foi qu'il s'agit de ʿAbbâd. « Muslim nous a rapporté » : il s'agit d'Ibn Ibrâhîm. « Hishâm nous a rapporté » : il s'agit d'Ibn Abî ʿAbd Allâh ad-Dastuwâ'î. « Muhammad ibn ʿAbd ar-Rahmân » : il s'agit d'Ibn Thawbân ; il [al-Bukhârî] n'a rien rapporté de Muhammad ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn Nawfal d'après Jâbir. « Tandis que les gens étaient à Qubâ', à la prière de l'aube, quelqu'un vint à eux » : on a dit qu'il s'agit de ʿAbbâd ibn Wahb, ou d'Ibn Nahîk.

Passage douteuxImprimé عمرانا, en un seul mot, lu عمر إنا : « ʿUmar a dit : Nous n'entrons pas ». Texte arabe imprimé : وقال عمرانا لا ندخل كنائسكم Imprimé « أمنة » ; forme imprimée conservée (Abî Amna), lecture probable « أمية » : Hind bint Abî Umayya. Texte arabe imprimé : هي هند بنت أبي أمنة Imprimé « عميرة » ; forme imprimée conservée (ʿUmayra), alors que Salmân al-Ashjaʿî est connu comme client de « عزة » (ʿAzza) : lecture probable. Texte arabe imprimé : هو سلمان مولى عميرة Imprimé « سعيد » ; forme imprimée conservée (Saʿîd), lecture probable « سعد » : Saʿd ibn Muʿâdh. Texte arabe imprimé : أصيب سعيد هو ابن معاذ Imprimé « ابن أبي حازم » ; forme imprimée conservée, alors que le père de Wahb est Jarîr ibn Hâzim : lecture probable « ابن حازم ». Texte arabe imprimé : وهب ابن جرير هو ابن أبي حازم

(Du chapitre du partage et de la suspension du régime de dattes dans la mosquée jusqu'à la sutra) « Et Ibrâhîm a dit » : il s'agit d'Ibn Tahmân. On y trouve : « On apporta au Prophète (paix et bénédictions sur lui) des biens venant d'al-Bahrayn » : chez Ibn Abî Shayba, avec une chaîne de bonne qualité bien qu'elle soit mursal, ces biens s'élevaient à cent mille, et celui qui les envoya était al-ʿAlâ' ibn al-Hadramî, au titre de l'impôt foncier (kharâj) ; et dans ar-Ridda d'al-Wâqidî, le messager qui les apporta était al-ʿAlâ' ibn Hâritha ath-Thaqafî. « Et j'ai payé la rançon de ʿAqîl » : il s'agit d'Ibn Abî Tâlib. « Qu'un homme dit : Ô Envoyé d'Allah, que penses-tu d'un homme qui trouve un homme avec sa femme ? » : il viendra dans [le Livre du] mariage que le questionneur était ʿUwaymir al-ʿAjlânî. « ʿUqayl » : il s'agit d'Ibn Khâlid. On y trouve : « Et je dirigeais la prière de mon peuple » : ce sont les Banû Sâlim ibn ʿAwf ibn al-Khazraj. On y trouve : « L'un d'eux dit : Où est Mâlik ibn ad-Dukhshun ? Quelqu'un dit : C'est un hypocrite » : je ne suis parvenu au nom d'aucun de ces deux ; certains ont prétendu que le second est ʿItbân ibn Mâlik, le rapporteur du hadith. « D'après al-Ashʿath ibn Sulaym » : il s'agit d'Ashʿath ibn Abî sh-Shaʿthâ' al-Muhâribî. « Qu'Umm Habîba » : elle est Ramla bint Abî Sufyân ; « et Umm Salama » : elle est Hind bint Abî Amna ; toutes deux font partie des épouses du Prophète (paix et bénédictions sur lui), comme cela a précédé. « D'après Abû t-Tayyâh » : il s'agit de Yazîd ibn Humayd ad-Dubaʿî. On y trouve : « Jusqu'à ce qu'il mît pied à terre dans la cour d'Abû Ayyûb » : il s'agit de Khâlid ibn Zayd. « ʿUbayd Allâh nous a rapporté » : il s'agit d'Ibn ʿUmar ibn Hafs ibn ʿÂsim ibn ʿUmar ibn al-Khattâb. « N'entrez pas chez ces gens châtiés » : ce sont les Thamûd, le peuple de Sâlih. « Et ʿUmar a dit : Nous n'entrons pas dans vos églises » : il l'a dit au dihqân (notable local) qui l'avait invité à recevoir son hospitalité en Syrie. « ʿAbda » : il s'agit d'Ibn Sulaymân. « D'après ʿÂ'isha : qu'une jeune esclave noire appartenait à un clan d'entre les Arabes » : cette jeune esclave, d'après laquelle ʿÂ'isha a rapporté, n'est pas nommée, et l'on ne sait pas de quel clan elle était ; il en est de même de la fillette au sujet de laquelle elle a raconté l'histoire de l'écharpe. « Et Abû Qilâba a dit » : il s'agit de ʿAbd Allâh ibn Zayd. « Des gens de ʿUkl arrivèrent » : cela a précédé dans [le Livre de] la purification. « Et les gens de la Banquette (ahl as-suffa) étaient pauvres » : dans le hadith d'Abû Hâzim d'après Abû Hurayra, ils étaient soixante-dix, et il se trouve chez lui [al-Bukhârî] un peu plus loin. Abû Nuʿaym les a énumérés dans Hilyat al-awliyâ', et avant lui Abû ʿAbd ar-Rahmân as-Sulamî, le soufi, le hâfiz, ainsi qu'al-Hâkim dans al-Iklîl. « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) dit à quelqu'un : Regarde où il est » : il s'agit de Sahl ibn Saʿd, le rapporteur du hadith. « D'après Abû Hâzim » : il s'agit de Salmân, client de ʿUmayra ; Abû Hâzim Salama ibn Dînâr n'a rien entendu d'Abû Hurayra. « Et garde-toi de [la] peindre en rouge ou en jaune » : je ne suis pas parvenu au nom de celui à qui cela fut adressé. « ʿAbd al-ʿAzîz : Abû Hâzim m'a rapporté » : il s'agit de Salama ibn Dînâr, comme cela a précédé. On y trouve : « [Il envoya dire] à une femme : Ordonne à ton serviteur le menuisier » : cela a précédé il y a peu. « Un homme passa, portant des flèches » : je ne suis pas parvenu au nom de cet homme. « Sufyân » : il s'agit d'Ibn ʿUyayna ; « et Yahyâ » : il s'agit d'Ibn Saʿîd ; « et ʿAbd al-Wahhâb » : il s'agit d'Ibn ʿAbd al-Majîd ath-Thaqafî ; « et Jaʿfar ibn ʿAwn et Mâlik, tous d'après Yahyâ » : il s'agit d'Ibn Saʿîd al-Ansârî. « Qu'il réclama son dû à Ibn Abî Hadrad » : son nom est ʿAbd Allâh. « Qu'un homme noir ou une femme noire » : dans une autre version : « je ne pense pas que ce soit autre chose qu'une femme » ; c'est ce qu'a affirmé Abû sh-Shaykh dans son Kitâb as-salât, avec une chaîne mursal, et il l'a nommée Umm Mihjan ; il a rapporté, par la voie d'Ibn Burayda d'après son père, que son nom était Mihjana, et cela se trouve chez al-Bayhaqî. « Saʿîd fut blessé » : il s'agit d'Ibn Muʿâdh. On y trouve : « Et il y avait dans la mosquée une tente des Banû Ghifâr » : c'est la tente de Rufayda al-Aslamiyya, où s'étaient installés des gens des Banû Ghifâr. « Que deux hommes parmi les Compagnons du Prophète (paix et bénédictions sur lui) sortirent par une nuit obscure, ayant avec eux comme deux lampes » : ce sont Usayd ibn Hudayr et ʿAbbâd ibn Bishr, comme dans [le Sahîh de] Muslim. « Wahb ibn Jarîr » : il s'agit d'Ibn Abî Hâzim.

Passage douteuxImprimé « الحداء » ; forme imprimée conservée (al-Haddâ'), lecture probable « الحذاء » : Khâlid al-Hadhdhâ'. Texte arabe imprimé : هو خالد الحداء عن أبي قلابة Imprimé « تعليق التعليق » ; titre imprimé conservé (*Taʿlîq at-taʿlîq*), lecture probable « تغليق التعليق » : *Taghlîq at-taʿlîq*, l'ouvrage d'Ibn Hajar. Texte arabe imprimé : وأوضحته في تعليق التعليق

(Sa parole : « ʿUmar vit un homme prier entre deux colonnes ») Il s'agit de Qurra ibn Iyâs ; Ibn Abî Shayba l'a rapporté dans son Musannaf, et je l'ai exposé dans Taʿlîq at-taʿlîq. « Va et amène-moi ces deux-là. Je les lui amenai » : je ne suis pas parvenu à leurs noms. « Qu'un homme appela le Prophète (paix et bénédictions sur lui) alors qu'il était dans la mosquée » : cela a précédé dans [le Livre de] la science, et il n'est pas nommé ; de même les trois personnes. « ʿAbbâd ibn Tamîm, d'après son oncle paternel » : il s'agit de ʿAbd Allâh ibn Zayd, comme cela a précédé. « Et Ibn ʿAwn pria » : il s'agit d'Ibn ʿAbd Allâh. « Abû Muʿâwiya » : il s'agit de Muhammad ibn خازم (Khâzim), avec deux lettres à point ; « d'après al-Aʿmash » : Sulaymân ibn Mihrân ; « d'après Abû Sâlih » : Dhakwân ; [cela] revient souvent, et c'est l'une des chaînes les plus authentiques. « Ibn Shumayl » : il s'agit d'an-Nadr. « Ibn ʿAwn nous a informés » : il s'agit de ʿAbd Allâh ; « d'après Ibn Sîrîn » : il s'agit de Muhammad ; c'est aussi l'une des chaînes les plus authentiques. « J'ai été informé que ʿImrân ibn Husayn a dit : puis il salua » : celui qui dit cela est Muhammad ibn Sîrîn, et celui qui l'en informa est Khâlid al-Haddâ', d'après Abû Qilâba, d'après son oncle paternel Abû l-Muhallab, d'après ʿImrân ; il a donc laissé trois [rapporteurs] dans l'anonymat, et Ashʿath l'a explicité d'après lui, dans ce qu'ont rapporté les auteurs des trois Sunan. « Et Nâfiʿ m'a rapporté » : celui qui dit cela est Mûsâ ibn ʿUqba.

(Du chapitre de la sutra de celui qui prie jusqu'aux horaires)

Passage douteuxImprimé « أبو حمزة » ; forme imprimée conservée (Abû Hamza), alors que la kunya d'Anas ibn ʿIyâd est « أبو ضمرة » : lecture probable Abû Damra. Texte arabe imprimé : أبو حمزة أي أنس بن عياض Imprimé « والده » (son père), probablement « والدة » (la mère) comme l'exige la suite du raisonnement : « la mère de Dâwûd ibn Marwân ». Texte arabe imprimé : فيجوز أن يكون والده داود بن مروان

(Sa parole : « Moi et un garçon ») Cela a précédé dans [le Livre de] la purification. « Al-Hakam » : il s'agit d'Ibn ʿUtayba. « Et Ibn ʿUmar vit un homme » : je ne suis pas parvenu à son nom ; dans une version : « Et ʿUmar vit » ; si cela est établi, c'est Qurra ibn Iyâs, le père de Muʿâwiya, comme l'a rapporté Ibn Abî Shayba. « Abû Hamza », c'est-à-dire Anas ibn ʿIyâd. « Un jeune homme des Banû Abî Muʿayt voulut passer devant lui » : chez an-Nasâ'î, c'est un fils de Marwân ibn al-Hakam, et Ibn al-Jawzî l'a nommé Dâwûd dans at-Talqîh ; il en est ainsi dans le Musannaf de ʿAbd ar-Razzâq. Or Marwân n'est pas des descendants d'Abû Muʿayt ; Abû Muʿayt est plutôt le cousin paternel de son père, car il est Marwân ibn al-Hakam ibn Abî l-ʿÂs ibn Umayya, et Abû Muʿayt est le fils d'Abû ʿAmr ibn Umayya. Il se peut donc que la mère de Dâwûd ibn Marwân soit de la descendance d'Abû Muʿayt. Puis j'ai consulté an-Nasab d'az-Zubayr ibn Bakkâr et j'ai trouvé que la mère de Dâwûd est Umm Abân bint ʿUthmân ibn ʿAffân, dont la mère est Ramla bint Shayba ibn Rabîʿa, dont la mère est Umm Sharîk al-ʿÂmiriyya. Il se peut donc que Dâwûd ait été rattaché à Abû Muʿayt par l'allaitement, ou bien parce que son grand-père maternel ʿUthmân était le frère utérin d'al-Walîd ibn ʿUqba ibn Abî Muʿayt, si bien qu'on l'y a rattaché par extension ; et Allah sait mieux. Certains ont prétendu que celui qui voulut passer est ʿAbd ar-Rahmân ibn al-Hârith ibn Hishâm, ce qui est une erreur, pour ce que nous avons exposé, et parce qu'il s'agit de deux faits distincts. Dans le Kitâb as-salât d'Abû Nuʿaym, on trouve : « Al-Walîd ibn ʿUqba ibn Abî Muʿayt vint » ; mais cela est discutable, car al-Walîd n'était pas alors un jeune homme, mais un vieillard ; c'est peut-être son fils.

(Sa parole : « Il aurait mieux valu pour lui se tenir debout quarante ») Dans le Musnad d'al-Bazzâr, de la version d'Ibn ʿUyayna d'après Abû n-Nadr : « quarante automnes », sans exprimer de doute. « Le fils du frère d'Ibn Shihâb » : son nom est Muhammad ibn ʿAbd Allâh. « Hushaym, d'après ash-Shaybânî » : il s'agit d'Abû Ishâq Sulaymân ibn Fayrûz. « Le plus misérable d'entre eux se leva » : il a précédé dans [le Livre de] la purification qu'il s'agit de ʿUqba ibn Abî Muʿayt. « Quelqu'un partit vers Fâtima » : cette personne n'est pas nommée, et il est possible que ce soit Ibn Masʿûd, le rapporteur.

Passage douteuxImprimé « الأوزاعي عن عبد الرحمن بن عمر وتكرر » ; « عن » lu « هو » (« il s'agit de ») ; nom imprimé conservé (ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿUmar), lecture probable « عبد الرحمن بن عمرو » (wâw détaché) : ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAmr. Texte arabe imprimé : حدثنا الأوزاعي عن عبد الرحمن بن عمر

(Des horaires jusqu'à l'appel à la prière) « Il retarda la prière » : il s'agit de la prière de l'après-midi (ʿasr), comme chez l'auteur dans le Livre du commencement de la création. « Abû Masʿûd entra alors chez lui » : il s'agit de ʿUqba ibn ʿAmr. « Et que Gabriel » : c'est lui qui fixa pour l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) les horaires de la prière ; cela se trouve exposé en détail dans les Sunan d'Abû Dâwûd et le Sahîh d'Ibn Hibbân. « D'après Abû Jamra » : il s'agit de Nasr ibn ʿImrân. « Yahyâ » : il s'agit d'Ibn Saʿîd ; « d'après Ismâʿîl » : il s'agit d'Ibn Abî Khâlid ; « d'après Qays » : il s'agit d'Ibn Abî Hâzim ; c'est aussi l'une des chaînes les plus authentiques, et [cela] revient souvent. « Qu'un homme obtint d'une femme un baiser » : il s'agit d'Abû l-Yasar Kaʿb ibn ʿAmr, comme chez an-Nasâ'î et d'autres ; je n'ai pas connu le nom de la femme. « D'après Yazîd ibn ʿAbd Allâh » : il s'agit d'Ibn Usâma ibn ʿAbd Allâh ibn Shaddâd ibn al-Hâd ; « d'après Muhammad ibn Ibrâhîm » : il s'agit d'at-Taymî. « Mahdî » : il s'agit d'Ibn Maymûn ; « d'après Ghaylân » : il s'agit d'Ibn Jarîr. « Abû Bakr nous a rapporté » : il s'agit de ʿAbd al-Hamîd ibn Abî Uways ʿAbd Allâh ibn ʿAbd Allâh al-Asbahî ; « d'après Sulaymân » : il s'agit d'Ibn Bilâl. « Al-Aʿraj » : il s'agit de ʿAbd ar-Rahmân ibn Hurmuz ; « et un autre » : il s'agit d'Abû Salama ibn ʿAbd ar-Rahmân, à ce que je pense. « Et Nâfiʿ » : au nominatif ; celui qui dit « et Nâfiʿ » est Sâlih ibn Kaysân, le maître de Sulaymân ibn Bilâl. « Que tous deux », c'est-à-dire que ses deux maîtres lui rapportèrent d'après l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) par les deux intermédiaires mentionnés. « Le muezzin du Prophète (paix et bénédictions sur lui) fit l'appel », et dans une autre version : « Le muezzin voulut faire l'appel » : il s'agit de Bilâl ; at-Tirmidhî et al-Jawzaqî ont explicité son nom dans leurs versions, par la voie de Shuʿba, avec cette chaîne. « Sufyân l'a corroboré » : il s'agit d'ath-Thawrî ; « et Yahyâ » : il s'agit d'Ibn Saʿîd al-Qattân. « ʿAbd Allâh nous a informés » : il s'agit d'Ibn al-Mubârak. « Khâlid ibn ʿAbd ar-Rahmân nous a informés » : il s'agit d'as-Sulamî, Abû Umayya al-Basrî ; il n'a dans le livre que ce seul passage, et [al-Bukhârî] n'a rien rapporté de Khâlid ibn ʿAbd ar-Rahmân al-ʿAbdî ni de Khâlid ibn ʿAbd ar-Rahmân al-Makkî. « D'après Hishâm » : il s'agit d'Ibn ʿUrwa, c'est-à-dire d'après son père, d'après ʿÂ'isha. « Au fond de sa chambre ». « J'ai entendu Abû Umâma » : il s'agit d'Asʿad ibn Sahl ibn Hunayf. « Hishâm » : il s'agit d'ad-Dastuwâ'î. « Nous étions avec Burayda » : il s'agit d'Ibn al-Husayb al-Aslamî. « Al-Humaydî » : ʿAbd Allâh ibn az-Zubayr ; [cela] revient souvent. « Shaybân » : il s'agit d'Ibn ʿAbd ar-Rahmân ; « d'après Yahyâ » : il s'agit d'Ibn Abî Kathîr ; « d'après Abû Salama » : il s'agit d'Ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf ; c'est l'une des chaînes les plus authentiques, et [cela] revient souvent. « Al-Walîd » : il s'agit d'Ibn Muslim. « Al-Awzâʿî nous a rapporté » : il s'agit de ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿUmar ; [cela] revient souvent. « Al-Hajjâj arriva » : il s'agit d'Ibn Yûsuf ath-Thaqafî, c'est-à-dire à Médine la Prophétique, lorsque ʿAbd al-Malik ibn Marwân l'en nomma gouverneur après la mise à mort d'Ibn az-Zubayr. « Il retardait la prière chez nous ; nous interrogeâmes donc Jâbir », c'est-à-dire à ce sujet. « D'après Salama » : il s'agit d'Ibn al-Akwaʿ. « Et l'on mentionne d'après Abû Mûsâ » : il s'agit de ʿAbd Allâh ibn Qays al-Ashʿarî. « Et certains ont dit, d'après ʿÂ'isha : le Prophète (paix et bénédictions sur lui) retarda la prière du soir (al-ʿatama) » : [le hadith] se trouve en ces termes chez lui [al-Bukhârî], d'après le hadith de Sâlih ibn Kaysân, d'après az-Zuhrî, d'après ʿUrwa, d'après elle. « D'après Abû Mûsâ, qui a dit : J'étais, moi et mes compagnons qui étaient arrivés avec moi dans le navire », [et la suite du] hadith : ils étaient au nombre de soixante-dix personnes, comme cela est établi d'après son hadith. « D'après Abû l-Minhâl » : il s'agit de Sayyâr ibn Salâma. « Abû Bakr m'a rapporté » : il s'agit de ʿAbd al-Hamîd ibn Abî Uways ; « d'après Sulaymân » : il s'agit d'Ibn Bilâl. « Abû جمرة (Jamra) », avec le jîm : il s'agit de Nasr ibn ʿImrân ad-Dubaʿî. « D'après Abû Bakr » — son nom est sa kunya — « d'après son père » : il s'agit d'Abû Mûsâ ʿAbd Allâh ibn Qays al-Ashʿarî ; il a nommé son père seul dans la chaîne qui suit, ce qui le détermine, contrairement à ceux qui ont dit qu'il s'agit d'Abû Bakr ibn ʿUmâra ibn Ruwayba.

(Sa parole : « Il a entendu Rawh ») Il s'agit d'Ibn ʿUbâda, non d'Ibn al-Qâsim. « Et Saʿîd » : il s'agit d'Ibn Abî ʿArûba. « Ismâʿîl ibn Abî Uways nous a rapporté, d'après son frère » : il s'agit d'Abû Bakr ʿAbd al-Hamîd, mentionné ci-dessus. « D'après Abû l-ʿÂliya » : il s'agit de Rufayʿ ar-Riyâhî. « D'après Abû Usâma, d'après ʿUbayd Allâh » : il s'agit d'Ibn ʿUmar ibn Hafs al-ʿUmarî. « D'après Umm Salama » : elle est Hind bint Abî Umayya al-Makhzûmiyya, la Mère des croyants. « ʿAbd al-Wâhid » : il s'agit d'Ibn Ziyâd, non d'Ibn Zayd. « Ash-Shaybânî nous a rapporté » : il s'agit d'Abû Ishâq Sulaymân.

(Sa parole : « Nous voyageâmes de nuit avec le Prophète (paix et bénédictions sur lui), et l'un des gens dit ») Cet homme n'est pas nommé ; on a dit que c'est ʿUmar. « Et Abû Bakr ibn Abî Hathma » : il est rattaché à son grand-père ; c'est Abû Bakr — son nom est sa kunya — fils de Sulaymân ibn Abî Hathma, dont le nom est ʿAbd Allâh ; il est qurayshite, de la tribu de ʿAdî.

(Sa parole : « Il y avait donc moi, mon père et ma mère ») Elle est Umm Rûmân bint al-Hârith ibn Ghanm al-Firâsiyya, des Banû Kinâna, l'épouse d'Abû Bakr as-Siddîq. (« Et ma femme ») : son nom est Umayma bint ʿAdî ibn Qays as-Sahmî. Le serviteur n'est pas nommé ; de même, aucun des hôtes n'est nommé, ni les gens entre lesquels et le Prophète (paix et bénédictions sur lui) existait le pacte mentionné.

Le Livre de l'appel à la prière (Kitâb al-adhân)

Hishâm : c'est Ibn Abî ʿAbd Allâh ad-Dastuwâ'î ; d'après Yahyâ : c'est Ibn Abî Kathîr.

(Sa parole : « Qu'il entendit Muʿâwiya un jour ; il dit pareil, jusqu'à sa parole : J'atteste que Muhammad est l'Envoyé d'Allah ») : il l'a abrégé ainsi ; Abû Nuʿaym l'a rapporté de façon plus claire, en ces termes : « Nous étions chez Muʿâwiya ; le crieur appela à la prière, et il dit comme il avait dit, puis il dit : C'est ainsi que j'ai entendu votre Prophète. » Al-Ismâʿîlî l'a donné en entier, et on y lit : « Il dit : Allah est le plus grand, Allah est le plus grand ; Muʿâwiya dit : Allah est le plus grand, Allah est le plus grand. Il dit : J'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah ; Muʿâwiya dit : Et moi, j'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah. Il dit : J'atteste que Muhammad est l'Envoyé d'Allah ; Muʿâwiya dit : Et moi, j'atteste que Muhammad est l'Envoyé d'Allah. »

(Sa parole, dans ce hadith : « Yahyâ a dit : Et l'un de nos frères a dit ») : c'est ʿAlqama ibn Abî Waqqâs, à ce que je pense, comme l'a rapporté an-Nasâ'î par une autre voie, d'après ʿAlqama, d'après Muʿâwiya. La parole d'Abû Dharr : « Le muezzin voulut… » : dans la version d'at-Tirmidhî : « Bilâl voulut… », comme cela a précédé. La parole de Mâlik ibn al-Huwayrith : « Deux hommes vinrent trouver le Prophète (paix et bénédictions sur lui) » : ce sont Mâlik ibn al-Huwayrith et son cousin paternel, comme l'a précisé l'auteur.

(Sa parole : « Il entendit un bruit d'hommes ») : parmi eux a été nommé Abû Bakra, comme chez at-Tabarânî.

(La prière en commun) Sa parole : « D'après Anas, qui a dit : L'iqâma de la prière fut faite alors que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) s'entretenait en aparté avec un homme » : cet homme n'est pas nommé.

Passage douteuxImprimé « لقيس بن عمر حدثني يحيى » ; « حدثني » lu « جد » (« grand-père de ») ; nom imprimé conservé (Qays ibn ʿUmar), lecture probable « قيس بن عمرو » : Qays ibn ʿAmr, grand-père de Yahyâ ibn Saʿîd. Texte arabe imprimé : ووقع نحو ذلك لقيس بن عمر حدثني يحيى بن سعيد الأنصاري Imprimé زجلا, coquille pour رجلا : « un homme ». Texte arabe imprimé : رأى زجلا وقد أقيمت الصلاة

(Sa parole : « Et al-Aswad… ») : c'est Ibn Yazîd an-Nakhaʿî. Al-Aʿmash a dit : « J'ai entendu Sâlim » : c'est Ibn Abî l-Jaʿd. « J'ai entendu Umm ad-Dardâ' » : c'est Hujayma al-Awsâbiyya, la cadette ; quant à Umm ad-Dardâ' l'aînée, son nom est Khayra. Le hadith : « Tandis qu'un homme marchait sur un chemin… » : cet homme n'est pas nommé. Le hadith de Mâlik ibn al-Huwayrith : « Faites tous deux l'appel et l'iqâma » : ceux à qui cela s'adresse sont Mâlik ibn al-Huwayrith, le rapporteur, et un compagnon à lui, qui est son cousin paternel, comme on le verra. Le hadith d'Ibn Buhayna : « Il vit un homme qui priait deux rakʿa*s alors que l'*iqâma avait été faite », le hadith : c'est Ibn Buhayna lui-même, comme nous l'avons rapporté par la voie de Jaʿfar ibn Muhammad ibn ʿAlî ibn al-Husayn, d'après son père, sous forme mursal (sans mention du Compagnon). Pareille chose est arrivée à Qays ibn ʿUmar, grand-père de Yahyâ ibn Saʿîd al-Ansârî — rapporté par Abû Dâwûd et d'autres —, et à Thâbit ibn Qays ibn Shammâs — rapporté par at-Tabarânî d'après son propre hadith. Le muezzin d'Ibn ʿAbbâs à Basra : il n'est pas nommé. Le hadith d'Anas : « Un homme des Ansâr dit : Je ne peux pas prier avec toi » : c'est ʿItbân ibn Mâlik. « Un homme de la famille d'al-Jârûd dit » : c'est ʿAbd al-Hamîd ibn al-Mundhir ibn al-Jârûd al-ʿAbdî ; Ibn Mâja a rapporté une partie de ce même hadith par sa voie, d'après Anas. « ʿAbd al-ʿAzîz ibn ʿAbd Allâh nous a rapporté » : c'est al-Uwaysî. « Ibrâhîm nous a rapporté » : c'est Ibn Saʿd. « D'après Sâlih » : c'est Ibn Kaysân. « J'ai dit à Abû Qilâba : Comment priait-il ? Il dit : Comme notre maître que voici » : le nom du maître désigné est ʿAmr ibn Salima al-Jarmî ; l'auteur l'a précisé à un autre endroit.

(Sa parole, dans le hadith d'Abû Mûsâ et de ʿÂ'isha : « Ordonnez à Abû Bakr de diriger la prière des gens. Le messager vint le trouver — c'est-à-dire Abû Bakr — et il dirigea la prière des gens ») : le nom de ce messager, comme chez l'auteur un peu plus loin, est Bilâl ; il se peut aussi que ce soit ʿAbd Allâh ibn Zamʿa ibn al-Aswad, car cela est rapporté de son propre hadith.

(Sa parole, dans le hadith de Sahl ibn Saʿd : « Le muezzin vint le trouver ») : c'est Bilâl, comme chez l'auteur dans les Jugements (al-Ahkâm). Le hadith de ʿÂ'isha : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) fut souffrant ; il pria, et des gens prièrent derrière lui debout » : parmi eux ont été nommés Abû Bakr, ʿUmar, Anas et Jâbir, comme je l'ai exposé dans le commentaire. Yahyâ ibn Saʿîd, d'après Sufyân : c'est ath-Thawrî. « Abû Ishâq m'a rapporté » : c'est as-Sabîʿî. « ʿAbd Allâh ibn Yazîd m'a rapporté » : c'est al-Khatmî. « Al-Barâ' m'a rapporté » : c'est Ibn ʿÂzib.

(Sa parole : « Et Sâlim, l'affranchi d'Abû Hudhayfa, dirigeait leur prière ») : celui-ci [Abû Hudhayfa] est Ibn ʿUtba ibn Rabîʿa ; son nom est Mihsham, et l'on a dit autre chose. * Le hadith de ʿUbayd Allâh ibn ʿAdî ibn al-Khiyâr, dans sa parole à ʿUthmân : « Tu es l'imam de la communauté, il t'arrive ce que tu vois, et c'est un imam de sédition qui dirige notre prière, et nous en éprouvons de la gêne », le hadith : l'imam de sédition mentionné est ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿUdays al-Balawî ; c'est ce qu'a dit Ibn ʿAbd al-Barr, qui ajoute : « Durant les jours du siège de ʿUthmân, Abû Umâma Asʿad ibn Sahl ibn Hunayf a dirigé la prière des gens sur son ordre, mais ce n'est pas lui qui est visé ici. » * Le hadith : « Muʿâdh dirigeait la prière des siens ; il pria la prière du soir et récita la sourate de la Vache ; un homme se retira » : le nom de cet homme est Hazm ibn Abî Kaʿb, rapporté par Abû Dâwûd et Ibn Hibbân ; on a dit aussi que c'est Harâm, l'oncle maternel d'Anas, rapporté par Ahmad d'après le hadith d'Anas avec une chaîne authentique ; et l'on a dit Sulaym ibn al-Hârith, ce que rapporte al-Khatîb, et l'ont rapporté at-Tahâwî et at-Tabarânî. * Le hadith d'Abû Masʿûd : « Un homme dit : Ô Envoyé d'Allah, je tarde à venir à la prière de l'aube à cause d'un tel, qui la prolonge pour nous » : il se peut que l'imam soit Muʿâdh, et l'homme Sulaym ou Harâm ; et Abû Yaʿlâ rapporte dans son Musnad : « Ubayy ibn Kaʿb dirigeait la prière des gens de Qubâ' ; il commença par une longue sourate », puis il mentionna un récit semblable à ce hadith ; il se peut donc que ce soit lui l'imam du hadith d'Abû Masʿûd. * La parole d'Abû Usayd : « Tu nous as fait une prière bien longue, mon fils » : le nom de son fils est al-Mundhir ; Abû Bakr ibn Abî Shayba l'a mentionné. Thâbit ibn Yazîd : « ʿÂsim nous a rapporté » : c'est Ibn Sulaymân al-Ahwal. * Le hadith de ʿAmr ibn Dînâr, d'après Jâbir, qui a dit : « Muʿâdh priait avec le Prophète (paix et bénédictions sur lui), puis il venait trouver les siens et dirigeait leur prière » : c'est la prière du soir, comme cela est établi plus haut.

Passage douteuxImprimé نحط, lu تخط : « ses pieds traçant un sillon sur le sol ». Texte arabe imprimé : فخرج يهادي بين رجلين نحط رجلاه الأرض Imprimé « توبة » ; forme imprimée conservée (Tawba), lecture probable « نوبة » (Nûba), nom connu dans ce récit. Texte arabe imprimé : بين بريرة وتوبة واختلف في توبة Imprimé « حمزة عن ابن عبد الله بن عمر » ; forme imprimée conservée, lecture probable « حمزة بن عبد الله بن عمر » : Hamza ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUmar. Texte arabe imprimé : ففي رواية حمزة عن ابن عبد الله بن عمر

* Le hadith d'al-Aswad, d'après ʿÂ'isha, sur la prière d'Abû Bakr à la tête des gens pendant la maladie du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Il sortit, soutenu entre deux hommes, ses pieds traçant un sillon sur le sol » : ce sont al-ʿAbbâs et ʿAlî, comme cela a précédé dans le hadith de ʿUbayd Allâh ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUtba d'après elle. Dans une version de Muslim, il sortit entre ʿAlî et al-Fadl ibn ʿAbbâs ; an-Nawawî a concilié les deux en disant que sa sortie de la maison de ʿÂ'isha se fit entre ʿAlî et al-ʿAbbâs, et sa sortie de la maison de Maymûna entre ʿAlî et al-Fadl. Al-Khattâbî rapporte dans al-Maʿâlim qu'il sortit entre ʿAlî et Usâma ; nous l'avons rapporté dans la cinquième partie du hadith d'Ismâʿîl as-Saffâr, par la voie d'Usâma ibn Zayd lui-même, qui a dit : « Puis je le fis sortir, appuyé contre ma poitrine, jusqu'à ce qu'il parvînt auprès d'Abû Bakr, qui était en prière. » Ibn Mâja rapporte, de la version de Sâlim ibn ʿUbayd, qu'il sortit entre Barîra et un autre homme ; et dans la version d'Ibn Abî Shayba, avec une bonne chaîne : entre Barîra et Tawba. On a divergé sur Tawba : est-ce un homme ou une femme ? Le hadith de Sâlim ibn ʿUbayd indique que c'est un homme. Dans une version d'al-Wâqidî : « Il sortit en s'appuyant sur al-Fadl ibn al-ʿAbbâs et sur son serviteur Thawbân. » On explique cette divergence par la pluralité des épisodes. Ash-Shâfiʿî (qu'Allah lui fasse miséricorde) a expliqué par la pluralité des épisodes la divergence sur la question de savoir si c'était lui l'imam, Abû Bakr priant avec les gens derrière lui, ou si c'était Abû Bakr l'imam, l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) priant derrière lui : car il (paix et bénédictions sur lui) fut malade plusieurs jours, durant lesquels il désigna Abû Bakr pour le remplacer ; il n'est donc pas invraisemblable qu'il soit sorti plusieurs fois pour la prière pendant ces jours-là. Et Allah sait mieux. Dans ce hadith aussi : « On lui dit : Abû Bakr est un homme prompt aux larmes » : celui qui l'a dit y est laissé dans l'anonymat ; celle qui lui fit des représentations à ce sujet est ʿÂ'isha : dans la version de Hamza, d'après Ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUmar, d'après elle, elle dit : « Je lui ai fait des représentations deux ou trois fois » ; dans la version de ʿUbayd Allâh ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUtba d'après elle : « Ce qui m'a poussée à lui faire tant de représentations… » ; et dans la version de ʿUrwa d'après elle, elle demanda à Hafsa, qui lui fit à son tour des représentations à ce sujet. * Le hadith d'Anas : « J'ai prié, moi et un orphelin, dans notre maison » : son nom est Damra al-Himyarî. « ʿAbd Allâh ibn Muhammad nous a rapporté : Sufyân nous a rapporté » : c'est Ibn ʿUyayna. « D'après Ishâq » : c'est Ibn ʿAbd Allâh ibn Abî Talha.

(Sa parole, dans le hadith de ʿÂ'isha : « Le matin venu, les gens évoquèrent cela ») : celui qui le lui évoqua est ʿUmar ibn al-Khattâb ; ʿAbd ar-Razzâq l'a précisé.

Chapitres : description de la prière * Chapitre : le takbîr et l'ouverture de la prière

Passage douteuxImprimé « محمد بن سلمة » ; forme imprimée conservée, lecture probable « محمد بن مسلمة » (Muhammad ibn Maslama). Texte arabe imprimé : فأرسل معه رجلا هو محمد بن سلمة Imprimé الفصل, lu المفصل : « le mufassal ». Texte arabe imprimé : فذكر عشرين سورة من الفصل Imprimé « صفة التصوف » ; titre imprimé conservé (*Sifat at-tasawwuf*), lecture probable « صفوة التصوف » : *Safwat at-tasawwuf* d'Ibn Tâhir. Texte arabe imprimé : نقلا عن صفة التصوف لابن طاهر Imprimé « لبانة » (Lubâna) ; forme imprimée conservée, lecture probable « لبابة » (Lubâba) : Lubâba bint al-Hârith, Umm al-Fadl. Texte arabe imprimé : أن أم الفضل هي لبانة بنت الحرث

* Le hadith d'Anas : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) monta un cheval, il eut le flanc écorché, et il dirigea pour nous ce jour-là l'une des prières » : c'est la prière de midi. ʿAbd al-Aʿlâ : c'est Ibn ʿAbd al-Aʿlâ. « ʿUbayd Allâh nous a rapporté » : c'est Ibn ʿUmar ibn Hafs. « Mûsâ nous a rapporté : Abû ʿAwâna nous a rapporté » : c'est al-Waddâh. (« Les gens de Kûfa se plaignirent de Saʿd ») : c'est Ibn Abî Waqqâs ; on y lit : « Il envoya avec lui un homme » : c'est Muhammad ibn Salama. * Le hadith d'Abû Hurayra sur l'histoire de celui qui priait mal : Abû Mûsâ a mentionné dans son Dhayl sur les Compagnons qu'il s'agit de Khallâd, grand-père de Yahyâ ibn ʿAbd Allâh ibn Khallâd. « ʿUmar nous a rapporté : mon père nous a rapporté » : c'est ʿUmar ibn Hafs ibn Ghiyâth. « Qu'Umm al-Fadl… » : c'est Lubâna bint al-Hârith. Muʿtamir, d'après son père : c'est Sulaymân at-Taymî. « D'après Bakr » : c'est Ibn ʿAbd Allâh al-Muzanî. Shuʿba, d'après Abû ʿAwn : c'est Muhammad ibn ʿAbd Allâh ath-Thaqafî al-Aʿwar ; il n'a dans al-Bukhârî que ce seul passage. « Et ʿUbayd Allâh a dit » : c'est Ibn ʿUmar ibn Hafs, « d'après Thâbit » : c'est al-Bunânî, « d'après Anas : Un homme des Ansâr dirigeait leur prière dans la mosquée de Qubâ' » : c'est Kulthûm ibn al-Hidm ; on a dit aussi Kurz ibn Zahdam ; je l'ai vu ainsi de la main d'ar-Rashîd al-ʿAttâr, qui le citait de Sifat at-tasawwuf d'Ibn Tâhir. Abû Wâ'il : c'est Shaqîq ibn Salama. (« Un homme vint trouver Ibn Masʿûd ») : le nom de l'homme est Nahîk ibn Sinân, comme chez Muslim ; on y lit : « Il mentionna vingt sourates du mufassal, deux sourates par rakʿa » : Ibn Khuzayma a précisé dans son Sahîh les noms de ces vingt sourates, par la voie d'Abû Khâlid al-Ahmar, d'après al-Aʿmash, qui a dit : « Ce sont vingt sourates selon l'agencement de ʿAbd Allâh ibn Masʿûd, la première étant ar-Rahmân et la dernière ad-Dukhân : ar-Rahmân, an-Najm, adh-Dhâriyât, at-Tûr, Iqtarabat, al-Hâqqa, al-Wâqiʿa, Nûn, an-Nâziʿât, Sa'ala, al-Muddaththir, al-Muzzammil, Wayl li-l-mutaffifîn, ʿAbasa, Lâ uqsimu, Hal atâ, al-Mursalât, ʿAmma yatasâ'alûn, Idhâ sh-shamsu kuwwirat et ad-Dukhân. » Une partie en viendra chez l'auteur dans les Mérites du Coran.

(Sa parole : « Abû Hurayra disait à voix haute à l'imam : Ne me devance pas pour l'âmîn ») : Ibn Saʿd a rapporté dans at-Tabaqât qu'Abû Hurayra dit cela à al-ʿAlâ' ibn al-Hadramî lorsqu'il partit avec lui pour al-Bahrayn. « Ishâq al-Wâsitî nous a rapporté : Khâlid nous a informés » : c'est Ibn ʿAbd Allâh at-Tahhân al-Wâsitî.

Passage douteuxImprimé « بريد » ; forme imprimée conservée (Burayd), lecture probable « يزيد » : Yazîd ibn ʿAbd Allâh ibn ash-Shikhkhîr (Abû l-ʿAlâ'). Texte arabe imprimé : هو بريد بن عبد الله بن الشخير

(Sa parole : « D'après Abû l-ʿAlâ' ») : c'est Burayd ibn ʿAbd Allâh ibn ash-Shikhkhîr. (« D'après Mutarrif ») : c'est son frère. (« D'après ʿIkrima, qui a dit : J'ai vu auprès de la Station un homme qui prononçait le takbîr à chaque abaissement et à chaque redressement ») : je dis : c'est Abû Hurayra ; ʿAlî ibn ʿAbd al-ʿAzîz l'a nommé dans son Musnad, ainsi qu'at-Tabarânî dans al-Awsat. Dans le Musannaf d'Ibn Abî Shayba figure : « J'ai vu Yaʿlâ prier », ce qui est une altération ; il s'agit seulement de : « J'ai vu un homme prier ». Abû Nuʿaym rapporte dans al-Mustakhraj que cette prière était celle de midi. * Le hadith de Zayd ibn Wahb : « Hudhayfa vit un homme qui n'accomplissait pas parfaitement l'inclinaison » : ce hadith est abrégé ; il est donné en version longue chez Ahmad, et chez Ibn Khuzayma on lit que l'homme était de Kinda, mais il ne l'a pas nommé. * Le hadith de Rifâʿa ibn Râfiʿ : « Un homme dit : Notre Seigneur, à Toi la louange » : chez Abû Dâwûd et at-Tirmidhî, celui qui l'a dit est Rifâʿa ; Ibn Manda en a fait un autre que le rapporteur du hadith, et al-Hâkim s'est trompé en en faisant Muʿâdh ibn Rifâʿa.

Passage douteuxImprimé « محمد بن سلمة » ; forme imprimée conservée, lecture probable « محمد بن مسلمة » (Muhammad ibn Maslama). Texte arabe imprimé : أبو هريرة عنده ومحمد بن سلمة Imprimé « ناقد » ; forme imprimée conservée (Nâqid), lecture probable « نافذ » : Nâfidh, l'affranchi d'Ibn ʿAbbâs. Texte arabe imprimé : أن أبا معبد هو ناقد مولى ابن عباس

(Sa parole : « Il nous fit une prière comme celle de notre maître que voici, Abû Yazîd ») : c'est ʿAmr ibn Salima al-Jarmî, comme cela a précédé. Abû ʿAwâna, d'après ʿAmr : c'est Ibn Dînâr. Saʿîd ibn al-Hârith : « Abû Saʿîd dirigea notre prière » : c'est al-Khudrî. « D'après Muhammad ibn ʿAmr ibn ʿAtâ', qu'il était assis parmi un groupe de Compagnons du Prophète (paix et bénédictions sur lui) ; nous évoquâmes la prière du Prophète (paix et bénédictions sur lui) », le hadith sur la description de la prière : dans les Sunan d'Abû Dâwûd et chez Ibn Khuzayma, ils étaient dix Compagnons ; Abû Dâwûd a nommé parmi eux Abû Qatâda, Abû Usayd et Sahl ibn Saʿd, et parmi eux aussi, chez lui, Abû Hurayra et Muhammad ibn Salama. * Le hadith de ʿÂ'isha : « Quelqu'un lui dit : Que tu demandes souvent protection ! » : ce questionneur n'est pas nommé ; puis il m'est apparu que c'était ʿÂ'isha, comme on le verra sous peu. « D'après Abû l-Khayr » : c'est Marthad ibn ʿAbd Allâh. ʿAmr : c'est Ibn Dînâr. « Qu'Abû Maʿbad » : c'est Nâqid, l'affranchi d'Ibn ʿAbbâs. * Le hadith d'Abû Hurayra : « Les pauvres vinrent trouver le Prophète (paix et bénédictions sur lui) et dirent : Les gens aux grandes richesses ont emporté les récompenses », le hadith : on trouvera dans les Invocations les noms de ceux que nous avons pu identifier parmi les questionneurs à ce sujet.

Passage douteuxImprimé سمى, lu comme le nom propre سمي (Sumayy) et non « a été nommé ». Texte arabe imprimé : فاختلفنا بيننا) القائل سمى والمرجوع إليه

(Sa parole, dans ce hadith : « Nous divergeâmes entre nous ») : celui qui parle est Sumayy, et celui à qui l'on s'en remit est Abû Sâlih, comme chez Muslim. Ibn Abî Mulayka, d'après ʿUqba : c'est Ibn al-Hârith an-Nawfalî.

(Sa parole : « Les gens furent saisis d'effroi ») : celui d'entre eux qui l'interrogea à ce sujet est ʿUqba, le rapporteur ; l'auteur l'a précisé au cours du Livre de l'aumône (Kitâb az-zakât).

(Sa parole : « Approchez-la de l'un de ses Compagnons ») : c'est Abû Ayyûb al-Ansârî.

(Sa parole : « ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿÂbis ») : « J'ai entendu Ibn ʿAbbâs, alors qu'un homme lui disait : As-tu assisté à la sortie avec l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) ? » : le questionneur n'est pas nommé, et je pense que dans certaines voies il est indiqué que c'est le rapporteur.

Passage douteuxImprimé « زهير » ; forme imprimée conservée (Zuhayr), lecture probable « الزهري » : az-Zuhrî. Texte arabe imprimé : من طريق معمر عن زهير

(Sa parole : « Quelqu'un lui dit : Que tu demandes souvent protection contre le péché et la dette ! ») : celle qui l'interrogea à ce sujet est ʿÂ'isha ; an-Nasâ'î l'a précisé dans une de ses versions, par la voie de Maʿmar, d'après Zuhayr.

Le Livre du vendredi (Kitâb al-jumuʿa)

D'après Ibn ʿUmar : « Tandis que ʿUmar ibn al-Khattâb se tenait debout pour le sermon, le vendredi, entra un homme d'entre les premiers Émigrés » : c'est ʿUthmân ibn ʿAffân, comme chez Muslim et Abû Dâwûd ; Ibn ʿAbd al-Barr a dit : « Je ne connais pas de divergence à ce sujet parmi les gens du hadith. » (« J'ai parlé au sujet de la tunique de ʿUtârid ») : c'est Ibn Hâjib ibn Zurâra at-Tamîmî. (« Et d'après Ibn ʿUmar : Une épouse de ʿUmar assistait à la prière de l'aube ») : c'est ʿÂtika bint Zayd ibn ʿAmr ibn Nufayl ; Ibn Saʿd a rapporté ce qui le confirme, dans sa notice des Tabaqât. Quant à sa parole, dans le cours de son hadith : « On lui dit : Pourquoi sors-tu ? », je n'ai pas trouvé qui lui a dit cela ; il se peut que ce soit Ibn ʿUmar, le rapporteur du hadith en question, car cela est connu de sa version par une autre voie. * Le hadith de Sahl ibn Saʿd : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) envoya dire à une telle, une femme des Ansâr : Ordonne à ton jeune esclave menuisier… » : on a divergé sur le nom du menuisier : on a dit Bâqûm, on a dit Bâqûl, on a dit Kilâb, on a dit Sabbâh, on a dit Maymûn, on a dit Qabîsa, on a dit Mînâ, on a dit Ibrâhîm ; la femme n'est pas nommée, et certains ont altéré [le mot « une telle »] en disant علاثة (ʿUlâtha), avec ʿayn et la lettre à trois points (th). (« D'après Jâbir ibn ʿAbd Allâh, qui a dit : Un homme vint alors que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) prononçait le sermon ») : c'est Sulayk al-Ghatafânî, comme dans le Sahîh de Muslim et chez Ibn Hibbân.

(Sa parole : « D'après Anas : Tandis que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) prononçait le sermon un vendredi, un homme se leva et dit : Les bêtes ont péri », le hadith) : cet homme n'est pas nommé. On a dit que c'était Murra ibn Kaʿb, on a dit al-ʿAbbâs ibn ʿAbd al-Muttalib, on a dit Abû Sufyân ibn Harb, et tout cela est une erreur de la part de qui l'a dit, car les hadiths de chacun de ces trois diffèrent de l'histoire mentionnée par Anas. Puis j'ai trouvé dans Dalâ'il an-nubuwwa d'al-Bayhaqî, d'une version mursal, ce qui indique qu'il s'agit de Khârija ibn Hisn ibn Hudhayfa ibn Badr al-Fazârî, frère de ʿUyayna ibn Hisn ; c'est donc cela qui fait foi. Dans la version de Yahyâ ibn Saʿîd : « Un Bédouin se leva » ; il a aussi : « Un homme, un Bédouin d'entre les gens du désert, se leva » ; et chez lui : « L'homme vint et dit : Ô Envoyé d'Allah » ; ce qu'implique cela, c'est que c'est bien lui. Dans la version d'Ishâq ibn Abî Talha, d'après Anas : « Cet homme, ou un autre, se leva » ; il l'a mentionné de même d'après Qatâda, d'après Anas, dans la Demande de pluie ; et dans la version de Sharîk ibn Abî Namir, dans la Demande de pluie : « J'ai demandé à Anas : Était-ce le premier homme ? Il dit : Je ne sais pas. » (« D'après Jâbir : Tandis que nous priions avec le Prophète (paix et bénédictions sur lui), arriva une caravane portant des vivres ; ils se tournèrent vers elle, au point qu'il ne resta avec le Prophète (paix et bénédictions sur lui) que douze hommes ») : dans les Marâsîl d'Abû Dâwûd, celui qui arriva avec les marchandises était Dihya ; on dit aussi que le propriétaire des biens était ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf ; il se peut alors, si cela est authentique, que Dihya ait été l'intermédiaire. Dans une version de Muslim : parmi eux Abû Bakr et ʿUmar. Ismâʿîl ibn Abî Ziyâd ash-Shâmî a mentionné dans son Tafsîr, avec une chaîne interrompue, qu'il s'agissait d'Abû Bakr, ʿUmar, ʿUthmân, ʿAlî, Talha, az-Zubayr, Saʿd, Saʿîd, ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf, Abû ʿUbayda, Bilâl et Ibn Masʿûd ; dans une version : parmi eux ʿAmmâr ibn Yâsir ; dans une version : Sâlim, l'affranchi d'Abû Hudhayfa ; et dans le Sahîh, Jâbir ibn ʿAbd Allâh était l'un d'eux. * Le hadith de Sahl ibn Saʿd : « Il y avait parmi nous une femme qui plantait des bettes sur les rigoles d'un champ qui lui appartenait », le hadith : cette femme n'est pas nommée.

La prière de la peur

Passage douteuxImprimé « تعليق التعليق » ; titre imprimé conservé (*Taʿlîq at-taʿlîq*), lecture probable « تغليق التعليق » : *Taghlîq at-taʿlîq*, l'ouvrage d'Ibn Hajar. Texte arabe imprimé : وقد بينته في تعليق التعليق من طريق

(Sa parole : « D'après Mûsâ ibn ʿUqba, d'après Nâfiʿ, d'après Ibn ʿUmar, dans un sens proche de la parole de Mujâhid ») Il renvoie à la parole de Mujâhid alors qu'il n'en a pas été fait mention auparavant ; je l'ai exposé dans Taʿlîq at-taʿlîq, par la voie d'al-Ismâʿîlî et d'autres.

(Sa parole : « Certains d'entre eux furent surpris par l'heure de la prière de l'après-midi en chemin ; certains dirent : “Nous ne prierons pas avant d'y être arrivés”, et d'autres dirent : “Si, nous prierons ; ce n'est pas cela qu'il attendait de nous.” On le mentionna au Prophète (paix et bénédictions sur lui) ») Je n'ai trouvé le nom d'aucun d'entre eux.

(La prière des deux fêtes) * Le hadith de Hafsa bint Sîrîn a été vu précédemment dans les menstrues. Le hadith de ʿÂ'isha, selon lequel Abû Bakr entra chez elle alors qu'elle avait auprès d'elle deux jeunes filles, pendant les jours de Minâ : le nom de l'une d'elles est Hamâma ; Ibn Abî d-Dunyâ l'a nommée dans son Kitâb al-ʿîdayn, avec une chaîne authentique. Et chez al-Mahâmilî, d'après le hadith d'Ibn ʿAbbâs, une femme qui chantait à Médine s'appelait Zaynab ; il est donc possible d'identifier la seconde à elle. * Le hadith d'Anas : « Que celui qui a égorgé avant la prière recommence. » Un homme se leva : c'est Abû Burda ibn Niyâr, comme dans le hadith d'al-Barâ' ibn ʿÂzib.

(Sa parole : « D'après Saʿîd ibn Jubayr, qui a dit : “J'étais avec Ibn ʿUmar lorsque le fer de la lance l'atteignit au creux de la plante du pied” ») Je n'ai pas trouvé le nom de celui qui atteignit le pied de ʿAbd Allâh ibn ʿUmar ; il faisait partie de l'armée d'al-Hajjâj ibn Yûsuf, et cela eut lieu pendant le siège d'Ibn az-Zubayr par al-Hajjâj. * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs sur l'exhortation adressée aux femmes : « Une seule femme d'entre elles — nulle autre ne lui répondit — dit : “Oui” ; Hasan ne sait pas qui elle est. » Quant à la femme, il est possible que ce soit Asmâ' bint Yazîd ibn as-Sakan, l'oratrice des femmes : c'est elle qui a dit, à propos d'un élément de cette histoire : « Et comment cela se fait-il ? » ; at-Tabarânî et al-Bayhaqî l'ont rapporté d'après son hadith. Quant au Hasan mentionné, c'est Ibn Muslim, le rapporteur du hadith. * Le hadith de Hafsa bint Sîrîn : « Une femme vint et descendit au château des Banû Khalaf », le hadith, a été vu précédemment dans les menstrues.

Chapitres : la prière impaire (al-witr)

Passage douteuxImprimé « ابن عمران رجلا » ; nom imprimé conservé (Ibn ʿImrân), lecture probable « ابن عمر أن رجلا » : « le hadith d'Ibn ʿUmar : “Un homme interrogea…” ». Texte arabe imprimé : حديث ابن عمران رجلا سأل Imprimé أبو بعده, probablement أو بعده : « ou après ». Texte arabe imprimé : قبل الركوع أبو بعده

* Le hadith d'Ibn ʿImrân : « Un homme interrogea le Prophète (paix et bénédictions sur lui) » : dans al-Muʿjam as-saghîr d'at-Tabarânî, vers son début, il est dit que l'interrogateur était Ibn ʿUmar ; mais chez Muslim, d'après Ibn ʿUmar : « Un homme interrogea le Prophète (paix et bénédictions sur lui) alors que j'étais entre lui et l'interrogateur », et chez Abû Dâwûd : « Un homme parmi les gens du désert ». ʿAbd ar-Rahmân ibn al-Qâsim est le fils de Muhammad ibn Abî Bakr as-Siddîq. ʿÂsim est Ibn Sulaymân al-Ahwal : « J'ai interrogé Anas ibn Mâlik au sujet du qunût (invocation debout dans la prière) ; il dit : “Le qunût existait bien.” Je dis : “Avant l'inclinaison ou après ?” Il dit : “Avant.” Je dis : “Untel m'a informé de ta part que tu as dit : après l'inclinaison” », le hadith. Je dis : Muhammad ibn Sîrîn et d'autres ont rapporté d'Anas que le qunût se fait après l'inclinaison ; on concilie les deux en disant que le qunût, dans la prière prescrite comme celle de l'aube, se fait après l'inclinaison, comme l'a explicité Ibn Sîrîn, et dans le witr avant l'inclinaison, comme dans ce hadith de ʿÂsim ; et Allah sait mieux.

Chapitres : la prière pour demander la pluie (al-istisqâ')

ʿAbbâd ibn Tamîm, d'après son oncle paternel : c'est ʿAbd Allâh ibn Zayd ibn ʿÂsim al-Mâzinî. Le hadith d'Anas sur la demande de pluie a été vu peu auparavant.

Chapitres : l'éclipse (al-kusûf)

Passage douteuxImprimé « نمير » (Numayr) ; forme imprimée conservée, lecture probable « نمر » (Namir) : ʿAbd ar-Rahmân ibn Namir. Texte arabe imprimé : سمعت الزهري هو عبد الرحمن بن نمير بينه مسلم

* Le hadith de ʿÂ'isha : « Une Juive… » : je n'ai pas trouvé son nom. La parole d'az-Zuhrî : « Je dis à ʿUrwa : “Ton frère n'a pas fait plus de deux rakʿa” » : c'est ʿAbd Allâh ibn az-Zubayr. Mûsâ, d'après Mubârak : c'est Ibn Fadâla. Zâ'ida, d'après Hishâm : c'est Ibn ʿUrwa ; d'après Fâtima : c'est la fille d'al-Mundhir, son épouse ; d'après Asmâ' : c'est la fille d'Abû Bakr, sa grand-mère. La parole d'al-Walîd : « Al-Awzâʿî et un autre ont dit : “J'ai entendu az-Zuhrî” » : cet autre est ʿAbd ar-Rahmân ibn Numayr ; Muslim l'a précisé dans sa version. La parole d'Ibn ʿAbbâs : « Ils dirent : “Mécroient-elles en Allah ?” » : je n'ai pas trouvé le nom de celle qui posa la question ; cela viendra bientôt.

Chapitres : les prosternations de la récitation du Coran

« D'après ʿAbd Allâh » : c'est Ibn Masʿûd ; « il a dit : “Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) récita an-Najm à La Mecque et s'y prosterna, et ceux qui étaient avec lui se prosternèrent, sauf un vieillard qui prit une poignée de cailloux” » : c'est Umayya ibn Khalaf ; l'auteur l'a nommé dans le commentaire de la sourate an-Najm. * Le hadith de Jundab : « Gabriel tarda à venir ; une femme dit… » : c'est Umm Jamîl, la porteuse de bois ; cela viendra bientôt. Saʿd ibn Ibrâhîm, d'après ʿAbd ar-Rahmân : c'est Ibn Hurmuz al-Aʿraj. Muʿtamir : « Mon père m'a rapporté » : c'est Sulaymân at-Taymî. « Bakr m'a rapporté » : c'est Ibn ʿAbd Allâh al-Muzanî.

Chapitres : le raccourcissement de la prière * La prière surérogatoire en position assise

« Ahmad ibn Saʿîd nous a rapporté : Habbân nous a rapporté » : c'est Ibn Hilâl ; « Hammâm nous a rapporté ».

(Sa parole : « Ibrâhîm ibn Tahmân l'a rapporté d'après Hajjâj ») C'est Ibn Hajjâj. Rawh ibn ʿUbâda : « Husayn nous a informés » : c'est al-Muʿallim. ʿAbd as-Samad : « J'ai entendu mon père dire » : c'est ʿAbd al-Wârith ibn Saʿîd. ʿAbdân, d'après ʿAbd Allâh : c'est Ibn al-Mubârak, partout où il apparaît.

Passage douteuxImprimé « عبد الله بن عمر » ; forme imprimée conservée, lecture probable « عبد الله بن عمرو » (ʿAbd Allâh ibn ʿAmr ibn al-ʿÂs, rapporteur de ce hadith). Texte arabe imprimé : حديث عبد الله بن عمر ولا تكن Imprimé « فروح » ; forme imprimée conservée (Farrûh), lecture probable « فروخ » : as-Sâ'ib ibn Farrûkh. Texte arabe imprimé : هو السائب بن فروح قال

(La prière de nuit et les prières surérogatoires) * Le hadith de Jundab ibn ʿAbd Allâh : « Gabriel tarda à venir ; une femme de Quraysh dit : “Son démon a tardé à venir à lui” » : c'est Umm Jamîl, la porteuse de bois ; al-Hâkim l'a rapporté dans al-Mustadrak d'après le hadith de Zayd ibn Arqam. « D'après Ziyâd » : c'est Ibn ʿIlâqa. « J'ai entendu al-Mughîra » : c'est Ibn Shuʿba. « D'après Ashʿath : j'ai entendu mon père dire » : c'est Abû sh-Shaʿthâ' Sulaym ibn Aswad. « Hanzala ibn Abî Sufyân nous a informés » : c'est al-Jumahî. « Sulaymân et Abû Khâlid al-Ahmar l'ont corroboré » : Abû Khâlid al-Ahmar est Sulaymân ibn Hayyân ; je ne l'ai pas trouvé parmi les hadiths de Sulaymân ibn Bilâl, il est donc possible que la conjonction « et » soit superflue. Al-Aswad est Ibn Yazîd an-Nakhaʿî, d'après ʿÂ'isha. * Le hadith de ʿÂ'isha : « Il y avait chez moi une femme des Banû Asad ; l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) dit : “Qui est-ce ?” Je dis : “Une telle” » : c'est al-Hawlâ' bint Tuwayt, comme on l'a vu dans la foi. * Le hadith d'Anas : « Cette corde est à Zaynab » : c'est la fille de Jahsh. Le hadith de ʿAbd Allâh ibn ʿUmar : « Ne sois pas comme untel » : je n'ai pas trouvé son nom. ʿAmr est Ibn Dînâr ; « d'après Abû l-ʿAbbâs » : c'est as-Sâ'ib ibn Farrûh. « Un homme des Ansârites, qui était corpulent, dit » : on a dit que c'est ʿItbân ibn Mâlik ; et chez at-Tabarânî, par la voie de ʿAbbâd ibn Mansûr, d'après Anas, qui a dit : « Abû Talha aménagea un lieu de prière dans sa maison et envoya chercher le Prophète (paix et bénédictions sur lui) », le hadith ; il est donc possible de l'identifier à lui.

(Sa parole, dans ce hadith : « Untel fils d'untel fils d'al-Jârûd dit ») C'est ʿAbd al-Hamîd ibn al-Mundhir ibn al-Jârûd, comme on l'a vu précédemment. ʿAbd Allâh ibn Burayda : « ʿAbd Allâh al-Muzanî m'a rapporté » : c'est Ibn Mughaffal. Marthad ibn ʿAbd Allâh al-Yazanî : « Je dis : “Ne vais-je pas t'étonner d'Abû Tamîm ?” » : c'est al-Jayshânî, ʿAbd Allâh ibn Mâlik ; al-Mizzî n'a pas mentionné, dans at-Tahdhîb, cet Abû Tamîm parmi ceux dont al-Bukhârî a rapporté des hadiths, alors qu'il entre dans son critère. * Le hadith de ʿItbân : « Un homme dit : “Qu'a fait Mâlik ?” » : c'est Ibn ad-Dukhshun. « Un homme parmi eux dit : “C'est un hypocrite” » : on a dit que l'homme qui a dit cela est ʿItbân.

(Les actes dans la prière) Qazaʿa est Ibn Yahyâ. (« Lorsque nous revînmes de chez le Négus ») : son nom est Ashama. ʿÎsâ est Ibn Yûnus ; « d'après Ismâʿîl » : c'est Ibn Abî Khâlid. * Le hadith d'Abû Hurayra : « Une femme appela son fils alors qu'il était dans son ermitage » : le fils est Jurayj, et sa mère n'est pas nommée.

(Sa parole : « Un homme parmi les Kharijites se mit à dire : “Ô Allah, fais à ce vieillard…” ») Je ne connais pas le nom de cet homme ; quant au vieillard, il est nommé dans ce hadith. Abû Hilâl : son nom est Muhammad ibn Sulaym ar-Râsibî. * Le hadith d'Abû Hurayra : « Les gens disent : “Abû Hurayra rapporte beaucoup.” J'ai rencontré un homme et lui ai dit : “Qu'a récité l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) hier soir dans la prière de la nuit (al-ʿatama) ?” Il dit : “Je ne sais pas.” Je dis : “Mais moi, je sais : il a récité telle et telle sourate” » : il s'y trouve l'homme non nommé et la sourate, et je ne les connais pas.

(La prosternation de l'oubli) La parole d'Umm Salama : « J'envoyai vers lui la servante » : je n'ai pas trouvé son nom.

Le Livre des funérailles (Kitâb al-janâ'iz)

Passage douteuxImprimé « أبو طلحة بن البراء » ; forme imprimée conservée, lecture probable « طلحة بن البراء » (nommé ainsi plus loin dans le segment). Texte arabe imprimé : يحتمل أن يكون هو أبو طلحة بن البراء

(Sa parole : « Et Ibn ʿUmar embauma un fils de Saʿîd ibn Zayd ») Son nom est ʿAbd ar-Rahmân ; nous l'avons rapporté dans le Juz' d'Abû l-Jahm. Umm al-ʿAlâ', une femme des Ansârites : c'est la fille d'al-Hârith ibn Thâbit, la Khazrajite. * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Une personne que l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) visitait mourut ; elle mourut de nuit » : il est possible que ce soit Abû Talha ibn al-Barâ'. Le hadith d'Abû Saʿîd : « Celui à qui meurent trois enfants, ils seront pour lui un voile contre le Feu. » Une femme dit : « Et deux ? » Il dit : « Et deux. » : c'est Umm Mubashshir ; at-Tabarânî l'a rapporté dans al-Kabîr, et Ibn Bashkuwâl l'a mentionné d'après le hadith de Jâbir ; il a dit : « Et l'on a dit : Umm Hâni' », sans mentionner sur quoi il s'appuie. Ibn Abî Maysara a rapporté dans ses Fawâ'id, d'après le hadith d'Umm Sulaym, qu'elle posa cette question et reçut cette réponse ; cela se trouve aussi chez Ahmad et at-Tabarânî. At-Tabarânî a rapporté dans al-Awsat, d'après le hadith d'Umm Ayman, et al-Bayhaqî, d'après le hadith de ʿÂ'isha, que chacune d'elles posa cette question.

Passage douteuxImprimé « قائف » ; forme imprimée conservée (Qâ'if), lecture probable « قانف » : Laylâ bint Qânif ath-Thaqafiyya. Texte arabe imprimé : وصفية بنت عبد المطلب وليلى بنت قائف Imprimé « المحب الطبراني » ; forme imprimée conservée, lecture probable « المحب الطبري » : Muhibb ad-Dîn at-Tabarî. Texte arabe imprimé : فيما أفاده المحب الطبراني لكن

(Sa parole : « Et Saʿd a dit ») C'est Ibn Abî Waqqâs. (« S'il était impur, je ne l'aurais pas touché ») Je n'ai pas trouvé le nom du mort mentionné. * Le hadith d'Umm ʿAtiyya : son nom est Nusayba al-Ansâriyya, avec u sur le n ; et la fille du Prophète (paix et bénédictions sur lui) qui mourut est Zaynab, l'aînée, comme cela est établi chez Muslim. Il est rapporté chez at-Tirmidhî qu'Umm ʿAtiyya assista aussi au décès d'Umm Kulthûm, fille du Prophète (paix et bénédictions sur lui) ; la conciliation est évidente : elle assista aux deux. Ont également assisté au lavage d'Umm Kulthûm Asmâ' bint ʿUmays, Safiyya bint ʿAbd al-Muttalib et Laylâ bint Qâ'if ; ce sont elles qui sont visées par sa parole « Lavez-la », à la forme du pluriel. * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Alors qu'un homme se tenait à ʿArafa, il tomba de sa monture » : je ne connais pas son nom ; s'est trompé celui des commentateurs d'al-Minhâj qui a dit que c'était Wâqid ibn ʿAbd Allâh ; je l'ai exposé en d'autres endroits. * Le hadith d'Ibn ʿUmar : « Lorsque ʿAbd Allâh ibn Ubayy mourut, son fils vint trouver le Prophète (paix et bénédictions sur lui) » : son nom est ʿAbd Allâh. * Le hadith de Sahl : « Une femme vint trouver le Prophète (paix et bénédictions sur lui) avec un manteau tissé, avec sa bordure » : je ne connais pas le nom de la femme. On y trouve : « Un homme parmi les gens dit : “Revêts-m'en ; comme il est beau !” » : c'est ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf ; at-Tabarânî l'a rapporté, selon ce qu'a indiqué al-Muhibb at-Tabarânî ; mais je ne l'ai pas trouvé dans le Muʿjam d'at-Tabarânî ; on y trouve plutôt, dans le Musnad de Sahl ibn Saʿd, en citant Qutayba, que c'est Saʿd ibn Abî Waqqâs. Et sa parole : « Les gens dirent : “Tu n'as pas bien agi” » : celui d'entre eux qui lui adressa ces mots est Sahl ibn Saʿd, le rapporteur du hadith ; at-Tabarânî l'a précisé par une autre voie d'après lui : « Sahl a dit : “Je lui dis…” », etc. * Le hadith d'Umm ʿAtiyya : « Il nous a été interdit de suivre les convois funèbres » : Ibn Shâhîn et al-Ismâʿîlî l'ont rapporté avec une chaîne authentique d'après Umm ʿAtiyya, qui a dit : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) nous l'a interdit. » Le hadith d'Ibn Sîrîn : « Un fils d'Umm ʿAtiyya mourut » : je ne connais pas son nom. * Le hadith de Zaynab bint Abî Salama : « Lorsque vint de Syrie l'annonce de la mort d'Abû Sufyân » : ce qui est connu, c'est : « lorsque vint l'annonce de la mort de Yazîd ibn Abî Sufyân » ; peut-être y avait-il « l'annonce de la mort du fils d'Abû Sufyân », et le mot « fils » est tombé ; car Abû Sufyân, lui, mourut à Médine sans divergence entre les historiens, et son fils Yazîd mourut en Syrie alors qu'il en était gouverneur. Sa parole à elle : « Puis j'entrai chez Zaynab » : c'est la fille de Jahsh ; (« lorsque mourut son frère ») : c'est Abû36 Ahmad ibn Jahsh, l'aveugle ; quant à son frère ʿAbd Allâh, il était tombé en martyr avant cela. * Le hadith d'Anas (qu'Allah l'agrée) : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) passa près d'une femme qui pleurait sur une tombe et dit : “Crains Allah” » : je ne connais pas son nom. On y trouve : « On lui dit : “C'est l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui)” » : dans al-Awsat d'at-Tabarânî, celui qui lui dit cela est al-Fadl ibn ʿAbbâs (qu'Allah l'agrée).

Le hadith d'Usâma ibn Zayd : « Une fille du Prophète (paix et bénédictions sur lui) lui envoya dire : “Un de mes fils est sur le point de mourir, viens donc nous voir” » : quant à la fille, c'est Zaynab ; quant à son fils, il est possible que ce soit ʿAlî ibn Abî l-ʿÂs ibn ar-Rabîʿ, comme l'a dit ad-Dimyâtî ; mais cela est discutable, car ʿAlî entra à La Mecque avec le Prophète (paix et bénédictions sur lui) le jour de la Conquête alors qu'il approchait de la puberté, et l'on ne dit pas de quelqu'un de cet âge qu'il est un petit enfant. Ad-Dûlâbî l'a rapporté avec la chaîne d'al-Bukhârî dans les termes : « qu'une fille à elle, ou un petit garçon… » ; chez Abû Dâwûd, par cette même voie : « que mon fils ou ma fille… » ; et dans une version de l'auteur : « que ma fille est à l'agonie ». La fille s'appelle Umayma, ainsi dans le Muʿjam d'Abû Saʿîd ibn al-Aʿrâbî. Et il est rapporté dans la deuxième partie du hadith de Saʿdân ibn Nasr : « On apporta au Prophète (paix et bénédictions sur lui) Umâma, fille de Zaynab » ; mais cela est discutable, car Umâma vécut après le Prophète (paix et bénédictions sur lui), au point que ʿAlî l'épousa après Fâtima. S'il est établi qu'Umâma est autre qu'Umayma, il n'y a pas de difficulté ; sinon, on comprend qu'elle atteignit le stade de l'agonie puis se rétablit ; et la même possibilité vaut pour ʿAlî ibn Abî l-ʿÂs. Il est possible aussi que la fille qui envoya chercher le Prophète à cause du fils soit autre que celle qui l'envoya chercher à cause de la fille ; s'il est établi qu'Umayma est autre qu'Umâma, c'est Umayma qui s'impose, et le fils est alors soit ʿAbd Allâh ibn ʿUthmân, né de Ruqayya, soit Muhsin ibn ʿAlî ibn Abî Tâlib, né de Fâtima ; et Allah sait mieux. Puis j'ai vu dans al-Ansâb d'al-Balâdhurî qu'il s'agit de ʿAbd Allâh ibn ʿUthmân ibn ʿAffân : il a mentionné dans sa notice que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) le posa dans son giron, que ses yeux versèrent des larmes sur lui et qu'il dit : « Allah ne fait miséricorde, parmi Ses serviteurs, qu'aux miséricordieux » ; il l'a mentionné ainsi, sans chaîne de transmission. Et dans le Musnad d'al-Bazzâr, d'après le hadith d'Abû Hurayra, qui a dit : « Un fils de Fâtima tomba gravement malade ; elle envoya appeler le Prophète (paix et bénédictions sur lui), qui dit : “Retourne, car à Allah appartient ce qu'Il a pris et à Lui ce qu'Il a laissé, et chaque terme est fixé selon une mesure.” Lorsqu'il fut à l'agonie, elle l'envoya chercher ; il nous dit : “Levez-vous.” Lorsqu'il fut assis, il se mit à réciter : “Lorsque l'âme remonte à la gorge…”, les versets, jusqu'à ce que l'enfant rende l'âme ; ses yeux versèrent des larmes, et Saʿd dit : “Ô Envoyé d'Allah, tu pleures alors que tu interdis les pleurs ?” Il dit : “Ce n'est que miséricorde, et Allah ne fait miséricorde, parmi Ses serviteurs, qu'aux miséricordieux.” » Il s'impose donc que le fils soit Muhsin, car Fâtima n'a donné à ʿAlî que trois garçons, et aucun autre que lui n'est mort du vivant du Prophète (paix et bénédictions sur lui).

(Sa parole : « Il se leva, accompagné de Saʿd ibn ʿUbâda, de Muʿâdh ibn Jabal, d'Ubayy ibn Kaʿb, de Zayd ibn Thâbit et d'autres hommes ») Je dis : parmi eux a été nommé ʿUbâda ibn as-Sâmit, dans la version de ʿAbd al-Wâhid, au début du Livre de l'unicité ; dans la version de Shuʿba chez Abû Dâwûd, Usâma était avec eux ; et dans la version de ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf chez at-Tabarânî dans al-Kabîr, il était parmi eux. Il est rapporté dans la version de Shuʿba, dans le Livre des serments et des vœux : وأبي (wa-abî, « et mon père ») ou وأُبيّ (wa-Ubayy), ainsi avec le doute ; selon la première lecture, Zayd ibn Hâritha aurait été avec eux ; mais la seconde est préférable, en raison de la version de ce chapitre : « et Ubayy ibn Kaʿb » ; et il apparaît que le doute vient de Shuʿba, car il ne se trouve pas chez d'autres que lui. * Le hadith d'Anas : « Nous assistâmes à l'enterrement d'une fille du Prophète (paix et bénédictions sur lui), alors qu'il était assis au bord de la tombe ; je vis ses yeux verser des larmes » : at-Tabarânî a dit que c'est Umm Kulthûm, et Ibn ʿAbd al-Barr l'a jugé exact ; il est rapporté dans al-Awsat d'at-Tabarânî, d'après le hadith de Hammâd ibn Salama, d'après Thâbit, d'après Anas, que c'est Ruqayya, mais cela n'est pas authentique, car le Prophète (paix et bénédictions sur lui) n'assista pas à sa mort ; Ibn Bashkuwâl a jugé exact que c'est Zaynab, et c'est la version d'Ibn Abî Shayba. * Le hadith d'Ibn Abî Mulayka : « Une fille de ʿUthmân mourut » : Abû ʿUmar ibn ʿAbd al-Barr a dit que c'est Umm Abân. Je dis : cela se trouve chez Muslim.

(Sa parole : « Et ʿUmar a dit : “Laisse-les pleurer Abû Sulaymân” ») C'est Khâlid ibn al-Walîd. Le hadith de Jâbir : « Il entendit la voix d'une pleureuse et dit : “Qui est-ce ?” On dit : “La fille de ʿAmr”, ou “la sœur de ʿAmr” » : quant à la fille de ʿAmr, c'est Fâtima ; quant à sa sœur, c'est Hind. * Le hadith de Saʿd : « Et seule une fille à moi hérite de moi » : c'est Umm al-Hakam, comme je l'ai établi dans les Compagnons ; s'est trompé celui qui a dit que c'est ʿÂ'isha, car celle-ci n'a pas la qualité de Compagnon, et Saʿd n'a pas d'autre fille nommée ʿÂ'isha.

(Sa parole : « Il s'évanouit, la tête dans le giron d'une femme de sa famille ») C'est Umm ʿAbd Allâh bint Abî Dawma, son épouse, ainsi chez an-Nasâ'î ; et dans Târîkh al-Basra de ʿUmar ibn Shabba : Safiyya bint Damûn, la mère d'Abû Burda, son fils. Le hadith de ʿÂ'isha : « Lorsque vint l'annonce du meurtre d'Ibn Hâritha » : c'est Zayd ; « et de Jaʿfar » : c'est Ibn Abî Tâlib ; « et d'Ibn Rawâha » : c'est ʿAbd Allâh ; on y trouve : « Un homme vint le trouver » : je ne connais pas son nom. * Le hadith d'Anas : « Un fils d'Abû Talha tomba malade » : c'est Abû ʿUmayr ; al-Hâkim l'a rapporté dans al-Mustadrak. On y trouve : « Sufyân a dit : “Un homme des Ansârites a dit” » : c'est ʿAbâya ibn Rifâʿa ibn Râfiʿ ibn Khadîj ; ad-Dimyâtî l'a mentionné dans Ansâb al-Khazraj, et Ibn Saʿd l'a donné avec une chaîne complète (mawsûl) et authentique dans les Tabaqât des femmes.

Passage douteuxImprimé القبر, probablement القين : « Abû Sayf le forgeron ». Texte arabe imprimé : على أبى سيف القبر قيل

(Sa parole : « Je vis neuf enfants qui avaient tous lu le Coran ») ʿAlî ibn al-Madînî a mentionné, parmi les noms des enfants de ʿAbd Allâh ibn Abî Talha qui ont porté la science et lu le Coran : Ishâq, Ismâʿîl, Yaʿqûb, ʿUmayr, ʿUmar, Muhammad, ʿAbd Allâh, Zayd et al-Qâsim ; il en a mentionné d'autres encore. * Le hadith d'Anas : « Nous entrâmes avec l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) chez Abû Sayf le forgeron » : on a dit que c'est al-Barâ' ibn Aws ; il était le père nourricier d'Ibrâhîm, c'est-à-dire le fils du Prophète (paix et bénédictions sur lui), et sa nourrice était Umm Sayf, comme chez Muslim ; on a dit aussi que c'est Umm Burda bint al-Mundhir ibn Zayd ibn Labîd al-Ansâriyya, dont le nom est Khawla, et qui est l'épouse d'al-Barâ' ibn Aws. Abû Mûsâ a dit : « Peut-être l'ont-elles allaité toutes les deux. » ʿIyâd, puis an-Nawawî, ont dit : « La Khawla mentionnée a deux surnoms (kunya). » * Le hadith d'Umm ʿAtiyya : « Seules cinq femmes d'entre nous tinrent parole : Umm Sulaym, Umm al-ʿAlâ', la fille d'Abû Sabra, et deux femmes — ou : l'épouse de Muʿâdh et une autre femme. » Dans ad-Dalâ'il d'Abû Mûsâ : « et Umm Muʿâdh » ; on a dit que c'est une déformation de copiste, mais il n'en est rien : il est établi dans les Tabaqât d'Ibn Saʿd « Umm Muʿâdh » et « l'épouse de Muʿâdh » ensemble. La fille d'Abû Sabra n'est pas nommée, de même que l'épouse de Muʿâdh ; et l'on a dit que c'est la même personne.

(Sa parole : « Abû Hurayra prit la main de Marwân ») C'est Ibn al-Hakam ibn Abî l-ʿÂs ; le défunt du convoi n'est pas nommé. * Le hadith de Jâbir : « Aujourd'hui est mort un homme vertueux d'Abyssinie » : c'est le Négus, dont le nom est Ashama. Le hadith d'Ibn ʿAbbâs sur celui qui fut enterré de nuit a été vu précédemment ; on a dit que c'est Talha ibn al-Barâ', et l'on a dit Habîb ibn Khumâsha.

(Sa parole : « Et Anas a dit : “Marche devant lui et derrière lui” ») Celui à qui ces mots furent adressés est al-ʿAyzâr ; ʿAbd ar-Razzâq l'a rapporté par la voie de Humayd, qui a dit : « J'ai entendu al-ʿAyzâr interroger Anas ibn Mâlik ; il lui dit : “Tu n'es qu'un accompagnateur” », et il l'a mentionné.

(Sa parole : « Et un autre a dit : “Près de lui” ») C'est la parole de ʿAbd ar-Rahmân ibn Qurt, le Compagnon ; et Saʿîd ibn Mansûr a rapporté quelque chose de semblable d'après Saʿîd ibn Jubayr. « Al-Layth : Saʿîd nous a rapporté, d'après son père » : c'est Abû Saʿîd Kaysân al-Maqburî. Abû Ishâq ash-Shaybânî est Sulaymân ibn Fayrûz. « D'après ʿÂmir » : c'est ash-Shaʿbî.

Passage douteuxImprimé « طلحة بن عبيد الله » ; forme imprimée conservée, lecture probable « طلحة بن عبد الله » (Ibn ʿAwf, rapporteur de ce hadith chez al-Bukhârî). Texte arabe imprimé : حديث طلحة بن عبيد الله صليت

(Sa parole : « On dit : “Et que sont les deux qîrât ?” ») Celui qui posa cette question est Abû Hurayra ; Abû ʿAwâna l'a précisé dans son Sahîh, par la voie d'Abû Muzâhim, d'après lui. Le hadith d'Ibn ʿUmar : « Les Juifs amenèrent une femme et un homme qui avaient forniqué » : Ibn al-ʿArabî a mentionné dans ses Ahkâm que le nom de la femme est Busra ; l'homme n'est pas nommé. « Et lorsque mourut al-Hasan ibn al-Hasan ibn ʿAlî, sa femme dressa une tente sur sa tombe » : c'est Fâtima bint al-Husayn, sa cousine paternelle. Le hadith d'Abû Hurayra : « Un homme ou une femme qui balayait la mosquée » a été vu dans la prière. Le hadith de Samura : « Il pria sur une défunte et se tint à hauteur de son milieu » : c'est Umm Kaʿb. Le hadith de Talha ibn ʿUbayd Allâh : « J'ai prié derrière Ibn ʿAbbâs sur une défunte » : elle n'est pas nommée. Le hadith d'Ibn ʿAbbâs, selon lequel le Prophète (paix et bénédictions sur lui) les dirigea dans la prière sur une tombe isolée, a été vu précédemment ; il est possible de l'identifier à Talha ibn al-Barâ' ou à Habîb ibn Khumâsha, car dans la notice de chacun d'eux il est dit qu'il fut enterré de nuit. Le hadith d'Anas : « Lorsque le serviteur est placé dans sa tombe, deux anges viennent à lui » : ce sont Munkar et Nakîr ; at-Tirmidhî l'a rapporté d'après le hadith d'Abû Hurayra. Le hadith d'Anas : « Nous assistâmes à l'enterrement de la fille de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui), alors qu'il était assis au bord de la tombe » : on a vu précédemment que c'est Zaynab. « Et Sulaymân ibn Kathîr a dit : az-Zuhrî nous a rapporté : quelqu'un qui a entendu Jâbir m'a rapporté » : c'est ʿAbd ar-Rahmân ibn Kaʿb ibn Mâlik.

(Sa parole : « Et Sufyân a dit ») C'est Ibn ʿUyayna. « Abû Hârûn a dit » : c'est al-Ghanawî, et son nom est Ibrâhîm ibn al-ʿAlâ'.

(Sa parole : « Et Ibn ʿAbd Allâh a dit ») C'est ʿAbd Allâh ibn ʿAbd Allâh. « D'après Jâbir, qui a dit : “Lorsque survint Uhud, mon père m'appela pendant la nuit” » : c'est ʿAbd Allâh ibn ʿAmr ibn Harâm.

(Sa parole : « Et traite bien tes sœurs ») On a dit qu'elles étaient six filles, et l'on a dit sept.

(Sa parole : « Et j'enterrai avec lui un autre dans sa tombe ») Et dans une version : « Un homme fut enterré avec mon père, et je ne fus pas tranquille avant de l'en avoir sorti » : c'est ʿAmr ibn al-Jamûh. Il a dit, par une autre voie : « Mon père et mon oncle furent ensevelis dans un même manteau rayé » ; or ʿAmr ibn al-Jamûh n'est pas réellement son oncle paternel : il était seulement l'ami intime de son père, comme l'a mentionné Ibn Saʿd ; et Hind bint ʿAmr, la tante paternelle de Jâbir, était son épouse.

(Sa parole : « Et Ibn ʿAbbâs était, avec sa mère, parmi les opprimés ») Le nom de sa mère est Lubâba bint al-Hârith, et c'est Umm al-Fadl.

Passage douteuxImprimé باه, probablement أباه : « son père n'est pas nommé ». Texte arabe imprimé : ولم يسم باه سفيان

(Sa parole : « Et il a dit : “L'islam domine et n'est pas dominé” ») Cela n'est pas coordonné à Ibn ʿAbbâs : c'est un hadith marfûʿ (remontant au Prophète) indépendant. Ibn Sayyâd : son nom est Sâf, comme il est mentionné plus loin. Le hadith d'Anas : « Un garçon juif servait le Prophète (paix et bénédictions sur lui) ; il tomba malade » : Ibn Bashkuwâl a mentionné que son nom est ʿAbd al-Quddûs ; son père n'est pas nommé. Sufyân : « ʿUbayd Allâh a dit » : c'est Ibn Abî Yazîd.

Passage douteuxImprimé « محمد بن ابن جعفر », avec un « ابن » redondant ; forme imprimée conservée, lecture probable « محمد بن جعفر » : Muhammad ibn Jaʿfar Ghundar. Texte arabe imprimé : وليست لمحمد بن ابن جعفر غندر

(Sa parole : « Et Ibn ʿUmar vit une tente sur la tombe de ʿAbd ar-Rahmân ») C'est le fils de Saʿîd ibn Zayd, dont on a vu au début des funérailles qu'il l'avait embaumé ; le jeune serviteur n'est pas nommé. * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Il passa près de deux tombes dont les occupants étaient châtiés » a été vu dans la purification. * Le hadith de ʿAlî : « Nous étions à un enterrement au Baqîʿ al-Gharqad » ; on y trouve : « Un homme dit : “Ô Envoyé d'Allah, ne nous en remettrons-nous pas [à ce qui est écrit] ?” » : l'homme est ʿAlî ; l'auteur l'a mentionné dans le commentaire du Coran, mais dans les termes : « Nous dîmes » ; et l'on verra là-bas que Jâbir a rapporté que Surâqa posa cette question. * Le hadith d'Anas : « On passa avec un convoi funèbre, et l'on en fit l'éloge ; le Prophète (paix et bénédictions sur lui) dit : “C'est acquis.” Puis on passa avec un autre, et l'on en dit du mal ; il dit : “C'est acquis.” » Et d'après Abû l-Aswad, la même chose arriva au temps de ʿUmar : aucun des quatre n'est nommé. Il est rapporté, dans le hadith d'Abû Hurayra chez Ibn Abî Hâtim, dans le commentaire de la parole du Très-Haut : « afin que vous soyez témoins contre les gens » [Al-Baqara : 143], que celui qui dit au Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Que signifie ta parole : “C'est acquis” ? » est Ubayy ibn Kaʿb. Le hadith d'Ibn ʿUmar : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) se pencha sur les gens du puits », le hadith : ce sont les mécréants qui furent tués le jour de Badr, à leur tête Abû Jahl ibn Hishâm. * Le hadith de ʿÂ'isha : « Une Juive entra chez elle et mentionna le châtiment de la tombe » : elle n'est pas nommée. ʿAwn ibn Abî Juhayfa, d'après son père, qui est Wahb ibn ʿAbd Allâh as-Suwâ'î, d'après al-Barâ', d'après Abû Ayyûb : il y a là trois Compagnons rapportant les uns des autres. Mûsâ ibn ʿUqba : « La fille de Khâlid m'a rapporté » : son nom est Ama. * Le hadith d'al-Barâ' : « Lorsque mourut Ibrâhîm » : c'est le fils du Prophète (paix et bénédictions sur lui). Le hadith de Samura sur le songe du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « J'ai vu cette nuit deux hommes » : ce sont Gabriel et Michel, comme l'auteur l'exposera. On y trouve : « Certains de nos compagnons ont dit, d'après Mûsâ : un crochet (kallûb) » : je l'ai exposé dans la section des citations sans chaîne (taʿâlîq) ; de même sa parole, dans ce même hadith : « Yazîd et Wahb ibn Jarîr ont dit. » « Saʿîd ibn Abî Maryam nous a rapporté : Muhammad ibn Jaʿfar nous a rapporté : Hishâm ibn ʿUrwa m'a informé » : ce Muhammad ibn Jaʿfar, celui qui n'a pas d'expertise peut croire que c'est Ghundar, du fait que l'auteur rapporte de lui par l'intermédiaire de Muhammad ibn al-Muthannâ, de Bishr ibn Khâlid, de Muhammad ibn Bashshâr et de cette génération ; mais ce n'est pas lui : c'est Muhammad ibn Jaʿfar ibn Abî Kathîr al-Madanî ; et Muhammad ibn Ibn Jaʿfar Ghundar n'a aucune transmission d'après Hishâm ibn ʿUrwa. Le hadith de la mort de ʿUmar ; on y trouve : « Un jeune homme des Ansârites entra chez lui » : je ne connais pas son nom. Abû Lahab : son nom est ʿAbd al-ʿUzzâ. Le hadith de ʿÂ'isha : « Un homme dit : “Ma mère a été emportée soudainement” » : Ibn ʿAbd al-Barr a rapporté que c'est Saʿd ibn ʿUbâda ; le nom de sa mère est ʿAmra bint Saʿd ibn ʿAmr, et l'on a dit ʿAmra bint Masʿûd ibn Qays ibn ʿAmr ; elle est des Banû n-Najjâr, et il y a chez an-Nasâ'î de quoi en témoigner.

Le Livre de l'aumône légale (Kitâb az-zakât)

D'après Abû Ayyûb : « Un homme dit au Prophète (paix et bénédictions sur lui) : “Indique-moi une œuvre…” », le hadith ; et d'après Abû Zurʿa, d'après Abû Hurayra, un récit semblable et plus complet : Ibn Qutayba rapporte dans Gharîb al-hadîth que c'est Abû Ayyûb lui-même, et Abû Ishâq as-Sarîfînî a indiqué que c'est Laqît ibn Sabra, le délégué des Banû l-Muntafiq. Quelque chose de proche est arrivé à ʿAbd Allâh ibn al-Akhram — ou Saʿd ibn al-Akhram — et à Sakhr ibn al-Qaʿqâʿ al-Bâhilî. * Le hadith de la délégation des ʿAbd al-Qays : « Ils dirent : “Nous ne pouvons parvenir jusqu'à toi que durant le mois sacré” » : dans les Sunan d'al-Bayhaqî : « que durant le mois de Rajab ». « Ibn Numayr m'a rapporté : mon père m'a rapporté » : c'est ʿAbd Allâh. Le hadith de Khâlid ibn Aslam : « Nous sortîmes avec Ibn ʿUmar, et un Bédouin dit : “Informe-moi au sujet de la parole d'Allah (à Lui la puissance et la gloire) : « Ceux qui thésaurisent l'or » [At-Tawba : 34]” » : ce Bédouin n'est pas nommé. « ʿAbd as-Samad : mon père m'a rapporté » : c'est ʿAbd al-Wârith.

Passage douteuxImprimé « أبو بكر بن عبد الحميد » (Abû Bakr ibn ʿAbd al-Hamîd), forme gardée ; le frère d'Ismâʿîl ibn Abî Uways est Abû Bakr ʿAbd al-Hamîd ibn Abî Uways : lecture probable « أبو بكر عبد الحميد ». Texte arabe imprimé : حدثني أخي هو أبو بكر بن عبد الحميد

* Le hadith de ʿAdî ibn Hâtim : « J'étais auprès du Prophète (paix et bénédictions sur lui) lorsque deux hommes vinrent à lui, l'un se plaignant de la pauvreté et l'autre de l'insécurité des routes » : je ne les ai pas identifiés. « D'après Abû Masʿûd » : c'est ʿUqba ibn ʿAmr al-Badrî. « Il dit : “Nous portions des fardeaux [contre salaire]. Un homme vint et fit l'aumône d'une grande quantité ; ils dirent : ‘C'est un ostentatoire.’ Puis un homme vint et fit l'aumône d'un sâʿ (mesure de capacité) ; ils dirent : ‘Allah peut certes se passer…’” », le hadith ; dans le Livre de l'exégèse, chez l'auteur : « Et Abû ʿAqîl vint avec un demi-sâʿ. » Quant à celui qui fit l'aumône d'une grande quantité, on a dit que c'est ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf — al-Wâqidî l'a mentionné, en précisant que la somme en question était de huit mille — et on a dit que c'est ʿÂsim ibn ʿAdî, qui avait fait l'aumône de cent charges (wasq). Quant à celui qui fit l'aumône d'un sâʿ, il est dit dans le Sahîh de Muslim que c'est Abû Khaythama : il l'a rapporté dans l'histoire de Kaʿb ibn Mâlik, dans son long hadith, où l'on trouve : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) dit : “Sois Abû Khaythama !” Et voici que c'était Abû Khaythama al-Ansârî, celui-là même qui avait fait l'aumône d'un sâʿ, au point que les hypocrites l'avaient dénigré. » Le nom de cet Abû Khaythama est ʿAbd Allâh, et l'on a dit : Mâlik ibn Qays. Samwayh dans ses Fawâ'id, Ibn Qâniʿ et at-Tabarânî dans al-Awsat, dans la notice de Mûsâ ibn Hârûn al-Hammâl, ont rapporté par la voie de ʿUmayra bint Sahl, [fille de] l'homme au sâʿ que les hypocrites dénigrèrent, qu'il sortit avec son aumône — un sâʿ de dattes — et avec sa fille ʿUmayra jusqu'à ce qu'il vînt au Prophète (paix et bénédictions sur lui), et il relata une histoire. Ce Sahl est Ibn Râfiʿ ibn Abî ʿAmr al-Balawî. Quant à Abû ʿAqîl, son nom est ʿAbd ar-Rahmân ibn Shaykhân ; Ibn al-Kalbî l'a mentionné dans son Tafsîr, et Ibn Manda l'a rapporté par sa voie. On a dit aussi que son nom est جثجاث (Jathjâth), avec deux jîm et deux lettres à trois points (th) ; cela a été rapporté d'après Qatâda, et as-Suhaylî l'a mentionné en disant que sa première lettre est un hâ' sans point. Il est dit dans Asbâb an-nuzûl et ailleurs qu'Abû ʿAqîl fit l'aumône d'un sâʿ ; il ne convient pas de compter cela comme une divergence, car ce qui figure dans les deux Sahîh est plus authentique, et selon ce que j'ai établi il ne subsiste aucune divergence. Quant à ceux qui dénigrèrent, al-Khatîb a rapporté dans al-Muttafiq, dans la notice de Zayd ibn Aslam, par la voie des Maghâzî d'al-Wâqidî : « Zayd ibn Aslam al-ʿAjlânî apporta son aumône ; Muʿattib ibn Qushayr et ʿAbd ar-Rahmân ibn Nabtal dirent : “Il n'a voulu que l'ostentation.” Alors le verset fut révélé. » * Le hadith de ʿÂ'isha : « Une femme entra, accompagnée de deux filles à elle » : je ne connais ni son nom ni celui de ses deux filles. « Saʿîd ibn Yahyâ nous a rapporté : mon père nous a rapporté » : c'est Yahyâ ibn Saʿîd al-Umawî. Le hadith d'Abû Hurayra : « Un homme vint et dit : “Ô Envoyé d'Allah, quelle aumône a la plus grande récompense ?” » : je ne connais pas son nom ; il est possible que ce soit Abû Dharr, puisque le sens de cela est établi par son hadith. « D'après Firâs » : c'est Ibn Yahyâ. Le hadith d'Abû Hurayra : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) a dit : “Un homme dit : Je ferai certes une aumône…” » : je ne connais le nom d'aucun des trois bénéficiaires de l'aumône, ni celui du donateur. « Maʿn ibn Yazîd a dit : J'ai prêté allégeance au Prophète (paix et bénédictions sur lui), moi, mon père et mon grand-père » : le nom de son grand-père est al-Akhnas, et il est as-Sulamî ; il est dit dans as-Sahâba de Mutayyin que le nom de son grand-père est Thawr, mais Ibn Hibbân et d'autres ont affirmé que Thawr était son grand-père maternel. « Ismâʿîl m'a rapporté » : c'est Ibn Abî Uways ; « mon frère m'a rapporté » : c'est Abû Bakr ibn ʿAbd al-Hamîd ; « d'après Sulaymân » : c'est Ibn Bilâl. « Il n'est pas de jour où les serviteurs se réveillent sans que deux anges ne descendent » : ces deux anges ne sont pas précisés. « Jaʿfar » : c'est Ibn Rabîʿa ; « d'après Ibn Hurmuz » : c'est ʿAbd ar-Rahmân. « Yahyâ ibn Saʿîd : ʿAmr m'a informé qu'il a entendu son père » : ʿAmr est Ibn Yahyâ ibn ʿUmâra ibn Abî Hasan. * Le hadith d'Abû Saʿîd : « Un Bédouin interrogea l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) au sujet de l'émigration (hijra) » : je n'ai pas trouvé son nom.

(Sa parole : « Bukayr l'a rapporté ») : c'est Ibn ʿAbd Allâh ibn al-Ashajj.

Passage douteuxImprimé « عبد الله » (ʿAbd Allâh), forme gardée ; le rapporteur d'al-Layth est connu comme ʿUbayd Allâh ibn Abî Jaʿfar (عبيد الله), lecture probable. Texte arabe imprimé : الليث حدثني ابن أبي جعفر هو عبد الله Imprimé « رؤية » (Ru'ya), forme gardée, alors que quelques mots plus loin on lit « رؤبة » (Ru'ba) : lecture probable Ru'ba. Texte arabe imprimé : أنه[^n37] يحنا بن رؤية Imprimé « إلى أجر », probablement « ألي أجر » : « Ai-je une récompense ? ». Texte arabe imprimé : حديث أم سلمة إلى أجر أن أنفق

(Sa parole : « Ibn Masʿûd prétendit que lui et son enfant étaient les plus dignes de recevoir mon aumône ») Je dis : je ne connais aucun des enfants de ʿAbd Allâh ibn Masʿûd qui soit né à l'époque du Prophète (paix et bénédictions sur lui). Dans une version : « Je trouvai à la porte une femme des Ansâr dont le besoin était semblable au mien » : elle s'appelait elle aussi Zaynab ; Abû Dâwûd at-Tayâlisî l'a rapporté dans son Musnad d'après Shuʿba, d'après al-Aʿmash, avec sa chaîne, et an-Nasâ'î l'a également rapporté. * Le hadith d'Umm Salama : « Ai-je une récompense si je dépense pour les enfants d'Abû Salama ? Ce ne sont que mes enfants » : ce sont Salama, ʿAmr, Zaynab, ʿAbd Allâh et Durra, les enfants d'Umm Salama issus d'Abû Salama ibn ʿAbd al-Asad. * Le hadith d'Abû Hurayra : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) dit : “Que reproche donc Ibn Jamîl ?” » : Ibn Manda a dit que son nom n'est pas connu ; certains l'ont nommé Humayd, et l'on a dit ʿAbd Allâh. Le hadith de Saʿd : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) donna à un groupe d'hommes alors que j'étais assis parmi eux, et il laissa un homme » : on l'a vu dans le Livre de la foi, et c'est Juʿayl ibn Surâqa. « Al-Layth : Ibn Abî Jaʿfar m'a rapporté » : c'est ʿAbd Allâh. « D'après ash-Shaʿbî : le secrétaire d'al-Mughîra ibn Shuʿba m'a rapporté » : c'est Warrâd. « Sâlih » : c'est Ibn Kaysân ; « d'après Ismâʿîl ibn Muhammad, qui a dit : J'ai entendu mon père » : c'est Muhammad ibn Saʿd ibn Abî Waqqâs. « D'après ʿAbbâs as-Sâʿidî » : c'est Ibn Sahl ibn Saʿd. (« Voici qu'une femme se trouvait dans un jardin à elle ») : cette femme n'est pas nommée. Dans ce hadith : « Un homme se leva, et [le vent] le projeta sur la montagne de Tayyi' » : il n'est pas nommé non plus. On y trouve aussi : « Le roi d'Ayla offrit au Prophète (paix et bénédictions sur lui) une mule blanche » : quant au roi d'Ayla, il est dit dans le Kitâb al-hadâyâ d'al-Harbî, d'après ʿAlî, qu'il s'agit de37 Yuhannâ ibn Ru'ya ; et dans le Sahîh de Muslim, dans ce hadith : « Le messager d'Ibn al-ʿAlmâ', seigneur d'Ayla, vint », ce que l'on comprend en ce sens que le nom de son père était Ru'ba et celui de sa mère al-ʿAlmâ'. Le nom de la mule était Duldul ; cela eut lieu en l'an 9. Ce n'est pas la mule sur laquelle il assista à la journée de Hunayn et à laquelle il dit : « Ilbadî ! » (couche-toi) ; celle-là lui avait été offerte par Farwa ibn Nufâtha al-Judhâmî, comme Muslim l'a aussi rapporté. « Et Sulaymân ibn Bilâl a dit : ʿAmr m'a rapporté » : c'est Ibn Yahyâ ibn ʿUmâra ; « d'après ʿAbbâs, d'après son père » : c'est Sahl ibn Saʿd. « Abû ʿUbayd a dit » : c'est al-Qâsim ibn Sallâm.

(Sa parole : « L'un d'eux prit une datte ») : c'est al-Hasan ibn ʿAlî, comme cela viendra explicitement. Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Une affranchie de Maymûna l'avait reçue en don » : cette affranchie n'est pas nommée. Le hadith de ʿÂ'isha dans l'histoire de Barîra : « Ses maîtres voulurent… » : ce sont les membres d'une famille des Ansâr. Le hadith d'Umm ʿAtiyya : « Sauf une chose que Nusayba nous a envoyée » : c'est Umm ʿAtiyya elle-même. « Shuʿba, d'après ʿAmr » : c'est Ibn Murra.

(Sa parole : « Mon père lui apporta son aumône ») : c'est Abû Awfâ, à savoir ʿAlqama ibn Khâlid ibn al-Hârith.

(Sa parole : « Et Mâlik et Ibn Idrîs ont dit ») : c'est Muhammad ibn Idrîs ash-Shâfiʿî ; c'est ce qu'a affirmé Abû Zayd al-Marwazî dans sa version d'après al-Firabrî. On a dit que c'est ʿAbd Allâh ibn Idrîs al-Awdî, mais ce n'est pas exact. * Le hadith d'Abû Humayd : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) employa un homme des Azd pour les aumônes des Banû Sulaym, appelé Ibn al-Lutbiyya » : son nom est ʿAbd Allâh, et ceux auprès de qui il fut envoyé sont les Banû Dhubyân, selon ce qu'a indiqué al-ʿAskarî ; mais dans le hadith du chapitre, ce sont les Banû Sulaym : peut-être fut-il envoyé aux deux groupes. Le hadith d'Anas : « Des gens de ʿUrayna… », le hadith : ils étaient au nombre de huit ; il en fit amputer deux, crucifier deux, il fit marquer au fer deux d'entre eux et crever les yeux de deux ; al-Hasan ibn Sufyân l'a rapporté par la voie d'Ibn ʿAqîl, d'après Anas. Le nom du berger est Yasâr ; Ibn Saʿd l'a mentionné, et cela a été vu plus complètement dans la section de la purification. « Al-Walîd nous a rapporté » : c'est Ibn Muslim ; « Abû ʿAmr nous a rapporté » : c'est ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAmr al-Awzâʿî.

Le Livre du pèlerinage (Kitâb al-hajj)

Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Une femme de Khathʿam vint » : elle n'est pas nommée.

(Sa parole : « Et Abân m'a dit ») : c'est Ibn Sâlih. « Mâlik ibn Ismâʿîl nous a rapporté : Zuhayr nous a rapporté » : c'est Ibn Muʿâwiya.

(Sa parole : « ʿAbd Allâh a dit ») : il veut dire Ibn ʿUmar, le rapporteur du hadith ; (« Et il m'est parvenu que l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) a dit : “Et le lieu de sacralisation des gens du Yémen est Yalamlam” ») : il l'a repris peu après par une autre voie, en ces termes : « Ibn ʿUmar a dit : On prétend que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit — et je ne l'ai pas entendu — : “Et le lieu de sacralisation des gens du Yémen est Yalamlam.” » Il est possible que, par celui de qui cela lui est parvenu, Ibn ʿUmar ait voulu dire Ibn ʿAbbâs, car cela est établi dans les deux Sahîh selon sa version ; cela se trouve aussi chez Ahmad, at-Tabarânî et d'autres, du hadith d'al-Hârith ibn ʿAmr as-Sahmî ; dans le Musnad d'Ahmad, du hadith de Jâbir, sous forme marfûʿ (remontant au Prophète) — il figure aussi dans Muslim, mais sans que son attribution au Prophète y soit explicite — ; et chez an-Nasâ'î, du hadith de ʿÂ'isha. « D'après ʿAbd Allâh ibn ʿUmar, qui a dit : “Lorsque ces deux villes-garnisons furent conquises” » : il veut dire Basra et Kûfa. « Al-Awzâʿî : Yahyâ nous a rapporté » : c'est Ibn Abî Kathîr.

(Sa parole : « Quelqu'un est venu à moi de la part de mon Seigneur ») : je n'ai pas trouvé son identification, et ce qui paraît, c'est qu'il s'agit de Gabriel. Le hadith de Yaʿlâ ibn Umayya : « Un homme vint et dit : “Ô Envoyé d'Allah, que penses-tu d'un homme qui s'est sacralisé pour une ʿumra (visite pieuse) alors qu'il est enduit de parfum ?” », le hadith : Ibn Fathûn rapporte dans adh-Dhayl que le nom de cet homme est ʿAtâ' ibn Munabbih, et il l'a attribué au Tafsîr d'at-Turtûsî — ce qui est sujet à examen — ; il a dit : « Si cela est exact, c'est le frère de Yaʿlâ ibn Umayya. » Dans ash-Shifâ' de ʿIyâd, il y a de quoi laisser entendre que son nom est ʿAmr ibn Sawâd. Ce qui est juste, c'est que c'est Yaʿlâ ibn Umayya, le rapporteur du hadith, comme l'a rapporté at-Tahâwî par la voie de Shuʿba, d'après Qatâda, d'après ʿAtâ' : « Un homme appelé Yaʿlâ ibn Umayya se sacralisa alors qu'il portait une tunique (jubba) ; le Prophète (paix et bénédictions sur lui) lui ordonna de l'ôter. » « Wahb ibn Jarîr » : c'est Ibn Hâzim. « D'après al-Aʿmash, d'après ʿUmâra » : c'est Ibn ʿUmayr ; « d'après Abû ʿAtiyya » : son nom est Mâlik ibn ʿÂmir, et l'on a dit ʿAmr ibn Abî Jundub. « Ayyûb, d'après un homme, d'après Anas » : on a dit que c'est Abû Qilâba. « Al-Hasan ibn ʿAlî m'a rapporté : ʿAbd as-Samad nous a rapporté » : c'est Ibn ʿAbd al-Wârith. Le hadith d'Ibn ʿUmar : « Un homme demanda au Prophète (paix et bénédictions sur lui) ce que porte la personne en état de sacralisation » : cet homme n'est pas nommé. Le hadith d'Abû Mûsâ : « J'allai trouver une femme de ma tribu, qui me peigna » : cette femme n'est pas nommée ; il a été mentionné dans les chapitres de la ʿumra que c'était une femme de Qays, et il est vraisemblable qu'il ait été pour elle un proche parent interdit en mariage (mahram). Abû Shihâb a pour nom Sudayy. « Un homme a dit, selon son opinion, ce qu'il a voulu » : il viendra dans le Livre de l'exégèse que c'est ʿUmar. « Hâtim nous a rapporté » : c'est Ibn Ismâʿîl. « Abû Muʿâwiya a dit : Hishâm nous a rapporté » : il veut dire Ibn ʿUrwa, avec la chaîne précédente. « Et Yahyâ ibn ad-Dahhâk a dit » : c'est al-Bâbaluttî ; dans une copie : « Et Yahyâ a dit, d'après ad-Dahhâk », ce qui est une altération graphique (tashîf).

(Le tour rituel) « D'après Abû Wâ'il » : il veut dire Shaqîq ibn Salama ; « il dit : Je vins chez Shayba » : c'est Ibn ʿUthmân al-ʿAbdarî al-Hajabî. « Ad-Darâwardî l'a corroboré » : c'est ʿAbd al-ʿAzîz ibn Muhammad.

(Sa parole : « Et ma mère m'a informé ») : il veut dire Asmâ' bint Abî Bakr as-Siddîq ; (« elle et sa sœur ») : il veut dire ʿÂ'isha ; (« ainsi qu'az-Zubayr, untel et untel ») : ce sont ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf et ʿUthmân ibn ʿAffân. « ʿAtâ' m'a informé, lorsqu'Ibn Hishâm interdit aux femmes de faire le tour avec les hommes » : cet Ibn Hishâm est Ibrâhîm ibn Hishâm ibn Ismâʿîl ibn Hishâm ibn al-Walîd ibn al-Mughîra al-Makhzûmî ; il était gouverneur de La Mecque à l'époque de Hishâm ibn ʿAbd al-Malik ibn Marwân, dont il était l'oncle maternel. « D'après Yazîd ibn Zurayʿ, d'après Habîb » : c'est al-Muʿallim ; « d'après ʿAtâ' » : c'est Ibn Abî Rabâh ; « d'après ʿUrwa » : c'est Ibn az-Zubayr. « Khâlid, d'après Khâlid » revient souvent : le premier est al-Wâsitî, et le second al-Hadhdhâ'. Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui), tandis qu'il faisait le tour de la Kaʿba, passa auprès d'une personne qui avait attaché sa main à une autre personne avec une lanière ou un fil, et il le coupa » : ni l'un ni l'autre n'est nommé dans ce hadith ; cela est arrivé à Khalîfa ibn Bishr : Ibn Manda l'a rapporté par sa voie, avec une chaîne rare (gharîb), d'après Khalîfa ibn Bishr, d'après son père, qu'il embrassa l'islam — et il cita un hadith — ; il dit : « Puis le Prophète (paix et bénédictions sur lui) le rencontra par la suite et le vit, lui et son fils, attachés l'un à l'autre ; il dit : “Qu'est-ce que cela ?” » ; et on y trouve : « Il prit la corde et la coupa. » Quant à la parole d'al-ʿAbbâs : « Ô Fadl, va chez ta mère » : c'est Umm al-Fadl, dont le nom est Lubâba bint al-Hârith. « Muhammad m'a rapporté » : c'est Ibn Sallâm ; « al-Fazârî nous a informés » : c'est Marwân ibn Muʿâwiya ; « d'après ʿÂsim » : c'est Ibn Sulaymân al-Ahwal. La parole de ʿÂ'isha : « Il m'envoya avec ʿAbd ar-Rahmân » : c'est Ibn Abî Bakr, son frère. (« Ibn ʿUmar voulut accomplir le pèlerinage l'année où al-Hajjâj vint assiéger ») : c'est Ibn Yûsuf ; (« Ibn az-Zubayr ») : c'était en l'an 72.

(Sa parole : « On lui dit : “Les gens vont se battre entre eux” ») : ceux qui lui dirent cela sont ses fils ʿAbd Allâh, ʿUbayd Allâh et Sâlim ; al-Bukhârî l'a rapporté d'après Nâfiʿ en plusieurs endroits et a nommé les trois. « D'après Ayyûb » : c'est as-Sakhtiyânî ; « d'après Hafsa » : c'est la fille de Sîrîn. « Une femme arriva et descendit au château des Banû Khalaf » : cela a été vu dans le Livre des menstrues.

Chapitres : la sortie vers Minâ et ʿArafa

Passage douteuxImprimé « أبي سلمان » (Abî Salmân) ; forme imprimée conservée, lecture probable « أبي سليمان » : ʿAbd al-Malik ibn Abî Sulaymân. Texte arabe imprimé : قال عبد الملك هو ابن أبي سلمان عن عطاء

« ʿAbd al-Malik a dit » : c'est Ibn Abî Salmân, « d'après ʿAtâ' ». « Ismâʿîl ibn Abân m'a rapporté : Abû Bakr nous a rapporté » : c'est Ibn ʿAyyâsh. « Et d'après ʿAbd al-ʿAzîz » : c'est Ibn Rufayʿ.

Passage douteuxImprimé « أبي خثيم » (Abû Khuthaym), forme gardée ; il s'agit de ʿAbd Allâh ibn ʿUthmân ibn Khuthaym : lecture probable « ابن خثيم » (Ibn Khuthaym). Texte arabe imprimé : عن أبي خثيم هو عبد الله بن عثمان

(Sa parole : « Puis al-Fadl monta en croupe ») : c'est Ibn ʿAbbâs. « Ibn Jurayj : ʿAbd Allâh, l'affranchi d'Asmâ', nous a rapporté » : c'est al-Bahî. « Al-Aʿmash : ʿUmâra m'a rapporté » : c'est Ibn ʿUmayr ; « d'après ʿAbd ar-Rahmân » : c'est Ibn Yazîd an-Nakhaʿî ; « d'après ʿAbd Allâh » : c'est Ibn Masʿûd. « Ishâq m'a rapporté : an-Nadr nous a informés » : c'est Ibn Shumayl. La parole de ʿÂ'isha : « Puis il les envoya avec mon père » : elle veut dire son père Abû Bakr as-Siddîq (qu'Allah l'agrée). « Abû Nuʿaym nous a rapporté : Zakariyyâ' nous a rapporté » : c'est Ibn Abî Zâ'ida ; « d'après ʿÂmir » : c'est ash-Shaʿbî. « D'après al-Qâsim, d'après la Mère des croyants » : c'est ʿÂ'isha. « ʿAlî ibn al-Mubârak, d'après Yahyâ » : c'est Ibn Abî Kathîr. « Ibn ʿUmar voulut accomplir le pèlerinage l'année où les Harûriyya firent le pèlerinage, à l'époque d'Ibn az-Zubayr » : c'était en l'an 64. « Yahyâ a dit : Je l'ai mentionné à al-Qâsim » : il veut dire Ibn Muhammad ibn Abî Bakr as-Siddîq. « Yazîd ibn Zurayʿ, d'après Yûnus » : c'est Ibn ʿUbayd al-Basrî. Le hadith d'Ibn ʿUmar : « Il passa auprès d'un homme qui avait fait agenouiller sa chamelle sacrificielle (badana) » : il n'est pas nommé. « Sufyân a dit : ʿAbd al-Karîm m'a rapporté » : c'est Ibn Mâlik al-Jazarî. « Sulaymân ibn Bilâl : Yahyâ m'a rapporté » : c'est Ibn Saʿîd al-Ansârî. « D'après Abû Khuthaym » : c'est ʿAbd Allâh ibn ʿUthmân ibn Khuthaym. Le hadith d'Abû Hurayra et d'Anas sur l'homme à qui le Prophète (paix et bénédictions sur lui) dit : « Monte-la », et qui répondit : « C'est une chamelle sacrificielle » : cet homme n'est pas nommé. Le hadith de ʿImrân : « Nous avons pratiqué le tamattuʿ (jonction de la ʿumra au pèlerinage) à l'époque de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui)… Un homme a dit, selon son opinion, ce qu'il a voulu » : c'est ʿUmar, comme c'est établi dans le Sahîh de Muslim. Le hadith de Juwayriya ibn Asmâ', d'après Nâfiʿ : « ʿAbd Allâh ibn ʿUmar a dit : L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) et un groupe de ses Compagnons se rasèrent la tête, et certains d'entre eux se raccourcirent les cheveux » : c'était à al-Hudaybiya ; et chez Ibn Saʿd, dans at-Tabaqât, il est dit, du hadith d'Abû Saʿîd, que les Compagnons se rasèrent la tête, à l'exception d'Abû Qatâda et de ʿUthmân. Le hadith d'Ibn ʿAbbâs et de ʿAbd Allâh ibn ʿAmr sur la question de l'homme au sujet de l'avancement et du retardement dans le sacrifice, le rasage et le reste : le questionneur n'est pas nommé, et il est possible qu'il y en ait eu plusieurs. « Shuʿba : ʿAmr nous a informés » : c'est Ibn Dînâr ; « j'ai entendu Jâbir ibn Zayd » : c'est Abû sh-Shaʿthâ'. « Qurra nous a rapporté » : c'est Ibn Khâlid ; « d'après Abû Bakra » : c'est Nufayʿ ibn al-Hârith. « Misʿar, d'après Wabara » : c'est Ibn ʿAbd ar-Rahmân al-Muslî. « Al-Aʿmash : J'ai entendu al-Hajjâj dire sur la chaire » : c'est al-Hajjâj ibn Yûsuf, gouverneur de l'Irak. « Talha ibn Yahyâ : Yûnus nous a rapporté » : c'est Ibn Yazîd al-Aylî. « Muhâdir » : c'est Ibn al-Muwarriʿ.

Chapitres : la ʿumra (visite pieuse)

Hammâm : c'est Ibn Yahyâ. Ibrâhîm ibn Yûsuf, d'après son père : c'est Yûsuf ibn Ishâq ibn Abî Ishâq as-Sabîʿî. Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit à une femme des Ansâr — Ibn ʿAbbâs l'a nommée, mais j'ai oublié son nom — : “Qu'est-ce qui t'a empêchée de faire le pèlerinage avec nous ?” Elle a dit : “J'avais un chameau d'arrosage ; Abû Untel et son fils l'ont monté” », c'est-à-dire son mari et son fils. La femme est Umm Sinân, comme chez l'auteur et chez Muslim ; le mari est Abû Sinân et le fils Sinân. Il est arrivé à Umm Maʿqil, dont le nom est Zaynab, une histoire semblable à celle-ci, comme chez an-Nasâ'î et at-Tabarânî ; le nom d'Abû Maʿqil est al-Haytham. Il est arrivé la même chose à Umm Talîq et à Abû Talîq, ce qui se trouve chez Ibn Abî Shayba et Ibn as-Sakan. Ibn Hibbân a rapporté dans son Sahîh, par la voie de Yaʿqûb ibn ʿAtâ', d'après son père, d'après Ibn ʿAbbâs, qui a dit : « Umm Sulaym a dit : “Ô Envoyé d'Allah, Abû Talha et son fils ont fait le pèlerinage et m'ont laissée.” » Ibn Abî Shayba l'a également rapporté par une autre voie, d'après ʿAtâ'. Le fils mentionné est, selon toute apparence, Anas (qu'Allah l'agrée), car Abû Talha n'avait pas de fils adulte qui pût faire le pèlerinage ; il y aurait donc là un emploi figuré. Ce qui appuie cela, c'est que, dans le hadith d'al-Bukhârî, elle est des Ansâr, alors qu'Umm Maʿqil n'était pas ansârite. Certes, dans les Sunan d'Abû Dâwûd, il est dit qu'Abû Maʿqil n'a pas fait le pèlerinage avec eux, mais qu'il est resté en arrière à cause de sa maladie et qu'il est mort. Quant à Umm Sinân, elle est également ansârite ; on peut donc envisager plusieurs cas distincts pour celles qui sont mentionnées avec elle.

Passage douteuxImprimé « فقلت امشطي وإن رأسي », manifestement altéré ; lu d'après le hadith d'Abû Mûsâ ففلت رأسي : « qui m'a épouillé la tête », lecture retenue. Texte arabe imprimé : فقلت امشطي وإن رأسي Imprimé « ابن عوف » (Ibn ʿAwf) ; forme imprimée conservée, lecture probable « ابن عون » (Ibn ʿAwn). Texte arabe imprimé : حديث ابن عوف عن القاسم عن عائشة

(Sa parole : « Et aucun d'eux n'avait d'offrande (hady) hormis le Prophète (paix et bénédictions sur lui) et Talha ») : c'est Ibn ʿUbayd Allâh. Le hadith d'Ibn ʿAwf, d'après al-Qâsim, d'après ʿÂ'isha : « Lorsque tu seras pure, sors vers at-Tanʿîm, entre en état de sacralisation, puis rejoins-nous à tel et tel endroit » : c'est al-Muhassab, comme cela a été exposé en son lieu. Le hadith de Yaʿlâ ibn Umayya sur celui qui interrogeait au sujet du parfum (khalûq) après la ʿumra : il a été traité précédemment. Le hadith de Jarîr — c'est Ibn ʿAbd al-Hamîd —, d'après Ismâʿîl — c'est Ibn Abî Khâlid —, d'après ʿAbd Allâh — c'est Ibn Abî Awfâ —, qui a dit : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) a accompli la ʿumra et nous l'avons accomplie avec lui », et où il est dit : « Un compagnon à moi lui a dit : “Est-il entré dans la Kaʿba ?” Il a dit : “Non.” » Cet homme n'est pas nommé. Le hadith d'Abû Mûsâ : « Puis je suis allé chez une femme de Qays, qui m'a épouillé la tête » : il a été traité précédemment. Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Il porta l'un devant lui et l'autre derrière lui » : celui qu'il porta derrière lui est Qutham ibn ʿAbbâs, et l'autre ʿAbd Allâh ibn Jaʿfar. Le hadith d'al-Barâ' : « Un homme des Ansâr vint et entra par sa porte » : c'est Rifâʿa ibn at-Tâbût, comme dans sa notice parmi les Compagnons, et de même chez al-Baghawî et d'autres exégètes. Safiyya bint Abî ʿUbayd est l'épouse de ʿAbd Allâh ibn ʿUmar.

(Celui qui est empêché (al-muhsar) et la compensation pour le gibier)

(D'après Nâfiʿ, l'un des fils de ʿAbd Allâh ibn ʿUmar lui a dit : « Si tu restais… ») : c'est Sâlim ou ʿAbd Allâh, comme on l'a vu précédemment d'après eux deux. « Et Rawh a dit » : c'est Ibn ʿUbâda. « D'après Shibl » : c'est Ibn ʿAbbâd. (Et Mâlik et d'autres ont dit : « Il égorge son offrande et se rase la tête ») : c'est l'avis d'ash-Shâfiʿî, d'Ishâq ibn Râhawayh et d'un groupe. Mansûr est Ibn al-Muʿtamir. « D'après Abû Hâzim » : c'est Salmân al-Ashjaʿî. Le hadith d'Abû Qatâda : « J'ai rencontré un homme des Banû Ghifâr au milieu de la nuit et je lui ai dit : “Où as-tu laissé le Prophète (paix et bénédictions sur lui) ?” Il a dit : “Je l'ai laissé à Taʿhun” » : il n'est pas nommé. « D'après Abû Muhammad, l'affranchi d'Abû Qatâda » : son nom est Nâfiʿ. « ʿAmr nous a dit : “Allez voir Sâlih” » : celui qui parle est Sufyân ibn ʿUyayna ; ʿAmr est Ibn Dînâr et Sâlih est Ibn Kaysân, qui était venu à La Mecque. Zayd ibn Jubayr : « J'ai entendu Ibn ʿUmar dire : “L'une des épouses du Prophète (paix et bénédictions sur lui) m'a rapporté” » : c'est Hafsa. ʿAmr ibn Saʿîd est al-Ashdaq ; il était gouverneur de Médine à l'époque de Yazîd ibn Muʿâwiya. Le hadith d'Ibn ʿUmar : « Un homme se leva et dit : “Ô Envoyé d'Allah, que nous ordonnes-tu de porter ?” » : il n'est pas nommé. Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Sa chamelle a brisé la nuque d'un homme en état de sacralisation (muhrim) » : il n'est pas nommé. La parole de Kurayb : « Puis il dit à un homme qui lui versait l'eau : “Verse !” » : le nom d'Abû Ayyûb est Khâlid ibn Zayd, et celui qui lui versait l'eau n'est pas nommé. Le hadith d'Anas : « Lorsqu'il l'ôta, un homme vint et dit : “Ibn Khatal est accroché aux voiles de la Kaʿba” » : Ibn Khatal se nomme ʿAbd Allâh, et celui qui apporta cette nouvelle n'est pas nommé. Le hadith de Yaʿlâ a été traité précédemment : « Un homme mordit la main d'un autre » : celui qui mordit est Yaʿlâ, et celui qui fut mordu est son employé, comme chez Muslim. « Une femme de Juhayna » : c'est l'épouse de Sinân ibn Salama al-Juhanî, comme chez an-Nasâ'î ; chez at-Tabarânî, c'est sa tante paternelle ; sa mère n'est pas nommée. Le hadith d'al-Fadl ibn ʿAbbâs : « Une femme de Khathʿam » : elle n'est pas nommée. Le hadith d'as-Sâ'ib ibn Yazîd : « On m'a fait faire le pèlerinage avec l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) » : celui qui lui fit faire le pèlerinage est son père, comme cela est établi dans la version d'al-Fâkihî ; le nom de la mère d'as-Sâ'ib est ʿUlayya bint Shurayh al-Hadramî, et elle avait pour kunya Umm al-ʿAlâ'. Dans la version qui suit : « ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzîz a dit à as-Sâ'ib ibn Yazîd » : les paroles de ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzîz ne sont pas mentionnées ; chez al-Ismâʿîlî, il y a une indication qu'elles portaient sur la mesure du sâʿ. * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Un homme dit : “Ô Envoyé d'Allah, je veux partir dans telle et telle armée, et ma femme veut faire le pèlerinage” » : ils ne sont pas nommés ; il est possible qu'il s'agisse d'Abû Maʿqil et de sa femme Umm Maʿqil. Le hadith d'Ibn ʿAbbâs, où il dit à Umm Sinân l'Ansârite : « Qu'est-ce qui t'a empêchée de faire le pèlerinage avec nous ? » Elle a dit : « Abû Untel… » : c'est Abû Sinân, comme on l'a vu. Al-Fazârî est Marwân ibn Muʿâwiya. « Il vit un vieillard qui marchait en s'appuyant sur ses deux fils » : c'est Abû Isrâ'îl, dont le nom est Qays, ou, dit-on, Qushayr ; ses deux fils ne sont pas nommés. La parole de ʿUqba ibn ʿÂmir : « Ma sœur a fait le vœu… » : c'est Umm38 Hibâl, avec i sous la lettre sans point (h), suivie de la lettre à un point dessous (b) sans redoublement, et finissant par un lâm ; Ibn Mâkûlâ l'a mentionnée, mais il est apparu que son frère n'est pas le rapporteur de ce hadith, et un groupe s'est trompé à ce sujet. « Yahyâ ibn Ayyûb, d'après Yazîd » : c'est Ibn Abî Habîb ; « d'après Abû l-Khayr » : c'est Marthad ibn ʿAbd Allâh al-Yazanî.

(Les mérites de Médine) « Muhammad ibn Bashshâr nous a rapporté : ʿAbd ar-Rahmân nous a rapporté » : c'est Ibn Mahdî. « Sufyân nous a rapporté » : c'est ath-Thawrî. « D'après Ibrâhîm at-Taymî, d'après son père » : c'est Yazîd ibn Sharîk. « Khâlid ibn Makhlad nous a rapporté : Sulaymân nous a rapporté » : c'est Ibn Bilâl.

Passage douteuxImprimé الرازي (ar-Râzî), forme gardée ; lecture probable الراوي : « Ibrâhîm ibn Sufyân, le transmetteur (du Sahîh) de Muslim » (Ibrâhîm ibn Sufyân est naysâbûrien). Texte arabe imprimé : إبراهيم بن سفيان الرازي عن مسلم Imprimé « أسم أمه », sans doute pour لم تسم أمه : « sa mère n'est pas nommée », lecture retenue. Texte arabe imprimé : عن زيد بن أسلم عن أمه أسم أمه

(Sa parole : « Et les derniers à être rassemblés seront deux bergers de Muzayna ») : ils ne sont pas nommés. « Anas ibn ʿIyâd : ʿUbayd Allâh m'a rapporté » : c'est Ibn ʿUmar ibn Hafs. Al-Fadl est Ibn Mûsâ ash-Shaybânî. « D'après Juʿayd » : c'est Ibn ʿAbd ar-Rahmân. « D'après ʿÂ'isha bint Saʿd : j'ai entendu Saʿd », c'est-à-dire son père, Saʿd ibn Abî Waqqâs. « Ibrâhîm ibn Saʿd, d'après son père » : c'est Saʿd ibn Ibrâhîm ; « d'après son grand-père » : c'est Ibrâhîm ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf. * Le hadith de Jâbir : « Un Bédouin vint au Prophète (paix et bénédictions sur lui) et lui prêta allégeance sur l'islam » : il n'est pas nommé. Il est dit dans Rabîʿ al-abrâr d'az-Zamakhsharî que c'est Qays ibn Abî Hâzim, ce qui est sujet à examen ; on a dit aussi que son nom était Qays. Le hadith d'Abû Saʿîd sur l'histoire de l'Antéchrist (ad-Dajjâl) : « Un homme sortira vers lui, qui sera le meilleur des gens ce jour-là » : Ibrâhîm ibn Sufyân ar-Râzî a rapporté d'après Muslim que l'on dit que c'est al-Khadir ; Maʿmar et un groupe l'ont également rapporté. Mais cela ne tient que selon l'opinion de ceux qui prétendent qu'al-Khadir est toujours en vie ; ce qu'ont affirmé avec certitude al-Bukhârî, Ibrâhîm al-Harbî et d'autres parmi les spécialistes rigoureux du hadith est le contraire. Le hadith de Zayd ibn Thâbit : « Lorsque l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) sortit vers Uhud, des gens parmi ses compagnons s'en retournèrent » : ce sont ʿAbd Allâh ibn Ubayy et ses partisans. « D'après Zayd ibn Aslam, d'après sa mère » : sa mère n'est pas nommée, et la plupart des versions portent « d'après son père ».

Le Livre du jeûne (Kitâb as-sawm)

Passage douteuxImprimé « هند بن أبي أسماء السلمي » (Hind ibn Abî Asmâ' as-Sulamî), forme gardée ; d'après la suite (هند بن أسماء, ابني حارثة, أسلميان), lecture probable هند بن أسماء الأسلمي : Hind ibn Asmâ' al-Aslamî. Texte arabe imprimé : هو هند بن أبي أسماء السلمي

Le hadith de Talha : « Un Bédouin vint… » : on a vu dans le Livre de la foi que c'était Dimâm ibn Thaʿlaba, et l'on a dit que c'était un autre. Jâmiʿ est Ibn Abî Râshid. « Ibn Abî Anas, l'affranchi des Taymites, d'après son père » : c'est Nâfiʿ, fils d'Abû Anas Mâlik ibn Abî ʿÂmir al-Asbahî, des alliés de Talha ibn ʿUbayd Allâh at-Taymî. « Et un autre a dit, d'après al-Layth » : c'est Abû Sâlih, le secrétaire d'al-Layth. « ʿAbdân, d'après Abû Hamza » : c'est Muhammad ibn Maymûn as-Sukkarî. « Et Sila a dit » : c'est Ibn Zufar. * Le hadith d'Ibn ʿUmar : « Le mois est ainsi, et ainsi, et ainsi », c'est-à-dire dix, dix et neuf. Quant à son autre hadith : « Le mois est ainsi et ainsi », c'est-à-dire tantôt vingt-neuf et tantôt trente, il n'y a pas dit « ainsi » trois fois, à la différence du précédent, où il est dit : « et il replia le pouce à la troisième fois », ce qui indique qu'il voulait dire neuf. * Le hadith d'al-Barâ' : « Qays ibn Sirma l'Ansârite vint à sa femme » : elle n'est pas nommée. Le hadith de Salama ibn al-Akwaʿ : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) envoya un homme appeler les gens le jour de ʿÂshûrâ' » : c'est Hind ibn Abî Asmâ' as-Sulamî ; Ibn Bashkuwâl l'a rapporté par la voie de Muhammad ibn Ishâq avec sa chaîne ; on a dit aussi que c'était Asmâ' ibn Hâritha, comme l'a rapporté Ahmad dans son Musnad, dans la notice de Hind ibn Asmâ'. « Et Hammâm et Ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUmar ont dit, d'après Abû Hurayra » : c'est ʿAbd Allâh, ou, dit-on, ʿUbayd Allâh ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUmar. Le hadith de ʿÂ'isha : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) embrassait certaines de ses épouses alors qu'il jeûnait » : celle qui était embrassée est ʿÂ'isha, comme chez Muslim, ou Umm Salama, ce qui se trouve chez al-Bukhârî. « Yazîd ibn Zurayʿ : Hishâm nous a rapporté » : c'est Ibn Hassân. « Ibn Sîrîn nous a rapporté » : c'est Muhammad.

Passage douteuxImprimé فنغايرا, coquille pour فتغايرا : « ils sont donc distincts », lecture retenue. Texte arabe imprimé : وأنه جامع نهارا فنغايرا

(Sa parole : « Et c'est l'avis d'ash-Shaʿbî et d'Ibn Jubayr ») : c'est Saʿîd. * Le hadith de ʿÂ'isha : « Un homme vint au Prophète (paix et bénédictions sur lui) et dit : “Je suis consumé” », le hadith : c'est Salama ibn Sakhr ; Ibn Abî Shayba et Ibn al-Jârûd l'ont rapporté, et ʿAbd al-Ghanî l'a affirmé avec certitude. On lui a objecté que Salama est celui qui avait prononcé le zihâr (répudiation par assimilation à la mère) pendant le Ramadan, et qu'il n'était venu à sa femme que la nuit, après avoir vu son bracelet de cheville au clair de lune. Cependant, Ibn ʿAbd al-Barr a rapporté dans at-Tamhîd, par la voie de Saʿîd ibn Bashîr, d'après Saʿîd ibn al-Musayyib, que l'homme qui eut des rapports avec sa femme pendant le Ramadan, à l'époque du Prophète (paix et bénédictions sur lui), était Salmân ibn Sakhr, l'un des Banû Bayâda. Ibn ʿAbd al-Barr a dit : « Je pense que c'est une méprise, car ce qui est retenu est ce qui précède », c'est-à-dire que Salama — ou Salmân — avait seulement prononcé le zihâr. (Je dis) Ce qui leur a fait penser que c'était lui le « consumé », c'est que son zihâr envers sa femme eut lieu pendant le mois de Ramadan et qu'il eut des rapports la nuit, comme cela est explicite dans son hadith ; quant au « consumé », la version d'Abû Hurayra indique que c'était un Bédouin et qu'il eut des rapports de jour : ils sont donc distincts. Certes, ils ont en commun le montant de l'expiation, l'apport des dattes, le don qui leur en fut fait, et le fait que chacun d'eux ait dit : « À plus pauvre que nous ? » Et Allah sait mieux. * Le hadith d'Abû Hurayra : « Un homme vint et dit : “Je suis perdu” », le hadith : il a été traité dans ce qui précède. « Yahyâ » : c'est Ibn Abî Kathîr ; « d'après ʿUmar ibn al-Hakam ». « Et Bukayr a dit » : c'est Ibn ʿAbd Allâh ibn al-Ashajj. « D'après Umm ʿAlqama » : c'est Marjâna.

(Sa parole : « Et il est rapporté d'al-Hasan, d'après plus d'un, de façon marfûʿ (remontant au Prophète) : “Celui qui pose les ventouses et celui à qui on les pose ont rompu leur jeûne” ») : c'est ainsi que Sulaymân at-Taymî a laissé anonymes les maîtres d'al-Hasan, comme je l'ai exposé dans at-Taʿlîq ; j'y ai montré qu'il l'a rapporté d'après Shaddâd ibn Aws — c'est la version de Humayd d'après lui —, d'après Usâma ibn Zayd — c'est la version d'Ashʿath d'après lui —, d'après Abû Hurayra — c'est la version de Yûnus d'après lui —, d'après Thawbân — c'est la version de Qatâda d'après lui —, et d'après Maʿqil ibn Yasâr — c'est la version de ʿAtâ' ibn as-Sâ'ib d'après lui. Il est possible qu'il l'ait entendu de tous. « D'après Abû Ishâq ash-Shaybânî » : c'est Sulaymân. « Il a entendu Ibn Abî Awfâ » : c'est ʿAbd Allâh. « Il dit à un homme : “Descends et prépare-moi la boisson (ijdah lî)” » : c'est Bilâl, le muezzin. * Le hadith de Jâbir : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) était en voyage ; il vit un attroupement et un homme que l'on avait mis à l'ombre » : c'est Abû Isrâ'îl, dont le nom a été donné vers la fin des chapitres du pèlerinage. Zuhayr est Ibn Muʿâwiya al-Juʿfî. « Yahyâ nous a rapporté » : c'est Ibn Saʿîd al-Ansârî. « Muhammad ibn Jaʿfar : Zayd m'a informé » : c'est Ibn Aslam. « D'après ʿIyâd » : c'est Ibn ʿAbd Allâh ibn Saʿd ibn Abî Sarh. * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Un homme vint et dit : “Ô Envoyé d'Allah, ma mère est morte alors qu'elle devait accomplir un vœu” » ; dans une version, c'est une femme qui dit : « Ma sœur est morte. » Ibn Tâhir a mentionné que le nom de la femme défunte était ʿÂ'isha ou Ghâniya. « Ahmad ibn Yûnus nous a rapporté : Abû Bakr nous a rapporté » : c'est Ibn ʿAyyâsh. « D'après Sulaymân » : c'est Abû Ishâq ash-Shaybânî ; et celui à qui il fut dit : « Prépare-moi la boisson » est Bilâl, comme on l'a vu. « Et ʿUmar a dit à un homme ivre » : il n'est pas nommé ; dans la version d'Abû ʿUbayd, c'était un vieillard, et dans Akhbâr al-Madîna de ʿUmar ibn Shabba, il y a ce qui indique qu'il s'agit de Rabîʿa ibn Umayya ibn Khalaf.

Passage douteuxImprimé « هجمية » (Hajmiyya), forme gardée ; Umm ad-Dardâ' la cadette est connue sous le nom de Hujayma (هجيمة), lecture probable. Texte arabe imprimé : فهي هجمية كما تقدم

(Sa parole : « D'après ar-Rubayyiʿ bint Muʿawwidh, qui a dit : “Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) envoya, au matin de ʿÂshûrâ', dans les villages des Ansâr” ») : je n'ai pas trouvé le nom de l'envoyé ; ce n'est ni Asmâ' ni Hind, les deux fils de Hâritha, car ils étaient des Aslamites, et l'un d'eux fut envoyé pour cela à son propre clan, Aslam. * Le hadith d'Abû Hurayra : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) interdit le jeûne continu (wisâl). Un homme d'entre les musulmans lui dit : “Toi, pourtant, tu jeûnes sans interruption” » : cet homme n'est pas nommé. « Il a dit : il vit Umm ad-Dardâ' » : c'est Khayra, la Compagnonne, et c'est l'aînée ; quant à Umm ad-Dardâ' la cadette, c'est Hajmiyya, comme on l'a vu.

(Sa parole : « Sulaymân a dit, d'après Humayd, qu'il avait interrogé Anas ») : c'est Abû Khâlid al-Ahmar ; il l'a mentionné ensuite. « D'après Abû Qilâba : Abû l-Malîh m'a rapporté ; il a dit : “Je suis entré avec ton père” », c'est-à-dire Zayd al-Jarmî, le père d'Abû Qilâba, « chez ʿAbd Allâh ibn ʿAmr ». * Le hadith d'Ibn ʿUmar : « Un homme lui dit : “J'ai fait vœu de jeûner un jour, et il est tombé le jour du sacrifice” » : cet homme n'est pas nommé. Le hadith de ʿImrân ibn Husayn, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui), qu'il l'interrogea — ou interrogea un homme pendant que ʿImrân écoutait — et dit : « Ô Abû Untel, n'as-tu pas jeûné à la fin (sarar) de ce mois ? » : cet homme n'est pas nommé.

(Sa parole : « Un autre qu'Abû ʿÂsim a ajouté, d'après Ibn Jurayj ») : c'est Yahyâ ibn Saʿîd al-Qattân ; an-Nasâ'î l'a rapporté. « Qatâda, d'après Abû Ayyûb » : c'est al-ʿAtakî ; son nom est Yahyâ ibn Mâlik, et l'on dit aussi Habîb. ʿAmr est Ibn al-Hârith. « D'après Bukayr » : c'est Ibn ʿAbd Allâh ibn al-Ashajj. Le hadith de Salama ibn al-Akwaʿ : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) ordonna à un homme d'Aslam » : il a été traité précédemment.

(Les prières nocturnes du Ramadan (tarâwîh), la Nuit du Destin et la retraite spirituelle (iʿtikâf)) * Le hadith de ʿUbâda ibn as-Sâmit : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) sortit pour nous informer de la Nuit du Destin ; deux hommes se querellèrent », le hadith : Abû l-Khattâb ibn Dihya a prétendu qu'il s'agissait de Kaʿb ibn Mâlik et de ʿAbd Allâh ibn Abî Hadrad, sans en donner de preuve ; dans la version de Muhammad ibn Nasr, dans Qiyâm al-layl, ils étaient des Ansâr. Le hadith de Safiyya bint Huyayy : « Deux hommes des Ansâr passèrent et saluèrent ; il leur dit : “Doucement ! C'est Safiyya” » : ils ne sont pas nommés ; dans une version : « Un homme des Ansâr l'aperçut. » Dans Sharh al-ʿUmda d'Ibn al-ʿAttâr, il est dit que c'étaient Usayd ibn Hudayr et ʿAbbâd ibn Bishr. Le hadith de ʿÂ'isha : « Une femme atteinte d'istihâda (saignement hors règles) fit retraite avec l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) » : on a dit que c'était Sawda ; cela a été traité dans le Livre des menstrues.

Du Livre des ventes (Kitâb al-buyûʿ) jusqu'à la vente à terme (as-salam)

La parole d'Abû Hurayra : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) a dit, dans un hadith qu'il rapportait : “Personne n'étendra son vêtement jusqu'à ce que j'aie achevé mon propos…” », le hadith. Le propos auquel il est fait allusion a été rapporté par Abû Nuʿaym dans al-Hilya, par la voie d'al-Hasan, d'après Abû Hurayra, qui a dit : l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) a dit : « Il n'est pas d'homme qui entende une parole, ou deux, ou trois, ou quatre, ou cinq, parmi ce qu'Allah — à Lui la puissance et la gloire — a prescrit, puis qui les apprenne et les enseigne, sans qu'il entre au Paradis », le hadith. La parole de Saʿd ibn ar-Rabîʿ à ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf : « Regarde laquelle de mes deux épouses tu désires » : l'une des deux épouses de Saʿd ibn ar-Rabîʿ est ʿAmra bint Hazm, sœur de ʿAmr ibn Hazm ; c'est Ismâʿîl al-Qâdî qui l'a nommée dans Ahkâm al-Qur'ân. L'autre n'est pas nommée, non plus que l'épouse qu'épousa ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf, si ce n'est que le nom de son père est Abû l-Haysar Anas ibn Râfiʿ al-Ansârî. Ibn ʿUyayna, d'après Abû Farwa : il s'agit de l'aîné, dont le nom est ʿUrwa ibn al-Hârith ; quant au cadet, son nom est Muslim ibn Sâlim al-Juhanî ; et s'est trompé celui qui a prétendu qu'il s'agit de Yazîd ibn Sinân Abû Farwa al-Jazarî. Le hadith de ʿUqba ibn al-Hârith : « Une femme noire vint… » : on a vu précédemment qu'elle n'est pas nommée.

(Sa parole : « Et il avait pour épouse la fille d'Abû Ihâb ») On a vu précédemment que son nom est Ghaniyya ; et le nom d'Abû Ihâb at-Tamîmî est ʿAzîz, avec a sur la lettre ʿayn sans point et deux lettres zây avec point. La servante de Zamʿa n'est pas nommée, et son fils, au sujet duquel se disputèrent Saʿd ibn Abî Waqqâs et ʿAbd ibn Zamʿa, se nomme ʿAbd ar-Rahmân ; c'est Ibn ʿAbd al-Barr, entre autres, qui l'a nommé. Mansûr : c'est Ibn al-Muʿtamir ; d'après Talha : c'est Ibn Musarrif. Le hadith de l'homme qui prêta mille dinars à l'homme des Banû Isrâ'îl : il s'agit d'an-Najâshî ; nous l'avons rapporté dans le livre Maʿrifat as-sahâba al-misriyyîn de Muhammad ibn ar-Rabîʿ al-Jîzî. Le hadith de ʿÂ'isha et d'Anas sur l'histoire du juif auprès duquel le Prophète (paix et bénédictions sur lui) mit en gage sa cotte de mailles contre de la nourriture : il s'agit d'Abû sh-Shahm, qui était des Banû Zafar ; al-Bayhaqî l'a rapporté. La nourriture était de trente sâʿ — l'auteur l'a rapporté — et, dans une version, de vingt ; on concilie les deux en disant qu'elle dépassait vingt et restait en deçà de trente : tantôt on a complété les fractions, tantôt on les a négligées. Zâ'ida : c'est Ibn Qudâma ; d'après Husayn : c'est Ibn ʿAbd ar-Rahmân ; d'après Sâlim : c'est Ibn Abî l-Jaʿd ; « Jâbir m'a rapporté, il a dit : “Tandis que nous priions…” », le hadith, jusqu'à : « Il ne resta avec le Prophète (paix et bénédictions sur lui) que douze hommes » : cela a été vu dans [le Livre du] vendredi. D'après Abû l-Minhâl : c'est ʿAbd ar-Rahmân ibn Mutʿim. Hassân : c'est Ibn Ibrâhîm al-Kirmânî. « Yûnus nous a rapporté » : c'est Ibn Yazîd ; « il a dit : Muhammad a dit » : c'est az-Zuhrî. Le hadith de Hudhayfa : « Les anges reçurent l'âme d'un homme parmi ceux qui vous ont précédés » : il n'est pas nommé. Le hadith d'Abû Masʿûd ʿUqba ibn ʿAmr al-Badrî : « Un homme des Ansâr surnommé Abû Shuʿayb vint et dit à un jeune esclave à lui, boucher… » : il n'est pas nommé ; et l'on y trouve : « Un homme vint avec eux, et le Prophète (paix et bénédictions sur lui) dit : “Celui-ci nous a suivis” » : il n'est pas nommé non plus. Le hadith de Samura : « J'ai vu deux hommes venir à moi » : ce sont Jibrîl et Mîkâ'îl, comme on l'a vu dans [le Livre des] funérailles. D'après ʿAwn ibn Abî Juhayfa, qui a dit : « J'ai vu mon père acheter un esclave qui pratiquait les ventouses (hajjâm) » : il n'est pas nommé. * Le hadith de ʿAbd Allâh ibn Abî Awfâ : « Un homme exposa une marchandise alors qu'il était au marché » : il n'est pas nommé non plus. Le hadith de ʿAlî (qu'Allah l'agrée) : « J'avais donné rendez-vous à un orfèvre des Banû Qaynuqâʿ » : il n'est pas nommé, et les Banû Qaynuqâʿ font partie des juifs. Le hadith d'Anas : « Un tailleur invita le Prophète (paix et bénédictions sur lui) à un repas qu'il avait préparé » : il n'est pas nommé. Le hadith de Sahl ibn Saʿd : « Une femme vint avec un manteau (burda) » : on a vu que la femme n'est pas nommée et que celui qui demanda le manteau est ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf. Le hadith de Sahl également, et le hadith de Jâbir, sur le fabricant du minbar : on a vu la divergence sur son nom dans [le Livre du] vendredi, et que la femme n'est pas nommée, mais qu'elle était des Ansâr. Le hadith de ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Bakr : « Un polythéiste vint avec des moutons » : il n'est pas nommé non plus. Le hadith de ʿÂ'isha sur le juif et le gage : vu peu avant. Le hadith de Jâbir : « As-tu épousé une vierge ou une femme déjà mariée ? » : le nom de son épouse est Suhayla bint Masʿûd al-Awsiyya. Le hadith de Sufyân : « ʿAmr a dit » — c'est Ibn Dînâr — « Ibn ʿUmar acheta des chameaux atteints de la soif inextinguible (hîm) à un homme appelé Nawwâs, qui avait un associé » : l'associé n'est pas nommé. Le hadith d'Anas : « Abû Tayba posa les ventouses » : son nom est Dînâr, ou selon d'autres Nâfiʿ, ou selon d'autres Maysara ; il était l'affranchi de Muhayyisa al-Ansârî al-Hârithî ; sa redevance était de trois sâʿ, et on lui en remit un sâʿ. Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) se fit poser des ventouses » : le nom du poseur de ventouses a été vu précédemment. « Ishâq nous a rapporté, Habbân nous a informés » : c'est Ibn Hilâl. Le hadith d'Ibn ʿUmar : « Un homme se faisait duper dans les ventes » : c'est Habbân ibn Munqidh, comme l'ont rapporté Ibn al-Jârûd, al-Hâkim et d'autres ; on a dit aussi que c'est Munqidh ibn ʿAmr, comme cela figure chez Ibn Mâja et dans le Târîkh d'al-Bukhârî. Le hadith d'Anas : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) était au marché ; un homme dit : “Ô Abû l-Qâsim !” » : cet homme n'est pas nommé. Le hadith d'Abû Hurayra : « Le petit (lukaʿ) est-il là ? » : c'est al-Hasan ibn ʿAlî ibn Abî Tâlib.

Passage douteuxImprimé سلال (Sallâl), forme gardée ; lecture probable هلال : Hilâl ibn Abî Maymûna. Texte arabe imprimé : عن سلال هو ابن أبي ميمونة

(Sa parole : « Et Saʿîd a dit ») c'est Ibn Abî Hilâl ; d'après Sallâl : c'est Ibn Abî Maymûna ; d'après ʿAtâ' : c'est Ibn Abî Rabâh ; d'après Ibn Salâm : c'est ʿAbd Allâh.

Passage douteuxImprimé خازنتا, probablement خازننا : « notre trésorier », lecture retenue. Texte arabe imprimé : حتى يجئ خازنتا من الغابة

(Sa parole : « Et Hishâm a dit ») c'est Ibn ʿUrwa ; (« d'après Wahb ») c'est Ibn Kaysân. Al-Walîd : c'est Ibn Muslim ; d'après Thawr : c'est Ibn Yazîd ash-Shâmî. Le hadith de Mâlik ibn Aws, où il dit : « Qui a de quoi faire le change ? » Talha dit : « Moi, dès que notre trésorier sera revenu d'al-Ghâba » : le trésorier n'est pas nommé.

(Sa parole : « Ismâʿîl a ajouté ») c'est Ibn Abî Uways, c'est-à-dire d'après Mâlik, d'après Nâfiʿ, d'après Ibn ʿUmar (qu'Allah les agrée). Le hadith de Jâbir : « Un homme affranchit un jeune esclave à lui de manière posthume (ʿan dubur) » : l'homme est Abû Madhkûr, l'esclave se nomme Yaʿqûb, comme chez Muslim ; l'acheteur est Nuʿaym ibn an-Nahhâm, et le prix était de huit cents dirhams, comme dans les deux Sahîh.

(Sa parole : « Certains ont dit, d'après Ibn Sîrîn : “un sâʿ de nourriture”, et d'autres : “un sâʿ de dattes”, sans mentionner les trois [jours] ») J'ai exposé la divergence à ce sujet dans la section sur les traditions muʿallaq (sans chaîne complète). Le hadith d'Ibn ʿUmar : « ʿÂ'isha voulut acheter une esclave » : c'est Barîra ; le mari de Barîra se nomme Mughîth, et ses maîtres étaient des Ansâr. Le hadith de Talha : « Dès que mon trésorier sera revenu d'al-Ghâba » : vu peu avant. D'après Abû Sufyân, affranchi d'Ibn Abî Ahmad : on dit que son nom est Wahb, ou Quzmân ; Ibn Abî Ahmad est ʿAbd Allâh ibn Abî Ahmad ibn Jahsh ; on dit aussi qu'il était l'affranchi des Banû ʿAbd al-Ashhal, mais qu'il s'attacha à Ibn Abî Ahmad et lui fut donc rattaché. « ʿAbd Allâh ibn ʿAbd al-Wahhâb nous a rapporté » : c'est al-Hajabî ; « il a dit : J'ai interrogé Mâlik — et ʿUbayd Allâh ibn ar-Rabîʿ l'interrogeait » : c'est Ibn Abî Farwa le chambellan, chambellan d'al-Mahdî — « Dâwûd t'a-t-il rapporté » : c'est Ibn al-Husayn — « d'après Abû Sufyân » : c'est l'affranchi d'Ibn Abî Ahmad. Al-Mizzî n'a pas mentionné ʿUbayd Allâh ibn ar-Rabîʿ dans at-Tahdhîb, car il n'a pas de transmission ; al-Hajabî a seulement entendu le hadith par sa lecture devant Mâlik.

(Sa parole : « Yahyâ ibn Saʿîd ») c'est al-Ansârî ; « j'ai entendu Bushayr » : c'est Ibn Yasâr. Le hadith de Jâbir : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) interdit de vendre les fruits avant qu'ils ne tushqiha. On demanda : “Et que signifie tushqiha ?” » : celui qui a posé la question n'est pas nommé ; de même dans le hadith d'Anas : « On demanda : “Et que signifie tazhû ?” » : celui qui a posé la question n'est pas nommé non plus.

(Sa parole : « Et Yazîd a dit, d'après Sufyân ibn Husayn ») c'est Yazîd ibn Hârûn. Hakkâm : c'est Ibn Salm ; « ʿAnbasa nous a rapporté » : c'est Ibn Saʿîd, cadi de Rayy ; d'après Zakariyyâ : c'est Ibn Ishâq.

(Sa parole : « ʿUmar ibn Yûnus nous a rapporté : mon père m'a rapporté ») c'est Yûnus ibn al-Qâsim al-Yamâmî al-Hanafî. Le hadith de ʿÂ'isha : « Hind, la mère de Muʿâwiya, dit » : c'est la fille de ʿUtba ibn Rabîʿa ibn ʿAbd Shams. Le hadith d'Ibn ʿUmar (qu'Allah l'agrée) : « Trois personnes sortirent en marchant ; la pluie les surprit… », le hadith, dans l'histoire de la caverne : aucun d'eux n'est nommé. Le hadith de ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Bakr : « Un homme polythéiste, aux cheveux longs et ébouriffés, vint… », le hadith : vu précédemment. Le hadith d'Abû Hurayra et d'Abû Saʿîd : « Il nomma un homme gouverneur de Khaybar » : c'est Sawâd ibn Ghaziyya, ou selon d'autres Mâlik ibn Saʿsaʿa, ce qu'a rapporté al-Khatîb.

(Sa parole : « Et Ibrâhîm m'a dit ») c'est Ibn al-Mundhir ; « Hishâm nous a informés » : c'est Ibn Sulaymân. Le hadith d'Abû Hurayra : « Ibrâhîm émigra avec Sâra ; il entra avec elle dans une cité où se trouvait un roi d'entre les rois », le hadith, où l'on trouve : « et on lui donna une servante pour la servir » : la cité serait, dit-on, l'Égypte ; Ibn Qutayba a mentionné dans al-Maʿârif que c'était le Jourdain (al-Urdunn). Le roi se nommait Sâdûq, et l'on a dit autre chose : Ibn Hishâm a mentionné dans Kitâb at-Tîjân qu'il s'agissait de ʿAmr ibn Imri' al-Qays ibn Saba', et qu'il était alors roi d'Égypte ; on a dit aussi qu'il se nommait Sufyân ibn ʿAlwân. La servante est Hâjar, mère d'Ismâʿîl. Le hadith de ʿÂ'isha sur le fils de la servante de Zamʿa : vu précédemment. Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Il parvint à ʿUmar ibn al-Khattâb qu'untel avait vendu du vin » : c'est Samura ibn Jundab. Le hadith de ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf, qui dit à Suhayb : « Crains Allah et ne te réclame pas d'un autre que ton père » : le nom de son père est Sinân ibn Mâlik. Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Un homme vint à lui et dit : “Je suis quelqu'un qui vend des images” », le hadith : cet homme n'est pas nommé. Le hadith d'Abû Saʿîd : « Un homme dit : “Ô Envoyé d'Allah, nous obtenons des captives” » : c'est Majdî ibn ʿAmr ad-Damrî, comme nous le mentionnerons dans [le Livre du] destin. Le hadith : « On interrogea l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) au sujet de l'esclave femme qui commet la fornication », le hadith : le questionneur n'est pas nommé. Al-Layth, d'après Saʿîd : c'est Ibn Abî Saʿîd al-Maqburî. Wakîʿ, d'après Ismâʿîl : c'est Ibn Abî Khâlid. Le hadith d'Anas : « On lui mentionna la beauté de Safiyya bint Huyayy, dont le mari avait été tué » : celui qui en fit mention n'est pas nommé, et le mari de Safiyya est Kinâna ibn Abî l-Huqayq le juif. Le hadith de ʿAwn ibn Abî Juhayfa : « J'ai vu mon père acheter un poseur de ventouses ; il ordonna que ses instruments fussent brisés » : vu précédemment.

(La vente à terme (as-salam), la préemption (ash-shufʿa) et le louage (al-ijâra))

(ʿAbd Allâh ibn Shaddâd et Abû Burda divergèrent) c'est Ibn Abî Mûsâ ; (« au sujet de l'avance (as-salaf) »). Shuʿba : « ʿAmr nous a rapporté » : c'est Ibn Murra. Sufyân, d'après Abû Burda : c'est Burayd ibn ʿAbd Allâh ibn Abî Burda ibn Abî Mûsâ ; « Je m'avançai, accompagné de deux hommes de la tribu des Ashʿar » : ils ne sont pas nommés ; parmi les Ashʿar venus avec Abû Mûsâ sur le navire, on a nommé Kaʿb ibn ʿÂsim, Abû Mâlik, Abû ʿÂmir et d'autres. ʿAmr ibn Yahyâ, d'après son grand-père : c'est Saʿîd ibn ʿAmr al-Ashdaq ibn Saʿîd ibn al-ʿÂs. Le hadith de ʿÂ'isha : « Il loua les services d'un homme des Banû d-Dîl » : c'est ʿAbd Allâh ibn Urayqit. Le hadith de Yaʿlâ ibn Umayya : « J'avais un salarié qui se battit avec quelqu'un ; l'un d'eux mordit le doigt de l'autre » : on a vu que, chez Muslim, c'est Yaʿlâ qui mordit ; quant à son salarié, il n'est pas nommé. On y trouve ʿAbd Allâh ibn Abî Mulayka, d'après son grand-père, et le nom de son grand-père est Zuhayr ibn ʿAbd Allâh ibn Judʿân. Le hadith d'Ibn ʿUmar sur l'histoire de la caverne : vu précédemment. Le hadith d'Abû Saʿîd : « Le chef de ce campement fut piqué » : ni le campement ni son chef ne sont nommés ; celui qui pratiqua l'exorcisme (ruqya) est Abû Saʿîd, le rapporteur du hadith ; ʿAbd ibn Humayd l'a rapporté par la voie d'Abû Nadra, d'après Abû Saʿîd. Le nombre de moutons qu'ils donnèrent pour cela était de trente, et l'expédition comptait trente hommes ; Ibn Mâja et at-Tirmidhî l'ont aussi rapporté sous forme abrégée. Une autre version indique que l'exorciste était un autre qu'Abû Saʿîd ; il se peut donc que le fait se soit produit plusieurs fois. Le hadith d'Anas : « Abû Tayba posa les ventouses au Prophète (paix et bénédictions sur lui) » : le nom d'Abû Tayba est Dînâr, et l'on a dit autre chose, comme on l'a vu. Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) se fit poser des ventouses et donna au poseur de ventouses son salaire » : c'est Abû Tayba, ou selon d'autres Abû Hind al-Bayâdî ; quant au salaire, d'après le hadith d'Anas, il était d'un sâʿ. Le hadith d'Anas : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) appela un jeune esclave, qui lui posa les ventouses » : vu précédemment. Muhammad ibn Juhâda, d'après Abû Hâzim : c'est Salmân.

(Le transfert de créance (al-hawâla), le cautionnement (al-kafâla) et le mandat (al-wakâla)) Le hadith de Salama : « On apporta au Prophète (paix et bénédictions sur lui) une dépouille funèbre » : aucun des trois morts n'est nommé. Le hadith de Hamza ibn ʿAmr al-Aslamî : « ʿUmar l'envoya collecter l'aumône ; un homme eut des rapports avec l'esclave de sa femme » : ils ne sont pas nommés.

Passage douteuxImprimé ابن حبيب (Ibn Habîb), forme gardée ; le rapporteur d'al-Layth est Yazîd ibn Abî Habîb : lecture probable « ابن أبي حبيب ». Texte arabe imprimé : الليث عن يزيد هو ابن حبيب

(Sa parole : « Et Jarîr et al-Ashʿath ont dit, au sujet des apostats ») Ce sont ceux qui apostasièrent sous le gouvernement d'Ibn Masʿûd sur Kûfa ; ils étaient au nombre de cent soixante-dix hommes ; Ibn Abî Shayba l'a mentionné. Le hadith de Jâbir : « Si les biens du Bahreïn nous étaient parvenus, je t'aurais donné ainsi, et ainsi » : le geste était fait des deux mains ensemble. Le hadith de ʿÂ'isha, dans l'histoire d'Abû Bakr, où l'on trouve : « Ibn ad-Dughunna, le chef des Qâra, le rencontra » : son nom est Mâlik, selon ce qu'a indiqué Mughultây, sans mentionner sur quoi il s'appuie pour cela. Or al-Balâdhurî a rapporté le hadith en question, à propos de l'émigration, d'après al-Walîd ibn Sâlih et Muhammad ibn Saʿd, tous deux d'après al-Wâqidî, d'après Maʿmar, d'après az-Zuhrî, d'après ʿUrwa, d'après ʿÂ'isha : elle mentionna le départ d'Abû Bakr, émigrant vers l'Abyssinie, et l'on y trouve : « Ibn ad-Dughunna le rencontra — c'est al-Hârith ibn Yazîd, chef des Qâra — », et il rapporta le hadith en entier ; ceci est donc préférable. S'est trompé celui qui a prétendu qu'il s'agit de Rabîʿa ibn Rufayʿ, car celui-là est appelé Ibn ad-Dughunna et aussi Ibn Ladgha, et c'est lui qui tua Durayd ibn as-Simma ; et parmi les Compagnons il y a aussi Hâbis ibn Daghina, qui est un troisième. Al-Layth, d'après Yazîd : c'est Ibn Habîb. Le hadith de ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf sur l'histoire d'Umayya ibn Khalaf et de sa mort : le nom du fils d'Umayya est ʿAlî ; celui qui le tua est ʿAmmâr ibn Yâsir ; ceux qui tuèrent Umayya sont un groupe d'Ansâr, parmi lesquels Ibn Ishâq a nommé Muʿâdh ibn ʿAfrâ', Khârija ibn Zayd et Habîb ibn Yasâf ; dans al-Mustadrak d'al-Hâkim, c'est Rifâʿa ibn Râfiʿ qui le transperça sous l'aisselle ; et chez al-Balâdhurî, d'après Ibrâhîm ibn Saʿd et d'autres, celui qui le transperça de son sabre par-dessous ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf est al-Hubâb ibn al-Mundhir, et il atteignit la jambe de ʿAbd ar-Rahmân. Le hadith : « Un homme fut nommé gouverneur de Khaybar » : vu peu avant. Le hadith de Nâfiʿ, qui entendit le fils de Kaʿb ibn Mâlik : c'est ʿAbd Allâh ; le nom de la jeune esclave n'est pas connu. Le hadith d'Abû Hurayra : « Un homme avait une créance sur le Prophète (paix et bénédictions sur lui) : un chameau d'un certain âge », le hadith : cet homme n'est pas nommé ; dans al-Awsat d'at-Tabarânî figure un élément indiquant qu'il s'agit d'al-ʿIrbâd ibn Sâriya, mais chez an-Nasâ'î et Ibn Mâja figure ce qui indique qu'il y a là une méprise. D'après ʿAtâ' ibn Abî Rabâh et d'autres, les uns ajoutant aux autres, d'après Jâbir : parmi eux a été nommé Abû z-Zubayr, comme on l'a vu dans [le Livre du] pèlerinage ; on a vu que l'épouse de Jâbir se nomme Suhayla ; les filles de ʿAbd Allâh ibn ʿAmr, sœurs de Jâbir, ne sont pas nommées. Le hadith de Sahl ibn Saʿd : « Une femme vint au Prophète (paix et bénédictions sur lui) et dit : “Ô Envoyé d'Allah, je me suis donnée à toi.” Un homme dit : “Marie-la-moi” » : ni l'homme ni la femme ne sont nommés, et s'est trompé celui qui a prétendu qu'elle était Umm Sharîk. Muʿâwiya ibn Sallâm, d'après Yahyâ : c'est Ibn Abî Kathîr. Le hadith d'Abû Hurayra sur l'histoire du salarié (al-ʿasîf) : « Et va, ô Unays, trouver la femme de celui-ci ; si elle avoue, lapide-la » : le salarié, son père, l'employeur et sa femme, je n'ai pas connu leurs noms ; Unays est Ibn ad-Dahhâk al-Aslamî, ce qu'Ibn al-Athîr a rapporté de la plupart [des savants] ; ce qui le corrobore, c'est que dans le hadith on trouve : « Alors dit39 un homme d'Aslam ». S'est trompé celui qui a dit qu'il s'agit d'Unays ibn Abî Marthad, car celui-ci est de la tribu de Ghanî ; de même l'opinion d'Ibn at-Tîn selon laquelle l'interpellation, en cette occasion, s'adressait à Anas ibn Mâlik, mais que son nom fut mis au diminutif.

(Le métayage (al-muzâraʿa) et le droit d'irrigation (ash-shirb))

Passage douteuxImprimé غزبة (Ghazba), forme gardée ; lecture probable غزية : ʿUmâra ibn Ghaziyya. Texte arabe imprimé : عن عمارة بن غزبة عن ربيعة

(Qays ibn Muslim a dit, d'après Abû Jaʿfar) c'est Muhammad ibn ʿAlî ibn al-Husayn. Ibn ʿUyayna, d'après Yahyâ : c'est Ibn Saʿîd ; « il a entendu Hanzala » : c'est Ibn Qays az-Zuraqî ; d'après Râfiʿ : c'est Ibn Khadîj ; « il a dit : Mes deux oncles paternels m'ont rapporté qu'ils louaient la terre » : l'un de ses oncles est Zuhayr, l'auteur l'a rapporté ; l'autre se nomme Fuhayr, Ibn as-Sakan l'a rapporté, et d'autres l'ont nommé Muzhir. Le hadith d'Abû Hurayra : « Il y avait auprès de lui un homme d'entre les gens du désert » : il n'est pas nommé. Le hadith de Sahl ibn Saʿd : « Nous avions une vieille femme » : vu dans [le Livre du] vendredi. Le hadith de Sahl ibn Saʿd : « On apporta au Prophète (paix et bénédictions sur lui) une coupe ; il en but, et à sa droite se trouvait un garçon, le plus jeune de l'assistance » : c'est Ibn ʿAbbâs ; Ibn Abî Shayba l'a rapporté. Le hadith d'Anas : « On trait pour l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) une brebis domestique ; à sa gauche se trouvait Abû Bakr et à sa droite un Bédouin » : on a dit que c'était Khâlid ibn al-Walîd, et Ibn ʿAbd al-Barr a désapprouvé cela chez qui l'a prétendu. Le hadith d'al-Ashʿath : « J'avais un puits dans la terre d'un cousin à moi » : le nom de son cousin est al-Jafshîsh ibn Maʿdîkarib ; c'est là son surnom, son nom étant Maʿdân ; at-Tabarânî et d'autres l'ont mentionné. Le hadith : « Un homme des Ansâr se disputa avec az-Zubayr au sujet des rigoles de la Harra » : c'est Humayd, ce qu'a rapporté Abû Mûsâ dans adh-Dhayl avec une chaîne de bonne qualité ; on a dit aussi Thâbit ibn Qays, ce qu'a rapporté Ibn Bashkuwâl, et cela a été jugé invraisemblable ; on a dit aussi Hâtib ibn Abî Baltaʿa, ce qu'a rapporté Ibn Bâtîsh, mais cela n'a aucune valeur, car Hâtib n'était pas des Ansâr. Le hadith d'Abû Hurayra : « Tandis qu'un homme marchait, une soif intense le saisit » : cet homme n'est pas nommé. Le hadith d'Ibn ʿUmar : « Une femme fut châtiée à cause d'une chatte » : elle n'est pas nommée non plus. Le hadith de Sahl : vu peu avant. Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : il viendra dans les mérites des prophètes. Le hadith d'Abû Hurayra : « On interrogea l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) au sujet des ânes » : le questionneur est Saʿsaʿa ibn Nâjiya, grand-père d'al-Farazdaq. Le hadith de Zayd ibn Khâlid al-Juhanî : « Un homme vint et l'interrogea sur l'objet trouvé (al-luqata) » ; dans la version d'Ismâʿîl ibn Jaʿfar : « Un homme interrogea », et cela viendra ; et dans une version qui viendra aussi dans [le Livre de] l'objet trouvé : « On interrogea le Prophète (paix et bénédictions sur lui) » : c'est ʿUmayr ibn Mâlik ; al-Ismâʿîlî l'a rapporté, ainsi qu'Abû Mûsâ dans adh-Dhayl par sa voie. Dans al-Awsat d'at-Tabarânî, par la voie d'Ibn Lahîʿa, d'après ʿUmâra ibn Ghazba, d'après Rabîʿa, d'après Yazîd, affranchi d'al-Munbaʿith, d'après Zayd ibn Khâlid, celui-ci a dit : « J'ai interrogé ». Dans la version de Sufyân ath-Thawrî, d'après Rabîʿa, chez l'auteur : « Un Bédouin vint ». Ibn Bashkuwâl a mentionné qu'il s'agit de Bilâl, ce à quoi l'on a objecté qu'on ne l'appelle pas « Bédouin » ; mais le hadith se trouve chez Abû Dâwûd, et, dans une version authentique : « Je suis venu, moi et un homme avec moi » ; on explique donc le Bédouin par ʿUmayr ibn Mâlik, et l'on comprend que lui et Zayd ibn Khâlid ont tous deux posé cette question, de même que Bilâl. Puis j'ai trouvé dans le Muʿjam d'al-Baghawî et ailleurs, par la voie de ʿUqba ibn Suwayd al-Juhanî, d'après son père, qui a dit : « J'ai interrogé l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) sur l'objet trouvé ; il dit : “Fais-en l'annonce publique durant un an” », le hadith ; sa chaîne est de bonne qualité, et c'est ce par quoi il convient le mieux d'identifier le personnage anonyme (al-mubham) qui figure dans le Sahîh.

Chapitres : l'emprunt, l'interdiction de gérer ses biens (hajr), la déclaration de faillite (taflîs), les litiges, la comparution forcée (ishkhâs) et la poursuite du débiteur (mulâzama)

Le hadith d'Abû Hurayra : « Un homme réclama son dû à l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) et lui parla durement » : il a déjà été traité. « Abû Nuʿaym nous a rapporté : Sufyân nous a rapporté » : c'est ath-Thawrî ; « d'après Salama » : c'est Ibn Kuhayl. La parole de Jâbir : « Et j'avais une créance sur lui » : c'est le prix du chameau.

Passage douteuxImprimé « من من » (mot répété), coquille probable de la saisie ; traduit une seule fois : « trente charges de dattes ». Texte arabe imprimé : ثلاثين وسقا من من تمر

(Sa parole : « dans le hadith d'Ibn Kaʿb ibn Mâlik ») C'est ʿAbd ar-Rahmân. La dette du père de Jâbir était, comme on le verra, de trente charges (wasq) de dattes, et ce qui lui resta en surplus des dattes fut de dix-sept charges. « Ibrâhîm ibn al-Mundhir nous a rapporté : Anas nous a rapporté » : c'est Ibn ʿIyâd, et c'est Abû Damra ; « d'après Hishâm » : c'est Ibn ʿUrwa.

Passage douteuxImprimé غرضه, probablement عرضه (« son honneur »), selon le texte du Sahîh commenté par Sufyân ; lecture retenue : « son honneur ». Texte arabe imprimé : وقال سفيان غرضه يقول مطلني

(Sa parole : « Et il laissa à sa charge trente charges dues à un homme d'entre les Juifs ») Le nom du Juif est Abû sh-Shahm ; al-Wâqidî l'a rapporté dans al-Maghâzî, dans le récit de la dette de Jâbir, d'après Ismâʿîl ibn ʿAtiyya ibn ʿAbd Allâh as-Salamî, d'après son père, d'après Jâbir. « Ismâʿîl ibn Abî Uways nous a rapporté : mon frère m'a rapporté » : c'est Abû Bakr ibn Abî Uways ; « d'après Sulaymân » : c'est Ibn Bilâl ; « d'après Muhammad ibn Abî ʿAtîq » : c'est Muhammad ibn ʿAbd Allâh ibn Muhammad ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Bakr as-Siddîq, Abû ʿAtîq étant la kunya de son grand-père Muhammad. On a déjà vu la parole de ʿÂ'isha : « Quelqu'un lui dit : “Comme tu cherches souvent refuge contre le péché et la dette !” » : c'est elle qui le dit, comme dans l'autre version. « Et Sufyân a dit : “son honneur” : il dit : “Il m'a fait attendre” » : c'est Sufyân ath-Thawrî. Le hadith de Jâbir sur la vente de l'esclave affranchi à terme (mudabbar) a déjà été traité. « D'après Jâbir, qui a dit : ʿAbd Allâh fut tué » : c'est Ibn ʿAmr ibn Harâm, le père de Jâbir ; le reste de ce qu'il contient a déjà été traité. Et sa parole, dans ce hadith : « J'informai mon oncle maternel de la vente du chameau, et il me le reprocha » : le nom de son oncle maternel est Thaʿlaba ibn Ghanama ibn ʿAdî ibn Sinân ; il avait un autre oncle maternel nommé ʿAmr ibn Ghanama. Chez Ibn ʿAsâkir, avec sa chaîne jusqu'à Jâbir, il est dit que le nom de son oncle maternel qui le fit assister à [l'allégeance d']al-ʿAqaba est al-Jadd ibn Qays, et nous avons montré qu'il n'était son oncle maternel qu'en un sens figuré. Il se peut donc que ce soit lui aussi qui lui reprocha la vente du chameau, car il était soupçonné d'hypocrisie, à la différence de Thaʿlaba et de ʿAmr ibn Ghanama. Le hadith d'Ibn ʿUmar sur l'homme qui se faisait duper dans les ventes : c'est Habbân ibn Munqidh, et son père est Munqidh ibn ʿAmr. Le hadith de ʿAbd Allâh — c'est Ibn Masʿûd — : « J'entendis un homme réciter le verset » : je ne connais pas son nom. Le hadith d'Abû Hurayra : « Deux hommes s'insultèrent, un homme d'entre les musulmans et un homme d'entre les Juifs » : le nom du Juif est Finhâs ; Ibn Ishâq l'a nommé, mais dans un autre récit. Ibn Bashkuwâl a mentionné que le musulman était Abû Bakr as-Siddîq ; cela se trouve dans le Kitâb al-ahwâl d'Ibn Abî d-Dunyâ, avec une chaîne authentique jusqu'à Saʿîd ibn al-Musayyib, qui a dit : « Il y eut entre Abû Bakr et un Juif une altercation », et il a cité le hadith. Ibn ʿUyayna l'a rapporté dans son Jâmiʿ d'après ʿAmr ibn Dînâr, également sous forme mursal (sans mention du Compagnon). Dans une autre version, il s'agit de ʿUmar, mais dans un autre récit, qu'Ibn Abî Shayba a rapporté dans son Musannaf parmi les marâsîl de Makhûl. Cependant, on verra, d'après le hadith d'Abû Saʿîd qui suit celui-ci, que l'affaire arriva à un homme des Ansâr ; on l'interprète donc comme plusieurs faits distincts — mais un seul des Juifs a été nommé —, ou bien on considère que la parole du rapporteur « un homme des Ansâr » est un emploi figuré. Le hadith d'Anas : « Un Juif écrasa la tête d'une jeune fille entre deux pierres » : je ne connais ni l'un ni l'autre.

Passage douteuxImprimé « تعليق التعليق » ; titre imprimé conservé (*Taʿlîq at-taʿlîq*), lecture probable « تغليق التعليق » : *Taghlîq at-taʿlîq*, l'ouvrage d'Ibn Hajar. Texte arabe imprimé : رددنا ذلك عليه في تعليق التعليق

(Sa parole : « Et l'on mentionne d'après Jâbir que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) rendit à celui qui avait fait l'aumône son aumône ») Mughultây a prétendu qu'il s'agit d'Abû Madhkûr al-Ansârî, celui qui affranchit à terme son esclave ; nous l'avons réfuté à ce sujet dans Taʿlîq at-taʿlîq. Le hadith d'al-Ashʿath : « Il y avait entre moi et un homme un litige » : on a vu qu'il s'agit d'al-Jafshîsh. Le hadith de Kaʿb ibn Mâlik, selon lequel il réclama à Ibn Abî Hadrad une dette : c'est ʿAbd Allâh, comme on le verra chez l'auteur.

(Sa parole : « ʿUmar fit sortir la sœur d'Abû Bakr ») C'est Umm Farwa bint Abî Quhâfa. Le hadith de Saʿd ibn Abî Waqqâs au sujet du fils de la servante de Zamʿa : on a vu que la servante n'est pas nommée et que le nom de l'enfant est ʿAbd ar-Rahmân. Le hadith d'Abû Hurayra : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) envoya une cavalerie du côté du Najd » : son chef était al-ʿAbbâs ibn ʿAbd al-Muttalib, et c'est lui qui captura Thumâma ; Sayf l'a mentionné dans son ouvrage ar-Ridda wa-l-futûh.

(La trouvaille (luqata)) Le hadith de Zayd ibn Khâlid sur celui qui interrogea au sujet de l'objet trouvé a déjà été traité. « Rawh » : c'est Ibn ʿUbâda ; « Zakariyyâ nous a rapporté » : c'est Ibn Ishâq. Le hadith d'Abû Bakr au sujet de l'Hégire : « Je partis, et voici que je tombai sur un berger de moutons ; je lui dis : “À qui appartiens-tu ?” Il répondit : “À un homme de Quraysh” », le hadith : on ne connaît le nom ni du berger ni du propriétaire des moutons. Al-Hâkim a mentionné dans al-Iklîl quelque chose qui indique qu'il s'agissait d'Ibn Masʿûd, mais c'est une méprise.

Passage douteuxImprimé المجلى (*al-Mujallâ*), forme gardée ; lecture probable المحلى : l'ouvrage d'Ibn Hazm *al-Muhallâ*. Texte arabe imprimé : وحكى ابن حزم في المجلى

(Les injustices (mazâlim)) « Muʿâdh ibn Hishâm : mon père m'a informé » : c'est Ibn Abî ʿAbd Allâh ad-Dastuwâ'î. Le hadith de Safwân ibn Muhriz : « Tandis que je marchais avec Ibn ʿUmar, un homme se présenta et l'interrogea sur l'entretien confidentiel (najwâ) » : je ne connais pas le nom de cet homme qui interrogea. Le hadith de Sahl ibn Saʿd : « On lui apporta une boisson, et à sa droite se trouvait un garçon » : c'est ʿAbd Allâh ibn ʿAbbâs, et l'on a dit : son frère al-Fadl, ce qu'a rapporté Ibn at-Tîn. Le hadith d'Abû Salama ibn ʿAbd ar-Rahmân, selon lequel il y avait entre lui et des gens un litige : ceux-ci ne sont pas nommés. « Shuʿba, d'après Jabala » : c'est Ibn Suhaym. Le boucher, serviteur d'Abû Shuʿayb, n'est pas nommé, ni l'homme qui les suivit, comme on l'a vu. Le hadith d'Umm Salama : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) entendit le tumulte de plaideurs » : ils ne sont pas nommés. « D'après Anas, qui a dit : J'étais l'échanson des gens dans la demeure d'Abû Talha » : les noms de ces gens sont venus de manière dispersée dans des hadiths authentiques relatifs à ce récit : ce sont Ubayy ibn Kaʿb, Abû ʿUbayda ibn al-Jarrâh, Muʿâdh ibn Jabal, Abû Dujâna et Simâk ibn Kharasha, Suhayl ibn Baydâ', et Abû Bakr, un homme des Banû Layth ibn Bakr ibn ʿAbd Manât ibn Kinâna, qui est40 Ibn Shaʿûb, le poète dont il sera question au début des Maghâzî. Le hadith d'Abû Hurayra : « Tandis qu'un homme était sur un chemin » : cet homme n'est pas nommé. La parole de ʿUmar : « Moi et un voisin à moi d'entre les Ansâr… » : il a déjà été traité dans [le Livre de] la science ; celui que l'on craignait était Jabala ibn al-Ayham, comme dans le Târîkh d'Ibn Abî Khaythama et al-Awsat d'at-Tabarânî, et le jeune esclave noir se nommait Rabâh. « Muslim nous a rapporté » : c'est Ibn Ibrâhîm ; « Abû l-Aswad nous a rapporté » : le rapporteur d'après ʿIkrima, c'est Muhammad ibn ʿAbd ar-Rahmân an-Nawfalî, l'orphelin de ʿUrwa. Le hadith d'Anas : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) était chez l'une de ses épouses ; l'une des Mères des croyants lui envoya un plat par un serviteur » : quant au serviteur, il n'est pas nommé ; quant à celle qui envoya [le plat], c'est Safiyya, ce qu'ont rapporté Abû Dâwûd et an-Nasâ'î d'après le hadith de ʿÂ'isha ; on a dit aussi : Hafsa, ce qu'a rapporté ad-Dâraqutnî d'après le hadith d'Anas, et Ibn Mâja d'après le hadith de ʿÂ'isha ; on a dit aussi : Umm Salama, ce qu'a rapporté at-Tabarânî dans al-Awsat, d'après le hadith d'Anas également, et sa chaîne est plus authentique que celle d'ad-Dâraqutnî : c'est ce qui est venu de plus authentique à ce sujet. Il se peut qu'il y ait eu plusieurs faits. Ibn Hazm a rapporté dans al-Mujallâ que celle qui envoya [le plat] était Zaynab bint Jahsh, et il a précisé que [le Prophète] était dans la maison de ʿÂ'isha. Celle qui brisa le plat est ʿÂ'isha selon toutes les opinions, et at-Tirmidhî, entre autres, l'a nommée explicitement. Le hadith d'Abû Hurayra sur l'histoire de Jurayj : sa mère n'est pas nommée ; le nom du berger est Suhayb et le nom de l'enfant Bâbûs. Dans al-Awsat d'at-Tabarânî, il est dit que la femme qui prétendit qu'il l'avait rendue enceinte était la fille du roi du bourg ; il l'a rapporté d'après le hadith de ʿImrân ibn Husayn.

(Chapitre de l'association et du gage) * Le hadith de Râfiʿ ibn Khadîj : « Un homme parmi eux lui lança une flèche, et Allah l'arrêta » : cet homme n'est pas nommé. « J'ai interrogé Abû l-Minhâl » : on a vu que c'est ʿAbd ar-Rahmân ibn Mutʿim. « Ibn Wahb : Saʿîd m'a informé » : c'est Ibn Abî Ayyûb. « Al-Aʿmash : nous évoquâmes, chez Ibrâhîm, le gage dans la vente à terme (salaf) » : c'est Ibrâhîm ibn Yazîd an-Nakhaʿî, le juriste. Les noms de ceux qui tuèrent Kaʿb ibn al-Ashraf viendront dans les Maghâzî. Le hadith de ʿÂ'isha : « Il acheta à un Juif de la nourriture » : c'est Abû sh-Shahm, comme on l'a vu. Le cousin paternel d'al-Ashʿath se nomme al-Jafshîsh : cela a déjà été vu.

Passage douteuxImprimé قصدا (« à dessein »), sens peu clair ; d'autres versions portent « j'ai fait le vœu (نذرت) d'affranchir » ; traduit littéralement. Texte arabe imprimé : أريد عتيقا من ولد إسماعيل قصدا

(L'affranchissement et ce qui s'y rattache) « ʿAlî ibn al-Husayn se rendit auprès d'un esclave à lui » : il n'est pas nommé ici ; dans une version d'Ahmad, il est dit que son nom est Mutarrif, et dans le premier [fascicule] des Ghaylâniyyât, que son nom est Qibtî. « ʿAlî l'a corroboré » : c'est Ibn al-Madînî ; « d'après ad-Darâwardî » : c'est ʿAbd al-ʿAzîz ibn Muhammad. « Muhammad ibn Bishr et d'autres, d'après Ismâʿîl » : c'est Ibn Abî Khâlid ; « d'après Qays » : c'est Ibn Abî Hâzim ; « d'après Abû Hurayra, que lorsqu'il arriva, voulant [embrasser] l'islam, accompagné de son esclave » : celui-ci n'est pas nommé. Le hadith de Saʿd sur l'histoire du fils de Zamʿa a déjà été traité, de même que le hadith de Jâbir sur l'esclave affranchi à terme. Le hadith d'Anas : « Des hommes des Ansâr demandèrent la permission de renoncer, pour le fils de leur sœur, ʿAbbâs, à sa rançon » : ils ont appelé al-ʿAbbâs « le fils de leur sœur » en un sens figuré, car la mère de ʿAbd al-Muttalib était des Ansâr, des Banû n-Najjâr. * Le hadith d'Abû Dharr : « J'insultai un homme » : on a vu que c'est Bilâl, et sa mère est Hamâma. Le hadith d'Ibn ʿUmar : « Ce jour-là, il obtint Juwayriya » : c'est la fille d'al-Hârith ibn Abî Dirâr. « D'après al-Mughîra » : c'est Ibn Miqsam ad-Dabbî ; « d'après al-Hârith » : c'est Ibn Yazîd al-ʿUklî ; « et ʿUmâra » : c'est Ibn al-Qaʿqâʿ ibn Shubruma ad-Dabbî. La captive des Banû Tamîm qui était chez ʿÂ'isha est Umm Samura ou Umm Zaynab al-ʿAnbariyya ; at-Tabarânî l'a rapporté par la voie de ʿAbd Allâh ibn Rudayh, d'après son père, d'après son grand-père Dhu'ayb al-ʿAnbarî, que ʿÂ'isha dit : « Ô Envoyé d'Allah, je veux [affranchir] un esclave d'entre les descendants d'Ismâʿîl, à dessein. » Il dit : « [Attends] que vienne la captivité des Banû l-ʿAnbar. » Lorsqu'elle vint, il lui dit : « Prends quatre jeunes esclaves. » Elle prit Rudayh, Zubayb, Zukhay et Samura. Zubayb dit : « Ô Envoyé d'Allah, ils ont pris Zubayba, ma mère. » Il dit : « Rendez-la-lui. » « Muhammad ibn Fudayl, d'après Mutarrif » : c'est Ibn Tarîf. L'esclave d'Abû Dharr n'est pas nommé. « Ayman » : c'est al-Makkî ; il a dit : « J'entrai chez ʿÂ'isha et je dis : J'étais l'esclave de ʿUtba ibn Abî Lahab ; il mourut, ses fils héritèrent de moi, puis ils me vendirent à Ibn Abî ʿAmr, qui m'affranchit, et les fils de ʿUtba stipulèrent [pour eux] le droit de patronage (walâ'). » Quant aux fils de ʿUtba, ce sont al-ʿAbbâs, Hâshim et d'autres ; quant à Ibn Abî ʿAmr, c'est ʿAbd Allâh ibn Abî ʿAmr ibn ʿUmar ibn ʿAbd Allâh al-Makhzûmî.

Passage douteuxImprimé ابن حبيب (Ibn Habîb), forme gardée ; le rapporteur d'après Bukayr ibn al-Ashajj est Yazîd ibn Abî Habîb : lecture probable « ابن أبي حبيب ». Texte arabe imprimé : ويزيد هو ابن حبيب كلاهما

(Le don (hiba)) Les voisins de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) d'entre les Ansâr : Saʿd ibn ʿUbâda, ʿAbd Allâh ibn ʿAmr ibn Harâm, Abû Ayyûb Khâlid ibn Zayd et Asʿad ibn Zurâra. Le jeune charpentier : son nom a été donné dans [le Livre du] vendredi. Le Bédouin qui était à sa droite n'est pas nommé, et s'est mépris celui qui a dit que c'était Khâlid ibn al-Walîd, comme nous l'avons exposé. Le mari de Barîra, vis-à-vis duquel elle reçut le choix, se nomme Mughîth. Le hadith de ʿÂ'isha : « Les épouses de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) formaient deux partis » : l'autre parti, Umm Salama et le reste des épouses, ce sont Juwayriya bint al-Hârith al-Khuzâʿiyya, Maymûna bint al-Hârith al-Hilâliyya, Zaynab bint Jahsh et Umm Habîba. « Hishâm ibn ʿUrwa, d'après un homme, d'après az-Zuhrî » : l'homme de Quraysh n'est pas nommé, ni l'homme qui était d'entre les affranchis (mawâlî). Abû Marwân, c'est Yahyâ ibn Abî Zakariyyâ Yahyâ al-Ghassânî. Le présent que fit à an-Nuʿmân ibn Bashîr son père, Bashîr ibn Saʿd al-Ansârî, était un jeune esclave, mais celui-ci n'est pas nommé ; la mère d'an-Nuʿmân est ʿAmra bint Rawâha. La servante de Maymûna n'est pas nommée non plus. « ʿAmr » : c'est Ibn al-Hârith ; « et Yazîd » : c'est Ibn Habîb, tous deux d'après Bukayr, qui est Ibn ʿAbd Allâh ibn al-Ashajj. Ibn al-Lutbiyya al-Azdî se nomme ʿAbd Allâh. * Le hadith d'Abû Hurayra : « Un homme vint à l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) et dit : “Je suis perdu” » : il a déjà été traité dans [le Livre du] jeûne ; on y trouve : « Un homme des Ansâr apporta un faraq (grande mesure) contenant des dattes » : il n'est pas nommé ; et s'il est avéré que celui qui « se consumait » était Salama ibn Sakhr, cet homme est Farwa ibn ʿAmr al-Bayâdî. Le hadith de Sahl ibn Saʿd a été traité peu avant.

(Sa parole : « Et al-Hasan ibn ʿAlî fit don à un homme de sa dette ») L'homme n'est pas nommé. Le hadith d'Abû Hurayra : « Un homme avait une créance » a déjà été traité dans [le Livre du] mandat. « Ibn Fudayl nous a rapporté » : c'est Muhammad, comme on l'a vu, d'après son père Fudayl ibn Ghazwân ad-Dabbî.

Passage douteuxImprimé الشادة, probablement الشاة (« la brebis ») ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : التي أهدت الشادة التي فيها سم

(Sa parole à Fâtima : « Tu l'enverras à Untel ») Il n'est pas nommé. La parole de ʿAlî : « Je la partageai entre mes femmes » : dans une autre version de Muslim : « entre les Fâtima », qui sont Fâtima bint Asad, sa mère, Fâtima fille du Prophète (paix et bénédictions sur lui), son épouse, et Fâtima bint Hamza, la fille de son oncle paternel ; Ibn Abî d-Dunyâ l'a rapporté dans le Kitâb al-hadiyya. Al-Qurtubî a mentionné également parmi elles Fâtima bint al-Walîd ibn ʿUtba ibn Rabîʿa, ce qui est discutable, et ʿIyâd a dit : il semble que ce soit Fâtima bint Shayba ibn Rabîʿa, l'épouse de ʿAqîl ibn Abî Tâlib. Ukaydir de Dûma se nomme ʿAbd al-Malik. Le hadith d'Abû Humayd et d'autres a déjà été traité. La Juive qui offrit la brebis contenant du poison est Zaynab bint al-Hârith, la nièce de Marhab, épouse de Sallâm ibn Mishkam. Le hadith de ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Bakr : « Et voici qu'un homme avait un sâʿ de nourriture » : il n'est pas nommé, ni le polythéiste propriétaire des moutons. Le hadith d'Ibn ʿUmar : « ʿUmar (qu'Allah l'agrée) vit un habit sur un homme qui le vendait » : c'est ʿUtârid ibn Hâjib ; on y trouve : « ʿUmar l'envoya à un frère à lui, d'entre les habitants de La Mecque, avant qu'il n'embrasse l'islam » : c'est ʿUthmân ibn Hakîm, son frère utérin. Le hadith selon lequel les fils de Suhayb revendiquèrent deux maisons : les noms des enfants de Suhayb sont Hamza, Saʿd, Sâlih, Sayfî, ʿAbbâd, ʿUthmân et Muhammad, et ils ont rapporté de lui le hadith. Le hadith de ʿUmar : « Je donnai un cheval [pour le combat dans le sentier d'Allah], et celui qui l'avait le négligea » : il n'est pas nommé ; al-Wâqidî a mentionné que le nom du cheval était al-Ward, que Tamîm ad-Dârî l'avait offert au Prophète (paix et bénédictions sur lui), et que celui-ci l'avait donné à ʿUmar. Le hadith de Jâbir sur les trois poignées : il est mentionné dans [le Livre de] la capitation (jizya) que chaque poignée était de cinq cents. La parole de ʿÂ'isha : « Lève ton regard vers ma servante » : celle-ci n'est pas nommée. Umm Ayman se nomme Baraka. Abû Kabsha as-Salûlî n'a pas de nom connu, comme l'a dit Abû Hâtim ; al-Hâkim s'est mépris dans al-Madkhal en le nommant al-Barâ' ibn Qays, et le Hâfiz ʿAbd al-Ghanî ibn Saʿîd l'a, à juste titre, déclaré dans l'erreur sur ce point. Le hadith d'Abû Saʿîd : « Un Bédouin vint au Prophète (paix et bénédictions sur lui) et l'interrogea sur l'Hégire » : il n'est pas nommé. Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Il sortit vers une terre où frémissaient les cultures et dit : “À qui est-elle ?” On répondit : “À Untel” » : cet homme n'est pas nommé. L'histoire de Sâra a déjà été traitée vers la fin [du Livre] des ventes.

Le Livre des témoignages (Kitâb ash-shahâdât)

(Sa parole, dans le hadith de la calomnie (al-ifk) : « Qui me disculpera au sujet d'un homme… ») Il s'agit de ʿAbd Allâh ibn Ubayy. (« Ils ont mentionné un homme ») : il s'agit de Safwân ibn al-Muʿattal as-Sulamî. La femme de Rifâʿa al-Qurazî s'appelait Suhayma ; on a dit autre chose, comme on le verra dans le Livre du mariage. * Le hadith de ʿUqba ibn al-Hârith, selon lequel il épousa une fille d'Abû Ihâb : il s'agit d'Umm Yahyâ, dont le nom est Ghaniyya. Le hadith d'Anas sur les deux convois funèbres, ainsi que le hadith d'Abû l-Aswad d'après ʿUmar sur le même sujet, ont été vus dans le Livre des funérailles, où l'on a vu que celui qui interroge dans le hadith d'Anas est ʿUmar. La parole d'Aflah à ʿÂ'isha : « La femme de mon frère t'a allaitée du lait de mon frère » : le nom de son frère est Wâ'il, et l'on a dit al-Jaʿd. Le nom de la fille de Hamza est Umâma ; on a dit ʿUmâra, et l'on a dit autre chose. L'oncle de lait de Hafsa n'est pas nommé. Le frère de lait de ʿÂ'isha : on a dit que c'est ʿAbd Allâh ibn Yazîd, ce qui est une erreur, car celui-ci est un Successeur (tâbiʿî). Les noms des deux compagnons de Kaʿb ibn Mâlik sont Hilâl et Murâra, comme on le mentionnera dans le Livre des expéditions (al-Maghâzî). Le nom de la femme qui vola lors de la Conquête est Fâtima bint Abî l-Aswad ibn ʿAbd Allâh ibn al-Aswad. * Le hadith d'an-Nuʿmân ibn Bashîr : le nom de sa mère et d'autres ont été donnés dans le Livre de la donation. Abû Jamra, qui rapporte d'après Zahdam, est Nasr ibn ʿImrân ad-Dubaʿî. « Ibn ʿAbbâs envoyait un homme quand le soleil s'était couché » : il n'est pas identifié.

(Sa parole : « Et il a admis son témoignage ») : c'est-à-dire celui de l'aveugle. (« Qâsim ») : c'est-à-dire Ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh ibn Masʿûd ; c'est ce qui m'était apparu, puis il s'est avéré qu'il s'agit d'Ibn Muhammad ibn Abî Bakr, et cela se trouve dans les Sunan de Saʿîd ibn Mansûr. (« Et Samura ibn Jundab a admis le témoignage d'une femme voilée ») : je ne connais pas le nom de cette femme. * Le hadith de ʿÂ'isha : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) entendit un homme réciter dans la mosquée » : il s'agit de ʿAbd Allâh ibn Yazîd al-Ansârî, le lecteur. ʿAbd al-Ghanî a prétendu qu'il s'agit d'al-Khatmî, mais dans la version qu'il a citée, sa filiation n'est pas indiquée ainsi ; Ibn Manda a distingué entre lui et al-Khatmî, et il a eu raison.

Passage douteuxImprimé « مسطع » (Mistaʿ), forme gardée ; lecture probable « مسطح » : Mistah ibn Uthâtha. Texte arabe imprimé : الذين تكلموا في الإفك مسطع بن أثاثة

(Sa parole : « Et ʿAbbâd ibn ʿAbd Allâh a ajouté ») : il s'agit d'Ibn az-Zubayr. (« D'après ʿÂ'isha : le Prophète (paix et bénédictions sur lui) fit la prière nocturne dans ma maison et entendit la voix de ʿAbbâd ») : il s'agit d'Ibn Bishr ibn Waqsh. La servante noire qui allaita Umm Yahyâ, fille d'Abû Ihâb, n'est pas nommée. Ceux qui parlèrent dans la calomnie sont Mistaʿ ibn Uthâtha, Hassân ibn Thâbit et Hamna bint Jahsh, et leur chef était ʿAbd Allâh ibn Ubayy ibn Salûl. Quant à la femme des Ansâr, elle n'est pas nommée.

Passage douteuxImprimé « أبي بكر » (Abû Bakr), forme gardée ; le hadith de l'éloge est celui d'Abû Bakra : lecture probable « أبي بكرة ». Texte arabe imprimé : حديث أبي بكر وأبى موسى معا Imprimé « ذي النجادين » (Dhû n-Nijâdayn), forme gardée ; le Compagnon est connu comme ʿAbd Allâh Dhû l-Bijâdayn (ذي البجادين), lecture probable. Texte arabe imprimé : بعبد الله ذي النجادين كما بينته

(Sa parole : « Et Abû Jamîla a dit ») : il s'agit de Sunayn. « J'ai trouvé un enfant abandonné » : il n'est pas nommé. (« Mon chef de groupe (ʿarîf) a dit : c'est un homme vertueux ») : le nom du chef de groupe est Sinân, selon ce qu'a mentionné le shaykh Abû Hâmid al-Isfarâ'înî dans sa Taʿlîqa. Le hadith d'Abû Bakr et d'Abû Mûsâ ensemble : « Un homme fit l'éloge d'un autre homme » : ils ne sont pas nommés ; il est possible de nommer celui qui fit l'éloge Mihjan ibn al-Adraʿ, et celui qui en fut l'objet ʿAbd Allâh Dhû n-Nijâdayn, comme je l'ai exposé dans le Livre du bon comportement (al-Adab) du commentaire.

Passage douteuxImprimé « وجده », peu cohérent ici ; lu « وجدة » : « la grand-mère dont parle al-Hasan ibn Sâlih n'est pas nommée ». Texte arabe imprimé : وجده الحسن ابن صالح لم يسم Imprimé « أفام », coquille évidente pour « أقام » : « un homme mit en vente une marchandise ». Texte arabe imprimé : العوام هو ابن حوشب أفام رجل سلعة Imprimé « ابن أم العلاء » (Ibn Umm al-ʿAlâ'), forme gardée ; le hadith est celui d'Umm al-ʿAlâ' elle-même : lecture probable « حديث أم العلاء ». Texte arabe imprimé : حديث ابن أم العلاء امرأة من نسائهم

(Sa parole : « Et Mughîra a dit : j'ai eu ma première pollution nocturne ») : il s'agit d'Ibn Miqsam ad-Dabbî. La grand-mère dont parle al-Hasan ibn Sâlih n'est pas nommée. Celui qui fut en litige avec al-Ashʿath ibn Qays est al-Jafshîsh, comme on l'a vu. La femme de Hilâl ibn Umayya s'appelait Khawla bint ʿÂsim ; Ibn Manda l'a rapporté. Le hadith d'Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) proposa le serment à des gens, et ils se précipitèrent » : ils ne sont pas nommés. Al-ʿAwwâm est Ibn Hawshab. « Un homme mit en vente une marchandise et jura » : il n'est pas nommé. * Le hadith de Talha : « Un homme vint » : on dit qu'il s'agit de Dimâm ibn Thaʿlaba, et cela a été vu dans le Livre de la foi. D'après Saʿîd ibn Jubayr : « Un juif parmi les gens d'al-Hîra m'interrogea » : il n'est pas nommé. Le hadith d'Ibn Umm al-ʿAlâ' : « une femme parmi leurs femmes » : on dit qu'elle est la mère de Khârija, qui rapporte d'après elle.

(Chapitre : la réconciliation) * Le hadith de Sahl ibn Saʿd : « Des gens des Banû ʿAmr ibn ʿAwf » : ils ne sont pas nommés. Et sa parole, dans ce hadith : « avec des gens parmi ses Compagnons » : parmi eux ont été nommés Ubayy ibn Kaʿb et Suhayl ibn Baydâ', chez at-Tabarânî. Muʿtamir : « J'ai entendu mon père » : il s'agit de Sulaymân at-Taymî. « Un homme des Ansâr parmi eux dit : l'âne de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) sent meilleur que toi » : il s'agit de ʿAbd Allâh ibn Rawâha ; Usâma ibn Zayd l'a nommé dans son hadith, comme on le verra dans l'exégèse de la sourate Âl ʿImrân. Et sa parole : « Un homme de son clan se mit en colère pour ʿAbd Allâh » : je ne le connais pas. * Le hadith : « Un Bédouin vint trouver le Prophète (paix et bénédictions sur lui) et dit : mon fils était employé (ʿasîf) chez celui-ci » : il contient plusieurs personnes non nommées, et l'on a vu qu'aucune d'elles n'est nommée. Et sa parole dans le hadith : « J'interrogeai les gens de science, et ils m'informèrent » : Ibn Saʿd a mentionné dans les Tabaqât, d'après le hadith de Sahl ibn Abî Hathma, que ceux qui donnaient des avis juridiques du temps de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) étaient trois des Émigrés — ʿUmar, ʿAlî et ʿUthmân — et trois des Ansâr — Ubayy ibn Kaʿb, Muʿâdh ibn Jabal et Zayd ibn Thâbit ; d'après Ibn ʿUmar, qui a dit : « Abû Bakr et ʿUmar donnaient des avis juridiques du temps du Prophète (paix et bénédictions sur lui) » ; et d'après Khirâsh al-Aslamî : « ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf était de ceux qui donnaient des avis juridiques du temps du Prophète (paix et bénédictions sur lui). » * Le hadith d'al-Barâ' sur l'histoire de la fille de Hamza : son nom a été donné plus haut. « Mu'ammal n'a pas mentionné » : il s'agit d'Ibn Ismâʿîl. Et Abû Jandal s'appelle ʿAbd Allâh.

(Sa parole : « Al-Fazârî a ajouté ») : il s'agit de Marwân ibn Muʿâwiya. Sufyân d'après Abû Mûsâ : il s'agit d'Isrâ'îl. « J'ai entendu al-Hasan » : il s'agit d'al-Basrî. Le hadith de ʿÂ'isha : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) entendit la voix de plaideurs aux voix élevées » : il s'agit de ʿAbd Allâh ibn Abî Hadrad et de Kaʿb ibn Mâlik, comme ils sont nommés explicitement dans une autre version chez l'auteur, plus haut et plus loin. * Le hadith d'az-Zubayr, selon lequel il fut en litige avec un homme des Ansâr, a été vu ; on a dit qu'il s'agit de Thaʿlaba ibn Hâtib, et l'on a dit autre chose. Le hadith d'al-Barâ' sur l'histoire de la trêve d'al-Hudaybiya et de la ʿumra de l'accomplissement (ʿumrat al-qadiyya) : on y trouve : « Lorsqu'il eut séjourné trois jours, ils lui ordonnèrent de sortir » : l'émissaire qui lui transmit cela était Huwaytib ibn ʿAbd al-ʿUzzâ ; at-Tabarânî l'a rapporté dans al-Kabîr, d'après le hadith d'Ibn ʿAbbâs.

(Les conditions) Al-Aʿmash et Abû Ishâq d'après Sâlim : il s'agit d'Ibn Abî l-Jaʿd. Hanzala az-Zuraqî est Ibn Qays. « Un homme parmi les Bédouins dit : juge entre nous selon le Livre d'Allah » : cela a été vu peu avant.

Passage douteuxLe paragraphe s'arrête sur « اسمه » (« son nom ») sans que le nom soit donné : lacune probable de l'imprimé ou de la saisie. Texte arabe imprimé : أتاه أحد بنى أبى الحقيق) اسمه

(Sa parole : « Lorsque ʿUmar fut résolu à cela, l'un des Banû Abî l-Huqayq vint le trouver ») : son nom

(Sa parole, dans le hadith d'al-Hudaybiya : « Il tira une flèche de son carquois, puis leur ordonna de la placer dedans ») : Ibn Saʿd a rapporté, par la voie d'Abû Marwân : « Quatorze hommes parmi les Compagnons m'ont rapporté que celui qui descendit dans le puits était Nâjiya ibn al-Aʿjam » ; on a dit qu'il s'agit de Nâjiya ibn Jundab, on a dit al-Barâ' ibn ʿÂzib, et on a dit ʿAbbâd ibn Khâlid — il l'a rapporté d'après al-Wâqidî ; et il est dit dans al-Istîʿâb : Khâlid ibn ʿUbâda. On y trouve : « Un homme des Banû Kinâna dit : laissez-moi aller à lui. Ils dirent : va à lui » : il s'agit d'al-Hulays ibn ʿAlqama, chef des Ahâbîsh ; az-Zubayr ibn Bakkâr l'a mentionné dans al-Ansâb. Abû Jandal s'appelle ʿAbd Allâh, comme on l'a vu. On y trouve : « Il appela son barbier, qui le rasa » : an-Nawawî a mentionné qu'il s'agit de Khirâsh ibn Umayya. On y trouve : « ʿUmar répudia ce jour-là deux femmes qu'il avait du temps du polythéisme » : il s'agit de Qurayba bint Abî Umayya et d'Umm Kulthûm bint Abî Jarwal al-Khuzâʿiyya, comme on le verra aussi dans le Sahîh. On y trouve : « Abû Basîr vint le trouver » : il s'agit de ʿUtba ibn Asîd ibn Jâriya ath-Thaqafî. (« Ils envoyèrent deux hommes à sa recherche ») : il s'agit de Juhaysh ibn Jâbir, des Banû ʿÂmir ibn Lu'ayy — Mûsâ ibn ʿUqba l'a nommé, et c'est lui qui fut tué, comme l'ont affirmé al-Balâdhurî et Ibn Saʿd, mais tous deux ont dit : Khunays ibn Jâbir — et l'autre est un affranchi à lui, nommé Kawthar. Ceux qui envoyèrent [un message] au Prophète (paix et bénédictions sur lui) pour réclamer Abû Basîr sont al-Akhnas ibn Sharîq et Azhar ibn ʿAbd ʿAwf ; Ibn Saʿd l'a rapporté.

(Sa parole, dans ce même hadith : « Al-Mughîra avait accompagné des gens au temps de l'Ignorance ») : al-Wâqidî a mentionné qu'al-Mughîra se rendit, avec un groupe des Banû Mâlik, de Thaqîf eux aussi, auprès d'al-Muqawqis ; celui-ci leur fit des dons et se montra chiche envers al-Mughîra. Lorsqu'ils revinrent, ils s'assirent en un lieu pour boire ; al-Mughîra s'abstint de boire avec eux jusqu'à ce qu'ils fussent ivres et endormis ; il se leva alors, les tua tous et prit tout ce qu'ils avaient. Il rapporta ensuite l'histoire, et comment son oncle paternel ʿUrwa ibn Masʿûd s'employa à arranger son affaire avec son clan des Banû Mâlik. Il a dit : « Les tués étaient au nombre de treize hommes, et ʿUrwa prit à sa charge treize prix du sang. » C'est là le sens de sa parole : « Je m'emploie [à réparer] ta perfidie. » ʿAbd ar-Razzâq a rapporté, d'après Maʿmar, qui a dit : « J'ai entendu dire qu'aucun d'eux n'en réchappa, sauf ash-Sharîd ; c'est pourquoi il fut nommé ash-Sharîd (le fugitif), alors qu'auparavant il s'appelait Mâlik. »

(Les testaments)

(Sa parole : « Qu'Allah fasse miséricorde à Ibn ʿAfrâ' ») Ainsi ici ; dans la plupart des versions : Saʿd ibn Khawla. Il est possible que Khawla soit le nom de son père et ʿAfrâ' celui de sa mère ; il est des Banû ʿÂmir ibn Lu'ayy. Dans ce hadith : « Il n'avait alors qu'une fille » : il s'agit d'Umm al-Hakam l'aînée, dont la mère était une fille de Shihâb ibn ʿAbd Allâh ibn al-Hârith ibn Zuhra ; elle était la sœur germaine d'Ishâq l'aîné, d'après qui Saʿd ibn Abî Waqqâs portait sa kunya. A fait erreur celui qui a dit qu'il s'agit de ʿÂ'isha, car ʿÂ'isha était la plus jeune de ses enfants et elle vécut jusqu'à ce que Mâlik ibn Anas la rencontrât ; cela a été vu dans le Livre des funérailles. L'histoire du fils de la servante de Zamʿa a été vue à plusieurs reprises, ainsi que le fait que son nom est ʿAbd ar-Rahmân ; sa mère n'est pas nommée. Le hadith d'Anas : « Un juif écrasa la tête d'une jeune fille » : ni l'un ni l'autre ne sont nommés. * Le hadith d'Abû Hurayra : « Un homme dit : quelle aumône est la meilleure ? » : il n'est pas nommé. Quant à la femme de Râfiʿ ibn Khadîj, la Fazâriyya, je ne connais pas son nom.

Passage douteuxImprimé « يوسق », probablement « يسوق » : « celui qui conduisait la bête de sacrifice ». Texte arabe imprimé : في الذي كان يوسق البدنة

(Chapitre : le waqf) Le hadith d'Anas et d'Abû Hurayra sur celui qui conduisait la bête de sacrifice (badana) : il n'est pas nommé. Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « La mère de Saʿd ibn ʿUbâda mourut alors qu'il était absent » : on a vu que sa mère s'appelait ʿAmra ; Saʿd était absent, à l'expédition de Dûmat al-Jandal avec l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui), en l'an 5 de l'Hégire. Le hadith de ʿÂ'isha : « Un homme dit : ma mère a été emportée subitement » : il s'agit de Saʿd ibn ʿUbâda. * Le hadith d'Abû ʿAbd ar-Rahmân as-Sulamî : « ʿUthmân se montra à eux d'en haut lorsqu'il était assiégé et dit : je vous adjure par Allah… » [et le reste du] hadith ; à la fin : « Ils lui donnèrent raison » : chez an-Nasâ'î et Abû Dâwûd at-Tayâlisî, par la voie d'al-Ahnaf ibn Qays, parmi ceux qui lui donnèrent raison en cela figurent ʿAlî ibn Abî Tâlib, Talha, az-Zubayr et Saʿd ibn Abî Waqqâs. Le hadith d'Ibn ʿUmar : « ʿUmar fit don d'un cheval [pour la cause d'Allah], sur lequel il fit monter un homme, puis celui-ci voulut le vendre… » [et le reste du] hadith : cet homme n'est pas nommé.

(Sa parole : « Un homme des Banû Sahm sortit ») : il s'agit de Buzayl ibn Mâriya. Dans ce hadith : « Deux hommes parmi ses proches se levèrent » : il s'agit de ʿAmr ibn al-ʿÂs — at-Tabarî l'a rapporté d'après le hadith de Tamîm ad-Dârî — et de l'autre, al-Muttalib ibn Abî Wadâʿa, tous deux des Banû Sahm ; ʿAbd al-Ghanî ibn Saʿîd ath-Thaqafî l'a rapporté dans son Tafsîr, d'après le hadith de ʿAtâ' d'après Ibn ʿAbbâs.

(Avertissement) بزيل (Buzayl) : avec u sur la lettre à un point dessous (b) ou sur le n, et avec a sur le z, suivi de la lettre à deux points dessous (y), la dernière des lettres, puis d'un l : voilà la forme connue. Dans beaucoup de versions on trouve بريل (Burayl), avec la lettre à un point dessous puis un r ; dans certaines, بديل (Budayl), avec la lettre à un point dessous et un d. Chez at-Tirmidhî et at-Tabarî : Ibn Abî Maryam ; et chez at-Tabarî, dans une autre version : Ibn Abî Mâriya. Et Allah sait mieux.

Le Livre du jihad (Kitâb al-jihâd)

Musaddad nous a rapporté : Khâlid nous a rapporté — il s'agit d'Ibn ʿAbd Allâh at-Tahhân. Le hadith d'Abû Hurayra : « Un homme vint et dit : indique-moi une œuvre qui équivaille au jihad » : je ne connais pas son nom. Le hadith d'Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) : « Celui qui croit en Allah et accomplit la prière… » [et le reste du] hadith ; on y trouve : « Un homme dit : ô Envoyé d'Allah, ne vais-je pas annoncer la bonne nouvelle aux gens ?… » : celui qui demanda la permission à ce sujet est Muʿâdh ibn Jabal — at-Tirmidhî l'a rapporté d'après son hadith — ou Abû d-Dardâ', comme cela figure chez at-Tabarânî, et l'origine s'en trouve chez an-Nasâ'î. Le hadith d'Abû Saʿîd : « On dit : ô Envoyé d'Allah » : cela a été vu dans le Livre de la foi. Mûsâ nous a rapporté : Jarîr nous a rapporté — il s'agit d'Ibn Hâzim. Les deux hommes sont Jibrîl et Mîkâ'îl. Muʿâwiya ibn ʿAmr : Abû Ishâq nous a rapporté — il s'agit d'al-Fazârî.

(Sa parole : « La première fois que les musulmans prirent la mer, avec Muʿâwiya ») : cela eut lieu sous le califat de ʿUthmân ; leur expédition visait Chypre, et c'est là que mourut Umm Harâm.

Passage douteuxImprimé « البكاري » (al-Bakkârî), forme gardée ; le rapporteur est Ziyâd ibn ʿAbd Allâh al-Bakkâ'î : lecture probable « البكائي ». Texte arabe imprimé : حدثنا زياد هو ابن عبد الله البكاري

(Sa parole : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) envoya des gens des Banû Sulaym vers les Banû ʿÂmir, au nombre de soixante-dix ») : c'est-à-dire des Ansâr. Cette expédition est celle de Bi'r Maʿûna, dont il sera question dans le Livre des expéditions. Il a dit : « Lorsqu'ils arrivèrent, mon oncle maternel leur dit » : il s'agit de Harâm ibn Milhân, frère d'Umm Sulaym. Il a dit : « Ils firent signe à l'un d'eux, qui le transperça » : il s'agit de ʿÂmir ibn at-Tufayl. Il a dit : « Ils les tuèrent, sauf un homme boiteux » : il s'agit de Kaʿb ibn Zayd al-Ansârî, des Banû Umayya ibn Zayd, comme chez al-Ismâʿîlî. Hammâm a dit : « Et je pense qu'un autre était avec lui » : il s'agit de ʿAmr ibn Umayya ad-Damrî, comme dans la Sîra. Jundab ibn Sufyân est Jundab ibn ʿAbd Allâh ibn Sufyân al-ʿAlaqî al-Bajalî, rattaché à son grand-père. ʿAmr ibn Zurâra nous a rapporté : Ziyâd nous a rapporté — il s'agit d'Ibn ʿAbd Allâh al-Bakkârî. * Le hadith d'al-Barâ' : « Un homme couvert de fer vint trouver le Prophète (paix et bénédictions sur lui) et dit : dois-je combattre, ô Envoyé d'Allah, ou embrasser l'islam ?… » [et le reste du] hadith : je ne connais pas le nom de cet homme, mais c'est un Ansârî des Aws, des Banû n-Nabît, comme cela figure chez Muslim. Le hadith d'Anas : « Umm ar-Rubayyiʿ bint al-Barâ', qui est la mère de Hâritha ibn Surâqa » : (Je dis) c'est ainsi que cela figure ici ; mais chez al-Ismâʿîlî et at-Tirmidhî : « ar-Rubayyiʿ bint an-Nadr », qui est la tante paternelle d'Anas et l'épouse de Surâqa, père de Hâritha ; et c'est cela qui est juste. Shuʿba d'après ʿAmr : il s'agit d'Ibn Murra.

(Sa parole : « Un homme vint et dit : l'homme combat pour le butin… ») : il s'agit de Lâhiq ibn Dumayra, comme on l'a vu ; et dans un fascicule des hadiths d'Abû Bakr ibn Abî l-Hadîd, au début, il est dit que c'est Muʿâdh ibn Jabal qui posa cette question. Ibrâhîm ibn Mûsâ nous a rapporté : ʿAbd al-Wahhâb nous a informés — il s'agit d'Ibn ʿAbd al-Majîd ath-Thaqafî — : Khâlid nous a rapporté — il s'agit d'al-Hadhdhâ'.

Passage douteuxImprimé « إسحاق » (Ishâq), forme gardée ; il s'agit d'Abû Ishâq al-Fazârî, comme ailleurs dans le segment : lecture probable « أبو إسحاق ». Texte arabe imprimé : معاوية بن عمرو حدثنا إسحاق هو الفزاري

(Sa parole : « Nous allâmes le trouver alors que lui et son frère étaient dans un jardin ») : il s'agit de Qatâda ibn an-Nuʿmân, son frère utérin ; c'est ce qu'a dit l'un d'eux, et c'est une erreur, car Qatâda mourut sous le califat de ʿUmar, alors que celui-ci vécut jusqu'au califat de Muʿâwiya, puisque ʿAlî ibn ʿAbd Allâh ibn ʿAbbâs naquit à la fin du califat de ʿAlî. Je n'ai pas vu dans les ouvrages de généalogie que Mâlik ibn Sinân, père d'Abû Saʿîd al-Khudrî, ait eu un enfant mâle autre qu'Abû Saʿîd ; et Allah sait mieux. * Le hadith de Jâbir au sujet de la fille de ʿAmr ou de la sœur de ʿAmr : il s'agit de Hind ou de Fâtima, comme on l'a vu. Muʿâwiya ibn ʿAmr : Ishâq nous a rapporté — il s'agit d'al-Fazârî. ʿAmr ibn Maymûn al-Awdî : « Saʿd… » : il s'agit d'Ibn Abî Waqqâs.

(Sa parole : « Et l'on dit : le singulier de ثبات (thubât) est ثبة (thuba) ») : celui qui l'a dit est Abû ʿUbayda Maʿmar ibn al-Muthannâ, et cela se trouve dans son livre al-Majâz. Le hadith d'Anas : « Son frère fut tué avec moi » : il s'agit de Harâm ibn Milhân ; ce qu'on entend par « avec » est la compagnie qui convient, car il ne fut tué qu'à Bi'r Maʿûna, comme on l'a vu. Sufyân est ath-Thawrî. « Mansûr m'a rapporté » : il s'agit d'Ibn al-Muʿtamir. Le hadith d'Abû Hurayra : « L'un des fils de Saʿîd ibn al-ʿÂs dit » : cela viendra dans le Livre des expéditions, à l'expédition de Khaybar. Shuʿba d'après Abû Ishâq : il s'agit d'as-Sabîʿî. Le hadith d'Abû Saʿîd al-Khudrî : « Un homme se leva et dit : le bien peut-il amener le mal ? » : cela a été vu au début du livre. ʿAbd al-Wârith : al-Husayn nous a rapporté — il s'agit d'al-Muʿallim — : Yahyâ m'a rapporté — il s'agit d'Ibn Abî Kathîr. Le hadith de Mâlik ibn al-Huwayrith a été vu dans le Livre de la prière, ainsi que le fait que son compagnon mentionné est son cousin paternel, et qu'il est Laythite. Abû Nuʿaym nous a rapporté : Zakariyyâ nous a rapporté — il s'agit d'Ibn Abî Zâ'ida —, d'après ʿÂmir — il s'agit d'ash-Shaʿbî. Abû l-Ahwas d'après Abû Ishâq : il s'agit d'as-Sabîʿî. Le montant du prix du chameau de Jâbir a été vu dans le Livre des conditions. Le hadith d'al-Barâ' au jour de Hunayn : « Un homme lui dit : avez-vous fui le jour de Hunayn ? » : cet homme n'est pas nommé, mais il figure dans le Livre des expéditions qu'il était de Qays. On y trouve : « Je l'ai vu sur sa mule blanche, et Abû Sufyân tenait sa bride » : cet Abû Sufyân est Ibn al-Hârith ibn ʿAbd al-Muttalib, cousin paternel du Prophète (paix et bénédictions sur lui), et non Abû Sufyân ibn Harb, père de Muʿâwiya. ʿAbd Allâh ibn Muhammad nous a rapporté — il s'agit d'al-Musnadî — : Muʿâwiya nous a rapporté — il s'agit d'Ibn ʿAmr — : Abû Ishâq nous a rapporté — il s'agit d'al-Fazârî. Le hadith d'Anas : « Al-ʿAdbâ' n'était jamais dépassée ; un Bédouin vint et la dépassa » : ce Bédouin n'est pas nommé. Le hadith d'Anas : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) entra chez la fille de Milhân » : il s'agit d'Umm Harâm ; on y trouve : « Elle prit la mer avec la fille de Qaraza » : il s'agit de Fâkhita bint Qaraza ibn ʿAbd ʿAmr ibn Nawfal ibn ʿAbd Manâf ; elle naquit du vivant du Prophète (paix et bénédictions sur lui), son père mourut mécréant, et son frère, nommé Muslim, fut tué le jour du Chameau ; elle était l'épouse de Muʿâwiya ibn Abî Sufyân. * Le hadith d'Anas : « Elles portaient en sautillant (تنقزان, tanquzân) les outres », « et un autre a dit : elles transportaient (تنقلان, tanqulân) » : il s'agit de Jaʿfar ibn Mihrân. Le hadith de ʿUmar ibn al-Khattâb : « Umm Salît y a plus droit » : son nom n'est pas connu ; Ibn Saʿd a mentionné qu'elle était la fille de Qays ibn ʿUbayd ibn Ziyâd, des Banû Mâzin, et qu'on l'appelait Umm Salît parce que le nom de son fils était Salît. Et sa parole : « L'un de ceux qui étaient auprès de lui dit » : celui qui parla n'est pas nommé. Le hadith d'Abû Mûsâ al-Ashʿarî : « Abû ʿÂmir fut atteint d'une flèche » : il s'agit de son oncle paternel. Ismâʿîl ibn Zakariyyâ : ʿÂsim nous a rapporté — il s'agit d'Ibn Sulaymân al-Ahwal. L'époux de Safiyya bint Huyayy, dans le hadith d'Anas, est Kinâna ibn ar-Rabîʿ. Hammâd ibn Zayd d'après Yahyâ : il s'agit de Yahyâ ibn Saʿîd al-Ansârî. Le hadith de Sahl ibn Saʿd : « Personne parmi nous n'a fait aujourd'hui aussi bien que Untel » : il s'agit de Quzmân ; on y trouve : « Un homme parmi les gens dit : je serai son compagnon » : il s'agit d'Aktham ibn Abî l-Jawn al-Khuzâʿî. Le hadith de Salama ibn al-Akwaʿ : « Tirez, et je suis avec les Banû Untel » : je n'ai pas vu de précision sur le clan mentionné, si ce n'est que dans une autre version : « et je suis avec les Banû l-Adraʿ » ; parmi eux ont été nommés Mihjan et Salama. Al-Adraʿ est un surnom, et son nom est Dhakwân. Chez Ibn Ishâq, dans al-Maghâzî, d'après Sufyân ibn Farwa al-Aslamî, d'après des anciens de son clan parmi les Compagnons, qui ont dit : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) passa alors que nous faisions un concours de tir. Tandis que Mihjan rivalisait avec un homme d'entre nous, il dit : “Tirez.” Nadla jeta alors son arc devant lui et dit : “Par Allah, je ne tirerai pas contre Mihjan alors que tu es avec lui.” Il dit : “Tirez, et je suis avec vous tous.” » On connaît ainsi le nom de celui qui dit : « Comment tirerions-nous ? » : c'est Nadla al-Aslamî. Il est possible que ce soit Abû Barza, car son nom est Nadla ibn ʿUbayd. Et chez at-Tabarânî, d'après le hadith de Hamza ibn ʿAmr al-Aslamî, dans ce hadith : « et je suis avec Mihjan ibn al-Adraʿ ».

(Sa parole : « Et certains ont dit : al-Luhayf ») : c'est la version d'al-Wâqidî d'après Ibn ʿAbbâs, avec sa chaîne mentionnée. Le hadith de Sahl : « Lorsque le casque du Prophète (paix et bénédictions sur lui) fut brisé, que son visage fut ensanglanté et que sa dent latérale fut brisée » : celui qui brisa le casque est ʿAbd Allâh ibn Shihâb ; celui qui ensanglanta son visage est ʿAbd Allâh — ou ʿAmr — ibn Qami'a ; et celui qui brisa sa dent latérale est ʿUtba ibn Abî Waqqâs. Le hadith de Jâbir : « Et voici qu'un Bédouin était auprès de lui » : il s'agit de Ghawrath ibn al-Hârith, comme on le verra dans le Livre des expéditions. Muhammad ibn al-Muthannâ nous a rapporté : ʿAbd al-Wahhâb nous a rapporté — il s'agit d'ath-Thaqafî. « Et Yaʿlâ a dit » : il s'agit d'Ibn ʿUbayd : al-Aʿmash nous a rapporté. « Et Muʿallâ a dit » : il s'agit d'Ibn Asad : ʿAbd al-Wâhid nous a rapporté — il s'agit d'Ibn Ziyâd. Le hadith d'Anas : « ʿAbd ar-Rahmân » : il s'agit d'Ibn ʿAwf. Jarîr ibn Hâzim : « J'ai entendu al-Hasan » : il s'agit d'Ibn Abî l-Hasan al-Basrî. ʿAmr ibn Khâlid nous a rapporté : Zuhayr nous a rapporté — il s'agit d'Ibn Muʿâwiya — : Abû Ishâq nous a rapporté — il s'agit d'as-Sabîʿî — : « J'ai entendu al-Barâ', alors qu'un homme l'interrogeait » : il s'agit d'un homme de Qays, non nommé. Ibrâhîm ibn Mûsâ nous a rapporté : ʿÎsâ nous a informés — il s'agit d'Ibn Yûnus — : Hishâm nous a informés — il s'agit d'ad-Dastuwâ'î —, d'après Muhammad — il s'agit d'Ibn Sîrîn —, d'après ʿUbayda — il s'agit d'Ibn ʿAmr. * Le hadith d'Ibn Masʿûd : celui qui jeta sur lui le placenta de la chamelle est ʿUqba ibn Abî Muʿayt ; et sa parole : « J'ai oublié le septième » : il s'agit de ʿUmâra ibn al-Walîd. Abû z-Zinâd : « ʿAbd ar-Rahmân ibn Hurmuz » : il s'agit d'al-Aʿraj. Le hadith de ʿAbd Allâh ibn ʿAbbâs : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) envoya sa lettre à Chosroès » : le messager chargé de cela est ʿAbd Allâh ibn Hudhâfa.

(Sa parole : « Abû Sufyân a dit : nous trouvâmes le messager de César dans une partie du Shâm ») : le messager n'est pas nommé, non plus que l'interprète. Le gouverneur de Bosra, on l'a vu, est al-Hârith ibn Abî Shimr. Celui qui porta la lettre d'al-Hârith à César est ʿAdî ibn Hâtim : cela figure dans la version d'Ibn as-Sakan, dans Muʿjam as-sahâba. L'endroit du Shâm où ils se trouvaient est Gaza, où ils faisaient leur commerce, comme dans la version d'Ibn Ishâq. Quant à la caravane qui accompagnait Abû Sufyân, la version d'Ibn as-Sakan dit qu'ils étaient environ vingt hommes, et chez al-Hâkim, dans al-Iklîl, qu'ils étaient trente ; peut-être ce dernier nombre inclut-il leurs suivants, pour concilier les deux versions.

Passage douteuxImprimé « السلمي » (as-Sulamî), forme gardée ; le Compagnon est Hamza ibn ʿAmr al-Aslamî (ainsi plus haut dans le segment) : lecture probable « الأسلمي ». Texte arabe imprimé : من حديث حمزة بن عمرو السلمي أنه

(Sa parole : « Et Ibn Wahb a dit : ʿAmr m'a informé ») : il s'agit d'Ibn al-Hârith, d'après Bukayr — il s'agit d'Ibn ʿAbd Allâh ibn al-Ashajj. Il mentionna le hadith d'Abû Hurayra : « Si vous rencontrez Untel et Untel » — deux hommes de Quraysh qu'il nomma — « brûlez-les par le feu » : il s'agit de Habbâr ibn al-Aswad et de Nâfiʿ ibn ʿAbd ʿAmr ; Ibn Bashkuwâl l'a rapporté par la voie d'Ibn Lahîʿa d'après Bukayr. Dans la Sîra d'Ibn Hishâm, on trouve : Habbâr et Khâlid ibn ʿAbd Qays, et il en est de même dans le Musnad d'al-Bazzâr ; et dans le livre des Compagnons d'Ibn as-Sakan : Habbâr et Nâfiʿ, de Qays. Ce qui est juste est Nâfiʿ ibn ʿAbd Qays ibn Laqît ibn ʿÂmir al-Fihrî, le père de ʿUqba ; al-Balâdhurî l'a établi avec précision. Il a dit : « C'est lui qui piqua le chameau de Zaynab, fille de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui), alors qu'elle était enceinte, et elle fit une fausse couche ; Habbâr était avec lui ; c'est pourquoi l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) ordonna qu'on les brûle. » Et chez at-Tabarânî, d'après le hadith de Hamza ibn ʿAmr as-Sulamî, il est dit qu'il était le chef de ce détachement. Le hadith de ʿAbd Allâh ibn Zayd : « À l'époque d'al-Harra, quelqu'un vint le trouver et lui dit : Ibn Hanzala… » : il s'agit de ʿAbd Allâh ibn Hanzala ibn Abî ʿÂmir ; quant à celui qui vint, son nom ne me revient pas. Ibn Fudayl d'après ʿÂsim : il s'agit d'al-Ahwal. Le frère de Mujâshiʿ s'appelle Mujâlid. D'après Abû Wâ'il, qui a dit : « ʿAbd Allâh a dit » : il s'agit d'Ibn Masʿûd : « Un homme est venu me trouver aujourd'hui » : je dis : son nom ne me revient pas. (La parole de Jâbir : « Mon oncle maternel me rencontra ») : il s'agit de Thaʿlaba ibn Ghanama ; son épouse est Suhayla bint Masʿûd ; quant à ses sœurs, on a vu qu'elles ne sont pas nommées ; et la divergence sur le montant du prix a été vue dans le Livre des conditions.

(Sa parole : « Et ʿAtiyya ibn Qays prit un cheval ») : le propriétaire du cheval n'est pas nommé. Le hadith de Yaʿlâ sur l'histoire de celui qui mordit son employé : on a vu que celui qui mordit est Yaʿlâ, et que l'employé n'est pas nommé.

(Sa parole : « ʿAbda nous a rapporté ») : il s'agit d'Ibn Sulaymân, d'après Hishâm — il s'agit d'Ibn ʿUrwa. La sortie des trois cents eut lieu lors du détachement d'Abû ʿUbayda ibn al-Jarrâh. « Un homme dit : ô ʿAbd Allâh » : celui qui parla est Abû z-Zubayr, comme l'a rapporté Muslim, et il viendra dans le Livre des expéditions ce qui indique qu'il s'agit de Wahb ibn Kaysân ; et celui à qui il s'adressait est Jâbir ibn ʿAbd Allâh, le rapporteur du hadith. * Le hadith de ʿAbd Allâh ibn ʿAmr : « Un homme vint demander la permission de partir au jihad » : il est possible de l'identifier à Jâhima ou à Muʿâwiya ibn Jâhima ; al-Bayhaqî et d'autres l'ont rapporté. Le messager mentionné dans le hadith d'Abû Bashîr al-Ansârî est Zayd ibn Hâritha ; al-Hârith ibn Abî Usâma l'a rapporté dans son Musnad. * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Un homme se leva et dit : ô Envoyé d'Allah, je me suis inscrit pour telle et telle expédition, et j'ai laissé ma femme partie pour le pèlerinage » : je n'ai vu personne qui l'ait nommé. * Le hadith de ʿAlî sur l'histoire de Rawdat Khâkh : le nom de la femme voyageant en litière est Sâra, selon l'opinion répandue ; elle était l'affranchie de ʿAmr ibn Hâshim ibn al-Muttalib. On a dit qu'elle s'appelait Kanûd et avait pour kunya Umm Sâra ; al-Balâdhurî et d'autres l'ont nommée Kanûd et ont dit qu'elle était de Muzayna. Il a mentionné que les destinataires de la lettre étaient Safwân ibn Umayya, Suhayl ibn ʿAmr et ʿIkrima ibn Abî Jahl. Le hadith d'as-Saʿb ibn Jaththâma : « On interrogea le Prophète (paix et bénédictions sur lui) » : dans le Sahîh d'Ibn Hibbân, c'est as-Saʿb qui posa la question. Le hadith d'Ibn ʿUmar : « Une femme fut trouvée tuée lors de l'une des expéditions du Prophète (paix et bénédictions sur lui) » : la femme n'est pas nommée, et cela eut lieu lors de l'expédition de la Conquête. Le hadith d'Abû Hurayra sur le fait de brûler par le feu a été vu peu avant. Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « ʿAlî brûla des gens » : il s'agit des Saba'iyya, partisans de ʿAbd Allâh ibn Saba', qui prétendaient que ʿAlî était leur Seigneur — Allah est bien au-dessus de leurs propos et Il est saint ; et chez Ibn Abî Shayba, il est dit qu'ils étaient des gens qui adoraient les idoles. Le hadith des ʿUraniyyûn : on a vu que le berger est Yasâr. * Le hadith d'Abû Hurayra : « Une fourmi piqua un prophète d'entre les prophètes ; il ordonna qu'on brûle la fourmilière, et elle fut brûlée » : il s'agit de Moïse (Mûsâ) fils de ʿImrân, celui à qui Allah a parlé ; al-Hakîm [at-Tirmidhî] l'a rapporté dans Nawâdir al-usûl, et de même Jaʿfar al-Firyâbî vers la fin du Kitâb al-qadar, d'après le hadith d'Abû Dharr, mawqûf (s'arrêtant au Compagnon). Al-Mundhirî a dit dans at-Targhîb wa t-tarhîb : il s'agit de ʿUzayr. * Le hadith de Jarîr sur Dhû l-Khalasa ; on y trouve : « Le messager de Jarîr dit » : le nom de ce messager est Husayn ibn Rabîʿa, dont la kunya est Abû Artât ; Muslim l'a nommé dans sa version. A fait erreur celui qui l'a nommé Artât, comme si sa kunya avait été prise pour son nom. * Le hadith d'al-Barâ' : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) envoya un petit groupe vers Abû Râfiʿ » : il s'agit de Sallâm ibn Abî l-Huqayq, le juif. Le groupe se composait de ʿAbd Allâh ibn ʿAtîk — c'est lui qui se chargea de le tuer —, de Masʿûd ibn Sinân, de ʿAbd Allâh ibn Unays, d'Abû Qatâda et de Khuzâʿî ibn al-Aswad al-Aslamî ; Ibn Ishâq les a mentionnés. Mûsâ ibn ʿUqba a ajouté Aswad ibn Hizâm, allié des Banû Sawâd ; et Abû Mûsâ a rapporté dans adh-Dhayl, par la voie de Hammâd ibn Salama, qu'il s'agit d'Aswad ibn Abyad ; et Allah sait mieux. L'auteur, dans le Livre des expéditions, a nommé parmi eux ʿAbd Allâh ibn ʿUtba ; Allah sait mieux.

Passage douteuxImprimé « معمر » (Maʿmar), forme gardée ; la chaîne connue est Muʿtamir d'après son père (Sulaymân at-Taymî) d'après Abû ʿUthmân an-Nahdî : lecture probable « معتمر ». Texte arabe imprimé : ابن أبي شيبة عن معمر عن أبيه Imprimé « فان قتلت », probablement « فأنا قتلت » : « c'est moi qui ai tué Ibn Khatal ». Texte arabe imprimé : أبي برزة نفسه فان قتلت ابن خطل Imprimé « حجير أبى أهاب » (Hujayr Abî Ihâb), forme gardée ; « ابن » manque : lecture probable « حجير بن أبي إهاب », comme plus loin dans le segment. Texte arabe imprimé : وأخوهما لامهما حجير أبى أهاب

* Le hadith d'al-Barâ' sur l'histoire des archers avec lui le jour d'Uhud ; on y trouve : « Il ne resta avec lui que douze hommes » : parmi eux ont été nommés, chez Ibn Saʿd et d'autres, ʿÂsim ibn Thâbit ibn Abî l-Aflah, Sahl ibn Hunayf, Abû Dujâna, Muhammad ibn Maslama, Usayd ibn Hudayr et al-Hubâb ibn al-Mundhir — ceux-là sont des Ansâr — ainsi qu'Abû Bakr, ʿAlî, Talha, ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf, Abû ʿUbayda, az-Zubayr et Saʿd ibn Abî Waqqâs — ceux-là sont des Émigrés. (Je dis) Et ceux-là sont autres que ceux qui tombèrent en martyrs ; et Allah sait mieux. * Le hadith de Salama ibn al-Akwaʿ : « Le serviteur de ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf me rencontra » : le serviteur n'est pas nommé ; il est possible qu'il s'agisse de Rabâh, qui servait le Prophète (paix et bénédictions sur lui). * Le hadith d'Anas : « Un homme vint et dit : Ibn Khatal… » [et le reste du] hadith : Ibn Khatal s'appelait ʿAbd al-ʿUzzâ, et le Prophète (paix et bénédictions sur lui) l'avait nommé ʿAbd Allâh ; on a dit qu'il s'agit de ʿAbd Allâh ibn Hilâl ibn Khatal, et l'on a dit Hilâl ibn ʿAbd Allâh ibn Khatal, des Banû Taym al-Adram. Celui qui vint n'est pas nommé. Celui qui tua Ibn Khatal est Saʿîd ibn Zayd, comme l'a rapporté al-Hâkim ; on a dit Saʿd ibn Abî Waqqâs — al-Bazzâr l'a rapporté — ; on a dit az-Zubayr ibn al-ʿAwwâm — ad-Dâraqutnî l'a rapporté — ; on a dit Saʿîd ibn Hurayth — Ibn Manda l'a rapporté — ; on a dit Saʿd ibn Dhu'ayb — Abû Nuʿaym l'a rapporté —, mais c'est une altération graphique (tashîf) : il ne s'agit que de Saʿîd ibn Hurayth, et c'est ce qui figure explicitement dans le Musannaf d'Ibn Abî Shayba et dans les Dalâ'il d'al-Bayhaqî ; on a dit Abû Barza al-Aslamî — Abû Saʿîd an-Naysâbûrî l'a rapporté — ; et on a dit ʿAmmâr ibn Yâsir — al-Hâkim l'a rapporté. On les concilie en disant qu'ils se précipitèrent pour le tuer, et que celui d'entre eux qui le tua de sa main est Saʿîd ibn Hurayth. Al-Balâdhurî a dit : « Ce qui est établi, c'est que celui qui le tua de sa main est Abû Barza al-Aslamî, et qu'il lui trancha le cou entre le Coin (ar-rukn) et la Station (al-maqâm). » (Je dis) Cela est appuyé par ce qu'a rapporté Ibn Abî Shayba, d'après Maʿmar, d'après son père, d'après Abû ʿUthmân an-Nahdî : « Abû Barza tua Ibn Khatal alors qu'il était agrippé aux voiles de la Kaʿba » ; et dans al-Birr wa s-sila d'Ibn al-Mubârak, d'après le hadith d'Abû Barza lui-même : « Je tuai Ibn Khatal alors qu'il était agrippé aux voiles de la Kaʿba. » * Le hadith d'Abû Hurayra : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) envoya dix hommes en éclaireurs » : Ibn Ishâq, dans la Sîra, en a nommé six, et de même Mûsâ ibn ʿUqba. On y trouve : « Trois d'entre eux descendirent vers eux : Khubayb, Ibn ad-Dathinna » — son nom est Zayd — « et un autre homme » : Ibn Hishâm l'a nommé dans la Sîra ʿUbayd Allâh ibn Târiq, et c'est lui qui dit : « Voici la première perfidie », et ils le tuèrent. On y trouve : « Les Banû l-Hârith achetèrent Khubayb » : il s'agit de ʿUqba, d'Abû Sirwaʿa et de leur frère utérin Hujayr Abî Ihâb. La fille d'al-Hârith, on a vu qu'il s'agit d'Umm ʿAbd Allâh, et son fils est Abû Husayn ibn Mâlik, ou al-Hârith ibn ʿAdî an-Nawfalî. Il figure dans la Sîra que celle qui rapporta cela à ʿAbd Allâh ibn ʿIyâd est Mâriya, affranchie de Hujayr ibn Abî Ihâb ; ce qui est dans le Sahîh est plus authentique, ou peut-être l'en ont-elles informé toutes les deux. Dans ce hadith : « ʿÂsim avait tué l'un de leurs grands » : il s'agit de ʿUqba ibn Abî Muʿayt ; on y trouve : « Ibn al-Hârith le tua » : il s'agit d'Abû Sirwaʿa ; Abû Dâwûd at-Tayâlisî et d'autres l'ont rapporté.

Passage douteuxImprimé « أكتم » (Aktam) ; lecture probable « أكثم » (Aktham). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : قال قتل يا رسول الله هو أكتم بن أبي الجون الخزاعي

(Sa parole : « Zuhayr ») : c'est Ibn Muʿâwiya. « Mutarrif nous a rapporté » : c'est Ibn Tarîf. « Que ʿÂmir » : c'est ash-Shaʿbî. * Hadith de Salama : « Un espion (ʿayn) des polythéistes vint » : il n'est pas nommé. * Hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Il fit, au moment de sa mort, trois recommandations » ; puis il en mentionna deux : « et j'ai oublié la troisième ». Celui qui dit « et j'ai oublié la troisième » est Ibn ʿUyayna : al-Ismâʿîlî l'a précisé dans sa version ici, et al-Bukhârî l'a précisé plus loin, dans [le livre de] la capitation (al-jizya) ; dans le Musnad d'al-Humaydî, c'est Sulaymân, le maître d'Ibn ʿUyayna. Quant à la troisième, il se trouve dans le Sahîh d'Ibn Hibbân un indice qu'il s'agit de la recommandation relative aux liens de parenté. Parole de ʿUmar : « Garde-toi des troupeaux d'Ibn ʿAwf et d'Ibn ʿAffân ! » : ce sont ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf et ʿUthmân ibn ʿAffân, et c'est clair. * Hadith d'Ibn ʿAbbâs sur l'homme qui dit : « Je me suis inscrit pour telle expédition, et ma femme est partie en pèlerinage » : il a été dit précédemment qu'ils ne sont pas nommés. * Hadith d'Abû Hurayra sur l'homme qui combattit avec acharnement : « il est des gens du Feu » : il a été dit précédemment que c'est Quzmân, et que celui qui dit « Il a été tué, ô Envoyé d'Allah » est Aktam ibn Abî l-Jawn al-Khuzâʿî.

(Sa parole : « Et Râfiʿ a dit ») : c'est Ibn Khadîj. Il a cité son hadith quelques chapitres plus loin, dans la version de ʿAbâya ibn Rifâʿa d'après son grand-père Râfiʿ, où l'on lit : « Un homme le visa d'une flèche » : cet homme n'est pas nommé ; on a dit que c'était Râfiʿ, le rapporteur. Celui qui dit : « Mon grand-père a dit » est ʿAbâya ; le contexte laisse paraître que c'est Râfiʿ qui dit cela, mais il n'en est rien, et une autre version a montré ce que nous avons dit. Dans le hadith d'Ibn ʿUmar : « Un de ses esclaves s'enfuit » : il n'est pas nommé. * Hadith du messager de Jarîr : il a été dit précédemment qu'il s'appelle Husayn ibn Rabîʿa et qu'il avait pour kunya Abû Artât al-Ahmasî. Parole d'Abû ʿAbd ar-Rahmân — c'est as-Sulamî — à Ibn ʿAtiyya : « Je sais bien ce qui a enhardi ton compagnon », c'est-à-dire ʿAlî ibn Abî Tâlib ; le nom de la femme anonyme qui y figure a été donné peu auparavant.

Passage douteuxImprimé قرض الخمس (« le prêt du quint »), probablement فرض الخمس : « la prescription du quint ». Texte arabe imprimé : (قرض الخمس) Imprimé الرجلا, probablement الرجلان : « les deux hommes des Ansâr ». Texte arabe imprimé : لم يسم الرجلا من الأنصار

(La prescription du quint) Parole de ʿAlî : « J'avais convenu avec un orfèvre » : il a été dit précédemment qu'il n'est pas nommé, pas plus que l'Ansârî propriétaire de la chambre. * Hadith de Mâlik ibn Aws : « Voici que le messager de ʿUmar… » : on a dit que c'était Yarfa', mais cela est discutable, car Yarfa' n'était que son chambellan. * Hadith de ʿÂ'isha : « ʿAbd ar-Rahmân entra avec un siwâk » : c'est Ibn Abî Bakr, et le siwâk était une palme fraîche. Hadith de Safiyya sur la retraite spirituelle (iʿtikâf) : il a été dit précédemment que les deux hommes des Ansâr ne sont pas nommés. Quant à l'oncle de lait de Hafsa, je ne connais pas son nom.

Passage douteuxImprimé « بنت عبد الله » (la fille de ʿAbd Allâh) ; lecture probable « بنت عدو الله » (la fille de l'ennemi d'Allah), Abû Jahl. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وبنت عبد الله هي جويرية بنت أبي جهل Le nom est imprimé عاجز (ʿÂjiz) puis عاجر (ʿÂjir) ; nom propre gardé tel qu'imprimé (Ghawr ʿÂjir), lecture probable : Ghawr ʿÂjiz, d'après le nom de l'homme cité juste avant. Texte arabe imprimé : فقيل للمكان غور عاجر Imprimé التيمي (at-Taymî), gardé tel quel ; ʿAmr ibn Jurmûz, des Banû Saʿd de Tamîm, est d'ordinaire dit at-Tamîmî (التميمي) : coquille probable. Texte arabe imprimé : وقاتل الزبير في يوم الجمل هو عمرو بن جرموز التيمي

(Sa parole : « Et Sulaymân a ajouté ») : c'est Ibn al-Mughîra ; (« d'après Humayd ») : c'est Ibn Hilâl. * Hadith d'al-Miswar : « Puis il mentionna un de ses gendres, des Banû ʿAbd Shams » : c'est Abû l-ʿÂs ibn ar-Rabîʿ ; et la fille de ʿAbd Allâh est Juwayriya bint Abî Jahl, comme on l'a vu. * Hadith de Jâbir sur l'histoire de l'Ansârî qui voulait nommer son fils al-Qâsim : c'est Anas ibn Fadâla ; il nomma alors son fils Muhammad ; Ibn Manda l'a rapporté. Quant au hadith où il est dit : « Nomme ton fils ʿAbd ar-Rahmân », il concerne quelqu'un d'autre. « ʿAbd Allâh ibn Yazîd nous a rapporté » : c'est al-Muqri' ; « Saʿîd nous a rapporté » : c'est Ibn Abî Ayyûb ; « Abû l-Aswad m'a rapporté » : c'est Muhammad ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn Nawfal, l'orphelin recueilli par ʿUrwa ; « d'après Ibn Abî ʿAyyâsh » : c'est an-Nuʿmân ; « d'après Khawla al-Ansâriyya » : c'est la fille de Hakîm. « Jarîr » : c'est Ibn ʿAbd al-Hamîd ; « d'après ʿAbd al-Malik » : c'est Ibn ʿUmayr. * Hadith d'Abû Hurayra : « Un prophète d'entre les prophètes partit en expédition » : c'est Yûshaʿ ibn Nûn ; al-Hâkim l'a rapporté dans al-Mustadrak d'après Kaʿb al-Ahbâr. La ville qui fut conquise est Arîhâ', et c'est Jérusalem (Bayt al-Maqdis) ; l'endroit où le butin fut partagé reçut le nom de celui chez qui l'on trouva l'objet détourné (ghulûl), qui s'appelait ʿÂjiz : on appela donc l'endroit Ghawr ʿÂjir ; at-Tabarânî l'a rapporté. * Hadith d'Abû Mûsâ : « Un bédouin dit » : c'est Lâhiq ibn Damra, comme on l'a vu. * Hadith de ʿAbd Allâh ibn az-Zubayr : « Lorsque az-Zubayr se tint debout le jour du Chameau, il m'appela et je me levai à ses côtés », où l'on lit : « Il légua le tiers de son tiers aux fils de ʿAbd Allâh ibn az-Zubayr » : ce sont Khubayb, ʿAbbâd, Hâshim et Thâbit ; ses autres fils naquirent après cela. On y lit aussi : « Il avait » — c'est-à-dire az-Zubayr — « ce jour-là neuf fils et neuf filles ». Les garçons sont ʿAbd Allâh, ʿUrwa et al-Mundhir, dont la mère est Asmâ' bint Abî Bakr ; ʿAmr et Khâlid, dont la mère est Umm Khâlid bint Khâlid ibn Saʿîd ibn al-ʿÂs ; Musʿab et Hamza, dont la mère est ar-Rabâb bint Unayf ; ʿUbayda et Jaʿfar, dont la mère est Zaynab bint Bishr, des Banû Qays ibn Thaʿlaba ; les autres enfants d'az-Zubayr moururent avant lui. Les filles sont Khadîja l'aînée, Umm al-Hasan et ʿÂ'isha, dont la mère est Asmâ' bint Abî Bakr ; Habîba, Sawda et Hind, dont la mère est Umm Khâlid susmentionnée ; Ramla, dont la mère est ar-Rabâb susmentionnée ; Hafsa, dont la mère est Zaynab bint Bishr susmentionnée ; et Zaynab, dont la mère est Umm Kulthûm bint ʿUqba. Ibn Zamʿa, mentionné dans ce récit, est ʿAbd Allâh. On y lit encore : « Az-Zubayr avait quatre épouses » : elles ont été mentionnées. À sa mort, il avait aussi pour épouse ʿÂtika bint Zayd ibn ʿAmr ibn Nufayl, qui le pleura en des vers célèbres ; mais Asmâ' n'hérita pas de lui, car il l'avait répudiée longtemps avant d'être tué ; de même, il avait répudié de longue date Umm Kulthûm bint ʿUqba ibn Abî Muʿayt. Celui qui tua az-Zubayr le jour du Chameau est ʿAmr ibn Jurmûz at-Taymî ; il le tua par traîtrise pendant son sommeil.

(Sa parole : « Zahdam ») : c'est Ibn al-Hârith. Dans son hadith : « Il y avait auprès de lui un homme au teint rouge, des Banû Taym Allâh » : il n'est pas nommé. * Hadith d'Ibn ʿUmar : « Quant à l'absence de ʿUthmân à Badr, c'est qu'il avait pour épouse la fille de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) » : c'est Ruqayya. * Hadith de Jâbir sur le partage d'al-Jiʿrâna : « Lorsqu'un homme lui dit : Sois juste ! » : c'est Dhû l-Khuwaysira, de son nom Hurqûs ibn Zuhayr ; à un autre endroit du Sahîh, il est dit que c'est ʿAbd Allâh ibn Dhî l-Khuwaysira. Parole d'Ibn Ishâq : « Nawfal était leur frère par le père » : ce sont les enfants de ʿAbd Manâf ibn Qusayy ; la mère de Nawfal est Wâqida bint Abî ʿAdî al-Mâziniyya. « D'après Yahyâ ibn Saʿîd » : c'est al-Ansârî ; « d'après Ibn Aflah » : c'est ʿUmar ibn Kathîr, rattaché à son grand-père. Le polythéiste qui avait pris le dessus sur le musulman, et qu'Abû Qatâda tua : ni l'un ni l'autre ne sont nommés. On y trouve la parole d'Abû Qatâda : « Qui témoignera pour moi ? » : al-Wâqidî mentionne que celui qui témoigna en faveur d'Abû Qatâda au sujet des dépouilles est Aswad ibn Khuzâʿî al-Aslamî ; quant à l'homme qui avait pris les dépouilles, une autre version chez l'auteur dit qu'il était de Quraysh. * Hadith d'Ibn ʿUmar : « ʿUmar obtint deux jeunes captives parmi les captifs de Hunayn » : elles ne sont pas nommées. * Hadith d'Anas sur les propos des Ansâr le jour de Hunayn : « On en informa l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) » : je n'ai pas trouvé le nom de celui qui l'en informa ; il se peut que ce soit Ibn Masʿûd ; puis j'ai vu, d'après Ibn Ishâq, que c'était Saʿd ibn ʿUbâda. * Hadith d'Anas sur le bédouin qui tira le manteau : je ne connais pas son nom. * Hadith d'Ibn Masʿûd sur la parole de l'homme : « Par Allah, voici un partage où l'on n'a pas été juste » : al-Wâqidî mentionne que celui qui le dit est Muʿattib ibn Qushayr. * Hadith de ʿAbd Allâh ibn Mughaffal : « Quelqu'un lança un sac de cuir contenant de la graisse » : cette personne n'est pas nommée. * Hadith d'Ibn Abî Awfâ : « Le crieur de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) proclama : Renversez les marmites ! » : le crieur est Abû Talha, comme on l'a vu ; Muslim l'a rapporté d'après le hadith d'Anas.

(La capitation et la trêve) Les biens qu'Abû ʿUbayda ibn al-Jarrâh apporta de Bahreïn : dans le Musannaf d'Ibn Abî Shayba, d'après Humayd ibn Hilâl, ils s'élevaient à cent mille ; il a dit : ce fut le premier impôt foncier (kharâj) qui lui fut apporté. Le gouverneur de Chosroès mentionné dans le hadith d'al-Mughîra ibn Shuʿba et d'al-Hurmuzân est Rustam ; Ibn Abî Shayba l'a nommé dans la version d'Abû Wâ'il Shaqîq ibn Salama d'après al-Mughîra ; l'interprète n'est pas nommé. Le roi d'Ayla : il a été dit précédemment que, dans le Sahîh de Muslim, c'est Ibn al-ʿAlmâ', et qu'ailleurs il s'appelle Yûhannâ ibn Ru'ba. * Hadith d'Abû Hurayra : « Lorsque Khaybar fut conquise, on offrit au Prophète (paix et bénédictions sur lui) une brebis empoisonnée » : celle qui offrit la brebis s'appelle Zaynab. On y lit : « Qui est votre père ? » Ils dirent : « Untel. » Il dit : « Vous mentez ; votre père est plutôt Untel » : je ne sais pas qui il visait par là. * Hadith de ʿÂsim d'après Anas sur l'invocation (qunût) : « Je dis : Untel a dit : après l'inclinaison » : c'est Muhammad ibn Sîrîn ; les gens du Hijâz emploient le mot « mentir » au sens de « se tromper ». On y lit : « Il envoya quarante ou soixante-dix des lecteurs du Coran à des gens d'entre les polythéistes » : ce sont les gens de Bi'r Maʿûna ; ils étaient soixante-dix, comme dans le Sahîh, et quarante dans la Sîra d'Ibn Hishâm. * Hadith d'Umm Hâni' : « Untel ibn Hubayra » : Ibn al-Jawzî, et un groupe avant lui, ont dit que c'est Jaʿda, et on les a jugés dans l'erreur sur ce point, comme nous allons l'exposer. Ibn ʿAbd al-Barr a dit : al-Humaydî et d'autres ont rapporté, par la voie d'Ibn ʿAjlân, d'après Saʿîd al-Maqburî, d'après Abû Murra, l'affranchi d'Umm Hâni', d'après Umm Hâni', qui a dit : « Le jour de la conquête, deux de mes beaux-parents vinrent à moi et je leur accordai ma protection ; ʿAlî vint alors, voulant les tuer… », et la suite du hadith. Abû ʿUmar a dit : Ibn Shurayh le juriste et d'autres ont mentionné qu'il s'agissait de Jaʿda ibn Hubayra et d'un autre homme. Ibn ʿAbd al-Barr a dit : je ne sais pas ce que c'est que cela, si ce n'est qu'Ibn Hubayra est Ibn Abî Wahb al-Makhzûmî, l'époux d'Umm Hâni', et que Jaʿda est son fils né d'Umm Hâni' ; il est donc le fils de celle-ci, et non son beau-parent ; Umm Hâni' n'aurait pas eu besoin d'accorder sa protection à son propre fils, et ʿAlî n'aurait pas cherché à tuer le fils de sa sœur ; et Hubayra n'avait pas d'autre fils nommé Jaʿda, d'une autre femme qu'Umm Hâni'. (Fin.) Cela est d'une parfaite rigueur. Il a ensuite indiqué que les deux hommes seraient, a-t-on dit, al-Hârith ibn Hishâm et ʿAbd Allâh ibn Abî Rabîʿa : cela est plus vraisemblable, et al-Azraqî l'a également mentionné ; et Allah sait mieux. Le reste de ce qui s'y rapporte a été vu dans le Livre de la prière. « Bishr ibn al-Mufaddal, d'après Yahyâ » : c'est Ibn Saʿîd al-Ansârî. * Hadith d'Ibn Shihâb : « Et il était » — c'est-à-dire celui qui l'ensorcela — « des gens du Livre » : c'est Labîd ibn al-Aʿsam. Hadith d'Asmâ' bint Abî Bakr : « Ma mère vint me trouver, alors qu'elle était polythéiste, avec son fils » : sa mère est Qutayla, et son fils s'appelle al-Hârith ibn Mudrik al-Makhzûmî ; az-Zubayr ibn Bakkâr l'a indiqué.

Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq)

Hadith de ʿImrân : « Un homme vint et dit : Ô ʿImrân ! » ; et dans une autre de ses versions : « Un crieur appela » : cet homme n'est pas nommé. Quant au groupe des Banû Tamîm, il se peut qu'il s'agisse de leur délégation bien connue.

(Sa parole : « Il y avait entre lui et des gens un litige au sujet d'une terre ») : ils ne sont pas nommés. « ʿAbd Allâh ibn Abî Shayba nous a rapporté, d'après Abû Ahmad » : c'est az-Zubayrî.

(Sa parole : « Mujâhid a dit : بحسبان (bi-husbân), comme la rotation de la meule ; et un autre a dit : selon un calcul et des stations qu'ils ne dépassent pas ») : c'est la parole de Yahyâ ibn Ziyâd al-Farrâ' dans Maʿânî l-Qur'ân ; une parole semblable est établie d'Ibn ʿAbbâs, qu'at-Tabarânî a rapportée avec une chaîne authentique, à l'exception de ses mots « qu'ils ne dépassent pas ». Sa parole, après cela : « حسبان (husbân) est le pluriel de حساب (hisâb), comme شهاب (shihâb) et شهبان (shuhbân) » : c'est la parole d'Abû ʿUbayda dans Majâz al-Qur'ân. Sa parole, ensuite : « ضحاها (duhâhâ) : sa lumière », jusqu'à la fin de ce qu'il a mentionné : il revient à l'exégèse de Mujâhid, par laquelle il avait commencé.

(Parole du Très-Haut : « يولج (yûliju) : يكور (yukawwiru) » ; et sa parole : « وليجة (walîja) : toute chose que tu as fait entrer dans une autre ») : c'est la parole d'Abû ʿUbayda Maʿmar ibn al-Muthannâ dans al-Majâz.

(Sa parole : « Mûsâ a ajouté ») : c'est-à-dire d'après Jarîr ibn Hâzim, avec sa chaîne précédente. Hadith de ʿÂ'isha : « Lorsque je me suis présenté à Ibn ʿAbd Yâ Layl ibn ʿAbd Kulâl » : il s'appelle Masʿûd, ou bien c'est son frère l'aveugle, mentionné dans la Sîra à propos de la chute des étoiles lors de la mission du Prophète (paix et bénédictions sur lui). Sa parole ici, « ʿAbd Kulâl », est discutable : ce qui figure dans les biographies, c'est que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) se présenta à ʿAbd Yâ Layl et à ses frères, les fils de ʿAmr ibn ʿUmayr ibn ʿAwf ; et Allah sait mieux. L'ange des montagnes n'est pas nommé. « Yazîd ibn Zurayʿ : Saʿîd nous a rapporté » : c'est Ibn Abî ʿArûba.

(Sa parole : « On dit : موضونة (mawdûna) ») : c'est la parole d'Abû ʿUbayda.

(Sa parole : « عربا (ʿuruban), en forme lourde (muthaqqala), dont le singulier est عروب (ʿarûb), comme صبور (sabûr) et صبر (subur) ») : c'est la parole d'al-Farrâ'.

(Sa parole : « On dit : مسكوب (maskûb) : qui coule ») : al-Farrâ' l'a dit.

(Sa parole : « On dit : غسقت عينه (ghasaqat ʿaynuhu), etc. ») : c'est la parole d'Abû ʿUbayda.

(Sa parole : « Un autre a dit : حاصبا (hâsiban) : le vent violent ») : c'est la parole d'Abû ʿUbayda, qui l'a dite à propos de la sourate Subhân.

(Sa parole : « On dit : حصب في الأرض (hasaba fî l-ard) : il s'en est allé ») : c'est la parole d'al-Khalîl dans al-ʿAyn. (« D'après Abû Wâ'il : on dit à Usâma ») : c'est Ibn Zayd ; (« Si tu allais trouver Untel ») : c'est ʿUthmân ibn ʿAffân. * Hadith de ʿAbd Allâh ibn Masʿûd : « On mentionna auprès du Prophète (paix et bénédictions sur lui) un homme qui avait dormi jusqu'au matin » : cet homme n'est pas nommé. * Hadith de Safiyya sur les deux hommes des Ansâr : il a été dit précédemment qu'ils ne sont pas nommés, hormis ce qu'a mentionné Ibn al-ʿAttâr. Hadith de Sulaymân ibn Surad : « J'étais assis, et deux hommes s'injuriaient » : je ne les connais pas.

(Sa parole : « Le diable s'est présenté à moi et s'est jeté sur moi pour interrompre ma prière, mais Allah m'a donné prise sur lui ; puis il le mentionna ») : c'est-à-dire le reste du hadith, qui se trouve en entier dans [le livre de] la prière. Hadith d'Abû d-Dardâ' : « Y a-t-il parmi vous celui qu'Allah a protégé du diable ? » : c'est ʿAmmâr ibn Yâsir. « Sulaymân ibn ʿAbd ar-Rahmân m'a rapporté : al-Walîd m'a rapporté » : c'est Ibn Muslim. Hadith de Saʿd : « ʿUmar demanda la permission d'entrer chez le Prophète (paix et bénédictions sur lui), qui avait auprès de lui des femmes de Quraysh » : ce sont les mères des croyants, ʿÂ'isha, Hafsa, Umm Salama, Zaynab bint Jahsh et d'autres. « Ibn Abî Hâzim » : c'est ʿAbd al-ʿAzîz.

(Sa parole : « Ibn Jurayj et Habîb ont dit, d'après ʿAtâ' ») : ce Habîb est al-Muʿallim. Hadith d'Abû Hurayra : « Un prophète d'entre les prophètes fit halte sous un arbre, et une fourmi le piqua » : il a été dit précédemment que c'est Moïse (paix sur lui). Hadith d'Abû Hurayra : « Il fut pardonné à une prostituée » : cette femme n'est pas nommée, pas plus que la femme qui attacha la chatte.

(Sa parole, à la suite du hadith d'Ibn Shihâb, d'après ʿUrwa, d'après ʿÂ'isha, sur le gecko : « Et Saʿd ibn Abî Waqqâs a prétendu ») : celui qui dit « et Saʿd a prétendu » est az-Zuhrî, comme l'a précisé ad-Dâraqutnî dans ses Gharâ'ib Mâlik ; il est munqatiʿ (à chaîne interrompue), et Muslim l'a rapporté avec une chaîne complète, par la voie de Maʿmar, d'après az-Zuhrî, d'après ʿÂmir ibn Saʿd, d'après son père.

(Les récits des prophètes, paix sur eux)

(Sa parole : « صلصال (salsâl) : on dit : puant ; ils entendent par là صل (salla), de même qu'ils disent صر الباب (sarra l-bâb) et صرصر (sarsara) lors de la fermeture ») : c'est la parole d'al-Khalîl.

(Sa parole : « Un autre a dit : الرياش (ar-riyâsh) et الريش (ar-rîsh) sont une seule et même chose ») : c'est la parole d'Abû ʿUbayda. Hadith de ʿAbd Allâh ibn Masʿûd : « … sans que le premier fils d'Adam n'ait une part de son sang » : c'est Qâbîl, le meurtrier de son frère Hâbîl. Hadith d'Abû Saʿîd : « Un homme aux yeux enfoncés s'avança » : il a été dit précédemment que c'est Dhû l-Khuwaysira at-Tamîmî.

(Sa parole : « قطرا (qitran) : on dit : le fer ») : c'est la parole d'Abû ʿUbayda41. Et certains ont dit : اسطاع (istâʿa), يستطيع (yastatîʿu).

(Sa parole : « Un homme dit au Prophète (paix et bénédictions sur lui) : J'ai vu le barrage ») : ce Compagnon n'est pas nommé. Hadith d'Abû Hurayra sur l'histoire de Sâra et du tyran : il a été vu au début [du livre] des ventes. * Hadith d'Abû Hurayra : « On dit : Ô Envoyé d'Allah, qui est le plus noble des hommes ? » : ce questionneur n'est pas nommé. Hadith d'Abû Hurayra sur l'histoire de Sâra : il a été vu, et le chambellan du roi qui y est mentionné n'est pas nommé.

(Sa parole : « Quant à Kathîr ibn Kathîr, il m'a rapporté ceci : il a dit : ʿUthmân ibn Abî Sulaymân et moi étions assis avec Saʿîd ibn Jubayr, et il dit : Ce n'est pas ainsi qu'Ibn ʿAbbâs me l'a rapporté ») : ce qui est nié dans les propos de Saʿîd n'est pas précisé ; Muslim ibn Khâlid l'a précisé, d'après Ibn Jurayj, avec cette même chaîne : on avait interrogé Saʿîd sur la Station (al-maqâm) : Abraham s'était-il tenu dessus lorsqu'il rendit visite à Ismaël (paix sur eux deux), parce que Sâra lui avait fait jurer de ne pas descendre ? Saʿîd dit alors : « Ce n'est pas ainsi… », etc. Hadith d'Ibn ʿAbbâs sur le mariage d'Ismaël fils d'Abraham avec les deux femmes de Jurhum, l'une après l'autre : quant à la première, al-Masʿûdî a dit dans Murûj adh-dhahab que c'est al-Jaddâ' bint Saʿd ; quant à la seconde, Ibn Saʿd rapporte d'après Ibn Ishâq que c'est Raʿla bint Mudâd ibn ʿAmr ; Hishâm ibn al-Kalbî a dit : c'est Raʿla bint Yashjub ibn Yaʿrub ibn Lawdhân ibn Jurhum ; al-Masʿûdî a dit : c'est Sâma bint Muhalhil ibn Saʿd ibn ʿAwf ; ad-Dâraqutnî a dit : elle s'appelle as-Sayyida ; as-Suhaylî a dit : on a dit qu'elle s'appelle ʿÂtika ; ash-Sharîf al-Harrânî a dit : c'est Hâla bint al-Hârith ibn Mudâd ; on dit aussi Salmâ, et on dit aussi al-Hanfâ'. (Je dis) : mon âme penche davantage vers ce qu'a dit Ibn al-Kalbî, et Allah sait mieux. Dans le hadith d'Ibn ʿAbbâs, par une autre voie : « Lorsqu'il se passa entre Abraham et sa famille ce qui se passa » : cela fait allusion à l'histoire de la jalousie de Sâra envers Hâjar lorsque celle-ci donna naissance à Ismaël.

(Sa parole : « D'après Sâlim ibn ʿAbd Allâh, qu'Ibn Abî Bakr ») : c'est ʿAbd Allâh ibn Muhammad ibn Abî Bakr as-Siddîq. « Ibrâhîm at-Taymî nous a rapporté, d'après son père » : c'est Yazîd ibn Sharîk. Hadith de Salama : « Tirez, et je suis avec les Banû Untel » : il a été vu dans [le livre de] la guerre sainte (al-jihâd). Hadith de ʿAbd Allâh ibn Zamʿa : « Un homme se porta volontaire pour elle », c'est-à-dire celui qui tua la chamelle : c'est Qudâr ibn Sâlif, le plus misérable de Thamûd. Abû Zamʿa ibn al-Aswad, à qui la comparaison est faite, est al-Aswad ibn al-Muttalib ibn Asad ibn ʿAbd al-ʿUzzâ ; il est le grand-père de ʿAbd Allâh ibn Zamʿa ibn al-Aswad, le rapporteur dudit hadith. On l'a appelé l'oncle d'az-Zubayr parce qu'il était le cousin de son père. Al-Aswad mourut mécréant après la bataille de Badr, alors qu'il approchait de cent ans, et son fils Zamʿa fut tué le jour de Badr.

(Sa parole : « Usâma l'a corroboré ») : c'est Ibn Zayd al-Laythî. * Hadith d'Umm Rûmân sur l'histoire de la calomnie (al-ifk) : « Une femme des Ansâr entra chez nous » : cette femme n'est pas nommée.

Passage douteuxImprimé أعرف اسم هذا الرجل (« je connais le nom de cet homme ») sans négation ; le contexte exige probablement لم أعرف : « je ne connais pas le nom de cet homme ». Texte arabe imprimé : فقال هل تعلم أحدا أعلم منك أعرف اسم هذا الرجل

(Sa parole : « Un autre a dit : quiconque ne prononce pas une lettre, ou qui a un bégaiement (tamtama) ou un bredouillement (fa'fa'a), c'est un nœud (ʿuqda) ») : c'est la parole d'Abû ʿUbayda dans al-Majâz. Hadith d'Ubayy ibn Kaʿb : « Un homme vint trouver Moïse et dit : Connais-tu quelqu'un de plus savant que toi ? » : je ne connais pas le nom de cet homme. Hadith de ʿAbd Allâh ibn Masʿûd : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) fit un partage, et un homme dit : Voici un partage par lequel on n'a pas recherché la face d'Allah le Très-Haut » : il a été dit précédemment que c'est Muʿattib ibn Qushayr. * Hadith d'Abû Hurayra : « Un homme d'entre les musulmans et un homme d'entre les Juifs s'injurièrent » : il a été vu, ainsi que le fait que le Juif s'appelle Finhâs et que celui qui le gifla est Abû Bakr — Ibn Bashkuwâl l'a rapporté par la voie de ʿAmr ibn Dînâr — ; on a dit autre chose, comme on le verra bientôt : que celui qui gifla était un homme des Ansâr, non nommé. * Hadith d'Abû Hurayra : « Seuls trois ont parlé au berceau », où figure l'histoire de Jurayj ; il a été dit précédemment que le berger s'appelle Suhayb. Hadith d'Abû Hurayra sur l'histoire de Salomon fils de David : « Une seule femme enfanta, [et ce fut] une moitié d'être humain » : la femme n'est pas nommée ; on a dit que c'est la fille du roi qui fut la cause de la perte de son anneau et de sa royauté ; et la moitié, a-t-on dit, est le corps qui fut jeté sur son trône. Sa parole, également dans l'histoire de Salomon fils de David : « Son compagnon lui dit » : on a dit que c'est l'ange, et l'on a dit que c'est celui qui avait une science du Livre, à savoir Âsaf ibn Barhiyâ'. * Hadith d'Abû Hurayra sur l'histoire des deux femmes qui se disputèrent devant Salomon fils de David au sujet des deux enfants : ils ne sont pas nommés. Hadith de ʿAbd Allâh — c'est Ibn Masʿûd — sur l'histoire du fils de Luqmân : Ibn Qutayba a mentionné dans al-Maʿârif qu'il s'appelait Thâryân.

Passage douteuxImprimé الفاء (al-Fâ'), gardé tel quel ; lecture probable : الفراء, « al-Farrâ' ». Texte arabe imprimé : هذا أشار إليه الفاء

(Sa parole : « Un autre a dit : النسي (an-nasy) : le méprisable ») : c'est ce à quoi a fait allusion al-Fâ', et at-Tabarânî en a rapporté le sens d'après ar-Rabîʿ ibn Anas. * Hadith d'Abû Hurayra : « Seuls trois ont parlé au berceau » : il a été vu ; parmi eux figure Jurayj ; il a été dit précédemment que sa mère n'est pas nommée et que le berger s'appelle Suhayb ; on y mentionne aussi la servante et son fils, qui ne sont pas nommés, pas plus que le tyran. * Hadith d'Abû Hurayra, où l'on lit : « On m'apporta deux récipients, dont l'un contenait du lait ; je pris le lait, et l'on me dit : Tu as été bien guidé » : celui qui lui dit cela est Gabriel (paix sur lui). Hadith de ʿAbd Allâh — c'est Ibn ʿUmar — sur l'histoire de l'Antéchrist (ad-Dajjâl), où l'on lit : « Celui qui lui ressemble le plus parmi ceux que j'ai vus est Ibn Qatan » : il s'appelle ʿAbd al-ʿUzzâ. Hadith d'Abû Hurayra : « Jésus vit un homme voler » : cet homme n'est pas nommé. Hadith de Hudhayfa : « Un homme, au moment de mourir… » : cet homme n'est pas nommé. Hadith d'Ibn ʿAbbâs : « J'ai entendu ʿUmar dire : Qu'Allah combatte Untel ! », c'est-à-dire Samura ibn Jundab.

(Sa parole : « Muhammad nous a rapporté : Hajjâj nous a rapporté ») : c'est Ibn al-Minhâl. « Jarîr nous a rapporté » : c'est Ibn Hâzim ; « d'après al-Hasan » : c'est Ibn Abî l-Hasan al-Basrî ; l'homme qui avait la blessure n'est pas nommé. Hadith d'Abû Hurayra sur l'histoire du teigneux, du lépreux et de l'aveugle : aucun d'eux n'est nommé, et l'ange qui vint à eux n'est pas nommé non plus. * Hadith d'Ibn ʿUmar sur l'histoire des trois hommes qui entrèrent dans la grotte : ils ne sont pas nommés ; parmi les anonymes qui y figurent également : les père et mère de l'un d'eux, sa famille et ses enfants, la cousine du deuxième et l'ouvrier du troisième ; je n'ai trouvé dans aucune des voies de ce hadith le nom de l'un d'eux. De même pour la femme qui donna à boire au chien. Hadith d'Abû Saʿîd sur l'histoire de celui qui tua quatre-vingt-dix-neuf personnes : il n'est pas nommé, pas plus que le moine par lequel il compléta la centaine. On y lit : « Un homme lui dit : Va à tel et tel village » : ce village s'appelle Nasra, et l'autre village Kafra ; at-Tabarânî l'a rapporté d'après le hadith de ʿAbd Allâh ibn ʿAmr ibn al-ʿÂs, avec une chaîne acceptable. L'homme qui lui donna ce conseil n'est pas nommé, si ce n'est que, dans certaines voies, c'était lui aussi un moine. Dans une version du Sahîh, ils le trouvèrent plus proche du village vertueux d'un empan ; et Allah — exalté soit-Il, le Très-Haut — sait mieux. * Hadith d'Abû Hurayra : « Tandis qu'un homme menait une vache » : je n'ai pas trouvé son nom. Hadith d'Abû Hurayra : « Un homme acheta à un autre un bien foncier » : je n'ai trouvé ni leurs noms, ni les noms de leurs deux enfants, ni le nom du juge auprès duquel ils portèrent leur litige ; puis j'ai trouvé dans le Musnad de Wahb ibn Munabbih que le juge qui trancha entre eux fut David (paix sur lui). Hadith de ʿÂ'isha : « Les Quraysh furent préoccupés par l'affaire de la Makhzûmite » : elle s'appelle Fâtima bint Abî l-Aswad ; et l'homme qui dit : « Et qui oserait lui en parler, sinon Usâma ? » est Masʿûd ibn al-Aswad ; Ibn Abî Shayba l'a rapporté. * Hadith d'Ibn Masʿûd : « J'ai entendu un homme réciter un verset, alors que j'avais entendu le Prophète (paix et bénédictions sur lui) le réciter autrement… », et la suite du hadith : il y a dans le Musnad d'Ahmad un élément qui laisse penser que cet homme est ʿAmr ibn al-ʿÂs. * Hadith de Shaqîq — c'est Ibn Salama Abû Wâ'il — d'après ʿAbd Allâh, c'est-à-dire Ibn Masʿûd : « C'est comme si je voyais le Prophète (paix et bénédictions sur lui) évoquer un prophète d'entre les prophètes » : on a dit que c'est Noé (paix sur lui). Hadith d'Abû Saʿîd, de Hudhayfa, d'Abû Masʿûd et d'Abû Hurayra, selon le sens : « Un homme dit : Quand je mourrai, brûlez-moi » : cet homme n'est pas nommé. Et le hadith d'Abû Hurayra : « Un homme faisait crédit aux gens » : il n'est pas nommé non plus. Hadith de ʿAbd Allâh ibn ʿUmar sur la femme qui attacha la chatte : il a été vu. * Hadith d'Ibn ʿUmar : « Tandis qu'un homme traînait son pagne par orgueil, il fut englouti » : Abû Nasr al-Kalâbâdhî a mentionné dans Maʿânî l-akhbâr que c'est Qârûn, et il en est de même dans le Sihâh d'al-Jawharî ; as-Suhaylî a prétendu, dans Mubhamât al-Qur'ân, qu'il s'appelait Hayzan ; et Allah le Très-Haut sait mieux.

Passage douteuxImprimé الرحى (ar-Rahâ), gardé tel quel ; lecture probable : الرحبي, Jarîr ibn ʿUthmân ar-Rahabî al-Himsî. Texte arabe imprimé : هو ابن عثمان الرحى الحمصي

(Les vertus du Prophète) « Jarîr, d'après ʿUmâra » : c'est Ibn al-Qaʿqâʿ. « Qutayba : al-Mughîra nous a rapporté » : c'est Ibn ʿAbd ar-Rahmân al-Makhzûmî. « Abû Nuʿaym nous a rapporté : Sufyân nous a rapporté », c'est-à-dire ath-Thawrî, « d'après Saʿd » : c'est Ibn Ibrâhîm ibn ʿAbd ar-Rahmân. Hadith de Salama : « Et je suis avec les Banû Untel » : il a été vu. « ʿAlî ibn ʿAyyâsh nous a rapporté : Jarîr nous a rapporté » : c'est Ibn ʿUthmân ar-Rahâ al-Himsî. Hadith d'Abû Hurayra : « L'Heure ne se lèvera pas avant que ne sorte un homme de Qahtân » : on a dit qu'il s'appelle Jahjâh. Sa parole : « Que pensez-vous si Juhayna et Muzayna… », et la suite du hadith, où l'on lit : « Un homme dit : Ils ont échoué et ont perdu » : celui qui le dit est al-Aqraʿ ibn Hâbis, comme l'indique la version qui suit. * Hadith de Jâbir : « Nous partîmes en expédition, et il frappa par-derrière (kasaʿa)… » ; l'Ansârî et le Muhâjir : l'Ansârî est Sinân ibn Wabara, et le Muhâjir est Jahjâh ibn Qays al-Ghifârî ; l'expédition en question est celle d'al-Muraysîʿ. Hadith d'Abû Dharr : « Je dis à mon frère : Pars » : son frère s'appelle Unays, comme dans la version d'Ibn ʿAbbâs. Hadith d'Abû Hurayra : « Ô mère d'az-Zubayr ibn al-ʿAwwâm » : c'est Safiyya bint ʿAbd al-Muttalib. Hadith d'Anas : ils dirent — c'est-à-dire les Ansâr — (« sinon un fils de notre sœur ») : c'est an-Nuʿmân ibn Muqarrin ; Ahmad ibn Manîʿ l'a rapporté dans son Musnad avec une chaîne authentique. * Hadith de ʿÂ'isha : « Abû Bakr entra chez elle alors qu'elle avait auprès d'elle deux jeunes filles » : l'une d'elles s'appelle Hamâma, comme on l'a vu dans [le livre des] deux fêtes. Hadith d'Anas : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) était au marché, et un homme dit : Ô Abû l-Qâsim ! » : on dit que celui qui le dit était un Juif, non nommé. Hadith d'as-Sâ'ib ibn Yazîd : « Ma tante maternelle m'emmena » : elle n'est pas nommée.

(Sa parole : « Rabîʿa a dit : J'ai vu un cheveu parmi ses cheveux, et voici qu'il était rouge ; j'ai alors interrogé ») Je n'ai pas identifié le nom de la personne interrogée ; il est possible que ce soit Anas, qui est son maître pour ce hadith.

(Sa parole : « ce qu'a dit al-Mudlijî ») Il s'agit de Mujazziz. « Yaʿqûb ibn ʿAbd ar-Rahmân d'après ʿAmr » : il s'agit d'Ibn Abî ʿAmr, l'affranchi d'al-Muttalib, « d'après Saʿîd al-Maqburî ». Hadith de ʿÂ'isha : « Ne t'étonnes-tu pas d'Abû Untel ? Il est venu et s'est assis à côté de ma chambre » : il s'agit d'Abû Hurayra, comme dans Muslim.

Passage douteuxImprimé ماءا ما, probablement ماء إما : « une coupe d'eau, soit au tiers, soit à moitié ». Texte arabe imprimé : فأتيته بقدح ماءا ما ثلثه واما نصفه

(Les signes de la prophétie) Hadith de ʿImrân ibn Husayn : « Un homme parmi les gens se tint à l'écart » : il n'est pas nommé ; on y trouve aussi la femme aux deux outres, qui n'est pas nommée non plus, et l'on a vu ce qui la concerne à l'Ablution sèche (tayammum). « ʿAbd ar-Rahmân ibn al-Mubârak nous a rapporté : Hazm nous a rapporté » : il s'agit d'Ibn Abî Hazm al-Qutaʿî. * Hadith d'Anas : « Un homme parmi les gens partit et apporta une coupe » : il n'est pas nommé. Puis j'ai trouvé dans le Musnad d'al-Hârith ibn Abî Usâma, par la voie de Sharîk ibn Abî Namir d'après Anas, qui a dit : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) m'a dit : « Va à la maison d'Umm Salama. » Je lui apportai alors une coupe d'eau, soit au tiers, soit à moitié pleine ; il fit ses ablutions (wudû') et il en resta un reste. Les gens affluèrent et dirent : « Nous ne trouvons pas d'eau. » Il (sur lui la prière et la paix) posa alors sa main dans la coupe, et les gens firent leurs ablutions », le hadith. Abû Nuʿaym l'a rapporté dans Dalâ'il an-nubuwwa par cette même voie. * Hadith de ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Bakr : « Il a dit : Il y avait donc moi, mon père et ma mère » : il s'agit d'Umm Rûmân, comme on l'a vu à la fin des Horaires [de la prière] ; la femme de ʿAbd ar-Rahmân est Umayma bint ʿAdî ibn Qays ibn Hudhâfa as-Sahmî, mère de l'aîné de ses enfants, Abû ʿAtîq Muhammad, qui a vu le Prophète (ru'ya) ; quant à la servante, elle n'est pas nommée. * Hadith d'Anas : « Un homme se leva et dit : Les montures ont péri » : on l'a vu à la Demande de pluie. Hadith de Jâbir : « Une femme des Ansâr — ou un homme — dit : Ô Envoyé d'Allah, ne te ferions-nous pas une chaire ? » : dans la version d'Ibn Abî Rawwâd chez al-Bayhaqî, dans ad-Dalâ'il — celle qu'al-Bukhârî a citée en muʿallaq (sans chaîne complète) avant celle-ci —, l'homme est Tamîm ad-Dârî. Nous avons déjà exposé la divergence sur le nom du fabricant de la chaire, et nous avons jugé plus probable que Tamîm est celui qui l'a suggérée, et que celui qui l'a fabriquée en la taillant dans le tamaris de la Ghâba est celui dont le nom fait l'objet de divergence ; quant à la femme, on a vu dans le hadith de Sahl ibn Saʿd que c'était une femme des Ansâr non nommée. * Hadith d'Abû Hurayra : « Vous combattrez un peuple dont les sandales sont de poil, et c'est ce [peuple d']al-Bâriz » : Abû Nuʿaym l'a rapporté par la voie d'Ibrâhîm ibn Bashshâr ar-Ramâdî d'après Sufyân, avec la chaîne mentionnée ; Abû Hurayra a dit : « Ce sont eux, ce [peuple d']al-Bâriz », voulant dire les Kurdes. * Hadith de ʿAdî ibn Hâtim : « lorsqu'un homme vint à lui et se plaignit de la misère, puis un autre vint à lui » : les deux hommes ne sont pas nommés, à ma connaissance ; mais dans Dalâ'il an-nubuwwa d'Abû Nuʿaym figure ce qui indique qu'il s'agit de Suhayb et de Salmân. « Al-Layth d'après Yazîd » : il s'agit d'Ibn Abî Habîb. « Al-Mâjishûn d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn Saʿsaʿa d'après son père » : il s'agit de ʿAbd Allâh, et ʿAbd ar-Rahmân est rattaché à son grand-père. « ʿAbd al-ʿAzîz al-Uwaysî nous a rapporté : Ibrâhîm nous a rapporté » : il s'agit d'Ibn Saʿd. Hadith de ʿAmr ibn Yahyâ ibn Saʿîd al-Umawî d'après son grand-père — il s'agit de Saʿîd ibn ʿAmr ibn Saʿîd ibn al-ʿÂs — : « J'étais avec Marwân », c'est-à-dire Ibn al-Hakam, « et Abû Hurayra », le hadith ; on y trouve la parole d'Abû Hurayra : « Si tu veux, je te les nommerai : les Banû Untel et les Banû Untel », c'est-à-dire les Banû Harb et les Banû Marwân.

Passage douteuxImprimé هوذ والخويصرة, probablement هو ذو الخويصرة : « il s'agit de Dhû l-Khuwaysira ». Texte arabe imprimé : هوذ والخويصرة التميمي واسمه نافع

* Hadith d'Abû Saʿîd : « Leur signe est un homme noir dont l'un des bras est comme le sein d'une femme » : il s'agit de Dhû l-Khuwaysira at-Tamîmî, dont le nom est Nâfiʿ ; Ibn Abî Shayba l'a rapporté à la fin de son livre ; on a dit aussi Hurqûs, on a dit Thurmula, et l'on a dit autre chose. * Hadith d'Anas : « Nous constatâmes l'absence de Thâbit ibn Qays ; un homme dit : Ô Envoyé d'Allah, je vais t'en apporter des nouvelles » : il s'agit de Saʿd ibn Muʿâdh ; ainsi l'ont rapporté Muslim et Ismâʿîl al-Qâdî dans Ahkâm al-Qur'ân ; at-Tabarî l'a rapporté en l'attribuant à ʿÂsim ibn ʿAdî, al-Wâqidî à Abû Masʿûd, et Ibn al-Mundhir à Saʿd ibn ʿUbâda ; la première [version] est la plus solide. * Hadith d'al-Barâ' : « Un homme récita [la sourate de] la Caverne, alors qu'il y avait dans la maison une monture » : il s'agit d'Usayd ibn Hudayr. Hadith d'al-Barâ' d'après Abû Bakr, dans le récit de l'Émigration : « Voici que je vis un berger qui s'avançait avec ses moutons vers le rocher ; je lui dis : À qui appartiens-tu, garçon ? Il répondit : À un homme des gens de Médine — ou : de La Mecque » : dans une version donnée précédemment chez al-Bukhârî, il est affirmé qu'il s'agit de La Mecque ; le nom de « Médine » (al-madîna, la ville) lui est appliqué en tant que qualificatif et non en tant que nom propre, de sorte que la Médine prophétique n'est pas visée ici. Le berger et le propriétaire des moutons ne sont pas nommés, et l'on verra aux Mérites qu'il était de Quraysh. Quant à ce qu'ont rapporté Ahmad, Ibn Abî Shayba et d'autres, par la voie de ʿÂsim ibn Abî n-Nujûd d'après Zirr ibn Hubaysh d'après Ibn Masʿûd, qui a dit : « J'étais un garçon adolescent qui gardait des moutons pour ʿUqba ibn Abî Muʿayt ; le Prophète (paix et bénédictions sur lui) et Abû Bakr arrivèrent, alors qu'ils avaient fui les associateurs », le hadith, cela ne relève pas de ce récit, les deux contextes étant différents, et Allah sait mieux. * Hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Il entra chez un Bédouin pour lui rendre visite [dans sa maladie] », le hadith : dans Rabîʿ al-abrâr, son nom est Qays. Hadith d'Anas : « Un homme était chrétien, puis il embrassa l'islam », où il est dit qu'il apostasia et que la terre le rejeta : dans le Sahîh de Muslim, il était des Banû n-Najjâr. * Hadith d'Abû Bakra : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) sortit un jour al-Hasan », c'est-à-dire Ibn ʿAlî. * Hadith de Jâbir : « Je lui dis » — c'est-à-dire à sa femme — « Éloigne de moi tes tapis », le hadith : le nom de sa femme est Suhayla bint Masʿûd ibn Abî Aws al-Ansâriyya ; Ibn Saʿd l'a mentionnée parmi les femmes qui ont prêté serment d'allégeance. Hadith d'Ibn Masʿûd : « Saʿd ibn Muʿâdh partit pour accomplir la ʿumra », le hadith : « Umayya ibn Khalaf dit à sa femme » : le nom de sa femme est Safiyya bint Maʿmar ibn Habîb ibn Wahb ibn Hudhâfa ibn Jumah, de son clan. * Hadith d'Ibn ʿUmar : « Les juifs amenèrent un homme et une femme qui avaient commis la fornication » : on a vu que le nom de la femme est Busra et que l'homme n'est pas nommé ; on y trouve : « L'un d'eux posa sa main sur le verset de la lapidation » : il s'agit de ʿAbd Allâh ibn Sûriyâ, comme l'a précisé an-Nasâ'î dans sa version. * Hadith d'Ibn ʿAbbâs : « ʿAbd ar-Rahmân dit à ʿUmar : Nous avons des fils comme lui » : l'aîné des enfants de ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf était Muhammad, et c'est par lui qu'il portait sa kunya. Hadith d'Anas : « Deux hommes sortirent de chez le Prophète (paix et bénédictions sur lui) par une nuit obscure » : il s'agit d'Usayd ibn Hudayr et de ʿAbbâd ibn Bishr, comme al-Bukhârî l'a cité en muʿallaq ensuite.

(Sa parole : « J'ai entendu les gens du clan raconter ») Il s'agit des Bâriqites.

Passage douteuxLa phrase « في رواية » reste en suspens avant le séparateur (texte probablement lacunaire) ; traduit tel quel. Texte arabe imprimé : عمر فعد رجالا في رواية Imprimé هبار (Habbâr), gardé tel quel ; lecture probable : أهبان (Uhbân ibn Aws al-Aslamî, l'homme à qui parla le loup). Texte arabe imprimé : بأنه هبار بن أوس الأسلمي

(Les mérites des Compagnons — qu'Allah les agrée) Hadith d'Abû Bakr au sujet de l'Émigration : il a été traité il y a peu. Hadith de Jubayr ibn Mutʿim : « Une femme vint » : elle n'est pas nommée. Hadith de ʿAmmâr : « J'ai vu le Prophète (paix et bénédictions sur lui), et il n'avait avec lui que cinq esclaves, deux femmes et Abû Bakr » : les esclaves mentionnés sont Bilâl, Zayd ibn Hâritha, ʿÂmir ibn Fuhayra, Abû Fukayha et Yâsir, le père de ʿAmmâr ; les deux femmes sont Khadîja et Sumayya, la mère de ʿAmmâr, ou Umm Ayman. Hadith de ʿAmr ibn al-ʿÂs : « Je dis : Puis qui ? Il dit : ʿUmar. Et il compta des hommes » ; dans une version * Hadith d'Abû Hurayra : « Tandis qu'un berger… » : il n'est pas nommé ; on y trouve : « Tandis qu'un homme menait une vache » : il n'est pas nommé non plus ; mais il est possible d'identifier le premier comme étant Habbâr ibn Aws al-Aslamî, car al-Bukhârî a rapporté dans son Târîkh, par sa voie, qu'il a dit : « J'étais parmi des moutons à moi ; le loup s'élança sur une brebis du troupeau ; je criai contre lui ; il s'assit alors sur son arrière-train et dit : Qui s'occupera d'elle le jour où tu en seras distrait ? », le hadith. * Hadith de Muhammad ibn al-Hanafiyya : « Je dis à mon père : Qui est le meilleur des gens ? Il dit : Abû Bakr. Je dis : Puis qui ? Il dit : ʿUmar » : nous avons rapporté dans la deuxième partie d'al-Muntaqâ, tiré des hadiths d'Abû Bakr, que ʿAlî fut interrogé une autre fois : « Qui est le troisième ? » et qu'il répondit : « ʿUthmân ibn ʿAffân » ; il y a dans sa chaîne une rupture (irsâl). * Hadith d'Abû Mûsâ : « Si Allah veut du bien à Untel » — il veut parler de son frère — : il s'agit d'Abû Ruhm ou d'Abû Burda. Hadith d'Anas : « Un homme interrogea le Prophète (paix et bénédictions sur lui) au sujet de l'Heure », le hadith : Ibn Bashkuwâl a dit : il s'agit d'Abû Mûsâ ou d'Abû Dharr, et il a cité le hadith par leurs deux voies ; mais rien dans ce qu'il a cité n'atteste la justesse de ce qu'il a avancé. Chez ad-Dâraqutnî, d'après le hadith d'Ibn Masʿûd, il est explicitement dit que celui qui a posé cette question est le vieux Bédouin qui urina dans la mosquée, et nous avons déjà donné son nom à la Purification ; dans le Juz' d'Abû l-Jahm, celui qui a posé cette question est ʿUmayr ibn Qatâda ; et dans al-ʿIlm d'al-Murhibî, celui qui a posé cette question est ʿUmar ibn al-Khattâb ; je pense que c'est là une des raisons pour lesquelles al-Bukhârî a cité ce hadith dans les mérites de ʿUmar.

Passage douteuxImprimé على عمرو عليه, probablement عليّ عمر وعليه : « on me présenta ʿUmar, vêtu d'une chemise ». Texte arabe imprimé : سعيد عرض على عمرو عليه قميص يجره

(Sa parole, dans les mérites de ʿUmar : « Yahyâ a dit : الزرابي (az-zarâbî), ce sont les tapis (at-tanâfis) ») Le Yahyâ mentionné est Ibn Ziyâd al-Farrâ'. Hadith de Saʿd : « Il y avait auprès de lui des femmes de Quraysh » : on l'a vu précédemment. Hadith d'Abû Saʿîd : « On me présenta ʿUmar, vêtu d'une chemise qu'il traînait. Ils dirent : Comment l'as-tu interprété ? Il dit : La religion » : celui qui a posé cette question est Abû Bakr as-Siddîq ; al-Hakîm at-Tirmidhî l'a rapporté dans Nawâdir al-usûl. * Hadith de ʿAbd Allâh ibn Hishâm : « Nous étions avec le Prophète (paix et bénédictions sur lui), et il tenait la main de ʿUmar ibn al-Khattâb » : la suite viendra aux Serments et aux Vœux. * Hadith de ʿUbayd Allâh ibn ʿAdî ibn al-Khiyâr, selon lequel il parla à ʿUthmân de l'affaire d'al-Walîd : il s'agit d'Ibn ʿUqba ibn Abî Muʿayt, qui était gouverneur de Kûfa ; on témoigna contre lui qu'il avait bu du vin ; ʿUthmân le fit venir à Médine, et lorsque cela fut établi contre lui auprès de lui, il lui appliqua la peine légale (hadd). Il est rapporté ici que ʿAlî lui infligea quatre-vingts coups de fouet, et dans un autre passage — juste avant [le livre de] l'Émigration — qu'il lui infligea quarante coups ; de même, dans Muslim, ʿAlî ordonna à ʿAbd Allâh ibn Jaʿfar de le fouetter, et il lui infligea quarante coups, ce qui est plus authentique. Ceux qui témoignèrent contre lui à ce sujet sont Abû Zaynab al-Azdî, Saʿd ibn Mâlik al-Ashʿarî, Abû Muwarriʿ et Jundab al-Azdî ; ʿUmar ibn Shabba l'a rapporté d'après al-Madâ'inî. Ibn ʿAbd al-Barr a mentionné parmi eux Humrân, l'affranchi de ʿUthmân, et cela se trouve dans Muslim ; et Ibn Hamdûn a mentionné parmi eux, dans sa Tadhkira, Qabîsa ibn Jâbir. * Hadith de ʿUthmân ibn Mawhab : « Un homme d'Égypte vint et fit le pèlerinage à la Maison ; il vit des gens de Quraysh et dit : Qui est le vieillard parmi eux ? Ils dirent : ʿAbd Allâh ibn ʿUmar » : on a dit que cet homme était Yazîd ibn Bishr as-Saksakî ; on y trouve : « car il avait pour épouse la fille de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) » : il s'agit de Ruqayya.

* Hadith du meurtre de ʿUmar, où l'on trouve : « Le barbare s'élança avec un couteau » : il s'agit d'Abû Lu'lu'a Fayrûz, esclave d'al-Mughîra ibn Shuʿba ; on y trouve : « au point qu'il poignarda treize hommes, dont sept moururent ». Je dis : parmi eux a été nommé Kulayb ibn al-Bukayr al-Laythî ; Ibn Abî Shayba l'a rapporté avec une bonne chaîne. On y trouve : « Lorsqu'un homme d'entre les musulmans vit cela » : dans les Maghâzî de Yahyâ ibn Saʿîd al-Umawî, son nom est Hattân ; et dans les Tabaqât d'Ibn Saʿd : « Hâshim ibn ʿUqba et ʿAbd Allâh ibn ʿAwf, ainsi que d'autres, se dressèrent contre lui ; ʿAbd Allâh ibn ʿAwf jeta sur lui un manteau (khamîsa) ; il se tua alors, et ʿAbd Allâh ibn ʿAwf lui trancha la tête. » On y trouve : « Un jeune homme vint et dit : Réjouis-toi » : dans une autre version, ce jeune homme était un Ansârî ; dans les Tabaqât d'Ibn Saʿd et le Sahîh d'Ibn Hibbân, quelque chose indique qu'il s'agit d'Ibn ʿAbbâs ; et dans les Expéditions du Musannaf d'Ibn Abî Shayba, par la voie d'al-Miswar ibn Makhrama, ce qui indique qu'il s'agit d'al-Miswar ; la première [identification] est plus authentique, et il est possible qu'on l'ait qualifié d'Ansârî au sens le plus large. * Hadith : « Un homme vint trouver Sahl et dit : Untel » — pour le gouverneur de Médine — « appelle ʿAlî du haut de la chaire » : l'homme qui vint n'est pas nommé, et le gouverneur de Médine est Marwân ibn al-Hakam, à ce que je pense. * Hadith : « Un homme vint trouver Ibn ʿUmar et l'interrogea sur ʿUthmân et ʿAlî » : cet homme est Nâfiʿ ibn al-Azraq ; en effet, Ibn Abî Shayba a rapporté par cette même voie, dans ce même récit, une partie du hadith, à la fin de laquelle : « Je le déteste. » Il dit : « Qu'Allah le Très-Haut te déteste ! » — sans préciser qui était l'homme ; puis il a rapporté par une autre voie que Nâfiʿ ibn al-Azraq vint trouver Ibn ʿUmar et lui dit : « Je déteste ʿAlî. » Il dit : « Qu'Allah te déteste ! » Ce n'est pas là as-Saksakî mentionné plus haut, à ce que je pense. Hadith de Marwân ibn al-Hakam : « ʿUthmân fut atteint d'un violent saignement de nez » : l'année du saignement de nez est l'an 31, comme l'a mentionné ʿUmar ibn Shabba ; « un homme de Quraysh entra chez lui » : il s'agit de Talha ibn ʿUbayd Allâh ; on y trouve : « Un autre entra chez lui — je pense que c'était al-Hârith » : il s'agit d'Ibn al-Hakam, le frère de Marwân. * Hadith de ʿÂ'isha : « Un physionomiste entra chez le Prophète (paix et bénédictions sur lui) » : il s'agit de Mujazziz al-Mudlijî. Hadith de ʿÂ'isha : « Une femme des Banû Makhzûm vola » : on a vu qu'il s'agit de Fâtima bint Abî l-Aswad. * Hadith d'Abû d-Dardâ' sur celui qu'Allah a protégé de Satan : il s'agit de ʿAmmâr ibn Yâsir. Hadith d'Abû Mûsâ : « Mon frère et moi arrivâmes du Yémen » : on a vu qu'il s'agit d'Abû Ruhm ; on y trouve, à propos de l'entrée de ʿAbd Allâh ibn Masʿûd et de sa mère : il s'agit d'Umm ʿAbd.

Passage douteuxImprimé المرزوي (al-Marzawî), gardé tel quel ; lecture probable : المروزي, « al-Marwazî ». Texte arabe imprimé : محمد بن نصر المرزوي في كتاب الوتر

(Sa parole : « Il envoya une expédition et mit à sa tête Usâma ; certaines personnes contestèrent son commandement ») L'expédition mentionnée était dirigée vers les confins byzantins, là où fut tué Zayd ibn Hâritha, le père d'Usâma ; le chef de l'armée byzantine était alors Shurahbîl ibn ʿAmr al-Ghassânî ; c'est ce qu'a mentionné al-Balâdhurî, qui a aussi mentionné que celui qui désapprouva l'envoi d'Usâma est ʿAyyâsh ibn Abî Rabîʿa al-Makhzûmî. Hadith : « Muʿâwiya fit la prière impaire (witr) après la prière du soir par une seule unité, alors qu'il y avait auprès de lui un affranchi d'Ibn ʿAbbâs » : il s'agit de Kurayb ; Muhammad ibn Nasr al-Marzawî l'a rapporté dans son Kitâb al-witr ; il l'a aussi rapporté par la voie de ʿAlî ibn ʿAbd Allâh ibn ʿAbbâs, selon laquelle c'est lui qui vit cela de Muʿâwiya et qui interrogea son père à ce sujet ; c'est lui qui est visé par la parole d'Ibn Abî Mulayka : « On dit à Ibn ʿAbbâs ».

Passage douteuxImprimé « التميم » (at-Tamîm) ; lecture probable « التيمم » (l'Ablution sèche). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : تقدم في التميم قول غيلان

(Sa parole, dans le hadith de ʿÂ'isha : « qu'elle emprunta à Asmâ' ») c'est-à-dire la fille d'Abû Bakr, sa sœur (« un collier, qui se perdit ; il envoya alors des gens ») : on l'a vu à at-Tamîm. La parole de Ghaylân ibn Jarîr : « Anas se tournait vers moi ou vers un homme d'Azd » : Ghaylân est lui-même l'Azdite, et le doute vient du rapporteur : a-t-il dit « vers moi » ou bien s'est-il désigné lui-même de façon anonyme ? * Hadith d'Anas sur la parole de l'Ansârî au sujet du butin : « Cela parvint au Prophète (paix et bénédictions sur lui) » : le nom de celui qui le lui rapporta a été donné il y a peu. * Hadith de ʿÂ'isha : « Le jour de Buʿâth » : c'est une guerre qui eut lieu entre les Aws et les Khazraj cinq ans avant l'Émigration. Hadith de ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf et d'Anas sur le mariage de ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf avec une femme des Ansâr : il s'agit de la fille d'Abû l-Haysar ibn Râfiʿ, ou de Sahla bint ʿÂsim ibn ʿAdî ibn al-Khiyâr ibn al-ʿAjlân, comme on l'a vu aux Ventes. * Hadith d'Anas : « Une femme des Ansâr vint, accompagnée d'un enfant à elle » : ils ne sont pas nommés. Hadith d'Abû Usayd : « Saʿd dit » : il s'agit d'Ibn ʿUbâda, comme on le verra juste après ; on y trouve : « On lui dit : Il vous a donné la préférence sur beaucoup » : la réponse est la parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui), comme on le verra aussi. Hadith d'Usayd ibn Hudayr : « Un homme des Ansâr dit : Ô Envoyé d'Allah, ne me confies-tu pas une charge comme tu l'as confiée à Untel ? » : celui qui demande est Usayd, le rapporteur lui-même, et celui qui reçut la charge est ʿAmr ibn al-ʿÂs. * Hadith d'Anas : « lorsqu'il sortit vers al-Walîd », c'est-à-dire Ibn ʿAbd al-Malik, à Damas. Hadith d'Abû Hurayra : « Un homme vint trouver le Prophète (paix et bénédictions sur lui) ; il dit : Qui offrira l'hospitalité à celui-ci ? » : dans certaines biographies du Prophète, à savoir celle d'Abû l-Bakhtarî, l'homme est Abû Hurayra ; on y trouve : « Un homme des Ansâr dit à sa femme » : dans Muslim : « Un homme des Ansâr appelé Abû Talha dit » ; dès lors, la femme est Umm Sulaym et les enfants sont Anas et ses frères. Al-Khatîb a jugé improbable que cet Abû Talha soit Zayd ibn Sahl, l'oncle d'Anas ibn Mâlik et l'époux de sa mère, et il a dit : c'est un homme des Ansâr dont on ne connaît pas le nom. Ibn Bashkuwâl a rapporté d'après Abû l-Mutawakkil an-Nâjî qu'il s'agit de Thâbit ibn Qays ; on a dit aussi ʿAbd Allâh ibn Rawâha. * Hadith de Saʿd ibn Abî Waqqâs au sujet de ʿAbd Allâh ibn Salâm : il a dit : « C'est à son sujet que fut révélé ce verset : « Et un témoin parmi les enfants d'Israël a témoigné de sa conformité » [Al-Ahqâf : 10], le verset. » Il a dit : « Je ne sais pas si Mâlik a dit : le verset, ou : le hadith. » (Je dis) Ce doute vient de ʿAbd Allâh ibn Yûsuf, le maître d'al-Bukhârî ; cela ne fait pas partie du contexte du hadith, mais c'est une parole de Mâlik, comme l'a clarifié Ibn Wahb d'après Mâlik ; ad-Dâraqutnî l'a rapporté d'après son hadith dans Gharâ'ib Mâlik. * Hadith de Qays ibn ʿUbâda : « Un homme entra, portant sur le visage la trace de l'humilité ; ils dirent : Voici un homme des gens du Paradis », le hadith : parmi ceux qui l'ont dit ont été nommés Saʿd ibn Mâlik et Ibn ʿUmar, comme on le verra à l'Interprétation des rêves. * Hadith d'al-Barâ' : « On offrit au Prophète (paix et bénédictions sur lui) un habit » : celui qui le lui offrit est Ukaydir de Dûma, comme dans la version d'Anas. Hadith d'Abû Sâlih d'après Jâbir : « Le Trône trembla à la mort de Saʿd. Un homme dit à Jâbir : Al-Barâ' dit pourtant : Le lit [funèbre] trembla » : je n'ai pas identifié le nom de cet homme. Hadith d'Abû Saʿîd : « Des gens se soumirent au jugement de Saʿd » : il s'agit des Banû Qurayza, et lui est Ibn Muʿâdh. Hadith d'Anas : « Deux hommes sortirent » : il les a identifiés dans la version muʿallaq qui vient après celle-ci, comme on l'a vu, et nous avons mentionné qui l'a rapportée avec une chaîne complète dans la troisième section. * Hadith d'Anas : « Quatre personnes ont rassemblé le Coran » ; il les a énumérées, parmi lesquelles Abû Zayd : il s'agit de Qays ibn as-Sakan ; on a dit aussi Aws, et l'on a dit autre chose quant à son nom.

(Les jours de la Jâhiliyya et la Mission) * Hadith d'Ibn ʿUmar sur l'interrogation, par Zayd ibn ʿAmr ibn Nufayl, d'un savant juif et d'un savant chrétien : ils ne sont pas nommés.

Passage douteuxImprimé اليمنى, probablement اليمني : « le Yéménite qui transmit le message ». Texte arabe imprimé : ولا على اسم اليمنى المبلغ

(Sa parole : « Abû Bakr entra chez une femme d'Ahmas appelée Zaynab ») Il s'agit de la fille de ʿAwf ou de la fille de Jâbir ; on a dit aussi la fille d'al-Muhâjir ibn Jâbir. Hadith de ʿÂ'isha : « Une femme noire embrassa l'islam — celle-ci appartenait à certains Arabes —, et elle avait une cabane » : on a vu à la Prière qu'elle n'est pas nommée, pas plus que ceux de sa tribu qui ont été mentionnés. Hadith de ʿÂ'isha : « Abû Bakr avait un esclave qui lui versait une redevance (kharâj) », le hadith : l'esclave n'est pas nommé, ni celui pour qui il avait fait de la divination et qui l'avait payé. Hadith d'Ibn ʿAbbâs sur la qasâma (serment collectif) : il contient plusieurs personnes non nommées : l'employeur, l'employé, le Hâshimite qui prit la corde [d'entrave], le messager, la femme et son fils, l'homme qui racheta son serment, et les cinquante qui jurèrent, dont il ne resta pas un seul œil qui clignât. Az-Zubayr ibn Bakkâr a mentionné que l'employeur est Khidâsh ibn ʿAbd Allâh ibn Abî Qays al-ʿÂmirî, que l'employé est ʿAmr ibn ʿAlqama ibn ʿAbd al-Muttalib ibn ʿAbd Manâf — qualifié de Hâshimite par extension —, que la femme est Zaynab bint ʿAlqama et que son fils est Huwaytib ibn ʿAbd al-ʿUzzâ. Je n'ai trouvé ni le nom du Hâshimite qui prit la corde, ni le nom du Yéménite qui transmit le message, ni les noms des autres parmi les cinquante qui jurèrent. Az-Zubayr a également indiqué que celui qui jugea entre eux dans cette affaire est al-Walîd ibn al-Mughîra. « Sufyân d'après ʿUbayd Allâh » : il s'agit d'Ibn Abî Yazîd ; on y trouve : « Il oublia le troisième » : celui qui oublia est ʿUbayd Allâh.

Passage douteuxLe mot ثم semble superflu devant وتعقبه (coquille probable) ; traduit « Puis, ad-Dimyâtî l'a critiqué ». Texte arabe imprimé : مجازية ثم وتعقبه الدمياطي

(Sa parole : « Bayân a ajouté ») Il s'agit d'Ibn Bishr. * Hadith de ʿAmmâr : « sinon cinq esclaves et deux femmes » : on l'a vu il y a peu. Hadith de Maʿn ibn ʿAbd ar-Rahmân : il s'agit d'Ibn ʿAbd Allâh ibn Masʿûd. * Hadith d'Ibn ʿAbbâs sur la conversion d'Abû Dharr : le nom du frère d'Abû Dharr est Unays. Hadith d'Ibn ʿUmar : « Je n'ai jamais entendu ʿUmar dire d'une chose : Je pense qu'elle est ainsi, sans qu'elle soit comme il le pensait. Tandis que ʿUmar était assis, un bel homme passa près de lui » : al-Bayhaqî a dit : il semble que ce soit Sawâd ibn Qârib ; j'ai cité le hadith de Sawâd ibn Qârib dans mon livre sur les Compagnons par plusieurs voies. Parole de Saʿîd ibn Zayd : « Je me suis vu, ʿUmar me tenant ligoté à cause de l'islam, moi et sa sœur » : son nom est Fâtima, et elle était l'épouse de Saʿîd mentionné. Hadith d'Anas : « Les gens de La Mecque demandèrent qu'il leur montre un signe ; il leur montra alors la fente de la lune » : dans Dalâ'il an-nubuwwa d'Abû Nuʿaym, d'après le hadith d'Ibn ʿAbbâs, ceux qui le demandèrent sont al-Walîd ibn al-Mughîra, Abû Jahl, al-ʿÂsî ibn Wâ'il, al-ʿÂsî ibn Hishâm, al-Aswad ibn ʿAbd Yaghûth, al-Aswad ibn al-Muttalib et son fils Zamʿa, et an-Nadr ibn al-Hârith ; ce sont eux qui dirent : « Il les a ensorcelés. » Ceux à qui s'adresse sa parole « Soyez témoins » sont Abû Salama ibn ʿAbd al-Asad, al-Arqam ibn Abî l-Arqam et Ibn Masʿûd. * Hadith de Jâbir : « Mes deux oncles maternels m'ont fait assister à al-ʿAqaba » ; on y trouve, d'après Ibn ʿUyayna, que l'un d'eux était al-Barâ' ibn Maʿrûr, comme s'il était son oncle maternel par une parenté figurée. Puis, ad-Dimyâtî l'a critiqué en disant que cela n'est pas exact et que ses deux oncles maternels sont seulement Thaʿlaba et ʿAmr, les deux fils de Ghanama, les Ansârites. (Fin.) At-Tabarânî a rapporté, dans la notice de Jâbir, avec une bonne chaîne remontant à lui, qu'il a dit : « Mon oncle maternel al-Jadd ibn Qays m'a fait assister à al-ʿAqaba. » Hadith de ʿUbâda sur le nombre des participants à la première ʿAqaba : on l'a vu au début du livre.

(L'Émigration vers Médine) * Hadith de ʿÂ'isha : « Saʿd » : il s'agit d'Ibn Muʿâdh ; et sa parole « d'un peuple » : il voulait dire Quraysh, comme [cela figure] chez l'auteur ; ad-Dâwûdî, le commentateur, s'est trompé en disant qu'il voulait dire les Banû Qurayza. Hadith de ʿÂ'isha : « Ibn ad-Dughunna le rencontra » : son nom est Mâlik ou al-Hârith, comme on l'a vu ; on y trouve : « Quelqu'un dit à Abû Bakr : Voici l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) » : il est possible de l'identifier comme étant ʿÂmir ibn Fuhayra, l'affranchi d'Abû Bakr ; et chez at-Tabarânî, celle qui le dit est Asmâ' bint Abî Bakr. On y trouve : « Prends l'une de mes deux montures. Il dit : Contre son prix » : dans la Sîra de ʿAbd al-Ghanî et ailleurs, le prix était de quatre cents dirhams, et chez al-Wâqidî, de huit cents. On y trouve : « Il loua un homme des Banû d-Dîl » : il s'agit de ʿAbd Allâh ibn Urayqit. On y trouve : « Un homme d'entre les juifs monta sur l'un de leurs fortins » : ce juif n'est pas nommé. On y trouve : « Il cita les vers d'un homme d'entre les musulmans » : il s'agit de ʿAbd Allâh ibn Rawâha. * Hadith d'al-Barâ' sur l'Émigration, en abrégé : « Il passa près d'un berger » : on a vu qu'il n'est pas nommé. Hadith d'Anas : « Et voici un cavalier qui les avait rejoints » : il s'agit de Surâqa ibn Mâlik ibn Juʿshum. * Hadith de ʿÂ'isha : « Abû Bakr épousa une femme de Kalb appelée Umm Bakr ; lorsqu'il émigra, il la répudia, et son cousin l'épousa, ce poète qui composa une élégie sur les mécréants de Quraysh » : le poète mentionné est Abû Bakr ibn al-Aswad ibn Shaʿûb, connu par son rattachement à son grand-père, et son nom est Shaddâd. Ibn Hishâm a cité le poème dans la Sîra avec cinq vers de plus, et il a prétendu qu'il avait embrassé l'islam puis apostasié. Dans le Musnad d'al-Bazzâr, cet Abû Bakr ibn Shaʿûb faisait partie du groupe qui se trouvait dans la maison d'Abû Talha lorsque le vin fut interdit ; et c'est à son sujet qu'Abû Sufyân ibn Harb dit, à propos de la bataille de Badr : * « Et je n'aurais pas eu à porter de reconnaissance envers Ibn Shaʿûb. »

Passage douteuxLe mot ولا après سهيمة est incompréhensible ici (peut-être أولا ou une coquille) ; rendu en translittération suivie de [?]. Texte arabe imprimé : هي سهيمة ولا كما تقدم Imprimé « الصيرة » (as-Sayra) ; lecture probable « السيرة » (la Sîra). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : سمى ابن إسحاق منهم في الصيرة

(Sa parole : « Puis ʿUmar ibn al-Khattâb arriva avec vingt [personnes] ») Ibn Ishâq en a nommé treize dans as-Sayra ; peut-être le reste du nombre était-il des suivants. Hadith de ʿÂ'isha sur les deux chanteuses : on l'a vu aux Deux Fêtes. Hadith de Saʿd : « Seule une fille unique héritera de moi » : on a vu qu'il s'agit d'Umm al-Hakam l'aînée, et celui qui l'a nommée ʿÂ'isha s'est trompé. Hadith d'Anas sur le mariage de ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf avec une femme des Ansâr : il s'agit de Suhayma wa-lâ [ ?], comme on l'a vu. Hadith de ʿAbd ar-Rahmân ibn Mutʿim : « Un associé à moi vendit des dirhams » : cet associé n'est pas nommé. Hadith d'Abû Hurayra : « Si dix juifs croyaient en moi » : Abû Nuʿaym en a nommé, dans Dalâ'il an-nubuwwa, az-Zubayr ibn Bâtiyâ et Yûshaʿ ; et sa formulation est : « Si az-Zubayr et les siens, parmi les chefs des juifs, croyaient en moi, ils embrasseraient tous l'islam. »

Passage douteuxImprimé كنود أم سارة : soit « Kanûd Umm Sâra » (retenu, rendu littéralement), soit « Kanûd ou Sâra » (أم au sens de أو), lecture que suggère la reprise plus loin « سارة أو كنود ». Texte arabe imprimé : وللحاكم في الإكليل أنها كنود أم سارة

(Des expéditions militaires jusqu'à la fin de Badr) Le nom de la femme d'Umayya ibn Khalaf, mère de Safwân, est Safiyya, comme cela a précédé. * Le hadith d'Anas : « Ibn Masʿûd partit et trouva Abû Jahl, que les deux fils de ʿAfrâ' avaient frappé jusqu'à ce qu'il fût à l'agonie » : ce sont Muʿâdh et Muʿawwidh, comme cela a précédé dans le Sahîh ; et dans les Expéditions (al-Maghâzî), il est dit que ce sont Muʿâdh ibn ʿAfrâ' et Muʿâdh ibn ʿAmr ibn al-Jamûh, ce qui est discutable. * Le hadith de ʿAlî : « C'est à notre sujet qu'a été révélé ce verset : « Voici deux adversaires » » [Al-Hajj : 19] ; et l'on y trouve le hadith d'Abû Dharr : « Il a été révélé au sujet de ces six hommes » : l'auteur les a nommés dans une version. La répartition des combattants en duel est précisée dans les Sunan d'Abû Dâwûd, chez al-Hâkim et dans les Ghaylâniyyât ; il en est de même dans la Sîra. Mais ils s'accordent sur le fait que ʿAlî affronta al-Walîd, et divergent sur la question de savoir si ʿUbayda affronta Shayba ou ʿUtba. * Le hadith de ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf sur la mise à mort d'Umayya ibn Khalaf : on y trouve la mise à mort de son fils, qui s'appelle ʿAlî ; la mention de ceux qui le tuèrent a précédé au Livre de la procuration (al-wakâla). * Le hadith d'Ibn Masʿûd : « Sauf qu'un vieil homme prit une poignée de terre » : il a précédé que c'est al-Walîd ibn al-Mughîra. La parole de Hishâm ibn ʿUrwa : « L'un de nous prit » : c'est son frère ʿUthmân. Le hadith d'Abû Talha : « Il ordonna, le jour de Badr, que vingt-quatre hommes de Quraysh fussent jetés dans un puits » : Ibn Ishâq les a nommés dans les Maghâzî, mais sans atteindre le nombre complet. * Le hadith d'Anas : « Hâritha fut atteint alors qu'il était un jeune garçon, et sa mère vint » : c'est ar-Rubayyiʿ bint an-Nadr, tante paternelle d'Anas, et son fils est Hâritha ibn Surâqa. Le hadith de ʿAlî sur la voyageuse en palanquin (az-zaʿîna) : c'est Sâra, comme cela a précédé ; et selon al-Hâkim dans al-Iklîl, c'est Kanûd Umm Sâra. Le hadith d'al-Barâ' : « Ils nous prirent — il veut dire le jour d'Uhud — soixante-dix hommes, alors que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) leur en avait pris, le jour de Badr, cent quarante : soixante-dix captifs et soixante-dix tués » : Ibn Ishâq a énuméré dans les Maghâzî les noms de tous, mais sans atteindre le nombre complet. * Le hadith de ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf sur les deux fils de ʿAfrâ' : il a précédé il y a peu. Le hadith d'Abû Hurayra : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) envoya dix hommes en éclaireurs » : tous les personnages non nommés qu'il contient ont précédé au Livre du combat (al-jihâd). Le hadith d'Anas : « Abû Zayd mourut sans laisser de descendance ; il avait combattu à Badr » : c'est Qays ibn as-Sakan ; on a dit aussi que c'est un autre. * Le hadith de ʿÂ'isha : « Sâlim, l'affranchi d'Abû Hudhayfa, était l'affranchi d'une femme des Ansâr » : c'est Buthayna bint Muʿâdh ; on a dit aussi autre chose. Le hadith d'ar-Rubayyiʿ bint Muʿawwidh : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) entra chez moi au matin du jour où je fus conduite à mon époux », etc. : le nom de son mari est Iyâs ibn al-Bukayr al-Laythî ; et parmi ses ascendants furent tués, le jour de Badr, son père Muʿawwidh et son oncle paternel ʿAwf ; c'est ʿIkrima ibn Abî Jahl qui les tua. Le hadith de ʿAlî sur les deux vieilles chamelles : il a précédé que l'orfèvre n'est pas nommé ; la chanteuse qui chanta n'est pas nommée non plus ; et al-Marzubânî a mentionné dans Muʿjam ash-shuʿarâ' que l'auteur des vers en question est ʿAbd Allâh ibn as-Sâ'ib al-Makhzûmî. * Le hadith de Sâlih ibn Khawwât, d'après quelqu'un qui fut présent avec le Prophète (paix et bénédictions sur lui) : c'est Sahl ibn Abî Hathma, ou bien son père, Khawwât ibn Jubayr, comme l'a rapporté Ibn Manda. Le hadith d'Ibn Mughaffal : « ʿAlî prononça le takbîr (la formule « Allah est le plus grand ») sur Sahl ibn Hunayf » : dans al-Mustakhraj d'al-Ismâʿîlî, il est dit qu'il prononça sur lui six takbîr. Le hadith de Râfiʿ ibn Khadîj : « Ses deux oncles paternels avaient pris part à Badr » : ce sont Zuhayr et Muzhir, comme cela a précédé au Livre des ventes (al-buyûʿ).

(De la mise à mort de Kaʿb ibn al-Ashraf jusqu'à al-Hudaybiya) * Le hadith de Jâbir sur la mise à mort de Kaʿb ibn al-Ashraf : la femme de ce Kaʿb n'est pas nommée. Le hadith d'al-Barâ' sur la mise à mort d'Abû Râfiʿ : c'est Sallâm ibn Abî l-Huqayq ; cela a précédé au Livre du combat. Le hadith d'al-Barâ' : « Nous rencontrâmes les associateurs ce jour-là » — il veut dire le jour d'Uhud — « et il plaça à leur tête ʿAbd Allâh » : c'est Ibn Jubayr. * Le hadith de Jâbir : « Un homme dit le jour d'Uhud : Si je suis tué, où serai-je ? » : Ibn Bashkuwâl a dit : c'est ʿUmayr ibn al-Humâm. Or ce qui figure dans les biographies (as-siyar) et chez Muslim, d'après le hadith d'Anas, est que ʿUmayr dit cela à Badr ; il n'est pas invraisemblable que l'épisode se soit produit plusieurs fois ; dans ce cas, c'est un autre que ʿUmayr. Et Allah sait mieux. * Le hadith d'Anas : « Son oncle paternel fut absent du combat de Badr » : c'est Anas ibn an-Nadr ; on y lit : « jusqu'à ce que sa sœur le reconnût » : c'est ar-Rubayyiʿ bint an-Nadr. * Le hadith de Zayd ibn Thâbit : « Des gens parmi ceux qui étaient sortis vers Uhud s'en retournèrent » : ce sont ʿAbd Allâh ibn Ubayy ibn Salûl et ceux qui le suivirent, comme dans la Sîra. Le hadith de Jâbir : le nom de sa femme a précédé ; quant à ses sœurs, je n'ai pas trouvé leurs noms, ni ceux de ses créanciers. Le hadith de Saʿd : « J'ai vu deux hommes, le jour d'Uhud, qui combattaient aux côtés de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) » : ce sont Jibrîl et Mîkâ'îl, comme cela figure chez l'auteur dans les Mérites (al-fadâ'il). * Le hadith de ʿÂ'isha sur la mise à mort d'al-Yamân, père de Hudhayfa : ʿAbd ibn Humayd a précisé dans son Tafsîr que celui qui tua de sa main al-Yamân, par erreur, est ʿUtba ibn Masʿûd, frère de ʿAbd Allâh.

(Sa parole, dans le hadith d'Anas : « Et un autre que lui a dit : تنقلان (tanqulân), elles transportaient ») : il a précédé qu'il visait par là Jaʿfar ibn Mihrân as-Sabbâk. Le hadith de ʿUthmân ibn Mawhab : « Un homme vint, qui accomplissait le pèlerinage à la Maison ; il vit des gens assis et dit : Qui sont ces gens assis ? On lui répondit : Quraysh. Il dit : Qui est le vieillard ? On répondit : Ibn ʿUmar » : il a précédé que cet homme était égyptien et qu'il s'appelait Yazîd ibn Bishr as-Saksakî, à ce qu'on a dit. * Le hadith de Wahshî sur le meurtre de Hamza : « Et un homme des Ansâr bondit sur lui » — il veut dire sur Musaylima — : c'est ʿAbd Allâh ibn Zayd ibn ʿÂsim al-Mâzinî ; al-Hâkim l'a rapporté dans al-Mustadrak. As-Suhaylî a rapporté dans ar-Rawd que ʿAdî ibn Sahl prit part avec lui à sa mise à mort ; on a dit de même d'Abû Dujâna Simâk ibn Kharasha. * Le hadith d'Abû Hurayra : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) envoya un détachement en éclaireurs » : il a précédé au Livre du combat qu'ils étaient dix, et l'on y a donné les noms de ceux que j'ai pu identifier parmi ceux qui n'y sont pas nommés. « ʿAbd al-Wârith nous a rapporté » : c'est Ibn Saʿîd ; « ʿAbd al-ʿAzîz nous a rapporté » : c'est Ibn Suhayb.

Passage douteuxImprimé والرجل والآخر, probablement والرجل الآخر : « et l'autre homme ». Texte arabe imprimé : والرجل والآخر لم يسم

(Sa parole : « Un homme interrogea Anas ibn Mâlik sur le qunût (invocation faite debout dans la prière) : après l'inclinaison, ou à la fin de la récitation ? ») : celui qui interrogea est ʿÂsim al-Ahwal ; l'auteur l'a aussi rapporté. * Le hadith d'Anas : « Il envoya son oncle maternel » : c'est Harâm ; « et le boiteux » : c'est Kaʿb ibn Zayd, qui était des Banû Umayya ibn Zayd ; et l'autre homme n'est pas nommé ; il s'agit apparemment de ʿAmr ibn Umayya ad-Damrî. * Le hadith de Hishâm ibn ʿUrwa : « Mon père m'a informé, disant : Quand les gens de Bi'r Maʿûna furent tués, ʿÂmir ibn at-Tufayl dit à ʿAmr ibn Umayya : Qui est ce tué ? On lui répondit : ʿÂmir ibn Fuhayra » : on dit que celui qui tua ʿÂmir ibn Fuhayra est ʿÂmir ibn at-Tufayl ; on a dit aussi Jabbâr ibn Sulmâ. * Le hadith de ʿÂsim : « J'ai dit à Anas : Untel m'a rapporté de ta part » : cela a précédé au chapitre du qunût. Le hadith de Jâbir : « Il dit à sa femme » : son nom a précédé il y a peu. Le hadith d'Ibn ʿUmar : « J'entrai chez Hafsa » : c'est sa sœur, la fille de ʿUmar.

(Sa parole : « Il est advenu des affaires des gens ce que tu vois ») : cela se rapporte à l'épisode des deux arbitres à Siffîn ; Muhammad ibn Qudâma al-Jawharî l'a exposé dans son ouvrage. On y lit : « Habîb a dit : J'ai retenu » : c'est Habîb ibn Maslama al-Fihrî. * Le hadith d'Anas : « Umm Ayman vint » : c'est Baraka, la nourrice du Prophète (paix et bénédictions sur lui), mère d'Usâma ibn Zayd. * Le hadith de Jâbir : « Nous arrivâmes, et voici qu'un Bédouin était assis devant lui » : c'est Ghawrath ibn al-Hârith, comme chez l'auteur ; et dans les Maghâzî d'al-Wâqidî, c'est Duʿthûr. * Le hadith de ʿÂ'isha sur l'épisode de la calomnie (al-ifk), dans sa version longue : on y lit : « Une femme des Ansâr entra chez moi » : cette femme n'est pas nommée. Et dans la version d'Umm Rûmân : « Voici qu'une femme des Ansâr entra et dit : Qu'Allah fasse ceci et cela à Untel ! Umm Rûmân dit : Qu'y a-t-il ? Elle dit : Mon fils est de ceux qui ont colporté le propos. Elle dit : Et quel est-il ? Elle dit : Ceci et cela », c'est-à-dire la calomnie qui fut dite au sujet de ʿÂ'isha. (Je dis) : cette femme non plus n'est pas nommée, et elle est autre que la première. Ceux des Ansâr qui parlèrent dans la calomnie et dont je connais les noms sont ʿAbd Allâh ibn Ubayy ibn Salûl et Hassân ibn Thâbit ; or la mère d'aucun des deux n'était alors en vie, à moins qu'il ne s'agisse d'une mère de l'un d'eux par l'allaitement ou autrement, ou que celui dont il est question soit l'un d'entre eux qui ne sont pas nommés, comme dans le hadith de ʿUrwa, selon lequel il y avait parmi eux des gens non nommés, mais qu'ils formaient un groupe, comme l'a dit Allah le Très-Haut. Et dans le hadith de la calomnie : « La mère de Hassân était du clan de cet homme » ; la mère de Hassân s'appelle al-Furayʿa bint Khâlid. Et Allah sait mieux.

(D'al-Hudaybiya jusqu'à l'expédition de la Conquête) Abû Dâwûd a dit : « Qurra nous a rapporté » : c'est Ibn Khâlid ; « al-Aʿmash nous a rapporté ; il a entendu Sâlim » : c'est Ibn Abî l-Jaʿd. Le hadith de Zayd ibn Aslam, d'après son père : « Je sortis avec ʿUmar au marché ; une jeune femme rejoignit ʿUmar et dit : Mon mari est mort et a laissé de petits enfants » : c'est la fille de Khufâf ibn Aymâ' al-Ghifârî, comme chez lui ; mais je ne connais ni le nom de son mari ni celui de ses enfants. On y lit : « Un homme dit : Tu lui as beaucoup donné » : je ne connais pas son nom. On y lit : « Je vois le père de celle-ci et son frère assiégeant une forteresse » : je ne connais pas le nom de son frère, si ce n'est qu'il est possible de l'identifier à al-Hârith, dont Muslim a rapporté un hadith par la version de Khâlid ibn ʿAbd Allâh ibn Harmala, d'après lui, d'après son père Khufâf, au chapitre de la prière ; ce qui s'y oppose est qu'Ibn Hibbân a mentionné al-Hârith parmi les Successeurs (at-tâbiʿûn), alors que le hadith du chapitre implique qu'il soit un Compagnon. Khufâf avait un autre fils, nommé Makhlad, qui est un Successeur. * Le hadith de Zâhir al-Aslamî : « Le crieur de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) appela » : c'est Abû Talha, comme cela a précédé. Le hadith de ʿUmar : « J'entendis un crieur qui criait mon nom » : je ne connais pas son nom. Le hadith d'al-Miswar ibn Makhrama et de Marwân sur l'épisode d'al-Hudaybiya : on y lit : « Il envoya un éclaireur à lui, de Khuzâʿa » : c'est بسر (Busr) ibn Sufyân, avec la lettre à un point dessous (b) portant u, et la lettre s sans point ; Ibn ʿAbd al-Barr l'a mentionné. On y lit : « Umm Kulthûm bint ʿUqba était parmi celles qui sortirent ; ses proches vinrent demander qu'elle leur fût rendue » : son frère ʿUmâra ibn ʿUqba était présent à cette occasion, comme dans la Sîra. * Le hadith de Nâfiʿ : « L'un des fils de ʿAbd Allâh » — il veut dire Ibn ʿUmar — « lui dit : Si tu restais cette année… » : c'est ʿAbd Allâh ibn ʿAbd Allâh et son frère Sâlim ibn ʿAbd Allâh, comme cela est venu de leur propre hadith. * Le hadith de Nâfiʿ : « ʿAbd Allâh » — il veut dire Ibn ʿUmar — « envoya chercher un cheval chez un homme des Ansâr » : cet homme n'est pas nommé ; il pourrait s'agir d'Aws ibn Khawlî. * Le hadith d'Anas sur l'épisode des gens de ʿUrayna : il a précédé au Livre de la purification qu'ils étaient huit, que le berger était Yasâr, ainsi que d'autres points utiles, et que le chef du détachement qui sortit à leur poursuite était Saʿîd ibn Zayd ou Kurz ibn Jâbir ; et s'est trompé celui qui a dit que c'était Jarîr al-Bajalî. * Le hadith de Salama ibn al-Akwaʿ : « Un esclave de ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf me rencontra » : il a précédé qu'il n'est pas nommé. * Le hadith de Salama encore : « Un homme parmi les gens dit à ʿÂmir » : celui-ci est Ibn al-Akwaʿ, oncle paternel de Salama — lequel est Ibn ʿAmr ibn al-Akwaʿ. On y lit : « Qui est celui qui mène les montures en chantant ? On répondit : ʿÂmir ibn al-Akwaʿ. Il dit : Qu'Allah lui fasse miséricorde. Un homme parmi les gens dit… » : c'est ʿUmar ibn al-Khattâb, comme dans le Sahîh de Muslim. Celui qui interrogea d'abord ʿÂmir est Usayd ibn Hudayr, et il est parmi ceux qui dirent que l'œuvre de ʿÂmir était réduite à néant, comme l'auteur l'a explicitement indiqué dans le Livre des bonnes manières (al-adab). On y lit : « Il en atteignit la jambe d'un Juif » : c'est Marhab, comme chez Muslim également. On y lit : « Un homme dit : Ô Envoyé d'Allah, ne les répandrions-nous pas plutôt ? » : cet homme n'est pas nommé ; il est possible que ce soit ʿUmar. * Le hadith d'Anas : « Quelqu'un vint le trouver et dit : Les ânes ont été mangés » : il n'est pas nommé.

Passage douteuxImprimé « أكتم » (Aktam) ; lecture probable « أكثم » (Aktham). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : ما آل إليه أمره هو أكتم بن أبي الجون

(Sa parole : « Il ordonna à un crieur ») : c'est Abû Talha, comme cela a précédé. Le hadith de Sahl ibn Saʿd : « Il y avait parmi les Compagnons de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) un homme qui ne laissait échapper aucun ennemi isolé ou écarté » : il a précédé que c'est Quzmân ; et celui qui dit : « Je serai son compagnon » jusqu'à connaître ce que devint son sort est Aktam ibn Abî l-Jawn ; cela a déjà précédé. * Le hadith d'Abû Hurayra sur ce même épisode : « Il dit : Lève-toi, Untel, et proclame que n'entrera au Paradis qu'un croyant » : c'est Bilâl ; l'auteur l'a nommé au chapitre « Les œuvres valent par leur fin ». Muslim a rapporté que celui qui fit la proclamation lors de l'épisode de Khaybar est ʿUmar ibn al-Khattâb ; et at-Tabarânî et al-Bayhaqî ont rapporté, d'après le hadith d'al-ʿIrbâd ibn Sâriya, que ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf proclama que le Paradis n'est permis qu'à un croyant. Il semble que ce fut lors d'un autre épisode, ou bien qu'il y eut plus d'un proclamateur. * Le hadith d'Anas : « Nous arrivâmes à Khaybar ; on lui mentionna la beauté de Safiyya bint Huyayy, dont le mari avait été tué alors qu'elle était jeune mariée », etc. : le nom de son mari est Kinâna ibn ar-Rabîʿ. Safiyya était échue dans la part de Dihya al-Kalbî ; le Prophète (paix et bénédictions sur lui) lui donna en échange la sœur de Kinâna ibn ar-Rabîʿ, son mari ; ash-Shâfiʿî l'a mentionné dans al-Umm, et cela se trouve dans les Maghâzî d'Abû l-Aswad, d'après ʿUrwa, par la version d'Ibn Lahîʿa. * Le hadith de Sahl ibn Saʿd sur l'épisode de ʿAlî le jour de Khaybar : on y lit : « Ils envoyèrent quelqu'un le chercher » : le messager envoyé vers lui était Salama ibn al-Akwaʿ, comme chez Muslim d'après son propre hadith. * Le hadith de ʿAbd Allâh ibn Mughaffal : « Quelqu'un jeta un sac de cuir contenant de la graisse » : cela a précédé au Livre du combat. * Le hadith d'Ibn Abî Awfâ : « Le crieur du Prophète (paix et bénédictions sur lui) vint : Ne mangez pas de la chair des ânes domestiques » : c'est Abû Talha Zayd ibn Sahl, comme cela a précédé. Le hadith d'Abû Hurayra : « Il avait avec lui un esclave nommé Midʿam, que lui avait offert l'un des Banû d-Dubâb » : c'est Rifâʿa ibn Zayd, comme chez l'auteur à un autre endroit. On y lit : « Un homme, lorsqu'il entendit cela du Prophète (paix et bénédictions sur lui), vint avec une lanière de sandale » : cet homme n'est pas nommé, si ce n'est que, dans la version de Muhammad ibn Ishâq et d'autres, il est dit qu'il était des Ansâr. * Le hadith d'Abû Hurayra : « L'un des fils de Saʿîd ibn al-ʿÂs lui dit » : c'est Abân. On y lit : « Celui-ci est le meurtrier d'Ibn Qawqal » : c'est an-Nuʿmân ibn Qawqal al-Ansârî ; il fut tué à Uhud ; on dit aussi que son meurtrier fut Safwân ibn Umayya al-Jumahî. Le hadith d'Abû Saʿîd et d'Abû Hurayra : « Il nomma un homme gouverneur de Khaybar » : c'est Sawâd ibn Ghaziyya, des Banû ʿAdî ibn an-Najjâr ; al-Khatîb l'a rapporté, et il a dit : on dit aussi que c'est Mâlik ibn Saʿsaʿa ; mais le premier avis est plus fort, car dans la seconde version il est dit : « Il envoya le frère des Banû ʿAdî », tandis que Mâlik ibn Saʿsaʿa est des Banû Mâzin ibn an-Najjâr. * Le hadith d'Abû Hurayra sur la brebis empoisonnée : il a précédé que la Juive qui offrit la brebis s'appelle Zaynab bint al-Hârith ibn Sallâm ; et dans le Jâmiʿ de Maʿmar, d'après az-Zuhrî, il est dit qu'elle embrassa l'islam et que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) la laissa. Le hadith d'al-Barâ' sur la ʿumra de compensation (ʿumrat al-qadâ') : « La fille de Hamza les suivit » : son nom est Umâma, selon l'avis le plus connu.

(Sa parole : « Mughîra ibn ʿAbd ar-Rahmân, d'après ʿAbd Allâh ibn Saʿîd ») : c'est Ibn Abî Hind. Al-Bukhârî n'a rien rapporté de ʿAbd Allâh ibn Saʿîd ibn Abî Saʿîd al-Maqburî, qui est de cette même génération. Dans certaines versions figure ici « ʿAbd Allâh ibn سعد (Saʿd) », sans voyelle sur le ʿayn, ce qui est une déformation graphique (tashîf). * Le hadith de ʿÂ'isha : « Un homme vint le trouver et dit : Les femmes de Jaʿfar » — il veut dire Ibn Abî Tâlib — « et il mentionna leurs pleurs » : cet homme n'est pas nommé ; celui qui apporta la nouvelle des gens de Mu'ta fut Yaʿlâ ibn Umayya ; Mûsâ ibn ʿUqba l'a mentionné dans ses Maghâzî.

(Sa parole : « Muhammad ibn Fudayl, d'après Husayn ») : c'est Ibn ʿAbd ar-Rahmân ; « d'après ʿÂmir » : c'est ash-Shaʿbî. Le hadith d'Usâma ibn Zayd : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) nous envoya vers al-Huraqa ; nous attaquâmes les gens au matin, et moi et un homme des Ansâr rattrapâmes l'un d'entre eux » : je ne connais pas le nom de l'Ansârî ; il pourrait s'agir d'Abû d-Dardâ', car il y a dans le Tafsîr de ʿAbd ar-Rahmân ibn Zayd ce qui y conduit. Quant au tué, c'est Mirdâs ibn ʿAmr — on dit aussi Ibn Nahîk — al-Fadakî. Le chef de ce détachement était Ghâlib ibn ʿAbd Allâh al-Laythî. * Le hadith de Yazîd ibn Abî ʿUbayd, d'après Salama : « J'ai pris part à sept expéditions » ; il en mentionna quatre, et Yazîd dit : « J'ai oublié les autres. » (Je dis) : ce sont la Conquête, at-Tâ'if et Tabûk.

(De l'expédition de la Conquête jusqu'au pèlerinage d'Abû Bakr as-Siddîq, en l'an 9) Le hadith de ʿAlî sur la voyageuse en palanquin : il a précédé que c'est Sâra ou Kanûd.

Passage douteuxLe même nom (Aswad ibn Khuzâʿî al-Aslamî) est donné pour celui qui prit les dépouilles et pour le témoin d'Abû Qatâda : répétition probablement fautive pour l'un des deux ; traduit tel quel. Texte arabe imprimé : وأن الذي شهد لأبي قتادة بالسلب أسود بن خزاعي الأسلمي

(Sa parole, dans l'expédition de la Conquête : « Des hommes de la garde de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) les virent ») : parmi eux a été nommé, dans la Sîra, ʿUmar ibn al-Khattâb. Le hadith d'Anas : « Un homme vint le trouver et dit : Ibn Khatal… » : il a précédé que le nom d'Ibn Khatal est ʿAbd al-ʿUzzâ, et l'homme n'est pas nommé. * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « ʿUmar me faisait entrer avec les anciens de Badr ; l'un d'eux dit » : c'est ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf. Le hadith de Saʿd sur le fils de l'esclave de Zamʿa : il a précédé que le nom du fils est ʿAbd ar-Rahmân et que l'esclave n'est pas nommée. Le hadith de ʿUrwa ibn az-Zubayr : « Une femme vola » : il a précédé que c'est Fâtima la Makhzûmite. Le hadith d'al-Miswar sur la délégation de Hawâzin : Ibn Saʿd a mentionné avec sa chaîne qu'ils étaient quatorze hommes, venus annoncer la conversion de leur peuple ; parmi eux se trouvaient Abû Tharwân, oncle paternel du Prophète (paix et bénédictions sur lui) par l'allaitement, et Abû Surad Zuhayr ibn Surad. * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Il n'entra dans la Kaʿba qu'après que les idoles en eurent été sorties » : celui qui se chargea de les sortir est ʿUmar ibn al-Khattâb ; Abû Dâwûd en a rapporté le sens d'après le hadith de Jâbir. Le hadith d'Abû Qatâda sur l'expédition de Hunayn : il a précédé que l'homme qu'il vit chercher à surprendre le musulman, ainsi que ce musulman, ne sont pas nommés, et que celui qui prit les dépouilles n'est pas nommé non plus, si ce n'est qu'il était qurayshite ; chez al-Wâqidî, c'est Aswad ibn Khuzâʿî al-Aslamî, et celui qui témoigna en faveur d'Abû Qatâda au sujet des dépouilles est Aswad ibn Khuzâʿî al-Aslamî. * Le hadith d'Abû Mûsâ al-Ashʿarî sur l'épisode d'Awtâs : on y lit : « Abû ʿÂmir, l'oncle paternel d'Abû Mûsâ, fut atteint d'une flèche au genou ; un homme des Jusham, parmi eux, la lui avait décochée » : Ibn Ishâq a dit dans les Maghâzî : « On prétend que c'est Salama ibn Durayd ibn as-Simma qui atteignit Abû ʿÂmir. » Ibn Hishâm a dit : « Quelqu'un en qui j'ai confiance m'a rapporté que ceux qui le visèrent furent al-ʿAlâ' ibn al-Hârith al-Jushamî et son frère Awfâ — on a dit aussi Wâfâ — ; l'un d'eux l'atteignit au cœur et l'autre aux genoux, et ils le tuèrent ; puis Abû Mûsâ les tua tous deux. » Quelqu'un les pleura en des vers, dont celui-ci : * « Ce sont eux deux qui ont tué Abû ʿÂmir » . Le hadith d'Umm Salama sur la parole de l'efféminé : « Si Allah vous donne la conquête d'at-Tâ'if » : Ibn Jurayj a dit : son nom est Hît. Ainsi est-ce dans al-Bukhârî, comme parole d'Ibn Jurayj ; et cela figure de façon *mawsûl (à chaîne complète), d'après le hadith de ʿÂ'isha, dans le Sahîh d'Ibn Hibbân. La fille de Ghaylân s'appelle بادية (Bâdiya) ; ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf l'épousa par la suite. Le nom s'écrit avec la lettre à un point dessous (b), puis la lettre d sans point, suivie de la dernière lettre (y) ; on a dit aussi qu'après le d vient un n (بادنة, Bâdina) ; mais le premier avis est préférable.

Passage douteuxImprimé ابن إسماعيل (Ibn Ismâʿîl), gardé tel quel ; le ʿÂsim qui rapporte d'Abû ʿUthmân an-Nahdî et dont Shuʿba transmet est d'ordinaire ʿÂsim ibn Sulaymân al-Ahwal : lecture probable « Ibn Sulaymân ». Texte arabe imprimé : شعبة عن عاصم) هو ابن إسماعيل

(Sa parole : « Shuʿba, d'après ʿÂsim ») : c'est Ibn Ismâʿîl ; « j'ai entendu Abû ʿUthmân » : c'est an-Nahdî ; « j'ai entendu Saʿd » : c'est Ibn Abî Waqqâs ; « et Abû Bakra » : c'est ath-Thaqafî ; « il avait escaladé la muraille de la forteresse d'at-Tâ'if avec des gens » : Ibn Ishâq a mentionné dans les Maghâzî qu'ils étaient au nombre de vingt-trois. * Le hadith d'Abû Mûsâ : « Un Bédouin dit : Ne vas-tu pas accomplir pour moi ce que tu m'as promis ? » : ce Bédouin n'est pas nommé. Le hadith d'Anas sur l'épisode de Hunayn : « Il ne donna rien aux Ansâr, et ils dirent… » : dans cette version, il n'a pas mentionné quel fut leur propos ; celui-ci est mentionné chez lui à la fin du chapitre, d'après le hadith d'Anas également. * Le hadith de Yaʿlâ ibn Umayya sur le Bédouin enduit de parfum qui interrogeait au sujet de la ʿumra (le petit pèlerinage) : a précédé au Livre du pèlerinage l'avis de celui qui a prétendu que son nom était ʿAtâ'. Le hadith d'Ibn Masʿûd : « Lorsque le Prophète (paix et bénédictions sur lui) partagea le butin de Hunayn, un homme des Ansâr dit » : c'est Muʿattib ibn Qushayr, comme cela a précédé.

(Sa parole : « Le partage du butin de Hunayn ; il donna à des gens ») : Ibn Ishâq les a nommés dans les Maghâzî ; qu'on s'y reporte. * Le hadith de ʿAlî : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) envoya un détachement et plaça à sa tête un homme des Ansâr » : ainsi dans cette version ; il s'agit du détachement de ʿAlqama ibn Mujazziz al-Mudlijî, et celui à qui cela arriva est ʿAbd Allâh ibn Hudhâfa as-Sahmî, comme l'ont rapporté Ahmad et Ibn Mâja d'après le hadith d'Abû Saʿîd. Peut-être celui qui l'a qualifié d'Ansârî l'a-t-il fait en raison d'une alliance, ou d'un autre type d'emploi figuré. * Le hadith d'Abû Mûsâ et de Muʿâdh sur leur envoi au Yémen : on y lit : « Et voici qu'il y avait auprès de lui un homme dont les mains étaient liées à son cou » : cet homme qui avait apostasié n'est pas nommé. * Le hadith d'Abû Mûsâ sur son pèlerinage : « … jusqu'à ce qu'une femme parmi les femmes des Banû Qays me peignât » : il a précédé qu'elle n'est pas nommée ; je pense que par Qays il faut entendre son père, et qu'elle était donc l'une des femmes de l'un de ses frères. Le hadith de Muʿâdh : lorsqu'il récita : « Et Allah a pris Abraham pour ami intime » [An-Nisâ' : 125], un homme derrière lui dit : « Que l'œil de la mère d'Abraham se réjouisse ! » : je n'ai pas trouvé le nom de celui qui dit cela. * Le hadith d'Abû Saʿîd : « ʿAlî envoya une petite quantité d'or » ; on y lit : « Un homme parmi les Compagnons dit : Nous en étions plus dignes » : je ne connais pas le nom de celui qui dit cela ; il semble qu'il ait été laissé anonyme pour le couvrir. On y lit : « Un homme aux yeux enfoncés » : il a précédé que c'est Dhû l-Khuwaysira ; on a dit aussi ʿAbd Allâh ibn Dhî l-Khuwaysira, et les deux se trouvent chez l'auteur ; on a dit aussi à son sujet Hurqûs, et c'est ce qu'Ibn Saʿd a affirmé avec certitude. * Le hadith de Jarîr sur la destruction de Dhû l-Khalasa : on y lit : « Le messager de Jarîr dit » : il a précédé que c'est Abû Artât Husayn ibn Rabîʿa ; l'auteur l'a mentionné ici par sa kunya (surnom), par une autre voie, et il est nommé chez Muslim.

(Sa parole : « Et Ibn Ishâq a dit, d'après Yazîd ») : c'est Ibn Rûmân ; « d'après ʿUrwa » : c'est Ibn az-Zubayr. Le hadith de Jarîr : « J'étais au Yémen ; alors que nous étions sur l'une des routes, une troupe de cavaliers nous apparut » : aucun d'eux n'est nommé. Le hadith de Jâbir sur l'épisode de l'expédition du littoral : on y lit : « Il y avait un homme parmi les gens qui égorgea trois chameaux » : c'est Qays ibn Saʿd ibn ʿUbâda, comme chez l'auteur ; et c'est lui qui passa, monté sur son chameau, sous une côte de la baleine. * Le hadith d'Abû Hurayra : « Il y avait parmi eux » — c'est-à-dire parmi les Banû Tamîm — « une captive chez ʿÂ'isha » : il a précédé au Livre de l'affranchissement que c'est Umm Samura.

(Du pèlerinage d'Abû Bakr jusqu'au commentaire du Coran) * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs (qu'Allah l'agrée) sur la venue de la délégation de ʿAbd al-Qays : cela a précédé au début de l'ouvrage. * Le hadith d'Umm Salama : « Elle lui envoya la servante » : elle n'est pas nommée. * Le hadith d'Abû Hurayra : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) envoya des cavaliers du côté du Najd ; ils ramenèrent un homme des Banû Hanîfa nommé Thumâma » : dans les Futûh de Sayf, il est dit que celui qui captura Thumâma est al-ʿAbbâs ibn ʿAbd al-Muttalib, ce qui est discutable. * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Musaylima le Menteur arriva » ; on y lit : « L'un des deux est al-ʿAnsî » : son nom est عيهلة (ʿAyhala), avec la dernière lettre (y) sans voyelle ; son surnom est al-Aswad ; il prétendit à la prophétie au Yémen et fut tué à Sanʿâ' ; et celui d'al-Yamâma est Musaylima.

(Sa parole : « D'après Sâlih ») : c'est Ibn Kaysân ; (« d'après Abû ʿUbayda ») : c'est ʿAbd Allâh ; (« ʿUbayd Allâh ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUtba a dit : Il nous est parvenu que Musaylima le Menteur vint à Médine et descendit dans la maison de Ramla bint al-Hârith ibn Kurayz ; il avait pour épouse la fille d'al-Hârith ibn Kurayz, qui est la mère de ʿAbd Allâh ibn ʿÂmir ») : ce contexte implique que celle chez qui Musaylima descendit était son épouse ; or il n'en est rien : celle chez qui il descendit est Ramla bint al-Hadath — الحدث (al-Hadath), avec un d sans point après le h sans point, et non avec un r précédé d'un alif —, ainsi chez Ibn Saʿd et d'autres ; al-Hadath est Ibn Thaʿlaba ibn al-Hârith ibn Zayd al-Ansârî, et sa maison était la maison des délégations. Peut-être al-Hadath a-t-il été déformé en al-Hârith, puisque « al-Hârith » s'écrit sans alif (الحرث). Quant à l'épouse de Musaylima, c'est Kayyisa — كيسة, avec après le k la lettre à deux points dessous (y) redoublée —, fille d'al-Hârith ibn Kurayz — avec u sur le k — ibn Rabîʿa ibn Habîb ibn ʿAbd Shams ; Musaylima l'épousa, puis fut tué alors qu'elle était sa femme ; son cousin paternel ʿAbd Allâh ibn ʿÂmir ibn Kurayz lui succéda auprès d'elle, et elle lui donna ʿAbd Allâh, ʿAbd ar-Rahmân et ʿAbd al-Malik. Ad-Dâraqutnî l'a mentionné dans al-Mu'talif wa l-mukhtalif, et Ibn Mâkûlâ l'a suivi. Dès lors, il conviendrait de dire : « et c'est la mère de ʿAbd Allâh ibn ʿAbd Allâh ibn ʿÂmir » ; peut-être en était-il ainsi, et le second ʿAbd Allâh est-il tombé chez l'un des rapporteurs. On peut aussi dire que les compagnons de Musaylima descendirent dans la maison des délégations, qui est la maison de la fille d'al-Hadath, tandis que lui-même descendit dans la maison de son épouse, la fille d'al-Hârith ; ainsi disparaît la déformation. Al-Bukhârî n'avait d'autre but, par là, que de citer le hadith de ʿUbayd Allâh ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUtba, d'après Ibn ʿAbbâs (qu'Allah l'agrée), au sujet du songe du Prophète (paix et bénédictions sur lui) ; le reste de l'épisode, il l'a rapporté implicitement et accessoirement. Et c'est Allah qui accorde le succès.

Passage douteuxImprimé عن أبي بكرة (« d'après Abû Bakra »), gardé tel quel ; lecture probable : عن ابن أبي بكرة, « d'après Ibn Abî Bakra », c'est-à-dire ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Bakra. Texte arabe imprimé : عن محمد هو ابن سيرين عن أبي بكرة هو عبد الرحمن Le nom du Compagnon rapporteur semble manquer après حديث (probablement حديث ابن عباس) ; traduit tel quel. Texte arabe imprimé : حديث أن امرأة من خثعم استفتت

* Le hadith de Hudhayfa : « Les gens de Najrân vinrent » : il a précédé que leurs chefs étaient as-Sayyid et al-ʿÂqib. * Le hadith d'Abû Mûsâ : « Je vins du Yémen, moi et mon frère » : il a précédé que c'est Abû Ruhm ; et la mère de ʿAbd Allâh ibn Masʿûd est Umm ʿAbd. * Le hadith de Zahdam — c'est Ibn Mudarrib al-Jarmî — : (« Lorsqu'Abû Mûsâ arriva ») — il veut dire à Kûfa — « il honora (ce clan de Jarm ; nous étions assis auprès de lui alors qu'il déjeunait de poulet, et il y avait parmi les gens un homme assis ») : cet homme n'est pas nommé ; chez at-Tirmidhî et d'autres figure ce qui donne à penser que c'est Zahdam lui-même. « Shuʿba, d'après Sulaymân » : c'est al-Aʿmash ; « d'après Dhakwân » : c'est Abû Sâlih as-Sammân. Le hadith d'Abû Hurayra : « Un esclave à moi s'enfuit » : je ne connais pas son nom ; il est possible que ce soit Saʿd ad-Dawsî. * Le hadith : « Une femme de Khathʿam demanda un avis juridique » : je ne connais ni son nom ni celui de son père. « Ayyûb » : c'est as-Sakhtiyânî ; « d'après Muhammad » : c'est Ibn Sîrîn ; « d'après Abû Bakra » : c'est ʿAbd ar-Rahmân. * Le hadith de Târiq ibn Shihâb : « Des Juifs dirent : Si ce verset avait été révélé chez nous… » — il veut dire la parole du Très-Haut : « Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion » [Al-Mâ'ida : 3] — : il a précédé que celui à qui cela fut adressé est ʿUmar ibn al-Khattâb, et que celui d'entre eux qui le dit est Kaʿb al-Ahbâr. * Le hadith d'Ibn ʿUmar : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) se rasa la tête lors du pèlerinage d'adieu » : il a précédé que celui qui rasa la tête du Prophète (paix et bénédictions sur lui) s'appelle Maʿmar ibn ʿAbd Allâh ibn Nadla. * Le hadith de Saʿd ibn Abî Waqqâs : « Seule une fille à moi hérite de moi » : il a précédé que c'est Umm al-Hakam l'aînée. * Le hadith de ʿUrwa ibn az-Zubayr : « Usâma ibn Zayd fut interrogé alors que j'étais présent » : je ne connais pas le nom de celui qui l'interrogea à ce sujet. * Le hadith de Yaʿlâ ibn Umayya : « J'avais un salarié, qui se battit avec quelqu'un » : il a précédé que le salarié n'est pas nommé, et que c'est Yaʿlâ qui mordit la main de son salarié. * Le hadith de Kaʿb ibn Mâlik sur l'histoire de son repentir pour être resté en arrière lors de l'expédition de Tabûk : on y lit : « Il dit : Qu'a fait Kaʿb ? Un homme des Banû Salima dit » : dans les Maghâzî d'al-Wâqidî, il est dit qu'il s'appelait ʿAbd Allâh ibn Unays. On y lit : « Voici qu'un Nabatéen de Syrie… » : ce Nabatéen n'est pas nommé ; le roi de Ghassân est al-Hârith ibn Abî Shamir ; la femme de Kaʿb ibn Mâlik s'appelle Khayra ; la femme de Hilâl ibn Umayya s'appelle Khawla bint ʿÂsim ; celui qui annonça à Kaʿb la bonne nouvelle de son repentir accepté et courut vers lui pour cela est Hamza ibn ʿAmr al-Aslamî ; celui qui lança le cheval au galop, je ne connais pas son nom. Dans les Maghâzî d'al-Wâqidî, il est dit que celui auprès de qui Kaʿb emprunta les deux vêtements est Abû Qatâda ; il est donc possible que ce soit lui le cavalier, car il était le cavalier du Prophète (paix et bénédictions sur lui). * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « … au grand personnage de Bahreïn » : c'est al-Mundhir ibn Sâwâ ; et Kisrâ est Ibn Hurmuz. * Le hadith d'Abû Bakra : « Les gens de Perse ont mis à leur tête la fille de Kisrâ » : c'est Bûrân ; Ibn Qutayba et d'autres l'ont rapporté par la voie de ʿAbd al-ʿAzîz ibn Abî Bakra, d'après son père.

(Sa parole : « et il se tut sur la troisième — ou il dit : et je l'ai oubliée ») Celui qui parle est Ibn ʿUyayna, et celui qui se tut est son maître Sulaymân al-Ahwal. Parole de ʿÂ'isha : « ʿAbd ar-Rahmân entra » : elle veut dire son frère ; et le siwâk (bâtonnet pour les dents) était une palme fraîche, comme chez l'auteur également. Parole d'az-Zuhrî : « Saʿîd ibn al-Musayyib m'a informé, parmi des hommes d'entre les gens de science » : il en a nommé ʿUrwa — cela se trouve chez l'auteur — et Abû Salama ibn ʿAbd ar-Rahmân.

(Sa parole : « Certains dirent alors : la douleur l'a vaincu ») Celui qui parle est ʿUmar ; l'auteur l'a dit explicitement dans le Livre de la médecine. Parole d'as-Sunâbihî ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿUsayla : « Un cavalier arriva alors » : je ne connais pas son nom.

(Du début de l'exégèse coranique jusqu'à la fin d'al-Baqara)

(Sa parole : « Et un autre a dit : يسومونكم (yasûmûnakum) : يولونكم (yûlûnakum), ils vous font subir ») C'est la parole d'Abû ʿUbayda Maʿmar ibn al-Muthannâ dans al-Majâz.

(Sa parole : « Et certains ont dit : les grains qui se mangent sont tous des فوم (fûm) ») Cela est rapporté de ʿAtâ' et de Qatâda.

(Sa parole : « Et un autre a dit : يستفتحون (yastaftihûn) : ils demandent la victoire (yastansirûn) ») C'est la parole d'Abû ʿUbayda. « ʿAmr ibn ʿAlî m'a rapporté » : c'est al-Fallâs ; « Yahyâ nous a rapporté » : c'est Ibn Saʿîd al-Qattân ; « Sufyân nous a rapporté » : c'est ath-Thawrî ; « d'après Habîb » : c'est Ibn Abî Thâbit ; « d'après ʿAbd Allâh ibn Abî Husayn » : il est rattaché à son grand-père, et c'est ʿAbd Allâh ibn ʿAbd ar-Rahmân. Parole de ʿUmar : « J'ai appris les reproches du Prophète (paix et bénédictions sur lui) à certaines de ses épouses » : ce sont ʿÂ'isha et Hafsa. Et sa parole : « J'entrai alors chez elles, et l'une d'elles me dit » : c'est Zaynab bint Jahsh, comme nous l'avons rapporté dans le Juz' de Hâjib at-Tûsî, par la voie même par laquelle al-Bukhârî l'a rapporté, et c'est par sa voie que l'a rapporté al-Khatîb ; Umm Salama eut avec ʿUmar un autre échange, qu'al-Bukhârî a rapporté ensuite du hadith d'Ibn ʿAbbâs d'après ʿUmar. * Hadith d'al-Barâ' sur le changement de la qibla (direction de la prière) : « Un homme d'entre ceux qui avaient prié avec lui sortit alors » : c'est ʿAbbâd ibn Bishr, comme cela a précédé ; la mosquée est celle des Banû ʿAbd al-Ashhal ; et parmi les hommes morts avant le changement, nous avons nommé Asʿad ibn Zurâra et al-Barâ' ibn Maʿrûr, comme cela a précédé. Il y a là aussi le hadith d'Ibn ʿUmar : « lorsque vint quelqu'un » : il n'est pas nommé, et celui qui l'a identifié au précédent s'est trompé, car la prière, dans le hadith d'al-Barâ', était celle de l'après-midi (al-ʿasr), et celle-ci celle de l'aube (as-subh) ; celle-là avait lieu dans la mosquée des Banû Hâritha, et celle-ci dans la mosquée de Qubâ'. Parole d'Anas : « Il ne reste plus personne, parmi ceux qui ont prié vers les deux qibla, hormis moi » : il veut dire la qibla de Jérusalem (Bayt al-Maqdis) et la Kaʿba. * Hadith d'Anas : « Ar-Rubayyiʿ, sa tante paternelle, brisa l'incisive d'une jeune fille » : je ne connais pas le nom de celle dont la dent fut brisée.

Passage douteuxImprimé « فضالة » (Fudâla) ; lecture probable « العامة » (le commun), comme le confirme la suite du commentaire. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : قراءة فضالة يطيقونه وهو أكثر Imprimé يطيقونه, comme la lecture commune ; la lecture d'Ibn ʿAbbâs et des autres cités est يطوقونه (yutawwaqûnahu), forme retenue dans la traduction. Texte arabe imprimé : وعلى الذين يطيقونه أي يعجزون عنه

(Sa parole : « La lecture de Fudâla : يطيقونه (yutîqûnahu), et c'est la plus répandue ») Il fait allusion à la lecture d'Ibn ʿAbbâs, de ʿÂ'isha, de ʿIkrima, de Saʿîd ibn Jubayr et de Mujâhid : « Et à ceux qui yutawwaqûnahu » [Al-Baqara : 184], c'est-à-dire qui en sont incapables. Ce qu'on entend ici par « le commun » (al-ʿâmma), c'est la lecture répandue, conforme à la graphie du Mushaf.

(Sa parole : « d'après ash-Shaʿbî, d'après ʿAdî ») Il veut dire Ibn Hâtim at-Tâ'î. (« Il dit : ʿAdî prit ») Celui qui dit cela est ash-Shaʿbî, ou bien ʿAdî l'a dit par voie de tajrîd (en parlant de lui-même comme d'un autre). Parole de Sahl ibn Saʿd : « Et des hommes, quand ils voulaient jeûner » : ce sont des Ansârs, et parmi eux on a nommé Sirma ibn Qays. * Hadith de Nâfiʿ d'après Ibn ʿUmar : « Deux hommes vinrent le trouver pendant la sédition (fitna) d'Ibn az-Zubayr » : ce sont Nâfiʿ ibn al-Azraq, comme cela a précédé, et le second peut être identifié à al-ʿAlâ' ibn ʿArâr, ce qui va venir. Parole d'Ibn Wahb : « Un tel m'a informé » : c'est Ibn Lahîʿa ; et l'homme qui vint trouver Ibn ʿUmar est al-ʿAlâ' ibn ʿArâr — avec des lettres sans point —, comme l'a précisé an-Nasâ'î dans le livre des Khasâ'is ; et dans les Amâlî d'an-Najjâd, il est dit que c'est Ibn ʿArâr ou al-Haytham ibn Hanash.

(Sa parole : « Un homme a dit, selon son opinion, ce qu'il a voulu ») C'est ʿUmar, comme chez Muslim ; et dans certaines copies d'al-Bukhârî, il en est de même. « An-Nadr » : c'est Ibn Shumayl, d'après Shuʿba, d'après Sulaymân : c'est al-Aʿmash.

(Sa parole : « Et ʿAbd Allâh a dit ») C'est Ibn al-Walîd al-ʿAdanî.

(Sa parole : « Sais-tu à propos de quoi il a été révélé ? Je dis : Non. Il dit : Il a été révélé à propos de telle et telle chose ») Chez at-Tabarî, dans le Tafsîr, il dit : « Il a été révélé à propos du fait d'aller vers les femmes », c'est-à-dire par derrière.

(Sa parole : « ʿAbbâd ibn Râshid : al-Hasan nous a rapporté ») C'est al-Basrî ; « Maʿqil ibn Yasâr nous a rapporté » : c'est al-Muzanî. (« Il dit : J'avais une sœur nommée Jumayla ») جميلة (Jumayla), avec u sur le jîm ; c'est Ibn al-Kalbî qui l'a nommée, et as-Suhaylî rapporte qu'elle s'appelait Laylâ. « Et Ibrâhîm a dit » : c'est Ibn Tahmân, « d'après Yûnus » : c'est Ibn ʿUbayd.

(Sa parole : « Son mari l'avait répudiée ») C'est Abû l-Baddâh ibn ʿÂsim ibn ʿAdî : ainsi l'ont dit certaines gens, et c'est une erreur, car Abû l-Baddâh est un Successeur (tâbiʿî) et la qualité de Compagnon appartient à son père ; c'est donc peut-être lui le mari. Dans le livre al-Majâz d'Ibn ʿAbd as-Salâm, il est dit que c'est ʿAbd Allâh ibn Rawâha. « Yazîd ibn Zurayʿ, d'après Habîb » : c'est Ibn ash-Shahîd. « Ishâq m'a rapporté : Rawh nous a rapporté » : c'est Ibn ʿUbâda ; « Shibl nous a rapporté » : c'est Ibn ʿAbbâd. « ʿAbd Allâh ibn Muhammad nous a rapporté : Yazîd nous a rapporté » : c'est Ibn Hârûn ; « Hishâm nous a informés » : c'est ad-Dastuwâ'î ; « d'après Muhammad » : c'est Ibn Sîrîn ; « d'après ʿAbîda » : avec a sur le ʿayn, c'est Ibn ʿAmr as-Salmânî. « Al-Aʿmash : Muslim nous a rapporté » : c'est Ibn Subayh Abû d-Duhâ ; dans sa génération se trouve Muslim al-Mulâ'î al-Aʿwar, mais al-Bukhârî n'a rien rapporté de lui. « An-Nufaylî : Miskîn nous a rapporté » : c'est Ibn Bukayr.

Passage douteuxImprimé بأشقى, probablement بإشفى : « avec une alène ». Texte arabe imprimé : بأشقى في كفها

(Âl ʿImrân et an-Nisâ') * Hadith d'al-Ashʿath et de son adversaire : c'est Jafshîsh, comme cela a précédé. Hadith de ʿAbd Allâh ibn Abî Awfâ : « Un homme exposa une marchandise » : je ne connais pas son nom. D'après Ibn Abî Mulayka : « Deux femmes cousaient du cuir dans une maison — ou dans la chambre —, et l'une d'elles blessa l'autre à la main avec une alène (ishfâ) » : je ne connais pas son nom. * Hadith d'Ibn ʿAbbâs d'après Abû Sufyân ibn Harb dans l'histoire d'Héraclius : il y est question du gouverneur de Bosra, qui est al-Hârith ibn Abî Shamir al-Ghassânî.

(Sa parole : « Le gouverneur de Bosra la remit alors à Héraclius ») Il y a là une expression figurée (majâz) : en effet, il la lui envoya en compagnie de ʿAdî ibn Hâtim, comme dans la version d'Ibn as-Sakan dans as-Sahâba ; et nous avons exposé le reste de ce qui s'y rapporte au début du livre.

(Sa parole : « Abû Talha la répartit alors entre ses proches et ses cousins paternels ») L'auteur en a nommé, dans le Livre du waqf (fondation pieuse), Ubayy ibn Kaʿb et Hassân ibn Thâbit. * Hadith d'Ibn ʿUmar sur les deux Juifs adultères : il a précédé que l'homme n'est pas nommé, que le nom de la femme est Busra, et que celui qui posa la main sur le verset de la lapidation est ʿAbd Allâh ibn Sûriyâ.

(Sa parole : « Maudis un tel et un tel ») L'auteur les a nommés : al-Hârith ibn Hishâm, Safwân ibn Umayya et Suhayl ibn ʿAmr — tous trois embrassèrent l'islam — ; at-Tirmidhî a nommé dans sa version Abû Sufyân ibn Harb ; et dans le livre d'Ibn Abî Shayba figure parmi eux al-ʿÂsî ibn Hishâm, ce qui est une méprise, car al-ʿÂsî fut tué avant cela, à Badr. As-Suhaylî a rapporté, d'après la version d'at-Tirmidhî, ʿAmr ibn al-ʿÂs parmi eux, et il s'est mépris dans sa transmission.

(Sa parole : « Maudis un tel et un tel, pour des ahyâ' parmi les Arabes ») Ce sont ceux que nous avons mentionnés auparavant. Par son mot ahyâ', il n'a pas voulu dire « tribus », mais seulement le contraire de « morts » ; chez al-Ismâʿîlî : « Maudis un tel et un tel, et des gens parmi les Arabes ». Puis je l'ai vu chez Muslim : « ʿUsayya, Riʿl et Dhakwân » ; il est donc établi que ce qui est visé, ce sont des ahyâ', c'est-à-dire des tribus. * Hadith d'al-Barâ' ibn ʿÂzib sur Uhud : « Il ne resta avec lui que douze hommes » : on a dit42 que ce sont les Dix, ʿAmmâr, Ibn Masʿûd et Jâbir ; c'est une erreur de la part de celui qui l'a dit : cela ne concerne que la dispersion du jour du vendredi ; et il est établi dans le Sahîh que ʿUthmân ibn ʿAffân (qu'Allah l'agrée) ne resta pas avec lui. Ibn at-Tîn rapporte que les douze étaient des Ansârs, qu'ils furent parmi ceux qui furent tués, et que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) gagna la montagne n'ayant avec lui que Talha ibn ʿUbayd Allâh. Al-Wâqidî et al-Balâdhurî ont cité les noms de ceux qui tinrent bon avec lui (paix et bénédictions sur lui) à Uhud : parmi les Émigrés (Muhâjirûn), Abû Bakr, ʿUmar, ʿAlî, Saʿd ibn Abî Waqqâs, Talha, az-Zubayr, Abû ʿUbayda et ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf ; et parmi les Ansârs, Usayd ibn Hudayr, al-Hubâb ibn al-Mundhir, al-Hârith ibn as-Simma, Saʿd ibn Muʿâdh, Abû Dujâna, ʿÂsim ibn Thâbit ibn Abî l-Aflah et Sahl ibn Hunayf. Ils ont dit : ce jour-là, lui prêtèrent serment jusqu'à la mort, parmi eux, des Émigrés : ʿAlî, Talha et az-Zubayr ; et des Ansârs : al-Hârith, al-Hubâb, ʿÂsim, Sahl et Abû Dujâna. Et Allah sait mieux. « Ahmad ibn Yûnus nous a rapporté — je crois qu'il a dit : Abû Bakr nous a rapporté » : il veut dire Ibn ʿAyyâsh ; al-Hâkim l'a rapporté dans al-Mustadrak par la voie d'Ahmad ibn Yûnus, d'après Abû Bakr ibn ʿAyyâsh, sans hésitation.

(Sa parole, dans le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) appela des Juifs et les interrogea sur une chose, qu'ils lui cachèrent ») La question portait sur sa description, telle qu'elle se trouvait chez eux de façon explicite ; ils l'informèrent alors d'une chose vague. * Hadith de ʿÂ'isha : « Un homme avait une orpheline, qu'il épousa ; et elle possédait un palmier » : je n'ai vu personne qui l'ait nommée. « Al-Ashjaʿî, d'après Sufyân » : c'est ath-Thawrî ; « d'après ash-Shaybânî » : c'est Abû Ishâq Sulaymân. « Abû Usâma, d'après Idrîs » : c'est Ibn Yazîd al-Awdî. * Hadith de ʿÂ'isha : « Un collier d'Asmâ' se perdit, et on envoya des hommes à sa recherche » : celui qui fut envoyé est Usayd ibn Hudayr, avec ceux qui le suivirent. * Hadith de ʿUrwa — c'est Ibn az-Zubayr — : « Az-Zubayr se querella avec un homme des Ansârs » : c'est Thâbit ibn Qays ibn Shammâs ; on a dit aussi Thaʿlaba ibn Hâtib, et on a dit Humayd. « Sufyân, d'après ʿUbayd Allâh » : c'est Ibn Abî Yazîd al-Makkî : « J'ai entendu Ibn ʿAbbâs dire : J'étais, moi et ma mère » : c'est Lubâba bint al-Hârith, Umm al-Fadl.

(Sa parole : « Et un autre a dit : المراغم (al-murâgham) : le lieu d'émigration (al-muhâjar) ») C'est la parole d'Abû ʿUbayda dans al-Majâz ; il a dit : al-murâgham et al-muhâjar sont une seule et même chose.

(Sa parole : « Ghundar et ʿAbd ar-Rahmân ») C'est Ibn Mahdî ; « ils ont dit : Shuʿba nous a rapporté, d'après ʿAdî » : c'est Ibn Thâbit ; « d'après ʿAbd Allâh ibn Yazîd » : c'est al-Khatmî. Et sa parole : « Des gens s'en retournèrent » : ce sont ʿAbd Allâh ibn Ubayy et ses compagnons, qui formaient le tiers de l'armée ; et le groupe qui dit : « Tuez-les », ce sont les Émigrés. * Hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Un homme était avec son petit troupeau ; les musulmans le rattrapèrent ; il dit : Paix sur vous ; mais ils le tuèrent et prirent ses dépouilles » : le meurtrier est Muhallim ibn Jaththâma et le tué ʿÂmir ibn al-Adbat ; al-Baghawî l'a rapporté dans le Muʿjam as-Sahâba par la voie de ʿAbd Allâh ibn Abî Hadrad ; le chef de l'expédition était Abû Qatâda al-Ansârî. * Hadith d'al-Barâ' : « Lorsque fut révélé : « Ne sont pas égaux ceux qui restent assis » [An-Nisâ' : 95], il dit : Appelez un tel » : c'est Zayd ibn Thâbit, comme il l'a précisé dans une autre version.

Passage douteuxImprimé ابن سليم (Ibn Sulaym), gardé tel quel ; le rapporteur est d'ordinaire Fulayh ibn Sulaymân : lecture probable « Ibn Sulaymân ». Texte arabe imprimé : فليح هو ابن سليم Imprimé ابن أبي ميمون (Ibn Abî Maymûn), gardé tel quel ; le rapporteur est connu comme Hilâl ibn Abî Maymûna : lecture probable « Ibn Abî Maymûna ». Texte arabe imprimé : هلال هو ابن أبي ميمون Imprimé حياة (Hayât), gardé tel quel ; lecture probable : حيوة, Haywa ibn Shurayh. Texte arabe imprimé : حدثنا عبد الله بن يزيد حدثنا حياة

(Sa parole : « ʿAbd Allâh ibn Yazîd nous a rapporté : Hayât nous a rapporté ») C'est Ibn Shurayh ; « et un autre » : c'est ʿAbd Allâh ibn Lahîʿa, comme l'a rapporté at-Tabarânî dans al-Muʿjam al-awsat. * Hadith d'Abû l-Aswad, d'après ʿIkrima, d'après Ibn ʿAbbâs (qu'Allah les agrée) : « Des gens parmi les musulmans étaient avec les polythéistes, grossissant les rangs des polythéistes ; une flèche lancée venait et atteignait l'un d'eux… » (le hadith) : Ibn Abî Hâtim, dans son Tafsîr, par la voie d'Ibn Jurayj d'après ʿIkrima et par la voie d'Ibn ʿUyayna d'après Ibn Ishâq, a nommé les gens mentionnés : ce sont ʿAlî ibn Umayya ibn Khalaf, Abû l-ʿÂs ibn Munabbih ibn al-Hajjâj, Zamʿa ibn al-Aswad, al-Hârith ibn Zamʿa et Abû Qays ibn al-Fâkih ; chez Ibn Jurayj : Abû Qays ibn al-Walîd ibn al-Mughîra. « Fulayh » : c'est Ibn Sulaym ; « Hilâl nous a rapporté » : c'est Ibn Abî Maymûn.

(Al-Mâ'ida et al-Anʿâm)

(Sa parole : « Et un autre a dit : الإغراء (al-ighrâ') : le fait de lancer contre (at-taslît) ») C'est la parole de l'auteur d'al-ʿAyn. * Hadith de Târiq ibn Shihâb : « Les Juifs dirent à ʿUmar » : il a précédé que celui d'entre eux qui tint ce propos est Kaʿb al-Ahbâr. * Hadith d'Anas sur les gens de ʿUrayna : il a précédé. Et la parole de ʿAnbasa : « Ô gens de tel endroit » : dans une autre version, « Ô gens de Syrie », et dans une autre version encore, « Ô gens de cette garnison ». * Hadith d'Anas sur celle dont l'incisive fut brisée : elle n'est pas nommée. « Sufyân » : c'est ath-Thawrî ; « et Khâlid » : c'est Ibn ʿAbd Allâh at-Tahhân ; tous deux « d'après Ismâʿîl » : c'est Ibn Abî Khâlid.

(Sa parole : « Et un autre a dit : الزلم (az-zalam) : c'est la flèche [de sort] sans plumes, etc. ») C'est l'explication d'as-Suddî, rapportée par at-Tabarî et d'autres ; et son sens est rapporté de Mujâhid et d'autres. * Hadith d'Anas : « J'étais debout, servant à boire à Abû Talha et à un tel et un tel, lorsqu'un homme vint » : il a précédé, parmi ceux qui étaient avec Abû Talha, la mention d'Ubayy ibn Kaʿb, de Suhayl ibn Baydâ' et d'autres ; quant à l'homme qui vint, il n'est pas nommé. « ʿÎsâ » : c'est Ibn Yûnus, « et Ibn Idrîs » : ʿAbd Allâh ; tous deux d'après Abû Hayyân at-Taymî. * Hadith d'Anas : « Un homme dit alors : Qui est mon père ? Il dit : Ton père est un tel » : il a précédé que c'est ʿAbd Allâh ibn Hudhâfa. Sa parole : « On dit : à Allah incombe son حسبان (husbân), c'est-à-dire son compte (hisâb) ».

(Sa parole : « d'après al-ʿAwwâm ») C'est Ibn Hawshab, d'après Mujâhid. « Shuʿba, d'après ʿAmr » : c'est Ibn Murra.

(Du début d'al-Aʿrâf jusqu'à la fin de Hûd) D'après Abû Saʿîd, qui a dit : « Un homme des Juifs vint et dit : Ô Muhammad, un homme de tes compagnons, des Ansârs, m'a giflé » : le Juif s'appelle Finhâs ; et il est rapporté, au sujet de celui qui le gifla, que c'est Abû Bakr, et dans une version que c'est ʿUmar ; mais cela est discutable, vu qu'il dit ici « des Ansârs » ; il se peut donc que l'histoire se soit produite plusieurs fois, mais Finhâs est celui que gifla Abû Bakr. Parole d'Ibn ʿAbbâs : « Les sourds, les muets : un groupe des Banû ʿAbd ad-Dâr » : ce sont ceux qui portaient l'étendard le jour d'Uhud jusqu'à ce qu'ils fussent tués, et leurs noms se trouvent dans la Sîra. * Hadith d'Ibn ʿUmar : « Un homme vint le trouver et dit : Ô Abû ʿAbd ar-Rahmân » : cela a précédé dans al-Baqara.

(Sa parole : « Bayân ») C'est Ibn Bishr ; « que Wabara » : c'est Ibn ʿAbd ar-Rahmân.

(Sa parole : « Un homme dit alors : Que penses-tu du combat en temps de sédition ? ») Cet homme s'appelle Hakîm ; al-Bayhaqî l'a nommé dans sa version de ce hadith, par la voie même qu'a rapportée al-Bukhârî. « Yahyâ ibn ʿAbd Allâh as-Sulamî nous a rapporté : ʿAbd Allâh nous a informés » : c'est Ibn al-Mubârak.

Passage douteuxImprimé المنقب (al-Munaqqib), gardé tel quel ; lecture probable : المثقب, le poète al-Muthaqqib al-ʿAbdî. Texte arabe imprimé : وهو المنقب العبدي واسمه

(Sa parole : « لأواه (la-awwâh) : par compassion et par crainte, etc. ») Ce sont les paroles d'Abû ʿUbayda dans al-Majâz ; il n'a pas nommé le poète, qui est al-Munaqqib al-ʿAbdî, de son nom ʿÂ'idh ibn Mihsan ibn Thaʿlaba ; ce vers fait partie d'une de ses odes, qui commence par : * « Ô Fâtima, avant ta séparation, accorde-moi quelque jouissance » * Hadith : « Abû Bakr m'envoya lors de ce pèlerinage » : il veut dire le pèlerinage d'Abû Bakr as-Siddîq en l'an 9 ; (« parmi des crieurs ») : ils ne sont pas nommés. * Hadith de Hudhayfa : « Il ne reste des gens de ce verset que trois » : dans la version d'al-Ismâʿîlî, le verset est précisé : c'est la parole du Très-Haut : « Ne prenez pas Mon ennemi et votre ennemi pour alliés » [Al-Mumtahana : 1] ; il y est dit : « Un Bédouin dit alors » : il n'est pas nommé43. Quant aux quatre hypocrites auxquels Hudhayfa fait allusion, on peut parvenir à les identifier parmi les douze gens de la ʿAqaba, à Tabûk : on examinera ceux d'entre eux dont la mort fut tardive, et l'on y appliquera cela.

(Sa parole : « Ibn Abî Mulayka a dit : et il y avait entre eux quelque chose ») C'est-à-dire entre Ibn ʿAbbâs et Ibn az-Zubayr. Le désaccord entre eux portait sur l'allégeance au califat d'Ibn az-Zubayr : Ibn ʿAbbâs refusa tant que les gens ne s'étaient pas accordés sur lui ; Ibn az-Zubayr lui ordonna alors de quitter La Mecque, et l'affaire aboutit à ce qu'il partit pour Tâ'if, où il demeura jusqu'à sa mort. Muslim en a rapporté une partie.

(Sa parole, dans l'autre version : « Que mes cousins paternels exercent sur moi leur autorité ») Il veut dire les Banû Umayya. * Hadith d'Abû Saʿîd : « Un homme dit alors : Tu n'as pas été juste » : il a précédé que c'est Dhû l-Khuwaysira. * Hadith d'Ibn Masʿûd : « Abû ʿAqîl vint alors avec un sâʿ » : cela a précédé dans le Livre de la zakât. Parole de Kaʿb ibn Mâlik dans son hadith : « … de me parler, à moi et à mes deux compagnons » : ce sont Murâra ibn ar-Rabîʿ et Hilâl ibn Umayya.

(Sa parole, dans l'explication de « la plus belle récompense et un surcroît » (al-husnâ wa-ziyâda) : « Et un autre a dit : la vision de Sa Face ») Cela, Muslim l'a rapporté du hadith de Thâbit, d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Laylâ, d'après Suhayb, de façon marfûʿ (remontant au Prophète) ; et l'on a dit que le plus juste est qu'il est mawqûf, s'arrêtant à ʿAbd ar-Rahmân. At-Tabarî l'a rapporté comme parole d'Abû Mûsâ al-Ashʿarî, de Hudhayfa ibn al-Yamân et d'autres, et Ibn Khuzayma l'a rapporté comme parole de Jarîr ibn ʿAbd Allâh al-Bajalî et d'autres.

(Sa parole : « Et un autre a dit : وحاق (wa-hâqa) : il descendit ; يحيق (yahîqu) : il descend ; يؤس (ya'ûs, désespéré) est de la forme faʿûl, de يئست (ya'istu, j'ai désespéré) ») Ce sont les paroles d'Abû ʿUbayda dans al-Majâz. « Al-Hasan ibn Muhammad nous a rapporté : Hajjâj nous a rapporté » : c'est Ibn Muhammad.

(Sa parole : « Et un autre a dit, d'après Ibn ʿAbbâs : يستغشون (yastaghshûn) : ils se couvrent la tête ») C'est la version de ʿAlî ibn Abî Talha d'après Ibn ʿAbbâs ; at-Tabarî et d'autres l'ont rapportée par sa voie ; et il y a, d'après Ibn ʿAbbâs, une troisième opinion à ce sujet.

(Sa parole : « إجرامي (ijrâmî) est le nom verbal de أجرمت (ajramtu), et certains disent جرمت (jaramtu) ») Ainsi l'a mentionné Abû ʿUbayda dans al-Majâz. « Yazîd ibn Zurayʿ : Saʿîd nous a rapporté » : c'est Ibn Abî ʿArûba ; « et Hishâm » : c'est ad-Dastuwâ'î ; et l'homme qui se présenta à Ibn ʿUmar n'est pas nommé. * Hadith d'Ibn Masʿûd : « Un homme obtint d'une femme un baiser » : on a dit que c'est Abû l-Yasar Kaʿb ibn ʿAmr ; on a dit Nabhân at-Tammâr ; on a dit un tel ibn Muʿattib — rapporté par at-Tabarî — ; et on a dit ʿAmr ibn Ghaziyya. Une partie de cela a été mentionnée dans le Livre de la prière, au début des horaires (al-mawâqît).

(Du début de Yûsuf jusqu'à la fin d'al-Hijr) Ibn ʿUyayna a dit, d'après un homme, d'après Mujâhid : l'homme est Mansûr ibn al-Muʿtamir.

(Sa parole : « Et certains ont dit : son singulier est شد (shadd), dans الأشد (al-ashudd) ») C'est la parole d'al-Kisâ'î.

(Sa parole : « Et il a déclaré faux celui qui a dit : le cédrat (al-utrujj) ») Abû ʿUbayda a dit dans al-Majâz : « Des gens ont prétendu que c'est le cédrat (at-turunj) ; c'est la chose la plus fausse qui soit sur terre ; mais il se peut qu'il y ait eu, avec le coussin (al-muttaka'), un cédrat. »

Passage douteuxImprimé الأمثال, probablement المثلات (mot coranique dont le singulier est مثلة) : lecture retenue « al-mathulât ». Texte arabe imprimé : وكذا قوله الأمثال واحدها مثلة

(Sa parole : « Et un autre a dit : متجاورات (mutajâwirât) : proches les unes des autres ») Ce sont les paroles d'Abû ʿUbayda dans al-Majâz, de même que sa parole : « المثلات (al-mathulât) : son singulier est مثلة (mathula), et ce sont les exemples (al-amthâl) » ; les termes d'Abû ʿUbayda sont : « leur explication est celle des exemples ».

(Sa parole : « Et ʿAlî a dit : un autre a dit : sur un rocher lisse (safwân) ; cela les traverse » ; et sa parole : « ʿAlî a dit : Je dis à Sufyân : Quelqu'un a rapporté de toi فزع (fuzziʿa) ») C'est-à-dire avec z et ʿayn sans point. (« Il dit : C'est ainsi qu'a lu ʿAmr ») La personne mentionnée est al-Humaydî ; et ʿAlî a fait allusion par là à la lecture irrégulière (shâdhdh) qu'al-Hasan a lue pour ce mot : إذا فرغ (idhâ furrigha), avec r et ghayn avec point. Quant à l'« autre » non précisé au début, je ne sais pas qui il est.

(Du début d'an-Nahl jusqu'à la fin d'al-ʿAnkabût)

Passage douteuxImprimé ابن جريج (Ibn Jurayj), gardé tel quel ; lecture probable : ابن جرير (at-Tabarî), qui rapporte et réfute l'avis des philologues. Texte arabe imprimé : ونقله ابن جريج عن بعض أهل العربية

(Sa parole : « Et un autre a dit : « Lorsque tu lis le Coran, demande la protection [d'Allah] » [An-Nahl : 98] : il y a là antéposition et postposition, car la demande de protection précède la lecture ») Abû ʿUbayda a fait allusion à ce sens dans al-Majâz ; Ibn Jurayj l'a rapporté de certains spécialistes de la langue arabe, sans les nommer, et l'a réfuté contre celui qui l'avait dit.

Passage douteuxImprimé أنكاء ثاهى, probablement أنكاثا هي : « ankâthan : c'est une écervelée ». Texte arabe imprimé : أنكاء ثاهى خرقاء

(Sa parole : « Et Ibn ʿUyayna a dit, d'après Sadaqa : أنكاثا (ankâthan) : c'est une écervelée ») Muqâtil a dit : c'est Rayta bint ʿAmr ibn Kaʿb ibn Saʿd ibn Zayd Manât ibn Tamîm ; quand elle avait fermement filé sa laine, elle la défaisait ; as-Suhaylî l'a mentionné. (Je dis) Al-Balâdhurî et d'autres l'ont aussi mentionné, et ont ajouté que son surnom était al-Khatyâ' ; ils ont dit : c'est la mère d'Asad ibn ʿAbd al-ʿUzzâ ibn Qusayy. Dans le Tafsîr d'Ibn Mardawayh, il est dit que c'est la folle qui avait des crises d'épilepsie, pour laquelle le Prophète (paix et bénédictions sur lui) invoqua la patience, et qu'elle s'appelait Suʿayra al-Asadiyya ; il l'a rapporté par la voie d'Ibn ʿAbbâs avec une chaîne faible ; et il viendra dans le Livre de la médecine qu'elle est Umm Zufar. « Hârûn al-Aʿwar, d'après Shuʿayb » : c'est Ibn al-Habhâb.

(Sa parole : « Et un autre a dit : نغضت سنك (naghadat sinnuka), c'est-à-dire : ta dent a bougé ») C'est la parole d'Abû ʿUbayda dans al-Majâz.

(Sa parole : « Et Mujâhid a dit : « et il avait des fruits (thamar) » : de l'or et de l'argent ; et un autre a dit : c'est le pluriel de thamar ») C'est la parole d'Abû ʿUbayda dans al-Majâz, de même que sa parole : « باخع (bâkhiʿ) : qui fait périr », et sa parole : « et elle n'a rien lésé (lam tazlim) : elle n'a rien diminué », et de même sa parole : « أسفا (asafan) : par regret ».

(Sa parole : « Il prétend que Moïse, le compagnon d'al-Khadir, n'est pas Moïse, celui des Fils d'Israël ») Je dis : c'est l'opinion de plus d'un de ceux qui embrassèrent l'islam parmi les gens du Livre, comme Wathîma l'a rapporté d'eux : ils prétendent que c'est Mûsâ ibn Mîshâ ibn Ifrâthîm ibn Yûsuf ibn Yaʿqûb, et qu'il est le cousin paternel de Yûshaʿ [Josué], car celui-ci est Yûshaʿ ibn Nûn ibn Ifrâthîm ibn Yûsuf. La vérité est que c'est Mûsâ ibn ʿImrân.

(Sa parole : « Ils prétendent, d'après un autre que Saʿîd, que c'est Hudad ibn Budad ») Je n'ai pas trouvé le nom de ce personnage non précisé.

(Sa parole : « Et dans le hadith d'un autre que ʿAmr : au pied du rocher, il y a une source appelée la Vie (al-hayât) ») Ce sont les paroles de Sufyân : il indique que cela ne figure pas dans le hadith de ʿAmr ; Ibn Mardawayh l'a rapporté par une autre voie d'après Sufyân, et l'a inséré dans le hadith de ʿAmr.

(Sa parole : « Et un autre a dit : pluriel de باك (bâkin, pleurant) ») C'est la parole d'Abû ʿUbayda dans al-Majâz. « Shuʿba, d'après Sulaymân » : c'est al-Aʿmash, dans l'histoire de Khabbâb.

(Sa parole, dans al-Anbiyâ' : « Et un autre a dit : أحسوا (ahassû) : ils s'attendirent, de أحسست (ahsastu), etc. ») Abû ʿUbayda l'a mentionné dans al-Majâz avec ce sens, et il y a dit : « l'explication de خامد (khâmid) est celle de هامد (hâmid) ».

(Sa parole, dans al-Hajj : « Et un autre a dit : يسطون (yastûn) : ils outrepassent (yafrutûn) ») C'est la parole d'Abû ʿUbayda dans al-Majâz. Al-Bukhârî a dit : « On dit aussi : yastûn : ils s'emparent avec violence (yabtishûn) » ; c'est la parole d'Ibn ʿAbbâs dans la version de ʿAlî ibn Abî Talha d'après lui ; at-Tabarî et d'autres l'ont rapportée.

(Sa parole, dans al-Mu'minûn : « Et un autre a dit : من سلالة (min sulâla) : l'enfant, etc. ») Ce sont les paroles d'Abû ʿUbayda dans al-Majâz.

(Sa parole, dans an-Nûr : « Et un autre a dit : le Coran a été ainsi nommé parce qu'il rassemble les sourates, et la sourate a été ainsi nommée parce qu'elle est détachée, etc. ») Ce sont aussi les paroles d'Abû ʿUbayda dans al-Majâz. Le nom de la femme de ʿUwaymir, avec laquelle il fit le serment d'anathème (liʿân), est Khawla bint Qays ; Muqâtil l'a mentionné. Dans une version de Sahl, l'homme et la femme ne sont pas précisés, mais l'homme a été identifié auparavant ; de même, dans la version d'Ibn ʿUmar, il les laisse non précisés, et ce sont ces deux-là. Quant à ce qui figure dans la version d'Ibn ʿAbbâs, à savoir que Hilâl ibn Umayya accusa sa femme, celle-ci s'appelle Khawla bint ʿÂsim, et l'homme avec qui elle fut accusée est Sharîk ibn Sahmâ', à la différence du premier cas ; s'est donc mépris celui qui a prétendu que c'est lui qui fut accusé avec elle. « Muhammad ibn Kathîr nous a rapporté : Sulaymân nous a rapporté » : c'est Ibn Kathîr, son frère ; « d'après Husayn » — avec u — : c'est Ibn ʿAbd ar-Rahmân.

(Sa parole, dans le hadith de la calomnie (al-ifk) : « Un homme des Khazraj se leva alors ») C'est Saʿd ibn ʿUbâda. On y trouve : « Il interrogea ma servante à mon sujet » : c'est Barîra, comme dans la version d'az-Zuhrî. On y trouve aussi : « Une femme des Ansârs était venue » : ni cette femme ni le garçon envoyé avec elle ne sont nommés. Sa parole, à elle, dans ce hadith : « ceux qui sellaient mon palanquin » : chez al-Wâqidî, par la voie de ʿAbbâd ibn ʿAbd Allâh ibn az-Zubayr d'après ʿÂ'isha dans le hadith de la calomnie, il est dit que celui qui sellait son palanquin et menait son chameau était Abû Mawhûba, affranchi de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui), et c'était un homme vertueux ; al-Balâdhurî l'a mentionné en disant : Abû Muwayhiba. * Hadith de ʿÂ'isha : « Lorsque fut révélé ce verset : « Et qu'elles rabattent leurs voiles sur leurs poitrines » [An-Nûr : 31], elles prirent leurs pagnes » : dans le Tafsîr d'Ibn Mardawayh et ailleurs, il est dit que ce sont les femmes des Ansârs.

(Sa parole : « Et un autre a dit : السعير (as-saʿîr) est masculin, etc. ») Ce sont les paroles d'Abû ʿUbayda dans al-Majâz, de même que sa parole dans ash-Shuʿarâ' : « Et un autre a dit : لشرذمة (la-shirdhima) : un petit groupe, etc. ». * Hadith d'Ibn ʿAbbâs sur la révélation de : « Et avertis les gens de ta tribu les plus proches » [Ash-Shuʿarâ' : 214] : al-Wâqidî a mentionné que, le jour où il les réunit pour cela, ils étaient quarante-cinq hommes, des Banû Hâshim et des Banû ʿAbd al-Muttalib seulement.

(Sa parole : « Sufyân al-ʿUsfurî ») C'est Ibn Ziyâd.

(Sa parole, dans al-ʿAnkabût : « Et un autre a dit : الحيوان (al-hayawân) et الحي (al-hayy) sont une même chose ») C'est la parole d'Abû ʿUbayda, et ses termes sont : « l'explication de al-hayawân et de al-hayât est une. »

(Du début d'ar-Rûm jusqu'à la fin de Saba') * Hadith de Masrûq : « Pendant qu'un homme parlait chez Kinda » : je n'ai pas trouvé son nom. * Hadith d'Anas, dans al-Ahzâb : « Et trois hommes restèrent assis dans la maison… » (le hadith), dans l'histoire du voile (al-hijâb) ; et dans une version : deux hommes ; ils ne sont pas nommés. * Hadith de ʿÂ'isha : « J'étais jalouse de celles qui se donnèrent elles-mêmes à l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) » : on a cité parmi celles qui se donnèrent Umm Sharîk — il a précédé que son nom est Ghaziyya, et l'on a dit Ghuzayla ; c'est an-Nasâ'î qui l'a rapporté —, Khawla bint Hakîm — l'auteur l'a dit explicitement dans le Livre du mariage —, et Laylâ bint al-Hatîm — Ibn Abî Khaythama l'a mentionnée d'après Abû ʿUbayda Maʿmar ibn al-Muthannâ, qui a mentionné de même Fâtima bint Shurayh — ; il ne consomma pas le mariage avec celles-ci. Il est rapporté de Qatâda et d'autres que Maymûna bint al-Hârith fut de celles qui se donnèrent au Prophète (paix et bénédictions sur lui), et qu'il l'épousa ; on l'a dit aussi de Zaynab bint Khuzayma, Umm al-Masâkîn. Et Ibn ʿAbbâs (qu'Allah l'agrée) a dit : « Il n'y avait chez le Prophète (paix et bénédictions sur lui) aucune de celles qui s'étaient données à lui. »

Passage douteuxImprimé أناه, lu إناه (texte coranique « غير ناظرين إناه ») : « son achèvement ». Texte arabe imprimé : يقال أناه إدراكه الخ

(Sa parole : « On dit : إناه (inâhu), son achèvement (idrâkuhu), etc. ») On y trouve aussi le propos sur Sa parole : « Peut-être l'Heure est-elle proche » [Al-Ahzâb : 63] : c'est le propos d'Abû ʿUbayda dans al-Majâz. Sa parole [à elle] : « La femme d'Abû l-Quʿays m'a allaitée » : elle n'est pas nommée. « Ibn Abî Hâzim et ad-Darâwardî, d'après Yazîd » : c'est Ibn ʿAbd Allâh ibn al-Hâd.

(Sa parole, dans Saba' : « Et un autre que lui a dit : العرم (al-ʿarim), c'est la vallée ») C'est le propos de Qatâda ; Ibn Jarîr l'a rapporté avec une chaîne de transmission authentique. * Le hadith d'Abû Hurayra : « Un ʿifrît s'est jeté sur moi » : il est possible de l'identifier à Iblîs, comme l'a rapporté Muslim d'après le hadith d'Abû d-Dardâ'.

(Du début d'az-Zumar à la fin d'al-Ahqâf)

(Sa parole : « Et un autre que lui a dit : متشاكسون (mutashâkisûn), de l'homme شكس (shakis), acariâtre ») C'est le propos d'Abû ʿUbayda dans al-Majâz. « Ibn Jurayj a dit : Yaʿlâ a dit » : c'est Ibn Muslim. * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Des gens parmi les associateurs avaient tué, et beaucoup tué… », hadith sur la révélation de Sa parole, le Très-Haut : « Dis : Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment » [Az-Zumar : 53] : al-Wâqidî a nommé parmi eux Wahshî ibn Harb. * Le hadith d'Ibn Masʿûd : « Un rabbin vint trouver le Prophète (paix et bénédictions sur lui) et dit : « Allah tient les cieux sur un doigt » » : ce rabbin n'est pas nommé. « Ismâʿîl ibn Khalîl nous a rapporté : ʿAbd ar-Rahîm nous a rapporté » : c'est Ibn Sulaymân ; et il y a aussi : « d'après ʿÂmir » : c'est ash-Shaʿbî.

(Sa parole, au début de Ghâfir : « Et l'on dit : حم (hâ-mîm) : son interprétation (majâz) est celle des débuts des sourates ; et l'on dit : c'est un nom, etc. ») Ceci est le propos d'Abû ʿUbayda dans al-Majâz, dont voici la teneur : Abû ʿUbayda a dit, à propos de la parole d'Allah, à Lui la puissance et la gloire, « Hâ-Mîm » : « Son interprétation est celle des débuts des sourates. Certains Arabes ont dit : c'est plutôt un nom » ; et il a invoqué comme argument le vers de Shurayh ibn Abî Awfâ al-ʿAnsî, a cité le vers, puis a exposé le reste du propos à ce sujet.

(Sa parole, dans Fussilat : « Et un homme dit à Ibn ʿAbbâs ») On a dit que c'est Nâfiʿ ibn al-Azraq, et l'on a dit ʿAtiyya ibn al-Aswad.

(Sa parole : « Et un autre que lui a dit : سواء للسائلين (sawâ'an li-s-sâ'ilîn) : Il les a déterminées de façon égale, etc. ») C'est également le propos d'Abû ʿUbayda dans al-Majâz. (Sa parole : « Et un autre que lui a dit : on dit aussi du raisin, quand il sort, كافور (kâfûr) et كفري (kufurrâ) ») C'est al-Asmaʿî qui l'a dit. * Le hadith d'Ibn Masʿûd : « Deux hommes de Quraysh vinrent, avec un parent par alliance à eux, de Thaqîf » : le Thaqafite est ʿAbd Yâ Layl ibn ʿAmr ibn ʿUmayr, et al-Baghawî l'a rapporté dans son Tafsîr ; on a dit aussi Habîb ibn ʿAmr, ce qu'a rapporté Ibn al-Jawzî, et l'on a dit al-Akhnas ibn Sharîq, ce qu'a rapporté Ibn Bashkuwâl. Les deux Qurayshites sont Safwân ibn Umayya et Rabîʿa, ce qu'a rapporté al-Baghawî ; et l'on a dit al-Aswad ibn ʿAbd Yaghûth, ce qu'a rapporté Ibn Bashkuwâl. Le propos de Sufyân : « Mansûr et Ibn Abî Najîh, ou Humayd, nous ont rapporté » : il veut dire Ibn Qays al-Aʿraj.

(Sa parole : « وقيله يا رب (wa-qîlihi yâ rabbi), et sa parole : « Seigneur ! », etc. ») Il n'a pas précisé qui l'a dit. Je pensais que cela faisait partie du propos de Mujâhid, mais je ne l'ai pas trouvé rapporté de Mujâhid ; puis j'ai trouvé quelque chose de semblable dans le propos d'Abû ʿUbayda dans al-Majâz — et il le cite beaucoup, comme tu le sais. Abû ʿUbayda a dit : « وقيله يا رب : il est à l'accusatif, selon Abû ʿAmr ibn al-ʿAlâ', par coordination à « Nous entendons leur secret et leurs conciliabules » : « et sa parole » ; un autre a dit : il tient la place du verbe : « et il dit ». »

(Sa parole : « Et un autre que lui a dit : إنني براء مما تعبدون (innanî barâ'un mimmâ taʿbudûn), je désavoue ce que vous adorez ; les Arabes disent : nous sommes البراء (al-barâ'), quittes, envers toi, etc. ») C'est le propos d'Abû ʿUbayda dans al-Majâz, quant au sens.

(Sa parole, dans ad-Dukhân : « al-Aʿmash, d'après Muslim ») C'est Abû d-Duhâ.

Passage douteuxImprimé معبد مالك (Maʿbad Mâlik), gardé tel quel ; lecture probable : بأبي مالك, « identifié à Abû Mâlik al-Ashʿarî ». Texte arabe imprimé : يحتمل أن يفسر معبد مالك الأشعري

(Sa parole : « ʿAbd Allâh a dit ») il veut dire Ibn Masʿûd ; (« Ceci n'était que… ») c'est-à-dire Sa parole : « Guette donc le jour où le ciel apportera une fumée évidente » [Ad-Dukhân : 10]. Il fait allusion par là à ce qu'a rapporté Muslim au début de ce hadith : « Un homme vint trouver ʿAbd Allâh et dit : « J'ai laissé dans la mosquée un homme qui commente ce verset : « Le jour où le ciel apportera une fumée évidente » [Ad-Dukhân : 10] ; il dit : au Jour de la Résurrection, une fumée viendra aux gens, qui saisira leur souffle au point de leur causer comme un rhume. » ʿAbd Allâh dit alors : « Ceci n'était que… » », et il cita le hadith. L'homme mentionné peut être identifié à Maʿbad Mâlik al-Ashʿarî, car at-Tabarânî a rapporté dans sa notice, par la voie de Shurayh ibn ʿUbayd, d'après lui, au cours d'un hadith : « La fumée saisit le croyant comme un rhume. » « Et un autre que lui a dit : تبع (tubbaʿ), les rois du Yémen, etc. » : c'est également le propos d'Abû ʿUbayda. * Le hadith d'Ibn Masʿûd : « On dit : « Ô Envoyé d'Allah, demande à Allah la pluie pour Mudar, car ils ont péri. » Il dit : « Pour Mudar ? Tu es bien audacieux ! » » Dans une version de l'auteur : « Abû Sufyân vint le trouver » — il veut dire Ibn Harb — « et dit : « Ô Muhammad, ton peuple a péri. » » Et dans la notice de Kaʿb ibn Murra, dans al-Maʿrifa d'Ibn Manda, avec sa chaîne de transmission jusqu'à lui, il a dit : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) invoqua contre Mudar ; je vins le trouver et dis : « Ô Envoyé d'Allah, Allah t'a donné la victoire, t'a comblé de Ses dons et t'a exaucé ; or ton peuple est un peuple qui a péri : invoque donc Allah en leur faveur » », et il cita le hadith. Il est donc plus convenable d'identifier par lui celui qui a dit : « Ô Envoyé d'Allah », à la différence d'Abû Sufyân : car, bien qu'il soit lui aussi venu demander intercession, il n'avait pas encore embrassé l'islam à ce moment-là.

(Sa parole, dans al-Ahqâf : « Et certains ont dit : أثرة (athara), اثرة (uthra) et أثارة (athâra) : un reste de science ») C'est le propos d'Abû ʿUbayda dans al-Majâz.

(Sa parole : « ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Bakr lui dit quelque chose ») Il a laissé ce propos dans l'ombre. Ce qui se passa entre Marwân et ʿAbd ar-Rahmân à ce sujet, c'est que Marwân, lorsqu'il parla de l'allégeance à Yazîd ibn Muʿâwiya, dit : « C'est la tradition (sunna) d'Abû Bakr et de ʿUmar. » ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Bakr lui répondit : « C'est plutôt la tradition d'Héraclius ! » C'est al-Ismâʿîlî qui l'a précisé dans son Mustakhraj.

(Du début d'al-Qitâl à la fin d'al-Wâqiʿa) * Le hadith d'Ibrâhîm ibn Hamza : « Hâtim nous a rapporté » : c'est Ibn Ismâʿîl ; « d'après Muʿâwiya » : c'est Ibn Abî l-Muzarrid. * Le hadith d'al-Barâ' : « Tandis qu'un homme parmi les Compagnons du Prophète (paix et bénédictions sur lui) récitait… » : c'est Usayd ibn Hudayr, comme on l'a vu précédemment. « Ahmad ibn Ishâq as-Sulamî nous a rapporté : Yaʿlâ nous a rapporté » : c'est Ibn ʿUbayd.

(Sa parole, dans celui-ci : « Un homme dit : « N'as-tu pas vu ceux qu'on appelle au Livre d'Allah ? » ʿAlî dit : « Si. » ») L'homme est al-Ashʿath ibn Qays. * Le hadith d'Ibn Abî Mulayka : « Et l'autre désigna un autre homme » : on a vu chez lui, et l'on verra encore, que ʿUmar désigna al-Aqraʿ ibn Hâbis, et qu'Abû Bakr désigna al-Qaʿqâʿ ibn Maʿbad ibn Zurâra.

(Sa parole : « Et il n'a pas mentionné cela d'après son père ») Il veut dire Abû Bakr as-Siddîq, car il est le grand-père maternel de ʿAbd Allâh ibn az-Zubayr. Ibn Mardawayh a rapporté, par la voie de Mukhâriq, d'après Târiq, d'après Abû Bakr, que celui-ci a dit cela aussi. * Le hadith d'Anas : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) remarqua l'absence de Thâbit ibn Qays ibn Shammâs ; un homme dit : « Je vais m'informer pour toi à son sujet » » : c'est Saʿd ibn Muʿâdh, et l'on a dit Abû Masʿûd. Et sa parole : « Et un autre que lui a dit : نضيد (nadîd), la spathe (al-kufurrâ), etc. » : c'est le propos d'Abû ʿUbayda dans al-Majâz, quant au sens.

(Sa parole : « Et un autre que lui a dit : تذروه (tadhrûhu), elle le disperse ») Je ne connais pas l'auteur de ce propos.

(Sa parole : « Et certains ont dit, à propos de Sa parole : « Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent » [Adh-Dhâriyât : 56] : Il les a créés pour qu'ils agissent ; certains ont agi et d'autres se sont abstenus ») Ibn Khuzayma l'a rapporté par la voie de ʿAlî ibn Abî Talha, d'après Ibn ʿAbbâs, quant au sens.

(Sa parole : « Et un autre que lui a dit : تمور (tamûru), elle tourne ») C'est le propos de Mujâhid.

(Sa parole : « Et un autre que lui a dit : يتنازعون (yatanâzaʿûn), ils se passent l'un à l'autre (yataʿâtawn) ») C'est le propos d'Abû ʿUbayda dans al-Majâz.

Passage douteuxImprimé يحيى بن ثوبان (Yahyâ ibn Thawbân), gardé tel quel ; lecture probable : يحيى بن وثاب, le lecteur connu Yahyâ ibn Waththâb. Texte arabe imprimé : ومسروق ويحيى بن ثوبان والأعمش Imprimé أبو عبيدة … عن هشام (Abû ʿUbayda … Hishâm), gardé tel quel ; lecture probable : أبو عبيد (al-Qâsim ibn Sallâm, auteur du Kitâb al-qirâ'ât) … عن هشيم (Hushaym). Texte arabe imprimé : رواه أبو عبيدة في كتاب القراءات عن هشام

(Sa parole : « Et quiconque lit أفتمرونه (a-fa-tamrûnahu) : le niez-vous donc ? ») Je dis : c'est la lecture de Hamza et d'al-Kisâ'î, et, parmi les Anciens, d'Ibn ʿAbbâs, d'Ibn Masʿûd, de Masrûq, de Yahyâ ibn Thawbân, d'al-Aʿmash et d'Ibrâhîm, qui l'a expliquée ainsi : Abû ʿUbayda l'a rapporté dans le Kitâb al-qirâ'ât, d'après Hishâm, d'après Mughîra, d'après Ibrâhîm, comme lecture et comme explication.

(Sa parole : « dans le hadith de ʿAbd Allâh ») C'est Ibn Masʿûd. « Ils se prosternèrent, sauf un seul homme » : on a dit que c'est al-Walîd ibn al-Mughîra, comme on l'a vu dans [le livre de] la prière.

(Sa parole : « فتعاطى (fa-taʿâtâ) : فعاطى (fa-ʿâtâ), etc. ») C'est le propos d'Abû ʿUbayda. « Yahyâ ibn Bukayr nous a rapporté : Bakr nous a rapporté » : c'est Ibn Mudar ; « d'après Jaʿfar » : c'est Ibn Rabîʿa.

(Sa parole : « d'après Abû Ishâq, qu'il entendit un homme interroger al-Aswad ») Il veut dire Ibn Yazîd. Je ne connais pas le nom de cet homme ; et l'auteur a, dans une version, que c'est al-Aswad qui interrogea ʿAbd Allâh ibn Masʿûd à ce sujet.

(Sa parole, dans ar-Rahmân : « Et un autre que lui a dit : وأقيموا الوزن (wa-aqîmû l-wazn), « et établissez la pesée » : il veut dire la languette de la balance ») Ceci est le propos d'Ibn ʿAbbâs ; Ibn Jarîr l'a rapporté dans le Tafsîr par la voie d'al-Mughîra ibn Muslim, qui a dit : Ibn ʿAbbâs vit un homme peser en faisant pencher la balance ; il dit : « Redresse la languette ! Redresse la languette ! Allah le Très-Haut n'a-t-Il pas dit : « Et établissez la pesée avec équité » [Ar-Rahmân : 9] ? »

(Sa parole : « Et certains ont dit : العصف (al-ʿasf), il veut dire ce qui est mangé, etc. ») C'est le propos d'Abû ʿUbayda dans al-Majâz et de Yahyâ ibn Ziyâd al-Farrâ' dans le livre Maʿânî al-Qur'ân.

(Sa parole : « Et un autre que lui a dit : العصف (al-ʿasf), les feuilles du blé ») Ceci est le propos d'Ibn ʿAbbâs et de Qatâda ; Ibn Jarîr et d'autres l'ont rapporté.

(Sa parole : « Et certains ont dit, d'après Mujâhid : رب المشرقين (rabbu l-mashriqayn), le Seigneur des deux levants, etc. ») Ibn Jarîr et d'autres l'ont rapporté par la voie d'Ibn Abî Najîh, d'après lui.

(Sa parole : « Et certains ont dit : la grenade et le palmier ne font pas partie des fruits (al-fâkiha), etc. ») C'est le propos d'al-Farrâ', en des termes proches.

(Sa parole : « Et un autre que lui a dit : مارج (mârij), pur ») C'est le propos d'Ibn ʿAbbâs, dans la version de ʿAlî ibn Abî Talha d'après lui.

(Sa parole : « On dit : مرج الأمير رعيته (maraja l-amîru raʿiyyatahu), le prince a laissé ses sujets aller à leur guise, etc. ») C'est le propos d'Abû ʿUbayda dans al-Majâz.

(Sa parole : « Et un autre que lui a dit : تفكهون (tafakkahûn), vous vous étonnez ») C'est le propos de ʿAbd ar-Rahmân ibn Zayd ibn Aslam ; Ibn Jarîr l'a rapporté d'après lui dans le Tafsîr.

Passage douteuxImprimé قوم, lu قول : « c'est le propos de Qatâda ». Texte arabe imprimé : هو قوم قتادة رواه ابن جرير

(Sa parole : « Et l'on dit : بمساقط النجوم (bi-masâqiti n-nujûm), aux lieux où tombent les étoiles, lorsqu'elles tombent ») C'est le propos de Qatâda ; Ibn Jarîr l'a rapporté d'après lui avec une chaîne de transmission authentique.

(Du début d'al-Hadîd à la fin d'al-Jumuʿa) « Qutayba nous a rapporté : Layth nous a rapporté » : c'est Ibn Saʿd ; Qutayba n'a pas rapporté d'après Layth ibn Abî Sulaym et ne l'a pas connu. Le hadith d'Abû Hurayra : « Un homme vint trouver l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) et dit : « Je suis épuisé » » : on a vu précédemment qu'il a été dit à son sujet que c'est Abû Hurayra ; et celui au sujet duquel le verset fut révélé est Abû Talha, comme dans Muslim. * Le hadith de ʿAlî sur l'histoire de la voyageuse (az-zaʿîna) que Hâtib avait envoyée : on a vu qu'il s'agit de Sâra. * Le hadith d'Umm ʿAtiyya sur l'allégeance : « Une femme retira sa main » : cette femme est Umm ʿAtiyya, comme l'indique l'autre version : « Je dis : « Une telle m'a aidée [dans les lamentations] » » ; mais cette « une telle » n'est pas nommée. * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Une seule femme dit — aucune autre ne lui répondit… » : cette femme, dit-on, est Asmâ' bint Yazîd ibn as-Sakan.

(Sa parole : « Et Yahyâ a dit : avec le plomb ») C'est Yahyâ ibn Ziyâd al-Farrâ', Abû Zakariyyâ ; il a dit cela dans le livre Maʿânî al-Qur'ân. * Le hadith de Jâbir : « Les gens se dispersèrent, sauf douze hommes » : on a vu dans [le livre de] la prière que ce sont les dix à qui le Paradis fut annoncé, Ibn Masʿûd, ʿAmmâr ibn Yâsir et Jâbir, le rapporteur du hadith ; c'est comme s'il ne s'était pas compté lui-même parmi les douze44

Passage douteuxImprimé « بن بن » (répétition), lu « Thâbit ibn Zayd ». Texte arabe imprimé : عمه ثابت بن بن زيد Imprimé « كان كانت » (répétition), lu كانت : « leur dispute eut lieu ». Texte arabe imprimé : أن ملاحاتهما كان كانت بسبب حوض Imprimé لبيدرية (Labîdriyya, mot soudé), gardé tel quel ; lecture probable : لبيد ربه, « Labîd Rabbih ». Texte arabe imprimé : وقيل لبيدرية وقيل غير ذلك

(Du début d'al-Munâfiqûn à la fin d'al-Qiyâma) * Le hadith de Zayd ibn Arqam sur l'histoire de ʿAbd Allâh ibn Ubayy, à propos de sa parole : « Ne dépensez pas… » ; il dit : « Je mentionnai cela à mon oncle » : on a dit que le nom de son oncle est Thâbit ibn Zayd ibn Qays ibn Zayd, mais cela est discutable, car il serait alors son cousin ; peut-être l'a-t-il appelé oncle par marque de respect. Dans le Tafsîr d'Ibn Mardawayh, il dit cela à Saʿd ibn ʿUbâda ; et, chez lui, le pronom dans ينفضوا (yanfaddû) renvoie aux Bédouins. Qu'il ait appelé Saʿd ibn ʿUbâda son oncle est admissible, car celui-ci était le chef de son peuple. Quelqu'un a dit : il se peut qu'il ait voulu dire son oncle maternel, ʿAbd Allâh ibn Rawâha. * Le hadith de Jâbir : « Nous étions en expédition ; un homme des Émigrés frappa du pied le derrière d'un homme des Ansâr » : le nom de l'Ansârite est Sinân ; c'est un Juhaynite, des alliés des Ansâr ; et l'Émigré est Jahjâh al-Ghifârî, qui servait ʿUmar ibn al-Khattâb. Dans le Tafsîr d'Ibn Mardawayh, leur dispute eut lieu à cause d'un bassin où la chamelle de l'Ansârite avait bu. * Le hadith d'Anas : « Je fus attristé pour ceux qui furent frappés à al-Harra » : il veut dire la bataille qui eut lieu à la Harra de Médine, en l'an 63, sous le gouvernement de Yazîd ibn Muʿâwiya. Dans ce hadith : « Quelqu'un parmi ceux qui étaient auprès de lui interrogea Anas » : celui qui interrogea peut être an-Nadr ibn Anas, car il a rapporté le hadith du chapitre d'après son père. Le hadith d'Ibn ʿUmar : « Il répudia sa femme alors qu'elle avait ses menstrues (hayd) » : c'est Âmina bint Ghifâr ; nous l'avons rapporté dans la neuvième partie du hadith de Qutayba, recueilli par Saʿîd al-ʿAyyâr. De même, Ibn Nuqta a fixé le nom de son père avec la lettre غ (gh), avec point, et la lettre ف (f), l'a attribué à Ibn Saʿd et a mentionné l'avoir trouvé ainsi de la main d'Abû l-Fadl ibn Nâsir, le hâfiz. * Le hadith d'Umm Salama : « Le mari de Subayʿa fut tué » : c'est Saʿd ibn Khawla. Quant à Abû s-Sanâbil, on a divergé sur son nom : on a dit Habba, on a dit Labîdriyya, et l'on a dit autre chose. Parmi ceux qui la demandèrent aussi en mariage, il y a Abû l-Bishr ibn al-Hârith : Ibn Waddâh l'a mentionné, et Ibn ad-Dabbâgh l'a reproduit et l'a fixé avec i sous la lettre à un point dessous (b) et sans voyelle sur la lettre avec point (sh). * Le hadith de ʿUmar : « Lorsque ma femme me dit… » : c'est Zaynab bint Mazʿûn.

(Sa parole : « J'avais un compagnon parmi les Ansâr ») Ibn Bashkuwâl a rapporté que c'est Aws ibn Khawlî, et l'on a dit que c'est ʿItbân ibn Mâlik.

(Sa parole : « Nous craignions un roi parmi les rois de Ghassân ») C'est Jabala ibn al-Ayham ; at-Tabarânî l'a rapporté dans al-Awsat. Et sa parole : « Et un jeune serviteur de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) » : le nom de ce serviteur est Rabâh. * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « « Grossier et, de plus, زنيم (zanîm) » [Al-Qalam : 13] : un homme de Quraysh qui avait une excroissance (zanama) » : on a dit que c'est al-Walîd ibn al-Mughîra, ce qu'a rapporté Muqâtil ; on a dit al-Aswad ibn ʿAbd Yaghûth, ce qu'ont rapporté Mujâhid et ʿAtâ' ; et l'on a dit al-Akhnas ibn Sharîq, ce qu'a rapporté as-Suddî ; et il est possible que tous soient visés.

(Sa parole : « Et un autre que lui a dit : ديارا (dayyâran), quiconque ») C'est le propos d'Abû ʿUbayda dans al-Majâz. « Muhammad ibn Bashshâr nous a rapporté : ʿAbd ar-Rahmân ibn Mahdî et un autre nous ont rapporté » : cet autre est Abû Dâwûd at-Tayâlisî ; Abû Nuʿaym l'a précisé dans son Mustakhraj.

(Du début d'al-Insân à la fin du Coran)

(Sa parole : « هل أتى على الانسان (hal atâ ʿalâ l-insân) : on dit que son sens est : il est venu sur l'homme », jusqu'à la fin de son propos) C'est le propos de Yahyâ ibn Ziyâd al-Farrâ' dans Maʿânî al-Qur'ân.

(Sa parole : « Et l'on dit : سلاسلا وأغلالا (salâsilan wa-aghlâlan), et certains ne l'ont pas admis ») C'est aussi le propos d'al-Farrâ' ; par « certains », il entend Hamza az-Zayyât, car il a lu le tout sans alif.

Passage douteuxImprimé بالخفيف (al-Khafîf), gardé tel quel ; lecture probable : بالخيف, « à al-Khayf, à Minâ ». Texte arabe imprimé : كان ذلك بالخفيف من منى

(Sa parole : « Et Ibn ʿAbbâs fut interrogé ») On l'a vu dans Fussilat. * Le hadith d'Ibn Masʿûd : « Tandis que nous étions dans une grotte » : cela eut lieu à al-Khafîf, à Minâ.

(Sa parole : « Et un autre que lui a dit : غساقا (ghassâqan), de غسقت عينه (ghasaqat ʿaynuhu), son œil a coulé ») C'est Abû ʿUbayda dans al-Majâz ; de même sa parole : « Et certains ont dit : النخرة (an-nakhira), décomposée », et sa parole : « Et un autre que lui a dit : أيان مرساها (ayyâna mursâhâ), quand est son terme ». Quant à sa parole : « Et un autre que lui a dit : سجرت (sujjirat), elles se sont déversées les unes dans les autres et sont devenues une seule mer », c'est le propos de Yahyâ ibn Ziyâd al-Farrâ'.

(Sa parole : « Et les gens du Hijâz ont lu فعدلك (fa-ʿaddalaka) avec redoublement ») Ce sont Ibn Kathîr, Nâfiʿ, Abû Jaʿfar et Shayba.

(Sa parole : « Et un autre que lui a dit : المطفف (al-mutaffif), celui qui ne donne pas pleine mesure à autrui ») Ceci est le propos d'Abû ʿUbayda.

(Sa parole : « Et l'on dit : الضريع (ad-darîʿ), une plante appelée الشبرق (ash-shibriq), etc. ») C'est le propos d'al-Farrâ' ; Abû ʿUbayda n'en a reproduit que ce qui figure ici.

(Sa parole : « Et un autre que lui a dit : سوط عذاب (sawta ʿadhâb), un fouet de châtiment, etc. ») C'est le propos de Yahyâ ibn Ziyâd al-Farrâ' dans le livre Maʿânî al-Qur'ân.

(Sa parole : « Et un autre que lui a dit : جابوا (jâbû), ils ont percé ») C'est le propos d'Abû ʿUbayda, et le reste provient de ce que l'auteur a lui-même rapporté. * Le hadith de ʿAbd Allâh ibn Zamʿa : « « Lorsque le plus misérable d'entre eux se leva » [Ash-Shams : 12] : se leva pour elle un homme puissant et farouche » : c'est Qudâr ibn Sâlif. « D'après Ibrâhîm » : c'est Ibn Yazîd an-Nakhaʿî. « Les compagnons de ʿAbd Allâh arrivèrent » : ce sont ʿAlqama ibn Qays, ainsi que ʿAbd ar-Rahmân et al-Aswad, les deux fils de Yazîd an-Nakhaʿî. * Le hadith de ʿAlî : « Nous étions à un enterrement » : le défunt n'est pas nommé dans ce que j'ai consulté. Ibn Mardawayh a rapporté dans son Tafsîr, par la voie de Jâbir, que celui qui posa cette question est Surâqa ibn Juʿsham ; le reste de la discussion à ce sujet viendra dans [le livre du] Destin (al-qadar).

(Sa parole : « سجا (sajâ) : elle s'est obscurcie et apaisée ») Ceci est le propos d'al-Farrâ'. * Le hadith de Jundab ibn Sufyân : « Une femme vint et dit : « J'espère que ton démon t'a délaissé. » Alors fut révélée [la sourate] « Par le jour montant » » : c'est al-ʿAwrâ' bint Harb, sœur d'Abû Sufyân ; c'est elle la « porteuse de bois », l'épouse d'Abû Lahab ; al-Hâkim l'a rapporté dans al-Mustadrak d'après le hadith de Zayd ibn Arqam. Et celle qui lui dit : « Je ne vois ton compagnon que tarder à venir à toi », c'est son épouse Khadîja (qu'Allah l'agrée), comme dans al-Mustadrak également, dans les Aʿlâm an-nubuwwa d'Abû Dâwûd, dans les Ahkâm al-Qur'ân d'al-Qâdî Ismâʿîl et dans le Tafsîr d'Ibn Mardawayh, d'après le hadith de Khadîja elle-même ; chacune des deux s'adressa donc à lui de la manière qui lui convenait. Sunayd a rapporté dans son Tafsîr que celle qui dit cela est ʿÂ'isha, mais c'est faux, car ʿÂ'isha n'était pas son épouse à ce moment-là.

(Sa parole : « فما يكذبك بعد (fa-mâ yukadhdhibuka baʿdu) : qu'est-ce donc qui te dément ? C'est comme s'il avait dit : qui donc est capable de te démentir ? etc. ») Ceci est le propos d'al-Farrâ' dans Maʿânî al-Qur'ân.

(Sa parole : « Qatâda a dit : on m'a informé qu'il lui récita « Lam yakun » ») Cela, Ibn Mardawayh l'a rapporté d'après le hadith d'Ubayy ibn Kaʿb. * Le hadith d'Abû Hurayra : « Et il fut interrogé sur les ânes » : celui qui interrogea est Saʿsaʿa ibn Nâjiya, grand-père du poète al-Farazdaq ; et dans une version d'Ibn Mardawayh, Saʿsaʿa ibn Muʿâwiya, oncle paternel d'al-Ahnaf.

(Sa parole : « فأثرن به نقعا (fa-atharna bihi naqʿan) : de la poussière ») C'est le propos d'al-Farrâ', jusqu'à la fin de son propos.

(Sa parole : « Certains Arabes ont dit : الماعون (al-mâʿûn), c'est l'eau ») Al-Farrâ' l'a rapporté de certains Arabes ; il a dit : « J'ai entendu certains Arabes dire : al-mâʿûn, c'est l'eau ; et l'on m'a récité à ce sujet : « Il déverse à flots l'eau (al-mâʿûn) de ses nuées blanches. » »

(Sa parole : « On dit : لكم دينكم (lakum dînukum), à vous votre religion : la mécréance, etc. », jusqu'à sa parole : « ويشفين (wa-yashfîn) ») C'est le propos d'al-Farrâ' dans Maʿânî al-Qur'ân ; et à partir de sa parole : « Je n'adore pas ce que vous adorez, maintenant », c'est le propos d'Abû ʿUbayda dans al-Majâz. * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « ʿUmar me faisait entrer avec les anciens de Badr, et ce fut comme si l'un d'eux en éprouvait du dépit » : c'est ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf.

(Sa parole : « حمالة الحطب (hammâlat al-hatab), la porteuse de bois ») On a vu qu'il s'agit d'al-ʿAwrâ' bint Harb ibn Umayya.

(Sa parole : « On dit : أحد (ahad) ne prend pas la nunation, c'est-à-dire واحد (wâhid), un ») Ceci est le propos d'Abû ʿUbayda dans al-Majâz.

(Sa parole : « On dit : فلق (falaq) est plus clair que فرق (faraq) ») C'est le propos d'al-Farrâ'.

(Sa parole : « Sufyân, d'après ʿÂsim ») C'est Ibn Abî n-Najûd ; ʿAbda est Ibn Abî Lubâba ; « d'après Zirr » : c'est Ibn Hubaysh.

Les mérites du Coran (Fadâ'il al-Qur'ân)

Passage douteuxImprimé سر, probablement سرد : « l'énumération (de ces sourates) figure dans la version d'Abû Dâwud ». Texte arabe imprimé : وقع سر ذلك في رواية أبى داود

* Le hadith de Jundab : il a été dit précédemment que la femme est al-ʿAwrâ' bint Harb. Le hadith de Yaʿlâ ibn Umayya au sujet de l'homme enduit de parfum : on a dit que son nom est ʿAtâ', comme il a été dit précédemment dans le Pèlerinage. * Le hadith de Yûsuf ibn Mâhak, qui a dit : « J'étais chez ʿÂ'isha, la mère des croyants, lorsqu'un Irakien vint la trouver et dit : “Quel linceul est le meilleur ?” », le hadith : je ne connais pas le nom de cet Irakien. * Le hadith de Shaqîq — c'est Ibn Salama Abû Wâ'il — : « ʿAbd Allâh » — c'est Ibn Masʿûd — « a dit : “Je connais les sourates appariées (an-nazâ'ir)…” » ; on y trouve : « vingt sourates du début du mufassal (dernière partie du Coran, aux sourates courtes), selon l'agencement d'Ibn Masʿûd, dont les dernières font partie des Hawâmîm : Hâ-Mîm ad-Dukhân et ʿAmma yatasâ'alûn ». (Je dis) : l'énumération de ces sourates figure dans la version d'Abû Dâwûd, par la voie d'Abû Ishâq, d'après ʿAlqama et al-Aswad, d'après lui ; il a dit : « Ar-Rahmân et an-Najm en une rakʿa ; Iqtarabat et al-Hâqqa en une rakʿa ; at-Tûr et adh-Dhâriyât en une rakʿa ; Sa'ala et an-Nâziʿât en une rakʿa ; Wayl li-l-mutaffifîn et ʿAbasa en une rakʿa ; al-Muddaththir et al-Muzzammil en une rakʿa ; Hal atâ et Lâ uqsimu en une rakʿa ; ʿAmma yatasâ'alûn et al-Mursalât en une rakʿa ; ad-Dukhân et Idhâ sh-shamsu kuwwirat en une rakʿa. » La version qui se termine par « Hâ-Mîm ad-Dukhân et Idhâ sh-shamsu kuwwirat » a été rapportée par Muhammad ibn Nasr al-Marwazî dans Qiyâm al-layl, en précisant elle aussi les sourates. Il a également été dit précédemment, dans les chapitres de la description de la prière, qu'Ibn Khuzayma l'a rapporté en précisant les sourates, par la voie d'Abû Khâlid al-Ahmar, d'après al-Aʿmash. « Khâlid ibn Yazîd nous a rapporté : Abû Bakr nous a rapporté » : c'est Ibn ʿAyyâsh. * Le hadith : « Prenez le Coran de quatre personnes : de ʿAbd Allâh ibn Masʿûd, de Sâlim » — c'est l'affranchi d'Abû Hudhayfa — « et de Muʿâdh » — c'est Ibn Jabal. * Le hadith de ʿAlqama : « Nous étions à Homs ; Ibn Masʿûd récita la sourate Yûsuf, et un homme dit… » : c'est Nahîk ibn Sinân.

(Sa parole : « Al-Fadl l'a corroboré ») : c'est Ibn Mûsâ.

Passage douteuxImprimé الراوي, probablement الرازي : « Tammâm ar-Râzî » (auteur des *Fawâ'id*) ; nom propre gardé tel qu'imprimé (ar-Râwî). Texte arabe imprimé : ولتمام الراوي عن أبي أمامة Imprimé حيشوبة, nom incertain (peut-être حيويه : Abû ʿUmar ibn Hayyawayh) ; nom propre gardé tel qu'imprimé (Hayshûba). Texte arabe imprimé : وفى فوائد أبى عمرو بن حيشوبة عن ابن عباس

(Sa parole : « Une jeune servante vint et dit : “Le chef de la tribu a été piqué, et nos hommes sont absents.” Un homme partit alors avec elle ») : il a été dit précédemment qu'il s'agit d'Abû Saʿîd, et l'on a cité un autre que lui ; ni la servante, ni le chef de la tribu, ni la tribu n'ont été nommés. * Le hadith d'al-Barâ' : « Un homme récitait la sourate al-Kahf » : c'est Usayd ibn Hudayr, comme il a été dit précédemment. * Le hadith d'Abû Saʿîd al-Khudrî : « Un homme entendit un autre homme réciter “Dis : Il est Allah, Unique” », le hadith : le nom du récitant est Qatâda ibn an-Nuʿmân ; Ibn Wahb l'a rapporté d'après Ibn Lahîʿa, d'après al-Hârith ibn Yazîd, d'après Abû l-Haytham, d'après Abû Saʿîd. Quant à celui qui l'entendit, il n'a pas été nommé. * Le hadith de Sahl ibn Saʿd dans l'histoire de la femme qui fit don d'elle-même : « Il dit : “Je connais telle sourate et telle sourate” » : on dit que la femme est Khawla bint Hakîm, et l'on a dit aussi Umm Sharîk, mais rien de cela n'est établi ; l'homme n'a pas été nommé. Quant aux sourates : chez an-Nasâ'î et Abû Dâwûd, d'après le hadith de ʿAtâ' d'après Abû Hurayra, al-Baqara ou celle qui la suit ; chez ad-Dâraqutnî, d'après Ibn Masʿûd, al-Baqara et une sourate du mufassal ; chez Tammâm ar-Râwî, d'après Abû Umâma : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) maria un homme des Ansâr pour sept sourates » ; et dans les Fawâ'id d'Abû ʿAmr ibn Hayshûba, d'après Ibn ʿAbbâs : « Il dit : “Je connais quatre sourates, ou cinq sourates.” » * Le hadith de ʿÂ'isha : « Il entendit un homme réciter dans la mosquée » : c'est ʿAbd Allâh ibn Yazîd al-Ansârî, comme il a été dit précédemment. * Le hadith d'Abû Wâ'il : « Nous nous rendîmes au matin chez ʿAbd Allâh, et un homme dit : “J'ai récité le mufassal la nuit dernière” » : c'est Nahîk ibn Sinân, comme on l'a vu dans la Prière. * Le hadith de ʿAbd Allâh ibn ʿAmr : « Mon père me maria à une femme de noble lignée », le hadith : cette femme est Umm Muhammad bint Mahmiyya ibn Jaz' az-Zubaydî ; Ibn Saʿd l'a mentionnée.

(Sa parole : « Et d'après son père, d'après Abû d-Duhâ ») : le pronom renvoie à Sufyân, c'est-à-dire ath-Thawrî, car il a rapporté ce hadith d'après al-Aʿmash avec les deux chaînes d'al-Aʿmash, et il l'a aussi rapporté d'après son père, Saʿîd ibn Masrûq, avec une autre chaîne. Le hadith d'Ibn Masʿûd : « J'ai entendu un homme réciter un verset » : il a été dit précédemment qu'il n'a pas été nommé.

Le Livre du mariage (Kitâb an-nikâh)

* Le hadith d'Anas : « Un groupe de trois hommes vint… » : ce sont Ibn Masʿûd, Abû Hurayra et ʿUthmân ibn Mazʿûn ; on trouvera plus loin, de façon dispersée, ce qui y fait allusion. On a dit aussi que ce sont Saʿd ibn Abî Waqqâs, ʿUthmân ibn Mazʿûn et ʿAlî ibn Abî Tâlib ; et dans le Musannaf de ʿAbd ar-Razzâq, par la voie de Saʿîd ibn al-Musayyab, figurent parmi eux ʿAlî et ʿAbd Allâh ibn ʿAmr ibn al-ʿÂs. * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) avait neuf épouses ; il partageait son temps entre huit et ne le faisait pas pour une » : c'est Sawda bint Zamʿa, qui avait cédé son jour à ʿÂ'isha ; s'est trompé celui qui a dit que c'est Safiyya bint Huyayy. Les noms des autres ont été donnés précédemment dans la Purification. De même le hadith d'Anas : « Raqaba » — c'est Ibn Masqala — « d'après Talha » — c'est Ibn Musarrif. * Le hadith d'Anas : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) institua la fraternité entre ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf et Saʿd ibn ar-Rabîʿ al-Ansârî, et l'Ansârî avait deux épouses » : ce sont ʿAmra bint Hazm ibn Zayd, sœur de ʿUmâra et de ʿAmr, et une autre dont je ne connais pas le nom. Quant à l'Ansârite que ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf épousa, il a été dit précédemment qu'elle est la fille d'Abû l-Haysar ibn Râfiʿ al-Ansârî ; az-Zubayr ibn Bakkâr l'a mentionné. Ibn Saʿd a dit, dans l'énumération des enfants de ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf : « Et ʿAbd Allâh ibn ʿAbd ar-Rahmân, tué en Ifrîqiya ; sa mère est la fille d'Abû l-Hasḥâs ibn Râfiʿ ibn Imri' al-Qays, des Aws », et lui non plus ne l'a pas nommée. Parmi les épouses de ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf issues des Ansâr figure aussi Sahla bint ʿÂsim ibn ʿAdî ibn al-ʿAjlân. * Le hadith de Jâbir : « Une vierge ou une femme déjà mariée ? — J'ai dit : Une femme déjà mariée » : c'est Suhayla bint Masʿûd ibn Aws ibn Mâlik, de la tribu des Aws ; c'est la mère de son fils ʿAbd ar-Rahmân ; Ibn Saʿd l'a mentionnée.

(Sa parole : « Et Abû Bakr a dit ») : c'est Ibn ʿAyyâsh. * Le hadith d'Abû Hurayra au sujet du tyran près duquel passèrent Ibrâhîm et Sâra : il a été dit précédemment que c'est Sâdûq, et l'on a dit autre chose. * Le hadith d'Anas : « Il affranchit Safiyya » : c'est la fille de Huyayy. * Le hadith de Sahl : « Une femme vint… » : son nom a été donné précédemment dans les Mérites du Coran, et je ne connais pas le nom du mari.

(Sa parole : « Abû Hudhayfa ibn ʿUtba ») : son nom est Muhashshim ; on a dit aussi Hushaym, on a dit Qâsim, et l'on a dit autre chose.

(Sa parole : « Et il ») c'est-à-dire Sâlim, « était l'affranchi d'une femme des Ansâr » : c'est Salmâ bint Taʿâr (تعار), avec la lettre à deux points dessus (t), suivie d'une lettre sans point ; c'est ce qu'a dit Mûsâ ibn ʿUqba d'après Ibn Shihâb. Ibrâhîm ibn al-Mundhir a dit : c'est la fille de Yaʿâr (يعار), avec la lettre à deux points dessous (y). Al-Khatîb a rapporté, d'après Musʿab, que son nom est Thubayta (ثبيتة), avec la lettre à trois points (th) portant u, suivie de la lettre à un point dessous (b) portant a, puis la lettre y sans voyelle, puis la lettre à deux points dessus (t) portant a ; et d'après Abû Tuwâla, son nom est ʿAmra bint Yaʿâr. Et Allah sait mieux.

(Sa parole, à la fin du hadith d'Abû l-Yamân d'après Shuʿayb dans l'histoire de Sâlim, l'affranchi d'Abû Hudhayfa, mentionné plus haut : « Et il mentionna le hadith ») : il n'en a pas cité la suite à un autre endroit ; al-Barqânî l'a cité intégralement dans al-Mustakhraj, et nous l'avons reçu par la voie d'at-Tabarânî dans Musnad ash-Shâmiyyîn. * Le hadith de Sahl ibn Saʿd : « Un homme passa ; il dit : “Que dites-vous de celui-ci ?” Ils dirent : “Il est digne, s'il demande une femme en mariage, qu'on la lui donne” » ; on y trouve : « Puis passa un homme d'entre les pauvres des musulmans ; il dit : “Que dites-vous de celui-ci ?” Ils dirent : “Il est digne, s'il demande une femme en mariage, qu'on ne la lui donne pas” » : je ne connais le nom d'aucun des deux passants. Quant à celui qui répondit, Ibn Hibbân a rapporté dans son Sahîh que c'est Abû Dharr ; il l'a rapporté, d'après le hadith de celui-ci, par ʿUmar ibn Muhammad al-ʿAsqalânî, d'après son père, qui est Muhammad ibn Zayd ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUmar. * Le hadith de ʿÂ'isha : « J'entendis un homme demander la permission d'entrer dans la maison de Hafsa » : il a été dit précédemment qu'il n'a pas été nommé ; on y trouve : « Je dis : “Si un tel était vivant” » — son oncle paternel de lait — : il n'a pas été nommé non plus, et ce n'est pas Aflah, le frère d'Abû l-Quʿays, car pour celui-là, elle avait reçu la permission de le laisser entrer chez elle ; c'est pourquoi elle a mentionné que celui-ci était mort. * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs (qu'Allah les agrée) : « On dit au Prophète (paix et bénédictions sur lui) : “N'épouses-tu pas la fille de Hamza ?” » : celui qui lui dit cela est ʿAlî ibn Abî Tâlib, comme cela est établi par son propre hadith chez Muslim. La fille de Hamza se nomme Umâma ; on a dit aussi ʿUmâra, et l'on a dit Fâtima. * Le hadith d'Umm Habîba : « Épouse ma sœur, la fille d'Abû Sufyân » : elle se nomme Hamna, et cela figure chez Muslim ; on a dit aussi Durra — Abû Mûsâ l'a rapporté dans adh-Dhayl, et c'est une erreur — et l'on a dit ʿAzza, ce qu'Ibn al-Athîr a jugé exact. Dans ce hadith : « Tu veux épouser la fille d'Abû Salama » : c'est Durra, comme chez l'auteur et d'autres ; on verra plus loin ce qui figure chez al-Bayhaqî, à savoir que c'est Zaynab. Dans ce hadith également : « Lorsqu'Abû Lahab mourut, il fut montré en songe à l'un de ses proches » : as-Suhaylî a mentionné que celui qui le vit était al-ʿAbbâs ibn ʿAbd al-Muttalib, son frère. * Le hadith de ʿÂ'isha : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) entra chez elle alors qu'un homme se trouvait auprès d'elle, et ce fut comme s'il changeait de visage » : je ne connais pas le nom de ce frère. Il se peut que ce soit un fils d'Abû l-Quʿays, car Abû l-Quʿays était mort et son frère était venu demander la permission d'entrer chez ʿÂ'isha, comme dans le Sahîh. Celui qui a prétendu qu'il s'agit de ʿAbd Allâh ibn Yazîd, frère de lait de ʿÂ'isha, a dit une chose fausse, car celui-ci est un Successeur (tâbiʿî), de l'accord des imams, et personne ne l'a mentionné parmi les Compagnons. Il se peut aussi qu'il n'ait été le frère de ʿÂ'isha que par l'allaitement, parce que son père et sa mère vécurent après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) et ne l'engendrèrent qu'ensuite ; il est donc frère de lait de ʿÂ'isha du fait qu'elle a bu du lait de ses parents. Et Allah sait mieux. * Le hadith de ʿUqba ibn al-Hârith : « J'épousai une telle, fille d'un tel » : il a été dit précédemment que c'est Umm Yahyâ bint Abî Ihâb ibn ʿAzîz ad-Dârimiyya, et que l'esclave noire n'a pas été nommée.

(Sa parole : « Al-Hasan ibn al-Hasan ibn ʿAlî réunit en mariage, en une seule nuit, deux de ses cousines paternelles ») : ce sont Umm al-Fadl bint Muhammad ibn ʿAlî et Umm Mûsâ bint ʿAmr ibn ʿAlî.

(Sa parole : « ʿAbd Allâh ibn Jaʿfar réunit en mariage la fille de ʿAlî et l'épouse de celui-ci ») : quant à l'épouse de ʿAlî, c'est Laylâ bint Masʿûd ; quant à sa fille, c'est Zaynab.

Passage douteuxImprimé والمدفوعة عليه إليه, tournure fautive ; lu والمدفوعة إليه : « celui à qui elle fut confiée ». Texte arabe imprimé : والمدفوعة عليه إليه هو عمار بن ياسر Imprimé تعليق التعليق, probablement تغليق التعليق : titre de l'ouvrage d'Ibn Hajar, *Taghlîq at-taʿlîq* ; titre gardé tel qu'imprimé. Texte arabe imprimé : وبينته في تعليق التعليق

(Sa parole : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) confia une belle-fille qu'il élevait à quelqu'un qui la prendrait en charge ») : c'est Zaynab bint Umm Salama, comme dans le Musnad d'Ahmad et al-Mustadrak. Celui à qui elle fut confiée est ʿAmmâr ibn Yâsir, qui était le frère de lait d'Umm Salama ; puis il m'est apparu que la bonne réponse est qu'il s'agit de Nawfal ibn Muʿâwiya ad-Du'alî, comme l'a rapporté al-Hâkim dans al-Mustadrak, et je l'ai exposé dans Taʿlîq at-taʿlîq.

(Sa parole : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) appela le fils de sa fille “mon fils” ») : c'est al-Hasan ibn ʿAlî. * Le hadith d'Umm Habîba : « J'ai appris que tu demandes en mariage… » ; il dit : « la fille d'Umm Salama » : al-Bayhaqî l'a rapporté par cette voie et a dit : « Zaynab bint Umm Salama » ; ce qui est connu dans cette histoire, c'est Durra, comme il a été dit précédemment. * Le hadith de ʿÂ'isha : « L'ange t'apporte à moi dans une pièce de soie » : c'est Gabriel ; at-Tirmidhî l'a nommé dans sa version.

(Sa parole : « Et Dâwûd a dit ») : c'est Ibn Abî Hind (« et Ibn ʿAwn, d'après ash-Shaʿbî, d'après Abû Hurayra ») ; il l'avait cité auparavant dans la version de ʿÂsim, c'est-à-dire Ibn Sulaymân, d'après ash-Shaʿbî, d'après Jâbir.

(Sa parole : « On considère la tante maternelle de son père comme ayant ce même rang ») : celui qui a dit cela est az-Zuhrî.

(Sa parole, dans le hadith d'Ibn ʿAbbâs (qu'Allah l'agrée) : « Un de ses affranchis lui dit : “Cela ne vaut que dans la situation de grande nécessité” ») : c'est ʿIkrima.

(Sa parole : « Nous étions dans une armée ; un messager de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) vint à nous et dit : “Il vous a été permis de contracter le mariage de jouissance” ») : je ne connais pas le nom de ce messager. * Le hadith d'Anas : « Une femme vint à l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) s'offrir à lui » : c'est Umm Sharîk, ou Khawla bint Hakîm, ou Laylâ bint Qays ibn al-Hatîm, et cette troisième est la plus vraisemblable ; il a été dit précédemment, dans l'Exégèse, qu'il épousa deux femmes parmi celles qui firent don d'elles-mêmes. Dans ce hadith : « La fille d'Anas dit : “Qu'elle a peu de pudeur !” » : le nom de cette fille est Umayna. * Le hadith de Sahl ibn Saʿd a été traité un peu plus haut. * Le hadith de ʿÂ'isha : « Tu m'as été montrée en songe, l'ange t'apportant… » a été traité un peu plus haut. * Le hadith de Maʿqil ibn Yasâr a été traité dans l'exégèse de la sourate al-Baqara.

(Sa parole : « Al-Mughîra ibn Shuʿba demanda en mariage une femme dont il était le plus proche tuteur ; il chargea alors un homme, qui la lui donna en mariage ») : c'est ʿUthmân ibn Abî l-ʿÂs ; Saʿîd ibn Mansûr l'a précisé. Quant à la femme, elle n'a pas été nommée.

Passage douteuxImprimé الأهيم, probablement الأهتم : « ʿAmr ibn al-Ahtam » ; nom propre gardé tel qu'imprimé (al-Ahyam). Texte arabe imprimé : هما عمرو بن الأهيم والزبرقان بن بدر

(Sa parole, dans le chapitre « Le mariage que donne un homme à sa fille avec le souverain (al-imâm) », au sujet du propos de Hishâm ibn ʿUrwa : « Et sa fille… », etc.) : il n'a pas nommé celui qui l'en avait informé ; il est probable qu'il le tenait de son épouse Fâtima bint al-Mundhir, d'après leur grand-mère à tous deux, Asmâ'. * Le hadith de Khansâ' bint Khidhâm : « Son père la maria » : le nom de son mari est Unays ibn Qatâda : Ibn ʿAbd al-Barr l'a mentionné de façon abrégée, et c'est une erreur, car Unays ibn Qatâda est son premier mari, qui fut tué, la laissant veuve, le jour d'Uhud. C'est ainsi qu'al-Wâqidî l'a rapporté par la voie de Khansâ' elle-même : elle était l'épouse d'Unays ibn Qatâda, qui fut tué le jour d'Uhud ; son père la maria alors à un homme de Muzayna, qu'elle eut en aversion ; le Prophète (paix et bénédictions sur lui) annula son mariage, et Abû Lubâba ibn ʿAbd al-Mundhir l'épousa. ʿAbd ar-Razzâq a rapporté quelque chose de semblable dans son Musannaf, par une autre voie, mursal (sans mention du Compagnon), mais il n'a pas dit « de Muzayna » ; il a dit : « Elle dit : “Ô Envoyé d'Allah, le cousin paternel de mon enfant m'est plus cher” », et il n'a pas mentionné son nom dans cette version ; mais il l'a rapporté par une autre voie et a dit que c'est Abû Lubâba ibn ʿAbd al-Mundhir, comme dans la version d'al-Wâqidî. De même, ad-Dârimî l'a rapporté d'après Yazîd ibn Hârûn avec la chaîne du hadith du chapitre. Ibn Ishâq a rapporté d'après Hajjâj ibn as-Sâ'ib, d'après son père — c'est as-Sâ'ib ibn Abî Lubâba ibn ʿAbd al-Mundhir —, d'après sa grand-mère Khansâ' bint Khidhâm, qu'elle était restée sans mari après la perte d'un homme ; son père la maria à un homme des Banû ʿAwf, mais elle aspirait à Abû Lubâba ; leur affaire fut portée devant le Prophète (paix et bénédictions sur lui), qui ordonna à son père de la laisser rejoindre celui qu'elle aimait. (Je dis) : il ressort donc de cela que le mari laissé anonyme chez al-Bukhârî n'a pas été nommé ; on a seulement dit à son sujet qu'il était de Muzayna, et l'on a dit qu'il était des Banû ʿAwf. Et Allah sait mieux. * Le hadith d'Ibn ʿUmar : « Deux hommes vinrent, d'entre les gens de l'Orient » : ce sont ʿAmr ibn al-Ahyam et az-Zibriqân ibn Badr ; at-Tabarânî l'a rapporté dans al-Awsat d'après le hadith d'Abû Bakra. * Le hadith d'ar-Rubayyiʿ bint Muʿawwidh : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) vint lorsque mon mariage fut consommé » : le nom de son mari est Iyâs ibn al-Bukayr al-Laythî, comme il a été dit précédemment dans les Expéditions. * Le hadith d'Anas sur le mariage de ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf a été traité précédemment. * Le hadith d'al-Miswar : « Il mentionna un de ses gendres » : c'est Abû l-ʿÂs ibn ar-Rabîʿ. * Le hadith d'Anas sur les deux hommes qui s'attardèrent dans la maison de Zaynab bint Jahsh a été traité dans [l'exégèse de la sourate] al-Ahzâb. * Le hadith de ʿÂ'isha : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) m'épousa ; ma mère vint me trouver » : c'est Umm Rûmân ; on y trouve : « Et voici des femmes des Ansâr » : parmi elles, Asmâ' bint Yazîd ibn as-Sakan, et Asmâ', celle qui para ʿÂ'isha pour ses noces — on a dit que c'est la fille de Yazîd mentionnée. * Le hadith d'Abû Hurayra : « Un prophète d'entre les prophètes partit en expédition » : on a dit que c'est Yûshaʿ. * Le hadith de ʿÂ'isha : « Elle conduisit une femme à son époux, un homme des Ansâr » : l'homme est Nubayt ibn Jâbir, et l'épouse est al-Fâriʿa ou al-Furayʿa bint Asʿad ibn Zurâra ; Ibn Saʿd et d'autres l'ont mentionné. Asʿad avait désigné l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) comme son exécuteur testamentaire, si bien que ses enfants étaient sous sa tutelle : voilà par où ʿÂ'isha intervient dans l'histoire. « Et Ibrâhîm » — c'est Ibn Tahmân — « a dit, d'après Abû ʿUthmân » — c'est al-Jaʿd. * Le hadith de ʿÂ'isha au sujet du collier : « Il envoya des gens à sa recherche » : il a été dit précédemment que leur chef était Usayd ibn Hudayr.

Chapitres : le banquet de noces (walîma) et la vie commune avec les épouses

* Le hadith d'Anas sur le groupe d'hommes qui s'attardèrent dans la maison de Zaynab bint Jahsh a déjà été traité ; et son hadith sur le mariage de ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf : il a déjà été dit que son épouse était la fille d'Abû l-Hasḥâs al-Ansârî ; et le nom de l'une des deux épouses de Saʿd ibn ar-Rabîʿ a déjà été donné.

Passage douteuxImprimé ولابنته, probablement ولا ابنته : « ni sa fille ». Texte arabe imprimé : ولم يسم أبو زرع ولابنته Imprimé الوالدان (« les deux parents »), probablement الولدان : les deux enfants de la femme qu'Abû Zarʿ épousa (« معها ولدان لها كالفهدين » dans le hadith) ; traduit « les deux enfants ». Texte arabe imprimé : ولا المرأة التي تزوجها ولا الوالدان

(Sa parole : « d'après Bayân ») c'est Ibn Bishr. (« J'ai entendu Anas dire : “Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) consomma son mariage avec une femme” ») c'est Zaynab bint Jahsh. * Le hadith de Safiyya bint Shayba : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) offrit un banquet de noces pour l'une de ses épouses avec deux mudd d'orge » : c'est Umm Salama. Abû l-Ahwas, c'est Sallâm ibn Sulaym ; « d'après al-Ashʿath », c'est Ibn Abî sh-Shaʿthâ'. * Le hadith : « Abû Usayd invita l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) à ses noces, et son épouse était celle qui les servait » : c'est Umm Usayd Salâma bint Wahb ibn Salâma ibn Umayya. * Le hadith d'Umm Zarʿ : az-Zubayr ibn Bakkâr, dans sa version d'après Muhammad ibn ad-Dahhâk, d'après ad-Darâwardî, d'après Hishâm ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿÂ'isha, en a nommé certaines : ʿAmra bint ʿAmr, Hayyâ bint Kaʿb, Mahdad bint Abî Hazûma, Kabsha, Hind, Hayyâ bint ʿAlqama, Kabsha bint al-Arqam, la fille d'Aws ibn ʿAbd et Umm Zarʿ ; il a omis le nom de deux d'entre elles. Al-Khatîb l'a rapporté dans al-Mubhamât et a dit : « Il est très gharîb (isolé). » Ibn Durayd a rapporté que le nom d'Umm Zarʿ était ʿÂtika. Ne sont nommés ni Abû Zarʿ, ni sa fille, ni son fils, ni sa servante, ni la femme qu'il épousa, ni les deux enfants, ni l'homme qu'Umm Zarʿ épousa après Abû Zarʿ.

Passage douteuxImprimé هاشم, probablement هشام : Hishâm ibn ʿUrwa, le rapporteur du hadith d'Umm Zarʿ ; nom propre gardé tel qu'imprimé (Hâshim). Texte arabe imprimé : بن أبي الحسام عن هاشم ابن عروة Imprimé حباب, probablement جناب : Ahmad ibn Janâb, qui rapporte d'après ʿÎsâ ibn Yûnus ; nom propre gardé tel qu'imprimé (Hubâb). Texte arabe imprimé : هو في رواية أحمد بن حباب Imprimé ابن القسطاني, peut-être ابن القسطلاني (Ibn al-Qastallânî) ; identité incertaine ; nom propre gardé tel qu'imprimé (Ibn al-Qastânî). Texte arabe imprimé : فيما زعم ابن القسطاني عتبان

(Sa parole : « Et certains ont dit : فأتقمح (fa-ataqammah) ») cela se trouve dans la version d'Ahmad ibn Hubâb d'après ʿÎsâ ibn Yûnus, et dans la version de Saʿîd ibn Salama ibn Abî l-Husâm d'après Hâshim ibn ʿUrwa. * Le hadith de ʿUmar sur l'histoire des deux femmes qui se liguèrent : il a été dit dans le Livre de la science que le nom de son voisin, selon ce que prétend Ibn al-Qastânî, était ʿItbân ou Aws ; il l'a repris d'Ibn Bashkuwâl, selon son habitude, car celui-ci a mentionné, parmi ceux entre lesquels et ʿUmar le Prophète (paix et bénédictions sur lui) établit la fraternité, Aws ibn Khawlî ou ʿItbân ibn Mâlik. (Je dis) Et j'incline à penser que c'est Aws ibn Khawlî : Ibn Saʿd a rapporté dans les Tabaqât an-nisâ' (« Classes des femmes »), d'après le hadith de ʿÂ'isha : « ʿUmar était lié par la fraternité à Aws ibn Khawlî ; celui-ci n'entendait rien sans le lui raconter, et ʿUmar n'entendait rien sans le lui raconter. ʿUmar le rencontra un jour et dit : “Y a-t-il quelque nouvelle ?” Aws dit : “Oui, une chose grave.” ʿUmar dit : “Peut-être al-Hârith ibn Abî Shamir a-t-il marché contre nous ?” Aws dit : “Plus grave que cela.” » — le hadith. Il a déjà été dit que le nom de l'épouse de ʿUmar était Zaynab bint Mazʿûn. Le roi de Ghassân est Jabala ibn al-Ayham, comme l'a rapporté at-Tabarânî d'après le hadith d'Ibn ʿAbbâs ; or nous avons mentionné, d'après la version de ʿÂ'isha, que c'était al-Hârith ibn Abî Shamir. On les concilie en disant qu'al-Hârith est le roi de Ghassân, et que c'est lui qui voulut envoyer contre eux Jabala ibn al-Ayham. Le jeune esclave noir s'appelle Rabâh.

Passage douteuxImprimé المسوران, probablement المسور أن : « le hadith d'al-Miswar : que les Banû Hishâm… ». Texte arabe imprimé : حديث المسوران بنى هشام بن المغيرة Imprimé أخوأ, probablement أخو : « le frère d'Abû l-Quʿays ». Texte arabe imprimé : هو أفلح أخوأ أبى القعيس Lu كنَّت (« elle a parlé à mots couverts ») ; هذا الرواية est probablement une coquille pour هذه الرواية. Texte arabe imprimé : كنت في هذا الرواية عن نفسها

(Sa parole : « Et Abû z-Zinâd l'a aussi rapporté d'après Mûsâ, d'après son père ») c'est Mûsâ ibn Abî ʿUthmân at-Tabbân. « Khâlid ibn Makhlad nous a rapporté : Sulaymân nous a rapporté » : c'est Ibn Bilâl ; on y trouve : « On dit : “Ô Envoyé d'Allah, tu avais fait serment [de t'écarter de nous]” » : celle qui lui dit cela est ʿÂ'isha, et il en est de même dans le hadith d'Umm Salama. * Le hadith de ʿÂ'isha : « Une femme des Ansâr maria sa fille » viendra dans le chapitre de la période d'attente (ʿidda). * Le hadith d'Asmâ' — c'est la fille d'Abû Bakr — : « Une femme dit : “Ô Envoyé d'Allah, j'ai une coépouse” » : c'est Asmâ' elle-même ; dans cette version, elle a parlé à mots couverts d'elle-même et de son mari az-Zubayr ; sa coépouse est Umm Kulthûm bint ʿUqba ibn Abî Muʿayt. * Le hadith de cette même Asmâ', où l'on trouve : « jusqu'à ce qu'Abû Bakr m'envoie une servante » : je ne connais pas le nom de la servante. * Le hadith d'Anas : « L'une des Mères des croyants envoya un plat » : on a déjà mentionné, dans le Livre des injustices (al-Mazâlim), la divergence au sujet de celle qui l'envoya ; quant à celle qui frappa, c'est ʿÂ'isha, sans hésitation. * Le hadith d'al-Miswar : « Les Banû Hishâm ibn al-Mughîra demandèrent la permission de marier leur fille à ʿAlî ibn Abî Tâlib » : c'est al-ʿAwrâ' bint Abî Jahl ibn Hishâm, comme on l'a dit ; et celui qui demanda la permission au Prophète (paix et bénédictions sur lui) est son oncle paternel al-Hârith ibn Hishâm ; Ibn Abî Shayba a rapporté, dans les vertus de Fâtima de son Musannaf, ce qui l'indique. * Le hadith de ʿUqba ibn ʿÂmir : « Un homme des Ansâr dit : “Que penses-tu du beau-parent (al-hamw) ?” » : je ne connais pas son nom. * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Un homme se leva et dit : “Mon épouse est partie faire le pèlerinage” » : il a déjà été traité dans le Livre du pèlerinage. * Le hadith d'Anas : « Une femme des Ansâr vint trouver le Prophète (paix et bénédictions sur lui) » : je ne l'ai pas identifiée. * Le hadith d'Umm Salama : « Il y avait chez nous, dans la maison, un efféminé » : c'est Hît. * Le hadith de ʿÂ'isha : « Mon oncle de lait vint » : c'est Aflah, le frère d'Abû l-Quʿays. * Le hadith de Jâbir : « As-tu épousé une vierge ou une femme déjà mariée ? » : il a été traité peu avant. * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Un homme lui demanda : “As-tu assisté à la fête ?” » : il a déjà été traité.

Le Livre du divorce (Kitâb at-talâq), jusqu'à l'assimilation injurieuse (zihâr) et l'imprécation mutuelle (liʿân)

* Le hadith d'Ibn ʿUmar : « Il divorça de son épouse » : c'est Âmina bint Ghaffâr, comme on l'a dit. Le hadith de ʿÂ'isha : « La fille d'al-Jawn chercha refuge [auprès d'Allah] » : c'est Umayma bint an-Nuʿmân ibn Sharâhîl, comme chez l'auteur d'après le hadith d'Abû Usayd ; dans une autre de ses versions : Umayma bint Sharâhîl ; chez Ibn Mâja : ʿAmra ; chez Ibn Ishâq : Asmâ' bint Kaʿb ; et Ibn al-Kalbî a dit : Asmâ' bint an-Nuʿmân ibn al-Hârith ibn Sharâhîl ibn al-Jawn ibn Hujr ibn Muʿâwiya ibn ʿAmr. Ce qui figure dans le Sahîh mérite davantage d'être suivi. Il est mentionné dans la version d'Abû Usayd : « et avec elle sa nourrice (dâya) », une gouvernante à elle, qui n'est pas nommée ; peut-être son nom est-il l'un de ceux qui ont été avancés chez ces auteurs, d'où la confusion. Le hadith de Sahl ibn Saʿd sur l'histoire de ʿUwaymir al-ʿAjlânî a déjà été traité dans l'exégèse de la sourate an-Nûr. Le hadith de ʿÂ'isha : « Un homme divorça de son épouse par trois fois ; elle se remaria, et il divorça » — l'auteur l'a repris deux chapitres plus loin avec une autre formulation — : le premier mari est Rifâʿa al-Qurazî et le second ʿAbd ar-Rahmân ibn az-Zabîr, comme dans le Sahîh également ; la femme s'appelle Tamîma bint Wahb ; on a dit aussi Suhayma, avec s ; on a dit aussi Umayma bint al-Hârith ; et on a dit aussi ʿÂ'isha bint ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAtîk. Il figure dans la Sîra d'Ibn Ishâq et dans al-Maʿrifa d'Ibn Manda, de façon inversée, que le premier est ʿAbd ar-Rahmân et le second Rifâʿa. Il se peut que la personne non nommée dans ce hadith de ʿÂ'isha relève d'une autre histoire que celle-ci : an-Nasâ'î a en effet rapporté, également par la voie de ʿÂ'isha, que ʿAmr ibn Hazm divorça d'ar-Rumaysâ' ; un homme l'épousa puis divorça d'elle avant de l'avoir touchée ; et at-Tirmidhî a fait allusion, dans ce chapitre, à cette version d'ar-Rumaysâ'. Et Allah sait mieux. * Le hadith de ʿUbayd ibn ʿUmayr d'après ʿÂ'isha sur l'histoire du maghâfîr (gomme à l'odeur forte) : on y trouve : « Il entra chez l'une d'elles » : c'est Hafsa. * Le hadith de ʿÂ'isha : « Il entra chez Hafsa ; une femme de sa tribu lui avait offert une petite outre de miel » : je ne connais pas son nom. * Le hadith d'Abû Hurayra : « Un homme des Aslam commit l'adultère » : c'est Mâʿiz ibn Mâlik ; et la femme est Fâtima, la jeune servante de Hazzâl.

Passage douteuxImprimé سهيل, alors que l'épouse de Thâbit ibn Qays est connue comme Habîba bint Sahl (سهل) ; nom propre gardé tel qu'imprimé (Suhayl). Texte arabe imprimé : وقيل هي حبيبة بنت سهيل

(Sa parole : « Az-Zuhrî a dit : quelqu'un qui avait entendu Jâbir ibn ʿAbd Allâh m'a informé ») on a dit que c'est Abû Salama ibn ʿAbd ar-Rahmân. * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « L'épouse de Thâbit ibn Qays » : c'est Jamîla, dont il sera question plus loin ; on a dit aussi que c'est Habîba bint Suhayl, comme l'ont rapporté ash-Shâfiʿî et Abû Dâwûd. Le hadith de ʿIkrima : « La sœur de ʿAbd Allâh ibn Ubayy » : c'est Jamîla ; an-Nasâ'î l'a rapporté par cette même voie en disant : Jamîla bint Ubayy ibn Salûl ; chez an-Nasâ'î également et chez at-Tabarânî, par une autre voie, d'après le hadith d'ar-Rubayyiʿ bint Muʿawwidh : « Jamîla bint ʿAbd Allâh ibn Ubayy… et son frère vint se plaindre » ; c'est cela qui est exact, et al-Khatîb l'a affirmé avec certitude. Ad-Dimyâtî a dit : « Quiconque dit qu'elle est la sœur de ʿAbd Allâh s'est trompé. » Ainsi a-t-il parlé, suivant son habitude de déclarer erroné ce qui est dans le Sahîh en s'appuyant sur ce qui se trouve ailleurs. Ad-Dâraqutnî et al-Bayhaqî ont rapporté, par une autre voie, que Zaynab bint ʿAbd Allâh ibn Ubayy était l'épouse de Thâbit. Dès lors, il se peut qu'il ait eu pour épouses Zaynab bint ʿAbd Allâh et sa sœur, ou sa tante paternelle, Jamîla, l'une après l'autre ; ou bien Zaynab avait pour surnom Jamîla, et les versions se rejoignent ; et il n'est pas invraisemblable qu'elles aient toutes deux obtenu de lui la séparation moyennant compensation (khulʿ). Et Allah sait mieux.

(Sa parole : « comme le hadith de Mujâhid ») il fait allusion à son hadith mursal (sans mention du Compagnon), qui se trouve dans le Musannaf de ʿAbd ar-Razzâq et ailleurs, par sa voie.

Passage douteuxImprimé ابن عمران, probablement ابن عمر أن : « le hadith d'Ibn ʿUmar : qu'un homme des Ansâr… ». Texte arabe imprimé : حديث ابن عمران رجلا من الأنصار

(Sa parole : « Ibn Masʿûd acheta une esclave, puis il chercha son propriétaire ») je n'ai vu personne qui l'ait nommée. « Abû ʿÂmir nous a rapporté » : c'est al-ʿAqadî ; « Ibrâhîm nous a rapporté » : c'est Ibn Tahmân ; « d'après Khâlid » : c'est al-Hadhdhâ'. Le hadith d'Anas sur le juif qui tua la jeune fille pour des parures d'argent : je n'ai vu personne qui les ait nommés ni mentionnés. Le hadith d'Ibn Abî Awfâ : « Il dit à un homme : “Délaie-moi [la boisson]” » : c'est Bilâl. Le hadith d'Abû Hurayra : « Un homme vint trouver le Prophète (paix et bénédictions sur lui) et lui dit : “Il m'est né un garçon noir.” Il dit : “As-tu des chameaux ?” » : c'est Damdam ibn Qatâda ; ʿAbd al-Ghanî ibn Saʿîd l'a rapporté dans al-Mubhamât, ainsi qu'Ibn Fathûn par sa voie, et Abû Mûsâ dans adh-Dhayl. Je ne connais pas le nom de son épouse, mais il est dit dans la version que c'était une femme des Banû ʿIjl ; et dans le hadith : « Des femmes des Banû ʿIjl arrivèrent et rapportèrent qu'il avait une aïeule noire. » * Le hadith d'Ibn ʿUmar : « Un homme des Ansâr accusa son épouse d'adultère » : c'est ʿUwaymir al-ʿAjlânî, comme on le verra d'après sa version : « Il sépara les deux membres des Banû l-ʿAjlân », comme on l'a vu et comme on le verra bientôt d'après le hadith de Sahl ibn Saʿd. Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Hilâl ibn Umayya accusa son épouse d'adultère » : c'est Khawla bint ʿÂsim. * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « On mentionna l'imprécation mutuelle ; ʿÂsim ibn ʿAdî prononça une parole, puis un homme de sa tribu vint le trouver » : c'est ʿUwaymir, comme dans le hadith de Sahl ibn Saʿd ; la femme et celui avec qui elle fut accusée ont été mentionnés dans l'exégèse de la sourate an-Nûr. On y trouve : « Un homme dit à Ibn ʿAbbâs, dans l'assemblée : “Est-ce celle dont l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) a dit : ‘Si je devais lapider quelqu'un sans preuve, je lapiderais celle-ci’ ?” Il dit : “Non, celle-là était une femme qui affichait la mauvaise conduite en islam.” » Celui qui posa la question est ʿAbd Allâh ibn Shaddâd ; quant à la femme, je ne l'ai pas identifiée, mais il y a dans les Sunan d'an-Nasâ'î, au Livre des successions, d'après la version de ʿAmr ibn Shuʿayb, d'après son père, d'après son grand-père, ce qui indique que c'est cette même femme de l'imprécation.

Chapitres : la période d'attente

Le hadith : « Rifâʿa divorça de son épouse » : la divergence sur son nom a déjà été exposée. Le hadith d'Umm Salama : « Subayʿa perdit son mari » : c'est Saʿd ibn Khawla. Le hadith : « Yahyâ ibn Saʿîd ibn al-ʿÂs divorça de la fille de ʿAbd ar-Rahmân ibn al-Hakam » : c'est ʿAmra, à ce que je crois. La sœur de Maʿqil ibn Yasâr : il a déjà été dit que c'est Jumayla, avec u sur le jîm. L'épouse d'Ibn ʿUmar : il a déjà été dit que c'est Âmina bint Ghaffâr.

(Sa parole : « Un autre que lui a ajouté, d'après al-Layth ») c'est Abû l-Jahm al-ʿAlâ' ibn Mûsâ. Le hadith d'Umm Habîba : « Elle demanda un parfum et en oignit une jeune fille » : je ne connais pas le nom de cette jeune fille. Le frère de Zaynab bint Jahsh est Abû Ahmad. On y trouve aussi le hadith d'Umm Salama : « Une femme vint et dit : “Ô Envoyé d'Allah, ma fille a perdu son mari et elle souffre des yeux.” » Le mari est al-Mughîra al-Makhzûmî, comme l'a rapporté Ismâʿîl al-Qâdî dans al-Ahkâm ; et la femme qui posa la question est ʿÂtika bint Nuʿaym ibn ʿAbd Allâh ibn an-Nahhâm, comme l'a rapporté Abû Nuʿaym dans Maʿrifat as-sahâba. Al-Ismâʿîlî a rapporté, dans le Musnad de Yahyâ ibn Saʿîd al-Ansârî, qu'il a composé, par la voie de ce même Yahyâ, d'après Humayd ibn Nâfiʿ, d'après Zaynab bint Umm Salama, d'après Umm Salama, qui dit : « Une femme de Quraysh vint. » Yahyâ a dit : « Je ne sais si c'était la fille d'an-Nahhâm ou sa mère, bint Saʿd. » Al-Ismâʿîlî l'a rapporté par de nombreuses voies où il est dit explicitement que la fille est ʿÂtika ; dès lors, sa mère n'est pas nommée. Le hadith d'Ibn ʿUmar sur les deux époux de l'imprécation mutuelle a été traité peu avant.

(Les dépenses d'entretien) Le hadith de ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Laylâ d'après ʿAlî : « Fâtima vint trouver le Prophète (paix et bénédictions sur lui) pour lui demander un serviteur » ; on y trouve : « On dit : “Pas même la nuit de Siffîn ?” » : Muslim a précisé dans sa version que celui qui le dit est ʿAbd ar-Rahmân, son rapporteur ; ʿAbd Allâh ibn al-Kawwâ' a également interrogé ʿAlî à ce sujet, comme l'a rapporté Ibn Abî Shayba par une autre voie. * Le hadith : « Mon père mourut en laissant sept filles, ou neuf filles » : j'ai déjà dit que je ne connais pas leurs noms. Le hadith d'Abû Hurayra sur celui qui rompit le jeûne de Ramadan par un rapport conjugal a déjà été traité dans le Livre du jeûne. Le hadith d'Umm Salama : « Aurai-je une récompense pour les enfants d'Abû Salama ? » : ce sont ʿAmr, Salama, Zaynab et Durra ; on a dit aussi qu'il y avait parmi eux Muhammad. Et Allah sait mieux. Le hadith d'Umm Habîba : « J'ai dit : “Ô Envoyé d'Allah, épouse la fille d'Abû Sufyân” » : il a déjà été traité au début du Livre du mariage.

(Les nourritures) Le hadith d'Anas : « Un tailleur invita l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) à un repas qu'il avait préparé » : il a déjà été traité dans le Livre des ventes.

Passage douteuxImprimé ثابت بن قاسم ; l'auteur d'*ad-Dalâ'il* est Qâsim ibn Thâbit as-Saraqustî (nom probablement inversé) ; nom propre gardé tel qu'imprimé. Texte arabe imprimé : وأبو مسلم الكجي في سننه وثابت بن قاسم في الدلائل

(Sa parole : « Et il avait dit, à Wâsit, avant cela : “dans toutes ses affaires” ») il a dit cela à la fin du hadith de ʿAbd Allâh — c'est Ibn al-Mubârak —, d'après Shuʿba, d'après Ashʿath — c'est Ibn Abî sh-Shaʿthâ' — ; le pronom dans « il avait » renvoie à Shuʿba, et celui qui dit cela est ʿAbd Allâh ibn al-Mubârak. * Le hadith de ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Bakr a déjà été traité dans le Livre des ventes. Le hadith de Qatâda : « Nous étions chez Anas, et il avait auprès de lui un boulanger à lui » : il n'est pas nommé. Yûnus al-Iskâf, c'est Yûnus ibn Abî l-Furât al-Basrî. Le hadith d'Ibn ʿAbbâs d'après Khâlid ibn al-Walîd : « Il entra chez Maymûna et trouva chez elle un lézard (dabb) rôti ; l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) tendit la main vers le lézard ; une femme dit alors… » : c'est Maymûna, comme dans la version d'at-Tabarânî, à la notice d'al-Muttalib ibn Shuʿayb dans al-Awsat ; et il y a chez Muslim, d'après le hadith de Yazîd ibn al-Asamm d'après Ibn ʿAbbâs, ce qui le corrobore. Celle qui offrit le lézard est Umm Hufayd, comme on l'a vu chez l'auteur ; elle s'appelle Huzayla bint al-Hârith. Le hadith de Nâfiʿ : « Ibn ʿUmar ne mangeait pas avant qu'on lui amène un pauvre pour manger avec lui ; je fis entrer un homme » : c'est Abû Nahîk, comme l'auteur l'a rapporté par une autre voie. * Le hadith d'Abû Hurayra : « Un homme mangeait beaucoup ; il embrassa l'islam et se mit à manger peu » : Ibn Bashkuwâl a dit : « La plupart sont d'avis que cet homme est Jahjâh al-Ghifârî » ; Ibn Abî Shayba et al-Bazzâr dans son Musnad, entre autres, l'ont rapporté. On a dit aussi que c'est Nadla ibn ʿAmr ; Ahmad l'a rapporté dans son Musnad, Abû Muslim al-Kajjî dans ses Sunan et Thâbit ibn Qâsim dans ad-Dalâ'il. On a dit aussi Abû Nadra al-Ghifârî ; Abû ʿUbayd l'a mentionné dans al-Gharîb et ʿAbd al-Ghanî ibn Saʿîd dans al-Mubhamât. On a dit aussi Thumâma ibn Uthâl ; Ibn Ishâq l'a mentionné et Ibn Battâl l'a rapporté. * Le hadith de ʿItbân ibn Mâlik sur la prière du Prophète (paix et bénédictions sur lui) dans sa maison, où l'on trouve : « L'un d'eux dit : “Où est Mâlik ibn ad-Dukhshun ?” » : il a déjà été dit, dans le Livre de la prière, que certains ont affirmé que celui qui parla était ʿItbân ibn Mâlik. Le hadith de Sahl ibn Saʿd : « Nous avions une vieille femme qui prenait des racines de bettes » : il a déjà été traité dans le Livre du vendredi. Fulayh et Muhammad ibn Jaʿfar — c'est Ibn Abî Kathîr —, d'après Abû Hâzim — c'est Salama ibn Dînâr al-Madanî. Le hadith d'Anas : « Un tailleur invita le Prophète (paix et bénédictions sur lui) » : il a déjà été traité dans le Livre des ventes. Le hadith de Saʿd : « Je me suis vu le septième de sept avec le Prophète (paix et bénédictions sur lui) » : je n'ai vu personne qui les ait nommés ; et chez l'auteur, dans les vertus de Saʿd, il est dit que cela se passa au cours de l'une des expéditions. Le hadith de Hudhayfa : « Un mage lui donna à boire » : il n'est pas nommé, mais chez l'auteur il est dit que c'était un dihqân (notable persan). Le hadith de ʿÂ'isha au sujet de Barîra : son mari s'appelait Mughîth, comme chez l'auteur. Le hadith d'Abû Masʿûd al-Ansârî : « Il y avait parmi les Ansâr un homme appelé Abû Shuʿayb, qui avait un jeune esclave boucher ; il lui dit : “Prépare-moi un repas ; j'inviterai l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui), lui cinquième de cinq.” Un homme les suivit » : je n'ai vu personne qui les ait nommés, ni tous ni certains d'entre eux. Le hadith d'Abû ʿUthmân — c'est an-Nahdî — : « Je fus l'hôte d'Abû Hurayra pendant sept jours ; lui, son épouse et sa servante se relayaient pour la nuit, par tiers » : son épouse s'appelle Busra bint Ghazwân — avec u sur la lettre à un point dessous (b) et sans voyelle sur la lettre sans point (s) — ; quant à sa servante, je ne connais pas son nom. « Saʿîd ibn Abî Maryam nous a rapporté : Abû Ghassân nous a rapporté » : c'est Muhammad ibn Mutarrif ; « Abû Hâzim nous a rapporté » : c'est Salama ibn Dînâr ; on y trouve : « Il y avait un juif qui me prêtait jusqu'à la récolte des dattes » : je ne connais pas son nom ; il se peut que ce soit Abû sh-Shahm.

(Le sacrifice de naissance (ʿaqîqa)) Le hadith de ʿÂ'isha : « On apporta un nourrisson au Prophète (paix et bénédictions sur lui) » : il a déjà été traité dans le Livre de la purification. Le hadith d'Anas : « Un fils d'Abû Talha était malade » : c'est Abû ʿUmayr ; on y trouve : « Elle mit au monde un garçon » : c'est ʿAbd Allâh.

(Sa parole, juste après : « d'après Ibn ʿAwn, d'après Muhammad ») c'est Ibn Sîrîn ; (« d'après Anas, et il a cité le hadith ») cela laisse croire que le texte (du hadith) est identique au précédent, ce qui n'est pas le cas ; al-Ismâʿîlî l'a signalé. Muslim l'a rapporté d'après Muhammad ibn al-Muthannâ, le maître d'al-Bukhârî, comme l'a mentionné al-Ismâʿîlî.

Passage douteuxImprimé تعليق التعليق, probablement تغليق التعليق : titre de l'ouvrage d'Ibn Hajar, *Taghlîq at-taʿlîq* ; titre gardé tel qu'imprimé. Texte arabe imprimé : وقد أوضحنا ذلك في تعليق التعليق

(Sa parole : « Et Hajjâj ibn Minhâl a dit ») « Hammâd nous a rapporté » : c'est Ibn Salama ; « Ayyûb, Qatâda et Hishâm nous ont rapporté » : c'est Ibn Hassân ; « et Habîb » : c'est Ibn ash-Shahîd. Nous l'avons exposé clairement dans Taʿlîq at-taʿlîq.

Passage douteuxImprimé تعليق التعليق, probablement تغليق التعليق : titre de l'ouvrage d'Ibn Hajar, *Taghlîq at-taʿlîq* ; titre gardé tel qu'imprimé. Texte arabe imprimé : ذكرت منهم في تعليق التعليق

(Sa parole : « Et plus d'un ont dit ») j'ai mentionné parmi eux, dans Taʿlîq at-taʿlîq, Sufyân ibn ʿUyayna, ʿAbd ar-Razzâq, Hafs ibn Ghiyâth, ʿAbd Allâh ibn Numayr, ʿAbd Allâh ibn Bakr as-Sahmî et d'autres.

Passage douteuxLe mot لا, imprimé après « trois chameaux », n'a pas de sens ici (probable reste d'un mot tronqué) ; rendu « lâ [?] », celui qui égorgea étant Qays ibn Saʿd. Texte arabe imprimé : نحر ثلاث جزائر لا هو قيس بن سعد Imprimé عمر والاشدق, probablement عمرو الأشدق : « son frère ʿAmr al-Ashdaq » ; nom propre gardé tel qu'imprimé (ʿUmar wa-l-Ashdaq). Texte arabe imprimé : وكذا أخوه عمر والاشدق

(Les bêtes égorgées et la chasse) Al-Aʿmash a dit, d'après Zayd — c'est Ibn Wahb — : « [Une bête] se rebella contre la famille de ʿAbd Allâh » : c'est Ibn Masʿûd. Le hadith de ʿAbd Allâh ibn Mughaffal : « Il vit un homme lancer de petits cailloux » ; on y trouve : « Je ne te parlerai pas pendant telle et telle durée. » Le hadith de Jâbir sur l'histoire de l'ambre [le cachalot] : « Lorsque la faim devint intense, il égorgea trois chameaux » — lâ [ ?] — : c'est Qays ibn Saʿd ibn ʿUbâda. Le hadith de Râfiʿ ibn Khadîj : « Un homme le visa d'une flèche et Allah l'arrêta » : je ne connais pas le nom de cet homme. Le hadith de Nâfiʿ : « J'ai entendu Ibn Kaʿb informer Ibn ʿUmar que son père l'avait informé qu'une jeune esclave à eux faisait paître des moutons » ; dans une version d'après lui : « un homme des Banû Salima », et dans une version : « qu'il avait entendu un homme des Ansâr » ; cela viendra dans la section des hadiths présentant un défaut caché (ʿilla). Le nom de la jeune esclave n'est pas connu. L'homme qui interrogea au sujet du lézard et à qui il fut répondu : « Je n'en mange pas et je ne l'interdis pas » est Khuzayma ibn Jaz' as-Sulamî ; at-Tabarânî et d'autres l'ont rapporté. * Le hadith de ʿAbd Allâh ibn Mughaffal : « Quelqu'un lança un sac de cuir contenant de la graisse » : je ne l'ai pas identifié. Le hadith de Hishâm ibn Zayd : « J'entrai avec Anas chez al-Hakam ibn Ayyûb » : c'était le gouverneur de Basra, en suppléance de son cousin paternel al-Hajjâj ibn Yûsuf ath-Thaqafî. * Le hadith d'Ibn ʿUmar : « Il entra chez Yahyâ ibn Saʿîd » : c'est le fils de Saʿîd ibn al-ʿÂs ibn Saʿîd ibn al-ʿÂs ibn Umayya ; son père était gouverneur de Médine, de même que son frère ʿUmar wa-l-Ashdaq, qui est le père de Saʿîd, lequel a rapporté ce hadith d'après Ibn ʿUmar.

(Sa parole, dans le hadith de Khâlid ibn al-Walîd sur l'histoire du lézard : « L'une des femmes qui étaient dans la maison de Maymûna dit ») il a été dit peu avant que c'est Maymûna ; les autres femmes ne sont pas nommées.

(Sa parole : « Et un jeune homme des Banû Yahyâ a dit ») le nom du jeune homme est Saʿîd. Ayyûb, d'après al-Qâsim — c'est Ibn ʿÂsim —, d'après Zahdam — c'est al-Jarmî — : « Nous étions chez Abû Mûsâ, et il y avait auprès de lui un homme au teint rouge » : je ne connais pas son nom. D'après Anas : « J'entrai chez le Prophète (paix et bénédictions sur lui) avec un frère à moi » : c'est ʿAbd Allâh ibn Abî Talha ; c'est son frère utérin. Le hadith de Râfiʿ ibn Khadîj sur l'histoire du chameau qui s'enfuit et qu'un homme atteignit d'une flèche : je ne connais pas son nom. Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Il passa près d'une brebis morte et dit : “Quel tort auraient eu ses propriétaires…” » : la brebis appartenait à une affranchie de Maymûna, comme chez Muslim.

Le Livre des sacrifices (Kitâb al-adâhî)

« Mutarrif a dit » : c'est Ibn Tarîf ; « d'après ʿÂmir » : c'est ash-Shaʿbî. « Hishâm, d'après Yahyâ » : c'est Ibn Abî Kathîr ; « d'après Baʿja » : c'est Ibn ʿAbd Allâh ibn Badr al-Juhanî. Hadith d'Anas : « Celui qui a égorgé avant la prière, qu'il recommence. » « Un homme se leva » : c'est Abû Burda ibn Niyâr, l'oncle maternel d'al-Barâ' ibn ʿÂzib ; l'auteur l'a mentionné dans le hadith d'al-Barâ'. « Il a été corroboré par ʿUbayda » : avec u sur le ʿayn ; c'est Ibn Muʿattib, d'après ash-Shaʿbî. « Et Ibrâhîm » : c'est an-Nakhaʿî. « Et Hurayth » : c'est Ibn Abî Matar. « D'après Masrûq, qu'il vint trouver ʿÂ'isha et dit : un homme envoie l'offrande à la Kaʿba » : c'est Ziyâd ibn Abîh ; il a été mentionné qu'il avait pris cela d'Ibn ʿAbbâs. Hadith d'Abû Saʿîd : « Je sortis pour aller trouver mon frère Abû Qatâda — il était son frère par sa mère, et il avait pris part à Badr. » Il l'a rapporté ainsi ici, mais il s'agit en réalité de Qatâda ibn an-Nuʿmân, frère d'Abû Saʿîd par sa mère ; l'auteur l'a mentionné correctement dans les Expéditions (al-Maghâzî).

Le Livre des boissons (Kitâb al-ashriba)

(Sa parole : « Il a été corroboré par Maʿmar, Ibn al-Hâd, az-Zubaydî et ʿUthmân ibn ʿUmar ») : ce dernier est Ibn Mûsâ ibn ʿUbayd Allâh ibn Maʿmar at-Taymî ; s'est trompé celui qui a dit qu'il s'agit de ʿUthmân ibn ʿUmar ibn Fâris. Hadith de ʿAbd al-Malik ibn Abî Bakr ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn al-Hârith ibn Hishâm : « Abû Bakr… », c'est-à-dire son père. Hadith d'Anas : « Je leur servais à boire, quand quelqu'un vint à eux » : ce venant n'est pas nommé. * Hadith de Sahl ibn Saʿd : « Abû Usayd vint, et sa femme était leur servante » : on a vu précédemment qu'elle s'appelait Salâma. « Al-Aʿmash : j'ai entendu Abû Sâlih rapporter — je pense — d'après Jâbir » : il l'a rapporté ainsi par la voie de Hafs ibn Ghiyâth, d'après lui ; Muslim l'a rapporté par la voie d'Abû Muʿâwiya, d'après al-Aʿmash, d'après Abû Sâlih, d'après Jâbir, sans hésitation ; l'auteur n'a placé en premier la version de Hafs qu'en raison de la parole d'al-Aʿmash qui s'y trouve : « J'ai entendu Abû Sâlih ». * Hadith d'al-Barâ', d'après Abû Bakr : « Je passai près d'un berger » : déjà traité. Hadith de Jâbir : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) entra chez un homme des Ansâr, accompagné d'un de ses compagnons » : l'Ansârî est Abû l-Haytham ibn at-Tayyihân, et le compagnon mentionné est Abû Bakr as-Siddîq. * Hadith de Sahl ibn Saʿd : « On lui apporta une boisson ; il en but, ayant à sa droite un garçon et à sa gauche les anciens » : on a vu précédemment que le garçon est ʿAbd Allâh ibn ʿAbbâs ; et dans le Musnad d'Ahmad, d'après le hadith de ʿAbd Allâh ibn Abî Habîba al-Ansârî, il y a quelque chose qui indique qu'il s'agit de ʿAbd Allâh ibn Abî Habîba lui-même. * Hadith : « Je me tenais auprès de la tribu, servant à boire à mes oncles paternels » : parmi ceux qui ont été nommés précédemment figurent Abû Talha, Ubayy ibn Kaʿb et Suhayl ibn Baydâ'. Dans cette version, il dit : « Et certains de mes compagnons m'ont rapporté qu'il a entendu Anas » : c'est Qatâda.

(Sa parole : « ʿAbd Allâh a dit ») : c'est Ibn al-Mubârak. « Maʿmar ou un autre a dit : il s'agit de boire à leur goulot » : je ne connais pas le nom de cet autre. Hadith de Hudhayfa : il demanda à boire et un dihqân (notable persan) lui apporta à boire : je ne connais pas son nom. Hadith de Sahl : « On mentionna au Prophète (paix et bénédictions sur lui) une femme d'entre les Arabes » : on a vu précédemment que c'est al-Jawniyya, et l'on y a mentionné la divergence sur son nom.

Le Livre des malades et de la médecine (Kitâb al-mardâ wa-t-tibb)

« Sufyân » : c'est ath-Thawrî ; « d'après Saʿd » : c'est Ibn Ibrâhîm ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf ; « d'après Yahyâ » : c'est Ibn Saʿîd al-Qattân ; « d'après ʿImrân Abû Bakr » : c'est Ibn Muslim al-Qasîr. * Hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Veux-tu que je te montre une femme d'entre les gens du Paradis ? » : il est mentionné dans le hadith que c'est Umm Zufar ; Abû Mûsâ l'a nommée, dans ad-Dalâ'il, Suʿayra, avec des lettres sans point ; cela se trouve dans le Tafsîr d'Ibn Mardawayh. Ibn Tâhir a mentionné qu'elle est la femme qui venait voir le Prophète (paix et bénédictions sur lui) et qu'il honorait à cause de Khadîja ; cela provient de la version d'az-Zubayr ibn Bakkâr, d'après un shaykh des gens de La Mecque, qui a dit : « Umm Zufar était la coiffeuse de Khadîja. » Hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) entra chez un Bédouin pour lui rendre visite » : il est dit dans Rabîʿ al-abrâr que le nom de ce garçon est Qays ibn Abî Hâzim ; si cela est authentique, il est l'homonyme du grand Successeur mukhadram (ayant connu l'époque antéislamique et l'islam) ; sinon, c'est une erreur. Hadith d'al-Juʿayd — c'est Ibn ʿAbd ar-Rahmân —, d'après ʿÂ'isha bint Saʿd — c'est Ibn Abî Waqqâs — : « Son père dit : je tombai gravement malade à La Mecque » ; on y trouve : « Je ne laisse qu'une seule fille » : c'est Umm al-Hakam l'aînée, comme on l'a exposé en détail dans les Testaments (al-Wasâyâ). Hadith d'as-Sâ'ib ibn Yazîd : « Ma tante maternelle m'emmena » : elle n'est pas nommée. Hadith d'Anas sur les gens de ʿUrayna : déjà traité dans la Purification.

Passage douteuxImprimé تعليق التعليق, probablement تغليق التعليق : titre de l'ouvrage d'Ibn Hajar, *Taghlîq at-taʿlîq* ; titre gardé tel qu'imprimé. Texte arabe imprimé : وقد بينته في تعليق التعليق

(Sa parole : « Et ʿAbd Allâh a lu : قشطت (qushitat) ») : ce ʿAbd Allâh est Ibn Masʿûd ; je l'ai établi dans Taʿlîq at-taʿlîq. Hadith d'Ibn ʿAbbâs dans l'histoire de ʿUkkâsha : « Un autre se leva et dit : en suis-je ? » : c'est Saʿd ibn ʿUbâda, selon ce qui a été dit ; al-Khatîb l'a rapporté dans ses Mubhamât avec une chaîne mursal (interrompue au niveau du Compagnon) où figure Abû Hudhayfa al-Bukhârî, qui est faible ; et il viendra chez l'auteur, dans le Vêtement : « Un homme des Ansâr se leva. » Hadith d'Umm Salama : « Une femme dont le mari était mort eut mal aux yeux » : déjà traité dans le Mariage. * Hadith d'Umm Qays bint Mihsan : « J'entrai avec un fils à moi » : je ne connais pas son nom. * Hadith d'Abû Saʿîd : « Un homme vint trouver le Prophète (paix et bénédictions sur lui) et dit : mon frère a le ventre relâché » : je ne les connais ni l'un ni l'autre. Hadith d'Abû Hurayra sur « Pas de contagion » : « Un Bédouin dit » : je ne connais pas son nom. Hadith d'Anas : « Il autorisa une famille des Ansâr à pratiquer l'exorcisme (ruqya) contre le venin » : ce sont les gens de ʿAmr ibn Hazm ; Muslim l'a rapporté d'après le hadith de Jâbir ; et dans le Muwatta' d'Ibn Wahb, ʿUmâra ibn Hazm est explicitement nommé parmi eux. * Hadith des gens de ʿUrayna : déjà traité. Hadith d'Ibn ʿAbbâs : « ʿUmar partit pour la Syrie ; les commandants des armées le rencontrèrent, Abû ʿUbayda ibn al-Jarrâh et ses compagnons » (Je dis) : les autres étaient Yazîd ibn Abî Sufyân, Khâlid ibn al-Walîd, Shurahbîl ibn Hasana et ʿAmr ibn al-ʿÂs. Hadith de Hafsa bint Sîrîn : « Anas me dit : de quoi Yahyâ est-il mort ? » : c'est Yahyâ ibn Sîrîn, son frère. * Hadith d'Abû Saʿîd : « Des gens d'entre les Compagnons arrivèrent auprès d'une tribu arabe ; leur chef fut piqué » ; on y trouve l'exorcisme par la Mère du Coran ; dans la version d'Abû Dharr d'après al-Hamawî et al-Mustamlî, on lit : « par le Coran », mais les autres versions l'ont précisé. Ce hadith a déjà été traité, ainsi que le fait que les Compagnons étaient en expédition, qu'ils étaient trente hommes, que les moutons qui constituèrent le salaire de l'exorciste étaient au nombre de trente têtes, que la tribu n'est pas identifiée, que leur chef n'est pas nommé, et que l'exorciste est Abû Saʿîd al-Khudrî, le rapporteur du hadith, mais qu'il a tu son propre nom dans cette version. Hadith d'Ibn ʿAbbâs sur le même sujet : l'exorciste y était l'oncle paternel de Khârija ibn as-Salt. Hadith d'Umm Salama : « Il vit chez elle une jeune fille portant au visage une tache sombre » : elle n'est pas nommée. « Sufyân : Sulaymân m'a rapporté » : c'est al-Aʿmash ; « d'après Muslim » : c'est Ibn Subayh Abû d-Duhâ. Hadith d'Abû Saʿîd sur l'exorcisme : traité il y a peu. Hadith d'Ibn ʿAbbâs dans l'histoire de ʿUkkâsha : déjà traité aussi.

Passage douteuxImprimé عمر بن الأهيم, probablement عمرو بن الأهتم : « ʿAmr ibn al-Ahtam » ; nom propre gardé tel qu'imprimé (ʿUmar ibn al-Ahyam). Texte arabe imprimé : الزبرقان بن بدر وعمر بن الأهيم Imprimé كذبتهم, probablement كذبتم : « vous avez menti », lecture retenue. Texte arabe imprimé : فقال كذبتهم بل أبوكم فلان

Hadith d'Abû Hurayra : « Deux femmes de Hudhayl se battirent ; l'une d'elles jeta une pierre sur l'autre et tua l'enfant qu'elle portait ; le tuteur de la femme dit… » (le hadith) : celle qui frappa est Umm ʿAfîf bint Masrûh, et celle qui fut frappée est Mulayka bint ʿUwaymir ; Ahmad l'a rapporté dans son Musnad. Dans la version d'al-Bayhaqî et d'Abû Nuʿaym dans al-Maʿrifa, d'après Ibn ʿAbbâs, le nom de l'autre femme est Umm Ghutayf, et le tuteur de la femme est Masrûh, son fils ; ʿAbd al-Ghanî ibn Saʿîd l'a rapporté dans al-Mubhamât. La plupart considèrent que celui qui parla est son mari, Haml ibn an-Nâbigha ; dans le Muʿjam d'at-Tabarânî, celui qui parla est ʿImrân ibn ʿUwaymir, frère de Mulayka ; il est possible que ceux qui parlèrent aient été plusieurs, car la chaîne de ce dernier est authentique ; et Allah sait mieux. Hadith de ʿÂ'isha : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) fut ensorcelé par un homme des Banû Zurayq appelé Labîd ibn al-Aʿsam » : Ibn Saʿd a mentionné dans at-Tabaqât que ce sont les sœurs de Labîd qui se chargèrent de la sorcellerie — elles étaient plus versées en sorcellerie que lui —, et que c'est lui qui l'enfouit. On y trouve : « Deux hommes vinrent à moi » ; dans la version d'at-Tabarânî, par la voie de Murajjâ ibn Rajâ', d'après Hishâm ibn ʿUrwa, avec sa chaîne, dans les termes : « Deux anges vinrent à moi » ; il est possible qu'il s'agisse de Gabriel et de Michel (que la prière et la paix soient sur eux), comme dans le hadith de Saʿd ibn Abî Waqqâs qui viendra plus loin. On y trouve : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) s'y rendit avec des gens d'entre ses Compagnons » : Ibn Saʿd a nommé parmi eux ʿAmmâr ibn Yâsir, ʿAlî ibn Abî Tâlib et al-Hârith ibn Qays az-Zuraqî. Dans une autre version de l'auteur : « Il le retira » ; Ibn Saʿd a également mentionné que celui qui le retira est Qays ibn Mihsan az-Zuraqî. Hadith d'Ibn ʿUmar : « Deux hommes arrivèrent de l'Orient » : on a vu précédemment qu'il s'agit d'az-Zibriqân ibn Badr et de ʿUmar ibn al-Ahyam. Hadith d'Abû Hurayra sur « Pas de contagion » : « Un Bédouin dit » : il n'est pas nommé. Hadith d'Abû Hurayra sur le rassemblement des Juifs, lorsqu'ils offrirent un mouton empoisonné : « Il dit : qui est votre père ? Ils dirent : untel. Il dit : vous avez menti, votre père est plutôt untel » : celui qu'eux ont laissé sans nom, je ne le connais pas ; et celui qui est laissé sans nom dans la réponse est Isrâ'îl, Yaʿqûb ibn Ishâq ibn Ibrâhîm al-Khalîl (que la prière et la paix soient sur eux).

Le Livre du vêtement (Kitâb al-libâs)

Hadith d'Abû Hurayra, et d'Ibn ʿUmar dans le même sens : « Tandis qu'un homme marchait, vêtu d'un habit, content de lui-même, il fut englouti dans la terre » : as-Suhaylî a mentionné, d'après at-Tabarî, que le nom de cet homme est al-Hayzan et qu'il était des Bédouins de Perse ; il l'a mentionné dans les Mubhamât al-Qur'ân, à la sourate as-Sâffât. Dans le livre Maʿânî al-akhbâr d'Abû Bakr al-Kalâbâdhî, il est affirmé catégoriquement qu'il s'agit de Qârûn ; de même l'a mentionné al-Jawharî dans as-Sihâh. Et dans le Târîkh d'at-Tabarî, d'après Saʿîd ibn Abî ʿArûba, d'après Qatâda : « On nous a rapporté que Qârûn s'enfonce chaque jour de la hauteur d'un homme, et qu'il y est ballotté sans en atteindre le fond, jusqu'au Jour de la Résurrection. »

Passage douteuxImprimé ابن عمران رجلا, probablement ابن عمر أن رجلا : « hadith d'Ibn ʿUmar : un homme… », lecture retenue. Texte arabe imprimé : حديث ابن عمران رجلا سأل عما يلبس المحرم

(Sa parole : « Et il est rapporté d'après az-Zuhrî et Abû Bakr ibn Muhammad ») : c'est Ibn ʿAmr ibn Hazm. * Hadith de ʿÂ'isha : « La femme de Rifâʿa vint » : elle a été mentionnée dans le Mariage ; et Khâlid ibn Saʿîd, mentionné ici, est Ibn al-ʿÂs ibn Umayya. Hadith d'Ibn ʿUmar : « Un homme demanda ce que porte le pèlerin en état de sacralisation » : déjà traité dans le Pèlerinage.

Passage douteuxImprimé يونس بن محمد بن المؤدب, probablement يونس بن محمد المؤدب : Yûnus ibn Muhammad al-Mu'addib ; nom propre gardé tel qu'imprimé. Texte arabe imprimé : وكذا رواه يونس بن محمد بن المؤدب

(Sa parole : « Il a été corroboré par ʿAbd Allâh ibn Yûsuf, d'après al-Layth ; et un autre a dit : فروج حرير (farrûju harîrin), une tunique de soie »), c'est-à-dire avec l'annexion : c'est Abû Sâlih, le secrétaire d'al-Layth ; et ainsi l'a rapporté Yûnus ibn Muhammad ibn al-Mu'addib, d'après al-Layth. Hadith de ʿÂ'isha dans le récit de l'Hégire : on y trouve la parole d'Abû Bakr : « Prends l'une de mes deux montures » ; il dit : « Contre son prix » : le montant du prix n'est pas mentionné ; al-Wâqidî a mentionné qu'il était de quatre cents dirhams. * Hadith d'Anas : « Je marchais avec le Prophète (paix et bénédictions sur lui), et un Bédouin le rattrapa » : il n'est pas nommé. Hadith de Sahl ibn Saʿd sur la femme qui offrit le manteau : déjà traité dans les Funérailles. Hadith d'Ibn ʿAbbâs dans l'histoire de ʿUkkâsha : déjà traité dans la Médecine. « Abû Nuʿaym nous a rapporté : Ishâq ibn Saʿîd nous a rapporté, d'après son père Saʿîd ibn Fulân ibn Saʿîd ibn al-ʿÂs » : c'est Saʿîd ibn ʿAmr al-Ashdaq ; l'auteur l'a explicitement nommé plus loin, dans sa version d'après Abû l-Walîd, d'après Ishâq ibn Saʿîd. Hadith d'Anas sur l'enfant d'Umm Sulaym : c'est ʿAbd Allâh ibn Abî Talha, comme on l'a vu. Hadith de la femme de Rifâʿa : son nom a été donné dans le Mariage ; dans celui-ci : « Il vint avec deux fils à lui, nés d'une autre » : je ne connais ni leurs noms ni celui de leur mère. Hadith de Saʿd : « J'ai vu à la gauche et à la droite du Prophète (paix et bénédictions sur lui) deux hommes » ; dans la version de Muslim : Gabriel et Michel (paix sur eux). Hadith de Hudhayfa sur le dihqân : il n'est pas nommé.

Passage douteuxImprimé رأنه, probablement رأته : « qu'elle l'a vu ». Texte arabe imprimé : امرأة من أهلي أنها رأنه على

(Sa parole : « Et Jarîr a dit, d'après Yazîd ») : Jarîr est Ibn ʿAbd al-Hamîd, et Yazîd est Ibn Abî Ziyâd ; il n'a dans al-Bukhârî que ce seul passage. Hadith de ʿUmar sur les deux femmes qui se liguèrent : déjà traité dans le Divorce. (Sa parole45 : « Ishâq a dit : une femme de ma famille m'a rapporté qu'elle l'a vu sur Umm Khâlid »)

(Sa parole : « Et ʿAmr a dit : Shuʿba nous a informés ») : ce ʿAmr est Ibn Marzûq ; ʿAmr ibn Hakkâm a aussi rapporté d'après Shuʿba, mais l'auteur n'a rien rapporté de lui. Hadith de Sahl ibn Saʿd sur la femme qui fit don d'elle-même : déjà traité dans le Mariage. Hadith de ʿÂ'isha : « Un collier d'Asmâ' fut perdu ; il envoya des hommes à sa recherche » (le hadith) : on a vu que leur chef était Usayd ibn Hudayr. Hadith d'Ibn ʿAbbâs sur les hommes efféminés et les femmes qui imitent les hommes : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) expulsa untel, et ʿUmar expulsa untel » : on a vu chez l'auteur que l'efféminé que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) expulsa est Hît ; on a dit aussi Mâniʿ, et l'on a dit qu'il s'écrit avec un nûn redoublé suivi d'un hâ' de féminin ; quant à celui que ʿUmar expulsa, c'est Mâtiʿ, avec la lettre à deux points dessus (t) ; on a dit aussi Hidm. Dans la version d'Abû Dharr al-Harawî : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) expulsa unetelle » ; si cela est bien conservé, il faudra rechercher son nom. Chez at-Tabarânî, d'après le hadith de Wâthila, il y a un récit semblable au hadith d'Ibn ʿAbbâs, où il est dit qu'il (paix et bénédictions sur lui) expulsa Anjasha ; cela se trouve aussi dans les Fawâ'id de Tammâm. Hadith d'Umm Salama : « Un efféminé dit à ʿAbd Allâh, frère d'Umm Salama : si Tâ'if vous est ouverte, je t'indiquerai la fille de Ghaylân » : on a vu que l'efféminé est Hît ; quant à la femme, c'est Bâdina bint Ghaylân ; et ʿAbd Allâh mentionné est Ibn Abî Umayya.

(Sa parole : « Al-Makkî ibn Ibrâhîm nous a rapporté, d'après Hanzala, d'après Nâfiʿ ; nos compagnons ont dit, d'après Makkî, d'après Ibn ʿUmar ») Je dis : on a déjà attiré l'attention sur cela dans la section sur les taʿlîq (rapports sans chaîne complète).

(Sa parole : « Certains de mes compagnons ont dit, d'après Mâlik ») : c'est-à-dire Ibn Ismâʿîl ; j'ai exposé, dans la section sur les taʿlîq, qui est visé par sa parole « certains de mes compagnons ».

(Sa parole : « Muslim nous a rapporté ») : c'est Ibn Ibrâhîm. « Jarîr nous a rapporté » : c'est Ibn Hâzim, non Ibn ʿAbd al-Hamîd, car ce dernier n'a pas connu Qatâda.

Passage douteuxImprimé سعدان رجلا, probablement سعد أن رجلا : « hadith de Sahl ibn Saʿd : un homme… », lecture retenue. Texte arabe imprimé : حديث سهل بن سعدان رجلا اطلع

(Sa parole : « Muʿâdh ibn Hâni' : Qatâda nous a rapporté, d'après Anas, ou d'après un homme, d'après Abû Hurayra, qui a dit : le Prophète (paix et bénédictions sur lui) avait de gros pieds ») : cet homme pourrait être Saʿîd ibn al-Musayyab, car Ibn Saʿd l'a rapporté d'après son hadith à lui, d'après Abû Hurayra, et Qatâda rapporte abondamment de lui. Hadith de Sahl ibn Saʿd : « Un homme regarda par un trou dans la maison du Prophète (paix et bénédictions sur lui) » : on a vu que c'est al-Hakam ibn Abî l-ʿÂs. Dans les Sunan d'Abû Dâwûd, au chapitre de la manière de demander la permission, par la voie de Huzayl — c'est Ibn Shurahbîl —, il dit : « Saʿd vint et s'arrêta à la porte du Prophète (paix et bénédictions sur lui) pour demander la permission ; il se tint à la porte, face à la porte ; le Prophète (paix et bénédictions sur lui) dit : écarte-toi ainsi, la demande de permission n'existe qu'à cause du regard. » Ce Saʿd n'est pas identifié par sa filiation chez Abû Dâwûd, mais il l'est chez at-Tabarânî, dans la version duquel on lit : « Saʿd ibn ʿUbâda vint ». Ibn ʿAsâkir a cité ce hadith dans al-Atrâf à la notice de Saʿd ibn Abî Waqqâs ; et Allah sait mieux. « Wuhayb » : c'est Ibn Khâlid ; « Hishâm nous a rapporté » : c'est Ibn ʿUrwa ibn az-Zubayr. Hadith de ʿÂ'isha : « Une jeune fille des Ansâr se maria, puis tomba malade et ses cheveux tombèrent ; ils voulurent lui ajouter de faux cheveux » ; et hadith d'Asmâ' bint Abî Bakr : « Une femme vint trouver le Prophète (paix et bénédictions sur lui) et dit : j'ai marié ma fille, puis elle a été atteinte d'une maladie, sa chevelure est tombée, et son mari me presse » : je ne connais pas les noms de ces trois personnes. Et dans le hadith d'Asmâ' : Mansûr ibn ʿAbd ar-Rahmân, d'après sa mère — c'est Safiyya bint Shayba. Il a repris le hadith d'Asmâ' — c'est la fille d'Abû Bakr — dans la version de la fille de son fils, Fâtima bint al-Mundhir, d'après elle, dans les termes : « Elle fut atteinte de la rougeole ». * Hadith d'Abû Hurayra : il entra dans une maison à Médine et vit, dans sa partie haute, un peintre qui peignait des figures : la maison appartenait à Marwân ibn al-Hakam ; quant au peintre, je ne connais pas son nom. Hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Il porta l'un devant lui et l'autre derrière lui » : ce sont Qutham et al-Fadl, les deux fils d'al-ʿAbbâs ibn ʿAbd al-Muttalib, comme chez l'auteur ; et il y a chez lui une hésitation sur lequel des deux était devant lui.

(Sa parole : « Et certains ont dit : le propriétaire de la monture a plus de droit à son avant ») : j'ai mentionné dans la section sur les taʿlîq qu'il est marfûʿ (remontant au Prophète), d'après le hadith d'an-Nuʿmân ibn Bashîr et d'autres. Hadith d'Anas : « Nous revînmes de Khaybar, et l'une des épouses de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) était en croupe derrière lui » : c'est Safiyya bint Huyayy. « Ibn Shihâb, d'après ʿAbbâd ibn Tamîm, d'après son oncle paternel » : c'est ʿAbd Allâh ibn Zayd ibn ʿÂsim al-Mâzinî.

Le Livre des bonnes manières (Kitâb al-adab)

* Hadith d'Abû Hurayra : « Un homme dit : “Ô Envoyé d'Allah, qui, parmi les gens, a le plus droit à ma bonne compagnie ?” » : il s'agit de Muʿâwiya ibn Hayda, le grand-père de Bahz ibn Hakîm. Hadith de ʿAbd Allâh ibn ʿAmr : « Un homme dit : “Dois-je combattre ?” Il dit : “As-tu tes deux parents ?” Il dit : “Oui.” Il dit : “Alors c'est auprès d'eux que tu dois combattre.” » : je n'ai pas identifié leurs noms, et il est possible de l'identifier comme Jâhima ibn al-ʿAbbâs. Hadith d'Ibn ʿUmar : « Alors que trois hommes… » (le hadith), dans l'histoire de la grotte : ils ne sont pas nommés. Mansûr : c'est Ibn al-Muʿtamir ; d'après al-Musayyab : c'est Ibn Râfiʿ. * Hadith d'Asmâ' bint Abî Bakr : « Ma mère vint à moi, désireuse [de mes bienfaits] » : son nom est Qayla, comme cela a précédé. Hadith d'Ibn ʿUmar : « ʿUmar vit un habit de soie rayée (hulla siyarâ')… et ʿUmar l'envoya à un frère à lui, parmi les gens de La Mecque, avant qu'il n'embrasse l'islam » : il s'agit de son frère par sa mère, ʿUthmân ibn Hakîm ibn Umayya. Il est établi dans la version d'an-Nasâ'î : « ʿUmar en vêtit un frère à lui par sa mère, qui était polythéiste. » Le premier énoncé laisse entendre qu'il embrassa l'islam, or on ne l'a pas mentionné parmi les Compagnons. Ce que nous avons dit est éclairci par le fait qu'Ibn Ishâq a mentionné que Hakîm ibn Umayya embrassa l'islam tôt, à La Mecque. On a dit aussi que son expression « un frère à lui » est une figure (majâz), car il n'est en réalité que le frère de son frère Zayd ibn al-Khattâb, leur mère à tous deux étant Asmâ' bint Wahb ; et il est possible qu'il ait été le frère de lait de ʿUmar. * Hadith de ʿAmr ibn al-ʿÂs : « Certes, les gens de la famille d'Abû Untel ne sont pas mes alliés ; mon allié n'est autre qu'Allah et les vertueux d'entre les croyants. » Abû Bakr ibn al-ʿArabî a dit : il s'agit de la famille d'Abû Tâlib, et le sens du hadith est : je ne réserve pas mon alliance à mes proches et à mon clan le plus proche, à l'exclusion des croyants. Un autre que lui a dit : il s'agit de la famille d'Abû l-ʿÂs ibn Umayya.

Passage douteuxImprimé « عبد الله بن عمر وحين », probablement « عبد الله بن عمرو حين » : « chez ʿAbd Allâh ibn ʿAmr lorsque » (le waw appartient au nom ʿAmr) ; nom propre gardé tel qu'imprimé (ʿAbd Allâh ibn ʿUmar). Texte arabe imprimé : دخلنا على عبد الله بن عمر وحين قدم معاوية الكوفة

(Sa parole : « Et l'on dit aussi : d'après Abû l-Yamân ») : j'ai indiqué qui l'a dit dans la section des rapports suspendus (taʿlîq, sans chaîne complète). Hadith d'Anas : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) prit Ibrâhîm » : c'est son fils, né de Mâriya la Copte. Hadith d'Ibn ʿUmar : « Un homme l'interrogea sur le sang du moustique » : je ne l'ai pas identifié ; il y est dit : « alors qu'ils ont tué le fils du Prophète (paix et bénédictions sur lui) », c'est-à-dire al-Husayn ibn ʿAlî. * Hadith de ʿÂ'isha : « Une femme vint à moi, accompagnée de deux filles à elle, pour me demander [l'aumône] » : je n'ai pas identifié leurs noms. Hadith de ʿÂ'isha : « Un Bédouin vint et dit : “Embrassez-vous les enfants ?” » : il est possible que ce soit al-Aqraʿ ibn Hâbis, que l'auteur a nommé dans une histoire avant celle-ci ; pareille chose est arrivée à ʿUyayna ibn Hisn. Dans le livre d'Abû l-Faraj al-Asfahânî, avec sa chaîne de transmission, d'après Abû Hurayra : Qays ibn ʿÂsim entra chez le Prophète (paix et bénédictions sur lui) — et il mentionna une histoire où il est dit : « Qu'y puis-je, si ce n'est que la miséricorde t'a été arrachée ? » Ceci ressemble davantage à la formulation du hadith de ʿÂ'isha, mais la pluralité des faits est possible. Hadith de ʿUmar : « Et voici qu'une femme parmi les captifs, dont les seins ruisselaient de lait… » : je n'ai identifié ni son nom ni celui de l'enfant. * Hadith de ʿÂ'isha : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) plaça un enfant dans son giron pour lui frotter le palais (tahnîk), et il urina sur lui » : il a précédé, au Livre de la purification, la possibilité qu'il s'agisse d'al-Husayn ibn ʿAlî ou d'Ibn az-Zubayr (qu'Allah les agrée). Hadith d'Abû Hurayra : « Alors qu'un homme marchait sur un chemin, la soif devint intense pour lui » : il a précédé. Hadith d'Abû Hurayra : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) se leva pour une prière et nous nous levâmes avec lui ; un Bédouin dit alors : “Ô Allah, fais miséricorde à moi et à Muhammad” » : c'est celui qui urina dans la mosquée, comme cela a précédé, et il a précédé au Livre de la purification qu'il s'agit de Dhû l-Khuwaysira al-Yamânî. Hadith de ʿÂ'isha : « J'ai deux voisins » : ils ne sont pas désignés. Hadith d'Anas : « Un Bédouin urina dans la mosquée » : il a précédé. Hadith : « Nous entrâmes chez ʿAbd Allâh ibn ʿUmar, et lorsque Muʿâwiya arriva à Kûfa » : c'était en l'an 41. Hadith d'Anas : « Un homme demanda la permission d'entrer chez le Prophète (paix et bénédictions sur lui), et il dit : “Quel mauvais frère de clan !” » : ʿAbd al-Ghanî ibn Saʿîd a dit dans al-Mubhamât : c'est Makhrama ibn Nawfal, le père d'al-Miswar. (Je dis) De même l'avons-nous rapporté dans les Amâlî d'al-Hâshimî, par la voie d'Abû Zayd al-Madanî, d'après ʿÂ'isha, qui a dit : « Makhrama ibn Nawfal, le père d'al-Miswar, vint… », et il le mentionna. On a dit aussi : ʿUyayna ibn Hisn al-Fazârî.

(Sa parole : « Et Abû Dharr dit à son frère ») : son nom est Unays. Hadith de Sahl sur le manteau (burda) tissé : il a précédé au Livre des funérailles. Mûsâ ibn ʿUqba, d'après Nâfiʿ : c'est l'affranchi d'Ibn ʿUmar. Hadith de Sulaymân ibn Surad : « Deux hommes s'insultèrent », et il y est dit : « L'homme alla vers lui » : il s'y trouve trois personnes laissées anonymes, dont je n'ai pas identifié les noms. * Hadith de ʿUbâda ibn as-Sâmit sur la Nuit du Destin : « Untel et Untel se disputèrent » : il a précédé au Livre du jeûne qu'Ibn Dihya a prétendu qu'il s'agissait de Kaʿb ibn Mâlik et de ʿAbd Allâh ibn Abî Hadrad. Hadith d'Abû Dharr : « Son esclave portait un manteau… » ; il dit : « Il y eut entre moi et un homme des paroles, et sa mère était non arabe » : l'homme est Bilâl le muezzin, sa mère était Hamâma et elle était nubienne ; quant à l'esclave d'Abû Dharr, je n'ai pas identifié son nom. Hadith d'Ibn ʿAbbâs sur les deux tombes : il a précédé au Livre de la purification. Hadith de ʿÂ'isha : « Un homme demanda la permission d'entrer, et il dit : “Quel mauvais frère de clan !” » : il a précédé peu avant.

(Sa parole : « Ahmad ibn Yûnus nous a rapporté : Ibn Abî Dhi'b nous a rapporté », et il a dit à la fin : « Ahmad a dit : un homme m'a fait comprendre sa chaîne de transmission ») : cet homme est le fils du frère d'Ibn Abî Dhi'b ; ainsi l'a mentionné Abû Dâwûd d'après Ahmad ibn Yûnus, et de même l'a rapporté al-Ismâʿîlî d'après Ibrâhîm ibn Sharîk, d'après Ahmad ibn Yûnus. Hadith d'Ibn Masʿûd : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) fit un partage ; un homme des Ansâr… » : il a précédé qu'il s'agit de Muʿattib ibn Qushayr. * Hadith d'Abû Mûsâ : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) entendit un homme faire l'éloge d'un autre homme », ainsi que le hadith d'Abû Bakra à ce sujet : je ne les ai pas identifiés. * Hadith de ʿÂ'isha : « Deux hommes vinrent à moi » : il a précédé au Livre de la médecine. Hadith de ʿÂ'isha : « Je ne pense pas qu'Untel et Untel connaissent quoi que ce soit de notre religion » : je ne les ai pas identifiés, et al-Layth a déclaré explicitement qu'ils faisaient partie des hypocrites. * Hadith de Safwân ibn Muhriz : « Un homme interrogea Ibn ʿUmar » : il n'est pas nommé. ʿAwf ibn at-Tufayl : c'est Ibn ʿAbd Allâh ibn Sakhbara. Hadith d'Ibn ʿUmar : « ʿUmar vit sur un homme un habit de brocart (istabraq) » : c'est ʿUtârid ibn Hâjib at-Tamîmî. * Hadith de ʿÂ'isha sur la femme de Rifâʿa : il a précédé au Livre du mariage ; et dans cette version : « et le fils de Saʿîd ibn al-ʿÂs » : c'est Khâlid, comme cela a précédé. * Hadith de Muhammad ibn Saʿd, d'après son père — Saʿd ibn Abî Waqqâs — : « ʿUmar demanda la permission d'entrer chez l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui), alors qu'il y avait auprès de lui des femmes de Quraysh » : ce sont certaines de ses épouses, comme cela a précédé. Hadith d'Abû Hurayra : « Un homme vint au Prophète (paix et bénédictions sur lui) et dit : “Je suis perdu !” » : il a précédé au Livre du jeûne. * Hadith d'Anas : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) rendit visite aux gens d'une maison des Ansâr » : il s'agit de la famille d'Abû Talha, dans la maison d'Umm Sulaym, comme dans la version d'Ishâq ibn Abî Talha d'après Anas ; il est possible aussi que ce soit ʿItbân ibn Mâlik, et c'est l'avis prépondérant.

(Sa parole : « Ibrâhîm a dit : العرق (al-ʿaraq), c'est المكتل (al-miktal), le grand panier ») : c'est Ibrâhîm ibn Saʿd. Hadith d'Anas : « Un Bédouin le rattrapa et le tira violemment par son manteau » : il a précédé. Hadith d'Anas : « Un homme vint le vendredi et dit : “La pluie a manqué” » : il a précédé au Livre de la prière pour la pluie. Hadith de Samura : « Deux hommes vinrent à moi » : il a précédé à la fin du Livre des funérailles. Hadith d'Ibn Masʿûd : « Un homme des Ansâr dit : “Par Allah, c'est là un partage…” » (le hadith) : il a précédé peu avant. Hadith de ʿÂ'isha : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) fit une chose et la permit, mais des gens s'en abstinrent » : à examiner. ʿAbd Allâh, l'affranchi d'Anas : c'est Ibn ʿUtba al-Basrî. Muhammad ibn ʿUbâda al-Wâsitî nous a rapporté : Yazîd nous a rapporté — c'est Ibn Hârûn — ; il y est dit : « Un homme abrégea et accomplit une prière légère » : il a précédé qu'il s'agit de Hazm ibn Abî Kaʿb. * Hadith d'Abû Masʿûd : « Un homme vint au Prophète (paix et bénédictions sur lui) et dit : “Je tarde à rejoindre la prière…” » : il a précédé au Livre de la prière. * Hadith de Zayd ibn Khâlid sur la question de l'objet trouvé (luqata) : il a précédé au Livre des ventes. Hadith de Sulaymân ibn Surad : il a précédé peu avant. Hadith d'Abû Hurayra : « Un homme dit au Prophète (paix et bénédictions sur lui) : “Fais-moi une recommandation.” Il dit : “Ne te mets pas en colère.” » : c'est Jâriya ibn Qudâma ; Ibn Abî Shayba et al-Hâkim, dans al-Mustadrak, l'ont rapporté de son hadith. Pareille question a été posée par Abû d-Dardâ' — cela se trouve dans les Fawâ'id d'Ibn Khayrûn et chez at-Tabarânî —, par ʿAbd Allâh ibn ʿUmar — dans les Fawâ'id d'Ibn Sakhr —, de même par Sufyân ibn ʿAbd Allâh ath-Thaqafî chez at-Tabarânî, et de même pareille chose est arrivée à ʿUthmân ibn Abî l-ʿÂs ; et Allah sait mieux. * Hadith d'Ibn ʿUmar : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) passa près d'un homme que l'on réprimandait au sujet de la pudeur » : il a précédé au Livre de la foi. Hadith d'Anas : « Une femme vint s'offrir [en mariage] », et il y est dit : « Sa fille dit… » : c'est Umayna bint Anas, et cela a précédé au Livre du mariage. Hadith d'al-Azraq ibn Qays : « Il y avait parmi nous un homme qui professait une opinion » : il a précédé au Livre de la prière qu'il faisait partie des Kharijites. Hadith d'Abû Hurayra : « Un Bédouin urina dans la mosquée » : c'est Dhû l-Khuwaysira al-Yamânî. Hadith de ʿÂ'isha : « Un homme demanda la permission d'entrer » : il a précédé. Hadith de ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Bakr sur l'histoire des hôtes d'Abû Bakr : il a précédé au chapitre des signes de la prophétie. Hadith de Salama ibn al-Akwaʿ sur l'histoire de ʿÂmir ibn al-Akwaʿ : il y est dit : « Un homme parmi les gens dit à ʿÂmir ibn al-Akwaʿ » : c'est Usayd ibn Hudayr ; il y est dit : « Un homme parmi les gens dit : “Elle lui est acquise” » : c'est ʿUmar ibn al-Khattâb, comme chez Muslim ; il y est dit : « Un homme dit : “Ou bien les vidons-nous et les lavons-nous ?” » : il est possible que ce soit ʿUmar également ; et il y est dit : « “Qui l'a dit ?” Il dit : “Untel, Untel et Untel, ainsi qu'Usayd ibn Hudayr” » : je n'ai pas trouvé le nom des autres.

Passage douteuxImprimé المجدح (al-Mujdah) ; lecture probable المخدج (*al-mukhdaj*) : « le difforme », surnom de l'homme signe des Kharijites. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : تقدم ذكر المجدح واسمه نافع Imprimé فمن, probablement فمر : « un garçon d'al-Mughîra passa ». Texte arabe imprimé : فمن غلام للمغيرة هو ابن شعبة Imprimé أقرأني, probablement أقراني : « il était de mes pairs ». Texte arabe imprimé : وكان من أقرأني هذا الغلام اسمه سعد

* Hadith d'Anas : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) vint auprès de certaines de ses épouses, avec lesquelles se trouvait Umm Sulaym, et il dit : “Malheur à toi, ô Anjasha !” » : c'est le chanteur qui menait les chameaux (hâdî), et c'était un esclave noir ; les femmes non nommées y sont ʿÂ'isha et Hafsa, à ce que l'on a dit. * Hadith : « Votre frère ne dit pas d'obscénités », en désignant par là Ibn Rawâha : c'est ʿAbd Allâh. Hadith de ʿÂ'isha sur l'histoire d'Aflah, le frère d'Abû l-Quʿays : je n'ai pas identifié46 le nom de la femme, comme cela a précédé. * Hadith d'Umm Hâni' sur celui auquel elle accorda sa protection, « Untel ibn Hubayra » : ce qui le concerne a précédé au début du Livre de la prière. * Hadith d'Anas et d'Abû Hurayra sur celui qui menait la chamelle sacrificielle (badana) : il n'est pas nommé. Hadith d'Abû Hurayra : « Un homme fit l'éloge d'un autre homme » : je ne les ai pas identifiés. Hadith d'Abû Hurayra sur celui qui eut des rapports en Ramadan : il a précédé au Livre du jeûne. Hadith d'Abû Saʿîd sur les Kharijites : « Leur signe est un homme… » : il a précédé la mention d'al-Mujdah, dont le nom est Nâfiʿ. « Un Bédouin dit : “Informe-moi au sujet de l'émigration” » : il a précédé au Livre de la foi. Hadith d'Anas : « Un homme parmi les gens du désert dit : “Quand aura lieu l'Heure ?” » : je n'ai pas identifié son nom, mais il a précédé qu'il y a chez ad-Dâraqutnî ce qui indique qu'il s'agit de Dhû l-Khuwaysira al-Yamânî. Dans le hadith : « Un garçon d'al-Mughîra passa » — c'est Ibn Shuʿba — « et il était de mes pairs » : ce garçon s'appelait Saʿd, et il était de Daws ; ainsi chez an-Nasâ'î. Chez Muslim : « Un garçon des Ansâr passa », nommé Muhammad ; on l'interprète donc comme des faits multiples. Hadith d'Ibn Masʿûd : « Un homme vint et dit : “Ô Envoyé d'Allah, que dis-tu d'un homme qui aime des gens…” » (le hadith) : c'est Abû Dharr, Ahmad ibn Hanbal l'a rapporté de son hadith ; et Abû Mûsâ, comme cela a précédé dans les mérites de ʿUmar. * Hadith d'Anas : « Un homme interrogea le Prophète (paix et bénédictions sur lui) : “Quand aura lieu l'Heure ?” » : on a dit que c'était Abû Mûsâ ou Abû Dharr, mais cela est discutable, car il est venu par la voie précédente avec la formulation « un homme parmi les gens du désert », et il a précédé peu avant qu'il s'agit de Dhû l-Khuwaysira ; il est possible que celui du désert ait interrogé d'abord, puis qu'Abû Dharr ou Abû Mûsâ aient interrogé. Hadith d'Ibn ʿAbbâs : « La délégation des ʿAbd al-Qays arriva » : il a précédé au Livre de la foi. * Hadith de Jâbir : « Un garçon naquit chez un homme d'entre nous » : je n'ai pas identifié l'homme. * Hadith de Sahl ibn Saʿd : « On amena al-Mundhir ibn Abî Usayd lorsqu'il naquit ; il dit : “Quel est son nom ?” Il dit : “Untel.” Il dit : “Non, c'est al-Mundhir.” » : à examiner. Hadith d'Abû Hurayra : « Zaynab s'appelait Barra, et le Prophète (paix et bénédictions sur lui) la nomma Zaynab » : c'est Zaynab bint Umm Salama ; Ibn Mardawayh l'a rapporté, dans son commentaire de la sourate al-Hujurât, par sa voie ; on a dit aussi que cela arriva également à Zaynab bint Jahsh, à Maymûna bint al-Hârith et à Juwayriya bint al-Hârith, mères des croyants. Saʿîd ibn al-Musayyab, d'après son père, d'après son grand-père : c'est Hazn ibn Abî Wahb al-Makhzûmî. Hadith de Safiyya sur l'histoire de la retraite spirituelle (iʿtikâf) : « Deux hommes des Ansâr passèrent près d'eux » : ils ne sont pas nommés. Hadith d'Anas : « Deux hommes éternuèrent auprès du Prophète (paix et bénédictions sur lui) » (le hadith) : celui qui ne loua pas Allah et à qui il ne répondit pas par une invocation est ʿÂmir ibn at-Tufayl, et celui qui loua Allah et à qui il répondit est le fils de son frère ; ainsi l'a rapporté at-Tabarânî du hadith de Sahl ibn Saʿd.

Le Livre de la demande de permission (Kitâb al-isti'dhân)

* Hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Une femme de Khathʿam vint demander un avis juridique et dit : “L'obligation prescrite par Allah au sujet du pèlerinage a atteint mon père alors qu'il est un vieillard âgé” » : il a précédé au Livre du pèlerinage. Ibn Jurayj : Ziyâd nous a informés — c'est Ibn Saʿd — qu'il a entendu Thâbit, l'affranchi d'Ibn Zayd : c'est Ibn ʿIyâd al-Aʿraj, l'affranchi de ʿUmar ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn Zayd ibn al-Khattâb. * Hadith de ʿAbd Allâh ibn ʿAmr : « Un homme demanda : “Quel islam est le meilleur ?” » : il a précédé au Livre de la foi qu'il s'agit d'al-Hakam ibn Abî l-ʿÂs. Hadith d'Anas sur la consommation du mariage avec Zaynab bint Jahsh : « et un groupe d'entre eux resta » : il a précédé au Livre du mariage et dans le commentaire de la sourate al-Ahzâb. Hadith de Sahl ibn Saʿd, et hadith d'Anas de même sens : « Un homme regarda par un trou » : il a précédé qu'il s'agit d'al-Hakam ibn Abî l-ʿÂs. Hadith de Sahl ibn Saʿd : « Nous avions une vieille femme » : il a précédé au Livre du vendredi. Hadith d'Abû Hurayra sur l'histoire de celui qui priait mal : c'est Khallâd, comme cela a précédé. Hadith de ʿAlî (qu'Allah l'agrée) sur Rawdat Khâkh : « Il s'y trouve une femme d'entre les polythéistes » : il a précédé au Livre des expéditions, ainsi que son nom, Sâra. Hadith d'Abû Sufyân sur l'histoire d'Héraclius : il a précédé au commencement de la Révélation. Hadith d'Abû Hurayra sur l'histoire de l'homme qui prêta : il a précédé au Livre des ventes.

Passage douteuxMot isolé عن après la citation, sans sens apparent (coquille ou reste d'une formule abrégée) ; rendu « ʿan [?] ». Texte arabe imprimé : أن هذه لقسمة عن تقدم في الجهاد

(Sa parole : « Certains de mes compagnons m'ont fait comprendre, d'après Abû l-Walîd ») : je l'ai explicité dans la section des rapports suspendus. Hadith de ʿAbd Allâh ibn Masʿûd : « Un homme des Ansâr dit : “Voilà bien un partage” » ʿan [ ?] : il a précédé au Livre du jihad. Hadith d'Anas : « On annonça la prière alors qu'un homme s'entretenait en aparté avec le Prophète (paix et bénédictions sur lui) » : il a précédé au chapitre de la prière en commun. Hadith de Sufyân, d'après ʿAmr — c'est Ibn Dînâr — : « Ibn ʿUmar a dit… », et il mentionna le hadith ; Sufyân a dit : « Je l'ai mentionné à l'un de ses proches, qui a dit : “Par Allah, il a bien bâti une maison.” » : à examiner. Abû Nuʿaym nous a rapporté : Ishâq nous a rapporté, d'après Saʿîd : c'est Ishâq ibn Saʿîd ibn ʿAmr ibn Saʿîd ibn al-ʿÂs ibn Umayya, et Saʿîd, son maître, est son père susmentionné.

Le Livre des invocations (Kitâb ad-daʿawât)

Passage douteuxImprimé عبد الواث, nom tronqué, probablement عبد الوارث : « ʿAbd al-Wârith » ; nom propre gardé tel qu'imprimé (ʿAbd al-Wâth). Texte arabe imprimé : عبد الواث حدثنا الحسين هو المعلم

ʿAbd al-Wâth, « al-Husayn nous a rapporté » : il s'agit d'al-Muʿallim. Hadith d'al-Hârith ibn Suwayd : « ʿAbd Allâh — il s'agit d'Ibn Masʿûd — nous a rapporté deux hadiths, l'un d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) et l'autre de lui-même » : Muslim, at-Tirmidhî et Ibn al-Mubârak dans az-Zuhd ont précisé que le premier hadith est le mawqûf (s'arrêtant au Compagnon) et le second le marfûʿ (remontant au Prophète). Hadith d'al-Barâ' : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) fit une recommandation à un homme » : il s'agit d'al-Barâ', le rapporteur du hadith, comme cela se trouve chez l'auteur par une autre voie dans le chapitre qui précède ; la même chose est arrivée à Usayd ibn Hudayr, al-Khatîb l'a rapporté d'après son hadith.

(Sa parole : « al-ʿAlâ' ibn al-Musayyab : mon père m'a rapporté ») : il s'agit d'Ibn Râfiʿ. Hadith de Kurayb d'après Ibn ʿAbbâs sur l'invocation du Prophète (paix et bénédictions sur lui) la nuit : « Kurayb a dit : et sept dans le coffre ; j'ai alors rencontré un homme des descendants d'al-ʿAbbâs, qui me les a rapportées » : il s'agit de Dâwûd ibn ʿAlî ibn ʿAbd Allâh ibn ʿAbbâs ; at-Tirmidhî et d'autres l'ont rapporté par sa voie. Celui qui dit « j'ai alors rencontré » est Salama ibn Kuhayl, qui le rapporte d'après Kurayb, et non Kurayb ; on a dit aussi que c'est Kurayb, et que celui qu'il rencontra est ʿAlî ibn ʿAbd Allâh ibn ʿAbbâs.

(Sa parole : « Et d'après Shuʿba, d'après Khâlid ») : il s'agit d'al-Hadhdhâ'.

(Sa parole : « Et Yahyâ et Bishr ont dit, d'après ʿUbayd Allâh ») : Yahyâ est Ibn Saʿîd al-Qattân, Bishr est Ibn al-Mufaddal, et leur maître ʿUbayd Allâh est Ibn ʿUmar ibn Hafs ibn ʿÂsim. Hadith de Yazîd ibn Zurayʿ : « Husayn nous a rapporté » : il s'agit d'al-Muʿallim, comme on l'a vu. « Al-Layth et ʿAmr ibn al-Hârith, d'après Yazîd » : il s'agit d'Ibn Abî Habîb. Hadith d'Abû Hurayra : « Ils dirent : Ô Envoyé d'Allah, les gens fortunés ont emporté les récompenses » : on a vu vers la fin de la description de la prière que ceux qui dirent cela étaient les pauvres d'entre les Émigrés ; parmi eux est nommé, dans la version d'an-Nasâ'î dans al-Yawm wa-l-layla, Abû d-Dardâ' : il l'a rapporté par la voie d'Abû ʿUmar ad-Dabbî et d'Abû Sâlih, tous deux d'après Abû d-Dardâ', qui dit : « J'ai dit : Ô Envoyé d'Allah » ; est également nommé parmi eux Abû Dharr : Abû Dâwûd et at-Tabarânî dans al-Awsat l'ont rapporté par une autre voie d'après Abû Hurayra, et Ahmad, Ibn Khuzayma et Ibn Mâja l'ont rapporté du hadith d'Abû Dharr lui-même. Hadith de Salama ibn al-Akwaʿ sur l'histoire de ʿÂmir ibn al-Akwaʿ : on a vu dans le Livre des expéditions (al-Maghâzî) que l'homme non nommé est ʿUmar. Hadith de ʿÂ'isha : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) entendit un homme réciter dans la mosquée » : on a vu qu'il s'agit de ʿAbd Allâh ibn Zayd al-Ansârî. Hadith de ʿAbd Allâh : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) fit un partage ; un homme dit alors » : on a vu qu'il s'agit de Muʿattib ibn Qushayr.

(Sa parole : « Et Abû Mûsâ a dit : il m'est né un garçon ») : il s'agit d'Ibrâhîm, comme cela se trouve chez l'auteur dans le Livre des bonnes manières (al-Adab). Hârûn al-Muqri' : il s'agit d'Ibn Mûsâ an-Nahwî. * Hadith d'Anas sur la demande de pluie : « Un homme se leva » : cela a été vu dans le Livre de la prière. Hadith d'Anas : « Ma mère a dit » : il s'agit d'Umm Sulaym bint Milhân. Hadith d'as-Sâ'ib ibn Yazîd : « Ma tante maternelle m'emmena » : on a vu qu'elle n'est pas nommée. Hadith de ʿÂ'isha : « On amena un petit garçon, qui urina » : cela a été vu. « Ad-Darâwardî et Ibn Abî Hâzim, d'après Yazîd » : il s'agit d'Ibn Usâma ibn ʿAbd Allâh ibn Shaddâd ibn al-Hâd al-Laythî. Hadith d'Anas : « Voici qu'un homme, que l'on rattachait à un autre que son père, dit : Qui est mon père ? Il répondit : Hudhâfa » : il s'agit de ʿAbd Allâh as-Sahmî. Hadith de ʿÂ'isha : « Deux vieilles femmes d'entre les vieilles des Juifs entrèrent chez moi » : elles ne sont pas nommées. Hadith de Saʿd — il s'agit d'Ibn Abî Waqqâs — : « Et seule une fille à moi hérite de moi » : il s'agit d'Umm al-Hakam l'aînée, comme on l'a vu. Hadith de Hishâm — il s'agit d'Ibn ʿUrwa —, d'après son père, d'après sa tante maternelle : il s'agit de ʿÂ'isha. * Hadith d'Anas : « ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf épousa une femme » : on a vu son nom dans le Livre des ventes (al-Buyûʿ). Hadith de Jâbir sur ses filles et ses sœurs : on a vu qu'elles ne sont pas nommées ; quant à son épouse, on a vu qu'il s'agit de Suhayla bint Masʿûd. Hadith de ʿÂ'isha : « Deux hommes vinrent à moi » : on a vu qu'il s'agit de deux anges. Hadith d'Abû Ishâq — il s'agit d'as-Sabîʿî —, d'après Ibn Abî Mûsâ : il s'agit d'Abû Burda. Wuhayb est Ibn Khâlid, d'après Dâwûd, qui est Ibn Abî Hind, d'après ʿÂmir, qui est ash-Shaʿbî ; ar-Rabîʿ est Ibn Khuthaym, Ismâʿîl est Ibn Abî Khâlid et Hilâl est Ibn Yasâf. Hadith d'Abû Mûsâ : « Lorsqu'il monta, un homme appela » : l'homme n'est pas nommé, et je pense qu'il s'agit d'Abû Mûsâ, le rapporteur. Hadith de Shaqîq — il s'agit d'Abû Wâ'il — : (« Nous attendions ʿAbd Allâh »), c'est-à-dire Ibn Masʿûd, (« lorsque vint Yazîd ibn Muʿâwiya ; nous dîmes : Ne t'assieds-tu pas ? ») : il s'agit de Yazîd ibn Muʿâwiya al-ʿAbsî, avec la lettre à un point dessous (b), ou an-Nakhaʿî, le Koufien ; Yazîd ibn Muʿâwiya ibn Abî Sufyân n'a pas connu ʿAbd Allâh ibn Masʿûd.

Le Livre des propos qui attendrissent les cœurs (Kitâb ar-riqâq)

Passage douteuxImprimé ابن سعد ; le hadith est celui de Sahl ibn Saʿd (سهل بن سعد) ; nom propre gardé tel qu'imprimé (Ibn Saʿd). Texte arabe imprimé : حديث ابن سعد مر رجل على رسول الله Imprimé الضبي ; le Compagnon connu est Juʿayl (ibn Surâqa) ad-Damrî (الضمري) ; nom propre gardé tel qu'imprimé (ad-Dabbî). Texte arabe imprimé : الفقير المار هو جعيل الضبي

* Hadith de ʿAmr ibn ʿAwf, allié des Banû ʿÂmir ibn Lu'ayy, le Badrien — et ce n'est pas al-Muzanî — : (« Abû ʿUbayda arriva avec des biens de Bahreïn ») : on a vu que ces biens s'élevaient à cent mille. Hadith d'Abû Saʿîd : « Ce que je crains le plus pour vous, c'est ce qui vous sera produit de l'éclat de ce bas monde ; un homme dit alors : Le bien peut-il amener le mal ? » : cela a été vu dans le Livre de l'aumône légale (az-Zakât). Hadith d'Ibn Saʿd : « Un homme passa devant l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui), qui dit à un homme assis auprès de lui : Que penses-tu de celui-ci ? », et l'on y trouve : « Puis un autre homme passa, et il dit : Que penses-tu de celui-ci ? » : il y a là trois personnes, celui qui fut interrogé et les deux passants. Celui qui fut interrogé est Abû Dharr al-Ghifârî ; Ibn Hibbân l'a rapporté dans son Sahîh par sa voie. Les deux passants ne sont pas nommés, mais il y a dans le Musnad d'ar-Rûyânî de quoi laisser entendre que le pauvre qui passa est Juʿayl ad-Dabbî. * Hadith de Mujâhid d'après Abû Hurayra, qui disait : « Par Allah, en dehors de qui il n'est pas de divinité, il m'arrivait de m'appuyer de mon ventre contre le sol à cause de la faim » ; on y trouve : « D'où vient ce lait ? Ils dirent : Untel — ou Unetelle — te l'a offert » : cette personne n'est pas nommée ; on y trouve aussi : « Va chercher les gens de la Suffa et appelle-les » : on a vu qu'ils étaient soixante-dix personnes, et qu'al-Hâkim dans al-Iklîl, as-Sulamî, Ibn al-Aʿrâbî et Abû Nuʿaym dans al-Hilya se sont attachés à énumérer leurs noms. Hadith de Qatâda : « Nous allions voir Anas, alors que son boulanger se tenait debout » : il n'est pas nommé.

(Sa parole : « ʿAlî ibn Muslim nous a rapporté : Hushaym nous a rapporté : plus d'un nous a informés, parmi lesquels Mughîra, Untel et un troisième homme ») Je dis : par « Untel », il faut entendre Mujâlid ibn Saʿîd ; al-Ismâʿîlî l'a rapporté par sa voie ; et le troisième est Zakariyyâ ibn Abî Zâ'ida ou Ismâʿîl ibn Abî Khâlid. At-Tabarânî l'a rapporté par la voie d'al-Hasan ibn ʿAlî ibn Râshid, d'après Hushaym, d'après les quatre, d'après ash-Shaʿbî, avec ce hadith. * Hadith de Hudhayfa et d'Abû Saʿîd : « Il y avait parmi ceux qui vous ont précédés un homme qui avait mauvaise opinion de ses œuvres ; il dit à sa famille : Quand je mourrai, brûlez-moi » : on a dit que cet homme s'appelait Juhayna ; et cela parce que, dans le Sahîh d'Abû ʿAwâna, d'après Abû Bakr, cet homme est le dernier des gens du Feu à en sortir, et que, dans la version d'après Mâlik chez al-Khatîb, de la version d'Ibn ʿUmar : « Le dernier à entrer au Paradis sera un homme de Juhayna ; les gens du Paradis diront : C'est auprès de Juhayna que se trouve la nouvelle certaine ». * Hadith d'Abû Hurayra : « Le vers le plus véridique qu'ait dit un poète » : il s'agit de Labîd ibn Rabîʿa, comme cela se trouve chez lui en un autre endroit. Mahdî est Ibn Maymûn, d'après Ghaylân, qui est Ibn Jarîr. Hadith de Sahl ibn Saʿd : « Il regarda un homme qui combattait contre les polythéistes » : il s'agit de Quzmân, comme on l'a vu dans le Livre du combat (al-Jihâd). Hadith d'Abû Saʿîd : « Un Bédouin vint et dit : Quels sont les meilleurs des gens ? » : il n'est pas nommé. Hadith d'Anas : « Al-ʿAdbâ' n'était jamais devancée ; un Bédouin vint alors sur un jeune chameau » : il n'est pas nommé. Hadith de Qatâda d'après Zurâra — il s'agit d'Ibn Abî Awfâ —, d'après Saʿîd — il s'agit d'Ibn Hishâm ibn ʿÂmir al-Ansârî. Hadith d'Abû Hurayra : « Deux hommes s'injurièrent, un homme d'entre les Juifs et un homme d'entre les musulmans » : on a vu que le Juif était Finhâs, à ce qu'on a dit, et que le musulman était Abû Bakr ou ʿUmar ; dans une version du Sahîh, il est des Ansâr : on l'interprète donc comme des faits multiples. Hadith d'Abû Saʿîd : « Un homme d'entre les Juifs vint et dit : Ne t'informerai-je pas du repas d'accueil des gens du Paradis ? » : il n'est pas nommé. Hadith d'Anas : « Un homme dit : Ô Prophète d'Allah, comment le mécréant sera-t-il rassemblé sur son visage ? » : il n'est pas nommé.

Passage douteuxImprimé معيد, probablement معبد بن خالد : « Maʿbad ibn Khâlid » ; nom propre gardé tel qu'imprimé (Muʿayd). Texte arabe imprimé : حديث معيد بن خالد عن حارثة

(Sa parole : « Sahl ou un autre a dit : il n'y aura sur elle aucun repère pour personne ») : je ne sais pas qui Abû Hâzim visait par ses mots « ou un autre ». « ʿAbd al-ʿAzîz ibn ʿAbd Allâh nous a rapporté » : il s'agit d'al-Uwaysî. « Sulaymân m'a rapporté » : il s'agit d'Ibn Bilâl. * Hadith d'Ibn ʿAbbâs sur l'histoire de ʿUkkâsha : « Puis un autre homme se leva » : cela a été vu. Hadith d'Anas : « Hâritha fut atteint le jour de Badr » : il s'agit de Hâritha ibn Surâqa, et sa mère est ar-Rubayyiʿ bint an-Nadr, la tante paternelle d'Anas. « Ibrâhîm nous a rapporté » : il s'agit d'an-Nakhaʿî, « d'après ʿAbîda », avec a sur la lettre ʿayn : il s'agit d'Ibn ʿAmr as-Salmânî, « d'après ʿAbd Allâh » : il s'agit d'Ibn Masʿûd. (« Je connais certes le dernier des gens du Feu ») : on a vu que son nom est Juhayna. Hadith de Muʿayd ibn Khâlid d'après Hâritha — il s'agit d'Ibn Wahb al-Khuzâʿî — ; on y trouve : « Al-Mustawrid dit alors » : il s'agit d'Ibn Shaddâd al-Fihrî.

Le Livre du destin (Kitâb al-qadar)

Passage douteuxImprimé عبيد الله ; l'auteur des *Ziyâdât al-Musnad* est ʿAbd Allâh ibn Ahmad (عبد الله) ; nom propre gardé tel qu'imprimé (ʿUbayd Allâh). Texte arabe imprimé : أخرجه عبيد الله بن أحمد في زيادات المسند

* Hadith de ʿImrân ibn Husayn : « Un homme dit : Ô Envoyé d'Allah, les gens du Paradis sont-ils distingués des gens du Feu ? » (Je dis) : il s'agit de ʿImrân, le rapporteur ; Musaddad l'a précisé dans son Musnad, et cela se trouve chez l'auteur en un autre endroit, dans le Livre de l'exégèse (at-Tafsîr). * Hadith d'Usâma — il s'agit d'Ibn Zayd — : « J'étais auprès du Prophète (paix et bénédictions sur lui) lorsque lui vint le messager de l'une de ses filles, disant que son fils rendait l'âme » : on a vu dans le Livre des funérailles (al-Janâ'iz) ce qui a été dit sur le nom du fils et de la fille ; quant au messager, il n'est pas nommé. * Hadith d'Abû Saʿîd : « Un homme des Ansâr vint et dit : Nous capturons des captives », le hadith au sujet du coït interrompu (al-ʿazl) : il s'agit d'Abû Sirma ibn Qays ; dans les Maghâzî de l'auteur, d'après Abû Saʿîd, il dit : « Nous avons demandé » ; et chez Ibn Manda dans al-Maʿrifa, par la voie de Majdî ibn ʿAmr ad-Damrî, il dit : « Nous avons fait avec le Prophète (paix et bénédictions sur lui) l'expédition d'al-Muraysîʿ et nous avons capturé des captives ». Hadith de ʿAlî : « Il n'est aucun d'entre vous dont la place n'ait été inscrite ; un homme dit alors » : on a vu dans le Livre de l'exégèse que c'est Surâqa qui interrogea à ce sujet ; quant à celui dont c'était le convoi funèbre, je ne l'ai pas identifié. On a dit aussi que celui qui interrogea à ce sujet est ʿAlî, le rapporteur ; dans le Musnad d'Abû Bakr, au sein du Musnad d'Ahmad, il est dit qu'Abû Bakr interrogea à ce sujet, et dans le Musnad de ʿUmar d'Abû Bakr al-Marwazî et chez al-Bazzâr, que ʿUmar aussi interrogea à ce sujet. Il est arrivé la même chose à Dhû l-Lihya al-Kilâbî, dont le nom est Shurayh ibn ʿÂmir ; ʿUbayd Allâh ibn Ahmad l'a rapporté dans les Ziyâdât al-Musnad, ainsi qu'al-Hasan ibn Sufyân, Ibn Abî Khaythama et at-Tabarânî, tous d'après son hadith. * Hadith d'Abû Hurayra : « Nous assistâmes à Khaybar ; il dit d'un homme qui se réclamait de l'islam : Celui-ci est des gens du Feu », et le hadith de Sahl ibn Saʿd dans le même sens : il s'agit de Quzmân, comme on l'a vu, et celui qui le suivit est Aktham ibn Abî l-Jawn al-Khuzâʿî.

(Sa parole : « Et Ibn Jurayj a dit : ʿAbda m'a informé ») : il s'agit d'Ibn Abî Lubâba.

Le Livre des serments, des vœux et des expiations (Kitâb al-aymân wa-n-nudhûr wa-l-kaffârât)

Passage douteuxImprimé رضمان, coquille pour رمضان : « Ramadan ». Texte arabe imprimé : الذي وقع على امرأته في رضمان Imprimé أم حبال, probablement أم حبان : « Umm Hibbân », sœur de ʿUqba ibn ʿÂmir ; nom propre gardé tel qu'imprimé (Umm Hibâl). Texte arabe imprimé : واسم أخته أم حبال كما تقدم

* Hadith d'Abû Hurayra et de Zayd ibn Khâlid sur l'histoire des deux plaideurs et du journalier qui forniqua avec la femme : aucun d'eux n'est nommé. Hadith d'Abû Humayd as-Sâʿidî : « Il employa un agent » : il s'agit de ʿAbd Allâh ibn al-Lutbiyya. Hadith d'Abû Saʿîd : « Un homme entendit un homme réciter : Dis : Il est Allah, Unique » : celui qui entendit est Abû Saʿîd lui-même, et le récitant est Qatâda ibn an-Nuʿmân, comme on l'a vu dans les Mérites du Coran (Fadâ'il al-Qur'ân). * Hadith d'Abû Mûsâ sur le fait de manger de la poule : je n'ai pas identifié le nom de l'homme roux qui était des Taym Allâh ; on a dit que c'était Zahdam, le rapporteur du hadith. Hadith d'Usâma sur l'histoire de la mort du fils de la fille de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) : cela a été vu peu avant ; on y trouve : « Saʿd dit alors » : il s'agit d'Ibn ʿUbâda. * Hadith de ʿAbd Allâh : « On demanda au Prophète (paix et bénédictions sur lui) : Quels sont les meilleurs des gens ? Il répondit : Ma génération » : celui qui interrogea n'est pas nommé. * Hadith de ʿAbd Allâh ibn ʿAmr sur l'histoire de celui qui interrogea sur le fait d'avancer ou de retarder au pèlerinage — ce sur quoi il interrogeait est ici laissé imprécis — : cela a été vu dans le Livre de la science, et il en va de même du hadith d'Ibn ʿAbbâs à ce sujet. Hadith d'Abû Hurayra sur celui qui priait mal : on a vu qu'il s'agit de Khallâd. * Hadith d'al-Ashʿath : « Cela fut révélé au sujet d'un compagnon à moi » : il s'agit d'al-Jafshîsh, comme on l'a vu. Hadith d'al-Barâ' ibn ʿÂzib : « Ils avaient chez eux un hôte, et il ordonna à sa famille d'égorger », le hadith : ainsi est-il rapporté ici, et ce qui est exact est qu'al-Barâ' rapporta cela d'après Abû Burda ibn Niyâr, son oncle maternel ; quant à l'hôte, il n'est pas nommé. * Hadith de Sahl ibn Saʿd sur la noce d'Abû Usayd : son épouse est Umm Usayd. Hadith de Saʿd ibn ʿUbâda : « Il demanda un avis juridique au sujet d'un vœu dont sa mère était redevable » : on a vu qu'il s'agit de ʿAmra bint Masʿûd. Hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Un homme vint et dit : Ma sœur a fait le vœu » : il s'agit de ʿUqba ibn ʿÂmir al-Juhanî, et le nom de sa sœur est Umm Hibâl, comme on l'a vu. * Hadith d'Anas : « Allah n'a certes que faire que celui-ci se torture » : on a vu qu'il s'agit d'Abû Isrâ'îl, à ce qu'on a dit. * Hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Il passa près d'un homme qui en menait un autre » : ils ne sont pas nommés, et on a vu dans le Livre du pèlerinage (al-Hajj) qu'il se peut qu'il s'agisse de Bishr, le père de Khalîfa. * Hadith d'Ibn ʿUmar : « Un homme l'interrogea et dit : J'ai fait le vœu de jeûner » : il n'est pas nommé ; dans al-Awsat d'at-Tabarânî, c'est Karîma bint Sîrîn qui interrogea Ibn ʿUmar à ce sujet. Hadith d'Abû Hurayra sur celui qui eut des rapports avec sa femme pendant Ramadan : on a vu qu'il a été dit qu'il s'agit de Salama ibn Sakhr al-Bayâdî. Hadith de Jâbir : « Un homme des Ansâr affranchit un esclave à titre posthume » : on a vu que le maître est Abû Madhkûr et l'esclave Yaʿqûb le Copte. * Hadith de Zahdam sur l'histoire d'un homme roux ressemblant aux affranchis : cela a été vu peu avant.

(Sa parole : « Et Hishâm et ar-Rabîʿ ») : il s'agit d'Ibn Subayh. Et Allah sait mieux.

Le Livre des parts successorales (Kitâb al-farâ'id)

* Hadith de Saʿd ibn Abî Waqqâs : « Et seule une fille à moi hérite de moi » : il s'agit d'Umm al-Hakam l'aînée. Hadith de Huzayl ibn Shurahbîl : « On interrogea Abû Mûsâ » : celui qui interrogea n'est pas nommé. * Hadith d'Abû Hurayra : « Il jugea au sujet du fœtus d'une femme des Banû Lihyân » : il comporte plusieurs personnes non nommées, et le nom de certaines a été vu dans les Livres des malades et de la médecine ; chez al-Bayhaqî, d'après le hadith d'Abû l-Malîh, d'après son père, l'autre femme était des Banû Muʿâwiya. Les sœurs de Jâbir : on a vu qu'elles ne sont pas nommées ; et Zayd, mentionné dans ces chapitres, est Ibn Thâbit al-Ansârî.

(Sa parole : « J'ai dit à Abû Usâma : Idrîs vous a-t-il rapporté ») : il s'agit d'Ibn Yazîd al-Awdî, « d'après Talha » : il s'agit d'Ibn Musarrif. Hadith d'Ibn ʿUmar sur l'anathème mutuel (al-liʿân) : cela a été vu dans le Livre de l'exégèse. Hadith du fils de l'esclave de Zamʿa : on a vu qu'il s'agit de ʿAbd ar-Rahmân et que l'esclave n'est pas nommée. (Parole de Barîra : « Même si l'on me donnait telle et telle chose, je ne resterais pas avec lui ») ; et dans une autre version : « Il lui donna le choix au sujet de son mari » : le nom de son mari est Mughîth. Hadith d'Anas : « Le fils de la sœur des gens fait partie d'entre eux » : il s'agit d'an-Nuʿmân ibn Muqarrin ; Ahmad ibn Manîʿ l'a rapporté. Il dit cela aux Ansâr à son sujet ; il arriva la même chose avec Quraysh au sujet de ʿUtba ibn Ghazwân, al-Hâkim l'a rapporté ; il le dit également à la délégation de ʿAbd al-Qays au sujet de Mushamrikh al-ʿAbdî, Ibn as-Sakan l'a rapporté dans son ouvrage sur les Compagnons ; et il le dit aux Banû ʿAbd al-Muttalib au sujet de Jubayr ibn Mutʿim, Ibn ʿAsâkir l'a rapporté dans sa notice biographique. Et sa parole : « L'affranchi des gens fait partie d'entre eux » vise Rushayd al-Fârisî ; Ibn Saʿd l'a rapporté. Hadith d'Abû Hurayra : « Il y avait deux femmes, avec leurs deux fils » : ils ne sont pas nommés.

Le Livre des peines légales (Kitâb al-hudûd)

Passage douteuxImprimé عمرو كان, probablement عمر وكان (le و détaché) : « que c'était ʿUmar ; et Abû Bakr… » ; forme imprimée du nom conservée (ʿAmr). Texte arabe imprimé : عن ابن جريج أنه عمرو كان أبو بكر

* Le hadith d'Abû Hurayra : « On amena au Prophète (paix et bénédictions sur lui) un homme qui avait bu ; il dit : “Frappez-le” » : c'est an-Nuʿaymân. Et sa parole : « Et quelqu'un parmi les gens dit : “Qu'Allah te couvre d'opprobre !” » : c'est ʿUmar ibn al-Khattâb ; al-Bayhaqî l'a rapporté, et c'est par là qu'on identifie celui qui parla dans le hadith de ʿUmar, dans l'histoire de ʿAbd Allâh surnommé Himâr [« l'Âne »]. Le hadith de ʿÂ'isha (qu'Allah l'agrée) : « Usâma parla au Prophète (paix et bénédictions sur lui) au sujet d'une femme » : c'est Fâtima bint Abî l-Asad ; c'est elle qui est mentionnée ensuite dans le hadith de ʿÂ'isha : « Les Quraysh furent préoccupés par l'affaire de la femme makhzûmite qui avait volé », et c'est elle que vise la parole de ʿÂ'isha, plus loin : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) coupa la main d'une femme, et elle venait ensuite… ». Le hadith d'Anas sur les gens de ʿUrayna : il a été traité dans la Purification. Le hadith de ʿAlî, lorsqu'il lapida la femme : c'est Shurâha al-Hamdâniyya. * Le hadith de Jâbir : « Un homme des Aslam » : c'est Mâʿiz. Le hadith d'Abû Hurayra : « Un homme vint et dit : “J'ai commis la fornication” ; il se détourna de lui » : c'est Mâʿiz ; la femme est Fâtima, la jeune servante de Hazzâl ; on a dit aussi Munîra, et dans les Tabaqât d'Ibn Saʿd : Muhayra. Celui qui le lapida lorsqu'il s'enfuit, et le tua, est ʿAbd Allâh ibn Unays ; al-Hâkim rapporte d'Ibn Jurayj que c'était ʿAmr. Abû Bakr as-Siddîq (qu'Allah l'agrée) était à la tête de ceux qui le lapidèrent ; Ibn Saʿd l'a mentionné. La parole d'az-Zuhrî : « M'a informé quelqu'un qui avait entendu Jâbir » : c'est Abû Salama ibn ʿAbd ar-Rahmân. Le hadith d'Ibn ʿUmar sur l'histoire des deux Juifs fornicateurs : on a vu que la Juive est Busra — Ibn al-ʿArabî l'a mentionné dans Ahkâm al-Qur'ân — et que le Juif n'est pas nommé ; il a été répété dans cette section. Et sa parole : « L'un d'eux posa… » : c'est ʿAbd Allâh ibn Sûriyâ.

(Sa parole : « Et il ne punit pas celui qui avait eu des rapports pendant Ramadan ») C'est Salama ibn Sakhr, si cela est établi, comme on l'a vu dans le Jeûne.

(Sa parole : « Et ʿUmar ne punit pas l'homme à la gazelle ») C'est Qabîsa ibn Jâbir ; ʿAbd ar-Razzâq l'a rapporté dans son Musannaf. Le hadith d'Abû Hurayra et de ʿÂ'isha sur l'histoire de celui qui eut des rapports pendant Ramadan : il a été traité peu avant. Le hadith d'Anas : « Un homme vint et dit : “J'ai commis un acte passible d'une peine légale” » : on a vu dans la Prière que c'est Abû l-Yasar ibn ʿAmr, de son nom Kaʿb. Le hadith d'Abû Hurayra et de Zayd ibn Khâlid sur l'histoire de l'employé (al-ʿasîf) : on a vu que ceux qui y sont laissés anonymes ne sont pas nommés ; il a été répété dans cette section. Le hadith d'Ibn ʿAbbâs, d'après ʿUmar, sur l'histoire de la Saqîfa : on y lit : « ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf dit : “Si tu avais vu un homme venu trouver le Commandeur des croyants et lui dire : Ô Commandeur des croyants, que dis-tu d'Untel, qui dit : Si ʿUmar mourait, je prêterais allégeance à Untel” » : dans le Musnad d'al-Bazzâr et les Jaʿdiyyât, avec une chaîne faible, il est dit que celui à qui l'allégeance serait prêtée est Talha ibn ʿUbayd Allâh, sans que soient nommés ni celui qui parla ni celui qui rapporta ses propos. Puis je l'ai trouvé dans al-Ansâb d'al-Balâdhurî, avec une chaîne solide, dans la version de Hishâm ibn Yûsuf, d'après Maʿmar, d'après az-Zuhrî, par la chaîne mentionnée dans l'original, en ces termes : « ʿUmar dit : “J'ai appris qu'az-Zubayr a dit : Si ʿUmar mourait, nous prêterions allégeance à ʿAlî” », le hadith ; ceci est donc plus authentique. On y lit : « Lorsque nous approchâmes d'eux, deux hommes vertueux vinrent à notre rencontre » : ce sont ʿUwaym ibn Sâʿida et Maʿn ibn ʿAdî ; l'auteur les a nommés dans l'expédition de Badr, et al-Bazzâr l'a rapporté ainsi dans le Musnad de ʿUmar ; cela réfute celui qui prétend que ʿUwaym ibn Sâʿida mourut du vivant du Prophète (paix et bénédictions sur lui). On y lit : « Leur orateur prononça la profession de foi » : on a dit que c'est Thâbit ibn Qays ibn Shammâs. On y lit : « Celui qui parlait pour les Ansâr dit » : c'est al-Hubâb ibn al-Mundhir ; Mâlik et d'autres l'ont rapporté. Quant à celui qui dit : « Vous avez tué Saʿd », je ne l'ai pas identifié. * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Et il fit sortir Untel, et ʿUmar fit sortir Untel » : il a été traité dans le Vêtement. Le hadith d'Abû Hurayra et de Zayd ibn Khâlid sur l'histoire de l'employé : il a été traité peu avant. Le hadith d'Abû Hurayra : « Un Bédouin vint et dit : “Ma femme a donné naissance à un garçon noir” » : il a été traité dans l'Anathème mutuel (liʿân). * Le hadith de ʿAbd ar-Rahmân ibn Jâbir, d'après quelqu'un qui avait entendu le Prophète (paix et bénédictions sur lui) : c'est Abû Burda ibn Niyâr. * Le hadith d'Abû Hurayra sur l'interdiction du jeûne ininterrompu (wisâl) : « Il dit : “Toi, tu jeûnes sans interruption” » : il n'est pas nommé. * Le hadith de Sahl ibn Saʿd et d'Ibn ʿAbbâs sur les deux époux qui se maudirent mutuellement : il a été traité dans le Mariage.

Le Livre des prix du sang (Kitâb ad-diyât)

* Le hadith de ʿAbd Allâh — c'est Ibn Masʿûd — (« Un homme dit : “Ô Envoyé d'Allah, quel péché est le plus grave ?” ») : c'est Ibn Masʿûd, le rapporteur du hadith, comme cela figure chez l'auteur par une autre voie. * Le hadith d'al-Miqdâd : « J'ai rencontré un mécréant ; nous nous sommes battus, il m'a frappé la main et l'a coupée, puis il s'est réfugié loin de moi derrière un arbre » : je ne connais pas le nom de celui qui fut tué, et je pense que la question a été posée par supposition et hypothèse, non comme un fait advenu, car al-Miqdâd n'avait pas la main coupée. * Le hadith de ʿAbd Allâh — c'est Ibn Masʿûd — (« Aucune âme n'est tuée injustement sans que le premier fils d'Adam n'en porte une part ») : c'est Qâbîl fils d'Adam, pour le meurtre de son frère Hâbîl ; il fut le premier à instituer le meurtre injuste, instituant ainsi une mauvaise pratique dont le fardeau demeure sur lui. * Le hadith d'Usâma ibn Zayd : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) nous envoya à al-Huraqa, de Juhayna ; un homme des Ansâr et moi rattrapâmes un homme » : l'Ansârite n'est pas nommé, et celui qui fut tué est Mirdâs, comme on l'a vu dans le Jihâd. * Le hadith d'al-Ahnaf : « J'allai pour secourir cet homme » : c'est ʿAlî. * Le hadith d'Anas : « Un Juif écrasa la tête d'une jeune fille » : ni l'un ni l'autre ne sont nommés. * Le hadith d'Abû Hurayra : « Les Khuzâʿa tuèrent un homme des Banû Layth, en représailles d'un des leurs tué durant la Jâhiliyya » : il a été traité dans la Science ; on y lit : « Un homme de Quraysh se leva » : c'est al-ʿAbbâs, comme dans l'autre version ; et dans le Musannaf d'Ibn Abî Shayba : « Un homme47 de Quraysh, nommé Shâh, se leva ».

Passage douteuxImprimé تعليق التعليق, probablement تغليق التعليق : l'ouvrage d'Ibn Hajar *Taghlîq at-taʿlîq* ; titre imprimé conservé (بينتها compris comme وبينتها). Texte arabe imprimé : وقد شرح الطحاوي ثم البيهقي القصة بينتها في تعليق التعليق

(Sa parole : « Et l'un d'eux a dit, d'après Abû Nuʿaym ») Celui qui l'a dit est Muhammad ibn Yahyâ adh-Dhuhlî ; al-Bukhârî l'a rapporté dans la Science d'après Abû Nuʿaym, avec doute. * Le hadith : « La sœur d'ar-Rubayyiʿ blessa quelqu'un » : c'est la version de Hammâd ibn Salama, d'après Thâbit, d'après Anas ; ce qui est retenu (mahfûz), c'est l'histoire d'ar-Rubayyiʿ, mais le récit peut se rapporter à deux faits distincts, car celle-ci a blessé, tandis que l'autre a brisé. Le hadith d'Anas : « Un homme regarda dans la maison du Prophète (paix et bénédictions sur lui) » : on a vu que c'est al-Hakam ibn Abî l-ʿÂs. * Le hadith de Salama ibn al-Akwaʿ sur l'histoire de ʿÂmir ibn al-Akwaʿ : « Un homme parmi eux dit : “Fais-nous entendre, ô ʿÂmir” » : on a vu que c'est Usayd ibn Hudayr. * Le hadith de ʿImrân ibn Husayn : « Un homme mordit la main d'un homme » : on a vu que celui qui mordit est Yaʿlâ ibn Umayya et que le mordu est son employé ; cela est explicité chez an-Nasâ'î dans la version de Yaʿlâ ibn Umayya lui-même, contrairement à ce qui figure dans le commentaire de Muslim d'an-Nawawî ; l'employé n'est pas nommé. * Le hadith d'Anas : « La fille d'an-Nadr gifla une jeune servante » : la fille d'an-Nadr est ar-Rubayyiʿ bint an-Nadr, la tante paternelle d'Anas ; quant à la servante giflée, je ne connais pas son nom. * Le hadith d'ash-Shaʿbî : « Deux hommes témoignèrent devant ʿAlî contre un homme, affirmant qu'il avait volé » : je ne connais pas leurs noms. * Le hadith d'Ibn ʿUmar : « Un garçon fut tué par traîtrise » : la victime s'appelait Asîl ; al-Bayhaqî l'a rapporté. Quant au meurtrier, il figure chez l'auteur qu'ils étaient quatre : la femme, mère du garçon, son amant, son serviteur et un homme qui les aida ; ils ne sont pas nommés. At-Tahâwî puis al-Bayhaqî ont exposé l'histoire, et je l'ai expliquée dans Taʿlîq at-taʿlîq.

Passage douteuxImprimé حويضة (Huwayda), probablement حويصة (Huwayyisa), comme plus haut dans le segment ; forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : هذه القصة هي قصة حويضة ومحيصة Imprimé فقيل, probablement فقتل (« et fut tué »), comme dans le texte du hadith ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : فتحدثوا فخرج رجل منهم فقيل Imprimé الحسين (al-Husayn), probablement الحسن : le rapporteur connu est al-Hasan ibn ʿAmr al-Fuqaymî ; forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : حدثنا الحسين هو ابن عمرو الفقيمي

(Sa parole : « Et ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzîz écrivit au sujet d'une personne tuée ») Je ne connais pas son nom. * Le hadith de Sahl ibn Abî Hathma : « Un groupe des gens de son clan » : ce sont Muhayyisa et Huwayyisa, les deux fils de Masʿûd, et ʿAbd Allâh et ʿAbd ar-Rahmân, les deux fils de Sahl. * Le hadith d'Abû Qilâba, où il est question des gens de ʿUrayna : « Les gens dirent : “Anas n'a-t-il donc pas rapporté… ?” » : celui qui adressa ces mots à Abû Qilâba est ʿAnbasa ibn Saʿîd ibn al-ʿÂs ; les noms des gens de ʿUrayna ont été donnés dans la Purification. On y lit : « Un groupe d'Ansârites entra ; ils s'entretinrent, puis l'un d'eux sortit et fut tué » : cette histoire est celle de Huwayda et Muhayyisa, que Sahl ibn Abî Hathma a rapportée. On y lit : « Les Hudhayl avaient désavoué un de leurs alliés durant la Jâhiliyya » : je n'ai pas trouvé les noms de ces gens. On y lit : « ʿAbd al-Malik ibn Marwân avait fait exécuter un homme en talion sur la base des serments collectifs (qasâma), puis il le regretta » : je n'ai pas trouvé non plus leurs noms. * Le hadith d'Anas et de Sahl sur celui qui regarda par une ouverture : il a été traité peu avant. * Le hadith d'Abû Hurayra : « Deux femmes de Hudhayl se battirent » : on a vu que ce sont Umm Ghutayf et Mulayka, et nous avons exposé auparavant le reste de ce qu'il contient. « ʿAbd al-Wâhid nous a rapporté » : c'est Ibn Ziyâd ; « al-Husayn nous a rapporté » : c'est Ibn ʿAmr al-Fuqaymî. * Le hadith d'Abû Saʿîd : « Un Juif dit : “Un homme des Ansâr m'a giflé” » : l'Ansârite n'est pas nommé ; une histoire semblable est arrivée à Abû Bakr et à ʿUmar (qu'Allah les agrée), comme on l'a exposé.

Le Livre des apostats (Kitâb al-murtaddîn)

* Le hadith de ʿAbd Allâh ibn ʿAmr : « Un homme vint et dit : “Que sont les péchés majeurs ?” » : à examiner. * Le hadith d'Ibn Masʿûd : « Un homme dit : “Ô Envoyé d'Allah, serons-nous tenus pour responsables de ce que nous avons fait durant la Jâhiliyya ?” » : à examiner. * Le hadith de ʿIkrima : « On amena à ʿAlî des hérétiques (zanâdiqa), et il les brûla » : nous avons déjà dit que ce sont ceux qui lui attribuaient la divinité. * Le hadith d'Abû Mûsâ : « Je vins, accompagné de deux hommes de la tribu des Ashʿar » : je ne les connais pas ; on y trouve l'histoire du Juif qui apostasia après avoir embrassé l'islam, et je ne connais pas son nom. * Le hadith d'Anas : « Un Juif passa et dit : “As-sâm ʿalaykum [la mort sur vous]” » : je ne le connais pas. * Le hadith d'Abû Saʿîd : « ʿAbd Allâh ibn Dhî l-Khuwaysira at-Tamîmî vint et dit : “Sois juste, ô Envoyé d'Allah” » : on a vu chez l'auteur, dans la version d'Abû Saʿîd également : « Dhû l-Khuwaysira vint », ce qui est plus juste. Dans ce hadith : « Leur signe est un homme dont l'un des seins est comme le sein d'une femme » : le nom de cet homme, tué lors de la bataille d'an-Nahr, est Nâfiʿ, comme on l'a vu, et celui qui le tua s'appelle al-Ashhab al-Bajalî. * Le hadith de ʿUmar : « J'entendis Hishâm ibn Hakîm réciter la sourate al-Furqân selon de nombreuses lectures (hurûf) que l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) ne m'avait pas fait réciter » : Abû ʿUmar ibn ʿAbd al-Barr les a précisées dans at-Tamhîd, dans son commentaire de ce hadith.

(Sa parole : « Comme Luqmân dit à son fils ») Le nom de son fils est Thâriyân ; Ibn Qutayba l'a mentionné dans al-Maʿârif. * Le hadith de ʿItbân : « Un homme dit : “Où est Mâlik ?” Un homme dit : “C'est un hypocrite” » : on a vu que ʿItbân, le rapporteur du hadith, est l'un de ces deux hommes ; l'autre n'est pas nommé.

(Sa parole : « D'après Husayn, d'après Untel ») C'est Saʿd ibn ʿUbayda, comme on l'a vu ; et la femme a déjà été nommée.

Le Livre de la contrainte et de l'abandon des ruses (Kitâb al-ikrâh wa-tark al-hiyal)

Passage douteuxImprimé عبيدان (deux mots soudés), à lire عبيد أن : « Safiyya bint Abî ʿUbayd : “Un esclave…” » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : حديث صفية بنت أبي عبيدان عبدا

« Saʿîd ibn Sulaymân nous a rapporté » : c'est al-Wâsitî, surnommé Saʿdawayh ; « ʿAbbâd nous a rapporté » : c'est Ibn al-ʿAwwâm ; « d'après Ismâʿîl » : c'est Ibn Abî Khâlid ; « d'après Qays » : c'est Ibn Abî Hâzim. * Le hadith de Khansâ' bint Khidhâm : il a été traité dans le Mariage. * Le hadith de Jâbir sur l'esclave affranchi à terme (mudabbar) : il a été traité dans l'Affranchissement. * Le hadith de Safiyya bint Abî ʿUbayd : « Un esclave d'entre les esclaves de l'émirat eut un rapport avec une jeune esclave du quint [du butin] » : je ne les connais pas. * Le hadith d'Abû Hurayra : « Abraham (paix sur lui) émigra avec Sâra et entra avec elle dans une cité où se trouvait un roi » : on a vu que c'est Sâdûq. * Le hadith d'Anas : « Secours ton frère » ; « Un homme dit : “Ô Envoyé d'Allah, je le secours s'il est opprimé…” » : à examiner. * Le hadith de Talha : « Un Bédouin aux cheveux ébouriffés » : il a été traité dans la Foi. * Le hadith : « Saʿd ibn ʿUbâda demanda un avis juridique au sujet d'un vœu dont sa mère était redevable » : c'est ʿAmra bint Masʿûd, comme on l'a vu. * Le hadith d'Ibn ʿUmar : « On mentionna au Prophète (paix et bénédictions sur lui) un homme qui se faisait tromper dans les ventes » : c'est Habbân ibn Munqidh, comme on l'a vu. * Le hadith d'al-Qâsim — c'est Ibn Muhammad — : « Une femme d'entre les descendants de Jaʿfar » — c'est Ibn Abî Tâlib — « craignit que son tuteur ne la marie contre son gré » : c'est Umm Kulthûm bint ʿAbd Allâh ibn Jaʿfar ibn Abî Tâlib ; son tuteur était son père, et celui qui l'avait demandée en mariage était Yazîd ibn Muʿâwiya ; mais elle épousa son cousin al-Qâsim ibn Muhammad ibn Jaʿfar.

(Sa parole : « Une femme de son clan offrit un cadeau à Hafsa ») Elle n'est pas nommée.

Le Livre de l'interprétation des rêves (Kitâb at-taʿbîr)

* Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Un homme dit : “J'ai vu cette nuit en songe…” » : il a déjà été traité, et il n'est pas nommé. * Le hadith d'Abû Saʿîd al-Khudrî : on y lit : « ʿUmar ibn al-Khattâb me fut présenté, vêtu d'une chemise qu'il traînait. Ils dirent : “Comment l'as-tu interprété ?” » : celui qui posa cette question est Abû Bakr as-Siddîq ; al-Hakîm at-Tirmidhî l'a mentionné dans ses Nawâdir, à propos de ce hadith. * Le hadith de ʿÂ'isha : « J'ai vu l'ange te porter dans une pièce de soie » : c'est Gabriel (paix sur lui), comme dans la version d'at-Tirmidhî.

(Sa parole, dans le hadith d'Abû Hurayra : « Lorsque le temps se rapprochera », et : « Certains l'ont inséré tout entier dans le hadith ») La version avec insertion (mudraj) est celle de Qatâda, de Yûnus et de Hishâm, et la version qui distingue les deux parties est celle de ʿAwf.

Le Livre des épreuves (Kitâb al-fitan) — nous cherchons refuge auprès d'Allah l'Immense contre elles

Passage douteuxImprimé أبي بكر, probablement أبي بكرة : il s'agit de ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Bakra, rapporteur du hadith d'Abû Bakra ; forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : عن عبد الرحمن بن أبي بكر ورجل آخر Imprimé ابن عمر والحضرمي, probablement ابن عمرو الحضرمي (le و détaché) : « ʿAbd Allâh ibn ʿAmr al-Hadramî » ; forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : هو عبد الله ابن عمر والحضرمي

* Le hadith d'Usayd ibn Hudayr : « Un homme vint trouver le Prophète (paix et bénédictions sur lui) et dit : “Ô Envoyé d'Allah, tu as confié une charge à Untel” » : on a vu que celui qui parla est Usayd, le rapporteur, et qu'Untel désigne ʿAmr ibn al-ʿÂs. * Le hadith d'Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) : « Si je voulais, je dirais : les Banû Untel et les Banû Untel » : il veut dire les Banû Marwân et les Banû Muʿâwiya. * Le hadith de Jâbir : « Un homme passa dans la mosquée avec des flèches », et le hadith d'Abû Mûsâ, semblable : tous deux ont été traités dans la Prière. * Le hadith d'Ibn Sîrîn, d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Bakr et « un autre homme, meilleur à mes yeux que ʿAbd ar-Rahmân » : c'est Humayd ibn ʿAbd ar-Rahmân al-Himyarî ; l'auteur l'a nommé dans le Pèlerinage. On y lit : « Lorsque vint le jour où Ibn al-Hadramî fut brûlé » : c'est ʿAbd Allâh ibn ʿUmar wa-l-Hadramî.

Passage douteuxImprimé العجيلة (al-ʿAjîla), probablement العجلية (al-ʿIjliyya, de la tribu de ʿIjl) ; forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : اسم أمه هالة العجيلة

(Sa parole, là : « Ma mère m'a rapporté, d'après mon père ») Le nom de sa mère est Hâla al-ʿAjîla ; Khalîfa ibn Khayyât l'a mentionné, et Ibn Saʿd l'a nommée Hawla.

Passage douteuxImprimé حياة (Hayât), probablement حيوة : Haywa ibn Shurayh ; forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : حدثنا حياة هو ابن شريح Imprimé أمير أعلى, probablement أميرا على : « lorsqu'il était gouverneur de Médine » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : وكان ذلك لما كان أمير أعلى المدينة

(Sa parole : « ʿAbd Allâh ibn ʿAbd al-Wahhâb nous a rapporté ») C'est al-Hajabî. « Hammâd nous a rapporté » : c'est Ibn Zayd ; « d'après un homme qu'il n'a pas nommé » : c'est ʿAmr ibn ʿUbayd, chef de file du muʿtazilisme (iʿtizâl) ; il n'a fait figurer le hadith par sa voie que pour montrer l'erreur qu'il y a commise. « ʿAbd Allâh ibn Yazîd al-Muqri' nous a rapporté : Hayât nous a rapporté » : c'est Ibn Shurayh ; « et un autre » : c'est Ibn Lahîʿa, comme l'a rapporté at-Tabarânî. * Le hadith de Salama ibn al-Akwaʿ : « Il entra chez al-Hajjâj » : c'est Ibn Yûsuf ; c'était lorsqu'il était gouverneur de Médine. * Le hadith d'Anas sur l'histoire de celui qui demanda qui était son père : c'est ʿAbd Allâh ibn Hudhâfa. * Le hadith de Saʿîd ibn Jubayr : « ʿAbd Allâh ibn ʿUmar sortit vers nous, et un homme se hâta vers lui avant nous » : c'est Yazîd ibn Bishr as-Saksakî. * Le hadith d'Usâma : « Ne vas-tu pas parler à celui-ci ? » : c'est ʿUthmân ibn ʿAffân. * Le hadith d'Abû Bakra : « Les Perses ont donné le pouvoir à la fille de Khosroès » : c'est Bûrân bint Abarwîz, comme on l'a vu.

(Sa parole : « Et il vint trouver Ibn Shubruma et dit : “Introduis-moi auprès de ʿÎsâ” ») Il veut dire Ibn Mûsâ ibn Muhammad ibn ʿAlî ibn ʿAbd Allâh ibn ʿAbbâs, qui était alors gouverneur de Kûfa. « Muhammad ibn ʿAlî m'a informé » : c'est Abû Jaʿfar al-Bâqir ; (« que Harmala ») : c'est l'affranchi d'Usâma ibn Zayd.

Le Livre des jugements (Kitâb al-ahkâm)

* Hadith de ʿAlî : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) envoya un détachement et plaça à leur tête un homme des Ansâr » : il a été dit précédemment qu'il y a là un emploi figuré (majâz), et que l'émir dans cette histoire est ʿAbd Allâh ibn Hudhâfa as-Sahmî, qui est un Muhâjir ; chez Ibn Mâja et dans le Musnad d'Ahmad, ʿAbd Allâh ibn Hudhâfa est nommément désigné, ainsi que le fait qu'Abû Saʿîd était au nombre de ceux qu'il commandait. * Hadith d'Abû Mûsâ : « J'entrai, moi et deux hommes de mon peuple » : il a été dit précédemment qu'ils n'ont pas été nommés, si ce n'est que dans al-Awsat d'at-Tabarânî l'un d'eux est son cousin paternel. * Hadith d'Abû Tamîma Tarîf ibn Mujâlid : (« J'étais présent auprès de Safwân ») : il s'agit d'Ibn Muhriz ; (« et de Jundab ») : il s'agit d'Ibn ʿAbd Allâh al-Bajalî. * Hadith d'Anas sur l'homme qui demanda quand viendrait l'Heure : il a été vu dans le Livre des bonnes manières (al-adab). * Hadith de Thâbit : « J'ai entendu Anas dire à une femme de sa famille : “Connais-tu une telle ?” » : je n'ai identifié ni l'une ni l'autre. * Hadith d'Abû Mûsâ : « Un homme embrassa l'islam puis se fit juif » : il a été vu peu avant.

(Sa parole : « Abû Bakra écrivit à son fils ») : il s'agit de ʿUbayd Allâh. * Hadith d'Abû Masʿûd : « Un homme vint et dit : “Je tarde à venir à la prière du matin à cause d'un tel” » : il a été vu dans le chapitre de la prière en commun, ainsi que le fait que celui qui vint est Sulaym ibn al-Hârith et que l'imam est Ubayy ibn Kaʿb, comme dans le Musnad d'Abû Yaʿlâ ; on a dit aussi que c'est Muʿâdh ibn Jabal. * Hadith d'Ibn ʿUmar : « Il répudia sa femme » : il s'agit d'Âmina, comme on l'a vu.

(Sa parole : « Et ʿUmar écrivit à son gouverneur au sujet des peines légales ») : il s'agit de Yaʿlâ ibn Umayya, son gouverneur au Yémen ; il lui écrivit au sujet d'un homme qui avait forniqué avec la femme de son hôte : « S'il connaissait l'interdiction, applique-lui la peine. » * Hadith de Sahl ibn Saʿd sur les deux époux qui se maudissent mutuellement : il a été vu dans le Livre de l'imprécation mutuelle (al-liʿân). Hadith d'Abû Hurayra : « Un homme vint et dit : “J'ai forniqué” » : il s'agit de Mâʿiz, comme on l'a vu. * Hadith d'Umm Salama : « Vous portez vos litiges devant moi » : dans le Musannaf de ʿAbd ar-Razzâq, l'objet du litige était une terre dont les propriétaires étaient morts et dont ceux qui en avaient connaissance avaient disparu ; mais il n'a pas nommé les deux plaideurs.

(Sa parole : « Et Shurayh a dit, alors qu'un homme lui demandait de témoigner (et il a dit : “Va trouver l'émir”) » : il n'a pas été nommé. * Hadith d'Abû Qatâda sur les dépouilles (as-salab) : il a été vu dans le Livre du combat sacré (al-jihâd), et le Qurayshite qui prit les dépouilles n'a pas été nommé. * Hadith : « Deux hommes des Ansâr passèrent », dans l'histoire de Safiyya bint Huyayy : ils n'ont pas été nommés.

(Sa parole : « ʿUthmân ibn ʿAffân accepta l'invitation d'un esclave d'al-Mughîra ibn Shuʿba ») : je ne connais pas son nom.

(Sa parole : « parmi eux Abû Bakr, ʿUmar et Abû Salama ») : il s'agit d'Ibn ʿAbd al-Asad ; et Zayd est Ibn Hâritha. * Hadith d'Ibn ʿUmar : « Des gens lui dirent : “Nous entrons chez notre souverain” » : il s'agit d'al-Hajjâj ibn Yûsuf, comme cela est expliqué dans al-Ghaylâniyyât ; celui qui posa la question est Abû Ishâq ash-Shaybânî, comme l'a rapporté at-Tabarânî dans al-Awsat ; et nous avons rapporté, dans le Juz' d'Abû Masʿûd ibn al-Furât, que ʿUrwa ibn az-Zubayr interrogea lui aussi Ibn ʿUmar à ce sujet, et qu'Abû sh-Shaʿthâ' interrogea également Ibn ʿUmar à ce sujet ; ce sont donc trois personnes qu'il est possible que le rapporteur ait visées par ses mots « des gens ». * Hadith de Saʿd sur le fils de la servante de Zamʿa : il s'agit de ʿAbd ar-Rahmân, et la servante n'a pas été nommée. * Hadith d'al-Ashʿath : « Ce fut révélé à mon sujet et au sujet d'un homme » : il a été dit précédemment qu'il s'agit d'al-Jafshîsh. * Hadith de Jâbir : « Un homme rendit [son esclave] mudabbar (affranchi à sa mort) » : il a été vu peu avant. * Hadith de Zayd ibn Khâlid et d'Abû Hurayra dans l'histoire du domestique salarié (al-ʿasîf) : il a été dit précédemment qu'ils n'ont pas été nommés. * Hadith d'al-Miswar ibn Makhrama : « Le groupe que ʿUmar avait désigné se réunit » : ce sont ʿAlî, ʿUthmân, Saʿd ibn Abî Waqqâs, Talha ibn ʿUbayd Allâh, az-Zubayr ibn al-ʿAwwâm et ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf (qu'Allah les agrée). * Hadith de Jâbir : « Un Bédouin prêta allégeance, puis fut atteint d'une fièvre » : il s'agit de Qays ibn Thâbit, comme on l'a vu. Hadith d'Umm ʿAtiyya : « Une femme retira sa main et dit : “Une telle m'a aidée à pleurer [mon mort]” » : il a été vu dans le Livre des funérailles (al-janâ'iz). * Hadith de Jubayr ibn Mutʿim : « Une femme vint trouver le Prophète (paix et bénédictions sur lui) pour lui parler de quelque chose » : elle n'a pas été nommée.

(Sa parole : « ʿUmar fit sortir la sœur d'Abû Bakr lorsqu'elle se lamenta sur le mort ») : il s'agit d'Umm Farwa bint Abî Quhâfa.

Le Livre des souhaits (Kitâb at-tamannî) et de l'acceptation du récit d'un seul rapporteur (ijâzat khabar al-wâhid)

* Hadith de ʿÂ'isha : « Si seulement un homme vertueux d'entre mes Compagnons me gardait ! » Il dit : « Qui est-ce ? » On répondit : « Saʿd » : il s'agit d'Ibn Muʿâdh. * Hadith d'Ibn ʿAbbâs sur les deux époux qui se maudissent mutuellement : il a été vu dans le Livre de l'imprécation mutuelle. * Hadith d'Ibn ʿUmar et hadith d'al-Barâ' sur le changement de la qibla (direction de la prière) : ils ont été vus au début de l'ouvrage. * Hadith d'Anas : « Je donnais à boire à Abû Talha, lorsque quelqu'un vint à eux et dit : “Le vin a été interdit” » : il a été vu dans le Livre des ventes (al-buyûʿ) et ailleurs. * Hadith de ʿUmar : « Il y avait un homme des Ansâr : lorsqu'il était absent de chez l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) et que moi j'y étais présent, je lui rapportais ce qui s'était passé » : il s'agit d'Aws ibn Khawlî, comme on l'a vu. * Hadith de ʿAlî : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) envoya une armée et plaça à leur tête un homme » : il s'agit de ʿAbd Allâh ibn Hudhâfa as-Sahmî, comme on l'a vu. * Hadith de ʿUmar : « Je vins, et voici qu'un jeune esclave noir se tenait sur l'escalier » : il s'agit de Rabâh, comme on l'a vu. * Hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Il envoya sa lettre à Kisrâ et ordonna [au messager] de la remettre au grand [dignitaire] de Bahreïn » : celui qui fut envoyé avec la lettre est ʿAbd Allâh ibn Hudhâfa, le grand de Bahreïn est al-Mundhir ibn Sâwâ, et Kisrâ est le fils de Hurmuz ; tout cela a déjà été vu. * Hadith de Salama ibn al-Akwaʿ : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) dit à un homme de la tribu d'Aslam : “Fais l'annonce parmi ton peuple” » : il s'agit d'Asmâ' ibn Hâritha ; Ahmad l'a rapporté dans son Musnad, dans la notice de Hind ibn Asmâ', et cela a été vu dans le Livre du jeûne (as-sawm). * Hadith d'Ibn ʿUmar, où il est question de la viande de lézard (dabb) : « Une femme les interpella » : il s'agit de Maymûna bint al-Hârith, l'épouse du Prophète (paix et bénédictions sur lui).

Le Livre de l'attachement ferme (Kitâb al-iʿtisâm)

* Hadith de Târiq ibn Shihâb : « Un homme d'entre les juifs dit à ʿUmar » : il s'agit de Kaʿb al-Ahbâr, comme on l'a vu dans le Livre de la foi (al-îmân). D'après Abû Wâ'il : « Je m'assis auprès de Shayba » : il s'agit d'Ibn ʿUthmân al-Hajabî. * Hadith de Jâbir : « Des anges vinrent » : parmi eux ont été nommés Jibrîl et Mîkâ'îl ; at-Tirmidhî et al-Ismâʿîlî l'ont rapporté. * Hadith d'Abû Mûsâ : « On interrogea l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) sur certaines choses ; un homme se leva et dit : “Ô Envoyé d'Allah, qui est mon père ?” Il répondit : “Ton père est Hudhâfa” » : il s'agit de ʿAbd Allâh ; « puis un autre se leva et dit : “Qui est mon père ?” Il répondit : “Ton père est Sâlim, l'affranchi de Shayba” » : il s'agit de Saʿd ibn Sâlim, affranchi de Shayba ibn Rabîʿa ibn ʿAbd Shams ; je l'ai expliqué dans le Livre de la foi. * Hadith d'Anas sur une histoire semblable : « Un homme se leva et dit : “Où sera mon entrée, ô Envoyé d'Allah ?” Il répondit : “Le Feu” » : cet homme n'a pas été nommé.

(Sa parole : « Et l'autre en indiqua un autre ») : il s'agit d'al-Qaʿqâʿ ibn Maʿbad ibn Zurâra at-Tamîmî. * Hadith de Sahl sur les deux époux qui se maudissent mutuellement : il a été vu dans le Livre de l'imprécation mutuelle. « Ibn Wahb m'a rapporté : ʿAbd ar-Rahmân ibn Shurayh et un autre m'ont rapporté » : [cet autre] est Ibn Lahîʿa. * Hadith d'Abû Saʿîd : « Une femme vint trouver l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) et dit : “Les hommes ont accaparé ton enseignement” » : il s'agit d'Asmâ' bint Yazîd ibn as-Sakan ; on y trouve aussi : « Une femme dit : “Ou deux ?” » : il s'agit d'Umm Mubashshir, d'Umm Sulaym ou d'Umm Hâni', et cela a été vu dans le Livre des funérailles. * Hadith d'Abû Hurayra : « Un Bédouin dit : “Ma femme a mis au monde un garçon noir” » : il a été dit précédemment que le Bédouin est Damdam ibn Qatâda. * Hadith d'Ibn ʿAbbâs (qu'Allah l'agrée) : « Une femme dit : “Ma mère avait fait le vœu d'accomplir le pèlerinage” » : il a été dit précédemment qu'elle est la tante paternelle de Sinân ibn ʿAbd Allâh al-Juhanî, et l'on a dit que son nom était ʿÂ'isha. * Hadith de Jâbir : « Un Bédouin prêta allégeance » : il a été dit précédemment que son nom est Qays. * Hadith de ʿAbd Allâh : « … sans qu'il en revienne [une part] au premier fils d'Adam » : il a été dit précédemment qu'il s'agit de Qâbîl. * Hadith d'Ibn ʿAbbâs, d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf : « Si tu avais vu le Commandeur des croyants, lorsqu'un homme vint le trouver » : il a été vu dans le Livre des peines légales (al-hudûd). * Hadith de ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿÂbis : « On demanda à Ibn ʿAbbâs (qu'Allah l'agrée) : “As-tu assisté à la fête ?” » : celui qui posa la question est ʿAtâ' ibn Abî Rabâh. * Hadith d'Ibn ʿUmar sur les deux juifs qui forniquèrent : il a été dit à plusieurs reprises que l'homme n'a pas été nommé et que le nom de la femme est Busra. * Hadith d'Ibn ʿUmar sur l'invocation dans le qunût (invocation debout) de la prière de l'aube : « Ô Allah, maudis un tel et un tel » : il a été dit précédemment que parmi eux figurent Safwân ibn Umayya, al-Hârith ibn Hishâm et d'autres. * Hadith d'Abû Hurayra et d'Abû Saʿîd : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) envoya le frère des Banû ʿAdî, l'Ansârite » : il s'agit de Sawâd ibn Ghaziyya, comme on l'a vu. * Hadith de Jâbir sur le fait de manger de l'ail et de l'oignon : « Approchez-les de certains de ses Compagnons » : il s'agit d'Abû Ayyûb al-Ansârî. « ʿAbd Allâh ibn Saʿd ibn Ibrâhîm nous a rapporté * mon père et mon oncle m'ont rapporté » : [l'oncle] est Yaʿqûb ibn Ibrâhîm ibn Saʿd ibn Ibrâhîm ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf ; on y trouve : « Une femme vint le trouver » : je ne connais pas son nom. * Hadith de ʿÂ'isha : « Une femme vint demander au sujet du sang des menstrues » : il s'agit d'Asmâ' bint Shakal, comme chez Muslim ; on a déjà vu ce qu'il y a à en dire.

(Sa parole, dans le hadith de la calomnie (al-ifk) par la voie de Hishâm, d'après son père, d'après ʿÂ'isha : « Et un homme des Ansâr dit, lorsque cela lui parvint : “Gloire à Toi ! Il ne nous appartient pas d'en parler. Gloire à Toi ! C'est une énorme calomnie” ») : celui des Ansâr qui dit cela est Abû Ayyûb ; al-Hâkim l'a rapporté dans al-Iklîl, ainsi que d'autres, par la voie d'Ibn Ishâq, d'al-Wâqidî et d'autres ; de même at-Tabarânî dans Musnad ash-Shâmiyyîn et al-Âjurrî dans Turuq hadîth al-ifk, tous deux par la voie de ʿAtâ' al-Khurâsânî, d'après az-Zuhrî, d'après ʿUrwa, d'après ʿÂ'isha. Il a été rapporté aussi d'Ubayy ibn Kaʿb qu'il dit cela à sa femme Umm at-Tufayl ; al-Hâkim l'a rapporté également par la voie d'al-Wâqidî. Cela a été rapporté aussi de Qatâda ibn an-Nuʿmân ; on l'a transmis d'après Ibn Bashkuwâl, mais je ne l'ai pas vu dans son livre.

Le Livre de l'unicité divine (Kitâb at-tawhîd)

Passage douteuxImprimé « صفة التصوف », probablement « صفوة التصوف » (*Safwat at-tasawwuf* d'Ibn Tâhir al-Maqdisî) ; titre imprimé conservé. Texte arabe imprimé : وعزاه لصفة التصوف لابن طاهر

* Hadith d'Abû Saʿîd : « Un homme entendit un homme réciter “Dis : Il est Allah, Unique” [Al-Ikhlâs : 1] » : il a été vu dans le Livre des mérites du Coran (fadâ'il al-Qur'ân). Hadith de ʿÂ'isha : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) envoya un homme à la tête d'un détachement ; il récitait [le Coran] à ses compagnons dans leur prière et terminait par “Dis : Il est Allah, Unique” » : on a dit qu'il s'agit de Kulthûm ibn al-Hidm, mais cela est discutable, car on a mentionné qu'il mourut au début de l'Hégire, avant que le combat ne fût révélé. J'ai vu, de la main d'ar-Rashîd al-ʿAttâr : « Kulthûm ibn Zahdam », et il l'attribuait à Sifat at-tasawwuf d'Ibn Tâhir. On dit aussi : Qatâda ibn an-Nuʿmân, ce qui est une erreur, un glissement du hadith précédent à celui-ci. * Hadith d'Usâma ibn Zayd : « Le messager de l'une de ses filles vint trouver l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) » : il a été vu dans le Livre des funérailles.

(Sa parole : « Yahyâ a dit : “Le Manifeste (az-Zâhir) : celui qui domine toute chose par la science” ») : il s'agit de Yahyâ ibn Ziyâd Abû Zakariyyâ al-Farrâ'.

(Sa parole : « Et al-Aʿmash a dit, d'après Tamîm ») : il s'agit d'Ibn Salama ; s'est trompé celui qui a prétendu qu'il s'agit de Tamîm ibn Tarafa. * Hadith d'Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) sur l'histoire du meurtre de Khubayb ibn ʿAdî : il a été vu dans le Livre des expéditions (al-maghâzî).

Passage douteuxImprimé « محمد ابن أبي بكرة », probablement « محمد عن ابن أبي بكرة » (Muhammad [ibn Sîrîn], d'après Ibn Abî Bakra, qui est ʿAbd ar-Rahmân) ; forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : أيوب عن محمد ابن أبي بكرة هو عبد الرحمن

(Sa parole : « Saʿîd l'a rapporté d'après Mâlik ») : il s'agit de Saʿîd ibn Dâwûd ibn Abî Zanbar az-Zanbarî. * Hadith de ʿAbd Allâh : « Un homme des gens du Livre vint trouver le Prophète (paix et bénédictions sur lui) et dit : “Ô Abû l-Qâsim, Allah tient les cieux sur un doigt” » : il a été vu, ainsi que le fait qu'il n'a pas été nommé ; dans certaines de ses voies, il est dit que c'était un rabbin d'entre leurs rabbins. « Abû ʿAwâna et ʿUbayd Allâh ibn ʿAmr, d'après ʿAbd al-Malik » : il s'agit d'Ibn ʿUmayr al-Kûfî. * Hadith de ʿImrân : « Puis un homme vint me trouver et dit : “Ô ʿImrân, rattrape ta chamelle” » : cet homme n'a pas été nommé. * Hadith d'Anas : « Zayd ibn Hâritha vint se plaindre » : c'est-à-dire de Zaynab bint Jahsh, sa femme. * Hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Abû Dharr dit à son frère » : il s'agit d'Unays. * Hadith d'Abû Saʿîd : « Un homme aux yeux enfoncés s'avança » : il s'agit de Dhû l-Khuwaysira at-Tamîmî. * Hadith d'Abû Hurayra et d'Abû Saʿîd sur l'intercession, où il est question du dernier des gens du Feu à en sortir : il a été dit précédemment qu'il s'agit de Juhayna. « ʿAbd Allâh ibn Saʿd nous a rapporté : mon oncle nous a rapporté » : il s'agit de Yaʿqûb ibn Ibrâhîm ibn Saʿd. « Ayyûb, d'après Muhammad ibn Abî Bakra » : il s'agit de ʿAbd ar-Rahmân. * Hadith d'Usâma : « Un fils de l'une des filles du Prophète (paix et bénédictions sur lui) était à l'agonie » : il a été vu dans le Livre des funérailles. * Hadith d'Abû Hurayra sur l'histoire de Sulaymân fils de Dâwûd : il a été dit précédemment que la femme qui mit au monde une moitié d'être humain n'a pas été nommée ; et l'on a dit que c'est là le corps qui fut jeté sur son trône. * Hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Il entra chez un Bédouin pour lui rendre visite [dans sa maladie] » : il a été dit précédemment que son nom est Qays. * Hadith d'Abû Hurayra : « Un homme d'entre les musulmans et un homme d'entre les juifs s'insultèrent » : il a été dit précédemment que le juif n'a pas été nommé et que le musulman est Abû Bakr ou ʿUmar. * Hadith d'al-Barâ' ibn ʿÂzib : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) a dit : “Ô un tel” » : il a été dit précédemment que c'est al-Barâ' qui est ainsi interpellé. * Hadith d'Abû Hurayra : « Un homme qui n'avait jamais fait aucun bien dit » : il a été dit précédemment qu'il est le dernier des gens du Feu à en sortir et que son nom est Juhayna. * Hadith d'Abû Mûsâ : « Un homme vint et dit : “Ô Envoyé d'Allah, l'homme combat par esprit partisan…” », le hadith : il a été dit précédemment que son nom est Lâhiq ibn Dumayra. * Hadith de Safwân ibn Muhriz : « Un homme demanda à Ibn ʿUmar : “Comment as-tu entendu l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) parler de l'entretien confidentiel (an-najwâ) ?” » : il a été dit précédemment qu'il n'a pas été nommé. * Hadith d'Abû Hurayra : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) parlait, et auprès de lui se trouvait un homme des gens du désert ; il dit : “Un homme des gens du Paradis demanda à son Seigneur la permission de cultiver la terre” », le hadith : je n'ai pas trouvé le nom du Bédouin en question, et il est possible que ce soit lui qui soit visé, car il avait posé une question à ce sujet.

Passage douteuxImprimé « ودواخاء », probablement « ودّ وإخاء » : « de l'affection et de la fraternité » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : من جرم وبين الأشعريين ودواخاء

* Hadith de ʿAbd Allâh — c'est Ibn Masʿûd — : « Deux Thaqafites et un Qurayshite, ou deux Qurayshites et un Thaqafite, se réunirent près de la Maison » : il a été vu dans l'exégèse de [la sourate] Fussilat. * Hadith d'Abû Hurayra par la voie d'Ibn Jurayj, d'après Ibn Shihâb : « N'est pas des nôtres celui qui ne psalmodie pas le Coran » ; un autre a ajouté : « en le récitant à voix haute » : cet autre est Sufyân ibn ʿUyayna ; l'auteur l'a rapporté par sa voie également ; c'est ainsi qu'il l'a rapporté ensuite par la voie d'Abû Salama, d'après Abû Hurayra. * Hadith de ʿAbd Allâh ibn Masʿûd : « Un homme dit : “Ô Envoyé d'Allah, quel péché est le plus grave ?” » : l'homme en question est ʿAbd Allâh ibn Masʿûd, le rapporteur ; l'auteur l'a montré auparavant, dans le chapitre de la parole d'Allah le Très-Haut : « N'attribuez donc pas d'égaux à Allah » [Al-Baqara : 22]. * Hadith d'Ibn Masʿûd : « Un homme demanda au Prophète (paix et bénédictions sur lui) quelle œuvre est la meilleure » : celui qui posa la question est Ibn Masʿûd, le rapporteur, comme cela est établi chez l'auteur dans le Livre de la prière et ailleurs. * Hadith d'Ibn ʿUmar : « On amena au Prophète (paix et bénédictions sur lui) un homme et une femme d'entre les juifs qui avaient forniqué » : il a été dit à plusieurs reprises que l'homme n'a pas été nommé et que la femme s'appelle Busra ; on y trouve : « Ils dirent à un homme qu'ils agréaient : “Ô borgne, lis !” » : il s'agit de ʿAbd Allâh ibn Sûriyâ ; on y trouve aussi : « Il dit : “Lève ta main” » : celui qui lui dit « Lève ta main » est ʿAbd Allâh ibn Salâm ; l'auteur l'a déclaré explicitement dans le chapitre de la lapidation sur le pavé (al-balât). * Hadith de ʿÂ'isha sur la calomnie : il a été dit à plusieurs reprises que les auteurs de la calomnie sont ʿAbd Allâh ibn Ubayy ibn Salûl, Hassân ibn Thâbit, Mistah ibn Uthâtha et Hamna bint Jahsh. * Hadith de ʿAlî : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) était à un enterrement et dit : “Il n'est aucun d'entre vous dont la place n'ait été inscrite, au Feu ou au Paradis.” Ils dirent : “Ne nous en remettrons-nous pas [à ce qui est écrit] ?” », le hadith : le défunt n'a pas été nommé ; ceux qui posèrent la question sont un groupe, dont ont été nommés ʿImrân ibn Husayn, Abû Bakr, ʿUmar et Surâqa ibn Juʿshum ; cela a été vu peu avant, dans le Livre du destin (al-qadar). « Muhammad ibn Abî Ghâlib nous a rapporté » : il s'agit d'al-Qûmisî, qui est plus jeune qu'al-Bukhârî. « Muhammad ibn Ismâʿîl nous a rapporté » : il s'agit d'Ibn Abî Sumayya al-Basrî. * Hadith de Zahdam — c'est al-Jarmî — : « Il y avait entre cette tribu de Jarm et les Ashʿarites de l'affection et de la fraternité ; nous étions chez Abû Mûsâ al-Ashʿarî, et on lui présenta un repas contenant de la viande de poulet ; il y avait auprès de lui un homme des Banû Taym Allâh, qui semblait être un affranchi » : cet homme n'a pas été nommé ; dans la version d'at-Tirmidhî, c'est Zahdam lui-même, et de même chez Abû ʿAwâna dans son Sahîh ; il est possible que Zahdam et l'homme au teint rouge se soient tous deux abstenus de manger. * Hadith de ʿÂ'isha : « Des gens interrogèrent le Prophète (paix et bénédictions sur lui) au sujet de la divination » : ce sont Rabîʿa ibn Kaʿb al-Aslamî et les siens, comme cela est établi dans le Sahîh de Muslim. * Ici s'achève l'exposé sur la précision des noms laissés indéterminés (al-muhmal) et la désignation des personnes non nommées (al-mubham), pour ce que nous avons pu en trouver dans al-Jâmiʿ as-sahîh. Puisse Allah faire profiter de tout cela, par Sa grâce et Sa générosité. Âmîn.

Huitième section : exposé des hadiths que lui ont reprochés le hâfiz de son époque, Abû l-Hasan ad-Dâraqutnî, et d'autres critiques ; leur présentation hadith par hadith selon l'ordre du livre, et l'exposé des réponses qui s'offrent à ce sujet

Passage douteuxImprimé وقيل, probablement وقبل : « avant d'aborder ce sujet ». Texte arabe imprimé : وقيل الخوض فيه ينبغي لكل منصف

Avant d'aborder ce sujet, il convient à toute personne équitable de savoir que ces hadiths, même si la plupart d'entre eux ne portent pas atteinte au fondement de l'objet du livre, tombent tous sous le coup d'une autre considération : celle du consensus (ijmâʿ) qu'ont affirmé l'imam Abû ʿAmr ibn as-Salâh et d'autres quant à la réception de ce livre avec acceptation et à la reconnaissance de l'authenticité de tout ce qu'il contient. En effet, l'authenticité de ces passages est disputée ; ils n'ont donc pas bénéficié de la réception dont a bénéficié la majeure partie du livre. Ibn as-Salâh a abordé cela lorsqu'il a dit : « à l'exception de quelques passages que lui ont reprochés ad-Dâraqutnî et d'autres ». Et il a dit dans l'introduction de son commentaire de Muslim : « Ce qui leur a été reproché — c'est-à-dire à al-Bukhârî et à Muslim — et qu'un hâfiz digne de confiance a critiqué est exclu de ce que nous avons mentionné, faute de consensus sur sa réception avec acceptation. » (Fin.) C'est là une réserve excellente. Les propos du shaykh Muhyî d-Dîn sur ces passages ont varié. Il a dit en effet dans l'introduction du commentaire de Muslim, en ces termes : « Section. Un groupe de savants a relevé contre al-Bukhârî et Muslim des hadiths dans lesquels ils auraient manqué à leur condition et qui descendraient au-dessous du degré auquel ils se sont astreints. Ad-Dâraqutnî a composé un ouvrage à ce sujet ; Abû Masʿûd ad-Dimashqî a lui aussi un relevé critique contre eux, et Abû ʿAlî al-Ghassânî a, dans la partie des défauts cachés de at-Taqyîd, un relevé critique contre eux. Il a été répondu à cela, ou à la plupart. » Fin. Et il a dit dans l'introduction du commentaire d'al-Bukhârî : « Section. Ad-Dâraqutnî a relevé contre al-Bukhârî et Muslim des hadiths dont il a critiqué certains ; or cette critique repose sur des règles propres à certains spécialistes du hadith, très faibles et contraires à ce que tient la majorité des juristes, des spécialistes des fondements et d'autres ; ne t'en laisse donc pas abuser. » Fin de ses propos. Or il apparaîtra, à travers leur exposé et leur examen détaillé, qu'ils ne sont pas tous ainsi. Sa parole dans le commentaire de Muslim : « Il a été répondu à cela, ou à la plupart », est ce qui est juste, car il en est parmi eux dont la réponse n'est pas recevable, comme on le verra. Et quand bien même il n'y aurait en cela que les hadiths muʿallaq (sans chaîne complète) qui ne sont pas rattachés par une autre voie dans le livre d'al-Bukhârî — surtout si, parmi les hommes qu'il y a mis en avant, se trouve quelqu'un qui a fait l'objet d'une critique, comme cela a été détaillé précédemment —, Ibn as-Salâh a en effet dit que le hadith de Bahz ibn Hakîm mentionné et ses semblables ne relèvent certainement pas de sa condition, de même que ce qui se trouve de tel dans Muslim. Toutefois, la réponse concernant le muʿallaq est aisée, car l'objet des deux livres ne porte que sur les hadiths à chaîne complète (musnad), et le muʿallaq n'est pas musnad. C'est pourquoi ad-Dâraqutnî, dans ses relevés critiques des deux Sahîh, ne s'est pas intéressé aux hadiths muʿallaq qui ne sont pas rattachés en un autre endroit, sachant qu'ils ne relèvent pas de l'objet du livre et qu'ils n'y sont mentionnés qu'à titre d'appui et de témoignage ; et Allah sait mieux. Nous avons mentionné les raisons qui ont poussé l'auteur à rapporter ces hadiths sans chaîne complète, et que son intention était que le livre réunisse la plupart des hadiths qui servent de preuve ; seulement, certains sont conformes à sa condition, et il les a donc exposés à la manière du corps du livre, tandis que d'autres ne le sont pas, et il en a modifié la présentation pour qu'ils s'en distinguent. Ainsi se trouve écartée la question des hadiths muʿallaq, et il ne reste à examiner que les hadiths à chaîne complète auxquels on a imputé un défaut. Le nombre de ceux que nous avons réunis, parmi ce qui figure dans le livre d'al-Bukhârî — même si Muslim le rejoint pour une partie —, s'élève à cent dix hadiths : il y a ceux que Muslim a rapportés comme lui, au nombre de trente-deux, et ceux qu'il est seul à avoir rapportés, au nombre de soixante-dix-huit.

La réponse globale consiste à dire : il ne fait aucun doute qu'al-Bukhârî, puis Muslim, l'emportent sur les gens de leur époque et sur les imams de cette discipline venus après eux dans la connaissance de l'authentique et du défectueux. En effet, nul ne conteste que ʿAlî ibn al-Madînî était le plus savant de ses pairs en matière de défauts cachés (ʿilal) du hadith ; c'est de lui qu'al-Bukhârî a pris cette science, au point qu'il disait : « Je ne me suis jamais senti petit auprès de quiconque, sauf auprès de ʿAlî ibn al-Madînî. » Et malgré cela, lorsque ʿAlî ibn al-Madînî apprenait ce propos d'al-Bukhârî, il disait : « Laissez sa parole, car il n'a pas vu son pareil. » Muhammad ibn Yahyâ adh-Dhuhlî était le plus savant de son époque quant aux défauts cachés des hadiths d'az-Zuhrî, et les deux shaykhs en ont tous deux tiré profit. Al-Firabrî a rapporté d'al-Bukhârî qu'il a dit : « Je n'ai inséré dans le Sahîh aucun hadith qu'après avoir demandé à Allah le Très-Haut de m'éclairer par la prière de consultation et m'être assuré de son authenticité. » Makkî ibn ʿAbd Allâh a dit : « J'ai entendu Muslim ibn al-Hajjâj dire : “J'ai soumis ce livre qui est le mien à Abû Zurʿa ar-Râzî, et tout ce en quoi il a signalé un défaut, je l'ai laissé.” » Dès lors qu'il est connu et établi qu'ils ne rapportent, des hadiths, que ceux qui n'ont pas de défaut, ou qui ont un défaut mais sans incidence à leurs yeux, alors, à supposer que l'on donne raison aux propos de celui qui les a critiqués, sa parole s'opposerait à leur authentification ; or il ne fait aucun doute qu'ils l'emportent sur d'autres en cette matière. L'objection est donc repoussée d'un point de vue global. Quant au point de vue détaillé, les hadiths qui leur ont été reprochés se répartissent en plusieurs catégories.

La première catégorie

Passage douteuxImprimé سخكيه (mot inexistant), probablement سنحكيه : « ce que nous rapporterons de lui ». Texte arabe imprimé : كما صرح به الدارقطني فيما سخكيه عنه

Ceux pour lesquels les rapporteurs divergent par l'ajout ou le retrait d'hommes dans la chaîne de transmission. Si l'auteur du Sahîh a rapporté la voie comportant l'ajout et que le critique l'a déclarée défectueuse par la voie comportant le retrait, c'est une imputation de défaut rejetée, comme l'a déclaré explicitement ad-Dâraqutnî dans ce que nous rapporterons de lui à propos du quarante-cinquième hadith. En effet, si le rapporteur l'a entendu [directement], l'ajout ne nuit pas, car il se peut qu'il l'ait entendu par un intermédiaire d'après son maître, puis qu'il l'ait rencontré et l'ait entendu de lui ; et s'il ne l'a pas entendu dans la voie comportant le retrait, celle-ci est interrompue ; or l'interrompu relève du faible, et le faible ne rend pas défectueux l'authentique. On en trouvera des exemples au deuxième hadith, au huitième et à d'autres. Si l'auteur du Sahîh a rapporté la voie comportant le retrait et que le critique l'a déclarée défectueuse par la voie comportant l'ajout, son objection implique l'allégation d'une interruption dans ce que l'auteur a authentifié. On examine alors si ce rapporteur est un Compagnon, ou un rapporteur fiable ne pratiquant pas le tadlîs (dissimulation d'un intermédiaire) qui a manifestement connu celui d'après qui il rapporte, ou s'il a déclaré explicitement avoir entendu, par une autre voie, au cas où il pratique le tadlîs : si cela se trouve, l'objection est par là repoussée. Si cela ne se trouve pas et que l'interruption y est apparente, la substance de la réponse en faveur de l'auteur du Sahîh est qu'il n'a rapporté de tels hadiths que parmi ceux qui ont une corroboration (mutâbaʿa) et un appui, ou qu'un indice les entoure qui les renforce globalement, l'authentification portant alors sur l'ensemble, comme nous l'éclaircirons en traitant du vingt-quatrième de ces hadiths et d'autres. Parfois, certains critiques ont déclaré défectueux des hadiths en y alléguant une interruption parce qu'ils n'ont pas été entendus, comme pour les hadiths rapportés par écrit et par licence (ijâza). Or il n'en découle pas d'interruption pour qui autorise la transmission par licence ; bien plus, le fait que l'auteur du Sahîh rapporte de tels hadiths prouve qu'il tient pour valable la transmission par licence. Nous y avons fait allusion à propos du trente-sixième hadith et d'autres.

La deuxième catégorie

Ceux pour lesquels les rapporteurs divergent en changeant les hommes d'une partie de la chaîne de transmission. La réponse est la suivante : s'il est possible de concilier, en considérant que ce rapporteur détenait le hadith selon les deux formes à la fois, l'auteur les a rapportées toutes deux sans se limiter à l'une d'elles, lorsque ceux qui divergent à ce sujet sont équivalents en mémoire et en nombre, comme au quarante-huitième hadith et ailleurs. Si la conciliation est impossible, du fait que ceux qui divergent ne sont pas équivalents mais seulement proches en mémoire et en nombre, l'auteur rapporte la voie prépondérante et délaisse la voie supplantée, ou y fait allusion, comme au dix-septième hadith. L'imputation de défaut fondée sur tout cela, en raison de la seule divergence, n'est donc pas une critique valable, car la simple divergence n'entraîne pas nécessairement un trouble (idtirâb) imposant la faiblesse. Il convient donc de se détourner aussi de ce qui est de cette nature ; et Allah sait mieux.

La troisième catégorie

Ceux où un rapporteur est seul à donner un ajout (ziyâda), à l'exclusion de ceux qui, ne l'ayant pas mentionné, sont plus nombreux ou plus exacts que lui. L'imputation de défaut sur cette base n'a d'effet que si l'ajout est contradictoire au point que la conciliation soit impossible. Si en revanche l'ajout ne comporte pas de contradiction, de sorte qu'il soit comme un hadith indépendant, alors non ; à moins qu'il ne soit établi par des preuves solides que cet ajout est inséré dans le texte [du hadith] et provient des propos de l'un de ses rapporteurs : ce qui relève de ce cas est alors une critique effective, comme au trente-quatrième hadith.

La quatrième catégorie

Ceux qu'un rapporteur jugé faible est seul à rapporter. Il n'y a dans ce Sahîh rien de tel, hormis deux hadiths : le trente-septième et le quarante-troisième, comme on le verra en en traitant, et il apparaîtra que chacun d'eux a été corroboré.

La cinquième catégorie

Ceux où l'on a jugé qu'un de leurs rapporteurs a commis une méprise. Pour certains, cette méprise constitue une critique effective, pour d'autres non, comme on le verra en détail.

La sixième catégorie

Ceux où l'on a divergé en changeant certains mots du texte [du hadith]. Dans la plupart des cas, il n'en découle aucune critique, puisqu'il est possible de concilier ce qui diverge à ce sujet ou de donner la préférence à une version. D'ailleurs, ad-Dâraqutnî et les autres imams de la critique ne se sont pas attachés à en faire le relevé exhaustif dans les deux livres comme ils l'ont fait pour la chaîne de transmission. Parmi ce qu'ils n'ont pas relevé de cette sorte : le hadith de Jâbir sur l'histoire du chameau, son hadith sur l'acquittement de la dette de son père, le hadith de Râfiʿ ibn Khadîj sur le métayage (mukhâbara), le hadith d'Abû Hurayra sur l'histoire de Dhû l-Yadayn, le hadith de Sahl ibn Saʿd sur l'histoire de la femme qui s'offrit elle-même, le hadith d'Anas sur l'ouverture de la récitation par « Louange à Allah, Seigneur des mondes », le hadith d'Ibn ʿAbbâs sur l'histoire de la femme qui interrogea au sujet du vœu de sa mère ou de sa sœur, et d'autres que nous exposerons, si Allah le Très-Haut le veut, en les commentant à leur place. Tel est l'ensemble des catégories de ce que les imams ont reproché au Sahîh. Je les ai vérifiées, établies, classées et détaillées : il n'en ressort rien qui porte atteinte au fondement de l'objet du livre — louange à Allah — sauf de rares cas. Voici le moment d'entreprendre leur exposé selon l'ordre où ils se présentent dans l'original, afin d'en faciliter la consultation, si Allah le Très-Haut le veut.

(Du Livre de la purification)

(Le premier hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté d'après Abû Nuʿaym, d'après Zuhayr, d'après Abû Ishâq, qui a dit : “Ce n'est pas Abû ʿUbayda qui l'a mentionné, mais ʿAbd ar-Rahmân ibn al-Aswad, d'après son père, d'après ʿAbd Allâh, qui a dit : J'ai apporté au Prophète (paix et bénédictions sur lui) deux pierres et une crotte” — le hadith sur le nettoyage aux pierres (istijmâr). Il a dit : Et Ibrâhîm ibn Yûsuf a dit, d'après son père, d'après Abû Ishâq : “ʿAbd ar-Rahmân ibn al-Aswad m'a rapporté, d'après son père, ceci.” » Fin. Puis ad-Dâraqutnî a exposé les formes de la divergence sur Abû Ishâq à son sujet : parmi elles, la version d'Isrâ'îl d'après lui, d'après Abû ʿUbayda, d'après son père ; la version de Mâlik ibn Mighwal et d'autres d'après lui, d'après al-Aswad, d'après ʿAbd Allâh, sans mention de ʿAbd ar-Rahmân ; la version de Zakariyyâ ibn Abî Zâ'ida d'après lui, d'après ʿAbd Allâh ibn Yazîd, d'après al-Aswad ; la version de Maʿmar d'après lui, d'après ʿAlqama, d'après ʿAbd Allâh ; et la version de Yûnus ibn Abî Ishâq d'après son père, d'après Abû l-Ahwas, d'après ʿAbd Allâh. Ad-Dâraqutnî a dit : « La meilleure par sa présentation est la première voie, celle qu'a rapportée al-Bukhârî ; mais j'en garde quelque réserve, en raison de l'abondance des divergences sur Abû Ishâq à son sujet. » Fin. At-Tirmidhî a rapporté dans son Jâmiʿ le hadith d'Isrâ'îl mentionné et a relaté une partie de la divergence à son sujet, puis il a dit : « Ce hadith comporte un trouble. J'ai interrogé ʿAbd Allâh ibn ʿAbd ar-Rahmân — c'est-à-dire ad-Dârimî — à son sujet, et il n'a rien tranché ; j'ai interrogé Muhammad — c'est-à-dire al-Bukhârî — à son sujet, et il n'a rien tranché ; il semble qu'il ait estimé le hadith de Zuhayr plus vraisemblable, et il l'a placé dans le Jâmiʿ. » At-Tirmidhî a dit : « Le plus authentique selon moi est le hadith d'Isrâ'îl, et Qays ibn ar-Rabîʿ l'a corroboré. » At-Tirmidhî a dit : « Zuhayr n'a entendu d'Abû Ishâq que tardivement. » Fin. Ibn Abî Hâtim a relaté de son père et d'Abû Zurʿa qu'ils ont tous deux donné la préférence à la version d'Isrâ'îl, et il semble qu'at-Tirmidhî les ait suivis en cela.

Ce qui apparaît, c'est que ce qu'a préféré al-Bukhârî est le plus probant. L'explication en est que l'ensemble des propos des imams indique que ce qui prévaut sur toutes les versions est soit la voie d'Isrâ'îl — elle est d'après Abû ʿUbayda, d'après son père, or Abû ʿUbayda n'a pas entendu de son père, et la chaîne serait donc interrompue —, soit la version de Zuhayr — elle est d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn al-Aswad, d'après son père, d'après Ibn Masʿûd, et elle serait donc continue. C'est là une démarche juste, car les chaînes qui mènent à Zuhayr et à Isrâ'îl sont plus solides que les autres chaînes. Cela étant établi, l'allégation de trouble dans ce hadith tombe, car la divergence sur les hâfiz au sujet d'un hadith n'impose qu'il soit troublé qu'à deux conditions. La première : l'égalité des formes de divergence ; dès que l'une des versions est jugée prépondérante, elle est retenue, et l'on ne rend pas défectueux l'authentique par ce qui est supplanté. La seconde : qu'avec cette égalité, la conciliation soit impossible selon les règles des spécialistes du hadith et que l'on soit porté à penser que ce hâfiz n'a pas retenu avec exactitude ce hadith précis ; alors seulement on juge cette version seule troublée et l'on suspend, pour cette raison, le jugement d'authenticité de ce hadith. Or ici apparaît l'inégalité des formes de divergence sur Abû Ishâq à son sujet, car aucune chaîne des versions divergentes rapportées de lui n'est exempte de critique, hormis les deux voies susmentionnées, d'après Zuhayr et d'après Isrâ'îl ; de plus, il est possible de ramener la plupart des voies à la version de Zuhayr. Ce qui apparaît ensuite, c'est la préséance de la version de Zuhayr, car Yûsuf ibn Ishâq ibn Abî Ishâq a corroboré Zuhayr ; at-Tabarânî l'a rapporté dans al-Muʿjam al-kabîr par la version de Yahyâ ibn Abî Zâ'ida, d'après son père, d'après Abû Ishâq, comme la version de Zuhayr ; et Abû Bakr ibn Abî Shayba l'a rapporté dans son Musannaf par la voie de Layth ibn Abî Sulaym, d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn al-Aswad, d'après son père, d'après Ibn Masʿûd, comme la version de Zuhayr d'après Abû Ishâq. Or Layth, bien qu'ayant une mémoire faible, est pris en considération et cité à titre de témoignage ; on sait donc que ce hadith a un fondement dans la version de ʿAbd ar-Rahmân ibn al-Aswad d'après son père. Ensuite, la teneur apparente de la présentation de Zuhayr indique qu'Abû Ishâq le rapportait d'abord d'après Abû ʿUbayda, d'après son père, puis qu'il est revenu là-dessus et l'a fait passer par ʿAbd ar-Rahmân ibn al-Aswad, d'après son père. Cela montre clairement qu'Abû Ishâq avait présentes à l'esprit les deux chaînes à la fois au moment de transmettre, puis qu'il a choisi la voie de ʿAbd ar-Rahmân et s'est détourné de celle d'Abû ʿUbayda : soit qu'il se soit souvenu qu'il ne l'avait pas entendu d'Abû ʿUbayda ; soit qu'il l'ait entendu de lui et l'ait transmis d'après lui, puis ait appris qu'Abû ʿUbayda n'avait pas entendu de son père, si bien que la chaîne serait interrompue, et il leur a alors fait savoir qu'il détenait pour ce hadith une chaîne continue ; soit qu'il l'ait transmis d'après Abû ʿUbayda en pratiquant le tadlîs, sans l'avoir entendu de lui.

Passage douteuxImprimé الاضطراب, probablement الإضراب : le fait de se détourner de la version d'Isrâ'îl. Texte arabe imprimé : لأنها اقتضت الاضطراب عن رواية إسرائيل Imprimé زهير أو شريك, probablement زهيرا وشريك : « a corroboré Zuhayr, et Sharîk est plus fiable ». Texte arabe imprimé : فإن شريكا القاضي تابع زهير أو شريك أوثق Imprimé إلى أنه, probablement إلا أنه : « il montre seulement ». Texte arabe imprimé : لا يرد شيئا من الطريقين إلى أنه يوضح Imprimé الشادكوني (ash-Shâdakûnî), probablement الشاذكوني (ash-Shâdhakûnî), nisba connue de Sulaymân ibn Dâwûd ; forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : أبو أيوب سليمان بن داود الشادكوني

Si l'on objecte : puisqu'Abû Ishâq pratique le tadlîs selon vous, pourquoi jugez-vous continue la voie de ʿAbd ar-Rahmân ibn al-Aswad, alors qu'il est possible qu'il ait également pratiqué le tadlîs à son égard ? C'est d'ailleurs ce qu'a déclaré explicitement Abû Ayyûb Sulaymân ibn Dâwûd ash-Shâdakûnî, selon ce qu'a relaté de lui al-Hâkim dans ʿUlûm al-hadîth ; il a dit, à propos de la parole d'Abû Ishâq : « Ce n'est pas Abû ʿUbayda qui l'a mentionné, mais ʿAbd ar-Rahmân, d'après son père », sans dire : « ʿAbd ar-Rahmân m'a rapporté », et en laissant croire qu'il l'avait entendu de lui : « C'est un tadlîs, et je n'ai jamais entendu parler d'un tadlîs plus étonnant que celui-ci. » Fin de ses propos. La réponse est que c'est précisément la raison qui a poussé al-Bukhârî à présenter la seconde voie, d'après Ibrâhîm ibn Yûsuf ibn Ishâq ibn Abî Ishâq, dans laquelle Abû Ishâq a dit : « ʿAbd ar-Rahmân m'a rapporté. » Le soupçon de tadlîs est ainsi écarté d'Abû Ishâq pour ce hadith, et son petit-fils a montré, d'après lui, qu'il avait déclaré explicitement avoir reçu le hadith de ʿAbd ar-Rahmân. Ce qui le confirme, c'est qu'al-Ismâʿîlî, lorsqu'il a rapporté ce hadith dans son Mustakhraj sur le Sahîh par la voie de Yahyâ ibn Saʿîd al-Qattân d'après Zuhayr, en a déduit que c'est là un hadith où Abû Ishâq n'a pas pratiqué le tadlîs ; il a dit : « Car Yahyâ ibn Saʿîd n'accepte pas de prendre de Zuhayr ce qui n'a pas été entendu directement par son maître. » Il semble qu'il l'ait appris par induction à partir du comportement de Yahyâ ; et Allah sait mieux. Cela étant établi, il ne reste plus de place pour l'allégation de défaut à son encontre, car il n'y a pas de contradiction entre les deux versions d'Isrâ'îl et de Zuhayr ; seulement, la version de Zuhayr est plus probante, car elle implique que [Abû Ishâq] s'est détourné de la version d'Isrâ'îl, alors que la version d'Isrâ'îl n'implique pas cela ; la version de Zuhayr l'a donc emporté. Quant à la corroboration de la version d'Isrâ'îl par Qays ibn ar-Rabîʿ, Sharîk le cadi a corroboré Zuhayr, et Sharîk est plus fiable que Qays. D'ailleurs, ce que nous avons établi ne rejette aucune des deux voies ; il montre seulement la force de la voie de Zuhayr, sa continuité, sa solide assise dans l'authenticité et l'invraisemblance de la déclarer défectueuse. Par là apparaissent la justesse du jugement d'al-Bukhârî et la pénétration de son esprit ; et Allah sait mieux. Al-Bukhârî a par ailleurs rapporté, du hadith d'Abû Hurayra, ce qui témoigne de l'authenticité du hadith d'Ibn Masʿûd, qui en a gagné en force. Vois donc comment ce hadith a été jugé supplanté par des hommes tels qu'Abû Hâtim et Abû Zurʿa, qui sont les deux imams de la science des défauts cachés, suivis par at-Tirmidhî, comment ad-Dârimî s'est abstenu de se prononcer et comment Abû Ayyûb ash-Shâdakûnî l'a jugé atteint d'un tadlîs entraînant l'interruption ; et malgré cela, il est apparu, par une recherche minutieuse et une enquête complète, que le juste est de le juger prépondérant. Que penses-tu alors des défauts allégués par ceux qui sont inférieurs à ces hâfiz critiques ? Est-il admissible qu'on les accepte d'eux comme chose acquise à l'égard d'un imam tel que celui-ci ? Certes non, par Allah ! Et c'est Allah qui accorde la réussite.

(Le deuxième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Ils ont tous deux — c'est-à-dire al-Bukhârî et Muslim — rapporté le hadith d'al-Aʿmash, d'après Mujâhid, d'après Tâwûs, d'après Ibn ʿAbbâs » — c'est-à-dire sur l'histoire des deux tombes, et que l'un des deux ne se préservait pas de son urine. Il a dit : « Mansûr l'a contredit, disant : d'après Mujâhid, d'après Ibn ʿAbbâs ; et al-Bukhârî a rapporté le hadith de Mansûr avec l'omission de Tâwûs. » Fin. Ce hadith, al-Bukhârî l'a rapporté dans [le Livre de] la purification d'après ʿUthmân ibn Abî Shayba, d'après Jarîr, et dans [le Livre de] la bienséance d'après Muhammad ibn Salâm, d'après ʿAbîda ibn Humayd, tous deux d'après Mansûr, de cette manière ; il l'a aussi rapporté par une autre voie, du hadith d'al-Aʿmash. Les autres imams des Six l'ont rapporté du hadith d'al-Aʿmash également, et Abû Dâwûd, an-Nasâ'î et Ibn Khuzayma dans son Sahîh l'ont rapporté aussi du hadith de Mansûr. At-Tirmidhî a dit, après l'avoir rapporté : « Mansûr l'a rapporté d'après Mujâhid, d'après Ibn ʿAbbâs, et le hadith d'al-Aʿmash est plus authentique » — c'est-à-dire celui qui comporte l'ajout. (Je dis) À bien examiner, ce n'est pas un défaut, car Mujâhid n'est pas décrit comme pratiquant le tadlîs et son audition d'Ibn ʿAbbâs est avérée pour un certain nombre de hadiths ; et Mansûr est, selon eux, plus rigoureux qu'al-Aʿmash, bien qu'al-Aʿmash soit lui aussi au nombre des hâfiz. Le hadith, de quelque côté qu'il tourne, revient donc à un rapporteur fiable, et la chaîne, de quelque côté qu'elle tourne, est continue. Une telle chose ne porte pas atteinte à l'authenticité du hadith, tant que son rapporteur ne pratique pas le tadlîs. Les deux shaykhs ont souvent rapporté des cas semblables, et ad-Dâraqutnî ne les a pas tous critiqués ; et c'est Allah qui accorde la réussite.

(Le troisième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit, selon ce que j'ai lu de sa main : « Al-Bukhârî a rapporté d'après Abû Maʿmar, d'après ʿAbd al-Wârith, d'après al-Husayn al-Muʿallim, d'après Yahyâ ibn Abî Kathîr, d'après Abû Salama, d'après ʿAtâ' ibn Yasâr, d'après Zayd ibn Khâlid al-Juhanî, qu'il interrogea ʿUthmân ibn ʿAffân au sujet de l'homme qui a des rapports avec son épouse sans éjaculer. ʿUthmân dit : “Il fait ses ablutions et lave son sexe ; je l'ai entendu de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui).” Il dit : “J'ai interrogé à ce sujet ʿAlî, az-Zubayr, Talha et Ubayy ibn Kaʿb, et ils lui ont ordonné cela.” Yahyâ ibn Abî Kathîr a dit : “Abû Salama m'a informé aussi que ʿUrwa l'a informé qu'Abû Ayyûb l'a informé qu'il avait entendu cela de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui).” » Ad-Dâraqutnî (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit : « C'est une méprise que sa parole : “Abû Ayyûb l'a informé qu'il avait entendu cela de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui)”, car Abû Ayyûb ne l'a pas entendu de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) ; il ne l'a entendu que d'Ubayy ibn Kaʿb. C'est ainsi que l'a rapporté Hishâm ibn ʿUrwa d'après son père, et al-Bukhârî a rapporté le hadith de Hishâm correctement. » Fin. Muslim a rejoint al-Bukhârî en le rapportant sous les deux formes. Al-Khatîb a dit : « Sa parole : “Abû Ayyûb a entendu cela du Prophète (paix et bénédictions sur lui)” est une erreur, car un groupe de hâfiz l'ont rapporté d'après Hishâm, d'après son père, d'après Abû Ayyûb, d'après Ubayy ibn Kaʿb. » (Je dis) Tout ce qu'il y a là, c'est qu'Abû Salama et Hishâm ont divergé, Hishâm y ajoutant la mention d'Ubayy ibn Kaʿb ; or cela n'empêche pas qu'Abû Ayyûb l'ait entendu de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) et l'ait aussi entendu d'Ubayy ibn Kaʿb d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui). De plus, Abû Salama est plus éminent, plus âgé et plus rigoureux que Hishâm ; il est même des pairs de ʿUrwa, le père de Hishâm : comment donc trancher en faveur de Hishâm contre lui ? Le juste est au contraire que les deux voies sont authentiques. Il est possible que les termes qu'Abû Ayyûb a entendus d'Ubayy ibn Kaʿb soient autres que ceux qu'il a entendus du Prophète (paix et bénédictions sur lui), car la présentation du hadith d'Ubayy ibn Kaʿb chez al-Bukhârî implique que c'est lui qui a interrogé le Prophète (paix et bénédictions sur lui) sur cette question ; il comporte donc un surcroît d'utilité. Quant au hadith d'Abû Ayyûb chez lui, il n'en a pas présenté les termes, mais a renvoyé au hadith de ʿUthmân, comme tu le vois. Et à supposer qu'Abû Ayyûb ne l'ait, en réalité, entendu que d'Ubayy ibn Kaʿb, c'est alors un mursal de Compagnon, et les spécialistes du hadith sont unanimes à lui donner le statut du mawsûl (à chaîne complète). Muslim a rapporté dans son Sahîh un cas semblable, sans qu'ad-Dâraqutnî le critique : c'est le hadith d'Ibn ʿAbbâs sur l'envoi de Muʿâdh ibn Jabal au Yémen ; en effet, certaines versions portent « d'après Ibn ʿAbbâs, d'après Muʿâdh », et d'autres « d'après Ibn ʿAbbâs, qui a dit : Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) envoya Muʿâdh ».

Le cadi Abû Bakr ibn al-ʿArabî a critiqué le hadith de Zayd ibn Khâlid, prétendant qu'il comporte trois défauts. Il a dit : « Le premier : il repose sur Husayn ibn Dhakwân al-Muʿallim, qui n'a pas déclaré explicitement l'avoir entendu de Yahyâ ibn Abî Kathîr ; il est seulement venu de Husayn sous la forme : “Yahyâ ibn Abî Kathîr a dit”. Le deuxième : il a été contredit à son sujet, d'autres l'ayant rapporté d'après Yahyâ ibn Abî Kathîr comme mawqûf (s'arrêtant au Compagnon), non marfûʿ (remontant au Prophète). Le troisième : Abû Salama a lui aussi été contredit à son sujet, Zayd ibn Aslam l'ayant rapporté d'après ʿAtâ' ibn Yasâr, d'après Zayd ibn Khâlid, comme mawqûf sur un groupe de Compagnons. » (Je dis) La réponse au premier est qu'Ibn Khuzayma, as-Sarrâj, al-Ismâʿîlî et d'autres ont rapporté le hadith par la voie de Husayn al-Muʿallim en y déclarant explicitement l'information directe ; les termes d'as-Sarrâj, par sa chaîne jusqu'à Husayn, sont : « Yahyâ ibn Abî Kathîr nous a informés qu'Abû Salama lui a rapporté… », etc. Quant à la réponse au deuxième et au troisième, l'imputation de défaut fondée sur eux n'est pas une critique valable, car la version de Husayn comporte à la fois la remontée au Prophète et l'arrêt au Compagnon ; si donc d'autres versions ne comportent que le mawqûf, la sienne comporte un ajout qui ne contredit pas l'autre version et qui est donc accepté de la part des hâfiz ; or il en est bien un. Il apparaît ainsi que cette imputation de défaut n'est pas une critique valable ; et Allah sait mieux.

(Du Livre de la prière)

Passage douteuxImprimé المعافة (al-Muʿâfa), probablement المعافى : al-Muʿâfâ ibn Sulaymân al-Harrânî ; forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وتابعه المعافة بن سليمان الحراني Imprimé المؤذن (al-Mu'adhdhin, « le muezzin »), probablement المؤدب : Yûnus ibn Muhammad al-Mu'addib, rapporteur connu de Fulayh ; forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : ويونس بن محمد المؤذن وأبو داود الطيالسي

(Le quatrième hadith) Al-Bukhârî a dit : « Chapitre : la petite porte (al-khawkha) servant de passage dans la mosquée. Muhammad ibn Sinân nous a rapporté : Fulayh — c'est Ibn Sulaymân — nous a rapporté : Abû n-Nadr nous a rapporté, d'après ʿUbayd ibn Hunayn, d'après Busr ibn Saʿîd, d'après Abû Saʿîd al-Khudrî, qui a dit : “Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) prononça un sermon et dit : ‘Allah a donné à un serviteur le choix entre ce bas monde et ce qui est auprès de Lui, et il a choisi ce qui est auprès de Lui’” », jusqu'à la fin du hadith. Ad-Dâraqutnî a dit : « Cette version n'est pas préservée (ghayr mahfûz), et l'on a divergé à son sujet sur Fulayh : Muhammad ibn Sinân l'a rapporté ainsi, et al-Muʿâfa ibn Sulaymân al-Harrânî l'a corroboré ; mais Saʿîd ibn Mansûr, Yûnus ibn Muhammad al-Mu'adhdhin et Abû Dâwûd at-Tayâlisî l'ont rapporté d'après Fulayh, d'après Abû n-Nadr, d'après ʿUbayd ibn Hunayn et Busr ibn Saʿîd ensemble, d'après Abû Saʿîd. » (Je dis) Muslim l'a rapporté d'après Saʿîd, Abû Bakr ibn Abî Shayba d'après Yûnus, et Ibn Hibbân dans son Sahîh par le hadith d'at-Tayâlisî. Abû ʿÂmir al-ʿAqadî l'a rapporté d'après Fulayh, d'après Abû n-Nadr, d'après Busr ibn Saʿîd, d'après Abû Saʿîd, sans mentionner ʿUbayd ibn Hunayn ; al-Bukhârî a rapporté ces deux [versions] dans les « Mérites d'Abû Bakr ». Voilà donc trois manières divergentes. Quant à la version d'Abû ʿÂmir, on peut la ramener à celle de Saʿîd ibn Mansûr, en considérant qu'il s'y est limité à l'un des deux maîtres d'Abû n-Nadr, à l'exclusion de l'autre. Mâlik l'a d'ailleurs rapporté d'après Abû n-Nadr, d'après les deux ensemble : al-Qaʿnabî l'a transmis de lui dans le Muwatta', et un groupe l'a corroboré d'après Mâlik hors du Muwatta'. Al-Bukhârî l'a aussi rapporté d'après Ibn Abî Uways, d'après Mâlik, dans [le chapitre de] l'Hégire, mais il s'y est limité à ʿUbayd ibn Hunayn seulement. Quant à la version de Muhammad ibn Sinân, c'est une méprise, car il a fait de Busr ibn Saʿîd un maître de ʿUbayd ibn Hunayn, alors qu'il n'est que son compagnon dans la transmission de ce hadith. Il est possible que le wâw (« et ») soit tombé avant ses mots « d'après Busr ». Al-Bukhârî l'a d'ailleurs déclaré explicitement, dans ce qu'a rapporté le hâfiz Abû ʿAlî ibn as-Sakan dans ses ajouts au Sahîh ; il a dit : « Al-Firabrî nous a fait savoir : al-Bukhârî a dit : “C'est ainsi que l'a rapporté Muhammad ibn Sinân d'après Fulayh, alors qu'il s'agit seulement de : d'après ʿUbayd ibn Hunayn et d'après Busr ibn Saʿîd” », c'est-à-dire avec le wâw de coordination. Al-Bukhârî a donc clairement exposé que le wâw était tombé chez son maître dans cette version, et que c'est de cette omission qu'est née cette méprise. Si nous revenons à l'équité, ce n'est pas là, avec cet éclaircissement, un défaut caché (ʿilla) rédhibitoire. Et Allah sait mieux.

(Le cinquième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Ils ont rapporté tous deux le hadith de Mâlik, d'après az-Zuhrî, d'après Anas, qui a dit : “Nous priions la prière de l'après-midi (al-ʿasr), puis l'un de nous s'en allait à Qubâ' et arrivait chez eux alors que le soleil était encore haut.” C'est l'un des points reprochés à Mâlik, car il l'a donné comme marfûʿ (remontant au Prophète) et y a dit “à Qubâ'”, alors qu'un grand nombre l'ont contredit, parmi lesquels Shuʿayb ibn Abî Hamza, Sâlih ibn Kaysân, ʿAmr ibn al-Hârith, Yûnus ibn Yazîd, Maʿmar, al-Layth ibn Saʿd, Ibn Abî Dhi'b et d'autres. » Fin. An-Nasâ'î a lui aussi relevé cela contre Mâlik ; l'objet de la critique est sa parole « à Qubâ' », alors que tout le groupe a dit « aux hauteurs (al-ʿawâlî) ». Une méprise aussi légère n'entraîne pas d'atteinte à l'authenticité du hadith, d'autant qu'ils ont rapporté la version préservée. Et Allah sait mieux.

(Le sixième hadith) Al-Bukhârî a rapporté, par la voie de Shuʿba, qui a dit : « Saʿd ibn Ibrâhîm m'a informé : j'ai entendu Hafs ibn ʿÂsim dire : “J'ai entendu un homme des Azd, appelé Mâlik ibn Buhayna, [rapporter] que l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) vit un homme qui priait deux unités (rakʿa) alors que la prière avait été annoncée (iqâma). Lorsque l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) eut terminé, les gens l'entourèrent, et l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) lui dit : ‘La prière de l'aube en quatre [unités] ? La prière de l'aube en quatre ?’” » Et Hammâd a dit : « d'après Saʿd, d'après Hafs, d'après Mâlik » ; et Ibn Ishâq a dit : « d'après Saʿd, d'après Hafs, d'après ʿAbd Allâh ibn Mâlik ibn Buhayna ». Il l'avait rapporté auparavant d'après ʿAbd al-ʿAzîz, d'après Ibrâhîm ibn Saʿd, d'après son père, d'après Hafs, d'après ʿAbd Allâh ibn Mâlik, avec ce [texte]. Abû Masʿûd ad-Dimashqî a dit : « Les gens d'Irak, parmi lesquels Shuʿba, Hammâd et Abû ʿAwâna, disent “Mâlik ibn Buhayna”, et les gens du Hijâz disent “ʿAbd Allâh ibn Mâlik ibn Buhayna”, et c'est cela qui est juste. » Al-Bukhârî a mentionné dans son Târîkh la notice de ʿAbd Allâh ibn Mâlik ibn Buhayna, puis a dit : « Certains ont dit “Mâlik ibn Buhayna”, mais le premier est plus authentique. » (Je dis) Cela n'affecte pas ce récit d'un défaut, car les critiques sont d'accord pour dire que la version que les gens d'Irak en donnent d'après Saʿd contient une méprise, et il apparaît que celle-ci vient de Saʿd ibn Ibrâhîm, lorsqu'il l'a transmis en Irak. Ibn ʿAbd al-Barr s'est laissé abuser par l'apparence de cette chaîne de transmission et a dit : « ʿAbd Allâh ibn Buhayna et son père Mâlik ont tous deux la qualité de Compagnon. » Et Allah sait mieux.

(Le septième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté des hadiths d'al-Hasan d'après Abû Bakra, parmi lesquels le hadith : “Qu'Allah accroisse ton zèle, mais ne recommence pas”, alors qu'al-Hasan ne rapporte que d'après al-Ahnaf ibn Qays, d'après Abû Bakra » — il veut dire que le hadith serait alors interrompu (munqatiʿ). Il en sera question bientôt, à propos de l'éclipse (al-kusûf), si Allah le Très-Haut le veut.

(Le huitième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Ils ont rapporté tous deux le hadith de Yahyâ ibn Saʿîd al-Qattân, d'après ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar, d'après Saʿîd al-Maqburî, d'après son père, d'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée), concernant l'histoire de celui qui priait mal, et la parole que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) lui adressa : “Retourne prier, car tu n'as pas prié.” Yahyâ al-Qattân a contredit tous les compagnons de ʿUbayd Allâh, parmi lesquels Abû Usâma, ʿAbd Allâh ibn Numayr, ʿÎsâ ibn Yûnus et d'autres, qui l'ont rapporté d'après ʿUbayd Allâh, d'après Saʿîd, d'après Abû Hurayra, sans mentionner son père. Or Yahyâ est un mémorisateur fiable (hâfiz), et il est vraisemblable que ʿUbayd Allâh l'ait transmis des deux manières. Et Allah sait mieux. » (Je dis) At-Tirmidhî a donné la préférence à la version de Yahyâ al-Qattân. Ce cas relève du même type que le deuxième hadith, et nous y avons exposé clairement la réponse à ce genre de critique.

(Le neuvième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté, d'après Âdam, d'après Ibn Abî Dhi'b, d'après Saʿîd al-Maqburî, d'après son père, d'après Ibn Wadîʿa, d'après Salmân, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui), [le hadith] sur le grand lavage (ghusl) du vendredi. On a divergé à son sujet sur al-Maqburî : Ibn ʿAjlân a dit, d'après lui, d'après son père, d'après Ibn Wadîʿa, d'après Abû Dharr ; Abû Maʿshar l'a rapporté de lui sous forme mursal (sans mention du Compagnon), sans mentionner ni Abû Dharr ni Salmân ; ad-Darâwardî l'a rapporté d'après ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar, d'après al-Maqburî, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui), sans mentionner personne entre eux ; et ʿAbd Allâh ibn Rajâ' a dit : d'après ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar, d'après Saʿîd al-Maqburî, d'après Abû Hurayra. » Fin. Al-Bukhârî l'a aussi rapporté par le hadith d'Ibn al-Mubârak, d'après Ibn Abî Dhi'b, avec ce [texte]. On a également divergé à son sujet sur Ibn Abî Dhi'b : Abû ʿAlî al-Hanafî a dit — dans ce que nous avons reçu par transmission dans le Musnad d'ad-Dârimî, d'après lui — la même chose que la version d'Âdam ; de même, nous l'avons reçu dans le Sahîh d'Ibn Hibbân par la voie de ʿUthmân ibn ʿUmar, d'après Ibn Abî Dhi'b ; et Ahmad l'a rapporté dans son Musnad d'après Abû n-Nadr et Hajjâj ibn Muhammad, tous deux d'après Ibn Abî Dhi'b, de la même manière. Mais Abû Dâwûd at-Tayâlisî a dit dans son Musnad : d'après Ibn Abî Dhi'b, d'après Saʿîd, d'après son père, d'après ʿUbayd Allâh ibn ʿAdî ibn al-Khiyâr, d'après Salmân. C'est là une version isolée (shâdhdha), parce que le groupe l'a contredit, et parce que le hadith est préservé comme étant celui de ʿAbd Allâh ibn Wadîʿa, non celui de ʿUbayd Allâh ibn ʿAdî. Quant à Ibn ʿAjlân, il n'approche pas Ibn Abî Dhi'b en mémorisation ; on ne saurait donc affecter d'un défaut la version d'Ibn Abî Dhi'b, avec la rigueur de sa mémoire, par la version d'Ibn ʿAjlân, avec la faiblesse de sa mémoire. Et si Ibn ʿAjlân avait été un mémorisateur fiable, il aurait été possible qu'Ibn Wadîʿa l'ait entendu de Salmân et d'Abû Dharr, et l'ait transmis tantôt d'après l'un, tantôt d'après l'autre. Ibn Khuzayma a d'ailleurs choisi cette conciliation dans son Sahîh, et il a rapporté les deux voies ensemble : la voie d'Ibn Abî Dhi'b parmi les hadiths de Salmân, et la voie d'Ibn ʿAjlân parmi ceux d'Abû Dharr (qu'Allah les agrée). Quant à Abû Maʿshar, il est faible, et cela n'a aucun sens d'invoquer un défaut à partir de sa version. Quant à la version de ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar, il fait certes partie des mémorisateurs fiables, mais on a divergé sur lui, comme tu le vois : la version d'ad-Darâwardî ne contredit pas celle d'Ibn Abî Dhi'b, car elle est restée en deçà d'elle, ce qui indique qu'il n'avait pas fixé avec précision sa chaîne de transmission, si bien qu'il l'a donnée sous forme mursal ; et la version de ʿAbd Allâh ibn Rajâ', si elle est préservée, il y a suivi la voie habituelle (al-jâdda) des hadiths d'al-Maqburî et a dit : « d'après Abû Hurayra » ; il se peut donc qu'al-Maqburî ait pour ce hadith une autre chaîne de transmission. Je l'ai d'ailleurs trouvée dans le Sahîh d'Ibn Khuzayma, dans la version de Sâlih ibn Kaysân, d'après Saʿîd al-Maqburî, d'après son père, d'après Abû Hurayra. Ceci étant établi, on sait que la version qu'al-Bukhârî a jugée authentique est la plus rigoureuse des versions. Et Allah sait mieux.

(Le dixième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté, d'après Muhammad ibn ʿAbd ar-Rahîm, d'après Saʿîd ibn Sulaymân, d'après Hushaym, d'après ʿUbayd Allâh ibn Abî Bakr, d'après Anas, que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) ne sortait pas le matin du jour de la Rupture du jeûne (al-fitr) avant d'avoir mangé quelques dattes. » Il a dit : « Ahmad ibn Hanbal a désavoué cela comme hadith de Hushaym d'après ʿUbayd Allâh ibn Abî Bakr, et a dit : “Hushaym ne l'a rapporté que d'après Muhammad ibn Ishâq, d'après Hafs ibn ʿUbayd Allâh, d'après Anas.” On a dit aussi que Hushaym pratiquait le tadlîs (dissimulation d'un intermédiaire) à son sujet en le donnant d'après ʿUbayd Allâh ibn Abî Bakr. Misʿar, Murajjâ ibn Rajâ' et ʿAlî ibn ʿÂsim l'ont rapporté d'après ʿUbayd Allâh, mais rien de cela n'est établi. » Fin de ses propos. Ahmad ibn Hanbal ne l'a trouvé étrange que parce qu'il ne le connaissait pas comme hadith de Hushaym : Hushaym le transmettait ainsi autrefois, puis il en vint ensuite à ne le transmettre que d'après Muhammad ibn Ishâq ; c'est pourquoi seuls ses compagnons les plus anciens l'ont entendu de lui [sous cette forme]. Quant à sa parole : « Hushaym pratiquait le tadlîs à son sujet », elle est à rejeter, car dans la version même d'al-Bukhârî, d'après Hushaym, celui-ci dit : « ʿUbayd Allâh ibn Abî Bakr nous a informés », et il la cite. Étonnant est aussi le cas d'al-Ismâʿîlî : il l'a rapporté dans la version d'Abû r-Rabîʿ az-Zahrânî, d'après Hushaym, d'après ʿUbayd Allâh, puis a dit : « Hushaym pratique le tadlîs. » C'est comme si, l'ayant rapporté de lui avec la formule « d'après » (muʿanʿan), il avait pensé que Hushaym l'avait dissimulé. On voit ici la supériorité du regard d'al-Bukhârî sur celui des autres. Quant à la version de Murajjâ ibn Rajâ', al-Bukhârî l'a citée sous forme muʿallaq (sans chaîne complète) dans le chapitre, et l'ont donnée sous forme mawsûl (à chaîne complète) Ahmad ibn Hanbal, Ibn Khuzayma dans son Sahîh, et al-Ismâʿîlî. Je ne sais pas quel est le sens de la parole d'ad-Dâraqutnî : « rien de cela n'est établi ». D'autres que ceux qu'il a mentionnés l'ont d'ailleurs rapporté : Ibn Hibbân l'a rapporté dans son Sahîh, al-Ismâʿîlî dans son Mustakhraj et al-Hâkim dans son Mustadrak, par la voie de ʿUtba ibn Humayd, d'après ʿUbayd Allâh ibn Abî Bakr, dans un sens semblable. Certes, la version de Misʿar n'a pas de chaîne authentique jusqu'à lui, et ʿAlî ibn ʿÂsim est faible. Quant à la voie qu'il a mentionnée, d'après Hushaym, d'après Muhammad ibn Ishâq, Ahmad ibn Manîʿ l'a rapportée dans son Musnad, at-Tirmidhî dans son Jâmiʿ et al-Ismâʿîlî dans son Mustakhraj, par la voie de Hushaym. Il est donc apparu, par ce que nous avons établi, que l'une des deux voies n'affecte pas l'autre d'un défaut. Et Allah sait mieux.

(Le onzième hadith) Al-Bukhârî a dit : « Muhammad nous a rapporté : Abû Tumayla Yahyâ ibn Wâdih nous a rapporté, d'après Fulayh ibn Sulaymân, d'après Saʿîd ibn al-Hârith, d'après Jâbir ibn ʿAbd Allâh (qu'Allah les agrée), qui a dit : “Lorsque c'était un jour de fête, le Prophète (paix et bénédictions sur lui) changeait de chemin [au retour].” Yûnus ibn Muhammad l'a corroboré, d'après Fulayh ; et le hadith de Jâbir est plus authentique. » Ainsi dans toutes les versions qui nous sont parvenues d'al-Bukhârî, sauf que dans la version d'Abû ʿAlî ibn as-Sakan on lit : « Yûnus ibn Muhammad l'a corroboré, d'après Fulayh, d'après Saʿîd, d'après Abû Hurayra ; et le hadith de Jâbir est plus authentique. » C'est ainsi qu'on le trouve chez lui. Abû ʿAlî al-Jayyânî a dit : « Il apparaît que cette correction vient de lui. » (Je dis) La confusion vient de quelqu'un en deçà d'al-Bukhârî. Abû Masʿûd ad-Dimashqî l'a mentionné dans al-Atrâf sous une forme vérifiée : il a cité le hadith d'Abû Tumayla, puis : « Yûnus ibn Muhammad l'a corroboré, d'après Fulayh. Et Muhammad ibn as-Salt a dit : d'après Fulayh, d'après Saʿîd, d'après Abû Hurayra. Al-Bukhârî a dit : Et le hadith de Jâbir est plus authentique. » C'est ainsi aussi que l'a rapporté Abû Nuʿaym dans son Mustakhraj, et al-Barqânî a rapporté quelque chose de semblable. Puis Abû Masʿûd a dit, en le critiquant : « Yûnus ibn Muhammad ne l'a rapporté que d'après Fulayh, d'après Saʿîd, d'après Abû Hurayra, non d'après Jâbir. » Il a dit : « Et c'est ainsi que l'a rapporté al-Haytham ibn Jamîl d'après Fulayh. » (Je dis) Abû Masʿûd n'a pas eu raison de prétendre que la version de Yûnus ibn Muhammad relève uniquement des hadiths d'Abû Hurayra : Abû Bakr ibn Abî Shayba l'a rapporté dans son Musnad, d'après Yûnus ibn Muhammad, parmi les hadiths de Jâbir, comme l'a dit al-Bukhârî, et c'est par sa voie qu'al-Ismâʿîlî l'a rapporté ; de même, Abû Jaʿfar al-ʿUqaylî l'a rapporté dans son Musannaf par le hadith de Yûnus ; et at-Tirmidhî a dit de même qu'Abû Tumayla et Yûnus ibn Muhammad l'ont rapporté d'après Fulayh, d'après Saʿîd, d'après Jâbir. Certes, nous l'avons reçu par la voie de Muhammad ibn ʿUbayd Allâh ibn al-Munâdî, d'Ahmad ibn al-Azhar et de ʿAlî ibn Maʿbad, tous trois d'après Yûnus ibn Muhammad, d'après Fulayh, d'après Saʿîd, d'après Abû Hurayra, comme l'a dit Abû Masʿûd ; cela renforce l'idée que Saʿîd ibn al-Hârith a pour ce hadith deux maîtres. Abû Masʿûd a aussi mentionné que Muhammad ibn Humayd l'a rapporté d'après Abû Tumayla en en faisant un hadith d'Abû Hurayra ; mais Muhammad ibn Humayd n'est pas pris pour argument. Quant à la version de Muhammad ibn as-Salt, j'ai mentionné qui l'a donnée avec une chaîne complète dans la section des citations muʿallaq. Et louange à Allah.

(Le douzième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté des hadiths d'al-Hasan d'après Abû Bakra, parmi lesquels le hadith de l'éclipse, alors qu'al-Hasan ne rapporte que d'après al-Ahnaf, d'après Abû Bakra. » (Je dis) Il est connu qu'al-Bukhârî était de ceux qui se montrent stricts en pareille matière. Al-Bukhârî a rapporté le hadith de l'éclipse par plusieurs voies d'après al-Hasan, dont il a cité certaines sous forme muʿallaq ; parmi celles qu'il y a citées ainsi se trouve la version de Mûsâ ibn Ismâʿîl, d'après Mubârak ibn Fadâla, d'après al-Hasan, qui a dit : « Abû Bakra m'a informé. » C'est là ce sur quoi il s'appuie pour rapporter le hadith d'al-Hasan, et c'est sa réponse à celui qui nie qu'il ait entendu d'Abû Bakra : il s'appuie sur l'affirmation de celui qui l'a établi. On reviendra plus amplement là-dessus dans les mérites d'al-Hasan ibn ʿAlî ibn Abî Tâlib, si Allah le Très-Haut le veut.

(Le treizième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Ils ont rapporté tous deux le hadith d'Ibn Abî Dhi'b, d'après Saʿîd al-Maqburî, d'après son père, d'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée), d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui), qui a dit : “Il n'est pas permis à une femme de voyager sans être accompagnée d'un proche parent interdit en mariage (mahram).” » Ad-Dâraqutnî a dit : « Mâlik, Yahyâ ibn Abî Kathîr et Suhayl l'ont rapporté d'après Saʿîd, d'après Abû Hurayra » — c'est-à-dire qu'ils n'ont pas dit « d'après son père ». (Je dis) Al-Bukhârî n'a pas négligé de rapporter cette divergence ; il l'a au contraire mentionnée à la suite du hadith d'Ibn Abî Dhi'b. La réponse à cette divergence est la même que pour le deuxième hadith : Saʿîd al-Maqburî a entendu de son père, d'après Abû Hurayra, et il a entendu d'Abû Hurayra [directement] ; cette divergence n'est donc pas rédhibitoire. On a d'ailleurs divergé à ce sujet sur Mâlik : Ibn Khuzayma l'a rapporté dans son Sahîh par le hadith de Bishr ibn ʿUmar, d'après lui, d'après Saʿîd, d'après son père, d'après Abû Hurayra, et il a dit ensuite : « Aucun des compagnons de Mâlik n'a dit dans ce hadith “d'après Saʿîd, d'après son père”, à part Bishr ibn ʿUmar. » Fin. Abû ʿAwâna l'a aussi rapporté dans son Sahîh par le hadith de Bishr ibn ʿUmar, et Ibn Hibbân a jugé authentiques les deux voies à la fois. Et Allah sait mieux.

Passage douteuxImprimé تعليق التعليق, probablement تغليق التعليق : titre de l'ouvrage d'Ibn Hajar, *Taghlîq at-taʿlîq* ; titre imprimé conservé. Texte arabe imprimé : كما أوضحته في تعليق التعليق

(Le quatorzième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith d'al-Awzâʿî, d'après Yahyâ, d'après Abû Salama, d'après ʿAbd Allâh ibn ʿAmr, qui a dit : “Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) m'a dit : ‘Ne sois pas comme un tel : il se levait la nuit [pour prier], puis il a délaissé la prière de la nuit.’” On a divergé à son sujet sur al-Awzâʿî : ʿAmr ibn Abî Salama, al-Walîd ibn Muslim et d'autres ont dit, d'après lui, d'après Yahyâ, d'après ʿUmar ibn al-Hakam ibn Thawbân, d'après Abû Salama ; ils ont ajouté un homme. » Fin. Il faut en dire ce qui a été dit du précédent ; bien plus, al-Awzâʿî a ici déclaré explicitement avoir reçu le hadith de Yahyâ [« nous a rapporté »], et Yahyâ a déclaré explicitement l'avoir reçu d'Abû Salama : le soupçon de tadlîs est donc écarté. Celui qui le lui rapporte ainsi, d'après al-Awzâʿî, est ʿAbd Allâh ibn al-Mubârak, qui fait partie des mémorisateurs rigoureux. Avec cela, al-Bukhârî n'a pas négligé de rapporter la divergence à ce sujet ; il l'a au contraire mentionnée sous forme muʿallaq. Et Muslim a rapporté la voie de ʿAmr ibn Abî Salama, comme je l'ai exposé dans Taʿlîq at-taʿlîq.

(Le quinzième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Ils ont rapporté tous deux le hadith de Shuʿba, d'après ʿAmr, d'après Jâbir : “Lorsque l'un de vous arrive alors que l'imam prononce le sermon, qu'il prie deux unités.” Or Ibn Jurayj, Ibn ʿUyayna, Hammâd ibn Zayd, Ayyûb, Warqâ' et Habîb ibn Yahyâ l'ont tous rapporté d'après ʿAmr [sous la forme] : “Un homme entra dans la mosquée, et il lui dit : As-tu prié ?” » (Je dis) Cela laisse croire que ceux-là l'ont rapporté sous forme mursal, or il n'en est rien : les deux maîtres [al-Bukhârî et Muslim] l'ont rapporté dans la version de Hammâd ibn Zayd et de Sufyân ibn ʿUyayna, et Muslim par le hadith d'Ayyûb et d'Ibn Jurayj, tous d'après ʿAmr ibn Dînâr, avec une chaîne complète. Ad-Dâraqutnî a seulement voulu dire que Shuʿba a contredit ce groupe dans la formulation du texte [du hadith] et l'a abrégé, alors qu'eux l'ont rapporté sous forme du récit de l'homme qui entra et de l'ordre que lui donna le Prophète (paix et bénédictions sur lui) de prier deux unités pendant que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) prononçait le sermon. Or c'est un récit susceptible d'être particulier [à cet homme], tandis que la formulation de Shuʿba implique la généralité à l'égard de quiconque entre ; elle est donc, malgré sa brièveté, plus riche que leur version, et elle n'est pas isolée (shâdhdha), car Rawh ibn al-Qâsim l'a corroboré en cela d'après ʿAmr ibn Dînâr ; ad-Dâraqutnî l'a rapporté dans les Sunan. Cela montre que ʿAmr ibn Dînâr l'a transmis des deux manières. Et Allah sait mieux. Il se trouve, à cet endroit, chez al-Mizzî dans al-Atrâf, une chose qu'il convient de signaler : il a dit, au début de la rubrique « Shuʿba d'après ʿAmr ibn Dînâr d'après Jâbir » : « Hadith : “Un homme vint alors que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) prononçait le sermon ; il dit : As-tu prié ? — Non”, etc. (خ) dans la Prière, d'après Âdam, et (م) dans la même [section], d'après Bundâr, d'après Ghundar » — c'est-à-dire tous deux d'après Shuʿba, avec ce [texte]. Or cette formulation par laquelle il a introduit le hadith n'est pas celle de Shuʿba, comme tu le vois.

(Du Livre des funérailles)

(Le seizième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith d'Ibn Abî Dhi'b, d'après Saʿîd, d'après son père, qu'il interrogea Abû Hurayra, lequel dit : “J'ai entendu le Prophète (paix et bénédictions sur lui) dire : ‘Celui qui prie sur le défunt aura un qîrât’”, jusqu'à la fin du hadith. » Il a dit : « ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar l'a rapporté d'après Saʿîd, d'après Abû Hurayra, sans dire “d'après son père”. » (Je dis) Ce cas est semblable au treizième hadith ; mais la version de ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar n'est pas répandue, de sorte que c'est la version d'Ibn Abî Dhi'b qui fait autorité. Elle fait partie de ce qui est propre au Sahîh [d'al-Bukhârî], et l'auteur ne l'a citée que jointe à la version d'al-Aʿraj d'après Abû Hurayra.

Passage douteuxImprimé ابن أبي صغيرة (Ibn Abî Saghîra, ici et plus bas), probablement ابن أبي صعير : ʿAbd Allâh ibn Thaʿlaba ibn Abî Suʿayr ; forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : عن الزهري عن ابن أبي صغيرة عن جابر

(Le dix-septième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith d'al-Layth, d'après az-Zuhrî, d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn Kaʿb, d'après Jâbir, que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) réunissait [dans une même tombe] les tués d'Uhud et faisait passer en premier celui d'entre eux qui connaissait le plus de Coran. Or Ibn al-Mubârak l'a rapporté d'après al-Awzâʿî, d'après az-Zuhrî, sous forme mursal, d'après Jâbir ; Maʿmar l'a rapporté d'après az-Zuhrî, d'après Ibn Abî Saghîra, d'après Jâbir ; et Sulaymân ibn Kathîr l'a rapporté d'après az-Zuhrî : “Quelqu'un qui a entendu Jâbir m'a rapporté.” C'est un hadith perturbé (mudtarib). » Fin. Ad-Dâraqutnî a déclaré de façon catégorique que ce hadith est perturbé, alors qu'il est possible d'en écarter la perturbation : en expliquant l'anonyme de la version de Sulaymân par la personne nommée dans la version d'al-Layth, et en interprétant la version de Maʿmar comme signifiant qu'az-Zuhrî l'a entendu de deux maîtres. Quant à la version mursal d'al-Awzâʿî, il y a été incomplet en supprimant l'intermédiaire. Telle est la méthode de celui qui en écarte la perturbation. Al-Bukhârî a d'ailleurs exposé la divergence à son sujet. S'il a rapporté la version d'al-Awzâʿî malgré son interruption, c'est seulement parce qu'il détenait le hadith d'après ʿAbd Allâh ibn al-Mubârak, d'après al-Layth et al-Awzâʿî ensemble, d'après az-Zuhrî : al-Awzâʿî a omis ʿAbd ar-Rahmân ibn Kaʿb et al-Layth l'a mentionné ; or ils sont tous deux égaux pour ce qui est d'az-Zuhrî, et ils ont tous deux déclaré explicitement l'avoir entendu de lui ; l'ajout (ziyâda) d'al-Layth a donc été accepté en raison de sa fiabilité. Puis il a dit ensuite : « Sulaymân ibn Kathîr l'a rapporté d'après az-Zuhrî, d'après quelqu'un qui a entendu Jâbir. » Il voulait par là établir, globalement, l'existence d'un intermédiaire entre az-Zuhrî et Jâbir dans ce hadith, et confirmer ainsi la version d'al-Layth ; il n'y a pas vu un défaut entraînant une perturbation. Quant à la version de Maʿmar, Sufyân ibn ʿUyayna l'a rejointe : il l'a rapporté d'après az-Zuhrî, d'après Ibn Abî Saghîra, et a dit : « Maʿmar me l'a fait fixer avec certitude » ; sa version revient donc à celle de Maʿmar. Il y a aussi sur az-Zuhrî, à ce sujet, une divergence qu'ad-Dâraqutnî n'a pas mentionnée : on a dit « d'après Usâma ibn Zayd, d'après az-Zuhrî, d'après Anas », et c'est par cette voie qu'Abû Dâwûd et at-Tirmidhî l'ont rapporté ; [at-Tirmidhî] a rapporté dans al-ʿIlal qu'al-Bukhârî a dit : « Le hadith d'Usâma est une erreur ; il s'y est trompé », voulant dire que ce qui est juste est le hadith d'al-Layth. Al-Hâkim s'est mépris en rapportant ce hadith d'Usâma dans son Mustadrak. Il y a encore sur az-Zuhrî, à ce sujet, une autre divergence : al-Bayhaqî l'a rapporté par la voie de ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd al-ʿAzîz al-Ansârî, d'après az-Zuhrî, d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn Kaʿb ibn Mâlik, d'après son père ; c'est aussi une erreur, et ce ʿAbd ar-Rahmân est faible. Il n'échappe pas à l'homme averti que la version d'al-Layth est la plus probante de ces versions, comme nous l'avons établi, et qu'al-Bukhârî n'affecte pas un hadith d'un défaut pour une simple divergence. * Le hadith d'Ibn ʿAbbâs : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) passa près de deux tombes » a été traité dans le deuxième [hadith].

Passage douteuxImprimé أبي بريدة (Abû Burayda), probablement ابن بريدة (ʿAbd Allâh ibn Burayda), comme dans la suite du passage ; forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : حديث داود بن أبي الفرات عن أبي بريدة Imprimé ففي العلة, tournure fautive ; lecture retenue : فلم يستوف (النظر) في العلة, « il n'a pas examiné jusqu'au bout son défaut ». Texte arabe imprimé : فلم يستوف ففي العلة عنه

(Le dix-huitième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith de Dâwûd ibn Abî l-Furât, d'après Abû Burayda, d'après Abû l-Aswad, d'après ʿUmar : un convoi funèbre passa, et il dit : “C'est acquis”, jusqu'à la fin du hadith. Or ʿAlî ibn al-Madînî a dit qu'Ibn Burayda ne rapporte que d'après Yahyâ ibn Yaʿmar, d'après Abû l-Aswad, et il n'a pas dit dans ce hadith : “J'ai entendu Abû l-Aswad.” » Ad-Dâraqutnî a dit : « Et moi, j'ai dit : Wakîʿ l'a rapporté d'après ʿUmar ibn al-Walîd ash-Shannî, d'après Ibn Burayda, d'après ʿUmar, sans mentionner personne entre eux. » Fin. Je ne l'ai vu jusqu'à présent, comme hadith de ʿAbd Allâh ibn Burayda, qu'avec la formule « d'après » (al-ʿanʿana) ; son défaut subsiste donc, à moins qu'on ne justifie al-Bukhârî de l'avoir rapporté par le fait qu'il s'appuie, dans le chapitre, uniquement sur le hadith de ʿAbd al-ʿAzîz ibn Suhayb, d'après Anas, relatant exactement le même récit — Muslim s'étant accordé avec lui pour le rapporter — et qu'al-Bukhârî a rapporté le hadith d'Abû l-Aswad comme une sorte de corroboration (mutâbaʿa) du hadith de ʿAbd al-ʿAzîz ibn Suhayb ; il n'a donc pas examiné jusqu'au bout son défaut, comme il le fait pour ce qu'il rapporte dans les fondements (al-usûl). Et Allah sait mieux.

(De la zakât) Le dix-neuvième hadith. Ad-Dâraqutnî a dit : « Ils ont rapporté tous deux le hadith de ʿAffân, d'après Wuhayb, d'après Abû Hayyân, d'après Abû Zurʿa, d'après Abû Hurayra, qu'un homme dit au Prophète (paix et bénédictions sur lui) : “Indique-moi une œuvre qui, si je l'accomplis, me fera entrer au Paradis”, jusqu'à la fin du hadith. Or Yahyâ al-Qattân l'a rapporté d'après Abû Hayyân et a contredit Wuhayb : il l'a donné sous forme mursal, sans mentionner Abû Hurayra. » Fin. Al-Bukhârî a rapporté le hadith de Yahyâ al-Qattân juste après celui de Wuhayb, indiquant ainsi que le défaut n'est pas rédhibitoire, car Wuhayb est un mémorisateur fiable ; il a fait passer sa version en premier parce qu'elle comporte un ajout. Et dans le sens de sa version, il y a un autre hadith sur lequel ils se sont accordés, par cette même voie, dans le Livre de la foi, par la voie de Jarîr et d'Ismâʿîl ibn ʿUlayya, d'après Abû Hayyân ; c'est ce qui renforce la version de Wuhayb. Et Allah sait mieux.

Passage douteuxImprimé وهشا مالم (coupure fautive), lu وهشاما لم : « et que Dâwûd et Hishâm n'ont pas précisé sa filiation ». Texte arabe imprimé : وأن داود وهشا مالم ينسباه

(Le vingtième hadith) Abû Masʿûd a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith de Shuʿayb ibn Ishâq, d'après al-Awzâʿî, qui a dit : “Yahyâ ibn Abî Kathîr m'a informé que ʿAmr ibn Yahyâ ibn ʿUmâra l'a informé, d'après son père, qu'il a entendu Abû Saʿîd dire : Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : Sur ce qui est inférieur à cinq awsuq (charges de chameau), il n'y a pas d'aumône” — le hadith. Dâwûd ibn Rushayd et Hishâm ibn Khâlid l'ont rapporté d'après Shuʿayb, d'après al-Awzâʿî, d'après Yahyâ, sans préciser sa filiation ; al-Walîd ibn Muslim l'a rapporté d'après al-Awzâʿî, d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî l-Yamân, d'après Yahyâ ibn Saʿîd ; et ʿAbd al-Wahhâb ibn Najda l'a rapporté d'après Shuʿayb, d'après al-Awzâʿî, qui a dit : “Yahyâ ibn Saʿîd m'a rapporté.” » Fin de ses propos. Ceux-ci impliquent deux choses. La première : que le maître d'al-Bukhârî, à savoir Ishâq ibn Yazîd, s'est trompé dans la filiation de Yahyâ en disant « Ibn Abî Kathîr », alors qu'il s'agit en réalité de Yahyâ ibn Saʿîd, comme le prouvent la version de ʿAbd al-Wahhâb et le fait que Dâwûd et Hishâm n'ont pas précisé sa filiation. La seconde : qu'il y a en outre, à son sujet, une divergence sur al-Awzâʿî, avec l'ajout d'un homme entre lui et Yahyâ ibn Saʿîd, dans la version d'al-Walîd ibn Muslim. Or, si tu examines ce qu'il a mentionné, tu ne trouveras pas que ce qu'il a retenu soit juste ; bien au contraire, la version d'al-Walîd ibn Muslim indique qu'al-Awzâʿî ne détenait ce hadith de Yahyâ ibn Saʿîd que par un intermédiaire, tandis que Shuʿayb a rapporté de lui, en termes explicites, que Yahyâ l'en avait informé. Il en résulte que la version de ʿAbd al-Wahhâb ibn Najda est soit erronée, soit entachée de tadlîs (dissimulation d'un intermédiaire), et que la version d'Ishâq d'après Shuʿayb est authentique et explicite. J'ai d'ailleurs trouvé pour Ishâq, sur ce point, une mutâbaʿa (corroboration) d'après Shuʿayb : c'est ce qu'Abû ʿAwâna a rapporté dans son Sahîh ; il a dit : « Abû Ibrâhîm az-Zuhrî — qui était au nombre des abdâl (les saints « substituts ») — nous a rapporté : Abû Ayyûb Sulaymân ibn ʿAbd ar-Rahmân nous a rapporté : Shuʿayb ibn Ishâq nous a rapporté : al-Awzâʿî nous a rapporté ; il a dit : Yahyâ ibn Abî Kathîr m'a informé… », et il l'a cité à l'identique. De même, al-Ismâʿîlî l'a rapporté dans son Mustakhraj par la voie de Sulaymân ibn ʿAbd ar-Rahmân, puis il a dit : « Le hadith est connu d'après Yahyâ ibn Saʿîd ; une foule de gens l'a rapporté de lui. Dâwûd ibn Rushayd l'a rapporté d'après Shuʿayb, d'après al-Awzâʿî, d'après Yahyâ ibn Saʿîd. » (Je dis) Cela confirme ce que nous avons dit : la transmission de ce hadith par al-Awzâʿî d'après Yahyâ ibn Saʿîd est entachée de tadlîs, tandis que celle d'après Yahyâ ibn Abî Kathîr est entendue directement. Il semble que Shuʿayb ibn Ishâq le détenait d'al-Awzâʿî sous les deux formes. Et Allah sait mieux.

(Le vingt et unième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith d'al-Ansârî, d'après son père, d'après Thumâma, d'après Anas, d'après Abû Bakr : le hadith des aumônes prescrites. Or Thumâma ne l'a pas entendu d'Anas, ni ʿAbd Allâh ibn al-Muthannâ de Thumâma. ʿAlî ibn al-Madînî a dit : ʿAbd as-Samad m'a rapporté : ʿAbd Allâh ibn al-Muthannâ m'a rapporté ; il a dit : Thumâma m'a remis cet écrit. Il a dit : ʿAffân nous a rapporté : Hammâd nous a rapporté ; il a dit : J'ai pris de Thumâma un écrit d'après Anas, semblable à celui-ci. De même, Hammâd ibn Zayd a dit, d'après Ayyûb : Thumâma m'a donné un écrit — et il a mentionné ceci. » (Je dis) Il n'y a rien, dans ce qu'il a mentionné, qui implique que Thumâma ne l'a pas entendu d'Anas, comme il l'a affirmé en tête de ses propos. Quant au fait que ʿAbd Allâh ibn al-Muthannâ ne l'ait pas entendu de Thumâma, cela n'indique aucun défaut dans cette chaîne de transmission ; on y trouve au contraire une preuve de la validité de la transmission par munâwala (remise d'un écrit), s'il est établi qu'il ne l'a pas entendu ; sans compter que, dans le texte d'al-Bukhârî, on lit d'après ʿAbd Allâh ibn al-Muthannâ : « Thumâma m'a rapporté qu'Anas lui a rapporté. » Et ʿAbd as-Samad n'est ni plus digne de confiance que Muhammad ibn ʿAbd Allâh al-Ansârî, ni plus connaisseur que lui des hadiths de son père. Et Allah sait mieux. * Le hadith d'Anas sur l'interdiction de vendre les fruits viendra dans les ventes, si Allah le Très-Haut le veut.

(Du Livre du pèlerinage)

(Le vingt-deuxième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Les deux [shaykhs] se sont accordés sur le hadith de ʿAtâ', d'après Safwân ibn Yaʿlâ, d'après son père — le hadith de la tunique (jubba) en état de sacralisation (ihrâm), où il est dit : “Fais dans ta ʿumra ce que tu fais dans ton hajj” —, par la voie d'Ibn Jurayj, de Hammâm et d'autres, d'après ʿAtâ'. Ath-Thawrî l'a rapporté d'après Ibn Jurayj et Ibn Abî Laylâ, tous deux d'après ʿAtâ', d'après Yaʿlâ ibn Umayya, de manière mursal (avec omission d'un maillon). De même ont dit Qatâda, Matar al-Warrâq, Mansûr ibn Zâdhân, ʿAbd al-Malik ibn Sulaymân et bien d'autres, d'après ʿAtâ', sans y mentionner Safwân. » (Je dis) Dans la version d'Ibn Jurayj, on lit : « ʿAtâ' m'a informé que Safwân ibn Yaʿlâ l'a informé, d'après Yaʿlâ », avec ce hadith ; tandis que la version de tous ceux qu'il a cités, d'après ʿAtâ', d'après Yaʿlâ, est transmise par « d'après » (muʿanʿan). Cela indique qu'il ne l'a rapporté de Yaʿlâ que par l'intermédiaire de son fils. Or Ibn Jurayj est parmi les plus savants des gens quant aux hadiths de ʿAtâ', et il a déclaré explicitement l'avoir entendu de lui ; mettre en cause le hadith par un argument de ce genre n'est donc pas fondé, comme nous l'avons exposé plus d'une fois.

(Le vingt-troisième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith d'ath-Thawrî, d'après al-Aʿmash, d'après ʿUmâra, d'après Abû ʿAtiyya, d'après ʿÂ'isha, sur la talbiya (formule de réponse du pèlerin) ; Abû Muʿâwiya l'a corroboré d'après al-Aʿmash. Shuʿba a dit : d'après al-Aʿmash, d'après Khaythama, d'après Abû ʿAtiyya, avec ce hadith. » Il a dit : « Il a été rapporté aussi d'après Yahyâ al-Qattân, d'après al-Aʿmash, d'après Khaythama. Isrâ'îl, Abû l-Ahwas, Zuhayr ibn Muʿâwiya, Muhammad ibn Fudayl, Abû Khâlid et bien d'autres l'ont rapporté d'après al-Aʿmash comme l'a dit ath-Thawrî. ʿAbd Allâh ibn Dâwûd al-Khuraybî l'a rapporté d'après al-Aʿmash et l'a éclairci, en exposant son défaut ; il a dit : al-Aʿmash nous a rapporté, d'après ʿUmâra, d'après Abû ʿAtiyya, d'après ʿÂ'isha — et il l'a cité. Al-Aʿmash a dit : Khaythama a mentionné, d'après al-Aswad, qu'il ajoutait : “et la royauté ; Tu n'as pas d'associé”. » Ad-Dâraqutnî a dit : « Il est donc vraisemblable que l'erreur soit venue à Shuʿba de la mention que fait al-Aʿmash de Khaythama à la fin du hadith. » (Je dis) C'est là une vérification excellente, et elle implique la justesse de ce qu'al-Bukhârî a retenu de la version d'al-Aʿmash et sur quoi il s'est appuyé ; d'autant qu'al-Bukhârî n'a pas négligé de rapporter la divergence, mais l'a au contraire mentionnée à la suite du hadith d'ath-Thawrî. Et Allah sait mieux.

(Le vingt-quatrième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith d'Abû Marwân, d'après Hishâm ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après Umm Salama, que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) lui a dit : “Lorsque l'on accomplira la prière de l'aube, fais les circumambulations sur ton chameau pendant que les gens prient” — le hadith. Or il est interrompu (munqatiʿ). Hafs ibn Ghiyâth l'a rapporté avec une chaîne complète, d'après Hishâm, d'après son père, d'après Zaynab, d'après Umm Salama ; et Mâlik l'a rapporté de même avec une chaîne complète, d'après Abû l-Aswad, d'après ʿUrwa, dans al-Muwatta'. » (Je dis) Le hadith de Mâlik figure chez al-Bukhârî, à cet endroit, joint au hadith d'Abû Marwân. Dans certaines copies — c'est la version d'al-Asîlî —, on trouve ici : d'après Hishâm, d'après son père, d'après Zaynab, d'après Umm Salama, avec une chaîne complète ; c'est sur cela que s'est appuyé al-Mizzî dans al-Atrâf. Mais la plupart des versions omettent Zaynab. Abû ʿAlî al-Jayyânî a dit : « C'est ce qui est correct. » Puis il l'a cité par la voie d'Abû ʿAlî ibn as-Sakan, d'après ʿAlî ibn ʿAbd Allâh ibn Mubashshir, d'après Muhammad ibn Harb, le maître d'al-Bukhârî pour ce hadith, en concordance [avec la plupart], sans mention de Zaynab. De même, al-Ismâʿîlî l'a rapporté par le hadith de ʿAbda ibn Sulaymân, de Muhâdir et de Hassân ibn Ibrâhîm, tous d'après Hishâm, sans mention de Zaynab ; c'est la forme préservée (mahfûz) du hadith de Hishâm. Al-Bukhârî s'est appuyé ici sur la version de Mâlik, dans laquelle la mention de Zaynab est établie, puis il a cité avec elle la version de Hishâm, d'où elle est tombée, rapportant ainsi la divergence à ce sujet sur ʿUrwa, selon son habitude ; sans compter que l'audition de ʿUrwa auprès d'Umm Salama n'est pas improbable. Et Allah sait mieux.

Passage douteuxImprimé فأتى, probablement فإني : « car je ne l'ai vu de lui que transmis par “d'après” ». Texte arabe imprimé : فأتى لم أره من حديثه إلا معنعنا

(Le vingt-cinquième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Ils ont tous deux rapporté le hadith d'Ibn Jurayj, d'après az-Zuhrî, d'après Sulaymân ibn Yasâr, d'après Ibn ʿAbbâs, d'après al-Fadl, sur l'histoire de la femme de Khathʿam. » Il a dit : « Hajjâj a dit, dans ce hadith, d'après Ibn Jurayj : “On m'a rapporté d'après az-Zuhrî.” » (Je dis) Le hadith est rapporté chez eux deux par la version de Mâlik et d'autres, d'après az-Zuhrî ; on ne s'y appuie donc pas sur Ibn Jurayj seul. De plus, Hajjâj n'a pas été corroboré dans cette formulation ; toutefois, c'est un mémorisateur (hâfiz), et Ibn Jurayj pratique le tadlîs ; on s'appuie donc sur la version de Hajjâj jusqu'à ce que l'on trouve, par la version d'un autre d'après Ibn Jurayj, une déclaration explicite d'audition auprès d'az-Zuhrî ; car je ne l'ai vu de lui que transmis par « d'après ». Et Allah sait mieux.

Passage douteuxImprimé تعليق التعليق, probablement تغليق التعليق : titre de l'ouvrage d'Ibn Hajar, *Taghlîq at-taʿlîq* ; titre imprimé conservé. Texte arabe imprimé : كما بينته في كتاب تعليق التعليق

(Le vingt-sixième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith d'al-Layth, d'après Khâlid, d'après Saʿîd ibn Abî Hilâl, d'après Zayd ibn Aslam, d'après son père, d'après ʿUmar : “Ô Allah, accorde-moi le martyre dans Ton chemin, et fais que ma mort soit dans la cité de Ton Envoyé.” » Il a dit : « Hishâm ibn Saʿd a dit : d'après Zayd ibn Aslam, d'après son père, d'après Hafsa, d'après ʿUmar ; et Rawh ibn al-Qâsim a dit : d'après Zayd ibn Aslam, d'après sa mère, d'après Hafsa, d'après ʿUmar. » (Je dis) Il apparaît que Zayd ibn Aslam le détenait d'après son père, d'après ʿUmar, et d'après sa mère, d'après Hafsa, d'après ʿUmar ; car al-Layth et Rawh ibn al-Qâsim sont deux mémorisateurs, et Aslam, l'affranchi de ʿUmar, est de ceux qui l'accompagnaient assidûment et connaissaient ses hadiths. De plus, le texte du hadith de Zayd ibn Aslam d'après sa mère, d'après Hafsa, comporte un ajout par rapport à son hadith d'après son père, d'après ʿUmar, comme je l'ai exposé dans le livre Taʿlîq at-taʿlîq ; cela indique que ce sont deux voies préservées. Quant à la version de Hishâm ibn Saʿd, elle n'est pas préservée, car il n'est pas précis. Et Allah sait mieux. Mâlik l'a rapporté d'après Zayd ibn Aslam, d'après ʿUmar, sans mentionner personne entre eux deux ; et Mâlik faisait souvent cela.

(Du Livre du jeûne)

Passage douteuxImprimé تعليق التعليق, probablement تغليق التعليق (*Taghlîq at-taʿlîq*) ; titre imprimé conservé. Texte arabe imprimé : قد أوضحت هذه الطرق في كتابي تعليق التعليق Imprimé بشير, probablement يشير : « sous une formule qui signale son erreur ». Texte arabe imprimé : علقه بصيغة بشير إلى وهمه

(Le vingt-septième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Muslim a rapporté le hadith d'al-Ashajj, d'après Abû Khâlid, d'après al-Aʿmash, d'après al-Hakam, Muslim al-Batîn et Salama ibn Kuhayl, d'après Saʿîd, ʿAtâ' et Mujâhid, d'après Ibn ʿAbbâs : qu'une femme déclara que sa sœur était morte alors qu'elle devait un jeûne — le hadith. » Il a dit : « Et al-Bukhârî a dit : “Et l'on mentionne d'après Abû Khâlid…”, et il l'a cité. » Ad-Dâraqutnî a dit : « Un groupe l'a contredit, parmi lesquels Shuʿba, Zâ'ida, Ibn Numayr, Abû Muʿâwiya, Jarîr et bien d'autres, d'après al-Aʿmash, d'après Muslim, d'après Saʿîd ibn Jubayr, d'après Ibn ʿAbbâs. Zâ'ida a montré dans sa version d'où l'erreur est venue à Abû Khâlid ; il a dit à la fin du hadith : “Al-Hakam et Salama ibn Kuhayl — qui étaient chez Muslim lorsqu'il rapporta ce hadith — dirent : Et nous, nous l'avons entendu de Mujâhid, d'après Ibn ʿAbbâs.” » (Je dis) J'ai éclairci ces voies dans mon livre Taʿlîq at-taʿlîq, et j'ai montré qu'aucun reproche n'atteint les deux shaykhs pour avoir mentionné la voie d'Abû Khâlid ; car al-Bukhârî l'a citée sans chaîne (muʿallaq), sous une formule qui signale son erreur ; quant à Muslim, il l'a rapportée en se limitant à sa chaîne, sans citer le texte du hadith. Toutefois, le hadith comporte un autre défaut caché (ʿilla), qu'ad-Dâraqutnî n'a pas abordé : leur divergence dans la formulation de son texte. Nous l'éclaircirons en son lieu, si Allah le Très-Haut le veut, lorsqu'Allah nous aura facilité d'y parvenir, par Sa grâce et Sa force.

(Du Livre des ventes)

Passage douteuxImprimé غيره واحد, probablement غير واحد : « bien d'autres ». Texte arabe imprimé : وكذا قال غيره واحد عن ابن إسحاق

(Le vingt-huitième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté, par le hadith d'al-Layth, d'après Saʿîd al-Maqburî, d'après son père, d'après Abû Hurayra, qu'il l'a entendu dire : Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : “Si la servante commet la fornication et que sa fornication est avérée, qu'il lui applique la peine de flagellation, sans l'accabler de reproches” — le hadith. Or il y a divergence à ce sujet sur Saʿîd : ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar l'a rapporté — selon la version de Muhammad ibn ʿUbayd et de Yahyâ ibn Saʿîd al-Umawî d'après lui — d'après Saʿîd, d'après son père ; et ʿAbda ibn Sulaymân l'a rapporté d'après Ibn Ishâq, d'après Saʿîd, de cette façon. Mais Ibn al-Mubârak, Muʿtamir ibn Sulaymân, ʿUqba ibn Khâlid, Abû Usâma et d'autres ont divergé : ils l'ont rapporté d'après ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar, d'après Saʿîd, d'après Abû Hurayra, sans dire “d'après son père”. De même ont dit bien d'autres, d'après Ibn Ishâq. De même l'ont rapporté Ayyûb ibn Mûsâ, Ismâʿîl ibn Umayya, Usâma ibn Zayd et d'autres, d'après Saʿîd, sans “d'après son père”. Muslim les a rapportées avec leurs divergences, et al-Bukhârî s'est limité au hadith d'al-Layth. » (Je dis) Al-Layth est un imam, et il y a ajouté « d'après son père » ; ceux qui l'ont omis ne lui portent donc pas préjudice. D'ailleurs, dans un cas comme celui-ci, il n'est pas improbable que Saʿîd ait détenu le hadith sous les deux formes, vu le grand nombre de ceux qui l'ont rapporté de lui sans mentionner son père ; et s'il est établi qu'il le détenait sous les deux formes, la divergence ne lui nuit pas. De plus, le hadith se trouve aussi chez les deux shaykhs par une autre voie que celle d'al-Maqburî, d'après Abû Hurayra. Et Allah sait mieux.

(Le vingt-neuvième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Ils ont tous deux rapporté le hadith de Mâlik, d'après Humayd, d'après Anas, que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a interdit de vendre les fruits jusqu'à ce qu'ils se colorent (tuzhî). On demanda : “Que signifie tuzhî ?” Il dit : “Jusqu'à ce qu'ils rougissent.” L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) a dit : “Vois-tu, si Allah empêche le fruit [de mûrir], au nom de quoi l'un d'entre vous prendrait-il le bien de son frère ?” » Ad-Dâraqutnî a dit : « Un groupe a contredit Mâlik, parmi lesquels Ismâʿîl ibn Jaʿfar, Ibn al-Mubârak, Hushaym, Marwân ibn Muʿâwiya, Yazîd ibn Hârûn et d'autres ; ils y ont dit : “Anas a dit : Vois-tu, si Allah empêche le fruit…” » Il a dit : « Et ils ont tous deux rapporté le hadith d'Ismâʿîl ibn Jaʿfar, qui a séparé les paroles d'Anas de celles du Prophète (paix et bénédictions sur lui). » (Je dis) Abû Hâtim et Abû Zurʿa, les deux Râzî, Ibn Khuzayma et bien d'autres imams du hadith ont précédé ad-Dâraqutnî dans l'affirmation d'une interpolation (idrâj) dans ce hadith, comme je l'ai exposé dans mon livre Taqrîb al-manhaj bi-tartîb al-mudraj. J'y ai rapporté d'Ibn Khuzayma qu'il a dit : « J'ai vu Anas ibn Mâlik en songe, et il m'a informé qu'il est marfûʿ (remontant au Prophète) » ; et que Muʿtamir ibn Sulaymân l'a rapporté d'après Humayd sous forme interpolée, mais a dit à la fin : « Je ne sais pas si c'est Anas qui a dit : “Au nom de quoi s'autoriserait-il…”, ou s'il l'a rapporté d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui). » Et la chose, dans un cas comme celui-ci, est de peu de conséquence.

(Le trentième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Ils ont tous deux rapporté le hadith de ʿAmr ibn Dînâr, d'après Tâwûs, d'après Ibn ʿAbbâs, qui a dit : “Il parvint à ʿUmar ibn al-Khattâb que Samura avait vendu du vin ; il dit : Qu'Allah combatte Samura !” — le hadith. Hammâd ibn Zayd l'a rapporté d'après ʿAmr, d'après Tâwûs, que ʿUmar a dit… ; et de même al-Walîd ibn Muslim l'a rapporté d'après Hanzala ibn Abî Sufyân, d'après Tâwûs, que ʿUmar a dit… » (Je dis) Ibn ʿUyayna a déclaré explicitement, d'après ʿAmr, que Tâwûs l'a entendu d'Ibn ʿAbbâs ; or il est celui qui mémorise le mieux les hadiths de ʿAmr ; sa version est donc la prépondérante. Rawh ibn al-Qâsim l'a d'ailleurs corroboré ; Muslim l'a rapporté par sa voie.

(De la préemption)

(Le trente et unième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith d'Ibrâhîm ibn Maysara, d'après ʿAmr ibn ash-Sharîd, d'après Abû Râfiʿ : “Le voisin a plus de droit en raison de sa proximité (saqab)”, par la version d'Ibn Jurayj, d'ath-Thawrî et d'Ibn ʿUyayna, d'après Ibrâhîm. Muhammad ibn Muslim les a contredits, d'après Ibrâhîm ibn Maysara, mais on n'y prête pas attention » — c'est-à-dire parce qu'il est faible ; sa version ne saurait donc entacher les versions établies. Le hadith de Kaʿb ibn Mâlik viendra dans les bêtes égorgées, si Allah le Très-Haut le veut.

(Du droit d'irrigation)

(Le trente-deuxième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit — dans ce que j'ai recopié de son écriture, d'un fascicule séparé qui ne figure pas dans le livre at-Tatabbuʿ — : « Al-Bukhârî a rapporté d'après at-Tinnîsî, d'après al-Layth, d'après az-Zuhrî, d'après ʿUrwa, d'après ʿAbd Allâh ibn az-Zubayr, qu'un homme se disputa avec az-Zubayr au sujet des canaux d'irrigation de la Harra — le hadith dans toute sa longueur. C'est une chaîne continue, que nul autre qu'al-Layth n'a rendue continue de cette façon ; d'autres qu'al-Layth l'ont rapporté d'après az-Zuhrî sans y mentionner ʿAbd Allâh ibn az-Zubayr. Al-Bukhârî a aussi rapporté le hadith de Maʿmar, celui d'Ibn Jurayj et celui de Shuʿayb, tous d'après az-Zuhrî, d'après ʿUrwa, sans qu'ils mentionnent dans leur hadith ʿAbd Allâh ibn az-Zubayr comme l'a fait al-Layth. » Fin. Al-Bukhârî ne l'a rapporté sous les deux formes qu'en considération de cette possibilité : l'audition de ʿUrwa auprès de son père étant avérée, il se peut qu'il l'ait entendu de son père et que son frère le lui ait confirmé. Le hadith comporte en outre une affaire concernant az-Zubayr ; ses enfants avaient donc toutes les raisons de le retenir avec exactitude. Il s'est appuyé sur cet indice fort pour le déclarer authentique. Muslim, Ibn Khuzayma, Ibn al-Jârûd, Ibn Hibbân et d'autres se sont accordés avec al-Bukhârî pour déclarer authentique ce hadith d'al-Layth ; d'autant que, dans le texte d'Ibn al-Jârûd, il est dit explicitement que ʿAbd Allâh ibn az-Zubayr l'a rapporté d'après son père az-Zubayr ; c'est la version de Yûnus d'après az-Zuhrî. Et Allah sait mieux.

(Le trente-troisième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Ils ont tous deux rapporté le hadith d'az-Zuhrî, d'après Sâlim, d'après son père, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) : “Quiconque vend un esclave qui possède des biens…”. Or Nâfiʿ l'a contredit, d'après Ibn ʿUmar. Et an-Nasâ'î a dit : Sâlim est plus considérable dans le cœur, mais l'avis qui prévaut est celui de Nâfiʿ. » (Je dis) Le hadith se trouve chez al-Bukhârî dans cette formulation, d'après ʿAbd Allâh ibn Yûsuf : « al-Layth nous a rapporté : Ibn Shihâb m'a rapporté, d'après Sâlim, d'après son père : J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) dire : “Quiconque achète des palmiers après qu'ils ont été pollinisés…” » — le hadith —, où il est dit : « Et quiconque achète un esclave qui possède des biens, ses biens appartiennent à celui qui l'a vendu, à moins que l'acheteur ne les stipule » ; et d'après Mâlik, d'après Nâfiʿ, d'après Ibn ʿUmar, d'après ʿUmar, au sujet de l'esclave, ceci étant coordonné à « al-Layth nous a rapporté ». Il l'a donc rapporté sous les deux formes. Son propos y était d'argumenter par l'histoire des palmiers pollinisés, qui est marfûʿ sans divergence, la preuve en étant qu'il l'a rapportée dans les chapitres du métayage (al-muzâraʿa). Quant à l'histoire de l'esclave, il l'a rapportée à titre accessoire et a exposé la divergence qu'elle comporte ; il n'y a donc pas d'objection contre lui. Et Allah sait mieux. * Le hadith de Jâbir sur le fait de réunir les morts le jour d'Uhud a précédé dans les funérailles ; le hadith d'Abû Hurayra « Quiconque affranchit une part… » viendra dans l'affranchissement ; le hadith d'Anas d'après Abû Bakr sur les aumônes a précédé dans la zakât.

(De l'affranchissement)

Passage douteuxImprimé المقبري (al-Maqburî), probablement المقرئ (ʿAbd Allâh ibn Yazîd al-Muqri', qui rapporte d'après Hammâm) ; forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : قاله المقبري عن همام

(Le trente-quatrième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Ils ont tous deux rapporté le hadith de Qatâda, d'après an-Nadr ibn Anas, d'après Bashîr ibn Nahîk, d'après Abû Hurayra : “Quiconque affranchit une part [d'un esclave]…”, et ils y ont mentionné le travail de l'esclave pour racheter le reste de sa valeur (istisʿâ'), par le hadith d'Ibn Abî ʿArûba et de Jarîr ibn Hâzim. Or ce hadith a été rapporté par Shuʿba et Hishâm — qui sont les plus fiables des gens quant à Qatâda —, et ils n'ont pas mentionné l'istisʿâ' dans le hadith. Hammâm s'est accordé avec eux, et il a séparé l'istisʿâ' du hadith, en en faisant un avis de Qatâda, et non une transmission d'Abû Hurayra ; c'est ce qu'a dit al-Maqburî d'après Hammâm. » Abû Masʿûd a dit : « Le hadith de Hammâm est, à mon avis, bon ; et à mon avis, il n'est pas parvenu aux deux shaykhs : s'il leur était parvenu, ils auraient jugé selon ce qu'il dit. » Muʿâdh ibn Hishâm l'a corroboré, d'après son père, d'après Qatâda, et de même l'a rapporté Abû ʿÂmir d'après Hishâm ; c'est ce qu'a dit ad-Dâraqutnî. Il a dit : « Et cela est plus proche de la justesse que le hadith d'Ibn Abî ʿArûba et de Jarîr ibn Hâzim. » (Je dis) Il y a eu divergence à ce sujet sur Hammâm et sur Hishâm, et j'en ai traité de manière exhaustive dans Taqrîb al-manhaj bi-tartîb al-mudraj. Et louange à Allah.

(De la donation) Le trente-cinquième hadith. Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith de ʿÎsâ ibn Yûnus, d'après Hishâm, d'après son père, d'après ʿÂ'isha, que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) acceptait les cadeaux et en donnait la contrepartie. » Il a dit : « Wakîʿ et Muhâdir l'ont rapporté sans mentionner “d'après ʿÂ'isha”. » (Je dis) Al-Bukhârî a donné la prépondérance à la version à chaîne complète (mawsûl) en raison de la mémoire de ses rapporteurs. Le hadith de ʿUmar sur la peste a précédé dans les funérailles ; le hadith d'Abû Bakra « Ce fils que voici, le mien, est un seigneur » viendra dans les mérites.

(Du Livre du jihad)

Passage douteuxImprimé ينبنى عن, probablement ينبني على : « cela dépend de la question de savoir si… ». Texte arabe imprimé : لكنه ينبنى عن أن شرط المكاتبة

(Le trente-sixième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Ils ont tous deux rapporté le hadith de Mûsâ ibn ʿUqba, d'après Abû n-Nadr, l'affranchi de ʿUmar ibn ʿUbayd Allâh, qui a dit : ʿAbd Allâh ibn Abî Awfâ lui écrivit — et je lus la lettre — que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : “Ne souhaitez pas la rencontre de l'ennemi ; et lorsque vous le rencontrez, soyez endurants” — le hadith. » Il a dit : « Abû n-Nadr n'a pas entendu d'Ibn Abî Awfâ ; il l'a seulement rapporté d'après son écrit ; c'est donc une preuve en faveur de la transmission par correspondance (mukâtaba). » (Je dis) Il n'y a donc là aucun défaut. Toutefois, cela dépend de la question de savoir si la condition de la mukâtaba est qu'elle aille de l'auteur de la lettre à son destinataire seulement, ou si quiconque reconnaît l'écriture peut transmettre par elle, même s'il n'était pas le destinataire de la lettre. Le premier sens est celui qui vient d'emblée à l'esprit d'après la terminologie ; quant au second, c'est chez eux l'une des formes de la wijâda (transmission d'un écrit trouvé). Mais on peut dire ici que la transmission d'Abû n-Nadr se fait en l'occurrence d'après son patron ʿUmar ibn ʿUbayd Allâh, d'après la lettre qu'Ibn Abî Awfâ lui avait adressée, et que sa réception de cela auprès de son patron s'est faite par présentation (ʿard), puisqu'il la lui a lue, étant son secrétaire. Elle relève alors, dans ce cas, de la transmission par mukâtaba, comme l'a dit ad-Dâraqutnî. Et Allah sait mieux.

(Le trente-septième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith d'Ubayy ibn ʿAbbâs ibn Sahl ibn Saʿd, d'après son père, d'après son grand-père, qui a dit : “Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) avait un cheval appelé al-Luhayf.” » Il a dit : « Et cet Ubayy est faible. » (Je dis) On en parlera dans la section suivante.

(Le trente-huitième hadith) Abû Masʿûd a dit, au sujet du hadith d'Abû Ishâq al-Fazârî, d'après ʿAbd Allâh ibn ʿAbd ar-Rahmân al-Ansârî — c'est Abû Tuwâla — : « J'ai entendu Anas dire : Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) entra chez la fille de Milhân, s'accouda chez elle, puis rit — le hadith, où il est dit : “Des gens de ma communauté navigueront sur la mer verte”. » Abû Masʿûd a dit : « Ainsi en est-il dans le livre d'al-Bukhârî : Abû Ishâq d'après Abû Tuwâla ; et il lui a échappé, entre eux deux, Zâ'ida ibn Qudâma. » Voilà ce qu'a dit Abû Masʿûd ; il s'est fondé pour cela sur la version d'al-Musayyab ibn Wâdih, d'après Abû Ishâq al-Fazârî, d'après Zâ'ida, d'après Abû Tuwâla. C'est un fondement d'une extrême fragilité, car al-Musayyab est faible, et le hadith se trouve dans le Kitâb as-siyar d'Abû Ishâq al-Fazârî, dans la version de ʿAbd al-Malik ibn Habîb al-Massîsî d'après lui, sans Zâ'ida. De même, l'imam Ahmad l'a rapporté dans son Musnad d'après Muʿâwiya ibn ʿAmr, d'après Abû Ishâq al-Fazârî, d'après Abû Tuwâla, sans Zâ'ida, exactement comme al-Bukhârî l'a rapporté d'après ʿAbd Allâh ibn Muhammad, d'après Muʿâwiya ibn ʿAmr. Abû ʿAlî al-Jayyânî est même allé jusqu'à dire : « J'ai examiné les voies de ce hadith d'après Abû Ishâq, et je n'y ai pas trouvé Zâ'ida. » Fin. Certes, le hadith est préservé aussi chez Zâ'ida d'après Abû Tuwâla, en corroboration d'Abû Ishâq d'après Abû Tuwâla, et non comme transmission d'Abû Ishâq al-Fazârî d'après Zâ'ida. Husayn ibn ʿAlî al-Juʿfî et Muʿâwiya ibn ʿAmr l'ont aussi rapporté d'après Zâ'ida ; c'est par leur voie qu'al-Ismâʿîlî l'a rapporté dans son Mustakhraj, et Abû ʿAwâna dans son Sahîh, sans aucune mention d'Abû Ishâq al-Fazârî. Ahmad l'a rapporté dans son Musnad d'après Muʿâwiya ibn ʿAmr, d'après Abû Ishâq, et d'après Muʿâwiya ibn ʿAmr, d'après Zâ'ida, tous deux d'après Abû Tuwâla, et il a cité ce hadith ; et il a rapporté par cette même chaîne, d'après Muʿâwiya ibn ʿAmr, d'après eux deux, un autre hadith : le hadith d'Anas sur la supériorité de ʿÂ'isha sur les femmes. Je pense donc qu'al-Musayyab ibn Wâdih — si sa version est préservée — l'a rapporté d'après Abû Ishâq al-Fazârî et Zâ'ida ensemble, d'après Abû Tuwâla, et qu'il a mis « d'après » à la place du wâw de coordination. Et Allah sait mieux.

(Le trente-neuvième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith de ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh ibn Dînâr, d'après Abû Hâzim, d'après Sahl ibn Saʿd : “Monter la garde une journée dans le sentier d'Allah vaut mieux que le bas monde et tout ce qu'il contient”, le hadith. Nul autre que ʿAbd ar-Rahmân n'a dit cela, et d'autres que lui sont plus fermes que lui ; le reste du hadith est authentique. » (Je dis) ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh ibn Dînâr fera l'objet d'une discussion dans la section qui suit celle-ci ; il est le seul à avoir rapporté cet ajout (ziyâda).

(Le quarantième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith de Muhammad ibn Talha, d'après son père, d'après Musʿab ibn Saʿd, qui a dit : “Saʿd estima qu'il avait un mérite supérieur à ceux qui étaient au-dessous de lui. Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) dit alors : ‹ N'êtes-vous secourus et pourvus de votre subsistance que grâce à vos faibles ? ›” » Ad-Dâraqutnî a dit : « Ceci est mursal (à chaîne interrompue). » (Je dis) Sa forme est celle du mursal, mais il est mawsûl (à chaîne complète) à l'origine, connu par la version de Musʿab ibn Saʿd d'après son père. Al-Bukhârî s'est fondé à maintes reprises sur des formulations semblables à celle-ci, et il l'a rapporté comme étant mawsûl, dès lors que le rapporteur est connu pour rapporter de celui qu'il mentionne. Nous l'avons reçu dans les Sunan d'an-Nasâ'î, dans les deux Mustakhraj d'al-Ismâʿîlî et d'Abû Nuʿaym, dans la Hilya d'Abû Nuʿaym et dans la sixième partie du hadith d'Abû Muhammad ibn Sâʿid, par le hadith de Musʿab ibn Saʿd, d'après son père, qu'il « estima… », et il l'a cité. Ad-Dâraqutnî a laissé de côté, dans le livre, des hadiths de ce genre qu'il n'a pas relevés.

Passage douteuxImprimé الزهير (az-Zuhayr), probablement الزهري : « az-Zuhrî », comme dans la suite du passage. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : عن عقيل وغيره عن الزهير عن عبد الرحمن

(Le quarante et unième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith du repentir de Kaʿb ibn Mâlik par des voies authentiques, d'après ʿUqayl et d'autres, d'après az-Zuhayr, d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh ibn Kaʿb ibn Mâlik, d'après son père, d'après Kaʿb, et c'est ce qui est exact. Il l'a aussi rapporté — c'est-à-dire dans le Jihâd — sous forme abrégée, d'après Ahmad ibn Muhammad, d'après Ibn al-Mubârak, d'après Yûnus, d'après az-Zuhrî, d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh ibn Kaʿb, d'après Kaʿb. » Il a dit : « Et c'est mursal, car Suwayd ibn Nasr l'a rapporté d'après Ibn al-Mubârak en disant : “d'après son père, d'après Kaʿb”, comme l'a dit le groupe. » (Je dis) Dans la version d'al-Bukhârî, on trouve : « d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh ibn Kaʿb, qui a dit : “J'ai entendu Kaʿb” » ; il l'a donc rapporté en admettant cette possibilité, car il se peut que ʿAbd ar-Rahmân l'ait entendu de son grand-père et que son père le lui ait confirmé ; ainsi, la plupart du temps, il le rapportait d'après son père, d'après son grand-père, et parfois il le rapportait d'après son grand-père. Cependant, la version de Suwayd ibn Nasr, à laquelle ad-Dâraqutnî a fait allusion, implique que la divergence porte sur ʿAbd Allâh ibn al-Mubârak ; dès lors, la version d'Ahmad ibn Muhammad est isolée (shâdhdha), et le fait qu'il l'ait rapportée n'entraîne pas de critique majeure, car l'appui repose uniquement sur la version à chaîne continue. Et Allah sait mieux. Puis j'ai trouvé le hadith dans les Sunan d'Abû Dâwûd, d'après Maʿmar, d'après az-Zuhrî, d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh ibn Kaʿb, d'après son père, qui a dit : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) était… », et il l'a cité. Muhammad ibn Yahyâ adh-Dhuhlî a dit dans les ʿIlal hadîth az-Zuhrî : « Je ne pense pas que ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh ibn Kaʿb ait entendu quoi que ce soit de son grand-père ; il rapporte seulement d'après son père et son oncle paternel ʿUbayd Allâh ibn Kaʿb. » Puis il a cité le hadith de Maʿmar exactement comme l'a mentionné Abû Dâwûd.

Passage douteuxImprimé راوية, probablement راويه : « son rapporteur ». Texte arabe imprimé : دل على أن راوية حفظه

(Le quarante-deuxième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith d'al-ʿAwwâm ibn Hawshab, d'après Ibrâhîm as-Saksakî, d'après Abû Burda, d'après Abû Mûsâ, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui), qui a dit : “Lorsque le serviteur tombe malade ou voyage, Allah lui inscrit l'équivalent de ce qu'il accomplissait lorsqu'il était en bonne santé et résident.” Nul autre qu'al-ʿAwwâm ne l'a donné avec une chaîne remontante ; Misʿar l'a contredit en disant : “d'après Ibrâhîm as-Saksakî, d'après Abû Burda, comme parole de celui-ci”, sans mentionner Abû Mûsâ ni le Prophète (paix et bénédictions sur lui). » (Je dis) Misʿar a sans aucun doute une meilleure mémoire qu'al-ʿAwwâm ; toutefois, une chose pareille ne se dit pas par opinion personnelle, elle a donc le statut du marfûʿ (remontant au Prophète). De plus, la formulation comporte un récit qui montre qu'al-ʿAwwâm l'a bien retenu, car on y trouve : « Yazîd ibn Abî Kabsha et Abû Burda voyagèrent ensemble ; Yazîd jeûnait en voyage, et Abû Burda lui dit : “Romps le jeûne, car j'ai entendu Abû Mûsâ dire à plusieurs reprises…” », et il l'a cité. Ahmad ibn Hanbal a dit : « Lorsque le hadith contient un récit, cela indique que son rapporteur l'a bien retenu. » Et Allah sait mieux.

Passage douteuxImprimé الخمس (« le quint »), probablement الحمى : « le pâturage réservé », selon le hadith connu de Hunayy ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : يدعى هنيا على الخمس الحديث بطوله

(Le quarante-troisième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit, dans ce que j'ai trouvé de sa main : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith d'Ismâʿîl ibn Abî Uways, d'après Mâlik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après son père, que ʿUmar chargea un de ses affranchis, appelé Hunayy, du pâturage réservé (al-himâ), le hadith en entier. » Il a dit : « Et Ismâʿîl est faible. » (Je dis) Il sera question de lui plus loin. Je pense qu'ad-Dâraqutnî n'a mentionné ce passage du hadith d'Ismâʿîl en particulier, en se détournant de la plupart de ses hadiths chez al-Bukhârî, que parce que d'autres l'ont rejoint dans ces hadiths-là, tandis qu'il est seul à rapporter celui-ci. S'il en est ainsi, il n'est pas seul à le rapporter : Maʿn ibn ʿÎsâ l'a corroboré en le rapportant d'après Mâlik exactement comme la version d'Ismâʿîl. Et Allah sait mieux.

Passage douteuxImprimé عبد الله بن عمر وقال, probablement عبد الله بن عمرو قال : « ʿAbd Allâh ibn ʿAmr, qui a dit », comme dans la suite du passage. Texte arabe imprimé : عن عبد الله بن عمر وقال كان على ثقل

(Le quarante-quatrième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith de ʿAmr ibn Dînâr, d'après Sâlim ibn Abî l-Jaʿd, d'après ʿAbd Allâh ibn ʿUmar, et il a dit : “Il y avait, chargé des bagages du Prophète (paix et bénédictions sur lui), un homme appelé Karkara”, le hadith. Il n'y est pas fait état d'une audition de Sâlim auprès de ʿAbd Allâh ibn ʿAmr ; or Sâlim a rapporté d'autres hadiths d'après son frère, d'après ʿAbd Allâh ibn ʿAmr. » (Je dis) C'est une critique qui ne vaut pas contre al-Bukhârî, puisqu'il pose comme condition l'établissement de la rencontre ; et le fait que Sâlim ait rapporté de ʿAbd Allâh ibn ʿAmr un hadith par un intermédiaire n'implique pas qu'il ne rapporte pas de lui sans intermédiaire, une fois établie sa rencontre avec lui. Et Allah sait mieux.

(Le quarante-cinquième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Ils ont tous deux rapporté le hadith d'Ibn Jurayj, d'après az-Zuhrî, d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh, d'après son père et son oncle paternel ʿUbayd Allâh ibn Kaʿb, d'après Kaʿb, que le Prophète (paix et bénédictions sur lui), lorsqu'il revenait de voyage dans la matinée, commençait par la mosquée, le hadith. Maʿmar l'a contredit en disant : “d'après az-Zuhrî, d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn Kaʿb, d'après son père” ; et ʿUqayl a dit : “d'après az-Zuhrî, d'après Ibn Kaʿb, d'après son père”, ce qui ressemble à la version de Maʿmar. » Ad-Dâraqutnî a dit : « La version d'Ibn Jurayj est plus authentique, et ceux qui l'ont contredit ne lui nuisent pas. » (Je dis) La parole de Maʿmar et des autres, « d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn Kaʿb », s'interprète comme le rattachant à son grand-père ; leur version est donc interrompue. Cette réponse d'ad-Dâraqutnî est juste, à savoir que la divergence en pareil cas ne nuit pas, comme nous l'avons établi précédemment. Et Allah sait mieux.

(Du quint et de la capitation)

Passage douteuxImprimé يعتمد عن القرائن, probablement يعتمد على القرائن : « on se fonde sur les indices ». Texte arabe imprimé : في مثل هذا يعتمد عن القرائن والله الموفق

(Le quarante-sixième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith de Hammâd ibn Zayd, d'après Ayyûb, d'après Nâfiʿ, que ʿUmar obtint deux captives parmi les prisonniers de Hunayn ; au début, il est dit que ʿUmar déclara : “J'ai fait un vœu.” Il l'a rapporté ainsi, sous forme mursal. Le hadith du vœu a été rapporté avec une chaîne complète par Hammâd ibn Salama, Jarîr ibn Hâzim et un groupe, d'après Ayyûb, d'après Nâfiʿ, d'après Ibn ʿUmar, et il est authentique ; le hadith des deux captives a été rapporté avec une chaîne complète par Jarîr ibn Hâzim d'après Ayyûb ; mais la version de Hammâd est plus authentique. » (Je dis) Si l'origine du hadith est authentique, la version de celui qui l'a donnée avec une chaîne complète l'est aussi. Al-Bukhârî a exposé la divergence à son sujet, et nous avons déjà indiqué qu'en pareil cas on se fonde sur les indices. Et c'est Allah qui accorde la réussite.

(Le quarante-septième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith de ʿAbd al-Wâhid ibn Ziyâd, d'après al-Hasan ibn ʿAmr, d'après Mujâhid, d'après ʿAbd Allâh ibn ʿAmr, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) : “Quiconque tue un allié protégé (muʿâhad) ne sentira pas l'odeur du Paradis”, le hadith. Marwân ibn Muʿâwiya l'a contredit en le rapportant d'après al-Hasan ibn ʿAmr, d'après Mujâhid, d'après Junâda ibn Abî Umayya, d'après ʿAbd Allâh ibn ʿAmr, et c'est ce qui est exact. » (Je dis) Marwân est plus ferme que ʿAbd al-Wâhid, et il a ajouté un homme dans la chaîne de transmission ; cependant ʿAbd al-Wâhid a été corroboré par Abû Muʿâwiya — Ibn Mâja l'a rapporté par sa voie — et par ʿAmr ibn ʿAbd al-Ghaffâr al-Fuqaymî, par la voie duquel al-Ismâʿîlî l'a rapporté. Il apparaît que la version de ʿAbd al-Wâhid est préférable en raison de ceux qui l'ont corroboré. Quant à la version de Marwân ibn Muʿâwiya, dans laquelle il a ajouté Junâda, an-Nasâ'î et d'autres l'ont rapportée, et al-Hâkim a commis une méprise en l'ajoutant dans son Mustadrak. Il est possible que Mujâhid l'ait entendu de ʿAbd Allâh ibn ʿAmr après l'avoir entendu de Junâda d'après lui. Et Allah sait mieux.

(Du commencement de la création)

(Le quarante-huitième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté, du hadith d'Isrâ'îl, d'après al-Aʿmash et Mansûr tous deux, d'après Ibrâhîm, d'après ʿAlqama, d'après ʿAbd Allâh, qui a dit : “Nous étions avec le Prophète (paix et bénédictions sur lui) dans une grotte, lorsque fut révélée la sourate Wa-l-mursalât”, le hadith. Isrâ'îl n'a pas été corroboré, pour ce qui est d'al-Aʿmash, quant à la mention de ʿAlqama ; pour ce qui est de Mansûr, Shaybân l'a corroboré d'après lui, et c'est ainsi que l'a rapporté Mughîra d'après Ibrâhîm. » (Fin.) Al-Bukhârî a exposé la divergence à ce sujet, et c'est une critique qui ne nuit pas. Et Allah sait mieux.

(Des récits des prophètes (paix sur eux))

(Le quarante-neuvième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith d'Ibn Abî Uways, d'après son frère, d'après Ibn Abî Dhi'b, d'après Saʿîd al-Maqburî, d'après Abû Hurayra, qui a dit : “Ibrâhîm (paix sur lui) rencontrera son père Âzar le Jour de la Résurrection, et sur le visage d'Âzar il y aura une noirceur”, le hadith. » Il a dit : « Ce hadith, Ibrâhîm ibn Tahmân l'a rapporté d'après Ibn Abî Dhi'b, d'après Saʿîd al-Maqburî, d'après son père, d'après Abû Hurayra. » (Je dis) Al-Bukhârî a cité sans chaîne (muʿallaq) le hadith d'Ibrâhîm ibn Tahmân dans le Tafsîr ; il n'a donc pas négligé de signaler la divergence à son sujet. Mais al-Ismâʿîlî lui a trouvé un défaut sous un autre angle : après l'avoir cité, il a dit : « Ce récit a une authenticité discutable, du fait qu'Ibrâhîm sait qu'Allah ne manque pas à Sa promesse ; comment donc ferait-Il de l'état de son père une humiliation pour lui, alors qu'il a annoncé qu'Allah lui avait promis de ne pas l'humilier le jour où l'on sera ressuscité, et qu'il savait que Sa promesse ne connaît pas de manquement ? » (Fin.) La réponse à cela viendra, si Allah le Très-Haut le veut, à sa place.

Passage douteuxImprimé عبيد الله بن سعيد, probablement عبيد الله عن سعيد (ʿUbayd Allâh d'après Saʿîd al-Maqburî), comme l'exige « d'après son père » ; forme imprimée conservée (ʿUbayd Allâh ibn Saʿîd). Texte arabe imprimé : حديث يحيى القطان عن عبيد الله بن سعيد عن أبيه Imprimé عبيد الله بن سعيد, probablement عبيد الله عن سعيد : « d'après ʿUbayd Allâh, d'après Saʿîd » ; forme imprimée conservée (ʿUbayd Allâh ibn Saʿîd). Texte arabe imprimé : قالوا عن عبيد الله بن سعيد عن أبي هريرة

(Le cinquantième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith de Yahyâ al-Qattân, d'après ʿUbayd Allâh ibn Saʿîd, d'après son père, d'après Abû Hurayra : “On dit : ‹ Ô Envoyé d'Allah, qui est le plus noble des hommes ? › Il répondit : ‹ Le plus pieux d'entre eux ›”, le hadith. Muslim s'est accordé avec lui pour le rapporter. Un groupe l'a contredit à ce sujet, dont Abû Usâma, ʿAbd Allâh ibn Numayr, Muʿtamir ibn Sulaymân et d'autres, qui ont dit : “d'après ʿUbayd Allâh ibn Saʿîd, d'après Abû Hurayra”, sans dire “d'après son père”. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté le hadith de Muʿtamir, d'Abû Usâma et d'autres ; il l'admet donc selon les deux possibilités, et il n'a pas négligé de signaler la divergence à son sujet.

Passage douteuxImprimé فبأن, probablement فبان : « il est donc apparu ». Texte arabe imprimé : فبأن ان رواية البخاري فيها إدراج يسير

(Le cinquante et unième hadith) Abû ʿAlî al-Jayyânî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté d'après Ahmad ibn Saʿîd ad-Dârimî : Wahb ibn Jarîr nous a rapporté, d'après son père, d'après Ayyûb, d'après ʿAbd Allâh ibn Saʿîd ibn Jubayr, d'après son père, d'après Ibn ʿAbbâs, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui), l'histoire de Zamzam. » Il a dit : « Abû Masʿûd ad-Dimashqî l'a critiqué en disant : “On a divergé sur cette chaîne de transmission à propos de Wahb ibn Jarîr”, comme s'il insinuait un reproche contre al-Bukhârî pour l'avoir rapporté dans le Sahîh. » Abû ʿAlî a dit : « Hajjâj ibn ash-Shâʿir l'a rapporté d'après Wahb ibn Jarîr exactement de même, mais il a dit : “d'après Ibn ʿAbbâs, d'après Ubayy ibn Kaʿb”, y ajoutant Ubayy. » Il l'a transmis avec sa chaîne par la version d'Abû ʿAlî ibn as-Sakan, d'après al-Baghawî, d'après Hajjâj, avec cette chaîne ; et d'après Muhammad ibn Badr al-Bâhilî, d'après Muhammad ibn Ahmad ibn Nayzak, d'après Wahb ibn Jarîr, de même, mais il a dit : « d'après Ayyûb, d'après Saʿîd ibn Jubayr », omettant ainsi ʿAbd Allâh ibn Saʿîd. C'est ainsi que l'a rapporté ʿAlî ibn al-Madînî d'après Wahb ibn Jarîr ; et an-Nasâ'î l'a rapporté dans les Sunan, par sa voie, d'après Ahmad ibn Saʿîd, le maître d'al-Bukhârî, de la même manière, et il a dit à la fin du hadith d'Ibn al-Madînî : « Wahb a dit : “Et Hammâd ibn Zayd nous a rapporté, d'après Ayyûb, d'après ʿAbd Allâh ibn Saʿîd, d'après son père, quelque chose de semblable”, sans mentionner Ubayy. » Il apparaît ainsi que Wahb ibn Jarîr, lorsqu'il le rapportait d'après son père, omettait ʿAbd Allâh ibn Saʿîd ibn Jubayr et mentionnait Ubayy ibn Kaʿb, et que, lorsqu'il le rapportait d'après Hammâd ibn Zayd, il omettait Ubayy ibn Kaʿb et mentionnait ʿAbd Allâh ibn Saʿîd ibn Jubayr. Il en ressort que la version d'al-Bukhârî comporte une légère insertion (idrâj). La chaîne comporte encore une autre divergence : à sa fin, chez an-Nasâ'î également, Wahb ibn Jarîr a dit : « Je suis allé voir Sallâm ibn Abî Mutîʿ et lui ai rapporté cela d'après Hammâd ; il l'a désapprouvé avec force, puis il m'a dit : “Et ton père, que dit-il ?” Je répondis : “Il dit : d'après Ayyûb, d'après Saʿîd ibn Jubayr.” Il dit : “Il s'est trompé ; ce n'est que : Ayyûb, d'après ʿIkrima ibn Khâlid.” » (Fin.) Ismâʿîl ibn ʿUlayya l'a rapporté d'après Ayyûb, qui a dit : « On m'a informé d'après Saʿîd ibn Jubayr, d'après Ibn ʿAbbâs », sans mentionner Ubayy ibn Kaʿb. Abû ʿAlî al-Jayyânî a dit : « Cette divergence, celui qui est versé dans cet art, s'il l'examine, sait qu'elle revient à un accord et que ses parties ne s'excluent pas les unes les autres » ; il a jugé qu'il était authentique, puis il a exposé la manière de concilier ces versions. Et c'est Allah qui accorde la réussite.

Passage douteuxImprimé النضريس (an-Nadrîs), probablement الضريس : Muhammad ibn Ayyûb ibn ad-Durays. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : طريق محمد بن أيوب بن النضريس

(Le cinquante-deuxième hadith) Abû ʿAlî al-Jayyânî a dit : « Al-Bukhârî a dit : Muhammad ibn Kathîr nous a rapporté : Isrâ'îl nous a informés : ʿUthmân ibn al-Mughîra nous a rapporté, d'après Mujâhid, d'après Ibn ʿUmar, qui a dit : “Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : ‹ J'ai vu Mûsâ, ʿÎsâ et Ibrâhîm (paix sur eux) ›”, le hadith. » Il a dit : « Ce qui est retenu (al-mahfûz) à ce sujet est : d'après Mujâhid, d'après Ibn ʿAbbâs. Abû Masʿûd a dit : “Al-Bukhârî s'est trompé en disant : d'après Ibn ʿUmar ; Muhammad ibn Kathîr l'a seulement rapporté d'après Isrâ'îl, avec cette chaîne, d'après Ibn ʿAbbâs ; et c'est ainsi que l'ont rapporté Ishâq ibn Mansûr as-Salûlî, Yahyâ ibn Âdam, Ibn Abî Zâ'ida et d'autres, d'après Isrâ'îl.” Abû Dharr al-Harawî a également signalé cette méprise dans sa copie : il a cité le hadith par la voie de Hanbal ibn Ishâq, d'après Muhammad ibn Kathîr, en disant : “d'après Ibn ʿAbbâs” — ainsi l'a dit Abû Dharr. C'est ainsi que l'a rapporté ʿUthmân ad-Dârimî d'après Muhammad ibn Kathîr, et ainsi que l'a rapporté Abû Ahmad az-Zubayrî d'après Isrâ'îl. » (Je dis) C'est ainsi que l'a rapporté Ahmad dans son Musnad d'après Aswad ibn ʿÂmir Shâdhân, d'après Isrâ'îl ; ainsi l'a rapporté at-Tabarânî d'après Ahmad ibn Muhammad al-Khuzâʿî, d'après Muhammad ibn Kathîr ; et ainsi l'a rapporté Samuwayh dans ses Fawâ'id d'après al-Husayn ibn Hafs, d'après Isrâ'îl. Ce qui confirme qu'il s'agit d'un lapsus de plume, c'est qu'al-Bukhârî l'a rapporté à un autre endroit par la version d'Ibn ʿAwn, d'après Mujâhid, d'après Ibn ʿAbbâs, et c'est ce qui est exact. Abû ʿAbd Allâh ibn Manda l'a également critiqué chez al-Bukhârî : il l'a rapporté dans le Kitâb al-îmân par la voie de Muhammad ibn Ayyûb ibn an-Nadrîs et de Mûsâ ibn Saʿîd at-Tarsûsî, tous deux d'après Muhammad ibn Kathîr, avec cette chaîne, et il a dit à la fin : « Al-Bukhârî a dit : “d'après Ibn ʿUmar”, et ce qui est exact est Ibn ʿAbbâs. » C'est ainsi que l'a rapporté Abû Nuʿaym dans son Mustakhraj, d'après at-Tabarânî, d'après Ahmad ibn Muhammad ibn ʿAlî al-Khuzâʿî, d'après Muhammad ibn Kathîr, en disant « Ibn ʿAbbâs », comme précédemment ; et il a dit après cela : « Al-Bukhârî l'a rapporté d'après Muhammad ibn Kathîr en disant : Ibn ʿUmar. » Puis il l'a cité par la voie d'Abû Ahmad az-Zubayrî en disant, là encore, « Ibn ʿAbbâs ». Ensuite, je l'ai vu dans le Mustakhraj d'al-Ismâʿîlî, par la voie d'Abû Ahmad az-Zubayrî, d'après Isrâ'îl, où il dit « d'après Ibn ʿAbbâs », sans le critiquer comme il en a l'habitude ; j'en ai déduit que la méprise ne vient pas d'al-Bukhârî. Et Allah sait mieux.

(De la mention des fils d'Israël)

Passage douteuxImprimé غالب الليث (Ghâlib al-Layth), probablement كاتب الليث : « Abû Sâlih, le secrétaire d'al-Layth ». Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وأبو صالح غالب الليث ويزيد بن الهاد Imprimé سعد بن إبراهيم بن سعد ; il s'agit de Saʿd ibn Ibrâhîm (ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf), père d'Ibrâhîm ibn Saʿd, de qui Ibn ʿAjlân rapporte ce hadith chez Muslim ; « بن سعد » est fautif ; forme imprimée conservée (Saʿd ibn Ibrâhîm ibn Saʿd). Texte arabe imprimé : من حديث ابن عجلان عن سعد بن إبراهيم بن سعد

(Le cinquante-troisième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté d'après Yahyâ ibn Qazaʿa et d'après al-Uwaysî, d'après Ibrâhîm ibn Saʿd, d'après son père, d'après Abû Salama, d'après Abû Hurayra, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) : “Il y avait parmi les nations des gens inspirés (muhaddathûn).” » Il a dit : « Sulaymân ibn Dâwûd al-Hâshimî et Abû Marwân al-ʿUthmânî les ont corroborés ; Ibn Wahb les a contredits en le rapportant d'après Ibrâhîm ibn Saʿd et en disant : “d'après ʿÂ'isha” au lieu d'Abû Hurayra. Zakariyyâ ibn Abî Zâ'ida l'a rapporté d'après Saʿd ibn Ibrâhîm, d'après Abû Salama, d'après Abû Hurayra ; et Yaʿqûb et Saʿd, les deux fils d'Ibrâhîm ibn Saʿd, Abû Sâlih Ghâlib al-Layth, et Yazîd ibn al-Hâd l'ont rapporté d'après Ibrâhîm ibn Saʿd, d'après son père, d'après Abû Salama, qui a dit : “Il m'est parvenu que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit…”, et il l'a cité. » (Je dis) La version d'al-Uwaysî et de ceux qui l'ont corroboré est renforcée par la corroboration de Zakariyyâ ; quant à la version d'Ibn al-Hâd et de ceux qui l'ont corroboré, elle ne la contredit pas, car elle est imprécise tandis que l'autre est explicite. Il ne reste donc que la version d'Ibn Wahb, qui est seul à la donner. Abû Masʿûd a dit dans les Atrâf : « Je ne connais personne qui ait corroboré Ibn Wahb dans sa parole : “d'après Ibrâhîm ibn Saʿd, d'après ʿÂ'isha” ; ce qui est connu de la version d'Ibrâhîm ibn Saʿd est : d'après Abû Hurayra. » Cependant, Muslim l'a rapporté par le hadith d'Ibn ʿAjlân, d'après Saʿd ibn Ibrâhîm ibn Saʿd, comme l'a dit Ibn Wahb. On peut donc dire que peut-être Abû Salama le rapportait à la fois d'après Abû Hurayra et d'après ʿÂ'isha. Et Allah sait mieux.

(Des mérites)

Passage douteuxImprimé جمعيا, coquille pour جميعا : « ensemble ». Texte arabe imprimé : روى الحديثين جمعيا عن أبيه

(Le cinquante-quatrième hadith) Al-Bukhârî a dit : « Abû Nuʿaym nous a rapporté : Sufyân nous a rapporté — h (changement de chaîne) — ; il a dit : et Yaʿqûb ibn Ibrâhîm — c'est-à-dire Ibn Saʿd — a dit : mon père nous a rapporté, d'après son père : al-Aʿraj m'a rapporté, d'après Abû Hurayra, qui a dit : “L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) a dit : ‹ Quraysh, les Ansâr, Juhayna, Muzayna, Aslam, Ashjaʿ et Ghifâr sont mes alliés ; ils n'ont d'autre patron qu'Allah et Son Envoyé. ›” » Abû Masʿûd ad-Dimashqî l'a critiqué en disant que la version de Yaʿqûb diffère de celle de Sufyân, car Yaʿqûb le rapporte seulement d'après son père, d'après Sâlih ibn Kaysân, d'après al-Aʿraj, d'après Abû Hurayra, en ces termes : « Ghifâr, Aslam, Muzayna et ceux qui sont de Juhayna valent mieux auprès d'Allah qu'Asad et Ghatafân », et c'est ainsi que Muslim l'a rapporté. (Je dis) C'est une critique peu pertinente, car il est possible que Yaʿqûb ait rapporté les deux hadiths ensemble d'après son père : le premier, qu'al-Bukhârî a rapporté, Sufyân ath-Thawrî l'a rejoint dans sa transmission, l'ayant rapporté d'après Saʿd ibn Ibrâhîm, le père d'Ibrâhîm ibn Saʿd ; et le second, que Muslim a rapporté, il l'a rapporté d'après son père, d'après Sâlih, en étant seul à le faire. Et Allah sait mieux.

(Le cinquante-cinquième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith d'Ibn ʿUlayya, d'après Ayyûb, d'après Ibn Abî Mulayka, d'après al-Miswar ibn Makhrama : “Lorsque ʿUmar fut poignardé, Ibn ʿAbbâs (qu'Allah les agrée tous deux) lui dit : ‹ Tu as été le compagnon du Prophète (paix et bénédictions sur lui) et tu as bien tenu sa compagnie ›”, le hadith. Hammâd l'a rapporté d'après Ayyûb, d'après Ibn Abî Mulayka, d'après Ibn ʿAbbâs, sans al-Miswar. » (Je dis) La voie de Hammâd, al-Ismâʿîlî et d'autres l'ont transmise avec sa chaîne, et al-Bukhârî y a fait allusion. L'audition d'Ibn Abî Mulayka auprès d'Ibn ʿAbbâs comme auprès d'al-Miswar est établie, et al-Miswar a assisté à l'épisode ; il apparaît donc qu'Ibn Abî Mulayka l'a rapporté d'après chacun des deux. Et Allah sait mieux.

(Le cinquante-sixième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith de Marwân d'après ʿUthmân sur le mérite d'az-Zubayr ; ʿAlî ibn Mushir et Abû Usâma ont divergé sur sa formulation. » (Je dis) Al-Bukhârî l'a rapporté par le hadith de ʿAlî ibn Mushir et d'Abû Usâma ensemble, et il n'y a pas entre eux de différence qui entraîne un défaut, comme on le verra dans les mérites d'az-Zubayr, si Allah le Très-Haut le veut.

Passage douteuxImprimé ومن سعد, probablement ومن سعيد : « et de Saʿîd (ibn al-Musayyab) », Hâshim ibn Hâshim n'ayant pas connu Saʿd ; forme imprimée conservée (Saʿd). Texte arabe imprimé : وصحة سماع هاشم منه ومن سعد جميعا

(Le cinquante-septième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté d'après Makkî ibn Ibrâhîm, d'après Hâshim ibn Hâshim, d'après ʿÂmir ibn Saʿd, d'après son père, qui a dit : “Je me suis vu alors que j'étais le tiers de l'islam.” Ibn Abî Zâ'ida, Yahyâ ibn Saʿîd al-Umawî et Abû Usâma l'ont contredit : ils l'ont rapporté d'après Hâshim ibn Hâshim, d'après Saʿîd ibn al-Musayyab, d'après Saʿd. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté le hadith d'Ibn Abî Zâ'ida à la suite du hadith de Makkî, et il a cité sans chaîne le hadith d'Abû Usâma ; quant à la voie d'al-Umawî, al-Ismâʿîlî l'a rapportée. Il apparaît qu'al-Bukhârî l'a rapporté en admettant les deux possibilités, en raison de l'indice que constituent la connaissance qu'avait ʿÂmir ibn Saʿd du hadith de son père et l'authenticité de l'audition de Hâshim auprès de lui comme auprès de Saʿd.

(Le cinquante-huitième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Ils ont tous deux rapporté le hadith de Shuʿba, d'après Abû Ishâq, d'après Sila, d'après Hudhayfa, l'épisode de la venue des gens de Najrân, où il est dit : “J'enverrai assurément un homme digne de confiance, vraiment digne de confiance” ; il envoya alors Abû ʿUbayda ibn al-Jarrâh. » Il a dit : « Muslim l'a aussi rapporté pour ath-Thawrî, d'après Abû Ishâq, de même. Isrâ'îl les a contredits en le rapportant d'après Abû Ishâq, d'après Sila, d'après ʿAbd Allâh ibn Masʿûd, et la version d'Isrâ'îl n'est pas établie. » (Je dis) Il s'est donc accordé avec eux deux pour le juger authentique d'après Hudhayfa.

Passage douteuxImprimé الحمد, probablement الحمل : « cette interprétation ». Texte arabe imprimé : تحقق ضعف هذا الحمد والله أعلم

(Le cinquante-neuvième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté des hadiths d'al-Hasan d'après Abû Bakra, parmi lesquels le hadith : “Ce fils que voici est un seigneur”, le hadith ; or al-Hasan ne rapporte que d'après al-Ahnaf, d'après Abû Bakra » — c'est-à-dire que ce qu'a rapporté al-Bukhârî serait interrompu. (Je dis) Le hadith est rapporté d'al-Hasan par plusieurs voies, et al-Bukhârî s'est fondé uniquement sur la version d'Abû Mûsâ d'après al-Hasan, selon laquelle il a entendu Abû Bakra. Il l'a rapporté sous une forme développée dans le Kitâb as-sulh (Livre de la réconciliation), et il a dit à la fin : « ʿAlî ibn ʿAbd Allâh m'a dit : “L'audition d'al-Hasan auprès d'Abû Bakra n'a été établie, pour nous, que par ce hadith.” » Ad-Dâraqutnî s'est abstenu de lui reprocher la divergence portant sur al-Hasan — on a rapporté de lui tantôt ainsi, tantôt d'après Umm Salama, tantôt d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) sous forme mursal —, car les chaînes qui le portent ainsi ne sont pas solides. Je n'ai cessé de m'étonner de l'affirmation catégorique d'ad-Dâraqutnî selon laquelle al-Hasan n'a pas entendu Abû Bakra, alors que, dans ce hadith, chez al-Bukhârî, al-Hasan dit : « J'ai entendu Abû Bakra dire… », jusqu'à ce que je voie, dans les Rijâl al-Bukhârî d'Abû l-Walîd al-Bâjî, au début de la lettre hâ', une notice consacrée à al-Hasan ibn ʿAlî ibn Abî Tâlib, où il dit : « Al-Bukhârî a rapporté la parole d'al-Hasan : “J'ai entendu Abû Bakra.” Abû l-Hasan ad-Dâraqutnî et d'autres l'ont interprétée comme désignant al-Hasan ibn ʿAlî, car al-Hasan, selon eux, n'a pas entendu Abû Bakra ; tandis qu'al-Bukhârî et Ibn al-Madînî l'ont compris comme désignant al-Hasan al-Basrî, et c'est par là que son audition auprès de lui est établie selon eux. » Al-Bâjî a dit : « Selon moi, al-Hasan qui l'a entendu d'Abû Bakra n'est autre qu'al-Hasan ibn ʿAlî ibn Abî Tâlib. » (Je dis) J'ai cité cela en m'en étonnant, car je ne l'ai vu chez nul autre qu'al-Bâjî ; c'est une interprétation contraire au sens apparent, sans fondement. En outre, le rapporteur de ce hadith d'après al-Hasan chez al-Bukhârî n'a pas connu al-Hasan ibn ʿAlî, ce qui implique une interruption ; ainsi, l'interruption qu'al-Bâjî voulait éviter entre al-Hasan al-Basrî et Abû Bakra, il y est tombé entre al-Hasan ibn ʿAlî et celui qui rapporte de lui. Quiconque examine la formulation chez al-Bukhârî se convainc de la faiblesse de cette interprétation. Et Allah sait mieux. Quant à son argument selon lequel al-Bukhârî a rapporté ce hadith par une autre voie où il dit : « d'après al-Hasan, d'après al-Ahnaf, d'après Abû Bakra », il n'y a pas d'incompatibilité entre les deux chaînes, car sa version d'après al-Ahnaf, d'après Abû Bakra, contient un ajout manifeste que ne comporte pas son hadith d'après Abû Bakra, et cela ressort clairement des deux formulations. Et c'est Allah qui accorde la réussite.

(De la biographie prophétique et des expéditions militaires)

(Le soixantième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : al-Bukhârî a rapporté le hadith de Muhammad ibn Ibrâhîm at-Taymî : « ʿUrwa ibn az-Zubayr m'a rapporté : J'ai demandé à Ibn ʿAmr ibn al-ʿÂs : “Informe-moi de la pire chose que les associateurs aient faite au Prophète (paix et bénédictions sur lui)” », le hadith ; il a été corroboré par Ibn Ishâq, d'après Yahyâ ibn ʿUrwa, d'après ʿUrwa : « J'ai dit à ʿAbd Allâh ibn ʿAmr » ; Hishâm a dit, d'après son père : « On a dit à ʿAmr ibn al-ʿÂs » ; et de même a dit Muhammad ibn ʿAmr, d'après Abû Salama, d'après ʿUrwa. (Je dis) Al-Bukhârî a mentionné la divergence à son sujet, comme tu le vois, et sa manière de procéder implique qu'il donne la préférence à la version de Muhammad ibn Ibrâhîm at-Taymî : en effet, Yahyâ et Hishâm, les deux fils de ʿUrwa, ont divergé au sujet de leur père, et Muhammad ibn Ibrâhîm s'est accordé avec Yahyâ ibn ʿUrwa pour dire « d'après ʿAbd Allâh ibn ʿAmr ». Ce qui le confirme, c'est que la rencontre de ʿUrwa avec ʿAbd Allâh ibn ʿAmr ibn al-ʿÂs est mieux établie que sa rencontre avec ʿAmr ibn al-ʿÂs ; et il est déclaré explicitement, dans le hadith de Muhammad ibn Ibrâhîm at-Taymî, que c'est lui qui a posé la question. Quant à la version de Hishâm, il n'y est pas dit qu'il ait interrogé ʿAmr ibn al-ʿÂs ; il est donc possible que cela lui soit parvenu de ʿAmr ibn al-ʿÂs, car la version d'Abû Salama a été comprise comme indiquant que ʿAmr ibn al-ʿÂs avait rapporté cela ; c'est comme si cela était parvenu à ʿUrwa de sa part et qu'il l'eût rapporté de lui sans mentionner d'intermédiaire (mursal), puis qu'il eût rencontré ʿAbd Allâh ibn ʿAmr, l'eût interrogé et le lui eût rapporté d'après lui. Il en découle que la manière de procéder d'al-Bukhârî est juste, et il apparaît par cet exemple et ses semblables que la divergence n'est pas nuisible, chez les critiques, lorsque des indices établissent la préférence de l'une des versions, ou lorsque la conciliation est possible selon leurs règles ; et Allah sait mieux.

(Le soixante et unième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : al-Bukhârî a rapporté le hadith d'Ibn Wahb, d'après ʿUmar ibn Muhammad, qui a dit : « Mon grand-père Zayd ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUmar m'a informé, d'après son père, qui a dit : Alors qu'il se trouvait dans sa maison, effrayé — il veut dire ʿUmar, après qu'il eut embrassé l'islam —, voici que vint à lui al-ʿÂs ibn Wâ'il as-Sahmî, Abû ʿAmr, qui lui dit : “Qu'as-tu ?” Il répondit : “Ton peuple prétend qu'il va me tuer” », le hadith. Il a dit : al-Walîd ibn Muslim l'a contredit et l'a rapporté d'après ʿUmar ibn Muhammad : « Mon père m'a rapporté, d'après mon grand-père, d'après Ibn ʿUmar », ajoutant ainsi un homme. (Je dis) Dans la version d'al-Bukhârî, il est déclaré explicitement qu'il l'a entendu de son grand-père ; il apparaît donc qu'il l'a entendu des deux, si al-Walîd l'a bien retenu.

(Le soixante-deuxième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : al-Bukhârî a rapporté le hadith d'Ibn Jurayj, d'après ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar, d'après Nâfiʿ, que ʿUmar avait fixé pour les premiers Émigrés quatre mille ; or ceci est mursal — il veut dire que Nâfiʿ n'a pas connu ʿUmar ibn al-Khattâb. (Je dis) Mais il y a, dans le déroulement du récit, ce qui indique que Nâfiʿ l'a reçu de ʿAbd Allâh ibn ʿUmar ; nous avons en effet exposé à plusieurs reprises qu'al-Bukhârî se fonde sur ce genre de chose lorsqu'il est établi par des indices que le rapporteur l'a reçu du maître mentionné dans le récit ; et Allah sait mieux. Abû Nuʿaym l'a cité par une autre voie, d'après ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar, d'après Nâfiʿ, d'après Ibn ʿUmar, et il a mentionné quelque chose de semblable, et de plus complet.

Passage douteuxImprimé رافعة بن رافع (forme imprimée conservée : « Râfiʿa ibn Râfiʿ ») ; lecture probable رفاعة بن رافع : « Rifâʿa ibn Râfiʿ ». Texte arabe imprimé : وهو حديث آخر غير حديث رافعة بن رافع

(Le soixante-troisième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : al-Bukhârî a rapporté le hadith de Jarîr, d'après Yahyâ ibn Saʿîd, d'après Muʿâdh ibn Rifâʿa, d'après son père — et son père était des gens de Badr —, le hadith : « Comment comptez-vous parmi vous ceux qui ont assisté à Badr ? » ; il l'a aussi rapporté par le hadith de Hammâd et de Yazîd ibn Hârûn, tous deux d'après Yahyâ ibn Saʿîd, d'après Muʿâdh, sous forme mursal ; personne d'autre que Jarîr ne l'a rapporté avec une chaîne remontante. Ath-Thawrî l'a contredit en disant : d'après Yahyâ, d'après ʿAbâya ibn Rifâʿa, d'après Râfiʿ ibn Khadîj. (Je dis) La teneur du texte d'al-Bukhârî donne à comprendre que la voie de Hammâd est à chaîne continue, car il a dit : « Sulaymân — c'est-à-dire Ibn Harb — nous a rapporté : Hammâd — c'est-à-dire Ibn Zayd — nous a rapporté, d'après Yahyâ — c'est Ibn Saʿîd —, d'après Muʿâdh ibn Rifâʿa ibn Râfiʿ ; Rifâʿa était des gens de Badr et Râfiʿ des gens de ʿAqaba, et il disait à son fils — c'est-à-dire à Rifâʿa — : “Je n'aimerais pas avoir assisté à Badr à la place de ʿAqaba.” Il a dit : Gabriel a interrogé le Prophète (paix et bénédictions sur lui) », et il a mentionné le hadith. Ibn Manda a rapporté dans al-Maʿrifa, par la voie de ʿUmâra ibn Ghaziyya, d'après Yahyâ ibn Saʿîd, d'après Rifâʿa ibn Râfiʿ — ainsi chez lui, et peut-être est-ce « d'après Ibn Rifâʿa ibn Râfiʿ » —, qui a dit : « J'ai entendu mon père dire : Gabriel a dit… » ; cela renforce, dans l'ensemble, la version de Jarîr ; et Allah sait mieux. Quant au hadith d'ath-Thawrî auquel il a fait allusion, il a été rapporté par Ibn Mâja, Ishâq ibn Râhawayh, Ahmad ibn Hanbal, at-Tabarânî et Ibn Hibbân par sa voie ; de même, Abû Yaʿlâ l'a rapporté par le hadith de ʿAlî ibn Mushir, d'après Yahyâ ibn Saʿîd, avec cette chaîne ; et c'est un autre hadith que celui de Râfiʿa ibn Râfiʿ ; et Allah sait mieux.

(Le soixante-quatrième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : Les deux ont rapporté le hadith de Mâlik, d'après Yazîd ibn Rûmân, d'après Sâlih ibn Khawwât, d'après quelqu'un qui avait accompli avec le Prophète (paix et bénédictions sur lui) la prière de la peur ; ils l'ont aussi rapporté par le hadith de Shuʿba, d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn al-Qâsim, d'après son père, d'après Sâlih ibn Khawwât, d'après Sahl ibn Abî Hathma ; et al-Bukhârî l'a rapporté par le hadith de Yahyâ ibn Saʿîd, d'après al-Qâsim, d'après Sâlih, d'après Sahl, sous forme mawqûf (s'arrêtant au Compagnon). (Je dis) Il y a eu, au sujet de Sâlih, une autre divergence : on a dit, d'après lui, « d'après son père » ; c'est la version d'Abû Uways, d'après Yazîd ibn Rûmân, qu'Ibn Manda a rapportée dans al-Maʿrifa ; il est donc possible qu'on explique par là la personne non nommée dans la version de Mâlik. Quant à l'opposition entre la forme marfûʿ (remontant au Prophète) et la forme mawqûf dans le hadith de Sahl, la forme marfûʿ est la plus connue de lui ; et Allah sait mieux.

Passage douteuxImprimé شعيب (forme imprimée conservée : « Shuʿayb ») ; lecture probable شبيب : « Shabîb » (ibn Saʿîd), transmetteur de Yûnus, comme l'indique la suite du passage. Texte arabe imprimé : وقال شعيب عن يونس عن الزهري أخبرني ابن المسيب

(Le soixante-cinquième hadith) Abû ʿAlî al-Jayyânî a dit : al-Bukhârî a rapporté le hadith de Shuʿayb, d'après az-Zuhrî : « Saʿîd ibn al-Musayyab m'a informé qu'Abû Hurayra a dit : Nous avons assisté à Khaybar, et l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) a dit d'un homme parmi ceux qui se réclamaient de l'islam : “Celui-ci est des gens du Feu” », le hadith. Il a dit : Il a été corroboré par Maʿmar ; Shuʿayb a dit, d'après Yûnus, d'après az-Zuhrî : « Ibn al-Musayyab et ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh ibn Kaʿb m'ont informé qu'Abû Hurayra a dit… » ; Ibn al-Mubârak a dit, d'après az-Zuhrî, d'après Saʿîd, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) — c'est-à-dire sous forme mursal — ; il a été corroboré par Sâlih, d'après az-Zuhrî ; et az-Zubaydî a dit : « Az-Zuhrî m'a informé que ʿAbd ar-Rahmân ibn Kaʿb l'a informé, d'après ʿAbd Allâh ibn Kaʿb, qui a dit : Quelqu'un qui a assisté à Khaybar avec le Prophète (paix et bénédictions sur lui) m'a rapporté… » ; az-Zuhrî a dit : « ʿAbd Allâh ibn ʿAbd Allâh et Saʿîd m'ont informé, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui). » (Fin.) Il a dit : Ses propos comportent une concision et une ellipse qui empêchent d'en comprendre le sens visé, et il y a une erreur dans sa parole : « az-Zuhrî a dit : ʿAbd Allâh ibn ʿAbd Allâh et Saʿîd m'ont informé, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) », car ʿAbd Allâh ibn ʿAbd Allâh n'est pas connu ; ce qui est juste, si Allah le veut, est ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh, c'est-à-dire Ibn Kaʿb. Il a dit : Je pensais que l'erreur venait de quelqu'un en deçà d'al-Bukhârî, jusqu'à ce que je le voie, dans at-Târîkh, l'exposer exactement comme il l'a exposé dans le Sahîh.

Passage douteuxImprimé شعيب (forme imprimée conservée : « Shuʿayb ») ; lecture probable شبيب : « Shabîb ibn Saʿîd », transmetteur de Yûnus. Texte arabe imprimé : ولكن رواية شعيب عن يونس غير محفوظة Imprimé زريق (forme imprimée conservée : « ibn Zurayq ») ; ce maître est connu comme Ishâq ibn (Ibrâhîm ibn) al-ʿAlâ' ibn Zibrîq (زبريق). Texte arabe imprimé : وهو إسحاق بن العلاء بن زريق

(Je dis) L'affaire est légère : c'est un lapsus de la plume, passée de ʿAbd ar-Rahmân à ʿAbd Allâh ; d'autant que Yaʿqûb ibn Sufyân s'est accordé avec al-Bukhârî sur sa formulation : il l'a rapporté d'après le maître de qui al-Bukhârî l'a rapporté dans at-Târîkh, à savoir Ishâq ibn al-ʿAlâ' ibn Zurayq ; peut-être donc l'erreur vient-elle de lui ; et Allah sait mieux. Puis il a cité, d'après le Hadîth az-Zuhrî de Muhammad ibn Yahyâ adh-Dhuhlî, les voies du hadith de Shuʿayb, de Maʿmar et de Sâlih, comme l'a dit al-Bukhârî ; puis il a cité le hadith d'az-Zubaydî, d'après az-Zuhrî, que ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh ibn Kaʿb l'a informé que son oncle paternel ʿUbayd Allâh ibn Kaʿb a dit : « Quelqu'un qui y a assisté m'a informé… », et il a mentionné le hadith jusqu'à sa parole : « Allah a confirmé tes paroles : un tel s'est suicidé, il s'est donné la mort. » Az-Zuhrî a dit : « ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh et Saʿîd ibn al-Musayyab m'ont informé ; ils ont dit : L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) a dit : “Ô Bilâl, lève-toi et proclame que n'entrera au Paradis qu'un croyant” », le hadith. Adh-Dhuhlî a dit : Maʿmar et Shuʿayb ont exposé le hadith tout entier d'un seul tenant, tandis qu'az-Zubaydî en a distingué les parties. Al-Jayyânî a dit : Il n'y a pas de contradiction entre ces voies, car le hadith, dans son ensemble, se trouve chez Saʿîd ibn al-Musayyab, d'après Abû Hurayra, comme l'ont rapporté avec chaîne Maʿmar et Shuʿayb ; mais az-Zuhrî, lorsqu'il l'a rapporté à az-Zubaydî d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh ibn Kaʿb, et que ʿAbd ar-Rahmân ne l'en avait pas informé avec une chaîne continue, a précisé cela, les a associés tous deux et l'a rapporté d'Ibn al-Musayyab sous forme mursal. Cependant, la version de Shuʿayb d'après Yûnus n'est pas bien établie (ghayr mahfûz), puisqu'il en a fait, tout entier, un hadith à chaîne continue d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh ibn Kaʿb et Saʿîd ibn al-Musayyab ensemble, d'après Abû Hurayra : il s'est donc trompé ; c'est ce qu'a dit adh-Dhuhlî. Il a dit : Ce qui l'indique, c'est que Mûsâ ibn ʿUqba et le neveu d'az-Zuhrî ont rapporté, d'après az-Zuhrî, d'après Saʿîd ibn al-Musayyab et ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh ibn Kaʿb, le dernier épisode sous forme mursal, sans mentionner Abû Hurayra.

Passage douteuxImprimé شبيب بن سعد (forme imprimée conservée) ; le transmetteur de Yûnus est connu comme Shabîb ibn Saʿîd (سعيد). Texte arabe imprimé : ووقع في رواية شبيب بن سعد عن يونس

(Je dis) Cela renforce l'idée qu'il y a aussi, dans la version de Shuʿayb et de Maʿmar, une insertion (idrâj) à la fin. Muslim a relaté dans at-Tamyîz qu'al-Hulwânî leur a rapporté ce hadith d'après Yaʿqûb ibn Ibrâhîm ibn Saʿd, d'après son père, d'après Sâlih ibn Kaysân, d'après Ibn Shihâb : « ʿAbd ar-Rahmân ibn al-Musayyab m'a informé que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : “Ô Bilâl, lève-toi et proclame parmi les gens que n'entrera au Paradis qu'un croyant” », le hadith. Al-Hulwânî a dit : Nous avons dit à Yaʿqûb : « Qui est ʿAbd ar-Rahmân ibn al-Musayyab ? » Il a répondu : « Saʿîd ibn al-Musayyab avait un frère appelé ʿAbd ar-Rahmân, et il y avait un homme des Banû Kinâna appelé lui aussi ʿAbd ar-Rahmân ibn al-Musayyab ; je pense que celui-ci est le Kinânite. » Muslim a dit : Ce qu'a dit Yaʿqûb n'est rien ; il s'agit seulement d'une chaîne d'où est tombé un seul mot, à savoir le wâw (« et »), ce qui a rendu l'erreur grossière ; ce qui est juste est : « d'après az-Zuhrî : ʿAbd ar-Rahmân et Ibn al-Musayyab m'ont informé » ; ʿAbd ar-Rahmân est Ibn ʿAbd Allâh ibn Kaʿb ibn Mâlik, et Ibn al-Musayyab est Saʿîd. Il a dit : C'est ainsi que l'ont rapporté Mûsâ ibn ʿUqba et le neveu d'az-Zuhrî, d'après az-Zuhrî ; et l'erreur vient de quelqu'un en deçà de Sâlih ibn Kaysân. (Fin.) Nous avons ainsi appris de ceci que Sâlih s'est accordé avec Mûsâ ibn ʿUqba et le neveu d'az-Zuhrî pour le rapporter sous forme mursal, et que de même Yûnus s'est accordé avec eux, dans la version d'Ibn al-Mubârak d'après lui ; et c'est ce qui est juste ; et Allah sait mieux. Ensuite, il y a dans le hadith un autre endroit, lié à une erreur dans le texte (matn) : c'est sa parole, d'après Abû Hurayra : « Nous avons assisté à Khaybar » ; son explication viendra au hadith qui suit celui-ci. Mûsâ ibn Hârûn et d'autres ont déclaré explicitement qu'il y avait là une erreur, car Abû Hurayra n'y a pas assisté : il n'est arrivé qu'à la suite de la conquête. La réponse à cela est que ce qui est visé dans le hadith est le fond du récit, et que sa parole « nous avons assisté » y est employée au sens figuré, car il a assisté sur place, sans divergence, au partage par le Prophète (paix et bénédictions sur lui) du butin de Khaybar ; et Allah sait mieux. Dans la version de Shabîb ibn Saʿd, d'après Yûnus, mentionnée précédemment à cet endroit, il y a : « Nous avons assisté à Hunayn » ; c'est une singularité (shudhûdh) de sa part, et ce qui est juste est ce qui figure dans la version de l'ensemble des rapporteurs.

Passage douteuxImprimé عن محمد بن إسحاق, ce qui n'a pas de sens (Thawr ne rapporte pas d'Ibn Ishâq) ; probablement غير محمد بن إسحاق : « lorsqu'il l'a rapporté à d'autres que Muhammad ibn Ishâq ». Texte arabe imprimé : أو من ثور لما حدث به عن محمد بن إسحاق

(Le soixante-sixième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit, dans ce qu'il a relevé à l'encontre du livre de Muslim : Il a rapporté d'après Qutayba, d'après ad-Darâwardî, d'après Thawr, d'après Abû l-Ghayth, d'après Abû Hurayra, qui a dit : « Nous sommes sortis avec le Prophète (paix et bénédictions sur lui) vers Khaybar, et nous n'avons pris comme butin ni or ni argent », et il a mentionné le hadith dans le récit de Midʿam ; al-Bukhârî et Muslim ont rapporté ce hadith par le hadith de Mâlik, d'après Thawr, avec cette chaîne ; et c'est une erreur. Abû Masʿûd a dit : Ils n'en ont voulu que le récit de Midʿam et du manteau (shamla) détourné du butin ; quant à la présence d'Abû Hurayra auprès du Prophète (paix et bénédictions sur lui) à Khaybar, elle est authentique par d'autres voies ; si donc Thawr s'est trompé en disant « nous sommes sortis », le récit visé dans le hadith lui-même est authentique. (Je dis) Abû Masʿûd a reconnu qu'il y avait là une erreur et l'a attribuée à Thawr, ce qui est discutable, car l'imam des spécialistes des expéditions, Muhammad ibn Ishâq, l'a rapporté d'après Thawr ibn Yazîd avec cette chaîne, en ces termes : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) s'en revint vers Wâdî l-Qurâ en fin de journée ; un garçon descendit pour décharger sa monture… », et il a mentionné le hadith. Cela indique que l'erreur vient de quelqu'un en deçà de Thawr, ou de Thawr lorsqu'il l'a rapporté à d'autres que Muhammad ibn Ishâq. Ce hadith d'Ibn Ishâq a été rapporté par Abû ʿAwâna dans son Sahîh et par Abû ʿAbd Allâh ibn Manda dans son Kitâb al-îmân, selon les conditions de l'authenticité ; or il fait autorité dans les expéditions, et sa version est ici préférable à celle des autres ; et Allah sait mieux.

(Le soixante-septième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : al-Bukhârî a rapporté le hadith de Maʿmar, d'après Ayyûb, d'après ʿIkrima, d'après Ibn ʿAbbâs, qui a dit : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) sortit pendant le Ramadan, l'année de la Conquête, et ses Compagnons étaient les uns jeûnant, les autres ne jeûnant pas », le hadith ; or Hammâd ibn Zayd et ath-Thaqafî l'ont rapporté sous forme mursal, d'après Ayyûb, d'après ʿIkrima. (Je dis) Al-Bukhârî a cité le hadith de Hammâd sous forme muʿallaq (sans chaîne complète), et les versions divergent à son sujet quant à sa forme continue ou mursal ; mais il s'est fondé sur la forme mawsûl (à chaîne complète), puisqu'il l'a rapporté avec chaîne continue par le hadith de Khâlid, d'après ʿIkrima, d'après Ibn ʿAbbâs également ; d'autant qu'il n'a cité le hadith de Maʿmar que sous forme muʿallaq.

Passage douteuxImprimé فذواعيه, probablement فدواعيه : « il avait toutes les raisons (de le recevoir de lui) ». Texte arabe imprimé : تختص بأبيه فذواعيه متوفرة على حملها عنه

(Le soixante-huitième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : al-Bukhârî a rapporté, d'après Mûsâ, d'après Abû ʿAwâna, d'après ʿAbd al-Malik ibn ʿUmayr, d'après Abû Burda, qui a dit : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) envoya Abû Mûsâ et Muʿâdh ibn Jabal au Yémen. Il a dit : Il envoya chacun d'eux sur une province (mikhlâf) », le hadith, où figurent le récit de la mise à mort de l'apostat et le récit de « Comment récites-tu le Coran ? ». Al-Haytham ibn Jamîl l'a contredit, en le rapportant d'après Abû ʿAwâna, d'après ʿAbd al-Malik, d'après Abû Burda, d'après son père. (Je dis) Cela renforce le hadith de Mûsâ ; en effet, al-Bukhârî a rapporté ce hadith par plusieurs voies, dont l'une d'après Abû Burda, d'après Abû Mûsâ ; il s'est donc fondé sur le fait qu'Abû Burda l'avait reçu de son père, et cela a été rendu préférable à ses yeux par un indice : le fait que le récit concerne spécifiquement son père, de sorte qu'il avait toutes les raisons de le recevoir de lui, comme on l'a vu précédemment pour des cas semblables dans le hadith de ʿUrwa d'après ʿÂ'isha et dans le hadith de Nâfiʿ d'après Ibn ʿUmar, à plus d'un endroit. Quant au hadith d'al-Haytham auquel il a été fait allusion, al-Ismâʿîlî l'a rapporté avec chaîne continue d'après lui ; il a dit : « Al-Qâsim ibn Zakariyyâ nous a rapporté : Fadl ibn Yaʿqûb nous a rapporté : Al-Haytham nous a rapporté », avec cette chaîne, sous forme continue. Al-Bukhârî a rapporté de ʿIrâk, d'après ʿUrwa, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui), un hadith sur sa prière (paix et bénédictions sur lui) alors que ʿÂ'isha était étendue en travers devant lui, puis il l'a rapporté par le hadith d'az-Zuhrî, d'après ʿUrwa, d'après ʿÂ'isha ; il n'a donc pas considéré le hadith de ʿIrâk comme mursal, pour la raison que nous avons établie ; c'est pourquoi ad-Dâraqutnî ne l'a pas relevé parmi ce qu'il a relevé ; et Allah sait mieux. * Autre voie de ce hadith : ad-Dâraqutnî a dit : al-Bukhârî a rapporté, d'après Muslim, d'après Shuʿba, d'après Saʿîd ibn Abî Burda, d'après son père, qui a dit : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) envoya Abû Mûsâ et Muʿâdh au Yémen », et il a mentionné le hadith, où figurent la question qu'Abû Mûsâ lui posa sur la boisson tirée de l'orge, le récit de la mise à mort du juif apostat, la question de Muʿâdh à Abû Mûsâ : « Comment récites-tu ? », et d'autres choses. Il a dit : Il a été corroboré par al-ʿAqadî et Wahb, d'après Shuʿba ; et an-Nadr, Wakîʿ et Abû Dâwûd l'ont rapporté d'après Shuʿba, d'après Saʿîd ibn Abî Burda, d'après son père, d'après son grand-père, avec chaîne continue. Ad-Dâraqutnî a dit : Muslim l'a rapporté par le hadith de Wakîʿ avec chaîne continue, mais il est abrégé chez lui ; je pense donc que Shuʿba, lorsqu'il le rapportait en entier, le donnait sous forme mursal, et lorsqu'il l'abrégeait, le donnait avec chaîne continue. (Je dis) ʿAlî ibn al-Jaʿd et d'autres l'ont rapporté d'après Shuʿba avec chaîne continue et en entier ; al-Ismâʿîlî l'a rapporté dans son Sahîh, d'après Ibrâhîm ibn Hâshim et d'autres, d'après ʿAlî ibn al-Jaʿd.

Passage douteuxImprimé ولو أمرهم, probablement ولّوا أمرهم : « qui a confié ses affaires à une femme ». Texte arabe imprimé : حديث لن يفلح قوم ولو أمرهم امرأة

(Le soixante-neuvième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : al-Bukhârî a rapporté des hadiths d'al-Hasan d'après Abû Bakra, parmi lesquels le hadith : « Ne réussira jamais un peuple qui a confié ses affaires à une femme » ; or al-Hasan ne rapporte que d'après al-Ahnaf ibn Qays, d'après Abû Bakra. (Je dis) La réponse à cela a été donnée précédemment, au cinquante-neuvième hadith.

(Le soixante-dixième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : al-Bukhârî a rapporté le hadith d'Ayyûb et de Nâfiʿ ibn ʿUmar, tous deux d'après Ibn Abî Mulayka, d'après ʿÂ'isha, qui a dit : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) est mort dans ma maison, le jour qui m'était attribué, entre ma poitrine et ma gorge », le hadith. Il a dit : Il l'a aussi rapporté par le hadith de ʿUmar ibn Saʿîd, d'après Ibn Abî Mulayka, que Dhakwân, l'affranchi de ʿÂ'isha, l'a informé que ʿÂ'isha disait…, et il l'a mentionné. (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté les deux voies en retenant que les deux sont possibles, puisque l'audition d'Ibn Abî Mulayka auprès de ʿÂ'isha est authentique, comme on l'a vu pour des cas semblables ; ce qui appuie cela, c'est que Qutayba ibn Saʿîd a rapporté ce hadith d'après Hafs ibn Maysara, d'après Ibn Abî Mulayka, qui a dit : « J'ai entendu ʿÂ'isha dire… », et il l'a mentionné.

(Du Livre de l'exégèse)

(Le soixante et onzième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : al-Bukhârî a rapporté le hadith de Hishâm ibn Yûsuf, d'après Ibn Jurayj, d'après Ibn Abî Mulayka, que ʿAlqama ibn Waqqâs l'a informé que Marwân dit à son portier : « Va, ô Râfiʿ, trouver Ibn ʿAbbâs et dis-lui : si tout homme qui se réjouit de ce qu'il a reçu et aime être loué pour ce qu'il n'a pas fait devait être châtié, nous serions tous châtiés. » Ibn ʿAbbâs dit : « Qu'avez-vous à voir avec ceci ? Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) avait seulement appelé des juifs et les avait interrogés sur une chose… », le hadith. Il a dit : Il l'a aussi rapporté par le hadith de Hajjâj, d'après Ibn Jurayj, d'après Ibn Abî Mulayka, d'après Humayd ibn ʿAbd ar-Rahmân, qui l'a informé que Marwân…, avec ce même texte. Il a dit : Muslim a rapporté le hadith de Hajjâj seul. (Je dis) Sa teneur chez Muslim est que Marwân dit : « Va, ô Râfiʿ » — à son portier — « trouver Ibn ʿAbbâs », et il a mentionné la même chose, jusqu'à ce qu'il dise : « Ce verset n'a été révélé qu'au sujet des gens du Livre », et il l'a mentionné de façon semblable. Hishâm ibn Yûsuf et Hajjâj ibn Muhammad ont divergé sur le maître d'Ibn Abî Mulayka : Hishâm en fait ʿAlqama ibn Waqqâs, et Hajjâj en fait Humayd ibn ʿAbd ar-Rahmân. ʿAbd ar-Razzâq a corroboré Hishâm ibn Yûsuf, et Muhammad ibn ʿAbd al-Malik ibn Jurayj, d'après son père, a corroboré Hajjâj : Ishâq ibn Râhawayh a dit dans son Musnad : « Rawh ibn ʿUbâda nous a rapporté : Muhammad ibn ʿAbd al-Malik ibn Jurayj nous a rapporté, d'après son père, d'après Ibn Abî Mulayka, que Humayd ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf l'a informé que Marwân envoya quelqu'un auprès d'Ibn ʿAbbâs », et il l'a mentionné. Il apparaît que cette divergence n'est pas préjudiciable, car il est possible qu'Ibn Abî Mulayka l'ait entendu de l'un et de l'autre ; et Allah sait mieux. L'exposé détaillé sur ce hadith viendra, si Allah le Très-Haut le veut, à la fin de l'exégèse de la sourate Âl ʿImrân, dans ce commentaire, avec l'aide d'Allah le Très-Haut.

Passage douteuxImprimé الطبراني (forme imprimée conservée : « at-Tabarânî ») ; lecture probable الطبري : at-Tabarânî (né en 260) n'a pu entendre Ibn Humayd ar-Râzî (m. 248), dont at-Tabarî rapporte couramment d'après Jarîr. Texte arabe imprimé : وقد وصلها الطبراني عن ابن حميد عن جرير

(Le soixante-douzième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : Les deux ont rapporté le hadith d'ath-Thawrî et de Hushaym, d'après Abû Hâshim, d'après Abû Mijlaz, d'après Qays ibn ʿUbâd, d'après Abû Dharr, qui jurait que la parole du Très-Haut : « Voici deux adversaires » [Al-Hajj : 19] avait été révélée au sujet des six qui s'affrontèrent en duel le jour de Badr ; ils l'ont aussi rapporté par le hadith de Sulaymân at-Taymî, d'après Abû Mijlaz, d'après Qays, d'après ʿAlî, qui a dit : « Je suis le premier qui s'agenouillera pour plaider » ; Qays a dit : « Et c'est à leur sujet qu'a été révélé : Voici deux adversaires. » Al-Bukhârî a dit : ʿUthmân a dit, d'après Jarîr, d'après Mansûr, d'après Abû Hâshim, d'après Abû Mijlaz, comme sa propre parole. Il a dit : Le hadith est donc incohérent (mudtarib). (Je dis) Il n'y a là aucune incohérence ; c'est plutôt Mansûr qui, dans sa version, l'a tronquée ; at-Tabarânî l'a rapportée avec chaîne continue d'après Ibn Humayd, d'après Jarîr, si Ibn Humayd l'a bien retenue ; ath-Thawrî et Hushaym l'ont également rapportée avec chaîne continue. Quant au hadith de Sulaymân at-Taymî d'après Abû Mijlaz, il n'y a pas de contradiction entre lui et le hadith d'Abû Hâshim d'après lui, car la version d'at-Taymî concernant le hadith de ʿAlî est autre que la version d'Abû Hâshim concernant le hadith d'Abû Dharr : ce sont deux hadiths différents ; c'est ainsi qu'on les concilie et que l'incohérence disparaît ; et Allah sait mieux.

(Avertissement) Sa parole : « Ils l'ont aussi rapporté par le hadith de Sulaymân at-Taymî » est une erreur : il s'agit seulement d'un hadith propre à al-Bukhârî.

(Le soixante-treizième hadith) Al-Khatîb a dit : al-Bukhârî a rapporté, d'après Masrûq, d'après Umm Rûmân (qu'Allah l'agrée) — qui est la mère de ʿÂ'isha —, une partie du hadith de la calomnie (al-ifk) ; or c'est une erreur : Masrûq n'a pas entendu Umm Rûmân (qu'Allah l'agrée), car elle mourut du vivant du Prophète (paix et bénédictions sur lui), et Masrûq avait six ans lorsqu'elle mourut. Il a dit : Ce défaut caché (ʿilla) a échappé à al-Bukhârî, et je pense que Muslim s'est aperçu de ce défaut et ne l'a donc pas rapporté de lui ; si cela était authentique, Masrûq serait un Compagnon, rien ne l'empêchant d'entendre le Prophète (paix et bénédictions sur lui) ; il apparaît qu'il est mursal. Il a dit : Je l'ai vu dans l'exégèse de la sourate Yûsuf, dans le Sahîh, d'après Masrûq, qui a dit : « J'ai interrogé Umm Rûmân », et il l'a mentionné. Il a dit : C'est de la version de Husayn, d'après Shaqîq, d'après Masrûq ; or Husayn a eu la mémoire altérée ; peut-être l'a-t-il rapporté après l'altération de sa mémoire. Je l'ai vu par une autre version d'après lui, d'après Shaqîq, d'après Masrûq, qui a dit : « Umm Rûmân a été interrogée » ; peut-être donc la parole « j'ai interrogé » dans la version d'al-Bukhârî est-elle une altération graphique (tashîf) de « a été interrogée ». Ibn ʿAbd al-Barr a dit : La version de Masrûq d'après Umm Rûmân est mursal ; al-Qâdî ʿIyâd l'a suivi, et un groupe de savants tardifs, qui suivent servilement al-Khatîb et d'autres, les ont suivis tous deux. Pour moi, ce qui figure dans le Sahîh est ce qui est juste et préférable ; en effet, l'argument de ceux-là pour l'interruption de ce hadith n'est que ce qui a été rapporté d'après ʿAlî ibn Zayd ibn Judʿân — qui est faible —, à savoir qu'Umm Rûmân mourut en l'an 6 et que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) assista à son enterrement. Or al-Bukhârî a signalé, dans son at-Târîkh al-awsat et dans as-Saghîr, que c'est une version faible : il a dit, dans la section de ceux qui moururent pendant le califat de ʿUthmân : « ʿAlî ibn Zayd a dit, d'après al-Qâsim : Umm Rûmân mourut du temps du Prophète (paix et bénédictions sur lui), en l'an 6. » Al-Bukhârî a dit : « Cela est discutable, et le hadith de Masrûq est mieux appuyé », c'est-à-dire de chaîne plus authentique ; et il en est comme il l'a dit. Le hâfiz Ibrâhîm al-Harbî a affirmé catégoriquement que Masrûq n'a entendu Umm Rûmân que pendant le califat de ʿUmar ; et Abû Nuʿaym al-Asfahânî a dit : « Umm Rûmân vécut longtemps après le Prophète (paix et bénédictions sur lui). » (Je dis) Parmi ce qui indique la faiblesse de la version de ʿAlî ibn Zayd ibn Judʿân, il y a ce qui est établi dans le Sahîh, de la version d'Abû ʿUthmân an-Nahdî, d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Bakr as-Siddîq (qu'Allah les agrée), que les gens de la Suffa étaient des pauvres ; il a mentionné le hadith dans le récit des hôtes d'Abû Bakr, où il y a : « ʿAbd ar-Rahmân a dit : Il n'y avait que moi, ma mère, ma femme et la servante de notre maison », le hadith. Or la mère de ʿAbd ar-Rahmân est Umm Rûmân, car il est le frère germain de ʿÂ'isha ; et ʿAbd ar-Rahmân n'embrassa l'islam qu'après l'an 6 : az-Zubayr ibn Bakkâr a mentionné, par la voie d'Ibn ʿUyayna, d'après ʿAlî ibn Zayd, que l'islam de ʿAbd ar-Rahmân eut lieu avant la Conquête, et la Conquête eut lieu en Ramadan de l'an 8. La faiblesse de ce qu'a dit ʿAlî ibn Zayd en fixant la date de la mort d'Umm Rûmân est donc apparue, outre la mauvaise mémoire qu'on lui connaît en d'autres matières ; comment donc pourrait-on, par lui, déclarer défectueuses les versions authentiques sur lesquelles on s'appuie ? Et Allah sait mieux.

(Le soixante-quatorzième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté, d'après al-Qaʿnabî, ʿAbd Allâh ibn Yûsuf et d'autres, d'après Mâlik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après son père, que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) cheminait, et ʿUmar avec lui — le hadith relatif à la révélation de la sourate al-Fath — sous forme mursal (sans mention du Compagnon) ; or Qurâd et d'autres l'ont donné mawsûl (à chaîne complète) d'après Mâlik. » (Je dis) Bien au contraire, ce qui ressort de la version d'al-Bukhârî, c'est la continuité de la chaîne : car si son début a l'apparence d'un mursal, la suite déclare explicitement que le hadith est rapporté par Aslam d'après ʿUmar. On y trouve en effet, après ses mots « ʿUmar l'interrogea sur une chose, mais il ne lui répondit pas » : « ʿUmar dit : “J'ai importuné l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) à trois reprises, et chaque fois il ne te répond pas.” ʿUmar dit : “Je fis alors avancer mon chameau, puis je me portai en avant des gens, craignant qu'un passage du Coran ne fût révélé à mon sujet” » ; et il poursuit le hadith sous cette forme, relatant l'essentiel de l'histoire d'après ʿUmar. Comment serait-il donc mursal ? Voilà qui est étonnant. Et Allah sait mieux.

Passage douteuxImprimé من أبيه (« de son père »), probablement من ابنه (« de son fils », c'est-à-dire ʿUthmân, fils de ʿAtâ' al-Khurâsânî), comme dans le 81e hadith ; lecture retenue : « de son fils ». Texte arabe imprimé : إنما أخذ الكتاب من أبيه ونظر فيه

(Le soixante-quinzième hadith) Abû ʿAlî al-Ghassânî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté, dans le commentaire de la sourate Nûh : Ibrâhîm ibn Mûsâ nous a rapporté : Hishâm nous a rapporté, d'après Ibn Jurayj, qui a dit : ʿAtâ' a dit, d'après Ibn ʿAbbâs : “Les idoles qui se trouvaient chez le peuple de Nûh passèrent ensuite chez les Arabes” — le hadith. Au sujet de ce hadith, Abû Masʿûd ad-Dimashqî a dit : “Ce hadith figure dans le Tafsîr d'Ibn Jurayj, d'après ʿAtâ' al-Khurâsânî, d'après Ibn ʿAbbâs ; or ʿAtâ' n'a pas entendu Ibn ʿAbbâs, et Ibn Jurayj n'a pas entendu ʿAtâ' : il a seulement pris le livre de son fils et l'a consulté.” » Puis il a discuté cela en des termes qui viendront au Livre du divorce, si Allah le Très-Haut le veut.

(Le soixante-seizième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Ils ont tous deux rapporté le hadith d'Ayyûb et de ʿUthmân ibn al-Aswad, d'après Ibn Abî Mulayka, d'après ʿÂ'isha : “Celui à qui l'on demande des comptes est châtié.” Al-Bukhârî l'a rapporté aussi du hadith de Nâfiʿ ibn ʿUmar, d'après Ibn Abî Mulayka, de la même manière ; et ils l'ont rapporté du hadith de Hâtim ibn Abî Saghîra, d'après Ibn Abî Mulayka, d'après al-Qâsim, d'après ʿÂ'isha, malgré la divergence. » (Je dis) Dans la version d'al-Bukhârî issue du hadith de ʿUthmân ibn al-Aswad, Ibn Abî Mulayka dit : « J'ai entendu ʿÂ'isha. » Il apparaît donc qu'il l'a rapporté en retenant la possibilité qu'Ibn Abî Mulayka l'ait entendu d'al-Qâsim d'après ʿÂ'isha, puis l'ait entendu de ʿÂ'isha elle-même, et qu'il l'ait ainsi transmis des deux manières, comme dans les cas semblables.

(Des mérites du Coran)

(Le soixante-dix-septième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit — d'après ce que j'ai recopié de son écriture : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith d'ath-Thawrî, d'après ʿAlqama ibn Marthad, d'après Abû ʿAbd ar-Rahmân as-Sulamî, d'après ʿUthmân, que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : “Le meilleur d'entre vous est celui qui apprend le Coran et l'enseigne.” Il l'a aussi rapporté du hadith de Shuʿba, d'après ʿAlqama ibn Marthad, d'après Saʿd ibn ʿUbayda, d'après Abû ʿAbd ar-Rahmân, d'après ʿUthmân, et il y a dit : “Abû ʿAbd ar-Rahmân enseigna la lecture du Coran depuis le gouvernement de ʿUthmân jusqu'à l'époque d'al-Hajjâj.” » Ad-Dâraqutnî a dit : « Shuʿba et ath-Thawrî ont donc divergé sur sa chaîne de transmission : Shuʿba a inséré Saʿd ibn ʿUbayda entre ʿAlqama et Abû ʿAbd ar-Rahmân. Shuʿba a été suivi dans cet ajout (ziyâda) par quelqu'un qu'on ne prend pas pour argument, tandis qu'ath-Thawrî a été suivi par un groupe de rapporteurs dignes de confiance. » (Je dis) Nous avons déjà exposé qu'al-Bukhârî rapporte ce genre de cas en retenant la possibilité des deux voies : la version d'ath-Thawrî est, selon un groupe de mémorisateurs (huffâz), celle qui est bien conservée (mahfûz), et Shuʿba a ajouté un homme ; il est donc possible que ʿAlqama l'ait entendu de Saʿd ibn ʿUbayda d'après Abû ʿAbd ar-Rahmân, puis qu'il ait rencontré Abû ʿAbd ar-Rahmân et l'ait entendu de lui. Ad-Dâraqutnî a dit : « Hajjâj ibn Muhammad a dit, d'après Shuʿba : “Abû ʿAbd ar-Rahmân n'a rien entendu de ʿUthmân.” » Il a dit : « Or al-Bukhârî a rapporté un hadith par la voie d'Abû Ishâq, d'après Abû ʿAbd ar-Rahmân, d'après ʿUthmân. » (Je dis) Le hadith auquel il fait allusion, al-Bukhârî l'a mentionné au Livre du waqf (fondations pieuses) sous forme muʿallaq (sans chaîne complète) : c'est l'adjuration que ʿUthmân adressa aux Compagnons lorsqu'il était assiégé, où il rappelle le creusement du puits de Rûma et d'autres de ses mérites. Ce hadith se trouve chez al-Bukhârî par d'autres voies que celle-ci, à chaîne complète ; c'est pourquoi je ne l'ai pas mentionné séparément, car il ne l'a cité qu'à titre de considération (iʿtibâr). Abû ʿAwâna a rapporté dans son Sahîh le hadith d'Abû ʿAbd ar-Rahmân as-Sulamî sur le Coran par la voie de Hajjâj d'après Shuʿba, et il a dit à sa suite : « Shuʿba a dit : “Abû ʿAbd ar-Rahmân n'a pas entendu ʿUthmân.” » Puis Abû ʿAwâna a rapporté le hadith d'ath-Thawrî, ainsi que la corroboration (mutâbaʿa) que lui apportent ʿAmr ibn Qays al-Mulâ'î, Muhammad ibn Abân et d'autres, avec l'omission de Saʿd ibn ʿUbayda. Le hadith est rapporté dans les quatre recueils de Sunan par cette voie : Abû Dâwûd l'a rapporté du hadith de Shuʿba seulement, tandis qu'an-Nasâ'î, at-Tirmidhî et Ibn Mâja l'ont rapporté du hadith de Shuʿba et de Sufyân ensemble. At-Tirmidhî a rapporté de ʿAlî ibn ʿAbd Allâh ibn al-Madînî qu'il donnait la préférence au hadith de Sufyân sur celui de Shuʿba. Quant au fait qu'Abû ʿAbd ar-Rahmân n'aurait pas entendu ʿUthmân, selon ce que prétend Shuʿba, d'autres que lui ont établi qu'il l'a entendu ; et al-Bukhârî a dit dans at-Târîkh al-kabîr : « Il a entendu ʿUthmân. » Et Allah sait mieux.

(Du Livre du mariage)

(Le soixante-dix-huitième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith de Yazîd — il s'agit d'Ibn Abî Habîb —, d'après ʿIrâk, d'après ʿUrwa, que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) demanda la main de ʿÂ'isha à Abû Bakr. » Il a dit : « Et ceci est mursal. » (Je dis) Al-Bukhârî l'interprète en ce sens que ʿUrwa l'a reçu de ʿÂ'isha, comme on l'a vu pour un cas semblable.

Passage douteuxImprimé أتقن الحديث, probablement أتقن لحديث : « maîtrise mieux le hadith des gens de Médine ». Texte arabe imprimé : ومالك أتقن الحديث أهل المدينة من غيره Imprimé خذا ما en deux mots, à lire خذاما : « un homme nommé Khidhâm ». Texte arabe imprimé : أن رجلا يدعى خذا ما أنكح ابنة له

(Le soixante-dix-neuvième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith de Khansâ' bint Khidhâm al-Ansâriyya, dont le père la maria alors qu'elle avait déjà été mariée (thayyib), ce qu'elle réprouva — le hadith —, de la version de Mâlik, d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn al-Qâsim, d'après son père, d'après ʿAbd ar-Rahmân et Mujammiʿ, les deux fils de Yazîd ibn Jâriya, d'après Khansâ', ainsi ; et de la version de Yazîd ibn Hârûn, d'après Yahyâ ibn Saʿîd, d'après al-Qâsim, d'après ʿAbd ar-Rahmân et Mujammiʿ, les deux fils de Yazîd, qui lui rapportèrent qu'un homme nommé Khidhâm maria une fille à lui — de façon semblable. » (Je dis) ʿAbd ar-Rahmân ibn al-Qâsim connaît mieux que quiconque le hadith de son père, et il l'a donné à chaîne complète ; et Mâlik maîtrise mieux que d'autres le hadith des gens de Médine. Malgré cela, al-Bukhârî a rapporté les deux voies, laissant entendre qu'il estimait la version à chaîne complète préférable ; et c'est elle qui fait autorité. Et Allah sait mieux.

(Du Livre du divorce)

Passage douteuxTitre d'ouvrage imprimé « تعليق التعليق » (*Taʿlîq at-taʿlîq*) ; lecture probable تغليق التعليق (*Taghlîq at-taʿlîq*) d'Ibn Hajar. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : حديث إبراهيم بن طهمان في تعليق التعليق

(Le quatre-vingtième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté, d'après Azhar ibn Jamîl, d'après ath-Thaqafî, d'après Ayyûb, d'après ʿIkrima, d'après Ibn ʿAbbâs, que l'épouse de Thâbit ibn Qays ibn Shammâs se sépara de lui moyennant compensation (khulʿ) ; et du hadith de Jarîr ibn Hâzim, d'après Ayyûb, de la même manière. » Il a dit : « Les élèves d'ath-Thaqafî autres qu'Azhar le rapportent sous forme mursal ; de même Hammâd ibn Salama d'après Ayyûb ; et de même les élèves de Khâlid al-Hadhdhâ' l'ont rapporté sous forme mursal d'après ʿIkrima. » (Je dis) Al-Bukhârî a lui-même rapporté la divergence à son sujet : il l'a cité sans chaîne (muʿallaq) pour Ibrâhîm ibn Tahmân, d'après Khâlid al-Hadhdhâ', sous forme mursal, et d'après Ayyûb, à chaîne complète ; et cela parce que cela renforce la version de Jarîr ibn Hâzim. Dans la version d'Abû Dharr d'après al-Mustamlî figure cet ajout : al-Bukhârî a dit, à la suite du hadith d'Azhar : « Il n'est pas suivi en cela pour la mention d'Ibn ʿAbbâs. » C'est le sens de la parole d'ad-Dâraqutnî selon laquelle les élèves d'ath-Thaqafî le rapportent sous forme mursal. J'ai mentionné ceux qui ont donné à chaîne complète le hadith d'Ibrâhîm ibn Tahmân dans Taʿlîq at-taʿlîq.

(Le quatre-vingt-unième hadith) Abû ʿAlî al-Ghassânî a dit : « Al-Bukhârî a dit : Ibrâhîm ibn Mûsâ nous a rapporté : Hishâm — il s'agit d'Ibn Yûsuf — nous a rapporté, d'après Ibn Jurayj, qui a dit : ʿAtâ' a dit, d'après Ibn ʿAbbâs : “Les associateurs étaient, à l'égard du Prophète (paix et bénédictions sur lui), dans deux situations” — le hadith —, où figure l'histoire de la répudiation de Qurayba bint Abî Umayya par ʿUmar ibn al-Khattâb, entre autres. Abû Masʿûd ad-Dimashqî l'a critiqué en disant : “Ce hadith et celui qui le précède — c'est-à-dire avec cette chaîne de transmission —, outre le hadith cité plus haut au commentaire coranique, figurent dans le Tafsîr d'Ibn Jurayj, d'après ʿAtâ' al-Khurâsânî, d'après Ibn ʿAbbâs ; or Ibn Jurayj n'a pas entendu le commentaire de ʿAtâ' al-Khurâsânî : il a seulement pris le livre de son fils ʿUthmân et l'a consulté.” Abû ʿAlî a dit : “C'est là une observation remarquable d'Abû Masʿûd (qu'Allah lui fasse miséricorde). Nous avons en effet rapporté, d'après Sâlih ibn Ahmad ibn Hanbal, d'après ʿAlî ibn al-Madînî, qui a dit : J'ai entendu Hishâm ibn Yûsuf dire : Ibn Jurayj m'a dit : J'ai interrogé ʿAtâ' — c'est-à-dire Ibn Abî Rabâh — sur le commentaire d'al-Baqara et d'Âl ʿImrân, puis il a dit : Dispense-moi de cela. Hishâm a dit : Par la suite, lorsqu'il disait : ʿAtâ', d'après Ibn ʿAbbâs, il disait : al-Khurâsânî. Hishâm a dit : Nous avons écrit ce que nous avons écrit, puis nous nous sommes lassés — c'est-à-dire : nous avons écrit qu'il s'agissait de ʿAtâ' al-Khurâsânî. ʿAlî ibn al-Madînî a dit : J'ai consigné cette histoire parce que Muhammad ibn Thawr en faisait : ʿAtâ', d'après Ibn ʿAbbâs, si bien que ceux qui l'ont reçue de lui ont pensé qu'il s'agissait de ʿAtâ' ibn Abî Rabâh. ʿAlî a dit : J'ai interrogé Yahyâ al-Qattân sur le hadith d'Ibn Jurayj d'après ʿAtâ' al-Khurâsânî, et il a dit : Faible. J'ai dit à Yahyâ : Il dit pourtant : il nous a informés. Il a dit : Cela ne vaut rien ; tout cela est faible : ce n'est qu'un livre qu'il lui a remis.” » (Je dis) Il y a donc là une sorte de connexion, et c'est pourquoi Ibn Jurayj s'est permis d'y dire « il nous a informés ». Mais al-Bukhârî ne l'a rapporté qu'en considérant qu'il s'agit de la version de ʿAtâ' ibn Abî Rabâh ; quant à al-Khurâsânî, il ne répond pas à ses conditions, car il n'a pas entendu Ibn ʿAbbâs. On pourrait cependant objecter que cela ne prouve pas de façon catégorique que le ʿAtâ' mentionné soit al-Khurâsânî : la présence de ces deux hadiths dans son Tafsîr n'empêche pas qu'ils se trouvent aussi chez ʿAtâ' ibn Abî Rabâh ; il est donc possible que ces deux hadiths proviennent à la fois de ʿAtâ' ibn Abî Rabâh et de ʿAtâ' al-Khurâsânî. Et Allah sait mieux. C'est là une réponse qui persuade sans trancher, et ce passage est à mes yeux de ceux qui se refusent à une réponse pleinement satisfaisante ; mais le meilleur coursier finit toujours par trébucher, et c'est Allah dont on implore l'aide. La critique qu'a formulée Abû Masʿûd, al-Ismâʿîlî l'avait formulée avant lui ; al-Humaydî l'a mentionné dans al-Jamʿ, d'après al-Barqânî, d'après lui. Il a dit : « Et il l'a rapporté d'après ʿAlî ibn al-Madînî », faisant allusion à l'histoire qu'a relatée al-Jayyânî. Et c'est Allah qui accorde la réussite.

(Du Livre des nourritures)

(Le quatre-vingt-deuxième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté, d'après ʿAbd Allâh ibn Yûsuf, d'après Mâlik, d'après Wahb ibn Kaysân, qui a dit : On apporta de la nourriture à l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui), alors qu'il avait avec lui son beau-fils ʿUmar ibn Abî Salama ; il dit : “Prononce le nom d'Allah et mange de ce qui est devant toi.” Ce hadith, Mâlik l'a rapporté sous forme mursal dans al-Muwatta', tandis que Khâlid ibn Makhlad et Yahyâ ibn Sâlih l'ont donné à chaîne complète d'après lui ; il est authentique et à chaîne continue. Muhammad ibn ʿAmr ibn Halhala et d'autres l'ont rapporté d'après Wahb ibn Kaysân, d'après ʿUmar, à chaîne continue, et al-Bukhârî l'a rapporté ; mais il n'a pas rapporté le hadith de ceux qui l'ont donné à chaîne complète d'après Mâlik. » (Je dis) Al-Bukhârî n'a rapporté le hadith de Mâlik à la suite de celui de Muhammad ibn ʿAmr ibn Halhala que pour montrer où se situe la divergence à son sujet. An-Nasâ'î l'a rapporté à chaîne complète d'après Khâlid ibn Makhlad, et sous forme mursal d'après Qutayba, tous deux d'après Mâlik ; et ce qui est connu de Mâlik, c'est qu'il le rapporte sous forme mursal, selon son habitude.

(Des bêtes égorgées)

(Le quatre-vingt-troisième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith de ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar, d'après Nâfiʿ, d'après le fils de Kaʿb ibn Mâlik, d'après son père : “Une servante de Kaʿb ibn Mâlik…” ; et d'après Mâlik, d'après Nâfiʿ, d'après un homme des Ansâr, d'après Muʿâdh ibn Saʿd ou Saʿd ibn Muʿâdh : “Une servante de Kaʿb…” ; et d'après Juwayriya, d'après Nâfiʿ, d'après un homme des Banû Salima, qui informa ʿAbd Allâh : “Une servante de Kaʿb ibn Mâlik…” — le hadith relatif à l'égorgement au moyen d'une pierre tranchante. » Il a dit : « Al-Layth l'a rapporté d'après Nâfiʿ, qui entendit un homme des Ansâr informer ʿAbd Allâh. C'est là une divergence manifeste, et il l'a pourtant rapporté. » Ad-Dâraqutnî a dit : « On a divergé à son sujet sur Nâfiʿ et sur ses élèves : on a divergé sur ʿUbayd Allâh, sur Yahyâ ibn Saʿîd, sur Ayyûb, sur Ismâʿîl ibn Umayya, sur Mûsâ ibn ʿUqba et sur d'autres ; on l'a aussi rapporté d'après Nâfiʿ, d'après Ibn ʿUmar, ce qui n'est pas authentique ; et la divergence à son sujet est considérable. » (Je dis) Il en est comme il l'a dit : son défaut caché (ʿilla) est apparent, et la réponse qu'on y apporte relève de l'artifice et du forçage.

(Le quatre-vingt-quatrième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Ils ont rapporté le hadith d'Abû Bishr, d'après Saʿîd ibn Jubayr, d'après Ibn ʿUmar : “Il a maudit celui qui prend pour cible une chose dotée d'une âme.” ʿAdî ibn Thâbit l'a rapporté d'après Saʿîd ibn Jubayr, d'après Ibn ʿAbbâs, et ʿAdî n'a pas été suivi en cela, tandis qu'Abû Bishr a été suivi par al-Minhâl ibn ʿAmr et d'autres ; le hadith de ʿAdî est une erreur. » (Je dis) Al-Bukhârî a mentionné le hadith de ʿAdî sous forme muʿallaq, et Muslim l'a donné à chaîne complète. Pour moi, c'est un hadith différent de celui d'Abû Bishr, car les deux textes diffèrent par la lettre et par le sens.

Passage douteuxImprimé عبابة (ʿAbâba) ; lecture probable عباية (ʿAbâya), forme imprimée plus loin dans la même notice. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : عن سعيد بن مسروق عن عبابة بن رفاعة عن أبيه

(Le quatre-vingt-cinquième hadith) ʿAbd al-Ghanî ibn Saʿîd al-Hâfiz a dit : « Al-Bukhârî a rapporté, d'après Musaddad, d'après Abû l-Ahwas, d'après Saʿîd ibn Masrûq, d'après ʿAbâba ibn Rifâʿa, d'après son père, d'après son grand-père Râfiʿ ibn Khadîj, qui a dit : J'ai dit au Prophète (paix et bénédictions sur lui) : “Nous allons rencontrer l'ennemi demain et nous n'avons pas de couteaux ; pouvons-nous égorger avec un roseau ?” — le hadith. » Il a dit : « Abû l-Ahwas s'est trompé en disant “d'après son père, d'après son grand-père”. Al-Bukhârî a supprimé dans le Sahîh ses mots “d'après son père”, de sorte que c'est devenu “d'après ʿAbâya, d'après son grand-père Râfiʿ”, ce qui est exact. » Il a dit : « C'est là un principe que suivront ceux qui viennent après al-Bukhârî : lorsqu'une erreur se présente à l'un d'eux dans un hadith, qu'il la supprime. Mais cela ne vaut que pour l'omission, non pour l'ajout. » Abû ʿAlî al-Ghassânî a dit : « ʿAbd al-Ghanî ne s'est prononcé que d'après ce qui lui est parvenu de la version d'Abû ʿAlî ibn as-Sakan ; il a cru que c'était l'œuvre d'al-Bukhârî, alors que c'est l'œuvre d'Ibn as-Sakan : car dans la version d'Abû Dharr d'après ses maîtres, et dans celle d'al-Asîlî d'après ses deux maîtres, ses mots “d'après son père” figurent bien ; de même dans la version d'Ibrâhîm ibn Maʿqil an-Nasafî d'après al-Bukhârî. Abû Bakr ibn Abî Shayba l'a rapporté dans son Musnad d'après Abû l-Ahwas. » Il a dit : « Et personne n'a dit “d'après son père” d'après Abû l-Ahwas. Ath-Thawrî, Shuʿba, Zâ'ida et d'autres l'ont rapporté d'après Saʿîd ibn Masrûq sans dire “d'après son père”. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté les deux formes, et il n'est pas invraisemblable que ʿAbâya l'ait entendu de son grand-père en même temps que de son père, et qu'il ait donc mentionné son père. Ce qui est conforme aux règles des critiques, c'est que le hadith d'Abû l-Ahwas relève de l'ajout dans les chaînes continues (al-mazîd fî muttasil al-asânîd). Et Allah sait mieux.

(Du Livre de la médecine)

(Le quatre-vingt-sixième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Ils ont tous deux rapporté le hadith d'az-Zubaydî, d'après az-Zuhrî, d'après ʿUrwa, d'après Zaynab bint Abî Salama, d'après Umm Salama, que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) vit chez elle une servante portant une tache sombre (safʿa) et dit : “Demandez pour elle une incantation.” ʿUqayl l'a rapporté d'après az-Zuhrî, d'après ʿUrwa, sous forme mursal ; Yahyâ ibn Saʿîd l'a rapporté d'après Sulaymân ibn Yasâr, d'après ʿUrwa, sous forme mursal ; et ʿAbd ar-Rahmân ibn Ishâq a dit : d'après az-Zuhrî, d'après Saʿîd — ce qui ne vaut rien. » (Je dis) Celui-ci est faible. Quant à la version de ʿUqayl, al-Bukhârî y a fait allusion ; mais celui qui la rapporte d'après lui n'est pas un mémorisateur fiable, tandis que le hadith d'az-Zubaydî a été rapporté d'après lui par deux rapporteurs dignes de confiance : c'est donc lui qui fait autorité.

(Du Livre du vêtement) Le hadith de la gravure du sceau est un fragment du hadith d'Anas au Livre de l'aumône légale (zakât).

Passage douteuxLe mot روى paraît superflu ou altéré ; lecture retenue : « il est rapporté chez lui au Livre du mariage ». Texte arabe imprimé : فمخرجة روى عنده في النكاح في مكانها

(Le quatre-vingt-septième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith d'ath-Thaqafî, d'après Ayyûb, d'après ʿIkrima, sur l'histoire de l'épouse de Rifâʿa al-Qurazî ; ʿÂ'isha y est mentionnée, mais il est mursal. Hammâd ibn Zayd l'a rapporté de même d'après Ayyûb. » (Je dis) Sa formulation implique qu'il est rapporté par ʿIkrima d'après ʿÂ'isha, car son texte est : « D'après ʿIkrima : Rifâʿa répudia sa femme, puis ʿAbd ar-Rahmân ibn az-Zubayr al-Qurazî l'épousa. ʿÂ'isha a dit : Elle portait un voile vert… », et il a cité la suite. Ceci est donc clair à cet égard, bien que la plus grande partie du récit ait l'apparence d'un mursal. Al-Bukhârî n'en visait que la mention des vêtements verts, car il l'a cité dans le chapitre des vêtements verts. Quant au fond de l'histoire de Rifâʿa et de sa femme, il est rapporté chez lui au Livre du mariage, à sa place, par la voie d'az-Zuhrî, d'après ʿUrwa, d'après ʿÂ'isha. Et Allah sait mieux.

(Le quatre-vingt-huitième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Ils se sont accordés à rapporter le hadith d'Abû ʿUthmân, qui a dit : ʿUmar nous a écrit au sujet de la soie, “sauf la place d'un doigt”. Or Abû ʿUthmân ne l'a pas entendu de ʿUmar ; mais c'est un argument en faveur de l'acceptation de la licence (ijâza). » (Je dis) Un propos semblable a déjà été tenu au sujet du hadith d'Abû n-Nadr d'après Ibn Abî Awfâ.

(Le quatre-vingt-neuvième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith de Thâbit, d'après Ibn az-Zubayr, qui a dit : Muhammad (paix et bénédictions sur lui) a dit : “Quiconque porte de la soie en ce bas monde ne la portera pas dans l'au-delà.” Or Ibn az-Zubayr ne l'a pas entendu du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : il ne l'a entendu que de ʿUmar. » (Je dis) C'est là une critique faible, car Ibn az-Zubayr est un Compagnon : admettons qu'il l'ait rapporté sous forme mursal, et après ? Combien de mursal de Compagnons se trouvent dans le Sahîh ! Les imams se sont accordés unanimement à les accepter, hormis quelques isolés venus après eux, dont l'opposition n'est pas prise en compte. Et Allah sait mieux. Du reste, al-Bukhârî a rapporté le hadith d'Ibn az-Zubayr d'après ʿUmar juste après le hadith de Thâbit d'après Ibn az-Zubayr ; il ne reste donc aucune raison de l'objecter contre lui.

(Du Livre des bonnes manières)

Passage douteuxImprimé المرزوي (forme imprimée conservée : « al-Marzawî ») ; lecture probable المروزي : « al-Marwazî ». Texte arabe imprimé : وحسين بن محمد المرزوي وغيرهما Imprimé الشعبي (forme imprimée conservée : « ash-Shaʿbî ») ; lecture probable الدارقطني : « il en est comme l'a dit ad-Dâraqutnî » (ash-Shaʿbî est un maillon de la chaîne, non l'auteur de la critique). Texte arabe imprimé : فهو كما قال الشعبي وأما حديث

(Le quatre-vingt-dixième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté, d'après Saʿd ibn Hafs, d'après Shaybân, d'après Mansûr, d'après al-Musayyab ibn Râfiʿ, d'après Warrâd, d'après al-Mughîra, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui), qui a dit : “Allah vous a interdit l'ingratitude envers les mères” — le hadith. Ceci n'est pas bien conservé d'après al-Musayyab : Shaybân l'a seulement rapporté d'après Mansûr, d'après ash-Shaʿbî, d'après Warrâd ; ainsi l'ont dit ʿUbayd Allâh ibn Mûsâ, Husayn ibn Muhammad al-Marzawî et d'autres ; et de même Jarîr, d'après Mansûr, d'après ash-Shaʿbî. Ce que Mansûr détient d'après al-Musayyab, d'après Warrâd, c'est le hadith : “Il disait à la fin de la prière et dans l'invocation : Il n'y a de divinité qu'Allah…” — le hadith. Peut-être Saʿd ibn Hafs a-t-il confondu. » (Je dis) Quant au hadith de Jarîr d'après Mansûr, il en est comme l'a dit ash-Shaʿbî. Quant au hadith de ʿUbayd Allâh ibn Mûsâ d'après Shaybân, on a divergé à son sujet sur lui : Muslim l'a rapporté dans son Sahîh de son hadith comme l'a dit ad-Dâraqutnî, et de même Abû ʿAwâna l'a rapporté dans son Sahîh d'après Abû Umayya, d'après ʿUbayd Allâh ibn Mûsâ ; mais al-Ismâʿîlî l'a rapporté dans son Mustakhraj par deux voies, d'après ʿUbayd Allâh ibn Mûsâ, d'après Shaybân, d'après Mansûr, d'après al-Musayyab, comme l'a dit al-Bukhârî d'après Saʿd ibn Hafs. Dès lors, la présomption se renforce que Shaybân le détenait d'après Mansûr, d'après ash-Shaʿbî et al-Musayyab à la fois ; et l'on n'impute pas d'erreur à Saʿd ibn Hafs, étant donné qu'Ishâq ibn Yasâr an-Nasîbî le corrobore d'après ʿUbayd Allâh ibn Mûsâ, d'après Shaybân. Et Allah sait mieux.

Passage douteuxPhrase interrompue après فذكر (probablement فذكرهما ou فذكر الوجهين) ; traduit littéralement « aussi a-t-il mentionné ». Texte arabe imprimé : عند ابن أبي ذئب على الوجهين فذكر

(Le quatre-vingt-onzième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith de ʿÂsim ibn ʿAlî, d'après Ibn Abî Dhi'b, d'après al-Maqburî, d'après Abû Shurayh : “Par Allah, il n'est pas croyant, celui dont le voisin n'est pas à l'abri de ses méfaits.” » Il a dit : « Shabâba et Asad ibn Mûsâ l'ont corroboré ; mais ʿUthmân ibn ʿUmar, Humayd ibn al-Aswad et plus d'un ont dit : d'après Ibn Abî Dhi'b, d'après al-Maqburî, d'après Abû Hurayra. » Il a dit : « Yazîd ibn Hârûn, Hajjâj ibn Muhammad et Abû n-Nadr l'ont rapporté d'après Ibn Abî Dhi'b comme l'a dit ʿÂsim ibn ʿAlî. » Je dis : il a paru plus probable à al-Bukhârî qu'Ibn Abî Dhi'b le détenait sous les deux formes ; aussi a-t-il mentionné.

(Le quatre-vingt-douzième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith de ʿAlî ibn al-Mubârak, d'après Yahyâ ibn Abî Kathîr, d'après Abû Salama, d'après Abû Hurayra, que l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) a dit : “Lorsque l'homme dit à son frère : Mécréant !, l'un des deux en porte la charge.” Or ʿIkrima ibn ʿAmmâr a dit : d'après Yahyâ, d'après ʿAbd Allâh ibn Yazîd, qui entendit Abû Salama, qui entendit Abû Hurayra. » Ad-Dâraqutnî a dit : « Yahyâ ibn Abî Kathîr pratique le tadlîs (dissimulation d'un intermédiaire) ; il semble donc que la version de ʿIkrima soit préférable, car il a ajouté un homme, et il est digne de confiance. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté la voie de ʿIkrima sous forme muʿallaq ; il la retient donc comme une possibilité. Et Allah sait mieux.

Passage douteuxImprimé أقارمك, probablement أقامرك : « que je joue avec toi aux jeux de hasard ». Texte arabe imprimé : تعال أقارمك فليتصدق Imprimé من الأوزاعي, probablement عن الأوزاعي : « d'après al-Awzâʿî ». Texte arabe imprimé : ولم يقل فيه أحد من الأوزاعي حدثني الزهري Imprimé بن مرثد (forme imprimée conservée : « ibn Marthad ») ; lecture probable بن مزيد : al-ʿAbbâs ibn al-Walîd ibn Mazyad al-Bayrûtî. Texte arabe imprimé : حدثنا العباس بن الوليد بن مرثد عن عقبة

(Le quatre-vingt-treizième hadith) Al-Ismâʿîlî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté, d'après Ishâq, d'après Abû l-Mughîra, qui a dit : al-Awzâʿî nous a rapporté, il a dit : az-Zuhrî nous a rapporté, d'après Humayd, d'après Abû Hurayra, qui a dit : L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) a dit : “Quiconque parmi vous prête serment en disant dans son serment : Par al-Lât et al-ʿUzzâ !, qu'il dise : Il n'y a de divinité qu'Allah. Et quiconque dit à son compagnon : Viens, que je joue avec toi aux jeux de hasard !, qu'il fasse une aumône.” » Il a dit : « Personne n'y a dit, d'après al-Awzâʿî, “az-Zuhrî m'a rapporté”, si ce n'est Abû l-Mughîra. Al-Walîd et ʿUmar ibn ʿAbd al-Wâhid l'ont rapporté d'après al-Awzâʿî, d'après az-Zuhrî, avec la formule “d'après” (muʿanʿan) ; et Bishr ibn Bakr l'a rapporté d'après al-Awzâʿî, qui a dit : “Il m'est parvenu d'après az-Zuhrî.” » Il a dit : « Abû l-Mughîra et Bishr ibn Bakr sont tous deux véridiques, mais Bishr se détournait de ce genre de chose. » (Je dis) ʿUqba ibn ʿAlqama al-Bayrûtî l'a rapporté d'après al-Awzâʿî exactement comme l'a dit Bishr ibn Bakr ; nous l'avons rapporté dans la troisième partie du hadith d'Abû l-ʿAbbâs al-Asamm, qui a dit : al-ʿAbbâs ibn al-Walîd ibn Marthad nous a rapporté, d'après ʿUqba, ainsi. C'est là un des passages subtils ; mais le hadith, à l'origine, est authentique d'après az-Zuhrî, et al-Bukhârî l'a rapporté du hadith de Maʿmar et de ʿUqayl d'après lui. Et Allah sait mieux.

(Le quatre-vingt-quatorzième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit — en voici le résumé — que les deux maîtres ont rapporté le hadith d'al-Aʿmash, d'après Abû Wâ'il, d'après Abû Mûsâ al-Ashʿarî : « L'homme est avec celui qu'il aime », et qu'ils l'ont aussi rapporté du hadith d'al-Aʿmash, d'après Abû Wâ'il, d'après ʿAbd Allâh, et que les deux voies sont bien conservées d'après al-Aʿmash. (Je dis) Sa critique n'a donc pas de sens.

(Le quatre-vingt-quinzième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî a rapporté le hadith de Maʿmar, d'après az-Zuhrî, d'après Ibn al-Musayyab, d'après son père, d'après son grand-père, que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) lui dit : “Quel est ton nom ?” Il répondit : “Hazn.” Il l'a aussi rapporté du hadith de Hishâm ibn Yûsuf, d'après Ibn Jurayj, d'après ʿAbd al-Hamîd ibn Jubayr, d'après Saʿîd ibn al-Musayyab, que son grand-père Hazn… ; et ceci est mursal. Ainsi l'ont dit Qatâda, ʿAlî ibn Zayd et le fils de Saʿîd ibn al-Musayyab. » (Je dis) Ceci relève de ce que nous avons établi précédemment : al-Bukhârî s'appuie sur cette formule lorsqu'elle est entourée d'un indice impliquant la continuité, d'autant plus qu'az-Zuhrî l'a donnée explicitement à chaîne complète ; il a donc rapporté les deux formes en retenant la possibilité. Et Allah sait mieux. ʿAbd ar-Razzâq l'a rapporté d'après Ibn Jurayj en y disant lui aussi « d'après son père, d'après son grand-père » ; al-Ismâʿîlî l'a rapporté par sa voie.

(Du Livre des invocations)

(Le quatre-vingt-seizième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : « Ils ont rapporté le hadith de ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar, d'après Saʿîd al-Maqburî, d'après son père, d'après Abû Hurayra : “Lorsque l'un de vous gagne sa couche, qu'il la secoue.” On a divergé à son sujet sur ʿUbayd Allâh : un groupe de ses élèves l'a rapporté ainsi, tandis que Yahyâ al-Qattân, Ibn al-Mubârak et plus d'un l'ont rapporté d'après ʿUbayd Allâh sans dire “d'après son père” ; et de même Mâlik et Ibn ʿAjlân l'ont rapporté d'après Saʿîd, d'après Abû Hurayra. » (Je dis) La réponse à ce genre de critique a été donnée au deuxième hadith ; al-Bukhârî a d'ailleurs signalé la divergence à son sujet sur ʿUbayd Allâh et sur Saʿîd : il n'y a donc pas lieu de le critiquer.

(Du Livre de l'attendrissement des cœurs, Kitâb ar-riqâq)

(Le quatre-vingt-dix-septième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : Al-Bukhârî a rapporté le hadith d'Abû Ghassân, d'après Abû Hâzim, d'après Sahl ibn Saʿd, qui a dit : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) regarda un homme qui combattait les associateurs et dit : “Il fait partie des gens du Feu.” » [le hadith], où il est dit : « Le serviteur accomplit, selon ce que voient les gens, les œuvres des gens du Paradis alors qu'il fait partie des gens du Feu, et il accomplit, selon ce que voient les gens, les œuvres des gens du Feu alors qu'il fait partie des gens du Paradis ; les œuvres ne valent que par leur fin. » Il a dit : Ibn Abî Hâzim, Yaʿqûb ibn ʿAbd ar-Rahmân et Saʿîd al-Jumahî l'ont rapporté d'après Abû Hâzim sans dire à la fin : « les œuvres ne valent que par leur fin ». (Je dis) Abû Ghassân l'a ajouté, et c'est un rapporteur digne de confiance et un mémorisateur (hâfiz) ; al-Bukhârî s'est donc appuyé sur lui.

(Le quatre-vingt-dix-huitième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : Al-Bukhârî a rapporté le hadith d'Ahmad ibn Shabîb, d'après son père, d'après Yûnus, d'après az-Zuhrî, d'après Saʿîd, d'après Abû Hurayra, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Un groupe de mes Compagnons viendra à moi au Bassin… » [le hadith] ; et d'après Ahmad ibn Sâlih, d'après Ibn Wahb, d'après Yûnus, de même, sauf qu'il a dit : « d'après les Compagnons du Prophète (paix et bénédictions sur lui) », sans dire « d'après Abû Hurayra ». Shuʿayb et ʿUqayl ont dit, d'après az-Zuhrî : « Abû Hurayra rapportait… » ; et az-Zubaydî a dit : d'après az-Zuhrî, d'après Abû Jaʿfar Muhammad ibn ʿAlî, d'après ʿUbayd Allâh ibn Abî Râfiʿ, d'après Abû Hurayra. Ad-Dâraqutnî a dit : Maʿmar l'a rapporté d'après az-Zuhrî, d'après un homme, d'après Abû Hurayra ; or, s'il provenait de Saʿîd ibn al-Musayyab, az-Zuhrî ne l'aurait pas désigné de manière voilée et l'aurait nommé explicitement. (Je dis) Il se peut que l'oubli soit survenu ici chez Maʿmar ; quant à la version d'az-Zubaydî, c'est une autre chaîne de transmission pour ce hadith. Al-Bukhârî a exposé les différentes divergences à son sujet, sauf la voie de Maʿmar, dont il n'a pas tenu compte.

(Des vœux)

(Le quatre-vingt-dix-neuvième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : Al-Bukhârî a rapporté le hadith de Wuhayb, d'après Ayyûb, d'après ʿIkrima, d'après Ibn ʿAbbâs : « Tandis que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) prononçait un sermon, Abû Isrâ'îl se leva… » [le hadith]. Or ath-Thaqafî et Ibn ʿUlayya l'ont rapporté d'après Ayyûb sous forme mursal (sans mention du Compagnon). (Je dis) Al-Bukhârî a signalé la divergence à son sujet et s'est appuyé sur le hadith de Wuhayb en raison de la sûreté de sa mémoire.

(Des peines légales)

Passage douteuxLa fin « فلم يقولا عن أبيه » (« ils n'ont pas dit : d'après son père ») semble une répétition fautive de la phrase précédente : la version de ʿAmr ibn al-Hârith retenue par Muslim comporte justement « d'après son père » ; traduit littéralement. Texte arabe imprimé : حديث عمرو بن الحرث عن بكير فلم يقولا عن أبيه

(Le centième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : Les deux [al-Bukhârî et Muslim] ont rapporté le hadith d'Ibn Wahb, d'après ʿAmr ibn al-Hârith, d'après Bukayr, d'après Sulaymân ibn Yasâr, d'après Ibn Jâbir, d'après son père, d'après Abû Burda ibn Niyâr : « On ne donne pas plus de dix coups de fouet, sauf pour une peine légale (hadd). » Al-Layth ibn Saʿd et Saʿîd ibn Abî Ayyûb l'ont contredit : ils l'ont rapporté d'après Yazîd ibn Abî Habîb, d'après Bukayr, sans dire « d'après son père ». Muslim ibn Abî Maryam a dit : d'après Ibn Jâbir, d'après quelqu'un qui avait entendu le Prophète (paix et bénédictions sur lui). Il a dit : La version de ʿAmr ibn al-Hârith est la bonne, car il est digne de confiance et a ajouté un homme ; et Usâma ibn Zayd l'a corroboré (mutâbaʿa) d'après Bukayr. (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté toutes les variantes, sauf la version d'Usâma, et Muslim s'est limité au hadith de ʿAmr ibn al-Hârith d'après Bukayr ; et ils n'ont pas dit « d'après son père ».

(De l'interprétation des rêves)

(Le cent unième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : Al-Bukhârî a rapporté le hadith d'Ayyûb, d'après ʿIkrima, d'après Ibn ʿAbbâs : « Quiconque façonne une image… » ; Khâlid et Hishâm l'ont rapporté d'après ʿIkrima, d'après Ibn ʿAbbâs, sous forme mawqûf (s'arrêtant au Compagnon) ; Qatâda a dit : d'après ʿIkrima, d'après Abû Hurayra, sous forme mawqûf ; et l'on a divergé à leur sujet sur ce point. (Je dis) L'opposition entre la forme mawqûf et la forme marfûʿ (remontant au Prophète) est ici sans effet, car ce hadith a valeur de marfûʿ. Al-Bukhârî a signalé la divergence à son sujet sur ʿIkrima : d'après Ibn ʿAbbâs ou d'après Abû Hurayra ; et ce qui prévaut chez lui, c'est qu'il provient d'Ibn ʿAbbâs. Et Allah sait mieux.

(Des épreuves)

(Le cent deuxième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : Les deux ont rapporté le hadith de ʿAbd al-Aʿlâ, d'après Maʿmar, d'après az-Zuhrî, d'après Saʿîd ibn al-Musayyab, d'après Abû Hurayra, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui), qui a dit : « Le temps se rapprochera et l'avarice sera jetée [dans les cœurs]… » [le hadith]. Hammâd ibn Zayd a corroboré ʿAbd al-Aʿlâ, et ʿAbd ar-Razzâq les a contredits tous deux, d'après Maʿmar, en le rapportant sous forme mursal sans mentionner Abû Hurayra. On dit que Maʿmar a rapporté de mémoire, à Bassora, des hadiths dans certains desquels il s'est trompé. Shuʿayb, Yûnus, al-Layth ibn Saʿd et le neveu d'az-Zuhrî l'ont contredit sur ce point : ils l'ont rapporté d'après az-Zuhrî, d'après Humayd, d'après Abû Hurayra ; et les deux ont aussi rapporté le hadith de Humayd. (Je dis) Az-Zuhrî était un grand détenteur de hadiths ; il n'est donc pas invraisemblable qu'il l'ait eu à la fois de Humayd et de Saʿîd. Ce qui apparaît, c'est qu'al-Bukhârî l'a rapporté en tenant les deux possibilités pour valables, comme on l'a vu pour des cas semblables.

(Du Livre des jugements)

(Le cent troisième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : Al-Bukhârî a rapporté le hadith d'Ibn Abî Dhi'b, d'après Saʿîd, d'après Abû Hurayra : « Vous convoiterez le commandement, et il sera tristesse48 et regret… » [le hadith]. Or ʿAbd al-Hamîd ibn Jaʿfar l'a rapporté d'après Saʿîd al-Maqburî, d'après ʿUmar ibn al-Hakam, d'après Abû Hurayra, sous forme mawqûf. (Je dis) Al-Bukhârî l'a rapporté à la suite du hadith d'Ibn Abî Dhi'b ; il le tient donc pour possible dans les deux sens, car Ibn Abî Dhi'b a un ajout par rapport à ʿAbd al-Hamîd quant au caractère marfûʿ, tandis que ʿAbd al-Hamîd a ajouté, par rapport à Ibn Abî Dhi'b, un homme dans la chaîne de transmission ; mais sa manière de faire laisse entendre qu'il donne la préférence à la version d'Ibn Abî Dhi'b en raison de la sûreté de sa mémoire.

(Le cent quatrième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : Al-Bukhârî a rapporté le hadith d'Ibn ʿUyayna, d'après az-Zuhrî, d'après Sahl ibn Saʿd : « Et il sépara les deux époux ayant échangé les serments d'anathème (liʿân). » C'est là une erreur d'Ibn ʿUyayna, car les disciples d'az-Zuhrî ont dit : « Il la répudia avant que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) ne le lui ordonne, et sa séparation d'avec elle devint une règle établie (sunna) » ; aucun d'eux n'a dit que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) les avait séparés. (Je dis) Je ne l'ai pas trouvé intégralement chez al-Bukhârî : il n'en a mentionné, avec cette chaîne, qu'un fragment, et c'est comme s'il l'avait abrégé à cause de ce défaut ; l'objection qui lui est faite tombe donc.

(Le cent cinquième hadith) Ad-Dâraqutnî a dit : Al-Bukhârî a rapporté le hadith de Yûnus, d'après az-Zuhrî, d'après Abû Salama, d'après Abû Saʿîd, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui), qui a dit : « Allah n'a envoyé aucun prophète sans qu'il ait eu deux entourages intimes… » ; Yahyâ et Ibn Abî ʿAtîq l'ont corroboré ; de même ont dit Ibn Abî Husayn et Saʿîd ibn Ziyâd, d'après Abû Salama. Shuʿayb a dit, d'après az-Zuhrî, la même chose, sauf qu'il l'a rapporté sous forme mawqûf. Al-Awzâʿî et Muʿâwiya ibn Sallâm ont dit : d'après az-Zuhrî, d'après Abû Salama, d'après Abû Hurayra ; et Safwân ibn Sulaym a dit : d'après Abû Salama, d'après Abû Ayyûb. (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté toutes ces variantes, et il semble que la voie d'Abû Salama d'après Abû Saʿîd ait prévalu chez lui, car la plupart des disciples d'az-Zuhrî l'ont rapporté ainsi, et parce qu'az-Zuhrî a une meilleure mémoire que Safwân ibn Sulaym. Et Allah sait mieux.

(Du Livre du souhait)

(Le cent sixième hadith) Al-Bukhârî a dit : Abû l-Yamân nous a rapporté : Shuʿayb nous a informés, d'après az-Zuhrî — h (changement de chaîne) — et al-Layth a dit : ʿAbd ar-Rahmân ibn Khâlid m'a rapporté, d'après Ibn Shihâb, d'après Saʿîd ibn al-Musayyab, qu'Abû Hurayra l'informa, disant : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) a interdit le jeûne continu (wisâl)… » [le hadith]. Abû Masʿûd a dit : C'est ainsi dans le Sahîh d'al-Bukhârî : il n'a pas mentionné comment Shuʿayb rapporte ce hadith d'après az-Zuhrî, et le fait de le faire suivre du hadith d'al-Layth donne à croire que les deux sont identiques ; or il n'en est rien : Shuʿayb le rapporte d'après az-Zuhrî, d'après Abû Salama, d'après Abû Hurayra, et al-Bukhârî l'a rapporté correctement dans le Livre du jeûne. Abû ʿAlî al-Ghassânî a dit : C'est une remarque fort pertinente ; il se peut qu'al-Bukhârî se soit contenté de ce qu'il avait mentionné dans le Livre du jeûne, mais cette disposition prête à confusion. (Je dis) Abû ʿAlî a dit vrai ; mon avis est que de la première chaîne est tombé un seul élément, à savoir les mots « d'après Abû Salama », puis il a changé de chaîne avec la version d'al-Layth ; ainsi la confusion se dissipe. Et Allah sait mieux.

(Du Livre de l'unicité divine)

(Le cent septième hadith) Al-Bukhârî a dit : Et al-Mâjishûn a dit, d'après ʿAbd Allâh ibn al-Fadl, d'après Abû Salama, d'après Abû Hurayra, dans un hadith qui commence par : « N'établissez pas de préférence entre les prophètes, car les gens seront foudroyés, et je serai le premier à reprendre connaissance ; et voilà Mûsâ tenant le Trône » — il l'a abrégé. Abû Masʿûd lui a objecté que ce qui est connu, c'est la version d'al-Mâjishûn d'après ʿAbd Allâh ibn al-Fadl, d'après al-Aʿraj, d'après Abû Hurayra. Nous en avons traité, dans la section précédente consacrée aux règles des citations muʿallaq (sans chaîne complète), de façon à dispenser d'y revenir.

(Le cent huitième hadith) Al-Bukhârî a dit : Yasara ibn Safwân nous a rapporté : Ibrâhîm ibn Saʿd nous a rapporté, d'après az-Zuhrî, d'après Saʿîd ibn al-Musayyab, d'après Abû Hurayra, qui a dit : L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) a dit : « Pendant que je dormais, je me vis au bord d'un puits ; j'en tirai [de l'eau] autant qu'Allah voulut… » [le hadith]. Abû Masʿûd a dit : Un homme est tombé de cette chaîne entre Ibrâhîm ibn Saʿd et az-Zuhrî ; Muslim l'a rapporté correctement d'après ʿAmr ibn Muhammad an-Nâqid et d'autres, d'après Yaʿqûb ibn Ibrâhîm ibn Saʿd, d'après son père, d'après Sâlih ibn Kaysân, d'après az-Zuhrî. Et Allah sait mieux.

(Le cent neuvième hadith) Le hadith de ʿAmr ibn Dînâr, d'après Abû l-ʿAbbâs ash-Shâʿir, d'après ʿAbd Allâh, au sujet du siège de Tâ'if : on a divergé à ce propos, d'après Ibn ʿUyayna, sur le nom du père de ʿAbd Allâh : est-ce ʿUmar ibn al-Khattâb ou ʿAmr ibn al-ʿÂs ? Dans la plupart des copies du Sahîh d'al-Bukhârî figure « ʿAbd Allâh ibn ʿUmar », c'est-à-dire le fils d'al-Khattâb, et dans certaines « Ibn ʿAmr ». Abû Nuʿaym al-Asbahânî a dit : Al-Humaydî et Abû Khaythama l'ont rapporté dans leurs Musnad respectifs, dans le Musnad d'Ibn ʿUmar ibn al-Khattâb. Abû ʿAwâna al-Isfarâyînî a dit : Un groupe de ceux qui comprennent et retiennent avec exactitude l'a rapporté ainsi d'après Ibn ʿUyayna ; c'est aussi ce que disaient de lui les anciens disciples d'Ibn ʿUyayna, tandis que les plus tardifs d'entre eux disent : « d'après ʿAbd Allâh ibn ʿAmr ibn al-ʿÂs » ; et certains ne précisent pas sa filiation, comme cela figure chez an-Nasâ'î ; le trouble (idtirâb) à ce sujet vient de Sufyân. Abû ʿAlî al-Jayyânî a dit : ʿAlî ibn al-Madînî l'a rapporté d'après Sufyân en disant « ʿAbd Allâh ibn ʿAmr » ; Hâmid ibn Yahyâ al-Balkhî le lui a contesté, et il s'est rangé à son avis. Ad-Dâraqutnî, dans al-ʿIlal, a jugé correcte la version de ceux qui disent « Ibn ʿUmar ». (Je dis) Ce défaut n'a guère de portée. Et Allah sait mieux.

Passage douteuxImprimé عن الاستيعاب, probablement دون الاستيعاب : « sans chercher l'exhaustivité » (lecture retenue). Texte arabe imprimé : على ما ذكرته عن الدارقطني عن الاستيعاب

(Le cent dixième hadith) Al-Bukhârî a rapporté, vers la fin du livre, le hadith de Sharîk ibn Abî Namir, d'après Anas, sur le Voyage nocturne (al-isrâ'), dans toute sa longueur. Sharîk y a contredit les disciples d'Anas, tant dans la chaîne que dans le texte. Pour la chaîne : Qatâda le transmet d'après Anas, d'après Mâlik ibn Saʿsaʿa ; az-Zuhrî d'après Anas, d'après Abû Dharr ; et Thâbit d'après Anas sans intermédiaire. Cependant, le récit de Thâbit ne diverge pas de celui de Qatâda et d'az-Zuhrî, alors que le récit de Sharîk s'oppose aux leurs par des inversions d'ordre et par un ajout réprouvé. Muslim a rapporté seulement sa chaîne, à la suite du hadith de Thâbit, et a dit à la fin : « Il a ajouté, retranché, avancé et reculé. » Ibn Hazm, al-Qâdî ʿIyâd et d'autres ont critiqué le hadith de Sharîk, tandis qu'un groupe l'a défendu, dont Abû l-Fadl ibn Tâhir, qui a composé à son sujet un opuscule. Nous mentionnerons de manière exhaustive ce qui s'y rapporte lorsque nous le commenterons, si Allah le Très-Haut le veut, en son lieu. * Voilà l'ensemble de ce qu'ont critiqué les mémorisateurs, critiques avisés, connaisseurs des défauts cachés (ʿilal) des chaînes et informés des subtilités des voies de transmission. Ces hadiths ne sont pas tous propres à al-Bukhârî : Muslim l'a rejoint dans un grand nombre d'entre eux, comme tu le vois clairement, marqués du sigle de Muslim, qui a la forme (م). Leur nombre est de trente-deux hadiths ; ceux qui sont propres à al-Bukhârî sont donc soixante-dix-huit seulement. Ils ne sont pas tous dirimants : pour la plupart, la réponse est évidente et la critique écartée ; pour certains, la réponse est plausible ; et pour un petit nombre, la réponse comporte quelque artifice, comme je l'ai expliqué sommairement au début de la section et exposé en détail à la suite de chaque hadith. Lorsque l'homme équitable méditera ce que j'ai établi à ce sujet, l'importance de cet ouvrage grandira dans son esprit, sa composition s'élèvera à ses yeux, et il excusera les imams parmi les savants d'avoir accueilli ce livre avec acceptation et soumission, et de l'avoir placé au-dessus de tout ouvrage de hadith, récent ou ancien. Ne sont pas égaux celui qui repousse [les critiques] d'un revers de poitrine — et n'échappe donc pas au reproche de partialité — et celui qui les repousse de la main de l'équité, selon des règles agréées et des critères respectés. Louange donc à Allah, « qui nous a guidés à ceci ; nous n'aurions pas été guidés si Allah ne nous avait pas guidés » [Al-Aʿrâf : 43]. C'est Allah dont on implore l'aide, et c'est en Lui que l'on place sa confiance. * Quant à l'exposé des hadiths qu'ad-Dâraqutnî n'a pas relevés et qui répondent, dans ce livre, aux conditions de son relevé, je les ai rapportés à leur place dans le commentaire, afin que le profit soit complet, en signalant où se trouvent les réponses justes, comme précédemment, pour que ne vienne pas les relever celui qui ne comprend pas. Je me suis limité à ce que j'ai mentionné d'après ad-Dâraqutnî, sans chercher l'exhaustivité, car j'ai voulu que cela serve d'aperçu pour le reste, puisqu'il est l'imam éminent dans cette discipline et que son livre en ce genre est le plus vaste et le plus complet. J'ai aussi mentionné, au cours de ce qu'il a relevé, un peu de ce qu'ont relevé d'autres que lui, à titre d'exemples. Et Allah sait mieux.

Neuvième section : exposé des noms de ceux des rapporteurs de ce livre qui ont été critiqués, classés selon l'ordre alphabétique, avec la réponse aux objections, cas par cas, et la distinction, détaillée pour l'ensemble, entre ceux d'entre eux dont il a cité des hadiths dans les textes principaux (al-usûl) et ceux dont il a cité des hadiths dans les corroborations et les témoignages

Passage douteuxImprimé مصنف (« auteur »), probablement منصف : « tout homme équitable » (lecture retenue). Texte arabe imprimé : ينبغي لكل مصنف أن يعلم Imprimé عنها, probablement منها : « parmi elles, il y en a qui sont dirimantes » (lecture retenue). Texte arabe imprimé : متفاوتة عنها ما يقدح

Avant d'aborder ce sujet, il convient que tout homme équitable sache que le fait que l'auteur du Sahîh cite un rapporteur, quel qu'il soit, implique qu'il le tient pour intègre (ʿadl), d'une mémoire exacte et exempt d'inattention ; d'autant plus que s'y ajoute l'accord de la majorité des imams pour appeler les deux livres « les deux Sahîh », qualité dont n'a pas bénéficié celui dont on n'a pas cité de hadith dans le Sahîh. Cela équivaut donc à un accord de la majorité sur l'intégrité de ceux qui y sont mentionnés. Ceci, lorsqu'il cite de lui dans les textes principaux ; quant à ceux qu'il cite dans les corroborations, les témoignages et les citations sans chaîne complète (taʿâlîq), leurs degrés varient en matière d'exactitude de la mémoire et autres, tout en ayant tous droit au qualificatif de véridiques. Dès lors, si nous trouvons chez un autre que lui une critique visant l'un d'entre eux, cette critique s'oppose à l'attestation d'intégrité de cet imam ; elle n'est donc acceptée que si sa cause est précisée et qu'elle est expliquée par un motif dirimant qui porte atteinte à l'intégrité de ce rapporteur, ou à l'exactitude de sa mémoire en général, ou à l'exactitude de sa mémoire pour un récit déterminé ; car les causes qui poussent les imams à la critique (jarh) sont diverses : parmi elles, il y en a qui sont dirimantes et d'autres qui ne le sont pas. Le shaykh Abû l-Hasan al-Maqdisî disait, au sujet de l'homme dont on cite des hadiths dans le Sahîh : « Celui-ci a franchi le pont », voulant dire par là qu'on ne prête pas attention à ce qui a été dit de lui. Le shaykh Abû l-Fath al-Qushayrî a dit dans son Mukhtasar : « C'est ce que nous croyons et ce que nous professons, et nous ne nous en écartons que sur une preuve évidente et un exposé satisfaisant qui l'emporte, dans la prépondérance de l'opinion, sur ce que nous avons exposé, à savoir l'accord des gens, après les deux shaykhs, pour appeler leurs deux livres “les deux Sahîh” — ce qui implique l'attestation d'intégrité de leurs rapporteurs. »

(Je dis) On n'accepte donc la critique visant l'un d'eux que pour un motif dirimant clair, car les causes de la critique sont diverses et se ramènent à cinq choses : l'innovation (bidʿa), la contradiction (mukhâlafa), l'erreur (ghalat), l'ignorance de la condition (jahâlat al-hâl), ou l'allégation d'une rupture dans la chaîne, en prétendant que le rapporteur pratiquait le tadlîs (dissimulation d'un intermédiaire) ou l'irsâl (omission d'un maillon). Pour l'ignorance de la condition, elle est écartée pour tous ceux dont on a cité des hadiths dans le Sahîh, car la condition du Sahîh est que son rapporteur soit connu pour son intégrité. Quiconque prétend que l'un d'eux est inconnu (majhûl) conteste en quelque sorte à l'auteur son affirmation qu'il est connu ; or il ne fait pas de doute que celui qui affirme le connaître l'emporte sur celui qui prétend ne pas le connaître, en raison du surcroît de savoir dont dispose celui qui affirme. Malgré cela, tu ne trouveras parmi les rapporteurs du Sahîh absolument personne à qui l'on puisse légitimement appliquer le qualificatif d'inconnu, comme nous l'exposerons.

Passage douteuxImprimé أوله أو اهام أوله, probablement أو له أوهام أو له مناكير : « ou il a des méprises, ou il a des récits réprouvés » (lecture retenue). Texte arabe imprimé : سئ الحفظ أوله أو اهام أوله مناكير

* Quant à l'erreur, elle est tantôt fréquente chez le rapporteur, tantôt rare. Lorsqu'il est décrit comme commettant beaucoup d'erreurs, on examine ce qu'il [l'auteur] a cité de lui : si on le trouve rapporté chez lui ou chez un autre par une transmission autre que celle de ce rapporteur décrit comme fautif, on sait que ce qui est retenu, c'est le fond du hadith et non cette voie particulière ; et si on ne le trouve que par sa voie, c'est là un motif dirimant qui oblige à suspendre le jugement sur l'authenticité de ce qui est dans ce cas ; or il n'y a, louange à Allah, rien de tel dans le Sahîh. Lorsqu'il est décrit comme commettant peu d'erreurs — comme lorsqu'on dit : « de mauvaise mémoire », « il a des méprises », « il a des récits réprouvés » (manâkîr), et autres expressions —, le jugement à son sujet est le même que pour le précédent, sauf que la transmission d'après ceux-ci dans les corroborations est plus fréquente chez l'auteur que la transmission d'après ceux-là. * Quant à la contradiction, d'où naissent l'anomalie (shudhûdh) et le caractère réprouvé (nakâra) : lorsque le rapporteur exact ou véridique rapporte une chose, et que celui qui a une meilleure mémoire que lui, ou qui est plus nombreux, la rapporte autrement, de sorte qu'il est impossible de les concilier selon les règles des spécialistes du hadith, il s'agit d'un récit anomal (shâdhdh) ; et il arrive que la contradiction soit plus forte ou que la mémoire soit faible, et l'on juge alors que ce en quoi il contredit est réprouvé (munkar). Il n'y en a dans le Sahîh qu'une infime quantité, qui a été exposée dans la section précédente, louange à Allah le Très-Haut. Quant à l'allégation de rupture, elle est écartée pour ceux dont al-Bukhârî a cité des hadiths, en raison de ce que l'on sait de sa condition. Malgré cela, la règle pour ceux de ses rapporteurs qui sont mentionnés pour du tadlîs ou de l'irsâl est que l'on examine leurs hadiths qui se trouvent chez lui sous la forme « d'après » (ʿanʿana) : si l'on y trouve la mention explicite de l'audition, l'objection tombe ; sinon, non.

Quant à l'innovation, celui qui en est qualifié est soit quelqu'un qui est déclaré mécréant à cause d'elle, soit quelqu'un qui est déclaré pervers (fâsiq) à cause d'elle. Pour celui qui est déclaré mécréant à cause d'elle, il faut que ce jugement d'impiété soit unanimement admis selon les principes de tous les imams, comme pour les extrémistes parmi les Râfidites, dont certains prétendent à l'incarnation de la divinité en ʿAlî ou en un autre, ou croient en son retour en ce monde avant le Jour de la Résurrection, ou autres choses semblables ; or il n'y a absolument rien, dans le Sahîh, du hadith de ces gens-là. Pour celui qui est déclaré pervers à cause d'elle, comme pour les innovations des Kharijites et des Râfidites qui ne versent pas dans cet extrémisme, et d'autres groupes qui s'opposent de manière manifeste aux fondements de la Sunna, mais sur la base d'une interprétation (ta'wîl) apparemment admissible : les gens de la Sunna ont divergé sur l'acceptation du hadith de celui qui est dans ce cas, lorsqu'il est connu pour se garder du mensonge, réputé exempt de ce qui porte atteinte à la dignité (murû'a), et qualifié de piété et de dévotion. On a dit qu'il est accepté sans restriction ; on a dit qu'il est rejeté sans restriction ; et la troisième opinion distingue selon qu'il appelle ou non à son innovation : on accepte celui qui n'y appelle pas, et l'on rejette le hadith de celui qui y appelle. C'est l'opinion la plus équitable ; des groupes d'imams l'ont adoptée, et Ibn Hibbân a prétendu que les gens de la transmission étaient unanimes à son sujet, mais cette prétention est sujette à examen. Puis ceux qui soutiennent cette distinction ont divergé : certains l'ont posée sans restriction, et d'autres l'ont détaillée davantage, disant : si la version de celui qui n'appelle pas contient ce qui conforte son innovation, l'embellit et la fait paraître bonne en apparence, elle n'est pas acceptée ; sinon, elle est acceptée. Certains ont appliqué cette même distinction, à l'inverse, à celui qui appelle, disant : si sa version contient ce qui réfute son innovation, elle est acceptée ; sinon, non. Dès lors, lorsque la version de l'innovateur — qu'il appelle ou non à son innovation — contient ce qui n'a absolument aucun rapport avec son innovation, est-elle rejetée sans restriction ou acceptée sans restriction ? Abû l-Fath al-Qushayrî a penché à ce sujet vers une autre distinction, disant : si un autre que lui le rejoint [dans ce hadith], on ne fait pas cas de lui, afin d'étouffer son innovation et d'éteindre son feu ; et si personne ne le rejoint et que ce hadith ne se trouve que chez lui, alors qu'il présente les qualités que nous avons décrites — véracité, précaution contre le mensonge, réputation de piété — et que ce hadith n'a pas de rapport avec son innovation, il convient de faire passer l'intérêt d'obtenir ce hadith et de répandre cette sunna avant l'intérêt de l'humilier et d'éteindre son innovation. Et Allah sait mieux.

Passage douteuxImprimé للتجامل يا, probablement للتحامل فيما بين الأقران : « par animosité entre pairs » (lecture retenue). Texte arabe imprimé : أو للتجامل يا بين الاقران

* Sache que certains ont critiqué d'autres en raison de leurs divergences en matière de croyances ; il convient d'y prendre garde et de n'en tenir compte qu'à bon droit. De même, un certain nombre de gens scrupuleux ont blâmé d'autres qui s'étaient engagés dans les affaires de ce bas monde, et les ont affaiblis pour cette raison ; or cet affaiblissement est sans effet dès lors qu'il y a véracité et exactitude de la mémoire. Et c'est Allah qui accorde la réussite. Ce qui mérite le moins de tout cela d'être pris en considération, c'est l'affaiblissement d'un rapporteur par quelqu'un pour une chose dont la responsabilité incombe à un autre, ou par animosité entre pairs ; et plus grave encore, l'affaiblissement, par quelqu'un, de celui qui est plus digne de confiance que lui, ou de plus haut rang, ou meilleur connaisseur du hadith. Rien de tout cela n'est pris en considération. J'ai consacré une section indépendante, où j'ai énuméré leurs noms, à la fin de cette section, avec l'aide d'Allah. Tout cela étant établi, revenons à l'énumération des noms de ceux des rapporteurs d'al-Bukhârî qui ont été critiqués, en rapportant cette critique, en recherchant sa cause, en y répondant et en indiquant la manière de la réfuter, selon la méthode que nous avons suivie pour les hadiths entachés de défauts, avec l'aide et l'assistance d'Allah le Très-Haut.

La lettre alif (ا)

Passage douteuxImprimé بواو آخر, probablement براو آخر : « un autre rapporteur ». Texte arabe imprimé : اشتبه عليه بواو آخر اتفق اسمه

(خ ت ق) Ahmad ibn Bashîr al-Kûfî, Abû Bakr, affranchi de ʿAmr ibn Hurayth al-Makhzûmî. An-Nasâ'î a dit : « Il n'est pas si fort. » ʿUthmân ad-Dârimî a dit : « Délaissé (matrûk). » Ibn Maʿîn, Abû Zurʿa et d'autres l'ont jugé fort. Al-Bukhârî a cité de lui un seul hadith, pour lequel il est corroboré (mutâbaʿa) par Marwân ibn Muʿâwiya et Abû Usâma ; il se trouve dans le Livre de la médecine. Quant à l'affaiblissement que lui applique an-Nasâ'î, il laisse entendre qu'il n'avait pas une mémoire sûre. Quant aux propos de ʿUthmân ad-Dârimî, al-Khatîb les a réfutés en expliquant qu'il l'avait confondu avec un autre rapporteur dont le nom et le nom du père étaient identiques aux siens ; et il en est bien comme l'a dit al-Khatîb (qu'Allah le Très-Haut lui fasse miséricorde). At-Tirmidhî et Ibn Mâja ont également rapporté de lui.

Passage douteuxImprimé وثقة, probablement وثقه : « les gens de l'Irak l'ont jugé digne de confiance ». Texte arabe imprimé : وقال ابن عدي وثقة أهل العراق

(خ س) Ahmad ibn Shabîb ibn Saʿîd al-Habatî. Al-Bukhârî a rapporté de lui des hadiths, pour certains desquels il dit « nous a rapporté », et pour d'autres « Ahmad ibn Shabîb a dit ». Abû Hâtim ar-Râzî l'a jugé digne de confiance. Ibn ʿAdî a dit : « Les gens de l'Irak l'ont jugé digne de confiance, et ʿAlî ibn al-Madînî a écrit [des hadiths] sous sa dictée. » Abû l-Fath al-Azdî a dit : « Ses hadiths sont réprouvés (munkar al-hadîth), il n'est pas agréé. » Mais on ne tient aucun compte de la parole d'al-Azdî, car il est lui-même faible : comment donc s'appuierait-on sur lui pour affaiblir des rapporteurs dignes de confiance ? On trouvera dans la notice de son père l'éloge qu'Ibn ʿAdî fait de ses hadiths. An-Nasâ'î a rapporté de lui, ainsi qu'Abû Dâwûd dans le livre an-Nâsikh wa-l-mansûkh.

Passage douteuxLe mot isolé لو après الاشمومي est incompréhensible (mot parasite ou reste d'un mot tronqué) ; rendu tel quel en translittération suivie de [?]. Texte arabe imprimé : وكان يقال له الاشمومي لو وكان مشهورا

(خ د) Ahmad ibn Sâlih al-Misrî, Abû Jaʿfar Ibn at-Tabarî, l'un des imams du hadith, mémorisateurs (huffâz) rigoureux, qui réunissaient le droit et le hadith. Al-Bukhârî et Abû Dâwûd ont beaucoup rapporté de lui, et adh-Dhuhlî s'est appuyé sur lui pour un grand nombre de hadiths des gens du Hedjaz. L'ont jugé digne de confiance Ahmad ibn Hanbal, Yahyâ ibn Maʿîn — selon ce qu'al-Bukhârî a rapporté de lui —, ʿAlî ibn al-Madînî, Ibn Numayr, al-ʿIjlî, Abû Hâtim ar-Râzî et d'autres. Quant à an-Nasâ'î, il avait une mauvaise opinion de lui ; il l'a mentionné une fois en disant : « Il n'est ni digne de confiance ni sûr. Muʿâwiya ibn Sâlih m'a informé : “J'ai interrogé Yahyâ ibn Maʿîn au sujet d'Ahmad ibn Sâlih, et il a dit : C'est un menteur qui fait le philosophe ; je l'ai vu se tromper dans la grande mosquée de Misr.” » (Fin.) An-Nasâ'î s'est donc appuyé, pour l'affaiblir, sur ce qu'il a rapporté de Yahyâ ibn Maʿîn ; or c'est une méprise de sa part, à laquelle l'a porté la mauvaise opinion qu'il avait d'Ahmad ibn Sâlih. Nous mentionnerons d'abord la cause qui l'a porté à cette mauvaise opinion, puis la raison de sa méprise dans ce qu'il a rapporté de Yahyâ ibn Maʿîn. Abû Jaʿfar al-ʿUqaylî a dit : « Ahmad ibn Sâlih ne transmettait de hadith à personne avant de s'être renseigné sur lui. Lorsque an-Nasâ'î arriva en Égypte, il vint le trouver ; or il avait fréquenté des gens du hadith qu'Ahmad n'agréait pas, et celui-ci refusa de lui transmettre. An-Nasâ'î s'en alla alors rassembler les hadiths dans lesquels Ahmad s'était trompé et se mit à le décrier ; mais cela ne lui nuisit en rien, et Ahmad ibn Sâlih est un imam digne de confiance. » Ibn ʿAdî a dit : « An-Nasâ'î lui reprochait certains hadiths ; or il est l'un des mémorisateurs renommés pour leur connaissance du hadith. » Puis Ibn ʿAdî a mentionné les hadiths que lui reprochait an-Nasâ'î et y a répondu ; et, avec cela, rien de ceux-ci ne figure chez al-Bukhârî. Sâlih Jazara a dit : « Il n'y avait en Égypte personne qui sût le hadith par cœur hormis Ahmad ibn Sâlih ; il discutait (en mudhâkara) le hadith d'az-Zuhrî et le savait par cœur. » Ibn Hibbân a dit : « Ce qu'an-Nasâ'î a rapporté de Yahyâ ibn Maʿîn au sujet d'Ahmad ibn Sâlih est une méprise : en effet, l'Ahmad ibn Sâlih qu'Ibn Maʿîn a critiqué est un autre homme qu'Ibn at-Tabarî ; on l'appelait al-Ashmûmî law [ ?], et il était connu pour forger des hadiths. Quant à Ibn at-Tabarî, il approchait Ibn Maʿîn en exactitude et en rigueur. » (Fin.) Voilà qui est parfaitement établi, et cela est confirmé par ce que nous avons rapporté au début d'après al-Bukhârî, à savoir que Yahyâ ibn Maʿîn a jugé digne de confiance Ahmad ibn Sâlih Ibn at-Tabarî. Il apparaît donc qu'an-Nasâ'î est seul à affaiblir Ahmad ibn Sâlih, et pour une raison irrecevable, au point qu'al-Khalîlî a dit : « Les mémorisateurs s'accordent à dire que ses propos à son sujet relèvent du parti pris » ; et il en est bien comme il l'a dit. Al-Bukhârî a aussi rapporté de lui dans le Sahîh par l'intermédiaire d'un homme, de même qu'at-Tirmidhî.

Passage douteuxImprimé المرزوي (forme imprimée conservée : « al-Marzawî ») ; lecture probable المروزي : « al-Marwazî ». Texte arabe imprimé : أبو سليمان المعروف بالمرزوي

(خ ت) Ahmad ibn Abî t-Tayyib al-Baghdâdî, Abû Sulaymân, connu sous le nom d'al-Marzawî. Abû Zurʿa a dit : « C'était un mémorisateur. » Abû Hâtim a dit : « Faible dans le hadith. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui, dans les mérites d'Abû Bakr, d'après Ismâʿîl ibn Mujâlid, le hadith de ʿAmmâr ; et il l'a cité à un autre endroit par la voie de Yahyâ ibn Maʿîn, d'après Ismâʿîl. Il apparaît ainsi qu'al-Bukhârî ne le prend pas comme argument. At-Tirmidhî a également rapporté de lui.

(خ) Ahmad ibn ʿÂsim al-Balkhî, connu pour son ascèse et sa dévotion ; il a une notice dans la Hilyat al-awliyâ'. Ibn Hibbân l'a mentionné dans ath-Thiqât en disant : « Les gens de sa ville ont rapporté de lui. » Abû Hâtim ar-Râzî a dit : « Inconnu (majhûl). » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui un seul hadith, dans le Livre des propos qui attendrissent les cœurs (ar-riqâq), et cela dans la seule version d'al-Mustamlî.

(خ س ف) Ahmad ibn ʿAbd al-Malik ibn Wâqid al-Harrânî, que l'on rattache parfois à son grand-père. Ibn Numayr a dit : « J'ai délaissé ses hadiths à cause de ce qu'en disaient les gens de sa ville. » Al-Maymûnî a dit : « J'ai dit à Ahmad : “Les gens de Harrân disent du mal de lui.” Il répondit : “Les gens de Harrân sont rarement satisfaits de qui que ce soit ; il fréquente le souverain à cause d'un domaine qu'il possède.” » (Je dis) Ahmad a donc dévoilé la raison pour laquelle les gens de Harrân l'ont critiqué, et elle n'entache pas sa probité. Abû Hâtim a dit : « Il était de ceux qui ont la véracité et la rigueur. » Ahmad a rapporté de lui dans son Musnad, et al-Bukhârî, dans la prière, le combat sacré et les mérites, des hadiths d'après Hammâd ibn Zayd, dans lesquels d'autres que lui l'ont rejoint. An-Nasâ'î et Ibn Mâja ont également rapporté de lui.

(خ م س) Ahmad ibn ʿÎsâ at-Tustarî al-Misrî. Abû Zurʿa a reproché à Muslim d'avoir cité ses hadiths, sans en expliquer la raison. An-Nasâ'î l'a pris comme argument malgré sa sévérité, et al-Khatîb a dit : « Je n'ai vu, chez ceux qui l'ont critiqué, aucun argument imposant de renoncer à prendre ses hadiths comme argument. » (Je dis) Il est nommé explicitement dans le Sahîh d'al-Bukhârî dans la version d'Abû Dharr al-Harawî, et cela à trois endroits. Le premier est son hadith d'après Ibn Wahb, d'après ʿAmr ibn al-Hârith, d'après Abû l-Aswad, d'après ʿUrwa, d'après ʿÂ'isha : « La première chose par laquelle commença le Prophète (paix et bénédictions sur lui) fut la circumambulation (tawâf) » ; il y est corroboré, chez lui, par Asbagh d'après Ibn Wahb. Le deuxième est son hadith d'après Ibn Wahb, d'après Yûnus, d'après az-Zuhrî, d'après Sâlim, d'après son père, sur les lieux de sacralisation (mawâqît), cité conjointement avec Sufyân ibn ʿUyayna d'après az-Zuhrî. Le troisième est cette même chaîne de transmission, sur l'entrée en état de sacralisation (ihlâl) depuis Dhû l-Hulayfa, avec la corroboration d'Ibn al-Mubârak d'après Yûnus. Muslim a cité ces deux derniers hadiths d'après Harmala, d'après Ibn Wahb. Al-Bukhârî n'a donc rien cité de lui qu'il soit seul à rapporter. Il y a en outre dans al-Bukhârî plusieurs autres passages où il dit : « Ahmad nous a rapporté d'après Ibn Wahb », sans préciser sa filiation ; nous l'avons exposé en détail dans la neuvième section.

(خ ت س ق) Ahmad ibn al-Miqdâm ibn Sulaymân al-ʿIjlî, Abû l-Ashʿath, connu par sa kunya. Abû Hâtim, Sâlih Jazara et an-Nasâ'î l'ont jugé digne de confiance. Abû Dâwûd a dit : « Je ne rapporte pas de lui, car il enseignait la bouffonnerie aux bouffons. » Il y avait à Basra des bouffons qui nouaient des bourses de dirhams, les jetaient sur le chemin et s'asseyaient à l'écart ; lorsqu'un passant passait près d'une bourse et voulait la prendre, ils criaient : « Laisse-la ! Laisse-la ! », pour couvrir l'homme de honte. Abû l-Ashʿath instruisit alors les passants en leur disant : « Préparez des bourses de verre semblables aux bourses de dirhams ; lorsque vous passerez près de leurs bourses, que vous voudrez les prendre et qu'ils vous crieront dessus, jetez les bourses de verre et prenez leurs bourses de dirhams. » Et ils le firent. Ibn ʿAdî a contesté ces propos d'Abû Dâwûd en disant : « Cela ne l'affecte en rien, car il est de ceux qui ont la véracité. » (Je dis) La raison pour laquelle cela ne l'affecte pas, c'est qu'il n'a pas instruit les bouffons, comme l'a dit Abû Dâwûd, mais seulement les passants que les bouffons cherchaient à couvrir de honte. Il semble qu'il suivait l'avis de ceux qui admettent la sanction par les biens ; c'est pourquoi il a permis aux passants de prendre les dirhams pour corriger les bouffons, afin qu'ils ne recommencent pas à couvrir les gens de honte ; il se peut d'ailleurs qu'ils leur aient ensuite rendu leurs dirhams. Et Allah sait mieux. Al-Bukhârî, at-Tirmidhî, an-Nasâ'î, Ibn Khuzayma dans son Sahîh et d'autres l'ont pris comme argument.

(خ) Ahmad ibn Yazîd ibn Ibrâhîm al-Harrânî, Abû l-Hasan, connu sous le nom d'al-Wartanîs. Abû Hâtim a dit : « Faible dans le hadith ; je l'ai connu, mais je n'ai rien écrit sous sa dictée. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui un seul hadith, dans les signes de la prophétie, à titre de corroboration : c'est le hadith d'Abû Bakr sur le récit de l'Hégire, qu'al-Bukhârî a rapporté d'après Muhammad ibn Yûsuf al-Baykandî, d'après lui, d'après Zuhayr ibn Muʿâwiya. Il y a été corroboré par al-Hasan ibn Muhammad ibn Aʿyan d'après Zuhayr. Al-Bukhârî l'a cité aussi dans les mérites d'Abû Bakr et dans les objets trouvés (al-luqata) par la voie d'Isrâ'îl, et dans l'Hégire par la voie d'Ishâq ibn Abî Ishâq as-Sabîʿî, tous d'après Abû Ishâq, d'après al-Barâ', d'après Abû Bakr. Il apparaît ainsi qu'il l'a cité à titre de corroboration et non parmi les hadiths de base. Du reste, al-Bukhârî a rencontré cet Ahmad et a rapporté de lui dans at-Târîkh : il connaissait donc bien ses hadiths. Et Allah sait mieux.

(خ م د ت س) Abân ibn Yazîd al-ʿAttâr. Ahmad a dit : « Solide (thabt) pour tous les maîtres. » Ibn Maʿîn a dit : « Digne de confiance ; al-Qattân rapportait de lui. » Ibn al-Jawzî a rapporté, par la voie d'al-Kudaymî, d'après Ibn al-Madînî, d'après al-Qattân, que celui-ci a dit : « Moi, je ne rapporte pas de lui. » Mais cela est rejeté, car al-Kudaymî est faible. (Je dis) Al-Bukhârî n'a cité de lui, malgré cela, que peu de chose, parmi les corroborations, et je ne lui ai vu aucun hadith à chaîne complète (mawsûl), hormis un seul passage, où il dit dans l'ensemencement (al-muzâraʿa) : « Muslim nous a informés : “Abân nous a rapporté…” », et il mentionne un hadith. Cette même formule lui est venue dans un hadith de Hammâd ibn Salama ; et pourtant al-Mizzî ne lui a attribué que le sigle du hadith sans chaîne complète (muʿallaq), se contredisant ainsi. Muslim, Abû Dâwûd, at-Tirmidhî et an-Nasâ'î ont également rapporté de lui.

(ع) Ibrâhîm ibn Saʿd ibn Ibrâhîm ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf az-Zuhrî : digne de confiance, faisant autorité, selon Ibn Maʿîn. Ahmad, al-ʿIjlî et Abû Hâtim ont dit : « Digne de confiance. » Sâlih Jazara a dit : « Il était jeune lorsqu'il a entendu az-Zuhrî. » Ibn ʿAdî a dit : « Il est digne de confiance, parmi les rapporteurs dignes de confiance des musulmans. » Puis il a rapporté d'après ʿAbd Allâh ibn Ahmad ibn Hanbal, d'après son père, qui a dit : « On mentionna devant Yahyâ ibn Saʿîd Ibrâhîm ibn Saʿd et ʿUqayl ibn Khâlid ; il se mit à dire : “ʿUqayl et Ibrâhîm ibn Saʿd…”, comme s'il les affaiblissait. » Ahmad a dit : « Et à quoi cela sert-il ? Ces deux-là sont dignes de confiance ; Yahyâ ne les connaissait pas d'expérience. » Ibn ʿAdî a dit : « Les propos de ceux qui l'ont critiqué relèvent du parti pris, et ses hadiths d'après az-Zuhrî sont droits. » Tous les auteurs des six recueils (al-jamâʿa) ont cité de lui.

(خ د) Ibrâhîm ibn Suwayd ibn Hayyân al-Madanî. Al-Bukhârî a rapporté de lui un seul hadith, dans le pèlerinage, de sa transmission d'après ʿAmr ibn Abî ʿAmr, d'après Saʿîd ibn Jubayr, d'après Ibn ʿAbbâs, sur l'ordre de garder la sérénité au moment de quitter ʿArafa ; et ce texte (matn) a des témoignages concordants (shawâhid). Ibn Maʿîn et Abû Zurʿa l'ont jugé digne de confiance. Ibn Hibbân a dit dans ath-Thiqât : « Il a parfois rapporté des choses réprouvées. » (Je dis) Nous avons montré que ce qu'al-Bukhârî a cité de lui n'est pas réprouvé. Abû Dâwûd a également rapporté de lui. Et Allah sait mieux.

Passage douteuxImprimé ابن جزم (forme imprimée conservée : « Ibn Jazm ») ; lecture probable ابن حزم : « Ibn Hazm ». Texte arabe imprimé : وأفرط ابن جزم فأطلق أنه ضعيف

(ع) Ibrâhîm ibn Tahmân al-Khurâsânî, l'un des imams. Ibn al-Mubârak, Ibn Maʿîn, al-ʿIjlî, Ibn Râhawayh et la majorité l'ont jugé digne de confiance. Ibn ʿAmmâr a dit : « Faible. » Sâlih Jazara, lorsqu'on lui rapporta ce qu'Ibn ʿAmmâr disait de lui, a dit : « Ibn ʿAmmâr a seulement eu connaissance d'un hadith de la transmission d'al-Muʿâfâ ibn ʿImrân, d'après Ibrâhîm ibn Tahmân, d'après Muhammad ibn Ziyâd, d'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée), sur la première prière du vendredi qui fut célébrée. » Sâlih a dit : « C'est là une erreur commise par quelqu'un au-dessous d'Ibrâhîm, car un groupe l'a rapporté de lui d'après Abû Jamra, d'après Ibn ʿAbbâs (qu'Allah l'agrée), et c'est ce qui est exact ; il en est ainsi dans son propre recueil. Ibn ʿAmmâr ne connaît pas les hadiths d'Ibrâhîm. » (Je dis) C'est ainsi qu'al-Bukhârî l'a cité vers la fin des expéditions (al-maghâzî), par la voie d'Abû ʿÂmir al-ʿAqadî, d'après Ibn Tahmân, d'après Abû Jamra, d'après Ibn ʿAbbâs. Sâlih Jazara a dit : « Ibrâhîm penchait vers l'ajournement (irjâ'). » Ad-Dâraqutnî a dit : « Digne de confiance ; on ne l'a critiqué que pour l'irjâ'. » Al-Hâkim a mentionné qu'il était revenu de l'irjâ'. Ibn Jazm a exagéré en déclarant de manière absolue qu'il est faible, ce qui est rejeté. La plupart de ce qu'al-Bukhârî a cité de lui figure parmi les témoignages concordants ; les autres auteurs l'ont cité.

(خ د س) Ibrâhîm ibn ʿAbd ar-Rahmân as-Saksakî, Abû Ismâʿîl al-Kûfî. Ahmad a dit : « Faible. » An-Nasâ'î a dit : « On écrit ses hadiths, mais il n'est pas si fort. » Ibn ʿAdî a dit : « Je ne lui ai trouvé aucun hadith au texte réprouvé, et il est plus proche de la véracité. » Al-Hâkim a dit : « J'ai dit à ad-Dâraqutnî : “Pourquoi Muslim a-t-il délaissé ses hadiths ?” Il répondit : “Yahyâ ibn Saʿîd l'a critiqué.” Je dis : “Avec une preuve ?” Il dit : “Il est faible.” » (Je dis) Il a dans le Sahîh deux hadiths. Le premier, d'après ʿAbd Allâh ibn Abî Awfâ, porte sur la révélation de la parole du Très-Haut : « Ceux qui vendent à vil prix le pacte d'Allah et leurs serments… » [Âl ʿImrân : 77] (jusqu'à la fin du verset) ; il l'a cité dans l'exégèse et ailleurs, et cela a un fondement dans le hadith d'Ibn Masʿûd, qui lui sert donc de témoignage concordant. Le second est de son hadith d'après Abû Burda, d'après son père : « Lorsque le serviteur tombe malade ou voyage, Allah lui inscrit l'équivalent des bonnes œuvres qu'il accomplissait… » [le hadith] ; nous en avons déjà parlé dans la section précédant celle-ci, au quarante-deuxième hadith. Abû Dâwûd et an-Nasâ'î ont également rapporté de lui.

(خ س ق) Ibrâhîm ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh ibn Abî Rabîʿa al-Makhzûmî al-Madanî. Ibn al-Qattân al-Fâsî a dit : « Son état n'est pas connu. » (Je dis) Un groupe a rapporté de lui, et Ibn Hibbân l'a jugé digne de confiance. Il a dans le Sahîh un seul hadith, dans le Livre des nourritures, sur l'invocation de bénédiction que fit le Prophète (paix et bénédictions sur lui) sur les dattes de Jâbir, jusqu'à ce qu'il eût acquitté sa dette ; c'est un hadith célèbre, qui a de nombreuses voies d'après Jâbir. An-Nasâ'î et Ibn Mâja ont également rapporté de lui.

(خ ت س ق) Ibrâhîm ibn al-Mundhir al-Hizâmî, l'un des imams. Ibn Maʿîn, Ibn Waddâh, an-Nasâ'î, Abû Hâtim et ad-Dâraqutnî l'ont jugé digne de confiance. Ahmad l'a critiqué parce qu'il s'était rendu chez Ibn Abî Dâwûd49. As-Sâjî a dit : « Il a des hadiths réprouvés », ce qu'al-Khatîb a contesté. (Je dis) Al-Bukhârî s'est appuyé sur lui et a fait un choix parmi ses hadiths. At-Tirmidhî et an-Nasâ'î ont également rapporté de lui.

(خ ت س) Ibrâhîm ibn Yûsuf ibn Ishâq ibn Abî Ishâq as-Sabîʿî. Abû Hâtim a dit : « Ses hadiths sont bons ; on écrit ses hadiths. » Ibn ʿAdî a dit : « Ses hadiths ne sont pas réprouvés. » Ibn al-Madînî a dit : « Il n'est pas au plus haut degré de solidité. » (Je dis) C'est là un affaiblissement relatif. Al-Jûzajânî a dit : « Faible. » (Je dis) C'est un jugement absolu qui est rejeté. An-Nasâ'î a dit : « Il n'est pas fort. » Les deux maîtres [al-Bukhârî et Muslim] l'ont pris comme argument dans un petit nombre de hadiths, et les autres auteurs ont rapporté de lui, à l'exception d'Ibn Mâja.

(خ ت ق) Ubayy ibn ʿAbbâs ibn Sahl ibn Saʿd as-Sâʿidî al-Ansârî al-Madanî. Ahmad et Ibn Maʿîn l'ont affaibli, et an-Nasâ'î a dit : « Il n'est pas fort. » (Je dis) Il a chez al-Bukhârî un seul hadith, sur la mention des chevaux du Prophète (paix et bénédictions sur lui), comme nous l'avons indiqué dans la section qui précède celle-ci, au trente-septième hadith ; il y a été corroboré par son frère ʿAbd al-Muhaymin ibn al-ʿAbbâs. At-Tirmidhî et Ibn Mâja ont également rapporté de lui.

(خ م د ت س) Azhar ibn Saʿd as-Sammân al-Basrî, compagnon d'Ibn ʿAwn, l'un des rapporteurs solides. Ibn Maʿîn, Ibn Saʿd et Ahmad ibn Hanbal l'ont jugé digne de confiance. Al-ʿUqaylî l'a mentionné parmi les faibles (ad-Duʿafâ') à cause d'un seul hadith dans lequel il a été contredit, et il a rapporté qu'Ahmad avait dit : « Ibn Abî ʿAdî m'est plus cher qu'Azhar. » (Je dis) Cela n'entraîne aucune atteinte à sa probité. Les autres auteurs l'ont pris comme argument, à l'exception d'Ibn Mâja.

(خ) Usâma ibn Hafs al-Madanî. Al-Azdî l'a affaibli, et Abû l-Qâsim al-Lâlakâ'î a dit : « Inconnu. » (Je dis) Il a dans le Sahîh un seul hadith, dans les bêtes égorgées, avec la corroboration d'Abû Khâlid al-Ahmar et d'at-Tufâwî. Et j'ai lu, de la main d'adh-Dhahabî, dans son Mîzân : « Il n'est pas inconnu, car quatre [rapporteurs] ont rapporté de lui. »

(خ) Asbât ibn Muhammad al-Qurashî. Ibn Maʿîn l'a jugé digne de confiance et a dit : « Il est pour moi solide, mais les gens de Kûfa l'affaiblissent. » Al-ʿUqaylî a dit : « Il lui arrive de se méprendre sur quelque chose. » Ibn Saʿd a dit : « Il était digne de confiance, véridique, si ce n'est qu'il y a en lui quelque faiblesse. » (Je dis) Il a dans le Sahîh un seul hadith, sur l'exégèse de la parole du Très-Haut : « Il ne vous est pas permis d'hériter des femmes contre leur gré » [An-Nisâ' : 19] ; il l'a cité de son hadith dans l'exégèse de la sourate des Femmes et dans la contrainte (al-ikrâh). Les autres auteurs ont également rapporté de lui.

(خ) Asbât Abû l-Yasaʿ. Ibn Hibbân a dit : « Il a rapporté de Shuʿba des choses dans lesquelles il n'a pas été corroboré. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui un seul hadith, dans les ventes, de sa transmission d'après Hishâm ad-Dastuwâ'î, cité conjointement avec un autre (maqrûn). Abû Hâtim a dit : « Inconnu. » (Je dis) Al-Bukhârî, lui, le connaissait.

(خ د س) Ishâq ibn Ibrâhîm ibn Yazîd, Abû n-Nadr al-Farâdîsî, que l'on rattache parfois à son grand-père. Abû Mushir, ad-Dâraqutnî et an-Nasâ'î l'ont jugé digne de confiance. Al-Azdî a mentionné de lui un hadith dans lequel l'a contredit quelqu'un de plus faible que lui ; de même, Ibn Hibbân a dit : « Il lui arrive de contredire [les autres]. » Ibn ʿAdî a cité de lui des hadiths dont la responsabilité incombe à son maître. Abû Dâwûd a rapporté de lui, et an-Nasâ'î l'a pris comme argument.

Passage douteuxImprimé وثقة, probablement وثقه : « an-Nasâ'î l'a jugé digne de confiance ». Texte arabe imprimé : إسحاق بن راشد الجزري وثقة النسائي Sigle imprimé (خ ء ا), incohérent avec les sigles usuels (Ishâq ibn Râshid est cité par al-Bukhârî et les auteurs des Sunan, soit vraisemblablement (خ ٤)) ; gardé tel quel. Texte arabe imprimé : (خ ء ا)

(خ ء ا) Ishâq ibn Râshid al-Jazarî. An-Nasâ'î l'a jugé digne de confiance dans une version, et a dit une autre fois : « Il n'est pas fort. » Ibn Maʿîn a dit dans une version : « Digne de confiance », et dans une autre : « Il n'est pas tellement [solide] dans le hadith d'az-Zuhrî. » Adh-Dhuhlî a dit : « Il est confus (mudtarib) dans le hadith d'az-Zuhrî. » Ibn al-Madînî a rapporté à son sujet, d'après at-Tayâlisî, d'après Ashras, un homme de Rayy, ce qui indique qu'il n'a pas rencontré az-Zuhrî ; mais Ibn Abî Khaythama a rapporté, avec une bonne chaîne de transmission, d'après Ishâq lui-même, qu'il a rencontré az-Zuhrî. Ahmad ibn Hanbal a dit : « Ishâq ibn Râshid m'est plus cher qu'an-Nuʿmân ibn Râshid. » (Je dis) La plupart de ce qu'al-Bukhârî a cité de lui sont des hadiths d'az-Zuhrî qu'il partage avec d'autres ; ce sont peu de passages, dont nous mentionnerons certains dans la notice de ʿAttâb ibn Râshid, qui rapporte de lui. Les auteurs des Sunan ont également rapporté de lui.

(خ م د س) Ishâq ibn Suwayd ibn Hubayra al-ʿAdawî. Ibn Maʿîn, an-Nasâ'î et al-ʿIjlî l'ont jugé digne de confiance ; ce dernier a dit : « Il était hostile à ʿAlî ibn Abî Tâlib. » Abû l-ʿArab l'a mentionné parmi les faibles en disant : « Celui qui n'aime pas les Compagnons n'est pas digne de confiance, et nul honneur à lui. » (Je dis) Il a chez al-Bukhârî un seul hadith, dans le jeûne, cité conjointement avec Khâlid al-Hadhdhâ'. Muslim, Abû Dâwûd et an-Nasâ'î ont également rapporté de lui.

(خ ت ق) Ishâq ibn Muhammad ibn Ismâʿîl ibn ʿAbd Allâh ibn Abî Farwa al-Farwî. Abû Hâtim a dit : « Il était véridique, mais il perdit la vue, de sorte qu'il lui arrivait d'accepter qu'on lui souffle (talqîn) ; ses livres sont sûrs. » Abû Dâwûd et an-Nasâ'î l'ont jugé très faible, mais ce sur quoi l'on s'appuie à son sujet est ce qu'a dit Abû Hâtim. Ad-Dâraqutnî et al-Hâkim ont dit : « On a reproché à al-Bukhârî d'avoir cité ses hadiths. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui un hadith dans le Livre du combat sacré et un autre dans l'obligation du quint (fard al-khums), tous deux d'après Mâlik ; et il a cité de lui dans la réconciliation (as-sulh) un autre hadith, conjointement avec al-Uwaysî. Il semble que ce soient des hadiths qu'il a pris de lui d'après son livre avant qu'il ne perde la vue. At-Tirmidhî et Ibn Mâja ont également rapporté de lui.

(خ د ت س) Isrâ'îl ibn Mûsâ al-Basrî. Ibn Maʿîn, Abû Hâtim, an-Nasâ'î et d'autres l'ont jugé digne de confiance. Abû l-Fath al-Azdî a dit : « Il y a en lui de la mollesse. » Or on ne s'appuie pas sur al-Azdî lorsqu'il est seul de son avis ; qu'en est-il alors lorsqu'il contredit [les autres] ? Al-Bukhârî et les auteurs des Sunan ont rapporté de lui, à l'exception d'Ibn Mâja.

(ع) Isrâ'îl ibn Yûnus ibn Abî Ishâq as-Sabîʿî, l'un des rapporteurs solides. Ahmad a dit : « Digne de confiance », et il s'émerveillait de sa mémoire. Il a dit une autre fois, de même qu'Ibn Maʿîn et Abû Dâwûd : « Il était plus solide que Sharîk. » Il a dit aussi : « Al-Qattân était hostile à son égard à cause d'Abû Yahyâ al-Qattât ; il disait : “Il a rapporté de lui des choses réprouvées.” » Ibn Maʿîn a dit : « Il est plus solide que Shaybân pour [les hadiths d']Abû Ishâq. » Abû Nuʿaym l'a placé, sur ce point, au-dessus d'Abû ʿAwâna ; Ahmad l'a placé, pour le hadith d'Abû Ishâq, au-dessus de son père Yûnus ibn Abî Ishâq ; et son père lui-même l'a placé au-dessus de lui. Abû Hâtim a dit : « Digne de confiance, véridique, l'un des plus rigoureux parmi les disciples d'Abû Ishâq. » Ibn Saʿd a dit : « Il était digne de confiance ; les gens ont rapporté de lui de nombreux hadiths, et certains le jugent faible. » Ibn Maʿîn et Ahmad ont placé Shuʿba et ath-Thawrî au-dessus de lui pour le hadith d'Abû Ishâq, tandis qu'Ibn Mahdî l'a placé au-dessus d'eux deux. Hajjâj al-Aʿwar a dit : « Nous avons dit à Shuʿba : “Rapporte-nous [des hadiths] d'Abû Ishâq.” Il répondit : “Demandez à Isrâ'îl, car il y est plus solide que moi.” » ʿÎsâ ibn Yûnus a dit : « J'ai entendu Isrâ'îl ibn Yûnus dire : “Je savais par cœur le hadith d'Abû Ishâq comme je sais par cœur une sourate du Coran.” » Al-ʿIjlî a dit : « Digne de confiance, véridique, de rang moyen. » Voilà donc les éloges qui ont été faits de lui. Une fois cela établi, et du moment que les deux maîtres l'ont pris comme argument, il ne sied pas à un tardif, qui n'a aucune connaissance éprouvée de l'état réel de ses devanciers, de qualifier Isrâ'îl de faible de manière absolue et de rejeter constamment les hadiths authentiques qu'il rapporte, en s'appuyant sur le fait qu'al-Qattân lui était hostile, sans connaître la raison de cette hostilité. J'ai fait des recherches à ce sujet et j'ai trouvé que l'imam Abû Bakr ibn Abî Khaythama avait mis au jour le défaut (ʿilla) en question et l'avait exposé d'une manière qui suffit à quiconque est équitable. Ibn Abî Khaythama a dit dans son Târîkh : « On dit à Yahyâ ibn Maʿîn : “Isrâ'îl a rapporté d'Abû Yahyâ al-Qattât trois cents [hadiths], et d'Ibrâhîm ibn Muhâjir trois cents” — c'est-à-dire des hadiths réprouvés. Il répondit : “Le défaut ne vient pas de lui ; il vient d'eux deux.” » (Je dis) Et il en est bien comme l'a dit Ibn Maʿîn. Il apparaît donc que les propos de Yahyâ al-Qattân s'expliquent ainsi : il a réprouvé les hadiths qu'Isrâ'îl lui a transmis d'après Abû Yahyâ, et il a cru que la réprobation venait de lui, alors qu'elle vient d'Abû Yahyâ, comme l'a dit Ibn Maʿîn. Or Abû Yahyâ a été jugé faible par les imams critiques ; il est donc plus juste de lui en imputer la responsabilité que de l'imputer à celui qu'ils ont jugé digne de confiance. Et Allah sait mieux. Tous les imams l'ont pris comme argument.

(خ د ت) Ismâʿîl ibn Abân al-Warrâq al-Kûfî, l'un des maîtres d'al-Bukhârî, qui n'a pas beaucoup rapporté de lui. An-Nasâ'î, Mutayyan, Ibn Maʿîn, al-Hâkim Abû Ahmad, Jaʿfar as-Sâ'igh et ad-Dâraqutnî l'ont jugé digne de confiance ; mais ce dernier a dit, dans la version d'al-Hâkim [le rapportant] de lui : « Ahmad a fait son éloge, et il n'est pas fort. » Al-Jûzajânî a dit : « Il déviait de la vérité, mais il ne mentait pas dans le hadith. » Ibn ʿAdî a dit : « Il veut dire le shiʿisme que professent les gens de Kûfa. » (Je dis) Al-Jûzajânî était un nâsibî (hostile à ʿAlî), détourné de ʿAlî ; il est donc l'opposé du shiʿite détourné de ʿUthmân. Ce qui est juste, c'est de les aimer et de les soutenir tous deux, et il ne convient pas d'écouter un innovateur parler d'un autre innovateur. Quant au jugement d'ad-Dâraqutnî sur lui, il a varié. Il y avait chez eux un maître appelé Ismâʿîl ibn Abân al-Ghanawî, que tous s'accordent à délaisser ; peut-être l'a-t-il confondu avec lui.

(خ س) Ismâʿîl ibn Ibrâhîm ibn ʿUqba. An-Nasâ'î, Yahyâ ibn Maʿîn, Abû Hâtim et d'autres l'ont jugé digne de confiance. As-Sâjî l'a critiqué, suivi par al-Azdî, en des termes qui n'impliquent aucune atteinte à sa probité. Al-Bukhârî et an-Nasâ'î l'ont pris comme argument, mais sans beaucoup rapporter de lui.

(خ م د س) Ismâʿîl ibn Ibrâhîm ibn Maʿmar, Abû Maʿmar al-Qutayʿî. Les deux maîtres et Abû Dâwûd ont rapporté de lui. Ahmad ibn Hanbal l'a dénigré parce qu'il avait cédé lors de l'épreuve (al-mihna). Ibn Saʿd, Ibn Qâniʿ et Abû Yaʿlâ l'ont jugé digne de confiance, et Ibn Maʿîn a dit : « Digne de confiance, sûr. » On rapporte, d'après Jaʿfar at-Tayâlisî, d'après Yahyâ ibn Maʿîn, qu'il s'est trompé dans de nombreux hadiths ; mais al-Khatîb a mis en doute l'authenticité de cela de la part de Yahyâ, et cela n'est pas authentique de sa part, si Allah le veut. Abû Dâwûd et an-Nasâ'î ont également rapporté de lui.

Passage douteuxImprimé « d'après Abû Burda, d'après son grand-père Abû Burda » ; il s'agit vraisemblablement de بريد (Burayd ibn ʿAbd Allâh ibn Abî Burda). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : عنه عن أبي بردة عن جده أبى بردة

(ع) Ismâʿîl ibn Zakariyyâ' al-Khulqânî, Abû Ziyâd, surnommé Shaqûsâ. Les avis d'Ahmad ibn Hanbal et de Yahyâ ibn Maʿîn divergent à son sujet. An-Nasâ'î a dit : « J'espère qu'il n'y a pas de mal en lui. » Abû Dâwûd l'a jugé digne de confiance. Abû Hâtim a dit : « Convenable (sâlih). » Ibn ʿAdî a dit : « Ses hadiths sont bons ; on écrit ses hadiths. » (Je dis) Tous les auteurs des six recueils (al-jamâʿa) ont rapporté de lui, mais il n'a chez al-Bukhârî que quatre hadiths : trois d'entre eux, al-Bukhârî les a cités par la voie d'autres rapporteurs, lui-même venant en corroboration (mutâbaʿa) ; quant au quatrième, il l'a cité d'après Muhammad ibn as-Sabbâh, d'après lui, d'après Abû Burda, d'après son grand-père Abû Burda, d'après Abû Mûsâ, au sujet de l'homme dont on faisait l'éloge et à propos duquel le Prophète (paix et bénédictions sur lui) dit : « Vous avez brisé le dos de cet homme. » Ce hadith a un témoignage concordant (shâhid) tiré du hadith d'Abû Bakra et d'autres. Et Allah sait mieux.

(ع خ م ي س) Ismâʿîl ibn Abî Uways ʿAbd Allâh ibn ʿAbd Allâh ibn Uways ibn Mâlik ibn Abî ʿÂmir al-Asbahî, fils de la sœur de Mâlik ibn Anas. Les deux maîtres [al-Bukhârî et Muslim] l'ont pris pour argument, sans toutefois citer beaucoup de ses hadiths : al-Bukhârî n'a cité de lui, parmi ce qu'il est seul à rapporter, que deux hadiths ; quant à Muslim, il en a cité moins qu'al-Bukhârî. Les autres ont rapporté de lui, sauf an-Nasâ'î, qui l'a déclaré faible sans réserve et a rapporté, d'après Salama ibn Shabîb, un propos qui impose de rejeter ses récits. Les avis d'Ibn Maʿîn divergent à son sujet : il a dit une fois « Il n'y a pas de mal en lui », une autre fois « Faible », et une autre fois encore : « Lui et son père volaient les hadiths. » Abû Hâtim a dit : « Son rang est celui de la véracité, mais il était distrait. » Ahmad ibn Hanbal a dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » Ad-Dâraqutnî a dit : « Je ne le choisirais pas pour un recueil authentique. » (Je dis) Nous avons rapporté, dans les Manâqib al-Bukhârî, avec une chaîne authentique, qu'Ismâʿîl lui présenta ses originaux et l'autorisa à y faire un choix et à marquer ce qu'il rapporterait, afin de le rapporter et de délaisser le reste. Cela indique que ce qu'al-Bukhârî a cité de lui fait partie de ses hadiths authentiques, puisqu'il l'a copié de ses originaux. Dès lors, on ne prend pour argument aucun de ses hadiths hors de ceux qui figurent dans le Sahîh, en raison de la critique qu'an-Nasâ'î et d'autres ont portée contre lui, sauf si un autre rapporteur le rejoint dans un hadith : on en tient compte alors.

(خ ت) Ismâʿîl ibn Mujâlid ibn Saʿîd al-Hamdânî, Abû ʿAmr al-Kûfî. Abû Dâwûd a dit : « Il est plus sûr que son père. » Abû Zurʿa a dit : « Il est moyen. » Ahmad a dit : « Je ne le tiens que pour véridique. » An-Nasâ'î a dit : « Il n'est pas si fort. » Ad-Dâraqutnî a dit : « Faible. » Al-Bukhârî a dit : « Véridique (sadûq). » Il a cité de lui dans le Sahîh un seul hadith, sur le mérite d'Abû Bakr, que j'ai signalé dans la notice d'Ahmad ibn Abî t-Tayyib.

Passage douteuxImprimé هشام (Hishâm), probablement هشيم (Hushaym), comme l'indique la suite (« le hadith de Hushaym »). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : حدثنا هشام عن حصين قال

(خ) Asîd ibn Zayd al-Jammâl. An-Nasâ'î a dit : « Délaissé (matrûk). » Ibn Maʿîn a dit : « Il a rapporté des hadiths mensongers. » Ad-Dâraqutnî l'a jugé faible. Ibn ʿAdî a dit : « Il n'est pas corroboré dans ce qu'il rapporte. » Ibn Hibbân a dit : « Il rapporte d'après les rapporteurs dignes de confiance des hadiths réprouvés (manâkîr) et vole les hadiths. » Al-Bazzâr a dit : « On a toléré ses hadiths malgré un chiisme prononcé chez lui. » Abû Hâtim a dit : « Je les ai vus le critiquer. » (Je dis) Je n'ai vu personne le juger digne de confiance. Al-Bukhârî a rapporté de lui, dans le Livre des propos qui attendrissent les cœurs (Kitâb ar-riqâq), un seul hadith, en l'associant à un autre rapporteur ; il a dit en effet : « ʿImrân ibn Maysara nous a rapporté : Muhammad ibn Fudayl nous a rapporté : Husayn nous a informés — (changement de chaîne) — et Asîd ibn Zayd m'a rapporté : Hishâm nous a rapporté, d'après Husayn, qui a dit : “J'étais chez Saʿîd ibn Jubayr” », et il mentionna, d'après Ibn ʿAbbâs, le hadith « Les communautés m'ont été présentées », qu'il cita. Ibn ʿAdî a dit : « Al-Bukhârî n'a cité de lui que le hadith de Hushaym, parce que Hushaym était le plus sûr des gens à l'égard de Husayn. » (Fin.) Ce hadith se trouve chez al-Bukhârî par d'autres voies que celle-ci, et Muslim l'a cité dans le Livre de la foi de son Sahîh, d'après Saʿîd ibn Mansûr, d'après Hushaym, de la même façon.

Passage douteuxImprimé النصر (an-Nasr), probablement النضر : an-Nadr ibn Shumayl. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : النصر بن شميل عن ابن عون

(خ ت) Ashhal ibn Hâtim al-Jumahî, leur affranchi, al-Basrî. Abû Dâwûd a dit : « Je pense qu'il était véridique. » Abû Zurʿa a dit : « Il n'est pas si fort. » Ibn Hibbân a dit : « Il se trompait. » (Je dis) Il a chez al-Bukhârî deux hadiths. L'un se trouve dans le Livre des aliments ; il l'a cité d'après ʿAbd Allâh ibn Munîr, d'après lui, d'après Ibn ʿAwn, d'après Thumâma, d'après Anas, puis il l'a rapporté également d'après ʿAbd Allâh ibn Munîr, d'après an-Nasr ibn Shumayl, d'après Ibn ʿAwn, de la même façon. Le second, il l'a cité de lui sans chaîne complète (muʿallaq), d'après Ibn ʿAwn, d'après al-Hasan, d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn Samura, à titre de corroboration.

(خ م د س ق) Aflah ibn Humayd al-Ansârî, leur affranchi, al-Madanî, l'un des rapporteurs sûrs. Ibn Maʿîn, Abû Hâtim, an-Nasâ'î et Ibn Saʿd l'ont jugé digne de confiance. Ibn ʿAdî l'a mentionné en disant : « Ibn Sâʿid a dit : “Ahmad reprochait à Aflah le hadith de Dhât ʿIrq.” » Ibn ʿAdî a dit : « Ahmad ne lui a rien reproché d'autre que cela ; al-Muʿâfâ ibn ʿImrân est seul à le rapporter d'après Aflah. Aflah est convenable et ses hadiths sont droits. » (Je dis) Abû Dâwûd a dit : « J'ai entendu Ahmad ibn Hanbal dire : “Yahyâ al-Qattân n'a pas rapporté d'après Aflah. Aflah a rapporté deux hadiths réprouvés : que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a marqué (l'animal à sacrifier, ishʿâr), et le hadith : Il a fixé Dhât ʿIrq comme lieu de sacralisation pour les gens de l'Irak.” » (Je dis) Al-Bukhârî n'a cité de lui rien de cela, louange à Allah ; il a chez lui, au contraire, un seul hadith dans le Livre de la purification, trois dans le Livre du pèlerinage, et un quatrième, également dans le pèlerinage, qu'il a cité sans chaîne complète. Muslim s'est accordé avec lui pour citer ces cinq hadiths, et chez tous deux ils sont tous rapportés d'après lui, d'après al-Qâsim, d'après ʿÂ'isha.

(ع) Aws ibn ʿAbd Allâh ar-Rabaʿî, Abû l-Jawzâ'. Ibn ʿAdî l'a mentionné dans al-Kâmil et a rapporté qu'al-Bukhârî a dit : « Il y a à redire à sa chaîne de transmission, et l'on diverge à son sujet. » Puis Ibn ʿAdî a expliqué ce que voulait dire al-Bukhârî : « Il veut dire qu'il n'a pas entendu de gens tels qu'Ibn Masʿûd, ʿÂ'isha et d'autres, non qu'il soit faible à ses yeux. » (Je dis) Al-Bukhârî a cité de lui un seul hadith, qu'il rapporte d'après Ibn ʿAbbâs, qui a dit : « Al-Lât était un homme qui délayait la farine d'orge grillée (sawîq). » Les autres ont rapporté de lui.

(خ ت ق س) Ayman ibn Nâbil al-Habashî al-Makkî, établi à Ascalon. Le nom de son père, نابل (Nâbil), s'écrit avec la lettre n, puis un alif, puis la lettre à un point dessous (b) avec i, puis un l. Ath-Thawrî, Ibn Maʿîn, Ibn ʿAmmâr, an-Nasâ'î et al-ʿIjlî l'ont jugé digne de confiance. Yaʿqûb ibn Shayba a dit : « Véridique, avec un certain penchant vers la faiblesse. » An-Nasâ'î, ad-Dâraqutnî et d'autres lui ont reproché son ajout (ziyâda), au début du tashahhud qu'il a rapporté d'après Abû z-Zubayr, d'après Tâwûs, d'après Ibn ʿAbbâs, des mots : « Au nom d'Allah et par Allah. » Or al-Layth, ʿAmr ibn al-Hârith et d'autres l'ont rapporté d'après Abû z-Zubayr sans ces mots ; et de même il est dépourvu de ces mots dans les hadiths authentiques rapportés au sujet du tashahhud. (Je dis) Il a chez al-Bukhârî un seul hadith, d'après al-Qâsim ibn Muhammad, d'après ʿÂ'isha, au sujet de sa visite pieuse (ʿumra) depuis at-Tanʿîm ; il l'a cité à titre de corroboration. Les auteurs des Sunan, hormis Abû Dâwûd, ont rapporté de lui.

(خ د ت س) Ayyûb ibn Sulaymân ibn Bilâl al-Madanî, Abû Yahyâ. L'ont jugé digne de confiance Abû Dâwûd — selon ce qu'al-Âjurrî a rapporté de lui —, ad-Dâraqutnî et Ibn Hibbân. Abû l-Fath al-Azdî a dit : « Il a des hadiths dans lesquels il n'est pas corroboré », puis il cita de lui des hadiths authentiques qu'il était seul à rapporter ; or on ne tient pas compte de la parole d'al-Azdî. Ibn ʿAbd al-Barr est allé trop loin en disant dans at-Tamhîd qu'il était faible, ce qu'aucun des imams n'avait dit avant lui. (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui deux hadiths, l'un dans le Livre de la prière, l'autre dans le Livre de l'attachement (au Coran et à la Sunna, Kitâb al-iʿtisâm). Les auteurs des Sunan ont rapporté de lui, sauf Ibn Mâja.

(خ م ت) Ayyûb ibn ʿÂ'idh ibn Mudlij at-Tâ'î. L'ont jugé digne de confiance Ibn Maʿîn, Abû Hâtim, an-Nasâ'î, al-ʿIjlî et Abû Dâwûd, qui a ajouté : « Il était murjiʾite. » De même, Abû Zurʿa l'a jugé faible en raison de l'irjâ' (doctrine des Murjiʾites). Al-Bukhârî a dit : « Il professait l'irjâ', mais il est véridique. » (Je dis) Il a dans le Sahîh d'al-Bukhârî un seul hadith, dans le Livre des expéditions (Kitâb al-maghâzî), au sujet de l'histoire d'Abû Mûsâ al-Ashʿarî ; il l'a cité de lui avec la corroboration de Shuʿba. Muslim et at-Tirmidhî ont rapporté de lui.

(ع) Ayyûb ibn Mûsâ ibn ʿAmr al-Ashdaq ibn Saʿîd ibn al-ʿÂs al-Umawî. On s'accorde à le juger digne de confiance ; seul Abû l-Fath al-Azdî s'en est écarté, disant : « La chaîne de ses hadiths ne tient pas. » Tous les auteurs des six recueils ont rapporté de lui.

(خ م س) Ayyûb ibn an-Najjâr al-Yamâmî ; le nom d'an-Najjâr est Yahyâ, selon Ibn Sâʿid. Ahmad, Ibn Maʿîn, Abû Zurʿa, Abû Dâwûd et d'autres l'ont jugé digne de confiance. Abû l-Walîd al-Bâjî a rapporté, dans Rijâl al-Bukhârî, d'après al-ʿIjlî et Ibn al-Barqî, qu'ils l'ont jugé faible. Il disait : « Je n'ai entendu de Yahyâ ibn Abî Kathîr que le hadith : “Adam et Moïse se rencontrèrent.” » (Je dis) Les deux maîtres n'ont cité de lui que ce hadith, et chez tous deux à titre de corroboration.

La lettre bâ' (ب)

Passage douteuxSigle imprimé (ء ا), incohérent avec les sigles usuels (Badal ibn al-Muhabbar est cité par al-Bukhârî et les auteurs des Sunan, soit vraisemblablement (خ ٤)) ; gardé tel quel. Texte arabe imprimé : (ء ا) Imprimé بسر (Busr), probablement بشر : Bishr ibn Âdam ad-Darîr al-Baghdâdî, rapporteur d'al-Bukhârî et d'Ibn Mâja (sigle خ ق). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : بسر بن آدم الضرير البغدادي Imprimé عن أبي موسى (« d'après Abû Mûsâ »), probablement بن أبي موسى : Burayd ibn ʿAbd Allâh ibn Abî Burda ibn Abî Mûsâ al-Ashʿarî. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : بريد ابن عبد الله بن أبي بردة عن أبي موسى Imprimé عن نافع عن ابن عمر (« d'après Nâfiʿ, d'après Ibn ʿUmar »), probablement عن نافع بن عمر (Nâfiʿ ibn ʿUmar, rapporteur de ce hadith d'Asmâ'). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : عن سعيد بن أبي مريم عن نافع عن ابن عمر عاليا Imprimé ع, probablement عن : « d'après az-Zuhrî » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : عن أبيه ع الزهري

(ء ا) Badal ibn al-Muhabbar at-Tamîmî al-Basrî. Abû Zurʿa, Abû Hâtim et d'autres l'ont jugé digne de confiance. Ad-Dâraqutnî l'a jugé faible dans ce qu'il rapporte d'après Zâ'ida, selon al-Hâkim ; et cela à cause d'un seul hadith dans lequel il a contredit Husayn ibn ʿAlî al-Juʿfî, le disciple de Zâ'ida ; ce hadith se trouve dans le Musnad d'Ibn ʿUmar, à l'intérieur du Musnad d'al-Bazzâr. (Je dis) C'est là une sévérité excessive. Al-Bukhârî n'a cité de lui que deux passages, d'après Shuʿba, l'un dans le Livre de la prière, l'autre dans le Livre des troubles (Kitâb al-fitan). Les auteurs des Sunan ont rapporté de lui. (ع) Burayd ibn ʿAbd Allâh ibn Abî Burda, d'après Abû Mûsâ al-Ashʿarî. Ibn Maʿîn, al-ʿIjlî, at-Tirmidhî et Abû Dâwûd l'ont jugé digne de confiance. An-Nasâ'î a dit : « Il n'y a pas de mal en lui », et une autre fois : « Il n'est pas si fort que cela. » Abû Hâtim a dit : « Il n'est pas solide ; on écrit ses hadiths. » Ibn ʿAdî a dit : « Véridique, et ses hadiths sont droits ; le plus réprouvé de ce qu'il a rapporté est le hadith : “Quand Allah veut du bien à une communauté, Il reprend son prophète avant elle.” Malgré cela, certains l'ont fait entrer dans leurs recueils authentiques. » Ahmad a dit : « Il a rapporté des hadiths réprouvés (manâkîr). » (Je dis) Tous les imams l'ont pris pour argument ; Ahmad et d'autres appliquent le terme manâkîr aux hadiths qu'un rapporteur est seul à transmettre de manière absolue (al-afrâd al-mutlaqa). (خ ق) Busr ibn Âdam ad-Darîr al-Baghdâdî. Abû Hâtim a dit : « Véridique. » Ibn Saʿd a dit : « J'ai vu les gens du hadith se garder de son livre. » Ad-Dâraqutnî a dit : « Il n'est pas si fort. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui, dans le chapitre des prosternations du Coran, un seul hadith, tiré du Musnad d'Ibn ʿUmar, et il l'a cité par deux autres voies. Ibn Mâja a rapporté de lui. * Bishr ibn as-Sarî, Abû ʿAmr al-Basrî al-Afwah, établi à La Mecque. Al-Bukhârî a dit : « C'était un homme d'exhortations, d'où son surnom d'al-Afwah (l'éloquent). » Ahmad a dit : « Il était étonnamment rigoureux dans le hadith ; puis il tint des propos sur la vision [d'Allah] dans l'au-delà, et al-Humaydî s'en prit violemment à lui ; il présenta ses excuses, mais elles ne furent pas acceptées. » Ibn Maʿîn a dit : « Je l'ai vu à La Mecque, tourné vers la Maison, invoquer contre des gens qui l'accusaient de professer l'opinion de Jahm. » Lui [Ibn Maʿîn], ʿAbd ar-Rahmân ibn Mahdî, al-ʿIjlî, ʿAmr ibn ʿAlî et ad-Dâraqutnî l'ont jugé digne de confiance ; ce dernier a dit : « On ne lui a fait reproche que sur la question de la doctrine ; il a juré et s'en est excusé. » Ibn ʿAdî a dit : « Il a des hadiths qu'il est seul à rapporter et des hadiths rares (gharâ'ib) d'après ath-Thawrî ; il est en lui-même digne de confiance, il n'y a pas de mal en lui. » (Je dis) Il a chez al-Bukhârî un seul hadith, à titre de corroboration : c'est la première chose dans le Livre des troubles. Al-Bukhârî a dit : « ʿAlî ibn ʿAbd Allâh nous a rapporté : Bishr ibn as-Sarî nous a rapporté : Nâfiʿ ibn ʿUmar nous a rapporté, d'après Ibn Abî Mulayka, d'après Asmâ' bint Abî Bakr », au sujet de la mention du Bassin. Al-Bukhârî l'a aussi rapporté en un autre endroit d'après Saʿîd ibn Abî Maryam, d'après Nâfiʿ, d'après Ibn ʿUmar, avec une chaîne plus élevée (ʿâlî). Les autres ont rapporté de lui. (خ ت س) Bishr ibn Shuʿayb ibn Abî Hamza al-Himsî. Abû l-Yamân a témoigné en sa faveur qu'il avait entendu les livres de son père. On rapporte d'après Ahmad qu'il l'interrogea et qu'il répondit : « Mon père m'a accordé une licence (ijâza). » Ibn Hibbân a dit dans le Kitâb ath-thiqât : « Il était rigoureux. » Puis il commit une grave inadvertance en le mentionnant parmi les faibles (ad-Duʿafâ'), rapportant d'après al-Bukhârî qu'il avait dit : « Nous l'avons délaissé (taraknâhu). » Or c'est une erreur d'Ibn Hibbân, née d'une omission : al-Bukhârî a seulement dit, dans son Târîkh : « Nous l'avons laissé vivant (taraknâhu hayyan) en l'an 212. » Le mot « vivant » étant tombé de la copie d'Ibn Hibbân, le sens s'en est trouvé changé. Il n'a chez al-Bukhârî qu'un seul hadith, à la fin de la biographie prophétique ; il l'a rapporté d'après Ishâq, d'après lui, d'après son père, d'après az-Zuhrî, d'après Ibn Kaʿb ibn Mâlik, d'après Ibn ʿAbbâs, d'après ʿAlî et al-ʿAbbâs, au sujet de leur échange à propos de la demande du commandement, et de la parole d'al-ʿAbbâs : « Je reconnais les visages des Banû ʿAbd al-Muttalib au moment de la mort », jusqu'à la fin du hadith. Il a mentionné de lui quelques rares passages sans chaîne complète (taʿlîqan). At-Tirmidhî et an-Nasâ'î ont rapporté de lui.

* (ع) Bashîr ibn Nahîk as-Sadûsî al-Basrî, des grands Successeurs (tâbiʿûn). Al-ʿIjlî, an-Nasâ'î, Ibn Saʿd et Ahmad ibn Hanbal l'ont jugé digne de confiance. Abû Hâtim a dit : « On ne le prend pas pour argument. » (Je dis) Il a chez al-Bukhârî deux hadiths d'après Abû Hurayra : l'un est le hadith « Celui qui affranchit un esclave qui possède des biens… », dont nous avons mentionné la divergence dans la section précédente ; l'autre est le hadith « La donation viagère (ʿumrâ) est valide », qui a un fondement tiré du hadith d'Abû Hurayra, de Jâbir et d'autres.

(خ م د ت س) Bakr ibn ʿAmr al-Maʿâfirî al-Misrî. Abû Hâtim a dit : « Un maître (shaykh). » Ahmad a dit : « On rapporte de lui. » Ad-Dâraqutnî a dit : « On le prend en considération. » (Je dis) Il a chez al-Bukhârî un seul hadith, dans le Livre de l'exégèse : c'est son hadith d'après Bukayr ibn al-Ashajj, d'après Nâfiʿ, d'après Ibn ʿUmar, au sujet de la mention de ʿAlî et de ʿUthmân ; il y figure à titre de corroboration, et al-Bukhârî l'a cité par une autre voie. Les autres ont rapporté de lui, sauf Ibn Mâja.

* (ع) Bakr ibn ʿAmr, Abû s-Siddîq al-Basrî an-Nâjî, connu par sa kunya. Un groupe de savants l'a jugé digne de confiance. Ibn Saʿd a dit : « On critique ses hadiths et on les trouve réprouvés. » (Je dis) Il n'a chez al-Bukhârî qu'un seul hadith, d'après Abû Saʿîd, au sujet de l'histoire de l'homme des fils d'Israël qui avait tué quatre-vingt-dix-neuf personnes puis se repentit. Les autres l'ont pris pour argument.

(ع) Bahz ibn Asad al-ʿAmmî, Abû l-Aswad al-Basrî, l'un des rapporteurs sûrs dans la transmission. Ahmad a dit : « C'est à lui qu'aboutit la rigueur. » Ibn Maʿîn, Abû Hâtim, Ibn Saʿd et al-ʿIjlî l'ont jugé digne de confiance. Yahyâ al-Qattân a dit à ʿAbd ar-Rahmân ibn Bishr : « Attache-toi à Bahz ibn Asad pour les hadiths de Shuʿba, car il est véridique et digne de confiance. » Seul al-Azdî s'en est écarté : il l'a mentionné parmi les faibles et a dit qu'il était hostile à ʿAlî. (Je dis) Les imams se sont appuyés sur lui, et l'on ne s'appuie pas sur al-Azdî.

(خ) Bayân ibn ʿAmr al-Bukhârî, l'ascète (al-ʿâbid), maître d'al-Bukhârî. Ibn al-Madînî a fait son éloge, et Ibn Hibbân et Ibn ʿAdî l'ont jugé digne de confiance. Abû Hâtim a dit : « Inconnu (majhûl), et le hadith qu'il a rapporté d'après Sâlim ibn Nûh est faux. » (Je dis) N'est pas inconnu celui de qui ont rapporté al-Bukhârî, Abû Zurʿa et ʿUbayd Allâh ibn Wâsil, et que ceux que nous avons cités ont jugé digne de confiance. Quant au hadith, la responsabilité en incombe à un autre que lui, car il n'est pas seul à le rapporter, comme l'a dit ad-Dâraqutnî dans al-Mu'talif wa-l-mukhtalif.

La lettre tâ' à deux points (ت)

(خ م د س) Tawba ibn Abî l-Asad al-ʿAnbarî, Abû l-Muwarriʿ al-Basrî, des plus jeunes des Successeurs (at-tâbiʿûn). Ibn Maʿîn, Abû Hâtim et an-Nasâ'î l'ont déclaré digne de confiance (thiqa), et Abû l-Fath al-Azdî s'est singularisé en disant : « Ses hadiths sont réprouvés (munkar al-hadîth). » (Je dis) Il a dans le Sahîh deux ou trois hadiths, dans la version de Shuʿba d'après lui ; Muslim, Abû Dâwûd et an-Nasâ'î ont aussi rapporté de lui.

La lettre thâ' à trois points (ث)

(خ م د س ق) Thâbit ibn ʿAjlân al-Ansârî al-Himsî, des plus jeunes des Successeurs. Ibn Maʿîn et Duhaym l'ont déclaré digne de confiance ; Abû Hâtim et an-Nasâ'î ont dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » ʿAbd Allâh ibn Ahmad a dit : « J'ai interrogé mon père : “Est-il digne de confiance ?” Il s'est tu », et c'était comme s'il jugeait son cas faible. Dans al-Mîzân : Ahmad a dit : « Je suspends mon jugement à son sujet. » Ibn ʿAdî a trouvé étranges trois de ses hadiths, et al-ʿUqaylî a dit : « Il n'est pas corroboré dans ses hadiths. » Abû l-Hasan ibn al-Qattân a objecté que cela ne lui nuit que s'il rapporte beaucoup de hadiths réprouvés et s'il contredit souvent les rapporteurs dignes de confiance ; et il en est bien comme il l'a dit. Il a chez al-Bukhârî un seul hadith, au Livre des sacrifices (adh-dhabâ'ih), et un autre dans at-Târîkh, dont il sera fait mention dans la notice de celui qui rapporte de lui, Muhammad ibn Himyar. Abû Dâwûd, an-Nasâ'î et Ibn Mâja ont rapporté de lui.

(خ ت) Thâbit ibn Muhammad al-ʿÂbid. Mutayyan l'a déclaré digne de confiance et Abû Hâtim l'a jugé véridique (sadûq) ; ad-Dâraqutnî a dit : « Il n'est pas solide », et Ibn ʿAdî : « Il est à mes yeux de ceux qui ne mentent pas délibérément ; peut-être se trompe-t-il. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui dans le Sahîh deux hadiths, au Livre de la donation (al-hiba) et à celui de l'unicité divine (at-tawhîd), qu'il n'est pas seul à rapporter.

(ع) Thumâma ibn ʿAbd Allâh ibn Anas ibn Mâlik al-Ansârî, qui a rapporté de son grand-père. Ahmad, an-Nasâ'î et al-ʿIjlî l'ont déclaré digne de confiance ; Ibn ʿAdî a dit : « J'espère qu'il n'y a pas de mal en lui », et il a rapporté d'Abû Yaʿlâ qu'Ibn Maʿîn avait laissé entendre sa faiblesse. (Je dis) D'autres en ont expliqué la cause : c'est à cause du hadith d'Anas sur les aumônes (as-sadaqât), que nous avons présenté dans la section qui précède celle-ci, parce qu'on a dit que Thumâma ne l'avait pas reçu d'Anas par audition ; or nous avons montré que cela n'entache pas son authenticité. Le groupe (al-jamâʿa) l'a pris pour argument.

(ع) Thawr ibn Zayd ad-Dîlî, leur affranchi (mawlâhum), al-Madanî, maître de Mâlik. Ibn Maʿîn, Abû Zurʿa, an-Nasâ'î et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. Ibn ʿAbd al-Barr a dit : « Véridique ; personne ne l'a accusé [de mensonge]. On le rattachait à l'opinion des Kharijites et à la doctrine du libre arbitre (al-qadar), mais il n'appelait à rien de cela. » Dans al-Mîzân d'adh-Dhahabî : « Ibn al-Barqî l'a accusé de professer le qadar ; peut-être l'a-t-il confondu avec Thawr ibn Yazîd », c'est-à-dire celui qui vient après lui. (Je dis) Ibn al-Barqî ne l'a pas accusé et ne l'a pas confondu ; il a seulement rapporté de Mâlik qu'on lui demanda : « Comment as-tu rapporté de Dâwûd ibn al-Husayn et de Thawr ibn Zayd — et il en cita d'autres —, alors qu'ils professaient le qadar ? » Il répondit : « Tomber du ciel sur la terre leur aurait été plus facile que de mentir. » Le groupe l'a pris pour argument.

(ع) Thawr ibn Yazîd al-Himsî, Abû Khâlid. On s'accorde sur sa solidité dans le hadith, malgré sa doctrine du qadar. Duhaym a dit : « Je n'ai vu personne douter qu'il fût qadarite. » Yahyâ al-Qattân a dit : « Je n'ai pas vu de Syrien plus solide que lui. » Al-Awzâʿî, Ibn al-Mubârak et d'autres interdisaient de noter ses hadiths, et ath-Thawrî disait : « Prenez de lui, mais gardez-vous qu'il ne vous encorne de ses deux cornes », les mettant ainsi en garde contre son opinion. Il vint à Médine, et Mâlik interdit de fréquenter ses assemblées. On l'accusait aussi d'hostilité envers ʿAlî (an-nasb). Yahyâ ibn Maʿîn a dit : « Il fréquentait des gens qui dénigraient ʿAlî, mais lui-même ne l'insultait pas. » (Je dis) Le groupe l'a pris pour argument.

La lettre jîm (ج)

(ع) Jarîr ibn Hâzim, Abû n-Nadr al-Azdî al-Basrî. Ibn Maʿîn l'a déclaré digne de confiance, l'a placé avant Abû l-Ashhab, et l'a jugé faible pour Qatâda en particulier. Ibn Mahdî a dit : « Il est plus solide que Qurra ibn Khâlid. » Al-ʿIjlî et an-Nasâ'î l'ont déclaré digne de confiance, et Abû Hâtim a dit : « Véridique, convenable. » Muhannâ ibn Yahyâ a dit : Ahmad ibn Hanbal a dit : « Il commet beaucoup d'erreurs. » Al-Athram a dit, d'après Ahmad : « Il a rapporté en Égypte des hadiths dans lesquels il s'est trompé, et il ne mémorisait pas. » Ibn Saʿd a dit : « Digne de confiance, sauf que sa mémoire s'est brouillée (ikhtalata) à la fin de sa vie. » (Je dis) Mais ce brouillage ne lui a pas nui, car Ahmad ibn Sinân a dit : « J'ai entendu Ibn Mahdî dire : “Jarîr avait des enfants ; lorsqu'ils perçurent le brouillage de sa mémoire, ils le tinrent à l'écart, si bien que personne n'entendit rien de lui pendant cet état.” » Le groupe l'a pris pour argument, et al-Bukhârî n'a rapporté de lui, de sa transmission d'après Qatâda, que quelques hadiths pour lesquels il a été corroboré.

(ع) Jarîr ibn ʿAbd al-Hamîd ibn Qurt ad-Dabbî, Abû ʿAbd Allâh ar-Râzî ; il avait grandi à Kûfa. Al-Lâlakâ'î a dit : « On s'accorde sur sa fiabilité », et al-Khalîlî a dit de même. Abû Khaythama a dit : « Il ne pratiquait pas le tadlîs (dissimulation dans la chaîne). » Ash-Shâdhakûnî a rapporté de lui ce qui indique le tadlîs, mais ash-Shâdhakûnî fait lui-même l'objet de critiques. Ibn Saʿd a dit : « Il était digne de confiance ; on voyageait pour le rejoindre. » Ibn Maʿîn et Ahmad ont dit : « Il est plus solide que Sharîk. » Al-ʿIjlî, an-Nasâ'î et Abû Hâtim l'ont déclaré digne de confiance, et ce dernier a dit : « On prend ses hadiths pour argument. » Qutayba l'a rattaché à un chiisme excessif. Ahmad ibn Hanbal a dit : « Il n'était pas d'une grande vivacité d'esprit. » Al-Bayhaqî a dit : « On lui a attribué, à la fin de sa vie, une mauvaise mémoire » ; je n'ai vu cela chez personne d'autre que lui ; au contraire, le groupe l'a pris pour argument.

Passage douteuxImprimé وثقة (« digne de confiance »), probablement وثقه : « l'a déclaré digne de confiance » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : من صغار التابعين وثقة ابن معين وغيره

(خ م ت س د) Al-Jaʿd ibn ʿAbd ar-Rahmân, que l'on appelle aussi al-Juʿayd, médinois, des plus jeunes des Successeurs. Ibn Maʿîn et d'autres l'ont déclaré digne de confiance, et les cinq l'ont pris pour argument. Al-Azdî s'est singularisé en disant : « Il y a à redire à son sujet (fîhi nazar) » ; il a suivi en cela as-Sâjî, qui l'a mentionné parmi les faibles en disant : « Mâlik n'a pas rapporté de lui » ; c'est là un affaiblissement rejeté.

(ع) Jaʿfar ibn Iyâs, Abû Bishr ibn Abî Wahshiyya, connu par sa kunya, des plus jeunes des Successeurs. Ibn Maʿîn, al-ʿIjlî, Abû Zurʿa, Abû Hâtim et an-Nasâ'î l'ont déclaré digne de confiance. Shuʿba disait qu'il n'avait entendu ni de Mujâhid ni de Habîb ibn Sâlim. Ahmad a dit : « Shuʿba jugeait faibles ses hadiths d'après Habîb ibn Sâlim. » Al-Bardîjî a dit : « Il est parmi les plus solides pour Saʿîd ibn Jubayr. » Ibn ʿAdî a dit : « J'espère qu'il n'y a pas de mal en lui. » (Je dis) Le groupe l'a pris pour argument, mais les deux maîtres n'ont rien rapporté de lui de ses hadiths d'après Mujâhid ni d'après Habîb ibn Sâlim.

La lettre hâ' sans point (ح)

(ع) Hâtim ibn Ismâʿîl al-Madanî, Abû Ismâʿîl al-Hârithî, leur affranchi. Ibn Maʿîn, al-ʿIjlî et Ibn Saʿd l'ont déclaré digne de confiance. Ahmad a dit : « On prétend qu'il y avait en lui de l'inattention, mais son livre est bon. » An-Nasâ'î a dit : « Il n'y a pas de mal en lui », et une autre fois : « Il n'est pas solide. » ʿAlî ibn al-Madînî a critiqué ses hadiths d'après Jaʿfar ibn Muhammad. (Je dis) Le groupe l'a pris pour argument ; mais al-Bukhârî n'a pas beaucoup rapporté de lui, et n'a rien rapporté de sa transmission d'après Jaʿfar ; il a au contraire rapporté ce pour quoi il a été corroboré, de sa transmission d'après d'autres que Jaʿfar.

(ع) Habîb ibn Abî Thâbit al-Asadî al-Kûfî. On s'accorde à le prendre pour argument ; on lui a seulement reproché le tadlîs. Yahyâ al-Qattân a dit : « Il a, d'après ʿAtâ', des hadiths pour lesquels il n'est pas corroboré. » Ibn Abî Maryam a dit, d'après Ibn Maʿîn : « Digne de confiance, une autorité (hujja). » On lui demanda : « Solide (thabt) ? » Il répondit : « Oui ; il a seulement rapporté deux hadiths », c'est-à-dire réprouvés : le hadith du saignement hors règles (al-istihâda) et le hadith du baiser (al-qubla). (Je dis) Il a rapporté ces deux hadiths d'après ʿUrwa, d'après ʿÂ'isha ; Abû Dâwûd et Ibn Mâja les ont rapportés. On a dit qu'il n'avait pas entendu de ʿUrwa ibn az-Zubayr ; on a dit aussi que ʿUrwa, son maître dans ces deux hadiths, est ʿUrwa al-Muzanî, et non Ibn az-Zubayr. Et Allah sait mieux.

(ع) Habîb al-Muʿallim, Abû Muhammad al-Basrî. Ahmad, Ibn Maʿîn et Abû Zurʿa l'ont déclaré digne de confiance, et an-Nasâ'î a dit : « Il n'est pas solide. » (Je dis) Il a chez al-Bukhârî, au Livre du pèlerinage, un hadith d'après ʿAtâ', d'après Ibn ʿAbbâs, et un autre d'après ʿAtâ', d'après Jâbir ; et al-Bukhârî a rapporté de lui sans chaîne complète (ʿallaqa), au Livre du commencement de la création, un autre d'après ʿAtâ', d'après Jâbir ; les trois hadiths sont accompagnés de la corroboration (mutâbaʿa) d'Ibn Jurayj d'après ʿAtâ'. Voilà tout ce qu'il a chez lui. Le groupe a rapporté de lui.

(ع) Hajjâj ibn Muhammad al-Aʿwar al-Missîsî, l'un des rapporteurs solides (al-athbât). On s'accorde à le déclarer digne de confiance. Abû l-ʿArab as-Siqillî l'a mentionné parmi les faibles parce qu'il s'est altéré à la fin de sa vie et que sa mémoire s'est brouillée ; mais ce brouillage ne lui a pas nui, car Ibrâhîm al-Harbî a rapporté que Yahyâ ibn Maʿîn a interdit au fils de celui-ci de laisser entrer quiconque chez lui après le brouillage de sa mémoire. Le groupe a rapporté de lui.

(خ م د س ق) Haramî ibn ʿUmâra ibn Abî Hafsa, Abû Rawh al-Basrî. Ahmad et Ibn Maʿîn ont dit : « Véridique », Ahmad ajoutant : « Il y avait en lui de l'inattention. » Abû Hâtim a dit : « Il n'est pas au rang d'al-Qattân et de Ghundar ; il est avec Wahb ibn Jarîr et ʿAbd as-Samad. » Al-ʿUqaylî l'a mentionné parmi les faibles et a rapporté d'al-Athram, d'après Ahmad, que celui-ci a réprouvé deux de ses hadiths d'après Shuʿba : l'un d'après Qatâda, d'après Anas : « Quiconque ment sur moi… », l'autre d'après Maʿbad ibn Khâlid, d'après Hâritha ibn Wahb, sur le Bassin (al-hawd). Al-ʿUqaylî a dit : « Les deux hadiths sont connus parmi les hadiths des gens ; Ahmad ne les a réprouvés qu'en tant que hadiths de Shuʿba. » (Je dis) Ce hadith du Bassin, les deux maîtres l'ont rapporté dans leurs Sahîh par son intermédiaire, et le hadith a des témoignages concordants (shawâhid). Le groupe a rapporté de lui, sauf at-Tirmidhî.

Passage douteuxSigle imprimé (خ ء ا), incohérent ; probablement (خ 4), c'est-à-dire al-Bukhârî et les quatre Sunan, puisque la notice se termine par « les auteurs des Sunan ont rapporté de lui » ; sigle conservé tel quel. Texte arabe imprimé : (خ ء ا) حريز بن عثمان الحمصي

(خ ء ا) Harîz ibn ʿUthmân al-Himsî, célèbre, des plus jeunes des Successeurs. Ahmad, Ibn Maʿîn et les imams l'ont déclaré digne de confiance ; mais al-Fallâs et d'autres ont dit qu'il dénigrait ʿAlî. Abû Hâtim a dit : « Je ne connais pas en Syrie plus solide que lui, et ce qu'on dit de lui en fait d'hostilité envers ʿAlî (nasb) n'est pas établi à mes yeux. » (Je dis) Cela est rapporté de lui par plus d'une voie, et le contraire est aussi rapporté de lui. Al-Bukhârî a dit : Abû l-Yamân a dit : « Harîz s'en prenait à un homme, puis il y a renoncé. » (Je dis) C'est là l'opinion la plus équitable ; peut-être s'est-il repenti. Ibn ʿAdî a dit : « Il était parmi les Syriens dignes de confiance ; seule sa haine envers ʿAlî l'a rabaissé. » Ibn Hibbân a dit : « Il appelait à sa doctrine ; on évite ses hadiths. » (Je dis) Il n'a chez al-Bukhârî que deux hadiths : l'un sur la description du Prophète (paix et bénédictions sur lui), de sa transmission d'après ʿAbd Allâh ibn Busr, et c'est l'un des hadiths à trois intermédiaires (thulâthiyyât) d'al-Bukhârî ; l'autre est son hadith d'après ʿAbd al-Wâhid al-Basrî, d'après Wâthila ibn al-Asqaʿ : « Parmi les pires mensonges, qu'un homme fasse voir à ses yeux ce qu'ils n'ont pas vu… », jusqu'à la fin du hadith. Les auteurs des Sunan ont rapporté de lui.

Passage douteuxImprimé طريق (Tarîq), probablement طريف : Abû Sufyân Tarîf (as-Saʿdî). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : سمع من أبي سفيان طريق عن أبي نضرة

(خ م د) Hassân ibn Ibrâhîm al-Kirmânî. Ibn Maʿîn et ʿAlî ibn al-Madînî l'ont déclaré digne de confiance ; an-Nasâ'î a dit : « Il n'est pas solide. » Ibn ʿAdî a dit : « Il a rapporté beaucoup de hadiths isolés (afrâd) ; il est à mes yeux des gens de véracité, sauf qu'il se trompe sur une chose sans le faire exprès. » Ahmad ibn Hanbal lui a reproché des hadiths, dont son hadith d'après ʿÂsim al-Ahwal, d'après ʿAbd Allâh ibn al-Hasan, d'après sa mère, d'après la mère de celle-ci, sur l'entrée à la mosquée et l'invocation ; il a dit : « Ce n'est pas un hadith de ʿÂsim ; c'est un hadith de Layth ibn Abî Sulaym. » Ibn ʿAdî a dit : « Il a entendu d'Abû Sufyân Tarîq, d'après Abû Nadra, d'après Abû Saʿîd, un hadith ; puis il a cru que cet Abû Sufyân était Abû Sufyân, le père de Sufyân ath-Thawrî, et il a dit : “Saʿîd ibn Masrûq m'a rapporté.” » Ainsi Ibn ʿAdî a dit que l'erreur venait de Hassân ; d'autres ont dit qu'elle venait de celui qui rapporte de lui, et c'est ce qui paraît le plus vraisemblable. (Je dis) Il a dans le Sahîh quelques hadiths pour lesquels il a été corroboré. Les deux maîtres et Abû Dâwûd ont rapporté de lui.

(خ) Hassân ibn Hassân, qui est Hassân ibn Abî ʿAbbâd al-Basrî, établi à La Mecque. Al-Bukhârî a dit : « Al-Muqri' faisait son éloge. » Abû Hâtim a dit : « Ses hadiths sont réprouvés. » (Je dis) Al-Bukhârî n'a rapporté de lui que deux hadiths : l'un aux Expéditions (al-maghâzî), d'après Muhammad ibn Talha, d'après Humayd, d'après Anas, selon lequel son oncle paternel fut absent du combat de Badr — et ce hadith a d'autres voies d'après Humayd — ; l'autre d'après Hammâm, d'après Qatâda, d'après Anas, sur les visites pieuses (ʿumra) du Prophète (paix et bénédictions sur lui) ; il l'a rapporté de lui au Livre du pèlerinage, et l'a aussi rapporté d'après Hudba et Abû l-Walîd at-Tayâlisî, qui le corroborent d'après Hammâm.

(خ) Hassân ibn ʿAtiyya al-Muhâribî, célèbre. Ahmad, Ibn Maʿîn, al-ʿIjlî et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. Al-Awzâʿî a dit : « Je n'ai vu personne plus assidu dans l'effort que lui. » Saʿîd ibn ʿAbd al-ʿAzîz l'a critiqué à cause de la doctrine du qadar, et al-Awzâʿî a désapprouvé cela. Le groupe a rapporté de lui.

(خ ت س) Al-Hasan ibn Bishr ibn Salm al-Bajalî al-Kûfî. Ahmad a dit : « Je ne pense pas qu'il y ait eu de mal en lui-même, mais il a rapporté d'après Zuhayr des choses réprouvées. » Abû Hâtim a dit : « Véridique. » An-Nasâ'î a dit : « Il n'est pas solide. » Ibn ʿAdî a dit : « Ses hadiths ne sont pas réprouvés. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui en deux endroits, pas davantage : l'un au Livre de la prière, l'autre aux Mérites (al-manâqib). Celui du Livre de la prière est son hadith d'après Muʿâfâ ibn ʿImrân, d'après al-Awzâʿî, d'après Ishâq ibn Abî Talha, d'après Anas, sur la prière pour la pluie (al-istisqâ'), qu'il a chez lui par d'autres voies d'après Ishâq ibn Abî Talha. L'autre est son hadith, également d'après Muʿâfâ, d'après ʿUthmân ibn al-Aswad, d'après Ibn Abî Mulayka, d'après Muʿâwiya, selon lequel celui-ci fit la prière impaire (witr) d'une seule unité, et Ibn ʿAbbâs l'approuva ; il l'a chez lui, dans le même chapitre, par le hadith de Nâfiʿ ibn ʿUmar d'après Ibn Abî Mulayka, dans le même sens. Il n'a donc rien rapporté de lui de ce qu'il est seul à transmettre, ni de ses hadiths d'après Zuhayr qu'Ahmad a réprouvés. At-Tirmidhî et an-Nasâ'î ont rapporté de lui.

(خ د ت ق) Al-Hasan ibn Dhakwân, Abû Salama al-Basrî. Ahmad, Ibn Maʿîn, Abû Hâtim, an-Nasâ'î et Ibn al-Madînî l'ont jugé faible. Ibn ʿAdî a dit : « J'espère qu'il n'y a pas de mal en lui » ; il a cité de lui deux hadiths d'après Habîb ibn Abî Thâbit, d'après ʿÂsim ibn Damra, d'après ʿAlî, et a dit qu'il les avait transmis par tadlîs, ne les ayant entendus que de ʿAmr ibn Khâlid al-Wâsitî, qui est abandonné (matrûk). (Je dis) C'est là l'une des causes de son affaiblissement. Al-Âjurrî a rapporté d'Abû Dâwûd qu'il était qadarite : c'est là une autre cause. Al-Bukhârî a rapporté de lui un seul hadith, au Livre des propos qui attendrissent les cœurs (ar-riqâq), dans la version de Yahyâ ibn Saʿîd al-Qattân d'après lui, d'après Abû Rajâ' al-ʿUtâridî, d'après ʿImrân ibn Husayn : « Des gens sortiront du Feu par l'intercession de Muhammad (paix et bénédictions sur lui)… », jusqu'à la fin du hadith, sous forme abrégée ; et ce hadith a de nombreux témoignages concordants. Les auteurs des Sunan ont rapporté de lui, sauf an-Nasâ'î.

(خ ت د س) Al-Hasan ibn as-Sabbâh al-Bazzâr, Abû ʿAlî al-Wâsitî. Ahmad et Abû Hâtim l'ont déclaré digne de confiance ; an-Nasâ'î a dit : « Convenable (sâlih) », et il a dit dans al-Kunâ : « Il n'est pas solide. » (Je dis) C'est là un affaiblissement léger. Al-Bukhârî et les auteurs des Sunan, sauf Ibn Mâja, ont rapporté de lui, et al-Bukhârî n'a pas beaucoup rapporté de lui.

Passage douteuxImprimé كأن (« comme si »), probablement كان, conformément au texte du Sahîh : « al-Hasan ibn ʿUmâra nous avait apporté » ; traduit selon cette lecture. Texte arabe imprimé : قال سفيان كأن الحسن بن عمارة جاءنا

(خ ت ق) Al-Hasan ibn ʿUmâra al-Kûfî, célèbre. Shuʿba l'a accusé de mensonge, et l'on s'accorde unanimement à l'abandonner. Il n'a aucune transmission dans les deux Sahîh, sauf qu'al-Mizzî a placé sur sa notice le signe des citations sans chaîne complète (taʿlîq) d'al-Bukhârî, alors qu'al-Bukhârî n'a absolument rien cité de lui sans chaîne. Il a seulement dit, au Livre des mérites : « ʿAlî ibn ʿAbd Allâh nous a rapporté : Sufyân nous a rapporté : Shabîb ibn Gharqada nous a rapporté ; il a dit : “J'ai entendu les gens de la tribu (al-hayy) rapporter d'après ʿUrwa” — c'est-à-dire al-Bâriqî — “que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) lui donna un dinar pour qu'il lui en achète un mouton” », et il cita le hadith. Sufyân a dit : « Al-Hasan ibn ʿUmâra nous avait apporté ce hadith d'après lui » — c'est-à-dire d'après Shabîb —, « qui aurait dit : “Je l'ai entendu de ʿUrwa.” Je suis donc allé trouver Shabîb, et il m'a dit : “Je ne l'ai pas entendu de ʿUrwa ; j'ai seulement entendu les gens de la tribu le rapporter d'après lui ; mais je l'ai entendu dire : Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : Le bien est attaché aux toupets des chevaux.” » Ainsi, comme tu le vois, al-Bukhârî n'a voulu ni rapporter d'al-Hasan ibn ʿUmâra ni le citer comme témoignage ; il a voulu, en citant cela, montrer que celui-ci n'avait pas retenu correctement la chaîne par laquelle ʿUrwa l'aurait rapporté. Ce qui montre qu'al-Bukhârî n'a pas voulu donner le premier hadith, c'est qu'il a rapporté celui-ci au milieu de plusieurs hadiths sur le mérite des chevaux. Abû l-Hasan ibn al-Qattân, dans son livre Bayân al-wahm, a vivement désapprouvé celui qui prétend qu'al-Bukhârî a rapporté le hadith de l'achat du mouton ; il a dit : « Il n'a rapporté que le hadith des chevaux, et le fil du récit l'a entraîné à rapporter le hadith du mouton. » C'est conforme à ce que nous avons dit, et c'est évident, sans aucune obscurité. Et c'est Allah qui accorde le succès.

Passage douteuxImprimé فيكف, coquille évidente pour فكيف : « comment serait-il » ; traduit selon cette lecture (le « (قلت » ouvrant ce passage n'est par ailleurs jamais refermé). Texte arabe imprimé : فحدثه به أولا فيكف يكون بذلك كذابا

(خ س ق) Al-Hasan ibn Mudrik as-Sadûsî, Abû ʿAlî at-Tahhân. An-Nasâ'î a dit dans Asmâ' shuyûkhih : « Il n'y a pas de mal en lui. » Ibn ʿAdî a dit : « Il était parmi les mémorisateurs (huffâz) de Basra. » Abû ʿUbayd al-Âjurrî a dit, d'après Abû Dâwûd : « C'était un menteur : il prenait les hadiths de Fahd ibn ʿAwf et les intervertissait en les attribuant à Yahyâ ibn Hammâd. » (Je dis : si ce sur quoi Abû Dâwûd s'appuie pour le traiter de menteur est cet acte, cela n'implique nullement le mensonge, car Yahyâ ibn Hammâd et Fahd ibn ʿAwf sont tous deux des disciples d'Abû ʿAwâna ; si l'étudiant interroge son maître sur un hadith de son condisciple, pour savoir s'il fait partie ou non de ce qu'il a entendu, et que le maître le lui rapporte, comment serait-il pour autant un menteur ? Abû Zurʿa et Abû Hâtim ont noté des hadiths de lui sans mentionner contre lui aucune critique, et ils sont ce qu'ils sont en matière de critique. Al-Bukhârî a rapporté de lui quelques hadiths de sa transmission d'après Yahyâ ibn Hammâd, bien qu'il ait partagé avec lui la réception des hadiths de Yahyâ ibn Hammâd et d'autres de ses maîtres. An-Nasâ'î et Ibn Mâja ont rapporté de lui.

(ع) Al-Hasan ibn Mûsâ al-Ashyab, l'un des rapporteurs solides. On s'accorde à le déclarer digne de confiance et à le prendre pour argument. ʿAbd Allâh ibn ʿAlî ibn al-Madînî a rapporté de son père : « Il était à Bagdad », et c'était comme s'il le jugeait faible. (Je dis) C'est là une supposition qui ne constitue pas une preuve ; Abû Hâtim ar-Râzî disait : « J'ai entendu ʿAlî ibn al-Madînî dire : “Al-Hasan ibn Mûsâ al-Ashyab est digne de confiance.” » Cette déclaration explicite, conforme aux avis du groupe, mérite davantage d'être retenue que cette supposition. Malgré cela, al-Bukhârî n'a rapporté de lui dans le Sahîh qu'en un seul endroit, au Livre de la prière, où il a été corroboré.

(ع) Al-Husayn ibn Dhakwân al-Muʿallim al-Basrî. Ibn Maʿîn, an-Nasâ'î, Abû Hâtim, Abû Zurʿa, al-ʿIjlî, Ibn Saʿd, al-Bazzâr et ad-Dâraqutnî l'ont déclaré digne de confiance. Yahyâ al-Qattân a dit : « Il y a en lui de l'incohérence (idtirâb). » (Je dis) Peut-être l'incohérence vient-elle de ceux qui rapportent de lui, car les imams l'ont pris pour argument.

(خ م س) Al-Husayn ibn al-Hasan ibn Yasâr, compagnon d'Ibn ʿAwn. Abû Hâtim a dit : « Inconnu (majhûl). » As-Sâjî a dit : « Azhar ibn Saʿd l'a critiqué, mais on n'y a pas prêté attention. » Ahmad ibn Hanbal a dit : « Il était parmi les rapporteurs dignes de confiance. » (Je dis) Muslim et an-Nasâ'î l'ont pris pour argument, et al-Bukhârî a rapporté de lui un seul hadith, sur la prière pour la pluie, pour lequel il a été corroboré.

(ع) Husayn ibn ʿAbd ar-Rahmân as-Sulamî, Abû l-Hudhayl al-Kûfî. On s'accorde à le prendre pour argument, sauf qu'il s'est altéré à la fin de sa vie. Al-Bukhârî a rapporté de lui par l'intermédiaire de Shuʿba, ath-Thawrî, Zâ'ida, Abû ʿAwâna, Abû Bakr ibn ʿAyyâsh, Abû Kudayna, Husayn ibn Numayr, Hushaym, Khâlid al-Wâsitî, Sulaymân ibn Kathîr al-ʿAbdî, Abû Zubayd ʿAbthar ibn al-Qâsim, ʿAbd al-ʿAzîz al-ʿAmmî, ʿAbd al-ʿAzîz ibn Muslim et Muhammad ibn Fudayl, d'après lui. Quant à Shuʿba, ath-Thawrî, Zâ'ida, Hushaym et Khâlid, ils ont entendu de lui avant son altération ; quant à Husayn ibn Numayr, al-Bukhârî n'a rapporté de sa transmission d'après lui qu'un seul hadith, comme nous l'expliquerons plus loin ; quant à Muhammad ibn Fudayl et ceux qui sont cités avec lui, il a rapporté de leurs hadiths ce pour quoi ils ont été corroborés.

(خ د ت س) Husayn ibn Numayr al-Wâsitî, Abû Mihsan ad-Darîr. Abû Zurʿa et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. ʿAbbâs a dit, d'après Ibn Maʿîn : « Il ne vaut rien. » Abû Ahmad al-Hâkim a dit dans al-Kunâ : « Il n'est pas solide selon eux. » Abû Khaythama a dit : « Il s'en prenait à ʿAlî, aussi ne suis-je pas retourné chez lui. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui, aux Hadiths des prophètes et au Livre de la médecine, un seul hadith, pour lequel Hushaym et Muhammad ibn Fudayl l'ont corroboré chez lui. Les auteurs des Sunan ont rapporté de lui, sauf Ibn Mâja.

(خ م س ق) Hafs ibn Ghiyâth ibn Talq ibn Muʿâwiya an-Nakhaʿî, Abû ʿAmr al-Qâdî al-Kûfî, des imams solides. On s'accorde à le déclarer digne de confiance et à le prendre pour argument, sauf qu'à la fin sa mémoire s'est dégradée ; aussi celui qui a entendu de son livre est-il plus authentique que celui qui a entendu de sa mémoire : c'est ce qu'a dit Abû Zurʿa. Ibn al-Madînî a dit : « Yahyâ ibn Saʿîd al-Qattân disait : “Hafs est le plus fiable des disciples d'al-Aʿmash.” Je désapprouvais cela ; puis, lorsque je vins à Kûfa sur le tard, son fils ʿUmar me sortit le livre de son père d'après al-Aʿmash, et je me mis à implorer la miséricorde d'Allah pour al-Qattân. » (Je dis) Al-Bukhârî s'est appuyé sur ce Hafs pour les hadiths d'al-Aʿmash, parce qu'il distinguait entre ce qu'al-Aʿmash avait explicitement déclaré avoir entendu et ce qu'il avait transmis par tadlîs ; Abû l-Fadl ibn Tâhir l'a signalé, et il en est comme il l'a dit. Le groupe a rapporté de lui.

Passage douteuxImprimé أبو عمر والصنعاني (« Abû ʿUmar wa-s-Sanʿânî »), probablement أبو عمرو الصنعاني (le wâw de ʿAmr détaché en conjonction) : Abû ʿAmr as-Sanʿânî. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : حفص ابن ميسرة العقيلي أبو عمر والصنعاني

(خ م س ق) Hafs ibn Maysara al-ʿUqaylî, Abû ʿUmar wa-s-Sanʿânî, établi à ʿAsqalân. Ibn Maʿîn a dit : « Digne de confiance ; on lui reproche seulement d'avoir procédé par présentation (ʿard) », c'est-à-dire que son audition de ses maîtres se faisait par sa propre lecture devant eux. D'Ibn Maʿîn encore, il est rapporté qu'il a dit : « Que son état serait bon si toute son audition était par présentation ! », comme s'il disait qu'une partie en est par remise (munâwala). Ahmad et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. Abû Hâtim a dit : « Il y a dans ses hadiths quelques erreurs. » (Je dis) Al-Azdî s'est singularisé en disant : « Il a rapporté d'al-ʿAlâ' ibn ʿAbd ar-Rahmân des hadiths réprouvés », et as-Sâjî a dit : « Il y a de la faiblesse dans ses hadiths. » (Je dis) Il a chez al-Bukhârî un hadith au Livre du pèlerinage d'après Hishâm ibn ʿUrwa, avec la corroboration de ʿAmr ibn al-Hârith ; un hadith sur l'aumône de la rupture du jeûne (zakât al-fitr) d'après Mûsâ ibn ʿUqba, avec la corroboration de Zuhayr ibn Muʿâwiya chez Muslim ; un hadith au Livre de l'attachement ferme (al-iʿtisâm) d'après Zayd ibn Aslam, avec la corroboration d'Abû Ghassân Muhammad ibn Mutarrif chez lui ; et à l'Exégèse (at-tafsîr) d'après lui, avec la corroboration de Saʿîd ibn Abî Hilâl chez lui. Muslim, an-Nasâ'î et Ibn Mâja ont rapporté de lui.

(خ م ت س) Al-Hakam ibn ʿAbd Allâh, Abû n-Nuʿmân al-Basrî. Adh-Dhuhlî a dit : « Il était solide pour Shuʿba ; la mort l'a emporté prématurément. » Ibn ʿAdî a dit : « Il a des hadiths réprouvés pour lesquels il n'est pas corroboré. » Ibn Abî Hâtim a dit, d'après son père : « Inconnu. » (Je dis) N'est pas inconnu celui de qui ont rapporté quatre rapporteurs dignes de confiance et qu'adh-Dhuhlî a déclaré digne de confiance. Malgré cela, il n'a chez al-Bukhârî qu'un seul hadith, au Livre de l'aumône légale (az-zakât), qu'al-Bukhârî a rapporté d'Abû Qudâma, d'après lui, d'après Shuʿba, d'après al-Aʿmash, d'après Abû Wâ'il, d'après Abû Masʿûd, sur la révélation de la parole du Très-Haut : « Ceux qui dénigrent les croyants qui font spontanément l'aumône… » [At-Tawba : 79], le verset ; et il l'a rapporté à l'Exégèse par le hadith de Ghundar d'après Shuʿba.

Passage douteuxImprimé الحكم بن رافع (al-Hakam ibn Râfiʿ) ; Abû l-Yamân al-Himsî est connu comme al-Hakam ibn Nâfiʿ (نافع). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : الحكم بن رافع أبو اليمان الحمصي

(ع) Al-Hakam ibn Râfiʿ, Abû l-Yamân al-Himsî. On s'accorde unanimement sur sa fiabilité ; al-Bukhârî s'est appuyé sur lui et a beaucoup rapporté de lui, et les autres ont rapporté de lui par un intermédiaire. Certains ont critiqué son audition de Shuʿayb : on a dit qu'elle était par remise (munâwala), et on a dit qu'elle était par simple autorisation. Al-Fadl ibn Ghassân a dit : « J'ai entendu Yahyâ ibn Maʿîn dire : “J'ai interrogé Abû l-Yamân sur le hadith de Shuʿayb ; il a dit : Ce n'est pas une remise ; la remise, je ne l'ai pratiquée pour personne.” » Abû Zurʿa ar-Râzî est allé jusqu'à dire : « Abû l-Yamân n'a entendu de Shuʿayb qu'un seul hadith. » (Je dis) Si cela est authentique, c'est une preuve de la validité de la transmission par licence (ijâza), sauf qu'il disait pour tout cela « nous a informés » ; et il n'y a pas lieu de chicaner là-dessus si c'était une convention qui lui était propre.

(ع) Hammâd ibn Usâma, Abû Usâma al-Kûfî, l'un des imams solides. On s'accorde à le déclarer digne de confiance ; al-Azdî s'est singularisé en le mentionnant parmi les faibles, et il a rapporté de Sufyân ibn Wakîʿ que celui-ci a dit : « Abû Usâma recherchait les livres des rapporteurs, les prenait et les recopiait. Ibn Numayr m'a dit : “Celui qui pense du bien d'Abû Usâma dit qu'il avait enterré ses livres, puis qu'il rechercha ensuite les hadiths auprès des gens et les recopia.” » Sufyân ibn Wakîʿ a dit : « Je m'étonne que ses hadiths aient pu être admis ; son cas était évident, et il était parmi les gens qui volaient le plus les hadiths de Humayd. » Fin. Ce Sufyân ibn Wakîʿ est faible, on ne tient pas compte de lui, pas plus que de celui qui le cite, à savoir Abû l-Fath al-Azdî ; de plus, celui-ci a rapporté cela d'Ibn Wakîʿ avec la chaîne, mais le nom d'Ibn Wakîʿ est tombé de la copie du livre d'al-Azdî qu'adh-Dhahabî a consultée ; il a donc cru qu'il le rapportait de Sufyân ath-Thawrî, s'est mis à s'en étonner, puis a dit que c'était un propos sans fondement. Quant à Abû Usâma, Ahmad a dit de lui : « Il était solide — qu'il était solide ! — ; il ne se trompait presque jamais. » Le groupe a rapporté de lui.

(م د ت) Hammâd ibn Salama ibn Dînâr al-Basrî, l'un des imams solides (athbât), si ce n'est que sa mémoire s'est dégradée à la fin de sa vie. Al-Bukhârî l'a cité comme témoignage sous forme de taʿlîq (sans chaîne complète), mais n'a rien cité de lui pour le prendre comme argument, ni conjointement avec un autre, ni à titre de corroboration (mutâbaʿa), sauf en un seul endroit, où il dit : « Abû l-Walîd nous a dit : “Hammâd ibn Salama nous a rapporté…” », et il le mentionne ; cela se trouve dans le Livre des propos qui attendrissent les cœurs (ar-riqâq). Cette formule, al-Bukhârî l'emploie pour les hadiths mawqûf (s'arrêtant au Compagnon), et aussi pour les hadiths marfûʿ (remontant au Prophète) lorsque figure dans leur chaîne de transmission quelqu'un qu'il ne prend pas comme argument. Muslim et les quatre [auteurs des Sunan] l'ont pris comme argument ; cependant al-Hâkim a dit : « Muslim ne l'a pris comme argument que pour le hadith de Thâbit d'après Anas ; quant au reste de ce qu'il a cité de lui, c'est à titre de corroboration. » Al-Bayhaqî a ajouté que ce qui ne relève pas du hadith de Thâbit n'atteint pas, chez Muslim, douze hadiths. Et Allah sait mieux.

Passage douteuxSigle imprimé (خ ء ا), incohérent avec les sigles usuels (vraisemblablement (خ ٤) : al-Bukhârî et les auteurs des Sunan) ; gardé tel quel. Texte arabe imprimé : (خ ء ا)

(خ ء ا) Humayd ibn al-Aswad, Abû l-Aswad al-Basrî. Abû Hâtim l'a jugé digne de confiance. Ahmad ibn Hanbal a dit : « Qu'il est réprouvable, ce qu'il apporte ! » Al-ʿUqaylî a dit : « ʿAffân s'en prenait à lui parce qu'il avait rapporté un hadith réprouvé (munkar). » As-Sâjî a dit : « Véridique (sadûq), il a des hadiths réprouvés. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui deux hadiths, où il est chaque fois cité conjointement avec Yazîd ibn Zurayʿ : l'un dans le commentaire de la sourate al-Baqara, l'autre dans le combat sacré (al-jihâd). Les auteurs des Sunan ont rapporté de lui.

Passage douteuxImprimé أبو عبيد (Abû ʿUbayd), probablement أبو عبيدة : Abû ʿUbayda al-Haddâd. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وقال أبو عبيد الحداد عن شعبة

(ع) Humayd ibn Abî Humayd at-Tawîl al-Basrî, célèbre, du nombre des rapporteurs dignes de confiance que l'on s'accorde à prendre comme argument, si ce n'est qu'il pratiquait le tadlîs (dissimulation de l'intermédiaire) dans les hadiths d'Anas : il en avait entendu la plupart de Thâbit et d'autres de ses compagnons, d'après lui. Ainsi Mu'ammal ibn Ismâʿîl a rapporté d'après Hammâd ibn Salama : « La plupart de ce que Humayd rapporte d'Anas, il l'a entendu de Thâbit. » Abû ʿUbayd al-Haddâd a dit, d'après Shuʿba : « Humayd n'a entendu d'Anas que vingt-quatre hadiths ; le reste, il l'a entendu de Thâbit, ou c'est Thâbit qui le lui a fait vérifier. » C'est là une parole exacte. Quant à ce qui est rapporté d'Abû Dâwûd at-Tayâlisî, d'après Shuʿba, qui aurait dit : « Tout ce que Humayd a entendu d'Anas, ce sont cinq hadiths », celui qui rapporte cela d'Abû Dâwûd n'est pas fiable. ʿAlî ibn al-Madînî a dit, d'après Yahyâ ibn Saʿîd : « Lorsqu'on voulait faire préciser à Humayd at-Tawîl certains hadiths d'Anas, il en doutait. » Ibn Saʿd a dit : « Il était digne de confiance, riche en hadiths, si ce n'est qu'il lui arrivait de pratiquer le tadlîs à partir d'Anas. » Yahyâ ibn Yaʿlâ al-Muhâribî a dit : « Zâ'ida a rejeté les hadiths de Humayd at-Tawîl. » (Je dis) Zâ'ida ne l'a délaissé que parce qu'il s'était mêlé de quelque affaire des califes ; Makkî ibn Ibrâhîm l'a expliqué. Al-Bukhârî a pris soin, en citant les hadiths de Humayd, de retenir les voies où il déclare explicitement avoir entendu ; et il les a mentionnés à titre de corroboration et de taʿlîq. Les autres [auteurs des recueils] ont rapporté de lui.

* (ع) Humayd ibn Qays al-Aʿraj al-Makkî, Abû Safwân. ʿAbd Allâh ibn Ahmad ibn Hanbal a dit, d'après son père : « Il n'est pas fort. » Mais Ahmad l'a jugé digne de confiance dans la version qu'en donne Abû Tâlib, de même qu'Ibn Maʿîn, Ibn Saʿd, Abû Zurʿa et Abû Hâtim — les deux Râzî —, Abû Dâwûd, an-Nasâ'î, Ibn Khirâsh, al-ʿIjlî et Yaʿqûb ibn Sufyân. At-Tirmidhî a dit dans al-ʿIlal : « J'ai entendu Muhammad [al-Bukhârî] dire : “Il est digne de confiance.” » Abû Zurʿa ad-Dimashqî a dit : « Il est du nombre des rapporteurs dignes de confiance. » Ibn ʿAdî a dit : « Le caractère réprouvé [de certains hadiths] ne vient que du côté de ceux qui rapportent de lui. » Tous [les auteurs des recueils] l'ont pris comme argument.

(ع) Humayd ibn Hilâl al-ʿAdawî, Abû Nasr, des grands parmi les Successeurs (tâbiʿûn). Ibn Maʿîn, al-ʿIjlî, an-Nasâ'î et d'autres l'ont jugé digne de confiance. Yahyâ al-Qattân a dit : « Ibn Sîrîn ne l'agréait pas. » (Je dis) Abû Hâtim ar-Râzî a expliqué que c'était parce qu'il s'était mêlé de quelque fonction au service du souverain. Tous [les auteurs des recueils] l'ont pris comme argument.

* (ع) Hanzala ibn Abî Sufyân al-Jumahî, l'un des rapporteurs solides. Yaʿqûb ibn Shayba a dit : « Digne de confiance, mais en deçà des plus solides. » Ibn Maʿîn, an-Nasâ'î, Abû Zurʿa, Abû Dâwûd et d'autres l'ont jugé digne de confiance. Ibn ʿAdî a cité de lui dans al-Kâmil un hadith de sa version d'après Nâfiʿ, d'après Ibn ʿUmar, qu'il a jugé réprouvé ; or peut-être le défaut caché (ʿilla) vient-il d'un autre que lui. (Je dis) Tous [les auteurs des recueils] l'ont pris comme argument, et al-Bukhârî n'a rien cité de ses hadiths d'après Nâfiʿ.

La lettre khâ' avec point (خ)

(خ س ق) Khâlid ibn Saʿd al-Kûfî, affranchi d'Abû Masʿûd al-Ansârî. Ibn Maʿîn l'a jugé digne de confiance. Ibn Abî ʿÂsim a dit dans le Kitâb al-ashriba, après un hadith qu'il a cité par sa voie, d'après Abû Masʿûd, sous forme marfûʿ, au sujet du nabîdh (boisson de macération) : « Cette information n'est pas authentique ; Khâlid est inconnu (majhûl), et je ne pense pas qu'il ait entendu Abû Masʿûd, car il n'a pas dit : “J'ai entendu”. » Ibn ʿAdî l'a mentionné dans al-Kâmil, y a cité ce même hadith et l'a jugé réprouvé, en disant : « Peut-être le défaut caché vient-il de Yahyâ ibn Yamân. » Il a cité de lui un autre hadith, l'a jugé réprouvé et a dit : « Peut-être le mal vient-il de Muhammad ibn Ishâq al-Balkhî. » (Je dis) Al-Bukhârî a cité de lui un seul hadith, dans la médecine, de sa version d'après Ibn Abî ʿAtîq, d'après ʿÂ'isha, au sujet de la nigelle (al-habba as-sawdâ') ; et ce hadith a chez lui des témoignages concordants (shawâhid).

(خ ت س) Khâlid ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn Bukayr as-Sulamî, Abû Umayya al-Basrî. Abû Hâtim a dit : « Véridique, il n'y a pas de mal en lui. » Ibn Hibbân a dit dans ath-Thiqât : « Il se trompe. » Al-ʿUqaylî a dit : « On le contredit dans ses hadiths. » (Je dis) Al-Bukhârî a cité de lui, dans la prière, un seul hadith, de sa version d'après Ghâlib al-Qattân, d'après Bakr ibn ʿAbd Allâh al-Muzanî, d'après Anas, avec la corroboration de Bishr ibn al-Mufaddal qui le rapporte d'après Ghâlib en termes semblables.

(خ م ت س ق) Khâlid ibn Makhlad al-Qatawânî al-Kûfî, Abû l-Haytham, des grands parmi les maîtres d'al-Bukhârî ; il a rapporté de lui directement, et aussi par l'intermédiaire d'un autre. Al-ʿIjlî a dit : « Digne de confiance, il y a en lui du chiisme. » Ibn Saʿd a dit : « C'était un chiite outrancier. » Sâlih Jazara a dit : « Digne de confiance, si ce n'est qu'il était soupçonné d'excès dans le chiisme. » Ahmad ibn Hanbal a dit : « Il a des hadiths réprouvés. » Abû Dâwûd a dit : « Véridique, si ce n'est qu'il est chiite. » Abû Hâtim a dit : « On écrit ses hadiths, mais on ne les prend pas comme argument. » (Je dis) Quant au chiisme, nous avons exposé plus haut que, lorsque le rapporteur est solide dans la réception et la transmission, cela ne lui nuit pas, surtout s'il ne propageait pas son opinion. Quant aux hadiths réprouvés, Abû Ahmad ibn ʿAdî les a recherchés parmi ses hadiths et les a cités dans son Kâmil ; or il n'y a rien parmi eux de ce qu'al-Bukhârî a cité de lui. Bien plus, je ne lui ai vu chez lui, parmi les hadiths qu'il est seul à rapporter, qu'un seul hadith : le hadith d'Abû Hurayra « Quiconque est hostile à un de Mes alliés… », jusqu'à la fin du hadith. Les autres [auteurs des recueils] ont rapporté de lui, excepté Abû Dâwûd.

(ع) Khâlid ibn Mihrân al-Hadhdhâ', Abû l-Munâzil al-Basrî, l'un des rapporteurs solides. Ahmad, Ibn Maʿîn, an-Nasâ'î et Ibn Saʿd l'ont jugé digne de confiance. Shuʿba et Ibn ʿUlayya l'ont critiqué, soit parce qu'il s'était mêlé de quelque fonction au service du souverain, soit à cause de ce qu'a dit Hammâd ibn Zayd : « Khâlid vint chez nous, une fois, de retour de Syrie, et nous eûmes comme l'impression que sa mémoire avait faibli. » Abû Hâtim a dit : « On écrit ses hadiths, mais on ne les prend pas comme argument. » Tous [les auteurs des recueils] ont rapporté de lui.

(خ م س) Khuthaym ibn ʿIrâk ibn Mâlik al-Ghifârî. An-Nasâ'î, Ibn Hibbân et al-ʿUqaylî l'ont jugé digne de confiance. Al-Azdî s'est singularisé en disant : « Ses hadiths sont réprouvés (munkar al-hadîth). » Abû Muhammad ibn Hazm, par inadvertance, a suivi al-Azdî et a exagéré en disant : « Il n'est pas permis de rapporter de lui. » Il ne savait pas qu'al-Azdî est faible : comment accepterait-on de lui l'affaiblissement de rapporteurs dignes de confiance ? Avec cela, al-Bukhârî n'a rapporté de lui qu'un seul hadith, d'après son père, d'après Abû Hurayra : « Le musulman ne doit pas d'aumône légale pour son cheval ni pour son esclave » ; il l'a cité dans l'aumône légale (az-zakât), avec la corroboration de Sulaymân ibn Yasâr qui le rapporte d'après ʿIrâk. Muslim et an-Nasâ'î ont rapporté de lui.

(خ د ت) Khallâd ibn Yahyâ ibn Safwân as-Sulamî al-Kûfî, Abû Muhammad, des plus anciens maîtres d'al-Bukhârî ; il rapporte ses hadiths d'après certains Successeurs. Ahmad, al-ʿIjlî et al-Khalîlî l'ont jugé digne de confiance. Ibn Numayr a dit : « Véridique, si ce n'est qu'il y a dans ses hadiths quelques erreurs. » Al-Hâkim a dit, d'après ad-Dâraqutnî : « Digne de confiance ; il ne s'est trompé que dans un seul hadith, le hadith de ʿAmr ibn Hurayth d'après ʿUmar50 sur la poésie : il l'a donné comme marfûʿ, alors qu'an-Nasâ'î l'a donné comme mawqûf. » (Je dis) Al-Bukhârî n'a cité de lui que quelques hadiths, autres que celui-ci. Abû Hâtim a dit : « Il n'est pas si connu ; sa place est la véracité. » Abû Dâwûd et at-Tirmidhî ont rapporté de lui.

(ع) Khilâs ibn ʿAmr al-Hajarî. Ibn Maʿîn, Abû Dâwûd et al-ʿIjlî l'ont jugé digne de confiance. Abû Hâtim a dit : « On dit que des feuillets provenant de ʿAlî étaient tombés entre ses mains ; il n'est pas fort. » Ahmad ibn Hanbal a dit : « Al-Qattân se gardait de ses hadiths d'après ʿAlî en particulier. » On s'accorde à dire que sa version d'après ʿAlî ibn Abî Tâlib et ses proches est mursal (à chaîne interrompue). Abû Dâwûd a dit, d'après Ahmad : « Il n'a pas entendu Abû Hurayra. » (Je dis) Sa version d'après lui se trouve chez al-Bukhârî : il a cité de lui deux hadiths, où il l'a chaque fois joint à Muhammad ibn Sîrîn, et il n'a chez lui rien d'autre que ces deux-là.

Passage douteuxImprimé أن قرنه, probablement إن قرنه (parallèle à وإن أفرده) : « s'il l'a joint à un autre ». Texte arabe imprimé : أن قرنه بغيره قال حدثنا خليفة Imprimé شبابة, alors que le surnom donné plus haut est شباب ; probablement شباب : « Shabâb » ; rendu « Shabâba » tel qu'imprimé. Texte arabe imprimé : كتبتها من كتاب شبابة العصفري

* (خ) Khalîfa ibn Khayyât ibn Khalîfa al-ʿUsfurî, Abû ʿAmr al-Basrî, surnommé Shabâb, l'un des mémorisateurs (huffâz) auteurs d'ouvrages, parmi les maîtres d'al-Bukhârî. Ibn ʿAdî a dit : « Il a de nombreux hadiths et des ouvrages ; ses hadiths sont droits ; il est véridique, du nombre des rapporteurs vigilants. » Ibn Hibbân a dit : « Il était rigoureux et savant dans l'histoire des gens. » Al-ʿUqaylî a dit : « Ibn al-Madînî l'a dénigré. » Ibn ʿAdî a contesté cela en faisant valoir que cela provient de la version d'al-Kudaymî d'après Ibn al-Madînî, et qu'al-Kudaymî est faible ; cependant al-Hasan ibn Yahyâ a rapporté de ʿAlî ibn al-Madînî quelque chose de semblable. Ibn Abî Hâtim a dit : « Abû Zurʿa n'a pas consenti à nous lire ses hadiths. » Abû Hâtim a dit : « Je ne rapporte pas de lui ; il n'est pas fort. J'ai écrit de son Musnad trois hadiths d'après Abû l-Walîd ; puis je suis allé trouver Abû l-Walîd et l'ai interrogé à leur sujet ; il les a désavoués et a dit : “Ce ne sont pas là de mes hadiths.” Je lui ai dit : “Je les ai écrits d'après le livre de Shabâba al-ʿUsfurî.” Il l'a reconnu, et sa colère s'est apaisée. » (Je dis) Cette anecdote est susceptible d'interprétation. Pour tout ce qu'al-Bukhârî a cité de lui : s'il l'a joint à un autre, il a dit : « Khalîfa nous a rapporté », et cela dans trois hadiths ; et s'il l'a cité seul, il l'a donné sous forme de taʿlîq, en disant : « Khalîfa a dit » ; c'est ce qu'a dit Abû l-Walîd al-Bâjî. Avec cela, il n'y a rien parmi eux qu'il soit seul à rapporter. Et Allah sait mieux.

La lettre dâl (د)

(ع) Dâwûd ibn al-Husayn al-Madanî. Ibn Maʿîn, Ibn Saʿd, al-ʿIjlî, Ibn Ishâq, Ahmad ibn Sâlih al-Misrî et an-Nasâ'î l'ont jugé digne de confiance. Abû Hâtim a dit : « Il n'est pas fort ; n'eût été que Mâlik a rapporté de lui, ses hadiths auraient été délaissés. » Al-Jûzajânî a dit : « On ne loue pas ses hadiths. » As-Sâjî a dit : « Ses hadiths sont réprouvés ; il est soupçonné de partager l'opinion des Kharijites. » Ibn Hibbân a dit : « Il ne propageait pas son opinion. » ʿAlî ibn al-Madînî a dit : « Ce qu'il a rapporté d'après ʿIkrima est réprouvé. » Abû Dâwûd a dit de même, en ajoutant : « Ses hadiths d'après ses [autres] maîtres sont droits. » Ibn ʿAdî a dit : « Il est, à mon avis, acceptable dans le hadith. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui un seul hadith, de la version de Mâlik d'après lui, d'après Abû Sufyân, affranchi d'Ibn Abî Ahmad, d'après Abû Hurayra, au sujet des ʿarâyâ (vente de dattes sur pied) ; et il a des témoignages concordants.

Passage douteuxImprimé الاتصال (al-Ittisâl), probablement الإيصال : l'ouvrage d'Ibn Hazm *al-Îsâl*. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : فقال في الاتصال وفى المحلى

(خ م د س ق) Dâwûd ibn Rushayd, Abû l-Fadl al-Khwârizmî, établi à Bagdad, l'un des rapporteurs dignes de confiance. Ibn Maʿîn et d'autres l'ont jugé digne de confiance. Muslim, Abû Dâwûd et Ibn Mâja ont rapporté de lui, et al-Bukhârî a rapporté de lui un seul hadith par un intermédiaire, de même qu'an-Nasâ'î. Ibn Hazm, par inadvertance, a dit dans al-Ittisâl, ainsi que dans al-Muhallâ, au Livre des peines légales (al-hudûd), qu'il est faible ; il semble qu'il l'ait confondu [avec un autre].

(ع) Dâwûd ibn ʿAbd ar-Rahmân al-ʿAttâr, Abû Sulaymân al-Makkî. Ibn Maʿîn et d'autres l'ont jugé digne de confiance — selon ce qu'Ishâq ibn Mansûr a rapporté de lui —, ainsi qu'Abû Hâtim, Abû Dâwûd, al-ʿIjlî et al-Bazzâr. Al-Hâkim a rapporté qu'Ibn Maʿîn l'a affaibli, et al-Azdî a dit : « On le critique. » (Je dis) L'affaiblissement qui lui est attribué n'est pas établi d'après Ibn Maʿîn, et quant à al-Azdî, nous avons établi qu'on ne tient pas compte de lui. Al-Bukhârî n'a cité de lui qu'un seul hadith, dans la prière, à titre de corroboration. Les autres [auteurs des recueils] ont rapporté de lui.

La lettre dhâl avec point (ذ)

(ع) Dharr ibn ʿAbd Allâh al-Murhibî, Abû ʿAmr al-Kûfî, l'un des rapporteurs dignes de confiance et solides. Ibn Maʿîn, an-Nasâ'î, Abû Hâtim et Ibn Numayr l'ont jugé digne de confiance. Abû Dâwûd a dit : « Il était murjiʾite », et Ibrâhîm an-Nakhaʿî et Saʿîd ibn Jubayr l'ont délaissé pour cette raison. Tous [les auteurs des recueils] ont rapporté de lui.

La lettre râ' (ر)

Passage douteuxImprimé الثور (ath-Thawr), probablement الثوري : ath-Thawrî. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : يخطئ في حديثه عن الثور وشعبة

* Ar-Rabîʿ ibn Yahyâ51 al-Ushnânî, Abû l-Fadl al-Basrî, parmi les maîtres d'al-Bukhârî. Abû Hâtim ar-Râzî a dit : « Digne de confiance, solide. » Ad-Dâraqutnî a dit : « Il se trompe dans ses hadiths d'après ath-Thawr et Shuʿba. » (Je dis) Al-Bukhârî n'a rien cité de lui, sinon de ses hadiths d'après Zâ'ida seulement.

Passage douteuxImprimé مدراهم, probablement مدارهم : « leur pivot » ; traduit ainsi. Texte arabe imprimé : فإنما مدراهم ورجوعهم على أبى العالية

(ع) Rufayʿ Abû l-ʿÂliya ar-Riyâhî, des grands parmi les Successeurs, connu par sa kunya. Ibn Maʿîn et d'autres l'ont jugé digne de confiance, au point qu'Abû l-Qâsim al-Lâlakâ'î a dit : « On s'accorde sur sa fiabilité », si ce n'est qu'il pratique beaucoup l'irsâl (omission de l'intermédiaire) d'après ceux qu'il a connus. Ibn ʿAdî l'a mentionné dans al-Kâmil et a rapporté, d'après Harmala, d'après ash-Shâfiʿî, que celui-ci a dit : « Le hadith d'Abû l-ʿÂliya ar-Riyâhî, c'est du vent (riyâh). » Ibn ʿAdî a dit : « Ash-Shâfiʿî visait par là son hadith sur le rire pendant la prière. » Il a dit : « Tous ceux qui l'ont rapporté en dehors de lui, leur pivot et leur point de retour, c'est Abû l-ʿÂliya ; le hadith est le sien et c'est par lui qu'il est connu ; c'est à cause de lui qu'on a critiqué Abû l-ʿÂliya ; le reste de ses hadiths est droit. » (Je dis) Tous [les auteurs des recueils] l'ont pris comme argument ; mais il n'a chez al-Bukhârî que trois hadiths, de sa version d'après Ibn ʿAbbâs exclusivement.

(ع) Rawh ibn ʿUbâda al-ʿAbsî52, Abû Muhammad al-Basrî. Al-Bukhârî a été son contemporain par l'âge, mais ne l'a pas rencontré. Il était l'un des imams. ʿAlî ibn al-Madînî, Yahyâ ibn Maʿîn, Yaʿqûb ibn Shayba, Abû ʿÂsim, Ibn Saʿd et al-Bazzâr l'ont jugé digne de confiance, et Ahmad ainsi que d'autres ont fait son éloge. Yaʿqûb ibn Shayba a dit : « J'ai dit à Ibn Maʿîn : “On prétend que Yahyâ al-Qattân le critiquait.” Il répondit : “C'est faux, il ne l'a pas critiqué.” » Ibn al-Madînî a dit : « Ibn Mahdî le blâmait au sujet de hadiths d'Ibn Abî Dhi'b et de questions posées à az-Zuhrî qu'il possédait. Lorsque je vins à Médine, Maʿn ibn ʿÎsâ me les sortit et dit : “Elles sont aussi chez un Basrien de chez vous, appelé Rawh, qui les a entendues avec nous.” Je suis allé trouver Ibn Mahdî et l'en ai informé ; il dit alors : “Demande-lui pour moi de m'en tenir quitte.” » ʿAffân le blâmait aussi, mais Abû Khaythama le lui reprocha, et il cessa de parler de lui. Abû Khaythama a dit : « Le plus grave que j'aie vu de sa part, c'est qu'il rapporta un jour un hadith ; Ibn al-Madînî le reprit sur un nom ; il l'effaça alors de son livre et inscrivit ce que ʿAlî lui avait dit. » (Je dis) Cela montre son équité. Abû Masʿûd a dit : « Douze hommes l'ont critiqué, mais leur parole à son sujet n'a pas eu d'effet. » (Je dis) Les imams l'ont tous pris comme argument.

La lettre zây (ز)

(خ م د ت ق) Az-Zubayr ibn Khirrît al-Basrî. Ahmad, Ibn Maʿîn, an-Nasâ'î, Abû Hâtim et d'autres l'ont jugé digne de confiance. Al-Bâjî a rapporté, dans Rijâl al-Bukhârî, que ʿAlî ibn al-Madînî a dit : « Shuʿba l'a délaissé. » (Je dis) Ce que j'ai vu rapporté de ʿAlî, c'est qu'il a dit : « Shuʿba n'a pas rapporté de lui », et entre les deux formulations il y a une nette différence. Le groupe [des auteurs des six recueils] a rapporté de lui, à l'exception d'an-Nasâ'î.

(ع) Zakariyyâ ibn Ishâq al-Makkî. Ibn Maʿîn, Ahmad, Abû Zurʿa, Abû Hâtim, an-Nasâ'î, Abû Dâwûd, Ibn al-Barqî et Ibn Saʿd l'ont jugé digne de confiance. Yahyâ ibn Maʿîn a dit : « Il professait la doctrine du libre arbitre (qadar). Rawh ibn ʿUbâda nous a informés : “J'ai vu un crieur proclamer à La Mecque que le gouverneur interdisait de fréquenter les assemblées de Zakariyyâ à cause du qadar.” » (Je dis) Le groupe s'est appuyé sur lui comme argument. Il a chez al-Bukhârî un seul hadith d'après Yahyâ ibn ʿAbd Allâh ibn Sayfî, et quelques hadiths d'après ʿAmr ibn Dînâr.

Passage douteuxImprimé ما أقر بهما, probablement ما أقربهما : « qu'ils sont proches l'un de l'autre ! ». Texte arabe imprimé : ثم قال ما أقر بهما Imprimé صلح (Salh), probablement صالح : Sâlih ibn Ahmad ibn Hanbal, fils d'Ahmad. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وقال صلح بن أحمد عن أبيه هو أحب إلى

(ع) Zakariyyâ ibn Abî Zâ'ida, Abû Yahyâ al-Kûfî. Ahmad, Yaʿqûb ibn Sufyân, Ibn Saʿd et al-Bazzâr l'ont jugé digne de confiance. Abû Zurʿa, Abû Hâtim et Abû Dâwûd ont dit : « Véridique (sadûq), si ce n'est qu'il pratiquait la dissimulation (tadlîs, taire l'intermédiaire réel) dans ce qu'il rapportait d'ash-Shaʿbî. » Al-ʿIjlî a dit : « Digne de confiance, si ce n'est qu'il n'a entendu Abû Ishâq que tardivement. » Abû Hâtim a dit : « Faible dans le hadith (layyin al-hadîth) ; Abû Isrâ'îl m'est plus cher que lui. » Salh ibn Ahmad a dit, d'après son père : « Il m'est plus cher qu'Isrâ'îl », puis il a dit : « Qu'ils sont proches l'un de l'autre ! Leurs hadiths d'après Abû Ishâq sont faibles. » Le groupe s'est appuyé sur lui comme argument.

(خ) Zakariyyâ ibn Yahyâ ibn ʿUmar ibn Husayn ibn Humayd ibn Munhib at-Tâ'î, Abû s-Sukayn, l'un des maîtres d'al-Bukhârî. Ad-Dâraqutnî l'a critiqué : il a dit une fois : « Il n'est pas fort », et une autre fois : « Délaissé (matrûk). » Al-Hâkim a dit : « Il se trompe dans certains hadiths. » Al-Khatîb a dit : « Digne de confiance. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui dans le Sahîh un seul hadith, qui se trouve dans le Livre des deux fêtes : d'après lui, d'après al-Muhâribî, d'après Muhammad ibn Sûqa, et d'après Ahmad ibn Yaʿqûb, d'après Ishâq ibn Saʿîd, tous deux d'après Saʿîd ibn Jubayr, d'après Ibn ʿUmar, au sujet de son histoire avec al-Hajjâj, lorsque le fer d'une lance l'atteignit ; al-Bukhârî y dit : « Zakariyyâ ibn Yahyâ Abû s-Sukayn nous a rapporté. » Il a cité trois autres hadiths dans le Sahîh d'après Zakariyyâ ibn Yahyâ, sans kunya ni filiation : deux d'entre eux d'après lui, d'après ʿAbd Allâh ibn Numayr, et l'autre d'après lui, d'après Abû Usâma ; or le Zakariyyâ ibn Yahyâ de ces trois passages est al-Balkhî. Abû s-Sukayn n'a chez lui que le premier, et il a cité à côté de lui son témoignage concordant (shâhid). Et Allah sait mieux.

(ع) Zuhayr ibn Muhammad at-Tamîmî, Abû l-Mundhir al-Khurâsânî, établi à La Mecque, sur lequel les avis divergent. Ahmad ibn Hanbal a dit : « On dirait que le Zuhayr dont rapportent les gens de Syrie est un autre homme, car la transmission de nos compagnons d'après lui est droite, chez ʿAbd ar-Rahmân ibn Mahdî et Abû ʿÂmir al-ʿAqadî ; quant à la transmission de ʿAmr ibn Abî Salama at-Tinnîsî, ce sont des inepties. » Abû Hâtim a dit : « Sa mémoire est mauvaise, et ses hadiths en Syrie sont plus réprouvés que ses hadiths en Irak. » Al-ʿIjlî, al-Bukhârî et an-Nasâ'î ont dit quelque chose de semblable. Ibn ʿAdî a dit : « Peut-être les gens de Syrie se sont-ils trompés à son sujet, car les transmissions des gens d'Irak d'après lui ressemblent à des transmissions droites, et j'espère qu'il n'y a pas de mal en lui. » Les rapports divergent à son sujet d'après Yahyâ ibn Maʿîn ; il vaut selon les hadiths de ceux qui rapportent de lui. Ibn ʿAbd al-Barr a exagéré en disant : « Il est faible selon tous. » L'auteur d'al-Mîzân l'a repris en faisant valoir que le groupe s'est appuyé sur lui comme argument, et il en est bien comme il l'a dit : le groupe a cité de lui. Mais il n'a chez al-Bukhârî qu'un seul hadith, dans le Livre des malades, où il dit : « ʿAbd Allâh ibn Muhammad m'a rapporté : ʿAbd al-Malik ibn ʿAmr — c'est-à-dire Abû ʿÂmir al-ʿAqadî — nous a rapporté : Zuhayr ibn Muhammad nous a rapporté, d'après Muhammad ibn ʿAmr ibn Halhala, d'après ʿAtâ' ibn Yasâr, d'après Abû Saʿîd et d'après Abû Hurayra », le hadith : « Il n'est pas de fatigue qui atteigne le musulman… », jusqu'à la fin du hadith ; il y est corroboré (mutâbaʿa) par al-Walîd ibn Kathîr chez Muslim. Al-Bukhârî a aussi cité, dans le Livre de la demande de permission, avec cette même chaîne de transmission jusqu'à Zuhayr, d'après Zayd ibn Aslam, d'après ʿAtâ' ibn Yasâr, d'après Abû Saʿîd, le hadith : « Gardez-vous de vous asseoir sur les chemins… », jusqu'à la fin du hadith, sans préciser chez lui la filiation de Zuhayr ; al-Mizzî et d'autres ont indiqué qu'il s'agit de Zuhayr ibn Muhammad. Il y est corroboré par Hafs ibn Maysara chez tous deux [al-Bukhârî et Muslim] et par ad-Darâwardî chez Muslim et Abû Dâwûd, tous deux d'après Zayd ibn Aslam, avec cette chaîne. Il n'a rien d'autre chez al-Bukhârî.

(خ ت ق) Ziyâd ibn ar-Rabîʿ al-Yahmadî al-Basrî, surnommé Abû Khidâsh. Ahmad ibn Hanbal, Abû Dâwûd et Ibn Hibbân l'ont jugé digne de confiance. Ibn ʿAdî l'a mentionné dans al-Kâmil et a rapporté, d'après ad-Dûlâbî, d'après al-Bukhârî, que celui-ci a dit : « Sa chaîne de transmission est à examiner. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui dans le Sahîh un seul hadith, dans le Livre des expéditions, de sa transmission d'après Abû ʿImrân al-Jawnî, d'après Anas : celui-ci regarda les gens, qui portaient des châles (tayâlisa)…, jusqu'à la fin du hadith ; il n'a chez lui rien d'autre. Ibn ʿAdî a dit, après avoir cité de lui ce hadith et d'autres : « Je ne vois pas de mal dans ses transmissions. »

(خ م ت ق) Ziyâd ibn ʿAbd Allâh ibn at-Tufayl al-Bakkâ'î al-ʿÂmirî al-Kûfî, qui a transmis les Maghâzî (expéditions) d'Ibn Ishâq. Yahyâ ibn Âdam a dit, d'après ʿAbd Allâh ibn Idrîs : « Je ne trouve personne de plus sûr que lui pour Ibn Ishâq, car celui-ci les lui a dictées deux fois. » Sâlih Jazara a dit : « Ziyâd est faible en lui-même, mais il est le plus sûr des gens pour le livre des Maghâzî. » ʿUthmân ad-Dârimî et d'autres ont dit de même d'après Ibn Maʿîn. Wakîʿ a dit : « Avec sa noblesse, il ne ment pas. » Ahmad ibn Hanbal et Abû Dâwûd ont dit : « Ses hadiths sont ceux des gens véridiques. » ʿAlî ibn al-Madînî, an-Nasâ'î et Ibn Saʿd l'ont jugé faible, et Ibn Hibbân a exagéré en disant : « Il n'est pas permis de prendre pour argument ce qu'il rapporte quand il est seul à le rapporter. » (Je dis) Il n'a chez al-Bukhârî que son hadith d'après Humayd, d'après Anas : son oncle paternel fut absent du combat de Badr…, jusqu'à la fin du hadith ; il l'a cité dans le Livre du jihâd, d'après ʿAmr ibn Zurâra, d'après lui, joint au hadith de ʿAbd al-Aʿlâ d'après Humayd. Muslim, at-Tirmidhî et Ibn Mâja ont rapporté de lui.

Passage douteuxImprimé المرزوي (al-Marzawî), probablement المروذي : al-Marrûdhî, le disciple d'Ahmad. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : وقال المرزوي سألت أحمد عنه

(ع) Zayd ibn Abî Unaysa al-Jazarî, Abû Usâma, originaire de Koufa, puis établi à ar-Ruhâ'. On s'accorde à le prendre pour argument et à le juger digne de confiance. Toutefois, Ahmad ibn Hanbal a dit, selon ce qu'en a rapporté al-ʿUqaylî : « Ses hadiths sont bons, passables, et il y a en eux quelque chose de réprouvé. » Al-Marzawî a dit : « J'ai interrogé Ahmad à son sujet ; il a remué la main et a dit : “Convenable, mais il n'est pas ce qu'il y a de mieux.” » (Je dis) Il y a dans le Sahîh d'al-Bukhârî son hadith d'après al-Minhâl ibn ʿAmr.

(ع) Zayd ibn Wahb al-Juhanî, Abû Sulaymân al-Kûfî, des grands parmi les Successeurs (tâbiʿûn). Il partit rejoindre le Prophète (paix et bénédictions sur lui), mais celui-ci mourut alors qu'il était en chemin. Zuhayr ibn Muʿâwiya a dit, d'après al-Aʿmash : « Quand Zayd ibn Wahb te rapporte d'après quelqu'un, c'est comme si tu l'avais entendu de celui d'après qui il te rapporte. » Ibn Maʿîn, Ibn Khirâsh, Ibn Saʿd, al-ʿIjlî et la majorité des imams l'ont jugé digne de confiance. Yaʿqûb ibn Sufyân al-Fasawî s'est singularisé en disant : « Il y a dans ses hadiths beaucoup de défauts », puis il a cité, de sa transmission, la parole de ʿUmar dans son hadith : « Ô Hudhayfa, par Allah, suis-je du nombre des hypocrites ? » Al-Fasawî a dit : « Cela est impossible. » (Je dis) C'est là une sévérité excessive : ce n'est pas avec de telles choses que l'on affaiblit les rapporteurs sûrs ni que l'on rejette les hadiths authentiques. Cette parole est venue de ʿUmar sous l'empire de la crainte et parce qu'il ne se sentait pas à l'abri de la ruse [divine]. On ne prête donc aucune attention à ces suggestions corrompues visant à affaiblir les rapporteurs dignes de confiance. Et Allah sait mieux.

La lettre sîn (س)

(خ د س ق) Sâlim ibn ʿAjlân al-Aftas al-Jazarî, affranchi des Banû Umayya. Ahmad, al-ʿIjlî, Ibn Saʿd, an-Nasâ'î, ad-Dâraqutnî et d'autres l'ont jugé digne de confiance. Abû Hâtim a dit : « Véridique, aux hadiths purs ; il était Murjiʾite. » Al-Jûzajânî a dit : « Il disputait en faveur de l'irjâ' (ajournement du jugement sur les croyants pécheurs), dont il était propagandiste, mais il est solide dans le hadith. » Ibn Hibbân a exagéré en disant : « Il était Murjiʾite, il intervertissait les récits et était seul à rapporter, d'après les rapporteurs dignes de confiance, des énormités ; il fut accusé d'une mauvaise affaire et fut exécuté de sang-froid. » (Je dis) Ibn Saʿd a mentionné que ʿAbd Allâh ibn ʿAlî ibn ʿAbd Allâh ibn ʿAbbâs le fit mettre à mort lorsqu'il se rendit maître de la Syrie, et al-ʿIjlî a mentionné qu'il était du côté des Banû Umayya et que, lorsque les Banû l-ʿAbbâs arrivèrent à Harrân, ils le tuèrent. Abû Dâwûd a dit : « Ibrâhîm al-Imâm était détenu chez Sâlim al-Aftas — il veut dire qu'il y mourut au temps de Marwân al-Himâr — ; lorsque ʿAbd Allâh ibn ʿAlî ibn ʿAbd Allâh ibn ʿAbbâs arriva à Harrân, il le fit venir et lui trancha le cou. » (Fin.) Voilà donc la mauvaise affaire dont Ibn Hibbân prétend qu'il fut accusé : c'est le fait qu'il fut complice de la mort d'Ibrâhîm. Quant à ce qu'il lui attribue, à savoir l'interversion des récits et le reste, cela est rejeté par le jugement de confiance que lui ont accordé les imams ; d'ailleurs Ibn Hibbân n'a pas été capable de citer de lui un seul hadith. Il n'a chez al-Bukhârî que deux hadiths : l'un est son hadith d'après Saʿîd ibn Jubayr, d'après Ibn ʿAbbâs : « La guérison est dans trois choses… », jusqu'à la fin du hadith ; l'autre, avec cette même chaîne : « Lequel des deux termes Moïse a-t-il accompli ? » Chacun des deux a ce qui en témoigne. Les auteurs des Sunan ont rapporté de lui, sauf at-Tirmidhî.

Passage douteuxSigle imprimé (خ م ء ا), incohérent (Surayj ibn an-Nuʿmân est cité par al-Bukhârî et les auteurs des quatre Sunan, non par Muslim, soit vraisemblablement (خ ٤)) ; gardé tel quel. Texte arabe imprimé : (خ م ء ا)

(خ م ء ا) Surayj ibn an-Nuʿmân al-Jawharî, des grands maîtres d'al-Bukhârî. Ibn Maʿîn, al-ʿIjlî, Ibn Saʿd, an-Nasâ'î et ad-Dâraqutnî l'ont jugé digne de confiance. Abû Dâwûd a dit : « Digne de confiance ; il s'est trompé dans certains hadiths. » (Je dis) Al-Bukhârî n'a pas beaucoup rapporté de lui ; il a cité de lui, dans le Livre du vendredi, d'après Fulayh, d'après ʿUthmân ibn ʿAbd ar-Rahmân, d'après Anas, que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) faisait la prière du vendredi lorsque le soleil déclinait. Pour ce hadith, il est corroboré chez Ahmad par Abû ʿÂmir al-ʿAqadî et Yûnus ibn Muhammad al-Mu'addib, et par plus d'un autre chez d'autres que lui. Voilà ce qu'il a de lui sans intermédiaire. Il a de lui, avec un intermédiaire, trois hadiths : l'un dans le Livre des expéditions, au chapitre de la ʿumra de l'accomplissement (ʿumrat al-qadâ') ; le deuxième au chapitre du pèlerinage d'adieu ; le troisième au chapitre de la marche rapide (raml) pendant le pèlerinage et la ʿumra. Les trois hadiths ont une seule chaîne : d'après lui, d'après Fulayh, d'après Nâfiʿ, d'après Ibn ʿUmar. C'est là tout ce qu'il a chez lui. Les auteurs des quatre Sunan ont rapporté de lui.

(خ ت ق) Saʿdân ibn Bishr al-Juhanî ; on dit que son nom est Saʿîd. Ibn al-Madînî a dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » Abû Hâtim a dit : « Convenable. » Al-Hâkim a dit, d'après ad-Dâraqutnî : « Il n'est pas fort. » (Je dis) Il a chez al-Bukhârî un seul hadith, dans les signes de la prophétie, avec la corroboration d'Isrâ'îl, tous deux d'après Saʿd ibn Mujâhid at-Tâ'î, d'après Muhill ibn Khalîfa, d'après ʿAdî ibn Hâtim.

Passage douteuxImprimé عن أبي بكرة عن أبيه (« d'après Abû Bakra, d'après son père »), probablement عن ابن أبي بكرة عن أبيه : « d'après Ibn Abî Bakra, d'après son père ». Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : عن أبي بكرة عن أبيه

(ع) Saʿîd ibn Iyâs al-Jurayrî al-Basrî, l'un des rapporteurs sûrs. Abû Tâlib a dit, d'après Ahmad : « Il était le traditionniste des gens de Basra. » Abû Hâtim a dit : « Il s'est altéré avant sa mort ; celui qui a écrit de lui anciennement, son audition est valable. » Ibn Abî ʿAdî a dit : « Nous l'avons entendu après qu'il se fut altéré. » Yahyâ ibn Saʿîd al-Qattân a dit, d'après Kahmas : « Nous avons trouvé al-Jurayrî méconnaissable aux jours de la peste. » Ibn Hibbân a dit : « Sa mémoire s'est brouillée (ikhtalata) trois ans avant sa mort, mais son brouillage n'a pas été grave. » (Je dis) On s'accorde à le juger digne de confiance, au point qu'an-Nasâ'î a dit : « Il est plus sûr que Khâlid al-Hadhdhâ'. » Al-ʿIjlî a dit : « ʿAbd al-Aʿlâ est parmi ceux dont les hadiths d'après lui sont les plus authentiques ; il l'a entendu huit ans avant qu'il ne se brouille. » (Fin.) Al-Bukhârî n'a cité de ses hadiths que d'après ʿAbd al-Aʿlâ, ʿAbd al-Wârith et Bishr ibn al-Mufaddal, et ceux-là l'ont entendu avant le brouillage. Certes, al-Bukhârî a aussi cité de lui de la transmission de Khâlid al-Wâsitî d'après lui, et je n'ai pas pu établir jusqu'à présent si celui-ci l'a entendu avant ou après le brouillage ; mais son hadith d'après lui est accompagné de la corroboration de Bishr ibn al-Mufaddal, tous deux d'après lui, d'après Abû Bakra, d'après son père. Les autres ont rapporté de lui.

Passage douteuxImprimé أبو سعيد ; la kunya connue d'al-Maqburî est Abû Saʿd ; traduit tel qu'imprimé. Texte arabe imprimé : سعيد المقبري أبو سعيد المدني

(ع) Saʿîd ibn Abî Saʿîd al-Maqburî, Abû Saʿîd al-Madanî, le compagnon d'Abû Hurayra, unanimement jugé digne de confiance. Toutefois, Shuʿba disait : « Saʿîd al-Maqburî nous a rapporté après qu'il eut vieilli. » Al-Wâqidî a prétendu que sa mémoire s'était brouillée quatre ans avant sa mort ; Ibn Saʿd, Yaʿqûb ibn Shayba et Ibn Hibbân l'ont suivi, mais d'autres l'ont contesté. As-Sâjî a dit, d'après Yahyâ ibn Maʿîn : « Le plus sûr des gens à son égard est Ibn Abî Dhi'b. » Ibn Khirâsh a dit : « Le plus sûr des gens à son égard est al-Layth ibn Saʿd. » (Je dis) La plupart de ce qu'al-Bukhârî a cité de lui provient des hadiths de ces deux-là d'après lui. Il a aussi cité des hadiths de Mâlik, d'Ismâʿîl ibn Umayya, de ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar al-ʿUmarî et d'autres parmi les grands. Les autres ont rapporté de lui, mais ils n'ont rien cité des hadiths de Shuʿba d'après lui.

(ع) Saʿîd ibn Sulaymân al-Wâsitî, connu sous le nom de Saʿdawayh, établi à Bagdad, l'un des maîtres d'al-Bukhârî. Abû Hâtim a dit : « Digne de confiance, fiable, et peut-être plus digne de confiance que ʿAffân. » Ad-Dûrî a dit, d'après Ibn Maʿîn : « Il était plus avisé que ʿAmr ibn ʿAwn. » ʿAbd Allâh ibn Ahmad a dit, d'après son père : « Il faisait des fautes de lecture (tashîf) ; il n'est pas sûr. » Ad-Dâraqutnî a dit : « On le critique. » (Je dis) C'est là un affaiblissement imprécis qui n'est pas recevable. Al-Bukhârî n'a pas beaucoup rapporté de lui ; certes, lui et les autres ont aussi rapporté d'un homme d'après lui. Tout ce qu'il a chez al-Bukhârî, ce sont cinq hadiths, parmi lesquels aucun qu'il soit seul à rapporter.

(خ ت س ق) Saʿîd ibn ʿUbayd Allâh ibn Jubayr ibn Hayya ath-Thaqafî al-Jubayrî al-Basrî. Ahmad, Ibn Maʿîn, Abû Zurʿa et an-Nasâ'î l'ont jugé digne de confiance. Al-Hâkim a dit, d'après ad-Dâraqutnî : « Il n'est pas fort ; il rapporte des hadiths qu'il fait remonter [au Prophète] alors que d'autres les arrêtent [au Compagnon]. » Al-Bukhârî a désapprouvé, dans at-Târîkh, un hadith de sa transmission d'après ʿAbd Allâh ibn Burayda, et il a rapporté de lui, dans le Sahîh, deux hadiths : l'un de sa transmission d'après Bakr ibn ʿAbd Allâh al-Muzanî, d'après Anas, dans le Livre des boissons, et il a des témoignages concordants ; l'autre de sa transmission d'après son oncle paternel Ziyâd ibn Jubayr ibn Hayya, d'après son père, d'après al-Mughîra ibn Shuʿba : c'est un long hadith sur l'histoire de la conquête d'al-Madâ'in, qu'il a cité dans le Livre de la capitation (jizya) en version longue et dans le Livre de l'unicité en version abrégée ; il a un témoignage concordant tiré du hadith de Maʿqil ibn Yasâr, qu'Ibn Abî Shayba a cité avec une chaîne forte. Les auteurs des Sunan ont rapporté de lui, sauf Abû Dâwûd.

(ع) Saʿîd ibn Abî ʿArûba — dont le nom est Mihrân — al-ʿAdawî, Abû n-Nadr al-Basrî, des grands imams. Tous les imams l'ont jugé digne de confiance, si ce n'est qu'il a été accusé de professer le qadar. Al-ʿIjlî a dit : « Il n'y appelait pas ; il avait vieilli et sa mémoire s'était brouillée. » Ibn Abî Khaythama a dit, d'après Ibn Maʿîn : « Les plus sûrs des gens pour Qatâda sont ces trois-là : Saʿîd ibn Abî ʿArûba, Shuʿba et Hishâm ad-Dastuwâ'î. » Abû ʿAwâna a dit : « Il n'y avait pas chez nous, en ce temps-là, de meilleur mémorisateur que lui. » Abû Hâtim a dit : « Il était le plus savant des gens dans les hadiths de Qatâda. » Abû Dâwûd at-Tayâlisî a dit : « Il était le meilleur mémorisateur parmi les compagnons de Qatâda. » Abû Zurʿa a dit : « Les meilleurs mémorisateurs parmi les compagnons de Qatâda sont Saʿîd et Hishâm. » Duhaym a dit : « La mémoire de Saʿîd s'est brouillée lors du soulèvement d'Ibrâhîm ibn ʿAbd Allâh ibn al-Hasan. » Abû Nuʿaym a dit : « Je l'ai entendu après que sa mémoire se fut brouillée. » An-Nasâ'î a dit : « Saʿîd a rapporté d'après des gens dont il n'a rien entendu, à savoir Hishâm ibn ʿUrwa et ʿAmr ibn Dînâr » ; et il a nommé un certain nombre de gens de cette sorte, parmi les gens de Koufa et du Hedjaz. (Je dis) Al-Bukhârî n'a cité de lui, d'après un autre que Qatâda, qu'un seul hadith, qu'il a cité dans le Livre des vêtements par la voie de ʿAbd al-Aʿlâ d'après lui ; il a dit : « J'ai entendu an-Nadr ibn Anas rapporter d'après Qatâda, d'après Ibn ʿAbbâs », et il a mentionné le hadith : « Quiconque façonne une image… ». Muslim l'a également cité, et il l'a aussi rapporté du hadith de Hishâm, d'après Qatâda, d'après an-Nadr. Quant à ce qu'al-Bukhârî a cité de ses hadiths d'après Qatâda, la plupart en est de la transmission de ceux qui l'ont entendu avant le brouillage ; il a cité un peu de ceux qui l'ont entendu après le brouillage, comme Muhammad ibn ʿAbd Allâh al-Ansârî, Rawh ibn ʿUbâda et Ibn Abî ʿAdî ; et lorsqu'il cite des hadiths de ceux-là, il y choisit ce sur quoi ils s'accordent, comme nous l'exposerons en son lieu, si Allah le Très-Haut le veut. Les autres l'ont pris pour argument.

(خ م ت) Saʿîd ibn ʿAmr ibn Ashwaʿ al-Kûfî, des juristes. Ibn Maʿîn, an-Nasâ'î, al-ʿIjlî et Ishâq ibn Râhawayh l'ont jugé digne de confiance. Quant à Abû Ishâq al-Jûzajânî, il a dit : « Il était dévoyé, extrémiste », c'est-à-dire dans le chiisme (tashayyuʿ). (Je dis) Or al-Jûzajânî est lui-même extrémiste dans l'hostilité envers la famille du Prophète (nasb) : les deux [jugements] s'annulent donc. Les deux maîtres [al-Bukhârî et Muslim] et at-Tirmidhî l'ont pris pour argument. Il a chez lui [al-Bukhârî] deux hadiths, dont l'un est une corroboration.

(ع) Saʿîd ibn Fayrûz, Abû l-Bakhtarî at-Tâ'î, célèbre parmi les Successeurs. Ibn Maʿîn, Abû Zurʿa et al-ʿIjlî l'ont jugé digne de confiance ; ce dernier a dit : « Il penchait vers le chiisme. » Abû Dâwûd a dit : « Il n'a pas entendu Abû Saʿîd al-Khudrî. » Ibn Maʿîn a dit : « Il n'a pas entendu ʿAlî. » Abû Hâtim a dit : « Sa transmission d'après Abû Dharr, ʿUmar, ʿÂ'isha et Zayd ibn Thâbit (qu'Allah les agrée) est mursal (avec omission de l'intermédiaire), et il n'a pas entendu Râfiʿ ibn Khadîj. » Ibn Saʿd a dit : « Il avait beaucoup de hadiths et omettait souvent l'intermédiaire ; ce qui, de ses hadiths, provient d'une audition est bon, et ce qui est [rapporté avec] “d'après” est faible. » (Je dis) Al-Bukhârî a cité de lui un seul hadith, d'après Ibn ʿUmar et d'après Ibn ʿAbbâs ensemble, dans lequel il déclare explicitement, chez lui, l'avoir entendu. Les autres l'ont pris pour argument.

Passage douteuxImprimé البصري (al-Basrî), probablement المصري : Saʿîd ibn ʿUfayr est égyptien (al-Misrî). Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : بن عفير أبو عثمان البصري Imprimé غفير (Ghufayr), probablement عفير : Saʿîd ibn ʿUfayr. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : لان سعيد بن غفير مستقيم الحديث

(خ م س) Saʿîd ibn Kathîr ibn ʿUfayr, Abû ʿUthmân al-Basrî — on le rattache parfois à son grand-père —, célèbre, l'un des maîtres d'al-Bukhârî. Ibn Maʿîn a dit : « Digne de confiance. » Abû Hâtim a dit : « Véridique, si ce n'est qu'il lisait dans les livres des gens. » An-Nasâ'î a dit : « Convenable ; Ibn Abî Maryam m'est plus cher que lui. » Ibn ʿAdî l'a mentionné dans al-Kâmil et a rapporté, d'après ad-Dûlâbî, d'après as-Saʿdî : « Il y a chez Saʿîd ibn ʿUfayr plus d'une sorte d'innovations ; il mélangeait et n'était pas digne de confiance. » Puis Ibn ʿAdî a repris cela en disant : « Ce qu'a dit as-Saʿdî n'a aucun sens ; il ne m'est parvenu de personne aucune critique sur Saʿîd. Il est, chez les gens, digne de confiance ; il n'a été taxé ni d'innovations ni de mensonge, et je n'ai trouvé, après avoir épluché ses hadiths, rien qu'on puisse lui reprocher, sinon deux hadiths qu'il a rapportés d'après Mâlik » ; il les a mentionnés et a dit : « Peut-être le mal y vient-il de son fils ʿUbayd Allâh, car Saʿîd ibn Ghufayr est droit dans le hadith. » (Je dis) Al-Bukhârî n'a pas beaucoup rapporté de lui ; Muslim et an-Nasâ'î ont rapporté de lui.

(ع) Saʿîd ibn Abî Hilâl al-Laythî, Abû l-ʿAlâ' al-Misrî, originaire de Médine, où il grandit, puis établi en Égypte. Ibn Saʿd, al-ʿIjlî, Abû Hâtim, Ibn Khuzayma, ad-Dâraqutnî, Ibn Hibbân et d'autres l'ont jugé digne de confiance. As-Sâjî s'est singularisé en le mentionnant parmi les faibles, et il a rapporté qu'Ahmad ibn Hanbal a dit : « Je ne sais ce que valent ses hadiths ; il mélange dans les hadiths. » Abû Muhammad Ibn Hazm a suivi as-Sâjî et a jugé Saʿîd ibn Abî Hilâl faible de manière absolue, et il n'a pas vu juste en cela. Et Allah sait mieux. Le groupe l'a pris pour argument.

(خ م س ق) Saʿîd ibn Yahyâ ibn Sâlih al-Lakhmî, Abû Yahyâ, connu sous le nom de Saʿdân, établi à Damas et originaire de Koufa. Abû Hâtim a dit : « Son rang est la véracité. » Duhaym a dit : « Il n'est pas, à mes yeux, de ceux que l'on accuse de mensonge. » Ad-Dâraqutnî a dit : « Il n'est pas ce qu'il y a de mieux. » Ibn Hibbân a dit : « Droit dans le hadith. » (Je dis) Il a chez al-Bukhârî un seul hadith, de sa transmission d'après Muhammad ibn Abî Hafsa, d'après az-Zuhrî, pour lequel il est corroboré chez lui. An-Nasâ'î et Ibn Mâja ont rapporté de lui.

(خ ت) Saʿîd ibn Yahyâ ibn Mahdî al-Himyarî, Abû Sufyân al-Wâsitî, connu par sa kunya. Abû Dâwûd l'a jugé digne de confiance. Abû Bakr ibn Abî Shayba a dit : « Il était véridique. » Ad-Dâraqutnî a dit : « Il était d'état moyen ; il n'est pas fort. » (Je dis) Il a dans le Sahîh un seul hadith, dans le commentaire de la sourate Qâf, de sa transmission d'après ʿAwf, d'après Muhammad ibn Sîrîn, et il a un témoignage concordant. At-Tirmidhî a également rapporté de lui un seul hadith.

(خ م س) Salm ibn Zarîr, Abû Yûnus al-Basrî. Abû Hâtim, Abû Zurʿa et al-ʿIjlî l'ont jugé digne de confiance. Ibn Maʿîn a dit : « Al-Qattân le jugeait faible. » Abû Dâwûd et an-Nasâ'î ont dit : « Il n'est pas fort. » Ibn Hibbân a dit : « Il n'est pas permis de le prendre pour argument quand il est seul à rapporter. » Al-Hâkim a dit : « Al-Bukhârî a cité de lui dans les fondements (al-usûl). » (Je dis) Tout ce qu'il a chez lui, ce sont trois hadiths. Le premier est son hadith d'après Abû Rajâ', d'après ʿImrân ibn Husayn, sur l'histoire de leur sommeil qui leur fit manquer la prière dans la vallée ; il est chez lui avec la corroboration de ʿAwf d'après Abû Rajâ' ; Muslim l'a également cité et n'a rien cité d'autre de lui. Le deuxième, avec cette même chaîne et cette même corroboration, est le hadith : « J'ai regardé dans le Paradis et j'ai vu que la plupart de ses habitants étaient les pauvres… », jusqu'à la fin du hadith. Le troisième est son hadith d'après Abû Rajâ', d'après Ibn ʿAbbâs, que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) dit à Ibn Sayyâd : « J'ai caché pour toi quelque chose. » Il n'a cité de lui dans les fondements que ce seul hadith, bien que ce hadith ait de nombreux témoignages concordants ; et c'est Allah qui accorde le succès. An-Nasâ'î a rapporté de lui.

Passage douteuxSigle imprimé (خ ء ا), incohérent avec les sigles usuels (Salm ibn Qutayba est cité par al-Bukhârî et les auteurs des Sunan, soit vraisemblablement (خ ٤)) ; gardé tel quel. Texte arabe imprimé : (خ ء ا)

(خ ء ا) Salm ibn Qutayba ash-Shaʿîrî, Abû Qutayba. Ibn Maʿîn, Abû Dâwûd, Abû Zurʿa, ad-Dâraqutnî et d'autres l'ont jugé digne de confiance. Yahyâ ibn Saʿîd a dit : « Il n'est pas de ces chameaux qui portent les litières », et Abû Hâtim a dit : « Il se méprenait beaucoup. » (Je dis) Il a chez al-Bukhârî trois ou quatre hadiths. Les auteurs des Sunan ont rapporté de lui.

(خ ت ق) Salama ibn Rajâ' at-Tamîmî, Abû ʿAbd ar-Rahmân al-Kûfî. Abû Hâtim a dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » Abû Zurʿa a dit : « Véridique. » Ibn Maʿîn a dit : « Il ne vaut rien », et an-Nasâ'î l'a jugé faible. (Je dis) Il a chez al-Bukhârî un seul hadith, dans les mérites, qu'il a rapporté d'après Ismâʿîl ibn al-Khalîl, d'après lui, d'après Hishâm, d'après son père, d'après ʿÂ'isha, au sujet de la journée d'Uhud ; et il a cité dans le Livre des expéditions, par la voie d'Abû Usâma d'après Hishâm, quelque chose de semblable. At-Tirmidhî et Ibn Mâja ont rapporté de lui.

(ع) Sulaymân ibn Bilâl al-Kûfî al-Madanî, l'un des rapporteurs dignes de confiance célèbres. Ahmad, Ibn Maʿîn, Ibn Saʿd, al-Khalîlî et d'autres l'ont jugé digne de confiance. ʿAbd ar-Rahmân ibn Mahdî a dit : « J'ai regretté de ne pas avoir rapporté davantage de lui. » Ibn Shâhîn a rapporté, dans le livre ath-Thiqât, que ʿUthmân ibn Abî Shayba a dit de lui : « Il n'y a pas de mal en lui, mais il n'est pas de ceux sur les hadiths desquels on s'appuie. » (Je dis) C'est là un affaiblissement irrecevable, car le groupe s'est appuyé sur lui.

(ع) Sulaymân ibn Hayyân, Abû Khâlid al-Ahmar al-Kûfî, célèbre. An-Nasâ'î a dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » Ibn Saʿd, al-ʿIjlî, Ibn al-Madînî et d'autres l'ont jugé digne de confiance. Ibn Maʿîn a dit : « Véridique, mais il n'est pas une autorité (hujja). » Ibn ʿAdî a dit : « Il pèche seulement par sa mauvaise mémoire : il se méprend et se trompe. » Abû Bakr al-Bazzâr a dit : « Les gens versés dans la transmission s'accordent à dire qu'il n'était pas un mémorisateur (hâfiz) et qu'il a rapporté d'al-Aʿmash et d'autres des hadiths pour lesquels il n'a pas été corroboré. » (Je dis) Il a chez al-Bukhârî environ trois hadiths, de sa transmission d'après Humayd, Hishâm ibn ʿUrwa et ʿUbayd Allâh ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUmar, tous des hadiths pour lesquels il a été corroboré ; il a cité de lui sans chaîne complète (muʿallaq), d'après al-Aʿmash, un seul hadith dans le Livre du jeûne. Les autres ont rapporté de lui.

(خ م د س) Sulaymân ibn Dâwûd al-ʿAtakî, Abû r-Rabîʿ az-Zahrânî al-Basrî. Ibn Maʿîn, Abû Zurʿa, Abû Hâtim et d'autres l'ont jugé digne de confiance. ʿAbd ar-Rahmân ibn Yûsuf ibn Khirâsh s'est singularisé en disant : « Les gens l'ont critiqué, mais il est véridique. » (Fin.) Nous n'avons trouvé à son sujet, de la part de quiconque, d'autre propos que le jugement de confiance. Al-Bukhârî, Muslim et Abû Dâwûd ont rapporté de lui, et an-Nasâ'î a rapporté de lui par un intermédiaire.

Passage douteuxSigle imprimé (خ ع ا), incohérent (Sulaymân ibn ʿAbd ar-Rahmân est cité par al-Bukhârî et les auteurs des Sunan, sauf Muslim, soit vraisemblablement (خ ٤)) ; gardé tel quel. Texte arabe imprimé : (خ ع ا) Imprimé كان يخطئ الناس, probablement كما يخطئ الناس : « il se trompe comme se trompent les gens ». Texte arabe imprimé : هو ثقة يخطئ كان يخطئ الناس Imprimé قاله, probablement قال : « (J'ai dit :) Est-il donc une autorité ? Il a dit : L'autorité, c'est Ahmad ibn Hanbal ». Texte arabe imprimé : فهو حجة قاله الحجة أحمد بن حنبل

(خ ع ا) Sulaymân ibn ʿAbd ar-Rahmân ad-Dimashqî, connu sous le nom d'Ibn bint Shurahbîl. Abû Hâtim a dit : « Il était véridique, droit dans le hadith, mais il rapportait d'après des faibles et des inconnus ; il était à un point tel que, si un homme avait forgé pour lui un hadith, il ne s'en serait pas aperçu. » Al-Âjurrî a dit, d'après Abû Dâwûd : « Il est digne de confiance ; il se trompe comme se trompent les gens. » (J'ai dit :) « Est-il donc une autorité ? » Il a dit : « L'autorité, c'est Ahmad ibn Hanbal. » Yaʿqûb ibn Sufyân a dit : « Son livre était correct, si ce n'est qu'il transcrivait — c'est-à-dire qu'il copiait à partir de son original — ; s'il s'y trouve quelque chose [de fautif], cela vient de la copie ; et il est digne de confiance. » Al-Hâkim a dit : « J'ai dit à ad-Dâraqutnî : “N'a-t-il pas des hadiths réprouvés (manâkîr) ?” Il a dit : “Si, il les a rapportés d'après des gens faibles ; quant à lui, il est digne de confiance.” » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui quelques hadiths, de sa transmission d'après al-Walîd ibn Muslim seulement, et il a rapporté de lui, joint à Mûsâ ibn Hârûn al-Burdî, un hadith également de sa transmission d'après al-Walîd. Les autres ont rapporté de lui, sauf Muslim.

(ع) Sulaymân ibn Kathîr al-ʿAbdî. An-Nasâ'î a dit : « Il n'y a pas de mal en lui, sauf pour az-Zuhrî, car il commet des erreurs à son sujet. » Ibn Maʿîn a dit : « Faible. » Adh-Dhuhlî et al-ʿUqaylî ont dit : « Ses hadiths d'après az-Zuhrî sont confus (mudtarib), et pour les autres il est plus solide. » Ibn ʿAdî a dit : « Je n'ai entendu personne dire quoi que ce soit au sujet de sa transmission d'après d'autres qu'az-Zuhrî ; il a, d'après az-Zuhrî, des hadiths acceptables ; il n'y a pas de mal en lui. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté ses hadiths par sa transmission d'après Husayn, et il a cité de lui en muʿallaq (sans chaîne complète) un hadith d'après az-Zuhrî, à titre de corroboration (mutâbaʿa) ; Muslim et les autres ont rapporté ses hadiths.

(خ د ت ق) Sinân ibn Rabîʿa al-Basrî al-Bâhilî. Abû Hâtim a dit : « Un maître (shaykh) aux hadiths confus. » Yahyâ ibn Maʿîn a dit : « Il n'est pas fort. » Ibn ʿAdî a dit : « J'espère qu'il n'y a pas de mal en lui. » (Je dis) Il n'a chez al-Bukhârî qu'un seul hadith, dans le Livre des aliments, où il est associé à al-Jaʿd ibn ʿUthmân et à Muhammad ibn Sîrîn, tous trois d'après Anas ; les auteurs des Sunan ont rapporté ses hadiths, sauf an-Nasâ'î.

(خ د) Sunayd ibn Dâwûd al-Missîsî, l'auteur du Tafsîr (commentaire coranique). On rapporte d'Ahmad ibn Hanbal qu'il assista avec lui, chez Hajjâj, à l'audition du Jâmiʿ d'Ibn Jurayj, et que [Sunayd] poussait Hajjâj à pratiquer le tadlîs de nivellement (tadlîs at-taswiya). Abû Dâwûd, Abû Hâtim et an-Nasâ'î l'ont jugé faible. (Je dis) Il ne m'est pas établi qu'al-Bukhârî ait rapporté de lui ; au contraire, on trouve chez lui, dans le Livre de l'exégèse : « Sadaqa ibn al-Fadl nous a rapporté : Hajjâj ibn Muhammad nous a rapporté… », puis il mentionne un hadith sur l'exégèse de la sourate an-Nisâ'. Or, dans la version d'Abû ʿAlî ibn as-Sakan seule, on trouve à cet endroit : « Sunayd ibn Dâwûd nous a rapporté : Hajjâj nous a rapporté… », puis il le mentionne, sans citer Sadaqa. La version d'Ibn as-Sakan est isolée (shâdhdh), mais elle reste plausible. Ce que je pense, c'est qu'à l'origine [al-Bukhârî] le tenait à la fois de Sadaqa et de Sunayd, d'après Hajjâj ; les autres transmetteurs se sont limités à Sadaqa en raison de sa fiabilité, et Ibn as-Sakan s'est limité à Sunayd en raison de l'indice que fournit l'exégèse. Et Allah sait mieux.

(خ د س) Sahl ibn Bakkâr Abû Bishr al-Basrî. Abû Hâtim et ad-Dâraqutnî l'ont déclaré fiable ; Ibn Hibbân a dit : « Il lui arrivait de se méprendre et de se tromper. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui dans le Sahîh deux hadiths, tous deux d'après Wuhayb ibn Khâlid : l'un dans le Pèlerinage, avec la corroboration de Mûsâ ibn Ismâʿîl ; l'autre dans l'Aumône légale (az-zakât), en entier, et dans le Tribut (al-jizya), en abrégé, avec la corroboration de Sulaymân ibn Bilâl à Wuhayb. Abû Dâwûd a rapporté de lui, et an-Nasâ'î a rapporté ses hadiths.

Passage douteuxImprimé بقرون, mot inexistant ici ; lecture retenue مقرونا : « associé à Yahyâ ibn Saʿîd ». Texte arabe imprimé : حديث واحد في الجهاد بقرون بيحيى بن سعيد الأنصاري

(ع) Suhayl ibn Abî Sâlih as-Sammân, l'un des imams célèbres qui ont beaucoup rapporté. An-Nasâ'î, ad-Dâraqutnî et d'autres l'ont déclaré fiable. Abû Hâtim a dit : « On écrit ses hadiths, mais on ne le prend pas pour argument. » Ibn Maʿîn a dit : « Passable (suwaylih). » Al-Bukhârî a dit : « Il avait un frère qui mourut ; il en fut affligé, et sa mémoire se dégrada. » (Je dis) Il a chez al-Bukhârî un seul hadith, dans le Combat sacré (al-jihâd), associé à Yahyâ ibn Saʿîd al-Ansârî, tous deux d'après an-Nuʿmân ibn Abî ʿAyyâsh, d'après Abû Saʿîd ; et il a mentionné de lui deux autres hadiths, à titre de corroboration, dans les Invocations. Les autres l'ont pris pour argument.

(خ م د س ق) Sallâm ibn Miskîn al-Azdî Abû Rawh al-Basrî, l'un des rapporteurs solides. Les imams l'ont déclaré fiable. Abû Dâwûd a dit : « Il adhérait à la doctrine du qadar (libre arbitre). » Tous les auteurs l'ont pris pour argument, sauf at-Tirmidhî. Il n'a chez al-Bukhârî que deux hadiths : l'un dans la Médecine, l'autre dans les Bonnes manières (al-adab).

(خ م د س ق) Sallâm ibn Abî Mutîʿ al-Khuzâʿî Abû Saʿîd al-Basrî, célèbre. Ahmad a dit : « Fiable, homme de Sunna. » Ibn ʿAdî a dit : « Ses hadiths ne sont pas droits d'après Qatâda en particulier, et je n'ai vu aucun des anciens lui attribuer de la faiblesse. » Ibn Hibbân a dit : « Il recevait mal [les hadiths] ; il n'est pas permis de le prendre pour argument quand il est seul à rapporter. » Al-Hâkim a dit : « On lui a attribué la distraction et la mauvaise mémoire. » (Je dis) Il a chez al-Bukhârî deux hadiths : l'un dans les Mérites du Coran et dans l'Attachement [au Livre et à la Sunna] (al-iʿtisâm), avec la corroboration, pour lui, de Hammâd ibn Zayd et d'autres, d'après Abû ʿImrân al-Jawnî, d'après Jundub ; l'autre dans les Invocations, avec la corroboration d'Abû Muʿâwiya et d'autres, d'après Hishâm ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿÂ'isha.

(خ م د س ق) Sayf ibn Sulaymân al-Makhzûmî al-Makkî, l'un des rapporteurs solides. Ibn al-Madînî a dit d'après Yahyâ al-Qattân : « Il était solide à nos yeux. » Abû Dâwûd a dit : « Fiable ; on l'accuse d'adhérer au qadar. » An-Nasâ'î a dit : « Fiable, solide. » Zakariyyâ as-Sâjî a dit : « Ils sont unanimes à le tenir pour véridique et fiable, sauf qu'il a été accusé d'adhérer au qadar. » (Je dis) Il a chez al-Bukhârî plusieurs hadiths. Le premier, dans les Aliments : le hadith de Hudhayfa sur la vaisselle d'or, avec la corroboration d'al-Hakam, d'Ibn ʿAwn et d'autres, d'après Mujâhid, d'après Ibn Abî Laylâ, d'après lui. Le deuxième, dans le Pèlerinage : le hadith de ʿAlî sur le soin des chameaux sacrificiels (al-budn), avec la corroboration d'Ibn Abî Najîh et d'autres, d'après Mujâhid, d'après Ibn Abî Laylâ, d'après lui. Le troisième, dans le Pèlerinage également : le hadith de Kaʿb ibn ʿUjra sur la compensation (al-fidya), avec la corroboration de Humayd ibn Qays et de plusieurs autres, d'après Mujâhid, d'après Ibn Abî Laylâ, d'après lui. Le quatrième, dans la Prière et dans la Prière nocturne (at-tahajjud) : le hadith d'Ibn ʿUmar, d'après Bilâl, sur la prière du Prophète (paix et bénédictions sur lui) ; il l'a rapporté par sa transmission d'après Mujâhid, d'après lui, et il en a chez lui une corroboration d'après Nâfiʿ et d'après Sâlim ensemble. Ces hadiths sont parvenus à al-Bukhârî avec une chaîne élevée (ʿâlî, à peu d'intermédiaires) parmi les hadiths de Mujâhid, car il les a rapportés d'après Abû Nuʿaym, d'après ce Sayf, d'après Mujâhid. Je ne lui ai vu chez lui, parmi ce qu'il est seul à rapporter d'après Mujâhid, que le quatrième, et j'ai mentionné qu'il en a rapporté un témoignage concordant (shâhid). Et Allah sait mieux. Les autres ont rapporté ses hadiths, sauf at-Tirmidhî.

La lettre shîn avec point (ش)

(ع) Shabâba ibn Sawwâr Abû ʿAmr al-Madâ'inî. Ibn Maʿîn, Ibn al-Madînî, Ibn Saʿd, Abû Zurʿa, ʿUthmân ibn Abî Shayba et d'autres l'ont déclaré fiable. Ahmad a dit : « J'ai écrit de lui un peu, avant de savoir qu'il professait l'irjâ' (l'ajournement du jugement sur la foi). » Ibn Khirâsh a dit : « Ahmad ne l'agréait pas, et il est véridique. » As-Sâjî a dit quelque chose de semblable, en ajoutant qu'il propageait [sa doctrine]. Ahmad ibn Abî Yahyâ a dit d'après Ahmad ibn Hanbal : « Je l'ai délaissé à cause de l'irjâ'. » On lui dit : « Et Abû Muʿâwiya, il était murjiʾite ! » Il répondit : « Shabâba, lui, propageait [sa doctrine]. » Abû Hâtim a dit : « Véridique ; on écrit ses hadiths, mais on ne le prend pas pour argument. » Ibn ʿAdî a dit : « Les gens ne l'ont blâmé qu'à cause de l'irjâ' ; quant au hadith, il n'y a pas de mal en lui. » (Je dis) Saʿîd ibn ʿAmr al-Bardaʿî a rapporté d'après Abû Zurʿa que Shabâba est revenu de l'irjâ'. Tous les auteurs l'ont pris pour argument.

(خ د س) Shibl ibn ʿAbbâd al-Makkî, des jeunes Successeurs. Ahmad, Ibn Maʿîn, ad-Dâraqutnî et Abû Dâwûd l'ont déclaré fiable ; ce dernier a ajouté : « Il adhérait au qadar. » (Je dis) Il a chez al-Bukhârî deux hadiths d'après Ibn Abî Najîh, d'après Mujâhid, avec la corroboration de Warqâ' ibn ʿUmar. Abû Dâwûd et an-Nasâ'î ont rapporté ses hadiths.

(خ س) Shabîb ibn Saʿîd al-Habatî Abû Saʿîd al-Basrî. Ibn al-Madînî, Abû Zurʿa, Abû Hâtim, an-Nasâ'î, ad-Dâraqutnî et adh-Dhuhlî l'ont déclaré fiable. Ibn ʿAdî a dit : « Il possède un recueil (nuskha) d'après Yûnus, d'après az-Zuhrî, qui est droit. Ibn Wahb a rapporté de lui des hadiths réprouvés (manâkîr) : il semble que, lorsqu'il vint en Égypte, il rapporta de mémoire et se trompa. Et lorsque son fils Ahmad rapporte de lui, c'est comme s'il s'agissait d'un autre Shabîb, car il rapporte de lui avec exactitude. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté des hadiths par la transmission de son fils, d'après Yûnus ; il n'a rien rapporté de sa transmission d'après d'autres que Yûnus, ni de la transmission d'Ibn Wahb d'après lui. An-Nasâ'î a rapporté ses hadiths, ainsi qu'Abû Dâwûd dans le livre an-Nâsikh wa l-mansûkh.

Passage douteuxImprimé الكوني (al-Kawnî), probablement السكوني : as-Sakûnî. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : شجاع بن الوليد بن قيس الكوني أبو بدر

(ع) Shujâʿ ibn al-Walîd ibn Qays al-Kawnî Abû Badr al-Kûfî. Ahmad a dit : « C'était un maître véridique et vertueux. » Il a dit : « Je l'ai rencontré un jour avec Yahyâ ibn Maʿîn ; Yahyâ lui dit : “Ô menteur !” Il répondit : “Si je suis un menteur… ; sinon, qu'Allah te couvre d'opprobre !” » Abû ʿAbd Allâh a dit : « Je pense que l'invocation du maître l'a atteint. » Abû Bakr ibn Abî Khaythama a dit d'après Ibn Maʿîn : « Fiable. » (Fin.) Il semble donc qu'il plaisantait avec lui, et que [Shujâʿ] n'a pas supporté la plaisanterie. Ibn Abî Hâtim a dit : « J'ai dit à mon père : “Shujâʿ ibn al-Walîd t'est-il plus cher, ou ʿAbd Allâh ibn Bakr as-Sahmî ?” Il dit : “ʿAbd Allâh, car Shujâʿ a rapporté le hadith de Qâbûs sur les Arabes, et il est réprouvé (munkar).” (J'ai dit :) “Que dis-tu donc de Shujâʿ ?” Il dit : “Ses hadiths sont faibles ; c'est un maître qui n'est pas rigoureux ; on ne prend pas ses hadiths pour argument, sauf qu'il a, d'après Muhammad ibn ʿAmr ibn ʿAlqama, des hadiths authentiques.” » Abû Zurʿa fut interrogé à son sujet ; il dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » Il était réputé pour sa dévotion. Al-ʿIjlî et Ibn Numayr l'ont également déclaré fiable. (Je dis) Il n'a chez al-Bukhârî qu'un seul hadith, dans le chapitre de l'empêché (al-muhsar), et son maître y a été corroboré — il s'agit de ʿUmar ibn Muhammad ibn Zayd al-ʿUmarî, d'après Nâfiʿ, d'après Ibn ʿUmar. Les autres ont rapporté ses hadiths.

(ع) Sharîk ibn ʿAbd Allâh ibn Abî Namir Abû ʿAbd Allâh al-Madanî. Ibn Saʿd et Abû Dâwûd l'ont déclaré fiable. Ibn Maʿîn et an-Nasâ'î ont dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » An-Nasâ'î a dit aussi, ainsi qu'Ibn al-Jârûd : « Il n'est pas fort. » Yahyâ ibn Saʿîd al-Qattân ne rapportait pas de lui. As-Sâjî a dit : « On l'accusait d'adhérer au qadar. » Ibn ʿAdî a dit : « Lorsqu'un rapporteur fiable rapporte de lui, il n'y a pas de mal à sa transmission. » (Je dis) Tous les auteurs l'ont pris pour argument, sauf que, dans sa version du hadith du Voyage nocturne (al-isrâ') d'après Anas, il y a des passages isolés (shâdhdh), comme nous l'avons mentionné à la fin de la section précédente.

(ع) Shaybân ibn ʿAbd ar-Rahmân an-Nahwî, l'un des rapporteurs solides. Ahmad ibn Hanbal a dit : « Solide pour tous les maîtres. » Ibn Maʿîn a dit : « Il m'est plus cher que Maʿmar pour Qatâda. » Il a dit aussi : « Il est fiable, possesseur d'un livre. » Il a dit encore : « Fiable en toute chose. » An-Nasâ'î, al-ʿIjlî, Ibn Saʿd, at-Tirmidhî et al-Bazzâr l'ont déclaré fiable. As-Sâjî a dit : « Véridique ; il a des hadiths réprouvés, et des hadiths d'après al-Aʿmash qu'il est seul à rapporter. » J'ai lu, de la main d'adh-Dhahabî, dans al-Mîzân : « Abû Hâtim a dit : “Ses hadiths sont acceptables ; on ne le prend pas pour argument.” » (Je dis) C'est une erreur de citation, car ce qui figure dans le livre d'Ibn Abî Hâtim d'après son père est : « Koufien, aux hadiths bons, acceptable ; on écrit ses hadiths. » C'est ainsi qu'al-Bâjî l'a cité d'après lui, c'est ainsi que cela figure dans Tahdhîb al-Kamâl, et c'est ce qui est exact. Quant à la parole d'as-Sâjî, elle est contredite par celle d'Ahmad ibn Hanbal, selon laquelle il est solide pour tous les maîtres. Malgré cela, je n'ai vu dans al-Bukhârî aucun de ses hadiths d'après al-Aʿmash, ni comme base ni comme témoignage à l'appui. Certes, il a rapporté de lui des hadiths par sa transmission d'après Yahyâ ibn Abî Kathîr, Mansûr ibn al-Muʿtamir, Qatâda, Firâs ibn Yahyâ, Ziyâd ibn ʿIlâqa et Hilâl al-Wazzân, et tous les auteurs se sont appuyés sur lui. Et Allah sait mieux.

La lettre sâd (ص)

(ع) Sâlih ibn Hayy ; le nom de Hayy est Hayyân, et Hayy est un surnom qui lui est donné. On a dit aussi qu'il est Sâlih ibn Sâlih ibn Muslim ibn Hayyân ; on le rattache parfois à son grand-père, et l'on dit alors Sâlih ibn Hayy ou Sâlih ibn Hayyân. Il est le père d'al-Hasan ibn Hayy, le juriste célèbre, et de son frère ʿAlî. Ibn ʿUyayna a dit : « Il valait mieux que ses deux fils. » Ahmad, Ibn Maʿîn, an-Nasâ'î et al-ʿIjlî l'ont déclaré fiable ; [al-ʿIjlî] a dit : « Il a rapporté d'ash-Shaʿbî quelques hadiths », et il a dit à un autre endroit : « On écrit ses hadiths, mais il n'est pas fort. » (Je dis) C'est ainsi qu'il est rapporté dans Tahdhîb al-Kamâl qu'al-ʿIjlî l'a mentionné à deux endroits ; or il n'en est pas ainsi : sa première parole concerne le personnage de la notice, au sujet duquel je n'ai jamais vu personne émettre la moindre critique ; bien au contraire, Ahmad ibn Hanbal a dit qu'il est « fiable, fiable », ce qui est l'une des plus hautes formules d'agrément (taʿdîl). Quant à la dernière parole d'al-ʿIjlî, il l'a dite au sujet de Sâlih ibn Hayyân al-Qurashî. Ces deux hommes se confondent souvent, au point qu'on pense qu'ils ne sont qu'un seul homme, car ils sont contemporains et de la même ville ; et lorsque Ibn Hayy est rattaché à son grand-père par son nom, il devient Sâlih ibn Hayyân et se confond avec Sâlih ibn Hayyân al-Qurashî. Or il se trouve dans le Sahîh d'al-Bukhârî, au Livre de la science, par la voie d'al-Muhâribî, d'après Sâlih ibn Hayyân, d'après ash-Shaʿbî, un hadith ; plusieurs grands savants, parmi lesquels ad-Dâraqutnî, ont pensé qu'il s'agissait d'al-Qurashî, alors que ce n'est pas lui, mais bien le personnage de la notice, car c'est lui qui est connu pour rapporter d'ash-Shaʿbî, et non al-Qurashî. De plus, ce hadith, al-Bukhârî l'a rapporté à quatre autres endroits par la transmission de Sâlih ibn Hayy, d'après ash-Shaʿbî. Tous les auteurs ont pris Ibn Hayy pour argument.

(خ م د ت س) Sakhr ibn Juwayriya Abû Nâfiʿ. Ahmad ibn Hanbal, adh-Dhuhlî et Ibn Saʿd l'ont déclaré fiable. Abû Zurʿa, Abû Hâtim et an-Nasâ'î ont dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » Abû Dâwûd a dit : « Il a fait l'objet de critiques. » Ibn Abî Khaythama a dit d'après Ibn Maʿîn : « Il n'est pas abandonné ; on le critique seulement parce qu'on dit que son livre s'est perdu. » Il a dit : « J'ai vu dans le livre de ʿAlî — c'est-à-dire Ibn al-Madînî — d'après Yahyâ ibn Saʿîd : “Le livre de Sakhr s'est perdu, et on le lui a envoyé de Médine.” » (Je dis) Il a chez al-Bukhârî sept hadiths, un hadith muʿallaq et un autre hadith à titre de corroboration ; les autres l'ont pris pour argument, sauf Ibn Mâja.

La lettre tâ' (ط)

Passage douteuxImprimé السحرة (« les magiciens »), probablement الشجرة : « au sujet de la mention de l'arbre » (hadith de l'arbre du serment d'al-Hudaybiya). Texte arabe imprimé : عن أبيه في ذكر السحرة

(ع) Târiq ibn ʿAbd ar-Rahmân al-Bajalî al-Ahmasî al-Kûfî. Yahyâ ibn Saʿîd a dit : « Il va de pair avec Ibrâhîm ibn Muhâjir ; il n'est pas à mes yeux plus fort qu'Ibn Harmala. » Ahmad a dit : « Ses hadiths ne valent pas grand-chose ; il est inférieur à Mukhâriq. » Abû Hâtim a dit : « Il n'y a pas de mal en lui ; on écrit ses hadiths ; ses hadiths ressemblent à ceux de Mukhâriq. » Ibn Maʿîn, al-ʿIjlî et an-Nasâ'î l'ont déclaré fiable. (Je dis) Il n'a chez al-Bukhârî qu'un seul hadith, qu'il a rapporté d'après Saʿîd ibn al-Musayyab, d'après son père, au sujet de la mention de l'arbre. Les autres l'ont pris pour argument.

(ع) Talha ibn Nâfiʿ Abû Sufyân al-Wâsitî — on dit aussi al-Makkî —, le compagnon de Jâbir. Ahmad et an-Nasâ'î ont dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » Ibn Abî Khaythama a dit d'après Ibn Maʿîn : « Il ne vaut rien. » Abû Hâtim a dit : « Abû z-Zubayr m'est plus cher que lui. » Ibn ʿAdî a dit : « Les hadiths d'al-Aʿmash d'après lui sont droits. » Ibn ʿUyayna a dit : « Ses hadiths d'après Jâbir proviennent d'un feuillet écrit (sahîfa). » Shuʿba a dit : « Il n'a entendu de Jâbir que quatre hadiths. » Ibn al-Madînî a dit de même dans al-ʿIlal, d'après Muʿallâ ibn Mansûr, d'après Ibn Abî Zâ'ida, en termes identiques. (Je dis) Al-Bukhârî n'a rapporté de lui, d'après Jâbir, que quatre hadiths, dans lesquels il est associé chez lui à un autre rapporteur : parmi eux, deux hadiths dans les Boissons et un troisième dans les Mérites, où il l'a associé à Abû Sâlih ; et parmi eux, un hadith dans l'exégèse de la sourate al-Jumuʿa, où il l'a associé à Sâlim ibn Abî l-Jaʿd. Les autres l'ont pris pour argument.

(خ م د س ق) Talha ibn Yahyâ ibn an-Nuʿmân ibn Abî ʿAyyâsh al-Ansârî az-Zuraqî. Yahyâ ibn Maʿîn, ʿUthmân ibn Abî Shayba et Abû Dâwûd l'ont déclaré fiable. Ahmad a dit : « Ses hadiths sont passables (muqârib al-hadîth). » Abû Hâtim a dit : « Il n'est pas fort. » Yaʿqûb ibn Shayba a dit : « Très faible. » (Je dis) Il a chez al-Bukhârî un seul hadith, dans le Pèlerinage, avec la corroboration de Sulaymân ibn Bilâl, tous deux d'après Yûnus ibn Yazîd.

Passage douteuxSigle imprimé (خ ع ا), incohérent avec la fin de la notice (« les auteurs des Sunan l'ont pris pour argument ») ; on attendrait (خ ٤). Sigle conservé tel quel. Texte arabe imprimé : (خ ع ا) طلق بن غنام الكوفي

(خ ع ا) Talq ibn Ghannâm al-Kûfî, l'un des grands maîtres d'al-Bukhârî. Ibn Saʿd, al-ʿIjlî, ʿUthmân ibn Abî Shayba, Ibn Numayr et ad-Dâraqutnî l'ont déclaré fiable. Abû Dâwûd a dit : « Acceptable. » Ibn Hazm s'est singularisé en le déclarant faible dans al-Muhallâ, sans fondement. Les auteurs des Sunan l'ont pris pour argument.

La lettre ʿayn (ع)

Passage douteuxImprimé محله والصدق, probablement محله الصدق : « son rang est celui de la véracité ». Texte arabe imprimé : وقال أبو حاتم محله والصدق وليس محله

(ع) ʿÂsim ibn Abî n-Nujûd, le lecteur du Coran, Abû Bakr. Le nom d'Abû n-Nujûd est Bahdala selon l'avis de la majorité ; ʿAmr ibn ʿAlî a dit : « Bahdala est le nom de sa mère. » Ahmad ibn Hanbal a dit : « C'était un homme pieux, et je choisis sa lecture ; al-Aʿmash avait une meilleure mémoire que lui. » Yaʿqûb ibn Sufyân a dit : « Il y a du trouble dans ses hadiths, mais il est digne de confiance. » Abû Hâtim a dit : « Son rang est celui de la véracité ; son rang n'est pas tel qu'on dise de lui qu'il est digne de confiance, et il n'était pas un mémorisateur accompli. » Ibn ʿUlayya l'a critiqué. Al-ʿUqaylî a dit : « Il n'y avait en lui que la mauvaise mémoire. » Al-Bazzâr a dit : « Nous ne connaissons personne qui ait délaissé ses hadiths, bien qu'il ne fût pas un mémorisateur accompli. » (Je dis) Il n'a dans les deux Sahîh que deux hadiths, tous deux de sa transmission d'après Zirr ibn Hubaysh, d'après Ubayy ibn Kaʿb, et dans chacun d'eux l'auteur l'a associé à un autre rapporteur. Le hadith d'al-Bukhârî se trouve dans l'exégèse des sourates des deux Protectrices (al-Muʿawwidhatayn). Il a chez al-Bukhârî un autre passage, rapporté sans chaîne complète (muʿallaq), dans le Livre des troubles (al-Fitan). Les autres ont rapporté de lui.

(ع) ʿÂsim ibn Sulaymân al-Ahwal, Abû ʿAbd ar-Rahmân al-Basrî, des jeunes Successeurs. Shuʿba l'a placé avant Qatâda pour [les récits d']Abû ʿUthmân an-Nahdî. Sufyân ath-Thawrî l'a compté comme le quatrième de quatre mémorisateurs qu'il a connus. Ahmad ibn Hanbal l'a qualifié de digne de confiance et de bonne mémoire ; on lui dit alors que Yahyâ al-Qattân le critiquait, et il s'en étonna. Ibn Maʿîn, al-ʿIjlî, Ibn al-Madînî, Ibn ʿAmmâr et al-Bazzâr l'ont jugé digne de confiance. Abû sh-Shaykh a dit : « J'ai entendu ʿAbdân dire : “Parmi les ʿÂsim, il n'y en a pas de plus sûr que lui.” » Ibn Idrîs a dit : « Je l'ai vu venir au marché et dire : “Frappez celui-ci ! Faites lever celui-là !” Aussi ne rapporté-je rien de lui. » Wuhayb l'a délaissé parce qu'il désapprouvait certains aspects de sa conduite. (Je dis) Il exerçait la charge de l'inspection des marchés (hisba) à Kûfa, comme l'a dit Ibn Saʿd. Le groupe [des auteurs des six recueils] l'a pris pour argument.

Passage douteuxImprimé المرزوي (al-Marzawî), probablement المروذي : « al-Marrûdhî », le disciple d'Ahmad ibn Hanbal. Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : وقال المرزوي قلت لأحمد

(خ س ق) ʿÂsim ibn ʿAlî ibn ʿÂsim ibn Suhayb al-Wâsitî. Ahmad a dit : « Que ses hadiths d'après Shuʿba et al-Masʿûdî sont authentiques ! » Il a dit aussi : « Que ses erreurs sont peu nombreuses ! » Al-Marzawî a dit : « J'ai dit à Ahmad : “Yahyâ ibn Maʿîn dit : Tout ʿÂsim au monde est faible.” Il répondit : “Je ne sais de ʿÂsim ibn ʿAlî que du bien ; ses hadiths étaient authentiques.” » Ibn Maʿîn et an-Nasâ'î l'ont déclaré faible. Ibn ʿAdî a cité de lui quelques hadiths d'après Shuʿba, puis a dit : « Je ne connais rien de répréhensible chez lui hormis ces hadiths, et je n'ai vu aucun mal dans ses hadiths. » Al-ʿIjlî a dit : « J'ai assisté à la séance de ʿÂsim ibn ʿAlî ; on estima le nombre de ceux qui y assistaient, et ils étaient cent soixante mille. Il était digne de confiance. » Ibn Saʿd l'a jugé digne de confiance. (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui un peu, d'après ʿÂsim ibn Muhammad ibn Zayd, et il a rapporté dans le Livre des peines légales (al-Hudûd), d'après un homme, d'après lui, d'après Ibn Abî Dhi'b, un seul hadith. At-Tirmidhî et Ibn Mâja ont rapporté de lui.

(ع) ʿÂsim ibn ʿUmar ibn Qatâda ibn an-Nuʿmân al-Ansârî al-Madanî, des jeunes Successeurs. Ibn Maʿîn, an-Nasâ'î, Abû Zurʿa, Ibn Saʿd, al-Bazzâr et d'autres l'ont jugé digne de confiance. ʿAbd al-Haqq s'est singularisé en disant dans al-Ahkâm : « Il est digne de confiance selon Ibn Maʿîn et Abû Zurʿa, et d'autres qu'eux l'ont déclaré faible. » Ibn al-Qattân le lui a reproché et a dit : « Il est au contraire digne de confiance sans réserve, et je ne connais personne qui l'ait déclaré faible ni qui l'ait mentionné parmi les rapporteurs faibles. » (Je dis) Il en est comme il l'a dit, et le groupe l'a pris pour argument.

(ع) ʿÂmir ibn Wâthila, Abû t-Tufayl al-Laythî al-Makkî. Muslim et d'autres lui ont reconnu la qualité de Compagnon. Abû ʿAlî ibn as-Sakan a dit : « On a rapporté de lui qu'il a vu l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui), par des voies établies, mais on n'a pas rapporté de lui, par une voie établie, qu'il l'ait entendu. » Al-Bukhârî a rapporté dans at-Târîkh al-awsat qu'il a dit : « J'ai connu huit années de la vie du Prophète (paix et bénédictions sur lui). » Ibn ʿAdî a dit : « Il a la qualité de Compagnon. Les Kharijites lui reprochaient son attachement à ʿAlî et le fait qu'il proclamait son mérite et celui des gens de sa maison. Il n'y a aucun mal dans ses hadiths. » Ibn al-Madînî a dit : « J'ai dit à Jarîr : “Mughîra répugnait-il à rapporter d'Abû t-Tufayl ?” Il répondit : “Oui.” » Sâlih ibn Ahmad ibn Hanbal a dit, d'après son père : « Mecquois, digne de confiance. » Ibn Saʿd a dit de même, en ajoutant : « Il était partisan de ʿAlî. » (Je dis) Abû Muhammad ibn Hazm a mal agi en déclarant faibles les hadiths d'Abû t-Tufayl et en disant : « Il était le porte-étendard d'al-Mukhtâr le menteur. » Or Abû t-Tufayl est un Compagnon sans aucun doute, et le propos de quiconque ne l'atteint pas, surtout lorsqu'il procède de l'esprit de parti et de la passion. Je ne lui ai vu dans le Sahîh d'al-Bukhârî qu'un seul passage, dans le Livre de la science, qu'il rapporte d'après ʿAlî et que Maʿrûf ibn Kharrabûdh rapporte d'après lui. Les autres ont rapporté de lui.

(خ د س ق) ʿAbbâd ibn Râshid at-Tamîmî al-Habatî al-Basrî. Al-ʿIjlî et Ahmad ibn Hanbal l'ont jugé digne de confiance ; Yahyâ al-Qattân, Abû Dâwûd et an-Nasâ'î l'ont déclaré faible. Abû Hâtim a dit : « Convenable (sâlih) », et il a reproché à al-Bukhârî de l'avoir fait figurer parmi les rapporteurs faibles. (Je dis) Il a dans le Sahîh un seul hadith, dans l'exégèse de la sourate al-Baqara, avec la corroboration (mutâbaʿa) de Yûnus, d'après al-Hasan al-Basrî, d'après Maʿqil ibn Yasâr. Les auteurs des Sunan ont rapporté de lui, sauf at-Tirmidhî.

(ع) ʿAbbâd ibn ʿAbbâd ibn Habîb ibn al-Muhallab ibn Abî Sufra, Abû Muʿâwiya. Ibn Maʿîn, Abû Dâwûd, an-Nasâ'î, al-ʿIjlî et d'autres l'ont jugé digne de confiance. Abû Hâtim a dit : « On ne prend pas ses hadiths pour argument. » Ibn Saʿd a dit : « Il était digne de confiance, et il lui arrivait de se tromper », et il a dit une autre fois : « Il n'est pas solide. » (Je dis) Il n'a chez al-Bukhârî que deux hadiths : l'un dans le Livre de la prière, d'après Abû Jamra, d'après Ibn ʿAbbâs — le hadith de la délégation de ʿAbd al-Qays —, avec la corroboration de Shuʿba et d'autres ; le second dans le Livre de l'attachement [au Coran et à la Sunna] (al-Iʿtisâm), d'après ʿÂsim al-Ahwal, avec la corroboration d'Ismâʿîl ibn Zakariyyâ'. Les autres l'ont pris pour argument.

(ع) ʿAbbâd ibn al-ʿAwwâm ibn ʿUmar, Abû Sahl al-Wâsitî. Ibn Maʿîn, Abû Hâtim, al-ʿIjlî, Abû Dâwûd et an-Nasâ'î ont dit : « Digne de confiance. » Ibn Saʿd a dit : « Digne de confiance ; il était partisan de ʿAlî. » Al-Athram a dit, d'après Ahmad : « Ses hadiths d'après Saʿîd ibn Abî ʿArûba sont troublés. » (Je dis) Al-Bukhârî n'a rien cité de sa transmission d'après Saʿîd ; lui et les autres l'ont pris pour argument.

Passage douteuxImprimé وثقة, probablement وثقه : « Abû Hâtim l'a jugé digne de confiance ». Texte arabe imprimé : إلا أنه كان صدوقا وثقة أبو حاتم

(خ ت ق) ʿAbbâd ibn Yaʿqûb ar-Rawâjinî al-Kûfî, Abû Saʿîd, rafidite notoire, mais il était véridique. Abû Hâtim l'a jugé digne de confiance. Al-Hâkim a dit : « Lorsqu'Ibn Khuzayma rapportait de lui, il disait : “Nous a rapporté celui qui est digne de confiance dans sa transmission et suspect dans son opinion, ʿAbbâd ibn Yaʿqûb.” » Ibn Hibbân a dit : « C'était un rafidite prosélyte. » Sâlih ibn Muhammad a dit : « Il insultait ʿUthmân (qu'Allah l'agrée). » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui, dans le Livre de l'unicité (at-Tawhîd), un seul hadith, en l'associant à un autre rapporteur : c'est le hadith d'Ibn Masʿûd « Quelle œuvre est la meilleure ? ». Ce hadith a chez al-Bukhârî d'autres voies, par la transmission d'autres que lui.

(خ) ʿAbbâs ibn al-Husayn al-Qantarî. Ibn Abî Hâtim a dit, d'après son père : « Inconnu. » (Je dis) S'il entend [inconnu] quant à la personne, al-Bukhârî, Mûsâ ibn Hârûn al-Hammâl, al-Hasan ibn ʿAlî al-Maʿmarî et d'autres ont rapporté de lui ; s'il entend [inconnu] quant à l'état, ʿAbd Allâh ibn Ahmad ibn Hanbal l'a jugé digne de confiance : il a dit : « J'ai interrogé mon père à son sujet, et il en a dit du bien. » Il a dans le Sahîh deux hadiths : dans l'un, l'auteur l'a associé à un autre rapporteur, et dans l'autre il a été corroboré.

(خ م س) ʿAbbâs ibn al-Walîd an-Narsî, Abû l-Fadl al-Basrî, cousin paternel de ʿAbd al-Aʿlâ ibn Hammâd. Ibn Maʿîn l'a jugé digne de confiance et l'a préféré à ʿAbd al-Aʿlâ. Abû Hâtim a dit : « Un maître (shaykh) dont on écrit les hadiths. » ʿAlî ibn al-Madînî le critiquait. Ad-Dâraqutnî l'a jugé digne de confiance. (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui, sans en rapporter beaucoup, ainsi que Muslim ; an-Nasâ'î a rapporté de lui.

Passage douteuxImprimé المرزوي (al-Marzawî), probablement المروزي : « al-Marwazî ». Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : أبو سهل المرزوي مشهور في التابعين Imprimé نسفي, probablement نفسي : « je n'ai rien contre lui en mon âme ». Texte arabe imprimé : فليس في نسفي منه شئ Imprimé عنه أبيه, probablement عن أبيه : « dans ce qu'il rapporte d'après son père ». Texte arabe imprimé : أنه ضعيف فيما يروى عنه أبيه

(ع) ʿAbd Allâh ibn Burayda ibn al-Husayb al-Aslamî, Abû Sahl al-Marzawî, célèbre parmi les Successeurs. Ibn Maʿîn, al-ʿIjlî et Abû Hâtim l'ont jugé digne de confiance. Al-Athram a dit, d'après Ahmad : « Quant à Sulaymân ibn Burayda, je n'ai rien contre lui en mon âme ; quant à ʿAbd Allâh… », puis il se tut. Al-Baghawî a dit, d'après Muhammad ibn ʿAlî al-Jûzajânî, d'après Ahmad, qu'il est faible dans ce qu'il rapporte d'après son père. Ibrâhîm al-Harbî a dit : « ʿAbd Allâh est plus célèbre que Sulaymân ; ni l'un ni l'autre n'a entendu leur père, et dans ce que ʿAbd Allâh a rapporté d'après son père il y a des hadiths répréhensibles ; Sulaymân a des hadiths plus authentiques. » (Je dis) Il n'a chez al-Bukhârî, de sa transmission d'après son père, qu'un seul hadith, et Muslim s'est accordé avec lui pour le citer.

(ع) ʿAbd Allâh ibn Jaʿfar ibn Ghaylân ar-Raqqî, Abû ʿAbd ar-Rahmân. Al-Bukhârî l'a connu après qu'il se fut altéré ; aussi a-t-il rapporté de lui un seul hadith, d'après al-Fadl ibn Yaʿqûb ar-Rukhâmî, d'après lui. Les autres ont rapporté de lui. Abû Hâtim, Ibn Maʿîn et al-ʿIjlî ont dit : « Digne de confiance. » An-Nasâ'î a dit : « Il n'y avait pas de mal en lui avant qu'il ne s'altère. » Hilâl ibn al-ʿAlâ' a dit : « Il perdit la vue en l'an 216, s'altéra en l'an 218 et mourut en l'an 220. »

(ع) ʿAbd Allâh ibn Dhakwân, Abû z-Zinâd al-Madanî, l'un des imams sûrs et juristes. Les gens l'ont jugé digne de confiance. On dit que Mâlik le réprouvait parce qu'il travaillait pour le pouvoir, et Rabîʿat ar-Ra'y a dit qu'il n'est pas digne de confiance. (Je dis) Les gens n'ont pas prêté attention à Rabîʿa en cela, en raison de l'inimitié qui existait entre eux deux ; ils l'ont au contraire jugé digne de confiance. Sufyân ath-Thawrî l'appelait « le Commandeur des croyants ». Le groupe l'a pris pour argument.

(خ س ق) ʿAbd Allâh ibn Rajâ' al-Ghudânî al-Basrî. Abû Hâtim a dit : « Il était digne de confiance et agréé. » Ibn Maʿîn a dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » ʿAmr ibn ʿAlî al-Fallâs a dit : « Il commettait beaucoup d'erreurs et de fautes de lecture ; il n'est pas une autorité probante. » (Je dis) Al-Bukhârî l'a rencontré et a rapporté de lui quelques hadiths ; il a rapporté aussi, d'après Muhammad, d'après lui, d'autres hadiths. An-Nasâ'î et Ibn Mâja ont rapporté de lui.

(خ د س) ʿAbd Allâh ibn Sâlim al-Ashʿarî al-Himsî. An-Nasâ'î et ad-Dâraqutnî l'ont jugé digne de confiance, et Abû Dâwûd l'a blâmé pour son hostilité envers ʿAlî (nasb). Al-Bukhârî a rapporté de lui un seul hadith, dans le Livre du métayage (al-Muzâraʿa), et a cité de lui autre chose sans chaîne complète. Abû Dâwûd et an-Nasâ'î ont rapporté de lui.

(ع) ʿAbd Allâh ibn Saʿîd ibn Abî Hind al-Madanî, Abû Bakr. Ahmad, Ibn Maʿîn, Abû Dâwûd, al-ʿIjlî, Yaʿqûb ibn Sufyân, ʿAlî ibn al-Madînî et d'autres l'ont jugé digne de confiance. Abû Hâtim a dit : « Faible dans le hadith. » Abû Bakr ibn Khallâd a dit : « J'ai interrogé Yahyâ al-Qattân à son sujet ; il a dit : “Il était convenable ; on reconnaît [certains de ses hadiths] et on en réprouve [d'autres].” » (Je dis) Le groupe l'a pris pour argument.

Passage douteuxImprimé عند الجبار (ʿInd al-Jabbâr), probablement عبد الجبار : « an-Nadr ibn ʿAbd al-Jabbâr ». Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : أبا الأسود النضر بن عند الجبار Imprimé كاتبا, probablement كاتب : « Abû Sâlih, le secrétaire d'al-Layth ». Texte arabe imprimé : قلت لأبي زرعة أبو صالح كاتبا الليث Imprimé قل أحوال, probablement أقل أحوال : « le moins qu'on puisse dire d'Abû Sâlih ». Texte arabe imprimé : سمعت ابن معين يقول قل أحوال أبى صالح

(خ د ت ق) ʿAbd Allâh ibn Sâlih al-Juhanî, Abû Sâlih, le secrétaire d'al-Layth. Al-Bukhârî l'a rencontré et a beaucoup rapporté de lui, mais il ne remplit pas ses conditions dans le Sahîh, même si ses hadiths sont convenables à ses yeux : il n'a cité de lui dans son livre qu'un seul hadith, et a cité de lui autre chose sans chaîne complète, selon ce qu'ont mentionné le hâfiz al-Mizzî et d'autres ; leurs propos à ce sujet sont réfutés par ce qui va suivre. Il a cité sans chaîne complète, d'après al-Layth ibn Saʿd, une grande quantité de récits, qui proviennent tous des hadiths d'Abû Sâlih d'après al-Layth. ʿAbd al-Malik ibn Shuʿayb ibn al-Layth l'a jugé digne de confiance, selon ce qu'a rapporté Abû Hâtim, qui a dit : « Je l'ai entendu dire : “Abû Sâlih est digne de confiance, sûr ; il a entendu de mon grand-père ses hadiths, et mon père l'incitait à transmettre.” » Il a dit : « J'ai entendu Abû l-Aswad an-Nadr ibn ʿInd al-Jabbâr et Saʿîd ibn ʿUfayr faire son éloge. » Saʿd ibn ʿAmr al-Bardhaʿî a dit : « J'ai dit à Abû Zurʿa : “Abû Sâlih, le secrétaire d'al-Layth ?” Il rit et dit : “Bon dans le hadith.” Je dis : “Ahmad est sévère à son égard.” Il dit : “C'est autre chose.” » Ibn ʿAbd al-Hakam a dit : « J'ai entendu mon père, alors qu'on lui disait que Yahyâ ibn Bukayr parlait [en mal] d'Abû Sâlih ; il dit : “Dis-lui : Sommes-nous jamais venus chez al-Layth sans qu'Abû Sâlih fût auprès de lui ? C'est un homme qui sortait avec lui en voyage et à la campagne, et il était son secrétaire ; lui reprocherait-on d'avoir ce que d'autres n'ont pas ?” » Adh-Dhuhlî a dit : « La qualité de ses hadiths m'a détourné d'en recueillir beaucoup auprès de Saʿîd ibn ʿUfayr. » Yaʿqûb ibn Sufyân a dit : « M'a rapporté Abû Sâlih, l'homme pieux. » ʿAbd Allâh ibn Ahmad a dit : « J'ai interrogé mon père à son sujet ; il a dit : “Il était solide au début de son parcours, puis il s'est gâté à la fin.” » Il a dit aussi : « Je l'ai mentionné à mon père, qui l'a désapprouvé et a dit : “Il a rapporté d'après al-Layth, d'après Ibn Abî Dhi'b”, niant qu'al-Layth eût entendu Ibn Abî Dhi'b. » Abû Hâtim a dit : « J'ai entendu Ibn Maʿîn dire : “Le moins qu'on puisse dire d'Abû Sâlih est qu'il a lu ces livres devant al-Layth ; il se peut qu'Ibn Abî Dhi'b ait écrit à al-Layth avec ce rouleau.” » Sâlih Jazara a dit : « Ibn Maʿîn le jugeait digne de confiance ; quant à moi, j'estime qu'il ment dans le hadith. » ʿAlî ibn al-Madînî a dit : « J'ai rayé ses hadiths. » An-Nasâ'î a dit : « Il n'est pas digne de confiance. » Abû Hâtim a dit : « Les hadiths qu'Abû Sâlih a produits à la fin de sa vie et qu'on lui a reprochés, j'estime qu'ils font partie de ce qu'a forgé Khâlid ibn Najîh. Abû Sâlih le fréquentait, et Abû Sâlih était sans malice ; Khâlid forgeait des hadiths dans les livres des gens. Abû Sâlih ne rapportait pas le mensonge ; c'était au contraire un homme pieux. » Ibn Hibbân a dit : « Il était véridique en lui-même, mais il a rapporté des récits répréhensibles qui se sont glissés dans ses hadiths du fait d'un voisin qu'il avait, qui forgeait des hadiths, les écrivait d'une écriture ressemblant à celle de ʿAbd Allâh et les jetait dans sa demeure ; ʿAbd Allâh croyait alors qu'il s'agissait de son écriture et les transmettait. » Ibn ʿAdî a dit : « Ses hadiths étaient droits, si ce n'est qu'il se glisse des erreurs dans ses chaînes et ses textes, sans qu'il ait le mensonge pour intention. »

(Je dis) Il ressort des propos de ces imams que ses hadiths étaient droits au début, puis qu'une confusion y est survenue. Il en découle que ce qui provient de sa transmission par des gens experts, tels Yahyâ ibn Maʿîn, al-Bukhârî, Abû Zurʿa et Abû Hâtim, fait partie de ses hadiths authentiques, tandis que ce qui provient de la transmission des [simples] maîtres d'après lui doit être suspendu. Les hadiths qu'al-Bukhârî a rapportés de lui dans le Sahîh avec la formule « nous a rapporté », « m'a dit » ou « a dit » seul sont peu nombreux. Le premier se trouve dans le Livre de l'exégèse, dans l'exégèse de la sourate al-Fath ; il a dit : « Nous a rapporté ʿAbd Allâh : nous a rapporté ʿAbd al-ʿAzîz ibn Abî Salama », et il a mentionné le hadith de ʿAbd Allâh ibn ʿAmr sur l'exégèse de la parole du Très-Haut : « Nous t'avons envoyé comme témoin » [Al-Fath : 8] [jusqu'à la fin du] verset. Ce ʿAbd Allâh est Abû Sâlih, car al-Bukhârî l'a rapporté dans le livre al-Adab al-mufrad en disant : « Nous a rapporté ʿAbd Allâh ibn Sâlih » ; et c'est le secrétaire d'al-Layth, selon ce qu'a affirmé Abû ʿAlî al-Ghassânî. Le deuxième se trouve dans le Livre du combat sacré (al-Jihâd) ; il a dit : « Nous a rapporté ʿAbd Allâh : nous a rapporté ʿAbd al-ʿAzîz ibn Abî Salama », et il a mentionné le hadith d'Ibn ʿUmar sur ce que l'on dit au retour du pèlerinage ; ʿAbd Allâh est Abû Sâlih, comme l'a affirmé Abû ʿAlî al-Ghassânî. Le troisième se trouve dans le Livre des ventes ; al-Bukhârî a dit : « Al-Layth a dit : nous a rapporté Jaʿfar ibn Rabîʿa, d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn Hurmuz, d'après Abû Hurayra », au sujet de l'histoire de l'homme qui prêta les mille dinars ; et il a dit ensuite : « M'a rapporté ʿAbd Allâh ibn Sâlih : nous a rapporté al-Layth », avec ce hadith. C'est ainsi que cela figure dans notre version par la voie d'Abû l-Waqt, et dans d'autres versions. Le quatrième se trouve dans le Livre des jugements ; al-Bukhârî a dit, à la suite du hadith de Qutayba, d'après al-Layth, d'après Yahyâ ibn Saʿîd, dans le hadith d'Abû Qatâda sur le tué le jour de Hunayn : « Al-Bukhârî a dit : ʿAbd Allâh m'a dit, d'après al-Layth » — c'est-à-dire avec cette chaîne de transmission —, et dans ce hadith : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) se leva alors et le lui remit. » C'est ainsi que cela figure dans notre version par la voie d'Abû Dharr d'après al-Kushmîhanî. Le cinquième se trouve dans le Livre de l'aumône légale (az-Zakât), à la suite du hadith d'Ibn ʿUmar sur la mendicité ; il a dit à la fin : « ʿAbd Allâh ibn Sâlih m'a ajouté, d'après al-Layth » — c'est-à-dire avec sa chaîne — : « Il intercédera alors pour qu'il soit jugé entre les créatures. »

Il a chez lui un sixième, dans l'exégèse de la sourate al-Ahzâb : « Nous a rapporté ʿAbd Allâh ibn Yûsuf : nous a rapporté al-Layth : m'a rapporté Ibn al-Hâd, d'après ʿAbd Allâh ibn Khabbâb, d'après Abû Saʿîd », au sujet de la prière sur le Prophète (paix et bénédictions sur lui) ; et il a dit à la fin : « Abû Sâlih a dit, d'après al-Layth : “sur Muhammad et sur la famille de Muhammad”. » Il a chez lui un septième, dans le Livre de l'attachement [au Coran et à la Sunna] ; il a dit : « Nous a rapporté Qutayba : nous a rapporté al-Layth, d'après ʿUqayl, d'après az-Zuhrî, d'après ʿUbayd Allâh, d'après Abû Hurayra, qui a dit : “Lorsque l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) mourut et que mécrurent ceux des Arabes qui mécrurent…” » [jusqu'à la fin du] hadith, où il est dit : « Abû Bakr dit : “S'ils me refusaient une entrave (ʿiqâl)…” » [jusqu'à la fin du] hadith ; il a dit à la fin : « Ibn Bukayr et ʿAbd Allâh m'ont dit, d'après al-Layth : “une chevrette (ʿanâq)”, et c'est plus authentique. » Il y a dans le livre, d'après Abû Sâlih, un huitième passage : c'est sa parole dans la description de la prière : « Nous a rapporté Yahyâ ibn Bukayr : nous a rapporté al-Layth, d'après ʿUqayl, d'après Ibn Shihâb : m'a informé Abû Bakr ibn ʿAbd ar-Rahmân qu'il a entendu Abû Hurayra dire : “Lorsque l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) se levait pour la prière, il disait Allâhu akbar en se levant, puis il disait Allâhu akbar en s'inclinant, puis il disait : Allah entend celui qui Le loue, en relevant son dos de l'inclinaison, puis il disait, debout : Notre Seigneur, à Toi la louange” » — ʿAbd Allâh ibn Sâlih a dit, d'après al-Layth : « et à Toi la louange » — « “puis il disait Allâhu akbar en se prosternant.” » Il y a dans le livre un neuvième passage, dans la description de la prière également ; il a dit : « Nous a rapporté Yahyâ ibn Bukayr : nous a rapporté al-Layth, d'après Khâlid, d'après Saʿîd — c'est Ibn Abî Hilâl —, d'après Muhammad ibn ʿAmr ibn Halhala, d'après Muhammad ibn ʿAmr ibn ʿAtâ', qu'il était assis avec un groupe de Compagnons du Prophète (paix et bénédictions sur lui). Ils évoquèrent la prière du Prophète (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille), et Abû Humayd as-Sâʿidî dit : “C'est moi qui, de vous tous, retenais le mieux sa prière : je l'ai vu, lorsqu'il disait Allâhu akbar, placer ses mains à hauteur de ses épaules ; lorsqu'il s'inclinait, il appuyait fermement ses mains sur ses genoux, puis il pliait le dos ; lorsqu'il relevait la tête, il se redressait jusqu'à ce que chaque vertèbre revienne à sa place” » [jusqu'à la fin du] hadith ; et il a dit ensuite : « Abû Sâlih a dit, d'après al-Layth : “chaque vertèbre”. » Quant aux citations sans chaîne complète d'après al-Layth, de la transmission de ʿAbd Allâh ibn Sâlih d'après lui, elles sont très nombreuses. Al-Ismâʿîlî l'a reproché à al-Bukhârî et s'est étonné de ce qu'il prenne ses hadiths pour argument lorsqu'il les cite sans chaîne complète ; il a dit : « Cela est étonnant : il le prend pour argument quand la chaîne est interrompue, et ne le prend pas pour argument quand elle est continue. » La réponse à cela est qu'al-Bukhârî n'a agi ainsi que pour la raison que nous avons établie : ce qu'il cite de ses hadiths est authentique à ses yeux, et il l'a sélectionné parmi ses hadiths ; mais cela ne remplit pas sa condition, qui est la plus haute des conditions d'authenticité. C'est pourquoi il ne le présente pas à la manière du corps principal du livre. C'est là une convention qui lui est propre, connue par l'examen inductif de sa manière de faire, et il n'y a pas lieu d'en disputer. Et Allah sait mieux.

(ع) ʿAbd Allâh ibn ʿUbayda ar-Rabadhî. Yaʿqûb ibn Shayba, an-Nasâ'î, ad-Dâraqutnî et d'autres ont dit : « Digne de confiance. » Ibn Abî Khaythama a dit : « J'ai interrogé Ibn Maʿîn à son sujet ; il a dit : “Il est le frère de Mûsâ ; personne d'autre que son frère Mûsâ n'a rapporté de lui, et leurs hadiths à tous deux sont faibles.” » (Je dis) Au contraire, al-Bukhârî a cité son hadith par la voie de Sâlih ibn Kaysân, d'après lui, d'après ʿUbayd Allâh ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUtba, d'après Ibn ʿAbbâs, au sujet de la parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « J'ai vu qu'on avait posé dans mes mains deux bracelets d'or » [jusqu'à la fin du] hadith. Al-Bukhârî a dit dans le Livre des expéditions (al-Maghâzî) : « Nous a rapporté Saʿîd ibn Muhammad al-Jarmî : nous a rapporté Yaʿqûb ibn Ibrâhîm ibn Saʿd : nous a rapporté mon père, d'après Sâlih », avec ce hadith. An-Nasâ'î l'a rapporté dans le Livre des songes (ar-Ru'yâ) : « Nous a rapporté Abû Dâwûd al-Harrânî : nous a rapporté Yaʿqûb ibn Ibrâhîm, d'après Sâlih », de la même manière, mais il a dit : « d'après Sâlih, d'après ʿUbayd Allâh ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUtba », omettant ʿAbd Allâh ibn ʿUbayda. Al-Bukhârî l'a aussi rapporté dans le Livre des expéditions par une autre voie, d'après Ibn ʿAbbâs, d'après Abû Hurayra, sous une forme développée.

(ع) ʿAbd Allâh ibn ʿAmr ibn Abî l-Hajjâj, Abû Maʿmar al-Muqʿad al-Basrî. Ibn Maʿîn, ʿAlî ibn al-Madînî, Abû Dâwûd, al-ʿIjlî, Abû Hâtim, Abû Zurʿa et tous les imams l'ont jugé digne de confiance ; mais al-ʿIjlî, Ibn Khirâsh et plus d'un ont dit qu'il professait la doctrine du libre arbitre (qadar) ; Abû Dâwûd a ajouté : « Mais il n'en parlait pas. » Al-Bukhârî et Abû Dâwûd ont rapporté de lui, et les autres ont rapporté de lui par un intermédiaire.

Passage douteuxSigle imprimé (خ ع ا), incohérent (ع désigne déjà les six recueils, et le rapporteur est cité par al-Bukhârî et les auteurs des Sunan, soit vraisemblablement (خ ٤)) ; gardé tel quel. Texte arabe imprimé : (خ ع ا)

(خ ع ا) ʿAbd Allâh ibn al-ʿAlâ' ibn Zabr ar-Rabaʿî ad-Dimashqî. Ibn Maʿîn, Duhaym, Abû Dâwûd, Ibn Saʿd, Yaʿqûb ibn Shayba, al-Fallâs, ad-Dâraqutnî et la majorité des imams l'ont jugé digne de confiance. Ahmad ibn Hanbal a dit : « Ses hadiths sont passables. » Abû Muhammad ibn Hazm s'est singularisé en disant : « Faible. » (Je dis) Il a chez al-Bukhârî deux hadiths : l'un dans l'exégèse de la sourate al-Aʿrâf, avec la corroboration de Zayd ibn Wâqid, tous deux d'après Busr ibn ʿUbayd Allâh ; l'autre dans le Livre du tribut (al-Jizya). Les auteurs des Sunan ont rapporté de lui.

(ع) ʿAbd Allâh ibn ʿÎsâ ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Laylâ al-Ansârî, Abû Muhammad al-Kûfî. Il était plus âgé que son oncle paternel Muhammad ibn ʿAbd ar-Rahmân. An-Nasâ'î a dit : « Digne de confiance, sûr. » Ibn Khirâsh et al-Hâkim ont dit : « Il est le plus digne de confiance des gens de sa famille. » Al-ʿIjlî et Ibn Maʿîn ont dit : « Digne de confiance » ; Ibn Maʿîn a ajouté : « Il était partisan de ʿAlî. » Ibn al-Madînî a dit : « Il est, selon moi, répréhensible. » Ibrâhîm al-Harbî a dit : « Il n'a pas entendu son grand-père. » (Je dis) Son hadith d'après lui se trouve dans les deux Sahîh : chez al-Bukhârî, dans le Livre des récits des prophètes, par la voie d'Abû Farwa al-Hamdânî : « M'a rapporté ʿAbd Allâh ibn ʿÎsâ : il a entendu ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Laylâ dire : “Kaʿb ibn ʿUjra m'a rencontré” », et il a mentionné le hadith sur la prière sur le Prophète (paix et bénédictions sur lui). Il l'a cité aussi dans le Livre de la prière, et al-Hakam ibn ʿUtayba l'y a corroboré chez lui, d'après ʿAbd ar-Rahmân. Il a chez lui un autre hadith, dans le Livre du jeûne, avec la corroboration de Mâlik et d'Ibrâhîm ibn Saʿd, tous d'après az-Zuhrî, sur le jeûne des jours de tashrîq pour celui qui accomplit le pèlerinage tamattuʿ. Il n'a chez al-Bukhârî que ces deux hadiths.

(خ م د س ق) ʿAbd Allâh ibn Abî Labîd al-Madanî, Abû l-Mughîra. Ahmad, Ibn Maʿîn, Abû Hâtim, an-Nasâ'î et al-ʿIjlî l'ont jugé digne de confiance. Ad-Darâwardî a dit : « On l'accusait [de professer la doctrine] du libre arbitre ; aussi Safwân ibn Sulaym n'a-t-il pas prié sur lui lorsqu'il mourut. » Ibn Saʿd a dit : « Il était du nombre des dévots, et il professait le libre arbitre. » Al-ʿUqaylî a dit : « Il est contredit dans certains de ses hadiths. » (Je dis) Il n'a chez al-Bukhârî qu'un seul hadith, dans le Livre du jeûne, avec la corroboration de Muhammad ibn ʿAmr et de Sulaymân al-Ahwal, tous trois d'après Abû Salama, d'après Abû Saʿîd, au sujet de la retraite spirituelle (iʿtikâf). Les autres ont rapporté de lui, sauf at-Tirmidhî.

Passage douteuxImprimé الفزع, probablement القزع (interdiction du qazaʿ, raser une partie de la tête), sujet du hadith d'Ibn ʿUmar dans le Livre des vêtements. Texte arabe imprimé : عن ابن عمر في النهى عن الفزع

(خ ت ق) ʿAbd Allâh ibn al-Muthannâ ibn ʿAbd Allâh ibn Anas ibn Mâlik al-Ansârî. Al-ʿIjlî et at-Tirmidhî l'ont jugé digne de confiance, et les propos d'ad-Dâraqutnî à son sujet divergent. Ibn Maʿîn, Abû Zurʿa et Abû Hâtim ont dit : « Convenable. » An-Nasâ'î a dit : « Il n'est pas solide. » As-Sâjî a dit : « Il y a de la faiblesse en lui ; il n'était pas des gens du hadith, et il a rapporté des récits répréhensibles. » Al-ʿUqaylî a dit : « Il n'est pas corroboré dans la plupart de ses hadiths. » (Je dis) Je n'ai pas vu al-Bukhârî le prendre pour argument, si ce n'est dans sa transmission d'après son oncle paternel Thumâma : il a chez lui plusieurs hadiths de lui [d'après Thumâma]. Il a cité de lui, de sa transmission d'après Thâbit, d'après Anas, un hadith dans lequel il a été corroboré chez lui, et c'est dans le Livre des mérites du Coran. Il a cité de lui également, dans le Livre des vêtements, d'après Muslim ibn Ibrâhîm, d'après lui, d'après ʿAbd Allâh ibn Dînâr, d'après Ibn ʿUmar, [le hadith] sur l'interdiction du qazaʿ (le fait de raser une partie de la tête en laissant le reste), avec la corroboration de Nâfiʿ et d'autres, d'après Ibn ʿUmar. At-Tirmidhî et Ibn Mâja ont rapporté de lui.

(خ د ق) ʿAbd Allâh ibn Muhammad ibn Abî l-Aswad Humayd ibn al-Aswad al-Basrî, Abû Bakr ; on le rattache parfois à son grand-père, et l'on dit alors : Abû Bakr ibn Abî l-Aswad. Yahyâ ibn Maʿîn a dit : « Je ne vois pas de mal en lui, mais il a entendu Abû ʿAwâna alors qu'il était jeune. » Ibn Abî Khaythama a dit : « Yahyâ ibn Maʿîn avait une mauvaise opinion de lui. » (Je dis) Al-Bukhârî et Abû Dâwûd ont rapporté de lui, et at-Tirmidhî a rapporté d'après al-Bukhârî, d'après lui ; mais aucun d'eux n'a cité de lui ce qu'il rapporte d'après Abû ʿAwâna. Il est le fils de la sœur de ʿAbd ar-Rahmân ibn Mahdî. Al-Khatîb a dit : « C'était un mémorisateur rigoureux. »

(ع) ʿAbd Allâh ibn Abî Najîh al-Makkî. Ahmad, Ibn Maʿîn, an-Nasâ'î et Abû Zurʿa l'ont jugé digne de confiance. Abû Hâtim a dit : « On n'a parlé de lui qu'à cause du qadar (la doctrine niant la prédestination) ; ses hadiths sont convenables. » Ahmad ibn Hanbal a dit : « Lui et ses compagnons étaient des Qadarites. » Al-ʿIjlî a dit : « Digne de confiance ; il professait le qadar. » An-Nasâ'î l'a mentionné parmi ceux qui pratiquaient le tadlîs (dissimulation d'un maillon de la chaîne). (Je dis) Le groupe l'a pris pour argument.

Passage douteuxImprimé القذر (« l'ordure »), probablement القدر : « il ne faisait pas de propagande pour le qadar ». Texte arabe imprimé : وكان لا يدعو إلى القذر

(ع) ʿAbd al-Aʿlâ ibn ʿAbd al-Aʿlâ al-Basrî as-Sâmî. Ibn Maʿîn, Abû Zurʿa, an-Nasâ'î, al-ʿIjlî, Ibn Numayr et d'autres l'ont jugé digne de confiance ; il fait partie de ceux qui ont entendu Saʿîd ibn Abî ʿArûba avant que la mémoire de celui-ci ne se trouble. Ahmad ibn Hanbal a dit : « On l'accusait de professer le qadar. » Ibn Hibbân a dit dans ath-Thiqât : « Il était rigoureux, et il ne faisait pas de propagande pour le qadar. » Muhammad ibn Saʿd a dit : « Il n'était pas solide. » (Je dis) C'est là une critique rejetée, non motivée ; peut-être est-elle due au qadar. Tous les imams l'ont pris pour argument.

(خ م د س ت) ʿAbd al-Hamîd ibn Abî Uways ʿAbd Allâh ibn ʿAbd Allâh ibn Uways al-Asbahî, Abû Bakr al-Aʿshâ, frère d'Ismâʿîl, dont il était l'aîné. Ibn Maʿîn, Abû Dâwûd, Ibn Hibbân et ad-Dâraqutnî l'ont jugé digne de confiance, et an-Nasâ'î l'a déclaré faible. Al-Azdî a dit dans ses Duʿafâ' : « Abû Bakr al-Aʿshâ forge des hadiths » ; c'est comme s'il avait cru qu'il s'agissait d'un autre que lui. Abû ʿUmar ibn ʿAbd al-Barr a réfuté al-Azdî avec vigueur, disant : « C'est là une conjecture fondée sur une supposition corrompue et un pur mensonge », jusqu'à la fin de ses propos. (Je dis) Le groupe l'a pris pour argument, sauf Ibn Mâja.

Passage douteuxImprimé بشميز (Bashmîz), probablement بشمين : « Bashmîn ». Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : لقبه بشميز قال ابن معين

(خ م د ت ق) ʿAbd al-Hamîd ibn ʿAbd ar-Rahmân, Abû Yahyâ al-Himmânî al-Kûfî, surnommé Bashmîz. Ibn Maʿîn a dit : « Il était digne de confiance, mais faible d'esprit. » An-Nasâ'î a dit : « Digne de confiance », et une autre fois : « Il n'est pas solide. » Abû Dâwûd a dit : « Il prêchait l'irjâ' (la doctrine des Murjiʾites). » Ibn Saʿd et al-ʿIjlî l'ont déclaré faible. (Je dis) Al-Bukhârî n'a rapporté de lui qu'un seul hadith, dans les « Mérites du Coran », de sa transmission d'après Burayd ibn ʿAbd Allâh ibn Abî Burda, d'après Abû Burda, d'après Abû Mûsâ, sur la parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Il t'a été donné une flûte parmi les flûtes de la famille de David. » Ce hadith, Muslim l'a rapporté par une autre voie d'après Abû Burda, d'après Abû Mûsâ ; il n'a donc cité de lui que ce qui a un fondement. Et Allah sait mieux. Les autres ont rapporté de lui, à l'exception d'an-Nasâ'î.

(خ م د س ق) ʿAbd Rabbih ibn Nâfiʿ al-Kinânî, Abû Shihâb al-Khayyât al-Kûfî, établi à al-Madâ'in. ʿAlî ibn al-Madînî a dit, d'après Yahyâ ibn Saʿîd : « Ce n'était pas un mémorisateur (hâfiz). » Il a dit : « Et Yahyâ n'était pas satisfait de lui. » ʿAbd Allâh ibn Ahmad a dit, d'après son père : « Il n'y a pas de mal dans ses hadiths. » Ibn Maʿîn, al-ʿIjlî, Ibn Saʿd, al-Bazzâr, Ibn Numayr et d'autres ont dit : « Digne de confiance. » Yaʿqûb ibn Shayba a dit : « On a critiqué sa mémoire. » An-Nasâ'î a dit : « Il n'est pas solide. » As-Sâjî a dit : « Véridique ; il se trompe dans certains de ses hadiths. » (Je dis) Le groupe l'a pris pour argument, sauf at-Tirmidhî. Il apparaît que la faiblesse que lui attribuent ceux qui l'ont déclaré faible n'est que relative, par comparaison avec d'autres de ses pairs, comme Abû ʿAwâna et ses semblables.

Passage douteuxImprimé لا ينسبون, probablement لا يسيبون : « n'affranchissent pas en sâ'iba ». Texte arabe imprimé : أن أهل الاسلام لا ينسبون الحديث Sigle imprimé (خ ع ا), incohérent ; vraisemblablement (خ ٤) (al-Bukhârî et les quatre auteurs des Sunan, cf. « les quatre ont rapporté de lui ») ; gardé tel quel. Texte arabe imprimé : (خ ع ا) عبد الرحمن بن ثروان

(خ ع ا) ʿAbd ar-Rahmân ibn Tharwân, Abû Qays al-Awdî, connu par sa kunya. Ibn Maʿîn, al-ʿIjlî et ad-Dâraqutnî l'ont jugé digne de confiance. Ahmad a dit : « Il contredit [les autres] dans certains hadiths. » Abû Hâtim a dit : « Il n'est pas solide. » An-Nasâ'î a dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » (Je dis) Il a, dans les « Parts successorales » du Sahîh d'al-Bukhârî, deux hadiths, tous deux de sa transmission d'après Huzayl ibn Shurahbîl, d'après Ibn Masʿûd : l'un est « Les gens de l'islam n'affranchissent pas en sâ'iba (sans lien de patronage)… », le hadith, qui est mawqûf (s'arrêtant au Compagnon) ; l'autre : « On interrogea Abû Mûsâ au sujet d'une fille, d'une fille de fils et d'une sœur… », le hadith. Les quatre [auteurs des Sunan] ont rapporté de lui.

(ع) ʿAbd ar-Rahmân ibn Jâbir ibn ʿAbd Allâh al-Ansârî. Al-ʿIjlî, an-Nasâ'î et d'autres l'ont jugé digne de confiance. Ibn Saʿd a dit : « Il y a de la faiblesse dans sa transmission et dans celle de son frère, et on ne les prend pas pour argument. » (Je dis) Il n'a dans al-Bukhârî qu'un seul hadith, dont il a déjà été question dans la section précédente, au centième hadith. Les autres ont rapporté de lui.

(خ ت) ʿAbd ar-Rahmân ibn Hammâd ibn Shuʿayb ash-Shuʿaythî — avec la lettre à trois points (th) —, Abû Salama al-Basrî, parmi les plus anciens maîtres d'al-Bukhârî. Abû Zurʿa a dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » Ad-Dâraqutnî l'a jugé digne de confiance. Abû Hâtim a dit : « Il n'est pas solide. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui un seul hadith, dans les « Funérailles », d'après Ibn ʿAwn, d'après Muhammad ibn Sîrîn, d'après Umm ʿAtiyya : « Il nous fut ordonné de faire sortir les femmes en menstrues… », le hadith. Yazîd ibn Hârûn l'a corroboré pour ce hadith chez an-Nasâ'î, et celui-ci est célèbre d'après Muhammad ibn Sîrîn par d'autres voies, chez al-Bukhârî également et chez d'autres. At-Tirmidhî a rapporté de lui.

(خ م س ق) ʿAbd ar-Rahmân ibn Khâlid ibn Musâfir al-Fahmî, compagnon d'az-Zuhrî. Al-ʿIjlî, an-Nasâ'î, adh-Dhuhlî et ad-Dâraqutnî l'ont jugé digne de confiance, et an-Nasâ'î l'a associé à Ibn Abî Dhi'b parmi les compagnons d'az-Zuhrî. Abû Hâtim a dit : « Convenable. » Zakariyyâ as-Sâjî a dit : « Véridique selon eux, mais il a des hadiths réprouvés (manâkîr). » (Je dis) Le groupe l'a pris pour argument, sauf at-Tirmidhî.

(خ م د ت ق) ʿAbd ar-Rahmân ibn Sulaymân ibn ʿAbd Allâh ibn Hanzala ibn Abî ʿÂmir al-Ansârî, connu sous le nom d'Ibn al-Ghasîl. Al-Ghasîl (« le lavé ») est Hanzala, tué en martyr le jour d'Uhud alors qu'il était en état d'impureté majeure (janâba), et que les anges lavèrent. ʿAbd ar-Rahmân fait partie des Successeurs de la dernière génération. Ibn Maʿîn, an-Nasâ'î, Abû Zurʿa et ad-Dâraqutnî l'ont jugé digne de confiance. An-Nasâ'î a dit une fois : « Il n'y a pas de mal en lui », et une autre fois : « Il n'est pas solide. » Ibn Hibbân a dit : « Il commettait des erreurs et se trompait beaucoup. » Ahmad et Yahyâ ont porté sur lui un jugement mitigé et ont dit : « Convenable. » Al-Azdî a dit : « Il n'est pas solide selon eux. » Ibn ʿAdî a dit : « Il fait partie de ceux dont on prend en considération et dont on écrit les hadiths. » (Je dis) S'ils l'ont déclaré faible, c'est par comparaison avec d'autres, parmi ses pairs, plus sûrs que lui. Le groupe l'a pris pour argument, sauf an-Nasâ'î.

Passage douteuxImprimé المغافري (al-Maghâfirî), probablement المعافري : « al-Maʿâfirî », de la tribu des Maʿâfir. Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : بن محمود المغافري أبو شريح الإسكندراني

(ع) ʿAbd ar-Rahmân ibn Shurayh ibn ʿAbd Allâh ibn Mahmûd al-Maghâfirî, Abû Shurayh al-Iskandarânî. Ahmad, Ibn Maʿîn, an-Nasâ'î, Abû Hâtim, al-ʿIjlî et Yaʿqûb ibn Sufyân l'ont jugé digne de confiance. Ibn Saʿd s'est singularisé en disant : « Ses hadiths sont réprouvés. » (Je dis) Personne n'a prêté attention à Ibn Saʿd en cela, car sa matière provient le plus souvent d'al-Wâqidî, et al-Wâqidî n'est pas fiable. Le groupe l'a pris pour argument.

(خ ت د س) ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh ibn Dînâr al-Madanî. Ad-Dûrî a dit, d'après Ibn Maʿîn : « Il y a selon moi de la faiblesse dans ses hadiths ; Yahyâ al-Qattân a rapporté de lui, et il lui suffit que Yahyâ ait rapporté de lui. » ʿAmr ibn ʿAlî a dit : « Je n'ai jamais entendu ʿAbd ar-Rahmân ibn Mahdî rapporter de lui. » Abû Hâtim a dit : « On écrit ses hadiths, mais on ne le prend pas pour argument. » Ibn al-Madînî a dit : « Véridique. » Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Bukhârî s'est opposé aux gens à son sujet ; mais il n'est pas abandonné (matrûk). » Ibn ʿAdî l'a mentionné dans al-Kâmil, a cité certains de ses hadiths et a dit : « Une part de ce qu'il rapporte est réprouvée, de ce pour quoi il n'est pas corroboré ; il est au nombre des faibles dont on écrit les hadiths. » (Je dis) Al-Bukhârî l'a pris pour argument, comme l'a dit ad-Dâraqutnî, ainsi qu'Abû Dâwûd, an-Nasâ'î et at-Tirmidhî. Il a déjà été question du hadith qu'on lui a reproché parmi ceux qu'al-Bukhârî a cités de lui : c'est le trente-neuvième de la section qui précède celle-ci.

Passage douteuxImprimé وثقة وابن معين, probablement وثقه ابن معين : « Ibn Maʿîn l'a jugé digne de confiance ». Texte arabe imprimé : مشهور بكنيته وثقة وابن معين Imprimé مولى ابن هاشم (affranchi d'Ibn Hâshim), probablement مولى بني هاشم : « affranchi des Banû Hâshim ». Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : أبو سعيد مولى ابن هاشم البصري

(خ د س ق) ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh al-Basrî, Abû Saʿîd, affranchi d'Ibn Hâshim, le Basrien établi à La Mecque, connu par sa kunya. Ibn Maʿîn l'a jugé digne de confiance. Abû Hâtim a dit : « Ahmad était satisfait de lui, et il n'y avait pas de mal en lui. » Al-ʿUqaylî a dit, d'après Ahmad : « Il commettait beaucoup d'erreurs. » As-Sâjî a dit : « Il se trompait dans le hadith. » (Je dis) Al-Bukhârî a cité de lui, dans les « Testaments », un seul hadith, de sa transmission d'après Sakhr ibn Juwayriya, d'après Nâfiʿ, d'après Ibn ʿUmar, sur l'aumône de ʿUmar ibn al-Khattâb (qu'Allah l'agrée) ; or il l'a cité par la transmission d'Ibn ʿAwn et d'autres d'après Nâfiʿ : il apparaît ainsi qu'il ne l'a cité qu'en corroboration (mutâbaʿa). Abû Dâwûd a rapporté de lui dans les Fadâ'il al-Ansâr, ainsi qu'an-Nasâ'î et Ibn Mâja.

Passage douteuxSigle imprimé (ع ا), incohérent avec le texte (al-Mizzî lui donne le signe du taʿlîq d'al-Bukhârî, Muslim ne rapportant pas de lui) ; vraisemblablement (خت ٤) ; gardé tel quel. Texte arabe imprimé : (ع ا) عبد الرحمن بن عبد الله بن عتبة

(ع ا) ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUtba ibn ʿAbd Allâh ibn Masʿûd al-Kûfî al-Masʿûdî, célèbre, l'un des grands traditionnistes, si ce n'est que sa mémoire s'est troublée à la fin de sa vie. Ahmad et d'autres ont dit : « Celui qui a entendu de lui à Kûfa, avant qu'il ne parte pour Bagdad, son audition est authentique. » (Je dis) Al-Mizzî a apposé sur lui le signe du taʿlîq d'al-Bukhârî, mais je ne lui ai trouvé chez lui rien de muʿallaq (cité sans chaîne complète). Certes, il est mentionné dans un ajout au hadith de la prière pour la pluie : al-Bukhârî a dit : « ʿAbd Allâh ibn Muhammad nous a rapporté : Sufyân nous a rapporté, d'après ʿAbd Allâh ibn Abî Bakr, qui a entendu ʿAbbâd ibn Tamîm, d'après son oncle, qui a dit : Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) sortit pour demander la pluie ; il se tourna vers la qibla, pria deux unités de prière et retourna son manteau. Sufyân a dit : Et al-Masʿûdî m'a informé, d'après Abû Bakr, qui a dit : Il mit le côté droit sur le gauche. » (Fin.) C'est donc un ajout à chaîne complète (mawsûl) dans le récit ; al-Bukhârî n'a visé que le fond du hadith, selon son habitude en la matière. Les autres53 ont rapporté de lui, à l'exception de Muslim.

(خ س) ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd al-Malik ibn Shayba, Abû Bakr al-Hizâmî, parfois rattaché à son grand-père. Abû Hâtim l'a jugé solide, et Abû Bakr ibn Abî Dâwûd l'a déclaré faible. Ibn Hibbân a dit dans ath-Thiqât : « Il lui arrivait de contredire [les autres]. » Al-Hâkim Abû Ahmad a dit dans al-Kunâ : « Il n'est pas ferme selon eux. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui deux hadiths. L'un, vers la fin de la « Description du Prophète (paix et bénédictions sur lui) », est le hadith de Mûsâ ibn ʿUqba, d'après Sâlim, d'après son père, sur le songe du Prophète (paix et bénédictions sur lui) au sujet d'Abû Bakr : « Il avait tiré un seau ou deux seaux… », le hadith ; il l'a rapporté dans « L'interprétation des songes » par une autre voie d'après Mûsâ ibn ʿUqba. Le second se trouve dans les « Nourritures » : il a dit : « ʿAbd ar-Rahmân ibn Shayba nous a rapporté : Ibn Abî Fudayk m'a informé, d'après Ibn Abî Dhi'b, d'après al-Maqburî, d'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) : Je m'attachais au Prophète (paix et bénédictions sur lui) pour de quoi rassasier mon ventre… », le hadith, où il est fait mention de Jaʿfar ibn Abî Tâlib ; or il l'a cité dans le « Mérite de Jaʿfar » d'après Abû Musʿab Ahmad ibn Abî Bakr, d'après Muhammad ibn Ibrâhîm ibn Dînâr, d'après Ibn Abî Dhi'b, avec cette chaîne. Il apparaît ainsi qu'il ne l'a pas pris pour argument. An-Nasâ'î a rapporté de lui.

Passage douteuxImprimé أبو غزوان (Abû Ghazwân), probablement ابن غزوان (ʿAbd ar-Rahmân ibn Ghazwân, dont la kunya est Abû Nûh) : « Ibn Ghazwân ». Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : وقال الخليلي أبو غزوان قديم

(خ د س ت) ʿAbd ar-Rahmân ibn Ghazwân, Abû Nûh, connu sous le nom de Qurâd. Ibn al-Madînî, Ibn Numayr, Yaʿqûb ibn Shayba et Ibn Saʿd l'ont jugé digne de confiance. Ibn Maʿîn a dit : « Convenable, il n'y a pas de mal en lui. » Abû Hâtim a dit : « Véridique. » Ad-Dâraqutnî a dit : « Digne de confiance, et il a des hadiths qu'il est seul à rapporter (afrâd). » Ibn Hibbân a dit dans ath-Thiqât : « Il commettait des erreurs, et le cœur conçoit quelque doute à son sujet, du fait qu'il a rapporté, d'après al-Layth, d'après Mâlik, d'après az-Zuhrî, d'après ʿUrwa, d'après ʿÂ'isha, l'histoire des esclaves. » (Je dis) Il s'est trompé dans sa chaîne : al-Layth l'a seulement rapporté d'après Ziyâd ibn ʿAjlân, d'après Ziyâd, affranchi d'Ibn ʿAbbâs54, de façon mursal (sans mention du Compagnon) ; c'est ce qu'ont exposé ad-Dâraqutnî dans Gharâ'ib Mâlik, al-Hâkim Abû Ahmad dans al-Kunâ et d'autres encore. Al-Khalîlî a dit : « Abû Ghazwân est ancien ; il est seul à rapporter d'al-Layth un hadith pour lequel il n'est pas corroboré », voulant dire celui-ci. (Je dis) Il n'a dans al-Bukhârî qu'un seul hadith, qu'il a cité dans le « Divorce par rachat (khulʿ) » d'après Muhammad ibn ʿAbd Allâh ibn al-Mubârak, d'après lui, d'après Jarîr ibn Hâzim, avec la corroboration d'Ibrâhîm ibn Tahmân, tous deux d'après Ayyûb, d'après ʿIkrima, d'après Ibn ʿAbbâs, sur l'histoire de la femme de Thâbit ibn Qays ibn Shammâs. Hammâd ibn Zayd l'a rapporté d'après Ayyûb de façon mursal, de même que Khâlid al-Wâsitî et Ibrâhîm ibn Tahmân d'après Khâlid al-Hadhdhâ'. Ce hadith a déjà été traité dans la section précédente : c'est le quatre-vingtième hadith. Abû Dâwûd et an-Nasâ'î ont rapporté de lui ; et il a chez at-Tirmidhî un hadith de la transmission d'Abû Mûsâ al-Ashʿarî qui contient des termes réprouvés. Et Allah sait mieux.

Passage douteuxImprimé بداك, probablement بذاك : « il n'est pas fameux ». Texte arabe imprimé : وقال عثمان الدارمي ليس بداك

(ع) ʿAbd ar-Rahmân ibn Muhammad ibn Ziyâd al-Muhâribî, Abû Muhammad al-Kûfî. Ibn Maʿîn, an-Nasâ'î, al-Bazzâr et ad-Dâraqutnî l'ont jugé digne de confiance. Abû Hâtim a dit : « Véridique lorsqu'il rapporte d'après des rapporteurs dignes de confiance ; mais il rapporte d'après des inconnus des hadiths réprouvés, ce qui gâte ses hadiths. » ʿUthmân ad-Dârimî a dit : « Il n'est pas fameux. » ʿAbd Allâh ibn Ahmad a dit, d'après son père : « Il nous est parvenu qu'il pratiquait le tadlîs, et nous ne savons pas qu'il ait entendu de Maʿmar. » Al-Bâjî a dit : « Véridique ; il se trompe. » (Je dis) Il n'a dans al-Bukhârî que deux hadiths, en corroboration : nous avons attiré l'attention sur l'un dans la notice de Zakariyyâ ibn Yahyâ Abû s-Sukayn, et sur le second dans la notice de Sâlih ibn Hayyân. Le groupe a rapporté de lui.

Passage douteuxSigle imprimé (خ ع ا), incohérent ; vraisemblablement (خ ٤) (al-Bukhârî et les auteurs des Sunan, selon la fin de la notice) ; gardé tel quel. Texte arabe imprimé : (خ ع ا) عبد الرحمن بن أبي الموالى Imprimé و ثقة, probablement وثقه : « Ibn Maʿîn, an-Nasâ'î et Abû Zurʿa l'ont jugé digne de confiance ». Texte arabe imprimé : و ثقة ابن معين والنسائي وأبو زرعة

(خ ع ا) ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî l-Mawâlî al-Madanî, Abû Muhammad. Ibn Maʿîn, an-Nasâ'î et Abû Zurʿa l'ont jugé digne de confiance. Ahmad et Abû Hâtim ont dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » Ibn Khirâsh a dit : « Véridique. » Ibn ʿAdî a dit : « Ses hadiths sont droits. » Ahmad a réprouvé son hadith d'après Muhammad ibn al-Munkadir, d'après Jâbir, sur la prière de consultation (istikhâra). (Je dis) C'est l'un des hadiths qu'il est seul à rapporter, et al-Bukhârî l'a cité ; la chose est d'ailleurs bénigne. Ibn ʿAdî a dit, après l'avoir cité : « Le hadith de l'istikhâra a été rapporté par plus d'un Compagnon. » (Fin.) Al-Bukhârî et les auteurs des Sunan l'ont pris pour argument.

(ع) ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Nuʿm al-Bajalî, Abû l-Hakam al-Kûfî, le dévot. Ibn Saʿd et an-Nasâ'î l'ont jugé digne de confiance. Ibn Abî Khaythama a dit, d'après Ibn Maʿîn : « Faible. » (Je dis) Les deux maîtres [al-Bukhârî et Muslim] se sont appuyés sur lui. Il a chez al-Bukhârî trois hadiths, d'après Abû Hurayra, Abû Saʿîd et Ibn ʿUmar, un hadith d'après chacun d'eux. Les autres ont rapporté de lui.

(خ م د س) ʿAbd ar-Rahmân ibn Namir al-Yahsubî, des compagnons d'az-Zuhrî. Abû Hâtim, Duhaym et adh-Dhuhlî ont dit : « Personne n'a rapporté de lui hormis al-Walîd ibn Muslim. » Adh-Dhuhlî, Ibn al-Barqî et Abû Dâwûd l'ont jugé digne de confiance. Ibn Maʿîn a dit : « Faible. » Abû Hâtim a dit : « Il n'est pas solide. » (Je dis) Il a dans les deux Sahîh un seul hadith, d'après az-Zuhrî, en corroboration. Abû Dâwûd et an-Nasâ'î ont rapporté de lui.

Passage douteuxImprimé وأبوه أبو بكر البزار, probablement وأبوه وأبو بكر البزار : « Abû Bakr ibn Abî Dâwud et son père, et Abû Bakr al-Bazzâr ». Texte arabe imprimé : وأبو بكر بن أبي داود وأبوه أبو بكر البزار Le و devant احتج est superflu ; lu وابن جابر احتج به الجماعة : « quant à Ibn Jâbir, le groupe l'a pris pour argument ». Texte arabe imprimé : وابن جابر واحتج به الجماعة

(ع) ʿAbd ar-Rahmân ibn Yazîd ibn Jâbir ad-Dimashqî, l'un des rapporteurs dignes de confiance et sûrs. La majorité l'a jugé digne de confiance. Al-Fallâs seul a dit : « Ses hadiths sont faibles ; il a rapporté d'après Makhûl des hadiths réprouvés, que les gens de Kûfa ont rapportés de lui. » Le hâfiz Abû Bakr al-Khatîb lui a objecté que celui dont les gens de Kûfa — Abû Usâma et d'autres — ont rapporté est ʿAbd ar-Rahmân ibn Yazîd ibn Tamîm ; ils se trompaient et disaient « Ibn Jâbir ». Il a dit : « La responsabilité de ces hadiths incombe donc aux gens de Kûfa, qui se sont trompés sur le nom de son grand-père ; quant à ʿAbd ar-Rahmân ibn Yazîd ibn Jâbir, il est digne de confiance. » (Je dis) Ce qui est arrivé à Abû Usâma et à d'autres à ce sujet a été exposé par Ibn Abî Hâtim d'après certains de ses maîtres, par Abû Bakr ibn Abî Dâwûd et son père, par Abû Bakr al-Bazzâr et par d'autres. Quant à Ibn Jâbir, le groupe l'a pris pour argument.

Passage douteuxLe mot صاعقة (« foudre », surnom habituellement porté par Muhammad ibn ʿAbd ar-Rahîm) est suspect dans ce jugement d'Ibn Hibbân ; rendu littéralement. Texte arabe imprimé : كان صاعقة لا يحمد أمره

(خ) ʿAbd ar-Rahmân ibn Yûnus, Abû Muslim al-Mustamlî. Abû Hâtim a dit : « Véridique. » Ibn Hibbân a dit dans ath-Thiqât : « C'était une foudre (sâʿiqa) ; on ne loue pas sa conduite. » Ibn Saʿd a dit : « Il a servi de répétiteur (mustamlî) à Ibn ʿUyayna et à Yazîd ibn Hârûn, et il a voyagé en quête du hadith. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui un seul hadith, dans les « Ablutions », dans le musnad d'as-Sâ'ib ibn Yazîd, avec la corroboration d'Ibrâhîm ibn Hamza et d'autres, d'après Hâtim ibn Ismâʿîl.

Passage douteuxSigle imprimé (بخ) (al-Adab al-mufrad), incohérent avec la notice (les deux maîtres l'ont pris pour argument et les autres ont rapporté de lui) ; vraisemblablement (ع) ; gardé tel quel. Texte arabe imprimé : (بخ) عبد الرزاق بن همام Imprimé الديري (ad-Dayrî), probablement الدبري : « Ishâq ad-Dabarî ». Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : وإسحاق الديري وطائفة

(بخ) ʿAbd ar-Razzâq ibn Hammâm ibn Nâfiʿ al-Himyarî as-Sanʿânî, l'un des mémorisateurs sûrs, auteur d'ouvrages. Tous les imams l'ont jugé digne de confiance, sauf al-ʿAbbâs ibn ʿAbd al-ʿAzîm al-ʿAnbarî seul, qui a tenu à son sujet des propos excessifs, en quoi personne ne l'a suivi. Abû Zurʿa ad-Dimashqî a dit : « On demanda à Ahmad : Qui est le plus sûr pour Ibn Jurayj, ʿAbd ar-Razzâq ou Muhammad ibn Bakr al-Bursânî ? Il répondit : ʿAbd ar-Razzâq. » ʿAbbâs ad-Dûrî a dit, d'après Ibn Maʿîn : « ʿAbd ar-Razzâq était plus sûr pour les hadiths de Maʿmar que Hishâm ibn Yûsuf. » Yaʿqûb ibn Shayba a dit, d'après ʿAlî ibn al-Madînî : « Hishâm ibn Yûsuf m'a dit : ʿAbd ar-Razzâq était le plus savant d'entre nous et celui qui avait la meilleure mémoire. » Yaʿqûb a dit : « Tous deux sont dignes de confiance et sûrs. » Adh-Dhuhlî a dit : « Il était le plus vigilant d'entre eux dans le hadith, et il mémorisait. » Ibn ʿAdî a dit : « Les musulmans dignes de confiance ont voyagé vers lui et ont écrit auprès de lui ; toutefois, ils l'ont rattaché au shiʿisme (tashayyuʿ), et c'est le plus grave reproche qu'ils lui ont adressé. Quant à la véracité, j'espère qu'il n'y a pas de mal en lui. » An-Nasâ'î a dit : « Il y a à redire pour ceux qui ont écrit auprès de lui tardivement : ils ont écrit de lui des hadiths réprouvés. » Al-Athram a dit, d'après Ahmad : « Celui qui a entendu de lui après qu'il fut devenu aveugle, cela ne vaut rien ; ce qui était dans ses livres est authentique, et ce qui n'était pas dans ses livres, on le lui soufflait et il l'acceptait. » (Je dis) Les deux maîtres l'ont pris pour argument pour une partie des hadiths de ceux qui ont entendu de lui avant le trouble de sa mémoire ; le critère en est : celui qui a entendu de lui avant l'an 200 ; après cette date, il s'était altéré. C'est alors qu'ont entendu de lui Ahmad ibn Shabbawayh, selon ce qu'al-Athram rapporte d'Ahmad, Ishâq ad-Dayrî et un groupe des maîtres d'Abû ʿAwâna et d'at-Tabarânî, parmi ceux qui ont vécu jusque vers l'an 280. Les autres ont rapporté de lui.

(ع) ʿAbd as-Salâm ibn Harb al-Mulâ'î al-Kûfî, Abû Bakr. Abû Hâtim, at-Tirmidhî, Yaʿqûb ibn Shayba, ad-Dâraqutnî et al-ʿIjlî l'ont jugé digne de confiance ; ce dernier a ajouté : « Les Bagdadiens réprouvaient certains de ses hadiths, mais les Koufiens le connaissent mieux. » Ibn Saʿd a dit : « Il y avait en lui de la faiblesse. » Yahyâ ibn Maʿîn a dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » Ahmad ibn Hanbal a dit : « Nous lui reprochions une chose : il ne disait “nous a rapporté” que pour un ou deux hadiths. » On parla de lui à Ibn al-Mubârak, et il dit : « Mes jambes ne me portent pas jusqu'à lui. » (Je dis) Il a dans al-Bukhârî deux hadiths : l'un dans le « Divorce », avec la corroboration d'al-Ansârî, d'après Hishâm, d'après Hafsa, d'après Umm ʿAtiyya, sur le deuil (ihdâd) ; le second dans les « Expéditions », au chapitre de l'arrivée d'Abû Mûsâ et des Ashʿarites, avec la corroboration de Hammâd ibn Zayd et de plus d'un autre, tous d'après Ayyûb, d'après Abû Qilâba, d'après Zahdam al-Jarmî, d'après Abû Mûsâ al-Ashʿarî. Il apparaît ainsi qu'il ne l'a pas pris pour argument. Les autres ont rapporté de lui.

(ع) ʿAbd al-ʿAzîz ibn Abî Hâzim Salama ibn Dînâr, Abû Tammâm al-Madanî. An-Nasâ'î, Ibn Maʿîn et al-ʿIjlî l'ont jugé digne de confiance. Ahmad ibn Hanbal a dit : « Il n'était pas connu pour la quête du hadith, sauf pour les livres de son père, qu'il aurait, dit-on, entendus ; et l'on dit que les livres de Sulaymân ibn Bilâl lui sont parvenus sans qu'il les ait entendus. » Ibn Abî Khaythama a dit, d'après Musʿab az-Zubayrî : « Il avait entendu de Sulaymân ; à sa mort, Sulaymân lui légua ses livres. » Abû Hâtim a dit : « Ses hadiths sont convenables ; et l'on dit qu'il n'y avait pas à Médine, après Mâlik, plus versé que lui dans le fiqh. » (Je dis) Le groupe l'a pris pour argument.

Passage douteuxImprimé يحيى بن أبي بكير (Yahyâ ibn Abî Bukayr), probablement يحيى بن بكير, le transmetteur du Muwatta'. Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : على يحيى بن أبي بكير في الموطأ

(خ د ت ق) ʿAbd al-ʿAzîz ibn ʿAbd Allâh ibn Yahyâ ibn ʿAmr ibn Uways ibn Saʿd ibn Abî Sarh al-ʿÂmirî al-Uwaysî al-Madanî, parmi les plus anciens maîtres d'al-Bukhârî. Abû Hâtim l'a placé avant Yahyâ ibn Abî Bukayr pour le Muwatta' et a dit : « Il est véridique. » Yaʿqûb ibn Shayba l'a jugé digne de confiance, et ad-Dâraqutnî a dit : « C'est une autorité (hujja). » Al-Khalîlî a dit : « Ils se sont accordés à le juger digne de confiance. » Mais on trouve, dans les Su'âlât d'Abû ʿUbayd al-Âjurrî à Abû Dâwûd, que celui-ci a dit : « ʿAbd al-ʿAzîz al-Uwaysî est faible. » S'il a voulu parler de lui, c'est contestable, car il l'a jugé digne de confiance dans un autre passage et a rapporté de lui par l'intermédiaire de Hârûn al-Hammâl ; peut-être a-t-il déclaré faible une transmission précise de lui, où il s'était trompé, ou bien a-t-il déclaré faible un autre qui porte le même nom que lui. En somme, c'est une critique rejetée.

(ع) ʿAbd al-ʿAzîz ibn ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzîz ibn Marwân al-Umawî, établi à Médine. Ibn Maʿîn, Abû Dâwûd, an-Nasâ'î, Abû Zurʿa et Ibn ʿAmmâr l'ont jugé digne de confiance ; ce dernier a ajouté : « Il n'y a pas de divergence entre les gens à son sujet. » Al-Khattâbî a rapporté qu'Ahmad a dit : « Il n'est pas de ceux qui ont la mémoire », entendant par là l'étendue de ce qu'il avait mémorisé ; sinon, Yahyâ ibn Maʿîn a bien dit : « Il est sûr ; il a rapporté peu de choses. » Abû Hâtim a dit : « On écrit ses hadiths. » Maymûn ibn al-Asbagh a dit, d'après Abû Mushir : « Ses hadiths sont faibles. » Yaʿqûb ibn Sufyân a dit : « Abû Nuʿaym nous a rapporté : ʿAbd al-ʿAzîz nous a rapporté, et il est digne de confiance. » (Je dis) Il n'a dans al-Bukhârî qu'un seul hadith, dans l'exégèse de la sourate al-Mâ'ida, de la transmission de Muhammad ibn Bishr d'après lui, d'après Nâfiʿ, d'après Ibn ʿUmar, qui a dit : « L'interdiction du vin fut révélée alors qu'il n'y avait à Médine que cinq sortes de boissons… », le hadith. Celui-ci a un témoignage concordant (shâhid) tiré du hadith de ʿUmar ibn al-Khattâb. Les autres ont rapporté de lui.

Passage douteuxImprimé عبيد الله بن عمرو (ʿUbayd Allâh ibn ʿAmr), probablement عبيد الله بن عمر (comme plus loin dans la notice). Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : يرويها عن عبيد الله بن عمرو

(ع) ʿAbd al-ʿAzîz ibn Muhammad ibn Abî ʿUbayd ad-Darâwardî, Abû Muhammad al-Madanî, l'un des traditionnistes célèbres. Yahyâ ibn Maʿîn et ʿAlî ibn al-Madînî l'ont jugé digne de confiance. Ahmad a dit : « Il était connu pour la quête du hadith ; lorsqu'il rapportait de son livre, c'était authentique, et lorsqu'il rapportait des livres des gens, il se trompait. Il lisait dans leurs livres et commettait des erreurs ; il lui arrivait d'intervertir les hadiths de ʿAbd Allâh ibn ʿUmar, en les rapportant d'après ʿUbayd Allâh ibn ʿAmr. » Abû Zurʿa a dit : « Il avait une mauvaise mémoire ; il lui arrivait de rapporter de sa mauvaise mémoire et de se tromper. » An-Nasâ'î a dit : « Il n'y a pas de mal en lui, mais ses hadiths d'après ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar sont réprouvés. » Abû Hâtim a dit : « On ne le prend pas pour argument. » As-Sâjî a dit : « Il était des gens de véracité et de probité, mais il se trompait beaucoup. » Ibn Saʿd a dit : « Il était digne de confiance, rapportait beaucoup de hadiths, et se trompait. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui deux hadiths où il l'a associé à ʿAbd al-ʿAzîz ibn Abî Hâzim et à d'autres, ainsi que quelques hadiths où il est seul, mais il les a cités sous forme de taʿlîq parmi les corroborations. Les autres l'ont pris pour argument.

Passage douteuxImprimé النقات (an-Niqât), probablement الثقات : « ath-Thiqât », l'ouvrage d'Ibn Hibbân. Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : وقال ابن حبان في النقات يخطئ

(ع) ʿAbd al-ʿAzîz ibn al-Mukhtâr al-Basrî. Ibn Maʿîn l'a jugé digne de confiance dans la version d'Ibn al-Junayd et d'autres, et il a dit, dans la version d'Ibn Abî Khaythama : « Il ne vaut rien. » Abû Hâtim a dit : « Ses hadiths sont réguliers ; digne de confiance. » Al-ʿIjlî, Ibn al-Barqî et an-Nasâ'î l'ont jugé digne de confiance. Ibn Hibbân a dit dans an-Niqât : « Il commet des erreurs. » (Je dis) Le groupe l'a pris pour argument. Ibn al-Qattân al-Fâsî a mentionné que ce qu'Ibn Maʿîn entend par « il ne vaut rien », dans certaines versions, c'est que ses hadiths sont très peu nombreux.

(ع) ʿAbd al-Karîm ibn Mâlik al-Jazarî, Abû Saʿîd55 al-Harrânî, l'un des rapporteurs sûrs. Les imams l'ont jugé digne de confiance ; Ibn al-Madînî a dit : « Sûr », et Ibn Maʿîn : « Digne de confiance, sûr. » Ibn ʿAdî l'a mentionné dans al-Kâmil à cause de ce que rapporte ad-Dûrî d'Ibn Maʿîn, qui aurait dit : « Les hadiths de ʿAbd al-Karîm al-Jazarî d'après ʿAtâ' sont mauvais. » Ibn ʿAdî a dit : « Il entendait par là le hadith de ʿÂ'isha : Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) l'embrassait et ne renouvelait pas ses ablutions (wudû'). » Il a dit : « Lorsque des rapporteurs dignes de confiance rapportent d'après ʿAbd al-Karîm, ses hadiths sont droits. » Yahyâ al-Qattân a réprouvé son hadith d'après ʿAtâ' sur la viande de mulet. (Je dis) Al-Bukhârî n'a cité de sa transmission d'après ʿAtâ' qu'un seul passage, en taʿlîq. Le groupe l'a pris pour argument.

(ت س ق) ʿAbd al-Karîm ibn Abî l-Mukhâriq, Abû Umayya al-Basrî, établi à La Mecque. Il a partagé avec le précédent un grand nombre de ses maîtres, ainsi que de ceux qui ont rapporté de lui, si bien qu'on les a confondus. Abû Umayya est abandonné (matrûk) selon les imams du hadith. Abû l-Walîd al-Bâjî l'a mentionné parmi les rapporteurs d'al-Bukhârî à cause d'un ajout (ziyâda) figurant dans le hadith de Sufyân ibn ʿUyayna, d'après Sulaymân, d'après Tâwus, d'après Ibn ʿAbbâs, qui a dit : « Lorsque l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) se levait la nuit pour la prière nocturne, il disait : Ô Allah, à Toi la louange ! Tu es Celui qui maintient les cieux, la terre et ceux qui s'y trouvent ; et à Toi la louange… », le hadith. Al-Bukhârî l'a cité dans le Livre de la prière nocturne (Kitâb at-tahajjud) et a dit à la fin : « Sufyân a dit : Et ʿAbd al-Karîm Abû Umayya a ajouté » — c'est-à-dire d'après Tâwus — « : Et il n'y a de force ni de puissance qu'en Allah. » Al-Bukhârî n'entendait pas le prendre pour argument ; il l'a seulement cité tel qu'il lui était parvenu, et son argument ne porte que sur le fond du hadith d'après Sulaymân, selon son habitude en la matière. Un procédé semblable a déjà été vu dans la notice de ʿAbd ar-Rahmân al-Masʿûdî. Al-Mizzî a apposé, dans at-Tahdhîb, sur sa notice, le signe du taʿlîq d'al-Bukhârî, ce qui n'est pas heureux de sa part ; et c'est Allah qui accorde le succès. Au début des « Expéditions », par la voie de Hishâm, d'après Ibn Jurayj : « ʿAbd al-Karîm m'a informé qu'il avait entendu Miqsam » ; certains ont prétendu que ce ʿAbd al-Karîm est Ibn Abî l-Mukhâriq, mais il n'en est rien : c'est al-Jazarî, comme cela est explicitement mentionné dans le Mustakhraj d'Abû Nuʿaym, par la voie de Saʿîd ibn Yahyâ al-Umawî, d'après son père, d'après Ibn Jurayj. Muslim a rapporté, parmi les corroborations, un hadith de la transmission d'Ibn ʿUyayna, d'après ʿAbd al-Karîm, d'après Mujâhid ; on a dit que c'était al-Jazarî, et on a dit que c'était celui-ci. An-Nasâ'î a rapporté de lui un hadith et l'a déclaré faible ; at-Tirmidhî et Ibn Mâja ont cité de lui.

(خ) ʿAbd al-Mutaʿâl ibn Tâlib, shaykh de Bagdad. Abû Zurʿa, Yaʿqûb ibn Shayba et d'autres l'ont déclaré digne de confiance (thiqa). Ibn ʿAdî l'a cité dans al-Kâmil et a rapporté de ʿUthmân ad-Dârimî qu'il interrogea Yahyâ ibn Maʿîn au sujet d'un hadith de lui d'après Ibn Wahb ; il répondit : « Ceci n'est rien. » (Je dis) Cela n'est pas explicite quant à sa faiblesse, car il se peut qu'il ait visé le hadith lui-même ; ce qui renforce cela, c'est que ce même ʿUthmân interrogea Ibn Maʿîn sur ʿAbd al-Mutaʿâl, et il répondit : « Digne de confiance. » De même, ʿAbd al-Khâliq ibn Mansûr a rapporté d'Ibn Maʿîn [la même chose]. Fin. Al-Bukhârî n'a rapporté de lui qu'un seul hadith, vers la fin du Livre du pèlerinage, cinq chapitres avant les chapitres de la ʿumra ; et il a rapporté ce même hadith, dans le pèlerinage également, d'après Asbagh ibn al-Faraj, avec la corroboration (mutâbaʿa) de ʿAbd al-Mutaʿâl. Et Allah sait mieux.

(ع) ʿAbd al-Malik ibn Aʿyan al-Kûfî. Al-ʿIjlî l'a déclaré digne de confiance ; Abû Hâtim a dit : « Shiʿite, son rang est la véracité » ; Ibn Maʿîn a dit : « Il n'est rien » ; Ibn Mahdî rapportait de lui, puis il le délaissa. (Je dis) Il n'a dans les deux Sahîh que le hadith de Sufyân ibn ʿUyayna d'après Jâmiʿ ibn Abî Râshid et ʿAbd al-Malik ibn Aʿyan, qui ont tous deux entendu Shaqîq dire : « J'ai entendu Ibn Masʿûd… », et il mentionna le hadith : « Quiconque prête serment au sujet du bien d'un musulman… » ; il se trouve dans le Livre de l'unicité (at-Tawhîd) du Sahîh d'al-Bukhârî. Les autres ont rapporté de lui.

(خ م س ق) ʿAbd al-Malik ibn as-Sabbâh al-Mismaʿî al-Basrî, Abû Muhammad, l'un des compagnons de Shuʿba. Abû Hâtim a dit : « Convenable (sâlih). » L'auteur d'al-Mîzân l'a mentionné et a rapporté d'al-Khalîlî qu'il a dit de lui : « Il était accusé de voler les hadiths » ; or c'est là une critique non motivée (jarh mubham). Je ne lui ai vu dans al-Bukhârî qu'un seul hadith, qu'il a cité dans le Livre des invocations (ad-Daʿawât), joint à Muʿâdh ibn Muʿâdh, d'après Shuʿba, d'après Abû Ishâq, d'après Ibn Abî Mûsâ, d'après son père, au sujet de sa parole : « Ô Allah, pardonne-moi mes fautes et ce que j'ai commis délibérément » ; il l'a cité aussi par le hadith d'Isrâ'îl d'après Abû Ishâq. Muslim, an-Nasâ'î et Ibn Mâja ont rapporté de lui.

(ع) ʿAbd al-Malik ibn ʿUmayr al-Kûfî, célèbre, l'un des grands traditionnistes ; il rencontra un groupe de Compagnons et vécut très longtemps. Al-ʿIjlî, Ibn Maʿîn, an-Nasâ'î et Ibn Numayr l'ont déclaré digne de confiance. Ibn Mahdî a dit : « Ath-Thawrî s'émerveillait de la mémoire de ʿAbd al-Malik. » Abû Hâtim a dit : « Il n'est pas un mémorisateur (hâfiz) ; sa mémoire s'altéra avant sa mort ; et Ibn Mahdî ne visait que ʿAbd al-Malik ibn Abî Sulaymân. » Ahmad ibn Hanbal a dit : « Ses hadiths sont confus (mudtarib) ; les mémorisateurs divergent à son sujet. » Ibn al-Barqî a rapporté d'Ibn Maʿîn : « Digne de confiance, sauf qu'il s'est trompé dans un hadith ou deux. » (Je dis) Le groupe (al-jamâʿa) l'a pris pour argument ; les deux shaykhs ont cité de lui, comme argument, ce que rapportèrent de lui les anciens, et, dans les corroborations, ce que rapportèrent de lui certains des tardifs. On ne lui a reproché que l'altération de sa mémoire due à son grand âge, car il vécut cent trois ans. Ni Ibn ʿAdî dans al-Kâmil ni Ibn Hibbân ne l'ont mentionné.

Passage douteuxSigle imprimé (خ) seul, alors que la notice dit que le groupe l'a pris pour argument ; on attendrait (ع) ; sigle conservé tel quel. Texte arabe imprimé : (خ) عبد الواحد بن زياد العبدي البصري Imprimé يحيى بن القطان (Yahyâ ibn al-Qattân), probablement يحيى القطان (Yahyâ ibn Saʿîd al-Qattân). Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : وقد أشار يحيى بن القطان إلى لينه

(خ) ʿAbd al-Wâhid ibn Ziyâd al-ʿAbdî al-Basrî. Ibn Maʿîn a dit : « Les plus sûrs des compagnons d'al-Aʿmash sont Shuʿba et Sufyân, puis Abû Muʿâwiya, puis ʿAbd al-Wâhid ibn Ziyâd ; ʿAbd al-Wâhid est digne de confiance, mais Abû ʿAwâna m'est plus cher que lui. » Abû Zurʿa, Abû Hâtim, Ibn Saʿd, an-Nasâ'î, Abû Dâwûd, al-ʿIjlî et ad-Dâraqutnî l'ont déclaré digne de confiance, au point qu'Ibn ʿAbd al-Barr a dit : « Il n'y a pas de divergence entre eux sur le fait qu'il est digne de confiance et sûr (thiqa thabt). » Ainsi a-t-il dit ; or Yahyâ ibn al-Qattân a fait allusion à sa faiblesse : Ibn al-Madînî a rapporté de lui qu'il a dit : « Je ne l'ai jamais vu rechercher un hadith ; je lui rappelais les hadiths d'al-Aʿmash, et il n'en connaissait pas une lettre. » (Je dis) Cela ne constitue pas une critique, car il avait un livre (sâhib kitâb) ; et le groupe l'a pris pour argument.

Passage douteuxSigle imprimé « خ ع ا », incohérent (ع désigne le groupe) ; probablement le chiffre ٤ (les quatre Sunan), la notice disant que les quatre ont rapporté de lui ; sigle conservé tel quel. Texte arabe imprimé : (خ ع ا) عبد الواحد بن عبد الله البصري

(خ ع ا) ʿAbd al-Wâhid ibn ʿAbd Allâh al-Basrî ; il fut gouverneur de Médine sous le califat de Yazîd ibn ʿAbd al-Malik. Aflah ibn Humayd a dit : « Son gouvernement fut digne d'éloges. » Al-ʿIjlî, ad-Dâraqutnî et d'autres l'ont déclaré digne de confiance ; Abû Hâtim a dit : « On ne le prend pas pour argument. » (Je dis) Il a dans le Sahîh un seul hadith, d'après Wâthila, sur la gravité du mensonge sur le Prophète (paix et bénédictions sur lui). Les quatre ont rapporté de lui.

(خ د ت س) ʿAbd al-Wâhid ibn Wâsil, Abû ʿUbayda al-Haddâd, connu par sa kunya. Ibn Maʿîn a dit : « Il était parmi les rapporteurs sûrs ; je ne sache pas que nous ayons relevé contre lui la moindre erreur. » Ahmad a dit : « Je crains qu'il ne soit faible » ; il a dit aussi : « Il n'avait pas de mémoire, mais son livre était correct. » Al-ʿIjlî, Yaʿqûb ibn Shayba, Yaʿqûb ibn Sufyân, Abû Dâwûd et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. (Je dis) Il a dans le Sahîh un seul hadith, dans le Livre de la prière, qu'il rapporte d'après ʿUthmân ibn Abî Rawwâd, d'après az-Zuhrî, d'après Anas ; Muhammad ibn Bakr al-Bursânî l'y a corroboré d'après ʿUthmân. Abû Dâwûd, an-Nasâ'î et at-Tirmidhî ont rapporté de lui.

Passage douteuxSigle imprimé (خ) seul, alors que la notice dit que le groupe l'a pris pour argument ; on attendrait (ع) ; sigle conservé tel quel. Texte arabe imprimé : (خ) عبد الوارث بن سعيد التنوري

(خ) ʿAbd al-Wârith ibn Saʿîd at-Tannûrî, Abû ʿUbayda al-Basrî, parmi les traditionnistes célèbres et éminents. Shuʿba a loué sa mémoire, et Yahyâ ibn Saʿîd al-Qattân s'en remettait à sa mémoire. On demanda à Ibn Maʿîn : « Quels sont les plus sûrs des shaykhs des Basriens ? » et il le compta parmi eux ; une fois, il le fit passer avant Ibn ʿUlayya pour Ayyûb. Abû Zurʿa, an-Nasâ'î, Ibn Saʿd, Ibn Numayr, al-ʿIjlî et Abû Hâtim l'ont déclaré digne de confiance, ce dernier ajoutant : « Il est plus sûr que Hammâd ibn Salama. » Abû Dâwûd a rapporté d'Abû ʿAlî al-Mawsilî que Hammâd ibn Zayd leur interdisait de rapporter de lui à cause de la doctrine du qadar (libre arbitre). Al-Bukhârî a dit : ʿAbd as-Samad ibn ʿAbd al-Wârith a dit : « On a menti sur mon père ; je ne l'ai jamais entendu dire quoi que ce soit au sujet du qadar. » As-Sâjî a dit : ʿAlî ibn Ahmad nous a rapporté : j'ai entendu Hudba ibn Khâlid dire : j'ai entendu ʿAbd al-Wârith dire : « Je n'ai jamais été d'avis du muʿtazilisme (al-iʿtizâl). » As-Sâjî a dit : « Rien ne l'a rabaissé sinon le qadar. » (Je dis) Il se peut qu'il y ait renoncé ; bien plus, ce qui m'est apparu clairement, c'est qu'on l'en a accusé à cause de son éloge de ʿAmr ibn ʿUbayd, car il disait : « Si je ne savais pas qu'il est véridique, je n'aurais pas rapporté de lui » ; or les imams du hadith traitaient ʿAmr ibn ʿUbayd de menteur et interdisaient de fréquenter ses séances ; c'est de là que ʿAbd al-Wârith fut accusé. Et le groupe l'a pris pour argument.

(ع) ʿAbd al-Wahhâb ibn ʿAbd al-Majîd ath-Thaqafî, Abû Muhammad al-Basrî, l'un des rapporteurs sûrs. ʿAlî ibn al-Madînî a dit : « Il n'y a pas au monde de livre d'après Yahyâ ibn Saʿîd al-Ansârî plus authentique que celui de ʿAbd al-Wahhâb. » Al-ʿIjlî, Yahyâ ibn Maʿîn et d'autres l'ont déclaré digne de confiance ; Ibn Saʿd a dit : « Digne de confiance, mais il y a en lui de la faiblesse. » (Je dis) Il visait par là la confusion (ikhtilât) qu'on lui a reprochée. ʿAbbâs ad-Dûrî a rapporté d'Ibn Maʿîn : « Il devint confus à la fin de sa vie. » ʿUqba ibn Mukram a dit : « Il devint confus trois ans avant sa mort. » ʿAmr ibn ʿAlî a dit : « Il devint confus au point de ne plus avoir sa raison. » (Je dis) Le groupe l'a pris pour argument ; al-Bukhârî n'a pas beaucoup rapporté de lui, et il apparaît qu'il n'a cité de lui que par ceux qui l'avaient entendu avant sa confusion, comme ʿAmr ibn ʿAlî et d'autres ; bien plus, al-ʿUqaylî a rapporté que lorsqu'il devint confus, sa famille le tint à l'écart, de sorte qu'il ne rapporta rien durant sa confusion. Et Allah sait mieux.

(ع) ʿUbayd Allâh ibn Abî Jaʿfar al-Misrî, le juriste, surnommé Abû Bakr. Ahmad l'a déclaré digne de confiance, dans la version de son fils ʿAbd Allâh d'après lui, de même qu'Abû Hâtim, an-Nasâ'î et Ibn Saʿd. Ibn Yûnus a dit : « Il était savant et dévot. » L'auteur d'al-Mîzân a rapporté d'Ahmad qu'il a dit : « Il n'est pas solide. » (Je dis) Si cela est authentiquement attribué à Ahmad, peut-être est-ce pour une chose particulière ; et le groupe l'a pris pour argument.

(ع) ʿUbayd Allâh ibn ʿAbd al-Majîd al-Hanafî, Abû ʿAlî, connu par sa kunya ; il est parmi les traditionnistes éminents. Ibn Maʿîn et Abû Hâtim ont dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » Al-ʿIjlî, ad-Dâraqutnî et plus d'un l'ont déclaré digne de confiance. Al-ʿUqaylî l'a cité dans ad-Duʿafâ' et lui a attribué un hadith qu'il a été seul à rapporter, et qui n'est pas réprouvé (munkar). Le groupe l'a pris pour argument.

Passage douteuxImprimé الراوية, probablement الرواية : « la version (rapportée) d'ʿÂ'isha ». Texte arabe imprimé : إلا أن الراوية عن عائشة

(ع) ʿUbayd Allâh ibn Mûsâ ibn Abî l-Mukhtâr al-ʿAbsî, leur affranchi (mawlâhum), Abû Muhammad al-Kûfî, parmi les grands shaykhs d'al-Bukhârî ; il entendit un groupe de Successeurs (tâbiʿûn). Ibn Maʿîn, Abû Hâtim, al-ʿIjlî, ʿUthmân ibn Abî Shayba et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. Ibn Saʿd a dit : « Il était digne de confiance, véridique, de belle allure ; il penchait vers le shiʿisme et rapportait au sujet du shiʿisme des hadiths réprouvés, et il fut tenu pour faible à cause de cela par beaucoup de gens. » Ahmad lui reprocha son outrance dans le shiʿisme, malgré son austérité et sa dévotion. Abû Hâtim a dit : « C'était le plus sûr d'entre eux pour Isrâ'îl. » Ibn Maʿîn a dit : « Il avait le Jâmiʿ de Sufyân ath-Thawrî, et on le tenait pour faible en cela. » (Je dis) Al-Bukhârî n'a rien cité de ce qu'il rapporte d'ath-Thawrî ; lui et les autres l'ont pris pour argument. * ʿUbayda ibn Humayd ibn Suhayb, Abû ʿAbd ar-Rahmân al-Kûfî. Ahmad l'a déclaré digne de confiance et a dit : « Que ses hadiths sont authentiques ! Je ne sais ce que les gens ont contre lui. » Ibn Maʿîn a dit : « Il n'y a pas de mal en lui, mais il n'a pas de chance. » Ibn al-Madînî a dit une fois : « Que ses hadiths sont authentiques ! » et une autre fois l'a déclaré faible. Yaʿqûb ibn Shayba a dit : « Il n'était pas parmi les mémorisateurs. » As-Sâjî a dit : « Il n'est pas solide. » D'autres l'ont déclaré digne de confiance. (Je dis) Il a dans le Sahîh trois hadiths. Le premier, dans le Livre des bonnes manières (al-Adab) : son hadith d'après Mansûr, d'après Mujâhid, d'après Ibn ʿAbbâs, sur l'histoire des deux tombes dont les occupants étaient châtiés ; il se trouve chez lui dans la purification par la version de Jarîr d'après Mansûr. Le deuxième, dans l'invocation : son hadith d'après ʿAbd al-Malik ibn ʿUmayr, d'après Musʿab ibn Saʿd, d'après son père, au sujet de sa parole : « Ô Allah, je cherche protection contre l'avarice et la lâcheté… », le hadith ; il se trouve chez lui également dans l'invocation par la version de Shuʿba et de Zâ'ida d'après ʿAbd al-Malik. Le troisième, dans le pèlerinage : son hadith d'après ʿAbd al-ʿAzîz ibn Rufayʿ, d'après ʿAbd Allâh ibn az-Zubayr, d'après ʿÂ'isha, sur la prière après celle de ʿasr ; c'est un hadith isolé chez lui, sauf que la version d'ʿÂ'isha à ce sujet est rapportée chez lui par plusieurs voies. Les auteurs des quatre Sunan ont rapporté de lui.

(خ د س ت) ʿAttâb ibn Bashîr al-Jazarî. Ahmad ibn Hanbal l'a déclaré faible pour Khusayf ; Ibn Maʿîn et ad-Dâraqutnî l'ont déclaré digne de confiance. An-Nasâ'î a dit : « Il n'est pas solide. » Abû Dâwûd a rapporté d'Ahmad : « Ibn Mahdî le délaissa à la fin. » Ibn al-Madînî a dit : « Nous avons barré ses hadiths. » (Je dis) Il n'a dans al-Bukhârî que deux hadiths. Le premier, dans le Livre de la médecine : le hadith d'Umm Qays bint Mihsan sur l'iʿlâq (compression de la gorge) en cas d'angine (al-ʿudhra) ; il l'a cité avec la corroboration d'Ibn ʿUyayna et de Shuʿayb ibn Abî Hamza pour son shaykh Ishâq ibn Râshid, tous trois d'après az-Zuhrî. Le second, dans le Livre de l'attachement (al-Iʿtisâm) : le hadith de ʿAlî ibn Abî Tâlib (qu'Allah l'agrée) selon lequel l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) vint de nuit chez lui et chez Fâtima et dit : « Ne priez-vous pas ? » ʿAlî a dit : « Je dis : Ô Envoyé d'Allah, nos âmes ne sont que dans la main d'Allah… », le hadith ; il l'a cité joint à Shuʿayb. Voilà tout ce qu'il a chez lui. Abû Dâwûd, an-Nasâ'î et at-Tirmidhî ont rapporté de lui.

Passage douteuxImprimé قبلوا به, peu intelligible ; lu فبُلُوا به : « ils en furent éprouvés ». Texte arabe imprimé : ما لم يسمعوا من الشيخ قبلوا به

(خ س ق) ʿUthmân ibn Sâlih as-Sahmî, Abû Yahyâ al-Misrî, parmi les shaykhs d'al-Bukhârî. Ibn Maʿîn et ad-Dâraqutnî l'ont déclaré digne de confiance. Abû Hâtim a dit : « Un shaykh. » Abû Zurʿa a dit : « Il écrivait avec Khâlid ibn Najîh, et Khâlid leur dictait ce qu'ils n'avaient pas entendu du shaykh ; ils en furent éprouvés. » (Je dis) Il est arrivé exactement la même chose à ʿAbd Allâh ibn Sâlih, le secrétaire d'al-Layth. Ce Khâlid ibn Najîh était un grand menteur, et il mémorisait vite ; ces gens, lorsqu'ils se réunissaient chez un shaykh, l'entendaient puis voulaient écrire ce qu'ils avaient entendu, s'appuyaient pour cela sur la dictée de Khâlid, soit de mémoire, soit à partir de l'original ; or il y ajoutait ce qui n'en faisait pas partie, et c'est par ce biais que les hadiths faux s'introduisirent chez eux. Al-Hâkim a mentionné que la même chose exactement arriva à Qutayba ibn Saʿîd avec lui, malgré l'éminence de Qutayba. Quant à ce qu'Ahmad ibn Muhammad ibn al-Hajjâj ibn Rishdîn a rapporté d'Ahmad ibn Sâlih, à savoir qu'il délaissa ʿUthmân ibn Sâlih, cela ne le discrédite pas : premièrement, Ibn Rishdîn est faible et l'on ne se fie pas à lui en cela ; deuxièmement, Ahmad ibn Sâlih est l'un des pairs de ʿUthmân, et sa parole sur lui n'est donc acceptée qu'avec une explication claire. La règle, pour ces shaykhs qu'al-Bukhârî a rencontrés, dont il a distingué les hadiths authentiques des défectueux, et que d'autres que lui ont critiqués, est qu'on ne prétend pas que tous leurs hadiths répondent à sa condition, car il ne cite d'eux que ce dont l'authenticité lui est apparue. La preuve en est qu'il n'a cité de ce ʿUthmân, dans son Sahîh, que trois hadiths, dont l'un est une corroboration dans l'exégèse de la sourate al-Baqara. An-Nasâ'î et Ibn Mâja ont rapporté de lui.

(ع) ʿUthmân ibn ʿUmar ibn Fâris al-ʿAbdî al-Basrî, l'un des rapporteurs sûrs. Ahmad, Ibn Maʿîn, al-ʿIjlî, Ibn Saʿd et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. Abû Hâtim a dit : « Yahyâ ibn Saʿîd ne l'agréait pas. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de ʿAlî ibn al-Madînî que Yahyâ ibn Saʿîd l'a pris pour argument ; or Yahyâ ibn Saʿîd est d'une extrême sévérité envers les rapporteurs, surtout envers ceux qui étaient ses pairs. Et le groupe l'a pris pour argument.

(خ م د س) ʿUthmân ibn Ghiyâth ar-Râsibî al-Basrî. Al-ʿIjlî, Ibn Maʿîn, Ahmad et an-Nasâ'î l'ont déclaré digne de confiance. Abû Dâwûd et Ahmad ont dit : « Il était murjiʾite. » Ibn Maʿîn et Ibn al-Madînî ont dit : « Yahyâ ibn Saʿîd tenait pour faibles ses hadiths d'exégèse d'après ʿIkrima. » (Je dis) Al-Bukhârî n'a cité de lui d'après ʿIkrima qu'un seul passage, sans chaîne complète (muʿallaq). Il a rapporté de lui un autre hadith, qu'il a cité dans le Livre des bonnes manières par la version de Yahyâ ibn Saʿîd d'après lui, d'après Abû ʿUthmân, d'après Abû Mûsâ : le hadith de la margelle (al-quff) ; il l'a aussi rapporté dans les mérites de ʿUmar par la version d'Abû Usâma d'après lui ; et chez lui, Ayyûb, ʿÂsim et ʿAlî ibn al-Hakam l'ont corroboré d'après Abû ʿUthmân. Muslim, Abû Dâwûd et an-Nasâ'î ont rapporté de lui.

(خ ت) ʿUthmân ibn Farqad al-ʿAttâr al-Basrî. Ibn Hibbân l'a déclaré digne de confiance et a dit : « Ses hadiths sont droits. » Abû Hâtim ar-Râzî a dit : « Il a rapporté un hadith réprouvé, à savoir le hadith de Shuqrân. » Abû l-Fath al-Azdî a dit : « On le critique. » Ad-Dâraqutnî a dit : « Il contredit les rapporteurs dignes de confiance. » (Je dis) Il n'a chez al-Bukhârî qu'un seul hadith, qu'il a cité joint à ʿAbd Allâh ibn Numayr, tous deux d'après Hishâm, d'après son père, d'après ʿÂ'isha, vers la fin du Livre des ventes, au sujet de la parole du Très-Haut : « Quiconque est riche, qu'il s'abstienne » [An-Nisâ' : 6]. Il lui en a mentionné un autre dans le hadith de la calomnie (al-ifk), où il dit : Muhammad a dit, d'après ʿUthmân ibn Farqad, d'après Hishâm, d'après son père : « J'ai injurié Hassân devant ʿÂ'isha… », le hadith ; et il l'a donné avec chaîne complète (mawsûl) par le hadith de ʿAbda d'après Hishâm. At-Tirmidhî a cité de lui le hadith de Shuqrân et l'a jugé singulier (gharîb).

Passage douteuxImprimé ضعيف (Abû Bakr ibn Abî Shayba, réputé très sûr, dit faible) ; lu صنّف : « Abû Bakr a composé des ouvrages ». Texte arabe imprimé : إلا أن أبا بكر ضعيف وعثمان صدوق Imprimé وذكره له, pronom superflu ; lu وذكر له : « ad-Dâraqutnî lui a relevé ». Texte arabe imprimé : وذكره له الدارقطني في كتاب التصحيف

(خ م د س) ʿUthmân ibn Muhammad ibn Abî Shayba al-Kûfî, l'un des grands mémorisateurs. Yahyâ ibn Maʿîn, Ibn Numayr, al-ʿIjlî et un groupe l'ont déclaré digne de confiance. Abû Hâtim a dit : « Il était plus âgé que son frère Abû Bakr, sauf qu'Abû Bakr a composé des ouvrages ; et ʿUthmân est véridique. » Al-Athram a rapporté d'Ahmad : « Je ne sais de lui que du bien. » ʿAbd Allâh ibn Ahmad a dit : « J'ai présenté à mon père des hadiths de ʿUthmân ; il les a réprouvés et a dit : “Son frère — c'est-à-dire Abû Bakr — ne se serait permis aucun de ces hadiths.” » Al-Khatîb a examiné les hadiths qu'Ahmad a réprouvés chez ʿUthmân et a exposé son excuse à leur sujet. Ad-Dâraqutnî lui a relevé, dans le livre at-Tashîf, de nombreuses choses du Coran qu'il a altérées dans son exégèse, comme s'il ne connaissait pas le Coran par cœur. Le groupe a rapporté de lui, sauf at-Tirmidhî.

(خ س) ʿUthmân ibn al-Haytham ibn al-Jahm, le muezzin, Abû ʿAmr al-Basrî. Abû Hâtim a dit : « Il était véridique, sauf qu'il acceptait qu'on lui souffle les hadiths à la fin de sa vie. » Ad-Dâraqutnî a dit : « Il était véridique, commettant beaucoup d'erreurs. » As-Sâjî a dit : « On le mentionna devant Ahmad, et il fit signe qu'il n'était pas sûr ; il ne rapporta pas de lui. » (Je dis) Il a dans al-Bukhârî le hadith d'Abû Hurayra sur le mérite du Verset du Trône, qu'il a mentionné de lui en plusieurs endroits, en version longue et abrégée ; il a rapporté de lui un autre hadith, d'après Muhammad — c'est adh-Dhuhlî — d'après lui, d'après Ibn Jurayj ; et un autre dans le Livre de la science, où il déclare explicitement l'avoir entendu de lui, et c'est une corroboration.

(ع) ʿAdî ibn Thâbit al-Ansârî al-Kûfî, le Successeur célèbre. Ahmad, an-Nasâ'î, al-ʿIjlî et ad-Dâraqutnî l'ont déclaré digne de confiance, sauf qu'il était outrancier dans le shiʿisme ; Ibn Maʿîn a dit de même. Abû Hâtim a dit : « Véridique ; il était l'imam de la mosquée des shiʿites et leur juge. » Al-Jûzajânî a dit : « Il s'écarte de la juste voie. » ʿAffân a rapporté de Shuʿba : « Il était de ceux qui font remonter (raffâʿûn) les hadiths. » (Je dis) Le groupe l'a pris pour argument, et rien de ce qui renforcerait son innovation n'a été cité de lui dans le Sahîh.

Passage douteuxSigle imprimé « خ ع ا », incohérent (ع désigne le groupe) ; probablement خ ٤ (al-Bukhârî et les quatre Sunan) ; sigle conservé tel quel. Texte arabe imprimé : (خ ع ا) عطاء بن السائب بن مالك Sigle imprimé « م ع ا », non en gras et incohérent ; probablement م ٤ (Muslim et les quatre Sunan) ; conservé tel quel. Texte arabe imprimé : (م ع ا) عطاء بن أبي مسلم الخراساني

(خ ع ا) ʿAtâ' ibn as-Sâ'ib ibn Mâlik ath-Thaqafî al-Kûfî — on a dit que le nom de son grand-père était Yazîd —, parmi les rapporteurs dignes de confiance célèbres, sauf qu'il devint confus et qu'on le déclara faible pour cette raison. Il ressort pour moi de l'ensemble des propos des imams que la version de Shuʿba, de Sufyân ath-Thawrî, de Zuhayr ibn Muʿâwiya, de Zâ'ida, d'Ayyûb et de Hammâd ibn Zayd d'après lui est antérieure à la confusion, et que tous ceux qui ont rapporté de lui en dehors de ceux-là, leurs hadiths sont faibles parce que postérieurs à sa confusion, sauf Hammâd ibn Salama, au sujet duquel leurs avis divergent. Il a dans al-Bukhârî un hadith d'après Saʿîd ibn Jubayr, d'après Ibn ʿAbbâs, sur la mention du Bassin, joint à Abû Bishr Jaʿfar ibn Abî Wahshiyya, l'un des rapporteurs sûrs ; il se trouve dans l'exégèse de la sourate al-Kawthar. (م ع ا) ʿAtâ' ibn Abî Muslim al-Khurâsânî, célèbre, objet de divergence. Je ne connais personne qui l'ait mentionné parmi les rapporteurs d'al-Bukhârî hormis al-Mizzî : il l'a mentionné dans at-Tahdhîb en s'appuyant sur l'histoire que nous avons rapportée au quatre-vingt-unième hadith, dans la section qui précède celle-ci ; or il n'y a là rien qui établisse de façon certaine ce qu'il prétend. Et Allah sait mieux.

(خ م س ق) ʿAtâ' ibn Abî Maymûna al-Basrî, Abû Muʿâdh, affranchi d'Anas. Ibn Maʿîn, an-Nasâ'î et Abû Zurʿa l'ont déclaré digne de confiance. Ibn ʿAdî a dit : « Il y a dans ses hadiths certaines choses réprouvées. » Al-Bukhârî et plus d'un ont dit : « Il professait le qadar. » (Je dis) Le groupe l'a pris pour argument, sauf at-Tirmidhî, et il n'a dans al-Bukhârî que son hadith d'après Anas sur la purification après le besoin (al-istinjâ').

Passage douteuxImprimé الصغار (as-Saghâr), probablement الصفار : « as-Saffâr ». Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : عفان بن مسلم الصغار من كبار

(ع) ʿAffân ibn Muslim as-Saghâr, parmi les grands rapporteurs dignes de confiance et sûrs. Al-Bukhârî l'a rencontré et a rapporté de lui un petit nombre de choses, et il a rapporté d'après un groupe de ses compagnons, d'après lui. On s'accorde à le déclarer digne de confiance, au point que Yahyâ al-Qattân a dit : « Quand ʿAffân est d'accord avec moi, peu m'importe qui me contredit. » Abû Hâtim a dit : « Digne de confiance, rigoureux, solide. » On demanda à Ahmad ibn Hanbal : « Qui a corroboré ʿAffân sur telle chose ? » Il répondit : « ʿAffân a-t-il donc besoin d'être corroboré ? » Ibn ʿAdî l'a mentionné dans al-Kâmil à cause de la parole de Sulaymân ibn Harb : « ʿAffân ne retenait pas avec précision ce qu'il tenait de Shuʿba. » Or Abû ʿAmr al-Hawdî a dit : « J'ai vu Shuʿba faire lever ʿAffân de sa séance à maintes reprises, tant il lui faisait répéter. » (Je dis) Cela prouve sa rigueur dans la réception ; et la parole de Sulaymân, selon laquelle il ne retenait pas avec précision ce qu'il tenait de Shuʿba, semble s'entendre par rapport à ses pairs qui mémorisaient rapidement. Yahyâ ibn Maʿîn a dit : « Ibn Mahdî, bien qu'il ait meilleure mémoire que ʿAffân, n'est pas de la trempe de ʿAffân pour ce qui est du livre. » Ibn al-Madînî a dit : « Que dirais-je d'un homme qui, doutant d'une lettre, barrait cinq lignes ? » On demanda à Ibn Maʿîn : « Si ʿAffân et Abû l-Walîd divergent sur un hadith, la parole de qui l'emporte ? » Il dit : « C'est la parole de ʿAffân qui l'emporte. » Les propos sur sa rigueur sont très nombreux. Le groupe l'a pris pour argument.

(ع) ʿUqayl ibn Khâlid al-Aylî, l'un des rapporteurs dignes de confiance et sûrs parmi les compagnons d'az-Zuhrî ; le groupe s'est appuyé sur lui. On a vu précédemment, dans la notice d'Ibrâhîm ibn Saʿd, le récit d'Ahmad ibn Hanbal blâmant Yahyâ ibn Saʿîd al-Qattân d'avoir jugé faibles ʿUqayl et Ibrâhîm.

(ع) ʿIkrima, Abû ʿAbd Allâh, l'affranchi (mawlâ) d'Ibn ʿAbbâs. Al-Bukhârî et les auteurs des Sunan l'ont pris pour argument, tandis que Muslim l'a délaissé : il n'a rapporté de lui qu'un seul hadith, au sujet du pèlerinage, en l'associant à Saʿîd ibn Jubayr. Muslim ne l'a délaissé qu'en raison des propos de Mâlik à son sujet. Un groupe d'imams a contesté cela et composé des écrits pour défendre ʿIkrima, parmi lesquels Abû Jaʿfar ibn Jarîr at-Tabarî, Muhammad ibn Nasr al-Marwazî, Abû ʿAbd Allâh ibn Manda, Abû Hâtim ibn Hibbân, Abû ʿUmar ibn ʿAbd al-Barr et d'autres. J'ai jugé bon de résumer ici ce qui a été dit à son sujet, bien que je l'aie traité de manière exhaustive dans sa notice de mon abrégé du Tahdhîb al-Kamâl. Les propos de ceux qui l'ont jugé faible tournent autour de trois choses : l'accusation de mensonge, le reproche d'avoir partagé l'opinion des Kharijites, et la critique d'avoir accepté les dons des émirs. Ce sont là les trois points autour desquels tourne tout ce qu'on lui a reproché. Pour ce qui est de l'innovation, à supposer qu'elle soit établie à son encontre, elle ne nuit pas à son hadith, car il n'en était pas propagandiste ; au demeurant, elle n'est pas établie à son encontre. Quant à l'acceptation des dons, elle ne constitue pas non plus une critique, sauf chez les rigoristes ; la majorité des savants la tiennent pour licite, comme l'a exposé Ibn ʿAbd al-Barr dans un écrit consacré à ce sujet. Quant à l'accusation de mensonge, nous exposerons les arguments qui la réfutent après avoir rapporté leurs propos, et nous montrerons qu'aucun d'eux n'entraîne de critique contre sa transmission.

Passage douteuxImprimé الجرزي (al-Jarzî), probablement الجزري : « al-Jazarî » (ʿAbd al-Karîm ibn Mâlik al-Jazarî). Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : وقال عبد الكريم الجرزي قلت لسعيد بن المسيب

Sur le premier point, il y a plusieurs propos. Le plus grave est ce qui est rapporté d'Ibn ʿUmar, qui aurait dit à Nâfiʿ : « Ne mens pas à mon sujet comme ʿIkrima a menti au sujet d'Ibn ʿAbbâs. » De même ce qui est rapporté de Saʿîd ibn al-Musayyib, qui aurait dit cela à Burd, son affranchi : cela est en effet rapporté d'Ibrâhîm ibn Saʿd ibn Ibrâhîm, d'après son père, d'après Saʿîd ibn al-Musayyib. Ishâq ibn ʿÎsâ ibn at-Tabbâʿ a dit : « J'ai demandé à Mâlik : “T'est-il parvenu qu'Ibn ʿUmar a dit à Nâfiʿ : ‘Ne mens pas à mon sujet comme ʿIkrima a menti au sujet d'Ibn ʿAbbâs’ ?” Il a répondu : “Non, mais il m'est parvenu que Saʿîd ibn al-Musayyib a dit cela à Burd, son affranchi.” » Jarîr ibn ʿAbd al-Hamîd a dit, d'après Yazîd ibn Abî Ziyâd : « Je suis entré chez ʿAlî ibn ʿAbd Allâh ibn ʿAbbâs alors que ʿIkrima était entravé chez lui. J'ai dit : “Qu'a donc celui-ci ?” Il a répondu : “Il ment au sujet de mon père.” » Cela est aussi rapporté de ʿAbd Allâh ibn al-Hârith, qui serait entré chez ʿAlî. On interrogea Ibn Sîrîn à son sujet et il dit : « Cela ne me chagrinerait pas qu'il entre au Paradis, mais c'est un grand menteur. » ʿAtâ' al-Khurâsânî a dit : « (J'ai dit) à Saʿîd ibn al-Musayyib : “ʿIkrima prétend que l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) a épousé Maymûna alors qu'il était en état de sacralisation (ihrâm).” Il répondit : “Il a menti, le vil personnage !” » Fitr ibn Khalîfa a dit : « J'ai dit à ʿAtâ' : “ʿIkrima dit : le Livre a devancé [l'essuyage sur] les deux chaussons de cuir.” Il répondit : “Il a menti. J'ai entendu Ibn ʿAbbâs dire : ‘Essuie tes chaussons de cuir, même si tu sors des latrines.’” » ʿAbd al-Karîm al-Jarzî a dit : « J'ai dit à Saʿîd ibn al-Musayyib : “ʿIkrima réprouvait la location de la terre.” Il répondit : “Il a menti. J'ai entendu Ibn ʿAbbâs dire : ‘Ce que vous pouvez faire de mieux, c'est de donner à bail la terre nue.’” » Wahb ibn Khâlid a dit : « Yahyâ ibn Saʿîd al-Ansârî le traitait de menteur. » Ibrâhîm ibn al-Mundhir a dit, d'après Maʿn ibn ʿÎsâ et d'autres : « Mâlik ne considérait pas ʿIkrima comme digne de confiance et ordonnait qu'on ne prenne rien de lui. » Ar-Rabîʿ a dit : « Ash-Shâfiʿî a dit — et il veut parler de Mâlik — : “Il avait mauvaise opinion de ʿIkrima ; il disait : ‘Je ne pense pas que quiconque doive accepter le hadith de ʿIkrima.’” » ʿUthmân ibn Murra a dit : « J'ai dit à al-Qâsim : “ʿIkrima a dit telle chose.” Il répondit : “Ô fils de mon frère, ʿIkrima est un grand menteur : il rapporte le matin un hadith, puis le soir il le contredit.” » Al-Aʿmash a dit, d'après Ibrâhîm : « J'ai rencontré ʿIkrima et l'ai interrogé sur “la grande saisie” ; il m'a répondu : “C'est le Jour de la Résurrection.” J'ai dit : “ʿAbd Allâh — c'est-à-dire Ibn Masʿûd — disait que la grande saisie, c'est le jour de Badr.” Il m'est parvenu ensuite qu'on l'avait interrogé à ce sujet et qu'il avait répondu : “Le jour de Badr.” » Al-Qâsim ibn Maʿn ibn ʿAbd ar-Rahmân a dit : « Mon père m'a rapporté : ʿAbd ar-Rahmân m'a rapporté, disant : “ʿIkrima rapporta un hadith en disant : ‘J'ai entendu Ibn ʿAbbâs dire ceci et cela.’ Je dis alors : ‘Garçon, apporte l'encrier !’ Il dit : ‘Cela t'a plu ?’ Je répondis : ‘Oui.’ Il dit : ‘Tu veux l'écrire ?’ Je répondis : ‘Oui.’ Il dit : ‘Je ne l'ai dit que de mon propre avis.’” » Ibn Saʿd a dit : « Il a dit : ʿIkrima était un océan parmi les océans ; les gens ont parlé de lui, et son hadith n'est pas pris pour argument. » Voilà tout ce qui a été transmis des imams sur l'accusation de mensonge portée contre lui de manière globale ; nous exposerons, si Allah le Très-Haut le veut, l'explication de cela et ses diverses interprétations, et nous montrerons qu'aucun de ces propos n'entraîne pour ʿIkrima de critique contre son hadith.

Passage douteuxImprimé نبيد, lu نبيذ : « le *nabîdh* préparé dans les jarres ». Texte arabe imprimé : ما تقول في نبيد الجر Imprimé حبان (Hibbân), probablement حيان : « Muqâtil ibn Hayyân ». Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : فأقبل مقاتل بن حبان وأخوه

Quant au deuxième point, à savoir le reproche d'avoir partagé l'opinion des Kharijites : Ibn Lahîʿa a dit, d'après Abû l-Aswad Muhammad ibn ʿAbd ar-Rahmân, l'orphelin de ʿUrwa : « ʿIkrima s'était rendu auprès de Najda al-Harûrî et était resté chez lui neuf mois ; puis il revint auprès d'Ibn ʿAbbâs et le salua. Celui-ci dit : “Le vil personnage est venu !” » Il a dit : « Il rapportait l'opinion de Najda. » Il a dit : « Et c'est lui — c'est-à-dire Najda — qui le premier introduisit la doctrine des Sufrites (as-Sufriyya). » Al-Jûzajânî a dit : « J'ai dit à Ahmad ibn Hanbal : “ʿIkrima était-il ibâdite ?” Il répondit : “On dit qu'il était sufrite.” » Abû Tâlib a dit, d'après Ahmad : « Il partageait l'opinion des Kharijites sufrites, et c'est de lui que les gens d'Ifrîqiya l'ont prise. » ʿAlî ibn al-Madînî a dit : « On dit qu'il partageait l'opinion de Najda. » Yahyâ ibn Maʿîn a dit : « Il se réclamait de la doctrine des Sufrites, et c'est pour cette raison que Mâlik l'a délaissé. » Musʿab az-Zubayrî a dit : « Il partageait l'opinion des Kharijites, et il prétendait que ʿAlî ibn ʿAbd Allâh ibn ʿAbbâs était lui-même de cette doctrine. » Musʿab a dit : « Un gouverneur le rechercha pour cette raison, et il se cacha chez Dâwûd ibn al-Husayn jusqu'à sa mort. » Khâlid ibn Abî ʿImrân al-Misrî a dit : « ʿIkrima vint chez nous en Ifrîqiya au moment de la saison du pèlerinage et dit : “J'aimerais être aujourd'hui sur les lieux du pèlerinage, une lance à la main, frappant à droite et à gauche.” » Abû Saʿîd ibn Yûnus a dit dans Târîkh al-ghurabâ' : « Il y a au Maghreb, jusqu'à notre époque, des gens qui suivent la doctrine des Ibâdites, connus sous le nom de Sufrites, et qui prétendent avoir pris cela de ʿIkrima. » Yahyâ ibn Bukayr a dit : « ʿIkrima vint en Égypte, y habita une maison, puis en partit pour le Maghreb ; c'est de lui que les Kharijites du Maghreb ont pris [leur doctrine]. » Al-Hâkim a rapporté dans Târîkh Naysâbûr, d'après Yazîd an-Nahwî, qui a dit : « J'étais assis auprès de ʿIkrima lorsque arrivèrent Muqâtil ibn Hibbân et son frère. Muqâtil lui dit : “Ô Abû ʿAbd Allâh, que dis-tu du nabîdh (boisson de fruits macérés) préparé dans les jarres ?” ʿIkrima répondit : “Il est illicite.” Il dit : “Et que dis-tu de celui qui en boit ?” Il répondit : “Je dis que celui qui en boit a mécru.” » Yazîd a dit : « Je dis alors : “Par Allah, je ne le délaisserai jamais !” » Il a dit : « Il se leva d'un bond, en colère. » Il a dit : « Je le rencontrai par la suite dans un désert isolé ; je le saluai et lui dis : “Comment vas-tu ?” Il répondit : “Bien, tant que je ne te vois pas.” » Ad-Darâwardî a dit : « ʿIkrima et Kuthayyir ʿAzza moururent le même jour ; les gens s'étonnèrent de leur mort [simultanée] et de la divergence de leurs opinions : ʿIkrima, que l'on soupçonnait de partager l'opinion des Kharijites, qui excommunient pour le péché, et Kuthayyir, shiʿite croyant au retour (rajʿa) en ce monde. » Quant au troisième point, Abû Tâlib a dit : « J'ai dit à Ahmad : “Quelle était la situation de ʿIkrima ?” Il répondit : “Ibn Sîrîn ne l'agréait pas.” Il a dit : “Il partageait l'opinion des Kharijites, il allait trouver les émirs pour solliciter leurs dons, et il n'a laissé aucun lieu sans s'y rendre.” » ʿAbd al-ʿAzîz ibn Abî Rawwâd a dit : « J'ai vu ʿIkrima à Nîshâpûr et lui ai dit : “Tu as laissé les deux Sanctuaires et tu es venu au Khurâsân ?” Il répondit : “Je suis venu chercher la subsistance de ma famille.” » Abû Nuʿaym a dit : « Il se présenta au gouverneur d'Ispahan, qui lui fit don de trois mille dirhams. »

Voilà tout ce qui a été dit contre lui en fait de critique. Pour ce qui est du premier point, la parole d'Ibn ʿUmar n'est pas établie de lui, car elle provient de la transmission d'Abû Khalaf al-Jazzâr, d'après Yahyâ al-Bakkâ', qui aurait entendu Ibn ʿUmar dire cela ; or Yahyâ al-Bakkâ' est abandonné (matrûk al-hadîth). Ibn Hibbân a dit : « Il est absurde que l'homme intègre soit discrédité par la parole de celui qui est lui-même discrédité. » Ibn Jarîr a dit : « Si cela est établi d'Ibn ʿUmar, c'est susceptible de nombreuses interprétations, sans qu'il en découle nécessairement une critique de l'ensemble de sa transmission : il est possible qu'il lui ait reproché une question parmi d'autres, sur laquelle il l'a démenti. » (Je dis) : c'est une interprétation valable, car il est rapporté d'Ibn ʿUmar qu'il lui a reproché la transmission d'après Ibn ʿAbbâs au sujet du change (sarf). Puis Ibn Jarîr a argumenté que cela n'entraîne aucune critique à son égard par ce que les transmetteurs dignes de confiance ont rapporté de Sâlim ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUmar : comme on lui disait que Nâfiʿ, l'affranchi d'Ibn ʿUmar, avait rapporté d'Ibn ʿUmar [un avis] sur la question de l'union charnelle par la voie réprouvée, il dit : « L'esclave a menti au sujet de mon père. » Ibn Jarîr a dit : « Or ils n'ont pas considéré cette parole de Sâlim sur Nâfiʿ comme un discrédit ; il convient donc qu'ils ne considèrent pas non plus celle d'Ibn ʿUmar sur ʿIkrima comme un discrédit. » Ibn Hibbân a dit : « Les gens du Hijâz emploient “il a menti” au sens de “il s'est trompé”. » Il a mentionné cela dans la notice de Burd de son livre ath-Thiqât. Ce qui confirme cela, c'est que ʿUbâda ibn as-Sâmit a dit : « Abû Muhammad a menti », lorsqu'on l'informa que celui-ci disait que la prière impaire (witr) est obligatoire ; or Abû Muhammad ne l'avait pas dit en tant que transmission, mais seulement par effort d'interprétation (ijtihâd), et l'on ne dit pas de celui qui fait effort d'interprétation qu'il a menti, mais seulement qu'il s'est trompé. Ibn ʿAbd al-Barr a cité de nombreux exemples de cela. Quant à la parole de Saʿîd ibn al-Musayyib, Ibn Jarîr a dit : « Il n'est pas improbable que ce qui est rapporté de lui soit semblable à ce qui est rapporté d'Ibn ʿUmar. » (Je dis) : il en est comme il l'a dit, et cela ressort clairement du récit de ʿAtâ' al-Khurâsânî d'après lui au sujet du mariage du Prophète (paix et bénédictions sur lui) avec Maymûna. ʿIkrima a d'ailleurs été traité injustement en cela, car il est rapporté d'Ibn ʿAbbâs par de nombreuses voies qu'il disait que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) l'avait épousée alors qu'il était en état de sacralisation. Semblable à cela est ce qui a été rapporté plus haut de ʿAtâ' et de Saʿîd ibn Jubayr. Ce qui renforce la justesse de ce qu'a rapporté Ibn Hibbân — à savoir qu'ils emploient « mensonge » au sens d'« erreur » —, ce sont les éloges et la haute considération que ces mêmes personnes lui ont témoignés, comme on le verra ; cela indique que leur critique ne portait que sur ces cas particuliers. De même la parole d'Ibn Sîrîn : il semble qu'il l'ait critiqué sous l'angle de l'opinion [doctrinale] ; sinon, Khâlid al-Hadhdhâ' a dit : « Tout ce que Muhammad ibn Sîrîn a dit : “Il est établi d'Ibn ʿAbbâs”, il ne l'a pris que de ʿIkrima ; mais il ne le nommait pas, car il ne l'agréait pas. »

Quant à la transmission de Yazîd ibn Abî Ziyâd d'après ʿAlî ibn ʿAbd Allâh ibn ʿAbbâs le taxant de mensonge, Abû Hâtim ibn Hibbân l'a rejetée en raison de la faiblesse de Yazîd, et il a dit : « Ce que Yazîd transmet n'est pas pris pour argument. » Il en est comme il l'a dit. Quant à ce qui est rapporté de Yahyâ ibn Saʿîd à ce sujet, il semble qu'il ait suivi en cela Saʿîd ibn al-Musayyib. Quant à l'histoire d'al-Qâsim ibn Muhammad, sa cause a été exposée et elle ne constitue pas une critique, car rien n'empêche que celui qui a une science étendue détienne sur une question deux ou trois avis, et qu'il fasse part de celui qui lui revient à l'esprit. Ce qui confirme cela, c'est ce qu'a rapporté Ibn Hubayra : « ʿIkrima vint chez nous en Égypte ; il se mit à nous rapporter un hadith d'après un homme parmi les Compagnons, puis à nous rapporter ce même hadith d'après un autre. Nous allâmes trouver Ismâʿîl ibn ʿUbayd al-Ansârî, qui avait entendu Ibn ʿAbbâs, et lui en fîmes part. Il dit : “Je vais l'éprouver pour vous.” Il alla le trouver et l'interrogea sur des choses qu'il avait entendues d'Ibn ʿAbbâs ; il les lui rapporta exactement comme il les avait entendues. » Il a dit : « Puis nous allâmes le trouver et l'interrogeâmes ; il dit : “L'homme est véridique, mais il a entendu beaucoup de science, et chaque fois qu'une voie se présente à lui, il l'emprunte.” » Abû l-Aswad a dit : « ʿIkrima avait peu de discernement ; il avait entendu un hadith de deux hommes ; lorsqu'on l'interrogeait, il le rapportait d'après l'un, puis on l'interrogeait de nouveau quelque temps après et il le rapportait d'après l'autre. Ils disaient alors : “Quel menteur !”, alors qu'il était véridique. » Sulaymân ibn Harb a dit, d'après Hammâd ibn Zayd : Ayyûb a dit : ʿIkrima a dit : « Que penses-tu de ceux qui me traitent de menteur derrière mon dos ? Pourquoi ne me traitent-ils pas de menteur en face ? » — c'est-à-dire que, s'ils le lui disaient en face, il pourrait leur répondre et se justifier. Sulaymân ibn Harb a dit : « Le sens de cela est que, lorsqu'ils l'accusaient de mensonge, ils ne trouvaient contre lui aucune preuve. » Quant à la critique d'Ibrâhîm à son encontre, du fait qu'il est revenu sur son avis dans l'exégèse de « la grande saisie » pour adopter ce qu'il lui avait rapporté d'Ibn Masʿûd, il semble plutôt que cela doive valoir des éloges à ʿIkrima, non une critique : il pensait une chose, puis il lui parvint le contraire de la part de quelqu'un qui avait plus d'autorité que lui, et il abandonna son avis pour celui de ce dernier. Quant à l'histoire d'al-Qâsim ibn Maʿn, elle montre sa scrupuleuse exactitude : il lui avait dit une chose au cours d'une conversation savante, puis, lorsqu'il le vit vouloir l'écrire de lui, il eut un doute à son sujet et l'informa qu'il ne l'avait dit que de son propre avis. Il est donc plus juste d'interpréter cela ainsi que de le soupçonner d'avoir délibérément menti au sujet d'Ibn ʿAbbâs (qu'Allah l'agrée). Quant au blâme de Mâlik, sa cause a été exposée : c'est en raison de l'innovation des Kharijites dont il était accusé. Abû Hâtim l'a affirmé catégoriquement : Ibn Abî Hâtim a dit : « J'ai interrogé mon père sur ʿIkrima ; il a dit : “Digne de confiance (thiqa).” J'ai dit : “Son hadith est-il pris pour argument ?” Il a dit : “Oui, lorsque des transmetteurs dignes de confiance le rapportent de lui ; et ce que Mâlik lui a reproché tient seulement à son opinion.” » Au demeurant, il n'est pas établi de manière décisive qu'il partageait cette opinion ; il était seulement d'accord avec eux sur certaines questions, et on l'a donc rattaché à eux. Ahmad et al-ʿIjlî l'ont d'ailleurs disculpé de cela ; ce dernier a dit dans son livre ath-Thiqât : « ʿIkrima, l'affranchi d'Ibn ʿAbbâs (qu'Allah les agrée tous deux), Mecquois, successeur (tâbiʿî), digne de confiance, innocent de ce dont les gens l'accusent quant à la doctrine harûrite. » Ibn Jarîr a dit : « Si quiconque s'est vu attribuer l'une des doctrines blâmables voyait cette attribution établie contre lui, son intégrité tombant et son témoignage étant invalidé de ce fait, il faudrait délaisser la plupart des traditionnistes des grandes villes, car il n'en est aucun que des gens n'aient rattaché à quelque chose dont il était bien éloigné. » Quant à son acceptation des dons des émirs, ce n'est pas un obstacle à l'acceptation de sa transmission : voici az-Zuhrî, qui était plus connu que ʿIkrima pour cela, et pourtant personne n'a délaissé la transmission d'après lui pour cette raison.

Passage douteuxImprimé الشهبد (ash-Shahbad), probablement الشهيد : « Habîb ibn ash-Shahîd ». Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : وقال حبيب بن الشهبد كنت عند عمرو بن دينار

Puisque nous en avons terminé avec la réponse à ce qui lui a été reproché, mentionnons les éloges qu'ont faits de lui les gens de son époque, et ainsi de suite. Muhammad ibn Fudayl a dit, d'après ʿUthmân ibn Hakîm : « J'étais assis avec Abû Umâma ibn Sahl ibn Hunayf lorsque ʿIkrima arriva et dit : “Ô Abû Umâma, je t'adjure par Allah : as-tu entendu Ibn ʿAbbâs dire : ‘Ce que ʿIkrima vous rapporte de moi, croyez-le, car il n'a pas menti à mon sujet’ ?” Abû Umâma répondit : “Oui.” » C'est là une chaîne de transmission authentique. Yazîd an-Nahwî a dit, d'après ʿIkrima : « Ibn ʿAbbâs m'a dit : “Va et donne des avis juridiques (fatwâ) aux gens.” » Al-Bukhârî a rapporté d'après ʿAmr ibn Dînâr, qui a dit : « Jâbir ibn Zayd me donna un feuillet contenant des questions [adressées] à ʿIkrima ; je me mis à faire comme si je tardais ; il me l'arracha alors des mains et dit : “Celui-ci, c'est ʿIkrima, l'affranchi d'Ibn ʿAbbâs ; celui-ci est le plus savant des hommes.” » Ash-Shaʿbî a dit : « Il ne reste personne de plus savant que ʿIkrima au sujet du Livre d'Allah. » Habîb ibn Abî Thâbit a dit : « ʿIkrima passa auprès de ʿAtâ' et de Saʿîd ibn Jubayr et leur rapporta [des hadiths]. Lorsqu'il se leva, (je leur dis) : “Désapprouvez-vous quelque chose de ce qu'il a rapporté ?” Ils répondirent : “Non.” » Ayyûb a dit : « Un tel m'a rapporté : “J'étais assis auprès de ʿIkrima, Saʿîd ibn Jubayr et Tâwûs” — et je crois qu'il a dit : “et ʿAtâ'” — “au sein d'un groupe ; ʿIkrima était ce jour-là celui qui tenait la parole, et c'était comme si des oiseaux étaient posés sur leurs têtes ; aucun d'eux ne le contredit, si ce n'est Saʿîd, qui le contredit sur une seule question.” » Ayyûb a dit : « Je pense qu'Ibn ʿAbbâs professait les deux avis à la fois. » Habîb a dit aussi : « Cinq personnes se réunirent chez moi : Tâwûs, Mujâhid, Saʿîd ibn Jubayr, ʿIkrima et ʿAtâ'. Mujâhid et Saʿîd se mirent à soumettre des questions à ʿIkrima ; ils ne l'interrogèrent sur aucun verset sans qu'il le leur commentât. Lorsqu'ils eurent épuisé ce qu'ils avaient, il se mit à dire : “Tel verset est descendu à propos de telle chose, et tel verset est descendu à propos de telle chose.” » Ibn ʿUyayna a dit : « Lorsque ʿIkrima parlait des expéditions (maghâzî) et que quelqu'un l'entendait, il disait : “C'est comme s'il les surplombait et les voyait.” » Il a dit : « Et j'ai entendu Ayyûb dire : “Si je te disais qu'al-Hasan a délaissé une grande part de l'exégèse lorsque ʿIkrima est entré à Basra, jusqu'à ce qu'il en reparte, je dirais vrai.” » ʿAbd as-Samad ibn Maʿqil a dit : « Lorsque ʿIkrima vint à al-Janad, Tâwûs lui offrit un chameau de race acheté soixante dinars. On lui en fit la remarque ; il dit : “N'achèterais-je pas la science d'Ibn ʿAbbâs pour ʿAbd Allâh ibn Tâwûs au prix de soixante dinars ?” » Al-Farazdaq ibn Khirâsh a dit : « ʿIkrima vint chez nous à Marw ; Shahr ibn Hawshab nous dit : “Allez le trouver, car il n'y a pas eu de communauté qui n'ait eu son docteur (hibr), et le maître de celui-ci était le docteur de cette communauté.” » Jarîr a dit, d'après Mughîra : « On demanda à Saʿîd ibn Jubayr : “Connais-tu quelqu'un de plus savant que toi ?” Il répondit : “Oui, ʿIkrima.” » Qatâda a dit : « Les plus savants des successeurs étaient quatre » — et il le cita parmi eux — ; il a dit : « Et il était le plus savant d'entre eux en exégèse. » Maʿmar a dit, d'après Ayyûb : « Je voulais voyager pour aller trouver ʿIkrima ; or, alors que j'étais au marché de Basra, on me dit : “Voici ʿIkrima.” Je me mis à côté de son âne ; les gens se mirent à l'interroger, et moi je mémorisais. » Hammâd ibn Zayd a dit : « Ayyûb m'a dit : “S'il n'était pas à mes yeux digne de confiance, je n'aurais pas écrit de lui.” » Yahyâ ibn Ayyûb a dit : « Ibn Jurayj m'a demandé : “Avez-vous écrit d'après ʿIkrima ?” J'ai répondu : “Non.” Il a dit : “Alors un tiers de la science vous a échappé.” » Habîb ibn ash-Shahbad a dit : « J'étais chez ʿAmr ibn Dînâr ; il a dit : “Par Allah, je n'ai jamais vu quelqu'un comme ʿIkrima.” » Sallâm ibn Miskîn a dit : « ʿIkrima était parmi les plus savants des hommes en exégèse. » Sufyân ath-Thawrî a dit : « Prenez l'exégèse de quatre personnes » — et il commença par lui. Al-Bukhârî a dit : « Il n'est aucun de nos compagnons qui n'ait pris ʿIkrima pour argument. »

Passage douteuxImprimé المرزوي (al-Marzawî), probablement المروذي (al-Marrûdhî, le disciple d'Ahmad) ou المروزي (al-Marwazî). Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : وقال المرزوي قلت لأحمد بن حنبل Imprimé المرزوي (al-Marzawî), probablement المروزي : « al-Marwazî ». Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : وقال العباس بن مصعب المرزوي

Jaʿfar at-Tayâlisî a dit, d'après Ibn Maʿîn : « Si tu vois quelqu'un s'en prendre à ʿIkrima, suspecte-le quant à son islam. » ʿUthmân ad-Dârimî a dit : « J'ai dit à Ibn Maʿîn : “Lequel te plaît le plus : ʿIkrima d'après Ibn ʿAbbâs, ou ʿUbayd Allâh ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUtba d'après lui ?” Il répondit : “Tous les deux”, sans choisir. Je dis : “Et ʿIkrima ou Saʿîd ibn Jubayr ?” Il répondit : “Digne de confiance et digne de confiance”, sans choisir. » An-Nasâ'î a dit dans at-Tamyîz, ainsi que d'autres : « Digne de confiance. » On a vu plus haut qu'Abû Hâtim et al-ʿIjlî l'ont déclaré digne de confiance. Al-Marzawî a dit : « J'ai dit à Ahmad ibn Hanbal : “Son hadith est-il pris pour argument ?” Il a répondu : “Oui.” » Abû ʿAbd Allâh Muhammad ibn Nasr al-Marwazî a dit : « La généralité des savants s'accordent à prendre pour argument le hadith de ʿIkrima, et les chefs de file des savants du hadith de notre époque sont d'accord sur cela, parmi lesquels Ahmad ibn Hanbal, Ishâq ibn Râhawayh, Abû Thawr et Yahyâ ibn Maʿîn. J'ai interrogé Ishâq sur le fait de prendre son hadith pour argument ; il m'a répondu : “ʿIkrima est pour nous l'imam des gens de ce monde”, et il s'est étonné de ma question. » Il a dit : « Plus d'une personne nous a rapporté avoir été présente lorsque quelqu'un interrogea Yahyâ ibn Maʿîn sur le fait de prendre ʿIkrima pour argument ; il manifesta son étonnement. » ʿAlî ibn al-Madînî a dit : « ʿIkrima était parmi les gens de science, et il n'y avait pas parmi les affranchis d'Ibn ʿAbbâs de plus abondant en science que lui. » Ibn Manda a dit : « Abû Hâtim a dit : “Les compagnons d'Ibn ʿAbbâs sont à la charge de ʿIkrima.” » Al-Bazzâr a dit : « Cent trente hommes parmi les notables des différentes contrées ont rapporté d'après ʿIkrima, et tous l'ont agréé. » Al-ʿAbbâs ibn Musʿab al-Marzawî a dit : « ʿIkrima était le plus savant en exégèse des affranchis et des disciples d'Ibn ʿAbbâs. » Abû Bakr ibn Abî Khaythama a dit : « ʿIkrima était parmi les plus sûrs des hommes dans ce qu'il rapportait ; il n'a pas rapporté d'après ceux qui lui étaient inférieurs ou égaux ; la plupart de ses hadiths sont d'après les Compagnons (qu'Allah les agrée). »

Passage douteuxImprimé لكبير أحد, probablement لكثير أحد : « chez beaucoup de successeurs ». Texte arabe imprimé : لا تكاد توجد منهم لكبير أحد من التابعين

Abû Jaʿfar ibn Jarîr a dit : « Personne ne contestait à ʿIkrima la prééminence dans la science du droit (fiqh), du Coran et de son interprétation, ni l'abondance de sa transmission des traditions (âthâr), ni qu'il connaissait bien [la science de] son maître. Dans l'éloge que firent de lui les éminents compagnons d'Ibn ʿAbbâs, dans leur description de sa prééminence en science et dans leur ordre aux gens de prendre de lui, il y a de quoi — par le témoignage de certains d'entre eux seulement — établir l'intégrité d'un homme et lui valoir la recevabilité de son témoignage. Or celui dont l'intégrité est établie, on n'accepte pas contre lui le discrédit ; l'intégrité ne tombe pas sur la base d'une conjecture, ni de la parole d'un tel à son affranchi : “Ne mens pas à mon sujet”, ni de propos semblables, susceptibles de divers sens, emplois et significations autres que celui que leur ont donné les gens obtus et ceux qui ne connaissent pas les divers emplois de la langue des Arabes. » Ibn Hibbân a dit : « Il était parmi les savants de son temps en droit et en Coran, et je ne connais personne qui l'ait blâmé pour quoi que ce soit » — c'est-à-dire d'une manière qui doive être acceptée et tenue pour certaine. Ibn ʿAdî a dit dans al-Kâmil — et sa coutume dans ce livre est de rapporter les hadiths qui ont été désapprouvés chez le transmetteur digne de confiance ou chez celui qui ne l'est pas — ; il a dit à son sujet, après avoir mentionné leurs propos sur ʿIkrima : « Je n'ai rapporté ici aucun de ses hadiths, car lorsque des transmetteurs dignes de confiance rapportent d'après lui, il est droit ; les imams et les auteurs des recueils authentiques ne se sont pas abstenus de rapporter son hadith, et il est trop connu pour que j'aie besoin de citer quoi que ce soit de son hadith. » Al-Hâkim Abû Ahmad a dit dans al-Kunâ : « Les imams anciens ont pris son hadith pour argument, mais certains tardifs ont sorti son hadith du domaine des [hadiths] authentiques, en s'appuyant sur ce que nous allons mentionner » ; puis il a mentionné le récit de Nâfiʿ. Ibn Manda a dit : « Quant à la situation de ʿIkrima en lui-même, une multitude de successeurs l'ont déclaré intègre, parmi lesquels plus de soixante-dix hommes parmi les meilleurs et les plus éminents des successeurs ; c'est là un rang que l'on ne trouve guère chez beaucoup de successeurs. Au demeurant, ceux des imams qui l'ont discrédité ne se sont pas abstenus de rapporter d'après lui et ne se sont pas passés de son hadith ; son hadith a été reçu avec acceptation, génération après génération, jusqu'à l'époque des imams qui ont compilé le Sahîh ; certes, Muslim était celui d'entre eux qui avait la plus mauvaise opinion de lui, et il a néanmoins rapporté de lui en l'associant [à un autre]. » Abû ʿUmar ibn ʿAbd al-Barr a dit : « ʿIkrima était parmi les éminents savants, et les propos de ceux qui l'ont critiqué ne lui portent pas atteinte, car aucun de ceux qui l'ont critiqué n'a de preuve. Quant aux propos d'Ibn Sîrîn à son sujet, il n'y a pas de divergence parmi les savants sur le fait qu'il était plus savant qu'Ibn Sîrîn au sujet du Livre d'Allah ; or il arrive que l'homme conçoive une opinion qui le met en colère, et il ne se maîtrise pas. » Il a dit : « Ils ont prétendu que Mâlik a supprimé la mention de ʿIkrima du Muwatta' ; je ne sais pas ce qu'il en est de l'authenticité de cela, car il l'a mentionné dans [le chapitre du] pèlerinage, en le nommant explicitement ; il a penché pour sa transmission d'après Ibn ʿAbbâs et a délaissé ʿAtâ' sur cette question, bien que ʿAtâ' soit le plus éminent des successeurs dans la science des rites du pèlerinage. Et Allah sait mieux. » Nous nous sommes étendu dans cette notice ; nous avons seulement voulu par là rassembler ce qui se trouvait épars dans les propos des imams à son sujet, répondre à ce qui a été dit contre lui et justifier al-Bukhârî d'avoir pris son hadith pour argument. La justesse de sa conduite à cet égard est devenue manifeste. Et Allah sait mieux.

(خ د) ʿAlî ibn al-Jaʿd ibn ʿUbayd al-Jawharî, Abû l-Hasan al-Baghdâdî, l'un des mémorisateurs (huffâz). Yahyâ ibn Maʿîn a dit : « Parmi les Bagdadiens, aucun de ceux qui ont rapporté d'après Shuʿba n'est plus sûr que lui. » Un homme lui dit : « Pas même Abû n-Nadr ? » Il répondit : « Pas même Abû n-Nadr. » Il dit : « Pas même Shabâba ? » Il répondit : « Pas même Shabâba. » Abû Hâtim a dit : « Je n'ai vu parmi les traditionnistes personne qui rapporte un hadith selon une formulation unique sans la changer, hormis ʿAlî ibn al-Jaʿd. » D'autres que lui l'ont mentionné, et d'autres encore l'ont déclaré digne de confiance. Ahmad l'a critiqué en raison de son shiʿisme et de sa suspension du jugement au sujet du Coran (waqf). (Je dis) : al-Bukhârî a rapporté de lui, à partir de ses hadiths d'après Shuʿba uniquement, quelques rares hadiths ; Abû Dâwûd a également rapporté de lui.

Passage douteuxSigle imprimé (خ ع ا), incohérent avec la notice (al-Bukhârî et les auteurs des Sunan) ; vraisemblablement (خ ٤) ; laissé tel quel. Texte arabe imprimé : (خ ع ا) علي بن الحكم البناني

(خ ع ا) ʿAlî ibn al-Hakam al-Bunânî, parmi les jeunes successeurs. Abû Dâwûd, an-Nasâ'î, al-ʿIjlî et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. Abû l-Fath al-Azdî a parlé de lui et dit : « Il y a en lui de la faiblesse. » (Je dis) : il n'a chez al-Bukhârî que son hadith d'après Nâfiʿ, d'après Ibn ʿUmar, sur l'interdiction [de faire payer] la saillie de l'étalon ; d'autres que lui l'ont corroboré. Les auteurs des Sunan ont rapporté de lui.

(ع) ʿAlî ibn al-Mubârak al-Hunâ'î al-Basrî, le compagnon de Yahyâ ibn Abî Kathîr. Ibn ʿAdî l'a mentionné dans al-Kâmil. Yahyâ ibn Saʿîd al-Qattân a dit : « Il avait deux livres, dont l'un qu'il n'avait pas entendu ; nous avons donc rapporté de lui ce qu'il avait entendu, tandis que les Koufiens ont rapporté de lui le livre qu'il n'avait pas entendu. » ʿAbbâs al-ʿAnbarî a dit : « Ce que Wakîʿ détient de lui provient du livre qu'il n'avait pas entendu. » Yaʿqûb ibn Shayba a dit : « Dans sa transmission d'après Yahyâ ibn Abî Kathîr, il y a de la faiblesse (wahâ'). » Ibn al-Madînî a dit : « Il m'est plus cher qu'Abân. » Al-ʿIjlî, Ibn Maʿîn, Ahmad, Ibn Numayr et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui exclusivement par la transmission des Basriens ; il a rapporté, par la transmission de Wakîʿ d'après lui, un seul hadith pour lequel il a reçu une corroboration (mutâbaʿa). Les autres ont également rapporté de lui.

Passage douteuxImprimé أيوب حاتم (Ayyûb Hâtim), probablement أبو حاتم : « Abû Hâtim a expliqué la raison ». Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : وقد بين أيوب حاتم السبب

(خ) ʿAlî ibn Abî Hâshim ibn56 Tayrâkh al-Baghdâdî, l'un des maîtres d'al-Bukhârî. Abû Hâtim a dit : « Il est véridique ; les gens l'ont délaissé parce qu'il s'abstenait de se prononcer au sujet du Coran. » Al-Azdî a dit : « Très faible. » (Je dis) J'ai déjà exposé plus d'une fois que la critique d'al-Azdî n'est pas prise en considération, en raison de sa propre faiblesse. Ayyûb Hâtim a expliqué la raison pour laquelle certains se sont abstenus de rapporter de lui, et cela n'empêche pas d'accepter sa transmission.

(خ د س ت) ʿUmar ibn Dharr al-Hamdânî al-Kûfî, l'un des grands ascètes. Yahyâ al-Qattân a dit : « Il était digne de confiance dans le hadith ; il ne convient pas de délaisser son hadith pour une opinion dans laquelle il s'est trompé. » Al-ʿIjlî a dit : « Il était digne de confiance, et il professait l'irjâ' (l'ajournement du jugement sur les actes). » Yaʿqûb ibn Sufyân a dit : « Digne de confiance, murji'ite. » Ibn Khirâsh a dit : « Il était véridique, parmi les meilleurs des gens, et il était murji'ite. » Abû Hâtim a dit : « Il était véridique, murji'ite ; on ne prend pas son hadith pour argument. » Ibn Saʿd a dit : « Il mourut et ath-Thawrî n'assista pas à ses funérailles, parce qu'il était murji'ite. » Abû Dâwûd a dit : « Il était une tête de file de l'irjâ'. » Ibn Maʿîn, an-Nasâ'î et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. Les auteurs des trois Sunan ont également rapporté de lui.

(خ م س) ʿUmar ibn Abî Zâ'ida al-Wâdiʿî al-Kûfî, le frère de Zakariyyâ, dont il était l'aîné. Ibn Maʿîn et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. Al-ʿUqaylî l'a mentionné parmi les faibles (ad-Duʿafâ') et a dit : « Il professait le qadar (la doctrine qadarite), mais il est droit dans le hadith. » (Je dis) Il a deux hadiths dans al-Bukhârî. Le premier est son hadith d'après ʿAwn ibn Abî Juhayfa, d'après son père, qui a dit : « J'ai rencontré le Prophète (paix et bénédictions sur lui) alors qu'il était sous une tente rouge de cuir, et j'ai vu Bilâl… », le hadith ; il l'a rapporté dans la Prière et dans le Vêtement, avec la corroboration d'Abû ʿUmays, de Sufyân ath-Thawrî et d'autres. Le second est son hadith d'après Abû Ishâq, d'après ʿAmr ibn Maymûn : le hadith d'Abû Ayyûb al-Ansârî au sujet de celui qui dit dix fois « Il n'y a de divinité qu'Allah » ; il y a mentionné les divergences à ce sujet sur ʿAmr ibn Maymûn par diverses voies. Muslim et an-Nasâ'î ont rapporté de lui.

(ع) ʿUmar ibn ʿAlî ibn ʿAtâ' ibn Muqaddam al-Muqaddamî al-Basrî. Ahmad, Ibn Maʿîn et d'autres ont fait son éloge, mais lui ont reproché l'abondance de son tadlîs (dissimulation d'un intermédiaire dans la chaîne). Quant à Abû Hâtim, il a dit : « On ne le prend pas pour argument. » Ibn ʿAdî l'a cité dans al-Kâmil. Je n'ai vu de lui dans le Sahîh que ce pour quoi il a été corroboré. Les autres l'ont pris pour argument.

(خ س) ʿUmar ibn Muhammad ibn al-Hasan ibn az-Zubayr al-Asadî, connu sous le nom d'Ibn at-Tall. An-Nasâ'î et Abû Hâtim ont dit : « Véridique. » Ad-Dâraqutnî et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. Ibn Hibbân a dit : « Dans son hadith, lorsqu'il rapportait de mémoire, il y a quelques récits réprouvés (manâkîr). » (Je dis) Il sera fait mention, dans la notice de son père Muhammad ibn al-Hasan, de ce qu'al-Bukhârî a rapporté de lui. An-Nasâ'î a également rapporté de lui.

(خ م د س ق) ʿUmar ibn Nâfiʿ, l'affranchi d'Ibn ʿUmar. Abû Hâtim a dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » ʿAbbâs ad-Dûrî a dit de même d'après Ibn Maʿîn. Ibn ʿAdî a dit dans sa notice : « Ibn Hammâd m'a rapporté, d'après ʿAbbâs ad-Dûrî, d'après Ibn Maʿîn, qui a dit : “Le hadith de ʿUmar ibn Nâfiʿ ne vaut rien.” » Ibn ʿAdî s'est trompé en cela : Ibn Maʿîn n'a dit cela que de ʿUmar ibn Nâfiʿ ath-Thaqafî, et ce qu'il a dit de l'un et de l'autre est clairement exposé dans le Târîkh de ʿAbbâs. Quant à l'affranchi d'Ibn ʿUmar, Ahmad a dit : « Il est parmi les plus dignes de confiance des fils de Nâfiʿ. » An-Nasâ'î et d'autres l'ont également déclaré digne de confiance. Ibn Saʿd a dit : « Il était solide, avec peu de hadiths, et on ne prend pas son hadith pour argument. » Voilà ce qu'il a dit, et ce sont des propos incohérents : comment ne le prendrait-on pas pour argument alors qu'il est solide ? (Je dis) Il n'a dans al-Bukhârî que deux hadiths : l'un d'après son père, d'après Ibn ʿUmar, sur l'aumône de la rupture du jeûne (zakât al-fitr), avec la corroboration de Mâlik ; l'autre, par cette même chaîne de transmission, sur l'interdiction du qazaʿ (raser une partie de la tête en laissant l'autre), et il a plusieurs voies. Les autres ont rapporté de lui, excepté at-Tirmidhî.

Passage douteuxImprimé لعمر وباقي (« de ʿUmar, et le reste »), probablement لعمرو باقي : « le reste du groupe a rapporté de ʿAmr » (ʿAmr ibn Abî Salama). Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : وأخرج لعمر وباقي الجماعة

(ع) ʿAmr ibn Abî Salama at-Tinnîsî ad-Dimashqî, le compagnon d'al-Awzâʿî. Ibn Saʿd et Yûnus l'ont déclaré digne de confiance ; Ahmad a fait son éloge, tout en disant : « Sauf qu'il a rapporté d'après Zuhayr ibn Muhammad des hadiths sans fondement. » Yahyâ ibn Maʿîn et as-Sâjî l'ont déclaré faible. Al-ʿUqaylî a dit : « Il y a des erreurs dans son hadith. » Abû Hâtim a dit : « On écrit son hadith, mais on ne le prend pas pour argument. » (Je dis) Il n'a dans le Sahîh d'al-Bukhârî que deux hadiths. Le premier, dans l'Unicité (at-Tawhîd), est son hadith d'après al-Awzâʿî, d'après az-Zuhrî, d'après ʿUbayd Allâh, d'après Ibn ʿAbbâs, d'après Ubayy ibn Kaʿb, sur l'histoire d'al-Khadir et de Moïse (paix sur eux deux) ; al-Bukhârî l'a aussi dans la Science, par le hadith de Muhammad ibn Harb d'après al-Awzâʿî. Le second, dans les Funérailles, est son hadith d'après al-Awzâʿî, d'après az-Zuhrî, d'après Ibn al-Musayyab, d'après Abû Hurayra : le hadith « Le musulman a cinq droits sur le musulman… », le hadith ; et il a dit à sa suite : « Maʿmar l'a corroboré d'après az-Zuhrî. » (Je dis) Ce hadith n'est pas propre à ʿAmr ibn Abî Salama : al-Walîd ibn Muslim l'a rapporté en disant : « Al-Awzâʿî nous a rapporté », et Ibn Hibbân l'a rapporté dans son Sahîh par sa voie ; quant au hadith de Maʿmar, Muslim l'a rapporté. Le reste du groupe a rapporté de ʿUmar.

(ع) ʿAmr ibn Sulaym az-Zuraqî al-Ansârî, parmi les Successeurs dignes de confiance et leurs imams. An-Nasâ'î, al-ʿIjlî, Ibn Saʿd, Ibn Hibbân et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. Ibn Khirâsh a dit : « Digne de confiance ; il y a de la confusion dans son hadith. » (Je dis) Ibn Khirâsh est connu pour le rafd (le chiisme rejetant les premiers califes) et l'innovation ; on ne prête donc pas attention à lui.

(ع) ʿAmr ibn ʿÂsim al-Kilâbî al-Basrî. Ibn Maʿîn et an-Nasâ'î l'ont déclaré digne de confiance. Abû Dâwûd a dit : « Je n'ai pas d'entrain pour son hadith », et il lui a préféré al-Hawdî. (Je dis) Abû Dâwûd l'a pris pour argument dans les Sunan, ainsi que les autres.

Passage douteuxImprimé بن أبي إسحاق (ibn Abî Ishâq) ; as-Sabîʿî est lui-même Abû Ishâq ʿAmr ibn ʿAbd Allâh : lecture probable أبو إسحاق. Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : عمرو بن عبد الله بن أبي إسحاق السبيعي

(ع) ʿAmr ibn ʿAbd Allâh ibn Abî Ishâq as-Sabîʿî, l'une des sommités solides avant que sa mémoire ne se trouble. Je n'ai vu dans al-Bukhârî de transmission de lui que par ses anciens disciples, comme ath-Thawrî et Shuʿba, et non par les tardifs, comme Ibn ʿUyayna et d'autres. Le groupe l'a pris pour argument.

(ع) ʿAmr ibn ʿAlî al-Fallâs, l'un des grands mémorisateurs (huffâz) ; les six imams ont rapporté de lui. ʿAlî ibn al-Madînî a critiqué sa transmission d'après Yazîd ibn Zurayʿ, parce qu'il le jugeait trop jeune à l'époque où il l'entendit ; al-Bukhârî n'a donc rien rapporté de lui de sa transmission d'après Yazîd ibn Zurayʿ.

(ع) ʿAmr ibn Abî ʿAmr, l'affranchi d'al-Muttalib ibn ʿAbd Allâh ibn Hantab, Abû ʿUthmân al-Madanî, parmi les jeunes Successeurs. Ahmad, Abû Zurʿa, Abû Hâtim et al-ʿIjlî l'ont déclaré digne de confiance ; Ibn Maʿîn, an-Nasâ'î et ʿUthmân ad-Dârimî l'ont déclaré faible, à cause de sa transmission, d'après ʿIkrima, du hadith de la bête. Al-ʿIjlî a dit : « On a réprouvé le hadith de la bête », c'est-à-dire son hadith d'après ʿIkrima, d'après Ibn ʿAbbâs : « Quiconque a commerce avec une bête, tuez-le, et tuez la bête. » Al-Bukhârî a dit : « Je ne sais pas s'il l'a entendu de ʿIkrima ou non. » Abû Dâwûd a dit : « Il n'est pas de ce niveau ; il a rapporté le hadith de la bête, alors que ʿÂsim a rapporté, d'après Abû Razîn, d'après Ibn ʿAbbâs : “Celui qui a commerce avec une bête n'encourt pas de peine légale (hadd).” » As-Sâjî a dit : « Véridique, sauf qu'il commet des erreurs. » (Je dis) Al-Bukhârî n'a rien rapporté de lui de sa transmission d'après ʿIkrima ; il a rapporté de lui, au contraire, quatre hadiths de sa transmission d'après Anas, un seul hadith de sa transmission d'après Saʿîd ibn Jubayr, d'après Ibn ʿAbbâs, et un seul hadith de sa transmission d'après Saʿîd al-Maqburî, d'après Abû Hurayra. Les autres l'ont pris pour argument.

(خ د م س) ʿAmr ibn Muhammad ibn Bukayr an-Nâqid, Abû ʿUthmân al-Baghdâdî. Ahmad, Abû Hâtim, Abû Dâwûd, al-Husayn ibn Fahm et un groupe l'ont déclaré digne de confiance. ʿAbd al-Khâliq ibn Mansûr a dit d'après Yahyâ ibn Maʿîn : « Je l'ai interrogé à son sujet et il a dit : “Véridique.” On lui dit : “Khalaf le dénigre.” Il répondit : “Il n'est pas de ceux qui mentent.” » ʿAlî ibn al-Madînî lui a reproché un hadith dans lequel il s'est trompé d'après Ibn ʿUyayna. (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui trois hadiths, uniquement de sa transmission d'après Hushaym et Yaʿqûb ibn Ibrâhîm ibn Saʿd ; il n'a rien rapporté de lui d'après Ibn ʿUyayna. Muslim, Abû Dâwûd et an-Nasâ'î ont rapporté de lui.

Passage douteuxImprimé في ذلك الكبائر, probablement في ذكر الكبائر : « sur la mention des grands péchés ». Texte arabe imprimé : عن أنس في ذلك الكبائر

(خ د) ʿAmr ibn Marzûq al-Bâhilî, Abû ʿUthmân al-Basrî. Sulaymân ibn Harb et Ahmad ibn Hanbal ont fait son éloge ; Yahyâ ibn Maʿîn a dit : « Digne de confiance, sûr », et Ibn Saʿd l'a déclaré digne de confiance. Quant à ʿAlî ibn al-Madînî, il disait : « Délaissez son hadith. » Al-Qawârîrî a dit : « Yahyâ ibn Saʿîd n'agréait pas ʿAmr ibn Marzûq. » As-Sâjî a dit : « Abû l-Walîd le critiquait. » Ibn ʿAmmâr et al-ʿIjlî ont dit : « Il ne vaut rien. » Ad-Dâraqutnî a dit : « Il commet beaucoup d'erreurs. » (Je dis) Al-Bukhârî n'a rapporté de lui dans le Sahîh que deux hadiths. Le premier est son hadith d'après Shuʿba, d'après ʿAmr ibn Murra, d'après ʿUrwa, d'après Abû Mûsâ, sur le mérite de ʿÂ'isha ; il l'a avec la corroboration d'Âdam ibn Abî Iyâs, de Ghundar et d'autres, d'après Shuʿba. Le second est son hadith d'après Shuʿba, d'après Ibn Abî Bakr, d'après Anas, sur la mention des grands péchés, qu'il a associé chez lui à ʿAbd as-Samad d'après Shuʿba. Il est donc clair qu'il n'a pas rapporté de lui pour s'en servir comme argument. Et Allah sait mieux.

Passage douteuxImprimé عمرو بن أبي مرة (ʿAmr ibn Abî Murra) ; le rapporteur connu est ʿAmr ibn Murra al-Jamalî. Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : عمرو بن أبي مرة الجملي الكوفي

(ع) ʿAmr ibn Abî Murra al-Jamalî al-Kûfî, l'un des rapporteurs solides parmi les jeunes Successeurs ; on s'accorde à le déclarer digne de confiance, sauf que certains l'ont critiqué parce qu'il professait l'irjâ'. Shuʿba a dit : « Il ne pratiquait pas le tadlîs. » Le groupe l'a pris pour argument.

(ع) ʿAmr ibn Yahyâ ibn ʿUmâra al-Mâzinî al-Ansârî al-Madanî. La majorité l'a déclaré digne de confiance. ʿUthmân ad-Dârimî a dit d'après Yahyâ ibn Maʿîn : « Passable, et pas fort. » (Je dis) Muʿâwiya ibn Sâlih a exposé, d'après Yahyâ ibn Maʿîn, la raison pour laquelle celui-ci l'a déclaré faible, car il a dit : « Ibn Maʿîn a dit : “Digne de confiance, sauf qu'on a divergé à son sujet sur deux hadiths : le hadith ‹ La terre tout entière est un lieu de prière › et le hadith ‹ Il saluait à sa droite ›.” » (Je dis) Al-Bukhârî n'a rapporté de lui ni l'un ni l'autre. Abû Hâtim ar-Râzî a dit de lui : « Digne de confiance, convenable. » Le groupe l'a pris pour argument.

(خ د) ʿAmr ibn Yahyâ ibn Saʿîd ibn ʿAmr al-Ashdaq ibn Saʿîd ibn al-ʿÂs al-Umawî as-Saʿîdî, Abû Umayya. Ad-Dûrî a dit d'après Yahyâ ibn Maʿîn : « Il n'y a pas de mal en lui. » Ad-Dâraqutnî l'a déclaré digne de confiance. Ibn ʿAdî l'a mentionné dans al-Kâmil, mais il n'a rien dit de lui qui implique sa faiblesse ; il a seulement cité de lui un hadith dont il a mentionné qu'il était le seul à le rapporter, ce qui n'entraîne aucune atteinte à son égard, une fois établi qu'il est digne de confiance.

Passage douteuxImprimé عمرو (ʿAmr) ; le hadith de la soie est connu par ʿUmar : lecture probable عمر. Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : من رواية عمرو وغيره Imprimé ابن عمرو (Ibn ʿAmr) ; le contexte (Ibn ʿUmar d'après Abû Hafs ʿUmar) indique ابن عمر. Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : من طريق أخرى عن ابن عمرو نحوه

(خ د س) ʿImrân ibn Hittân as-Sadûsî, le célèbre poète. Il professait l'opinion des Kharijites. Abû l-ʿAbbâs al-Mubarrad a dit : « ʿImrân était la tête des Qaʿadiyya parmi les Sufriyya, leur orateur et leur poète. » (Fin.) Les Qaʿadiyya sont un groupe de Kharijites qui partageaient leur doctrine mais ne voyaient pas lieu de se soulever eux-mêmes ; ils l'embellissaient plutôt aux yeux des autres. ʿImrân propageait sa doctrine, et c'est lui qui a composé l'éloge funèbre de ʿAbd ar-Rahmân ibn Muljam, le meurtrier de ʿAlî (paix sur lui), dans ces vers bien connus. Al-ʿIjlî l'a déclaré digne de confiance. Qatâda a dit : « Il n'était pas suspect dans le hadith. » Abû Dâwûd a dit : « Il n'y a pas, parmi les gens des passions, de plus authentiques en hadith que les Kharijites », puis il a mentionné ce ʿImrân et d'autres. Yaʿqûb ibn Shayba a dit : « Il a connu un groupe de Compagnons, et il en est venu à la fin de sa vie à adopter l'opinion des Kharijites. » Al-ʿUqaylî a dit : « Il a rapporté d'après ʿÂ'isha, mais son audition auprès d'elle n'est pas établie. » (Je dis) Al-Bukhârî n'a rapporté de lui qu'un seul hadith, par la transmission de Yahyâ ibn Abî Kathîr d'après lui ; il a dit : « J'ai interrogé ʿÂ'isha au sujet de la soie ; elle dit : “Va voir Ibn ʿAbbâs.” Il l'interrogea et celui-ci dit : “Va voir Ibn ʿUmar.” Il l'interrogea et celui-ci dit : “Abû Hafs m'a rapporté que l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) a dit : ‹ Seul porte la soie en ce bas monde celui qui n'aura aucune part dans l'au-delà. ›” » (Fin.) Al-Bukhârî n'a rapporté ce hadith que parmi les corroborations (mutâbaʿât), car le hadith a chez lui d'autres voies que celle-ci, par la transmission de ʿAmr et d'autres. Muslim l'a rapporté par une autre voie, d'après Ibn ʿAmr, dans le même sens. J'ai vu un des imams prétendre qu'al-Bukhârî n'a rapporté de lui que ce qui a été recueilli de lui avant qu'il n'adopte l'opinion des Kharijites ; mais cette excuse n'est pas forte, car Yahyâ ibn Abî Kathîr ne l'a entendu qu'à al-Yamâma, alors qu'il fuyait al-Hajjâj ; or al-Hajjâj le recherchait pour le tuer, à cause de son adhésion à l'opinion des Kharijites, et son histoire à ce sujet est célèbre et exposée en détail dans al-Kâmil d'al-Mubarrad et ailleurs. Cependant, Abû Zakariyyâ al-Mawsilî a relaté dans Târîkh al-Mawsil, d'après un autre que lui, que ce ʿImrân renonça à la fin de sa vie à l'opinion des Kharijites. Si cela est avéré, ce serait une bonne excuse ; sinon, il n'y a aucun mal à rapporter, parmi les corroborations, de quelqu'un dans ce cas. Et Allah sait mieux.

(خ م د ت) ʿImrân ibn Muslim al-Qasîr al-Basrî, parmi les jeunes Successeurs. Ahmad, Ibn Maʿîn et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. Al-ʿUqaylî l'a mentionné parmi les faibles et a relaté que Yahyâ al-Qattân a dit : « Il professait le qadar, mais il est droit dans le hadith. » Ibn ʿAdî a cité de lui dans al-Kâmil des hadiths qu'il est seul à rapporter. (Je dis) Il a deux hadiths dans al-Bukhârî. Le premier, d'après ʿAtâ', d'après Ibn ʿAbbâs, sur l'histoire de la femme noire ; Ibn Jurayj l'a corroboré chez lui. Le second, d'après Abû Rajâ' al-ʿUtâridî, d'après ʿImrân ibn Husayn, sur le fait de profiter de la ʿumra jusqu'au pèlerinage (at-tamattuʿ) ; il l'a aussi par la voie de Mutarrif ibn ʿAbd Allâh ibn ash-Shikhkhîr, d'après ʿImrân. Les autres l'ont pris pour argument, excepté Ibn Mâja.

(ع) ʿUmayr ibn Hâni' al-ʿAbsî, Abû l-Walîd ad-Dimashqî ad-Dârânî, parmi les grands Successeurs. Al-ʿIjlî et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. Abû Dâwûd a dit : « Il était qadarite. » Marwân al-Himâr le fit tuer, parce qu'il s'était fait le promoteur de l'allégeance à Yazîd ibn al-Walîd. (Je dis) Le groupe l'a pris pour argument, et il n'a dans al-Bukhârî que trois hadiths.

Passage douteuxImprimé بن فزارة (ibn Fazâra) ; le savant connu est Muhammad ibn Muslim ibn Wâra : lecture probable بن وارة. Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : ومحمد ابن مسلم بن فزارة

(خ د) ʿAnbasa ibn Khâlid al-Aylî. Abû Dâwûd, Ahmad ibn Sâlih al-Misrî et Muhammad ibn Muslim ibn Fazâra l'ont tenu en haute estime. Quant à Yahyâ ibn Bukayr, il le dénigrait. As-Sâjî a dit : « Il est seul à rapporter des hadiths d'après Yûnus ibn Yazîd. » Ahmad ibn Hanbal disait : « Personne n'a rapporté de lui hormis Ahmad ibn Sâlih. » (Je dis) Si : Ibn Wahb, qui était de ses pairs, a rapporté de lui un petit nombre de choses, ainsi que deux hommes qui ont peu rapporté, à savoir Muhammad ibn Mahdî al-Ikhmîmî et Hâshim ibn Muhammad ar-Rabaʿî. Il a chez al-Bukhârî quatre hadiths, dans lesquels celui-ci l'a associé à ʿAbd Allâh ibn Wahb, d'après Yûnus.

(خ ت) ʿAwf ibn Abî Jamîla al-Aʿrâbî al-Basrî, Abû Sahl al-Hajarî, parmi les jeunes Successeurs. Ahmad et Ibn Maʿîn l'ont déclaré digne de confiance. An-Nasâ'î a dit : « Digne de confiance, solide. » Muhammad ibn ʿAbd Allâh al-Ansârî a dit : « Il était le plus solide d'entre eux tous, mais il était qadarite. » Ibn al-Mubârak a dit : « Il était qadarite et il était chiite. » (Je dis) Le groupe l'a pris pour argument. Muslim a dit dans l'introduction de son Sahîh : « Si tu compares des pairs, comme Ibn ʿAwn et Ayyûb, avec ʿAwf ibn Abî Jamîla et Ashʿath al-Humrânî — ces deux derniers étant des disciples d'al-Hasan et d'Ibn Sîrîn, tout comme Ibn ʿAwn et Ayyûb sont leurs disciples —, l'écart entre les deux premiers et ces deux-là est grand, quant à la perfection du mérite et à l'exactitude de la transmission, même si ʿAwf et Ashʿath ne sont pas contestés en matière de véracité et d'intégrité. » (Fin.)

(خ م د) Al-ʿAlâ' ibn al-Musayyab ibn Râfiʿ al-Asadî al-Kûfî. Ibn Maʿîn l'a déclaré digne de confiance en disant : « Digne de confiance, sûr », de même qu'Ibn ʿAmmâr, Abû Hâtim et d'autres. Al-Hâkim a dit : « Il a des erreurs. » Al-Azdî a dit : « Il y a quelque chose à redire dans son hadith. » (Je dis) Il n'a dans al-Bukhârî que deux hadiths, d'après son père, d'après al-Barâ'. Le premier porte sur ce que l'on dit au moment de dormir : « Ô Allah, je T'ai remis mon âme… », le hadith ; et al-Bukhârî l'a rapporté par une autre voie. Le second : « J'ai dit à al-Barâ' : “Tu as accompagné l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) et tu lui as prêté allégeance sous l'arbre.” Il répondit : “Ô fils de mon frère, tu ne sais pas ce que nous avons innové après lui.” » Al-Bukhârî n'a voulu, par ce hadith, qu'établir qu'al-Barâ' avait prêté allégeance sous l'arbre ; or il a rapporté, par le hadith d'Abû Ishâq d'après al-Barâ', qu'ils étaient avec l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) le jour d'al-Hudaybiya au nombre de mille quatre cents ou davantage, le hadith ; et l'allégeance de l'arbre eut lieu à al-Hudaybiya. Il est donc établi qu'il n'a rapporté de lui que ce pour quoi il a été corroboré.

Passage douteuxImprimé طرف (« une partie »), probablement طرق : « il a chez lui d'autres voies ». Texte arabe imprimé : وله عنده طرف من حديث ثابت

(خ د س) ʿÎsâ ibn Tahmân al-Jushamî, Abû Bakr al-Basrî, parmi les jeunes Successeurs. Ahmad, Ibn Maʿîn, an-Nasâ'î, Abû Hâtim, Yaʿqûb ibn Sufyân, ad-Dâraqutnî et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. Al-ʿUqaylî a dit : « Il n'est pas corroboré, et peut-être le défaut vient-il de Khâlid ibn ʿAbd ar-Rahmân », c'est-à-dire celui qui rapporte de lui ; et il en est comme l'a pensé al-ʿUqaylî. Quant à Ibn Hibbân, il a tenu sur lui des propos outranciers dans le livre des faibles (ad-Duʿafâ'), disant : « Il est seul à rapporter des récits réprouvés d'après Anas, comme s'il pratiquait le tadlîs en omettant Abân ibn Abî ʿAyyâsh et Yazîd ar-Raqâshî d'après lui ; il n'est pas permis de prendre son récit pour argument. » Puis il n'a cité de lui qu'un seul hadith, dont le défaut vient de ceux qui sont en dessous de lui. (Je dis) Il n'a dans al-Bukhârî que deux hadiths. Le premier, dans l'Unicité, d'après Khallâd ibn Yahyâ, d'après lui, d'après Anas, sur le mariage de Zaynab bint Jahsh ; et ce hadith a chez lui d'autres voies, par la transmission de Thâbit et d'autres. Le second, il l'a cité dans le Vêtement et dans le Quint, par deux voies d'après lui, d'après Anas : celui-ci leur sortit deux sandales usées, sans poils ; ʿÎsâ a dit : « Thâbit nous a rapporté par la suite que c'étaient les deux sandales du Prophète (paix et bénédictions sur lui). »

La lettre ghayn (غ)

Passage douteuxImprimé بكير ; le maître de Ghâlib al-Qattân pour ce hadith est probablement Bakr ibn ʿAbd Allâh al-Muzanî (بكر) ; nom conservé tel qu'imprimé (« Bukayr »). Texte arabe imprimé : سوى حديثه عن بكير بن عبد الله المزنى

(ع) Ghâlib al-Qattân Abû Sulaymân al-Basrî. Ahmad ibn Hanbal a dit : « Digne de confiance (thiqa), digne de confiance. » Ibn Maʿîn, an-Nasâ'î, Abû Hâtim, Ibn Saʿd et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. Quant à Ibn ʿAdî, il l'a mentionné parmi les faibles et a cité de lui des hadiths dont la responsabilité incombe au rapporteur qui les tient de lui, ʿUmar ibn Mukhtâr al-Basrî ; c'est là l'une des choses étonnantes survenues à Ibn ʿAdî, et la perfection n'appartient qu'à Allah. Le groupe [des auteurs des six recueils] l'a pris pour argument. Il n'a dans les deux Sahîh que son hadith d'après Bukayr ibn ʿAbd Allâh al-Muzanî, d'après Anas, sur la prosternation sur le vêtement ; il a aussi chez al-Bukhârî un autre passage, muʿallaq (sans chaîne complète), d'après Ibn Sîrîn.

La lettre fâ' (ف)

(ع) Firâs ibn Yahyâ al-Hamdânî al-Kûfî, le compagnon d'ash-Shaʿbî, connu. Ahmad, Yahyâ ibn Maʿîn, an-Nasâ'î, al-ʿIjlî, Ibn ʿAmmâr et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. Yaʿqûb ibn Shayba a dit : « Digne de confiance ; il y a dans son hadith de la faiblesse. » ʿAlî ibn al-Madînî a dit, d'après Yahyâ ibn Saʿîd al-Qattân : « Je n'ai rien désapprouvé de ses hadiths, hormis le hadith de l'istibrâ'. » (Je dis) C'est là un témoignage suffisant, venant de quelqu'un comme Ibn al-Qattân. Le groupe l'a pris pour argument, et son hadith sur l'istibrâ', les deux maîtres [al-Bukhârî et Muslim] ne l'ont pas rapporté.

Passage douteuxImprimé الثتبت, coquille pour التثبت : « la rigueur ». Texte arabe imprimé : في الحفظ والثتبت يكثر

(ع) Al-Fadl ibn Dukayn Abû Nuʿaym al-Kûfî, l'un des plus fermes. Ahmad ibn Hanbal l'a associé, pour la rigueur, à ʿAbd ar-Rahmân ibn Mahdî, et a dit qu'il connaissait mieux les maîtres que Wakîʿ ; il a dit une autre fois : « Il commettait moins d'erreurs que Wakîʿ. » Les éloges sur sa mémoire et sa rigueur sont nombreux ; toutefois certains ont parlé de lui en raison de son penchant chiite. Malgré cela, il est établi qu'il a dit : « Les anges gardiens n'ont pas inscrit contre moi que j'aie insulté Muʿâwiya. » Le groupe l'a pris pour argument.

Passage douteuxImprimé المرزوي, probablement المروزي (al-Marwazî) ; nisba conservée telle qu'imprimée (« al-Marzawî »). Texte arabe imprimé : الشيباني المرزوي أحد الثقات

(ع) Al-Fadl ibn Mûsâ ash-Shaybânî al-Marzawî, l'un des hommes dignes de confiance. Wakîʿ, Ibn al-Mubârak, Ibn Maʿîn, Ibn Saʿd et un groupe l'ont déclaré digne de confiance. Ibn al-Madînî a dit : « Il y a dans ses hadiths des hadiths réprouvés (manâkîr) », et il lui a préféré Abû Tumayla. (Je dis) Il n'a dans al-Bukhârî que trois hadiths. Le premier, dans le Livre du grand lavage, avec la mutâbaʿa (corroboration) d'Abû Hamza et d'autres, d'après al-Aʿmash, d'après Sâlim, d'après Kurayb, d'après Ibn ʿAbbâs, d'après Maymûna. Le deuxième, dans ar-Riqâq, d'après Muʿâdh ibn Asad, d'après lui, d'après Fudayl ibn Ghazwân, d'après Abû Hâzim, d'après Abû Hurayra : le hadith « Entre les deux épaules du mécréant, il y a la distance de trois jours de marche pour le cavalier rapide » ; Muslim l'a rapporté par le hadith de Muhammad ibn Fudayl, d'après son père. Le troisième, dans la description du Prophète (paix et bénédictions sur lui), d'après Ishâq ibn Ibrâhîm, d'après lui, avec la corroboration de Hâtim ibn Ismâʿîl, tous deux d'après al-Juʿayd ibn ʿAbd ar-Rahmân, d'après as-Sâ'ib ibn Yazîd.

Passage douteuxImprimé ووهب ; dans al-Bukhârî, ce hadith est corroboré par Wuhayb (وهيب), d'après Mansûr : lecture probable « Wuhayb » ; nom conservé tel qu'imprimé (« Wahb »). Texte arabe imprimé : تابعه عليه ابن عيينة ووهب وغيرهما

(ع) Fudayl ibn Sulaymân an-Numayrî Abû Sulaymân al-Basrî. As-Sâjî a dit : « Il était véridique (sadûq) et avait des hadiths réprouvés. » ʿAbbâs ad-Dûrî a dit, d'après Ibn Maʿîn : « Il n'est pas digne de confiance. » Abû Zurʿa a dit : « Faible (layyin) en hadith. » ʿAlî ibn al-Madînî a rapporté de lui, alors qu'il était parmi les plus sévères. Abû Hâtim a dit : « On écrit ses hadiths, mais il n'est pas fort. » An-Nasâ'î a dit : « Il n'est pas fort. » (Je dis) Le groupe a rapporté de lui. Il n'a dans al-Bukhârî que des hadiths pour lesquels il a été corroboré. Parmi eux, dans al-Khumus, son hadith d'après Mûsâ ibn ʿUqba, d'après Nâfiʿ, d'après Ibn ʿUmar, sur l'expulsion des Juifs ; Ibn Jurayj l'a corroboré. Parmi eux, dans al-Manâqib, son hadith par cette même chaîne sur l'histoire de Zayd ibn ʿAmr ibn Nufayl ; ʿAbd al-ʿAzîz ibn al-Mukhtâr l'a corroboré, chez Abû Yaʿlâ. Parmi eux, son hadith d'après Muslim ibn Abî Maryam, d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn Jâbir, d'après quelqu'un qui a entendu le Prophète (paix et bénédictions sur lui) ; Sulaymân ibn Yasâr l'a corroboré chez lui [al-Bukhârî], d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn Jâbir, et il a nommé l'homme non nommé en question : Abû Burda ibn Niyâr. Parmi eux, dans at-Tahâra, son hadith d'après Mansûr ibn ʿAbd ar-Rahmân, d'après Safiyya, d'après ʿÂ'isha : « Une femme interrogea le Prophète (paix et bénédictions sur lui) sur son lavage après les menstrues… » (le hadith) ; Ibn ʿUyayna, Wahb et d'autres l'ont corroboré. Parmi eux, dans ar-Riqâq, d'après Abû Hâzim, d'après Sahl ibn Saʿd, sur le creusement du fossé ; ʿAbd al-ʿAzîz ibn Abî Hâzim l'a corroboré, d'après son père. Parmi eux, par cette même chaîne, le hadith « Soixante-dix mille de ma communauté entreront assurément au Paradis… » (le hadith) ; ʿAbd al-ʿAzîz ibn Abî Hâzim l'a corroboré, d'après son père, lui aussi.

(خ ع) Fitr ibn Khalîfa al-Makhzûmî, leur client (mawlâ), Koufien, des plus jeunes Successeurs. Ahmad, al-Qattân, ad-Dâraqutnî, Ibn Maʿîn, al-ʿIjlî, an-Nasâ'î et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. Ibn Saʿd a dit : « Il était digne de confiance, si Allah le veut ; et certaines personnes le jugent faible. » As-Sâjî a dit : « Il était digne de confiance, mais pas d'une grande précision. » Voilà ce que disent de lui les imams. Quant à al-Jûzajânî, il a dit : « Il n'était pas digne de confiance. » Ibn Abî Khaythama a dit, d'après Qutba ibn al-ʿAlâ' : « J'ai délaissé ses hadiths parce qu'il a rapporté des hadiths comportant un dénigrement de ʿUthmân. » (Fin.) Voilà donc sa faute aux yeux d'al-Jûzajânî. Al-ʿIjlî a dit qu'il y avait en lui un léger penchant chiite. Abû Bakr ibn ʿAyyâsh a dit : « J'ai cessé de rapporter de lui à cause de sa mauvaise doctrine. » Ahmad ibn Yûnus a dit : « Nous passions près de lui alors qu'il était délaissé, et nous n'écrivions rien de lui. » Al-Bukhârî et les auteurs des Sunan ont rapporté de lui ; mais il n'a dans al-Bukhârî qu'un seul hadith, qu'il a rapporté d'après Mujâhid, d'après ʿAbd Allâh ibn ʿAmr : le hadith « Celui qui entretient les liens de parenté n'est pas celui qui rend la pareille » ; car il a rapporté ce hadith par la voie d'ath-Thawrî, d'après al-Aʿmash, al-Hasan ibn ʿAmr et Fitr, tous trois d'après Mujâhid. Al-Bukhârî a dit : « Al-Aʿmash ne l'a pas fait remonter [au Prophète]. »

(ع) Fulayh ibn Sulaymân al-Khuzâʿî, ou al-Aslamî, Abû Yahyâ al-Madanî. On dit que son nom était ʿAbd al-Malik, et que Fulayh est un surnom devenu célèbre. Il est de la génération de Mâlik. Al-Bukhârî et les auteurs des Sunan l'ont pris pour argument, et Muslim a rapporté de lui un seul hadith, qui est le hadith de la calomnie (al-ifk). Yahyâ ibn Maʿîn, an-Nasâ'î et Abû Dâwûd l'ont jugé faible. As-Sâjî a dit : « Il est des gens véridiques, mais il se trompait. » Ad-Dâraqutnî a dit : « On diverge à son sujet, et il n'y a pas de mal en lui. » Ibn ʿAdî a dit : « Il a des hadiths valables et droits, ainsi que des hadiths isolés (gharâ'ib), et il n'y a pas de mal en lui à mon avis. » (Je dis) Al-Bukhârî ne s'est pas appuyé sur lui comme il s'appuie sur Mâlik, Ibn ʿUyayna et leurs semblables ; il n'a rapporté de lui que des hadiths, la plupart dans al-Manâqib et certains dans ar-Riqâq.

La lettre qâf (ق)

(خ م ت س ق) Al-Qâsim ibn Mâlik al-Muzanî Abû Jaʿfar al-Kûfî. Yahyâ ibn Maʿîn, al-ʿIjlî, Ahmad, Abû Dâwûd et un groupe l'ont déclaré digne de confiance. Abû Hâtim a dit : « Convenable (sâlih), il n'est pas solide. » As-Sâjî a dit : « Faible. » ʿAlî ibn al-Madînî et les gens ont rapporté de lui. (Je dis) Il n'a dans al-Bukhârî qu'un seul hadith, qu'il a rapporté de façon fragmentée dans al-Hajj, al-Iʿtisâm et al-Kaffârât, par sa transmission d'après al-Juʿayd ibn ʿAbd ar-Rahmân, d'après as-Sâ'ib ibn Yazîd, qui a dit : « Le sâʿ du Prophète (paix et bénédictions sur lui) valait un mudd et un tiers de votre mudd d'aujourd'hui. » Il a dit : « As-Sâ'ib avait été emmené en pèlerinage parmi les bagages du Prophète (paix et bénédictions sur lui). » Al-Bukhârî a aussi rapporté dans al-Hajj ce qui le corrobore, par une autre voie d'après as-Sâ'ib.

(ع) Qabîsa ibn ʿUqba ibn Muhammad ibn Sufyân as-Suwâ'î al-Kûfî Abû ʿÂmir, des plus grands maîtres d'al-Bukhârî. Il a rapporté de lui des hadiths d'après Sufyân ath-Thawrî, pour lesquels d'autres l'ont rejoint. Ahmad ibn Hanbal a dit : « Il commettait beaucoup d'erreurs ; il était digne de confiance, il n'y a pas de mal en lui ; il est plus ferme qu'Abû Hudhayfa, et Abû Nuʿaym est plus ferme que lui. » (Je dis) Ces choses sont relatives ; sinon, Abû Hâtim a dit : « Je n'ai vu parmi les traditionnistes personne qui retienne par cœur et rapporte le hadith dans une formulation unique sans la changer, hormis Qabîsa et Abû Nuʿaym, pour le hadith d'ath-Thawrî », et il a raconté l'histoire. Abû Dâwûd a dit : « Qabîsa ne retenait pas par cœur, puis il a retenu par la suite. » Al-Fadl ibn Sahl a dit : « Qabîsa rapportait le hadith de Sufyân à la suite, leçon après leçon, de mémoire. » Muhammad ibn ʿAbd Allâh ibn Numayr, lorsqu'on lui dit que Qabîsa était jeune lorsqu'il avait entendu de Sufyân, a dit : « Si Qabîsa nous rapportait d'après an-Nakhaʿî, nous l'accepterions de lui. » An-Nasâ'î a dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » Les autres ont rapporté de lui par un intermédiaire.

Passage douteuxImprimé الخليلي, probablement الجليل : « le Successeur éminent » (lecture retenue). Texte arabe imprimé : التابعي الخليلي أحد الاثبات

(ع) Qatâda ibn Diʿâma al-Basrî, le Successeur éminent, l'un des plus fermes et des plus célèbres. On le citait en exemple pour la mémoire ; toutefois il lui arrivait de pratiquer le tadlîs. Ibn Maʿîn a dit : « Il a été accusé d'adhérer à la doctrine du qadar », et un groupe a rapporté cela à son sujet. Quant à Abû Dâwûd, il a dit : « Il n'est pas établi chez nous que Qatâda ait professé la doctrine du qadar. » Et Allah sait mieux. Le groupe l'a pris pour argument.

(خ م د ت س) Quraysh ibn Anas al-Basrî. Ibn al-Madînî l'a déclaré digne de confiance. Abû Hâtim a dit : « Il n'y a pas de mal en lui, sauf qu'il s'est altéré. » Al-Bukhârî a dit : « Sa mémoire s'est brouillée pendant six ans. » (Je dis) Les deux maîtres et les trois auteurs des Sunan ont rapporté de lui ; mais al-Bukhârî n'a rapporté de lui que son hadith d'après Habîb ibn ash-Shahîd, d'après al-Hasan, d'après Samura, sur l'ʿaqîqa ; il l'a rapporté d'après ʿAbd Allâh ibn Abî l-Aswad, d'après lui, et ʿAbd Allâh a entendu de lui avant que sa mémoire ne se brouille. Al-Bukhârî l'a aussi rapporté en dehors du Sahîh, d'après ʿAlî ibn al-Madînî, d'après Quraysh ibn Anas, et at-Tirmidhî l'a rapporté de lui [al-Bukhârî] dans son Jâmiʿ.

(ع) Qays ibn Abî Hâzim al-Bajalî, mukhadram : il a connu l'époque préislamique et a émigré vers le Prophète (paix et bénédictions sur lui), mais ne l'a pas rencontré ; il a rencontré Abû Bakr et ceux qui vinrent après lui. Le groupe l'a pris pour argument. On dit qu'il vieillit jusqu'à radoter. Ibn Maʿîn a exagéré en disant : « Il est plus digne de confiance qu'az-Zuhrî. » Yaʿqûb ibn Shayba a dit : « Nos compagnons ont parlé de lui : certains ont élevé son rang, l'ont magnifié et ont fait du hadith rapporté de lui l'une des chaînes les plus authentiques ; d'autres l'ont attaqué et ont dit qu'il avait des hadiths réprouvés ; d'autres encore l'ont attaqué pour sa doctrine, disant qu'il s'en prenait à ʿAlî. Ce qui est connu de lui, c'est qu'il plaçait ʿUthmân en premier ; c'est pourquoi beaucoup d'anciens Koufiens évitaient de rapporter de lui. » (Je dis) Voilà une parole claire et détaillée. Et Allah sait mieux.

La lettre kâf (ك)

Passage douteuxLe sigle imprimé (خ م د س) contient س (an-Nasâ'î) et omet ت et ق, alors que la notice exclut an-Nasâ'î et cite at-Tirmidhî et Ibn Mâja ; sigle incohérent, laissé tel quel. Texte arabe imprimé : احتج به الجماعة سوى النسائي

(خ م د س) Kathîr ibn Shinzîr Abû Qurra al-Basrî. An-Nasâ'î a dit : « Il n'est pas fort. » Ibn Saʿd l'a déclaré digne de confiance. As-Sâjî a dit : « Véridique, avec une certaine faiblesse. » Abû Zurʿa a dit : « Faible. » (Je dis) Le groupe l'a pris pour argument, sauf an-Nasâ'î. Tout ce qu'il a chez eux, ce sont trois hadiths. Le premier, d'après ʿAtâ', d'après Jâbir, sur le salut adressé à celui qui prie ; les deux maîtres l'ont rapporté par le hadith de ʿAbd al-Wârith, d'après lui, et al-Layth l'a corroboré, d'après Abû z-Zubayr, d'après Jâbir, chez Muslim. Le deuxième, son hadith par cette même chaîne sur l'ordre de couvrir les récipients et de retenir les enfants à la tombée du soir ; al-Bukhârî, Abû Dâwûd et at-Tirmidhî l'ont rapporté par le hadith de Hammâd ibn Zayd, d'après lui, et Ibn Jurayj l'a corroboré. Le troisième, Ibn Mâja est seul à l'avoir rapporté, et celui qui le rapporte de lui est faible.

(خ د ت) Kulayb ibn Wâ'il al-Bakrî, le compagnon d'Ibn ʿUmar. Ibn Maʿîn, ad-Dâraqutnî et Yaʿqûb ibn Sufyân l'ont déclaré digne de confiance. Abû Dâwûd a dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » Abû Zurʿa a dit : « Faible. » Al-Bukhârî a rapporté de lui uniquement son hadith d'après la belle-fille du Prophète (paix et bénédictions sur lui) sur l'interdiction de la calebasse (dubbâ') et de la jarre vernissée (hantam), et ce hadith a des shâhid (témoignages concordants) issus du hadith d'Anas et d'autres.

Passage douteuxImprimé ابن أبي معين, probablement ابن معين (Ibn Maʿîn) ; nom propre conservé tel qu'imprimé (« Ibn Abî Maʿîn »). Texte arabe imprimé : ونقل أن ابن أبي معين ضعفه

(ع) Kahmas ibn al-Hasan at-Tamîmî al-Basrî, des plus jeunes Successeurs. Ahmad a dit : « Digne de confiance, et plus encore. » Abû Dâwûd a dit : « Digne de confiance. » Abû Hâtim a dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » Ibn Abî Khaythama a dit, d'après Ibn Maʿîn : « Digne de confiance. » As-Sâjî a dit : « Véridique, il se trompe », et il a rapporté qu'Ibn Abî Maʿîn l'avait jugé faible. (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui quelques hadiths, uniquement de sa transmission d'après ʿAbd Allâh ibn Burayda, et les autres l'ont pris pour argument. Et c'est Allah qui accorde le succès.

(خ) Kahmas ibn al-Minhâl as-Sadûsî al-Basrî, postérieur à celui qui précède. Al-Bukhârî a rapporté de lui un seul hadith, associé à Muhammad ibn Sawâ', tous deux d'après Saʿîd ibn Abî ʿArûba, dans les mérites de ʿUmar ; et il a malgré cela parlé de lui en disant : « On disait de lui qu'il professait le qadar. » Abû Hâtim a dit : « Sa place est la véracité ; on écrit ses hadiths. »

La lettre mîm (م)

(ع) Muhammad ibn Ibrâhîm ibn al-Hârith at-Taymî, des plus jeunes Successeurs, Médinois connu. Ibn Maʿîn et la majorité l'ont déclaré digne de confiance. Al-ʿUqaylî l'a mentionné parmi les faibles et a rapporté d'après ʿAbd Allâh ibn Ahmad ibn Hanbal, qui a dit : « J'ai entendu mon père dire, alors qu'il l'avait mentionné : “Il y a quelque chose dans ses hadiths ; il rapporte des hadiths réprouvés (manâkîr).” » (Je dis) Le terme « réprouvé » (munkar), Ahmad ibn Hanbal et un groupe l'ont appliqué au hadith isolé qui n'a pas de corroborant ; on comprend donc cette parole en ce sens. Le groupe l'a pris pour argument. * Muhammad ibn Ismâʿîl ibn Abî Fudayk al-Madanî, véridique (sadûq), connu. Ibn Maʿîn l'a déclaré digne de confiance. An-Nasâ'î a dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » Ibn Saʿd a dit : « Il avait beaucoup de hadiths, mais il n'est pas un argument (hujja). » Ainsi a parlé Ibn Saʿd, et les imams de la critique et de l'agrément des rapporteurs (al-jarh wa-t-taʿdîl) ne l'ont pas suivi sur ce point. Le groupe l'a pris pour argument, et il n'a dans al-Bukhârî que quatre hadiths.

Passage douteuxLe mot وقد, isolé dans une liste de noms, est incompréhensible (reste probable d'un nom ou d'une coquille) ; rendu par la translittération suivie de [?]. Texte arabe imprimé : والفرهياني وقد والذهلي ومسلمة

(ع) Muhammad ibn Bashshâr al-Basrî, connu sous le nom de Bundâr, l'un des hommes dignes de confiance célèbres. Les six imams ont rapporté de lui. Al-ʿIjlî, an-Nasâ'î et Ibn Khuzayma, qui l'a appelé « l'imam des gens de son époque », l'ont déclaré digne de confiance, ainsi qu'al-Farhayânî, wa-qad [ ?], adh-Dhuhlî, Maslama, Abû Hâtim ar-Râzî et d'autres. ʿAmr ibn ʿAlî al-Fallâs l'a jugé faible sans en mentionner la raison ; on n'a donc pas tenu compte de sa critique. Al-Qawârîrî a dit : « Yahyâ ibn Maʿîn le jugeait faible. » Abû Dâwûd a dit : « S'il n'y avait eu en lui de la candeur, ses hadiths auraient été délaissés » ; il veut dire qu'il y avait en lui de la candeur, de sorte que, lorsqu'il s'égarait ou se trompait, on imputait cela au fait qu'il ne l'avait pas fait exprès. Le groupe l'a pris pour argument. Al-Bukhârî n'a pas beaucoup rapporté de ses hadiths, car il est parmi les plus jeunes de ses maîtres ; et Bundâr s'enorgueillissait de ce qu'al-Bukhârî ait pris de lui, comme nous l'avons raconté dans la biographie d'al-Bukhârî.

(ع) Muhammad ibn Bakr al-Bursânî. Abû Dâwûd et al-ʿIjlî l'ont déclaré digne de confiance. ʿUthmân ad-Dârimî a dit, d'après Yahyâ ibn Maʿîn : « Digne de confiance. » Abû Hâtim a dit : « Un maître (shaykh) ; sa place est la véracité. » An-Nasâ'î a dit, dans le Livre de la guerre contre les brigands (Kitâb al-muhâraba) de ses Sunan : « Il n'est pas fort. » (Je dis) Il n'a dans al-Bukhârî qu'un seul hadith, dans le Livre des expéditions (al-Maghâzî) : c'est son hadith d'après Ibn Jurayj, d'après ʿAtâ', d'après Jâbir, qu'il a mentionné en deux endroits. Il a dit, dans as-Salât : « Bakr ibn Khalaf a dit : Muhammad ibn Bakr nous a rapporté d'après ʿUthmân ibn Abî Rawwâd… », et il a mentionné un hadith pour lequel Abû ʿUbayda al-Haddâd l'a corroboré chez lui, d'après ʿUthmân. Il a rapporté de lui un autre hadith muʿallaq dans al-Hajj, où il dit : « Et Muhammad ibn Bakr a dit, d'après Ibn Jurayj… », et il a mentionné un hadith qu'il avait rapporté d'après Makkî ibn Ibrâhîm, d'après Ibn Jurayj. Les autres ont rapporté de lui.

(ع) Muhammad ibn Juhâda al-Kûfî, des plus jeunes Successeurs. Ahmad ibn Hanbal et un groupe l'ont déclaré digne de confiance, et certains ont parlé de lui à cause de la parole d'Abû ʿAwâna : « Il avait un penchant chiite. » (Je dis) Le groupe a rapporté de lui, et il n'a dans al-Bukhârî que deux hadiths qui n'ont aucun rapport avec la doctrine.

(ع) Muhammad ibn Jaʿfar, connu sous le nom de Ghundar, l'un des plus fermes et des plus précis parmi les disciples de Shuʿba. Tous les imams se sont appuyés sur lui, au point que ʿAlî ibn al-Madînî a dit : « Il m'est plus cher que ʿAbd ar-Rahmân ibn Mahdî pour Shuʿba. » Ibn al-Mubârak a dit : « Lorsque les gens divergent au sujet de Shuʿba, le livre de Ghundar est l'arbitre entre eux. » Mais Abû Hâtim a dit : « On écrit ses hadiths rapportés d'autres que Shuʿba, mais on ne les prend pas pour argument. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui beaucoup d'après Shuʿba, et il a rapporté de lui un hadith d'après Maʿmar et un autre d'après ʿAbd Allâh ibn Saʿîd ibn Abî Hind, pour lesquels il a été corroboré, comme on le verra. Les autres ont rapporté de lui.

(خ د س ت) Muhammad ibn al-Hasan ibn at-Tall al-Asadî al-Kûfî. Ibn Numayr l'a déclaré digne de confiance. Abû Hâtim a dit : « Un maître. » Abû Dâwûd a dit : « On écrit ses hadiths. » Yaʿqûb al-Fasawî l'a jugé faible. Al-ʿUqaylî a dit : « Il n'est pas corroboré. » Ibn ʿAdî a dit : « Je n'ai pas vu de mal dans ses hadiths. » (Je dis) Il a dans al-Bukhârî, par son fils ʿUmar ibn Muhammad ibn al-Hasan, d'après lui, deux hadiths. Le premier, dans az-Zakât, d'après Ibrâhîm ibn Tahmân, d'après Muhammad ibn Ziyâd, d'après Abû Hurayra : « Al-Hasan ibn ʿAlî prit une datte parmi les dattes de l'aumône… » (le hadith) ; il l'a chez lui avec la corroboration de Shuʿba, d'après Muhammad ibn Ziyâd. Le second, dans al-Manâqib, d'après Hafs ibn Ghiyâth, d'après Hishâm, d'après son père, d'après ʿÂ'isha, qui a dit : « Je n'ai été jalouse d'aucune femme autant que je l'ai été de Khadîja » ; il l'a chez lui avec la corroboration de Humayd ibn ʿAbd ar-Rahmân, d'al-Layth et d'autres, d'après Hishâm. Abû Dâwûd et an-Nasâ'î ont rapporté de lui.

(خ ت) Muhammad ibn al-Hasan al-Muzanî al-Wâsitî, le juge. Ibn Maʿîn et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. Ibn Hibbân l'a mentionné parmi les faibles, puis l'a répété parmi les dignes de confiance. (Je dis) Il n'a dans al-Bukhârî qu'une seule tradition (athar), qu'il a mentionnée dans le Livre de la science, mawqûf (s'arrêtant) sur al-Hasan al-Basrî.

(خ م س) Muhammad ibn Abî Hafsa al-Basrî Abû Salama. Ibn Maʿîn l'a déclaré digne de confiance ; il a dit une fois : « Faible », et une autre fois : « Convenable en hadith. » An-Nasâ'î l'a jugé faible. Ibn al-Madînî a dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » Abû Dâwûd a dit : « Digne de confiance, sauf que Yahyâ ibn Saʿîd parlait de lui. » (Je dis) Il est parmi les disciples connus d'az-Zuhrî. Al-Bukhârî a rapporté de lui deux hadiths, de sa transmission d'après az-Zuhrî, pour lesquels il a été corroboré, et il a rapporté de lui d'autres hadiths sous forme muʿallaq.

Passage douteuxImprimé المرزوي, probablement المروزي (al-Marwazî) ; nisba conservée telle qu'imprimée (« al-Marzawî »). Texte arabe imprimé : محمد بن الحكم المرزوي من شيوخ البخاري

(خ) Muhammad ibn al-Hakam al-Marzawî, des maîtres d'al-Bukhârî. Abû Hâtim ne l'a pas connu et a donc dit qu'il était inconnu (majhûl). (Je dis) Al-Bukhârî l'a connu et a rapporté de lui dans son Sahîh en deux endroits ; Ibn Hibbân l'a connu et l'a mentionné dans la quatrième génération des Thiqât (les hommes dignes de confiance).

(خ م د س ق) Muhammad ibn Himyar as-Sulayhî al-Himsî. Ibn Maʿîn et Duhaym l'ont déclaré digne de confiance. An-Nasâ'î a dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » Yaʿqûb ibn Sufyân a dit : « Il n'est pas fort. » Abû Hâtim a dit : « On écrit ses hadiths, mais on ne les prend pas pour argument ; Baqiyya et Muhammad ibn Harb me sont plus chers que lui. » (Je dis) Il n'a dans al-Bukhârî que deux hadiths. Le premier, d'après Ibrâhîm ibn Abî ʿAbla, d'après ʿUqba ibn Wassâj, d'après Anas, sur la teinture [des cheveux] d'Abû Bakr ; il a mentionné pour lui un corroborant. Le second, d'après Thâbit ibn ʿAjlân, d'après Saʿîd ibn Jubayr, d'après Ibn ʿAbbâs, qui a dit : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) passa près d'une chèvre morte et dit : “Qu'en coûterait-il à ses propriétaires s'ils tiraient profit de sa peau ?” » ; il l'a cité dans adh-Dhabâ'ih, et ce hadith a une origine dans le hadith d'Ibn ʿAbbâs chez lui, dans at-Tahâra. Abû Dâwûd a rapporté de lui dans al-Marâsîl, ainsi qu'an-Nasâ'î.

Passage douteuxImprimé حازم ; le nom connu d'Abû Muʿâwiya ad-Darîr est Muhammad ibn Khâzim (خازم) ; nom conservé tel qu'imprimé (« Hâzim »). Texte arabe imprimé : محمد بن حازم أبو معاوية الضرير Imprimé أبو ضمام ; la kunya connue de Muhammad ibn az-Zibriqân est أبو همام (Abû Hammâm) ; nom conservé tel qu'imprimé (« Abû Damâm »). Texte arabe imprimé : محمد بن الزبرقان أبو ضمام البصري

(ع) Muhammad ibn Hâzim Abû Muʿâwiya ad-Darîr, connu par sa kunya. Yahyâ ibn Maʿîn a dit : « Il était le plus ferme des disciples d'al-Aʿmash après Shuʿba et Sufyân. » Abû Hâtim a dit : « Les plus fermes pour al-Aʿmash sont Sufyân, puis Abû Muʿâwiya. » Certains ont parlé de lui à cause de l'irjâ'. Yaʿqûb ibn Shayba et Ibn Saʿd ont dit : « Il était digne de confiance ; il lui arrivait de pratiquer le tadlîs, et il était accusé d'irjâ'. » Abû Dâwûd a dit : « Il était murjiʾite. » An-Nasâ'î a dit : « Digne de confiance. » Ainsi a dit Ibn Khirâsh, qui a ajouté : « Dans ses hadiths rapportés d'autres qu'al-Aʿmash, il y a de l'incohérence (idtirâb). » De même ont dit Ahmad ibn Hanbal et d'autres ; Ahmad a ajouté : « Ses hadiths d'après Hishâm ibn ʿUrwa comportent de l'incohérence. » (Je dis) Al-Bukhârî ne l'a pris pour argument que pour al-Aʿmash. Il a chez lui, d'après Hishâm ibn ʿUrwa, plusieurs hadiths pour lesquels il a été corroboré, et il a chez lui, d'après Burayd ibn Abî Burda, un seul hadith, pour lequel Abû Usâma l'a corroboré, chez at-Tirmidhî. Les autres l'ont pris pour argument. * Muhammad ibn az-Zibriqân Abû Damâm al-Basrî. Il a dans ar-Riqâq un seul hadith, pour lequel il a été corroboré. ʿAlî ibn al-Madînî et ad-Dâraqutnî l'ont déclaré digne de confiance, et Ibn Hibbân a dit dans les Thiqât : « Il lui arrivait de se tromper. »

(خ د) Muhammad ibn Ziyâd ibn ʿUbayd Allâh ibn Ziyâd ibn ar-Rabîʿ az-Ziyâdî Abû ʿAbd Allâh al-Basrî, des plus jeunes maîtres d'al-Bukhârî. Il a rapporté de lui un seul hadith, dans al-Adab, d'après Ghundar, d'après ʿAbd Allâh ibn Saʿîd ibn Abî Hind, avec la corroboration de Makkî ibn Ibrâhîm, d'après ʿAbd Allâh ibn Saʿîd, d'après Sâlim Abû n-Nadr, d'après Busr ibn Saʿîd, d'après Zayd ibn Thâbit, qui a dit : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) s'aménagea une chambre isolée… » (le hadith). Ibn Khuzayma a rapporté de lui dans son Sahîh, et Ibn Hibbân l'a mentionné dans ses Thiqât, en disant : « Il lui arrivait de se tromper. » Abû ʿAbd Allâh ibn Manda l'a jugé faible dans son Musnad.

(خ م ت ق س) Muhammad ibn Sâbiq Abû Jaʿfar al-Bazzâr, des maîtres d'al-Bukhârî. Al-ʿIjlî l'a déclaré digne de confiance et Ahmad ibn Hanbal l'a jugé fort. Yaʿqûb ibn Shayba a dit : « Il était digne de confiance, mais n'est pas de ceux que l'on qualifie de précis. » An-Nasâ'î a dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » Ibn Abî Khaythama a dit, d'après Ibn Maʿîn : « Faible. » (Je dis) Il n'a dans al-Bukhârî qu'un seul hadith, dans al-Wasâyâ, où il dit : « Muhammad ibn Sâbiq — ou al-Fadl ibn Yaʿqûb, d'après lui — nous a rapporté : Shaybân nous a rapporté, d'après Firâs, d'après ash-Shaʿbî, d'après Jâbir, que son père tomba en martyr le jour d'Uhud… » (le hadith). ʿUbayd Allâh ibn Mûsâ l'a corroboré chez lui, d'après Shaybân, et cela se trouve dans al-Maghâzî. Les autres ont rapporté de lui.

(خ م س ق) Muhammad ibn Sawâ' as-Sadûsî al-Basrî. Yazîd ibn Zurayʿ et d'autres l'ont jugé fort. Al-Azdî l'a mentionné parmi les faibles et a dit : « Il était excessif dans la doctrine du qadar. » (Je dis) Tout ce qu'il a dans al-Bukhârî, ce sont trois hadiths. Le premier, où il l'a associé à Yazîd ibn Zurayʿ, tous deux d'après Saʿîd ibn Abî ʿArûba. Le deuxième, qu'il a rapporté dans al-Adab, d'après ʿAmr ibn ʿÎsâ, d'après lui, d'après Rawh ibn al-Qâsim, d'après Ibn al-Munkadir, d'après ʿUrwa, d'après ʿÂ'isha : « Un homme demanda la permission d'entrer chez le Prophète (paix et bénédictions sur lui), qui dit : “Quel mauvais membre de la tribu !” » (le hadith) ; il l'a aussi chez lui dans al-Adab, par la transmission d'Ibn ʿUyayna d'après Ibn al-Munkadir. Le troisième, nous l'avons mentionné dans la biographie de Kahmas ibn al-Minhâl. Les autres ont rapporté de lui, mais Abû Dâwûd dans le livre an-Nâsikh wa-l-mansûkh.

Passage douteuxLe sigle imprimé (ت س ق) ne comporte pas خ, alors que la notice dit qu'al-Bukhârî a rapporté de lui ; sigle incohérent, laissé tel quel. Texte arabe imprimé : محمد بن الصلت الأسدي أبو جعفر من قدماء شيوخ البخاري Le locuteur n'est pas nommé : on comprend « mais il a dit : Abû Ghassân m'est plus cher que lui » (parole d'Abû Hâtim dans les sources), et non une parole d'Abû Ghassân. Texte arabe imprimé : لكن قال أبو غسان أحب إلى منه

(ت س ق) Muhammad ibn as-Salt al-Asadî Abû Jaʿfar, des anciens maîtres d'al-Bukhârî. Abû Zurʿa, Abû Hâtim et Ibn Numayr l'ont déclaré digne de confiance ; mais il a dit : « Abû Ghassân m'est plus cher que lui. » L'auteur d'al-Mîzân a mentionné que certains ont dit de lui : « Il y a en lui de la faiblesse. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui un seul hadith, d'après Ibn al-Mubârak, d'après Yûnus, d'après az-Zuhrî, d'après Hamza, d'après son père, que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : « Pendant que je dormais, j'ai bu du lait au point de voir l'étanchement de la soif… » (le hadith), dans les mérites de ʿUmar ; ʿAbdân l'a corroboré chez lui, d'après Ibn al-Mubârak. Les auteurs des Sunan ont rapporté [de lui], sauf Abû Dâwûd.

(خ س) Muhammad ibn as-Salt Abû Yaʿlâ at-Tawwazî, lui aussi des maîtres d'al-Bukhârî. Abû Hâtim et Abû Zurʿa ont dit : « Véridique ; il nous dictait l'exégèse de mémoire, et il lui arrivait de se tromper. » Ad-Dâraqutnî l'a déclaré digne de confiance. (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui un seul hadith, dans le Livre de l'apostasie, où il dit : « Al-Walîd nous a rapporté, d'après al-Awzâʿî, d'après Yahyâ ibn Abî Kathîr, d'après Abû Qilâba, d'après Anas » ; et il a mentionné le hadith des gens de ʿUrayna, en abrégé. ʿAlî ibn al-Madînî l'a corroboré chez lui, d'après al-Walîd ibn Muslim. An-Nasâ'î a rapporté de lui.

(ع) Muhammad ibn Talha ibn Musarrif al-Kûfî. Al-ʿIjlî a dit : « Digne de confiance, sauf qu'il a entendu de son père alors qu'il était jeune. » Ibn Saʿd a dit : « Il avait des hadiths réprouvés. » Il a dit : « ʿAffân a dit : “Il rapportait d'après son père, alors que son père était mort depuis longtemps, et les gens semblaient le traiter de menteur.” » Abû Dâwûd a dit : « Il se trompait. » Ahmad ibn Hanbal l'a déclaré digne de confiance et a dit : « Sauf qu'il ne dit presque jamais “nous a rapporté” dans aucun de ses hadiths. » Abû Kâmil Muzaffar ibn Mudrik a dit : « On disait : trois hommes dont on se garde des hadiths : Muhammad ibn Talha, Fulayh ibn Sulaymân et Ayyûb ibn ʿUtba. » Ibn Maʿîn a dit : « Convenable », et il a dit une fois : « Faible. » An-Nasâ'î a dit : « Il n'est pas fort. » (Je dis) Il a dans al-Bukhârî trois hadiths. Le premier, dans al-Maghâzî, d'après lui, d'après Humayd, d'après Anas, qui a dit : « Mon oncle paternel fut absent de la bataille de Badr… » (le hadith) ; il l'a chez lui avec la corroboration de ʿAbd al-Aʿlâ as-Sâmî et de plus d'un, d'après Humayd. Le deuxième, dans al-ʿÎdayn, d'après lui, d'après Zubayd, d'après ash-Shaʿbî, d'après al-Barâ', sur l'immolation avant la prière ; il l'a chez lui avec la corroboration de Shuʿba, d'après Zubayd. Le troisième, dans al-Jihâd, d'après lui, d'après son père, d'après Musʿab ibn Saʿd, d'après son père, sur le fait d'obtenir la victoire grâce aux faibles ; il est isolé, mais il relève des mérites des œuvres. Les autres ont rapporté de lui.

(ع) Muhammad ibn ʿAbd Allâh ibn az-Zubayr az-Zubayrî — nisba se rapportant à son grand-père —, client (mawlâ) des Banû Asad, surnommé Abû Ahmad, de Koufa ; l'un des rapporteurs solides et dignes de confiance renommés, parmi les maîtres d'Ahmad ibn Hanbal. Hanbal a rapporté d'après Ahmad : « Il commettait beaucoup d'erreurs dans les hadiths de Sufyân. » Abû Hâtim a dit : « C'était un mémorisateur (hâfiz) ; il a des méprises. » Ibn Numayr, Ibn Maʿîn et al-ʿIjlî l'ont déclaré digne de confiance (thiqa), ce dernier ajoutant : « Il penchait vers le shiʿisme. » An-Nasâ'î a dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » Abû Zurʿa et plus d'un ont dit : « Véridique (sadûq). » Bundâr a dit : « Je n'ai vu personne de meilleure mémoire que lui. » (Je dis) Le groupe [des auteurs des recueils] l'a pris comme argument, et je ne pense pas qu'al-Bukhârî ait rapporté de lui quoi que ce soit qu'il soit seul à transmettre d'après Sufyân ; et Allah sait mieux.

Passage douteuxImprimé ميمنة, probablement ميمونة (Maymûna, l'épouse du Prophète) ; nom conservé tel qu'imprimé (« Maymana »). Texte arabe imprimé : تزوج ميمنة وهو محرم

(ع) Muhammad ibn ʿAbd Allâh ibn al-Muthannâ ibn ʿAbd Allâh ibn Anas ibn Mâlik al-Ansârî, le cadi, de Bassora, Abû ʿAbd Allâh ; parmi les plus anciens maîtres d'al-Bukhârî ; digne de confiance : Ibn Maʿîn et d'autres l'ont déclaré tel. Ahmad ibn Hanbal a dit : « Rien ne l'affaiblit auprès des gens du hadith, si ce n'est son intérêt pour l'opinion (ar-ra'y) ; quant à l'audition, il a bel et bien entendu. » Abû Hâtim a dit : « Je n'ai vu parmi les imams que trois hommes : Ahmad ibn Hanbal, Sulaymân ibn Dâwûd al-Hâshimî et al-Ansârî. » Zakariyyâ as-Sâjî a dit : « C'était un savant, mais il n'était pas des cavaliers du hadith. » (Je dis) Yahyâ al-Qattân et d'autres lui ont reproché son hadith d'après Habîb ibn ash-Shahîd, d'après Maymûn ibn Mihrân, d'après Ibn ʿAbbâs, selon lequel le Prophète (paix et bénédictions sur lui) se fit poser des ventouses alors qu'il jeûnait. Ibn al-Madînî a dit : « Sa forme correcte est : d'après Maymûn, d'après Yazîd ibn al-Asamm, que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) épousa Maymana alors qu'il était en état de sacralisation (muhrim). » Abû Dâwûd a dit : « Il s'était fortement altéré. » Ahmad a dit : « Des livres à lui disparurent, et il rapportait alors à partir du livre de son serviteur » — c'est-à-dire que, de ce fait, un hadith s'est comme introduit pour lui dans un autre. Les autres [auteurs] ont rapporté de lui.

Passage douteuxImprimé المتابعة, lu المبايعة : « au sujet du serment d'allégeance » (lecture retenue). Texte arabe imprimé : عن عبادة بن الصامت في المتابعة

(ع) Muhammad ibn ʿAbd Allâh ibn Muslim ibn ʿUbayd Allâh ibn ʿAbd Allâh ibn Shihâb, le fils du frère d'az-Zuhrî. Muhammad ibn Yahyâ adh-Dhuhlî l'a mentionné dans la deuxième classe des compagnons d'az-Zuhrî, avec Muhammad ibn Ishâq et Fulayh, et a dit avoir trouvé de lui trois hadiths sans fondement. Le premier est son hadith d'après son oncle, d'après Sâlim, d'après Abû Hurayra, de manière marfûʿa (remontant au Prophète) : « Toute ma communauté sera épargnée, sauf ceux qui étalent [leurs fautes] au grand jour. » Le deuxième, avec cette même chaîne : « Lorsqu'il prêchait, il disait : “Tout ce qui doit venir est proche.” » — c'est mawqûf (s'arrêtant au Compagnon). Le troisième, d'après sa femme Umm al-Hajjâj bint az-Zuhrî, d'après son père, que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) mangeait avec la main entière — c'est mursal (sans mention du Compagnon). As-Sâjî a dit : « Il a été seul à rapporter de son oncle des hadiths dans lesquels il n'a pas été corroboré » — il semble vouloir dire ceux-là. (Fin.) Abû Dâwûd a dit : « Digne de confiance ; j'ai entendu Ahmad faire son éloge, et ʿAbbâs m'a informé d'après Yahyâ qu'il faisait son éloge. » Yahyâ ibn Maʿîn a dit : « Il vaut mieux qu'Abû Uways » ; il a dit une fois : « Il n'est pas si solide » ; et une autre fois : « Faible. » Abû Hâtim a dit : « Il n'est pas solide ; on écrit ses hadiths. » (Je dis) Adh-Dhuhlî est celui qui connaît le mieux les hadiths d'az-Zuhrî, et il a exposé ce qui lui a été reproché ; il apparaît donc que ceux qui l'ont jugé faible l'ont fait à cause de ces hadiths dans lesquels il s'est trompé. Je n'ai trouvé de lui dans al-Bukhârî que peu de hadiths. Le premier, dans [le livre des] sacrifices, d'après son oncle, d'après Sâlim, d'après son père, sur l'interdiction de manger la viande des sacrifices au-delà de trois jours ; en cela, il a été corroboré par Maʿmar chez Muslim et d'autres. Le deuxième, dans [le chapitre des] délégations des Ansâr, d'après son oncle, d'après Abû Idrîs, d'après ʿUbâda ibn as-Sâmit, au sujet du serment d'allégeance ; il figure chez lui avec la corroboration (mutâbaʿa) de Shuʿayb et d'autres d'après az-Zuhrî. Le troisième, dans les expéditions (al-maghâzî), dans le récit d'al-Hudaybiya, d'après son oncle, d'après ʿUrwa, d'après al-Miswar et Marwân, avec la corroboration de Sufyân ibn ʿUyayna, de Maʿmar et d'autres. Il a chez lui d'autres hadiths encore, pour lesquels il a été corroboré, avec chaîne complète (mawsûl) et en suspens (muʿallaq, sans chaîne complète). Les autres [auteurs] ont rapporté de lui.

(ع) Muhammad ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Dhi'b, l'un des grands imams, des savants dignes de confiance. Cependant, Ibn al-Madînî a dit : « Ils le jugeaient faible pour [les hadiths d']az-Zuhrî. » De même, Ahmad l'a déclaré digne de confiance, mais n'a pas été satisfait de lui pour az-Zuhrî. Il a été accusé de soutenir la thèse du libre arbitre (al-qadar), mais cela n'est pas établi à son sujet ; bien plus, Musʿab az-Zubayrî et d'autres l'en ont disculpé. Ahmad le tenait en très haute estime, au point de le placer avant Mâlik pour le scrupule (al-waraʿ). On a critiqué son audition auprès d'az-Zuhrî uniquement parce qu'il était survenu quelque chose entre lui et az-Zuhrî ; az-Zuhrî jura alors de ne pas lui transmettre de hadiths, puis il le regretta ; Ibn Abî Dhi'b lui demanda de lui écrire des hadiths qu'il souhaitait, et il les lui écrivit. C'est pour cette raison qu'il n'était pas, pour az-Zuhrî, à ce niveau, comparé aux autres. Or ʿAmr ibn ʿAlî al-Fallâs a dit : « Il m'est plus cher, pour az-Zuhrî, que n'importe quel Syrien. » (Fin.) Le groupe l'a pris comme argument, et ses hadiths d'après az-Zuhrî figurent dans al-Bukhârî parmi les corroborations (al-mutâbaʿât).

(خ د ت س) Muhammad ibn ʿAbd ar-Rahmân at-Tufâwî, parmi les maîtres d'Ahmad ibn Hanbal. Ibn al-Madînî l'a déclaré digne de confiance. Abû Hâtim a dit : « Véridique, si ce n'est qu'il se méprend parfois. » Ibn Maʿîn a dit : « Pas de mal en lui. » Abû Zurʿa a dit : « Ses hadiths sont réprouvés (munkar al-hadîth). » Ibn ʿAdî a cité de lui plusieurs hadiths et a dit qu'il n'y avait pas de mal en lui. (Je dis) Il a dans al-Bukhârî trois hadiths, dans lesquels il n'y a rien de ce qu'Ibn ʿAdî a jugé réprouvé. Le premier, dans [le livre des] ventes, d'après Abû l-Ashʿath, d'après lui, d'après Hishâm, d'après son père, d'après ʿÂ'isha : ils dirent : « Des gens nous apportent de la viande sans que nous sachions s'ils ont mentionné le nom d'Allah sur elle ou non. » Il dit : « Mentionnez le nom d'Allah sur elle et mangez-la. » Il a été corroboré en cela chez lui par Abû Khâlid al-Ahmar, Usâma ibn Hafs et d'autres. Le deuxième, également dans les ventes, d'après ʿAlî ibn al-Madînî, d'après lui, d'après Ayyûb, d'après Muhammad ibn Sîrîn, d'après Abû Hurayra : le hadith « J'ai reçu les paroles concises et riches de sens (jawâmiʿ al-kalim) ». Le troisième, dans [le livre des] propos qui attendrissent les cœurs (ar-riqâq), d'après ʿAlî, d'après lui, d'après al-Aʿmash, d'après Mujâhid, d'après Ibn ʿUmar : le hadith « Sois dans ce monde comme si tu étais un étranger… » (le hadith). Ce hadith-là, at-Tufâwî a été seul à le rapporter, et il fait partie des hadiths singuliers (gharâ'ib) du Sahîh ; il semble qu'al-Bukhârî ne se soit pas montré sévère à son égard parce qu'il fait partie des hadiths d'exhortation et de mise en garde (at-targhîb wa-t-tarhîb) ; et Allah sait mieux. Puis je lui ai trouvé un corroborant dans Nawâdir al-usûl d'al-Hakîm at-Tirmidhî, par la voie de Mâlik ibn Suʿayr d'après al-Aʿmash ; et Allah sait mieux. Il a cité de lui en suspens d'autres hadiths encore. Les auteurs des trois Sunan ont rapporté de lui.

(خ ت س) Muhammad ibn ʿAbd al-ʿAzîz ar-Ramlî al-Wâsitî, parmi les maîtres d'al-Bukhârî. Al-ʿIjlî l'a déclaré digne de confiance. Yaʿqûb ibn Sufyân a dit : « C'était un mémorisateur. » Abû Hâtim a dit : « Il penche quelque peu vers la faiblesse. » Abû Zurʿa a dit : « Il n'est pas solide. » Ibn Hibbân a dit dans ath-Thiqât : « Il lui est arrivé de contredire [les autres]. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui deux hadiths. Le premier, dans l'exégèse de la sourate an-Nisâ', d'après lui, d'après Hafs ibn Maysara, d'après Zayd ibn Aslam, d'après ʿAtâ' ibn Yasâr, d'après Abû Saʿîd : le hadith de l'intercession ; il l'a rapporté dans [le livre de] l'unicité (at-tawhîd) par une autre voie d'après Zayd ibn Aslam. Le second, dans [le livre de] l'attachement [au Coran et à la Sunna, al-iʿtisâm], avec cette même chaîne : « Vous suivrez certes les voies de ceux qui vous ont précédés… » (le hadith) ; il l'a rapporté dans [le livre des] récits des prophètes par une autre voie d'après Zayd ibn Aslam. Il a déjà été fait allusion à ces deux hadiths dans la notice de Hafs ibn Maysara ; et Allah sait mieux. Muslim a rapporté les deux hadiths ensemble, lui aussi par la voie de Hafs ibn Maysara.

(ع) Muhammad ibn ʿUbayd at-Tanâfisî, parmi les maîtres d'Ahmad ibn Hanbal, qui a dit : « Il était véridique, mais Yaʿlâ, son frère, est plus solide que lui. » Il a dit dans une autre version : « Il se trompait et il voyait juste. » Or cela, selon ce que retient Ahmad, revient à ce que ses hadiths soient rejetés ; cependant, il l'a déclaré digne de confiance dans la version d'al-Athram. De même, Ibn Maʿîn, al-ʿIjlî, an-Nasâ'î, Ibn Saʿd et Ibn ʿAmmâr l'ont déclaré digne de confiance, ce dernier ajoutant : « C'était celui de ses frères qui avait le plus de discernement en matière de hadith, et Yaʿlâ était celui qui avait la meilleure mémoire. » (Je dis) Tous les imams ont pris Muhammad comme argument, et peut-être ce à quoi Ahmad faisait allusion concernait-il un seul hadith.

Passage douteuxImprimé عند عنت, probablement عنده عنت : « Abû Hâtim fait preuve de sévérité excessive ». Texte arabe imprimé : وأبو حاتم عند عنت

(ع) Muhammad ibn Abî ʿAdî, de Bassora, parmi les maîtres d'Ahmad. ʿAmr ibn ʿAlî a dit : « ʿAbd ar-Rahmân ibn Mahdî faisait de lui un bel éloge. » Abû Hâtim, an-Nasâ'î et Ibn Saʿd ont dit : « Digne de confiance. » Dans al-Mîzân, il est dit qu'Abû Hâtim a dit : « On ne le prend pas comme argument » ; cela est à examiner, et Abû Hâtim fait preuve de sévérité excessive. Le groupe l'a pris comme argument.

(ع) Muhammad ibn ʿAmr ibn ʿAlqama ibn Waqqâs al-Laythî, de Médine, renommé, parmi les maîtres de Mâlik ; véridique ; certains l'ont critiqué du point de vue de sa mémoire. Les deux Shaykhs ont rapporté de lui : al-Bukhârî en l'associant à un autre et en suspens ; Muslim en corroboration. Les autres [auteurs] ont rapporté de lui.

(ع) Muhammad ibn al-Fadl as-Sadûsî, Abû n-Nuʿmân, surnommé ʿÂrim, parmi les maîtres d'al-Bukhârî. Sulaymân ibn Harb le plaçait au-dessus de lui-même. Abû Hâtim a dit : « Lorsque ʿÂrim te rapporte un hadith, apposes-y ton sceau ; ʿÂrim ne vient pas après ʿAffân. » Abû Hâtim, encore, et al-Bukhârî ont dit : « ʿÂrim s'est embrouillé (ikhtalata) à la fin de sa vie. » Abû Hâtim a ajouté : « Celui qui a entendu de lui avant l'an 220, son audition est bonne. » Abû Zurʿa l'a rencontré en l'an 222. Ad-Dâraqutnî a dit : « Il s'est altéré sur le tard, mais il n'est apparu de lui, après son embrouillement, aucun hadith réprouvé ; et il est digne de confiance. » (Je dis) Al-Bukhârî n'a entendu de lui qu'en l'an [deux cent] treize, bien avant son embrouillement ; il s'est fondé sur lui dans plusieurs hadiths, et il a aussi rapporté dans son Jâmiʿ d'après ʿAbd Allâh ibn Muhammad al-Musnadî, d'après lui. Les autres [auteurs] ont rapporté de lui.

Passage douteuxImprimé أبو هاشم ; le transmetteur de cette parole d'Ibn Fudayl est probablement Abû Hishâm (ar-Rifâʿî) ; nom conservé tel qu'imprimé (« Abû Hâshim »). Texte arabe imprimé : الأبار حدثنا أبو هاشم سمعت ابن فضيل

(ع) Muhammad ibn Fudayl ibn Ghazwân, de Koufa, Abû ʿAbd ar-Rahmân ad-Dabbî, parmi les maîtres d'Ahmad ; il a des ouvrages. Al-ʿIjlî et Ibn Maʿîn l'ont déclaré digne de confiance. Ahmad a dit : « C'était un shiʿite, aux hadiths bons. » Abû Zurʿa a dit : « Véridique, parmi les gens de science. » An-Nasâ'î a dit : « Pas de mal en lui. » Ibn Saʿd a dit : « Il était digne de confiance, véridique, aux nombreux hadiths, shiʿite ; certains ne le prennent pas comme argument. » (Je dis) Ceux qui ont hésité à son sujet ne l'ont fait qu'à cause de son shiʿisme. Or Ahmad ibn ʿAlî al-Abbâr a dit : « Abû Hâshim nous a rapporté : j'ai entendu Ibn Fudayl dire : “Qu'Allah fasse miséricorde à ʿUthmân, et qu'Allah ne fasse pas miséricorde à quiconque n'invoque pas la miséricorde sur lui.” » Il a dit : « Et j'ai vu sur lui les marques des gens de la Sunna et de la communauté (ahl as-sunna wa-l-jamâʿa) », qu'Allah lui fasse miséricorde. Le groupe l'a pris comme argument.

(خ س ق) Muhammad ibn Fulayh ibn Sulaymân ; il a déjà été fait mention de son père. Ibn Abî Hâtim a rapporté d'après son père : « Ibn Maʿîn s'en prenait à Muhammad. » J'ai dit : « Et toi, qu'en dis-tu ? » Il a dit : « Il n'y a pas de mal en lui ; il n'est pas si solide. » Ad-Dâraqutnî a dit : « Digne de confiance. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui un recueil (nuskha) de sa transmission d'après son père, d'après Hilâl ibn ʿAlî, d'après ʿAtâ' ibn Yasâr, d'après Abû Hurayra, et une partie d'après Hilâl, d'après Anas ibn Mâlik ; il a été corroboré chez lui pour la plupart de ces hadiths. Il a chez lui un autre recueil avec cette même chaîne, mais d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî ʿAmra au lieu de ʿAtâ' ibn Yasâr ; il y a été corroboré également ; il s'agit de huit hadiths ; et Allah sait mieux.

(خ د ق) Muhammad ibn Abî l-Qâsim at-Tawîl, de Koufa. Ibn Maʿîn et Abû Hâtim l'ont déclaré digne de confiance. Ibn al-Madînî a dit : « Je ne le connais pas. » (Je dis) Trois personnes ont rapporté de lui, et il n'a dans al-Bukhârî que le hadith d'Ibn ʿAbbâs sur le récit de Tamîm ad-Dârî et de ʿAdî ibn Baddâ'.

(ع) Muhammad ibn Kathîr al-ʿAbdî, de Bassora, parmi les maîtres d'al-Bukhârî. Ibn Maʿîn a dit : « Il n'était pas digne de confiance. » Abû Hâtim a dit : « Véridique. » Ahmad ibn Hanbal l'a déclaré digne de confiance. (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui trois hadiths, dans [les livres de] la science, des ventes et de l'exégèse, pour lesquels il a été corroboré.

(ع) Muhammad ibn Muslim ibn Tadrus, Abû z-Zubayr al-Makkî, l'un des Successeurs (tâbiʿûn), renommé. La majorité l'a déclaré digne de confiance, et certains l'ont jugé faible à cause de l'abondance de son tadlîs (dissimulation d'un intermédiaire dans la chaîne) et d'autres choses. Al-Bukhârî n'a rapporté de lui qu'un seul hadith, dans les ventes, en l'associant à ʿAtâ', d'après Jâbir ; et il a cité de lui en suspens plusieurs hadiths. Muslim et les autres l'ont pris comme argument.

(ع) Muhammad ibn Mutarrif, Abû Ghassân al-Laythî, de Médine, des pairs de Mâlik. Ibn al-Madînî a dit : « C'était un maître moyen. » Ahmad, Abû Hâtim, al-Jûzajânî, Yaʿqûb ibn Shayba et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. Les imams l'ont pris comme argument.

Passage douteuxImprimé المرزوي (deux fois dans la notice), probablement المروزي (al-Marwazî) ; nisba conservée telle qu'imprimée (« al-Marzawî »). Texte arabe imprimé : أبو حمزة السكري المرزوي أحد الأئمة Imprimé ذر (Dharr), probablement زر : « Zirr ibn Hubaysh ». Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : عن عاصم عن ذر عن عبد الله

(ع) Muhammad ibn Maymûn, Abû Hamza as-Sukkarî al-Marzawî, l'un des imams ; ses invocations étaient exaucées. Ibn al-Mubârak le tenait en haute estime, et Yahyâ ibn Maʿîn, Ahmad ibn Hanbal, an-Nasâ'î et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. Abû Hâtim a dit : « On ne le prend pas comme argument. » An-Nasâ'î a dit aussi, dans son livre des Sunan, à la suite d'un hadith qu'il a cité de lui d'après ʿÂsim, d'après Dharr, d'après ʿAbd Allâh : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) jeûnait trois jours dès le début de chaque mois, et il était rare qu'il ne jeûne pas le vendredi » : « Il n'y a pas de mal en Abû Hamza, si ce n'est qu'il avait perdu la vue à la fin de sa vie ; celui qui a écrit de lui avant cela, ses hadiths sont bons. » Ibn ʿAbd al-Barr a avancé une opinion singulière en disant, dans la notice de Sumayy de at-Tamhîd : « Abû Hamza al-Marzawî n'est pas solide. » (Je dis) Au contraire, tous les imams l'ont pris comme argument, et ce sur quoi l'on se fonde à son sujet est ce qu'a dit an-Nasâ'î. Al-Bukhârî n'a rapporté de lui que quelques hadiths, de la transmission de ʿAbdân d'après lui, et celui-ci est parmi ses plus anciens disciples ; et Allah sait mieux.

(خ) Muhammad ibn Yazîd, de Koufa. Al-Bukhârî a rapporté de lui, dans [le chapitre des] mérites d'Abû Bakr, d'après lui, d'après al-Walîd ibn Muslim, d'après al-Awzâʿî, d'après Yahyâ ibn Abî Kathîr, d'après Muhammad ibn Ibrâhîm, d'après ʿUrwa, d'après ʿAbd Allâh ibn ʿAmr, qu'il l'interrogea sur la pire chose que les associateurs aient faite à l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui)… (le hadith). Abû Hâtim fut interrogé à son sujet et dit : « Inconnu (majhûl). » Ibn ʿAdî a dit : « C'est ar-Rifâʿî. » As-Sâjî a jugé plus probable que ce soit ar-Rifâʿî, parce que celui-ci a rapporté ce même hadith d'après al-Walîd ibn Muslim. Cependant, al-Bukhârî et d'autres l'ont jugé faible, tandis que d'autres l'ont jugé solide ; il n'est donc pas invraisemblable qu'il rapporte de lui dans son Sahîh ce en quoi il est corroboré. Or il a été corroboré en cela, chez lui, par ʿAlî ibn al-Madînî et d'autres, d'après al-Walîd ibn Muslim ; et Allah sait mieux.

(ع) Muhammad ibn Yûsuf al-Firyâbî, résidant à Césarée (Qaysâriyya), sur le littoral de la Syrie, parmi les grands maîtres d'al-Bukhârî. La majorité l'a déclaré digne de confiance. Ibn ʿAdî l'a mentionné dans al-Kâmil et a dit : « Il a des hadiths qu'il est seul à rapporter (afrâd). » Al-ʿIjlî a dit : « Digne de confiance ; il s'est trompé dans cent cinquante hadiths. » Ibn Maʿîn a cité de lui un hadith dans lequel il s'est trompé et a dit : « Cela est faux. » (Je dis) Al-Bukhârî s'est fondé sur lui parce qu'il a sélectionné ses hadiths et les a triés. Les autres [auteurs] ont rapporté de lui par un intermédiaire.

(ع) Mâlik ibn Ismâʿîl, Abû Ghassân an-Nahdî, parmi les grands maîtres d'al-Bukhârî ; il y a consensus sur sa fiabilité. Ibn ʿAdî l'a mentionné dans al-Kâmil à cause de la parole d'al-Jûzajânî selon laquelle il était khashabî, c'est-à-dire shiʿite. Les imams l'ont pris comme argument.

Passage douteuxImprimé « ibn ibn » (بن بن), redoublement probablement fautif : Mâlik ibn Suʿayr ibn al-Khims ; forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : مالك بن بن سعير بن الخمس

(خ د س ق) Mâlik ibn ibn Suʿayr ibn al-Khims, de Koufa. Abû Hâtim et d'autres ont dit : « Véridique. » Abû Dâwûd l'a jugé faible. (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui deux hadiths de sa transmission d'après Hishâm, d'après son père, d'après ʿÂ'isha : le premier, dans l'exégèse de la sourate al-Mâ'ida, sur le serment irréfléchi (laghw al-yamîn) ; l'autre, dans [le livre des] invocations, sur la parole du Très-Haut : « Et dans ta prière, ne hausse pas trop la voix et ne l'abaisse pas trop » [Al-Isrâ' : 110] — [verset] révélé au sujet de l'invocation. Pour chacun des deux, il a été corroboré chez lui. Les auteurs des Sunan ont rapporté de lui.

(ع) Mubashshir ibn Ismâʿîl al-Halabî, de la classe de Wakîʿ. Ibn Saʿd a dit : « Il était digne de confiance, sûr. » An-Nasâ'î a dit : « Pas de mal en lui. » L'auteur d'al-Mîzân l'a mentionné et a dit : « Il a été critiqué sans preuve. » C'est ce qu'il a dit, sans mentionner qui l'a critiqué, et je n'ai vu à son sujet aucune parole d'aucun des imams de la critique et de l'éloge (al-jarh wa-t-taʿdîl). Cependant, Ibn Qâniʿ a dit dans al-Wafayât qu'il était faible ; or Ibn Qâniʿ n'est pas une référence fiable. Il n'a dans al-Bukhârî qu'un seul hadith, d'après al-Awzâʿî, dans le livre de la prière de nuit (at-tahajjud), avec la corroboration de ʿAbd Allâh ibn al-Mubârak. Les autres [auteurs] ont rapporté de lui.

(ع) Muhârib ibn Dithâr, l'un des imams solides, Successeur éminent. Ahmad, Ibn Maʿîn, Abû Hâtim, an-Nasâ'î, al-ʿIjlî et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. Ibn Saʿd a dit : « Ils ne le prennent pas comme argument. » (Je dis) Au contraire, tous les imams l'ont pris comme argument, et Abû Zurʿa a dit : « Sûr (ma'mûn). » Mais Ibn Saʿd suit aveuglément al-Wâqidî, et al-Wâqidî suit la voie des gens de Médine dans leur hostilité envers les gens de l'Irak. Sache-le, tu seras bien guidé, si Allah le veut.

(خ م د س) Muhâdir ibn al-Muwarriʿ, de Koufa, parmi les maîtres d'Ahmad. An-Nasâ'î a dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » Ahmad a dit : « Il était distrait, et il n'était pas des gens du hadith. » Abû Hâtim a dit : « Il n'est pas ferme ; on écrit ses hadiths. » Abû Zurʿa a dit : « Véridique. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui deux hadiths sous la forme d'un taʿlîq qui est en réalité à chaîne complète, d'après l'un de ses maîtres, d'après lui : l'un dans le pèlerinage (al-hajj), l'autre dans les ventes ; et il a cité de lui en suspens d'autres hadiths. Muslim a rapporté de lui un seul hadith, ainsi qu'Abû Dâwûd et an-Nasâ'î.

(خ ت) Mahbûb ibn al-Hasan, de Bassora, Abû Jaʿfar ; on dit que son nom est Muhammad, et al-Mizzî l'a mentionné parmi les Muhammad. Ibn Maʿîn a dit : « Pas de mal en lui. » An-Nasâ'î l'a jugé faible. Abû Hâtim a dit : « Il n'est pas solide. » Abû Dâwûd a dit : « Il partageait en partie la thèse du libre arbitre. » (Je dis) Il a dans al-Bukhârî un seul hadith, dans le livre des jugements (al-ahkâm), d'après Khâlid al-Hadhdhâ', associé à un autre. At-Tirmidhî a rapporté de lui.

Passage douteuxLe sigle de Makhlad ibn Yazîd (خ س ت) inclut at-Tirmidhî (ت) que le texte exclut et omet Muslim ; sigle probablement fautif, gardé tel quel. Texte arabe imprimé : وروى له مسلم والباقون سوى الترمذي

(خ س ت) Makhlad ibn Yazîd al-Harrânî, parmi les maîtres d'Ahmad. Ibn Maʿîn et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. Ahmad a dit : « Pas de mal en lui, mais il se méprenait. » As-Sâjî a dit de même, ajoutant : « Ahmad lui a préféré Miskîn ibn Bukayr. » Abû Dâwûd lui a reproché un hadith qu'il a rapporté avec une chaîne complète [alors qu'il ne l'est pas]. (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui peu de hadiths, de sa transmission d'après Ibn Jurayj, pour lesquels il a été corroboré. Muslim et les autres, sauf at-Tirmidhî, ont rapporté de lui.

Passage douteuxSigle incohérent pour Marwân ibn al-Hakam (ع = les six recueils, alors que la notice dit « sauf Muslim ») ; probablement « خ عه » ou « خ 4 » ; gardé tel quel. Texte arabe imprimé : (خ ع ا)

(خ ع ا) Marwân ibn al-Hakam ibn Abî l-ʿÂs ibn Umayya, cousin paternel de ʿUthmân ibn ʿAffân. On dit qu'il a vu [le Prophète] ; si cela est établi, on ne s'arrête pas à ceux qui l'ont critiqué. ʿUrwa ibn az-Zubayr a dit : « Marwân n'était pas suspecté en matière de hadith. » Sahl ibn Saʿd as-Sâʿidî, le Compagnon, a rapporté de lui en se fiant à sa véracité. Ce qu'on lui a reproché, c'est seulement d'avoir lancé une flèche à Talha le jour de [la bataille du] Chameau et de l'avoir tué, puis d'avoir tiré l'épée pour réclamer le califat, jusqu'à ce qu'advienne ce qui advint. Quant au meurtre de Talha, il avait en cela une interprétation (muta'awwil), comme l'ont établi al-Ismâʿîlî et d'autres. Quant à ce qui vint après, seuls Sahl ibn Saʿd, ʿUrwa, ʿAlî ibn al-Husayn et Abû Bakr ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn al-Hârith ont rapporté de lui ; et ceux-là, al-Bukhârî a rapporté dans son Sahîh leurs hadiths d'après lui, [reçus] lorsqu'il était leur gouverneur à Médine, avant qu'apparaisse de lui, dans son opposition à Ibn az-Zubayr, ce qui apparut ; et Allah sait mieux. Mâlik s'est fondé sur ses hadiths et son opinion, ainsi que les autres [auteurs], sauf Muslim.

(ع) Marwân ibn Muʿâwiya al-Fazârî, parmi les maîtres d'Ahmad ; digne de confiance, renommé. Certains l'ont critiqué à cause de l'abondance de ses transmissions d'après des rapporteurs faibles et inconnus. ʿAlî ibn al-Madînî a dit : « Il était digne de confiance dans ce qu'il rapporte d'après les [rapporteurs] connus. » Ahmad a dit : « Il était digne de confiance, mémorisateur ; il retenait tous ses hadiths comme s'ils étaient placés sous ses yeux », qu'Allah lui fasse miséricorde. Les imams l'ont pris comme argument, et al-Bukhârî a rapporté de ses hadiths d'après cinq de ses maîtres connus, à savoir : Humayd, ʿÂsim al-Ahwal, Ismâʿîl ibn Abî Khâlid, Abû Yaʿqûb al-ʿAbdî et Hâshim ibn Hâshim.

(خ د م س) Miskîn ibn Bukayr al-Harrânî, Abû ʿAbd ar-Rahmân, parmi les maîtres d'Ahmad. Ibn ʿAmmâr l'a déclaré digne de confiance. Ahmad, Ibn Maʿîn et Abû Hâtim ont dit : « Pas de mal en lui » ; Ahmad a ajouté : « Il y a des erreurs dans ses hadiths » ; et Abû Hâtim a ajouté : « Il retenait le hadith par cœur. » Abû Ahmad al-Hâkim a dit dans al-Kunâ : « Il commettait beaucoup de méprises et d'erreurs. » (Je dis) Il n'a dans al-Bukhârî qu'un seul hadith, d'après Shuʿba, d'après Khâlid al-Hadhdhâ', d'après Marwân al-Asfar, d'après Ibn ʿUmar, au sujet de la parole du Très-Haut : « Que vous divulguiez ce qui est en vous ou que vous le cachiez » [Al-Baqara : 284] ; il a été corroboré en cela chez lui par Rawh ibn ʿUbâda, d'après Shuʿba. Muslim, Abû Dâwûd et an-Nasâ'î ont rapporté de lui.

(خ ت ق) Mutarrif ibn ʿAbd Allâh an-Naysâbûrî, al-Atrûsh (le sourd), disciple de Mâlik, qu'al-Bukhârî a rencontré. Ibn Abî Hâtim a dit d'après son père : « Véridique, mais ses hadiths sont confus (mudtarib al-hadîth) » ; et il l'a placé avant Ismâʿîl ibn Abî Uways. Ibn Saʿd et ad-Dâraqutnî ont dit : « Digne de confiance. » Ibn ʿAdî l'a mentionné dans al-Kâmil et a cité de lui des hadiths réprouvés ; mais la faute en revient à celui qui les a rapportés de lui, Ahmad ibn Dâwûd al-Harrânî, qu'ad-Dâraqutnî a taxé de mensonge. (Je dis) Mutarrif n'a dans al-Bukhârî que deux hadiths : l'un est le hadith de la prière de consultation (al-istikhâra), pour lequel il a été corroboré chez lui par Qutayba et d'autres ; l'autre, il l'a rapporté dans [le livre de] la prière avec une corroboration. At-Tirmidhî et Ibn Mâja ont rapporté de lui.

(ع) Muʿâdh ibn Hishâm ad-Dastuwâ'î, de Bassora, parmi les habiles gens du hadith. Yahyâ ibn Maʿîn l'a déclaré digne de confiance dans la version de ʿUthmân ad-Dârimî, et ʿAlî ibn al-Madînî s'est fondé sur lui. Ad-Dûrî a dit d'après Ibn Maʿîn : « Véridique, mais il n'est pas une autorité (hujja). » Ibn Abî Khaythama a dit d'après Ibn Maʿîn : « Il n'est pas si solide. » Ibn ʿAdî a dit : « Il lui arrive de se tromper en quelque chose, et j'espère qu'il est véridique. » Al-Humaydî l'a critiqué à cause du libre arbitre. (Je dis) Al-Bukhârî n'a pas rapporté beaucoup de lui, et les autres l'ont pris comme argument.

Passage douteuxLe sigle de Muʿâwiya ibn Ishâq (خ س ت) porte ت (at-Tirmidhî) alors que le texte nomme Ibn Mâja ; probablement ق au lieu de ت, sigle gardé tel quel. Texte arabe imprimé : وروى له النسائي وابن ماجة

(خ س ت) Muʿâwiya ibn Ishâq ibn Talha ibn ʿUbayd Allâh at-Tamîmî. Ahmad et an-Nasâ'î l'ont déclaré digne de confiance. Abû Hâtim a dit : « Pas de mal en lui. » Abû Zurʿa a dit : « Un maître (shaykh) inconsistant. » (Je dis) Il n'a dans al-Bukhârî qu'un seul hadith, dans [le livre du] combat (al-jihâd), d'après sa tante paternelle ʿÂ'isha bint Talha, d'après ʿÂ'isha : le hadith « Votre combat [à vous, les femmes], c'est le pèlerinage » ; il a été corroboré en cela chez lui par Habîb ibn Abî ʿAmra. An-Nasâ'î et Ibn Mâja ont rapporté de lui.

(خ م د س) Maʿbad ibn Sîrîn al-Ansârî, de par leur clientèle, frère de Muhammad, d'Anas et de Hafsa ; il était l'aîné des frères. Al-ʿIjlî et Ibn Saʿd l'ont déclaré digne de confiance. Yahyâ ibn Maʿîn a dit : « On reconnaît [ses hadiths] et on en réprouve. » (Je dis) Les deux Shaykhs, Abû Dâwûd et an-Nasâ'î l'ont pris comme argument ; il ne rapporte pas beaucoup, et il n'a dans al-Bukhârî que deux hadiths.

(ع) Muʿtamir ibn Sulaymân at-Taymî. Ibn Maʿîn, Abû Hâtim, Ibn Saʿd et al-ʿIjlî l'ont déclaré digne de confiance. Yahyâ al-Qattân a dit : « Il avait une mauvaise mémoire. » Ibn Khirâsh a dit : « Il se trompait lorsqu'il rapportait de mémoire ; lorsqu'il rapportait à partir de son livre, il est digne de confiance. » (Je dis) La plupart de ce qu'al-Bukhârî a rapporté de lui fait partie de ce en quoi il a été corroboré. Le groupe l'a pris comme argument.

(خ م د ق) Maʿrûf ibn Kharrabûdh al-Makkî, des jeunes Successeurs. Yahyâ ibn Maʿîn l'a jugé faible. Ahmad a dit : « Je ne sais pas ce qu'il vaut. » As-Sâjî a dit : « Véridique. » Abû Hâtim a dit : « On écrit ses hadiths. » (Je dis) Il n'a dans al-Bukhârî qu'un passage, dans [le livre de] la science : c'est son hadith d'après Abû t-Tufayl, d'après ʿAlî : « Parlez aux gens de ce qu'ils connaissent… » (le hadith). Muslim, Abû Dâwûd et Ibn Mâja ont rapporté de lui son hadith d'après Abû t-Tufayl, selon lequel celui-ci vit le Prophète (paix et bénédictions sur lui) lors du pèlerinage.

(ع) Muʿallâ ibn Mansûr ar-Râzî, résidant à Bagdad, qu'al-Bukhârî a rencontré. Ahmad a dit : « Je n'ai pas écrit de lui ; il rapportait ce qui s'accorde avec l'opinion (ar-ra'y), et il se trompait » ; c'est Abû Tâlib qui l'a relaté d'après Ahmad. Abû Hâtim ar-Râzî a dit : « On demanda à Ahmad : “Pourquoi n'as-tu pas écrit de lui ?” Il dit : “Il rédigeait les actes (ash-shurût), et quiconque les rédige ne peut manquer de mentir.” » Yahyâ ibn Maʿîn, al-ʿIjlî, Yaʿqûb ibn Shayba et Ibn Saʿd l'ont déclaré digne de confiance, ce dernier ayant cependant dit : « Les gens du hadith ont divergé à son sujet. » Ibn ʿAdî a dit : « J'espère qu'il n'y a pas de mal en lui, car je ne lui ai trouvé aucun hadith réprouvé. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui deux hadiths : le premier, dans l'exégèse de la sourate al-Ahzâb, d'après ʿAlî ibn al-Haytham, d'après lui, d'après Hammâd ibn Zayd, d'après Thâbit, d'après Anas, au sujet de Zaynab bint Jahsh, sous forme abrégée, avec la corroboration de Sulaymân ibn Harb et de Musaddad, tous deux d'après Hammâd ibn Zayd, de manière plus complète que lui ; le second, dans les ventes, d'après Muhammad ibn ʿAbd ar-Rahîm, d'après lui, d'après Hushaym. Les autres [auteurs] ont rapporté de lui.

Passage douteuxImprimé العلائي, probablement الغلابي (al-Mufaddal ibn Ghassân al-Ghallâbî, transmetteur d'Ibn Maʿîn) ; nom conservé tel qu'imprimé (« al-ʿAlâ'î »). Texte arabe imprimé : وقال العلائي عن يحيى بن معين

(ع) Maʿmar ibn Râshid, le disciple d'az-Zuhrî, était parmi les plus solides à son sujet. Ibn Maʿîn et d'autres ont dit : « Digne de confiance (thiqa), si ce n'est qu'il a rapporté de mémoire à Basra des hadiths dans lesquels il s'est trompé. » C'est ce qu'ont dit Abû Hâtim et d'autres. Al-ʿAlâ'î a dit, d'après Yahyâ ibn Maʿîn : « Le hadith de Maʿmar d'après Thâbit al-Bunânî est faible. » Ibn Abî Khaythama a dit, d'après Ibn Maʿîn : « Lorsque Maʿmar te rapporte d'après az-Zuhrî et Ibn Tâwûs, son hadith est droit ; il n'a rien fait de valable dans le hadith d'al-Aʿmash ; et lorsqu'il rapporte d'après les gens d'Irak, les gens de Kûfa et les gens de Basra le contredisent. » ʿAmr ibn ʿAlî a dit : « Maʿmar était parmi les plus véridiques des hommes. » An-Nasâ'î a dit : « Digne de confiance, sûr (ma'mûn). » (Je dis) Al-Bukhârî a cité de lui ce qu'il rapporte d'après az-Zuhrî, Ibn Tâwûs, Hammâm ibn Munabbih, Yahyâ ibn Abî Kathîr, Hishâm ibn ʿUrwa, Ayyûb, Thumâma ibn Anas, ʿAbd al-Karîm al-Jazarî et d'autres ; il n'a cité de lui ce qu'il rapporte d'après Qatâda et Thâbit al-Bunânî que sous forme de taʿlîq (sans chaîne complète), et rien de ce qu'il rapporte d'après al-Aʿmash ; et il n'a cité de ce que les gens de Basra rapportent de lui que ce en quoi ils ont été corroborés d'après lui. Tous les imams l'ont pris comme argument.

(خ د س ق) Mughîra ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn al-Hârith ibn ʿAbd Allâh ibn ʿAyyâsh ibn Abî Rabîʿa al-Makhzûmî. Yaʿqûb ibn Shayba l'a jugé digne de confiance, et ʿAbbâs ad-Dûrî a dit, d'après Ibn Maʿîn : « Digne de confiance. » Al-Âjurrî a dit : « J'ai dit à Abû Dâwûd : “ʿAbbâs a rapporté d'Ibn Maʿîn qu'il a jugé faible Mughîra ibn ʿAbd ar-Rahmân al-Hizâmî et digne de confiance al-Makhzûmî.” Il a répondu : “ʿAbbâs s'est trompé.” » Abû Dâwûd a dit : « Al-Makhzûmî est faible. » (Je dis) Il l'a pourtant cité dans ses Sunan. Il n'a dans al-Bukhârî qu'un seul hadith, dans l'expédition de Mu'ta, de ce qu'il rapporte d'après ʿAbd Allâh ibn Saʿîd ibn Abî Hind, d'après Nâfiʿ, d'après Ibn ʿUmar ; et Saʿîd ibn Abî Hilâl l'a corroboré chez lui, d'après Nâfiʿ.

(ع) Mughîra ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh ibn Khâlid ibn Hizâm ibn Khuwaylid ibn Asad al-Asadî al-Hizâmî. Ahmad et Abû Dâwûd ont dit : « Il n'y a pas de mal en lui (lâ ba'sa bihi). » Abû Zurʿa a dit : « Il m'est plus cher que ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî z-Zinâd et Shuʿayb ibn Abî Hamza pour ce qui est d'Abû z-Zinâd. » On a vu dans la notice précédente qu'Ibn Maʿîn l'a jugé faible. An-Nasâ'î a dit : « Il n'est pas fort. » Ibn ʿAdî a dit : « Il est seul à rapporter certains hadiths, mais la plupart d'entre eux sont droits. » Le groupe [des auteurs des recueils] s'est appuyé sur lui.

(ع) Mughîra ibn Miqsam ad-Dabbî al-Kûfî, l'un des imams, que l'on s'accorde à juger digne de confiance ; cependant Ahmad ibn Hanbal a jugé faible ce qu'il rapporte d'après Ibrâhîm an-Nakhaʿî en particulier ; il a dit : « Il en pratiquait le tadlîs (dissimulation de l'intermédiaire) ; il ne l'avait entendu que de Hammâd. » (Je dis) Al-Bukhârî n'a cité de lui, d'après Ibrâhîm, que ce en quoi il a été corroboré. Les imams l'ont pris comme argument.

(ع) Al-Mufaddal ibn Fudâla al-Qitbânî al-Misrî. Yahyâ ibn Maʿîn, Abû Zurʿa, an-Nasâ'î et d'autres l'ont jugé digne de confiance. Abû Hâtim et Ibn Khirâsh ont dit : « Véridique (sadûq). » Ibn Saʿd a dit : « Ses hadiths sont réprouvés (munkar al-hadîth). » (Je dis) Les imams se sont accordés à le prendre comme argument. Tout ce qu'il a dans al-Bukhârî se réduit à deux hadiths : l'un dans les mérites du Coran, d'après ʿUqayl, d'après az-Zuhrî, d'après ʿUrwa, d'après ʿÂ'isha, sur la demande de protection par les sourates protectrices (al-muʿawwidhât), où al-Layth l'a corroboré chez lui ; l'autre dans la prière, d'après ʿUqayl, d'après Ibn Shihâb, d'après Anas, sur le raccourcissement de la prière en voyage, où al-Layth l'a également corroboré ; et il se trouve dans Muslim.

Passage douteuxImprimé سروة, coquille pour سورة : « la sourate an-Nûr » ; traduit ainsi. Texte arabe imprimé : حديثين أحدهما في تفسير سروة النور

(خ) Muqaddam ibn Muhammad ibn Yahyâ ibn ʿAtâ' al-Muqaddamî al-Wâsitî, l'un des maîtres d'al-Bukhârî. Celui-ci a rapporté de lui, d'après son oncle paternel al-Qâsim ibn Yahyâ, d'après ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar, d'après Nâfiʿ, d'après Ibn ʿUmar, deux hadiths : l'un dans le commentaire de la sourate an-Nûr, au sujet de l'imprécation mutuelle (al-liʿân), l'autre dans le Livre de l'unicité (at-tawhîd) : « Allah saisira les cieux… ». Ces deux hadiths ont chez lui d'autres voies. Abû Bakr al-Bazzâr, ad-Dâraqutnî et Ibn Hibbân l'ont jugé digne de confiance ; mais ce dernier, lorsqu'il l'a mentionné dans ath-Thiqât, a dit : « Il rapporte des choses singulières et contredit [les autres]. » Si cela était fréquent chez lui, on jugerait son hadith anomal (shâdhdh) ; or nous avons montré que les deux hadiths que lui a cités al-Bukhârî font partie de ce en quoi il est en accord avec les autres, non de ce en quoi il les contredit. Et Allah sait mieux.

Passage douteuxSigle imprimé (خ ع ا), incohérent avec les sigles usuels (Miqsam est cité par al-Bukhârî et les auteurs des Sunan, soit vraisemblablement (خ ٤)) ; gardé tel quel. Texte arabe imprimé : (خ ع ا) مقسم مولى ابن عباس

(خ ع ا) Miqsam, affranchi d'Ibn ʿAbbâs ; il est connu ainsi parce qu'il était attaché à lui, mais il est l'affranchi de ʿAbd Allâh ibn al-Hârith ibn Nawfal. Al-ʿIjlî, Yaʿqûb ibn Sufyân, ad-Dâraqutnî et Ahmad ibn Sâlih al-Misrî — selon ce qu'Ibn Shâhîn a transmis de lui — l'ont jugé digne de confiance. Muhannâ a dit : « J'ai dit à Ahmad ibn Hanbal : “Qui sont les plus solides des disciples d'Ibn ʿAbbâs ?” Il a répondu : “Six”, et il les a cités. Je lui ai dit : “Et Miqsam ?” Il a répondu : “En deçà de ceux-là.” » Ibn Saʿd a dit : « Il était faible. » As-Sâjî a dit : « Les gens ont émis des critiques sur une partie de ce qu'il rapporte. » (Je dis) Al-Bukhârî n'a cité de lui dans son Sahîh qu'un seul hadith, qu'il a mentionné dans les expéditions (al-maghâzî) par la voie de Hishâm ibn Yûsuf, et dans le commentaire du Coran par la voie de ʿAbd ar-Razzâq, tous deux d'après Ibn Jurayj, d'après ʿAbd al-Karîm al-Jazarî, d'après lui, d'après Ibn ʿAbbâs : « Ne sont pas égaux ceux des croyants qui restèrent assis [sans aller] à Badr et ceux qui sortirent pour Badr. » Il l'a rapporté ainsi abrégé ; at-Tirmidhî l'a cité intégralement par la voie de Hajjâj, d'après Ibn Jurayj. C'est l'un des hadiths singuliers (gharâ'ib) du Sahîh.

Passage douteuxImprimé الحبى, probablement الحجبي (al-Hajabî, de la famille des gardiens de la Kaʿba) ; nisba conservée telle qu'imprimée (« al-Habbî »). Texte arabe imprimé : العبدري الحبى المكي

(خ م د س ق) Mansûr ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn Talha ibn al-Hârith ibn Talha ibn Abî Talha ibn ʿAbd al-ʿUzzâ ibn ʿUthmân ibn ʿAbd ad-Dâr al-ʿAbdarî al-Habbî al-Makkî ; sa mère est Safiyya bint Shayba. Al-Athram a dit : « Ahmad a fait de lui un bel éloge. » An-Nasâ'î et Ibn Saʿd ont dit : « Digne de confiance. » Ibn Hibbân a dit : « Il était solide et pieux. » Ibn Hazm s'est singularisé en disant : « Il n'est pas fort. » (Je dis) Bien au contraire, tout le groupe l'a pris comme argument, mais at-Tirmidhî ne l'a pas cité.

Passage douteuxSigle imprimé (خ ع ا), incohérent avec les sigles usuels (al-Minhâl est cité par al-Bukhârî et les auteurs des Sunan, soit vraisemblablement (خ ٤)) ; gardé tel quel. Texte arabe imprimé : (خ ع ا) المنهال بن عمرو الأسدي Imprimé المفضل العلائي, probablement المفضل الغلابي (al-Mufaddal ibn Ghassân al-Ghallâbî) ; nom conservé tel qu'imprimé. Texte arabe imprimé : وحكى المفضل العلائي أن ابن معين Imprimé عمر وأبو بشر, probablement عمرو، وأبو بشر (le wâw de ʿAmr détaché) : « al-Minhâl ibn ʿAmr ; Abû Bishr est plus digne de confiance » ; traduit ainsi. Texte arabe imprimé : من المنهال بن عمر وأبو بشر أوثق Imprimé العلائي, probablement الغلابي (même transmetteur que plus haut) ; nom conservé tel qu'imprimé. Texte arabe imprimé : فأما حكاية العلائي فلعل ابن معين

(خ ع ا) Al-Minhâl ibn ʿAmr al-Asadî, leur affranchi, al-Kûfî. Ibn Maʿîn, an-Nasâ'î, al-ʿIjlî et d'autres ont dit : « Digne de confiance. » Ibn Abî Hâtim a dit : « J'ai entendu ʿAbd Allâh ibn Ahmad dire : “J'ai entendu mon père dire : Shuʿba a délaissé al-Minhâl ibn ʿAmr à dessein.” » Ibn Abî Hâtim a dit : « Parce qu'il avait entendu, venant de sa maison, le son d'une récitation modulée (bi-t-tatrîb). » Voilà ce qu'a dit Ibn Abî Hâtim ; mais ce que Wahb ibn Jarîr a rapporté d'après Shuʿba, c'est que celui-ci a dit : « Je me suis rendu à la demeure d'al-Minhâl, j'ai entendu de chez lui le son du luth (at-tunbûr), et je suis reparti sans l'interroger. » [Wahb a dit :] « J'ai dit : “Pourquoi donc ne l'as-tu pas interrogé ? Peut-être n'en savait-il rien.” » (Je dis) C'est là une objection juste, car cela n'entraîne aucune atteinte à al-Minhâl. Ibn Abî Khaythama a rapporté, par une chaîne à lui, d'après al-Mughîra ibn Miqsam, que celui-ci interdisait à al-Aʿmash de rapporter d'al-Minhâl, et qu'il a dit à Yazîd ibn Abî Ziyâd : « Je t'adjure par Allah : le témoignage d'al-Minhâl était-il recevable pour deux dirhams ? » Il a répondu : « Par Allah, non. » (Je dis) Cette anecdote n'est pas authentique, car son rapporteur, Muhammad ibn ʿUmar al-Hanafî, est inconnu ; et fût-elle authentique, al-Mughîra n'aurait réprouvé chez lui que ce qu'avait réprouvé Shuʿba, à savoir la récitation modulée, car Jarîr a rapporté d'al-Mughîra qu'il a dit : « Al-Minhâl avait une belle voix et il avait une mélodie appelée “la mesure de sept” (wazn sabʿa). » Ce n'est pas par cela qu'on discrédite un rapporteur digne de confiance. Al-Hâkim a mentionné que Yahyâ al-Qattân l'a critiqué, et al-Mufaddal al-ʿAlâ'î a rapporté qu'Ibn Maʿîn le rabaissait. ʿAbd Allâh ibn Ahmad ibn Hanbal a dit : « J'ai entendu mon père dire : “Abû Bishr m'est plus cher qu'al-Minhâl ibn ʿAmr ; Abû Bishr est plus digne de confiance.” » Al-Jûzajânî a dit : « Il était de mauvaise doctrine, et son hadith a eu cours. » (Je dis) Quant à l'anecdote d'al-ʿAlâ'î, peut-être Ibn Maʿîn le rabaissait-il par comparaison avec d'autres, comme dans ce qui est rapporté d'Ahmad ; ce qui l'indique, c'est qu'Abû Hâtim a rapporté d'Ibn Maʿîn qu'il l'a jugé digne de confiance. Quant à al-Jûzajânî, nous avons dit plus d'une fois que son discrédit n'est pas recevable à l'égard des gens de Kûfa, en raison de la violence de sa déviation et de son hostilité envers la famille du Prophète (nasb). Et ce que rapporte al-Hâkim d'al-Qattân est une critique non motivée. Malgré cela, il n'a dans al-Bukhârî qu'un hadith d'après Saʿîd ibn Jubayr, d'après Ibn ʿAbbâs, sur la formule de protection prononcée sur al-Hasan et al-Husayn, de ce que Zayd ibn Abî Unaysa rapporte de lui, et un autre hadith dans le commentaire de la sourate Hâ-Mîm Fussilat, au sujet duquel les rapporteurs divergent : est-il mawsûl (à chaîne complète) ou muʿallaq (sans chaîne complète) ?

(ع) Mûsâ ibn Ismâʿîl at-Tabûdhakî, Abû Salama, l'un des rapporteurs solides et dignes de confiance. Al-Bukhârî s'est appuyé sur lui et a beaucoup rapporté de lui ; la majorité l'a jugé digne de confiance. Ibn Khirâsh s'est singularisé en disant : « Les gens ont émis des critiques sur lui, et il est véridique. » Voilà ce qu'il a dit, sans expliquer en quoi consistaient ces critiques ; or Ibn Maʿîn a dit : « Digne de confiance, sûr. »

Passage douteuxImprimé كما لك en deux mots, coquille pour كمالك : « comme Mâlik » ; traduit ainsi. Texte arabe imprimé : وقال مرة في روايته عن نافع شئ ليس هو فيه كما لك Imprimé تلبين, coquille pour تليين : « la qualification de faible (*talyîn*) » ; traduit ainsi. Texte arabe imprimé : فظهر أن تلبين ابن معين له

(ع) Mûsâ ibn ʿUqba al-Madanî, célèbre, du nombre des plus jeunes Successeurs (tâbiʿûn). Il a composé un ouvrage sur les expéditions (al-Maghâzî), qui est parmi les plus authentiques des écrits en la matière. La majorité l'a jugé digne de confiance. Ibn Maʿîn a dit : « Le livre de Mûsâ ibn ʿUqba d'après az-Zuhrî est parmi les plus authentiques des livres. » Il a dit une autre fois : « Dans ce qu'il rapporte d'après Nâfiʿ, il y a quelque chose ; il n'y est pas comme Mâlik et ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar. » (Je dis) Il apparaît donc que la qualification de « faible » (talyîn) que lui applique Ibn Maʿîn ne vaut que par comparaison avec la version de Mâlik et d'autres, et non pour ce qu'il est seul à rapporter. Tous les imams se sont appuyés sur lui, et [Ibn Maʿîn] l'a jugé digne de confiance sans réserve dans la version de ʿAbbâs ad-Dûrî et de plusieurs autres, d'après lui. Et Allah sait mieux.

(خ د ت ق) Mûsâ ibn Masʿûd, Abû Hudhayfa an-Nahdî, l'un des maîtres d'al-Bukhârî : « Véridique, il y a quelque chose dans sa mémoire », a dit Ahmad. Ibn Maʿîn a dit : « Il n'était pas du nombre des menteurs. » Al-ʿIjlî a dit : « Digne de confiance. » Abû Hâtim a dit : « Véridique, mais il commettait des déformations graphiques (yusahhif). Il a rapporté d'ath-Thawrî dix et quelques milliers de hadiths, dans certains desquels il y a quelque chose ; il commet moins d'erreurs que Mu'ammal ibn Ismâʿîl. » Ibn Khuzayma a dit : « On ne le prend pas comme argument. » As-Sâjî a dit : « Il commettait des déformations graphiques, et il est mou (layyin). » At-Tirmidhî a dit : « On le juge faible dans le hadith. » (Je dis) Al-Bukhârî a rapporté de lui des hadiths. Le premier, dans l'affranchissement, avec la corroboration d'ar-Rabîʿ ibn Yahyâ, tous deux d'après Zâ'ida, avec la corroboration de ʿAththâm ibn ʿAlî, tous deux d'après Hishâm ibn ʿUrwa, d'après son épouse Fâtima bint al-Mundhir, d'après Asmâ' bint Abî Bakr, sur l'ordre d'affranchir lors de l'éclipse. Le deuxième, dans les propos qui attendrissent les cœurs (ar-riqâq), le hadith d'Ibn Masʿûd : « Le Paradis est plus proche de chacun de vous que la lanière de sa sandale, et le Feu de même » ; Wakîʿ et d'autres l'ont corroboré d'après Sufyân. Le troisième, dans le destin (al-qadar), le hadith de Hudhayfa : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) nous a adressé un sermon dans lequel il n'a rien omis jusqu'à l'avènement de l'Heure sans le mentionner… », le hadith ; Abû Muʿâwiya et Wakîʿ l'ont corroboré chez Muslim. Voilà tout ce qu'il a dans al-Bukhârî. Il a aussi cité de lui un autre passage en taʿlîq, à la fin du combat sacré (al-jihâd) : c'est le hadith d'Abû Ishâq d'après al-Barâ' sur la trêve d'al-Hudaybiya, qui se trouve chez lui par d'autres voies d'après Abû Ishâq. Les auteurs des Sunan ont rapporté de lui, sauf an-Nasâ'î.

(خ م د) Mûsâ ibn Nâfiʿ, Abû Shihâb al-Hannât. Abû Nuʿaym a fait son éloge, et Ishâq ibn Mansûr a dit, d'après Ibn Maʿîn : « Digne de confiance. » Ahmad ibn Hanbal a dit : « Mûsâ ibn Nâfiʿ a des hadiths réprouvés. » ʿAlî ibn al-Madînî a dit, d'après Yahyâ al-Qattân : « Ils nous l'ont gâté. » (Je dis) Il n'a dans les deux Sahîh que son hadith d'après ʿAtâ', d'après Jâbir, sur la jouissance (tamattuʿ) du pèlerinage, avec la corroboration d'Ibn Jurayj et d'autres, d'après ʿAtâ'. An-Nasâ'î a rapporté de lui un autre hadith. On s'étonne de la parole de l'auteur d'al-Kamâl : « On s'accorde sur sa fiabilité », alors qu'Ibn ʿAdî l'a mentionné dans al-Kâmil en disant : « Il n'est pas connu. »

(خ س) Maymûn ibn57 Siyâh al-Basrî, Successeur. Yahyâ ibn Maʿîn l'a jugé faible ; Abû Dâwûd a dit : « Il n'est pas de cette qualité » ; Abû Hâtim a dit : « Digne de confiance. » (Je dis) Il n'a dans al-Bukhârî que son hadith d'après Anas : « Quiconque prie notre prière… », le hadith, avec la corroboration de Humayd at-Tawîl. An-Nasâ'î a rapporté de lui.

La lettre nûn (ن)

(ع) Nâfiʿ ibn ʿUmar al-Jumahî al-Makkî, l'un des rapporteurs solides. Ibn Mahdî a dit : « Il était parmi les plus solides des hommes. » Ahmad a dit : « Solide, solide. » Yahyâ ibn Maʿîn, Abû Hâtim et plusieurs autres l'ont jugé digne de confiance. Ibn Saʿd a dit : « Il était digne de confiance, rapportait peu de hadiths, et il y a quelque chose en lui. » (Je dis) Les imams l'ont pris comme argument, et nous avons montré plus haut que l'affaiblissement d'Ibn Saʿd est sujet à caution, parce qu'il s'appuie sur al-Wâqidî.

(خ م د ت ق) Nuʿaym ibn Hammâd al-Khuzâʿî al-Marwazî, établi en Égypte, célèbre parmi les grands mémorisateurs (huffâz). Al-Bukhârî l'a rencontré, mais il n'a cité de lui dans le Sahîh qu'un ou deux passages, et il a rapporté de lui d'autres choses en taʿlîq. Muslim a rapporté de lui un seul passage dans l'introduction, et les auteurs des Sunan ont rapporté de lui, sauf an-Nasâ'î. Ahmad le jugeait digne de confiance. Ibn Maʿîn a dit : « Il était du nombre des gens véridiques, si ce n'est qu'il se faisait une fausse idée d'une chose et s'y trompait. » Al-ʿIjlî a dit : « Digne de confiance. » Abû Hâtim a dit : « Véridique. » An-Nasâ'î a dit : « Faible. » Abû Bishr ad-Dûlâbî lui a attribué la fabrication [de hadiths], et Ibn ʿAdî a réfuté cela en disant qu'ad-Dûlâbî était partial contre lui, parce que [Nuʿaym] était sévère envers les gens de l'opinion (ahl ar-ra'y). C'est là ce qui est juste, et Allah sait mieux.

La lettre hâ' (ه)

(خ م د ت س) Hârûn ibn Mûsâ al-Aʿwar an-Nahwî al-Basrî. Ibn Maʿîn et d'autres l'ont jugé digne de confiance. Sulaymân ibn Harb a dit : « Il était qadarite (partisan du libre arbitre absolu). » (Je dis) Les cinq imams ont cité de lui, et il n'a dans al-Bukhârî que deux hadiths : l'un dans le commentaire de la sourate an-Nahl, de ce qu'il rapporte d'après Shuʿayb ibn al-Habhâb, d'après Anas, sur la demande de protection contre l'avarice, la paresse et l'âge le plus décrépit ; l'autre dans les invocations, de ce qu'il rapporte d'après az-Zubayr ibn al-Khirrît, d'après ʿIkrima, d'après Ibn ʿAbbâs : « Observe la prose rimée dans l'invocation, et évite-la… », le hadith.

(خ م د) Hudba ibn Khâlid al-Qaysî58 al-Basrî, qu'on appelle aussi Haddâb. Les deux maîtres [al-Bukhârî et Muslim] et Abû Dâwûd l'ont rencontré et ont rapporté de lui. Ibn al-Junayd l'a jugé digne de confiance ; an-Nasâ'î a dit : « Faible. » Ibn ʿAdî l'a mentionné dans al-Kâmil, a rapporté la parole d'an-Nasâ'î, puis a dit : « Je ne lui ai pas vu de hadith réprouvé ; il rapporte beaucoup de hadiths et il est véridique. » Les gens l'ont jugé digne de confiance. J'ai lu de la main d'adh-Dhahabî : « An-Nasâ'î l'a jugé fort une fois et faible une autre. » (Je dis) Peut-être l'a-t-il jugé faible sur un point particulier. Muslim a beaucoup rapporté de lui, tandis qu'al-Bukhârî n'a cité de lui que quelques hadiths, de ce qu'il rapporte d'après Hammâm.

(خ م س) Hishâm ibn Hujayr al-Makkî. Al-ʿIjlî et Ibn Saʿd l'ont jugé digne de confiance ; Yahyâ al-Qattân et Yahyâ ibn Maʿîn l'ont jugé faible ; Ahmad a dit : « Il n'est pas fort. » Abû Jaʿfar al-ʿUqaylî l'a mentionné dans ad-Duʿafâ', et a rapporté que Sufyân ibn ʿUyayna a dit : « Nous n'avons pris de lui que ce que nous ne trouvions pas chez d'autres. » Abû Hâtim a dit : « On écrit son hadith. » (Je dis) Il n'a dans al-Bukhârî que son hadith d'après Tâwûs, d'après Abû Hurayra : « Sulaymân ibn Dâwûd (paix sur eux deux) a dit : “Je ferai cette nuit le tour de quatre-vingt-dix femmes…” », le hadith. Il l'a rapporté dans l'expiation des serments par sa voie, et dans le mariage avec la corroboration, en sa faveur, de ʿAbd Allâh ibn Tâwûs, d'après son père.

Passage douteuxImprimé ينبتونه, probablement يثبتونه : « le tenaient pour solide » ; traduit ainsi. Texte arabe imprimé : وكان أصحابنا ينبتونه

(ع) Hishâm ibn Hassân al-Basrî, l'un des rapporteurs dignes de confiance. Shuʿba critiquait sa mémoire. Ibn Maʿîn a dit : « On se gardait de son hadith d'après ʿIkrima, d'après ʿAtâ' et d'après al-Hasan al-Basrî. » Jarîr ibn Hâzim a dit : « J'ai fréquenté al-Hasan pendant sept ans, et je n'ai jamais vu Hishâm chez lui. » Il a dit : « Et ses hadiths d'après lui, nous pensons qu'il les a pris de Hawshab. » Abû Bakr ibn Abî Shayba a dit, d'après Ibn ʿUlayya : « Nous ne comptions pour rien [le hadith de] Hishâm d'après al-Hasan. » Yahyâ al-Qattân a dit : « Hishâm, pour al-Hasan, est en deçà de Muhammad ibn ʿAmr ; et il est digne de confiance pour Muhammad ibn Sîrîn. » Il a dit aussi : « Pour Ibn Sîrîn, il m'est plus cher que ʿÂsim al-Ahwal et Khâlid al-Hadhdhâ'. » Saʿîd ibn Abî ʿArûba a dit : « Personne n'avait meilleure mémoire d'Ibn Sîrîn que Hishâm. » Ibn al-Madînî a dit : « Al-Qattân jugeait faible son hadith d'après ʿAtâ', tandis que nos compagnons le tenaient pour solide. » Il a dit aussi : « Quant à son hadith d'après Muhammad [ibn Sîrîn], il est authentique ; et son hadith d'après al-Hasan tourne pour la plupart autour de Hawshab ; Hishâm est solide. » Ibn ʿAdî a dit : « Ses hadiths sont droits, et je n'y ai rien vu de réprouvé. » (Je dis) Les imams l'ont pris comme argument, mais ils n'ont rien cité de lui d'après ʿAtâ'. Quant à son hadith d'après ʿIkrima, al-Bukhârî en a cité un peu, et il a été corroboré pour une partie. Quant à son hadith d'après al-Hasan al-Basrî, il figure dans les six livres. ʿAbd Allâh ibn Ahmad a dit, d'après son père : « On ne lui reproche presque rien sans que j'aie trouvé qu'un autre l'a rapporté, soit Ayyûb, soit ʿAwf. » (Je dis) Cela confirme ce que nous avons établi dans les sciences du hadith, à savoir que l'authentique se divise en deux catégories. Et Allah sait mieux.

(ع) Hishâm ibn Abî ʿAbd Allâh ad-Dastuwâ'î, l'un des rapporteurs solides, dont on s'accorde à reconnaître la fiabilité et la rigueur. Ahmad l'a placé au-dessus d'al-Awzâʿî, et Abû Zurʿa au-dessus des disciples de Yahyâ ibn Abî Kathîr et au-dessus des disciples de Qatâda. Shuʿba disait : « Il a meilleure mémoire que moi. » Al-Qattân disait : « Lorsque tu as entendu un hadith de Hishâm ad-Dastuwâ'î, ne te soucie pas de ne pas l'entendre d'un autre. » Malgré ces mérites, Muhammad ibn Saʿd a dit : « Il était digne de confiance, une autorité (hujja), si ce n'est qu'il professait la doctrine du libre arbitre (al-qadar). » Al-ʿIjlî a dit : « Digne de confiance, solide dans le hadith, si ce n'est qu'il professait la doctrine du libre arbitre, sans y appeler. » (Je dis) Les imams l'ont pris comme argument.

(ع) Hishâm ibn ʿUrwa ibn az-Zubayr ibn al-ʿAwwâm al-Qurashî al-Asadî, du nombre des plus jeunes Successeurs, dont on s'accorde à reconnaître la solidité, si ce n'est que, dans sa vieillesse, sa mémoire s'est altérée, de sorte que le hadith de ceux qui l'ont entendu lors de sa troisième venue en Irak est altéré. Yaʿqûb ibn Shayba a dit : « Hishâm est solide, digne de confiance ; on ne lui a rien reproché, si ce n'est après qu'il se fut rendu en Irak, car il s'est alors étendu dans ce qu'il rapportait de son père, et les gens de sa ville le lui ont reproché. Ce que nous pensons, c'est qu'il ne rapportait de son père que ce qu'il avait entendu de lui ; son relâchement a consisté à rapporter directement de son père, en irsâl, ce qu'il avait entendu d'autres que son père, d'après son père. » (Je dis) C'est cela le tadlîs. Quant à la parole d'Ibn Khirâsh : « Mâlik n'était pas satisfait de lui », on a rapporté de Mâlik à son sujet quelque chose de plus grave que cela, et on l'interprète selon ce qu'a dit Yaʿqûb. Tous les imams ont pris Hishâm comme argument.

Passage douteuxImprimé بأرجح, probablement بأزيد ou بأكثر : « plus de quatre cents hadiths » ; traduit ainsi. Texte arabe imprimé : قد حدث هشام بأرجح من أربعمائة حديث Imprimé ابن وأره, probablement ابن وارة (Muhammad ibn Muslim ibn Wâra) ; nom conservé tel qu'imprimé (« Ibn Wa'ra »). Texte arabe imprimé : وأنكر عليه ابن وأره وغيره Sigle imprimé (خ ع ا), incohérent avec les sigles usuels (Hishâm ibn ʿAmmâr est cité par al-Bukhârî et les auteurs des Sunan, soit vraisemblablement (خ ٤)) ; gardé tel quel. Texte arabe imprimé : (خ ع ا) هشام ابن عمار الدمشقي

(خ ع ا) Hishâm ibn ʿAmmâr ad-Dimashqî, l'un des maîtres d'al-Bukhârî. Yahyâ ibn Maʿîn et al-ʿIjlî l'ont jugé digne de confiance ; an-Nasâ'î a dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » Ahmad ibn Abî l-Hawârî le tenait en haute estime. Abû Dâwûd a dit : « Sulaymân ibn ʿAbd ar-Rahmân vaut mieux que lui ; Hishâm a rapporté plus de quatre cents hadiths qui n'ont pas de fondement. » Abû Hâtim a dit : « Hishâm est véridique ; lorsqu'il a vieilli, sa mémoire s'est altérée : tout ce qu'on lui présentait, il le lisait, et tout ce qu'on lui soufflait, il le reprenait. Autrefois, il était plus exact : il lisait dans son livre. » Ibn Wa'ra et d'autres lui ont reproché de prendre un salaire pour transmettre le hadith. Al-Farhayânî a dit : « Je lui ai dit : “Si tu sais par cœur, transmets ; et si tu ne sais pas par cœur, ne reprends pas ce qu'on te souffle.” Il a répondu : “Moi, j'ai produit ces hadiths authentiques, et Allah le Très-Haut a dit : 'Quiconque l'altère après l'avoir entendu, le péché n'en incombe qu'à ceux qui l'altèrent' [Al-Baqara : 181].” » (Je dis) Al-Bukhârî n'a cité de lui dans son Sahîh que deux hadiths. L'un, dans les ventes, de lui, d'après Yahyâ ibn Hamza, d'après az-Zubaydî, d'après az-Zuhrî, d'après ʿUbayd Allâh, d'après Abû Hurayra : le hadith « Il y avait un commerçant qui faisait crédit aux gens… », le hadith ; il se trouve chez lui par le hadith d'Ibrâhîm ibn Saʿd d'après az-Zuhrî. Le second, dans les mérites d'Abû Bakr, de lui, d'après Sadaqa ibn Khâlid, d'après Zayd ibn Wâqid, d'après Busr ibn ʿUbayd Allâh, d'après Abû Idrîs, d'après Abû d-Dardâ', avec la corroboration de ʿAbd Allâh ibn al-ʿAlâ' ibn Zabr, d'après Busr ibn ʿUbayd Allâh, par cette même chaîne de transmission. Il a cité de lui en taʿlîq, dans les boissons, un hadith sur l'interdiction des instruments de musique (al-maʿâzif). Voilà tout ce qu'il a dans son livre parmi ce dont il m'est apparu qu'il l'a pris comme argument. Et Allah sait mieux.

Passage douteuxImprimé فوحدته, coquille pour فوجدته : « et je l'ai trouvé ainsi » ; traduit ainsi. Texte arabe imprimé : واعتبرت أنا هذا في حديثه فوحدته كذلك

(ع) Hushaym ibn Bashîr al-Wâsitî, l'un des imams, que l'on s'accorde à juger digne de confiance, si ce n'est qu'il était connu pour le tadlîs, et que ce qu'il rapporte d'après az-Zuhrî en particulier est mou selon eux. Quant au tadlîs, un groupe de mémorisateurs a mentionné qu'al-Bukhârî ne citait de lui que ce où il déclarait expressément avoir entendu (at-tahdîth). J'ai moi-même examiné cela dans son hadith et je l'ai trouvé ainsi : soit il l'a déclaré expressément dans la chaîne même, soit il l'a déclaré par une autre voie. Quant à ce qu'il rapporte d'après az-Zuhrî, il n'y en a rien dans les deux Sahîh. Tous les imams l'ont pris comme argument, et Allah sait mieux.

Passage douteuxImprimé « Ibn Abî ʿArûba, Hishâm, Saʿîd et Hammâm » : Saʿîd fait double emploi avec Ibn Abî ʿArûba ; probablement شعبة (Shuʿba, cité juste après parmi les disciples de Qatâda) ; nom conservé tel qu'imprimé. Texte arabe imprimé : ابن أبي عروبة وهشام وسعيد وهمام

(ع) Hammâm ibn Yahyâ al-Basrî, l'un des rapporteurs solides. Ahmad ibn Hanbal a dit : « Il est plus solide qu'Abân al-ʿAttâr pour ce qui est de Yahyâ ibn Abî Kathîr. » Il a dit aussi : « Hammâm est solide pour tous les maîtres. » Ibn Maʿîn a dit : « Il m'est plus cher que Hammâd ibn Salama pour ce qui est de Qatâda, et qu'Abû ʿAwâna. » ʿAmr ibn ʿAlî a dit : « Les solides parmi les disciples de Qatâda sont Ibn Abî ʿArûba, Hishâm, Saʿîd et Hammâm. » ʿAlî ibn al-Madînî a dit, en mentionnant les disciples de Qatâda : « Hishâm était celui qui rapportait le plus de lui, Saʿîd celui qui le connaissait le mieux, et Shuʿba celui qui savait le mieux distinguer ce qu'il avait entendu de Qatâda de ce qu'il n'en avait pas entendu. » Il a dit : « Et Hammâm n'était pas, selon moi, inférieur à ces gens-là pour Qatâda. Yahyâ al-Qattân n'avait pas d'estime pour lui, tandis qu'Ibn Mahdî avait bonne opinion de lui. » Ibn ʿAmmâr a dit : « Yahyâ al-Qattân ne faisait aucun cas de Hammâm. » ʿUmar ibn Shabba a dit : « ʿAffân nous a rapporté : “Yahyâ ibn Saʿîd faisait des objections à Hammâm sur une grande partie de ses hadiths ; lorsque Muʿâdh arriva, nous examinâmes ses livres et nous trouvâmes qu'il s'accordait avec Hammâm sur une grande partie de ce que Yahyâ réprouvait ; Yahyâ cessa alors de s'en prendre à lui.” » Ibn Saʿd a dit : « Il était digne de confiance ; il lui arrivait de se tromper dans le hadith. » Abû Hâtim a dit : « Digne de confiance, véridique, il y a quelque chose dans sa mémoire. » On l'a interrogé sur Abân et Hammâm ; il a répondu : « Hammâm m'est plus cher tant qu'il rapporte de son livre ; mais lorsqu'il rapporte de mémoire, ils sont proches l'un de l'autre. » Ibn ʿAdî a dit, lorsqu'il l'a mentionné dans al-Kâmil : « Hammâm est trop connu et trop véridique pour qu'on mentionne un hadith [critiqué] de lui ; ses hadiths d'après Qatâda sont droits, et il est au premier rang pour ce qui est de Yahyâ ibn Abî Kathîr. » Al-Hasan ibn ʿAlî al-Hulwânî a dit : « J'ai entendu ʿAffân dire : “Hammâm ne revenait presque jamais à son livre et n'y regardait pas ; il contredisait [les autres] et ne revenait pas à son livre ; puis il y revint par la suite, examina ses livres et dit : 'Ô ʿAffân, nous nous trompions beaucoup ; nous demandons pardon à Allah.'” » (Je dis) Cela implique que le hadith de Hammâm, à la fin de sa vie, est plus authentique que celui de ceux qui l'ont entendu de lui anciennement ; Ahmad ibn Hanbal l'a d'ailleurs déclaré expressément. Les six imams se sont appuyés sur lui, et Allah sait mieux.

La lettre wâw (و)

(ع) Warqâ' ibn ʿUmar al-Yashkurî al-Kûfî, établi à al-Madâ'in. Ahmad a dit : « Digne de confiance, homme de la Sunna. » On lui demanda : « Professait-il l'irjâ' (la doctrine des Murjiʾites) ? » Il répondit : « Je ne sais pas. » Il a dit aussi : « Il déforme les mots (tashîf) en plus d'un endroit. » Al-ʿUqaylî a dit : « On a critiqué ses hadiths d'après Mansûr. » Il semble qu'il visait par là ce qu'a dit Muʿâdh ibn Muʿâdh : « J'ai dit à Yahyâ al-Qattân : “J'ai entendu le hadith de Mansûr.” Il demanda : “De qui ?” Je répondis : “De Warqâ'.” Il dit : “Cela ne vaut rien.” » Ibn ʿAdî a dit : « Il a des recueils (nusakh) d'après Abû z-Zinâd, Mansûr et Ibn Abî Najîh ; il a rapporté des hadiths dans les chaînes desquels il s'est trompé, et le reste de ses hadiths est sans reproche. » Yahyâ ibn Maʿîn et plus d'un l'ont déclaré digne de confiance sans restriction. (Je dis) Les deux maîtres [al-Bukhârî et Muslim] n'ont rien retenu de ce qu'il rapporte d'après Mansûr ibn al-Muʿtamir, et il est pris pour argument chez tous. * Waddâh ibn ʿAbd Allâh, Abû ʿAwâna al-Wâsitî, l'un des plus célèbres, que la grande majorité a déclaré digne de confiance. Abû Hâtim a dit : « Il se trompait beaucoup lorsqu'il rapportait de mémoire » ; Ahmad a dit de même. Ibn al-Madînî a dit : « Dans ses hadiths d'après Qatâda il y a de la faiblesse, car son livre avait disparu. » (Je dis) Tous les imams se sont fondés sur lui.

(ع) Al-Walîd ibn Kathîr al-Makhzûmî, Abû Muhammad al-Madanî, établi à Kûfa. Ibrâhîm ibn Saʿd, Ibn Maʿîn et Abû Dâwûd l'ont déclaré digne de confiance ; Ibn Saʿd a dit : « Il n'est pas de ce niveau. » As-Sâjî a dit : « Il était digne de confiance et solide, on prend ses hadiths pour argument ; personne ne l'a déclaré faible, on ne lui a reproché que son opinion doctrinale. » Al-Âjurrî a rapporté d'Abû Dâwûd : « Digne de confiance, sauf qu'il est ibadite. » (Je dis) Les Ibadites sont une secte des Kharijites dont la doctrine n'est pas d'une extrême outrance, et al-Walîd n'en était pas propagandiste ; et Allah sait mieux.

(ع) Al-Walîd ibn Muslim ad-Dimashqî, célèbre, dont on s'accorde à reconnaître la fiabilité personnelle ; on lui a seulement reproché la fréquence du tadlîs (dissimulation d'un intermédiaire) et de la taswiya (suppression des intermédiaires faibles entre deux rapporteurs dignes de confiance). Ad-Dâraqutnî a dit : « Al-Walîd rapportait d'al-Awzâʿî des hadiths que celui-ci tenait de maîtres faibles, d'après des maîtres dignes de confiance qu'al-Awzâʿî avait connus ; al-Walîd supprimait alors les faibles et les attribuait à al-Awzâʿî d'après les dignes de confiance. » Abû Dâwûd a dit, au sujet de Sadaqa ibn Khâlid : « Il est plus solide qu'al-Walîd », et il a dit qu'al-Walîd a rapporté de Mâlik dix hadiths dépourvus de tout fondement. (Je dis) Il n'a rien d'après Mâlik dans les six livres, et on l'a pris pour argument dans ses hadiths d'après al-Awzâʿî. Bien plus, al-Bukhârî n'a retenu de lui que ce qu'il rapporte d'après al-Awzâʿî, ʿAbd ar-Rahmân ibn Namir, Thawr ibn Yazîd, ʿAbd Allâh ibn al-ʿAlâ' ibn Zabr, ʿAbd ar-Rahmân ibn Yazîd ibn Jâbir et Yazîd ibn Abî Maryam : quelques hadiths ; les autres l'ont pris pour argument.

(ع) Wahb ibn Jarîr ibn Hâzim al-Basrî, l'un des rapporteurs dignes de confiance. Ibn ʿAdî l'a mentionné dans al-Kâmil et a cité la parole de ʿAffân à son sujet, selon laquelle il n'a pas entendu de Shuʿba. Ahmad a dit, d'après Ibn Mahdî : « Nous ne le voyions pas chez Shuʿba. » Ahmad a dit : « Wahb était un homme de la Sunna. » Ibn Maʿîn, al-ʿIjlî et Ibn Saʿd l'ont déclaré digne de confiance. Abû Dâwûd a dit : « Son père avait entendu d'Ibn Lahîʿa, d'après Yazîd ibn Abî Habîb, un recueil (nuskha) ; la chose lui devint confuse, et il le rapporta d'après son père, d'après Yahyâ ibn Ayyûb, d'après Yazîd ibn Abî Habîb. » Ibn Yûnus a fait allusion à quelque chose de semblable dans la notice de Yahyâ ibn Ayyûb. (Je dis) Al-Bukhârî n'a rien retenu de lui de ce recueil ; les imams l'ont pris pour argument et n'ont cité, de ses hadiths d'après Shuʿba, que ceux pour lesquels il a été corroboré.

(خ م د ت س) Wahb ibn Munabbih as-Sanʿânî, des Successeurs (tâbiʿûn). La majorité l'a déclaré digne de confiance ; al-Fallâs s'est singularisé en disant : « Il était faible. » Ce qui motivait sa méprise, c'est qu'on l'accusait de professer la doctrine qadarite (al-qawl bi-l-qadar, négation de la prédestination) et qu'il avait composé un livre à ce sujet ; puis il est établi qu'il s'en est rétracté. Hammâd ibn Salama a rapporté d'après Abû Sinân : « J'ai entendu Wahb ibn Munabbih dire : “Je professais le qadar, jusqu'à ce que je lise soixante-dix et quelques livres parmi les livres des prophètes : quiconque s'attribue une part de la volonté a mécru. J'ai donc abandonné ma doctrine.” » Il n'a dans al-Bukhârî qu'un seul hadith, d'après son frère Hammâm, d'après Abû Hurayra, sur la mise par écrit du hadith ; Maʿmar l'a corroboré d'après Hammâm.

La lettre yâ' (ي)

* Yahyâ ibn Abî Ishâq al-Hadramî al-Basrî. Ibn Maʿîn, an-Nasâ'î et Ibn Saʿd l'ont déclaré digne de confiance. Al-ʿUqaylî, lorsqu'il l'a mentionné dans ad-Duʿafâ', a dit : « ʿAbd Allâh ibn Ahmad ibn Hanbal a rapporté d'après son père : “Il y a dans ses hadiths des choses réprouvées, et ʿAbd al-ʿAzîz ibn Suhayb est plus digne de confiance que lui.” » (Je dis) Dans al-Bukhârî figurent son hadith d'après Anas sur le raccourcissement de la prière en voyage, son hadith d'après lui [Anas] sur l'histoire de Safiyya, son hadith d'après Sâlim ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUmar, d'après son père, sur le port du brocart (istabraq), et son hadith d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Bakra, d'après son père, sur l'usure (ribâ). Il a été corroboré (mutâbaʿa) pour ces hadiths chez lui [al-Bukhârî], sauf pour le hadith d'Abû Bakra, qui a chez lui des témoignages concordants (shawâhid). Les autres l'ont pris pour argument. * Yahyâ ibn Ayyûb al-Misrî al-Ghâfiqî. Ibn Maʿîn a dit : « Convenable », et une autre fois : « Digne de confiance » ; at-Tirmidhî a rapporté la même chose d'après al-Bukhârî. Yaʿqûb ibn Sufyân a dit : « Il était digne de confiance et mémorisateur. » Ahmad ibn Sâlih al-Misrî a dit : « Il a des choses dans lesquelles il diverge des autres. » An-Nasâ'î a dit : « Il n'est pas fort », et une autre fois : « Il n'y a pas de mal en lui. » Abû Hâtim a dit : « Il m'est plus cher qu'Ibn Abî l-Mawâlî ; son rang est la véracité ; on écrit ses hadiths mais on ne les prend pas pour argument. » Ahmad a dit : « Il avait une mauvaise mémoire. » As-Sâjî a dit : « Véridique, il commet des erreurs. » Al-Hâkim Abû Ahmad a dit : « Lorsqu'il rapportait de mémoire, il se trompait ; ce qu'il rapportait de son livre est sans reproche. » (Je dis) Al-Bukhârî l'a cité à titre de témoignage (istishhâd) dans plusieurs hadiths qu'il rapporte d'après Humayd at-Tawîl ; il n'a rien d'autre chez lui, hormis son hadith d'après Yazîd ibn Abî Habîb sur la description de la prière, avec la corroboration d'al-Layth et d'autres. Les autres l'ont pris pour argument.

(ع) Yahyâ ibn Hamza al-Hadramî. Ahmad, Ibn Maʿîn et Abû Dâwûd l'ont déclaré digne de confiance et lui ont attribué la doctrine du qadar ; malgré cela, il semble qu'il n'en était pas propagandiste. Le groupe [des auteurs des six livres] l'a pris pour argument.

Passage douteuxImprimé بابن, probablement بن : « Yahyâ ibn Zakariyyâ ibn Abî Zâ'ida » ; nom conservé tel qu'imprimé. Texte arabe imprimé : يحيى بن زكريا بابن أبى زائدة

(ع) Yahyâ ibn Zakariyyâ bi-Ibn Abî Zâ'ida al-Kûfî. ʿAlî ibn al-Madînî a dit : « Il n'y avait pas à Kûfa, après ath-Thawrî, plus solide que lui. » An-Nasâ'î a dit : « Digne de confiance, solide. » Yahyâ ibn Maʿîn a dit : « Je ne lui connais d'erreur que dans un seul hadith : son hadith d'après Sufyân, d'après Abû Ishâq, d'après Qabîsa ibn Burma, alors qu'il est en réalité d'après Wâsil, d'après Qabîsa. » (Je dis) C'est là un rang considérable pour cet homme, et le groupe l'a pris pour argument. Toutefois ʿUmar ibn Shabba a rapporté qu'Abû Nuʿaym a dit : « Il n'était pas digne que je rapporte de lui. » Cette critique est rejetée ; bien plus, ce n'est même pas une critique manifeste. Et Allah sait mieux.

(خ) Yahyâ ibn Abî Zakariyyâ al-Ghassânî al-Wâsitî, Abû Marwân. Abû Dâwûd l'a déclaré faible ; Ibn Maʿîn a dit : « Je ne connais pas son état » ; Abû Hâtim a dit : « Il n'est pas connu » ; Ibn Hibbân a exagéré en disant : « Il n'est pas permis de rapporter de lui. » (Je dis) Al-Bukhârî a retenu de lui un seul hadith, d'après Hishâm, d'après son père, d'après ʿÂ'isha, sur le cadeau, et il a été corroboré pour ce hadith chez lui.

Passage douteuxImprimé إنما, probablement إثما : « plus coupable que le voleur ». Texte arabe imprimé : حتى يكون أعظم إنما من السارق

(ع) Yahyâ ibn Saʿîd al-Umawî, l'auteur des Maghâzî (les expéditions du Prophète). Ibn Saʿd, Abû Dâwûd, Ibn Maʿîn, Ibn ʿAmmâr et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. Ahmad a dit : « Il n'y a pas de mal en lui ; il avait d'après al-Aʿmash des hadiths isolés (gharâ'ib), et ce n'était pas un spécialiste du hadith. » Al-ʿUqaylî l'a cité dans ad-Duʿafâ' et a jugé réprouvé son hadith d'après al-Aʿmash, d'après Abû Wâ'il, d'après ʿAbd Allâh : « Le volé ne cesse de soupçonner jusqu'à devenir plus coupable que le voleur. » (Je dis) Il a dans al-Bukhârî son hadith d'après Abû Burda, d'après son grand-père, d'après Abû Mûsâ, sur la question de savoir lequel des croyants est le meilleur — Abû Usâma l'a corroboré chez Muslim — ; son hadith d'après al-Aʿmash, d'après Shaqîq, d'après Abû Masʿûd : « Lorsqu'on nous ordonnait l'aumône, l'un de nous partait au marché et portait des charges pour un salaire », qui figure chez lui avec la corroboration de Zâ'ida et de Shuʿba d'après al-Aʿmash ; son hadith d'après Ibn Jurayj, d'après az-Zuhrî, d'après ʿÎsâ ibn Talha, d'après ʿAbd Allâh ibn ʿAmr, sur le fait d'avancer ou de retarder les rites du pèlerinage, qui figure chez lui avec la corroboration de ʿUthmân ibn al-Haytham d'après Ibn Jurayj ; et son hadith d'après Misʿar, d'après al-Hakam, d'après Ibn Abî Laylâ, d'après Kaʿb ibn ʿUjra, sur la manière de prier sur le Prophète (paix et bénédictions sur lui), pour lequel Wakîʿ l'a corroboré chez Muslim. Voilà tout ce qu'il a chez lui ; les autres l'ont pris pour argument.

(خ ت) Yahyâ ibn Sulaymân al-Juʿfî al-Kûfî, établi en Égypte. Il a beaucoup rapporté d'Ibn Wahb. Al-Bukhârî l'a rencontré, et at-Tirmidhî a rapporté de lui par un intermédiaire. An-Nasâ'î avait une mauvaise opinion de lui : il a dit qu'il n'est pas digne de confiance. Quant à ad-Dâraqutnî et al-ʿUqaylî, ils l'ont déclaré digne de confiance, et Ibn Hibbân l'a mentionné dans ath-Thiqât en disant : « Il a parfois rapporté des choses isolées. » (Je dis) Al-Bukhârî n'a pas beaucoup retenu de ses hadiths ; il n'a retenu de lui que des hadiths connus, provenant exclusivement des hadiths d'Ibn Wahb.

(ع) Yahyâ ibn Sulaym at-Tâ'ifî, établi à La Mecque. Ahmad a dit : « J'ai entendu de lui un seul hadith. » Ibn Maʿîn, al-ʿIjlî et Ibn Saʿd l'ont déclaré digne de confiance. Abû Hâtim a dit : « Son rang est la véracité, mais il n'était pas un mémorisateur. » An-Nasâ'î a dit : « Il n'y a pas de mal en lui, et il rapporte des hadiths réprouvés d'après ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar. » As-Sâjî a dit : « Il s'est trompé dans des hadiths qu'il a rapportés d'après ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar. » Yaʿqûb ibn Sufyân a dit : « C'était un homme vertueux, et son livre est sans reproche ; quand il rapportait de son livre, ses hadiths étaient bons, et quand il rapportait de mémoire, on y trouvait du connu et du réprouvé. » (Je dis) Les deux maîtres n'ont rien retenu de ce qu'il rapporte d'après ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar. Il n'a dans al-Bukhârî qu'un seul hadith, d'après Ismâʿîl ibn Umayya, d'après Saʿîd al-Maqburî, d'après Abû Hurayra, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Allah le Très-Haut dit : “Trois personnes, Je serai leur adversaire…” », le hadith ; il a chez lui un fondement par une autre voie. Les autres l'ont pris pour argument.

Passage douteuxImprimé فليح بن سليم, probablement فليح بن سليمان (Fulayh ibn Sulaymân) ; nom conservé tel qu'imprimé. Texte arabe imprimé : وفليح بن سليم خاصة Imprimé ابن عوف الخزاز, probablement ابن عون الخراز (ʿUbayd Allâh ibn ʿAwn al-Kharrâz) ; nom conservé tel qu'imprimé. Texte arabe imprimé : عبيد الله بن عوف الخزاز Imprimé الوحاضي, probablement الوحاظي (al-Wuhâzî) ; nisba conservée telle qu'imprimée (« al-Wuhâdî »). Texte arabe imprimé : يحيى بن صالح الوحاضي الحمصي

(خ م د ت ق) Yahyâ ibn Sâlih al-Wuhâdî al-Himsî, l'un des maîtres d'al-Bukhârî. Yahyâ ibn Maʿîn, Abû l-Yamân et Ibn ʿAdî l'ont déclaré digne de confiance ; Ahmad l'a blâmé parce qu'il lui attribuait quelque chose de la doctrine de Jahm. Ishâq ibn Mansûr a dit : « Il était murjiʾite. » As-Sâjî a dit : « Il fait partie des gens de véracité et d'intégrité. » Abû Hâtim a dit : « Véridique. » Ahmad ibn Sâlih a dit : « Il nous a rapporté d'après Mâlik des hadiths que nous n'avons trouvés chez personne d'autre. » Al-Khalîlî a dit : « Il a rapporté d'après Mâlik, d'après az-Zuhrî, d'après Sâlim, d'après son père, le hadith sur la marche devant le convoi funèbre, et il n'a pas été corroboré ; c'est en réalité le hadith de Sufyân, et l'on dit que Sufyân s'y est trompé. » (Je dis) Il a bien été corroboré pour le hadith de Mâlik : ad-Dâraqutnî l'a cité dans Gharâ'ib Mâlik par la voie de ʿUbayd Allâh ibn ʿAwf al-Khazzâz et d'autres, d'après Mâlik, et il a dit : « Ces trois-là l'ont rapporté avec une chaîne complète (mawsûl), alors que dans al-Muwatta' il est mursal (sans mention du Compagnon). » (Fin.) Al-Bukhârî n'a rapporté de lui que deux ou trois hadiths, et il a rapporté de lui par un intermédiaire, exclusivement de ce qu'il rapporte d'après Muʿâwiya ibn Sallâm et Fulayh ibn Sulaym. Les autres ont rapporté de lui, sauf an-Nasâ'î.

(خ م ت س) Yahyâ ibn ʿAbbâd ad-Dubaʿî, Abû ʿAbbâd al-Basrî. Abû Hâtim et d'autres ont dit : « Il n'y a pas de mal en lui. » Ibn Maʿîn a dit : « Il était véridique, mais il n'était pas de ce niveau. » As-Sâjî a dit : « Faible. » Al-Khatîb a dit : « Nous ne connaissons dans ce qu'il rapporte rien de réprouvé. » (Je dis) Il a dans al-Bukhârî deux hadiths : l'un d'après Shuʿba, d'après Yahyâ ibn Abî Ishâq, d'après Anas, sur l'histoire de Safiyya à Khaybar ; l'autre d'après ʿAbd al-ʿAzîz ibn Abî Salama, d'après lui. Muslim, at-Tirmidhî et an-Nasâ'î ont rapporté de lui.

Passage douteuxImprimé بعرض حديث, probablement بعرض حبيب : audition par la présentation de Habîb (le copiste de Mâlik). Texte arabe imprimé : لأنه كان بعرض حديث Imprimé عنه مالك, probablement عنه عن مالك : « il n'a retenu de lui, d'après Mâlik, que cinq hadiths ». Texte arabe imprimé : ولهذا ما أخرج عنه مالك سوى خمسة Imprimé عنه بكر, probablement عنه عن بكر : « il a rapporté de lui, d'après Bakr ibn Mudar ». Texte arabe imprimé : وروى عنه بكر بن مضر

(خ م ق) Yahyâ ibn ʿAbd Allâh ibn Bukayr al-Misrî, que l'on rattache parfois à son grand-père. Al-Bukhârî l'a rencontré et a aussi rapporté de lui par un intermédiaire. Il a rapporté d'après Mâlik dans al-Muwatta' et a beaucoup rapporté d'al-Layth ; Ibn ʿAdî a dit : « C'est le plus solide des gens pour ce qui concerne celui-ci. » Abû Hâtim a dit : « Il comprenait cette discipline ; on écrit ses hadiths. » Muslim a dit : « On a critiqué son audition de Mâlik, parce qu'elle s'est faite par la présentation (ʿard) de Habîb. » An-Nasâ'î l'a déclaré faible sans restriction. Al-Bukhârî a dit dans son at-Târîkh as-saghîr : « Ce que Yahyâ ibn Bukayr a rapporté d'après les gens du Hijâz en matière d'histoire, je m'en garde. » (Je dis) Cela t'indique qu'il sélectionnait les hadiths de ses maîtres ; c'est pourquoi il n'a retenu de lui, d'après Mâlik, que cinq hadiths connus, à titre de corroboration ; l'essentiel de ce qu'il a retenu de lui est d'après al-Layth, et il a rapporté de lui, d'après Bakr ibn Mudar, Yaʿqûb ibn ʿAbd ar-Rahmân et al-Mughîra ibn ʿAbd ar-Rahmân, quelques hadiths. Muslim et Ibn Mâja ont rapporté de lui.

(ع) Yahyâ ibn ʿAbd al-Malik ibn Abî Ghaniyya al-Kûfî. Ahmad, Ibn Maʿîn, al-ʿIjlî, Abû Dâwûd et an-Nasâ'î l'ont déclaré digne de confiance. Ibn ʿAdî l'a mentionné dans al-Kâmil, a cité de lui des hadiths et a dit : « Certains de ses hadiths ne sont pas corroborés, et l'on écrit ses hadiths. » (Je dis) Personne ne l'a déclaré faible. Al-Bukhârî n'a retenu de lui qu'un seul hadith, qu'il a cité dans le Livre de l'attachement [au Coran et à la Sunna, al-iʿtisâm], d'après Ishâq, d'après ʿÎsâ ibn Yûnus, Ibn Idrîs et Ibn Abî Ghaniyya, tous trois d'après Abû Hayyân, d'après ash-Shaʿbî, d'après Ibn ʿUmar, d'après ʿUmar, sur l'interdiction du vin. Les autres ont rapporté de lui, ainsi qu'Abû Dâwûd dans al-Marâsîl.

(ع) Yahyâ ibn Abî Kathîr al-Yamâmî, l'un des imams solides, dignes de confiance et prolifiques. Abû Ayyûb as-Sakhtiyânî le tenait en haute estime, et les imams l'ont déclaré digne de confiance. Shuʿba a dit : « Ses hadiths sont meilleurs que ceux d'az-Zuhrî. » Yahyâ al-Qattân a dit : « Ses hadiths mursal ressemblent au vent », car il pratiquait beaucoup l'irsâl, le tadlîs et la transmission à partir des feuillets. Hammâm a dit : « Il entendait de nous le hadith le matin et le rapportait le soir », c'est-à-dire sans mentionner celui qui le lui avait rapporté. Abû Hâtim a dit : « Il n'a entendu aucun des Compagnons ; il a vu Anas mais n'a pas entendu de lui. » Les imams l'ont pris pour argument.

Passage douteuxImprimé يحول من يم, probablement يحوَّل من ثَمَّ : « il faut l'en retirer » (du livre des faibles). Texte arabe imprimé : وأن أباه قال يحول من يم

(ع) Yahyâ ibn Wâdih, Abû Tumayla al-Marwazî. Ibn Maʿîn, Ahmad, Abû Hâtim, ʿAlî ibn al-Madînî, Sâlih Jazara et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. Ibn Abî Hâtim a mentionné qu'al-Bukhârî l'avait fait entrer dans ad-Duʿafâ' et que son père avait dit : « Il faut l'en retirer » ; l'auteur d'al-Mîzân l'a réfuté en relevant qu'il n'est pas mentionné dans ad-Duʿafâ' d'al-Bukhârî. (Je dis) Le groupe l'a pris pour argument.

Passage douteuxImprimé شبعة, probablement شعبة (Shuʿba) ; nom conservé tel qu'imprimé (« Shabʿa »). Texte arabe imprimé : من حديث شبعة عن قتادة

(ع) Yazîd ibn Ibrâhîm at-Tustarî al-Basrî. Ibn Maʿîn, Abû Zurʿa et an-Nasâ'î l'ont déclaré digne de confiance ; Abû l-Walîd at-Tayâlisî le tenait en haute estime ; Wakîʿ a dit : « Digne de confiance, digne de confiance. » ʿAlî ibn al-Madînî a dit : « Solide pour al-Hasan et Ibn Sîrîn. » Al-Qattân a dit : « Pour Qatâda, il n'est pas de ce niveau. » Ibn ʿAdî a dit : « Ses hadiths étaient droits ; on lui a seulement reproché des hadiths qu'il a rapportés d'après Qatâda, d'après Anas. » (Je dis) Al-Bukhârî n'a retenu de lui que trois hadiths : deux à titre de corroboration et le troisième à titre d'argument. Le premier, dans le Livre de la prière, est de ce qu'il rapporte d'après Qatâda, d'après Anas, et il a été corroboré pour ce hadith chez lui par la voie de Shabʿa d'après Qatâda. Le deuxième, dans la prosternation de l'oubli, est d'après Ibn Sîrîn, d'après Abû Hurayra, sur l'histoire de Dhû l-Yadayn, avec la corroboration d'Ibn ʿAwn et d'autres d'après Ibn Sîrîn. Et il a retenu de lui, dans l'exégèse de la sourate Âl ʿImrân, ce qu'il rapporte d'après Ibn Abî Mulayka, d'après al-Qâsim, d'après ʿÂ'isha, au sujet de la parole du Très-Haut : « Quant à ceux qui ont au cœur une déviation, ils suivent ce qui y est équivoque » [Âl ʿImrân : 7]. At-Tirmidhî a dit : « Plus d'un l'a rapporté d'après Ibn Abî Mulayka, d'après ʿÂ'isha, sans al-Qâsim ; seul Yazîd ibn Ibrâhîm a mentionné al-Qâsim. » (Je dis) C'est ainsi que l'ont rapporté Ayyûb et Abû ʿÂmir al-Khazzâz d'après Ibn Abî Mulayka ; mais al-Bukhârî a donné la préférence à la version de Yazîd ibn Ibrâhîm en raison de l'ajout (ziyâda) d'al-Qâsim qu'elle comporte, et Muslim l'a suivi sur ce point ; ni l'un ni l'autre n'ont retenu la version d'Ayyûb. Et Allah sait mieux. Abû Muhammad ibn Hazm a commis dans al-Muhallâ une erreur grossière et manifeste : il a distingué Yazîd ibn Ibrâhîm at-Tustarî, dont il a dit qu'il est digne de confiance et solide, de Yazîd ibn Ibrâhîm qui rapporte d'après Qatâda, dont il a dit qu'il est faible ; c'est une distinction rejetée. Et Allah sait mieux.

(ع) Yazîd ibn ʿAbd Allâh ibn Khusayfa al-Kindî, que l'on rattache parfois à son grand-père. Ibn Maʿîn a dit : « Digne de confiance, une preuve (hujja). » Ahmad l'a déclaré digne de confiance dans la version d'al-Athram, de même qu'Abû Hâtim, an-Nasâ'î et Ibn Saʿd. Abû ʿUbayd al-Âjurrî a rapporté d'Abû Dâwûd, d'après Ahmad, qu'il a dit : « Ses hadiths sont réprouvés (munkar al-hadîth). » (Je dis) Cette expression, Ahmad l'emploie pour celui qui rapporte, plus que ses pairs, des hadiths isolés ; on le sait par l'examen exhaustif de son usage. Mâlik et tous les imams ont pris Ibn Khusayfa pour argument.

Passage douteuxLeçon obscure (ورجله … ليس هنا), lue comme ورجل عندنا ليس هناك : « son rapporteur, chez nous, n'est pas à ce niveau ». Texte arabe imprimé : ورجله عندنا ليس هنا

(ع) Yazîd ibn ʿAbd Allâh ibn Qusayt al-Laythî, Abû ʿAbd Allâh al-Madanî, l'un des maîtres du précédent. An-Nasâ'î, Ibn Maʿîn et Ibn Saʿd l'ont déclaré digne de confiance ; Abû Hâtim a dit : « Il n'est pas fort. » Ibn ʿAdî l'a mentionné dans al-Kâmil et n'a cité de lui que le hadith de ʿAbd ar-Razzâq, d'après Ibn Jurayj, d'après Sufyân ath-Thawrî, d'après Mâlik, d'après lui, d'après Saʿîd ibn al-Musayyib, d'après ʿUmar, qui figure dans al-Muwatta'. ʿAbd ar-Razzâq a dit : « Puis je rencontrai Sufyân, qui me le rapporta ; puis je rencontrai Mâlik et l'interrogeai à son sujet ; il dit : “Sufyân a dit vrai, c'est moi qui le lui ai rapporté.” Je lui dis : “Rapporte-le-moi donc.” Il dit : “On ne le met pas en pratique, et son rapporteur, chez nous, n'est pas à ce niveau-là.” » (Je dis) Il se peut que ce soit là l'appui d'Abû Hâtim pour l'avoir jugé faible. Il n'a dans le Sahîh que son hadith d'après ʿAtâ' ibn Yasâr, d'après Zayd ibn Thâbit, sur l'omission de la prosternation dans la sourate an-Najm ; al-Bukhârî l'a cité par la voie de Yazîd ibn Khusayfa et d'Ibn Abî Dhi'b, tous deux d'après lui. Abû Dâwûd l'a rapporté par la voie d'Abû Sakhr, d'après Ibn Qusayt, d'après Khârija ibn Zayd ibn Thâbit, d'après son père ; si cette version est préservée, il se peut qu'Ibn Qusayt ait eu pour ce hadith deux maîtres. Et Allah sait mieux.

Passage douteuxImprimé أبي عيسى, probablement أبي عبس (Abû ʿAbs ibn Jabr) ; nom conservé tel qu'imprimé. Texte arabe imprimé : عن أبي عيسى بن جبر Sigle incohérent (خ ع ا), probablement (خ ٤) : al-Bukhârî et les quatre Sunan ; laissé tel quel. Texte arabe imprimé : (خ ع ا) يزيد بن أبي مريم

(خ ع ا) Yazîd ibn Abî Maryam ad-Dimashqî. Les imams l'ont déclaré digne de confiance, ainsi qu'Ibn Maʿîn, Duhaym, Abû Zurʿa et Abû Hâtim. Ad-Dâraqutnî a dit : « Il n'est pas de ce niveau. » (Je dis) C'est une critique non motivée, donc rejetée. Il n'a dans al-Bukhârî qu'un seul hadith, qu'il a cité dans le Livre du combat (al-jihâd) et dans celui du vendredi, par la voie d'al-Walîd ibn Muslim et de Yahyâ ibn Hamza, tous deux d'après Yazîd ibn Abî Maryam, d'après ʿAbâya ibn Rifâʿa, d'après Abû ʿÎsâ ibn Jabr, sur le mérite de celui dont les pieds se sont couverts de poussière dans le sentier d'Allah, le hadith.

(ع) Yazîd ibn Hârûn al-Wâsitî, l'un des rapporteurs dignes de confiance, solides et célèbres. Al-Bukhârî était en âge de le connaître, mais il mourut avant qu'il ne voyage ; il prit donc de ses grands disciples. Ibn Abî Khaythama a rapporté d'après son père qu'après avoir perdu la vue, lorsqu'on l'interrogeait sur un hadith qu'il ne connaissait pas, il ordonnait à sa servante de le lui faire apprendre à partir de son livre ; et on le lui reprochait. (Je dis) Les anciens se gardaient de la moindre négligence, car cela impliquait qu'il se fiait à sa servante, qui n'avait pas la précision nécessaire pour distinguer certaines parties des autres ; c'est pour cela qu'on lui a reproché cet acte. En réalité, cela n'implique ni faiblesse ni affaiblissement, et le groupe tout entier l'a pris pour argument.

Passage douteuxImprimé على أحمد, probablement على أبي أحمد (al-Hâkim Abû Ahmad, cité juste avant) ; nom conservé tel qu'imprimé. Texte arabe imprimé : وأنكر صاحب الميزان هذا على أحمد

(ع) Yazîd ibn Abî Yazîd ad-Dubaʿî al-Basrî, connu sous le nom de Yazîd ar-Rishk, célèbre, des jeunes Successeurs. Abû Zurʿa, Abû Hâtim et Ibn Saʿd l'ont déclaré digne de confiance. Les propos d'Ibn Maʿîn à son sujet ont varié : Ibn Abî Khaythama a rapporté de lui : « Il n'y a pas de mal en lui » ; ad-Dûrî a rapporté de lui : « Convenable » ; Ibn Shâhîn a rapporté d'Ibn Maʿîn qu'il l'a déclaré faible, et un autre a rapporté de lui qu'il a dit : « Ibn ʿUlayya le déclarait faible. » Al-Hâkim Abû Ahmad a dit : « Il n'est pas fort selon eux. » L'auteur d'al-Mîzân a reproché cela à Ahmad en disant : « Il est seul à dire cela, et il s'est trompé. » (Je dis) Son erreur réside dans la généralisation de ce qu'il attribue aux savants ; sinon, on a bien divergé à son sujet, comme tu le vois. Il n'a dans al-Bukhârî qu'un seul hadith, d'après Mutarrif, d'après ʿImrân, sur le décret divin (al-qadar).

(خ د) Yaʿqûb ibn Humayd ibn Kâsib al-Madanî, que l'on rattache parfois à son grand-père ; on diverge sur le fait de le prendre pour argument. Al-Bukhârî a rapporté, dans le Livre de la réconciliation (as-sulh) et dans le mérite de ceux qui ont pris part à Badr, deux hadiths d'après un Yaʿqûb dont il ne précise pas la filiation, d'après Ibrâhîm ibn Saʿd. On a dit qu'il s'agit de cet Ibn Kâsib ; on a dit : Ibn Ibrâhîm ad-Dawraqî ; on a dit : Ibn Muhammad az-Zuhrî ; et on a dit : Ibn Ibrâhîm ibn Saʿd. Cette dernière opinion est fausse, car al-Bukhârî ne l'a pas rencontré ; quant à az-Zuhrî, il est faible ; quant à ad-Dawraqî et Ibn Kâsib, c'est possible, et le plus vraisemblable est qu'il s'agit d'Ibn Kâsib ; c'est ce qu'ont affirmé Abû Ahmad al-Hâkim, Abû Ishâq al-Habbâl, Abû ʿAbd Allâh ibn Manda et plus d'un. Al-Bukhârî a rapporté dans Khalq afʿâl al-ʿibâd un hadith d'après Yaʿqûb ibn Humayd ibn Kâsib en précisant sa filiation, et il a rapporté dans le Sahîh d'après ad-Dawraqî en précisant sa filiation. (Je dis) Le hadith qu'il a cité de lui dans la réconciliation, Muhammad ibn as-Sabbâh l'a corroboré chez Muslim et Abû Dâwûd ; quant à celui qu'il a cité de lui dans le mérite de ceux qui ont pris part à Badr, on trouve dans la version d'Abû Dharr : « Yaʿqûb ibn Ibrâhîm m'a rapporté : Ibrâhîm ibn Saʿd nous a rapporté, d'après son père, d'après son grand-père, d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf », sur l'histoire de la mise à mort d'Abû Jahl ; il figure chez lui par la voie de Sâlih ibn Ibrâhîm ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf, d'après son père, d'après ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf. Le Yaʿqûb dont il est question ici, je pense très probablement qu'il s'agit d'ad-Dawraqî. Quant à Ibn Kâsib, al-Bukhârî a dit de lui : « Il est à la base véridique » ; Ibn ʿAdî a dit : « Il n'y a pas de mal en lui ni en ce qu'il rapporte » ; Ibn Hibbân a dit : « Il était de ceux qui mémorisent et composent, et il s'est parfois trompé » ; an-Nasâ'î et d'autres l'ont déclaré faible. Ibn Abî Khaythama a éclairci son cas : il a rapporté de Yahyâ ibn Maʿîn : « Il n'est pas digne de confiance. » Il a dit : « Je lui demandai : “D'où cela ?” Il répondit : “Parce qu'il a subi une peine légale (hadd).” Je lui dis : “Je vais te citer un homme que tu prétends digne de confiance, et qui a pourtant encouru une peine légale.” » Et il lui cita un homme. Ibn Abî Khaythama a dit : « J'ai dit à Musʿab az-Zubayrî : “Ibn Maʿîn dit d'Ibn Kâsib que ses hadiths ne sont pas recevables parce qu'il a subi une peine légale.” Il répondit : “Ce sont les Tâlibites qui la lui ont infligée, par hostilité envers lui.” » (Je dis) De ce côté-là, la critique à son sujet n'est pas rédhibitoire. Mais al-ʿUqaylî a rapporté de Zakariyyâ ibn Yahyâ al-Hulwânî : « J'ai vu Abû Dâwûd se servir des hadiths d'Ibn Kâsib comme de feuilles de protection au dos de ses livres. Je l'interrogeai à ce sujet ; il dit : “J'ai vu dans son Musnad des hadiths réprouvés ; nous lui avons demandé les originaux, il nous a éconduits, puis il les a produits plus tard : ces hadiths avaient été modifiés d'une écriture fraîche ; c'étaient des marâsîl, et il leur avait donné une chaîne complète et y avait fait des ajouts.” » (Je dis) Cette critique-là est rédhibitoire ; c'est pourquoi Abû Dâwûd n'a rien retenu de lui, tandis qu'Ibn Mâja a beaucoup rapporté de lui. Et c'est Allah qui accorde le succès.

(ع) Yaʿlâ ibn ʿUbayd at-Tanâfisî, l'un des rapporteurs dignes de confiance. Ahmad l'a placé avant son frère Muhammad ibn ʿUbayd pour la mémoire. Ibn Maʿîn a dit : « Digne de confiance », et il a ajouté, dans la version de ʿUthmân ad-Dârimî d'après lui : « faible pour Sufyân ath-Thawrî ». Abû Hâtim a dit : « Véridique, et c'est le plus solide des fils de son père. » Ibn Saʿd, ad-Dâraqutnî et d'autres l'ont déclaré digne de confiance. (Je dis) Il n'a rien dans les deux Sahîh d'après Sufyân ath-Thawrî, et le groupe l'a pris pour argument.

(ع) Yûsuf ibn Ishâq ibn Abî Ishâq as-Sabîʿî, que l'on rattache parfois à son grand-père. Ibn ʿUyayna a dit : « Il n'y avait pas, parmi les descendants d'Abû Ishâq, de meilleur mémorisateur que lui. » Ibn Hibbân a dit dans ath-Thiqât : « Ses hadiths sont droits, mais peu nombreux. » Ad-Dâraqutnî l'a déclaré digne de confiance. Al-ʿUqaylî a dit, lorsqu'il l'a mentionné dans ad-Duʿafâ' : « Il est contredit dans ses hadiths. » (Je dis) C'est une critique rejetée, et le groupe l'a pris pour argument.

(خ م) Yûsuf ibn Yazîd al-Basrî, Abû Maʿshar al-Barrâ', qui taillait les flèches. ʿAlî ibn al-Junayd a dit, d'après Muhammad ibn Abî Bakr al-Muqaddamî : « Abû Maʿshar al-Barrâ' nous a rapporté, et il était digne de confiance. » Abû Hâtim a dit : « On écrit ses hadiths. » Ibn Maʿîn a dit : « Faible. » Ibn Hibbân l'a mentionné dans ath-Thiqât. (Je dis) Il a dans al-Bukhârî trois hadiths : le premier d'après ʿUbayd Allâh ibn al-Akhnas, d'après Ibn Abî Mulayka, d'après Ibn ʿAbbâs, sur l'histoire de l'exorcisme (ruqya) par la Fâtiha, qui a un témoignage concordant dans le hadith d'Abû Saʿîd al-Khudrî ; le deuxième d'après Saʿîd ibn ʿUbayd Allâh ibn Jubayr ibn Hayya, déjà mentionné dans sa notice avec son témoignage concordant ; le troisième d'après ʿUthmân, d'après ʿIkrima, d'après Ibn ʿAbbâs, sur le pèlerinage, qu'il a cité sous forme suspendue (muʿallaq, sans chaîne complète) en disant : « Abû Kâmil a dit : Abû Maʿshar nous a rapporté d'après ʿUthmân », puis il l'a cité ; il est mawqûf (s'arrêtant au Compagnon), une partie en est marfûʿ (remontant au Prophète), et la plus grande partie a des témoignages concordants. Il n'a chez Muslim qu'un seul hadith, d'après Khâlid ibn Dhakwân, d'après ar-Rubayyiʿ bint Muʿawwidh, sur le jeûne du jour de ʿÂshûrâ'. Voilà tout ce qu'il a dans les deux Sahîh, et il n'a rien dans les quatre Sunan.

(خ ت س ق) Yûnus ibn Abî l-Furât al-Basrî. Abû Dâwûd et an-Nasâ'î l'ont jugé digne de confiance. Ibn al-Junayd a dit, d'après Ibn Maʿîn : « Il n'y a pas de mal en lui » — et c'est là, de la part d'Ibn Maʿîn, une déclaration de fiabilité. ʿAbd Allâh ibn Ahmad a dit, d'après son père : « J'espère qu'il est digne de confiance. » Quant à Ibn ʿAdî, il l'a mentionné dans la notice de Saʿîd ibn Abî ʿArûba et a dit : « Il n'est pas connu (laysa bi-l-mashhûr). » Je ne sais ce qu'il a voulu dire par la notoriété, alors que Hishâm ad-Dastuwâ'î, son compagnon, Muhammad ibn Bakr al-Bursânî et Muhammad ibn Marwân al-ʿUqaylî ont rapporté de lui, et que ceux que nous avons cités l'ont jugé digne de confiance. Ibn Saʿd a dit : « Il était connu. » Ibn Hibbân s'est singularisé en disant : « Il n'est pas permis de le prendre comme argument, en raison de la prédominance des [hadiths] réprouvés (manâkîr) dans sa transmission. » (Je dis) Il n'a, dans al-Bukhârî et dans les Sunan, que son hadith d'après Qatâda, d'après Anas, qui a dit : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) n'a jamais mangé sur une table (khiwân). » Or at-Tirmidhî a dit que Saʿîd ibn Abî ʿArûba a rapporté, d'après Qatâda, un hadith semblable à celui-ci. Et Allah sait mieux.

(خ) Yûnus ibn al-Qâsim al-Hanafî, Abû ʿUmar al-Yamâmî. Yahyâ ibn Maʿîn et ad-Dâraqutnî l'ont jugé digne de confiance, et al-Bardîjî a dit : « Ses hadiths sont réprouvés (munkar al-hadîth). » (Je dis) J'ai mentionné cela afin qu'on ne vienne pas me le signaler comme un oubli ; sinon, la doctrine d'al-Bardîjî est que le [hadith] réprouvé (munkar) est le [hadith] isolé (fard), qu'il soit transmis isolément par un rapporteur digne de confiance ou par un autre ; sa parole « ses hadiths sont réprouvés » ne constitue donc pas une critique manifeste — comment le serait-elle, alors que Yahyâ ibn Maʿîn l'a jugé digne de confiance ? Il n'a dans al-Bukhârî que son hadith d'après Ishâq ibn Abî Talha, d'après Anas, sur l'interdiction de la mukhâbara (bail de la terre contre une part de la récolte), et ce hadith se trouve chez lui par d'autres voies que celle-ci, d'après Anas.

(ع) Yûnus ibn Yazîd al-Aylî, le compagnon d'az-Zuhrî. Ibn Abî Hâtim a dit, d'après ʿAbbâs ad-Dûrî, qui a dit : Ibn Maʿîn a dit : « Les plus solides des gens pour az-Zuhrî sont Mâlik, Maʿmar, Yûnus, ʿUqayl et Shuʿayb. » ʿUthmân ad-Dârimî a dit, d'après Ahmad ibn Sâlih : « Pour az-Zuhrî, nous ne faisons passer personne avant Yûnus. » Il a dit : « Et j'ai entendu Ahmad ibn Hanbal dire : “J'ai entendu les hadiths de Yûnus d'après az-Zuhrî, et j'ai constaté qu'il avait parfois entendu un même hadith à plusieurs reprises ; et lorsqu'az-Zuhrî venait à Ayla, il descendait chez lui.” » ʿAlî ibn al-Madînî a dit, d'après Ibn Mahdî : « Ibn al-Mubârak disait : “Son livre [de ce qu'il tient] d'az-Zuhrî est authentique.” » Ibn Mahdî a dit : « Et c'est aussi ce que je dis. » Ahmad ibn Hanbal a dit : « Wakîʿ a dit : “Il avait une mauvaise mémoire.” » Al-Maymûnî a dit : « On demanda à Ahmad qui était le plus solide pour az-Zuhrî ; il répondit : “Maʿmar.” On lui dit : “Et Yûnus ?” Il répondit : “Il a rapporté des hadiths réprouvés.” » Al-Athram a dit, d'après Ahmad : « Il apportait des choses — il veut dire réprouvées —, et je l'ai vu le critiquer sévèrement. » Abû Zurʿa ad-Dimashqî a dit : « J'ai entendu Ahmad dire : “Il y a dans les hadiths de Yûnus des choses réprouvées.” » Ibn Saʿd a dit : « Il rapportait beaucoup de hadiths, mais il n'est pas une autorité probante (hujja), et il lui arrivait d'apporter une chose réprouvée. » (Je dis) La majorité l'a jugé digne de confiance de manière absolue ; ils n'ont jugé faible qu'une partie de sa transmission, là où il contredit ses pairs ou rapporte de mémoire ; mais lorsqu'il rapporte à partir de son livre, il est une autorité probante. Ibn al-Barqî a dit : « J'ai entendu Ibn al-Madînî dire : “Les plus solides des gens pour az-Zuhrî sont Mâlik, Ibn ʿUyayna, Maʿmar, Ziyâd ibn Saʿd, et Yûnus à partir de son livre.” » Ahmad l'a jugé digne de confiance de manière absolue, ainsi qu'Ibn Maʿîn, al-ʿIjlî, an-Nasâ'î, Yaʿqûb ibn Shayba et la majorité ; et l'ensemble [des auteurs des six recueils] l'a pris comme argument.

(ع) Abû Bakr ibn ʿAyyâsh al-Asadî al-Kûfî, le lecteur [du Coran]. On diverge sur son nom, et l'opinion correcte est qu'il n'a pas d'autre nom que sa kunya. Ahmad a dit : « Digne de confiance, mais il lui arrivait de se tromper. » Abû Nuʿaym a dit : « Il n'y avait pas, parmi nos maîtres, de plus fautif que lui. » On interrogea Abû Hâtim à son sujet et au sujet de Sharîk ; il répondit : « Ils sont égaux en mémoire, si ce n'est qu'Abû Bakr a un livre plus correct. » Ibn ʿAdî l'a mentionné dans al-Kâmil et a dit : « Je ne lui ai trouvé aucun hadith réprouvé parmi ceux que les rapporteurs dignes de confiance transmettent de lui. » Ibn Hibbân a dit : « Yahyâ al-Qattân et ʿAlî ibn al-Madînî avaient une mauvaise opinion de lui, et cela parce que, lorsqu'il eut vieilli, sa mémoire se dégrada et il commettait des méprises. » Ibn Saʿd a dit : « Il était digne de confiance, véridique (sadûq), savant en hadith, si ce n'est qu'il se trompait beaucoup. » Al-ʿIjlî a dit : « Il était digne de confiance, attaché à la Sunna, et il commettait quelques erreurs. » Yaʿqûb ibn Shayba a dit : « Il avait de la science juridique, du savoir et de la transmission, et il y a de l'incohérence (idtirâb) dans ses hadiths. » (Je dis) Muslim n'a rapporté de lui qu'un peu de chose dans l'introduction de son Sahîh. Al-Bukhârî a rapporté de lui des hadiths, dont : dans le Pèlerinage, avec la corroboration (mutâbaʿa) d'ath-Thawrî, d'après ʿAbd al-ʿAzîz, d'après Anas, au sujet de la prière du zuhr et de l'ʿasr à Minâ le jour de at-tarwiya ; dans le Jeûne, avec la corroboration d'Ibn ʿUyayna et d'autres, d'après Abû Ishâq ash-Shaybânî, d'après Ibn Abî Awfâ, au sujet de la rupture du jeûne au coucher du soleil ; dans les Troubles (al-fitan), son hadith d'après Abû Hasîn, d'après Abû Maryam al-Asadî, d'après ʿAmmâr, qui a dit au sujet de ʿÂ'isha : « Elle est l'épouse de votre Prophète dans ce monde et dans l'au-delà » — et le hadith comporte un récit ; et dans l'Exégèse, avec la corroboration de Jarîr et d'autres, d'après Husayn, d'après ʿAmr ibn Maymûn, d'après ʿUmar, au sujet du récit de son assassinat et de celui du conseil (ash-shûrâ).

(ع) Abû Bakr ibn Abî Mûsâ al-Ashʿarî, éminent Successeur (tâbiʿî). Abû Dâwûd a dit : « Il était, à leurs yeux, plus agréé qu'Abû Burda. » Abû Bakr ibn ʿAyyâsh a dit la même chose, d'après Abû Ishâq. Al-ʿIjlî a dit : « Coufien, Successeur, digne de confiance. » Ibn Saʿd a dit : « Il était plus âgé que son frère Abû Burda ; il rapportait peu de hadiths et on le jugeait faible. » (Je dis) C'est là une critique rejetée ; les deux maîtres [al-Bukhârî et Muslim] ont rapporté de lui des hadiths qu'il transmet d'après son père. ʿAbd Allâh ibn Ahmad a dit : « J'ai demandé à mon père : “Abû Bakr a-t-il entendu de son père ?” Il répondit : “Non.” » Al-Âjurrî a dit, d'après Abû Dâwûd : « Je pense qu'il a entendu de lui. » (Je dis) Il a déclaré explicitement, dans sa transmission, avoir entendu de lui.

(Section) Énumération de ceux, parmi les rapporteurs critiqués, dont al-Bukhârî a cité quelques hadiths sous forme de taʿlîq (sans chaîne complète). Ce qu'al-Bukhârî cite ainsi des hadiths de ces gens, il ne le rapporte qu'à titre de témoignage (istishhâd) et pour multiplier les voies ; si donc ce qui a été dit d'eux était une véritable atteinte, cela ne nuirait en rien. J'ai cité leurs noms à la suite, en me bornant à une allusion à leur état, à la différence de ceux dont il a rapporté les hadiths sous forme de chaîne continue, dont nous avons achevé l'exposé : on a vu clairement, par le détail de leur état, ce qui suffit à celui qui réfléchit, et il est apparu, par le discernement des propos tenus à leur sujet et par la mesure de ce que l'auteur a rapporté de chacun d'eux, ce qui écarte de lui les motifs de critique du chicaneur. Il n'est de force ni de puissance qu'en Allah le Très-Haut.

(خ ت ع ا) Abân ibn Sâlih. La majorité l'a jugé digne de confiance, ainsi que Yahyâ ibn Maʿîn, Abû Hâtim et d'autres critiques ; Ibn ʿAbd al-Barr s'est singularisé en disant : « Faible. » Il a quelques passages à titre de corroboration.

(خ م د س) Abân ibn Yazîd al-ʿAttâr. [Al-Bukhârî] a cité beaucoup de lui sous forme de taʿlîq ; il a déjà été mentionné.

(ق) Ibrâhîm ibn Ismâʿîl ibn Mujammiʿ al-Ansârî. Faible selon eux ; [al-Bukhârî] a cité de lui un seul passage sous forme de taʿlîq.

(د س) Ibrâhîm ibn Maymûn as-Sâ'igh. Digne de confiance ; Abû Hâtim a dit : « On ne le prend pas comme argument. » Il a un passage, sous forme de taʿlîq (muʿallaq), dans la Répudiation.

(م ع ا) Usâma ibn Zayd al-Laythî. On diverge à son sujet ; al-Bukhârî a cité peu de lui sous forme de taʿlîq.

(م ع ا) Asbât ibn Nasr al-Hamdânî. Ahmad et d'autres l'ont jugé faible ; il a un passage muʿallaq dans la Prière pour la pluie.

(ت ع ا) Ishâq ibn Yahyâ al-Kalbî. Adh-Dhuhlî a dit : « Inconnu. » Il a chez lui quelques passages à titre de corroboration.

(د س) Asad ibn Mûsâ al-Umawî, connu sous le nom d'Asad as-Sunna. On l'a jugé digne de confiance, et an-Nasâ'î a fait allusion à ses erreurs. Il n'a chez al-Bukhârî qu'un seul passage.

(خت ع ا) Ashʿath ibn ʿAbd Allâh ibn Jâbir al-Huddânî, que l'on rattache parfois à son grand-père. Yahyâ ibn Maʿîn et d'autres l'ont jugé digne de confiance, et al-ʿUqaylî a dit : « Il y a de la méprise dans ses hadiths. » Il a un seul passage, d'après Anas.

(خت ع ا) Ashʿath ibn ʿAbd al-Malik al-Humrânî. Yahyâ ibn Maʿîn l'a également jugé digne de confiance, et Ibn ʿAdî l'a mentionné parmi les faibles. Il a quelques passages muʿallaq.

(حب ق) Bishr ibn Thâbit al-Bazzâr. On diverge à son sujet ; il a un seul passage muʿallaq, dans le Vendredi.

(خت م ع ا) Baqiyya ibn al-Walîd. Célèbre ; on diverge à son sujet. Il a un passage muʿallaq dans la Prière.

(د ت ق) Bakkâr ibn ʿAbd al-ʿAzîz ibn Abî Bakra. Ibn Maʿîn l'a jugé faible, et Ibn ʿAdî a dit : « J'espère qu'il n'y a pas de mal en lui. » Il a un seul passage muʿallaq, dans les Troubles.

(ع ا) Bahz ibn Hakîm al-Qushayrî. Ibn Maʿîn l'a jugé digne de confiance, et Abû Hâtim a dit : « On ne le prend pas comme argument. » Il a un seul passage muʿallaq, dans la Purification.

(م د ت) Al-Hârith ibn ʿUbayd, Abû Qudâma, connu par sa kunya comme par son nom. Ibn Maʿîn l'a jugé faible, et Abû Hâtim a dit : « On écrit ses hadiths, mais on ne le prend pas comme argument. » Il a deux passages seulement.

(ع ا) Al-Hârith ibn ʿUmayr al-Makkî, originaire de Basra. La majorité l'a jugé digne de confiance ; al-Azdî s'est singularisé en le jugeant faible, et al-Hâkim l'a suivi ; Ibn Hibbân a exagéré en disant que ses hadiths sont forgés. Il n'a dans le Sahîh qu'un seul passage, vers la fin du Pèlerinage : il s'agit d'un ajout (ziyâda) dans un récit, pour lequel il est corroboré, dans le Sahîh également.

(ت ق) Hurayth ibn Abî Matar al-Fazârî. An-Nasâ'î et d'autres l'ont jugé faible ; il n'a qu'un passage dans les Sacrifices, à titre de corroboration.

(م ع ا) Al-Hasan ibn Sâlih ibn Hayy, l'un des imams. On l'a critiqué pour son chiisme (tashayyuʿ) ; il n'a dans al-Bukhârî qu'une anecdote muʿallaq.

(ت ق) Al-Hasan ibn ʿUmâra, Coufien connu pour sa faiblesse. Al-Mizzî lui a apposé le signe du taʿlîq, alors qu'al-Bukhârî n'a rien cité de lui sous forme de taʿlîq, comme nous l'avons exposé précédemment.

(م ع ا) Al-Husayn ibn Wâqid al-Marwazî. Yahyâ ibn Maʿîn et d'autres l'ont jugé digne de confiance, et l'avis d'Ahmad à son sujet a varié. Il a un seul passage, dans les Mérites du Coran.

(ع ا) Hakîm ibn Muʿâwiya, le père de Bahz. Al-ʿIjlî et d'autres l'ont jugé digne de confiance ; Ibn Hazm s'est singularisé en le jugeant faible. Il n'a que deux passages, dans la Purification et dans le Mariage.

(خت) Hammâd ibn al-Jaʿd al-Basrî. Abû Dâwûd et d'autres l'ont jugé faible ; il n'a qu'un seul passage, avec la corroboration de Shuʿba, d'après Qatâda.

(ع) Hammâd ibn Salama : il a déjà été mentionné.

(د ق) Ar-Rabîʿ ibn Subayh as-Saʿdî. On diverge à son sujet ; il a un seul passage, dans les Expiations.

(م ع ا) Saʿd ibn Saʿîd al-Ansârî, le frère de Yahyâ ibn Saʿîd. Al-ʿIjlî et d'autres l'ont jugé digne de confiance, Ahmad et d'autres l'ont jugé faible ; at-Tirmidhî a dit : « On l'a critiqué du côté de sa mémoire », et Ibn ʿAdî a dit : « Je ne vois pas de mal en lui. » Il a un seul passage, dans l'Aumône légale (az-zakât).

(د ت) Saʿîd ibn Dâwûd az-Zubayrî, parmi ceux qui rapportent d'après Mâlik. Ibn al-Madînî et d'autres l'ont jugé faible ; il a un seul passage, dans l'Unicité divine (at-tawhîd), à titre de corroboration.

(خت) Saʿîd ibn Ziyâd al-Ansârî. Abû Hâtim a dit : « Inconnu. » Il a un passage dans les Jugements, à titre de corroboration.

(م د ت ق) Saʿîd ibn Zayd ibn Dirham, le frère de Hammâd ibn Zayd. Il a un seul passage, dans la Purification. Ahmad et d'autres ont dit : « Il n'y a pas de mal en lui », et an-Nasâ'î a dit : « Il n'est pas fort. »

(م ع ا) Sufyân ibn Husayn al-Wâsitî. Ahmad ibn Hanbal et d'autres l'ont jugé faible pour [ce qu'il rapporte d']az-Zuhrî et l'ont jugé fort pour le reste. [Al-Bukhârî] a cité un peu de lui sous forme de taʿlîq.

(م ع ا) Sulaymân ibn Dâwûd at-Tayâlisî, digne de confiance, célèbre, mémorisateur (hâfiz) ; il s'est trompé dans certains de ses hadiths. [Al-Bukhârî] a cité de lui peu de hadiths sous forme de taʿlîq ; et il a dit, dans les Troubles : « Muhammad ibn Bashshâr nous a rapporté : “ʿAbd ar-Rahmân ibn Mahdî et un autre nous ont rapporté…” », et il a cité un hadith ; or cet autre est Abû Dâwûd, comme on l'a vu.

(د خ ت س) Sulaymân ibn Qarm ad-Dabbî. Abû Hâtim a dit : « Il n'est pas solide », et an-Nasâ'î l'a jugé faible. Il a un seul passage, à titre de corroboration.

(م ع ا) Simâk ibn Harb al-Kûfî, Successeur célèbre, au sujet duquel on diverge ; on a jugé faibles ses hadiths d'après ʿIkrima. Il n'a qu'un seul passage, dans les Expiations, à titre de corroboration.

Passage douteuxImprimé سلامة عمر بن روح : le mot عمر semble parasite (lire سلامة بن روح) ; en outre Salâma ibn Rawh ibn Khâlid est connu comme neveu (ابن أخي) de ʿUqayl ibn Khâlid ; forme imprimée conservée (« Salâma ʿUmar ibn Rawh, cousin de ʿUqayl »). Texte arabe imprimé : سلامة عمر بن روح بن عم عقيل

(س ق) Salâma ʿUmar ibn Rawh, cousin de ʿUqayl. Abû Zurʿa l'a jugé faible ; il a deux passages, dans le Pèlerinage et dans les Funérailles, à titre de corroboration.

(م د ع ا) Sharîk ibn ʿAbd Allâh an-Nakhaʿî al-Kûfî, le juge. On diverge à son sujet ; il n'a qu'un passage, dans les Funérailles.

(م ع ا) Sâlih ibn Rustum, Abû ʿÂmir al-Khazzâz al-Basrî. Abû Dâwûd l'a jugé digne de confiance et Yahyâ ibn Maʿîn l'a jugé faible ; il a quelques passages parmi les corroborations.

(م ع ا) ʿÂsim ibn Kulayb al-Jarmî. An-Nasâ'î l'a jugé digne de confiance, et Ibn al-Madînî a dit : « On ne prend pas comme argument ce qu'il est seul à rapporter. » Il a un seul passage, dans le Vêtement.

Passage douteuxImprimé الباجي, probablement الناجي (ʿAbbâd ibn Mansûr an-Nâjî) ; nisba conservée telle qu'imprimée (« al-Bâjî »). Texte arabe imprimé : عباد بن منصور الباجي فيه ضعف

(ع ا) ʿAbbâd ibn Mansûr al-Bâjî. Il y a de la faiblesse en lui, et il pratiquait le tadlîs (dissimulation de l'intermédiaire). Il a un passage muʿallaq dans la Médecine.

(د س) ʿAbd Allâh ibn Yazîd al-Khuzâʿî — on dit aussi al-Laythî —, parmi les compagnons d'az-Zuhrî. Il a un passage à titre de corroboration.

Passage douteuxImprimé الجرمي, probablement المخرمي (ʿAbd Allâh ibn Jaʿfar al-Makhramî) ; nisba conservée telle qu'imprimée (« al-Jarmî ») ; et وثقة pour وثقه : « l'ont jugé digne de confiance ». Texte arabe imprimé : بن المسور بن مخرمة الجرمي المدني وثقة

(م ع ا) ʿAbd Allâh ibn Jaʿfar ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn al-Miswar ibn Makhrama al-Jarmî al-Madanî. Ahmad, Ibn Maʿîn et d'autres l'ont jugé digne de confiance ; Ibn Abî Khaythama a rapporté d'Ibn Maʿîn : « Véridique, mais pas solide. » Il a un seul passage, dans la Réconciliation, à titre de corroboration.

(ع ا) ʿAbd Allâh ibn Husayn al-Azdî, Abû Harîz al-Basrî, juge du Sijistân. Abû Zurʿa l'a jugé digne de confiance, l'avis de Yahyâ ibn Maʿîn à son sujet a varié, et an-Nasâ'î l'a jugé faible. Il a un passage dans les Témoignages, à titre de corroboration.

(د ت ق) ʿAbd Allâh ibn Sâlih, Abû Sâlih, le secrétaire d'al-Layth. [Al-Bukhârî] a beaucoup cité de lui sous forme de taʿlîq ; il a déjà été mentionné.

(م ع ا) ʿAbd Allâh ibn ʿUthmân ibn Khuthaym al-Makkî. On diverge à son sujet ; il a un passage dans le Pèlerinage, à titre de corroboration.

(د س) ʿAbd Allâh ibn al-Walîd al-ʿAdanî, établi à La Mecque. Abû Zurʿa a dit : « Véridique », et Abû Hâtim a dit : « On ne le prend pas comme argument. » Il a des passages parmi les corroborations.

(م ع ا) ʿAbd al-Hamîd ibn Jaʿfar al-Ansârî. On l'a jugé digne de confiance ; an-Nasâ'î a dit une fois : « Il n'est pas fort », et as-Sâjî a dit : « Il n'a été jugé faible qu'à cause [de sa position sur] le décret divin (al-qadar). » Il a des passages à titre de corroboration.

(ت ق) ʿAbd al-Hamîd ibn Habîb ibn Abî l-ʿIshrîn, le secrétaire d'al-Awzâʿî. La plupart l'ont jugé digne de confiance, et an-Nasâ'î a dit : « Il n'est pas fort. » Il a des passages à titre de corroboration.

Passage douteuxLa notice d'al-Masʿûdî, avec son sigle non mis en gras, est accolée à la précédente dans l'imprimé ; reproduite telle quelle dans le même paragraphe. Texte arabe imprimé : في المقدمة فقط (ع ا) عبد الرحمن بن عبد الله المسعودي

(خت م ع ا) ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî z-Zinâd al-Madanî. Al-ʿIjlî et Yaʿqûb ibn Shayba l'ont jugé digne de confiance ; Abû Dâwûd a dit, d'après Ibn Maʿîn : « Il était le plus solide des gens pour Hishâm ibn ʿUrwa » ; as-Sâjî a rapporté d'Ibn Maʿîn que son hadith d'après son père, d'après al-Aʿraj, d'après Abû Hurayra, est une autorité probante ; Ibn al-Madînî a dit : « Les Bagdadiens l'ont gâté, et ses hadiths [rapportés] à Médine sont plus authentiques » ; Abû Hâtim et an-Nasâ'î ont dit : « On ne le prend pas comme argument. » (Je dis) Al-Bukhârî a cité de lui beaucoup sous forme de taʿlîq, d'après son père, d'après al-Aʿraj, ainsi que de ce qu'il rapporte lui-même d'après Mûsâ ibn ʿUqba et d'après Hishâm ibn ʿUrwa ; Muslim n'a rapporté de lui que dans l'introduction. (ع ا) ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh al-Masʿûdî : al-Mizzî lui a apposé le signe du taʿlîq, alors qu'al-Bukhârî n'a rien cité de lui sous forme de taʿlîq, comme on l'a vu.

(ع ا) ʿAbd al-ʿAzîz ibn Abî Rawwâd al-Makkî. Yahyâ ibn Maʿîn et d'autres l'ont jugé digne de confiance ; Ahmad l'a critiqué pour l'irjâ' (ajournement du jugement sur la foi) ; Ibn al-Junayd a dit : « Il était faible » ; Abû Hâtim a dit : « On ne délaisse pas ses hadiths pour une opinion en laquelle il s'est trompé. » (Je dis) Il a quelques passages à titre de corroboration.

(م ت ق) ʿAbd al-ʿAzîz ibn al-Muttalib al-Madanî. Abû Hâtim a dit : « Acceptable (sâlih) », et ad-Dâraqutnî a dit : « On le prend en considération. » Il a un passage muʿallaq dans les Jugements.

(ت س ق) ʿAbd al-Karîm ibn Abî l-Mukhâriq. Al-Mizzî lui a apposé le signe du taʿlîq, alors qu'al-Bukhârî n'a rien cité de lui sous forme de taʿlîq ; il a déjà été mentionné.

(خ س ق) ʿAbd al-Wâhid ibn Abî ʿAwn al-Madanî. Ibn Maʿîn et d'autres l'ont jugé digne de confiance, et Ibn Hibbân a dit : « Il se trompe. » Il n'a dans al-Bukhârî qu'un seul passage, à titre de corroboration.

Passage douteuxImprimé معقب, probablement معتب (ʿUbayda ibn Muʿattib ad-Dabbî) ; nom conservé tel qu'imprimé (« Muʿaqqib »). Texte arabe imprimé : عبيدة بن معقب الضبي

(خ د ت ق) ʿUbayda ibn Muʿaqqib ad-Dabbî, Abû ʿAbd ar-Rahîm al-Kûfî. Faible selon eux ; il n'a dans al-Bukhârî qu'un seul passage muʿallaq, dans les Sacrifices.

(م ع ا) ʿIkrima ibn ʿAmmâr. Célèbre ; on diverge à son sujet. Il a un seul passage muʿallaq.

(م ع ا) ʿUmâra ibn Ghaziyya al-Ansârî. Yahyâ ibn Maʿîn et d'autres l'ont jugé digne de confiance ; Ibn Hazm s'est singularisé en le jugeant faible. Al-Bukhârî a cité un peu de lui sous forme de taʿlîq.

(ت ق) ʿAmr ibn ʿUbayd, le célèbre muʿtazilite. Al-Mizzî lui a apposé le signe du taʿlîq, alors qu'al-Bukhârî n'a rien cité de lui sous forme de taʿlîq ; il a déjà été mentionné.

(ع ا) ʿAmr ibn Abî Qays ar-Râzî. Abû Dâwûd a dit : « Il y a des erreurs dans ses hadiths. » Il a un seul passage, à titre de corroboration, dans les Ventes.

(ع ا) ʿImrân al-Qattân al-Basrî, le compagnon de Qatâda. Véridique ; an-Nasâ'î l'a jugé faible, et ad-Dâraqutnî a dit : « Il commettait beaucoup de méprises. » Al-Bukhârî a cité un peu de lui sous forme de taʿlîq.

(ق) ʿÎsâ ibn Mûsâ Ghunjâr al-Bukhârî. Célèbre ; ad-Dâraqutnî l'a critiqué et al-Hâkim l'a jugé digne de confiance. Il a un seul passage, dans le Commencement de la création.

(م ع ا) Layth ibn Abî Sulaym al-Kûfî. Ahmad et d'autres l'ont jugé faible ; [al-Bukhârî] a cité un peu de lui sous forme de taʿlîq, et Muslim a rapporté de lui conjointement avec un autre.

Passage douteuxImprimé فبأن, coquille pour فبان : « il est apparu » ; traduit ainsi. Texte arabe imprimé : فبأن أن سببه غير قادح

(م ع ا) Muhammad ibn Ishâq ibn Yasâr, l'imam des expéditions (al-maghâzî). On diverge sur le fait de le prendre comme argument, et la majorité l'accepte pour la biographie (as-siyar). On a demandé des précisions à ceux qui l'ont critiqué sans réserve, et il est apparu que la raison [de leur critique] ne constitue pas une atteinte. Muslim a rapporté de lui parmi les corroborations, et il a dans al-Bukhârî de nombreux passages cités de lui sous forme de taʿlîq, ainsi qu'un seul passage où il dit : « Ibrâhîm ibn Saʿd a dit, d'après son père, d'après Ibn Ishâq », et il cite un hadith.

(م ع ا) Muhammad ibn Muslim at-Tâ'ifî. Ibn Maʿîn l'a jugé digne de confiance et a dit : « Lorsqu'il rapportait de mémoire, il se trompait. » Muslim a rapporté de lui à titre de corroboration, et al-Bukhârî sous forme de taʿlîq.

(م ع ا) Muhammad ibn ʿAjlân al-Madanî. Véridique, célèbre ; on l'a critiqué du côté de sa mémoire. Il a des passages muʿallaq.

(د ت ق) Mubârak ibn Fadâla. On diverge à son sujet, et il pratiquait le tadlîs. Ibn ʿAdî a dit : « J'espère que ses hadiths sont droits. » Al-Bukhârî a cité de lui quelques passages sous forme de taʿlîq.

(م د س) Muhâdir ibn al-Muwarriʿ. Ce qu'on dit de lui est semblable à ce qu'on dit d'Abân al-ʿAttâr et de Hammâd ibn Salama : al-Bukhârî a en effet rapporté de lui, dans le Pèlerinage, un ajout au sujet duquel il dit : « Muhammad m'a ajouté : “Muhâdir nous a rapporté…” » On diverge à son sujet, et il a chez lui des passages parmi les corroborations.

(خت) Murajjâ ibn Rajâ' al-ʿUtâridî, l'aveugle. On diverge à son sujet ; il n'a qu'un seul passage, sur la rupture du jeûne avec des dattes, dans les deux Fêtes.

Passage douteuxLa notice de Hilâl ibn Raddâd, avec son sigle non mis en gras, est accolée à la précédente dans l'imprimé ; reproduite telle quelle dans le même paragraphe. Texte arabe imprimé : وعلق له البخاري قليلا (خت) هلال بن رداد

(م ع ا) Hishâm ibn Saʿd al-Madanî, Abû ʿAbbâd, le compagnon de Zayd ibn Aslam. Abû Dâwûd a dit qu'il était le plus solide des gens pour lui [Zayd ibn Aslam]. Ahmad a dit : « Il n'était pas un mémorisateur. » Ibn Abî Khaythama a dit, d'après Ibn Maʿîn : « Acceptable, et il n'est pas délaissé. » Abû Zurʿa a dit : « Son rang est la véracité. » Abû Hâtim a dit : « On écrit ses hadiths, mais on ne le prend pas comme argument. » An-Nasâ'î l'a jugé faible, et al-Hâkim a dit : « Muslim l'a cité à titre de témoignage. » (Je dis) Et al-Bukhârî a cité un peu de lui sous forme de taʿlîq. (خت) Hilâl ibn Raddâd, d'après az-Zuhrî : son état n'est pas connu ; il a un passage dans le Commencement de la Révélation.

(ت) Hilâl Abû Zilâl, d'après Anas. Ibn Maʿîn et an-Nasâ'î l'ont jugé faible, et al-Bukhârî a dit : « Ses hadiths sont passables (muqârib al-hadîth). » Il a un passage, à titre de corroboration, d'après Anas, sur le mérite de la cécité.

(د ت) Yahyâ ibn Ayyûb ibn Abî Zurʿa ibn ʿAmr ibn Jarîr al-Bajalî al-Kûfî. L'avis de Yahyâ ibn Maʿîn à son sujet a varié ; al-Bukhârî a cité un peu de lui sous forme de taʿlîq.

(س) Yahyâ ibn ʿAbd Allâh ibn ad-Dahhâk al-Bâbaltî, le compagnon d'al-Awzâʿî. [Al-Bukhârî] a cité un peu de lui sous forme de taʿlîq, et il a été critiqué.

(س ت) Yahyâ ibn Maymûn, Abû l-Muʿallâ al-ʿAttâr, connu par sa kunya. Ishâq ibn Mansûr a dit, d'après Ibn Maʿîn : « Digne de confiance. » Ibn al-Jawzî a prétendu qu'Ibn Hibbân l'avait jugé faible, et il s'est mépris en cela : [Ibn Hibbân] n'a jugé faible que Yahyâ ibn Maymûn Abû Ayyûb al-Basrî. Abû l-Muʿallâ a dans al-Bukhârî un seul passage, sous sa kunya.

Passage douteuxImprimé في الفتنة (« au sujet du trouble »), alors que le passage du Livre du vêtement porte sur les étoffes القسية ; probablement في القسية ; traduit « au sujet des étoffes qassiyya ». Texte arabe imprimé : عقب حديث أبي بردة عن علي في الفتنة

(م ع ا) Yazîd ibn Abî Ziyâd al-Kûfî. On diverge à son sujet ; la majorité juge ses hadiths faibles, si ce n'est qu'il n'est pas délaissé. Al-Bukhârî a cité de lui un seul passage sous forme de taʿlîq, dans le Vêtement, à la suite du hadith d'Abû Burda d'après ʿAlî au sujet des étoffes qassiyya.

(ع ا) Yaʿqûb ibn ʿAbd Allâh al-Ashʿarî al-Qummî. An-Nasâ'î a dit : « Il n'y a pas de mal en lui », et ad-Dâraqutnî l'a jugé lâche. Il a un passage muʿallaq dans la Médecine.

(ت) Yaʿqûb ibn Muhammad az-Zuhrî al-Madanî. Ibn Maʿîn a dit : « Véridique, mais il ne se soucie pas de qui il rapporte », et il a dit une fois : « Ses hadiths ressemblent à ceux d'al-Wâqidî. » La majorité l'a jugé faible, et al-Hâkim, seul, a dit : « Digne de confiance, sûr. » Al-Bukhârî a cité de lui un seul passage sous forme de taʿlîq, sur les limites de la Péninsule arabique, et il se trouve dans le Pèlerinage.

(د م ت ق) Yûnus ibn Bukayr ibn Wâsil ash-Shaybânî al-Kûfî. On diverge à son sujet ; Abû Hâtim a dit : « Son rang est la véracité. » [Al-Bukhârî] a cité un peu de lui sous forme de taʿlîq.

Passage douteuxImprimé العقدية, probablement القعدية : les Qaʿadites, qui approuvent la révolte sans y prendre part ; traduit ainsi. Texte arabe imprimé : والعقدية الذين يزينون الخروج

(Section) Discernement des causes de la critique portée contre les rapporteurs mentionnés ; on voit clairement par là lesquels d'entre eux peuvent être pris comme argument et lesquels ne le peuvent pas. Elle comporte deux catégories. (La première) : ceux qui ont été jugés faibles en raison de leur croyance. Nous en avons déjà exposé le statut, et nous avons montré, dans la notice de chacun d'eux, [qu'on l'accepte] tant qu'il n'était pas propagandiste [de sa doctrine], ou qu'il l'avait été puis s'était repenti, ou que sa transmission était appuyée par un rapporteur qui le corrobore. Voici l'explication de ce dont on les a accusés. L'irjâ' signifie l'ajournement, et il est chez eux de deux sortes : certains entendent par là l'ajournement du jugement quant à savoir laquelle des deux factions qui se sont combattues après ʿUthmân avait raison ; d'autres entendent l'ajournement du jugement condamnant au Feu celui qui commet les grands péchés et délaisse les obligations, car la foi est chez eux la reconnaissance et la croyance, et, cela étant acquis, les œuvres n'y font rien. Le chiisme (at-tashayyuʿ) est l'amour de ʿAlî et le fait de le placer au-dessus des Compagnons : celui qui le place au-dessus d'Abû Bakr et de ʿUmar est excessif dans son chiisme, et on le qualifie de râfidî ; sinon, il est chiite (shîʿî). Si s'y ajoute l'insulte ou la déclaration explicite de haine, il est excessif dans le rafd ; et s'il croit au retour (ar-rajʿa) en ce monde, son excès est plus grave encore. Les Qadarites sont ceux qui prétendent que le mal est l'acte du seul serviteur. Les Jahmites sont ceux qui nient les attributs d'Allah le Très-Haut que le Livre et la Sunna ont établis, et qui disent que le Coran est créé. Le nasb est la haine de ʿAlî et le fait de placer d'autres que lui au-dessus de lui. Les Kharijites sont ceux qui ont reproché à ʿAlî l'arbitrage, l'ont désavoué, ainsi que ʿUthmân et sa descendance, et les ont combattus ; s'ils déclarent ceux-ci mécréants de manière absolue, ce sont les extrémistes d'entre eux. Les Ibâdites, parmi eux, sont les partisans de ʿAbd Allâh ibn Abâd. Les Qaʿadites (al-qaʿadiyya) sont ceux qui présentent comme belle la révolte contre les imams, sans s'y livrer eux-mêmes. Celui qui s'abstient au sujet du Coran (al-wâqif) est celui qui ne dit ni « créé » ni « non créé ». Voici leurs noms.

(خ م) Ibrâhîm ibn Tahmân : accusé d'irjâ'.

(خ م) Ishâq ibn Suwayd al-ʿAdawî : accusé de nasb.

(خ) Ismâʿîl ibn Abân : accusé de chiisme.

(خ م) Ayyûb ibn ʿÂ'idh at-Tâ'î : accusé d'irjâ'.

(خ م) Bishr ibn as-Sarî : accusé de partager l'opinion de Jahm * Bahz ibn Asad : accusé de nasb.

(خ م) Thawr ibn Zayd ad-Dîlî al-Madanî : accusé de qadar.

(خ م) Thawr ibn Yazîd al-Himsî : accusé de qadar.

(خ م) Jarîr ibn ʿAbd al-Hamîd : accusé de chiisme.

Passage douteuxImprimé جرير, probablement حريز (Harîz ibn ʿUthmân al-Himsî, connu pour le nasb) ; nom conservé tel qu'imprimé (« Jarîr »). Texte arabe imprimé : جرير بن عثمان الحمصي رمى بالنصب

(ع ا) Jarîr ibn ʿUthmân al-Himsî : accusé de nasb.

(خ م) Hassân ibn ʿAtiyya al-Muhâribî : accusé de qadar.

(خ) Al-Hasan ibn Dhakwân : accusé de qadar.

(خ) Husayn ibn Numayr al-Wâsitî : accusé de nasb.

(خ) Khâlid ibn Makhlad al-Qatawânî : accusé de chiisme.

(خ م) Dâwûd ibn al-Husayn : accusé de qadar.

Passage douteuxSaʿîd ibn Fayrûz est connu par la kunya أبو البختري (Abû l-Bakhtarî) ; forme imprimée conservée (« al-Bakhtarî »). Texte arabe imprimé : سعيد بن فيروز البختري

(خ م) Dharr ibn ʿAbd Allâh al-Murhibî : accusé d'irjâ' * Zakariyyâ ibn Ishâq : accusé de qadar * Sâlim ibn ʿAjlân : accusé de qadar * Saʿîd ibn Fayrûz al-Bakhtarî : accusé de chiisme * Saʿîd ibn ʿAmr ibn Ashwaʿ : accusé de chiisme * Saʿîd ibn Kathîr ibn ʿUfayr : accusé de chiisme.

(خ م) Sallâm ibn Miskîn al-Azdî, Abû Rawh al-Basrî : accusé de qadar.

(خ م) Sayf ibn Sulaymân al-Makkî : accusé de qadar.

(خ) Shabâba ibn Sawwâr : accusé d'irjâ'.

(خ) Shibl ibn ʿAbbâd al-Makkî : accusé de qadar.

(خ م) Sharîk ibn ʿAbd Allâh ibn Abî Namir : accusé de qadar.

(خ م) ʿAbbâd ibn al-ʿAwwâm : accusé de chiisme.

(خ) ʿAbbâd ibn Yaʿqûb : accusé de rafd.

(خ) ʿAbd Allâh ibn Sâlim al-Ashʿarî : accusé de nasb (hostilité envers ʿAlî et la Famille du Prophète).

Passage douteuxImprimé « العقدية » (« les ʿAqadites ») ; lecture probable القعدية (« les Qaʿadites »), fraction des Kharijites. Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : عمران بن حطان رمى برأي العقدية من الخوارج Imprimé غروان, probablement غزوان (Ghazwân) ; nom conservé tel qu'imprimé (« Gharwân »). Texte arabe imprimé : محمد بن فضيل بن غروان رمى بالتشيع Imprimé حازم ; le nom connu d'Abû Muʿâwiya ad-Darîr est Muhammad ibn Khâzim (خازم) ; nom conservé tel qu'imprimé (« Hâzim »). Texte arabe imprimé : محمد بن حازم أبو معاوية الضرير رمى بالارجاء Imprimé ici ورقاء بن عمرو, alors que sa notice (chunk-094) porte ورقاء بن عمر ; le nom usuel est Warqâ' ibn ʿUmar ; forme imprimée conservée (« ibn ʿAmr »). Texte arabe imprimé : ورقاء بن عمرو اليشكري رمى بالارجاء

(خ م) ʿAbd Allâh ibn ʿAmr Abû Maʿmar : accusé de qadar (négation du décret divin). (خ م) ʿAbd Allâh ibn ʿÎsâ ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Laylâ : accusé de tashayyuʿ (penchant shiʿite). (خ م) ʿAbd Allâh ibn Abî Labîd al-Madanî : accusé de qadar. (خ م) ʿAbd Allâh ibn Abî Najîh al-Makkî : accusé de qadar. * ʿAbd al-Aʿlâ ibn ʿAbd al-Aʿlâ al-Basrî : accusé de qadar. * ʿAbd al-Hamîd ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn Ishâq al-Himmânî : accusé d'irjâ' (doctrine des Murjiʾites). * ʿAbd ar-Razzâq ibn Hammâm as-Sanʿânî : accusé de tashayyuʿ. * ʿAbd al-Malik ibn Aʿyan : accusé de tashayyuʿ. * ʿAbd al-Wârith ibn Saʿîd at-Tannûrî : accusé de qadar. * ʿAbd Allâh ibn Mûsâ al-ʿAbsî : accusé de tashayyuʿ. * ʿUthmân ibn Ghiyâth al-Basrî : accusé d'irjâ'. * ʿAdî ibn Thâbit al-Ansârî : accusé de tashayyuʿ. * ʿAtâ' ibn Abî Maymûn : accusé de qadar. * ʿIkrima, l'affranchi d'Ibn ʿAbbâs : accusé de suivre l'opinion des Ibâdites, parmi les Kharijites. * ʿAlî ibn al-Jaʿd : accusé de tashayyuʿ. * ʿAlî ibn Abî Hâshim : accusé de waqf au sujet du Coran (abstention de dire s'il est créé ou incréé). * ʿUmar ibn Dharr : accusé d'irjâ'. * ʿUmar ibn Abî Zâ'ida : accusé de qadar. * ʿAmr ibn Murra : accusé d'irjâ'. * ʿImrân ibn Hittân : accusé de suivre l'opinion des ʿAqadites, parmi les Kharijites. * ʿImrân ibn Muslim al-Qasîr : accusé de qadar. * ʿUmayr ibn Hâni' ad-Dimashqî : accusé de qadar. * ʿAwf al-Aʿrâbî al-Basrî : accusé de qadar. Al-Fadl ibn Dukayn Abû Nuʿaym : accusé de tashayyuʿ. * Fitr ibn Khalîfa al-Kûfî : accusé de tashayyuʿ. * Qatâda ibn Diʿâma : accusé de qadar ; Abû Dâwûd a dit : « Cela n'est pas établi de sa part chez nous. » * Qays ibn Abî Hâzim : accusé de nasb. * Kahmas ibn al-Minhâl : accusé de qadar. * Muhammad ibn Juhâda al-Kûfî : accusé de tashayyuʿ. * Muhammad ibn Hâzim Abû Muʿâwiya ad-Darîr : accusé d'irjâ'. * Muhammad ibn Sawâ' al-Basrî : accusé de qadar. * Muhammad ibn Fudayl ibn Gharwân : accusé de tashayyuʿ. * Mâlik ibn Ismâʿîl Abû Ghassân : accusé de tashayyuʿ. * Hârûn ibn Mûsâ al-Aʿwar an-Nahwî : accusé de qadar. * Hishâm ibn ʿAbd Allâh ad-Dastuwâ'î : accusé de qadar. * Warqâ' ibn ʿAmr al-Yashkurî : accusé d'irjâ'. * Al-Walîd ibn Kathîr ibn Yahyâ al-Madanî : accusé de suivre l'opinion des Ibâdites, parmi les Kharijites. * Wahb ibn Munabbih al-Yamânî : accusé de qadar, doctrine dont il est revenu. * Yahyâ ibn Hamza al-Hadramî : accusé de qadar. * Yahyâ ibn Sâlih al-Wuhâzî : accusé d'irjâ'.

La deuxième catégorie

Passage douteuxImprimé ابن أبي داود ; il s'agit probablement du cadi Ibn Abî Du'âd (ابن أبي دؤاد), meneur de l'Épreuve ; nom conservé tel qu'imprimé (« Ibn Abî Dâwûd »). Texte arabe imprimé : تكلم فيه أحمد لدخوله إلى ابن أبي داود

Ceux qui ont été jugés faibles pour un motif irrecevable, comme la partialité malveillante (tahâmul) ou l'excès de rigueur (taʿannut), ou parce qu'on ne peut se fier à celui qui les a affaiblis, du fait qu'il n'est pas des gens de la critique, ou qu'il connaît peu le hadith de celui qu'il a critiqué ou sa situation, ou que son époque est tardive, et autres choses semblables. On leur rattache celui qui a été critiqué pour une chose qui n'entache pas l'ensemble de son hadith, comme celui qui a été jugé faible pour certains de ses maîtres et non pour d'autres, ainsi que celui dont la mémoire s'est troublée (ikhtilât) ou altérée, ou qui était précis dans son livre sans l'être dans sa mémoire. Il ne convient pas en effet d'appliquer à tous ceux-là la qualification de faiblesse de manière absolue ; ce qui est juste à leur sujet est la distinction au cas par cas, comme nous l'avons exposé précédemment en détail, louange à Allah le Très-Haut. Voici la liste de leurs noms : * Ahmad ibn Shabîb al-Habatî : al-Azdî l'a critiqué, et celui-ci n'est pas agréé. * Ahmad ibn Sâlih al-Misrî : an-Nasâ'î a fait preuve de partialité contre lui, et la critique de Yahyâ ibn Maʿîn à son sujet n'est pas authentique. * Ahmad ibn ʿÂsim al-Balkhî : Abû Hâtim l'a déclaré inconnu parce qu'il ne connaissait pas sa situation. * Ahmad ibn al-Miqdâm al-ʿIjlî : Abû Dâwûd l'a critiqué pour ses plaisanteries. * Ahmad ibn Wâqid al-Harrânî : Ahmad l'a critiqué parce qu'il était entré au service du pouvoir. * Abân ibn Yazîd al-ʿAttâr : al-Kudaymî a rapporté qu'il avait été jugé faible, or al-Kudaymî est sans valeur. * Ibrâhîm ibn Saʿd : Ahmad a dit que Yahyâ al-Qattân ne l'avait pas éprouvé. * Ibrâhîm ibn Suwayd ibn Hayyân : Ibn Hibbân l'a critiqué sans argument. * Ibrâhîm ibn ʿAbd ar-Rahmân al-Makhzûmî : Ibn al-Qattân al-Fâsî l'a déclaré inconnu, mais d'autres l'ont connu. * Ibrâhîm ibn al-Mundhir al-Harrânî : Ahmad l'a critiqué parce qu'il s'était rendu auprès d'Ibn Abî Dâwûd. * Azhar ibn Saʿd as-Sammân : al-ʿUqaylî l'a cité sans fondement. * Usâma ibn Hafs al-Madanî : al-Azdî l'a jugé faible, mais il n'est pas agréé ; as-Sâjî l'a déclaré inconnu, alors que d'autres l'ont connu. * Asbât Abû l-Yasaʿ : Abû Hâtim l'a déclaré inconnu, et d'autres l'ont connu. * Ishâq ibn Ibrâhîm Abû n-Nadr al-Farâdîsî, parfois rattaché à son grand-père Yazîd : al-Azdî et Ibn Hibbân l'ont critiqué sans argument, et Ibn ʿAdî a dit : « La responsabilité en incombe à son maître. » * Isrâ'îl ibn Mûsâ al-Basrî : al-Azdî l'a jugé faible sans argument. * Isrâ'îl ibn Abî Ishâq : al-Qattân a fait preuve de partialité contre lui, alors que la responsabilité incombe à son maître Abû Yahyâ. * Ismâʿîl ibn Ibrâhîm ibn ʿUqba : as-Sâjî et al-Azdî l'ont critiqué sans fondement. * Ismâʿîl ibn Ibrâhîm ibn Maʿmar Abû Maʿmar : Ahmad l'a dénigré parce qu'il avait cédé lors de l'Épreuve (al-mihna). * Aflah ibn Humayd al-Ansârî : Ahmad lui a reproché un seul hadith. * Aws ibn ʿAbd Allâh Abû l-Jawzâ' : critiqué pour l'irsâl (omission de l'intermédiaire dans la transmission). * Ayman ibn Nâbil : on l'a critiqué pour un ajout dans un seul hadith, qui est peut-être interpolé (mudraj). * Ayyûb ibn Sulaymân ibn Bilâl : al-Azdî l'a critiqué sans fondement. * Ayyûb ibn Mûsâ al-Ashdaq : al-Azdî l'a critiqué lui aussi sans argument. * Ayyûb ibn an-Najjâr : on a rapporté d'al-ʿIjlî qu'il l'avait jugé faible, mais cela n'est pas établi. Badal ibn al-Muhabbar : critiqué à cause d'un seul hadith d'après Zâ'ida. * Burayd ibn ʿAbd Allâh ibn Abî Burda : on lui a reproché un seul hadith. * Bishr ibn Shuʿayb ibn Abî Hamza : Ibn Hibbân s'est trompé en attribuant à al-Bukhârî son affaiblissement. * Bashîr ibn Nahîk : Abû Hâtim a fait preuve d'excès de rigueur en disant : « On ne le prend pas pour argument. » * Bakr ibn ʿAmr Abû s-Siddîq an-Nâjî : Ibn Saʿd l'a critiqué sans argument. * Bahz ibn Asad al-ʿAmmî : al-Azdî l'a critiqué sans fondement. Bayân ibn ʿAmr : Abû Hâtim l'a déclaré inconnu, et d'autres l'ont connu.

* Tawba al-ʿAnbarî : al-Azdî l'a jugé faible sans argument. * Thâbit ibn ʿAjlân : al-ʿUqaylî l'a cité sans motif de critique. * Thumâma ibn ʿAbd Allâh ibn Anas : critiqué parce qu'il rapportait à partir du livre. * Jarîr ibn Hâzim : Ibn Maʿîn l'a jugé faible pour Qatâda en particulier, Ahmad a jugé faible ce qu'il a rapporté en Égypte, et Ibn Saʿd l'a jugé faible pour la confusion de sa mémoire, mais il est établi qu'il n'a rien rapporté durant son état de confusion. * Jaʿfar ibn Iyâs Abû Bishr : critiqué pour l'irsâl. * Al-Juʿayd ibn ʿAbd ar-Rahmân : as-Sâjî et al-Azdî l'ont jugé faible sans fondement. * Habîb al-Muʿallim : on s'accorde sur sa fiabilité, mais an-Nasâ'î a fait preuve d'excès de rigueur à son sujet. * Habîb ibn Abî Thâbit : on lui a reproché le tadlîs (dissimulation dans la chaîne). * Hajjâj ibn Muhammad al-Aʿwar : mentionné parmi ceux dont la mémoire s'est troublée, mais il n'a pas rapporté dans cet état, de sorte que cela ne lui a pas nui. * Haramî ibn ʿUmâra ibn Abî Hafsa : al-ʿUqaylî l'a cité pour une chose qui relève de l'excès de rigueur. * Al-Hasan ibn as-Sabbâh al-Bazzâr : an-Nasâ'î a fait preuve d'excès de rigueur à son sujet. * Al-Hasan ibn ʿAlî al-Hulwânî : Ahmad l'a critiqué à cause du kalâm (théologie spéculative). * Al-Hasan ibn Mudrik at-Tahhân : Abû Dâwûd l'a critiqué pour une chose qui relève de l'excès de rigueur. * Al-Hasan ibn Mûsâ al-Ashyab : son affaiblissement par Ibn al-Madînî n'est pas établi. * Al-Husayn ibn al-Hasan ibn Bashshâr : Abû Hâtim l'a déclaré inconnu, et d'autres l'ont connu. * Al-Husayn ibn Dhakwân al-Muʿallim : al-Qattân l'a jugé un peu faible, sans motif de critique. * Husayn ibn ʿAbd ar-Rahmân : mentionné parmi ceux dont la mémoire s'est troublée. * Hafs ibn Ghiyâth : sa mémoire s'est altérée lorsqu'il fut nommé cadi. * Al-Hakam ibn ʿAbd Allâh : Abû Hâtim l'a déclaré inconnu, et d'autres l'ont connu. * Al-Hakam ibn Nâfiʿ Abû l-Yamân : critiqué à cause de la transmission par licence (ijâza). * Hammâd ibn Salama : mentionné parmi ceux dont la mémoire s'est altérée. * Hammâd ibn Usâma Abû Usâma : al-Azdî l'a jugé faible sans fondement. * Humayd al-Aswad ibn Abî l-Aswad : as-Sâjî l'a critiqué sans argument. * Humayd ibn Qays al-Aʿraj : les avis d'Ahmad à son sujet divergent ; Ibn ʿAdî a dit : « Ce qui est réprouvé vient d'un autre que lui. » * Humayd at-Tawîl : Zâ'ida l'a délaissé parce qu'il était entré dans quelque fonction au service du pouvoir. * Humayd ibn Hilâl al-ʿAdawî : Ibn Sîrîn ne l'agréait pas parce qu'il était entré dans une fonction officielle. * Hanzala ibn Abî Sufyân : Ibn ʿAdî l'a cité sans argument. * Khâlid ibn Saʿîd al-Kûfî : Ibn ʿAdî l'a cité sans fondement. * Khâlid ibn Mihrân al-Hadhdhâ' : Shuʿba l'a critiqué parce qu'il était entré dans quelque fonction officielle. * Khuthaym ibn ʿIrâk : al-Azdî l'a jugé faible sans fondement. * Khallâd ibn Yahyâ : ad-Dâraqutnî a dit : « Il s'est trompé dans un seul hadith. » * Khilâs ibn ʿAmr al-Hajarî : critiqué à cause de l'irsâl. * Dâwûd ibn Rushayd : Abû Muhammad ibn Hazm l'a jugé faible sans argument. * Dâwûd ibn ʿAbd ar-Rahmân al-ʿAttâr : al-Azdî l'a critiqué sans argument, et son affaiblissement par Ibn Maʿîn n'est pas authentique. * Ar-Rabîʿ ibn Yahyâ : ad-Dâraqutnî a dit : « Il se trompe dans le hadith de Shuʿba et d'ath-Thawrî », or il n'a rien d'après eux deux chez al-Bukhârî. * Rabîʿa ibn Abî ʿAbd ar-Rahmân : critiqué parce qu'il rendait des avis juridiques fondés sur l'opinion personnelle (ra'y). * Rawh ibn ʿUbâda : certains l'ont critiqué sans fondement.

* Az-Zubayr ibn al-Khirrît : critiqué parce que Shuʿba n'a pas rapporté de lui. * Zakariyyâ ibn Abî Zâ'ida : critiqué pour le tadlîs. * Ziyâd ibn ar-Rabîʿ al-Yuhmadî : Ibn ʿAdî l'a cité sans argument. * Zayd ibn Abî Unaysa : Ahmad a émis à son sujet une critique légère. * Zayd ibn Wahb : Yaʿqûb ibn Sufyân l'a critiqué avec excès de rigueur. * Surayj ibn an-Nuʿmân al-Jawharî : Abû Dâwûd a critiqué une partie de son hadith. * Saʿîd ibn Iyâs al-Jurayrî : on l'a mentionné parmi ceux dont la mémoire s'est troublée. * Saʿîd ibn Abî Saʿîd al-Maqburî : sa mémoire s'est altérée à la fin de sa vie. * Saʿîd ibn Abî ʿArûba : mentionné parmi ceux dont la mémoire s'est troublée. * Saʿîd ibn Sulaymân al-Wâsitî : on l'a critiqué sans argument. * Saʿîd ibn Abî Hilâl : as-Sâjî l'a cité sans argument, et son affaiblissement par Ahmad n'est pas authentique. * Salm ibn Qutayba : Abû Hâtim a dit : « Il commettait beaucoup de méprises. » * Sulaymân ibn Bilâl : ʿUthmân ibn Abî Shayba l'a critiqué sans argument. * Sulaymân ibn Dâwûd Abû r-Rabîʿ az-Zahrânî : Ibn Khirâsh l'a critiqué sans argument. * Sulaymân ibn Mihrân al-Aʿmash : critiqué pour le tadlîs. * Sahl ibn Bakkâr al-Basrî : Ibn Hibbân l'a cité sans fondement. * Suhayl ibn Abî Sâlih : mentionné parmi ceux dont la mémoire s'est altérée. * Sallâm ibn Abî Mutîʿ : on a critiqué son hadith d'après Qatâda en particulier. * Shujâʿ ibn al-Walîd Abû Badr as-Sakûnî : Abû Hâtim l'a critiqué avec excès de rigueur. * Shaybân ibn ʿAbd ar-Rahmân an-Nahwî : as-Sâjî l'a critiqué sans argument. * Sâlih ibn Sâlih ibn Hayyân, le père d'al-Hasan : il n'est pas authentique qu'al-ʿIjlî l'ait critiqué. * Sakhr ibn Juwayriya : son livre s'est perdu, et on l'a critiqué pour cette raison. * Talq ibn Ghannâm : Ibn Hazm l'a jugé faible sans fondement. * Talha ibn Nâfiʿ Abû Sufyân : critiqué pour le tadlîs.

Passage douteuxImprimé كان صاعقة (« il était une foudre »), lecture incertaine ; traduit littéralement. Texte arabe imprimé : عبد الرحمن بن يونس المستملى كان صاعقة لا يحمد أمره

* ʿÂsim ibn Sulaymân al-Ahwal : Wuhayb l'a critiqué parce qu'il exerçait la charge de la hisba (police des marchés et des mœurs). * ʿÂsim ibn ʿUmar ibn Qatâda al-Ansârî : la parole de ʿAbd al-Haqq selon laquelle certains l'auraient jugé faible n'est pas fondée. * ʿÂmir ibn Wâthila Abû t-Tufayl : c'est un Compagnon ; celui qui l'a critiqué s'est trompé. * ʿAbbâd ibn ʿAbbâd al-Muhallabî : Abû Hâtim l'a critiqué avec excès de rigueur. * ʿAbbâs ibn al-Husayn al-Qantarî : Abû Hâtim l'a déclaré inconnu, et d'autres l'ont connu. * ʿAbd Allâh ibn Burayda : il n'est pas établi qu'Ahmad l'ait jugé faible ; il a seulement été critiqué pour l'irsâl. * ʿAbd Allâh ibn Jaʿfar ar-Raqqî : mentionné parmi ceux dont la mémoire s'est altérée. * ʿAbd Allâh ibn Dhakwân Abû z-Zinâd : Mâlik le désapprouvait parce qu'il était entré au service du pouvoir. * ʿAbd Allâh ibn Saʿîd ibn Abî Hind : Abû Hâtim l'a critiqué avec excès de rigueur. * ʿAbd Allâh ibn al-ʿAlâ' ibn Zabr : Ibn Hazm l'a jugé faible sans fondement. * ʿAbd Allâh ibn ʿUbayd ar-Rabadhî : il a été critiqué, mais la responsabilité incombe à son frère Mûsâ. * ʿAbd Allâh ibn Muhammad Abû Bakr ibn Abî l-Aswad : on a mis en cause son audition d'Abû ʿAwâna. * ʿAbd al-Hamîd ibn ʿAbd Allâh Abû Bakr ibn Abî Uways : al-Azdî l'a critiqué sans fondement. * ʿAbd ar-Rahmân ibn Tharwân Abû Qays : on a critiqué une partie de son hadith. * ʿAbd ar-Rahmân ibn Jâbir ibn ʿAbd Allâh al-Ansârî : Ibn Saʿd l'a critiqué sans argument. * ʿAbd ar-Rahmân ibn Khâlid ibn Musâfir : as-Sâjî l'a critiqué sans argument. * ʿAbd ar-Rahmân ibn Shurayh Abû Shurayh : Ibn Saʿd l'a critiqué sans fondement. * ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAbd Allâh Abû Saʿîd, l'affranchi des Banû Hâshim : as-Sâjî l'a critiqué sans fondement, et son affaiblissement par Ahmad n'est pas authentique. * ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî l-Mawâlî : Ahmad a critiqué une partie de son hadith. * ʿAbd ar-Rahmân ibn Muhammad al-Muhâribî : critiqué pour le tadlîs. * ʿAbd ar-Rahmân ibn Namir : jugé faible parce qu'al-Walîd ibn Muslim est le seul à rapporter de lui. * ʿAbd ar-Rahmân ibn Yazîd ibn Jâbir : al-Fallâs l'a jugé faible sans fondement. * ʿAbd ar-Rahmân ibn Yûnus al-Mustamlî : il était une « foudre » (sâʿiqa), sa conduite n'est pas louable.

Passage douteuxImprimé ابن حاتم, probablement أبو حاتم (Abû Hâtim) ; nom conservé tel qu'imprimé (« Ibn Hâtim »). Texte arabe imprimé : عبد الواحد بن عبد الله البصري تكلم فيه ابن حاتم بعنت Imprimé أبي عمر (Abî ʿUmar), conservé ; le nom usuel est ʿAmr ibn Abî ʿAmr (أبي عمرو), affranchi d'al-Muttalib. Texte arabe imprimé : عمرو ابن أبي عمر مولى المطلب

* ʿAbd al-ʿAzîz ibn Abî Hâzim : on a mis en cause son audition de son père. ʿAbd al-ʿAzîz ibn ʿAbd Allâh al-Uwaysî : il n'est pas authentique qu'Abû Dâwûd l'ait jugé faible. * ʿAbd al-ʿAzîz ibn ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzîz : son affaiblissement par Ahmad n'est pas établi. * ʿAbd al-ʿAzîz ibn al-Mukhtâr : les avis d'Ibn Maʿîn à son sujet divergent, et son affaiblissement par lui n'est pas établi. * ʿAbd al-Karîm ibn Mâlik al-Jazarî : Ibn Maʿîn a critiqué son hadith d'après ʿAtâ' en particulier. * ʿAbd al-Mutaʿâl ibn Tâlib : son affaiblissement par Ibn Maʿîn n'est pas établi. * ʿAbd al-Malik ibn ʿUmayr : mentionné parmi ceux dont la mémoire s'est altérée. * ʿAbd al-Wâhid ibn Ziyâd al-Basrî : al-Qattân a critiqué sa mémoire, et tous ont fait l'éloge de son livre. * ʿAbd al-Wâhid ibn ʿAbd Allâh al-Basrî : Ibn Hâtim l'a critiqué avec excès de rigueur. * ʿAbd al-Wahhâb ibn ʿAbd al-Majîd ath-Thaqafî : mentionné parmi ceux dont la mémoire s'est troublée, et al-ʿUqaylî a dit : « Il n'a pas rapporté dans cet état. » * ʿUbayd Allâh ibn Abî Jaʿfar : son affaiblissement par Ahmad n'est pas établi. * ʿUbayd Allâh ibn ʿAbd al-Majîd : al-ʿUqaylî l'a jugé faible sans fondement. * ʿUthmân ibn Abî Sâlih al-Misrî : on a critiqué une partie de son hadith. * ʿUthmân ibn Muhammad ibn Abî Shayba : on a critiqué une partie de son hadith, mais al-Khatîb l'a déclaré fiable. * ʿUthmân ibn ʿUmar ibn Fâris : il n'est pas établi qu'al-Qattân l'ait délaissé. * ʿAffân ibn Muslim : Sulaymân ibn Harb l'a critiqué avec excès de rigueur. * ʿUqayl ibn Khâlid : al-Qattân l'a critiqué avec excès de rigueur. * ʿAlî ibn al-Mubârak al-Hunâ'î : on a critiqué sa transmission à partir du livre. * ʿUmar ibn ʿAlî ibn Muqaddam : critiqué pour le tadlîs. * ʿUmar ibn Muhammad ibn al-Hasan at-Tallî : on a critiqué une partie de son hadith rapporté de mémoire. * ʿAmr ibn Nâfiʿ : Ibn Saʿd l'a critiqué sans fondement, et il n'est pas établi qu'Ibn Maʿîn l'ait jugé faible. * ʿAmr ibn Sulaym az-Zuraqî : Ibn Khirâsh l'a critiqué sans argument. * ʿAmr ibn ʿÂsim al-Kilâbî : Abû Dâwûd l'a dénigré sans fondement. * ʿAmr ibn ʿAbd Allâh Abû Ishâq as-Sabîʿî : mentionné parmi ceux dont la mémoire s'est troublée. * ʿAmr ibn ʿAlî al-Fallâs : Ibn al-Madînî a désapprouvé son hadith d'après Yazîd ibn Zurayʿ. * ʿAmr ibn Abî ʿUmar, l'affranchi d'al-Muttalib : on a jugé faible sa transmission d'après ʿIkrima. * ʿAmr ibn Muhammad an-Nâqid : Ibn al-Madînî a désapprouvé une partie de son hadith d'après Ibn ʿUyayna. * ʿAmr ibn Yahyâ ibn Saʿîd : Ibn ʿAdî l'a cité sans fondement. * ʿAmr ibn Yahyâ al-Mâzinî : Ibn Maʿîn l'a dénigré à cause de deux hadiths dans lesquels il a été contredit. * ʿAnbasa ibn Khâlid al-Aylî : Yahyâ ibn Bukayr s'en est pris à lui sans argument. * Al-ʿAlâ' ibn al-Musayyab : al-Azdî l'a critiqué sans fondement. * ʿÎsâ ibn Tahmân : Ibn Hibbân l'a jugé faible sans fondement, alors que la responsabilité incombe à un autre. * Ghâlib al-Qattân : Ibn ʿAdî l'a cité sans fondement, alors que la responsabilité incombe à celui qui rapporte de lui. * Firâs ibn Yahyâ : al-Qattân a désapprouvé son hadith au sujet de l'istibrâ' (attente vérifiant la vacuité de l'utérus). * Al-Fadl ibn Mûsâ : Ibn al-Madînî a trouvé réprouvée une partie de son hadith. * Al-Qâsim ibn Mâlik : as-Sâjî l'a jugé faible sans fondement. * Qatâda : critiqué pour le tadlîs. * Quraysh ibn Anas : mentionné parmi ceux dont la mémoire s'est altérée. * Kahmas ibn al-Hasan : as-Sâjî l'a jugé faible sans argument.

Passage douteuxImprimé محمد عبيد sans بن, probablement محمد بن عبيد (Muhammad ibn ʿUbayd) ; nom conservé tel qu'imprimé. Texte arabe imprimé : محمد عبيد الطنافسي أخطأ في بعض حديثه Imprimé سعيد ; la notice de Ghundar (chunk-091) porte « d'autres que Shuʿba » : probablement شعبة ; nom conservé tel qu'imprimé (« Saʿîd »). Texte arabe imprimé : تكلم أبو حاتم في حديثه عن غير سعيد Imprimé ابن عامر ; Miqsam est connu comme l'affranchi d'Ibn ʿAbbâs (ابن عباس) ; nom conservé tel qu'imprimé (« Ibn ʿÂmir »). Texte arabe imprimé : مقسم مولى ابن عامر ضعفه ابن سعد

* Muhammad ibn Ibrâhîm at-Taymî : Ahmad a trouvé réprouvée une partie de son hadith. * Muhammad ibn Ismâʿîl ibn Abî Fudayk : Ibn Saʿd l'a critiqué sans fondement. * Muhammad ibn Bashshâr Bundâr : al-Fallâs l'a critiqué, mais on n'y a pas prêté attention. * Muhammad ibn Bakr al-Bursânî : an-Nasâ'î l'a jugé un peu faible sans argument. * Muhammad ibn Jaʿfar Ghundar : Abû Hâtim a critiqué son hadith d'après d'autres que Saʿîd. * Muhammad ibn al-Hasan al-Wâsitî : Ibn Hibbân l'a cité sans argument. * Muhammad ibn al-Hakam al-Marwazî : Abû Hâtim l'a déclaré inconnu, et d'autres l'ont connu. * Muhammad ibn Ziyâd az-Ziyâdî : Ibn Manda et Ibn Hibbân l'ont cité sans argument. * Muhammad ibn Sâbiq : Ibn Maʿîn a jugé faible une partie de son hadith. * Muhammad ibn as-Salt Abû Yaʿlâ at-Tawwazî : Abû Zurʿa a jugé un peu faible une partie de son hadith. * Muhammad ibn as-Salt al-Asadî : certains l'ont jugé un peu faible sans fondement. * Muhammad ibn ʿAbd Allâh al-Ansârî : al-Qattân a désapprouvé une partie de son hadith, et il a été mentionné parmi ceux dont la mémoire s'est altérée. * Muhammad ibn ʿAbd Allâh Abû Ahmad az-Zubayrî : Ahmad a désapprouvé une partie de son hadith d'après Sufyân. * Muhammad ibn ʿAbd ar-Rahmân at-Tufâwî : Abû Hâtim a dit : « Il se méprend parfois. » * Muhammad ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Dhi'b : Ahmad a jugé faible son hadith d'après az-Zuhrî, et l'accusation de qadar n'est pas établie à son sujet. * Muhammad ʿUbayd at-Tanâfisî : il s'est trompé dans une partie de son hadith, selon ce qui est rapporté d'Ahmad. * Muhammad ibn Abî ʿAdî : on dit qu'Abû Hâtim l'a critiqué par excès de rigueur. * Muhammad ibn al-Fadl Abû n-Nuʿmân, connu sous le nom de ʿÂrim : mentionné parmi ceux dont la mémoire s'est troublée, et l'on dit qu'il n'a pas rapporté dans cet état. * Muhammad ibn Abî l-Qâsim : Ibn al-Madînî ne le connaissait pas, mais d'autres l'ont connu. * Muhammad ibn Muslim ibn Tadrus Abû z-Zubayr : on lui a reproché le tadlîs. * Muhammad ibn Mutarrif Abû Ghassân : Ibn al-Madînî a dit : « Il était moyen. » * Muhammad ibn Maymûn Abû Hamza as-Sukkarî : il devint aveugle à la fin de sa vie, et certains l'ont critiqué par excès de rigueur. * Muhammad ibn Yûsuf al-Firyâbî : al-ʿIjlî l'a déclaré fautif dans une partie de son hadith. * Mubashshir ibn Ismâʿîl : Ibn Qâniʿ l'a jugé faible, alors qu'il est lui-même plus faible que lui. * Muhârib ibn Dithâr : Ibn Saʿd l'a critiqué sans fondement. * Makhlad ibn Yazîd : Abû Dâwûd a trouvé réprouvée une partie de son hadith. * Marwân ibn al-Hakam, le calife : on dit qu'il a vu le Prophète (ru'ya) ; il a été critiqué à cause de l'exercice du pouvoir. * Marwân ibn Muʿâwiya al-Fazârî : dénigré parce qu'il rapportait beaucoup des rapporteurs faibles. * Miskîn ibn Bukayr : Ahmad a déclaré fautive une partie de son hadith. * Mutarrif ibn ʿAbd Allâh : Abû Hâtim a critiqué une partie de son hadith. * Muʿtamir ibn Sulaymân at-Taymî : on a critiqué son hadith rapporté de mémoire, et l'on s'accorde sur son livre. * Maʿbad ibn Sîrîn : Ibn Maʿîn a hésité au sujet d'une partie de son hadith. * Maʿmar ibn Râshid : on a critiqué son hadith d'après Thâbit et al-Aʿmash. * Muʿallâ ibn Mansûr : Ahmad l'a critiqué parce qu'il rédigeait les actes juridiques (shurût). * Mughîra ibn Miqsam : mentionné pour le tadlîs dans le hadith d'Ibrâhîm. * Miqsam, l'affranchi d'Ibn ʿÂmir : Ibn Saʿd l'a jugé faible sans argument. * Mufaddal ibn Fadâla al-Misrî : Ibn Saʿd l'a critiqué sans fondement. * Mansûr ibn ʿAbd ar-Rahmân, qui est Ibn Safiyya : Ibn Hazm, seul, a dit : « Il n'est pas fort. » * Al-Minhâl ibn ʿAmr : on l'a critiqué sans argument. * Mûsâ ibn Ismâʿîl Abû Salama : Ibn Khirâsh l'a critiqué sans fondement. * Mûsâ ibn Nâfiʿ Abû Shihâb : Ahmad a trouvé réprouvée une partie de son hadith. Mûsâ ibn ʿUqba : Ibn Maʿîn a critiqué sa transmission d'après Nâfiʿ.

Passage douteuxImprimé القعيلي, probablement العقيلي (al-ʿUqaylî) ; nom conservé tel qu'imprimé (« al-Quʿaylî »). Texte arabe imprimé : يوسف بن أبي إسحاق تكلم القعيلي فيه بلا حجة Imprimé ابن حفص ; la notice correspondante (chunk-094) est celle de Yazîd ibn ʿAbd Allâh ibn Khusayfa (خصيفة) ; nom conservé tel qu'imprimé (« ibn Hafs »). Texte arabe imprimé : يزيد بن عبد الله بن حفص تكلم أحمد Imprimé البرذعي ; la notice de Yûnus ibn al-Qâsim (chunk-095) attribue cette critique à al-Bardîjî (البرديجي) ; nom conservé tel qu'imprimé (« al-Bardhaʿî »). Texte arabe imprimé : استنكر البرذعي حديثه بلا حجة

* Nâfiʿ ibn ʿUmar al-Jumahî : Ibn Saʿd l'a critiqué sans fondement. * Hudba ibn Khâlid : an-Nasâ'î l'a jugé faible sans argument. * Hishâm ibn Hassân : on a critiqué son hadith d'après certains de ses maîtres. * Hishâm ibn ʿUrwa : mentionné pour le tadlîs ou l'irsâl. * Hishâm ibn ʿAmmâr : mentionné parmi ceux dont la mémoire s'est altérée. * Hushaym ibn Bashîr : on lui a reproché le tadlîs. * Hammâm ibn Yahyâ : on a critiqué une partie de son hadith rapporté de mémoire. * Al-Waddâh Abû ʿAwâna : on a critiqué son hadith rapporté de mémoire, et son livre est digne de confiance. * Al-Walîd ibn Muslim : on lui a reproché le tadlîs et la taswiya (suppression d'un rapporteur faible entre deux rapporteurs fiables). * Yahyâ ibn Abî Ishâq : al-ʿUqaylî l'a critiqué sans argument. * Yahyâ ibn Zakariyyâ ibn Abî Zâ'ida : Ibn Maʿîn a dit : « Il s'est trompé dans un seul hadith. » * Yahyâ ibn Saʿîd al-Umawî : al-ʿUqaylî l'a cité sans argument. * Yahyâ ibn ʿAbbâd ad-Dubaʿî : moyen selon Ibn Maʿîn. * Yahyâ ibn ʿAbd Allâh ibn Bukayr : on a mis en cause son audition de Mâlik. * Yahyâ ibn Abî Kathîr : mentionné pour le tadlîs et l'irsâl. * Yahyâ ibn Wâdih Abû Tumayla : il n'est pas établi qu'al-Bukhârî l'ait jugé faible. * Yazîd ibn Ibrâhîm at-Tustarî : al-Qattân a critiqué son hadith d'après Qatâda seulement. * Yazîd ibn ʿAbd Allâh ibn Hafs : Ahmad a critiqué certaines de ses transmissions isolées. * Yazîd ibn ʿAbd Allâh ibn Qusayt : Abû Hâtim l'a jugé un peu faible sans argument. * Yazîd ibn Hârûn al-Wâsitî : sa mémoire s'est altérée lorsqu'il devint aveugle. * Yazîd ar-Rishk : certains l'ont jugé faible sans argument. * Yaʿlâ ibn ʿUbayd at-Tanâfisî : Ibn Maʿîn a critiqué son hadith d'après ath-Thawrî. * Yûsuf ibn Abî Ishâq : al-Quʿaylî l'a critiqué sans argument. * Yûnus ibn Abî l-Furât : Ibn Hibbân l'a critiqué sans fondement. * Yûnus ibn al-Qâsim : al-Bardhaʿî a trouvé son hadith réprouvé, sans argument. * Yûnus ibn Yazîd al-Aylî : sa mémoire laisse à désirer, et son livre est digne de confiance. * Abû Bakr ibn ʿAyyâsh : sa mémoire s'est détériorée lorsqu'il vieillit, et son livre est digne de confiance. * Abû Bakr ibn Abî Mûsâ al-Ashʿarî : Ibn Saʿd l'a jugé faible sans fondement.

Passage douteuxImprimé عاب, probablement عيب : « aucun défaut ». Texte arabe imprimé : لا يلحقه في ذلك عاب لما فسرناه Imprimé عبدا, probablement عدا : « en dehors de ». Texte arabe imprimé : وأما من عبدا من ذكر فيهما

Ainsi, tous ceux qui sont mentionnés dans ces deux sections, parmi ceux qu'al-Bukhârî a pris pour argument, ne sont atteints à cet égard d'aucun défaut, pour les raisons que nous avons expliquées. Quant à ceux qui, en dehors de ceux mentionnés dans ces deux sections, ont été décrits comme ayant une précision défaillante, ou comme sujets à la méprise, à l'erreur et autres choses semblables — c'est la troisième catégorie —, il n'a rapporté d'eux que ce en quoi ils ont été corroborés (mutâbaʿa), chez lui ou chez d'autres. Nous en avons exposé ce qui suffit et convainc. Allah est Celui qui guide vers la voie de la droiture ; qu'Allah fasse profiter de tout cela, par Sa grâce et Sa générosité.

Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ

Le shaykh Taqî ad-Dîn Ibn as-Salâh a dit, dans ce que nous avons rapporté de lui dans ʿUlûm al-hadîth : « Le nombre des hadiths du Sahîh d'al-Bukhârî est de sept mille deux cent soixante-quinze, en comptant les hadiths répétés. » Il a dit : « Et l'on a dit : sans les répétitions, ils ne sont que quatre mille. » C'est ainsi qu'Ibn as-Salâh s'est exprimé de façon absolue, et le shaykh Muhyî ad-Dîn an-Nawawî l'a suivi dans son abrégé ; mais il s'en est écarté dans le commentaire, où il les a restreints aux hadiths musnad (pourvus d'une chaîne de transmission), en ces termes : « Le total des hadiths musnad que contient le Sahîh d'al-Bukhârî, avec les répétitions… », et il a mentionné exactement le même nombre. Par son expression « musnad », il a donc exclu les hadiths muʿallaq (sans chaîne complète), ainsi que ce que l'auteur cite dans les titres des chapitres, dans les corroborations (mutâbaʿa) et dans l'exposé des divergences sans chaîne de transmission continue : tout cela est exclu par son expression « musnad », contrairement à la formulation absolue d'Ibn as-Salâh. Le shaykh Muhyî ad-Dîn a dit : « J'ai jugé bon de les mentionner en détail, afin que cela serve comme d'index aux chapitres du livre et facilite aux étudiants la connaissance des endroits où se trouvent ses hadiths. » (Je dis) Puis il les a exposés en reprenant cela du livre Jawâb al-mutaʿannit d'Abû l-Fadl ibn Tâhir, selon la version qu'il en avait par la voie d'Abû Muhammad ʿAbd Allâh ibn Ahmad ibn Hammûya as-Sarakhsî ; il a dit :

(Nombre des hadiths du Sahîh d'al-Bukhârî) Le commencement de la Révélation : cinq hadiths. (Je dis) Ils sont plutôt sept ; il semble qu'il n'ait compté ni le hadith des actions, ni le hadith de Jâbir sur la première révélation descendue. Voici l'explication de leur nombre de sept : le premier hadith du livre est le hadith de ʿUmar « Les actions… » ; le deuxième, le hadith de ʿÂ'isha sur la question d'al-Hârith ibn Hishâm ; le troisième, son hadith « La première chose par laquelle commença la Révélation… » ; le quatrième, le hadith de Jâbir, alors qu'il parlait de l'interruption de la Révélation, rattaché par coordination à la chaîne du hadith de ʿÂ'isha — ce sont là deux hadiths différents, sans aucun doute ; le cinquième, le hadith d'Ibn ʿAbbâs sur la révélation de « Ne remue pas ta langue avec elle » [Al-Qiyâma : 16] ; le sixième, son hadith sur la révision du Coran avec Gabriel pendant le Ramadan ; le septième, son hadith d'après Abû Sufyân sur l'histoire d'Héraclius ; au cours de celui-ci se trouve un autre hadith, mawqûf (ne remontant pas au Prophète), à savoir le hadith d'az-Zuhrî d'après Ibn an-Nâtûr au sujet d'Héraclius. Il y a en outre dans cette partie deux passages en taʿlîq (citation sans chaîne complète) et six passages de corroboration (mutâbaʿât).

Je n'ai cité ce point que pour montrer que beaucoup de spécialistes du hadith et d'autres se contentent commodément de reprendre les propos de ceux qui les ont précédés, en les imitant, alors que le premier n'a ni bien établi ni vérifié ; ils le suivent plutôt par bonne opinion à son égard, alors que la rigueur va à l'opposé de cela. Rien n'est plus manifeste que son erreur dans cette partie, au tout début du livre. Ô combien étonnant est le cas d'un homme qui entreprend de compter les hadiths d'un livre, qui en a une connaissance attentive et une transmission, puis mentionne cela globalement et en détail, et que l'on imite en cela à cause de l'attention manifeste qu'il y porte, au point que les auteurs se le transmettent, que les imams critiques s'appuient dessus et que l'on se donne la peine de le mettre en vers pour que ceux qui révisent ensemble l'aient toujours présent à l'esprit ! Abû ʿAbd Allâh ibn ʿAbd al-Malik al-Andalusî a déclamé dans ses Fawâ'id, d'après Abû l-Husayn ar-Ruʿaynî, d'après Abû ʿAbd Allâh ibn ʿAbd al-Haqq, ces vers de sa propre composition : « Tous les hadiths du Sahîh qu'a transmis al- * Bukhârî : cinq, puis soixante-dix au compte, et sept mille s'y ajoutent, et ce qui précède * jusqu'à deux cents : ainsi l'ont compté les gens d'application. » Et malgré tout cela, celui qu'ils ont imité en cela n'a pas bien établi ce qu'il avait entrepris ; et tu verras, dans le décompte des hadiths du jeûne, une chose plus étonnante encore que cette partie. Me voici donc exposant ce qu'il a mentionné et le reprenant, c'est-à-dire par la vérification, si Allah le Très-Haut le veut ; et quand je serai parvenu à la fin, je reviendrai compter les hadiths muʿallaq et les corroborations, car le nom de « hadiths » les englobe et l'expression « avec les répétitions » les comprend ; et il y a en cela des avantages qui ne sont pas cachés. *

Passage douteuxImprimé أربعة وسبعون (74), alors que 156 − (66 + 10 + 6 + 20) = 54, soit vraisemblablement أربعة وخمسون ; traduit tel qu'imprimé. Texte arabe imprimé : ففاته من العدد أربعة وسبعون حديثا

Il a dit (qu'Allah lui fasse miséricorde) : La foi : cinquante hadiths. (Je dis) Ils sont plutôt cinquante et un. En effet, il a cité le hadith d'Anas « Aucun de vous n'aura la foi tant que je ne lui serai pas plus cher que son enfant… » (le hadith), selon la version de Qatâda d'après Anas et selon celle de ʿAbd al-ʿAzîz ibn Suhayb d'après Anas, par deux chaînes différentes ; comme le texte est le même, il ne l'a pas compté pour deux hadiths, alors qu'il ne fait pas de doute que le compter pour deux hadiths est plus fondé que de compter ce qui est répété à la fois dans la chaîne et dans le texte. Fin. * Il a dit : La science : soixante-quinze. Les ablutions : cent neuf hadiths. (Je dis) Plutôt cent quinze hadiths, après vérification. * Il a dit : Le grand lavage : quarante-trois. (Je dis) Plutôt quarante-sept. * Les menstrues : trente-sept. L'ablution sèche : quinze. L'obligation de la prière : deux hadiths. L'obligation de prier vêtu : trente-neuf. (Je dis) Plutôt quarante et un. * La qibla : treize. Les mosquées : soixante-seize. La sutra (objet marquant l'emplacement de la prière) de celui qui prie : trente. (Je dis) Et deux. * Les horaires de la prière : soixante-quinze. (Je dis) Plutôt quatre-vingts hadiths. * L'appel à la prière : vingt-huit. (Je dis) Plutôt trente-trois. * La prière en commun : quarante. (Je dis) Et deux. * La direction de la prière : quarante. Les rangs : dix-huit. (Je dis) Plutôt quatorze seulement ; je les ai vérifiés et j'en ai répété l'examen. * L'ouverture de la prière : vingt-huit. La récitation : trente. (Je dis) Plutôt vingt-sept. * L'inclinaison, la prosternation et le tashahhud : cinquante-deux. La fin de la prière : dix-sept. (Je dis) Plutôt quatorze. * S'abstenir de manger de l'ail : cinq. (Je dis) Plutôt quatre seulement. * La prière des femmes et des enfants : quinze. (Je dis) Il y a plutôt vingt et un hadiths. * Le vendredi : soixante-cinq. La prière de la peur : six. La prière des deux fêtes : quarante. Le witr : quinze. La demande de pluie : trente-cinq. (Je dis) Plutôt trente et un. L'éclipse : vingt-cinq. Les prosternations du Coran : quatorze. Le raccourcissement de la prière : trente-six. L'istikhâra (prière de consultation) : huit. L'exhortation à la prière de nuit : quarante et un. (Je dis) Je n'ai pas vu l'istikhâra à cet endroit ; il y a plutôt ici le chapitre du tahajjud (veillée de prière nocturne) ; de plus, le total de cela est de quarante hadiths, pas davantage. * Les prières surérogatoires : dix-huit. (Je dis) Plutôt vingt-six. * La prière dans la mosquée de La Mecque : neuf. Les gestes accomplis pendant la prière : vingt-six. L'oubli : quatorze. (Je dis) Plutôt quinze, avec le hadith d'Umm Salama. * Les funérailles : cent cinquante-quatre. La zakât : cent treize. L'aumône de la rupture du jeûne : dix. Le pèlerinage : deux cent quarante. La ʿumra : quarante-deux. L'empêchement (ihsâr) : quarante. (Je dis) Non, par Allah ! Plutôt seize seulement. * La compensation du gibier : quarante. (Je dis) Plutôt seize, là aussi. * L'ihrâm et ce qui s'y rattache : trente-deux. Le mérite de Médine : vingt-quatre. Le jeûne : soixante-six. La nuit du Destin : dix. La prière de nuit du Ramadan : six. La retraite spirituelle (iʿtikâf) : vingt. (Je dis) Il n'a ni vérifié ni bien établi le jeûne : le total des hadiths musnad, avec les répétitions, qui se trouvent après sa parole « Livre du jeûne » jusqu'à sa parole « Livre du pèlerinage » est de cent cinquante-six hadiths ; il lui en a donc échappé soixante-quatorze, ce qui est le comble de la négligence. *

Les ventes : cent quatre-vingt-onze. La vente à terme (salam) : dix-neuf. La préemption (shufʿa) : trois. La location : vingt-quatre. Le transfert de créance (hawâla) : trente. (Je dis) C'est ainsi que je l'ai vu dans plus d'une copie ; c'est une erreur, et le juste est trois hadiths. * Le cautionnement : huit. Le mandat : dix-sept. Le métayage et l'irrigation : vingt-neuf. (Je dis) Plutôt, le métayage seul compte trente hadiths, et c'est l'irrigation dont le nombre est de vingt-neuf. * L'emprunt, le remboursement des dettes, la comparution forcée (al-ishkhâs) et l'accompagnement du débiteur : quarante. L'objet trouvé : quinze. Les injustices et l'usurpation : quarante et un. (Je dis) Plutôt quarante-cinq. * L'association : vingt-trois. Le gage : huit. L'affranchissement : trente-quatre. L'esclave affranchi par contrat (mukâtab) : six. (Je dis) Plutôt cinq. * La donation : soixante-neuf. Les témoignages : cinquante-huit. (Je dis) Plutôt cinquante-six. * La conciliation : vingt-deux. (Je dis) Plutôt vingt seulement. * Les conditions : vingt-quatre. Les testaments et le waqf : quarante et un. Le jihâd et les expéditions : deux cent cinquante-cinq. Le reste du jihâd : quarante-deux. L'obligation du quint : cinquante-huit. (Je dis) De sa parole « Livre du jihâd » jusqu'à sa parole « L'obligation du quint », le nombre des hadiths est de deux cent quatre-vingt-quatorze hadiths seulement ; quant à l'obligation du quint, elle compte soixante-trois hadiths. * La jizya (capitation) et la trêve : soixante-trois. (Je dis) Plutôt vingt-huit hadiths seulement. * Le commencement de la création : deux cent deux. Les prophètes et les expéditions militaires (maghâzî) : quatre cent vingt-huit hadiths. Une autre partie après les expéditions : cent huit. (Je dis) Il n'y a eu dans cette section aucune vérification. Quant au commencement de la création, le nombre de ses hadiths, après vérification, n'est que de cent quarante-cinq hadiths ; et les hadiths des prophètes — dont le début est le chapitre de la parole d'Allah, à Lui la puissance et la gloire : « Nous avons certes envoyé Noé » [Hûd : 25], et la fin, ce qui est rapporté au sujet des fils d'Israël — comptent cent onze hadiths. * Les récits des fils d'Israël et ce qui suit : quarante-six hadiths. Les vertus, avec les signes de la prophétie : cent cinquante hadiths. Les mérites des Compagnons du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : cent soixante-cinq hadiths. La construction de la Kaʿba et les récits de l'époque antéislamique qui suivent : vingt hadiths. La mission du Prophète (paix et bénédictions sur lui) et sa biographie jusqu'au début de l'Hégire : quarante-six hadiths. L'Hégire jusqu'au début des expéditions : cinquante hadiths. Les expéditions jusqu'à la fin, la mort du Prophète : quatre cent douze hadiths. Vois donc cet écart considérable entre ce qu'a mentionné cet homme, et en quoi on l'a suivi, et ce que j'ai vérifié à partir de l'original ! *

L'exégèse : cinq cent quarante. (Je dis) Elle compte plutôt quatre cent soixante-cinq hadiths, sans les citations sans chaîne (taʿâlîq) ni les traditions mawqûf. * Les mérites du Coran : quatre-vingt-un hadiths. Le mariage et la répudiation : deux cent quarante-quatre hadiths. (Je dis) Cette section a, elle aussi, besoin de vérification : le mariage seul compte cent quatre-vingt-trois hadiths, et la répudiation, avec le khulʿ (divorce à l'initiative de l'épouse), le zihâr, l'anathème mutuel (liʿân) et les délais de viduité, quatre-vingt-trois hadiths. * Les dépenses d'entretien : vingt-deux hadiths. Les aliments : soixante-dix hadiths. (Je dis) Le juste est quatre-vingt-dix (تسعون, tisʿûn), avec la lettre à deux points dessus (t) avant le sîn (au lieu de سبعون, sabʿûn, soixante-dix). * Le sacrifice de naissance (ʿaqîqa) : onze hadiths. (Je dis) Plutôt neuf hadiths, avec en outre des citations sans chaîne et une corroboration. * Les bêtes égorgées, la chasse et le reste : quatre-vingt-dix hadiths. (Je dis) L'ensemble compte plutôt soixante-six hadiths. * Les sacrifices de la fête : trente hadiths. Les boissons : soixante-cinq hadiths. La médecine : soixante-dix-neuf hadiths. Le vêtement : cent vingt. Les malades : quarante et un. Le vêtement encore : cent. (Je dis) C'est ainsi que je l'ai vu dans plusieurs copies ; or ce qui se trouve dans l'original du Sahîh, après les boissons, c'est le Livre des malades : il y mentionne ce qui se rapporte à la récompense du malade et à l'état des malades, et le nombre en est de quarante hadiths ; puis il dit « Livre de la médecine », dont le nombre est de quatre-vingt-dix-sept hadiths — avec le sîn avant le bâ' dans سبعة (sabʿa, sept) et le tâ' avant le sîn dans التسعين (at-tisʿîn, quatre-vingt-dix) ; puis il dit « Livre du vêtement », où il mentionne ce qui se rapporte au vêtement, à la parure et à l'état du corps à cet égard, et le termine par des hadiths sur le fait de monter en croupe sur les montures, le dernier étant le hadith sur le fait de s'allonger dans la mosquée en posant une jambe sur l'autre ; son nombre est de cent quatre-vingt-deux hadiths. *

Le Livre des bonnes manières : deux cent cinquante-six hadiths ; je les ai vérifiés, et ce nombre est hors citations sans chaîne et hors répétitions. * Le Livre de la demande de permission : soixante-dix-sept (سبعة وسبعون), avec le sîn avant [le bâ'] dans les deux mots. * Les invocations : soixante-seize, et encore des invocations : trente. (Je dis) Cela fait cent six hadiths, comme il l'a dit. * Le Livre des propos qui attendrissent les cœurs (ar-riqâq) : cent hadiths. Le Bassin : seize. Le Paradis et l'Enfer : cinquante-sept. (Je dis) Tout cela fait partie du Livre des propos qui attendrissent les cœurs ; quant à la description du Paradis et de l'Enfer, elle a déjà été mentionnée dans le commencement de la création. Le nombre des riqâq, selon ce qu'il a mentionné, est donc de cent soixante-treize hadiths ; je l'ai vérifié, et il y en a quatre de plus. * Le destin : vingt-huit. Les serments et les vœux : trente et un. (Je dis) C'est ainsi dans plusieurs copies ; c'est une erreur, il s'agit en réalité de quatre-vingt-un. * L'expiation du serment : quinze hadiths. (Je dis) Plutôt dix-huit hadiths. * Les parts successorales : quarante-cinq hadiths. (Je dis) Plutôt quarante-six. * Les peines légales (hudûd) : trente. (Je dis) Plutôt trente-deux. * Les rebelles en guerre (al-muhâraba) : cinquante-deux. Le prix du sang : cinquante-quatre. L'invitation des apostats au repentir : vingt. La contrainte : treize. (Je dis) Plutôt douze hadiths. * L'abandon des ruses : vingt-trois. (Je dis) Plutôt vingt-huit. * L'interprétation des songes : soixante hadiths. (Je dis) Et trois. * Les épreuves (al-fitan) : quatre-vingts. (Je dis) Et deux hadiths. * Les jugements : quatre-vingt-deux hadiths. Le souhait : vingt-deux. (Je dis) Plutôt vingt, sans compter les muʿallaq. L'admission de la nouvelle rapportée par un seul : dix-neuf. (Je dis) Plutôt vingt-deux. L'attachement [au Livre et à la Sunna] : quatre-vingt-seize. (Je dis) Plutôt quatre-vingt-dix-huit hadiths. L'unicité divine, jusqu'à la fin du livre : cent quatre-vingt-dix hadiths. (Je dis) L'ensemble de ses hadiths, avec les répétitions, à l'exception des muʿallaq et des corroborations, selon ce que j'ai vérifié et établi avec soin, est donc de sept mille trois cent quatre-vingt-dix-sept hadiths ; cela dépasse de cent vingt-deux hadiths ce qu'ils ont mentionné. Cela dit, je ne prétends ni à l'infaillibilité ni à l'exemption de l'oubli ; mais c'est là l'effort de celui qui n'a guère de forces, et c'est Allah qui accorde la réussite. *

Et voici le nombre des citations sans chaîne (taʿâlîq) et des corroborations qu'il contient, selon l'ordre qui précède. Le commencement de la Révélation : on y trouve deux hadiths muʿallaq et six passages de corroboration. La foi : dix citations sans chaîne et six corroborations. La science : vingt citations sans chaîne et trois corroborations. Les ablutions : vingt-six citations sans chaîne et neuf corroborations. Le grand lavage : dix citations sans chaîne et deux corroborations. Les menstrues : six citations sans chaîne et deux corroborations. L'ablution sèche : trois citations sans chaîne. L'obligation de la prière : un hadith muʿallaq. La prière vêtu : quinze hadiths cités sans chaîne. La qibla : six hadiths cités sans chaîne. Les mosquées : seize citations sans chaîne. La sutra de celui qui prie : deux citations sans chaîne. Les horaires de la prière : trente-cinq citations sans chaîne et trois hadiths de corroboration. L'appel à la prière : quatre citations sans chaîne. La prière en commun : dix hadiths cités sans chaîne et quatre corroborations. La direction de la prière : neuf citations sans chaîne et onze corroborations. Les rangs : trois citations sans chaîne. L'ouverture de la prière : huit citations sans chaîne. La récitation dans la prière : trois citations sans chaîne et deux corroborations. L'inclinaison, la prosternation et le tashahhud : neuf citations sans chaîne. La fin de la prière : sept citations sans chaîne. S'abstenir de manger de l'ail : quatre citations sans chaîne. La prière des femmes et des enfants : une seule corroboration. Le vendredi : dix citations sans chaîne et cinq corroborations. La prière de la peur : un hadith muʿallaq. La prière des deux fêtes : trois citations sans chaîne. Le witr : un hadith muʿallaq. La demande de pluie : six citations sans chaîne et un seul hadith de corroboration. L'éclipse : dix citations sans chaîne et deux corroborations. Les prosternations du Coran : deux citations sans chaîne. Le raccourcissement de la prière : huit citations sans chaîne et six corroborations. Le tahajjud : six citations sans chaîne et quatre corroborations. Les prières surérogatoires : six citations sans chaîne et cinq corroborations. La prière à La Mecque : une seule citation sans chaîne. Les gestes accomplis pendant la prière : cinq citations sans chaîne. L'oubli : une seule citation sans chaîne et une seule corroboration.

Les funérailles : quarante-huit hadiths cités sans chaîne et huit59 corroborations. La zakât : quarante-sept hadiths cités sans chaîne et sept corroborations. Le pèlerinage : cinquante citations sans chaîne et quatorze corroborations. La ʿumra : cinq citations sans chaîne. L'empêchement : deux hadiths cités sans chaîne. La compensation du gibier : un seul passage muʿallaq. L'ihrâm : sept citations sans chaîne et cinq corroborations. Le mérite de Médine : un hadith cité sans chaîne et trois corroborations. Le jeûne : trente-deux citations sans chaîne et quatre corroborations. La nuit du Destin : deux corroborations. Les ventes : cinquante citations sans chaîne et trois corroborations. La vente à terme : trois citations sans chaîne. La location : sept citations sans chaîne. Le cautionnement : deux hadiths cités sans chaîne. Le mandat : trois citations sans chaîne et deux passages de corroboration. Le métayage : huit citations sans chaîne. L'irrigation : cinq citations sans chaîne et un seul passage de corroboration. L'emprunt et ce qui l'accompagne : huit citations sans chaîne. L'objet trouvé : quatre citations sans chaîne. Les injustices et l'usurpation : six citations sans chaîne. L'association : deux hadiths cités sans chaîne. L'affranchissement : quatorze citations sans chaîne et quatre corroborations. L'affranchissement par contrat (mukâtaba) : deux hadiths cités sans chaîne. La donation : vingt-quatre citations sans chaîne. Les témoignages : sept citations sans chaîne. La conciliation : dix citations sans chaîne. Les conditions : vingt-quatre citations sans chaîne et quatre corroborations. Les testaments et le waqf : dix-sept citations sans chaîne et deux passages de corroboration. Le jihâd et l'obligation du quint : soixante-six citations sans chaîne et huit corroborations. La jizya : six citations sans chaîne.

Le commencement de la création : vingt-cinq citations sans chaîne et onze corroborations. Les hadiths des prophètes : vingt-quatre citations sans chaîne et dix-sept corroborations. Les vertus et les signes de la prophétie : quinze citations sans chaîne et un seul passage de corroboration. Les mérites des Compagnons : trente-sept hadiths cités sans chaîne et six corroborations. La biographie jusqu'à la fin des expéditions : quatre-vingt-dix-sept hadiths cités sans chaîne et vingt corroborations. L'exégèse : soixante-neuf citations sans chaîne et quatorze corroborations. Les mérites du Coran : dix hadiths cités sans chaîne et sept corroborations. Le mariage : trente-sept citations sans chaîne et huit corroborations. La répudiation et ce qui l'accompagne : vingt-quatre hadiths cités sans chaîne et quatre corroborations. Les dépenses d'entretien : trois citations sans chaîne. Les aliments : quinze hadiths cités sans chaîne. Le sacrifice de naissance : quatre citations sans chaîne. Les bêtes égorgées et la chasse : treize citations sans chaîne et neuf corroborations. Les sacrifices de la fête : dix citations sans chaîne et quatre corroborations. Les boissons : onze citations sans chaîne et cinq corroborations. L'expiation par la maladie et la médecine : vingt-deux citations sans chaîne et huit corroborations. Le vêtement : trente hadiths cités sans chaîne et seize hadiths de corroboration. Les bonnes manières : soixante-trois hadiths cités sans chaîne et douze hadiths de corroboration. La demande de permission : seize citations sans chaîne et quatorze corroborations. Les invocations : trente-quatre citations sans chaîne et cinq corroborations. Les riqâq : vingt-huit citations sans chaîne et quatorze corroborations. Le destin : quatre citations sans chaîne. Les serments, les vœux et l'expiation du serment : vingt et une citations sans chaîne et treize corroborations. Les parts successorales : deux hadiths cités sans chaîne. Les peines légales : dix citations sans chaîne et treize corroborations. Le prix du sang : huit citations sans chaîne et un seul passage de corroboration. L'invitation des apostats au repentir : un seul hadith cité sans chaîne. La contrainte : trois citations sans chaîne. L'abandon des ruses : trois citations sans chaîne. L'interprétation des songes : quinze citations sans chaîne et six corroborations. Les épreuves : dix-sept hadiths cités sans chaîne. Les jugements : trente hadiths cités sans chaîne et trois corroborations. L'attachement [au Livre et à la Sunna] : vingt-cinq hadiths cités sans chaîne et trois corroborations. L'unicité divine : cinquante hadiths cités sans chaîne et cinq hadiths de corroboration.

Passage douteuxImprimé ثلثمائة واحد وأربعون (341), identique au chiffre des taʿâlîq ; or 7397 + 1341 + 341 = 9079 et non 9082 : le total suppose 344 (ثلثمائة وأربعة وأربعون) ; traduit tel qu'imprimé. Texte arabe imprimé : اختلاف الروايات ثلثمائة واحد وأربعون حديثا Titre imprimé تعليق التعليق (*Taʿlîq at-taʿlîq*), conservé ; il s'agit vraisemblablement de l'ouvrage d'Ibn Hajar تغليق التعليق (*Taghlîq at-taʿlîq*). Texte arabe imprimé : وقد استوعبت وصل جميع ذلك في كتاب تعليق التعليق

Le total des citations sans chaîne que contient le livre est donc de mille trois cent quarante et un hadiths ; la plupart sont répétées, les textes de base en étant rapportés [avec chaîne] dans le livre ; et il n'y a, parmi les textes qui n'y sont pas rapportés, ne serait-ce que par une autre voie, que cent soixante hadiths, que j'ai réunis à part dans un petit ouvrage, avec des chaînes continues jusqu'à ceux dont il les a cités sans chaîne. Le total des corroborations et des indications de divergences entre les versions qu'il contient est de trois cent quarante et un hadiths. L'ensemble de ce que contient le livre, sur cette base, avec les répétitions, est donc de neuf mille quatre-vingt-deux hadiths ; et ce nombre est hors des traditions mawqûf s'arrêtant aux Compagnons et des traditions maqtûʿ (s'arrêtant aux Successeurs) provenant des Successeurs et de ceux qui les suivent ; j'ai rassemblé de façon exhaustive les chaînes continues de tout cela dans le livre Taʿlîq at-taʿlîq. Ce que j'ai vérifié ici quant au nombre de ce que contient le Sahîh d'al-Bukhârî est une vérification poussée, par laquelle Allah m'a ouvert la voie, et je ne connais personne qui m'y ait précédé ; et je reconnais n'être à l'abri ni de l'oubli ni de l'erreur, et c'est Allah dont on implore l'aide.

(Mention de la raison d'être de l'ordre suivi dans les chapitres mentionnés, résumée des propos de notre maître, le shaykh de l'islam Abû Hafs ʿUmar al-Bulqînî, qu'Allah l'enveloppe de Sa miséricorde) Il a dit (qu'Allah l'agrée) : al-Bukhârî a commencé par sa parole : « Comment fut le commencement de la Révélation », et il n'a pas dit « Livre de la Révélation », car le commencement de la Révélation n'est qu'une partie de ce que comprend la Révélation. (Je dis) Il m'apparaît qu'il l'a seulement dépouillé du mot « Chapitre » parce que chaque chapitre qui vient après lui en est une subdivision ; il est donc la mère des chapitres et ne saurait être placé au même rang qu'eux. Il a dit : il l'a placé en tête parce qu'il est la source des biens ; c'est par lui que les Lois révélées ont été établies et que les messages sont venus, et c'est par lui que l'on a connu la foi (îmân) et les sciences. Son début, adressé au Prophète (paix et bénédictions sur lui), portait sur ce qui implique la foi : la lecture, la Seigneurie et la création de l'homme ; il a donc mentionné après lui le Livre de la foi et les sciences ; et comme la foi est la plus noble des sciences, il l'a fait suivre du Livre de la science. Après la science vient l'action, et la meilleure des œuvres corporelles est la prière, à laquelle on ne parvient que par la purification ; il a donc dit : « Livre de la purification », et il en a mentionné les espèces et les genres, ce que fait celui qui ne trouve ni eau ni terre, et d'autres choses encore, communes aux hommes et aux femmes ou propres aux femmes. Puis vient le Livre de la prière et de ses espèces, puis le Livre de l'aumône légale (zakât), selon l'ordre de ce qui est venu dans le hadith : « L'islam est bâti sur cinq [piliers]. » Les copies divergent au sujet du jeûne et du pèlerinage, quant à savoir lequel précède l'autre ; de même, la transmission diverge à ce sujet dans les hadiths. Il a intitulé le pèlerinage « Livre des rites (Kitâb al-manâsik) » afin d'englober le grand pèlerinage (hajj), le petit pèlerinage (ʿumra) et ce qui s'y rattache. Comme, le plus souvent, celui qui fait le pèlerinage passe par la noble Médine, il a mentionné ce qui concerne la visite du Prophète (paix et bénédictions sur lui) et ce qui concerne le territoire sacré de Médine. (Je dis) Il m'est apparu que l'on peut dire, au sujet du fait qu'il ait fait suivre l'aumône du pèlerinage, que les œuvres étant soit purement corporelles, soit purement pécuniaires, soit à la fois corporelles et pécuniaires, il les a ordonnées ainsi : il a mentionné la prière, puis l'aumône, puis le pèlerinage ; et comme le jeûne est le cinquième pilier mentionné dans le hadith d'Ibn ʿUmar : « L'islam est bâti sur cinq », il l'a mentionné à la suite. Il ne l'a placé après que parce qu'il relève de l'abstention ; or l'abstention, bien qu'elle soit aussi une œuvre, est une œuvre de l'âme et non du corps : c'est pourquoi il l'a placé après. Sinon, s'il s'était fondé sur l'ordre qui figure dans le hadith d'Ibn ʿUmar, il aurait placé le jeûne avant le pèlerinage, car Ibn ʿUmar a désapprouvé celui qui rapportait de lui le hadith en plaçant le pèlerinage avant le jeûne ; et même si cela est venu ainsi d'Ibn ʿUmar par une autre voie, on l'interprète en ce sens que le rapporteur l'a transmis de lui selon le sens, sans que lui soit parvenue son interdiction à ce sujet. Et Allah sait mieux.

Passage douteuxImprimé الغضب (« la colère »), probablement الغصب : « l'usurpation ». Texte arabe imprimé : وهو الظلم والغضب فضالة العلامة est incompréhensible ici (texte probablement altéré) ; rendu en translittération suivie de [?]. Texte arabe imprimé : ثم ذكر بعد الحقوق المشتركة فضالة العلامة الاشتراك الخاص

Tous ces titres de chapitres concernent la relation du serviteur avec le Créateur ; après eux vient la relation du serviteur avec les créatures. Il a donc dit : « Livre des ventes (Kitâb al-buyûʿ) », et il a mentionné les titres de chapitres portant sur la vente des biens déterminés, puis la vente d'une créance d'une manière particulière, qui est la vente à livrer (salam). Comme la vente peut avoir lieu par contrainte, il a mentionné la préemption (shufʿa), qui est une vente forcée. Lorsque fut achevé le propos sur les ventes de biens déterminés et de créances, volontaires et forcées — et comme il peut s'y produire une lésion pour l'une des deux parties, soit au début du contrat, soit dans la séance du contrat —, et comme il existe parmi les ventes une opération portant sur deux créances, pour lesquelles ni la prise de possession dans la séance ni la détermination de l'une d'elles ne sont requises, à savoir le transfert de dette (hawâla), il l'a mentionnée. Le transfert de dette consistant à faire passer une dette d'une responsabilité à une autre, il l'a fait suivre de ce qui implique de joindre une responsabilité à une autre, ou de joindre quelque chose par quoi l'engagement est préservé : c'est le cautionnement (kafâla) et la garantie (damân). La garantie ayant été instituée pour la préservation, il a mentionné la procuration (wakâla), qui est une préservation du bien. La procuration comportant une confiance remise à un être humain, il l'a fait suivre de ce qui comporte la confiance remise à Allah ; il a donc dit : « Livre du labour et du métayage (Kitâb al-harth wa-l-muzâraʿa) », et il y a mentionné ce qui se rattache à la terre, aux terres mortes, à la plantation, au droit d'irrigation (shirb) et à leurs dépendances. Comme il se produit dans beaucoup de ces cas une jouissance de service (irtifâq), il l'a fait suivre du Livre de l'emprunt (Kitâb al-istiqrâd), en raison de ce qu'il comporte de générosité et de bienveillance. Puis il a mentionné : « L'esclave est un berger responsable des biens de son maître et n'agit qu'avec sa permission », pour faire connaître les rapports avec les esclaves. Les transactions étant achevées, il était inévitable que s'y produisent des litiges ; il a donc mentionné la comparution forcée (ishkhâs), la filature du débiteur (mulâzama) et le ramassage des objets trouvés (iltiqât). Le ramassage de l'objet trouvé étant une mainmise à titre de dépôt légal, il a mentionné après lui la mainmise par transgression, qui est l'injustice et l'usurpation ; et il l'a fait suivre de ce que l'on pourrait prendre pour une usurpation apparente alors que c'est un droit légal : il a mentionné le fait de poser des poutres sur le mur du voisin, de verser le vin dans la rue, de s'asseoir dans les cours devant les maisons, et les puits sur le chemin, et il a mentionné à ce propos les droits partagés. Il peut se produire dans le partage un pillage (nuhbâ) ; il a donc intitulé un chapitre : « Le pillage sans la permission de son propriétaire ». Puis il a mentionné, après les droits partagés — fadâlat al-ʿallâma [ ?] —, la copropriété particulière, et il a mentionné le Livre de l'association (Kitâb ash-sharika) et ses subdivisions. Comme ces transactions relèvent des intérêts des créatures, il a mentionné une chose qui se rattache aux intérêts de la transaction, à savoir le gage (rahn). Le gage requérant que l'on en délie le cou (fakk raqaba), et étant non contraignant du côté du créancier gagiste et contraignant du côté du débiteur gagiste, il l'a fait suivre de l'affranchissement (ʿitq), qui est le fait de délier le cou ; et la propriété qui en découle est non contraignante du côté du maître, non du côté de l'esclave. Il a donc mentionné ce qui se rattache à l'affranchissement : l'affranchissement posthume (tadbîr), le patronage (walâ'), la mère de l'enfant (umm al-walad), la bienfaisance envers les esclaves, leurs statuts et leurs contrats d'affranchissement. Comme le contrat d'affranchissement (kitâba) appelle un don, en vertu de Sa parole (le Très-Haut) : « Et donnez-leur des biens d'Allah qu'Il vous a donnés » [An-Nûr : 33], il l'a fait suivre du Livre du don (Kitâb al-hiba), et il a mentionné avec lui la donation viagère (ʿumrâ) et la donation au survivant (ruqbâ). Le don étant le transfert de la propriété de la chose même sans contrepartie, il l'a fait suivre du transfert de l'usufruit sans contrepartie, à savoir le prêt à usage (ʿâriya) et le prêt d'une bête laitière (manîha).

Passage douteux« جامعة بين » appelle deux termes ; il manque probablement والخلق (« entre la relation avec le Créateur et celle avec les créatures ») ; traduit selon l'imprimé. Texte arabe imprimé : بمعاملة جامعة بين معاملة الخالق وفيها نوع اكتساب Imprimé كامليهم, forme douteuse ; lecture retenue : les hommes adultes (les captifs mâles au sujet desquels l'imam a le choix). Texte arabe imprimé : والتخيير في كامليهم Imprimé الفرغ, probablement الفزع : « lors de l'alarme » (titre du chapitre d'al-Bukhârî). Texte arabe imprimé : فترجم المبادرة عند الفرغ Imprimé الكفارة (« l'expiation »), probablement الكفار : « ce que l'on prend des mécréants ». Texte arabe imprimé : وكان ما يؤخذ من الكفارة تارة

Lorsque furent achevés les transactions et le transfert de propriété selon les modalités précédentes, et comme il peut s'y produire un litige nécessitant de prendre des témoins, il l'a fait suivre du Livre des témoignages (Kitâb ash-shahâdât). Comme les preuves peuvent se contredire, il a intitulé un chapitre : « Le tirage au sort dans les cas difficiles ». Cette contradiction pouvant exiger une conciliation, et celle-ci pouvant avoir lieu sans contradiction, il a intitulé : « Livre de la conciliation (Kitâb as-sulh) ». La conciliation pouvant comporter une condition, il l'a fait suivre des conditions dans les transactions. Les conditions pouvant porter sur la vie et sur l'après-décès, il a intitulé : « Livre du testament et du bien de mainmorte (waqf) ». Lorsqu'il eut achevé ce qui concerne les transactions avec le Créateur, puis ce qui concerne les transactions avec les créatures, il les a fait suivre d'une transaction qui réunit la relation avec le Créateur et comporte une sorte d'acquisition ; il a donc intitulé : « Livre du combat sacré (Kitâb al-jihâd) », puisque c'est par lui que s'obtient l'exaltation de la parole d'Allah le Très-Haut et l'humiliation des mécréants, par leur mise à mort, la réduction en esclavage de leurs femmes, de leurs enfants et de leurs esclaves, la prise en butin de leurs biens, immeubles et meubles, et le choix au sujet de leurs hommes faits. Il a commencé par le mérite du jihad, puis il a mentionné ce qui implique que le combattant doit se compter parmi les morts ; il a donc intitulé : « Chapitre : s'enduire d'aromates funéraires (tahannut) au moment du combat ». Proche de cela, celui qui va chercher des nouvelles de l'ennemi, c'est-à-dire l'éclaireur (talîʿa). L'éclaireur ayant besoin de monter des chevaux, il a ensuite mentionné, parmi les animaux, celui qui a une particularité : la mule du Prophète (paix et bénédictions sur lui) et sa chamelle. Le jihad étant le plus souvent l'affaire des hommes, et les femmes pouvant les accompagner à leur suite, il a intitulé des chapitres sur la situation des femmes dans le jihad, et il a mentionné le reste de ce qui se rattache au jihad, notamment les instruments de guerre et leur forme, et l'appel [à l'islam] avant le combat. Tout cela fait partie des effets de sa mission universelle ; il a donc intitulé : « L'appel du Prophète (paix et bénédictions sur lui) aux gens à l'islam ». L'obligation que l'imam impose aux gens dans le jihad n'étant qu'à la mesure de leur capacité, il a intitulé : « L'imam impose aux gens ce qu'ils peuvent supporter », et ses dépendances. L'aide recherchée dans le jihad se faisant contre rétribution ou sans rétribution, il a intitulé : « Les rétributions (jaʿâ'il) ». L'imam devant se tenir devant les gens, il a intitulé : « Se porter en avant lors de l'alarme ». L'empressement n'empêchant pas la confiance en Allah (tawakkul), surtout pour celui qui a été secouru par l'effroi, il l'a mentionné ; et il a mentionné son empressement, en indiquant que le recours aux causes ne porte pas atteinte à la confiance en Allah ; il a donc intitulé : « Emporter des provisions pendant l'expédition ». Puis il a mentionné les règles de conduite du voyage. Ceux qui reviennent du jihad pouvant avoir avec eux du butin, il a intitulé : « L'obligation du quint (khums) ». Ce que l'on prend des mécréants l'étant tantôt par la guerre, tantôt par traité, il a mentionné le Livre de la capitation (Kitâb al-jizya) et la situation des protégés (ahl adh-dhimma), puis il a mentionné des titres de chapitres relatifs à la trêve, au pacte et à la mise en garde contre la trahison.

Passage douteuxImprimé ويظهر إلى, probablement ويظهر لي : « il m'apparaît ». Texte arabe imprimé : (قلت) ويظهر إلى أنه Imprimé يتشمل, lecture retenue يشتمل : « comporte ». Texte arabe imprimé : لما أن الجهاد يتشمل على إزهاق النفس Imprimé وفضائهم, lecture retenue وفضائلهم : « et leurs mérites ». Texte arabe imprimé : بمناقب الأنصار وفضائهم

Lorsque furent achevées les trois relations — toutes issues de la Révélation à laquelle est consacré le titre « Le commencement de la Révélation » —, il a mentionné après ces relations le commencement de la création. (Je dis) Il m'apparaît qu'il n'a mentionné le commencement de la création à la suite du Livre du jihad que parce que le jihad comporte le fait d'ôter la vie ; il a donc voulu rappeler que ces créatures sont adventices, que leur destin est l'anéantissement et que nul n'est éternel. Fin [de citation]. Dans le même rapport, il a mentionné le Paradis et l'Enfer, vers lesquels les créatures sont destinées, et il convenait de mentionner Iblîs et ses armées à la suite de la description de l'Enfer, car ils en sont les habitants. Puis il a mentionné les djinns. Comme la création des bêtes a précédé la création d'Adam, il l'a fait suivre de la création d'Adam, et il a consacré des chapitres aux prophètes, un prophète après l'autre, selon l'ordre auquel nous croyons. Il a mentionné parmi eux Dhû l-Qarnayn, car il est selon lui un prophète et antérieur à Abraham ; c'est pourquoi il lui a consacré un chapitre après celui d'Abraham. Il a mentionné le chapitre de Job après Joseph, en raison du rapport d'épreuve qui existe entre eux. Il a mentionné Sa parole : « Et interroge-les au sujet de la cité qui était au bord de la mer » [Al-Aʿrâf : 163] après l'histoire de Jonas, car Jonas fut avalé par le poisson ; ce fut pour lui une épreuve, il patienta et fut sauvé ; et ceux-là furent éprouvés par des poissons : certains d'entre eux patientèrent et furent sauvés, d'autres transgressèrent et furent châtiés. Il a mentionné Luqmân après Salomon, soit parce qu'il est selon lui un prophète, soit parce qu'il fait partie des disciples de David (paix sur lui). Il a mentionné Marie parce qu'elle est selon lui prophétesse. Puis il a mentionné, après les prophètes, des choses prodigieuses survenues à l'époque des fils d'Israël, puis les mérites et les vertus propres à cette communauté, en précisant qu'ils ne sont pas pour autant des prophètes. Il a commencé par Quraysh, car c'est dans leur langue que le Livre fut révélé. Lorsqu'il a mentionné Aslam et Ghifâr, il a mentionné tout près de là l'islam d'Abû Dharr, car il fut le premier de Ghifâr à embrasser l'islam. Puis il a mentionné les noms du Prophète (paix et bénédictions sur lui), ses qualités et les signes de sa prophétie dans l'islam, puis les mérites de ses Compagnons. Les musulmans qui l'ont suivi et ont devancé les autres à l'islam étant les Émigrés (muhâjirûn) et les Auxiliaires (ansâr), et les Émigrés venant en premier dans l'antériorité, il a intitulé : « Les vertus des Émigrés », dont le chef est Abû Bakr as-Siddîq ; il les a donc mentionnés, puis il les a fait suivre des vertus des Auxiliaires et de leurs mérites.

Cela dit, il a entrepris, après la mention des vertus des Compagnons, d'exposer leur parcours dans l'exaltation de la parole d'Allah le Très-Haut aux côtés de leur Prophète : il a d'abord mentionné des aspects de la condition de l'Ignorance (jâhiliyya) avant la mission prophétique qui a aboli l'Ignorance, puis la nuisance des associateurs envers le Prophète (paix et bénédictions sur lui) et ses Compagnons, puis la situation du Prophète (paix et bénédictions sur lui) à La Mecque avant l'émigration en Abyssinie, puis l'émigration en Abyssinie, les circonstances du Voyage nocturne (isrâ') et d'autres choses, puis l'émigration vers Médine la prophétique. Puis il a exposé les expéditions (maghâzî) selon l'ordre qui était authentique à ses yeux ; il a commencé par l'islam d'Ibn Salâm, en bon augure de salut (salâma) dans les expéditions. Puis, après avoir rapporté les expéditions et les détachements, il a mentionné les délégations, puis le pèlerinage d'adieu, puis la maladie du Prophète (paix et bénédictions sur lui) et sa mort. Or il (paix et bénédictions sur lui) ne fut rappelé à Allah que lorsque sa Loi fut complète, éclatante et pure, et que la révélation de son Livre fut achevée ; il a donc fait suivre cela du Livre de l'exégèse (Kitâb at-tafsîr), puis il a mentionné à la suite les mérites du Coran, ce qui s'y rattache et les règles de conduite de sa récitation. Comme ce qui se rattache au Livre et à la Sunna — mémorisation, exégèse et établissement des statuts — assure la préservation de la religion dans les contrées et la permanence des statuts à travers les époques, et que par là s'obtient la vie digne de considération, il a fait suivre cela de ce par quoi s'obtiennent la descendance et la postérité, dont naît génération après génération, qui préservent ce qui concerne la Révélation ; il a donc dit : « Livre du mariage (Kitâb an-nikâh) ». Puis il l'a fait suivre de l'allaitement, en raison de l'interdiction [matrimoniale] qu'il entraîne et de ce qui s'y rattache, puis il a mentionné les femmes interdites et celles qui sont permises, puis il a fait suivre cela de l'alliance par mariage, du mariage illicite et réprouvé, de la demande en mariage, du contrat, de la dot, du tuteur matrimonial, du battement du tambourin lors du mariage, du banquet de noces, des conditions dans le mariage et du reste des règles du banquet, puis de la vie commune avec les épouses ; puis il l'a fait suivre du Livre du divorce (Kitâb at-talâq), puis il a mentionné les mariages des mécréants. Comme le serment d'abstinence conjugale (îlâ') est mentionné dans le Livre d'Allah après le mariage des associateurs, al-Bukhârî l'a mentionné à la suite ; puis il a mentionné le zihâr, qui est une séparation temporaire, puis l'anathème mutuel (liʿân), qui est une séparation définitive, puis les délais de viduité (ʿidad) et la reprise de l'épouse, puis le statut du rapport sexuel sans contrat, une fois achevé ce qui découle du contrat valide ; il a donc dit : « Le gain de la prostituée et le mariage vicié », puis il a mentionné le mariage temporaire (mutʿa).

Lorsque furent achevés les statuts relatifs au mariage, et comme parmi ses statuts figure une chose qui se rattache à l'époux de manière continue, à savoir l'entretien (nafaqa), il l'a mentionnée. Lorsque furent achevées les dépenses d'entretien, qui portent le plus souvent sur la nourriture, il a fait suivre le Livre des aliments, de leurs statuts et de leurs règles de conduite. Puis, comme il existe parmi les aliments ce qui est particulier, il a mentionné le sacrifice de naissance (ʿaqîqa) ; et comme cela fait partie de ce qui nécessite un égorgement, il a mentionné les bêtes égorgées ; et comme parmi ce qui est égorgé il y a ce qui est chassé, il a mentionné les statuts de la chasse ; et comme parmi les égorgements il y en a un qui se fait une fois l'an, il a dit : « Livre des sacrifices (Kitâb al-adâhî) ». Les mets étant suivis des boissons, il a dit : « Livre des boissons (Kitâb al-ashriba) ». Les aliments et les boissons pouvant produire dans le corps ce qui nécessite un médecin, il a dit : « Livre de la médecine (Kitâb at-tibb) », et il a mentionné ce qui se rattache à la maladie, la récompense de la maladie, ce par quoi il est permis de se soigner, les formules de guérison (ruqâ) permises et celles qui sont réprouvées ou interdites. Lorsque fut achevé le propos sur les aliments, les boissons et ce qui ôte le mal qui en naît, il a fait suivre le Livre du vêtement et de la parure, avec leurs statuts, ainsi que le parfum et ses espèces. Beaucoup de ces choses se rattachant aux règles de conduite de la personne, il les a fait suivre du Livre du bon comportement (Kitâb al-adab), de la piété filiale, du maintien des liens de parenté et de la demande de permission. La salutation et la demande de permission étant cause de l'ouverture des portes d'en bas, il les a fait suivre des invocations, qui sont l'ouverture des portes d'en haut. L'invocation étant cause du pardon, il a mentionné la demande de pardon (istighfâr) ; et la demande de pardon étant cause de la destruction des péchés, il a dit : « Chapitre : le repentir ». Puis il a mentionné les formules de rappel d'Allah (adhkâr) liées à des moments précis et les autres, ainsi que la demande de protection. Le rappel d'Allah et l'invocation étant cause d'exhortation, il a mentionné les exhortations, le renoncement (zuhd) et beaucoup de circonstances du Jour de la Résurrection.

Passage douteuxImprimé أدرف, lecture retenue أردف : « il a fait suivre ». Texte arabe imprimé : ولما كانت الحيل فيها ارتكاب ما يخفى أدرف Imprimé الكتابة (« l'écriture »), probablement الكتاب : « le Livre et la Sunna ». Texte arabe imprimé : تحتاج إلى الكتابة والسنة

Puis il a mentionné ce qui montre que toutes les choses sont sous la disposition d'Allah le Très-Haut ; il a donc dit : « Livre du décret divin (Kitâb al-qadar) », et il en a mentionné les aspects. Le décret pouvant être invoqué pour les choses vouées par vœu, il a dit : « Livre des vœux (Kitâb an-nudhûr) » ; le vœu comportant une expiation, il lui a joint les serments ; et les serments et les vœux nécessitant l'expiation, il a dit : « Livre de l'expiation (Kitâb al-kaffâra) ». Lorsque furent achevées les situations des gens dans la vie d'ici-bas, il a mentionné leurs situations après la mort ; il a donc dit : « Livre des parts successorales (Kitâb al-farâ'id) », et il en a mentionné les statuts. Lorsque furent achevées les situations exemptes de crime, il a mentionné les crimes survenant entre les gens ; il a donc dit : « Livre des peines légales (Kitâb al-hudûd) », et il a mentionné à sa fin la situation des apostats. L'apostat pouvant ne pas être mécréant s'il est contraint, il a dit : « Livre de la contrainte (Kitâb al-ikrâh) ». Le contraint pouvant dissimuler en lui-même un stratagème qui le protège, il a mentionné les stratagèmes (hiyal), ceux qui sont licites et ceux qui sont illicites. Les stratagèmes comportant le recours à ce qui est caché, il a fait suivre cela de l'interprétation des songes, car ils font partie de ce qui est caché, même s'ils deviennent apparents pour l'interprète ; et Allah le Très-Haut a dit : « Et Nous n'avons fait de la vision que Nous t'avons montrée qu'une épreuve pour les gens » [Al-Isrâ' : 60] ; il a donc fait suivre cela de sa parole : « Livre des épreuves (Kitâb al-fitan) ». Parmi les épreuves, il y a celles où l'on recourt aux gouvernants, car ce sont eux qui, le plus souvent, s'efforcent d'apaiser l'épreuve ; il a donc dit : « Livre des jugements (Kitâb al-ahkâm) », et il a mentionné la situation des émirs et des juges. L'imamat et le pouvoir de juger pouvant être convoités par certains, il a fait suivre cela du Livre du souhait (Kitâb at-tamannî). Le jugement des gouvernants reposant le plus souvent sur les informations à rapporteur unique (akhbâr al-âhâd), il a dit : « Ce qui est venu sur la validité de l'information unique du véridique ». Tous les statuts nécessitant le Livre et la Sunna, il a dit : « L'attachement au Livre et à la Sunna », et il a mentionné les règles de la déduction à partir du Livre et de la Sunna, l'effort d'interprétation (ijtihâd) et le caractère réprouvé de la divergence. Le fondement de la préservation, au premier comme au dernier, étant l'unicité d'Allah, il a conclu par le Livre de l'unicité (Kitâb at-tawhîd). Et comme la dernière des choses par lesquelles se distingue celui qui réussit de celui qui perd est le poids ou la légèreté des balances, il en a fait le dernier titre de chapitre de son livre ; il a donc dit : « Chapitre : la parole d'Allah le Très-Haut : « Et Nous placerons les balances équitables pour le Jour de la Résurrection » [Al-Anbiyâ' : 47], et que les œuvres des fils d'Adam sont pesées ». Il a donc commencé par le hadith : « Les actions ne valent que par les intentions », et il a conclu par le fait que les œuvres des fils d'Adam sont pesées, indiquant par là que n'en est agréé que ce qui fut accompli avec une intention (niyya) sincère pour Allah le Très-Haut ; c'est le hadith : « Deux paroles aimées du Tout Miséricordieux, légères sur la langue, lourdes dans la balance : « Gloire à Allah et par Sa louange, gloire à Allah l'Immense. » » Sa parole « deux paroles » comporte un encouragement et un allègement ; sa parole « aimées » comporte une incitation à les prononcer, en raison de l'amour que le Tout Miséricordieux leur porte ; sa parole « légères » comporte une incitation au regard de ce qui touche à l'œuvre ; et sa parole « lourdes » comporte la manifestation de leur récompense. L'ordre de ce hadith suit une disposition admirable : l'amour du Seigneur vient en premier, le rappel du serviteur et la légèreté de ce rappel sur sa langue viennent ensuite, et après cela la récompense de ces deux paroles jusqu'au Jour de la Résurrection. Le sens de ces deux paroles est venu dans la conclusion de l'invocation des gens des Jardins, selon Sa parole (le Très-Haut) : « Leur invocation y sera : « Gloire à Toi, ô Allah ! » ; leur salutation y sera : « Paix ! » ; et la fin de leur invocation : « Louange à Allah, Seigneur des mondes ! » » [Yûnus : 10]. Fin des propos du shaykh, résumés. Il y a mis en lumière des subtilités et des merveilles ; qu'Allah le récompense en bien, par Sa grâce et Sa générosité.

(Mention du nombre de hadiths de chaque Compagnon dans le Sahîh d'al-Bukhârî, mawsûl (à chaîne complète) et muʿallaq (sans chaîne complète), selon l'ordre des lettres de l'alphabet ; par là apparaît l'exactitude de son nombre sans répétition) J'ai rapporté plus haut d'Ibn as-Salâh qu'il a dit : « On dit qu'il compte quatre mille [hadiths] » ; c'est ce qu'a affirmé avec certitude le shaykh Muhyî ad-Dîn dans son commentaire, mais il l'a exprimé ainsi : « L'ensemble de ce qu'il contient, sans les répétitions, est d'environ quatre mille. » Il t'apparaîtra qu'il n'atteint pas ce nombre ni ne s'en approche. Et c'est Allah qui accorde le succès. * Ubayy ibn Kaʿb, le maître des lecteurs du Coran : sept hadiths. * Usâma ibn Zayd ibn Hâritha : seize hadiths ; al-Humaydî en a compté dix-sept. * Usayd ibn Hudayr al-Ansârî : un hadith. * Al-Ashʿath ibn Qays al-Kindî : un hadith. * Anas ibn Mâlik al-Ansârî : deux cent soixante-huit hadiths ; al-Humaydî en a réduit le nombre parce qu'il compte deux hadiths dont les termes sont proches comme un seul hadith, ainsi qu'il l'a fait pour le hadith d'az-Zuhrî d'après Anas, qui a dit : « Personne ne ressemblait davantage au Prophète (paix et bénédictions sur lui) qu'al-Hasan ibn ʿAlî », et pour le hadith de Muhammad ibn Sîrîn d'après Anas au sujet d'al-Husayn ibn ʿAlî : « Il était celui d'entre eux qui ressemblait le plus à l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) » ; al-Humaydî a compté ces deux hadiths comme un seul, bien qu'ils diffèrent par les termes et par le sens ; et il lui arrive de faire l'inverse. Je ne l'ai donc pas suivi dans son décompte. Et c'est Allah qui accorde le succès. * Uhbân ibn Aws al-Aslamî : un hadith. * Al-Barâ' ibn ʿÂzib al-Ansârî : trente-huit hadiths. * Burayda ibn al-Husayb al-Aslamî : trois hadiths. * Bilâl ibn Rabâh, le muezzin, l'Abyssin : trois hadiths. * Thâbit ibn ad-Dahhâk al-Ansârî : deux hadiths. * Thâbit ibn Qays ibn Shammâs al-Ansârî : un hadith. Jâbir ibn Samura ibn Junâda al-Ansârî as-Suwâ'î : deux hadiths. * Jâbir ibn ʿAbd Allâh ibn ʿAmr al-Ansârî : quatre-vingt-dix hadiths. * Jubayr ibn Mutʿim an-Nawfalî : neuf hadiths. * Jarîr ibn ʿAbd Allâh al-Bajalî : dix hadiths. * Jundab ibn ʿAbd Allâh al-Qasrî : huit hadiths. * Hâritha ibn Wahb al-Khuzâʿî : quatre hadiths. * Hudhayfa ibn al-Yamân al-ʿAbsî : vingt-deux hadiths. * Hazn ibn Abî Wahb al-Makhzûmî : deux hadiths. * Hassân ibn Thâbit ibn al-Mundhir al-Ansârî, le poète : un hadith. * Hakîm ibn Hizâm ibn Khuwaylid al-Asadî : quatre hadiths.

Passage douteuxNom imprimé الإرث (al-Irth), conservé ; le Compagnon est vraisemblablement Khabbâb ibn al-Aratt (الأرت). Texte arabe imprimé : خباب بن الإرث الخزاعي

* Khâlid ibn Zayd Abû Ayyûb al-Ansârî : sept hadiths. * Khâlid ibn al-Walîd al-Makhzûmî : deux hadiths. * Khabbâb ibn al-Irth al-Khuzâʿî : cinq hadiths. * Khufâf ibn Îmâ' al-Ghifârî al-Khuzâʿî : al-Mizzî a mentionné dans al-Atrâf qu'al-Bukhârî a rapporté de lui un hadith ; mais le hadith auquel il fait allusion relève en réalité du musnad de sa fille. * Râfiʿ ibn Khadîj ibn Râfiʿ al-Ansârî : six hadiths ; al-Humaydî s'est trompé et a omis un hadith. * Râfiʿ ibn Mâlik al-ʿAjlânî al-Ansârî : un hadith, dans les Maghâzî : il disait à son fils Rifâʿa — Rifâʿa avait pris part à Badr, tandis que son père Râfiʿ avait pris part à al-ʿAqaba sans prendre part à Badr — : « Il ne me plairait pas d'avoir pris part à Badr en échange d'al-ʿAqaba. » Ce hadith, les auteurs des Atrâf ne l'ont pas mentionné dans leurs livres, et aucun de ceux qui ont écrit sur les rapporteurs d'al-Bukhârî n'a consacré de notice à ce Râfiʿ, alors qu'il répond à leurs critères. * Rifâʿa ibn Râfiʿ ibn Mâlik, fils du précédent : trois hadiths. * Az-Zubayr ibn al-ʿAwwâm ibn Khuwaylid al-Asadî : neuf hadiths. * Zayd ibn Arqam al-Ansârî : six hadiths. * Zayd ibn Thâbit al-Ansârî : huit hadiths. * Zayd ibn Khâlid al-Juhanî : cinq hadiths. * Zayd ibn al-Khattâb al-ʿAdawî, frère de ʿUmar : il a un hadith. * Zayd ibn Sahl Abû Talha al-Ansârî : trois hadiths. * As-Sâ'ib ibn Yazîd al-Kindî : six hadiths. * Surâqa ibn Mâlik ibn Juʿshum : un hadith. * Saʿd ibn Abî Waqqâs az-Zuhrî : vingt hadiths. * Saʿd ibn Mâlik Abû Saʿîd al-Khudrî : soixante-six hadiths. * Saʿîd ibn Zayd ibn ʿAmr ibn Nufayl al-ʿAdawî : trois hadiths. * Sufyân ibn Abî Zuhayr al-Azdî : deux hadiths. * Salmân ibn ʿÂmir ad-Dabbî : un hadith. * Salmân al-Fârisî : quatre hadiths. * Salama ibn al-Akwaʿ al-Aslamî : vingt hadiths. * Salama al-Jarmî, père de ʿAmr : un hadith. * Sulaymân ibn Surad al-Khuzâʿî : un hadith. * Samura ibn Junâda as-Suwâ'î : un hadith. * Samura ibn Jundab al-Fazârî : trois hadiths. * Sunayn Abû Jamîla as-Sulamî : un hadith.

Passage douteuxNom imprimé الساعد (as-Sâʿid), conservé ; lecture probable الساعدي (as-Sâʿidî). Texte arabe imprimé : سهل بن سعد الساعد أحد Nom imprimé بشر (Bishr), conservé ; le Compagnon est vraisemblablement ʿAbd Allâh ibn Busr (بسر) al-Mâzinî. Texte arabe imprimé : عبد الله بن بشر المازني Nom imprimé صغير (Saghîr), conservé ; le Compagnon est vraisemblablement ʿAbd Allâh ibn Thaʿlaba ibn Suʿayr (صعير). Texte arabe imprimé : عبد الله بن ثعلبة بن صغير Nom imprimé ظهير (Zahîr), conservé ; le Compagnon est vraisemblablement Zuhayr (زهير) ibn Râfiʿ al-Ansârî. Texte arabe imprimé : ظهير بن رافع الأنصاري حديث واحد

* Sahl ibn Abî Hathma al-Ansârî : trois hadiths. Sahl ibn Hunayf al-Ansârî : quatre hadiths. Sahl ibn Saʿd as-Sâʿid : quarante et un hadiths. Suwayd ibn an-Nuʿmân al-Ansârî : un hadith. Shaddâd ibn Aws ibn Thâbit al-Ansârî : un hadith. Shayba ibn ʿUthmân ibn Abî Talha al-ʿAbdarî : un hadith. Sakhr ibn Harb Abû Sufyân al-Umawî : un hadith. Sudayy ibn ʿAjlân Abû Umâma al-Bâhilî : trois hadiths. As-Saʿb ibn Jaththâma al-Laythî : trois hadiths. Talha ibn ʿUbayd Allâh at-Taymî, l'un des Dix : quatre hadiths. Zahîr ibn Râfiʿ al-Ansârî : un hadith. ʿÂmir ibn Rabîʿa al-ʿAnazî : deux hadiths. ʿÂ'idh ibn ʿAmr al-Muzanî : un hadith. ʿUbâda ibn as-Sâmit al-Ansârî : neuf hadiths. Al-ʿAbbâs ibn ʿAbd al-Muttalib ibn Hâshim, oncle de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) : cinq hadiths. ʿAbd Allâh ibn Abî Awfâ : quinze hadiths. ʿAbd Allâh ibn Bishr al-Mâzinî : un hadith. ʿAbd Allâh ibn Thaʿlaba ibn Saghîr : un hadith. * ʿAbd Allâh ibn Jaʿfar ibn Abî Tâlib al-Hâshimî : deux hadiths. ʿAbd Allâh ibn Rawâha ibn Thaʿlaba al-Ansârî : un hadith. ʿAbd Allâh ibn az-Zubayr ibn al-ʿAwwâm al-Asadî : dix hadiths. ʿAbd Allâh ibn Zamʿa ibn al-Aswad al-Asadî : un hadith. ʿAbd Allâh ibn Zayd ibn ʿÂsim al-Mâzinî : neuf hadiths. ʿAbd Allâh ibn Salâm : deux hadiths. ʿAbd Allâh ibn ʿAbbâs ibn ʿAbd al-Muttalib al-Hâshimî : deux cent dix-sept hadiths. ʿAbd Allâh ibn ʿUthmân Abû Bakr as-Siddîq ibn Abî Quhâfa : vingt-deux hadiths. ʿAbd Allâh ibn ʿUmar ibn al-Khattâb al-ʿAdawî : deux cent soixante-dix hadiths. ʿAbd Allâh ibn ʿAmr ibn al-ʿÂs : vingt-six hadiths. ʿAbd Allâh ibn Qays Abû Mûsâ al-Ashʿarî : cinquante-sept hadiths. ʿAbd Allâh ibn Mâlik al-Azdî, connu sous le nom d'Ibn Buhayna : quatre hadiths. ʿAbd Allâh ibn Masʿûd ibn Ghâfil al-Hudhalî Abû ʿAbd ar-Rahmân : quatre-vingt-cinq hadiths. ʿAbd Allâh ibn Mughaffal al-Muzanî : huit hadiths. ʿAbd Allâh ibn Hishâm ibn Zuhra at-Taymî : trois hadiths. ʿAbd Allâh ibn Yazîd al-Khatmî : deux hadiths.

Passage douteuxNisba imprimée العبسي (al-ʿAbsî), conservée ; ʿAmmâr ibn Yâsir est vraisemblablement al-ʿAnsî (العنسي). Texte arabe imprimé : عمار بن ياسر العبسي

ʿAbd ar-Rahmân ibn Abzâ al-Khuzâʿî : un hadith. ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Bakr as-Siddîq : trois hadiths. Abû ʿAbs ibn Jabr al-Ansârî, dont le nom est ʿAbd ar-Rahmân : un hadith. ʿAbd ar-Rahmân ibn Samura ibn Habîb al-ʿAbshamî : un hadith. ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf ibn ʿAbd ʿAwf ibn ʿAbd al-Hârith ibn Zuhra az-Zuhrî, l'un des Dix : neuf hadiths. ʿItbân ibn Mâlik al-Ansârî : un hadith. ʿUthmân ibn ʿAffân ibn Abî l-ʿÂs ibn Umayya al-Umawî : neuf hadiths. ʿAdî ibn Hâtim at-Tâ'î : sept hadiths. ʿUrwa ibn Abî l-Jaʿd al-Bâriqî : deux hadiths. ʿUqba ibn al-Hârith ibn ʿÂmir ibn Nawfal an-Nawfalî : trois hadiths. ʿUqba ibn ʿÂmir al-Juhanî : neuf hadiths. ʿUqba ibn ʿAmr Abû Masʿûd al-Ansârî al-Badrî : onze hadiths. ʿAlî ibn Abî Tâlib ibn ʿAbd al-Muttalib al-Hâshimî : vingt-neuf hadiths. ʿAmmâr ibn Yâsir al-ʿAbsî : quatre hadiths. ʿUmar ibn al-Khattâb ibn Nufayl al-ʿAdawî, le Commandeur des croyants : soixante hadiths. ʿUmar ibn Abî Salama ibn ʿAbd al-Asad al-Makhzûmî : deux hadiths. ʿAmr ibn Umayya ad-Damrî : deux hadiths. ʿAmr ibn Taghlib an-Namarî : deux hadiths. ʿAmr ibn al-Hârith al-Mustaliqî : un hadith. ʿAmr ibn al-ʿÂs as-Sahmî : trois hadiths. ʿAmr ibn ʿAwf al-Ansârî : un hadith. ʿImrân ibn Husayn al-Khuzâʿî : douze hadiths. ʿAwf ibn Mâlik al-Ashjaʿî : un hadith. ʿUwaymir Abû d-Dardâ' al-Ansârî : quatre hadiths. Al-ʿAlâ' ibn al-Hadramî : un hadith. Al-Fadl ibn al-ʿAbbâs ibn ʿAbd al-Muttalib al-Hâshimî : trois hadiths. Qatâda ibn an-Nuʿmân al-Ansârî : un hadith. Qays ibn Saʿd ibn ʿUbâda al-Khazrajî : deux hadiths. Kaʿb ibn ʿUjra al-Balawî, allié des Ansâr : deux hadiths. Kaʿb ibn Mâlik al-Ansârî : quatre hadiths.

Passage douteuxNom imprimé محمد بن سلمة (Muhammad ibn Salama), conservé ; le Compagnon est vraisemblablement Muhammad ibn Maslama (مسلمة) al-Ansârî. Texte arabe imprimé : محمد بن سلمة الأنصاري

Mâlik ibn al-Huwayrith al-Laythî : quatre hadiths. Mâlik ibn Rabîʿa Abû Usayd as-Sâʿidî : quatre hadiths. Mâlik ibn Saʿsaʿa al-Ansârî : un hadith. Mujâshiʿ ibn Masʿûd as-Sulamî : un hadith ; son frère Mujâlid : un hadith. Muhammad ibn Salama al-Ansârî : un hadith. Mahmûd ibn ar-Rabîʿ al-Ansârî : un hadith. Mirdâs ibn Mâlik al-Aslamî : un hadith. Marwân ibn al-Hakam al-Umawî : deux hadiths. Al-Miswar ibn Makhrama ibn Nawfal az-Zuhrî : huit hadiths. Al-Musayyab ibn Hazn, père de Saʿîd, al-Makhzûmî : trois hadiths. Muʿâdh ibn Jabal al-Ansârî : six hadiths. Muʿâwiya ibn Abî Sufyân al-Umawî : huit hadiths. Maʿqil ibn Yasâr al-Muzanî : deux hadiths. Maʿn ibn Yazîd as-Sulamî : un hadith. Muʿayqîb ad-Dawsî : un hadith. Al-Mughîra ibn Shuʿba ibn Abî ʿÂmir ibn Masʿûd ath-Thaqafî : onze hadiths. Al-Miqdâd ibn al-Aswad al-Kindî : un hadith. Al-Miqdâm ibn Maʿdîkarib al-Kindî : deux hadiths. Nadla ibn ʿUbayd Abû Barza al-Aslamî : quatre hadiths. An-Nuʿmân ibn Bashîr ibn Saʿd al-Ansârî : six hadiths. An-Nuʿmân ibn Muqarrin al-Muzanî : un hadith. Nufayʿ ibn al-Hârith Abû Bakra ath-Thaqafî : quatorze hadiths. Nawfal ibn Muʿâwiya ad-Dîlî : un hadith. Hâni' Abû Burda ibn Niyâr al-Ansârî : un hadith. * Wâthila ibn al-Asqaʿ al-Laythî : un hadith. Wahshî ibn Harb al-Habashî : un hadith. Wahb ibn ʿAbd Allâh Abû Juhayfa as-Suwâ'î : sept hadiths. Yaʿlâ ibn Umayya at-Tamîmî : trois hadiths.

Passage douteuxNom imprimé جهم (Jahm), conservé ; le Compagnon est vraisemblablement Abû Juhaym (جهيم) ibn al-Hârith ibn as-Simma al-Ansârî. Texte arabe imprimé : أبو جهم بن الحرث بن الصمة الأنصاري

(Mention de ceux dont le nom n'est pas connu ou fait l'objet de divergence) Abû Bashîr al-Ansârî : un hadith ; Abû Thaʿlaba al-Khushanî : trois hadiths ; Abû Jahm ibn al-Hârith ibn as-Simma al-Ansârî : deux hadiths ; Abû Humayd as-Sâʿidî : quatre hadiths ; Abû Dharr al-Ghifârî : quatorze hadiths ; Abû Râfiʿ, affranchi de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) : un hadith ; Abû Saʿîd ibn al-Muʿallâ al-Ansârî : un hadith ; Abû Shurayh al-Khuzâʿî : trois hadiths ; Abû Qatâda al-Ansârî : treize hadiths ; Abû Lubâba al-Ansârî : un hadith ; Abû Hurayra ad-Dawsî : quatre cent quarante-six hadiths ; Abû Wâqid al-Laythî : un hadith * Les femmes : Asmâ' bint Abî Bakr as-Siddîq : seize hadiths ; Asmâ' bint ʿUmays : un hadith ; Umayma bint Khâlid ibn Saʿîd ibn al-ʿÂs, Umm Khâlid : deux hadiths ; Hafsa bint ʿUmar ibn al-Khattâb, la Mère des croyants : cinq hadiths ; Khansâ' bint Khidhâm : un hadith ; Khawla bint Qays al-Ansâriyya : un hadith ; ar-Rubayyiʿ bint Muʿawwidh al-Ansâriyya : trois hadiths ; Ramla bint Abî Sufyân, Umm Habîba, la Mère des croyants : deux hadiths ; Zaynab bint Jahsh, la Mère des croyants : deux hadiths ; Zaynab bint Abî Salama ibn ʿAbd al-Asad : deux hadiths ; Zaynab ath-Thaqafiyya, l'épouse d'Ibn Masʿûd : un hadith ; Subayʿa bint al-Hârith al-Aslamiyya : un hadith ; Sawda bint Zamʿa al-ʿÂmiriyya, la Mère des croyants : un hadith ; Safiyya bint Huyayy, la Mère des croyants : un hadith ; Safiyya bint Shayba al-ʿAbdariyya : un hadith ; ʿÂ'isha bint Abî Bakr as-Siddîq, la Mère des croyants : deux cent quarante-deux hadiths ; Fâkhita, Umm Hâni' bint Abî Tâlib al-Hâshimiyya : deux hadiths ; Fâtima bint Qays al-Fihriyya : un hadith ; Fâtima az-Zahrâ', fille de notre maître l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) : un hadith ; Lubâba, Umm al-Fadl : deux hadiths ; Maymûna bint al-Hârith al-Hilâliyya, la Mère des croyants : sept hadiths ; Nusayba, Umm ʿAtiyya al-Ansâriyya : cinq hadiths ; Hind bint Abî Umayya ibn al-Mughîra al-Makhzûmiyya, Umm Salama, la Mère des croyants : seize hadiths ; Umm Harâm bint Milhân : deux hadiths ; Umm Rûmân, la mère de ʿÂ'isha : deux hadiths ; Umm Sulaym al-Ansâriyya : deux hadiths ; Umm Sharîk al-ʿÂmiriyya : un hadith ; Umm al-ʿAlâ' al-Ansâriyya : un hadith ; Umm Qays bint Mihsan al-Asadiyya : deux hadiths ; Umm Kulthûm bint ʿUqba ibn Abî Muʿayt : un hadith ; la fille de Khufâf ibn Îmâ' : un hadith. Ainsi, l'ensemble des textes à chaîne complète (mawsûl) que contient le Sahîh d'al-Bukhârî, sans répétition et après vérification précise, s'élève à deux mille hadiths60 et six cent deux hadiths ; et les textes muʿallaq (sans chaîne complète) marfûʿ (remontant au Prophète) qu'il n'a pas donnés avec une chaîne complète en un autre endroit dudit Jâmiʿ sont au nombre de cent cinquante-neuf hadiths ; le tout fait donc deux mille sept cent soixante et un hadiths. Entre ce nombre que j'ai établi avec soin et celui que mentionnent Ibn as-Salâh et d'autres, il y a un écart considérable, et je ne sais d'où est venue l'erreur à ce sujet. Puis je l'ai expliquée ainsi : il se peut que le premier compteur, qu'ils ont suivi en cela, lorsqu'il voyait un hadith rapporté longuement en un endroit et de façon abrégée en un autre, ait cru que la version abrégée était autre que la longue, soit parce qu'il s'était écoulé longtemps depuis qu'il l'avait vue, soit par manque de connaissance de l'art ; or il y a dans le livre beaucoup de cas de ce genre. Dès lors apparaît la cause de l'écart entre les deux nombres, et c'est Allah qui accorde le succès * Maintenant qu'est achevé ce que je voulais établir parmi les sections de cette introduction, revenons à ce qui a été promis plus haut, à savoir l'établissement de la biographie. Je dis donc :

Passage douteuxImprimé ولا, probablement ولائه : « son lien de clientèle ». Texte arabe imprimé : ومولده ومنشئه ولا ومبدأ طلبه

(Mention de sa généalogie, de sa naissance, de son enfance, de son lien de clientèle et du début de sa quête du hadith) Il s'agit d'Abû ʿAbd Allâh Muhammad ibn Ismâʿîl ibn Ibrâhîm ibn al-Mughîra ibn Bardizbah al-Juʿfî. Il naquit le vendredi, après la prière, alors que treize nuits s'étaient écoulées du mois de Shawwâl, en l'an 194, à Boukhara. Al-Mustanîr ibn ʿAtîq a dit : « Muhammad ibn Ismâʿîl m'a montré cela de l'écriture de son père. » Cela est rapporté de lui par plusieurs voies. Son aïeul بردزبه (Bardizbah) : avec a sur la lettre à un point dessous (b), sans voyelle sur le r sans point, avec i sous le d sans point, sans voyelle sur le z avec point, avec a sur la lettre à un point dessous (b), suivi d'un h ; telle est la vocalisation la plus connue, celle qu'a retenue avec assurance Ibn Mâkûlâ, mais d'autres vocalisations ont été rapportées. Bardizbah signifie en persan « le cultivateur » ; c'est ce que disent les gens de Boukhara. Bardizbah était persan, de la religion de son peuple ; puis son fils al-Mughîra embrassa l'islam par l'entremise d'al-Yamân al-Juʿfî et vint à Boukhara ; il fut alors rattaché à lui par un lien de clientèle (walâ'), selon la doctrine de ceux qui estiment que celui par l'entremise duquel une personne embrasse l'islam devient son patron ; c'est pour cette seule raison qu'on l'a appelé al-Juʿfî. Quant à son fils Ibrâhîm ibn al-Mughîra, nous n'avons trouvé aucune information à son sujet. Quant au père de Muhammad, une notice lui est consacrée dans le livre ath-Thiqât d'Ibn Hibbân, qui dit, dans la quatrième classe : « Ismâʿîl ibn Ibrâhîm, le père d'al-Bukhârî ; il rapporte d'après Hammâd ibn Zayd et Mâlik, et les Irakiens ont rapporté de lui. » Son fils l'a mentionné dans at-Târîkh al-kabîr en disant : « Ismâʿîl ibn Ibrâhîm ibn al-Mughîra a entendu Mâlik et Hammâd ibn Zayd, et a fréquenté Ibn al-Mubârak. » On verra un peu plus loin la parole d'Ismâʿîl au moment de sa mort : il ne connaissait dans ses biens rien d'illicite ni de douteux. Ismâʿîl mourut alors que Muhammad était petit ; il grandit donc sous la garde de sa mère. Puis il fit le pèlerinage avec sa mère et son frère Ahmad, qui était plus âgé que lui ; lui-même resta à La Mecque, y séjournant pour chercher la science, tandis que son frère Ahmad retourna à Boukhara, où il mourut. Ghunjâr a rapporté dans Târîkh Bukhârâ, et al-Lâlakâ'î dans Sharh as-sunna, dans le chapitre de cet ouvrage consacré aux prodiges des saints, que Muhammad ibn Ismâʿîl perdit la vue dans son enfance ; sa mère vit en songe l'Ami [d'Allah] Abraham, qui lui dit : « Ô femme, Allah a rendu la vue à ton fils grâce à l'abondance de tes invocations. » Il a dit : « Au matin, Allah lui avait rendu la vue. » Al-Firabrî a dit : « J'ai entendu Muhammad ibn Abî Hâtim, le secrétaire (warrâq) d'al-Bukhârî, dire : j'ai entendu al-Bukhârî dire : « L'apprentissage par cœur du hadith me fut inspiré alors que j'étais à l'école coranique. » Je lui dis : « Quel âge avais-tu alors ? » Il répondit : « Dix ans ou moins. Puis je quittai l'école et me mis à fréquenter ad-Dâkhilî et d'autres. Un jour, dans ce qu'il lisait aux gens, il dit : Sufyân, d'après Abû z-Zubayr, d'après Ibrâhîm. Je dis : Abû z-Zubayr n'a pas rapporté d'après Ibrâhîm. Il me rabroua. Je lui dis : Reporte-toi à l'original, si tu l'as. Il entra, l'examina, puis revint et dit : Comment est-ce, garçon ? Je dis : C'est az-Zubayr — c'est-à-dire Ibn ʿAdî — d'après Ibrâhîm. Il prit alors le calame, corrigea son livre et me dit : Tu as raison. » » Il a dit : « Quelqu'un lui demanda : « Quel âge avais-tu lorsque tu l'as repris ? » Il répondit : « Onze ans. » » Il a dit : « Quand j'entrai dans ma seizième année, j'avais appris par cœur les livres d'Ibn al-Mubârak et de Wakîʿ, et je connaissais les propos de ces gens-là » — c'est-à-dire les tenants de l'opinion (ashâb ar-ra'y). Il a dit : « Puis je partis avec ma mère et mon frère pour le pèlerinage. »

(Je dis) Son premier voyage eut donc lieu, d'après cela, en l'an 210. S'il avait voyagé dès le début de sa quête, il aurait atteint, dans une classe élevée, ce qu'ont atteint ses pairs et qu'il n'a pas atteint, même s'il a atteint des maîtres qui en étaient proches, comme Yazîd ibn Hârûn et Abû Dâwûd at-Tayâlisî. Il fut contemporain de ʿAbd ar-Razzâq et voulut se rendre auprès de lui — il en avait la possibilité —, mais on lui dit qu'il était mort ; il renonça alors à partir pour le Yémen. Puis il apparut que ʿAbd ar-Razzâq était vivant ; il en vint donc à rapporter de lui par un intermédiaire. Il a dit : « Quand j'entrai dans ma dix-huitième année, je composai le livre Qadâyâ as-sahâba wa-t-tâbiʿîn (Les jugements des Compagnons et des Successeurs), puis je composai at-Târîkh à Médine, auprès du tombeau du Prophète (paix et bénédictions sur lui), et je l'écrivais pendant les nuits de clair de lune. » Il a dit : « Il est rare qu'un nom figure dans at-Târîkh sans que j'aie à son sujet une histoire, mais j'ai répugné à allonger le livre. » Sahl ibn as-Sarî a dit : « Al-Bukhârî a dit : « Je suis entré en Syrie, en Égypte et en Haute-Mésopotamie (al-Jazîra) deux fois, à Bassora quatre fois ; j'ai séjourné au Hijaz six ans, et je ne saurais compter combien de fois je suis entré à Koufa et à Bagdad avec les traditionnistes. » » Hâshid ibn Ismâʿîl a dit : « Al-Bukhârî fréquentait avec nous les maîtres de Bassora alors qu'il était un jeune garçon, et il n'écrivait pas ; plusieurs jours passèrent ainsi. Au bout de seize jours, nous le lui reprochâmes. Il dit : « Vous m'avez fait beaucoup de reproches ; présentez-moi donc ce que vous avez écrit. » Nous le sortîmes : cela dépassait quinze mille hadiths. Il les récita tous par cœur, au point que nous nous mîmes à corriger nos écrits d'après sa mémoire. » Abû Bakr ibn Abî ʿAyyâsh al-Aʿyan a dit : « Nous avons écrit d'après Muhammad ibn Ismâʿîl, alors qu'il était encore imberbe, à la porte de Muhammad ibn Yûsuf al-Firyâbî. » (Je dis) Al-Firyâbî mourut en l'an 212 ; al-Bukhârî avait alors environ dix-huit ans, ou moins. Muhammad ibn al-Azhar as-Sijistânî a dit : « J'étais dans l'assemblée de Sulaymân ibn Harb, et al-Bukhârî était avec nous ; il écoutait sans écrire. On demanda à l'un d'eux : « Qu'a-t-il à ne pas écrire ? » Il répondit : « Il retourne à Boukhara et écrit de mémoire. » » Muhammad ibn Abî Hâtim a dit, d'après al-Bukhârî : « J'étais dans l'assemblée d'al-Firyâbî ; il dit : « Sufyân nous a rapporté, d'après Abû ʿUrwa, d'après Abû l-Khattâb, d'après Abû Hamza. » Personne dans l'assemblée ne sut qui étaient ceux qui se trouvaient au-dessus de Sufyân. Je leur dis : « Abû ʿUrwa, c'est Maʿmar ibn Râshid ; Abû l-Khattâb, c'est Qatâda ibn Diʿâma ; et Abû Hamza, c'est Anas ibn Mâlik. » » Il a dit : « Ath-Thawrî avait grandement coutume de faire cela : désigner les gens célèbres par leur kunya. »

Passage douteuxImprimé لم, sans sens ici ; lu probablement لي : « à mon sens ». Texte arabe imprimé : وينحصرون لم في خمس طبقات

(Mention des degrés de ses maîtres, auprès desquels il a écrit et d'après lesquels il a rapporté) Il a déjà été signalé qu'ils étaient nombreux. D'après Muhammad ibn Abî Hâtim, il a dit : « J'ai écrit d'après mille quatre-vingts personnes, et il n'y avait parmi elles que des spécialistes du hadith. » Il a dit aussi : « Je n'ai écrit que d'après ceux qui disaient que la foi (îmân) est parole et acte. » (Je dis) Ils se ramènent, à mon sens, à cinq classes.

(La première classe) Ceux qui lui ont rapporté d'après les Successeurs (tâbiʿûn), tels que Muhammad ibn ʿAbd Allâh al-Ansârî, qui lui a rapporté d'après Humayd ; Makkî ibn Ibrâhîm, qui lui a rapporté d'après Yazîd ibn Abî ʿUbayd ; Abû ʿÂsim an-Nabîl, qui lui a rapporté lui aussi d'après Yazîd ibn Abî ʿUbayd ; ʿUbayd Allâh ibn Mûsâ, qui lui a rapporté d'après Ismâʿîl ibn Abî Khâlid ; Abû Nuʿaym, qui lui a rapporté d'après al-Aʿmash ; Khallâd ibn Yahyâ, qui lui a rapporté d'après ʿÎsâ ibn Tahmân ; ʿAlî ibn ʿAyyâsh et ʿIsâm ibn Khâlid, qui lui ont rapporté d'après Harîz ibn ʿUthmân. Les maîtres de tous ceux-là sont des Successeurs.

(La deuxième classe) Ceux qui vécurent à l'époque de ceux-là mais n'entendirent pas les Successeurs dignes de confiance, comme Âdam ibn Abî Iyâs, Abû Mus'hir ʿAbd al-Aʿlâ ibn Mus'hir, Saʿîd ibn Abî Maryam, Ayyûb ibn Sulaymân ibn Bilâl et leurs semblables.

(La troisième classe) C'est la classe médiane de ses maîtres : ceux qui n'ont pas rencontré les Successeurs mais ont reçu des grands parmi les suivants des suivants, comme Sulaymân ibn Harb, Qutayba ibn Saʿîd, Nuʿaym ibn Hammâd, ʿAlî ibn al-Madînî, Yahyâ ibn Maʿîn, Ahmad ibn Hanbal, Ishâq ibn Râhawayh, Abû Bakr et ʿUthmân, les deux fils d'Abû Shayba, et leurs semblables. Muslim a partagé avec lui la réception auprès de cette classe.

(La quatrième classe) Ses compagnons d'étude et ceux qui ont entendu un peu avant lui, comme Muhammad ibn Yahyâ adh-Dhuhlî, Abû Hâtim ar-Râzî, Muhammad ibn ʿAbd ar-Rahîm Sâʿiqa, ʿAbd ibn Humayd, Ahmad ibn an-Nadr et un groupe de leurs pairs. Il ne rapporte d'après eux que ce qui lui a échappé de ses maîtres, ou ce qu'il n'a pas trouvé chez d'autres.

(La cinquième classe) Des gens qui comptent parmi ses élèves par l'âge et par la chaîne de transmission (isnâd), qu'il a entendus pour en tirer profit, comme ʿAbd Allâh ibn Hammâd al-Âmulî, ʿAbd Allâh ibn Abî l-ʿÂs al-Khwârizmî, Husayn ibn Muhammad al-Qabbânî et d'autres. Il a rapporté d'eux peu de choses, et il a appliqué, en rapportant d'eux, ce qu'a rapporté ʿUthmân ibn Abî Shayba d'après Wakîʿ, qui a dit : « L'homme n'est pas savant tant qu'il ne rapporte pas d'après celui qui est au-dessus de lui, d'après son égal et d'après celui qui est au-dessous de lui. » Et d'après al-Bukhârî, il a dit : « Le traditionniste n'est pas accompli tant qu'il n'écrit pas d'après celui qui est au-dessus de lui, d'après son égal et d'après celui qui est au-dessous de lui. »

Passage douteuxNom imprimé الصيار في en deux mots (as-Sayâr fî), conservé ; lecture probable الصيارفي (nisba as-Sayârifî). Texte arabe imprimé : عبد الله بن محمد الصيار في

(Mention de sa conduite, de ses qualités, de son renoncement et de ses mérites) Son secrétaire a dit : « J'ai entendu Muhammad ibn Khirâsh dire : j'ai entendu Ahyad ibn Hafs dire : « J'entrai chez Ismâʿîl, le père d'Abû ʿAbd Allâh, au moment de sa mort ; il dit : Je ne connais dans mes biens aucun dirham d'origine illicite, ni aucun dirham d'origine douteuse. » » (Je dis) Son secrétaire a raconté qu'il hérita de son père des biens considérables, qu'il confiait en commandite (mudâraba). Un débiteur lui retint vingt-cinq mille [dirhams]. On lui dit : « Fais-toi aider par une lettre du gouverneur. » Il répondit : « Si je prends d'eux une lettre, ils concevront des espérances, et je ne vendrai pas ma religion pour mon bas monde. » Puis il transigea avec son débiteur pour que celui-ci lui verse dix dirhams par mois, et tout cet argent fut perdu. Il a dit : « Je l'ai entendu dire : « Je ne me suis jamais occupé moi-même d'acheter ni de vendre quoi que ce soit ; je chargeais quelqu'un d'acheter pour moi. » On lui demanda : « Pourquoi ? » Il répondit : « À cause de ce que cela comporte d'excès, de manque et de confusion. » » Ghunjâr a dit dans son Târîkh : « Ahmad ibn Muhammad ibn ʿUmar al-Muqri' nous a rapporté : Abû Saʿîd Bakr ibn Munîr nous a rapporté : « On avait apporté à Muhammad ibn Ismâʿîl des marchandises que lui avait envoyées Abû Hafs. Des commerçants se réunirent chez lui le soir et les lui demandèrent avec un bénéfice de cinq mille dirhams. Il leur dit : Retirez-vous pour cette nuit. Le lendemain, d'autres commerçants vinrent lui demander les marchandises avec un bénéfice de dix mille dirhams. Il les renvoya et dit : J'ai eu l'intention, hier soir, de les céder aux premiers. Il les leur céda et dit : Je n'aime pas revenir sur mon intention. » » Le secrétaire d'al-Bukhârî a dit : « Je l'ai entendu dire : « Je partis chez Âdam ibn Abî Iyâs ; mes subsides tardèrent, au point que je me mis à manger l'herbe de la terre. Le troisième jour, un homme que je ne connaissais pas vint me trouver et me donna une bourse contenant des dinars. » » Il a dit : « Je l'ai entendu dire : « Je percevais chaque mois cinq cents dirhams de revenus, que je dépensais dans la quête [de la science] ; et ce qui est auprès d'Allah est meilleur et plus durable. » » ʿAbd Allâh ibn Muhammad as-Sayâr fî a dit : « J'étais chez Muhammad ibn Ismâʿîl, dans sa demeure. Sa servante vint et voulut entrer dans la pièce ; elle trébucha sur un encrier qui était devant lui. Il lui dit : « Comment marches-tu ? » Elle répondit : « Quand il n'y a pas de passage, comment marcherais-je ? » Il étendit les mains et dit : « Va, je t'ai affranchie. » On lui dit : « Ô Abû ʿAbd Allâh, elle t'a mis en colère ! » Il répondit : « J'ai satisfait mon âme par ce que j'ai fait. » »

Passage douteuxImprimé الامرتين, à lire إلا مرتين : « sauf deux fois ». Texte arabe imprimé : أخطأ سهمه الهدف الامرتين

Le secrétaire d'al-Bukhârî a dit : « Je le vis s'allonger sur le dos, alors que nous étions à Firabr, pendant la composition du livre de l'exégèse (Kitâb at-tafsîr) ; il s'était fatigué ce jour-là à extraire les hadiths. Je lui dis : « Je t'ai entendu dire : Je n'ai jamais rien fait sans savoir. Quel est donc l'intérêt de t'allonger ainsi ? » Il répondit : « Je me suis fatigué aujourd'hui ; or ceci est une place frontière, et j'ai craint qu'il ne survienne quelque chose de la part de l'ennemi ; j'ai donc voulu me reposer et me tenir prêt, afin que, si l'ennemi nous surprenait, nous ayons de quoi bouger. » » Il a dit : « Il montait souvent à cheval pour aller au tir ; et, durant tout le temps où je l'ai fréquenté, je ne me souviens pas l'avoir vu manquer la cible, sauf deux fois ; il atteignait au contraire la cible à chaque fois et n'était pas devancé. » Il a dit : « Nous montâmes un jour à cheval pour aller au tir, alors que nous étions à Firabr. Nous sortîmes sur la route qui mène au débarcadère et nous mîmes à tirer. La flèche d'Abû ʿAbd Allâh atteignit le pieu du pont qui enjambe la rivière, et le pieu se fendit. Quand il vit cela, il descendit de sa monture, retira la flèche du pieu, cessa de tirer et nous dit : « Rentrez. » Nous rentrâmes. Il me dit alors, en poussant de profonds soupirs : « Ô Abû Jaʿfar, j'ai un service à te demander. » Je dis : « Oui. » Il dit : « Va trouver le propriétaire du pont et dis-lui : Nous avons endommagé le pieu ; nous aimerions que tu nous autorises à en mettre un autre à la place, ou que tu en prennes le prix, et que tu nous tiennes quittes de ce que nous avons fait. » Le propriétaire du pont était Humayd ibn al-Akhdar. Il me dit : « Transmets à Abû ʿAbd Allâh le salut, et dis-lui : Tu es quitte de ce que tu as fait, car tous mes biens te sont offerts en rançon. » Je lui transmis le message ; son visage s'illumina, il manifesta une grande joie, et ce jour-là il lut aux étrangers cinq cents hadiths et donna en aumône trois cents dirhams. » Il a dit : « Je l'ai entendu dire à Abû Maʿshar l'aveugle : « Tiens-moi quitte, ô Abû Maʿshar. » Celui-ci dit : « De quoi donc ? » Il répondit : « J'ai rapporté un jour un hadith, et je t'ai regardé alors que tu en étais émerveillé et que tu remuais la tête et les mains ; j'en ai souri. » Il dit : « Tu es quitte ; qu'Allah te fasse miséricorde, ô Abû ʿAbd Allâh. » » Il a dit : « Je l'ai entendu dire : « J'ai invoqué mon Seigneur deux fois et Il m'a exaucé » — c'est-à-dire sur-le-champ — « et je n'aime plus invoquer depuis, de peur que cela ne diminue mes bonnes actions. » » Il a dit : « Je l'ai entendu dire : « Je n'aurai pas d'adversaire dans l'au-delà. » Je dis : « Certaines personnes te reprochent at-Târîkh ; elles disent qu'il contient de la médisance envers les gens. » Il répondit : « Nous n'avons fait que rapporter cela par transmission ; nous ne l'avons pas dit de nous-mêmes. Et le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a bien dit : Quel mauvais membre de la tribu ! » » Il a dit : « Je l'ai entendu dire : « Je n'ai jamais médit de personne depuis que j'ai su que la médisance est illicite. » »

Passage douteuxImprimé وريناها ولا, probablement ورويناها مطولا : « nous l'avons rapportée sous une forme longue ». Texte arabe imprimé : وريناها ولا عن محمد بن أبي حاتم Imprimé نظهر, probablement يظهر : « qui apparaissent ». Texte arabe imprimé : وتحر بليغ نظهر لمن تأمل Nom imprimé أبو اليمان (Abû l-Yamân), conservé ; il s'agit vraisemblablement d'Abû l-Yumn (أبو اليمن) Zayd ibn al-Hasan al-Kindî. Texte arabe imprimé : أخبرنا أبو اليمان الكندي

(Je dis) Al-Bukhârî fait preuve, dans ses propos sur les rapporteurs, d'une prudence extrême et d'un scrupule poussé, qui apparaissent à quiconque examine ses jugements en matière de critique et d'accréditation (al-jarh wa-t-taʿdîl) : le plus souvent, il dit : « ils se sont tus à son sujet », « il y a à redire à son sujet », « ils l'ont délaissé », et autres expressions de ce genre ; il est rare qu'il dise « menteur » ou « forgeur de hadiths » ; il dit plutôt : « Untel l'a taxé de mensonge », « Untel l'a accusé », c'est-à-dire de mensonge. Ahmad ibn ʿUmar al-Lu'lu'î m'a informé, d'après le hâfiz Abû l-Hajjâj al-Mizzî, qu'Abû l-Fath ash-Shaybânî l'a informé : Abû l-Yamân al-Kindî nous a informés : Abû Mansûr al-Qazzâz nous a informés : al-Khatîb Abû Bakr ibn Thâbit nous a informés : Abû l-Walîd ad-Darbandî m'a informé : Muhammad ibn Ahmad ibn Sulaymân nous a informés : Ahmad ibn Muhammad ibn ʿUmar nous a rapporté : j'ai entendu Bakr ibn Munîr dire : j'ai entendu Muhammad ibn Ismâʿîl al-Bukhârî dire : « J'espère rencontrer Allah sans qu'Il me demande compte d'avoir médit de quiconque. » Et par la même chaîne jusqu'à Abû Bakr ibn Munîr, qui a dit : « Muhammad ibn Ismâʿîl al-Bukhârî priait un jour, et un frelon le piqua dix-sept fois. Quand il eut achevé sa prière, il dit : « Regardez ce qu'est cette chose qui m'a fait mal pendant ma prière. » Ils regardèrent, et voici que le frelon l'avait fait enfler en dix-sept endroits ; et il n'avait pas interrompu sa prière. » (Je dis) Nous l'avons rapportée sous une forme longue d'après Muhammad ibn Abî Hâtim, son secrétaire, qui dit à la fin : « J'étais dans un verset et j'ai aimé l'achever. » Son secrétaire a dit aussi : « Nous étions à Firabr, et Abû ʿAbd Allâh construisait un ribât du côté de Boukhara. Beaucoup de gens se réunirent pour l'y aider, et il transportait les briques. Je lui disais : « Ô Abû ʿAbd Allâh, on t'épargne cela. » Il répondait : « C'est cela qui m'est utile. » » Il a dit : « Il leur avait égorgé une vache ; quand les marmites furent cuites, il invita les gens au repas. Il y avait avec lui cent personnes ou plus, et il ne savait pas que se réunirait autant de monde. Nous avions emporté avec lui de Firabr du pain pour trois dirhams — le pain était alors à cinq mann le dirham — ; nous le jetâmes devant eux, tous les présents mangèrent, et il resta un bon nombre de galettes. » Il a dit : « Il mangeait très peu, était très bienfaisant envers les étudiants et d'une générosité extrême. » Abû l-Hasan Yûsuf ibn Abî Dharr al-Bukhârî a raconté que Muhammad ibn Ismâʿîl tomba malade ; on présenta son urine aux médecins, qui dirent : « Cette urine ressemble à celle de certains évêques chrétiens, car ils ne mangent pas de condiment avec leur pain. » Muhammad ibn Ismâʿîl leur donna raison et dit : « Je n'ai pas mangé de condiment depuis quarante ans. » On leur demanda quel était son remède ; ils dirent : « Son remède est le condiment. » Il refusa, jusqu'à ce que les maîtres et les gens de science insistent auprès de lui ; il leur accorda alors de manger avec son pain un morceau de sucre.

Al-Hâkim Abû ʿAbd Allâh le hâfiz a dit : « Muhammad ibn Khâlid m'a informé : Muqsim ibn Saʿd nous a rapporté : « Lorsque venait la première nuit du mois de Ramadan, les compagnons de Muhammad ibn Ismâʿîl al-Bukhârî se réunissaient auprès de lui ; il dirigeait leur prière et lisait vingt versets à chaque unité de prière (rakʿa), et ainsi de suite jusqu'à achever le Coran. Il lisait au petit matin entre la moitié et le tiers du Coran, et l'achevait ainsi au petit matin toutes les trois nuits. Le jour, il faisait une lecture complète chaque jour, qu'il achevait au moment de rompre le jeûne chaque soir, et il disait : À chaque lecture complète, une invocation exaucée. » » Muhammad ibn Abî Hâtim le secrétaire a dit : « Lorsque j'étais avec Abû ʿAbd Allâh en voyage, une même chambre nous réunissait, sauf pendant les grosses chaleurs. Je le voyais se lever, en une seule nuit, de quinze à vingt fois ; à chaque fois il prenait le briquet, allumait du feu de sa main, éclairait la lampe, extrayait des hadiths et y portait des marques, puis reposait sa tête. Je lui dis : « Tu t'imposes tout cela sans me réveiller ? » Il répondit : « Tu es jeune ; je n'aime pas gâcher ton sommeil. » » Il a dit : « Il priait au petit matin treize unités de prière, en terminant par une seule, impaire (witr). » Il a dit : « Il avait sur lui un peu des cheveux du Prophète (paix et bénédictions sur lui), qu'il plaçait dans ses vêtements. » Il a dit : « Je l'ai entendu dire, alors qu'on l'interrogeait sur l'information d'un hadith : « Ô Abû Untel, me vois-tu pratiquer le tadlîs (dissimulation dans la chaîne), alors que j'ai délaissé dix mille hadiths d'un homme à propos duquel il y a à redire, et que j'en ai délaissé autant ou davantage d'un autre à propos duquel j'ai à redire ? » » Le hâfiz Abû l-Fadl Ahmad ibn ʿAlî as-Sulaymânî a dit : « J'ai entendu ʿAlî ibn Muhammad ibn Mansûr dire : j'ai entendu mon père dire : « Nous étions dans l'assemblée d'Abû ʿAbd Allâh al-Bukhârî. Un homme ôta de sa barbe un brin de paille et le jeta à terre. Je vis Muhammad ibn Ismâʿîl le regarder, puis regarder les gens ; quand les gens ne firent plus attention, je le vis étendre la main, ramasser le brin de paille et le mettre dans sa manche. Quand il sortit de la mosquée, je le vis le sortir et le jeter à terre. C'était comme s'il préservait la mosquée de ce dont il préservait sa barbe. » » Al-Hâkim a cité dans son Târîkh, parmi ses vers, ces paroles : « Profite, quand tu es libre, du mérite d'une inclinaison, * car peut-être ta mort sera-t-elle soudaine. Combien d'hommes bien portants ai-je vus, sans maladie, * dont l'âme bien portante s'en est allée d'un coup ! » (Je dis) Et il fut étonnant que cela lui soit arrivé à lui-même, ou quelque chose d'approchant, comme on le verra dans la mention de sa mort. Et lorsqu'on lui annonça la mort de ʿAbd Allâh ibn ʿAbd ar-Rahmân ad-Dârimî, le hâfiz, il déclama : « Si tu vis, tu seras éprouvé par la perte de tous tes êtres chers, * et la survie de ton âme — ô malheureux ! — est plus cruelle encore. »

Passage douteuxImprimé منفادا, probablement منقادا : « soumis à lui ». Texte arabe imprimé : فرأيت يحيى منفادا له في المعرفة

(Mention des éloges que les gens lui ont adressés et de la haute estime qu'ils lui portaient) Les premiers d'entre eux sont ses maîtres. Sulaymân ibn Harb, l'ayant regardé un jour, a dit : « Celui-ci aura une grande renommée. » Ahmad ibn Hafs a dit quelque chose d'analogue. Al-Bukhârî a dit : « Lorsque j'entrais chez Sulaymân ibn Harb, il me disait : « Expose-nous les erreurs de Shuʿba. » » Muhammad ibn Abî Hâtim a dit : « J'ai entendu al-Bukhârî dire : « Lorsque je faisais une sélection dans le livre d'Ismâʿîl ibn Abî Uways, celui-ci copiait ces hadiths pour lui-même et disait : « Ces hadiths, Muhammad ibn Ismâʿîl les a sélectionnés parmi mes hadiths. » » » Il a dit : « Et je l'ai entendu dire : « Les gens du hadith se réunirent et me demandèrent de parler pour eux à Ismâʿîl ibn Abî Uways afin qu'il leur accorde davantage de lecture ; je le fis. Il appela alors sa servante et lui ordonna d'apporter une bourse de dinars, puis il dit : « Ô Abû ʿAbd Allâh, distribue-la-leur. » Je dis : « Ils ne veulent que le hadith. » Il dit : « Je t'ai accordé le surplus qu'ils demandent, mais j'aimerais que ceci s'ajoute à cela. » » » Il a dit : « Ibn Abî Uways m'a dit : « Examine mes livres ; tout ce que je possède est à toi, et je te serai reconnaissant pour toujours, tant que je vivrai. » » Hâshid ibn Ismâʿîl a dit : « Abû Musʿab Ahmad ibn Abî Bakr az-Zuhrî m'a dit : « Muhammad ibn Ismâʿîl est, à nos yeux, plus versé dans le fiqh (jurisprudence) et plus clairvoyant en matière de hadith qu'Ahmad ibn Hanbal. » Un homme parmi ceux qui siégeaient avec lui lui dit : « Tu as dépassé la mesure. » Abû Musʿab lui répondit : « Si tu avais connu Mâlik et que tu avais regardé son visage et celui de Muhammad ibn Ismâʿîl, tu aurais dit : « Tous deux ne font qu'un dans le hadith et le fiqh. » » » (Je dis) Par ses mots « et que tu avais regardé son visage », il a voulu exprimer l'examen attentif de ses connaissances. ʿAbdân ibn ʿUthmân al-Marwazî a dit : « Je n'ai pas vu – il veut dire de jeune homme – plus clairvoyant que celui-ci », et il désigna Muhammad ibn Ismâʿîl. Muhammad ibn Qutayba al-Bukhârî a dit : « J'étais chez Abû ʿÂsim an-Nabîl et je vis chez lui un garçon. Je lui demandai : « D'où es-tu ? » Il répondit : « De Bukhârâ. » Je dis : « Fils de qui ? » Il dit : « Fils d'Ismâʿîl. » Je lui dis : « Tu es de ma parenté. » Un homme présent auprès d'Abû ʿÂsim me dit alors : « Ce garçon affronte les béliers à coups de cornes », c'est-à-dire qu'il tient tête aux maîtres. » Qutayba ibn Saʿîd a dit : « J'ai fréquenté les juristes, les ascètes et les dévots, et je n'ai jamais vu, depuis que j'ai l'âge de raison, quelqu'un de pareil à Muhammad ibn Ismâʿîl ; il est, en son temps, comme ʿUmar parmi les Compagnons. » D'après Qutayba également, il a dit : « Si Muhammad ibn Ismâʿîl avait été parmi les Compagnons, il aurait été un signe [d'Allah]. » Muhammad ibn Yûsuf al-Hamdânî a dit : « Nous étions chez Qutayba lorsqu'un homme velu, appelé Abû Yaʿqûb, vint l'interroger sur Muhammad ibn Ismâʿîl. Il dit : « Ô vous ! J'ai étudié le hadith, j'ai étudié l'opinion (ra'y), j'ai fréquenté les juristes, les ascètes et les dévots, et je n'ai jamais vu, depuis que j'ai l'âge de raison, quelqu'un de pareil à Muhammad ibn Ismâʿîl. » » Il a dit : « On interrogea Qutayba sur la répudiation prononcée par l'homme ivre ; Muhammad ibn Ismâʿîl entra alors, et Qutayba dit à celui qui l'interrogeait : « Voici Ahmad ibn Hanbal, Ishâq ibn Râhawayh et ʿAlî ibn al-Madînî qu'Allah t'a amenés », en désignant al-Bukhârî. » Abû ʿAmr al-Kirmânî a dit : « J'ai rapporté à Mahyâr, à Basra, que Qutayba ibn Saʿîd avait dit : « Des gens sont venus à moi de l'orient et de l'occident de la terre, mais il n'est venu à moi personne de pareil à Muhammad ibn Ismâʿîl. » Mahyâr dit : « Qutayba a dit vrai. Je l'ai vu avec Yahyâ ibn Maʿîn ; tous deux se rendaient ensemble régulièrement auprès de Muhammad ibn Ismâʿîl, et j'ai vu Yahyâ soumis à lui en matière de connaissance. » »

Ibrâhîm ibn Muhammad ibn Sallâm a dit : « Les chefs (ar-rutût) parmi les gens du hadith, tels Saʿîd ibn Abî Maryam, Hajjâj ibn Minhâl, Ismâʿîl ibn Abî Uways, al-Humaydî, Nuʿaym ibn Hammâd, al-ʿAdanî – c'est-à-dire Muhammad ibn Yahyâ ibn Abî ʿUmar –, al-Khallâl – c'est-à-dire al-Husayn ibn ʿAlî al-Hulwânî –, Muhammad ibn Maymûn, qui est al-Khayyât, Ibrâhîm ibn al-Mundhir, Abû Kurayb Muhammad ibn al-ʿAlâ', Abû Saʿîd ʿAbd Allâh ibn Saʿîd al-Ashajj, Ibrâhîm ibn Mûsâ, qui est al-Farrâ', et leurs semblables, donnaient l'avantage à Muhammad ibn Ismâʿîl sur eux-mêmes en matière d'examen critique et de connaissance. » (Je dis) Le mot الرتوت (ar-rutût), avec la lettre r sans point, la lettre à deux points dessus (t), et après le w une autre lettre à deux points (t), désigne les chefs ; c'est ce qu'ont dit Ibn al-Aʿrâbî et d'autres. Ahmad ibn Hanbal a dit : « Le Khurâsân n'a produit personne de pareil à Muhammad ibn Ismâʿîl » ; al-Khatîb l'a rapporté avec une chaîne authentique d'après ʿAbd Allâh ibn Ahmad ibn Hanbal, d'après son père. Et lorsque son fils ʿAbd Allâh l'interrogea sur les huffâz (grands mémorisateurs du hadith), il dit : « Des jeunes gens du Khurâsân », et il le compta parmi eux, en commençant par lui. Yaʿqûb ibn Ibrâhîm ad-Dawraqî et Nuʿaym ibn Hammâd al-Khuzâʿî ont dit : « Muhammad ibn Ismâʿîl al-Bukhârî est le juriste de cette communauté. » Bundâr Muhammad ibn Bashshâr a dit : « Il est, parmi les créatures d'Allah, le plus versé dans le fiqh en notre temps. » Al-Firabrî a dit : « J'ai entendu Muhammad ibn Abî Hâtim dire : « J'ai entendu Hâshid ibn Ismâʿîl dire : « J'étais à Basra et j'appris l'arrivée de Muhammad ibn Ismâʿîl ; lorsqu'il arriva, Muhammad ibn Bashshâr dit : Le maître des juristes est arrivé aujourd'hui. » » » Muhammad ibn Ibrâhîm al-Bûshanjî a dit : « J'ai entendu Bundâr dire, en l'an vingt-huit : « Il n'est venu chez nous personne de pareil à Muhammad ibn Ismâʿîl. » » Bundâr a dit : « Je m'enorgueillis de lui depuis des années. » Mûsâ ibn Quraysh a dit : « ʿAbd Allâh ibn Yûsuf at-Tinnîsî dit à al-Bukhârî : « Ô Abû ʿAbd Allâh, examine mes livres et informe-moi des omissions qu'ils contiennent. » Il répondit : « Oui. » » Al-Bukhârî a dit : « J'entrai chez al-Humaydî alors que j'avais dix-huit ans » – il veut dire la première année où il fit le pèlerinage – « et voici qu'il y avait entre lui et un autre un désaccord au sujet d'un hadith. Lorsqu'il m'aperçut, il dit : « Voici venu celui qui va trancher entre nous. » Ils me soumirent leur différend, et je donnai raison à al-Humaydî, car la vérité était avec lui. » Al-Bukhârî a dit : « Muhammad ibn Sallâm al-Baykandî m'a dit : « Examine mes livres, et toute erreur que tu y trouveras, raye-la. » L'un de ses compagnons lui demanda : « Qui est ce jeune homme ? » Il répondit : « C'est celui qui n'a pas son pareil. » » Ce Muhammad ibn Sallâm disait : « Chaque fois que Muhammad ibn Ismâʿîl entre chez moi, je suis perplexe, et je ne cesse d'avoir peur de lui », c'est-à-dire qu'il craignait de commettre une erreur en sa présence. Sulaym ibn Mujâhid a dit : « J'étais chez Muhammad ibn Sallâm et il me dit : « Si tu étais venu plus tôt, tu aurais vu un garçon qui connaît par cœur soixante-dix mille hadiths. » » Hâshid ibn Ismâʿîl a dit : « J'ai vu Ishâq ibn Râhawayh assis sur la chaire, al-Bukhârî assis avec lui, tandis qu'Ishâq rapportait des hadiths. Il passa à un hadith que Muhammad contesta, et Ishâq revint à son avis et dit : « Ô assemblée des gens du hadith, regardez ce jeune homme et notez ce qu'il rapporte, car s'il avait vécu au temps d'al-Hasan ibn Abî l-Hasan al-Basrî, celui-ci aurait eu besoin de lui pour sa connaissance du hadith et sa science du fiqh. » »

Al-Bukhârî a dit : « Ishâq ibn Râhawayh prit le livre d'at-Târîkh que j'avais composé et l'apporta à l'émir ʿAbd Allâh ibn Tâhir ; il lui dit : « Ô émir, veux-tu que je te montre de la magie ? » » Abû Bakr al-Madînî a dit : « Nous étions un jour chez Ishâq ibn Râhawayh, en présence de Muhammad ibn Ismâʿîl. Ishâq passa à un hadith où figurait, en dessous de son Compagnon, ʿAtâ' al-Kanjârânî. Ishâq lui dit : « Ô Abû ʿAbd Allâh, qu'est-ce que Kanjârân ? » Il répondit : « Un village du Yémen. Muʿâwiya avait envoyé cet homme, le Compagnon, au Yémen, et ce ʿAtâ' entendit de lui deux hadiths. » Ishâq lui dit : « Ô Abû ʿAbd Allâh, on dirait que tu as été témoin de ces gens. » » Al-Bukhârî a dit : « J'étais chez Ishâq ibn Râhawayh lorsqu'on l'interrogea sur celui qui répudie par oubli. Il se tut longuement, plongé dans la réflexion. Je dis alors : « Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : « Allah a pardonné à ma communauté ce qu'elle se dit en elle-même, tant qu'elle ne le met pas en acte ou ne le prononce pas. » Ce qui est visé, c'est seulement la conjonction de ces trois choses : l'acte avec le cœur, ou la parole avec le cœur ; or celui-ci n'y a pas adhéré par son cœur. » Ishâq dit : « Tu m'as fortifié, qu'Allah te fortifie ! », et il rendit son avis juridique en ce sens. » Abû l-Fadl Ahmad ibn Salama an-Naysâbûrî a dit : « Fath ibn Nûh an-Naysâbûrî m'a rapporté : « Je me rendis chez ʿAlî ibn al-Madînî et je vis Muhammad ibn Ismâʿîl assis à sa droite ; lorsqu'il rapportait un hadith, il se tournait vers lui par déférence. » » Al-Bukhârî a dit : « Je ne me suis senti petit devant personne, sauf devant ʿAlî ibn al-Madînî, et parfois je lui apportais des hadiths qu'il ne connaissait pas. » Hâmid ibn Ahmad a dit : « On rapporta ces propos à ʿAlî ibn al-Madînî, et il me dit : « Laisse ce qu'il dit : lui n'a jamais vu son pareil. » » Al-Bukhârî a dit aussi : « ʿAlî ibn al-Madînî m'interrogeait sur les maîtres du Khurâsân ; je lui mentionnais Muhammad ibn Sallâm, et il ne le connaissait pas, jusqu'au jour où il me dit : « Ô Abû ʿAbd Allâh, tous ceux dont tu fais l'éloge sont, à nos yeux, agréés. » » Al-Bukhârî a dit : « Les compagnons de ʿAmr ibn ʿAlî al-Fallâs discutèrent avec moi d'un hadith ; je dis : « Je ne le connais pas. » Ils s'en réjouirent, allèrent trouver ʿAmr ibn ʿAlî et lui dirent : « Nous avons discuté avec Muhammad ibn Ismâʿîl d'un hadith, et il ne le connaissait pas. » ʿAmr ibn ʿAlî dit : « Un hadith que Muhammad ibn Ismâʿîl ne connaît pas n'est pas un hadith. » » Abû ʿAmr al-Kirmânî a dit : « J'ai entendu ʿAmr ibn ʿAlî al-Fallâs dire : « Mon ami Abû ʿAbd Allâh Muhammad ibn Ismâʿîl al-Bukhârî n'a pas son pareil au Khurâsân. » »

Passage douteuxNom imprimé رجاء بن رجاء (Rajâ' ibn Rajâ'), conservé ; il s'agit vraisemblablement de Rajâ' ibn Murajjâ (رجاء بن مرجى). Texte arabe imprimé : وقال رجاء بن رجاء الحافظ Nisba imprimée الفريري (al-Firîrî), conservée ; lecture probable الفربري (al-Firabrî). Texte arabe imprimé : وقال أبو عبد الله الفريري رأيت

Rajâ' ibn Rajâ' le hâfiz a dit : « La supériorité de Muhammad ibn Ismâʿîl sur les savants est comme la supériorité des hommes sur les femmes. » Il a dit aussi : « C'est un signe parmi les signes d'Allah, qui marche sur la surface de la terre. » Al-Husayn ibn Hurayth a dit : « Je ne pense pas avoir vu quelqu'un de pareil à Muhammad ibn Ismâʿîl ; on dirait qu'il n'a été créé que pour le hadith. » Ahmad ibn ad-Daw' a dit : « J'ai entendu Abû Bakr ibn Abî Shayba et Muhammad ibn ʿAbd Allâh ibn Numayr dire : « Nous n'avons pas vu de pareil à Muhammad ibn Ismâʿîl. » » Abû Bakr ibn Abî Shayba l'appelait al-bâzil, c'est-à-dire l'accompli. Abû ʿÎsâ at-Tirmidhî a dit : « Muhammad ibn Ismâʿîl était chez ʿAbd Allâh ibn Munîr, et celui-ci lui dit lorsqu'il se leva : « Ô Abû ʿAbd Allâh, qu'Allah fasse de toi l'ornement de cette communauté ! » » Abû ʿÎsâ a dit : « Allah le Très-Haut a exaucé [cette prière] à son sujet. » Abû ʿAbd Allâh al-Firîrî a dit : « J'ai vu ʿAbd Allâh ibn Munîr écrire sous la dictée d'al-Bukhârî, et je l'ai entendu dire : « Je suis de ses élèves. » » (Je dis) ʿAbd Allâh ibn Munîr est l'un des maîtres d'al-Bukhârî ; celui-ci a rapporté de lui dans al-Jâmiʿ as-sahîh et a dit : « Je n'ai pas vu son pareil. » Il mourut l'année où mourut Ahmad ibn Hanbal. Muhammad ibn Abî Hâtim al-Warrâq a dit : « J'ai entendu Yahyâ ibn Jaʿfar al-Baykandî dire : « Si je pouvais ajouter de ma vie à la vie de Muhammad ibn Ismâʿîl, je le ferais, car ma mort serait la mort d'un seul homme, tandis que la mort de Muhammad ibn Ismâʿîl entraînerait la disparition de la science. » » Il a dit aussi : « Je l'ai entendu lui dire : « Sans toi, je ne trouverais pas la vie agréable à Bukhârâ. » » ʿAbd Allâh ibn Muhammad al-Musnadî a dit : « Muhammad ibn Ismâʿîl est un imam ; quiconque ne le tient pas pour imam, suspecte-le. » Il a dit aussi : « Les huffâz de notre temps sont trois », et il commença par al-Bukhârî. ʿAlî ibn Hujr a dit : « Le Khurâsân a produit trois hommes : al-Bukhârî… », commençant par lui. Il a dit : « C'est le plus clairvoyant d'entre eux, le plus savant en hadith et le plus versé dans le fiqh. » Il a dit : « Et je ne connais personne de pareil à lui. » Ahmad ibn Ishâq as-Sarmârî a dit : « Quiconque veut regarder un juriste véritable et sincère, qu'il regarde Muhammad ibn Ismâʿîl. » Hâshid a dit : « J'ai vu ʿAmr ibn Zurâra et Muhammad ibn Râfiʿ chez Muhammad ibn Ismâʿîl, l'interrogeant sur les défauts cachés (ʿilal) du hadith. Lorsqu'ils se levèrent, ils dirent à ceux qui assistaient à la séance : « Ne vous laissez pas détourner d'Abû ʿAbd Allâh, car il est plus versé que nous dans le fiqh, plus savant et plus clairvoyant. » » Il a dit : « Nous étions un jour chez Ishâq ibn Râhawayh, et ʿAmr ibn Zurâra servait de mustamlî (répétiteur de la dictée) à Abû ʿAbd Allâh, tandis que les gens du hadith notaient sous sa dictée, et Ishâq disait : « Il est plus clairvoyant que moi. » Abû ʿAbd Allâh était alors un jeune homme. » Le hâfiz Abû Bakr al-Ismâʿîlî a dit : « ʿAbd Allâh ibn Muhammad al-Firhiyânî m'a informé : « J'assistai à la séance d'Ibn Ishkâb ; un homme parmi les huffâz, dont il cita le nom, vint à lui et dit : « Nous ne sommes pas de force face à Muhammad ibn Ismâʿîl. » Ibn Ishkâb se leva et quitta la séance, irrité de ce que l'on parlait au sujet de Muhammad ibn Ismâʿîl. » » ʿAbd Allâh ibn Muhammad ibn Saʿîd ibn Jaʿfar a dit : « Lorsque mourut Ahmad ibn Harb an-Naysâbûrî, Ishâq ibn Râhawayh et Muhammad ibn Ismâʿîl montèrent à cheval pour accompagner son convoi funèbre, et j'entendais les gens de connaissance les regarder et dire : « Muhammad est plus versé dans le fiqh qu'Ishâq. » »

Passage douteuxNom imprimé أبي لهيعة (Abû Lahîʿa), conservé ; il s'agit vraisemblablement d'Ibn Lahîʿa (ابن لهيعة). Texte arabe imprimé : سألت أبا زرعة عن أبي لهيعة Imprimé وعلى لسانه نبيه, probablement وعلى لسان نبيه : « par la langue de Son Prophète ». Texte arabe imprimé : من كتابه وعلى لسانه نبيه

(Mention d'une partie des éloges que lui ont adressés ses pairs et un groupe de ceux qui vinrent après lui, pour signaler l'ensemble par une partie) Abû Hâtim ar-Râzî a dit : « Le Khurâsân n'a jamais produit quelqu'un ayant meilleure mémoire que Muhammad ibn Ismâʿîl, et il n'en est venu en Iraq personne de plus savant que lui. » Muhammad ibn Hurayth a dit : « J'ai interrogé Abû Zurʿa sur Abû Lahîʿa ; il me dit : « Abû ʿAbd Allâh l'a délaissé » », il veut dire al-Bukhârî. Al-Husayn ibn Muhammad ibn ʿUbayd, connu sous le nom d'al-ʿIjlî, a dit : « Je n'ai pas vu de pareil à Muhammad ibn Ismâʿîl. Muslim est un hâfiz, mais il n'a pas atteint le rang de Muhammad ibn Ismâʿîl. » Al-ʿIjlî a dit : « J'ai vu Abû Zurʿa et Abû Hâtim l'écouter. Il était à lui seul une communauté parmi les communautés, pieux, vertueux, excellant en toute chose, et il était plus savant que Muhammad ibn Yahyâ adh-Dhuhlî de tant et tant. » ʿAbd Allâh ibn ʿAbd ar-Rahmân ad-Dârimî a dit : « J'ai vu les savants des deux Sanctuaires, du Hijâz, du Shâm et de l'Iraq, et je n'ai vu parmi eux personne de plus complet que Muhammad ibn Ismâʿîl. » Il a dit aussi : « Il est le plus savant d'entre nous, le plus versé dans le fiqh et celui qui a le plus recherché [le savoir]. » On interrogea ad-Dârimî sur un hadith en lui disant qu'al-Bukhârî l'avait jugé authentique ; il dit : « Muhammad ibn Ismâʿîl est plus clairvoyant que moi ; il est la plus avisée des créatures d'Allah. Il a compris d'Allah ce qu'Il a ordonné et ce qu'Il a interdit dans Son Livre et par la langue de Son Prophète. Lorsque Muhammad lit le Coran, celui-ci occupe son cœur, sa vue et son ouïe ; il médite ses paraboles et en distingue le licite de l'illicite. » Abû t-Tayyib Hâtim ibn Mansûr a dit : « Muhammad ibn Ismâʿîl était un signe parmi les signes d'Allah par sa clairvoyance et sa pénétration dans la science. » Abû Sahl Mahmûd ibn an-Nadr, le juriste, a dit : « Je suis entré à Basra, au Shâm, au Hijâz et à Kûfa, et j'en ai vu les savants : chaque fois qu'il était question de Muhammad ibn Ismâʿîl, ils lui donnaient la préférence sur eux-mêmes. » Abû Sahl a dit aussi : « J'ai entendu plus de trente savants parmi les savants d'Égypte dire : « Notre besoin en ce monde est de regarder Muhammad ibn Ismâʿîl. » » Sâlih ibn Muhammad Jazara a dit : « Je n'ai pas vu de Khurâsânien plus intelligent que Muhammad ibn Ismâʿîl. » Il a dit aussi : « C'était celui d'entre eux qui avait la meilleure mémoire du hadith. » Il a dit : « Je lui servais de mustamlî à Bagdad, et le nombre de ceux qui assistaient à la séance atteignit vingt mille. »

Passage douteuxTitre imprimé تاريخ مر (*Târîkh Mar*), conservé ; lecture probable تاريخ مرو (*Târîkh Marw*). Texte arabe imprimé : وقال أحمد بن سيار في تاريخ مر Nisba imprimée الابلى (al-Ublî), conservée ; il s'agit vraisemblablement de ʿAbd Allâh ibn Hammâd al-Âmulî (الآملي), cité plus haut parmi ses maîtres. Texte arabe imprimé : وقال عبد الله بن حماد الابلى

On demanda au hâfiz Abû l-ʿAbbâs al-Fadl ibn al-ʿAbbâs, connu sous le nom de Fadlak ar-Râzî : « Lequel a la meilleure mémoire, Muhammad ibn Ismâʿîl ou Abû Zurʿa ? » Il répondit : « Je n'avais pas encore rencontré Muhammad ibn Ismâʿîl ; il vint à ma rencontre entre Hulwân et Bagdad. Je fis route avec lui une étape, et je fis tous les efforts possibles pour lui apporter un hadith qu'il ne connût pas, mais je n'y parvins pas. Et me voici, apportant à Abû Zurʿa des hadiths qu'il ne connaît pas, en nombre égal aux cheveux de sa tête. » Muhammad ibn ʿAbd ar-Rahmân ad-Daghûlî a dit : « Les gens de Bagdad écrivirent à Muhammad ibn Ismâʿîl al-Bukhârî une lettre où il y avait : « Les musulmans sont dans le bien tant que tu leur demeures * et il n'est plus de bien après toi, lorsque tu viens à manquer. » » L'imam des imams, Abû Bakr Muhammad ibn Ishâq ibn Khuzayma, a dit : « Il n'y a pas, sous la voûte du ciel, plus savant en hadith que Muhammad ibn Ismâʿîl. » Abû ʿÎsâ at-Tirmidhî a dit : « Je n'ai vu personne de plus savant en défauts cachés et en chaînes de transmission que Muhammad ibn Ismâʿîl al-Bukhârî. » Muslim lui a dit : « J'atteste qu'il n'y a pas en ce monde ton pareil. » Ahmad ibn Sayyâr a dit dans Târîkh Mar : « Muhammad ibn Ismâʿîl al-Bukhârî a recherché la science, fréquenté les gens, voyagé pour le hadith, y est devenu expert et clairvoyant ; il avait une belle connaissance et une bonne mémoire, et il s'adonnait au fiqh. » Abû Ahmad ibn ʿAdî a dit : « Lorsque Yahyâ ibn Muhammad ibn Sâʿid mentionnait al-Bukhârî, il disait : « C'est le bélier qui frappe de ses cornes. » » Abû ʿAmr al-Khaffâf a dit : « Nous a rapporté le pieux, le pur, le savant dont je n'ai pas vu le pareil, Muhammad ibn Ismâʿîl. » Il a dit : « Il est plus savant en hadith qu'Ahmad, Ishâq et d'autres, de vingt degrés ; quiconque dit quelque chose contre lui, qu'il reçoive de ma part mille malédictions. » Il a dit aussi : « S'il entrait par cette porte pendant que je rapporte des hadiths, je serais rempli de crainte à cause de lui. » ʿAbd Allâh ibn Hammâd al-Ublî a dit : « J'aurais aimé être un poil sur le corps de Muhammad ibn Ismâʿîl. » Sulaym ibn Mujâhid a dit : « Je n'ai vu depuis soixante ans personne de plus versé dans le fiqh ni de plus scrupuleux que Muhammad ibn Ismâʿîl. » Mûsâ ibn Hârûn al-Hammâl, le hâfiz de Bagdad, a dit : « À mon avis, si les gens de l'islam s'étaient réunis pour trouver un autre semblable à Muhammad ibn Ismâʿîl, ils n'y seraient pas parvenus. » ʿAbd Allâh ibn Muhammad ibn Saʿîd ibn Jaʿfar a dit : « J'ai entendu les savants d'Égypte dire : « Il n'y a pas en ce monde de pareil à Muhammad ibn Ismâʿîl en connaissance et en droiture. » » Puis ʿAbd Allâh a dit : « Et moi, je dis comme eux. » Le hâfiz Abû l-ʿAbbâs Ahmad ibn Muhammad ibn Saʿîd ibn ʿUqda a dit : « Si un homme écrivait trente mille hadiths, il ne pourrait se passer du Târîkh de Muhammad ibn Ismâʿîl. » Al-Hâkim Abû Ahmad a dit dans al-Kunâ : « Il fut l'un des imams dans la connaissance du hadith et sa collecte ; et si je disais que je n'ai vu l'ouvrage de personne qui ressemble au sien en qualité et en exhaustivité, je serais fondé à le dire. »

Passage douteuxImprimé نفذت, probablement نفدت : « l'encre tarirait ». Texte arabe imprimé : لفنى القرطاس ونفذت الأنقاس

Si j'ouvrais la porte des éloges que lui ont adressés les imams venus après son époque, le papier s'épuiserait et l'encre tarirait : c'est un océan sans rivage. Je n'ai mentionné les propos d'Ibn ʿUqda et d'Abû Ahmad qu'à titre d'aperçu de cela. Après ce qui a précédé des éloges que lui ont adressés ses grands maîtres, il n'est pas besoin de rapporter ceux des générations postérieures, car ceux-là n'ont fait l'éloge que de ce dont ils ont été témoins et n'ont décrit que ce qu'ils savaient, à la différence de ceux qui sont venus après eux, dont l'éloge et la description reposent sur ce qui leur a été transmis ; entre les deux situations, la différence est manifeste, et ce que l'on voit n'est pas comme ce que l'on entend rapporter.

Passage douteuxImprimé سناد, probablement coquille pour اسناد : « chaîne de transmission ». Texte arabe imprimé : واسناد الحرم في سناد اليمن Nom imprimé أبو اليمان (Abû l-Yamân), conservé ; il s'agit vraisemblablement d'Abû l-Yumn (أبو اليمن) Zayd ibn al-Hasan al-Kindî. Texte arabe imprimé : أخبرنا أبو اليمان الكندي أخبرنا أبو منصور

(Mention d'un ensemble de récits attestant l'étendue de sa mémoire, la vivacité de son esprit et sa connaissance des défauts cachés (ʿilal), outre ce qui a précédé) Abû l-ʿAbbâs al-Baghdâdî m'a informé, d'après le hâfiz Abû l-Hajjâj al-Mizzî, qu'Abû l-Fath ash-Shaybânî l'a informé : Abû l-Yamân al-Kindî nous a informés : Abû Mansûr al-Qazzâz nous a informés : al-Khatîb Abû Bakr ibn Thâbit, le hâfiz, nous a informés : Muhammad ibn al-Hasan as-Sâhilî m'a rapporté : Ahmad ibn al-Husayn ar-Râzî nous a rapporté : j'ai entendu Abû Ahmad ibn ʿAdî, le hâfiz, dire : j'ai entendu un certain nombre des maîtres de Bagdad dire : Muhammad ibn Ismâʿîl al-Bukhârî arriva à Bagdad ; les gens du hadith entendirent parler de lui, se réunirent et voulurent mettre sa mémoire à l'épreuve. Ils prirent cent hadiths dont ils intervertirent les textes et les chaînes de transmission : ils attribuèrent le texte de telle chaîne à une autre chaîne, et la chaîne de tel texte à un autre texte, puis ils les remirent à dix personnes, dix hadiths pour chacune, en leur ordonnant, une fois présentes à la séance, de les soumettre à al-Bukhârî ; et ils convinrent avec lui d'un rendez-vous pour la séance. Ils vinrent, et vint aussi un groupe d'étrangers, gens du Khurâsân et d'ailleurs, ainsi que des gens de Bagdad. Lorsque la séance fut bien établie avec son public, un homme parmi les dix se présenta et l'interrogea sur l'un de ces hadiths. Al-Bukhârî dit : « Je ne le connais pas. » Il ne cessa de lui en soumettre un après l'autre jusqu'à ce qu'il eût fini, al-Bukhârî disant : « Je ne le connais pas. » Les savants présents à la séance se tournaient les uns vers les autres en disant : « L'homme a compris », tandis que ceux qui ignoraient l'histoire concluaient chez al-Bukhârî à l'incapacité, à l'insuffisance et au peu de mémoire. Puis un autre homme parmi les dix se présenta à son tour et l'interrogea sur l'un de ces hadiths intervertis ; il dit : « Je ne le connais pas. » Il l'interrogea sur un autre ; il dit : « Je ne le connais pas. » Il ne cessa de lui en soumettre un à un jusqu'à ce qu'il eût achevé ses dix, al-Bukhârî disant : « Je ne le connais pas. » Puis se présentèrent le troisième, le quatrième, et ainsi jusqu'au dixième, jusqu'à ce qu'ils eussent tous fini de lui soumettre ces hadiths intervertis, al-Bukhârî ne leur répondant rien de plus que « Je ne le connais pas ». Lorsqu'il sut qu'ils avaient fini, il se tourna vers le premier et dit : « Quant à ton premier hadith, tu l'as dit ainsi, et sa forme correcte est ainsi ; ton deuxième hadith, ainsi, et sa forme correcte est ainsi » ; et de même le troisième et le quatrième, à la suite, jusqu'à achever les dix. Il rendit chaque texte à sa chaîne et chaque chaîne à son texte, et fit de même avec les autres. Les gens lui reconnurent alors la mémoire et s'inclinèrent devant son mérite. (Je dis) C'est ici que l'on s'incline devant al-Bukhârî ; car il n'y a rien d'étonnant à ce qu'il ait ramené l'erreur à la forme correcte, puisqu'il était un hâfiz ; l'étonnant, c'est qu'il ait retenu les erreurs dans l'ordre même où ils les lui avaient soumises, en une seule fois. Il nous a été rapporté d'Abû Bakr al-Kalwadhânî qu'il a dit : « Je n'ai vu personne de semblable à Muhammad ibn Ismâʿîl : il prenait un livre de science, y jetait un seul coup d'œil et retenait la plupart des extrémités (atrâf) des hadiths en une seule fois. » On a déjà vu ce qu'a raconté Hâshid ibn Ismâʿîl des jours où ils étudiaient avec lui à Bassora, et le fait qu'il retenait ce qu'il entendait sans l'écrire. Abû l-Azhar a dit : « Il y avait à Samarcande quatre cents traditionnistes ; ils se rassemblèrent et voulurent induire Muhammad ibn Ismâʿîl en erreur : ils firent entrer des chaînes de Syrie dans des chaînes d'Irak, des chaînes d'Irak dans des chaînes de Syrie, et des chaînes du Haram dans des chaînes du Yémen ; et malgré cela, ils ne purent le prendre en défaut sur la moindre faute. »

Ghunjâr a dit dans son Târîkh : j'ai entendu Abû l-Qâsim Mansûr ibn Ishâq ibn Ibrâhîm al-Asadî dire : j'ai entendu Abû Muhammad ʿAbd Allâh ibn Muhammad ibn Ibrâhîm dire : j'ai entendu Yûsuf ibn Mûsâ al-Marwazî dire : « J'étais à Bassora, dans sa grande mosquée, lorsque j'entendis un crieur proclamer : « Ô gens de science, Muhammad ibn Ismâʿîl al-Bukhârî est arrivé ! » Ils se levèrent pour aller vers lui, et j'étais avec eux. Nous vîmes un jeune homme dont la barbe n'avait pas un poil blanc ; il pria derrière la colonne. Quand il eut fini, ils l'entourèrent et lui demandèrent de tenir pour eux une séance de dictée ; il y consentit. Le crieur se leva une seconde fois dans la grande mosquée de Bassora et dit : « Ô gens de science, Muhammad ibn Ismâʿîl al-Bukhârî est arrivé ; nous lui avons demandé de tenir une séance de dictée, et il a consenti à siéger demain à tel endroit. » Le lendemain, les traditionnistes, les huffâz, les juristes et les spectateurs vinrent, si bien que se réunirent près de tant et tant de milliers de personnes. Abû ʿAbd Allâh s'assit pour la dictée et dit, avant de la commencer : « Ô gens de Bassora, je suis jeune, et vous m'avez demandé de vous rapporter des hadiths ; je vais vous rapporter, d'après des gens de votre ville, des hadiths dont vous tirerez profit » — c'est-à-dire qui ne sont pas chez vous. » Il a dit : « Les gens s'étonnèrent de sa parole. Il commença la dictée et dit : « ʿAbd Allâh ibn ʿUthmân ibn Jabala ibn Abî Rawwâd al-ʿAtakî nous a rapporté, dans votre ville, il a dit : mon père m'a rapporté, d'après Shuʿba, d'après Mansûr et d'autres, d'après Sâlim ibn Abî l-Jaʿd, d'après Anas ibn Mâlik, qu'un Bédouin vint au Prophète (paix et bénédictions sur lui) et dit : « Ô Envoyé d'Allah, l'homme aime des gens… » (le hadith). » Puis il dit : « Celui-ci, vous ne l'avez pas d'après Mansûr ; vous ne l'avez que d'après un autre que Mansûr. » » Yûsuf ibn Mûsâ a dit : « Il leur dicta une séance de cette manière, disant à chaque hadith : « Un tel a rapporté ce hadith, chez vous, ainsi ; quant à la version d'un tel » — c'est-à-dire celle qu'il citait — « vous ne l'avez pas. » » Hamdawayh ibn al-Khattâb a dit : lorsqu'al-Bukhârî revint d'Irak, lors de son dernier retour, que l'accueillirent ceux d'entre les gens qui l'accueillirent, qu'ils se pressèrent autour de lui et le comblèrent d'égards, on lui en parla, et il dit : « Que serait-ce si vous aviez vu le jour de notre entrée à Bassora ! » Il semble faire allusion au récit de son entrée qu'a rapporté Yûsuf ibn Mûsâ.

Passage douteuxImprimé أستاري et صنفت البخاري, peu intelligibles ; lecture retenue أستاذي (« mes maîtres ») et صنفت التاريخ (« j'ai composé le Târîkh »), conformément à la version connue de ce propos. Texte arabe imprimé : لو نشر بعض أستاري إلى هؤلاء لم يفهموا كيف صنفت البخاري Imprimé مائتي ألف ألف (« deux cent mille mille »), probablement pour مائتي ألف حديث : « deux cent mille hadiths ». Texte arabe imprimé : من ينظر إلى مائتي ألف ألف من كتابه Imprimé وإلى (« et vers »), probablement pour والي : « gouverneur de Boukhara ». Texte arabe imprimé : وقال أحيد بن أبي جعفر وإلى بخارى

On m'a fait savoir, d'après Abû Nasr Ibn ash-Shîrâzî, d'après son grand-père, que le hâfiz Abû l-Qâsim ibn ʿAsâkir les a informés : Ismâʿîl ibn Abî Sâlih nous a informés : Abû Bakr ibn Khalaf nous a fait savoir : al-Hâkim Abû ʿAbd Allâh nous a informés — h (passage à une autre chaîne) — et je l'ai lu, avec une chaîne plus élevée (ʿâlî), auprès d'Abû Bakr al-Faradî, d'après al-Qâsim ibn Muzaffar : ʿAlî ibn al-Husayn ibn ʿAlî nous a informés, d'après le hâfiz Abû l-Fadl ibn Nâsir et Abû l-Fadl al-Mayhanî, qui ont dit : Abû Bakr ibn Khalaf nous a informés — Ibn Nâsir a dit : par licence (ijâza) — : al-Hâkim nous a informés, il a dit : Abû Saʿîd Ahmad ibn Muhammad an-Nasawî m'a rapporté : Abû Hassân Muhîb ibn Sulaym m'a rapporté : j'ai entendu Muhammad ibn Ismâʿîl al-Bukhârî dire : « Je tombai légèrement malade à Nichapour, et c'était au mois de Ramadan. Ishâq ibn Râhawayh vint me rendre visite avec un groupe de ses compagnons et me dit : « As-tu rompu le jeûne, ô Abû ʿAbd Allâh ? » Je dis : « Oui. » Il dit, voulant dire : « Tu t'es hâté d'accepter la dispense (rukhsa). » Je dis : « ʿAbdân nous a informés, d'après Ibn al-Mubârak, d'après Ibn Jurayj, qui a dit : j'ai dit à ʿAtâ' : « Pour quelle maladie rompt-on le jeûne ? » Il a dit : « Pour quelque maladie que ce soit, comme Allah — à Lui la puissance et la gloire — a dit : « Quiconque d'entre vous est malade » [Al-Baqara : 184]. » » » Al-Bukhârî a dit : « Ishâq n'avait pas cela. » Muhammad ibn Abî Hâtim al-Warrâq a dit : j'ai entendu Muhammad ibn Ismâʿîl dire : « Si l'on ramenait à la vie, pour ces gens-là, certains de mes maîtres, ils ne comprendraient pas comment j'ai composé le Târîkh et ne le connaîtraient pas. » Puis il a dit : « Je l'ai composé trois fois. » Ahyad ibn Abî Jaʿfar, gouverneur de Boukhara, a dit : Muhammad ibn Ismâʿîl me dit un jour : « Que de hadiths entendus à Bassora, je les ai écrits en Syrie ; et que de hadiths entendus en Syrie, je les ai écrits en Égypte ! » Je lui dis : « Ô Abû ʿAbd Allâh, en entier ? » Il se tut. Sulaym ibn Mujâhid a dit : Muhammad ibn Ismâʿîl me dit : « Je n'apporte pas de hadith d'après les Compagnons et les Successeurs sans connaître la naissance de la plupart d'entre eux, leur mort et leurs lieux de résidence ; et je ne rapporte aucun hadith parmi les hadiths des Compagnons et des Successeurs » — c'est-à-dire parmi les hadiths mawqûf (s'arrêtant au Compagnon) — « sans qu'il ait un fondement que je retiens du Livre d'Allah et de la Sunna de Son Envoyé. » ʿAlî ibn al-Husayn ibn ʿÂsim al-Baykandî a dit : Muhammad ibn Ismâʿîl vint chez nous ; un homme parmi nos compagnons lui dit : « J'ai entendu Ishâq ibn Râhawayh dire : « C'est comme si je voyais soixante-dix mille hadiths de mon livre. » » Muhammad ibn Ismâʿîl lui dit : « Et tu t'étonnes de cette parole ? Peut-être y a-t-il en ce temps quelqu'un qui voit deux cent mille hadiths de son livre ! » — et il ne visait que lui-même.

Passage douteuxImprimé حردا, incertain ; lecture retenue جرداء : « une année entière ». Texte arabe imprimé : بعد أن حججت سنة حردا أكتب الحديث

Muhammad ibn Hamdawayh a dit : j'ai entendu al-Bukhârî dire : « Je retiens cent mille hadiths authentiques, et je retiens deux cent mille hadiths non authentiques. » Son copiste (warrâq) a dit : je l'ai entendu dire : « Je ne me suis pas endormi la nuit dernière avant d'avoir compté combien de hadiths j'ai introduits dans mes ouvrages : il y en avait environ deux cent mille. » Il a dit aussi : « Si l'on me disait : « Fais un souhait », je ne me lèverais pas avant d'avoir rapporté dix mille hadiths sur la seule prière. » Il a dit encore : je lui dis : « Retiens-tu tout ce que tu as introduit dans tes ouvrages ? » Il dit : « Rien de ce qu'ils contiennent ne m'est caché ; et j'ai composé tous mes livres trois fois. » Il a dit : il m'était parvenu qu'il avait bu du balâdhur (anacarde) ; je lui dis donc une fois, en tête-à-tête : « Existe-t-il un remède pour la mémoire ? » Il dit : « Je ne sais pas. » Puis il se tourna vers moi et dit : « Je ne connais rien de plus utile pour la mémoire que l'ardeur passionnée de l'homme et l'assiduité à l'étude. » Il a dit : « Après avoir accompli le pèlerinage, je suis resté à Médine une année entière à écrire le hadith. » Il a dit : « Et je suis resté à Bassora cinq ans, mes livres avec moi, composant, accomplissant le pèlerinage et revenant de La Mecque à Bassora. » Il a dit : « Et j'espère qu'Allah le Très-Haut bénira les musulmans par ces ouvrages. » Al-Bukhârî a dit : « Je me suis remémoré un jour les compagnons d'Anas, et trois cents personnes me sont revenues à l'esprit en une heure ; et je ne suis venu chez aucun maître sans que le profit qu'il tirait de moi fût plus grand que celui que je tirais de lui. » Son copiste a dit : il composa un livre sur la donation (hiba) contenant environ cinq cents hadiths, et il dit : « Il n'y a dans le livre de Wakîʿ sur la donation que deux ou trois hadiths musnad (à chaîne remontant au Prophète), et dans le livre d'Ibn al-Mubârak cinq ou à peu près. » Il a dit aussi : « Je ne me suis assis pour transmettre le hadith qu'après avoir su distinguer l'authentique du défectueux, et après avoir examiné les livres des partisans de l'opinion (ahl ar-ra'y) ; et je n'ai laissé à Bassora aucun hadith sans l'écrire. » Il a dit : je l'ai entendu dire : « Je ne connais aucune chose dont on ait besoin qui ne se trouve dans le Livre et la Sunna. » Je lui dis : « Est-il possible de connaître cela ? » Il dit : « Oui. » Ahmad ibn Hamdûn, le hâfiz, a dit : j'ai vu al-Bukhârî à un enterrement ; Muhammad ibn Yahyâ adh-Dhuhlî l'interrogeait sur les noms et les défauts cachés, et al-Bukhârî y filait comme une flèche, comme s'il récitait « Dis : Il est Allah, Unique » [Al-Ikhlâs : 1].

J'ai lu auprès de ʿAbd Allâh ibn Muhammad al-Maqdisî, d'après Ahmad ibn Niʿma, de vive voix, d'après Jaʿfar ibn ʿAlî, par écrit, qu'as-Silafî les a informés : Abû l-Fath al-Mâlikî nous a informés : Abû Yaʿlâ al-Khalîl ibn ʿAbd Allâh, le hâfiz, nous a informés : Abû Muhammad al-Makhladî m'a informé dans son écrit : Abû Hâmid al-Aʿmash, le hâfiz, nous a informés, il a dit : nous étions un jour chez Muhammad ibn Ismâʿîl al-Bukhârî à Nichapour ; Muslim ibn al-Hajjâj vint et l'interrogea sur le hadith de ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar, d'après Abû z-Zubayr, d'après Jâbir, qui a dit : « L'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) nous envoya en expédition, et Abû ʿUbayda était avec nous… » (le hadith dans toute sa longueur). Al-Bukhârî dit : « Ibn Abî Uways nous a rapporté : mon frère m'a rapporté, d'après Sulaymân ibn Bilâl, d'après ʿUbayd Allâh… », et il cita le hadith en entier. Il a dit : puis quelqu'un lui lut le hadith de Hajjâj ibn Muhammad, d'après Ibn Jurayj, d'après Mûsâ ibn ʿUqba, d'après Suhayl ibn Abî Sâlih, d'après son père, d'après Abû Hurayra, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui), qui a dit : « L'expiation de la séance, lorsque le serviteur se lève, est qu'il dise : « Gloire à Toi, ô Allah, et par Ta louange ; j'atteste qu'il n'est de divinité que Toi ; je Te demande pardon et je me repens à Toi. » » Muslim lui dit : « Y a-t-il au monde plus beau que ce hadith ? Ibn Jurayj, d'après Mûsâ ibn ʿUqba, d'après Suhayl ibn Abî Sâlih : connais-tu au monde un hadith par cette chaîne ? » Muhammad ibn Ismâʿîl dit : « Sauf qu'il est maʿlûl (affecté d'un défaut caché). » Muslim dit : « Il n'est de divinité qu'Allah ! » et il se mit à trembler : « Informe-m'en. » Il dit : « Couvre ce qu'Allah a couvert ; c'est un hadith considérable, que les gens ont rapporté d'après Hajjâj ibn Muhammad, d'après Ibn Jurayj. » Muslim insista auprès de lui, lui baisa la tête et faillit pleurer. Il dit : « Écris, s'il le faut absolument : Mûsâ ibn Ismâʿîl nous a rapporté : Wuhayb nous a rapporté : Mûsâ ibn ʿUqba nous a rapporté, d'après ʿAwn ibn ʿAbd Allâh, qui a dit : l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) a dit : « L'expiation de la séance… » » Muslim lui dit : « Seul un envieux peut te haïr ; et j'atteste qu'il n'y a personne comme toi au monde. »

C'est ainsi qu'al-Hâkim a rapporté cette histoire dans le Târîkh Naysâbûr, d'après Abû Muhammad al-Makhladî ; et al-Bayhaqî l'a rapportée dans al-Madkhal, d'après al-Hâkim Abû ʿAbd Allâh, selon une autre formulation. Il a dit : j'ai entendu Abû Nasr Ahmad ibn Muhammad al-Warrâq dire : j'ai entendu Ahmad ibn Hamdûn al-Qassâr — c'est Abû Hâmid al-Aʿmash — dire : j'ai entendu Muslim ibn al-Hajjâj — il était venu à Muhammad ibn Ismâʿîl, l'avait baisé entre les yeux et avait dit : « Laisse-moi te baiser les pieds, ô maître des maîtres, seigneur des traditionnistes et médecin du hadith dans ses défauts cachés ! » — : « Muhammad ibn Salâm t'a rapporté : Makhlad ibn Yazîd nous a rapporté : Ibn Jurayj nous a informés : Mûsâ ibn ʿUqba m'a rapporté, d'après Suhayl ibn Abî Sâlih, d'après son père, d'après Abû Hurayra, d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui), qui a dit : « L'expiation de la séance est que l'on dise, en se levant de sa séance : « Gloire à Toi, ô Allah, notre Seigneur, et par Ta louange. » » » Muhammad ibn Ismâʿîl dit : « Et Ahmad ibn Hanbal et Yahyâ ibn Maʿîn nous ont rapporté, ils ont dit : Hajjâj ibn Muhammad nous a rapporté, d'après Ibn Jurayj, qui a dit : Mûsâ ibn ʿUqba m'a rapporté, d'après Suhayl, d'après son père, d'après Abû Hurayra, que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : « L'expiation de la séance est que l'on dise, en se levant de sa séance : « Gloire à Toi, notre Seigneur, et par Ta louange. » » » Muhammad ibn Ismâʿîl dit : « C'est un joli hadith, et je ne connais au monde, par cette chaîne, aucun autre hadith que celui-ci ; sauf qu'il est défectueux : Mûsâ ibn Ismâʿîl nous a rapporté : Wuhayb nous a rapporté : Suhayl nous a rapporté, d'après ʿAwn ibn ʿAbd Allâh, comme sa propre parole. » Muhammad ibn Ismâʿîl a dit : « Ceci est plus juste ; et l'on ne mentionne pour Mûsâ ibn ʿUqba aucun hadith à chaîne complète d'après Suhayl. » Al-Hâkim l'a rapportée dans son ʿUlûm al-hadîth avec cette chaîne, plus brièvement que cette formulation, et il a dit à la fin des propos erronés : il y dit en effet qu'al-Bukhârî aurait dit : « Je ne connais dans ce chapitre que ce seul hadith » ; or al-Bukhârî n'a pas dit cela, il n'a dit que ce qui précède, et l'on ne saurait concevoir cela de la part d'al-Bukhârî, vu sa connaissance des hadiths qui existent sur ce chapitre. Et Allah — exalté soit-Il et Très-Haut — sait mieux ce qui est juste.

Passage douteuxNom imprimé محمد بن حاتم (Muhammad ibn Hâtim), conservé ; le secrétaire d'al-Bukhârî est ailleurs Muhammad ibn Abî Hâtim (محمد بن أبي حاتم). Texte arabe imprimé : سمعت محمد بن حاتم وراق البخاري

(Mention des mérites du Jâmiʿ as-sahîh, outre ce qui a précédé dans les premières sections et ailleurs) Abû l-Haytham al-Kushmîhanî a dit : j'ai entendu al-Firabrî dire : j'ai entendu Muhammad ibn Ismâʿîl al-Bukhârî dire : « Je n'ai placé aucun hadith dans le livre du Sahîh sans avoir fait auparavant le grand lavage (ghusl) et prié deux unités de prière (rakʿa). » Et d'après al-Bukhârî, qui a dit : « J'ai composé le Jâmiʿ à partir de six cent mille hadiths, en seize ans, et j'en ai fait un argument entre moi et Allah. » Abû Saʿîd al-Idrîsî a dit : Sulaymân ibn Dâwûd al-Harawî nous a informés : j'ai entendu ʿAbd Allâh ibn Muhammad ibn Hâshim dire : ʿUmar ibn Muhammad ibn Bujayr al-Bujayrî a dit : j'ai entendu Muhammad ibn Ismâʿîl dire : « J'ai composé mon livre, le Jâmiʿ, dans la Mosquée sacrée, et je n'y ai introduit aucun hadith sans avoir demandé à Allah le Très-Haut de m'orienter vers le bien (istikhâra), prié deux unités et acquis la certitude de son authenticité. » (Je dis) La conciliation entre ceci et ce qui a précédé — qu'il le composait dans les différentes contrées — est qu'il en commença la composition, l'ordonnancement et les chapitres dans la Mosquée sacrée, puis qu'il en produisit ensuite les hadiths dans son pays et ailleurs. Ce qui l'indique, c'est sa parole qu'il y a consacré seize ans, car il n'a pas séjourné à La Mecque toute cette durée. Ibn ʿAdî a rapporté, d'après un groupe de maîtres, qu'al-Bukhârî mit au propre les titres des chapitres de son Jâmiʿ entre la tombe du Prophète (paix et bénédictions sur lui) et sa chaire, et qu'il priait deux unités pour chaque titre. (Je dis) Cela non plus ne contredit pas ce qui a précédé, car on l'interprète ainsi : au début, il l'avait écrit au brouillon, et ici il le transféra du brouillon à la copie au propre. Al-Firabrî a dit : j'ai entendu Muhammad ibn Hâtim, le copiste d'al-Bukhârî, dire : « J'ai vu en songe al-Bukhârî derrière le Prophète (paix et bénédictions sur lui), le Prophète (paix et bénédictions sur lui) marchant ; et chaque fois que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) levait le pied, Abû ʿAbd Allâh posait le sien à cet endroit. » Al-Khatîb a dit : Abû Saʿd al-Mâlînî nous a fait savoir : Abû Ahmad ibn ʿAdî nous a informés : j'ai entendu al-Firabrî dire : j'ai entendu Najm ibn Fudayl — qui était des gens de compréhension — dire : « J'ai vu en songe le Prophète (paix et bénédictions sur lui) sortir de sa tombe, al-Bukhârî marchant derrière lui ; et chaque fois que le Prophète (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) faisait un pas, Muhammad faisait un pas et posait son pied sur le pas du Prophète (paix et bénédictions sur lui). » Al-Khatîb a dit : ʿAlî ibn Muhammad al-Jurjânî m'a écrit d'Ispahan qu'il avait entendu Muhammad ibn Makkî dire : j'ai entendu al-Firabrî dire : « J'ai vu le Prophète (paix et bénédictions sur lui) en dormant ; il me dit : « Où veux-tu aller ? » Je dis : « Je veux aller voir Muhammad ibn Ismâʿîl. » Il dit : « Transmets-lui mon salut. » »

Shaykh al-islâm Abû Ismâʿîl al-Harawî a dit — dans ce que nous avons lu auprès de Fâtima et ʿÂ'isha, les deux filles de Muhammad ibn al-Hâdî, qu'Ahmad ibn Abî Tâlib les a informés, d'après ʿAbd Allâh ibn ʿUmar ibn ʿAlî, qu'Abû l-Waqt les a informés d'après lui, par audition — : Ahmad ibn Muhammad ibn Ismâʿîl al-Harawî nous a informés : j'ai entendu Khâlid ibn ʿAbd Allâh al-Marwazî dire : j'ai entendu Abû Sahl Muhammad ibn Ahmad al-Marwazî dire : j'ai entendu Abû Zayd al-Marwazî dire : « Je dormais entre l'Angle [de la Pierre noire] et la Station [d'Abraham], et je vis en songe le Prophète (paix et bénédictions sur lui), qui me dit : « Ô Abû Zayd, jusqu'à quand étudieras-tu le livre d'ash-Shâfiʿî sans étudier mon livre ? » Je dis : « Ô Envoyé d'Allah, et quel est ton livre ? » Il dit : « Le Jâmiʿ de Muhammad ibn Ismâʿîl. » » Al-Khatîb a dit : Muhammad ibn ʿAlî as-Sûrî m'a rapporté : ʿAbd al-Ghanî ibn Saʿîd nous a rapporté : Abû l-Fadl Jaʿfar ibn al-Fadl nous a rapporté : Muhammad ibn Mûsâ ibn Yaʿqûb ibn al-Ma'mûn nous a informés, il a dit : on interrogea Abû ʿAbd ar-Rahmân an-Nasâ'î au sujet d'al-ʿAlâ' et de Suhayl ; il dit : « Ils valent mieux que Fulayh ; et malgré cela, il n'y a dans tous ces livres rien de meilleur que le livre de Muhammad ibn Ismâʿîl. » Abû Jaʿfar al-ʿUqaylî a dit : lorsqu'al-Bukhârî composa le livre du Sahîh, il le présenta à Ibn al-Madînî, à Ahmad ibn Hanbal, à Yahyâ ibn Maʿîn et à d'autres ; ils l'apprécièrent et lui rendirent témoignage de son authenticité, à l'exception de quatre hadiths. Al-ʿUqaylî a dit : « Et l'avis, à leur sujet, est celui d'al-Bukhârî : ils sont authentiques. » Al-Hâkim Abû Ahmad a dit : « Qu'Allah fasse miséricorde à Muhammad ibn Ismâʿîl, l'imam, car c'est lui qui a composé les recueils de base (al-usûl) et a fait la clarté pour les gens ; et tous ceux qui ont œuvré après lui n'ont fait que puiser dans son livre, comme Muslim, qui a dispersé la plus grande partie de son livre dans le sien, et s'est montré d'une grande hardiesse en ne le lui attribuant pas. » Abû l-Hasan ad-Dâraqutnî, le hâfiz, a dit : « Sans al-Bukhârî, Muslim ne serait ni allé ni venu. » Il a dit aussi : « Muslim n'a fait que prendre le livre d'al-Bukhârî, dont il a fait un mustakhraj (recueil reprenant ses hadiths par d'autres chaînes), en y ajoutant des hadiths. »

(Mention de ce qui survint entre lui et adh-Dhuhlî sur la question de la prononciation (al-lafz), de l'épreuve qu'il subit à cause de cela, et de son innocence de ce qu'on lui attribua à ce sujet) Al-Hâkim Abû ʿAbd Allâh a dit dans son Târîkh : al-Bukhârî arriva à Nichapour en l'an 250 ; il y demeura un temps, transmettant le hadith continuellement. Il a dit : j'ai entendu Muhammad ibn Hâmid al-Bazzâr dire : j'ai entendu al-Hasan ibn Muhammad ibn Jâbir dire : j'ai entendu Muhammad ibn Yahyâ adh-Dhuhlî dire : « Allez chez cet homme pieux et savant, et écoutez-le. » Il a dit : les gens allèrent donc chez lui et s'appliquèrent à l'écouter, au point que le vide se fit sentir dans la séance de Muhammad ibn Yahyâ. Il a dit : alors il parla contre lui par la suite. Hâtim ibn Ahmad ibn Mahmûd a dit : j'ai entendu Muslim ibn al-Hajjâj dire : « Lorsque Muhammad ibn Ismâʿîl arriva à Nichapour, je n'ai vu ni gouverneur ni savant à qui les gens de Nichapour aient fait ce qu'ils lui firent : ils allèrent à sa rencontre à deux ou trois étapes de la ville. Muhammad ibn Yahyâ adh-Dhuhlî dit dans sa séance : « Que celui qui veut aller demain à la rencontre de Muhammad ibn Ismâʿîl y aille, car moi, j'irai à sa rencontre. » Muhammad ibn Yahyâ et la plupart des savants de Nichapour allèrent donc à sa rencontre. Il entra dans la ville et descendit dans la demeure des Bukhâriens. Muhammad ibn Yahyâ nous dit : « Ne l'interrogez sur aucune question de théologie dogmatique (kalâm), car s'il répondait autrement que ce que nous professons, un différend surviendrait entre nous et lui, et tous les Nâsibites, Râfidites, Jahmites et Murjiʾites du Khurâsân se réjouiraient de notre malheur. » » Il a dit : « Les gens se pressèrent autour de Muhammad ibn Ismâʿîl au point que la maison et les terrasses furent remplies. Le deuxième ou le troisième jour après son arrivée, un homme se leva vers lui et l'interrogea sur la prononciation du Coran. Il dit : « Nos actes sont créés, et nos prononciations font partie de nos actes. » » Il a dit : « Un désaccord survint alors entre les gens : les uns dirent : « Il a dit : ma prononciation du Coran est créée » ; d'autres dirent : « Il ne l'a pas dit. » Le désaccord s'éleva entre eux à ce sujet au point qu'ils en vinrent aux mains. » Il a dit : « Les gens de la maison se rassemblèrent et les firent sortir. »

Abû Ahmad ibn ʿAdî a dit : un groupe de maîtres m'a raconté que, lorsque Muhammad ibn Ismâʿîl arriva à Nichapour et que les gens se rassemblèrent auprès de lui, certains maîtres de l'époque le jalousèrent et dirent aux gens du hadith : « Muhammad ibn Ismâʿîl dit : ma prononciation du Coran est créée. » Lorsqu'il vint à la séance, un homme se leva vers lui et dit : « Ô Abû ʿAbd Allâh, que dis-tu de la prononciation du Coran : est-elle créée ou incréée ? » Al-Bukhârî se détourna de lui et ne lui répondit pas, trois fois. L'homme insista ; al-Bukhârî dit alors : « Le Coran est la Parole d'Allah, incréée ; les actes des serviteurs sont créés ; et l'épreuve (imtihân) est une innovation. » L'homme fit du tumulte et dit : « Il a dit : ma prononciation du Coran est créée. » Al-Hâkim a dit : Abû Bakr ibn Abî l-Haytham nous a rapporté : al-Firabrî nous a rapporté, il a dit : j'ai entendu Muhammad ibn Ismâʿîl dire : « Les actes des serviteurs sont créés : ʿAlî ibn ʿAbd Allâh nous a en effet rapporté : Marwân ibn Muʿâwiya nous a rapporté : Abû Mâlik nous a rapporté, d'après Ribʿî ibn Hirâsh, d'après Hudhayfa, qui a dit : l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) a dit : « Allah fait tout artisan et son ouvrage. » » Al-Bukhârî a dit : « Et j'ai entendu ʿUbayd Allâh ibn Saʿîd — c'est-à-dire Abû Qudâma as-Sarakhsî — dire : « Je n'ai cessé d'entendre nos compagnons dire que les actes des serviteurs sont créés. » » Muhammad ibn Ismâʿîl a dit : « Leurs mouvements, leurs voix, leurs acquisitions et leurs écritures sont créés ; quant au Coran explicite, fixé dans les exemplaires écrits (masâhif) et conservé dans les cœurs, il est la Parole d'Allah, incréée. Allah le Très-Haut a dit : « Ce sont plutôt des versets évidents, dans les poitrines de ceux à qui la science a été donnée » [Al-ʿAnkabût : 49]. » Il a dit : « Et Ishâq ibn Râhawayh a dit : « Quant aux réceptacles, qui doute qu'ils soient créés ? » » Abû Hâmid ibn ash-Sharqî a dit : j'ai entendu Muhammad ibn Yahyâ adh-Dhuhlî dire : « Le Coran est la Parole d'Allah, incréée ; quiconque prétend : « ma prononciation du Coran est créée » est un innovateur, on ne s'assied pas avec lui et on ne lui parle pas ; et quiconque, après cela, se rend chez Muhammad ibn Ismâʿîl, soupçonnez-le, car n'assiste à sa séance que celui qui partage sa doctrine. »

Al-Hâkim a dit : lorsque survint entre al-Bukhârî et adh-Dhuhlî le différend sur la question de la prononciation, les gens cessèrent de fréquenter al-Bukhârî, à l'exception de Muslim ibn al-Hajjâj et d'Ahmad ibn Salama. Adh-Dhuhlî dit : « Quiconque professe la doctrine de la prononciation, il ne lui est pas permis d'assister à notre séance. » Muslim prit alors son manteau par-dessus son turban, se leva devant tout le monde et fit renvoyer à adh-Dhuhlî, à dos de chameaux, tout ce qu'il avait écrit sous sa dictée. (Je dis) Muslim a été équitable : il n'a rapporté dans son livre ni de l'un ni de l'autre. Al-Hâkim Abû ʿAbd Allâh a dit : j'ai entendu Muhammad ibn Sâlih ibn Hâni' dire : j'ai entendu Ahmad ibn Salama an-Naysâbûrî dire : « J'entrai chez al-Bukhârî et dis : « Ô Abû ʿAbd Allâh, cet homme est bien accueilli au Khurâsân, particulièrement dans cette ville ; il s'est obstiné dans cette affaire au point qu'aucun d'entre nous ne peut lui en parler. Qu'en penses-tu ? » Il saisit sa barbe, puis dit : « Et je confie mon affaire à Allah ; Allah voit parfaitement les serviteurs [Ghâfir : 44]. Ô Allah, Tu sais que je n'ai pas voulu séjourner à Nichapour par arrogance, ni par insolence, ni par recherche de la prééminence ; c'est seulement que mon âme s'est refusée à retourner au pays natal à cause de la prédominance des opposants. Cet homme m'a pris pour cible uniquement par jalousie envers ce qu'Allah m'a donné, rien d'autre. » Puis il me dit : « Ô Ahmad, je pars demain, afin que vous soyez délivrés de son discours à cause de moi. » » Al-Hâkim a dit aussi, d'après le hâfiz Abû ʿAbd Allâh ibn al-Akhram : lorsque Muslim ibn al-Hajjâj et Ahmad ibn Salama se levèrent de la séance de Muhammad ibn Yahyâ à cause d'al-Bukhârî, adh-Dhuhlî dit : « Cet homme ne demeurera pas avec moi dans la ville. » Al-Bukhârî prit peur et partit en voyage.

Ghunjâr a dit dans le Târîkh Bukhârâ : Khalaf ibn Muhammad nous a rapporté, il a dit : j'ai entendu Abû ʿAmr Ahmad ibn Nasr an-Naysâbûrî al-Khaffâf dire, à Nichapour : « Nous étions un jour chez Abû Ishâq al-Qurashî, et Muhammad ibn Nasr al-Marwazî était avec nous. On vint à parler de Muhammad ibn Ismâʿîl, et Muhammad ibn Nasr dit : « Je l'ai entendu dire : « Quiconque prétend que j'ai dit : ma prononciation du Coran est créée, est un menteur, car je ne l'ai pas dit. » » Je lui dis : « Ô Abû ʿAbd Allâh, les gens se sont lancés là-dedans et en ont beaucoup parlé. » Il dit : « Il n'y a que ce que je te dis. » » Abû ʿAmr a dit : « J'allai voir al-Bukhârî et discutai avec lui de quelque hadith jusqu'à ce qu'il fût de bonne humeur ; puis je dis : « Ô Abû ʿAbd Allâh, il y a ici quelqu'un qui rapporte de toi que tu dis : ma prononciation du Coran est créée. » Il dit : « Ô Abû ʿAmr, retiens de moi ceci : quiconque, parmi les gens de Nichapour » — et il nomma, outre elle, de nombreuses contrées — « prétend que j'ai dit : ma prononciation du Coran est créée, est un menteur, car je ne l'ai pas dit ; j'ai seulement dit : les actes des serviteurs sont créés. » » Al-Hâkim a dit : j'ai entendu Abû l-Walîd Hassân ibn Muhammad, le juriste, dire : j'ai entendu Muhammad ibn Nuʿaym dire : j'ai interrogé Muhammad ibn Ismâʿîl, lorsque survint à son sujet ce qui survint, sur la foi (îmân) ; il dit : « Elle est parole et acte, elle augmente et diminue ; le Coran est la Parole d'Allah, incréée ; et les meilleurs des Compagnons de l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions sur lui) sont Abû Bakr, puis ʿUmar, puis ʿUthmân, puis ʿAlî. C'est là-dessus que j'ai vécu, là-dessus que je mourrai et là-dessus que je serai ressuscité, si Allah le Très-Haut le veut. »

(Mention de ses ouvrages et de ceux qui les ont rapportés de lui) Il a déjà été question du Jâmiʿ as-sahîh, ainsi que de ce qu'a mentionné al-Firabrî : que quatre-vingt-dix mille personnes l'avaient entendu de lui [al-Bukhârî], et qu'il ne restait plus personne pour le rapporter hormis lui-même. Il a formulé cela de manière absolue en se fondant sur ce qui était à sa connaissance ; or, Abû Talha Mansûr ibn Muhammad ibn ʿAlî ibn Qarîba al-Bazdawî lui a survécu de neuf ans, sa mort étant survenue en l'an 329. Le fait qu'il ait rapporté le Jâmiʿ as-sahîh d'après al-Bukhârî a été mentionné par Abû Nasr ibn Mâkûlâ et d'autres. Parmi les rapporteurs du Jâmiʿ dont la transmission nous est également parvenue par une chaîne ininterrompue par licence (ijâza), il y a Ibrâhîm ibn Maʿqil an-Nasafî — il lui en a manqué un passage à la fin, qu'il a rapporté par licence —, et de même Hammâd ibn Shâkir an-Nasawî. Quant à la transmission qui nous est parvenue par une chaîne ininterrompue d'audition en ces temps-ci et dans ceux qui les ont précédés, c'est celle de Muhammad ibn Yûsuf ibn Matar ibn Sâlih ibn Bishr al-Firabrî. Parmi ses ouvrages, il y a encore al-Adab al-mufrad, que rapporte de lui Ahmad ibn Muhammad ibn al-Jalîl — avec j — al-Bazzâr ; Rafʿ al-yadayn fî s-salât (l'élévation des mains dans la prière) et al-Qirâ'a khalf al-imâm (la récitation derrière l'imam), que rapporte de lui Mahmûd ibn Ishâq al-Khuzâʿî, qui est le dernier à avoir rapporté de lui à Boukhara ; Birr al-wâlidayn (la bonté envers les père et mère), que rapporte de lui Muhammad ibn Dallawayh al-Warrâq ; at-Târîkh al-kabîr (la Grande Histoire), que rapportent de lui Abû Ahmad Muhammad ibn Sulaymân ibn Fâris, Abû l-Hasan Muhammad ibn Sahl an-Nasawî et d'autres ; at-Târîkh al-awsat (l'Histoire moyenne), que rapportent de lui ʿAbd Allâh ibn Ahmad ibn ʿAbd as-Salâm al-Khaffâf et Zanjawayh ibn Muhammad al-Labbâd ; at-Târîkh as-saghîr (la Petite Histoire), que rapporte de lui ʿAbd Allâh ibn Muhammad ibn ʿAbd ar-Rahmân al-Ashqar ; Khalq afʿâl al-ʿibâd (la création des actes des serviteurs), que rapportent de lui Yûsuf ibn Rayhân ibn ʿAbd as-Samad, ainsi qu'al-Firabrî ; et le Kitâb ad-duʿafâ' (Livre des rapporteurs faibles), que rapportent de lui Abû Bishr Muhammad ibn Ahmad ibn Hammâd ad-Dûlâbî, Abû Jaʿfar Shaykh ibn Saʿîd et Âdam ibn Mûsâ al-Khuwârî. Ces ouvrages existent et nous sont transmis par audition ou par licence. Parmi ses ouvrages, il y a encore al-Jâmiʿ al-kabîr (le Grand Recueil), qu'a mentionné Ibn Tâhir ; al-Musnad al-kabîr (le Grand Musnad) et at-Tafsîr al-kabîr (la Grande Exégèse), qu'a mentionnés al-Firabrî ; le Kitâb al-ashriba (Livre des boissons), qu'a mentionné ad-Dâraqutnî dans al-Mu'talif wa-l-mukhtalif, à la notice de Kaysa ; le Kitâb al-hiba (Livre de la donation), qu'a mentionné son secrétaire, comme on l'a vu précédemment ; Asâmî as-sahâba (les noms des Compagnons), qu'a mentionné Abû l-Qâsim ibn Manda, précisant qu'il le rapporte par la voie d'Ibn Fâris d'après lui — Abû l-Qâsim al-Baghawî l'Ancien en a d'ailleurs cité des extraits dans son Muʿjam as-sahâba, de même qu'Ibn Manda dans al-Maʿrifa, lequel a aussi cité des extraits de son Kitâb al-wuhdân, qui traite de ceux des Compagnons qui n'ont qu'un seul hadith ; le Kitâb al-mabsût, qu'a mentionné al-Khalîlî dans al-Irshâd, précisant que Muhîb ibn Sulaym l'a rapporté de lui ; le Kitâb al-ʿilal (Livre des défauts cachés), qu'a également mentionné Abû l-Qâsim ibn Manda, précisant qu'il le rapporte d'après Muhammad ibn ʿAbd Allâh ibn Hamdûn, d'après Abû Muhammad ʿAbd Allâh ibn ash-Sharqî, d'après lui ; le Kitâb al-kunâ (Livre des surnoms), qu'a mentionné al-Hâkim Abû Ahmad, qui en a cité des extraits ; et le Kitâb al-fawâ'id (Livre des points utiles), qu'a mentionné at-Tirmidhî au cours du Livre des mérites (Kitâb al-manâqib) de son Jâmiʿ.

Passage douteuxNisba imprimée الجمال (al-Jammâl), conservée ; le hâfiz connu est Mûsâ ibn Hârûn al-Hammâl (الحمال). Texte arabe imprimé : وموسى بن هارون الجمال Nisba imprimée البحيري (al-Buhayrî), conservée ; il s'agit vraisemblablement de ʿUmar ibn Muhammad ibn Bujayr al-Bujayrî (البجيري). Texte arabe imprimé : عمر ابن محمد البحيري Nisba imprimée التابعي (at-Tâbiʿî), invraisemblable pour un élève d'al-Bukhârî ; conservée, lecture incertaine. Texte arabe imprimé : وعلي بن العباس التابعي Nom imprimé أبو بكر بن داود (Abû Bakr ibn Dâwûd), conservé ; il s'agit sans doute d'Abû Bakr ibn Abî Dâwûd as-Sijistânî. Texte arabe imprimé : وأبو بكر بن داود Nisba imprimée الخضرمي (al-Khadramî), conservée ; lecture probable الحضرمي (al-Hadramî). Texte arabe imprimé : ومحمد بن هارون الخضرمي Nisba imprimée الحاملي (al-Hâmilî), conservée ; lecture probable المحاملي (al-Mahâmilî). Texte arabe imprimé : والحسين بن إسماعيل الحاملي البغدادي

Parmi ceux de ses maîtres qui ont rapporté de lui : ʿAbd Allâh ibn Muhammad al-Musnadî, ʿAbd Allâh ibn Munîr, Ishâq ibn Ahmad as-Sarmârî, Muhammad ibn Khalaf ibn Qutayba et d'autres semblables. Parmi ses pairs : Abû Zurʿa et Abû Hâtim, les deux Râzî, Ibrâhîm al-Harbî, Abû Bakr ibn Abî ʿÂsim, Mûsâ ibn Hârûn al-Jammâl, Muhammad ibn ʿAbd Allâh ibn Mutayyan, Ishâq ibn Ahmad ibn Zîrak al-Fârisî, Muhammad ibn Qutayba al-Bukhârî et Abû Bakr al-Aʿyan. Parmi les grands mémorisateurs (huffâz) qui ont reçu de lui : Sâlih ibn Muhammad, surnommé Jazara, Muslim ibn al-Hajjâj, Abû l-Fadl Ahmad ibn Salama, Abû Bakr ibn Ishâq ibn Khuzayma, Muhammad ibn Nasr al-Marwazî, Abû ʿAbd ar-Rahmân an-Nasâ'î — qui a aussi rapporté d'après un homme, d'après lui —, Abû ʿÎsâ at-Tirmidhî — qui fut son disciple et s'appuya abondamment sur lui —, ʿUmar ibn Muhammad al-Buhayrî, Abû Bakr ibn Abî d-Dunyâ, Abû Bakr al-Bazzâr, Husayn ibn Muhammad al-Qabbânî, Yaʿqûb ibn Yûsuf ibn al-Akhram, ʿAbd Allâh ibn Muhammad ibn Nâjiya, Sahl ibn Shâdhawayh al-Bukhârî, ʿUbayd Allâh ibn Wâsil, al-Qâsim ibn Zakariyyâ al-Mutarriz, Abû Quraysh Muhammad ibn Jumʿa, Muhammad ibn Muhammad ibn Sulaymân al-Bâghandî, Ibrâhîm ibn Mûsâ al-Juwayrî, ʿAlî ibn al-ʿAbbâs at-Tâbiʿî, Abû Hâmid al-Aʿmashî, Abû Bakr Ahmad ibn Muhammad ibn Sadaqa al-Baghdâdî, Ishâq ibn Dâwûd as-Sawwâf, Hâshid ibn Ismâʿîl al-Bukhârî, Muhammad ibn ʿAbd Allâh ibn al-Junayd, Muhammad ibn Mûsâ an-Nahratîrî, Jaʿfar ibn Muhammad an-Naysâbûrî, Abû Bakr ibn Dâwûd, Abû l-Qâsim al-Baghawî, Abû Muhammad ibn Sâʿid, Muhammad ibn Hârûn al-Khadramî et al-Husayn ibn Ismâʿîl al-Hâmilî al-Baghdâdî, qui est le dernier à avoir rapporté de lui à Bagdad.

Passage douteuxImprimé الظاهرية (« les Zâhirides »), conservé ; lecture probable الطاهرية : les Tâhirides, dynastie dont relevait le gouverneur. Texte arabe imprimé : حتى ورد أمر الظاهرية

(Mention de son retour à Boukhara, de ce qui survint entre lui et son émir, et de ce qui s'ensuivit jusqu'à sa mort) Ahmad ibn Mansûr ash-Shîrâzî a dit : « Lorsqu'Abû ʿAbd Allâh al-Bukhârî revint à Boukhara, on dressa pour lui des tentes à une parasange de la ville ; l'ensemble des habitants de la ville vint à sa rencontre, au point qu'il ne resta aucune personne de renom, et l'on répandit sur lui des dirhams et des dinars. Il y demeura un certain temps, puis un différend survint entre lui et l'émir, qui lui ordonna de quitter Boukhara ; il partit alors pour Baykand. » Ghunjâr a dit dans son Târîkh : « J'ai entendu Ahmad ibn Muhammad ibn ʿUmar dire : j'ai entendu Bakr ibn Munîr dire : l'émir Khâlid ibn Ahmad adh-Dhuhlî, gouverneur de Boukhara, envoya dire à Muhammad ibn Ismâʿîl : « Apporte-moi le livre du Jâmiʿ et le Târîkh, afin que je les entende de toi. » Muhammad ibn Ismâʿîl dit à son messager : « Dis-lui : je n'avilis pas la science et je ne la porte pas aux portes des sultans. S'il a besoin de quelque chose d'elle, qu'il vienne à moi dans ma mosquée ou dans ma demeure. Si cela ne te plaît pas, tu es le sultan : interdis-moi donc de tenir séance, afin que j'aie une excuse auprès d'Allah au Jour de la Résurrection, [prouvant] que je ne dissimule pas la science. » » Il a dit : « Ce fut là la cause de l'inimitié entre eux deux. » Al-Hâkim a dit : « J'ai entendu Muhammad ibn al-ʿAbbâs ad-Dabbî dire : j'ai entendu Abû Bakr ibn Abî ʿAmr dire : la cause du départ d'Abû ʿAbd Allâh al-Bukhârî de la ville fut que Khâlid ibn Ahmad, le lieutenant d'Ibn Tâhir, lui demanda de venir dans sa demeure pour lire le Târîkh et le Jâmiʿ à ses enfants. Il s'y refusa et dit : « Il ne m'est pas permis de réserver l'audition à certaines gens à l'exclusion d'autres. » Khâlid demanda alors l'aide de Hurayth ibn Abî l-Warqâ' et d'autres habitants de Boukhara, si bien qu'ils critiquèrent sa doctrine, et il le bannit de la ville. » Il a dit : « Il invoqua alors contre eux en disant : « Ô Allah, fais-leur voir ce qu'ils m'ont voulu, en leurs propres personnes, en leurs enfants et en leurs familles. » » Il a dit : « Quant à Khâlid, il ne s'écoula pas même un mois avant que n'arrive l'ordre des Zâhirides de proclamer publiquement sa disgrâce ; on la proclama donc alors qu'il était monté sur une ânesse, et il fut emmené sur un bât ; puis l'issue de son affaire fut l'humiliation et la prison. Quant à Hurayth ibn Abî l-Warqâ', il fut éprouvé en sa famille, et il y vit ce qui dépasse toute description. Quant à un tel, il fut éprouvé en ses enfants, et Allah lui fit voir en eux des malheurs. »

Passage douteuxCaractère « # » parasite à la fin du segment (saisie) ; reproduit tel quel. Texte arabe imprimé : تغمده الله برحمته آمين#

Ibn ʿAdî a dit : « J'ai entendu ʿAbd al-Quddûs ibn ʿAbd al-Jabbâr dire : al-Bukhârî partit pour Khartank, l'un des villages de Samarcande, où il avait des proches, et il descendit chez eux. » Il a dit : « Une nuit d'entre les nuits, alors qu'il avait achevé la prière de la nuit, je l'entendis dire dans son invocation : « Ô Allah, la terre, toute vaste qu'elle est, m'est devenue étroite : reprends-moi donc auprès de Toi. » » Il a dit : « Le mois ne s'était pas achevé qu'Allah le reprit. » Muhammad ibn Abî Hâtim al-Warrâq a dit : « J'ai entendu Ghâlib ibn Jibrîl — c'est chez lui qu'al-Bukhârî était descendu à Khartank — dire : il demeura quelques jours, puis tomba malade, jusqu'à ce que lui fût dépêché un messager de la part des gens de Samarcande, qui lui demandaient de venir chez eux. Il accepta, se prépara à monter, chaussa ses deux bottines et noua son turban. Lorsqu'il eut marché une vingtaine de pas environ vers la monture pour l'enfourcher — et je le tenais par le bras —, il dit : « Lâchez-moi, car je me suis affaibli. » Nous le lâchâmes ; il prononça quelques invocations, puis se coucha sur le côté et rendit l'âme. Ensuite, une abondante sueur coula de lui. Il nous avait dit : « Enveloppez-moi dans trois pièces d'étoffe, parmi lesquelles il n'y ait ni chemise ni turban. » » Il a dit : « Nous le fîmes. Lorsque nous l'eûmes enroulé dans ses linceuls, que nous eûmes prié sur lui et que nous l'eûmes déposé dans sa fosse, il émana de la terre de sa tombe un parfum agréable semblable au musc, qui persista plusieurs jours. Les gens se mirent à se rendre à la tombe pendant des jours, prenant de sa terre, jusqu'à ce que nous y placions un treillis de bois. » Al-Khatîb a dit : « ʿAlî ibn Abî Hâmid nous a informés dans sa lettre : Muhammad ibn Muhammad ibn Makkî nous a informés : j'ai entendu ʿAbd al-Wâhid ibn Âdam at-Tawâwîsî dire : j'ai vu le Prophète (paix et bénédictions sur lui) en songe, accompagné d'un groupe de ses Compagnons ; il se tenait debout en un endroit. Je le saluai et il me rendit le salut. Je dis : « Pourquoi te tiens-tu ici, ô Envoyé d'Allah ? » Il dit : « J'attends Muhammad ibn Ismâʿîl. » » Il a dit : « Quelques jours plus tard, la nouvelle de sa mort me parvint ; je vérifiai, et voici qu'il était mort à l'heure même où j'avais vu le Prophète (paix et bénédictions sur lui). » Muhîb ibn Sulaym a dit : « Ce fut la nuit du samedi, nuit de la fête de la rupture du jeûne, en l'an 256. » C'est également ce qu'a dit al-Hasan ibn al-Husayn al-Bazzâr au sujet de la date de sa mort, et c'est en cette année que l'ont datée Abû l-Husayn ibn Qâniʿ, Abû l-Husayn ibn al-Munâdî, Abû Sulaymân ibn Zabr et d'autres. Al-Hasan a dit : « La durée de sa vie fut de soixante-deux ans moins treize jours. » Qu'Allah l'enveloppe de Sa miséricorde. Âmîn.#

Passages douteux

767 passages où le texte arabe imprimé ou saisi est incertain (coquille probable, mot isolé incompréhensible). Ils sont encadrés en rouge dans le texte ; la traduction suit la lecture la plus probable.

  1. Début du volume — Imprimé « بتدقيقه بين فيها », tournure incohérente ; « بين » semble superflu ou altéré, lu « انفرد بتدقيقه فيها عن نظرائه » : « par la finesse desquels il s'est singularisé parmi ses pairs ». Imprimé « لأنه ومناقبه », dépourvu de sens ici ; probablement « لأخباره ومناقبه » : « ses nouvelles et ses mérites ».
  2. Début du volume — Un mot semble manquer avant « أو معناه » ; lu « إلا أن يتغاير لفظه أو معناه » : « à moins que sa formulation ou son sens ne diffère ».
  3. Première section : exposé du motif qui a poussé Abû ʿAbd Allâh al-Bukhârî à composer son Jâmiʿ as-Sahîh, et exposé de la pureté de son intention en cela — Imprimé « أبو عمر وعبد الرحمن بن عمر والأوزاعي » ; lecture probable Abû ʿAmr ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAmr al-Awzâʿî (le و de عمرو détaché). Forme imprimée conservée.
  4. Première section : exposé du motif qui a poussé Abû ʿAbd Allâh al-Bukhârî à composer son Jâmiʿ as-Sahîh, et exposé de la pureté de son intention en cela — Imprimé « محمود » ; lecture probable Muhammad : le nom connu d'al-ʿUqaylî est Abû Jaʿfar Muhammad ibn ʿAmr. Forme imprimée conservée.
  5. Deuxième section : exposé de son objet et mise au jour de son intention — Imprimé « عبد الرحيم » ; lecture probable ʿAbd ibn Ahmad (nom connu d'Abû Dharr al-Harawî). Forme imprimée conservée. Imprimé « الكشمهيني » (lettres interverties) ; lecture probable al-Kushmîhanî (Abû l-Haytham al-Kushmîhanî). Forme imprimée conservée.
  6. Deuxième section : exposé de son objet et mise au jour de son intention — Imprimé للجعة, mot sans sens ici, probablement للحجة : « apte à servir d'argument ». Imprimé بما, probablement مما : « fait partie de ce dont on tire un certain appui ».
  7. Deuxième section : exposé de son objet et mise au jour de son intention — Imprimé فبأن, probablement فبان : « par là apparaît ».
  8. Deuxième section : exposé de son objet et mise au jour de son intention — Imprimé امكان, probablement إسكان : « puis la lettre b sans voyelle ». Imprimé « مسلم بن قاسم » ; lecture probable Maslama ibn Qâsim al-Qurtubî (مسلمة), contemporain d'ad-Dâraqutnî. Forme imprimée conservée. Imprimé مضنه, probablement تضمنته : « les titres que renferment ses chapitres ». Imprimé الخطوة (« le pas »), probablement الحظوة : « cette faveur ».
  9. Deuxième section : exposé de son objet et mise au jour de son intention — Mot isolé أحمد sans lien avec la phrase (reste d'une saisie ou d'une glose marginale ?) : rendu « Ahmad [?] ».
  10. Troisième section : exposé de la manière dont il fragmente le hadith et l'abrège, et de l'utilité qu'il y a à le reprendre dans les chapitres et à le répéter — Imprimé « المنعنت » ; lecture probable المتعنت (*Jawâb al-mutaʿannit*, « Réponse à l'esprit chicanier »). Forme imprimée conservée. Imprimé صحيح, construction fautive ; lecture retenue صحّح (« il a authentifié ») ou صحّت عنده (« des hadiths authentiques à ses yeux »).
  11. Troisième section : exposé de la manière dont il fragmente le hadith et l'abrège, et de l'utilité qu'il y a à le reprendre dans les chapitres et à le répéter — Imprimé لا يسبون, probablement لا يسيبون (comme plus haut) : « ne font pas d'affranchis sans lien de clientèle ».
  12. Quatrième section : exposé de la raison pour laquelle il cite des hadiths suspendus (muʿallaq), qu'ils remontent au Prophète ou s'arrêtent au Compagnon, et exposé de leurs statuts — Imprimé لأعلى, à lire لا على : « et non à titre de transmission ».
  13. Quatrième section : exposé de la raison pour laquelle il cite des hadiths suspendus (muʿallaq), qu'ils remontent au Prophète ou s'arrêtent au Compagnon, et exposé de leurs statuts — Imprimé فثال, à lire فمثال : « exemple de la première catégorie ». Imprimé « ابن شيبة » ; lecture probable Ibn Abî Shayba, auteur du *Musannaf*. Forme imprimée conservée.
  14. Quatrième section : exposé de la raison pour laquelle il cite des hadiths suspendus (muʿallaq), qu'ils remontent au Prophète ou s'arrêtent au Compagnon, et exposé de leurs statuts — Imprimé بقريض, à lire بتمريض : « sous forme dubitative ».
  15. Quatrième section : exposé de la raison pour laquelle il cite des hadiths suspendus (muʿallaq), qu'ils remontent au Prophète ou s'arrêtent au Compagnon, et exposé de leurs statuts — Imprimé « تعليق التعليق » ; lecture probable تغليق التعليق (*Taghlîq at-taʿlîq*), titre de l'ouvrage d'Ibn Hajar. Forme imprimée conservée.
  16. Quatrième section : exposé de la raison pour laquelle il cite des hadiths suspendus (muʿallaq), qu'ils remontent au Prophète ou s'arrêtent au Compagnon, et exposé de leurs statuts — Imprimé « تعليق التعليق » ; lecture probable تغليق التعليق (*Taghlîq at-taʿlîq*), titre de l'ouvrage d'Ibn Hajar. Forme imprimée conservée.
  17. Quatrième section : exposé de la raison pour laquelle il cite des hadiths suspendus (muʿallaq), qu'ils remontent au Prophète ou s'arrêtent au Compagnon, et exposé de leurs statuts — Imprimé « عثمان بن أبي الهيثم » ; lecture probable ʿUthmân ibn al-Haytham (cité plus haut dans le segment). Forme imprimée conservée.
  18. Quatrième section : exposé de la raison pour laquelle il cite des hadiths suspendus (muʿallaq), qu'ils remontent au Prophète ou s'arrêtent au Compagnon, et exposé de leurs statuts — Imprimé « جها دونية », manifestement pour « جهاد ونية » : « mais jihad et intention ».
  19. Quatrième section : exposé de la raison pour laquelle il cite des hadiths suspendus (muʿallaq), qu'ils remontent au Prophète ou s'arrêtent au Compagnon, et exposé de leurs statuts — Imprimé « وابن عمرو ابن عباس » (sans conjonction entre les deux derniers noms) ; lecture probable « وابن عمر وابن عباس » : Ibn ʿUmar et Ibn ʿAbbâs. Forme imprimée (Ibn ʿAmr) conservée.
  20. Quatrième section : exposé de la raison pour laquelle il cite des hadiths suspendus (muʿallaq), qu'ils remontent au Prophète ou s'arrêtent au Compagnon, et exposé de leurs statuts — Imprimé « الأهل بلغت », lu « ألا هل بلغت » : « N'ai-je pas transmis ? ».
  21. Quatrième section : exposé de la raison pour laquelle il cite des hadiths suspendus (muʿallaq), qu'ils remontent au Prophète ou s'arrêtent au Compagnon, et exposé de leurs statuts — « بزيادات ميمونة » est obscur (peut-être « بزيادة ميمونة », l'ajout de Maymûna dans la chaîne) ; rendu littéralement « avec des ajouts : “Maymûna” ».
  22. Quatrième section : exposé de la raison pour laquelle il cite des hadiths suspendus (muʿallaq), qu'ils remontent au Prophète ou s'arrêtent au Compagnon, et exposé de leurs statuts — Imprimé « فكان », lu « فكأن » : « il semble donc que celui qui l'a rapporté seul soit Zakariyyâ ».
  23. Le Livre de la prière (Kitâb as-salât) — Imprimé اتحدوا, probablement اتخذوا : « ils ont pris (les tombes de leurs prophètes pour lieux de prière) ». Imprimé « شعبة » ; lecture probable شعيب (Shuʿayb ibn Abî Hamza, qui transmet ce hadith d'az-Zuhrî dans le chapitre de l'heure de la prière de midi). Forme imprimée conservée.
  24. Chapitres de l'appel à la prière (adhân), de l'iqâma et de la direction de la prière (imâma) — Imprimé أذاني, probablement أذني : « mes oreilles ».
  25. Chapitres de l'appel à la prière (adhân), de l'iqâma et de la direction de la prière (imâma) — Imprimé « ابن المندر » ; lecture probable ابن المنذر (Ibn al-Mundhir). Forme imprimée conservée.
  26. Chapitres : la description de la prière — Imprimé « ابن أويس » ; lecture probable Ibn Abî Uways (Ismâʿîl ibn Abî Uways). Forme imprimée conservée. Imprimé « ابن أويس » ; lecture probable Ibn Abî Uways (Ismâʿîl ibn Abî Uways). Forme imprimée conservée.
  27. Chapitres : la description de la prière — Imprimé « ابن أبي داود » ; lecture probable Ibn Abî Rawwâd (ʿAbd al-ʿAzîz ibn Abî Rawwâd). Forme imprimée conservée.
  28. Chapitres : la description de la prière — Imprimé « ابن خريمة » ; lecture probable Ibn Khuzayma (coquille). Forme imprimée conservée.
  29. Le Livre du vendredi (Kitâb al-jumuʿa) — Imprimé « عمرو بن ثعلب » ; lecture probable عمرو بن تغلب (le Compagnon ʿAmr ibn Taghlib). Forme imprimée conservée.
  30. La prière de la peur — Imprimé « تعليق التعليق » ; lecture probable تغليق التعليق (*Taghlîq at-taʿlîq*), titre de l'ouvrage d'Ibn Hajar. Forme imprimée conservée. Imprimé « عبد الله بن بشر » (ici et dans la citation d'Ahmad) ; lecture probable عبد الله بن بسر, le Compagnon ʿAbd Allâh ibn Busr al-Mâzinî. Forme imprimée conservée.
  31. La prière de la peur — Imprimé « ابن عمر » ; lecture probable ابن عمرو (ʿAbd Allâh ibn ʿAmr, dont Abû Salama rapporte le hadith de l'éclipse avec celui de ʿÂ'isha). Forme imprimée conservée.
  32. La prière de la peur — Imprimé « أبو بكر » ; lecture probable أبو بكرة (le Compagnon qui rapporte ce hadith de l'éclipse). Forme imprimée conservée. Imprimé « ابن أبي نمر » ; lecture probable ابن نمر (ʿAbd ar-Rahmân ibn Namir, transmetteur d'al-Walîd d'après az-Zuhrî). Forme imprimée conservée.
  33. Chapitres : le raccourcissement de la prière — Imprimé « يحيى ابن كثير » ; lecture probable Yahyâ ibn Abî Kathîr (corroborateur d'al-Maqburî). Forme imprimée conservée. Imprimé « سهل » (Sahl), alors que la suite parle d'une divergence « على سهيل » ; lecture probable Suhayl ibn Abî Sâlih. Forme imprimée conservée.
  34. Chapitres : la prière de nuit (tahajjud) et les prières surérogatoires — Imprimé « عبد الكريم بن أبي أمية » ; lecture probable ʿAbd al-Karîm Abû Umayya (ibn Abî l-Mukhâriq), cité ainsi par al-Bukhârî (« وزاد عبد الكريم أبو أمية »). Forme imprimée conservée. Imprimé « أبي الهروي » (un mot semble manquer) ; lecture probable « أبي ذر الهروي » : Abû Dharr al-Harawî. Forme imprimée conservée.
  35. Chapitres : la prière de nuit (tahajjud) et les prières surérogatoires — Imprimé « سليمان بن أبي خالد الأحمر » ; le Sahîh porte « تابعه سليمان وأبو خالد الأحمر عن حميد » : lecture probable Sulaymân (ibn Bilâl) et Abû Khâlid al-Ahmar. Forme imprimée conservée.
  36. Chapitres : la prière de nuit (tahajjud) et les prières surérogatoires — Imprimé « سليمان » ; dans le hadith d'Abû Juhayfa, c'est Salmân (al-Fârisî) qui parle à Abû d-Dardâ', lecture probable. Forme imprimée conservée. Imprimé « ابن أبي العشر » ; lecture probable Ibn Abî l-ʿIshrîn, le disciple d'al-Awzâʿî. Forme imprimée conservée.
  37. Chapitres : la prière de nuit (tahajjud) et les prières surérogatoires — Imprimé « عتاب », alors que le commentaire parle du hadith de ʿItbân ; lecture probable « عتبان » : ʿItbân (ibn Mâlik). Forme imprimée conservée. Le verbe semble manquer (probablement « صلى » : « a prié ») ; traduit selon cette lecture, le verbe étant suppléé entre parenthèses.
  38. Chapitres : la prière de nuit (tahajjud) et les prières surérogatoires — Imprimé « وصلها مسلم بن زيادة بن نمير », incohérent ; lecture probable « وصلها مسلم * زيادة ابن نمير » : « Muslim l'a rapportée avec chaîne complète ; l'ajout d'Ibn Numayr ». Forme imprimée conservée.
  39. Chapitres : les actes pendant la prière — Imprimé « عبد الله بن عمر » ; lecture probable ʿAbd Allâh ibn ʿAmr (ibn al-ʿÂs), auteur du hadith du souffle pendant la prosternation de l'éclipse, ainsi dans le Sahîh. Forme imprimée conservée.
  40. Le Livre des funérailles (Kitâb al-janâ'iz) — Imprimé « ابن أخي سمي » ; lecture probable Ibn Akhî Mîmî (ad-Daqqâq), auteur connu de ces Fawâ'id. Forme imprimée conservée.
  41. Le Livre des funérailles (Kitâb al-janâ'iz) — Imprimé « ديريل » ; lecture probable Ibrâhîm ibn Dîzîl (ديزيل). Forme imprimée conservée.
  42. Le Livre des funérailles (Kitâb al-janâ'iz) — Imprimé « غير معز ولقائل » ; lu « غير معزو لقائل » : « sans être attribué à quelqu'un qui l'aurait dit ».
  43. Le Livre de l'aumône légale (Kitâb az-zakât) — Imprimé « يزيد بن أسلم » ; lecture probable Zayd ibn Aslam, maître de Hishâm ibn Saʿd d'après Abû Sâlih. Forme imprimée conservée.
  44. Le Livre de l'aumône légale (Kitâb az-zakât) — Imprimé « أبي ذر » ; lecture probable Abû Dâwûd (at-Tayâlisî), cité dans le Sahîh (« وقال أبو داود أنبأنا شعبة ») et auteur d'un Musnad. Forme imprimée conservée.
  45. Le Livre du pèlerinage (Kitâb al-hajj) — Imprimé « بزيادة » (« avec l'ajout »), qui ne s'accorde pas avec la suite « وصلها » ; lu « * زيادة » (« l'ajout de Muhammad ibn Bakr… : il l'a reliée ») comme un nouvel élément. Imprimé « يحيى عن الضحاك وهو البابلي », rendu tel quel ; il s'agit peut-être de Yahyâ ibn (ʿAbd Allâh ibn) ad-Dahhâk al-Bâbulutî, transmetteur d'al-Awzâʿî (« عن » pour « بن »).
  46. Le Livre du pèlerinage (Kitâb al-hajj) — Imprimé « وحديث عبيد الله مسلم) » avec une parenthèse orpheline : il manque probablement « وصله » (« Muslim l'a rapporté avec une chaîne complète ») ; traduit littéralement. Imprimé « مسل » ; lecture probable مسلم : Muslim. Forme imprimée conservée.
  47. Le Livre du jeûne (Kitâb as-sawm) — Imprimé « ابن خريمة » ; lecture probable ابن خزيمة : Ibn Khuzayma. Forme imprimée conservée.
  48. Le Livre des ventes (Kitâb al-buyûʿ) — Imprimé والطلب (« la quête »), probablement والطب : « et la médecine », lecture retenue. Imprimé « سعيد بن هلال » ; le Sahîh porte « وقال سعيد عن هلال عن عطاء » (Saʿîd ibn Abî Hilâl d'après Hilâl ibn Abî Hilâl) : lecture probable « Saʿîd d'après Hilâl ». Forme imprimée conservée.
  49. Le Livre des ventes (Kitâb al-buyûʿ) — Imprimé « أمر الأنصار » (« l'affaire des Ansâr »), alors que le titre d'al-Bukhârî porte أمر الأمصار (« les affaires des contrées »), lecture probable. Forme imprimée conservée. Imprimé شجم, mot sans sens, probablement شحم : « la graisse », lecture retenue.
  50. Le Livre des ventes (Kitâb al-buyûʿ) — Imprimé كتاب الشرب ; le hadith de Sahl sur l'auvent des Banû Sâʿida figure dans le Livre des boissons (الأشربة) : possible coquille, traduit littéralement.
  51. Le Livre des ventes (Kitâb al-buyûʿ) — Imprimé النهي (« l'interdiction »), le titre d'al-Bukhârî porte النهبى : « le pillage », lecture retenue.
  52. Le Livre de l'affranchissement (Kitâb al-ʿitq) — Imprimé « عن أسامة » ; Abû Kurayb rapporte ce hadith d'après Abû Usâma (Hammâd ibn Usâma) : lecture probable « Abû Usâma ». Forme imprimée conservée.
  53. Le Livre du don (Kitâb al-hiba), du prêt de bête laitière (al-manîha), de la donation viagère (al-ʿumrâ) et de la donation au survivant (ar-ruqbâ) — Imprimé من ساعته (« sur l'heure »), probablement من أصحابه : « celui qui demande un don à ses compagnons », titre du chapitre chez al-Bukhârî ; lecture retenue.
  54. Le Livre des témoignages (Kitâb ash-shahâdât) — Imprimé « أبي جرير » ; lecture probable أبي حريز (Abû Harîz), rapporteur cité par al-Bukhârî dans ce chapitre d'après ash-Shaʿbî. Forme imprimée conservée. Imprimé طرق (« voies »), probablement طرف : « un fragment du hadith d'Umm Salama » ; lecture retenue.
  55. Le Livre des conditions (Kitâb ash-shurût) — Imprimé « عبد الله ابن عمر », rendu tel quel ; le Sahîh porte « وقال عبيد الله وابن إسحاق عن وهب » : il s'agit probablement de ʿUbayd Allâh ibn ʿUmar.
  56. Le Livre des testaments et du waqf (fondation pieuse) (Kitâb al-wasâyâ wa-l-waqf) — Imprimé « عبد الله ابن عمر » ; le hadith des signes de l'hypocrite figure dans le Livre de la foi d'après ʿAbd Allâh ibn ʿAmr (et Abû Hurayra), non d'après Ibn ʿUmar : lecture probable « ʿAbd Allâh ibn ʿAmr ». Forme imprimée conservée.
  57. Le Livre de la lutte armée (Kitâb al-jihâd) — Passage apparemment altéré : l'attribution « dans les Bonnes manières » semble reprise de la phrase précédente et la mention de la version de ʿAmr ibn Marzûq d'après Shuʿba est répétée ; traduit tel quel.
  58. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé « عبيد الله بن سلام » ; lecture probable ʿAbd Allâh ibn Salâm, le Compagnon cité par Anas dans ce chapitre du Sahîh. Forme imprimée conservée.
  59. Le Livre des mérites (Kitâb al-manâqib) — Imprimé « ابن عمرو أبي هريرة » : nom intact ابن عمر suivi de la conjonction و soudée (« ابن عمر وأبي هريرة ») ; lecture retenue « les hadiths d'Ibn ʿUmar et d'Abû Hurayra ».
  60. Le Livre des mérites (Kitâb al-manâqib) — Imprimé « أحمد بن يعقوب عن أبيه » ; lecture probable « أحمد عن يعقوب عن أبيه » (Ahmad d'après Yaʿqûb ibn Ibrâhîm ibn Saʿd, d'après son père), qu'impose la conclusion « Yaʿqûb a pour ce hadith deux chaînes ». Forme imprimée conservée.
  61. Le Livre du mariage (Kitâb an-nikâh) — Imprimé « ابن أبي ملكية » ; lecture probable Ibn Abî Mulayka (ابن أبي مليكة). Forme imprimée conservée.
  62. Le Livre du mariage (Kitâb an-nikâh) — Imprimé « فأخذها حتى عنده », tournure fautive (un mot semble manquer ou altéré, p. ex. « فأخذها فجعلها عنده ») ; traduit « qui la prit et la garda auprès de lui ». Phrase elliptique : « مقصود الترجمة » suit directement la chaîne, sans verbe ni relatif (probablement « ما يوافق مقصود الترجمة ») ; traduit « ce que vise le titre du chapitre ».
  63. Le Livre de la répudiation (Kitâb at-talâq) — Imprimé « زينت بنت جحش » ; lecture probable Zaynab bint Jahsh (زينب). Forme imprimée conservée.
  64. Le Livre des aliments (Kitâb al-atʿima) — Imprimé يدحرون, probablement يدخرون : « ce qu'ils mettaient en réserve ».
  65. Le Livre des bêtes égorgées et de la chasse (Kitâb adh-dhabâ'ih wa-s-sayd) — Imprimé « العبقري » ; lecture probable al-ʿAnqazî (العنقزي), le maître de Qutayba dans ce chapitre du Sahîh. Forme imprimée conservée.
  66. Le Livre des malades et de la médecine (Kitâb al-mardâ wa-t-tibb) — Imprimé أبية, lire أبيه : « d'après son père ».
  67. Le Livre des malades et de la médecine (Kitâb al-mardâ wa-t-tibb) — L'étoile séparatrice semble mal placée à l'intérieur de « بعد باب » (« un chapitre plus loin ») ; traduit selon ce sens, étoile conservée.
  68. Le Livre des bonnes manières (Kitâb al-adab) — Imprimé الناسي (« l'oublieux »), probablement الناس, conformément au titre du chapitre chez al-Bukhârî : « Ce qui est permis quand on évoque les gens » ; lecture retenue « les gens ». Imprimé يرى كفارس قال, probablement ير إكفار من قال, conformément au titre du chapitre chez al-Bukhârî ; lecture retenue « Celui qui ne voit pas la mécréance de celui qui a dit cela ».
  69. Le Livre de la demande de permission (Kitâb al-isti'dhân) — Imprimé « الدهلي » ; lecture probable adh-Dhuhlî (الذهلي), auteur des *Zuhriyyât*. Forme imprimée conservée.
  70. Le Livre des propos qui attendrissent les cœurs (Kitâb ar-riqâq) — Imprimé « الحرقي » ; lecture probable al-Hurfî (الحرفي), Abû l-Qâsim al-Hurfî, auteur des *Amâlî*. Forme imprimée conservée.
  71. Le Livre du destin (Kitâb al-qadar) — Imprimé « باب » suivi directement de « رواية شبابة » : le titre du chapitre semble être tombé ; traduit tel quel (« Chapitre : la version de Shabâba »).
  72. Le Livre des serments et des vœux (Kitâb al-aymân wa-n-nudhûr) — Imprimé « الوحاطي » ; lecture probable al-Wuhâzî (الوحاظي), Yahyâ ibn Sâlih al-Wuhâzî. Forme imprimée conservée. Imprimé التوجد, coquille probable pour التوحيد : « dans (le Livre de) l'unicité ».
  73. Le Livre des peines légales (Kitâb al-hudûd) — Imprimé « ابن جريح » ; lecture probable Ibn Jurayj (ابن جريج). Forme imprimée conservée.
  74. Le Livre de la contrainte et de l'abandon des ruses (Kitâb al-ikrâh wa-tark al-hiyal) — Imprimé لأداء, probablement لا داء : « ni maladie, ni vice ».
  75. Le Livre de l'interprétation des rêves (Kitâb at-taʿbîr) — Imprimé « سفيان بن حنين » ; lecture probable Sufyân ibn Husayn (سفيان بن حسين), rapporteur connu d'az-Zuhrî. Forme imprimée conservée.
  76. Le Livre des jugements (Kitâb al-ahkâm) — La parenthèse ouvrante du lemme n'est pas fermée dans l'imprimé ; la fin du lemme a été placée après « كذا وكذا ».
  77. Le Livre de l'attachement ferme (Kitâb al-iʿtisâm) — Imprimé يعلو, probablement بعلو : « avec une chaîne élevée ».
  78. Le Livre de l'unicité divine (Kitâb at-tawhîd) — Imprimé بلعو, probablement بعلو : « avec une chaîne élevée ».
  79. Le Livre de l'unicité divine (Kitâb at-tawhîd) — Imprimé حد التواضع, probablement خد التواضع : « celui qui pose la joue de l'humilité ». Imprimé « تعليق التعليق » ; lecture probable *Taghlîq at-taʿlîq* (تغليق التعليق), titre connu de l'ouvrage d'Ibn Hajar. Forme imprimée conservée.
  80. La lettre alif (ا) — Imprimé لا بد أبد, probablement لأبد أبد : « pour toujours à jamais ».
  81. La lettre alif (ا) — Le mot وإن (« et si ») est incompréhensible à cet endroit, sans doute une coquille ; rendu tel quel en translittération suivie de [?].
  82. La lettre alif (ا) — Imprimé المتكابه, probablement المتكأ به : « l'explication de muttaka' par ce mot ».
  83. La lettre alif (ا) — Imprimé انخنة, probablement أثخنه : « la maladie l'a affaibli (athkhanahu) ».
  84. La lettre alif (ا) — Imprimé أجهزوه, probablement إنما هو أجهز (ou أجهزت) بالهاء : « on dit seulement ajhaza, avec hâ' ».
  85. La lettre alif (ا) — Imprimé « عبد مناف » ; lecture probable ʿAbd Manât (عبد مناة), la généalogie connue étant al-Hârith ibn ʿAbd Manât ibn Kinâna. Forme imprimée conservée.
  86. La lettre alif (ا) — Imprimé بدمته, probablement بذمته : « ton engagement de protection (dhimma) ».
  87. La lettre alif (ا) — Imprimé واو ابعدها, probablement واوا بعدها : « (allégée) en wâw, suivie de ».
  88. La lettre alif (ا) — Imprimé مشدة, probablement مشددة : « redoublé ».
  89. La lettre alif (ا) — Imprimé فقدر ان بك, probablement فقد ران بك : « on dit de lui râna bika (il t'a dominé) ».
  90. La lettre alif (ا) — Imprimé « ازاء أي كذا », où « أي » semble intrus ; lu « إزاء كذا » : « en face de telle chose ».
  91. La lettre alif (ا) — Le mot « به » semble superflu ; lu « وأصل الأزف القرب » : « le sens premier de الأزف est la proximité ».
  92. La lettre alif (ا) — Imprimé « بجمعهم », probablement « يجمعهم » : « il les rassemble ».
  93. La lettre alif (ا) — Le vers attribué à Ibn Mâlik (« فاف ثلث ونون ان أردت وأف * أفا ورفعا ونصبا آفة قبلا ») paraît altéré et ne correspond pas exactement aux dix formes énumérées ; traduit au plus près de la lettre.
  94. La lettre alif (ا) — Imprimé « إذ قام », lu « قام » ou « إذا قام » : « ce qui, lorsqu'il s'établit dans le cœur du serviteur, le fait s'acquitter des obligations ».
  95. La lettre alif (ا) — Imprimé « ابن عيينة » (antérieur à al-Asmaʿî) ; lecture probable Ibn Qutayba (ابن قتيبة), cité juste avant, qui rapporte cette opinion d'al-Asmaʿî. Forme imprimée conservée.
  96. La lettre alif (ا) — Imprimé « آن يئن ونال الكل », probablement « آن يئين ونال، الكل بمعنى » : « âna ya'înu et nâla, tous de même sens ».
  97. La lettre bâ' à un point dessous (ب) — Imprimé باتونا, sans sens ici ; lu فإن يأتونا (« s'ils viennent à nous »), forme du hadith d'al-Hudaybiya renvoyée à la section أ ت.
  98. La lettre bâ' à un point dessous (ب) — Le mot لا est inexplicable à cet endroit (peut-être reste d'un mot tombé, la forme d'al-Jurjânî n'étant pas donnée) ; rendu tel quel « lâ [?] ».
  99. La lettre bâ' à un point dessous (ب) — قاله sans sujet exprimé (nom du commentateur probablement tombé) ; rendu « il l'a dit ».
  100. La lettre bâ' à un point dessous (ب) — Imprimé ici بدأ الله, alors que la suite (« قيدناه … بدأ الله بالهمزة » puis « والأول لا يجوز إطلاقه على الله ») oppose cette forme à une première forme sans hamza : lire ثم بدا لله أن يبتليهم ; lecture retenue.
  101. La lettre bâ' à un point dessous (ب) — Imprimé أي عن خلقها, où عن semble superflu ; lu أي خلقها : « Il l'a créée ». Imprimé « بارئا من قال ثابت » : passage altéré (من de trop ou mot tombé) ; traduit en lisant « قال ثابت » : « Thâbit a dit : c'est l'usage du Hedjaz ».
  102. La lettre bâ' à un point dessous (ب) — Imprimé آن, coquille probable pour أن : « c'est qu'elle fasse paraître ses charmes ».
  103. La lettre bâ' à un point dessous (ب) — Imprimé « أي أسلم بدينه », peu clair (peut-être أسلمه بجريرته) ; traduit littéralement : « il a livré (son bien) à cause de sa religion ».
  104. La lettre bâ' à un point dessous (ب) — Imprimé « من اثنين عشرة », vraisemblablement pour من اثنين إلى عشرة ; traduit « de deux à dix ».
  105. La lettre bâ' à un point dessous (ب) — Imprimé ارهبه, probablement ارقبه : « je l'observais » ; lecture retenue.
  106. La lettre bâ' à un point dessous (ب) — Imprimé بلج (avec jîm), alors que le lemme est بلحوا ; probablement بلح : lecture retenue.
  107. La lettre bâ' à un point dessous (ب) — Imprimé بوجا, probablement بوحا (*bawhan*) : lecture retenue.
  108. La lettre bâ' à un point dessous (ب) — Imprimé المريض, incohérent ; probablement مدّ ou قدر مدّ : « l'envergure des deux bras » ; lecture retenue.
  109. La lettre bâ' à un point dessous (ب) — Le mot روى est incompréhensible ici (coquille ou mot parasite) ; rendu par *rawâ* [?].
  110. La lettre bâ' à un point dessous (ب) — Imprimé على على (dittographie) ; traduit une seule fois.
  111. La lettre bâ' à un point dessous (ب) — Imprimé أسفروا بياض, probablement أسفر، وابياض (coupure fautive) : lecture retenue.
  112. La lettre bâ' à un point dessous (ب) — Imprimé انظاره, probablement نظرائه : « ses semblables » ; lecture retenue. Imprimé ابن, à lire أبن (impératif « éloigne ») : lecture retenue.
  113. La lettre tâ' à deux points dessus (ت) — Imprimé بيس فلان, peu clair dans ce contexte (on attendrait تيد فلان) ; rendu tel quel.
  114. La lettre tâ' à deux points dessus (ت) — Le mot حديث semble parasite après le lemme ; rendu littéralement par « hadith ».
  115. La lettre tâ' à deux points dessus (ت) — Phrase obscure (peut-être يترجم ou تُرجِم) ; traduite au plus près.
  116. La lettre tâ' à deux points dessus (ت) — Imprimé التسليم, à lire التسنيم (le lemme) ; lecture retenue.
  117. La lettre thâ' à trois points (ث) — Le mot مع, isolé après « صغار القثاء », est incompréhensible (coquille ou mot tronqué) ; rendu tel quel en translittération suivie de [?].
  118. La lettre thâ' à trois points (ث) — Imprimé وإذ اقلعت, lire وإذا قلعت : « et lorsqu'elle tombe ».
  119. La lettre thâ' à trois points (ث) — Imprimé اليطئ, lire البطيء : « lent ».
  120. La lettre thâ' à trois points (ث) — Imprimé « وتور » (Tawr, avec t) ; lecture probable Thawr (ثور, avec th), le mont Thawr près de Médine, derrière Uhud, nommé juste avant. Forme imprimée conservée.
  121. La lettre thâ' à trois points (ث) — Le lemme الجرز est collé au précédent sans parenthèse ouvrante ni nouveau paragraphe, et le mot منه y semble déplacé ; traduit tel quel dans le même bloc.
  122. La lettre thâ' à trois points (ث) — Phrase manifestement altérée après « مجراها أي مدفعها » (cf. la même formule « هو الحدود أختار » plus loin dans le glossaire) ; « الحدود » rendu tel quel suivi de [?], faute de lecture sûre.
  123. La lettre thâ' à trois points (ث) — Imprimé كحفنة (avec ḥ), lire كجفنة (avec j), seule lecture conforme à la section et au sens « le plus grand plat » ; lecture retenue : جفنة.
  124. La lettre thâ' à trois points (ث) — Imprimé باجليح, lire يا جليح (« Ô Jalîh ! ») ; lecture retenue.
  125. La lettre thâ' à trois points (ث) — Imprimé لحلف (avec ḥ), lire لجلف (avec j), conformément à la section j-l et au sens « grossier et sot » ; lecture retenue.
  126. La lettre thâ' à trois points (ث) — Imprimé للميث, lire للميت : « pour le mort ».
  127. La lettre hâ' (ح) — Imprimé وقبل أعم, probablement وقيل أعم : « et on a dit : plus général ».
  128. La lettre hâ' (ح) — Imprimé أول حبيلة, probablement أو حبيلة : « ou de حبيلة ».
  129. La lettre hâ' (ح) — Imprimé والزر واحد والإزار, probablement والزر واحد الأزرار : « الزر est le singulier des boutons qui entrent dans les boutonnières ».
  130. La lettre hâ' (ح) — Version d'an-Nasafî imprimée sans liaison entre يحدث فيه et يؤذ فيه (probablement « ما لم يحدث فيه، ما لم يؤذ فيه ») ; rendue littéralement.
  131. La lettre hâ' (ح) — Imprimé « ورؤية » (Ru'ya) ; lecture probable Ru'ba (رؤبة), le poète. Forme imprimée conservée.
  132. La lettre hâ' (ح) — Imprimé ويحزوا ذاتكهن, probablement ويحزو إذا تكهن : « quand il pratique la divination ».
  133. La lettre hâ' (ح) — Imprimé صاحبا, probablement حاصبا (Coran : « حاصبا », un vent de cailloux) : « le vent violent ».
  134. La lettre hâ' (ح) — Imprimé « الرباحي », probablement « الرباعي » : « (la forme) quadrilitère », par opposition à « الثلاثي » ; traduit selon cette lecture.
  135. La lettre hâ' (ح) — Imprimé « أو جهة », probablement « أوجهه » : « le plus plausible en est que… » ; traduit selon cette lecture.
  136. La lettre hâ' (ح) — Imprimé « جارة », probablement « جاره » : « l'épouse de son voisin » ; traduit selon cette lecture.
  137. La lettre hâ' (ح) — Imprimé « استمحق », manifestement « استحمق » (« s'il s'est conduit en sot »), comme l'indique l'explication ; traduit selon cette lecture.
  138. La lettre hâ' (ح) — « بما لم يصك قطره » est obscur (peut-être « لم يصبه ») ; rendu approximativement par « ce que ses gouttes n'ont pas frappé ».
  139. La lettre hâ' (ح) — Le mot حمال ne contient pas de jîm : il faut sans doute lire « بالجيم » (جمال, « chameaux »), présenté comme altération graphique ; traduit littéralement.
  140. La lettre hâ' (ح) — « حدثنا » (« nous a rapporté ») est hors de propos entre le lemme et l'explication, probablement une interpolation de saisie ; traduit littéralement.
  141. La lettre hâ' (ح) — « ولا » isolé après « جرار مزفتة » paraît être un reste altéré ; rendu littéralement « et non ».
  142. La lettre hâ' (ح) — Imprimé « مجيد », manifestement « محيد » : « échappatoire » ; traduit selon cette lecture.
  143. La lettre khâ' avec point (خ) — Imprimé الكسر et الخيل, lire بالكسر (« avec i ») et الخليل (« l'ami intime ») ; lecture retenue.
  144. La lettre khâ' avec point (خ) — Imprimé يستحصى (avec ḥ), lire يستخصى (avec kh), conformément à la section خ ص et à l'explication par الخصاء (la castration) ; lecture retenue.
  145. La lettre khâ' avec point (خ) — Imprimé à la suite de على تخوف sans nouveau lemme : deux lemmes semblent fusionnés (« على تخوف : تنقص » puis « تضرعا وخيفة : من الخوف ») ; traduit selon cette lecture dans un seul bloc.
  146. La lettre khâ' avec point (خ) — Imprimé « هو الحدود أختار » après le lemme بين خيرتين : phrase manifestement altérée, rendue littéralement (« les peines légales : je choisis ») faute de lecture sûre.
  147. La lettre dâl sans point (د) — Imprimé الغريبة (« étrange »), probablement الغربية : « le vent d'ouest », lecture retenue.
  148. La lettre dâl sans point (د) — Imprimé دثورني, probablement دثروني (« couvrez-moi »), lecture retenue.
  149. La lettre dâl sans point (د) — Imprimé en deux mots « فأدار أتم » ; lu فادّارأتم (Coran 2:72), comme l'indique l'explication qui suit.
  150. La lettre dâl sans point (د) — Imprimé « دعا رطئ », manifestement altéré ; lu دُعّار, pluriel de داعر, comme l'indique l'explication.
  151. La lettre dhâl avec point (ذ) — Imprimé غمرته غمرا (« je l'ai submergé »), probablement غمزته غمزا : « je l'ai pressé fortement », lecture retenue.
  152. La lettre dhâl avec point (ذ) — Imprimé « ذاقننى) مع » : le lemme est sans doute ذاقنتي (hadith « بين حاقنتي وذاقنتي ») et le mot مع isolé est incompréhensible ; rendu « maʿa [?] ».
  153. La lettre dhâl avec point (ذ) — Imprimé التدكية (avec dâl), lu التذكية : « l'égorgement rituel ».
  154. La lettre dhâl avec point (ذ) — Les voyelles semblent interverties : la pluie se dit ordinairement الذِّهاب (avec i) et le sens connu (« le fait d'aller ») الذَّهاب (avec a) ; traduit tel qu'imprimé.
  155. La lettre dhâl avec point (ذ) — Imprimé ذرقوا, lu ذوقوا (« goûtez ») d'après l'explication ; le nom سعيد placé avant « قال » est suspect (peut-être une altération, p. ex. de أبو عبيدة) ; rendu « Saʿîd a dit ».
  156. La lettre dhâl avec point (ذ) — Imprimé « ذي عين » (Dhû ʿAyn) ; lecture probable Dhû Ruʿayn (ذي رعين), roi du Yémen. Forme imprimée conservée.
  157. La lettre râ' (ر) — Imprimé « في الجمع » pour le féminin avec *i*, puis encore « وفي الجمع » ; le premier est probablement « في الواحد » : traduit « au singulier ». Imprimé « بنها », mot inexistant ; lu « بها » : « on entend parfois par là la vision ».
  158. La lettre râ' (ر) — Imprimé « هده », coquille pour « هذه » : « cet acte d'obéissance ».
  159. La lettre râ' (ر) — Imprimé « صادفت حبا » ; d'après l'étymologie annoncée, lu « صادفت رحبا » : « tu as trouvé de l'espace ».
  160. La lettre râ' (ر) — Imprimé « العقبة » ; il s'agit sans doute de « العقب » (nerf enroulé sur la flèche) : traduit « le nerf ».
  161. La lettre râ' (ر) — Imprimé « جمع رضيع » ; la suite (« قيل للئيم راضع ») et l'usage imposent « جمع راضع » : traduit « pluriel de راضع ».
  162. La lettre râ' (ر) — Tournure incohérente (« ومنه أن يكون ») ; peut-être « ومنهم من يكون » ; rendu « il en est aussi où cela se fait des deux côtés à la fois ».
  163. La lettre râ' (ر) — Imprimé « مرقفا » ; d'après la suite (الرقاق), lu « مرققا » : « une galette amincie ».
  164. La lettre râ' (ر) — Imprimé « زراع », coquille pour « ذراع » (patte antérieure) : traduit selon cette lecture.
  165. La lettre râ' (ر) — Imprimé « المنير », coquille pour « المنبر » : « la chaire ».
  166. La lettre râ' (ر) — Imprimé « حمل » ; lu « جمل » (chameau), seul sens compatible avec أرمك et أورق.
  167. La lettre râ' (ر) — Imprimé « يرهيون », coquille pour « يرهبون » : « ils redoutent ».
  168. La lettre râ' (ر) — Formes de pluriel et de singulier peu cohérentes telles qu'imprimées (ريعة donné à la fois comme pluriel de ريع et singulier de رياع) ; rendu littéralement.
  169. La lettre zây (ز) — Imprimé مرود (deux fois), mais sous la section ز و il faut lire مزود (*mizwad*) : « sac à provisions ».
  170. La lettre zây (ز) — Imprimé عنه مسلم, probablement عند مسلم : « chez Muslim ».
  171. La lettre zây (ز) — Imprimé تزيع, probablement تزيغ (*tazîgha*) : « avant que le soleil ne décline ».
  172. La lettre sîn (س) — Le mot إلا entre السبئ et وقوله est incompréhensible (mot parasite) ; rendu tel quel en translittération suivie de [?].
  173. La lettre sîn (س) — Imprimé غير, probablement غيره : « d'autres ont dit : celle qui est remplie ».
  174. La lettre sîn (س) — Imprimé سحاورى, mots soudés : lu سحا وروي : « elle se déverse abondamment ; ailleurs, on a rapporté ».
  175. La lettre sîn (س) — Imprimé سحولة, mais l'explication (« relation à un village ») suppose سحولية (*sahûliyya*) ; c'est cette lecture qui est traduite.
  176. La lettre sîn (س) — Le lemme et la variante sont imprimés tous deux بصخاب ; sous la section س خ, le lemme doit être بسخاب, la variante بصخاب : traduit ainsi.
  177. La lettre sîn (س) — Imprimé ألبسة, probablement ألبسته : « elle lui mit un collier ».
  178. La lettre sîn (س) — Imprimé أتمخر, à lire أتسخر (section س خ, et l'explication أتستهزئ) : « te moques-tu de moi ? ».
  179. La lettre sîn (س) — Imprimé سطحية, probablement سطيحة (*satîha*), outre faite de deux peaux étendues l'une sur l'autre.
  180. La lettre sîn (س) — Imprimé لبلاد, probablement البلاد : « ils ont embrasé le pays ».
  181. La lettre sîn (س) — Imprimé ملسهم, mot sans sens : probablement بعد ما مسهم سفع, « après qu'une noirceur les aura touchés » ; traduit selon cette lecture.
  182. La lettre sîn (س) — Imprimé سفاءها sous la section س ق : probablement سقاءها, « son outre » ; traduit selon cette lecture.
  183. La lettre sîn (س) — Imprimé أسخه et أمر إمامه : probablement أسنحه (« me présenter devant lui ») et أمرّ أمامه (« passer devant lui ») ; traduit selon cette lecture.
  184. La lettre sîn (س) — Imprimé منى برقه sous la section س ن : probablement سنا برقه, « l'éclat de son éclair » ; traduit selon cette lecture.
  185. La lettre sîn (س) — Imprimé أسلهن : probablement أسهلن (« nous ont menés en plaine »), comme l'indique l'explication qui suit ; traduit selon cette lecture.
  186. La lettre sîn (س) — Imprimé بوالي, mot sans sens : probablement اضربوا لي معكم سهما, « attribuez-moi une part avec vous » ; traduit selon cette lecture.
  187. La lettre sîn (س) — Imprimé إذ أنزلنا : le hadith porte إنا إذا نزلنا بساحة قوم, « lorsque nous descendons sur la place d'un peuple » ; traduit selon cette lecture.
  188. La lettre sîn (س) — Le bloc s'achève sur وأما (« Quant à ») sans suite ; le lemme suivant semble en être la continuation (texte coupé ou parenthèse mal placée) ; rendu littéralement.
  189. La lettre sîn (س) — Imprimé الغاية (« le but »), sans sens ici parmi les acceptions de أسوار ; peut-être الفارس (« le cavalier ») ou الثابت ; rendu par la translittération suivie de [?].
  190. La lettre sîn (س) — Imprimé المطعم : probablement المطهم, reprenant le mot précédent (« le *mutahham*, c'est le gras ») ; traduit selon cette lecture.
  191. La lettre shîn avec point (ش) — Imprimé ثبت, probablement نبت : « une plante du Hedjaz ».
  192. La lettre shîn avec point (ش) — Imprimé والأفشت, probablement وإلا فشت : « sinon, شت est un singulier ».
  193. La lettre shîn avec point (ش) — Imprimé كان, probablement كأن : « c'est comme s'il cherchait à la vaincre ».
  194. La lettre shîn avec point (ش) — Imprimé اشتغال (avec ghayn) dans la section ش ع, probablement اشتعال : « l'embrasement du combat ».
  195. La lettre shîn avec point (ش) — Imprimé على رأس, probablement على رأي : « selon l'opinion de celui qui le rapporte avec la lettre avec point » ; traduit selon cette lecture.
  196. La lettre shîn avec point (ش) — Imprimé شنقوا, probablement شنفوا (« ils le prirent en haine »), seule lecture compatible avec le sens donné ; traduit ainsi.
  197. La lettre shîn avec point (ش) — Imprimé المشهورة, probablement المشورة : « la consultation », comme le confirme la description de la vocalisation qui suit.
  198. La lettre shîn avec point (ش) — Imprimé الاثم (« le péché »), probablement الأمم : « les nations ».
  199. La lettre sâd sans point (ص) — Imprimé قدماء, probablement قدماه : « ses pieds » ; lecture retenue.
  200. La lettre sâd sans point (ص) — Imprimé ذوابل (« fanés »), probablement ذو إبل : « le possesseur de chameaux (malades) », par symétrie avec ذي ابل ; lecture retenue.
  201. La lettre sâd sans point (ص) — Imprimé ذادرفين en un mot, probablement ذا درفين (ou ذا دفتين) : « à deux vantaux » ; lecture retenue.
  202. La lettre sâd sans point (ص) — Imprimé لا ثبات فيها (« sans stabilité »), probablement لا نبات فيها : « où rien ne pousse » ; lecture retenue.
  203. La lettre sâd sans point (ص) — Imprimé ورد فيها en deux mots, probablement وردفيها : « et ses hanches » ; lecture retenue.
  204. La lettre sâd sans point (ص) — Imprimé يركعون (« ils s'inclinent »), probablement يبركون : « ils bénissent », glose d'Ibn ʿAbbâs citée par al-Bukhârî ; lecture retenue.
  205. La lettre sâd sans point (ص) — Imprimé بزبل (« de fumier »), probablement برمل : « de sable », comme chez al-Bukhârî ; lecture retenue.
  206. La lettre sâd sans point (ص) — Imprimé مصلبة, probablement مصلية (*masliyya*) : « rôtie », de la racine ص ل ي ; lecture retenue.
  207. La lettre sâd sans point (ص) — Imprimé صنعة, probablement صنفة : « le bord du vêtement » (hadith « qu'il l'époussette avec le bord de son vêtement ») ; lecture retenue.
  208. La lettre dâd avec point (ض) — Imprimé ظأن (avec ẓâ') dans un article de la lettre ḍâd, probablement ضأن : « les ovins » ; traduit selon cette lecture.
  209. La lettre dâd avec point (ض) — Imprimé على مائة (« sur cent »), probablement على مائه : « pour sa semence » ; traduit selon cette lecture.
  210. La lettre dâd avec point (ض) — Imprimé الزرق, probablement الرزق : « la subsistance » ; traduit selon cette lecture.
  211. La lettre dâd avec point (ض) — Imprimé جابنهم, probablement جانبهم : « la douceur de leur caractère » ; traduit selon cette lecture.
  212. La lettre dâd avec point (ض) — Imprimé أرى (« je vois »), probablement أي : « c'est-à-dire » ; traduit selon cette lecture.
  213. La lettre tâ' sans point (ط) — Imprimé عاذ, probablement عاد : « (son dos) devint » ; traduit et translittéré selon cette lecture.
  214. La lettre tâ' sans point (ط) — Lemme imprimé اطفأت سعيد السراج : le mot سعيد semble intrus ou altéré ; rendu littéralement, le commentaire ne portant que sur أطفأت السراج « j'ai éteint la lampe ».
  215. La lettre tâ' sans point (ط) — Imprimé المطئمن, probablement المطمئن : « le lieu en contrebas » ; traduit selon cette lecture.
  216. La lettre tâ' sans point (ط) — Imprimé طنيلها, alors que la vocalisation décrite (i sur la première lettre, a sur le y) et le sens (« la corde ») indiquent طيلها (tiyal) ; traduit et translittéré selon cette lecture.
  217. La lettre zâ' avec point (ظ) — Imprimé « ظئر الإبراهيم », probablement « ظئرا لإبراهيم » : « le père nourricier d'Ibrâhîm ».
  218. La lettre zâ' avec point (ظ) — Imprimé البقرة (la vache) ; le texte d'al-Bukhârî porte البعير : « le chameau et l'autruche », lecture retenue.
  219. La lettre ʿayn sans point (ع) — Imprimé اللبيت, probablement اللبيب : « l'homme sagace ».
  220. La lettre ʿayn sans point (ع) — Le mot isolé « وفي » est sans suite (mot tronqué de l'imprimé ou de la saisie) ; rendu « wa-fî [?] ».
  221. La lettre ʿayn sans point (ع) — Imprimé عجزه, probablement عجره (*ʿujarahu*), comme le confirme l'explication par العجر : « ses défauts ».
  222. La lettre ʿayn sans point (ع) — Imprimé بفتح وله, coquille pour بفتح أوله : « avec a sur la première lettre » ; traduit selon cette lecture.
  223. La lettre ʿayn sans point (ع) — Imprimé العرقاء, probablement العرواء (*al-ʿurawâ'*, frisson de fièvre), seule lecture conforme à la racine et à la vocalisation indiquée.
  224. La lettre ʿayn sans point (ع) — Imprimé يعيب (« il ne fait pas défaut / ne dénigre pas »), probablement يغيب : « il n'est pas absent ».
  225. La lettre ʿayn sans point (ع) — Imprimé ثباب, probablement ثياب : « des étoffes ».
  226. La lettre ʿayn sans point (ع) — Imprimé أن بعض, probablement أن تعض : « que tu t'agrippes avec les dents ».
  227. La lettre ʿayn sans point (ع) — Imprimé عقده, probablement عقدة : « le nœud (de ma langue) ».
  228. La lettre ʿayn sans point (ع) — Imprimé المعلقة (« suspendus »), alors que l'explication par العقال suppose المعقلة : « (les chameaux) entravés » ; traduit et translittéré selon cette lecture.
  229. La lettre ʿayn sans point (ع) — Imprimé فلم, probablement قلم : « le calame de Zacharie ».
  230. La lettre ʿayn sans point (ع) — Imprimé وردانه, probablement ورد أنه : « il est rapporté qu'il… ».
  231. La lettre ʿayn sans point (ع) — Imprimé اليمن, probablement اليمين : « le serment ».
  232. La lettre ʿayn sans point (ع) — Imprimé عد واو العوز, probablement عدموا والعوز : « ils manquèrent ; العوز est le dénuement ».
  233. La lettre ʿayn sans point (ع) — Imprimé عائرهما en un mot, probablement عائر هما : « de ʿÂ'ir ; ce sont deux montagnes ». Imprimé وصحيح, probablement وصحح : « plus d'un savant a établi ».
  234. La lettre ʿayn sans point (ع) — Imprimé « عيين » (ʿUyayn) ; lecture probable ʿAynayn (عينين), la colline des archers à Uhud. Forme imprimée conservée.
  235. La lettre ʿayn sans point (ع) — Imprimé زوحى, probablement زوجي : « mon mari ».
  236. La lettre ghayn avec point (غ) — Imprimé الغشي, probablement العشي : « la boisson du soir » ; traduit selon cette lecture.
  237. La lettre ghayn avec point (غ) — Imprimé المشعب, probablement المشغب : « le fauteur de troubles » ; traduit selon cette lecture.
  238. La lettre ghayn avec point (غ) — Imprimé عبدا وأمه, probablement عبد أو أمة : « un esclave ou une esclave » ; traduit selon cette lecture.
  239. La lettre ghayn avec point (غ) — Imprimé غصب (« usurpation »), probablement غضب : « la colère » (sens connu de إغلاق) ; traduit selon cette lecture.
  240. La lettre ghayn avec point (غ) — Imprimé العتق, probablement العنق : « ce que l'on met au cou » ; traduit selon cette lecture.
  241. La lettre ghayn avec point (غ) — Imprimé تغيبا, probablement تغنيا (glosé par استغناء) : « pour se suffire » ; traduit selon cette lecture.
  242. La lettre fâ' (ف) — Imprimé الفنخ, probablement الفتخ (le mot glosé) ; traduit selon cette lecture.
  243. La lettre fâ' (ف) — Imprimé ورمان, probablement وزمان : « l'époque de l'interruption » ; traduit selon cette lecture.
  244. La lettre fâ' (ف) — Imprimé انتفل, probablement انفتل (de la même racine que le lemme لا ينفتل) : « puis il se retourna » ; traduit selon cette lecture.
  245. La lettre fâ' (ف) — Imprimé وفتنة كذا, probablement وفتنه : « on dit fatanahu et aftanahu » ; traduit selon cette lecture.
  246. La lettre fâ' (ف) — Imprimé الممني, probablement المعنى : « on a dit : le sens est que… » ; traduit selon cette lecture.
  247. La lettre fâ' (ف) — Imprimé يرجعون (« ils reviennent ») pour expliquer يوفضون, qui signifie habituellement « ils se hâtent » (peut-être يسرعون) ; rendu selon l'imprimé.
  248. La lettre qâf (ق) — Imprimé تساء, mot sans sens : probablement نساء, « les femmes de Quraysh » ; traduit selon cette lecture.
  249. La lettre qâf (ق) — Imprimé روياء, probablement رؤيا : « le rêve du croyant » ; traduit selon cette lecture.
  250. La lettre qâf (ق) — Imprimé القرآن (« le Coran »), probablement القران (*al-qirân*) : « l'association (du pèlerinage et de la ʿumra) » ; traduit selon cette lecture.
  251. La lettre qâf (ق) — Imprimé وهنها, probablement وههنا : « et ici » ; traduit selon cette lecture.
  252. La lettre qâf (ق) — Imprimé هوأ كال (coupure fautive), probablement هو أكال : « c'est une pourriture (*ukâl*) » ; lecture retenue.
  253. La lettre qâf (ق) — Imprimé القصمه, probablement القصة البيضاء (*al-qassa al-baydâ'*), le dépôt blanc, comme le confirme la suite (« كالقصة ») ; lecture retenue. Imprimé لجص, probablement الجص : « le plâtre » ; lecture retenue.
  254. La lettre qâf (ق) — Imprimé ينفض, probablement ينقض (*yanqadda*), « s'écrouler » [Al-Kahf : 77], conformément à la section ق ض et à la suite (انقض) ; lecture retenue.
  255. La lettre qâf (ق) — Imprimé الاجر (« le salaire »), probablement الأداء : « l'acquittement », illustré par قضى دينه ; lecture retenue.
  256. La lettre qâf (ق) — Imprimé قعقة, probablement قعقعة : « le cliquetis (des armes) » ; lecture retenue.
  257. La lettre qâf (ق) — Phrase vraisemblablement altérée (de même que وهكذا المكروه, probablement وهذا المكروه, et على وركيه, peut-être على عقبيه) ; traduit littéralement : « c'est de cela qu'il est rapporté qu'il fut pratiqué entre les deux prosternations, de même ».
  258. La lettre qâf (ق) — Imprimé الفقر, probablement القفر : « la terre déserte », de la racine du lemme (يقتفر) ; lecture retenue.
  259. La lettre qâf (ق) — Imprimé « مففلة من خيير » : مففلة est lu مقفله (« à son retour ») ; pour le nom, imprimé « خيير », lecture probable Khaybar (خيبر). Forme imprimée du nom conservée.
  260. La lettre kâf (ك) — Imprimé (كتاب قوله على أكتادنا) : la parenthèse ouvrante est manifestement mal placée ; lire فيكتب بذلك بينهما كتاب (قوله على أكتادنا) : « on rédige à ce sujet, entre eux, un écrit », avant le nouveau lemme « على أكتادنا » ; lecture retenue.
  261. La lettre kâf (ك) — Imprimé جمعه sans complément : peut-être « qu'il recueillit », ou reste tronqué de « والجمع كثب » (« le pluriel est كثب ») ; lecture retenue : « qu'il recueillit ».
  262. La lettre kâf (ك) — Imprimé بالمدينة (« à Médine »), probablement بالمد : « avec voyelle longue », par symétrie avec بالقصر et parce que كداء est près de La Mecque ; lecture retenue.
  263. La lettre kâf (ك) — Imprimé تكسيه (« tu le vêts »), probablement تكسبه : « tu l'acquiers », comme dans la suite (تكسبه غيرك) ; lecture retenue.
  264. La lettre kâf (ك) — Imprimé الارداة, coquille pour الإرادة : « la volonté » ; lecture retenue.
  265. La lettre kâf (ك) — Imprimé ولم, mot isolé incompréhensible entre وكفراه et ويقال (coquille ou mot tronqué) ; rendu en translittération avec [?].
  266. La lettre kâf (ك) — Imprimé اليمن (« le Yémen »), probablement اليمين : « le serment » ; lecture retenue.
  267. La lettre kâf (ك) — Imprimé تدبيزه, coquille pour تدبيره : « le machiner » ; lecture retenue.
  268. La lettre kâf (ك) — Imprimé كأس, probablement أكاس (*akâsa*) : « engendrer un enfant intelligent » ; lecture retenue.
  269. La lettre lâm (ل) — Imprimé الألباب (« les intelligences »), probablement الإلباب (*al-ilbâb*) : « le fait de demeurer, la proximité » ; lecture retenue.
  270. La lettre lâm (ل) — Imprimé لشببها, probablement لشبهها : « à cause de sa ressemblance » ; lecture retenue.
  271. La lettre lâm (ل) — Imprimé اللمحد, probablement اللحد (*al-lahd*) : « la niche funéraire », comme l'indique la suite ; lecture retenue.
  272. La lettre lâm (ل) — Imprimé لسم, probablement اسم : « nom du cheval du Prophète » ; lecture retenue.
  273. La lettre lâm (ل) — Imprimé اللجي (avec *jîm*), probablement اللحي (*al-lahy*) : « la mâchoire », mot expliqué dans ce passage ; lecture retenue.
  274. La lettre lâm (ل) — Imprimé « لحي جمل », alors que le texte annonce un duel ; lecture probable لحيي جمل (Lahyay Jamal). Forme imprimée conservée.
  275. La lettre lâm (ل) — Imprimé فص ل ق) collé à la fin du paragraphe : intitulé de section altéré (فصل ل ق), rendu « (Section l-q) » à la même place.
  276. La lettre lâm (ل) — Imprimé لاثنتي, probablement لاثته (*lâthathu*) : « elle l'a enroulé » (il s'agit du voile) ; lecture retenue.
  277. La lettre lâm (ل) — Imprimé لا ذمني, probablement لاذ مني (*lâdha minnî*) : « il s'est dérobé à moi », comme le confirme يلذن به ; lecture retenue.
  278. La lettre lâm (ل) — Imprimé دعاه, probablement ادعاه : « il le revendiqua comme son fils » ; lecture retenue.
  279. La lettre lâm (ل) — Imprimé ولا كوه en deux mots, à lire ولاكوه (*wa-lâkûhu*) : « et ils le mâchèrent » ; lecture retenue.
  280. La lettre lâm (ل) — Imprimé إذا, probablement إذ : « puisque » ; lecture retenue.
  281. La lettre lâm (ل) — Imprimé ل وإذ, à lire فصل ل و، إذ هو أصلها : « dans la section l-w, puisque c'en est l'origine » ; lecture retenue.
  282. La lettre mîm (م) — Imprimé يتنون, probablement يثنون : « ils font Ton éloge » ; lecture retenue.
  283. La lettre mîm (م) — Imprimé التمحيض / محضته (avec *dâd*), probablement التمحيص / محصته (avec *sâd*) : « faire sortir ce qu'il y a dans une chose » ; lecture retenue.
  284. La lettre mîm (م) — Imprimé انظر (« regarde »), incohérent ; probablement في داخل العظم (ou ما يُنقي العظم) : « la graisse qui est à l'intérieur de l'os » ; lecture retenue.
  285. La lettre mîm (م) — Imprimé يسغ, probablement يسع : « qui contient » ; lecture retenue.
  286. La lettre mîm (م) — Imprimé مدقة (avec *dâl*) dans la section m-dh, probablement مذقة (*madhqa*) : « un peu de lait mêlé d'eau » ; lecture retenue.
  287. La lettre mîm (م) — Imprimé تمازينا, probablement تمارينا (*tamâraynâ*) : « nous nous sommes disputés », de la racine م ر ي ; lecture retenue.
  288. La lettre mîm (م) — Imprimé مضغته et المضغ (« mâcher »), ce qui ne s'accorde ni avec la section *m-ḍ* suivie de *ʿayn* ni avec la glose « remuer » ; probablement مضعته / المضع (ou مصعته, « elle l'a gratté de son ongle ») ; lecture retenue : « frotter, remuer ».
  289. La lettre mîm (م) — Imprimé بتمطيسه, mot inexistant, probablement بتمطيه : « en s'étirant » ; lecture retenue.
  290. La lettre mîm (م) — Imprimé مغ (avec *ghayn*) en fin de section *m-ʿ*, probablement مع (*maʿ*) : « avec », dont la description (sans voyelle, *a* en liaison, *i* dialectal) est celle de مع ; lecture retenue.
  291. La lettre mîm (م) — Imprimé « ويملل » : le nom ملل (Malal), lieu à dix-huit milles de Médine, est intact ; seule la lettre qui le précède est altérée (probablement بملل, « à Malal »). Lecture du nom intact retenue.
  292. La lettre mîm (م) — Le mot كما (« comme ») reste sans complément et semble fautif ou tronqué ; rendu tel quel en translittération suivie de [?].
  293. La lettre mîm (م) — Imprimé الكفار (« les mécréants »), probablement الكافر : « le mécréant », comme dans le hadith « ce qui sépare les deux épaules du mécréant » ; lecture retenue.
  294. La lettre mîm (م) — Imprimé ما هن en deux mots, probablement ماهن (*mâhin*) : « serviteur » ; lecture retenue.
  295. La lettre nûn (ن) — Imprimé « حرس » (Haras) ; lecture probable Jurash (جرش), limite habituellement donnée du Najd. Forme imprimée conservée.
  296. La lettre nûn (ن) — Imprimé نحو ركما en deux mots, probablement نحوركما : « vos poitrines » ; lecture retenue. Imprimé منتاهاء, probablement منتهاها : « son terme » ; lecture retenue.
  297. La lettre nûn (ن) — Imprimé يند بن en deux mots, probablement يندبن : « elles lamentaient » ; lecture retenue.
  298. La lettre nûn (ن) — Imprimé نسبا, probablement نسيا (*nasyan*) : « (une chose) oubliée », comme dans le verset et la glose qui suit ; lecture retenue.
  299. La lettre nûn (ن) — Imprimé التشديد (« le redoublement »), probablement النشيد : « la voix élevée », dans le contexte de la racine ن ش د ; lecture retenue.
  300. La lettre nûn (ن) — Le mot ثم (« puis ») paraît superflu ou fautif dans cette phrase ; traduit sans lui : « et نشدتها lorsque tu l'as recherché ».
  301. La lettre nûn (ن) — Imprimé ينصح, probablement ينصع (*yansaʿu*) : « se dégage, devient pur », comme dans le hadith et selon l'ordre du glossaire (suivi de المناصع) ; lecture retenue.
  302. La lettre nûn (ن) — Imprimé نظرة (avec ظ), probablement نضرة : « l'éclat (de la félicité) », comme dans le verset et la glose qui suit ; lecture retenue.
  303. La lettre nûn (ن) — Imprimé تنطعه, probablement تنطحه : « elle le frappe de ses cornes » ; lecture retenue.
  304. La lettre nûn (ن) — Le mot حسو est incompréhensible ici (le correcteur signale qu'il manque dans une autre copie) ; rendu en translittération suivie de [?].
  305. La lettre nûn (ن) — Imprimé فنفحت, probablement فنفجت : « elle bondit », de la même racine que أنفجنا ; lecture retenue.
  306. La lettre nûn (ن) — Imprimé اقتلتت, probablement افتلتت (*uftulitat*) : « son âme lui a été ravie (elle est morte subitement) » ; lecture retenue.
  307. La lettre nûn (ن) — Imprimé تنقبث, probablement تنقث (*tunaqqithu*), en accord avec le nom verbal تنقيثا : « elle ne transporte pas (au-dehors) nos provisions » ; lecture retenue.
  308. La lettre nûn (ن) — Imprimé أن, probablement أي : « c'est-à-dire il l'a pincé de sa serre » ; lecture retenue.
  309. La lettre nûn (ن) — Imprimé رجل (« pied »), probablement رحل : « le grincement de la selle de la monture » sous le poids de la charge ; lecture retenue.
  310. La lettre nûn (ن) — Phrase incohérente telle qu'imprimée (« comme le premier, mais avec le bâ' »), déjà signalée par le correcteur (note n25) ; traduite littéralement.
  311. La lettre nûn (ن) — Imprimé غير واصفته, probablement غيروا وصفه : « changez son aspect » ; lecture retenue.
  312. La lettre nûn (ن) — Imprimé قولة, coquille pour قوله : « sa parole » ; lecture retenue.
  313. La lettre nûn (ن) — Imprimé النهى, probablement النهبى (*an-nuhbâ*), « le pillage », vu la suite (النهبة، ننتهب، الانتهاب) ; lecture retenue.
  314. La lettre nûn (ن) — Imprimé تنظف (« se nettoie »), probablement تنطف (*tantufu*) : « dégouttait », comme l'explique la suite (تقطر الماء) ; lecture retenue.
  315. La lettre nûn (ن) — Imprimé ناضج (« cuit, mûr »), probablement ناضح (*nâdih*), forme connue du hadith : « celui qui en prenait (en aspergeant) » ; lecture retenue.
  316. La lettre hâ' (ه) — Imprimé هد أنفسه, probablement هدأ نفسه (*hada'a nafasuhu*) : « son souffle s'est calmé » ; lecture retenue.
  317. La lettre hâ' (ه) — Imprimé ويعض, coquille pour وبعض : « et certains (Arabes) » ; lecture retenue.
  318. La lettre hâ' (ه) — Imprimé الحمرص, coquille pour الحرص : « l'avidité » ; lecture retenue.
  319. La lettre hâ' (ه) — Imprimé الغائب (« l'absent »), probablement العائب : « celui qui dénigre » ; lecture retenue.
  320. La lettre hâ' (ه) — Le mot عن, isolé avant من الهيبة, n'a pas de sens ici (reste d'un mot tronqué ou coquille) ; traduit selon le sens « cela vient de الهيبة ».
  321. La lettre wâw (و) — Imprimé تحقير القدرة, probablement تحقيرا لقدره : « pour rabaisser sa valeur » ; traduit selon cette lecture.
  322. La lettre wâw (و) — Imprimé فهر, probablement فهو : « c'est (une idole) » ; traduit selon cette lecture.
  323. La lettre wâw (و) — Lemme imprimé وحبت (avec ḥâ'), probablement وجبت : « le soleil s'est couché » (article de la section w-j) ; traduit selon cette lecture.
  324. La lettre wâw (و) — Lemme imprimé وجاء العدو, probablement وجاه العدو : « face à l'ennemi » (le commentaire parle de تجاهه) ; traduit selon cette lecture.
  325. La lettre wâw (و) — Étoile isolée en tête de paragraphe et parenthèse du lemme non refermée dans l'imprimé ; étoile reproduite, lemme traduit tel quel.
  326. La lettre wâw (و) — Imprimé النخر, probablement النحر : « le creux de la gorge » ; traduit selon cette lecture.
  327. La lettre wâw (و) — Imprimé وأن فيها الورقا, probablement إن فيها لورقا : « il y en a bien de couleur cendrée » ; traduit selon cette lecture.
  328. La lettre wâw (و) — Imprimé تحب, probablement تحت : « sous (la tête) » ; traduit selon cette lecture. Imprimé واصطجعت, probablement واضطجعت : « je me couchai » ; traduit selon cette lecture.
  329. La lettre wâw (و) — Imprimé إيل, probablement إبل : « les chameaux (de l'aumône) » ; traduit selon cette lecture.
  330. La lettre wâw (و) — Imprimé الأصيد, probablement الوصيد (le texte d'al-Bukhârî porte « ويقال الوصيد الباب ») ; lecture retenue (*al-wasîd*).
  331. La lettre wâw (و) — Le mot final أنثى est obscur ici ; rendu « par une femme », lecture incertaine (peut-être une lacune ou une altération).
  332. La lettre wâw (و) — Imprimé فغض (incompréhensible), probablement تمخض : le hadith d'Umm Zarʿ porte « والأوطاب تمخض », « et les outres étaient barattées » ; lecture retenue.
  333. La lettre wâw (و) — Imprimé فالأولى, probablement فلأولى (texte du hadith : « au plus proche parent de sexe masculin ») ; traduit selon cette lecture.
  334. La lettre wâw (و) — Sigle de section imprimé ومن, probablement و م (wâw-mîm), pour l'article المومسات ; traduit « w-m ».
  335. La lettre yâ' (ي) — Imprimé يؤس, alors que le verset (Hûd : 9) porte يؤوس (ya'ûs) : « désespéré » ; traduit selon cette lecture.
  336. La lettre yâ' (ي) — Le paragraphe s'interrompt après وكذا et le suivant, « (قوله ويعوق », n'a pas de parenthèse fermante : il s'agit probablement d'une seule phrase coupée à tort (« et de même sa parole : wa-Yaʿûq ») ; découpage et parenthèse reproduits tels quels.
  337. Sixième section : exposé des noms, kunya, surnoms et nisbas semblables par l'écriture et différents par la prononciation (al-mu'talif wa-l-mukhtalif) qui se trouvent dans le Sahîh d'al-Bukhârî, selon l'ordre des lettres, parmi ceux qui y sont mentionnés ou qui y ont une transmission, et fixation de la prononciation des noms uniques (al-asmâ' al-mufrada) qui s'y trouvent — Imprimé ميتة, lecture incertaine (forme de أمية « sans alif » : peut-être مية ou منية) ; rendu en translittération suivie de [?].
  338. La lettre bâ' à un point dessous (ب) — Imprimé « بشير بن بشار » ; lecture probable Bushayr ibn Yasâr (بشير بن يسار). Forme imprimée conservée.
  339. La lettre bâ' à un point dessous (ب) — Imprimé « يوسف بن زياد » ; lecture probable Yûsuf ibn Yazîd (يوسف بن يزيد), nom connu d'Abû Maʿshar al-Barrâ'. Forme imprimée conservée.
  340. La lettre thâ' à trois points (ث) — Le texte attribue Thawr ibn Yazîd à Médine et Thawr ibn Zayd à la Syrie ; c'est en réalité l'inverse (Thawr ibn Zayd ad-Dîlî est médinois, Thawr ibn Yazîd est de Homs) : inversion probable ; traduit tel qu'imprimé. Imprimé « بور » (avec ب) ; lecture probable Pûr (پور), comme en tête de l'article. Forme imprimée conservée.
  341. La lettre hâ' sans point (ح) — Imprimé « أبو نصير » ; lecture probable Abû Basîr (أبو بصير), ʿUtba ibn Asîd, cité plus haut à l'article أسيد. Forme imprimée conservée.
  342. La lettre hâ' sans point (ح) — Imprimé آخره وراء, probablement وآخره راء : « et un râ' à la fin » ; traduit selon cette lecture.
  343. La lettre hâ' sans point (ح) — Imprimé « الأشعث » ; lecture probable al-Ashʿar (الأشعر) : Hubaysh/Khunays ibn Khâlid al-Ashʿar, tué lors de la conquête de La Mecque. Forme imprimée conservée.
  344. La lettre râ' (ر) — Imprimé « صبيع » ; lecture probable Sulayʿ (صليع) : ar-Rabâb bint Sulayʿ, rapporteuse connue du hadith sur la ʿaqîqa. Forme imprimée conservée.
  345. La lettre râ' (ر) — Imprimé غيره مرة, probablement غير مرة : « plus d'une fois » ; traduit selon cette lecture.
  346. La lettre sîn sans point (س) — Imprimé « مسلمة ابن علقمة », ce qui contredit la phrase suivante ; lecture probable Salama ibn ʿAlqama (سلمة بن علقمة). Forme imprimée conservée.
  347. La lettre sîn sans point (س) — Imprimé « سعير بن مالك بن الحمس » ; lecture probable Mâlik ibn Suʿayr ibn al-Khims (مالك بن سعير بن الخمس), rapporteur d'al-Bukhârî. Forme imprimée conservée.
  348. La lettre ʿayn sans point (ع) — Imprimé « ابن عمرو » (répété de l'entrée précédente) ; lecture probable Ibn Humayd (ابن حميد) : ʿAbîda ibn Humayd al-Hadhdhâ'. Forme imprimée conservée.
  349. La lettre ʿayn sans point (ع) — Imprimé « أبو عبسي » ; lecture probable Abû ʿÎsâ (أبو عيسى), qui ne diffère de عبس que par l'ajout d'un yâ' final. Forme imprimée conservée.
  350. La lettre ʿayn sans point (ع) — Imprimé « حبيب » (trois fois ici, et une quatrième fois en fin de paragraphe) ; lecture probable Khubayb (خبيب) : Khubayb ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn Khubayb ibn Yisâf. Forme imprimée conservée.
  351. La lettre ʿayn sans point (ع) — Imprimé « ابن أبي ملكية » ; lecture probable Ibn Abî Mulayka (ابن أبي مليكة). Forme imprimée conservée.
  352. La lettre ghayn avec point (غ) — Imprimé « غزبة » ; lecture probable Ghaziyya (غزية), le nom même de l'entrée. Forme imprimée conservée.
  353. La lettre kâf (ك) — Imprimé « ذودان » (avec ذ) ; lecture probable Dûdân (دودان), forme de la généalogie connue. Forme imprimée conservée.
  354. La lettre mîm (م) — Imprimé « لبن عيينة » ; lecture Ibn ʿUyayna (ابن عيينة) : le nom عيينة est intact, seul le mot ابن est altéré. Lecture du nom intact retenue.
  355. La lettre mîm (م) — Imprimé بعد هاء, probablement بعدها : « suivi d'un yâ' ».
  356. La deuxième partie — Imprimé « عباد بن عبد المطلب » ; lecture probable ʿAbbâd ibn al-Muttalib (عباد بن المطلب), généalogie connue de Mistah ibn Uthâtha. Forme imprimée conservée.
  357. La deuxième partie — Entrée imprimée « بحالة » (avec ح), alors que la description indique un jîm ; lecture probable Bajâla (بجالة). Forme imprimée conservée.
  358. La deuxième partie — Le mot imprimé الخندعي ne correspond pas à la description (lettre à un point dessous et dhâl), qui suppose plutôt الخبذعي ; mot gardé tel qu'imprimé.
  359. La deuxième partie — Entrée imprimée « حياة », alors que la description (a sur le wâw) suppose حيوة ; lecture probable Haywa. Forme imprimée conservée.
  360. La deuxième partie — Entrée imprimée « الحريبي » (avec ح) au milieu des noms en خ ; lecture probable al-Khuraybî (الخريبي). Forme imprimée conservée.
  361. La deuxième partie — Imprimé « عبد مناف » ; lecture probable ʿAbd Manât (عبد مناة), forme de la généalogie de Kinâna. Forme imprimée conservée.
  362. La deuxième partie — Imprimé « الذهبي » ; lecture probable al-Murhibî (المرهبي) : Dharr ibn ʿAbd Allâh, père de ʿUmar ibn Dharr, est al-Murhibî al-Hamdânî. Forme imprimée conservée.
  363. La deuxième partie — Imprimé « شيبل » ; lecture probable Shubayl (شبيل), le nom de l'entrée. Forme imprimée conservée.
  364. La deuxième partie — Le mot العتقى suit sans liaison ni étiquette : probablement une entrée distincte fondue dans la précédente ; traduit à la suite.
  365. La deuxième partie — La parenthèse ouvrante et le gras de l'entrée « القنطري » manquent après l'étoile ; reproduit tel quel.
  366. La deuxième partie — Imprimé بل مل, probablement بن مل : « ʿAbd ar-Rahmân ibn Mull ».
  367. La deuxième partie — Imprimé « محاصر » ; lecture probable Muhâdir (محاضر, avec le ḍâd). Forme imprimée conservée (Muhâsir).
  368. La deuxième partie — L'entrée المقبري n'a pas de parenthèse ouvrante ni d'étiquette en gras (séparateur « * » à la place) ; rendue telle quelle.
  369. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé ولأفرده, probablement ولا أفرده : « et al-Mizzî ne lui a pas consacré de notice ».
  370. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé دخل عن النبي, probablement دخل عليّ النبي : « le Prophète entra chez moi ». Imprimé « أحمد بن عبد الله بن وهب » ; lecture probable Ahmad ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn Wahb (عبد الرحمن), le neveu d'Ibn Wahb. Forme imprimée conservée.
  371. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé « العمري » ; lecture probable al-Ghamrî (الغمري), transmetteur d'Abû ʿAlî ash-Shabbuwî. Forme imprimée conservée (al-ʿUmarî). Imprimé « أبي سعيد » ; lecture probable Abû Saʿd (أبي سعد), kunya connue d'Ibn as-Samʿânî. Forme imprimée conservée. La suite « حدثنا أحمد بن صالح حدثنا أحمد بن عيسى » paraît altérée (deux noms concurrents enchaînés) ; traduite littéralement. Imprimé « أبو الجياني » ; lecture probable Abû ʿAlî al-Jayyânî (علي tombé). Forme imprimée conservée (« Abû l-Jayyânî »).
  372. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé « عبد الله » ; lecture probable ʿUbayd Allâh (عبيد الله), ʿUbayd Allâh ibn Muʿâdh mentionné juste avant. Forme imprimée conservée.
  373. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé « جابر بن محمد بن سمرة » ; lecture probable Jâbir ibn Samura, le Compagnon (cf. « مسند جابر بن سمرة » juste après). Forme imprimée conservée.
  374. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé « حماد بن سلمة » ; lecture probable Hammâd ibn Usâma (حماد بن أسامة), nom d'Abû Usâma. Forme imprimée conservée.
  375. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé آن, lu أن (« que »).
  376. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Le titre du chapitre manque après « باب » (et la notice ne comporte aucune discussion) : lacune probable de l'imprimé ; traduit « dans un chapitre ».
  377. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé « مسعود » ; lecture probable Abû Masʿûd (أبو مسعود ad-Dimashqî, auteur d'un Atrâf, régulièrement cité avec Khalaf). Forme imprimée conservée (« Masʿûd »).
  378. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé يفي deux fois, probablement يُنمى puis يَنمي (« on fait remonter » / « il fait remonter »), selon le texte d'al-Bukhârî ; traduit ainsi. Imprimé « إسماعيل بن إسماعيل » ; lecture probable Ismâʿîl ibn Ishâq al-Qâdî (إسماعيل بن إسحاق), comme le texte le nomme plus loin. Forme imprimée conservée.
  379. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé « هو محمد بن الصباح » (« ابن » absent) ; lecture probable al-Hasan ibn Muhammad ibn as-Sabbâh az-Zaʿfarânî. Forme imprimée conservée (« est Muhammad ibn as-Sabbâh »).
  380. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé « أبو عمرو » ; lecture probable Abû ʿUmar (أبو عمر), kunya de Hafs ibn ʿUmar al-Hawdî. Forme imprimée conservée. Imprimé « أبو عمرو » ; lecture probable Abû ʿUmar (أبو عمر), kunya connue d'ad-Dûrî le lecteur. Forme imprimée conservée.
  381. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — « ces trois endroits » alors que quatre chapitres sont énumérés : incohérence possible de l'imprimé ; traduit tel quel.
  382. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé خطأ (« erreur »), probablement خطا (« à l'écrit »), en parallèle avec نطقا ; lecture retenue : « se confondent à l'écrit ».
  383. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé « ابن أبي هشام » ; lecture probable Ibn Abî Hâshim (أبي هاشم), forme donnée plus loin pour le même rapporteur. Forme imprimée conservée (Ibn Abî Hishâm).
  384. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé « المستلمي » ; lecture probable al-Mustamlî (المستملي). Forme imprimée conservée (al-Mustalimî).
  385. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — « حدثنا » imprimé deux fois de suite (dittographie probable) ; traduit une seule fois.
  386. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé أمامة, probablement إمامة : « l'imamat » (titre de chapitre du Sahîh).
  387. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé « عبد الله بن موسى » ; lecture probable ʿUbayd Allâh ibn Mûsâ (عبيد الله), forme donnée à la fin de la notice. Forme imprimée conservée. Imprimé « dans les jugements (al-ahkâm) », alors que le quatrième passage cité est attribué au Livre de l'unicité divine (at-Tawhîd) ; rendu tel qu'imprimé, incohérence probable.
  388. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé « السمعاني » ; lecture probable as-Simnânî (السمناني) : Muhammad ibn Abî l-Husayn Jaʿfar as-Simnânî. Forme imprimée conservée (as-Samʿânî).
  389. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé « الفرياني » ; lecture probable al-Firyâbî (الفريابي). Forme imprimée conservée (al-Firyânî).
  390. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé « شريح بن النعمان » (ici et plus bas dans la même notice) ; lecture probable Surayj ibn an-Nuʿmân (سريج), qui rapporte d'après Fulayh. Forme imprimée conservée (Shurayh).
  391. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé « محمد بن يسار » ; lecture probable Muhammad ibn Bashshâr (بشار), Bundâr. Forme imprimée conservée (Muhammad ibn Yasâr).
  392. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé « عن محمد النفيلي » ; lecture probable « عن محمد عن النفيلي » (un « عن » tombé) : « d'après Muhammad, d'après an-Nufaylî ». Forme imprimée conservée (« d'après Muhammad an-Nufaylî »).
  393. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé نسخة أبو علي, grammaticalement fautif pour نسخة أبي علي : traduit « la copie d'Abû ʿAlî ibn Shabbuwayh ».
  394. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé بشبه, coquille probable pour يشبه : « il est vraisemblable que ».
  395. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé « محمد بن حازم » ; lecture probable Muhammad ibn Khâzim (خازم, avec point), nom d'Abû Muʿâwiya. Forme imprimée conservée (Hâzim).
  396. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé « محاصر » ; lecture probable Muhâdir (محاضر) ibn al-Muwarriʿ. Forme imprimée conservée (Muhâsir).
  397. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé « الفراديسي » ; lecture probable al-Farâhîdî (الفراهيدي) : Muslim ibn Ibrâhîm al-Farâhîdî. Forme imprimée conservée (al-Farâdîsî).
  398. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé « المعروف تحت » ; lecture probable « المعروف بخت » (Yahyâ ibn Mûsâ, surnommé Khatt). Forme imprimée conservée (« connu sous le nom de Taht »).
  399. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé بالأحد, coquille probable pour لأحد : « chez aucun des maîtres ».
  400. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé « إبراهيم بن سعيد » ; lecture probable Ibrâhîm ibn Saʿd (سعد), le texte parlant ensuite de Yaʿqûb ibn Ibrâhîm ibn Saʿd. Forme imprimée conservée (Ibrâhîm ibn Saʿîd).
  401. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé وذلك جزم, probablement وبذلك جزم : « et c'est ce qu'ont affirmé avec certitude ».
  402. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé « عبد الله بن يونس » ; lecture probable « عبد الله عن يونس » (ʿAbd Allâh [ibn al-Mubârak] d'après Yûnus). Forme imprimée conservée (« ʿAbd Allâh ibn Yûnus »). Imprimé غالبا الليث, texte manifestement altéré ; probablement غالبا كاتب الليث : traduit « c'est, le plus souvent, ʿAbd Allâh ibn Sâlih, le secrétaire d'al-Layth ».
  403. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé « هو محمد بن عمرو » ; lecture probable « c'est le fils de Muhammad ibn ʿAmr » (Abû Bakr ibn Muhammad ibn ʿAmr ibn Hazm, cité plus loin). Forme imprimée conservée (« c'est Muhammad ibn ʿAmr »). Imprimé « خيثمة » (deux fois dans l'entrée) ; lecture probable Hathma (حثمة) : Abû Bakr ibn Sulaymân ibn Abî Hathma, comme dans la section suivante (ابن أبي حثمة). Forme imprimée conservée (Khaythama). Imprimé « أبو الصديق » ; lecture probable « أبو بكر الصديق » : Abû Bakr as-Siddîq. Forme imprimée conservée (« Abû s-Siddîq »).
  404. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé « سليمان » ; lecture probable Salmân (سلمان), nom connu d'Abû Hâzim al-Ashjaʿî. Forme imprimée conservée (Sulaymân). Imprimé « طريف بن خالد » ; lecture probable Tarîf ibn Mujâlid (مجالد), nom d'Abû Tamîma al-Hujaymî. Forme imprimée conservée.
  405. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Le nom donné comme altération est imprimé identique au nom correct (سلمان) ; lecture probable سليمان : « Sulaymân ». Forme imprimée conservée (« Salmân »). Imprimé غير (« autre que »), qui contredit la suite ; Abû sh-Shaʿthâ' est Jâbir ibn Zayd : lecture retenue sans ce mot. Imprimé « أبو السكن » ; lecture probable Abû s-Sukayn (أبو السكين), forme donnée dans la notice de Zakariyyâ ibn Yahyâ at-Tâ'î à la septième section. Forme imprimée conservée (Abû s-Sakan).
  406. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé « أبو عبد الله » ; lecture probable Abû ʿAbd ar-Rahmân (أبو عبد الرحمن), kunya connue de ʿAbd Allâh ibn Yazîd al-Muqri'. Forme imprimée conservée. Imprimé « أبو عبيد » ; lecture probable Abû ʿUbayda (أبو عبيدة) al-Haddâd. Forme imprimée conservée. Imprimé « عقبة » ; lecture probable ʿUtba (عتبة) ibn ʿAbd Allâh. Forme imprimée conservée (ʿUqba).
  407. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé « بكير » ; lecture probable Kathîr (كثير) : Yahyâ ibn Kathîr al-ʿAnbarî. Forme imprimée conservée (Bukayr). Imprimé « مسلم » ; lecture probable Salm (سلم) ibn Qutayba. Forme imprimée conservée (Muslim). Les deux formes sont imprimées identiques (داود) ; lecture probable de la seconde دؤاد : « Ibn Du'âd ». Forme imprimée conservée (« Ibn Dâwûd » deux fois). Imprimé « أقلح » ; lecture probable Aflah (أفلح), affranchi d'Abû Ayyûb. Forme imprimée conservée (Aqlah). Imprimé « ناقد » ; lecture probable Nâfidh (نافذ). Forme imprimée conservée (Nâqid). Imprimé « الجاج » ; lecture probable al-Hajjâj (الحجاج). Forme imprimée conservée (al-Jâj).
  408. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé أو نصر (« ou Nasr »), probablement أبو نصر : « Abû Nasr », nouvelle entrée.
  409. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé « ملكية » ; lecture probable Mulayka (مليكة). Forme imprimée conservée (Malkiyya).
  410. Septième section : éclaircissement des noms laissés sans précision (al-asmâ' al-muhmala) qui sont fréquemment partagés — Imprimé والمهلمة, coquille pour والمهملة : « la lettre sans point ». Un mot manque après « ابن أبي » ; lecture probable « ابن أبي حفصة » : « Ibn Abî Hafsa : Muhammad ibn Maysara ». Forme imprimée conservée, lacune marquée « [?] ». Imprimé أخبرنا (« nous a informés »), probablement أخبر : « (Ibn Abî Bakr) qui a informé ʿAbd Allâh ibn ʿUmar ».
  411. Troisième section : identification de ceux qui sont mentionnés par leur nisba — Imprimé « أبو أحمد بن محمد بن عبد الله », avec un « بن » superflu ; forme imprimée conservée, lecture probable « أبو أحمد محمد بن عبد الله الأسدي » : Abû Ahmad Muhammad ibn ʿAbd Allâh al-Asadî. Imprimé « عمر وأبو عامر » (mot coupé) ; forme imprimée conservée, lecture probable « عبد الملك بن عمرو أبو عامر » : ʿAbd al-Malik ibn ʿAmr, Abû ʿÂmir. Imprimé « أبي بكري » ; forme imprimée conservée, lecture probable « أبي بكر » : Muhammad ibn Abî Bakr al-Muqaddamî.
  412. Quatrième section : ceux qui sont mentionnés par un surnom (laqab) ou quelque chose de semblable — Imprimé « المرزوي » ; forme imprimée conservée, lecture probable « المروزي » : al-Marwazî. Imprimé « غبدة » ; forme imprimée conservée, lecture probable « عبدة » : ʿAbda ibn Sulaymân.
  413. Le Livre de la foi (Kitâb al-îmân) — Imprimé « الجرمي », alors que le texte explique qu'il s'agit d'un nom ayant la forme d'une nisba ; forme imprimée conservée, lecture probable « الحرمي » : Abû Rawh Haramî ibn ʿUmâra. Imprimé « أي العلم أفضل » ; le hadith visé porte « أي العمل أفضل » : « quelle œuvre est la meilleure ? ». Imprimé « عمر وأن » (mot coupé) ; forme imprimée conservée, lecture probable « عبد الله بن عمرو أن رجلا سأل » : ʿAbd Allâh ibn ʿAmr.
  414. Le Livre de la foi (Kitâb al-îmân) — Imprimé « عمن علقمة », probablement « عن علقمة » : « d'après ʿAlqama ».
  415. Le Livre de la science (Kitâb al-ʿilm) — Le lemme parle d'un bédouin (أعرابي) mais le commentaire porte « لم يسم هذا الغلام » (« ce garçon n'est pas nommé ») ; lu « هذا الأعرابي » : « ce bédouin n'est pas nommé ».
  416. Le Livre de la science (Kitâb al-ʿilm) — Imprimé « هو الذي إبراهيم بن سعد », « الذي » est superflu ; lu « هو إبراهيم بن سعد ».
  417. Le Livre de la science (Kitâb al-ʿilm) — Imprimé « عنبة » ; forme imprimée conservée, lecture probable « غنية » (Ghaniyya), nom connu de la fille d'Abû Ihâb.
  418. Le Livre de la science (Kitâb al-ʿilm) — Imprimé « اسنمه », probablement « اسمه » : « que son nom est Shâh ».
  419. Le Livre des ablutions (Kitâb al-wudû') — Imprimé « هو سعيد بن العاص الأموي » ; forme imprimée conservée ; lecture probable : Saʿîd ibn ʿAmr est le petit-fils de Saʿîd ibn al-ʿÂs (« ابن سعيد بن العاص »). Imprimé « سعيد بن محمد » ; forme imprimée conservée, lecture probable « سعيد بن يحمد » (Ibn Abî s-Safar = ʿAbd Allâh ibn Saʿîd ibn Yuhmid).
  420. Le Livre des ablutions (Kitâb al-wudû') — Imprimé « عبد الله بن عمر » ; forme imprimée conservée, lecture probable « عبد الله بن عثمان » (comme plus haut dans le segment). Imprimé « عرنية » (ʿUrniyya) ; forme imprimée conservée, lecture probable « عرينة » (ʿUrayna), tribu connue de ce récit.
  421. Le Livre des ablutions (Kitâb al-wudû') — Imprimé « بنت عمرو أم سلمة » ; forme imprimée conservée, lecture probable « بنت عمر وأم سلمة » (wâw mal placé) : Hafsa bint ʿUmar et Umm Salama.
  422. Le Livre des ablutions (Kitâb al-wudû') — Imprimé « بكير » (Bukayr) ; forme imprimée conservée, lecture probable « بكر » : Bakr ibn ʿAbd Allâh al-Muzanî.
  423. Le Livre des ablutions (Kitâb al-wudû') — Lacune dans l'imprimé : le nom de la femme manque après « هي » ; rendu par « […] ». Imprimé « المدني » (al-Madanî) ; forme imprimée conservée, lecture probable « المديني » : Abû Mûsâ al-Madînî, cité plus haut dans le segment. Lacune dans l'imprimé : le nom du mari d'Umm ʿAtiyya manque après « هو » ; rendu par « […] ».
  424. Le Livre de la prière (Kitâb as-salât) — Imprimé « جرهدد », avec un dâl redoublé ; forme imprimée conservée (Jarhadd), lecture probable « جرهد » : Jarhad.
  425. Le Livre de la prière (Kitâb as-salât) — Imprimé « قبيضة » ; forme imprimée conservée (Qabîda), lecture probable « قبيصة » : Qabîsa. Imprimé « صميرة » ; forme imprimée conservée (Samîra), lecture probable « ضميرة » : Dumayra. Imprimé فإن نكر, peu clair, probablement فإن كان (ou ذكر) : « si elle est sa grand-mère (à lui) ».
  426. Le Livre de la prière (Kitâb as-salât) — Imprimé عمرانا, en un seul mot, lu عمر إنا : « ʿUmar a dit : Nous n'entrons pas ». Imprimé « أمنة » ; forme imprimée conservée (Abî Amna), lecture probable « أمية » : Hind bint Abî Umayya. Imprimé « عميرة » ; forme imprimée conservée (ʿUmayra), alors que Salmân al-Ashjaʿî est connu comme client de « عزة » (ʿAzza) : lecture probable. Imprimé « سعيد » ; forme imprimée conservée (Saʿîd), lecture probable « سعد » : Saʿd ibn Muʿâdh. Imprimé « ابن أبي حازم » ; forme imprimée conservée, alors que le père de Wahb est Jarîr ibn Hâzim : lecture probable « ابن حازم ».
  427. Le Livre de la prière (Kitâb as-salât) — Imprimé « الحداء » ; forme imprimée conservée (al-Haddâ'), lecture probable « الحذاء » : Khâlid al-Hadhdhâ'. Imprimé « تعليق التعليق » ; titre imprimé conservé (*Taʿlîq at-taʿlîq*), lecture probable « تغليق التعليق » : *Taghlîq at-taʿlîq*, l'ouvrage d'Ibn Hajar.
  428. Le Livre de la prière (Kitâb as-salât) — Imprimé « أبو حمزة » ; forme imprimée conservée (Abû Hamza), alors que la kunya d'Anas ibn ʿIyâd est « أبو ضمرة » : lecture probable Abû Damra. Imprimé « والده » (son père), probablement « والدة » (la mère) comme l'exige la suite du raisonnement : « la mère de Dâwûd ibn Marwân ».
  429. Le Livre de la prière (Kitâb as-salât) — Imprimé « الأوزاعي عن عبد الرحمن بن عمر وتكرر » ; « عن » lu « هو » (« il s'agit de ») ; nom imprimé conservé (ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿUmar), lecture probable « عبد الرحمن بن عمرو » (wâw détaché) : ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAmr.
  430. Le Livre de l'appel à la prière (Kitâb al-adhân) — Imprimé « لقيس بن عمر حدثني يحيى » ; « حدثني » lu « جد » (« grand-père de ») ; nom imprimé conservé (Qays ibn ʿUmar), lecture probable « قيس بن عمرو » : Qays ibn ʿAmr, grand-père de Yahyâ ibn Saʿîd. Imprimé زجلا, coquille pour رجلا : « un homme ».
  431. Le Livre de l'appel à la prière (Kitâb al-adhân) — Imprimé نحط, lu تخط : « ses pieds traçant un sillon sur le sol ». Imprimé « توبة » ; forme imprimée conservée (Tawba), lecture probable « نوبة » (Nûba), nom connu dans ce récit. Imprimé « حمزة عن ابن عبد الله بن عمر » ; forme imprimée conservée, lecture probable « حمزة بن عبد الله بن عمر » : Hamza ibn ʿAbd Allâh ibn ʿUmar.
  432. Chapitres : description de la prière Chapitre : le takbîr et l'ouverture de la prière — Imprimé « محمد بن سلمة » ; forme imprimée conservée, lecture probable « محمد بن مسلمة » (Muhammad ibn Maslama). Imprimé الفصل, lu المفصل : « le mufassal ». Imprimé « صفة التصوف » ; titre imprimé conservé (*Sifat at-tasawwuf*), lecture probable « صفوة التصوف » : *Safwat at-tasawwuf* d'Ibn Tâhir. Imprimé « لبانة » (Lubâna) ; forme imprimée conservée, lecture probable « لبابة » (Lubâba) : Lubâba bint al-Hârith, Umm al-Fadl.
  433. Chapitres : description de la prière Chapitre : le takbîr et l'ouverture de la prière — Imprimé « بريد » ; forme imprimée conservée (Burayd), lecture probable « يزيد » : Yazîd ibn ʿAbd Allâh ibn ash-Shikhkhîr (Abû l-ʿAlâ').
  434. Chapitres : description de la prière Chapitre : le takbîr et l'ouverture de la prière — Imprimé « محمد بن سلمة » ; forme imprimée conservée, lecture probable « محمد بن مسلمة » (Muhammad ibn Maslama). Imprimé « ناقد » ; forme imprimée conservée (Nâqid), lecture probable « نافذ » : Nâfidh, l'affranchi d'Ibn ʿAbbâs.
  435. Chapitres : description de la prière Chapitre : le takbîr et l'ouverture de la prière — Imprimé سمى, lu comme le nom propre سمي (Sumayy) et non « a été nommé ».
  436. Chapitres : description de la prière Chapitre : le takbîr et l'ouverture de la prière — Imprimé « زهير » ; forme imprimée conservée (Zuhayr), lecture probable « الزهري » : az-Zuhrî.
  437. La prière de la peur — Imprimé « تعليق التعليق » ; titre imprimé conservé (*Taʿlîq at-taʿlîq*), lecture probable « تغليق التعليق » : *Taghlîq at-taʿlîq*, l'ouvrage d'Ibn Hajar.
  438. Chapitres : la prière impaire (al-witr) — Imprimé « ابن عمران رجلا » ; nom imprimé conservé (Ibn ʿImrân), lecture probable « ابن عمر أن رجلا » : « le hadith d'Ibn ʿUmar : “Un homme interrogea…” ». Imprimé أبو بعده, probablement أو بعده : « ou après ».
  439. Chapitres : l'éclipse (al-kusûf) — Imprimé « نمير » (Numayr) ; forme imprimée conservée, lecture probable « نمر » (Namir) : ʿAbd ar-Rahmân ibn Namir.
  440. Chapitres : le raccourcissement de la prière La prière surérogatoire en position assise — Imprimé « عبد الله بن عمر » ; forme imprimée conservée, lecture probable « عبد الله بن عمرو » (ʿAbd Allâh ibn ʿAmr ibn al-ʿÂs, rapporteur de ce hadith). Imprimé « فروح » ; forme imprimée conservée (Farrûh), lecture probable « فروخ » : as-Sâ'ib ibn Farrûkh.
  441. Le Livre des funérailles (Kitâb al-janâ'iz) — Imprimé « أبو طلحة بن البراء » ; forme imprimée conservée, lecture probable « طلحة بن البراء » (nommé ainsi plus loin dans le segment).
  442. Le Livre des funérailles (Kitâb al-janâ'iz) — Imprimé « قائف » ; forme imprimée conservée (Qâ'if), lecture probable « قانف » : Laylâ bint Qânif ath-Thaqafiyya. Imprimé « المحب الطبراني » ; forme imprimée conservée, lecture probable « المحب الطبري » : Muhibb ad-Dîn at-Tabarî.
  443. Le Livre des funérailles (Kitâb al-janâ'iz) — Imprimé القبر, probablement القين : « Abû Sayf le forgeron ».
  444. Le Livre des funérailles (Kitâb al-janâ'iz) — Imprimé « طلحة بن عبيد الله » ; forme imprimée conservée, lecture probable « طلحة بن عبد الله » (Ibn ʿAwf, rapporteur de ce hadith chez al-Bukhârî).
  445. Le Livre des funérailles (Kitâb al-janâ'iz) — Imprimé باه, probablement أباه : « son père n'est pas nommé ».
  446. Le Livre des funérailles (Kitâb al-janâ'iz) — Imprimé « محمد بن ابن جعفر », avec un « ابن » redondant ; forme imprimée conservée, lecture probable « محمد بن جعفر » : Muhammad ibn Jaʿfar Ghundar.
  447. Le Livre de l'aumône légale (Kitâb az-zakât) — Imprimé « أبو بكر بن عبد الحميد » (Abû Bakr ibn ʿAbd al-Hamîd), forme gardée ; le frère d'Ismâʿîl ibn Abî Uways est Abû Bakr ʿAbd al-Hamîd ibn Abî Uways : lecture probable « أبو بكر عبد الحميد ».
  448. Le Livre de l'aumône légale (Kitâb az-zakât) — Imprimé « عبد الله » (ʿAbd Allâh), forme gardée ; le rapporteur d'al-Layth est connu comme ʿUbayd Allâh ibn Abî Jaʿfar (عبيد الله), lecture probable. Imprimé « رؤية » (Ru'ya), forme gardée, alors que quelques mots plus loin on lit « رؤبة » (Ru'ba) : lecture probable Ru'ba. Imprimé « إلى أجر », probablement « ألي أجر » : « Ai-je une récompense ? ».
  449. Chapitres : la sortie vers Minâ et ʿArafa — Imprimé « أبي سلمان » (Abî Salmân) ; forme imprimée conservée, lecture probable « أبي سليمان » : ʿAbd al-Malik ibn Abî Sulaymân.
  450. Chapitres : la sortie vers Minâ et ʿArafa — Imprimé « أبي خثيم » (Abû Khuthaym), forme gardée ; il s'agit de ʿAbd Allâh ibn ʿUthmân ibn Khuthaym : lecture probable « ابن خثيم » (Ibn Khuthaym).
  451. Chapitres : la ʿumra (visite pieuse) — Imprimé « فقلت امشطي وإن رأسي », manifestement altéré ; lu d'après le hadith d'Abû Mûsâ ففلت رأسي : « qui m'a épouillé la tête », lecture retenue. Imprimé « ابن عوف » (Ibn ʿAwf) ; forme imprimée conservée, lecture probable « ابن عون » (Ibn ʿAwn).
  452. Chapitres : la ʿumra (visite pieuse) — Imprimé الرازي (ar-Râzî), forme gardée ; lecture probable الراوي : « Ibrâhîm ibn Sufyân, le transmetteur (du Sahîh) de Muslim » (Ibrâhîm ibn Sufyân est naysâbûrien). Imprimé « أسم أمه », sans doute pour لم تسم أمه : « sa mère n'est pas nommée », lecture retenue.
  453. Le Livre du jeûne (Kitâb as-sawm) — Imprimé « هند بن أبي أسماء السلمي » (Hind ibn Abî Asmâ' as-Sulamî), forme gardée ; d'après la suite (هند بن أسماء, ابني حارثة, أسلميان), lecture probable هند بن أسماء الأسلمي : Hind ibn Asmâ' al-Aslamî.
  454. Le Livre du jeûne (Kitâb as-sawm) — Imprimé فنغايرا, coquille pour فتغايرا : « ils sont donc distincts », lecture retenue.
  455. Le Livre du jeûne (Kitâb as-sawm) — Imprimé « هجمية » (Hajmiyya), forme gardée ; Umm ad-Dardâ' la cadette est connue sous le nom de Hujayma (هجيمة), lecture probable.
  456. Du Livre des ventes (Kitâb al-buyûʿ) jusqu'à la vente à terme (as-salam) — Imprimé سلال (Sallâl), forme gardée ; lecture probable هلال : Hilâl ibn Abî Maymûna.
  457. Du Livre des ventes (Kitâb al-buyûʿ) jusqu'à la vente à terme (as-salam) — Imprimé خازنتا, probablement خازننا : « notre trésorier », lecture retenue.
  458. Du Livre des ventes (Kitâb al-buyûʿ) jusqu'à la vente à terme (as-salam) — Imprimé ابن حبيب (Ibn Habîb), forme gardée ; le rapporteur d'al-Layth est Yazîd ibn Abî Habîb : lecture probable « ابن أبي حبيب ».
  459. Du Livre des ventes (Kitâb al-buyûʿ) jusqu'à la vente à terme (as-salam) — Imprimé غزبة (Ghazba), forme gardée ; lecture probable غزية : ʿUmâra ibn Ghaziyya.
  460. Chapitres : l'emprunt, l'interdiction de gérer ses biens (hajr), la déclaration de faillite (taflîs), les litiges, la comparution forcée (ishkhâs) et la poursuite du débiteur (mulâzama) — Imprimé « من من » (mot répété), coquille probable de la saisie ; traduit une seule fois : « trente charges de dattes ».
  461. Chapitres : l'emprunt, l'interdiction de gérer ses biens (hajr), la déclaration de faillite (taflîs), les litiges, la comparution forcée (ishkhâs) et la poursuite du débiteur (mulâzama) — Imprimé غرضه, probablement عرضه (« son honneur »), selon le texte du Sahîh commenté par Sufyân ; lecture retenue : « son honneur ».
  462. Chapitres : l'emprunt, l'interdiction de gérer ses biens (hajr), la déclaration de faillite (taflîs), les litiges, la comparution forcée (ishkhâs) et la poursuite du débiteur (mulâzama) — Imprimé « تعليق التعليق » ; titre imprimé conservé (*Taʿlîq at-taʿlîq*), lecture probable « تغليق التعليق » : *Taghlîq at-taʿlîq*, l'ouvrage d'Ibn Hajar.
  463. Chapitres : l'emprunt, l'interdiction de gérer ses biens (hajr), la déclaration de faillite (taflîs), les litiges, la comparution forcée (ishkhâs) et la poursuite du débiteur (mulâzama) — Imprimé المجلى (*al-Mujallâ*), forme gardée ; lecture probable المحلى : l'ouvrage d'Ibn Hazm *al-Muhallâ*.
  464. Chapitres : l'emprunt, l'interdiction de gérer ses biens (hajr), la déclaration de faillite (taflîs), les litiges, la comparution forcée (ishkhâs) et la poursuite du débiteur (mulâzama) — Imprimé قصدا (« à dessein »), sens peu clair ; d'autres versions portent « j'ai fait le vœu (نذرت) d'affranchir » ; traduit littéralement.
  465. Chapitres : l'emprunt, l'interdiction de gérer ses biens (hajr), la déclaration de faillite (taflîs), les litiges, la comparution forcée (ishkhâs) et la poursuite du débiteur (mulâzama) — Imprimé ابن حبيب (Ibn Habîb), forme gardée ; le rapporteur d'après Bukayr ibn al-Ashajj est Yazîd ibn Abî Habîb : lecture probable « ابن أبي حبيب ».
  466. Chapitres : l'emprunt, l'interdiction de gérer ses biens (hajr), la déclaration de faillite (taflîs), les litiges, la comparution forcée (ishkhâs) et la poursuite du débiteur (mulâzama) — Imprimé الشادة, probablement الشاة (« la brebis ») ; lecture retenue.
  467. Le Livre des témoignages (Kitâb ash-shahâdât) — Imprimé « مسطع » (Mistaʿ), forme gardée ; lecture probable « مسطح » : Mistah ibn Uthâtha.
  468. Le Livre des témoignages (Kitâb ash-shahâdât) — Imprimé « أبي بكر » (Abû Bakr), forme gardée ; le hadith de l'éloge est celui d'Abû Bakra : lecture probable « أبي بكرة ». Imprimé « ذي النجادين » (Dhû n-Nijâdayn), forme gardée ; le Compagnon est connu comme ʿAbd Allâh Dhû l-Bijâdayn (ذي البجادين), lecture probable.
  469. Le Livre des témoignages (Kitâb ash-shahâdât) — Imprimé « وجده », peu cohérent ici ; lu « وجدة » : « la grand-mère dont parle al-Hasan ibn Sâlih n'est pas nommée ». Imprimé « أفام », coquille évidente pour « أقام » : « un homme mit en vente une marchandise ». Imprimé « ابن أم العلاء » (Ibn Umm al-ʿAlâ'), forme gardée ; le hadith est celui d'Umm al-ʿAlâ' elle-même : lecture probable « حديث أم العلاء ».
  470. Le Livre des témoignages (Kitâb ash-shahâdât) — Le paragraphe s'arrête sur « اسمه » (« son nom ») sans que le nom soit donné : lacune probable de l'imprimé ou de la saisie.
  471. Le Livre des témoignages (Kitâb ash-shahâdât) — Imprimé « يوسق », probablement « يسوق » : « celui qui conduisait la bête de sacrifice ».
  472. Le Livre du jihad (Kitâb al-jihâd) — Imprimé « البكاري » (al-Bakkârî), forme gardée ; le rapporteur est Ziyâd ibn ʿAbd Allâh al-Bakkâ'î : lecture probable « البكائي ».
  473. Le Livre du jihad (Kitâb al-jihâd) — Imprimé « إسحاق » (Ishâq), forme gardée ; il s'agit d'Abû Ishâq al-Fazârî, comme ailleurs dans le segment : lecture probable « أبو إسحاق ».
  474. Le Livre du jihad (Kitâb al-jihâd) — Imprimé « السلمي » (as-Sulamî), forme gardée ; le Compagnon est Hamza ibn ʿAmr al-Aslamî (ainsi plus haut dans le segment) : lecture probable « الأسلمي ».
  475. Le Livre du jihad (Kitâb al-jihâd) — Imprimé « معمر » (Maʿmar), forme gardée ; la chaîne connue est Muʿtamir d'après son père (Sulaymân at-Taymî) d'après Abû ʿUthmân an-Nahdî : lecture probable « معتمر ». Imprimé « فان قتلت », probablement « فأنا قتلت » : « c'est moi qui ai tué Ibn Khatal ». Imprimé « حجير أبى أهاب » (Hujayr Abî Ihâb), forme gardée ; « ابن » manque : lecture probable « حجير بن أبي إهاب », comme plus loin dans le segment.
  476. Le Livre du jihad (Kitâb al-jihâd) — Imprimé « أكتم » (Aktam) ; lecture probable « أكثم » (Aktham). Forme imprimée conservée.
  477. Le Livre du jihad (Kitâb al-jihâd) — Imprimé قرض الخمس (« le prêt du quint »), probablement فرض الخمس : « la prescription du quint ». Imprimé الرجلا, probablement الرجلان : « les deux hommes des Ansâr ».
  478. Le Livre du jihad (Kitâb al-jihâd) — Imprimé « بنت عبد الله » (la fille de ʿAbd Allâh) ; lecture probable « بنت عدو الله » (la fille de l'ennemi d'Allah), Abû Jahl. Forme imprimée conservée. Le nom est imprimé عاجز (ʿÂjiz) puis عاجر (ʿÂjir) ; nom propre gardé tel qu'imprimé (Ghawr ʿÂjir), lecture probable : Ghawr ʿÂjiz, d'après le nom de l'homme cité juste avant. Imprimé التيمي (at-Taymî), gardé tel quel ; ʿAmr ibn Jurmûz, des Banû Saʿd de Tamîm, est d'ordinaire dit at-Tamîmî (التميمي) : coquille probable.
  479. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé أعرف اسم هذا الرجل (« je connais le nom de cet homme ») sans négation ; le contexte exige probablement لم أعرف : « je ne connais pas le nom de cet homme ».
  480. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé الفاء (al-Fâ'), gardé tel quel ; lecture probable : الفراء, « al-Farrâ' ».
  481. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé الرحى (ar-Rahâ), gardé tel quel ; lecture probable : الرحبي, Jarîr ibn ʿUthmân ar-Rahabî al-Himsî.
  482. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé ماءا ما, probablement ماء إما : « une coupe d'eau, soit au tiers, soit à moitié ».
  483. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé هوذ والخويصرة, probablement هو ذو الخويصرة : « il s'agit de Dhû l-Khuwaysira ».
  484. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — La phrase « في رواية » reste en suspens avant le séparateur (texte probablement lacunaire) ; traduit tel quel. Imprimé هبار (Habbâr), gardé tel quel ; lecture probable : أهبان (Uhbân ibn Aws al-Aslamî, l'homme à qui parla le loup).
  485. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé على عمرو عليه, probablement عليّ عمر وعليه : « on me présenta ʿUmar, vêtu d'une chemise ».
  486. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé المرزوي (al-Marzawî), gardé tel quel ; lecture probable : المروزي, « al-Marwazî ».
  487. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé « التميم » (at-Tamîm) ; lecture probable « التيمم » (l'Ablution sèche). Forme imprimée conservée.
  488. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé اليمنى, probablement اليمني : « le Yéménite qui transmit le message ».
  489. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Le mot ثم semble superflu devant وتعقبه (coquille probable) ; traduit « Puis, ad-Dimyâtî l'a critiqué ».
  490. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Le mot ولا après سهيمة est incompréhensible ici (peut-être أولا ou une coquille) ; rendu en translittération suivie de [?]. Imprimé « الصيرة » (as-Sayra) ; lecture probable « السيرة » (la Sîra). Forme imprimée conservée.
  491. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé كنود أم سارة : soit « Kanûd Umm Sâra » (retenu, rendu littéralement), soit « Kanûd ou Sâra » (أم au sens de أو), lecture que suggère la reprise plus loin « سارة أو كنود ».
  492. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé والرجل والآخر, probablement والرجل الآخر : « et l'autre homme ».
  493. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé « أكتم » (Aktam) ; lecture probable « أكثم » (Aktham). Forme imprimée conservée.
  494. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Le même nom (Aswad ibn Khuzâʿî al-Aslamî) est donné pour celui qui prit les dépouilles et pour le témoin d'Abû Qatâda : répétition probablement fautive pour l'un des deux ; traduit tel quel.
  495. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé ابن إسماعيل (Ibn Ismâʿîl), gardé tel quel ; le ʿÂsim qui rapporte d'Abû ʿUthmân an-Nahdî et dont Shuʿba transmet est d'ordinaire ʿÂsim ibn Sulaymân al-Ahwal : lecture probable « Ibn Sulaymân ».
  496. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé عن أبي بكرة (« d'après Abû Bakra »), gardé tel quel ; lecture probable : عن ابن أبي بكرة, « d'après Ibn Abî Bakra », c'est-à-dire ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Bakra. Le nom du Compagnon rapporteur semble manquer après حديث (probablement حديث ابن عباس) ; traduit tel quel.
  497. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé « فضالة » (Fudâla) ; lecture probable « العامة » (le commun), comme le confirme la suite du commentaire. Forme imprimée conservée. Imprimé يطيقونه, comme la lecture commune ; la lecture d'Ibn ʿAbbâs et des autres cités est يطوقونه (yutawwaqûnahu), forme retenue dans la traduction.
  498. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé بأشقى, probablement بإشفى : « avec une alène ».
  499. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé ابن سليم (Ibn Sulaym), gardé tel quel ; le rapporteur est d'ordinaire Fulayh ibn Sulaymân : lecture probable « Ibn Sulaymân ». Imprimé ابن أبي ميمون (Ibn Abî Maymûn), gardé tel quel ; le rapporteur est connu comme Hilâl ibn Abî Maymûna : lecture probable « Ibn Abî Maymûna ». Imprimé حياة (Hayât), gardé tel quel ; lecture probable : حيوة, Haywa ibn Shurayh.
  500. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé المنقب (al-Munaqqib), gardé tel quel ; lecture probable : المثقب, le poète al-Muthaqqib al-ʿAbdî.
  501. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé الأمثال, probablement المثلات (mot coranique dont le singulier est مثلة) : lecture retenue « al-mathulât ».
  502. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé ابن جريج (Ibn Jurayj), gardé tel quel ; lecture probable : ابن جرير (at-Tabarî), qui rapporte et réfute l'avis des philologues.
  503. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé أنكاء ثاهى, probablement أنكاثا هي : « ankâthan : c'est une écervelée ».
  504. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé أناه, lu إناه (texte coranique « غير ناظرين إناه ») : « son achèvement ».
  505. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé معبد مالك (Maʿbad Mâlik), gardé tel quel ; lecture probable : بأبي مالك, « identifié à Abû Mâlik al-Ashʿarî ».
  506. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé يحيى بن ثوبان (Yahyâ ibn Thawbân), gardé tel quel ; lecture probable : يحيى بن وثاب, le lecteur connu Yahyâ ibn Waththâb. Imprimé أبو عبيدة … عن هشام (Abû ʿUbayda … Hishâm), gardé tel quel ; lecture probable : أبو عبيد (al-Qâsim ibn Sallâm, auteur du Kitâb al-qirâ'ât) … عن هشيم (Hushaym).
  507. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé قوم, lu قول : « c'est le propos de Qatâda ».
  508. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé « بن بن » (répétition), lu « Thâbit ibn Zayd ». Imprimé « كان كانت » (répétition), lu كانت : « leur dispute eut lieu ». Imprimé لبيدرية (Labîdriyya, mot soudé), gardé tel quel ; lecture probable : لبيد ربه, « Labîd Rabbih ».
  509. Le Livre du commencement de la création (Kitâb bad' al-khalq) — Imprimé بالخفيف (al-Khafîf), gardé tel quel ; lecture probable : بالخيف, « à al-Khayf, à Minâ ».
  510. Les mérites du Coran (Fadâ'il al-Qur'ân) — Imprimé سر, probablement سرد : « l'énumération (de ces sourates) figure dans la version d'Abû Dâwud ».
  511. Les mérites du Coran (Fadâ'il al-Qur'ân) — Imprimé الراوي, probablement الرازي : « Tammâm ar-Râzî » (auteur des *Fawâ'id*) ; nom propre gardé tel qu'imprimé (ar-Râwî). Imprimé حيشوبة, nom incertain (peut-être حيويه : Abû ʿUmar ibn Hayyawayh) ; nom propre gardé tel qu'imprimé (Hayshûba).
  512. Le Livre du mariage (Kitâb an-nikâh) — Imprimé والمدفوعة عليه إليه, tournure fautive ; lu والمدفوعة إليه : « celui à qui elle fut confiée ». Imprimé تعليق التعليق, probablement تغليق التعليق : titre de l'ouvrage d'Ibn Hajar, *Taghlîq at-taʿlîq* ; titre gardé tel qu'imprimé.
  513. Le Livre du mariage (Kitâb an-nikâh) — Imprimé الأهيم, probablement الأهتم : « ʿAmr ibn al-Ahtam » ; nom propre gardé tel qu'imprimé (al-Ahyam).
  514. Chapitres : le banquet de noces (walîma) et la vie commune avec les épouses — Imprimé ولابنته, probablement ولا ابنته : « ni sa fille ». Imprimé الوالدان (« les deux parents »), probablement الولدان : les deux enfants de la femme qu'Abû Zarʿ épousa (« معها ولدان لها كالفهدين » dans le hadith) ; traduit « les deux enfants ».
  515. Chapitres : le banquet de noces (walîma) et la vie commune avec les épouses — Imprimé هاشم, probablement هشام : Hishâm ibn ʿUrwa, le rapporteur du hadith d'Umm Zarʿ ; nom propre gardé tel qu'imprimé (Hâshim). Imprimé حباب, probablement جناب : Ahmad ibn Janâb, qui rapporte d'après ʿÎsâ ibn Yûnus ; nom propre gardé tel qu'imprimé (Hubâb). Imprimé ابن القسطاني, peut-être ابن القسطلاني (Ibn al-Qastallânî) ; identité incertaine ; nom propre gardé tel qu'imprimé (Ibn al-Qastânî).
  516. Chapitres : le banquet de noces (walîma) et la vie commune avec les épouses — Imprimé المسوران, probablement المسور أن : « le hadith d'al-Miswar : que les Banû Hishâm… ». Imprimé أخوأ, probablement أخو : « le frère d'Abû l-Quʿays ». Lu كنَّت (« elle a parlé à mots couverts ») ; هذا الرواية est probablement une coquille pour هذه الرواية.
  517. Le Livre du divorce (Kitâb at-talâq), jusqu'à l'assimilation injurieuse (zihâr) et l'imprécation mutuelle (liʿân) — Imprimé سهيل, alors que l'épouse de Thâbit ibn Qays est connue comme Habîba bint Sahl (سهل) ; nom propre gardé tel qu'imprimé (Suhayl).
  518. Le Livre du divorce (Kitâb at-talâq), jusqu'à l'assimilation injurieuse (zihâr) et l'imprécation mutuelle (liʿân) — Imprimé ابن عمران, probablement ابن عمر أن : « le hadith d'Ibn ʿUmar : qu'un homme des Ansâr… ».
  519. Chapitres : la période d'attente — Imprimé ثابت بن قاسم ; l'auteur d'*ad-Dalâ'il* est Qâsim ibn Thâbit as-Saraqustî (nom probablement inversé) ; nom propre gardé tel qu'imprimé.
  520. Chapitres : la période d'attente — Imprimé تعليق التعليق, probablement تغليق التعليق : titre de l'ouvrage d'Ibn Hajar, *Taghlîq at-taʿlîq* ; titre gardé tel qu'imprimé.
  521. Chapitres : la période d'attente — Imprimé تعليق التعليق, probablement تغليق التعليق : titre de l'ouvrage d'Ibn Hajar, *Taghlîq at-taʿlîq* ; titre gardé tel qu'imprimé.
  522. Chapitres : la période d'attente — Le mot لا, imprimé après « trois chameaux », n'a pas de sens ici (probable reste d'un mot tronqué) ; rendu « lâ [?] », celui qui égorgea étant Qays ibn Saʿd. Imprimé عمر والاشدق, probablement عمرو الأشدق : « son frère ʿAmr al-Ashdaq » ; nom propre gardé tel qu'imprimé (ʿUmar wa-l-Ashdaq).
  523. Le Livre des malades et de la médecine (Kitâb al-mardâ wa-t-tibb) — Imprimé تعليق التعليق, probablement تغليق التعليق : titre de l'ouvrage d'Ibn Hajar, *Taghlîq at-taʿlîq* ; titre gardé tel qu'imprimé.
  524. Le Livre des malades et de la médecine (Kitâb al-mardâ wa-t-tibb) — Imprimé عمر بن الأهيم, probablement عمرو بن الأهتم : « ʿAmr ibn al-Ahtam » ; nom propre gardé tel qu'imprimé (ʿUmar ibn al-Ahyam). Imprimé كذبتهم, probablement كذبتم : « vous avez menti », lecture retenue.
  525. Le Livre du vêtement (Kitâb al-libâs) — Imprimé ابن عمران رجلا, probablement ابن عمر أن رجلا : « hadith d'Ibn ʿUmar : un homme… », lecture retenue.
  526. Le Livre du vêtement (Kitâb al-libâs) — Imprimé يونس بن محمد بن المؤدب, probablement يونس بن محمد المؤدب : Yûnus ibn Muhammad al-Mu'addib ; nom propre gardé tel qu'imprimé.
  527. Le Livre du vêtement (Kitâb al-libâs) — Imprimé رأنه, probablement رأته : « qu'elle l'a vu ».
  528. Le Livre du vêtement (Kitâb al-libâs) — Imprimé سعدان رجلا, probablement سعد أن رجلا : « hadith de Sahl ibn Saʿd : un homme… », lecture retenue.
  529. Le Livre des bonnes manières (Kitâb al-adab) — Imprimé « عبد الله بن عمر وحين », probablement « عبد الله بن عمرو حين » : « chez ʿAbd Allâh ibn ʿAmr lorsque » (le waw appartient au nom ʿAmr) ; nom propre gardé tel qu'imprimé (ʿAbd Allâh ibn ʿUmar).
  530. Le Livre des bonnes manières (Kitâb al-adab) — Imprimé المجدح (al-Mujdah) ; lecture probable المخدج (*al-mukhdaj*) : « le difforme », surnom de l'homme signe des Kharijites. Forme imprimée conservée. Imprimé فمن, probablement فمر : « un garçon d'al-Mughîra passa ». Imprimé أقرأني, probablement أقراني : « il était de mes pairs ».
  531. Le Livre de la demande de permission (Kitâb al-isti'dhân) — Mot isolé عن après la citation, sans sens apparent (coquille ou reste d'une formule abrégée) ; rendu « ʿan [?] ».
  532. Le Livre des invocations (Kitâb ad-daʿawât) — Imprimé عبد الواث, nom tronqué, probablement عبد الوارث : « ʿAbd al-Wârith » ; nom propre gardé tel qu'imprimé (ʿAbd al-Wâth).
  533. Le Livre des propos qui attendrissent les cœurs (Kitâb ar-riqâq) — Imprimé ابن سعد ; le hadith est celui de Sahl ibn Saʿd (سهل بن سعد) ; nom propre gardé tel qu'imprimé (Ibn Saʿd). Imprimé الضبي ; le Compagnon connu est Juʿayl (ibn Surâqa) ad-Damrî (الضمري) ; nom propre gardé tel qu'imprimé (ad-Dabbî).
  534. Le Livre des propos qui attendrissent les cœurs (Kitâb ar-riqâq) — Imprimé معيد, probablement معبد بن خالد : « Maʿbad ibn Khâlid » ; nom propre gardé tel qu'imprimé (Muʿayd).
  535. Le Livre du destin (Kitâb al-qadar) — Imprimé عبيد الله ; l'auteur des *Ziyâdât al-Musnad* est ʿAbd Allâh ibn Ahmad (عبد الله) ; nom propre gardé tel qu'imprimé (ʿUbayd Allâh).
  536. Le Livre des serments, des vœux et des expiations (Kitâb al-aymân wa-n-nudhûr wa-l-kaffârât) — Imprimé رضمان, coquille pour رمضان : « Ramadan ». Imprimé أم حبال, probablement أم حبان : « Umm Hibbân », sœur de ʿUqba ibn ʿÂmir ; nom propre gardé tel qu'imprimé (Umm Hibâl).
  537. Le Livre des peines légales (Kitâb al-hudûd) — Imprimé عمرو كان, probablement عمر وكان (le و détaché) : « que c'était ʿUmar ; et Abû Bakr… » ; forme imprimée du nom conservée (ʿAmr).
  538. Le Livre des prix du sang (Kitâb ad-diyât) — Imprimé تعليق التعليق, probablement تغليق التعليق : l'ouvrage d'Ibn Hajar *Taghlîq at-taʿlîq* ; titre imprimé conservé (بينتها compris comme وبينتها).
  539. Le Livre des prix du sang (Kitâb ad-diyât) — Imprimé حويضة (Huwayda), probablement حويصة (Huwayyisa), comme plus haut dans le segment ; forme imprimée conservée. Imprimé فقيل, probablement فقتل (« et fut tué »), comme dans le texte du hadith ; lecture retenue. Imprimé الحسين (al-Husayn), probablement الحسن : le rapporteur connu est al-Hasan ibn ʿAmr al-Fuqaymî ; forme imprimée conservée.
  540. Le Livre de la contrainte et de l'abandon des ruses (Kitâb al-ikrâh wa-tark al-hiyal) — Imprimé عبيدان (deux mots soudés), à lire عبيد أن : « Safiyya bint Abî ʿUbayd : “Un esclave…” » ; lecture retenue.
  541. Le Livre des épreuves (Kitâb al-fitan) — nous cherchons refuge auprès d'Allah l'Immense contre elles — Imprimé أبي بكر, probablement أبي بكرة : il s'agit de ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Bakra, rapporteur du hadith d'Abû Bakra ; forme imprimée conservée. Imprimé ابن عمر والحضرمي, probablement ابن عمرو الحضرمي (le و détaché) : « ʿAbd Allâh ibn ʿAmr al-Hadramî » ; forme imprimée conservée.
  542. Le Livre des épreuves (Kitâb al-fitan) — nous cherchons refuge auprès d'Allah l'Immense contre elles — Imprimé العجيلة (al-ʿAjîla), probablement العجلية (al-ʿIjliyya, de la tribu de ʿIjl) ; forme imprimée conservée.
  543. Le Livre des épreuves (Kitâb al-fitan) — nous cherchons refuge auprès d'Allah l'Immense contre elles — Imprimé حياة (Hayât), probablement حيوة : Haywa ibn Shurayh ; forme imprimée conservée. Imprimé أمير أعلى, probablement أميرا على : « lorsqu'il était gouverneur de Médine » ; lecture retenue.
  544. Le Livre de l'unicité divine (Kitâb at-tawhîd) — Imprimé « صفة التصوف », probablement « صفوة التصوف » (*Safwat at-tasawwuf* d'Ibn Tâhir al-Maqdisî) ; titre imprimé conservé.
  545. Le Livre de l'unicité divine (Kitâb at-tawhîd) — Imprimé « محمد ابن أبي بكرة », probablement « محمد عن ابن أبي بكرة » (Muhammad [ibn Sîrîn], d'après Ibn Abî Bakra, qui est ʿAbd ar-Rahmân) ; forme imprimée conservée.
  546. Le Livre de l'unicité divine (Kitâb at-tawhîd) — Imprimé « ودواخاء », probablement « ودّ وإخاء » : « de l'affection et de la fraternité » ; lecture retenue.
  547. Huitième section : exposé des hadiths que lui ont reprochés le hâfiz de son époque, Abû l-Hasan ad-Dâraqutnî, et d'autres critiques ; leur présentation hadith par hadith selon l'ordre du livre, et l'exposé des réponses qui s'offrent à ce sujet — Imprimé وقيل, probablement وقبل : « avant d'aborder ce sujet ».
  548. La première catégorie — Imprimé سخكيه (mot inexistant), probablement سنحكيه : « ce que nous rapporterons de lui ».
  549. La sixième catégorie — Imprimé الاضطراب, probablement الإضراب : le fait de se détourner de la version d'Isrâ'îl. Imprimé زهير أو شريك, probablement زهيرا وشريك : « a corroboré Zuhayr, et Sharîk est plus fiable ». Imprimé إلى أنه, probablement إلا أنه : « il montre seulement ». Imprimé الشادكوني (ash-Shâdakûnî), probablement الشاذكوني (ash-Shâdhakûnî), nisba connue de Sulaymân ibn Dâwûd ; forme imprimée conservée.
  550. La sixième catégorie — Imprimé المعافة (al-Muʿâfa), probablement المعافى : al-Muʿâfâ ibn Sulaymân al-Harrânî ; forme imprimée conservée. Imprimé المؤذن (al-Mu'adhdhin, « le muezzin »), probablement المؤدب : Yûnus ibn Muhammad al-Mu'addib, rapporteur connu de Fulayh ; forme imprimée conservée.
  551. La sixième catégorie — Imprimé تعليق التعليق, probablement تغليق التعليق : titre de l'ouvrage d'Ibn Hajar, *Taghlîq at-taʿlîq* ; titre imprimé conservé.
  552. La sixième catégorie — Imprimé ابن أبي صغيرة (Ibn Abî Saghîra, ici et plus bas), probablement ابن أبي صعير : ʿAbd Allâh ibn Thaʿlaba ibn Abî Suʿayr ; forme imprimée conservée.
  553. La sixième catégorie — Imprimé أبي بريدة (Abû Burayda), probablement ابن بريدة (ʿAbd Allâh ibn Burayda), comme dans la suite du passage ; forme imprimée conservée. Imprimé ففي العلة, tournure fautive ; lecture retenue : فلم يستوف (النظر) في العلة, « il n'a pas examiné jusqu'au bout son défaut ».
  554. La sixième catégorie — Imprimé وهشا مالم (coupure fautive), lu وهشاما لم : « et que Dâwûd et Hishâm n'ont pas précisé sa filiation ».
  555. La sixième catégorie — Imprimé فأتى, probablement فإني : « car je ne l'ai vu de lui que transmis par “d'après” ».
  556. La sixième catégorie — Imprimé تعليق التعليق, probablement تغليق التعليق : titre de l'ouvrage d'Ibn Hajar, *Taghlîq at-taʿlîq* ; titre imprimé conservé.
  557. La sixième catégorie — Imprimé تعليق التعليق, probablement تغليق التعليق (*Taghlîq at-taʿlîq*) ; titre imprimé conservé. Imprimé بشير, probablement يشير : « sous une formule qui signale son erreur ».
  558. La sixième catégorie — Imprimé غيره واحد, probablement غير واحد : « bien d'autres ».
  559. La sixième catégorie — Imprimé المقبري (al-Maqburî), probablement المقرئ (ʿAbd Allâh ibn Yazîd al-Muqri', qui rapporte d'après Hammâm) ; forme imprimée conservée.
  560. La sixième catégorie — Imprimé ينبنى عن, probablement ينبني على : « cela dépend de la question de savoir si… ».
  561. La sixième catégorie — Imprimé الزهير (az-Zuhayr), probablement الزهري : « az-Zuhrî », comme dans la suite du passage. Forme imprimée conservée.
  562. La sixième catégorie — Imprimé راوية, probablement راويه : « son rapporteur ».
  563. La sixième catégorie — Imprimé الخمس (« le quint »), probablement الحمى : « le pâturage réservé », selon le hadith connu de Hunayy ; lecture retenue.
  564. La sixième catégorie — Imprimé عبد الله بن عمر وقال, probablement عبد الله بن عمرو قال : « ʿAbd Allâh ibn ʿAmr, qui a dit », comme dans la suite du passage.
  565. La sixième catégorie — Imprimé يعتمد عن القرائن, probablement يعتمد على القرائن : « on se fonde sur les indices ».
  566. La sixième catégorie — Imprimé عبيد الله بن سعيد, probablement عبيد الله عن سعيد (ʿUbayd Allâh d'après Saʿîd al-Maqburî), comme l'exige « d'après son père » ; forme imprimée conservée (ʿUbayd Allâh ibn Saʿîd). Imprimé عبيد الله بن سعيد, probablement عبيد الله عن سعيد : « d'après ʿUbayd Allâh, d'après Saʿîd » ; forme imprimée conservée (ʿUbayd Allâh ibn Saʿîd).
  567. La sixième catégorie — Imprimé فبأن, probablement فبان : « il est donc apparu ».
  568. La sixième catégorie — Imprimé النضريس (an-Nadrîs), probablement الضريس : Muhammad ibn Ayyûb ibn ad-Durays. Forme imprimée conservée.
  569. La sixième catégorie — Imprimé غالب الليث (Ghâlib al-Layth), probablement كاتب الليث : « Abû Sâlih, le secrétaire d'al-Layth ». Forme imprimée conservée. Imprimé سعد بن إبراهيم بن سعد ; il s'agit de Saʿd ibn Ibrâhîm (ibn ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf), père d'Ibrâhîm ibn Saʿd, de qui Ibn ʿAjlân rapporte ce hadith chez Muslim ; « بن سعد » est fautif ; forme imprimée conservée (Saʿd ibn Ibrâhîm ibn Saʿd).
  570. La sixième catégorie — Imprimé جمعيا, coquille pour جميعا : « ensemble ».
  571. La sixième catégorie — Imprimé ومن سعد, probablement ومن سعيد : « et de Saʿîd (ibn al-Musayyab) », Hâshim ibn Hâshim n'ayant pas connu Saʿd ; forme imprimée conservée (Saʿd).
  572. La sixième catégorie — Imprimé الحمد, probablement الحمل : « cette interprétation ».
  573. La sixième catégorie — Imprimé رافعة بن رافع (forme imprimée conservée : « Râfiʿa ibn Râfiʿ ») ; lecture probable رفاعة بن رافع : « Rifâʿa ibn Râfiʿ ».
  574. La sixième catégorie — Imprimé شعيب (forme imprimée conservée : « Shuʿayb ») ; lecture probable شبيب : « Shabîb » (ibn Saʿîd), transmetteur de Yûnus, comme l'indique la suite du passage.
  575. La sixième catégorie — Imprimé شعيب (forme imprimée conservée : « Shuʿayb ») ; lecture probable شبيب : « Shabîb ibn Saʿîd », transmetteur de Yûnus. Imprimé زريق (forme imprimée conservée : « ibn Zurayq ») ; ce maître est connu comme Ishâq ibn (Ibrâhîm ibn) al-ʿAlâ' ibn Zibrîq (زبريق).
  576. La sixième catégorie — Imprimé شبيب بن سعد (forme imprimée conservée) ; le transmetteur de Yûnus est connu comme Shabîb ibn Saʿîd (سعيد).
  577. La sixième catégorie — Imprimé عن محمد بن إسحاق, ce qui n'a pas de sens (Thawr ne rapporte pas d'Ibn Ishâq) ; probablement غير محمد بن إسحاق : « lorsqu'il l'a rapporté à d'autres que Muhammad ibn Ishâq ».
  578. La sixième catégorie — Imprimé فذواعيه, probablement فدواعيه : « il avait toutes les raisons (de le recevoir de lui) ».
  579. La sixième catégorie — Imprimé ولو أمرهم, probablement ولّوا أمرهم : « qui a confié ses affaires à une femme ».
  580. La sixième catégorie — Imprimé الطبراني (forme imprimée conservée : « at-Tabarânî ») ; lecture probable الطبري : at-Tabarânî (né en 260) n'a pu entendre Ibn Humayd ar-Râzî (m. 248), dont at-Tabarî rapporte couramment d'après Jarîr.
  581. La sixième catégorie — Imprimé من أبيه (« de son père »), probablement من ابنه (« de son fils », c'est-à-dire ʿUthmân, fils de ʿAtâ' al-Khurâsânî), comme dans le 81e hadith ; lecture retenue : « de son fils ».
  582. La sixième catégorie — Imprimé أتقن الحديث, probablement أتقن لحديث : « maîtrise mieux le hadith des gens de Médine ». Imprimé خذا ما en deux mots, à lire خذاما : « un homme nommé Khidhâm ».
  583. La sixième catégorie — Titre d'ouvrage imprimé « تعليق التعليق » (*Taʿlîq at-taʿlîq*) ; lecture probable تغليق التعليق (*Taghlîq at-taʿlîq*) d'Ibn Hajar. Forme imprimée conservée.
  584. La sixième catégorie — Imprimé عبابة (ʿAbâba) ; lecture probable عباية (ʿAbâya), forme imprimée plus loin dans la même notice. Forme imprimée conservée.
  585. La sixième catégorie — Le mot روى paraît superflu ou altéré ; lecture retenue : « il est rapporté chez lui au Livre du mariage ».
  586. La sixième catégorie — Imprimé المرزوي (forme imprimée conservée : « al-Marzawî ») ; lecture probable المروزي : « al-Marwazî ». Imprimé الشعبي (forme imprimée conservée : « ash-Shaʿbî ») ; lecture probable الدارقطني : « il en est comme l'a dit ad-Dâraqutnî » (ash-Shaʿbî est un maillon de la chaîne, non l'auteur de la critique).
  587. La sixième catégorie — Phrase interrompue après فذكر (probablement فذكرهما ou فذكر الوجهين) ; traduit littéralement « aussi a-t-il mentionné ».
  588. La sixième catégorie — Imprimé أقارمك, probablement أقامرك : « que je joue avec toi aux jeux de hasard ». Imprimé من الأوزاعي, probablement عن الأوزاعي : « d'après al-Awzâʿî ». Imprimé بن مرثد (forme imprimée conservée : « ibn Marthad ») ; lecture probable بن مزيد : al-ʿAbbâs ibn al-Walîd ibn Mazyad al-Bayrûtî.
  589. La sixième catégorie — La fin « فلم يقولا عن أبيه » (« ils n'ont pas dit : d'après son père ») semble une répétition fautive de la phrase précédente : la version de ʿAmr ibn al-Hârith retenue par Muslim comporte justement « d'après son père » ; traduit littéralement.
  590. La sixième catégorie — Imprimé عن الاستيعاب, probablement دون الاستيعاب : « sans chercher l'exhaustivité » (lecture retenue).
  591. Neuvième section : exposé des noms de ceux des rapporteurs de ce livre qui ont été critiqués, classés selon l'ordre alphabétique, avec la réponse aux objections, cas par cas, et la distinction, détaillée pour l'ensemble, entre ceux d'entre eux dont il a cité des hadiths dans les textes principaux (al-usûl) et ceux dont il a cité des hadiths dans les corroborations et les témoignages — Imprimé مصنف (« auteur »), probablement منصف : « tout homme équitable » (lecture retenue). Imprimé عنها, probablement منها : « parmi elles, il y en a qui sont dirimantes » (lecture retenue).
  592. Neuvième section : exposé des noms de ceux des rapporteurs de ce livre qui ont été critiqués, classés selon l'ordre alphabétique, avec la réponse aux objections, cas par cas, et la distinction, détaillée pour l'ensemble, entre ceux d'entre eux dont il a cité des hadiths dans les textes principaux (al-usûl) et ceux dont il a cité des hadiths dans les corroborations et les témoignages — Imprimé أوله أو اهام أوله, probablement أو له أوهام أو له مناكير : « ou il a des méprises, ou il a des récits réprouvés » (lecture retenue).
  593. Neuvième section : exposé des noms de ceux des rapporteurs de ce livre qui ont été critiqués, classés selon l'ordre alphabétique, avec la réponse aux objections, cas par cas, et la distinction, détaillée pour l'ensemble, entre ceux d'entre eux dont il a cité des hadiths dans les textes principaux (al-usûl) et ceux dont il a cité des hadiths dans les corroborations et les témoignages — Imprimé للتجامل يا, probablement للتحامل فيما بين الأقران : « par animosité entre pairs » (lecture retenue).
  594. La lettre alif (ا) — Imprimé بواو آخر, probablement براو آخر : « un autre rapporteur ».
  595. La lettre alif (ا) — Imprimé وثقة, probablement وثقه : « les gens de l'Irak l'ont jugé digne de confiance ».
  596. La lettre alif (ا) — Le mot isolé لو après الاشمومي est incompréhensible (mot parasite ou reste d'un mot tronqué) ; rendu tel quel en translittération suivie de [?].
  597. La lettre alif (ا) — Imprimé المرزوي (forme imprimée conservée : « al-Marzawî ») ; lecture probable المروزي : « al-Marwazî ».
  598. La lettre alif (ا) — Imprimé ابن جزم (forme imprimée conservée : « Ibn Jazm ») ; lecture probable ابن حزم : « Ibn Hazm ».
  599. La lettre alif (ا) — Imprimé وثقة, probablement وثقه : « an-Nasâ'î l'a jugé digne de confiance ». Sigle imprimé (خ ء ا), incohérent avec les sigles usuels (Ishâq ibn Râshid est cité par al-Bukhârî et les auteurs des Sunan, soit vraisemblablement (خ ٤)) ; gardé tel quel.
  600. La lettre alif (ا) — Imprimé « d'après Abû Burda, d'après son grand-père Abû Burda » ; il s'agit vraisemblablement de بريد (Burayd ibn ʿAbd Allâh ibn Abî Burda). Forme imprimée conservée.
  601. La lettre alif (ا) — Imprimé هشام (Hishâm), probablement هشيم (Hushaym), comme l'indique la suite (« le hadith de Hushaym »). Forme imprimée conservée.
  602. La lettre alif (ا) — Imprimé النصر (an-Nasr), probablement النضر : an-Nadr ibn Shumayl. Forme imprimée conservée.
  603. La lettre bâ' (ب) — Sigle imprimé (ء ا), incohérent avec les sigles usuels (Badal ibn al-Muhabbar est cité par al-Bukhârî et les auteurs des Sunan, soit vraisemblablement (خ ٤)) ; gardé tel quel. Imprimé بسر (Busr), probablement بشر : Bishr ibn Âdam ad-Darîr al-Baghdâdî, rapporteur d'al-Bukhârî et d'Ibn Mâja (sigle خ ق). Forme imprimée conservée. Imprimé عن أبي موسى (« d'après Abû Mûsâ »), probablement بن أبي موسى : Burayd ibn ʿAbd Allâh ibn Abî Burda ibn Abî Mûsâ al-Ashʿarî. Forme imprimée conservée. Imprimé عن نافع عن ابن عمر (« d'après Nâfiʿ, d'après Ibn ʿUmar »), probablement عن نافع بن عمر (Nâfiʿ ibn ʿUmar, rapporteur de ce hadith d'Asmâ'). Forme imprimée conservée. Imprimé ع, probablement عن : « d'après az-Zuhrî » ; traduit selon cette lecture.
  604. La lettre jîm (ج) — Imprimé وثقة (« digne de confiance »), probablement وثقه : « l'a déclaré digne de confiance » ; traduit selon cette lecture.
  605. La lettre hâ' sans point (ح) — Sigle imprimé (خ ء ا), incohérent ; probablement (خ 4), c'est-à-dire al-Bukhârî et les quatre Sunan, puisque la notice se termine par « les auteurs des Sunan ont rapporté de lui » ; sigle conservé tel quel.
  606. La lettre hâ' sans point (ح) — Imprimé طريق (Tarîq), probablement طريف : Abû Sufyân Tarîf (as-Saʿdî). Forme imprimée conservée.
  607. La lettre hâ' sans point (ح) — Imprimé كأن (« comme si »), probablement كان, conformément au texte du Sahîh : « al-Hasan ibn ʿUmâra nous avait apporté » ; traduit selon cette lecture.
  608. La lettre hâ' sans point (ح) — Imprimé فيكف, coquille évidente pour فكيف : « comment serait-il » ; traduit selon cette lecture (le « (قلت » ouvrant ce passage n'est par ailleurs jamais refermé).
  609. La lettre hâ' sans point (ح) — Imprimé أبو عمر والصنعاني (« Abû ʿUmar wa-s-Sanʿânî »), probablement أبو عمرو الصنعاني (le wâw de ʿAmr détaché en conjonction) : Abû ʿAmr as-Sanʿânî. Forme imprimée conservée.
  610. La lettre hâ' sans point (ح) — Imprimé الحكم بن رافع (al-Hakam ibn Râfiʿ) ; Abû l-Yamân al-Himsî est connu comme al-Hakam ibn Nâfiʿ (نافع). Forme imprimée conservée.
  611. La lettre hâ' sans point (ح) — Sigle imprimé (خ ء ا), incohérent avec les sigles usuels (vraisemblablement (خ ٤) : al-Bukhârî et les auteurs des Sunan) ; gardé tel quel.
  612. La lettre hâ' sans point (ح) — Imprimé أبو عبيد (Abû ʿUbayd), probablement أبو عبيدة : Abû ʿUbayda al-Haddâd. Forme imprimée conservée.
  613. La lettre khâ' avec point (خ) — Imprimé أن قرنه, probablement إن قرنه (parallèle à وإن أفرده) : « s'il l'a joint à un autre ». Imprimé شبابة, alors que le surnom donné plus haut est شباب ; probablement شباب : « Shabâb » ; rendu « Shabâba » tel qu'imprimé.
  614. La lettre dâl (د) — Imprimé الاتصال (al-Ittisâl), probablement الإيصال : l'ouvrage d'Ibn Hazm *al-Îsâl*. Forme imprimée conservée.
  615. La lettre râ' (ر) — Imprimé الثور (ath-Thawr), probablement الثوري : ath-Thawrî. Forme imprimée conservée.
  616. La lettre râ' (ر) — Imprimé مدراهم, probablement مدارهم : « leur pivot » ; traduit ainsi.
  617. La lettre zây (ز) — Imprimé ما أقر بهما, probablement ما أقربهما : « qu'ils sont proches l'un de l'autre ! ». Imprimé صلح (Salh), probablement صالح : Sâlih ibn Ahmad ibn Hanbal, fils d'Ahmad. Forme imprimée conservée.
  618. La lettre zây (ز) — Imprimé المرزوي (al-Marzawî), probablement المروذي : al-Marrûdhî, le disciple d'Ahmad. Forme imprimée conservée.
  619. La lettre sîn (س) — Sigle imprimé (خ م ء ا), incohérent (Surayj ibn an-Nuʿmân est cité par al-Bukhârî et les auteurs des quatre Sunan, non par Muslim, soit vraisemblablement (خ ٤)) ; gardé tel quel.
  620. La lettre sîn (س) — Imprimé عن أبي بكرة عن أبيه (« d'après Abû Bakra, d'après son père »), probablement عن ابن أبي بكرة عن أبيه : « d'après Ibn Abî Bakra, d'après son père ». Forme imprimée conservée.
  621. La lettre sîn (س) — Imprimé أبو سعيد ; la kunya connue d'al-Maqburî est Abû Saʿd ; traduit tel qu'imprimé.
  622. La lettre sîn (س) — Imprimé البصري (al-Basrî), probablement المصري : Saʿîd ibn ʿUfayr est égyptien (al-Misrî). Forme imprimée conservée. Imprimé غفير (Ghufayr), probablement عفير : Saʿîd ibn ʿUfayr. Forme imprimée conservée.
  623. La lettre sîn (س) — Sigle imprimé (خ ء ا), incohérent avec les sigles usuels (Salm ibn Qutayba est cité par al-Bukhârî et les auteurs des Sunan, soit vraisemblablement (خ ٤)) ; gardé tel quel.
  624. La lettre sîn (س) — Sigle imprimé (خ ع ا), incohérent (Sulaymân ibn ʿAbd ar-Rahmân est cité par al-Bukhârî et les auteurs des Sunan, sauf Muslim, soit vraisemblablement (خ ٤)) ; gardé tel quel. Imprimé كان يخطئ الناس, probablement كما يخطئ الناس : « il se trompe comme se trompent les gens ». Imprimé قاله, probablement قال : « (J'ai dit :) Est-il donc une autorité ? Il a dit : L'autorité, c'est Ahmad ibn Hanbal ».
  625. La lettre sîn (س) — Imprimé بقرون, mot inexistant ici ; lecture retenue مقرونا : « associé à Yahyâ ibn Saʿîd ».
  626. La lettre shîn avec point (ش) — Imprimé الكوني (al-Kawnî), probablement السكوني : as-Sakûnî. Forme imprimée conservée.
  627. La lettre tâ' (ط) — Imprimé السحرة (« les magiciens »), probablement الشجرة : « au sujet de la mention de l'arbre » (hadith de l'arbre du serment d'al-Hudaybiya).
  628. La lettre tâ' (ط) — Sigle imprimé (خ ع ا), incohérent avec la fin de la notice (« les auteurs des Sunan l'ont pris pour argument ») ; on attendrait (خ ٤). Sigle conservé tel quel.
  629. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé محله والصدق, probablement محله الصدق : « son rang est celui de la véracité ».
  630. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé المرزوي (al-Marzawî), probablement المروذي : « al-Marrûdhî », le disciple d'Ahmad ibn Hanbal. Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction.
  631. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé وثقة, probablement وثقه : « Abû Hâtim l'a jugé digne de confiance ».
  632. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé المرزوي (al-Marzawî), probablement المروزي : « al-Marwazî ». Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Imprimé نسفي, probablement نفسي : « je n'ai rien contre lui en mon âme ». Imprimé عنه أبيه, probablement عن أبيه : « dans ce qu'il rapporte d'après son père ».
  633. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé عند الجبار (ʿInd al-Jabbâr), probablement عبد الجبار : « an-Nadr ibn ʿAbd al-Jabbâr ». Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Imprimé كاتبا, probablement كاتب : « Abû Sâlih, le secrétaire d'al-Layth ». Imprimé قل أحوال, probablement أقل أحوال : « le moins qu'on puisse dire d'Abû Sâlih ».
  634. La lettre ʿayn (ع) — Sigle imprimé (خ ع ا), incohérent (ع désigne déjà les six recueils, et le rapporteur est cité par al-Bukhârî et les auteurs des Sunan, soit vraisemblablement (خ ٤)) ; gardé tel quel.
  635. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé الفزع, probablement القزع (interdiction du qazaʿ, raser une partie de la tête), sujet du hadith d'Ibn ʿUmar dans le Livre des vêtements.
  636. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé القذر (« l'ordure »), probablement القدر : « il ne faisait pas de propagande pour le qadar ».
  637. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé بشميز (Bashmîz), probablement بشمين : « Bashmîn ». Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction.
  638. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé لا ينسبون, probablement لا يسيبون : « n'affranchissent pas en sâ'iba ». Sigle imprimé (خ ع ا), incohérent ; vraisemblablement (خ ٤) (al-Bukhârî et les quatre auteurs des Sunan, cf. « les quatre ont rapporté de lui ») ; gardé tel quel.
  639. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé المغافري (al-Maghâfirî), probablement المعافري : « al-Maʿâfirî », de la tribu des Maʿâfir. Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction.
  640. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé وثقة وابن معين, probablement وثقه ابن معين : « Ibn Maʿîn l'a jugé digne de confiance ». Imprimé مولى ابن هاشم (affranchi d'Ibn Hâshim), probablement مولى بني هاشم : « affranchi des Banû Hâshim ». Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction.
  641. La lettre ʿayn (ع) — Sigle imprimé (ع ا), incohérent avec le texte (al-Mizzî lui donne le signe du taʿlîq d'al-Bukhârî, Muslim ne rapportant pas de lui) ; vraisemblablement (خت ٤) ; gardé tel quel.
  642. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé أبو غزوان (Abû Ghazwân), probablement ابن غزوان (ʿAbd ar-Rahmân ibn Ghazwân, dont la kunya est Abû Nûh) : « Ibn Ghazwân ». Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction.
  643. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé بداك, probablement بذاك : « il n'est pas fameux ».
  644. La lettre ʿayn (ع) — Sigle imprimé (خ ع ا), incohérent ; vraisemblablement (خ ٤) (al-Bukhârî et les auteurs des Sunan, selon la fin de la notice) ; gardé tel quel. Imprimé و ثقة, probablement وثقه : « Ibn Maʿîn, an-Nasâ'î et Abû Zurʿa l'ont jugé digne de confiance ».
  645. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé وأبوه أبو بكر البزار, probablement وأبوه وأبو بكر البزار : « Abû Bakr ibn Abî Dâwud et son père, et Abû Bakr al-Bazzâr ». Le و devant احتج est superflu ; lu وابن جابر احتج به الجماعة : « quant à Ibn Jâbir, le groupe l'a pris pour argument ».
  646. La lettre ʿayn (ع) — Le mot صاعقة (« foudre », surnom habituellement porté par Muhammad ibn ʿAbd ar-Rahîm) est suspect dans ce jugement d'Ibn Hibbân ; rendu littéralement.
  647. La lettre ʿayn (ع) — Sigle imprimé (بخ) (al-Adab al-mufrad), incohérent avec la notice (les deux maîtres l'ont pris pour argument et les autres ont rapporté de lui) ; vraisemblablement (ع) ; gardé tel quel. Imprimé الديري (ad-Dayrî), probablement الدبري : « Ishâq ad-Dabarî ». Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction.
  648. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé يحيى بن أبي بكير (Yahyâ ibn Abî Bukayr), probablement يحيى بن بكير, le transmetteur du Muwatta'. Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction.
  649. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé عبيد الله بن عمرو (ʿUbayd Allâh ibn ʿAmr), probablement عبيد الله بن عمر (comme plus loin dans la notice). Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction.
  650. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé النقات (an-Niqât), probablement الثقات : « ath-Thiqât », l'ouvrage d'Ibn Hibbân. Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction.
  651. La lettre ʿayn (ع) — Sigle imprimé (خ) seul, alors que la notice dit que le groupe l'a pris pour argument ; on attendrait (ع) ; sigle conservé tel quel. Imprimé يحيى بن القطان (Yahyâ ibn al-Qattân), probablement يحيى القطان (Yahyâ ibn Saʿîd al-Qattân). Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction.
  652. La lettre ʿayn (ع) — Sigle imprimé « خ ع ا », incohérent (ع désigne le groupe) ; probablement le chiffre ٤ (les quatre Sunan), la notice disant que les quatre ont rapporté de lui ; sigle conservé tel quel.
  653. La lettre ʿayn (ع) — Sigle imprimé (خ) seul, alors que la notice dit que le groupe l'a pris pour argument ; on attendrait (ع) ; sigle conservé tel quel.
  654. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé الراوية, probablement الرواية : « la version (rapportée) d'ʿÂ'isha ».
  655. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé قبلوا به, peu intelligible ; lu فبُلُوا به : « ils en furent éprouvés ».
  656. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé ضعيف (Abû Bakr ibn Abî Shayba, réputé très sûr, dit faible) ; lu صنّف : « Abû Bakr a composé des ouvrages ». Imprimé وذكره له, pronom superflu ; lu وذكر له : « ad-Dâraqutnî lui a relevé ».
  657. La lettre ʿayn (ع) — Sigle imprimé « خ ع ا », incohérent (ع désigne le groupe) ; probablement خ ٤ (al-Bukhârî et les quatre Sunan) ; sigle conservé tel quel. Sigle imprimé « م ع ا », non en gras et incohérent ; probablement م ٤ (Muslim et les quatre Sunan) ; conservé tel quel.
  658. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé الصغار (as-Saghâr), probablement الصفار : « as-Saffâr ». Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction.
  659. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé الجرزي (al-Jarzî), probablement الجزري : « al-Jazarî » (ʿAbd al-Karîm ibn Mâlik al-Jazarî). Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction.
  660. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé نبيد, lu نبيذ : « le *nabîdh* préparé dans les jarres ». Imprimé حبان (Hibbân), probablement حيان : « Muqâtil ibn Hayyân ». Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction.
  661. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé الشهبد (ash-Shahbad), probablement الشهيد : « Habîb ibn ash-Shahîd ». Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction.
  662. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé المرزوي (al-Marzawî), probablement المروذي (al-Marrûdhî, le disciple d'Ahmad) ou المروزي (al-Marwazî). Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Imprimé المرزوي (al-Marzawî), probablement المروزي : « al-Marwazî ». Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction.
  663. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé لكبير أحد, probablement لكثير أحد : « chez beaucoup de successeurs ».
  664. La lettre ʿayn (ع) — Sigle imprimé (خ ع ا), incohérent avec la notice (al-Bukhârî et les auteurs des Sunan) ; vraisemblablement (خ ٤) ; laissé tel quel.
  665. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé أيوب حاتم (Ayyûb Hâtim), probablement أبو حاتم : « Abû Hâtim a expliqué la raison ». Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction.
  666. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé لعمر وباقي (« de ʿUmar, et le reste »), probablement لعمرو باقي : « le reste du groupe a rapporté de ʿAmr » (ʿAmr ibn Abî Salama). Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction.
  667. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé بن أبي إسحاق (ibn Abî Ishâq) ; as-Sabîʿî est lui-même Abû Ishâq ʿAmr ibn ʿAbd Allâh : lecture probable أبو إسحاق. Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction.
  668. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé في ذلك الكبائر, probablement في ذكر الكبائر : « sur la mention des grands péchés ».
  669. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé عمرو بن أبي مرة (ʿAmr ibn Abî Murra) ; le rapporteur connu est ʿAmr ibn Murra al-Jamalî. Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction.
  670. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé عمرو (ʿAmr) ; le hadith de la soie est connu par ʿUmar : lecture probable عمر. Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Imprimé ابن عمرو (Ibn ʿAmr) ; le contexte (Ibn ʿUmar d'après Abû Hafs ʿUmar) indique ابن عمر. Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction.
  671. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé بن فزارة (ibn Fazâra) ; le savant connu est Muhammad ibn Muslim ibn Wâra : lecture probable بن وارة. Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction.
  672. La lettre ʿayn (ع) — Imprimé طرف (« une partie »), probablement طرق : « il a chez lui d'autres voies ».
  673. La lettre ghayn (غ) — Imprimé بكير ; le maître de Ghâlib al-Qattân pour ce hadith est probablement Bakr ibn ʿAbd Allâh al-Muzanî (بكر) ; nom conservé tel qu'imprimé (« Bukayr »).
  674. La lettre fâ' (ف) — Imprimé الثتبت, coquille pour التثبت : « la rigueur ».
  675. La lettre fâ' (ف) — Imprimé المرزوي, probablement المروزي (al-Marwazî) ; nisba conservée telle qu'imprimée (« al-Marzawî »).
  676. La lettre fâ' (ف) — Imprimé ووهب ; dans al-Bukhârî, ce hadith est corroboré par Wuhayb (وهيب), d'après Mansûr : lecture probable « Wuhayb » ; nom conservé tel qu'imprimé (« Wahb »).
  677. La lettre qâf (ق) — Imprimé الخليلي, probablement الجليل : « le Successeur éminent » (lecture retenue).
  678. La lettre kâf (ك) — Le sigle imprimé (خ م د س) contient س (an-Nasâ'î) et omet ت et ق, alors que la notice exclut an-Nasâ'î et cite at-Tirmidhî et Ibn Mâja ; sigle incohérent, laissé tel quel.
  679. La lettre kâf (ك) — Imprimé ابن أبي معين, probablement ابن معين (Ibn Maʿîn) ; nom propre conservé tel qu'imprimé (« Ibn Abî Maʿîn »).
  680. La lettre mîm (م) — Le mot وقد, isolé dans une liste de noms, est incompréhensible (reste probable d'un nom ou d'une coquille) ; rendu par la translittération suivie de [?].
  681. La lettre mîm (م) — Imprimé المرزوي, probablement المروزي (al-Marwazî) ; nisba conservée telle qu'imprimée (« al-Marzawî »).
  682. La lettre mîm (م) — Imprimé حازم ; le nom connu d'Abû Muʿâwiya ad-Darîr est Muhammad ibn Khâzim (خازم) ; nom conservé tel qu'imprimé (« Hâzim »). Imprimé أبو ضمام ; la kunya connue de Muhammad ibn az-Zibriqân est أبو همام (Abû Hammâm) ; nom conservé tel qu'imprimé (« Abû Damâm »).
  683. La lettre mîm (م) — Le sigle imprimé (ت س ق) ne comporte pas خ, alors que la notice dit qu'al-Bukhârî a rapporté de lui ; sigle incohérent, laissé tel quel. Le locuteur n'est pas nommé : on comprend « mais il a dit : Abû Ghassân m'est plus cher que lui » (parole d'Abû Hâtim dans les sources), et non une parole d'Abû Ghassân.
  684. La lettre mîm (م) — Imprimé ميمنة, probablement ميمونة (Maymûna, l'épouse du Prophète) ; nom conservé tel qu'imprimé (« Maymana »).
  685. La lettre mîm (م) — Imprimé المتابعة, lu المبايعة : « au sujet du serment d'allégeance » (lecture retenue).
  686. La lettre mîm (م) — Imprimé عند عنت, probablement عنده عنت : « Abû Hâtim fait preuve de sévérité excessive ».
  687. La lettre mîm (م) — Imprimé أبو هاشم ; le transmetteur de cette parole d'Ibn Fudayl est probablement Abû Hishâm (ar-Rifâʿî) ; nom conservé tel qu'imprimé (« Abû Hâshim »).
  688. La lettre mîm (م) — Imprimé المرزوي (deux fois dans la notice), probablement المروزي (al-Marwazî) ; nisba conservée telle qu'imprimée (« al-Marzawî »). Imprimé ذر (Dharr), probablement زر : « Zirr ibn Hubaysh ». Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction.
  689. La lettre mîm (م) — Imprimé « ibn ibn » (بن بن), redoublement probablement fautif : Mâlik ibn Suʿayr ibn al-Khims ; forme imprimée conservée.
  690. La lettre mîm (م) — Le sigle de Makhlad ibn Yazîd (خ س ت) inclut at-Tirmidhî (ت) que le texte exclut et omet Muslim ; sigle probablement fautif, gardé tel quel.
  691. La lettre mîm (م) — Sigle incohérent pour Marwân ibn al-Hakam (ع = les six recueils, alors que la notice dit « sauf Muslim ») ; probablement « خ عه » ou « خ 4 » ; gardé tel quel.
  692. La lettre mîm (م) — Le sigle de Muʿâwiya ibn Ishâq (خ س ت) porte ت (at-Tirmidhî) alors que le texte nomme Ibn Mâja ; probablement ق au lieu de ت, sigle gardé tel quel.
  693. La lettre mîm (م) — Imprimé العلائي, probablement الغلابي (al-Mufaddal ibn Ghassân al-Ghallâbî, transmetteur d'Ibn Maʿîn) ; nom conservé tel qu'imprimé (« al-ʿAlâ'î »).
  694. La lettre mîm (م) — Imprimé سروة, coquille pour سورة : « la sourate an-Nûr » ; traduit ainsi.
  695. La lettre mîm (م) — Sigle imprimé (خ ع ا), incohérent avec les sigles usuels (Miqsam est cité par al-Bukhârî et les auteurs des Sunan, soit vraisemblablement (خ ٤)) ; gardé tel quel.
  696. La lettre mîm (م) — Imprimé الحبى, probablement الحجبي (al-Hajabî, de la famille des gardiens de la Kaʿba) ; nisba conservée telle qu'imprimée (« al-Habbî »).
  697. La lettre mîm (م) — Sigle imprimé (خ ع ا), incohérent avec les sigles usuels (al-Minhâl est cité par al-Bukhârî et les auteurs des Sunan, soit vraisemblablement (خ ٤)) ; gardé tel quel. Imprimé المفضل العلائي, probablement المفضل الغلابي (al-Mufaddal ibn Ghassân al-Ghallâbî) ; nom conservé tel qu'imprimé. Imprimé عمر وأبو بشر, probablement عمرو، وأبو بشر (le wâw de ʿAmr détaché) : « al-Minhâl ibn ʿAmr ; Abû Bishr est plus digne de confiance » ; traduit ainsi. Imprimé العلائي, probablement الغلابي (même transmetteur que plus haut) ; nom conservé tel qu'imprimé.
  698. La lettre mîm (م) — Imprimé كما لك en deux mots, coquille pour كمالك : « comme Mâlik » ; traduit ainsi. Imprimé تلبين, coquille pour تليين : « la qualification de faible (*talyîn*) » ; traduit ainsi.
  699. La lettre hâ' (ه) — Imprimé ينبتونه, probablement يثبتونه : « le tenaient pour solide » ; traduit ainsi.
  700. La lettre hâ' (ه) — Imprimé بأرجح, probablement بأزيد ou بأكثر : « plus de quatre cents hadiths » ; traduit ainsi. Imprimé ابن وأره, probablement ابن وارة (Muhammad ibn Muslim ibn Wâra) ; nom conservé tel qu'imprimé (« Ibn Wa'ra »). Sigle imprimé (خ ع ا), incohérent avec les sigles usuels (Hishâm ibn ʿAmmâr est cité par al-Bukhârî et les auteurs des Sunan, soit vraisemblablement (خ ٤)) ; gardé tel quel.
  701. La lettre hâ' (ه) — Imprimé فوحدته, coquille pour فوجدته : « et je l'ai trouvé ainsi » ; traduit ainsi.
  702. La lettre hâ' (ه) — Imprimé « Ibn Abî ʿArûba, Hishâm, Saʿîd et Hammâm » : Saʿîd fait double emploi avec Ibn Abî ʿArûba ; probablement شعبة (Shuʿba, cité juste après parmi les disciples de Qatâda) ; nom conservé tel qu'imprimé.
  703. La lettre yâ' (ي) — Imprimé بابن, probablement بن : « Yahyâ ibn Zakariyyâ ibn Abî Zâ'ida » ; nom conservé tel qu'imprimé.
  704. La lettre yâ' (ي) — Imprimé إنما, probablement إثما : « plus coupable que le voleur ».
  705. La lettre yâ' (ي) — Imprimé فليح بن سليم, probablement فليح بن سليمان (Fulayh ibn Sulaymân) ; nom conservé tel qu'imprimé. Imprimé ابن عوف الخزاز, probablement ابن عون الخراز (ʿUbayd Allâh ibn ʿAwn al-Kharrâz) ; nom conservé tel qu'imprimé. Imprimé الوحاضي, probablement الوحاظي (al-Wuhâzî) ; nisba conservée telle qu'imprimée (« al-Wuhâdî »).
  706. La lettre yâ' (ي) — Imprimé بعرض حديث, probablement بعرض حبيب : audition par la présentation de Habîb (le copiste de Mâlik). Imprimé عنه مالك, probablement عنه عن مالك : « il n'a retenu de lui, d'après Mâlik, que cinq hadiths ». Imprimé عنه بكر, probablement عنه عن بكر : « il a rapporté de lui, d'après Bakr ibn Mudar ».
  707. La lettre yâ' (ي) — Imprimé يحول من يم, probablement يحوَّل من ثَمَّ : « il faut l'en retirer » (du livre des faibles).
  708. La lettre yâ' (ي) — Imprimé شبعة, probablement شعبة (Shuʿba) ; nom conservé tel qu'imprimé (« Shabʿa »).
  709. La lettre yâ' (ي) — Leçon obscure (ورجله … ليس هنا), lue comme ورجل عندنا ليس هناك : « son rapporteur, chez nous, n'est pas à ce niveau ».
  710. La lettre yâ' (ي) — Imprimé أبي عيسى, probablement أبي عبس (Abû ʿAbs ibn Jabr) ; nom conservé tel qu'imprimé. Sigle incohérent (خ ع ا), probablement (خ ٤) : al-Bukhârî et les quatre Sunan ; laissé tel quel.
  711. La lettre yâ' (ي) — Imprimé على أحمد, probablement على أبي أحمد (al-Hâkim Abû Ahmad, cité juste avant) ; nom conservé tel qu'imprimé.
  712. La lettre yâ' (ي) — Imprimé سلامة عمر بن روح : le mot عمر semble parasite (lire سلامة بن روح) ; en outre Salâma ibn Rawh ibn Khâlid est connu comme neveu (ابن أخي) de ʿUqayl ibn Khâlid ; forme imprimée conservée (« Salâma ʿUmar ibn Rawh, cousin de ʿUqayl »).
  713. La lettre yâ' (ي) — Imprimé الباجي, probablement الناجي (ʿAbbâd ibn Mansûr an-Nâjî) ; nisba conservée telle qu'imprimée (« al-Bâjî »).
  714. La lettre yâ' (ي) — Imprimé الجرمي, probablement المخرمي (ʿAbd Allâh ibn Jaʿfar al-Makhramî) ; nisba conservée telle qu'imprimée (« al-Jarmî ») ; et وثقة pour وثقه : « l'ont jugé digne de confiance ».
  715. La lettre yâ' (ي) — La notice d'al-Masʿûdî, avec son sigle non mis en gras, est accolée à la précédente dans l'imprimé ; reproduite telle quelle dans le même paragraphe.
  716. La lettre yâ' (ي) — Imprimé معقب, probablement معتب (ʿUbayda ibn Muʿattib ad-Dabbî) ; nom conservé tel qu'imprimé (« Muʿaqqib »).
  717. La lettre yâ' (ي) — Imprimé فبأن, coquille pour فبان : « il est apparu » ; traduit ainsi.
  718. La lettre yâ' (ي) — La notice de Hilâl ibn Raddâd, avec son sigle non mis en gras, est accolée à la précédente dans l'imprimé ; reproduite telle quelle dans le même paragraphe.
  719. La lettre yâ' (ي) — Imprimé في الفتنة (« au sujet du trouble »), alors que le passage du Livre du vêtement porte sur les étoffes القسية ; probablement في القسية ; traduit « au sujet des étoffes qassiyya ».
  720. La lettre yâ' (ي) — Imprimé العقدية, probablement القعدية : les Qaʿadites, qui approuvent la révolte sans y prendre part ; traduit ainsi.
  721. La lettre yâ' (ي) — Imprimé جرير, probablement حريز (Harîz ibn ʿUthmân al-Himsî, connu pour le nasb) ; nom conservé tel qu'imprimé (« Jarîr »).
  722. La lettre yâ' (ي) — Saʿîd ibn Fayrûz est connu par la kunya أبو البختري (Abû l-Bakhtarî) ; forme imprimée conservée (« al-Bakhtarî »).
  723. La lettre yâ' (ي) — Imprimé « العقدية » (« les ʿAqadites ») ; lecture probable القعدية (« les Qaʿadites »), fraction des Kharijites. Forme imprimée conservée. Imprimé غروان, probablement غزوان (Ghazwân) ; nom conservé tel qu'imprimé (« Gharwân »). Imprimé حازم ; le nom connu d'Abû Muʿâwiya ad-Darîr est Muhammad ibn Khâzim (خازم) ; nom conservé tel qu'imprimé (« Hâzim »). Imprimé ici ورقاء بن عمرو, alors que sa notice (chunk-094) porte ورقاء بن عمر ; le nom usuel est Warqâ' ibn ʿUmar ; forme imprimée conservée (« ibn ʿAmr »).
  724. La deuxième catégorie — Imprimé ابن أبي داود ; il s'agit probablement du cadi Ibn Abî Du'âd (ابن أبي دؤاد), meneur de l'Épreuve ; nom conservé tel qu'imprimé (« Ibn Abî Dâwûd »).
  725. La deuxième catégorie — Imprimé كان صاعقة (« il était une foudre »), lecture incertaine ; traduit littéralement.
  726. La deuxième catégorie — Imprimé ابن حاتم, probablement أبو حاتم (Abû Hâtim) ; nom conservé tel qu'imprimé (« Ibn Hâtim »). Imprimé أبي عمر (Abî ʿUmar), conservé ; le nom usuel est ʿAmr ibn Abî ʿAmr (أبي عمرو), affranchi d'al-Muttalib.
  727. La deuxième catégorie — Imprimé محمد عبيد sans بن, probablement محمد بن عبيد (Muhammad ibn ʿUbayd) ; nom conservé tel qu'imprimé. Imprimé سعيد ; la notice de Ghundar (chunk-091) porte « d'autres que Shuʿba » : probablement شعبة ; nom conservé tel qu'imprimé (« Saʿîd »). Imprimé ابن عامر ; Miqsam est connu comme l'affranchi d'Ibn ʿAbbâs (ابن عباس) ; nom conservé tel qu'imprimé (« Ibn ʿÂmir »).
  728. La deuxième catégorie — Imprimé القعيلي, probablement العقيلي (al-ʿUqaylî) ; nom conservé tel qu'imprimé (« al-Quʿaylî »). Imprimé ابن حفص ; la notice correspondante (chunk-094) est celle de Yazîd ibn ʿAbd Allâh ibn Khusayfa (خصيفة) ; nom conservé tel qu'imprimé (« ibn Hafs »). Imprimé البرذعي ; la notice de Yûnus ibn al-Qâsim (chunk-095) attribue cette critique à al-Bardîjî (البرديجي) ; nom conservé tel qu'imprimé (« al-Bardhaʿî »).
  729. La deuxième catégorie — Imprimé عاب, probablement عيب : « aucun défaut ». Imprimé عبدا, probablement عدا : « en dehors de ».
  730. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Imprimé أربعة وسبعون (74), alors que 156 − (66 + 10 + 6 + 20) = 54, soit vraisemblablement أربعة وخمسون ; traduit tel qu'imprimé.
  731. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Imprimé ثلثمائة واحد وأربعون (341), identique au chiffre des taʿâlîq ; or 7397 + 1341 + 341 = 9079 et non 9082 : le total suppose 344 (ثلثمائة وأربعة وأربعون) ; traduit tel qu'imprimé. Titre imprimé تعليق التعليق (*Taʿlîq at-taʿlîq*), conservé ; il s'agit vraisemblablement de l'ouvrage d'Ibn Hajar تغليق التعليق (*Taghlîq at-taʿlîq*).
  732. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Imprimé الغضب (« la colère »), probablement الغصب : « l'usurpation ». فضالة العلامة est incompréhensible ici (texte probablement altéré) ; rendu en translittération suivie de [?].
  733. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — « جامعة بين » appelle deux termes ; il manque probablement والخلق (« entre la relation avec le Créateur et celle avec les créatures ») ; traduit selon l'imprimé. Imprimé كامليهم, forme douteuse ; lecture retenue : les hommes adultes (les captifs mâles au sujet desquels l'imam a le choix). Imprimé الفرغ, probablement الفزع : « lors de l'alarme » (titre du chapitre d'al-Bukhârî). Imprimé الكفارة (« l'expiation »), probablement الكفار : « ce que l'on prend des mécréants ».
  734. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Imprimé ويظهر إلى, probablement ويظهر لي : « il m'apparaît ». Imprimé يتشمل, lecture retenue يشتمل : « comporte ». Imprimé وفضائهم, lecture retenue وفضائلهم : « et leurs mérites ».
  735. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Imprimé أدرف, lecture retenue أردف : « il a fait suivre ». Imprimé الكتابة (« l'écriture »), probablement الكتاب : « le Livre et la Sunna ».
  736. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Nom imprimé الإرث (al-Irth), conservé ; le Compagnon est vraisemblablement Khabbâb ibn al-Aratt (الأرت).
  737. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Nom imprimé الساعد (as-Sâʿid), conservé ; lecture probable الساعدي (as-Sâʿidî). Nom imprimé بشر (Bishr), conservé ; le Compagnon est vraisemblablement ʿAbd Allâh ibn Busr (بسر) al-Mâzinî. Nom imprimé صغير (Saghîr), conservé ; le Compagnon est vraisemblablement ʿAbd Allâh ibn Thaʿlaba ibn Suʿayr (صعير). Nom imprimé ظهير (Zahîr), conservé ; le Compagnon est vraisemblablement Zuhayr (زهير) ibn Râfiʿ al-Ansârî.
  738. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Nisba imprimée العبسي (al-ʿAbsî), conservée ; ʿAmmâr ibn Yâsir est vraisemblablement al-ʿAnsî (العنسي).
  739. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Nom imprimé محمد بن سلمة (Muhammad ibn Salama), conservé ; le Compagnon est vraisemblablement Muhammad ibn Maslama (مسلمة) al-Ansârî.
  740. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Nom imprimé جهم (Jahm), conservé ; le Compagnon est vraisemblablement Abû Juhaym (جهيم) ibn al-Hârith ibn as-Simma al-Ansârî.
  741. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Imprimé ولا, probablement ولائه : « son lien de clientèle ».
  742. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Imprimé لم, sans sens ici ; lu probablement لي : « à mon sens ».
  743. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Nom imprimé الصيار في en deux mots (as-Sayâr fî), conservé ; lecture probable الصيارفي (nisba as-Sayârifî).
  744. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Imprimé الامرتين, à lire إلا مرتين : « sauf deux fois ».
  745. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Imprimé وريناها ولا, probablement ورويناها مطولا : « nous l'avons rapportée sous une forme longue ». Imprimé نظهر, probablement يظهر : « qui apparaissent ». Nom imprimé أبو اليمان (Abû l-Yamân), conservé ; il s'agit vraisemblablement d'Abû l-Yumn (أبو اليمن) Zayd ibn al-Hasan al-Kindî.
  746. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Imprimé منفادا, probablement منقادا : « soumis à lui ».
  747. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Nom imprimé رجاء بن رجاء (Rajâ' ibn Rajâ'), conservé ; il s'agit vraisemblablement de Rajâ' ibn Murajjâ (رجاء بن مرجى). Nisba imprimée الفريري (al-Firîrî), conservée ; lecture probable الفربري (al-Firabrî).
  748. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Nom imprimé أبي لهيعة (Abû Lahîʿa), conservé ; il s'agit vraisemblablement d'Ibn Lahîʿa (ابن لهيعة). Imprimé وعلى لسانه نبيه, probablement وعلى لسان نبيه : « par la langue de Son Prophète ».
  749. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Titre imprimé تاريخ مر (*Târîkh Mar*), conservé ; lecture probable تاريخ مرو (*Târîkh Marw*). Nisba imprimée الابلى (al-Ublî), conservée ; il s'agit vraisemblablement de ʿAbd Allâh ibn Hammâd al-Âmulî (الآملي), cité plus haut parmi ses maîtres.
  750. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Imprimé نفذت, probablement نفدت : « l'encre tarirait ».
  751. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Imprimé سناد, probablement coquille pour اسناد : « chaîne de transmission ». Nom imprimé أبو اليمان (Abû l-Yamân), conservé ; il s'agit vraisemblablement d'Abû l-Yumn (أبو اليمن) Zayd ibn al-Hasan al-Kindî.
  752. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Imprimé أستاري et صنفت البخاري, peu intelligibles ; lecture retenue أستاذي (« mes maîtres ») et صنفت التاريخ (« j'ai composé le Târîkh »), conformément à la version connue de ce propos. Imprimé مائتي ألف ألف (« deux cent mille mille »), probablement pour مائتي ألف حديث : « deux cent mille hadiths ». Imprimé وإلى (« et vers »), probablement pour والي : « gouverneur de Boukhara ».
  753. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Imprimé حردا, incertain ; lecture retenue جرداء : « une année entière ».
  754. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Nom imprimé محمد بن حاتم (Muhammad ibn Hâtim), conservé ; le secrétaire d'al-Bukhârî est ailleurs Muhammad ibn Abî Hâtim (محمد بن أبي حاتم).
  755. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Nisba imprimée الجمال (al-Jammâl), conservée ; le hâfiz connu est Mûsâ ibn Hârûn al-Hammâl (الحمال). Nisba imprimée البحيري (al-Buhayrî), conservée ; il s'agit vraisemblablement de ʿUmar ibn Muhammad ibn Bujayr al-Bujayrî (البجيري). Nisba imprimée التابعي (at-Tâbiʿî), invraisemblable pour un élève d'al-Bukhârî ; conservée, lecture incertaine. Nom imprimé أبو بكر بن داود (Abû Bakr ibn Dâwûd), conservé ; il s'agit sans doute d'Abû Bakr ibn Abî Dâwûd as-Sijistânî. Nisba imprimée الخضرمي (al-Khadramî), conservée ; lecture probable الحضرمي (al-Hadramî). Nisba imprimée الحاملي (al-Hâmilî), conservée ; lecture probable المحاملي (al-Mahâmilî).
  756. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Imprimé الظاهرية (« les Zâhirides »), conservé ; lecture probable الطاهرية : les Tâhirides, dynastie dont relevait le gouverneur.
  757. Dixième section : décompte des hadiths du Jâmiʿ — Caractère « # » parasite à la fin du segment (saisie) ; reproduit tel quel.
  758. Note 7 — La seconde partie de la note du correcteur porte sur les mots « وهى متعلقة », absents de ce segment : elle semble se rapporter à un autre passage.
  759. Note 12 — Imprimé « أكثرون من », lu « أكثر ، ومن » : « le cas qu'on en fait est plus grand ; quant à celui qui n'en a pas reçu… ». Imprimé « دينية », probablement « دينه » : « celui qui a été dépouillé de sa religion ».
  760. Note 23 — Imprimé مقد ربان, à lire مقدّر بأن : « une mesure déterminée par le fait que » ; lecture retenue.
  761. Note 30 — Imprimé لقاموس, probablement القاموس : « le Qâmûs ». Imprimé محمد بن عمر والمحدث, probablement محمد بن عمرو المحدث (le wâw détaché) : « Muhammad ibn ʿAmr, le traditionniste ».
  762. Note 32 — Imprimé « أبا عبد الله » ; lecture probable « أبا عبيد الله » : « le père de ʿUbayd Allâh s'appelle lui aussi ʿAbd Allâh ». Forme imprimée conservée.
  763. Note 34 — Imprimé « وتعته », probablement « وتبعته » : « et je l'ai suivi dans l'Introduction ».
  764. Note 38 — Imprimé قوم et عبارة لمؤلف, coquilles pour قوله et عبارة المؤلف : « Sa parole … l'expression de l'auteur », lecture retenue. Imprimé محالفة, coquille pour مخالفة : « ce qui contredit », lecture retenue.
  765. Note 53 — Imprimé ستوطها, probablement سقوطها : « ces mots manquent ».
  766. Note 56 — Imprimé طيران (Tayrân) alors que le texte porte طيراخ ; lecture probable طيراخ (Tayrâkh). Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Imprimé تحية, probablement تحتية : « la lettre à deux points dessous ».
  767. Note 58 — Imprimé بعد المائة ; Hudba ibn Khâlid est mort vers 235-236 H, donc probablement بعد المائتين : « deux cent trente et quelques » (lecture retenue).

Notes du correcteur de Bûlâq

Notes de bas de page du correcteur de l’édition de Bûlâq (variantes des copies manuscrites, coquilles signalées), regroupées ici et numérotées en continu. Chaque numéro dans le texte y renvoie ; la flèche ramène au passage.

  1. Sa parole « suffirait à justifier… » (la-kâna dhâlika…), etc. : ainsi dans les copies, et la construction comporte ce qui se saisit par la réflexion. (Le correcteur.) ↩
  2. Sa parole : « Chapitre : Parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) : « Et mangez et buvez », etc. » : ainsi dans les copies que nous avons entre les mains, alors que le libellé du titre du chapitre dans le Sahîh est : « Chapitre : Parole d'Allah, à Lui la puissance et la gloire : « Et mangez et buvez », etc. » (Le correcteur.) ↩
  3. Sa parole « al-Mukhallis » : ainsi dans les copies que nous avons en main ; à vérifier. (Le correcteur.) ↩
  4. Sa parole : « et le hadith d'Abû Talha » : ainsi dans les copies que nous avons entre les mains ; ce hadith ne se trouve pas dans le chapitre « Le vœu portant sur ce que l'on ne possède pas », mais dans le chapitre « Les serments et les vœux englobent-ils la terre, les moutons, etc. », après ce chapitre, et il ne l'a pas mentionné ici. (Le correcteur.) ↩
  5. Sa parole « et a sur le râ' » : ainsi dans l'original ; c'est peut-être une altération de « a sur le dâl », car on lit dans le Qâmûs : « al-udra, avec u, et on lui donne aussi des voyelles. » (Le correcteur.) ↩
  6. Sa parole « ou sur le schème de aʿti », etc. : ainsi dans les copies ; à vérifier. (Le correcteur.) ↩
  7. Sa parole « cela fait six » : il y a là à objecter qu'elles sont sept ; que l'on vérifie les variantes, en prose et en vers. (Le correcteur.) Sa parole « et elle est rattachée, etc. » : ainsi dans les copies ; peut-être veut-on dire le rattachement par le sens et non grammatical, comme il est manifeste. (Le correcteur.) ↩
    Passage douteuxLa seconde partie de la note du correcteur porte sur les mots « وهى متعلقة », absents de ce segment : elle semble se rapporter à un autre passage. Texte arabe imprimé : قوله وهى متعلقة الخ كذا في النسخ
  8. Sa parole : « cela vient de الخطو » : ainsi dans son original ; il en vient, c'est-à-dire par le sens, et cette expression est souvent employée ici. (Le correcteur.) ↩
  9. Sa parole : « qui sort d'un flanc », etc. : ainsi dans les copies ; peut-être le mot البحر (al-bahr, la mer) est-il tombé sous la plume du copiste. ↩
  10. Sa parole : « et sa parole : فدككن », etc. : ainsi dans les copies ; il y a peut-être là une altération et une lacune. En effet, dans le commentaire coranique d'al-Khatîb, on lit : « Al-Farrâ' a dit : Il n'a pas dit فدككن (fa-dukikna) parce qu'Il a fait de toutes les montagnes comme un seul ensemble, et de la terre comme un seul ensemble. » (Le correcteur.) ↩
  11. Sa parole : « والمردودة من بناته », etc. : ainsi dans les copies ; à vérifier. (Fin.) ↩
  12. Sa parole : « ceci n'est pas en contradiction avec cela » : dans an-Nihâya : « Il y est rapporté qu'il a dit : “Qui comptez-vous parmi vous comme raqûb ?” Ils dirent : “Celui à qui ne reste aucun enfant.” Il dit : “Le raqûb est plutôt celui qui n'a envoyé devant lui aucun de ses enfants.” Le raqûb, dans la langue, est celui à qui aucun enfant ne survit ; il (paix et bénédictions sur lui) l'a transposé à celui qui n'a envoyé devant lui aucun enfant, pour faire savoir que la récompense et la rétribution sont pour celui qui a envoyé devant lui un enfant, et que le cas qu'on en fait est plus grand ; quant à celui qui n'en a pas reçu, il est comme celui qui n'a pas d'enfant. Ce n'est pas là une négation de son explication linguistique ; c'est seulement à la manière de : “Le véritable dépouillé est celui qui a été dépouillé de sa religion.” » (Fin.) ↩
    Passage douteuxImprimé « أكثرون من », lu « أكثر ، ومن » : « le cas qu'on en fait est plus grand ; quant à celui qui n'en a pas reçu… ». Texte arabe imprimé : وان الاعتداد به أكثرون من لم يرزق Imprimé « دينية », probablement « دينه » : « celui qui a été dépouillé de sa religion ». Texte arabe imprimé : انما المحروب من حرب دينية اه
  13. Sa parole : « et il a dit : al-asbâb, le ciel » : ainsi dans les copies ; à vérifier. (Fin.) ↩
  14. Sa parole : « ce qui le réfute, etc. » : cela figure dans une copie et manque dans d'autres ; il conviendrait sans doute que ce passage soit absent, à moins que يرده (yarudduhu, « le réfute ») ne soit une altération de يؤيده (yu'ayyiduhu, « le corrobore »), comme cela paraît évident. (Le correcteur.) ↩
  15. Sa parole : « avec i sous le r » : ainsi dans les copies, et ce qu'il y a là n'échappe à personne. (Le correcteur.) ↩
  16. Sa parole : « أصابنيها » : ainsi dans toutes les copies ; le libellé de la version est à vérifier. (Fin.) ↩
  17. Sa parole : « جمع ضمن (jamʿ dimn), pluriel de ضمن » : ainsi dans les copies, et ce qu'il y a là [d'anomalie] n'échappe à personne. (Le correcteur.) ↩
  18. Sa parole : « تقتدى (taqtadî) ». Ainsi dans l'original ; la formulation de la version est à vérifier. (Fin.) ↩
  19. Sa parole « وبمعنى التقليل » (et le sens de la diminution) : ainsi dans une copie ; dans une autre : « بمعنى التوكيد » (au sens du renforcement). Le libellé d'Ibn al-Athîr est : « et sa répétition est pour le renforcement » ; réfléchis-y donc. (Le correcteur.) ↩
  20. Sa parole « وفيها سبع لغات » (il y a là sept variantes dialectales) : ainsi dans les copies ; or ce qui est énuméré est, comme tu le vois, au nombre de six ; à vérifier. (Fin.) ↩
  21. Sa parole « كورت (kuwwirat) », etc. : ainsi dans les copies, sans explication du التكوير (at-takwîr). (Le correcteur.) ↩
  22. Sa parole : « c'est-à-dire مليونة (malyûna) » : ainsi dans les copies ; à vérifier. (Fin.) ↩
  23. Sa parole : « parce qu'il contient le plein, etc. » : ainsi dans toutes les copies dont nous disposons. Les termes d'Ibn al-Athîr sont : « On a dit que le mudd, à l'origine, est une mesure déterminée par le fait que l'homme étend ses deux mains et remplit ses paumes de nourriture. » Réfléchis-y. (Le correcteur.) ↩
    Passage douteuxImprimé مقد ربان, à lire مقدّر بأن : « une mesure déterminée par le fait que » ; lecture retenue. Texte arabe imprimé : وقيل أصل المد مقد ربان يمد الرجل
  24. Sa parole : hasw : il en est ainsi dans une copie ; dans une autre, ce mot manque, avec la phrase qui le suit. À vérifier. (Le correcteur.) ↩
  25. Sa parole « comme le premier, mais… » : ainsi dans les copies ; à vérifier. (Fin.) ↩
  26. Sa parole « qui est le diminutif de هنيهة » : ainsi dans l'original, et ce qu'il y a là [de problématique] n'échappe pas. (Le correcteur.) ↩
  27. Sa parole « ibn al-Hârith » : ainsi dans une copie ; dans une autre, « al-Hârith » manque ; à vérifier. (Le correcteur.) ↩
  28. Sa parole : « avec râ' puis zây, etc. » : ainsi dans les copies que nous avons entre les mains ; or la formulation de la Khulâsa est : « ʿUbayd Allâh ibn al-Akhnas an-Nakhaʿî, Abû Mâlik al-Kûfî, al-Khazzâz, avec des lettres pourvues de points » ; à vérifier. (Le correcteur.) ↩
  29. « Et dans la seconde hypothèse, etc. » : ainsi dans une copie ; dans une autre, à la place : « et la seconde est la plus apparente ». (Le correcteur.) ↩
  30. Sa parole « connu sous le nom de Zunayj » : texte du Qâmûs, à la racine z-n-j : « et, sur le schème de zubayr, surnom d'Abû Ghassân Muhammad ibn ʿAmr, le traditionniste ». (Fin.) ↩
    Passage douteuxImprimé لقاموس, probablement القاموس : « le Qâmûs ». Texte arabe imprimé : عبارة لقاموس في مادة زنج Imprimé محمد بن عمر والمحدث, probablement محمد بن عمرو المحدث (le wâw détaché) : « Muhammad ibn ʿAmr, le traditionniste ». Texte arabe imprimé : لقب أبى غسان محمد بن عمر والمحدث
  31. Sa parole « Ibrâhîm » : ainsi dans une copie ; dans deux autres, « az-Zuhrî » au lieu d'« Ibrâhîm » ; à vérifier. (Fin.) ↩
  32. Sa parole : « et Abû Mulayka est son grand-père » : en marge de certaines copies : c'est-à-dire son grand-père supérieur, car le père de ʿAbd Allâh s'appelle lui aussi ʿAbd Allâh, et le nom d'Abû Mulayka est Zuhayr, comme on peut le tirer du Taqrîb de l'auteur ; et cela viendra aussi ici. (Fin.) ↩
    Passage douteuxImprimé « أبا عبد الله » ; lecture probable « أبا عبيد الله » : « le père de ʿUbayd Allâh s'appelle lui aussi ʿAbd Allâh ». Forme imprimée conservée. Texte arabe imprimé : فان أبا عبد الله اسمه عبد الله أيضا
  33. Ses mots « c'est Muhammad » : ainsi dans deux copies ; dans une autre, il y a en plus « ibn Yahyâ ibn Masʿûd ». À vérifier. (Le correcteur.) ↩
  34. Ses mots « c'est al-Humaydî », etc. : en marge de l'original, d'après ce que l'auteur dit dans Fath al-Bârî, voici le texte : « Ainsi chez certains de ceux que j'ai connus, et je l'ai suivi dans l'Introduction ; puis il m'est apparu le contraire, à savoir que celui qui a dit cela est Abû Saʿîd al-Haddâd. Al-Bayhaqî l'a rapporté dans al-Maʿrifa par la voie d'Ibn Khuzayma, qui a dit : J'ai entendu Muhammad ibn Ismâʿîl al-Bukhârî dire : Abû Saʿîd al-Haddâd a dit : J'ai une nouvelle du Prophète (paix et bénédictions sur lui) au sujet de la lecture devant le savant. On l'interrogea à ce propos, et il dit : l'histoire de Dimâm ibn Thaʿlaba, où il dit : “Est-ce Allah qui t'a ordonné cela ?” Il répondit : “Oui.” » (Fin.) ↩
    Passage douteuxImprimé « وتعته », probablement « وتبعته » : « et je l'ai suivi dans l'Introduction ». Texte arabe imprimé : كذا في بعض من أدركته وتعته في المقدمة
  35. On trouve ici, dans certaines copies, en plus : « ʿUthmân ibn ʿÂsim ». À vérifier. (Le correcteur.) ↩
  36. Sa parole « Abû Ahmad » : ainsi dans certaines copies, et dans d'autres « Ibn Ahmad » ; à vérifier. (Le correcteur.) ↩
  37. Sa parole « يحنا » (Yuhannâ) : dans Fath al-Bârî, avec u sur la lettre à deux points dessous (y), a sur la lettre sans point (h) et le n redoublé. (Fin.) ↩
  38. Sa parole : « Umm Hibâl », etc. : l'expression de l'auteur dans al-Fath est « Umm Hibbân bint ʿÂmir, avec i sous la lettre sans point (h) et le redoublement de la lettre à un point dessous (b), suivie d'un nûn », ce qui contredit ce qui est ici ; à vérifier. (Fin.) ↩
    Passage douteuxImprimé قوم et عبارة لمؤلف, coquilles pour قوله et عبارة المؤلف : « Sa parole … l'expression de l'auteur », lecture retenue. Texte arabe imprimé : قوم أم حبال الخ عبارة لمؤلف Imprimé محالفة, coquille pour مخالفة : « ce qui contredit », lecture retenue. Texte arabe imprimé : وفيه محالفة لما هنا
  39. Sa parole « فقال رجل (fa-qâla rajul), alors un homme dit » : ainsi dans les copies ; la version transmise est à vérifier. (Le correcteur.) ↩
  40. Sa parole « Ibn Shaʿûb » : ainsi dans des copies ; dans une copie : « Ibn Saʿd ibn ash-shâʿir », etc., et l'on y a apposé le signe de validation (sahh) ; à vérifier. (Fin.) ↩
  41. Sa parole « Et certains ont dit », etc. : ainsi dans toutes les copies, et ce qu'il y a là ne passe pas inaperçu. (Fin.) ↩
  42. Sa parole : « on a dit que ce sont les Dix, etc. » : ainsi dans toutes les copies ; or ceux qui sont énumérés sont, comme tu le vois, treize ; mais il viendra, dans la sourate al-Jumuʿa, que Jâbir, le rapporteur du hadith ici, ne s'est pas compté parmi eux. (Le correcteur.) ↩
  43. Sa parole : « Quant aux quatre, etc. » : c'est-à-dire ceux qui sont mentionnés dans sa parole, plus loin : « et des hypocrites, il n'en reste que quatre ». (Fin.) ↩
  44. Dans l'une des copies figure ici un ajout dont voici le texte : « Le nom de la femme d'Abû Hurayra est Busra bint Ghazwân. » (Fin.) ↩
  45. Sa parole « Ishâq a dit », etc. : ainsi dans toutes les copies ; il n'y a, après cette expression, rien qui s'y rattache ; à vérifier. (Fin.) ↩
  46. Sa parole « le nom de la femme » : c'est-à-dire celle qui est mentionnée dans la parole de Dame ʿÂ'isha : « Mais c'est la femme d'Abû l-Quʿays qui m'a allaitée. » (Le correcteur.) ↩
  47. Sa parole : « de Quraysh, nommé Shâh » : ainsi dans toutes les copies ; à vérifier. (Fin.) ↩
  48. Sa parole : « et il sera tristesse » : ainsi dans toutes les copies ; le mot حزنا (huznan, « tristesse ») ne figure pas dans la version qu'a commentée al-Qastallânî. (Le correcteur.) ↩
  49. Sa parole « il s'était rendu chez Ibn Abî Dâwûd » : ainsi dans certaines copies ; dans une autre : « chez Ibn Abî Dhu'ayb ». À vérifier. (Fin.) ↩
  50. Sa parole : « sur la poésie » : c'est le hadith « Que le ventre de l'un de vous se remplisse de pus qui le ronge vaut mieux pour lui que de se remplir de poésie. » (Fin.) ↩
  51. Dans une copie, ajout de « Ibn Miqsam » ; à vérifier. (Fin.) ↩
  52. Sa parole : « al-ʿAbsî » : ainsi dans toutes les copies que nous avons entre les mains ; mais dans al-Khulâsa, il est vocalisé à la plume al-Qaysî, avec la lettre q et la lettre à deux points dessous (y) après elle ; à vérifier. (Le correcteur.) ↩
  53. Sa parole « à l'exception de Muslim » : ainsi dans une copie ; dans d'autres copies, ces mots manquent. Vois donc si Muslim a rapporté de lui ou non. (Le correcteur.) ↩
    Passage douteuxImprimé ستوطها, probablement سقوطها : « ces mots manquent ». Texte arabe imprimé : قوله سوى مسلم كذا في نسخة وفى نسخ ستوطها
  54. Sa parole « mursal » : ainsi dans sa copie ; dans une autre, à la place : « d'après Ibn ʿUmar ». À vérifier. (Le correcteur.) ↩
  55. Sa parole « al-Harrânî » : ainsi dans une copie ; dans une autre : « al-Hizâmî », avec la lettre zây et la lettre mîm ; et dans al-Khulâsa : « al-Jazarî al-Khidrimî », avec i sous la première lettre avec point — Khidrim étant un village de la Yamâma, dont il était originaire. (Fin.) ↩
  56. Tayrân : l'auteur d'al-Khulâsa l'a vocalisé avec a sur les deux lettres sans point, entre lesquelles se trouve la lettre à deux points dessous (y) sans voyelle, la dernière lettre étant avec point. (Le correcteur.) ↩
    Passage douteuxImprimé طيران (Tayrân) alors que le texte porte طيراخ ; lecture probable طيراخ (Tayrâkh). Nom propre conservé tel qu'imprimé dans la traduction. Texte arabe imprimé : طيران ضبطه صاحب الخلاصة Imprimé تحية, probablement تحتية : « la lettre à deux points dessous ». Texte arabe imprimé : بينهما تحية ساكنة وآخره معجمة
  57. سياه (Siyâh), avec i sous la lettre sans point (s), suivie de la lettre à deux points dessous (y) sans redoublement, puis d'un hâ' ; il est rapporté avec et sans déclinaison complète ; il signifie en persan « le noir ». Ainsi dans at-Taqrîb. (Fin.) ↩
  58. هدبة (Hudba), avec u sur la première lettre et sans voyelle sur le dâl, suivi de la lettre à un point dessous (b). Il est mort en l'an deux cent trente et quelques. Ainsi dans at-Taqrîb. (Fin.) ↩
    Passage douteuxImprimé بعد المائة ; Hudba ibn Khâlid est mort vers 235-236 H, donc probablement بعد المائتين : « deux cent trente et quelques » (lecture retenue). Texte arabe imprimé : مات سنة بضع وثلاثين بعد المائة
  59. Sa parole « huit » : ainsi dans plusieurs copies ; dans une copie, le mot « -dix » (عشر) est ajouté après [soit « dix-huit »], et il y est marqué du signe de validation ; à vérifier. (Le correcteur.) ↩
  60. Sa parole « et six cent deux hadiths », ainsi que sa parole plus loin « le tout fait donc deux mille hadiths », etc. : ainsi dans une copie, et le total y est juste ; dans une autre : « deux mille quatre cent soixante-quatre hadiths », puis il dit : « le tout fait donc deux mille six cent vingt-trois », ce qui est juste aussi de son côté ; le nombre réel est donc à vérifier. (Le correcteur.) ↩
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